Prolongement du T1 - « De la station Asnières
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Prolongement du T1 - « De la station Asnières
PARTIE 2 2011 Prolongement du T1 De la station « Asnières-GennevilliersLes Courtilles » au T2 à Colombes Dossier d’objectifs et de caractéristiques principales PARTIE 2 4. DESCRIPTION DU PROJET PROPOSÉ Le secteur d’étude présente un réseau de transport en commun riche, il recense d’une part, de nombreux modes de transport lourds comme le train, le RER ou encore le métro qui assurent des liaisons rapides en direction/en provenance de Paris. D’autre part, il dispose d’un réseau d’autobus permettant l’irrigation fine du territoire. Cependant, le réseau de transport collectif du secteur manque d’une offre de déplacement rapide entre les communes du Nord du département des Hauts-de-Seine et vers les communes de Seine-Saint-Denis. Le projet de prolongement du T1 jusqu’au T2 permettra de faciliter les déplacements en rocade et de rejoindre d’autres pénétrantes vers Paris. 4.1 Système de transport 4.1.1 Mode : le tramway fer Concept général Le système tramway est à la base un système ferroviaire classique (roulement fer sur fer) dans lequel des rames indépendantes roulent sur leurs infrastructures propres. La forte évolution du marché, le contexte de plus en plus concurrentiel (regroupement de constructeurs, arrivée de nouveaux), mais surtout l’engouement autour de ce mode, plébiscité par de nombreuses agglomérations, ont conduit à un élargissement considérable des matériels proposés. Outre le Citadis du français Alstom, d’autres constructeurs proposent également des tramways ferroviaires tels que le canadien Bombardier, le suisse Stadler, l’allemand Siemens, l’espagnol CAF, l’italien Ansaldo ou le tchèque Skoda. Tramway de Graz – Autriche (Bombardier) Tramway de Bâle (Stadler) Tramway de Montpellier (Alstom) Tramway de Dublin (Alstom) Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 37/109 PARTIE 2 Ces gammes sont conçues sur l’assemblage de modules de base constituant le véhicule et offrent ainsi une modularité permettant d’adapter chaque offre aux besoins spécifiques des agglomérations tout en bénéficiant d’outils de production standardisés. Le système de guidage des tramways fer est basé sur le contact rail / roue, solution très majoritairement adopté dans le monde (plus de 400 réseaux). Il a pour principal avantage la limitation de la surface d’adhérence favorisant une faible consommation en énergie et une usure limitée de la roue et du rail. L’adhérence plus faible pour le système rail / roue par rapport au système pneumatique ne permet pas de franchir une rampe supérieure à 6-8%, elle ne constitue toutefois pas pour autant un handicap dans le contexte géographique présent. Le contact rail / roue constitue une interface sensible et nécessite l’entretien des pièces d’usure (reprofilage des roues du matériel roulant, et parfois rechargement du rail dans les zones soumises à de fortes contraintes), toutefois, son entretien reste inférieur aux véhicules guidés sur pneus. Cette interface est cependant très largement maîtrisée via les nombreux retours d’expérience qui ont permis d’éprouver les différentes solutions techniques. La modularité en largeur des véhicules a été prise en compte par les constructeurs dans l’élaboration de leurs gammes, afin de répondre au mieux aux différents types de demandes. En général, la largeur minimale proposée est d’environ 2.30 m. Elle est imposée par la conception des bogies à plancher bas (chariot support des essieux permettant la mise en place d’un plancher bas favorisant l’accès des personnes à mobilité réduite) et par la largeur des équipements électriques. Les largeurs généralement proposées sont : 2.30 m – 2.40 m – 2.50 m et 2.65 m. L'évolution du marché des tramways urbains a conduit les constructeurs à étudier des véhicules dont le concept général repose sur les principes suivants : plancher bas intégral (accessibilité PMR) avec articulations multiples (adaptation aux courbes à faible rayon présentes en ville), personnalisation possible (notamment par des livrées et des aménagements intérieurs spécifiques) et évolutivité de la capacité de transport. Cette dernière peut, en effet, être augmentée au cours de la vie du véhicule sans diminuer les performances par l’ajout de nouveaux modules (la conception de l’infrastructure - quais de stations, électrification et signalisation ferroviaire notamment – devant cependant avoir été dimensionnée pour cette possible évolution). En France, 19 agglomérations disposent aujourd’hui d’au moins une ligne de tramway. Alimentation électrique Le tramway fer dispose de plusieurs solutions techniques pour son alimentation en énergie telles que : la LAC (Ligne Aérienne de Contact), système utilisé sur le T1 existant, l’APS (Alimentation Par le Sol) ou encore les batteries ou super capacités. Ces différentes solutions d’alimentation électrique nécessitent un matériel roulant et une infrastructure adaptés. Le matériel présent actuellement sera toujours en service lors de la mise en service de ce prolongement. Il n’est pas adapté aux technologies alternatives d’alimentation électrique, c’est pourquoi nous limitons notre étude au dispositif d’alimentation en énergie par LAC. L’alimentation en énergie par ligne aérienne de contact, suspendue en règle générale à une hauteur moyenne de 6,20 m environ, est portée par des poteaux ou des Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 38/109 PARTIE 2 transversaux, fixés soit à des crochets d’ancrage scellés dans la façade des immeubles lorsque les conditions le permettent, soit à des poteaux situés de part et d’autre de la plateforme. 4.1.2 Caractéristiques du matériel roulant Le matériel utilisé actuellement sur la ligne de tramway T1 entre Bobigny-Pablo Picasso et Saint-Denis est le TFS (Tramway Français Standard). Il a été introduit entre 1992 et 1997 et sera toujours exploité lors de la mise en service de l’extension de la ligne. Il ne permet pas l’installation de systèmes d’alimentation électrique alternatifs. Le prolongement en cours depuis Saint-Denis jusqu’à Asnières-Gennevilliers-Les Courtilles sera doté du même matériel roulant. Il en sera de même pour le prolongement du T1 jusqu’au T2. Le TFS présente les caractéristiques suivantes : Tramway Français Standard (TFS) Longueur Largeur Pente maximale en ligne Rayon de courbure minimum Emprise en section courante en alignement droit (poteaux latéraux, transversales porteur ou accrochages en façade) Emprise en section courante en alignement droit (poteaux centraux) Emprise des quais de station en longueur Emprise des stations en largeur (avec des quais de 3,50m) 29,40 m 2,30m 6% 25,00 m 5,60 m 5,80 m 30,00 m 12,50 m Illustration du matériel roulant en circulation sur la ligne T1 4.1.3 Caractéristiques d’insertion Le tramway sur fer est un système entièrement guidé dont l’emprise en alignement droit varie selon les caractéristiques du matériel roulant et le positionnement des poteaux supportant la ligne aérienne de contact. Le matériel roulant présent aujourd’hui sur le tronçon en exploitation est le TFS. Toutefois, vieillissant il sera amené à être remplacé pour laisser place à un nouveau matériel roulant ayant de Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 39/109 PARTIE 2 nouvelles caractéristiques techniques. De plus, la ligne entrant dans le cadre du projet de rocade tramway autour de Paris, doit permettre aux matériels roulants des autres lignes de circuler sur son tracé (mutualisation des parcs). C’est pourquoi, le gabarit doit être compatible aux différents véhicules. Ainsi, le gabarit unifié des différents matériels roulant détermine une emprise de plateforme en alignement droit de 5,60 m avec poteaux latéraux et de 5,80 m avec poteaux axiaux. Insertion avec poteaux latéraux ou transversaux porteurs en section courante et en station Insertion avec poteaux centraux en section courante et en station En courbe, l’emprise au sol augmente. Celle-ci dépend également de l’architecture du matériel roulant (disposition des bogies et des articulations entre caisses). Afin de permettre aux différents matériels de circuler sur ces voies, une largeur de plus de 7,60 m est nécessaire pour une courbe ayant un rayon de 25 mètres. La pente couramment admissible d’un tramway fer est de 7-8 %, mais elle se limite à 6% dans le cas du TFS. Il est donc nécessaire de prendre en compte la caractéristique la plus contraignante, imposée par le matériel roulant. 4.2 Tracé du prolongement du T1 4.2.1 Présentation générale du tracé Pour une meilleure compréhension et clarté d’explication, le prolongement du tramway T1 entre Les Courtilles et le tramway T2 peut être sectionné en trois parties. La première séquence du prolongement du T1 relie la station terminus du métro ligne 13 « Les Courtilles » au carrefour des Quatre Routes à Asnières-sur-Seine. Ce tracé simple, direct, emprunte l’avenue de la Redoute sur quelques 900 mètres. Cette première séquence permet de joindre deux polarités importantes du territoire d’Asnières et du réseau de transport (Les Courtilles au Quatre Routes). Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 40/109 PARTIE 2 La deuxième séquence permet le franchissement du viaduc SNCF qui scinde Colombes en deux parties : Est / Ouest. Elle relie le carrefour des Quatre Routes au complexe sportif Yves du Manoir. Le tracé raccordant le carrefour au stade est ouvert, différentes opportunités peuvent être envisagées. Le tracé de la deuxième séquence s’étend sur une longueur variant entre 2400 et 3040 mètres (selon les variantes). La troisième séquence raccorde la ligne de tramway T1 au T2. Elle relie le complexe sportif Yves du Manoir au T2 à Colombes. La troisième séquence traverse l’Ouest du territoire de la commune de Colombes sur près de 2500 mètres. 4.2.2 Identification des tracés potentiels Les prolongements successifs du T1 s’inscrivent dans une volonté de réalisation d’une rocade tramway autour de l’agglomération parisienne. Ainsi, l’extension qui fait l’objet de cette étude vise concrètement à relier « Asnières-Gennevilliers-Les Courtilles » au T2 à Colombes. • La première séquence du prolongement, jusqu’aux Quatre Routes est directe, elle se fait sur l’avenue de la Redoute. • La deuxième séquence, raccordant les Quatre Routes au complexe sportif Yves du Manoir, présente différents tracés. Ils doivent s’affranchir de deux contraintes importantes. Le premier obstacle est formé par le viaduc du Transilien J, alors que le second est constitué par le tissu urbain dense et étroit de Colombes. La traversée du viaduc du Transilien J est possible en 7 endroits, grâce aux différents passages inférieurs. Toutefois, les contraintes géométriques d’insertion du tramway ne permettent pas de rejoindre ces différents ouvrages. Traversées possibles du viaduc SNCF : Transilien ligne J Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 41/109 PARTIE 2 Avec la prise en compte des différentes contraintes, seuls 2 tracés traversant le viaduc et le tissu urbain restent envisageables au regard des contraintes d’insertion du tramway : • - Variante A (Centre) : elle emprunte l’avenue de l’Agent Sarre pour rejoindre le passage inférieur aux voies SNCF au niveau de la gare de Colombes ; - Variante B (Nord) : elle passe par l’avenue de Stalingrad pour rejoindre la traversée du viaduc se situant à proximité du boulevard périphérique ; La troisième séquence permet le raccordement du T1 au T2, seulement un tracé offre la possibilité de rejoindre le T2 : l’axe constitué de l’avenue de l’Europe, de la rue des Renouillers et de la rue du Président Allende. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 42/109 PARTIE 2 Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 43/109 Variantes de tracés étudiées dans le cadre du prolongement de la ligne de tramway T1 PARTIE 2 4.3 Insertion urbaine L’insertion urbaine du prolongement de la ligne de tramway T1 est définie selon différents principes, elle est ensuite adaptée au contexte urbain et paysager du territoire traversé. Ainsi, dans un premier temps seront développés les principes d’insertion de la plateforme tramway et des aménagements attenants. Dans un second temps, l’insertion sera détaillée par tronçon urbain pour chacune des séquences (I : Est / II : Centre / III : Ouest). 4.3.1 Les principes d’insertion Les principes d’insertion urbaine de la plateforme et des fonctionnalités qui l’accompagnent ont été établis à partir des données techniques du matériel roulant, des textes législatifs et règlementaires, des recommandations CERTU (Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques ; service du Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer), des préconisations du conseil général des Hauts-de-Seine, des documents d’urbanisme communaux et de l’usage. Toutefois, certains de ces principes ont parfois nécessité des adaptations au site fortement contraint. Ces principes pourront être affinés par la suite selon les attentes des communes et des riverains. Les principes d’insertions adoptés à ce stade de l’étude sont donc les suivants : - Plateforme tramway : 5,90m de largeur en insertion latérale et 6,50m en insertion axiale, en section courante. Ces largeurs de plateforme incluent les bordures de 30 cm. La plateforme présente des élargissements ponctuels aux droits des traversées piétonnes accueillant un ou deux refuges piétons et en amont des carrefours afin de permettre l’implantation des mâts de signalisation tricolore. La plateforme peut également présenter des surlargeurs continues, plantées ; - Rayon de giration : 25m minimum, avec une longueur de courbe de 30m minimum pour la prise en compte des contraintes techniques (clothoïdes) ; - Stations : quais de 30m de long (conformément au dimensionnement des stations de la ligne en travaux entre la gare de Saint-Denis et Les Courtilles), pour une largeur de 3,50m avec des rampes d’accès de 6m minimum pour une pente inférieure à 5%. 10m d’alignement droit en entrée de station sont nécessaires pour garantir l’accessibilité du tramway aux personnes à mobilité réduite sur l’ensemble du quai préservant une lacune (vide entre le matériel roulant et le quai) inférieure à 2cm. Ainsi, un alignement droit supérieur à 50m est nécessaire pour l’implantation des stations ; - Chaussée : voie de 3,00m à 3,50m selon l’intensité du trafic et la vitesse attendue ; - Couloir de bus : voie de 3,20m à 3,50m ; - Stationnement : 2,00m de large, 6,00m de long minimum pour une place ou 5,50m par place si groupées ; - Piétons : cheminement piéton de 2m minimum, sauf si les contraintes existantes sont trop importantes, dans ce cas la limite légale de 1,40m hors obstacle est tolérée ; Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 44/109 PARTIE 2 - Pistes cyclables : entre 2,50m et 3,00m pour les pistes cyclables bidirectionnelles, 1,5m pour les pistes unidirectionnelles et 1,5m pour les bandes cyclables sur voirie + 30 cm si elles longent des places de stationnement. Dans les cas de conservation des aménagements existants ou dans certaines configurations exceptionnelles, les largeurs proposées pourront être adaptées dans le respect des normes en vigueur. Objectifs et variantes de tracé Les propositions d’insertion présentées par la suite doivent répondre à trois impératifs : • S’assurer de la possibilité d’insertion du projet de tramway et des différentes fonctionnalités urbaines qui l’accompagnent ; • S’assurer de la compatibilité et garantir l’interaction du projet de prolongement du tramway T1 avec les projets de développement urbain en cours et à venir dans le secteur ; • Desservir au mieux les grands pôles générateurs de déplacements ainsi que les pôles d’échanges multimodaux du secteur (gares Transilien notamment). Toutes les variantes de tracé apportent des réponses différentes à ces règles. Par exemple, la variante A favorise l’intermodalité Transilien/Tramway au niveau de la gare de Colombes et la variante B présente des contraintes d’insertion moins fortes. L’étude des variantes de tracés seront détaillées dans la suite de l’étude. Le tracé du prolongement de la ligne de tramway T1 est donc constitué de trois séquences : • La première séquence, sur laquelle un unique tracé est envisagé entre Les Courtilles et le carrefour des Quatre Routes sur l’avenue de la Redoute ; • La deuxième séquence, où deux variantes ont été retenues afin d’approfondir leur étude. La variante A (variante Centre) traverse le centreville de Colombes par l’avenue de l’Agent Sarre, la rue du Bournard et la rue Gabriel Péri, le boulevard Edgar Quinet et la rue Paul Bert ou le boulevard de Valmy et l’avenue Audra. La variante B (variante Nord) passe par le Nord de la commune en empruntant l’avenue de Stalingrad, la rue des Entrepreneurs, le boulevard de Valmy et l’avenue Audra ou boulevard Pierre de Coubertin ; • La troisième séquence, entre le stade Yves du Manoir et le T2, présente un seul tracé conservé, composé de l’avenue de l’Europe, la rue des Renouillers et la rue du Président Salvador Allende. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 45/109 Plan de séquençage du tracé du prolongement de la ligne de tramway T1 PARTIE 2 Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 46/109 PARTIE 2 D’une analyse urbaine ... à un projet de transport L’insertion urbaine des aménagements liés au prolongement de la ligne de tramway T1 est définie selon des sections urbaines afin de s’intégrer au tissu urbain existant. Les sections sont déterminées par rapport aux caractéristiques urbaines et paysagères du site : - Largeur de rue : les emprises publiques au gabarit comparable ; - Géométrie et ouverture visuelle : les contraintes physiques du site et de son environnement ; - Usages : fonctions urbaines (parvis, promenades, axe de transit, …) ; - Typologie et composition : architecture, activités (riveraine, commerciale,…) ; - Ambiance : végétalisée, structurée, … L’identification des sections urbaines et de leurs caractéristiques permet de définir une configuration d’insertion adaptée au secteur (axiale, latérale, …). Celle-ci se construit autour de différents facteurs : - intégration dans le contexte urbain et paysager ; - respect des recommandations et règlementations sécuritaires : accès pompiers, accès riverains, zone STRMTG, … ; - mise en œuvre des différentes fonctionnalités urbaines : plateforme tramway, sens de circulation, stationnements, itinéraires cyclables, … ; - ambiance en adéquation avec les caractéristiques du site. Ainsi, la suite du document présente dans un premier temps un état des lieux, identifiant les caractéristiques pour chacun des tronçons, puis, dans un second temps, une présentation des propositions d’insertion. 4.3.2 Première séquence La première séquence du prolongement du T1 est commune aux variantes Centre et Nord. Elle relie le futur terminus du T1, « Asnières-Gennevilliers-Les Courtilles », au carrefour des Quatre Routes. Le tracé s’insère sur l’avenue de la Redoute sur une longueur de 900 mètres. Existant L’avenue de la Redoute se caractérise par une largeur d’emprise publique importante et régulière, d’une trentaine de mètres, qui traverse un tissu urbain résidentiel à dominante d’habitats collectifs récents. Elle est bordée d’ensembles immobiliers des années 70-80, qui forment un front bâti continu au Nord et discontinu au Sud. Les immeubles R+12 sont implantés avec un retrait variable sur la rue, accueillant des espaces paysagers à leurs pieds. Ces derniers sont plantés en leur limite d’un cordon de Peupliers, créant un rideau végétal au Nord de l’avenue. Ce dispositif est accompagné par la présence d’un alignement continu de Cerisiers pourpres au Nord et de ponctuations de Tilleuls et d’Erables sycomores au Sud. L’avenue de la Redoute borde le quartier des Hauts-d’Asnières, concerné par des projets de renouvellement urbain qui visent à favoriser l’accueil d’activités et de commerces de proximité. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 47/109 PARTIE 2 Sud Nord Coupe existant AA’ : Avenue de la Redoute L’avenue de la Redoute constitue une artère de circulation importante avec 2x2 voies. La présence de la voiture est forte avec notamment 2 files de stationnement. Les piétons jouissent d’un trottoir planté au Nord d’une largeur de 2,50m et d’un trottoir Sud qui s’étend sur une largeur de 3,40m. Projet Avec l’arrivée du tramway, l’avenue de la Redoute est restructurée, la place de la voiture est réduite et des itinéraires cyclables sont instaurés en plus de l’implantation de la plateforme tramway. Deux configurations d’insertion sont envisagées : insertion axiale ou insertion latérale. Sud Nord Coupe projet AA’ : Insertion axiale - Avenue de la Redoute L’insertion axiale compose une avenue au profil symétrique, une voie de circulation et une bande cyclable dans chaque sens, de part et d’autre de la plateforme tramway et une file de stationnement à l’extérieur de la chaussée. Deux alignements d’arbres Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 48/109 PARTIE 2 structurant l’avenue sont plantés en alternance avec les places de stationnement. Les cheminements cyclables sont dessinés sur la chaussée mais ils peuvent être sortis des flux de véhicules et instaurés sur trottoirs. Sud Nord Coupe projet AA’ : Insertion latérale - Avenue de la Redoute L’insertion de la plateforme tramway en position latérale Nord s’inscrit dans la continuité de l’insertion du T1 aux Courtilles. Elle est constituée de la plateforme tramway en position latérale Nord et de la voirie à double sens au Sud. Les cheminements cyclables peuvent être sur chaussée ou sortis des flux de véhicules et instaurés sur trottoirs, de préférence sous la forme d’une piste bidirectionnelle au Nord. Le stationnement est également en alternance avec les alignements d’arbres de chaque côté de la voirie. L’insertion latérale permet de créer une distance entre le trottoir Nord et la voirie. En effet, le stationnement et l’alignement d’arbres constituent un premier filtre entre piétons et voitures. Celui-ci est renforcé par la position de la plateforme tramway qui éloigne la chaussée du trottoir Nord. C’est pourquoi, ce-dernier peut être considéré comme une promenade urbaine apaisée. Le trottoir Sud se trouve dans la même configuration que lors de l’insertion axiale. En revanche, l’insertion latérale Nord laisse une place disponible réduite pour les concessionnaires. L’insertion du tramway en position latérale Sud n’est pas approfondie car elle est plus contraignante. Elle nécessite le changement de rive de la plateforme en section courante (Nord/Sud), de plus les carrefours sont plus nombreux au Sud. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 49/109 PARTIE 2 Tableau multicritère comparatif Coupe Existant Projet: Insertion axiale Conditions d’exploitation ++ ++ / Site propre Passage latérale/axiale Site Propre 3 tournes à droite -- - Circulation 2x2 voies 2x1 voie +1 carrefour VL/tram 2x1 voie Confort / Sécurité des usagers Trottoirs : 3,40m/2,50m Fonctionnement urbain Absence d’itinéraire cyclable 2 files de stat. + + Aménagements paysagers 2 rideaux végétaux (dont 1 hors emprise) 2 alignements d’arbres (+2 rideaux végétaux conservés) 2 alignements d’arbres (+1 rideau végétal conservé) Impact foncier lié à l’infrastructure / / / Légende : Evaluation de l’impact Projet: Insertion latérale O + Trottoirs : 3,00m/2,50m Trottoirs : 3,00m/2,50m Trottoir Nord « apaisé » + + Itinéraires cyclables 2 files de stat. Itinéraires cyclables 2 files de stat. -- - O + ++ Très négatif Négatif Neutre Positif Très positif Compte tenu des avantages et des inconvénients de chaque profil, il est proposé de présenter les deux configurations en concertation préalable. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 50/109 PARTIE 2 4.3.3 Deuxième séquence La deuxième séquence est comprise entre le carrefour des Quatre Routes et le carrefour de la rue Paul Bert avec l’avenue Audra et l’avenue de l’Europe, au niveau du Stade Yves du Manoir. Elle présente deux variantes distinctes, la première passe par le centre-ville et la seconde par le Nord de Colombes. Séquence II : Tracé des variantes de tracé du prolongement de la ligne de tramway T1 4.3.3.1 Insertion urbaine de la variante Centre Le tracé de la variante Centre emprunte l’avenue de l’Agent Sarre, dans la continuité de l’avenue de la Redoute, avant de franchir le viaduc du Transilien J au niveau de la gare de Colombes. Il rejoint ensuite la rue du Bournard où deux sous-variantes sont étudiées. La première (sous-variante 1), la plus directe, emprunte la rue Gabriel Péri, le boulevard Edgar Quinet et la rue Paul Bert pour rejoindre l’axe structurant EuropeRenouillers-Allende. La seconde sous-variante (sous-variante 2), s’insère sur le boulevard de Valmy, l’avenue Audra et rejoint l’avenue de l’Europe. 2 1 Séquence II : Zoom sur le tracé de la variante Centre du prolongement de la ligne de tramway T1 Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 51/109 PARTIE 2 L’insertion urbaine du tramway sur la variante Centre est étudiée selon les sections urbaines de l’avenue de l’Agent Sarre et du centre-ville de Colombes (Rue du Bournard ; Sous-variantes Quinet-Bert et Valmy Audra). A. Avenue de l’Agent Sarre L’avenue de l’Agent Sarre est l’itinéraire le plus direct reliant le carrefour des Quatre Routes à la gare de Colombes. Existant L’avenue de l’Agent Sarre est un axe important dans la structure du territoire de Colombes et Bois-Colombes malgré son faible gabarit (12 mètres). Elle assure le transit vers le centre de Colombes et la ramification du réseau viaire secondaire. L’avenue de l’Agent Sarre constitue la structure du tissu urbain résidentiel traversé, qui s’est développé selon un parcellaire finement découpé. La trame formée accueille des maisons individuelles, le plus souvent R+1, accompagnées de garages et de jardins. L’avenue se caractérise par une emprise disponible faible, 12 m entre les limites de parcelles Nord et Sud. Les deux sens de circulations, la file de stationnement et les trottoirs s’insèrent entre deux fronts continus, bâtis ou végétaux. Bordée de maisons ou de jardins clôturés sur plus de 1 000 mètres, l’avenue de l’Agent Sarre est uniforme. Les maisons remarquables et jardins privés rythment la progression sur l’avenue en attirant le regard, en créant des points de repère visuel. Sud Nord Coupe existant BB’ : Avenue de l’Agent Sarre Projet L’insertion du prolongement du T1 sur l’avenue de l’Agent Sarre connaît deux fortes contraintes : la largeur d’emprise disponible réduite et le nombre important d’accès riverains. Deux configurations d’insertion sont applicables sur le linéaire de l’avenue : insertion semi-banalisée (ou banalisée) ; insertion en site propre avec une voirie à sens unique. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 52/109 PARTIE 2 Les variantes d’insertion à sens unique s’organisent selon un principe de mouvements convergents depuis le carrefour des Quatre Routes et la gare de Colombes, vers le carrefour avec la rue des Ecoles, au Nord du carrefour des Quatre Routes à la rue des Ecoles, puis au Sud de la rue des Ecoles à la gare, comme illustré ci-dessous. 1) L’insertion en site semi-banalisé (ou banalisé) permet de mutualiser les voies de circulation, afin de réduire leur emprise. Par conséquent, cette configuration d’insertion présente l’intérêt de proposer les trottoirs les plus larges possibles (>2,40m) accueillant éventuellement les poteaux supports de la ligne aérienne de contact. Toutefois, en partageant une (semi-banalisé) ou deux voies (banalisé) de la plateforme avec les voitures, la vitesse commerciale du tramway et la qualité du service peuvent en pâtir. Dans le cas d’une insertion semi-banalisée, la voie de tramway en site propre est également pénalisée en raison du grand nombre de traversées de la voie dues aux entrées charretières (accès riverains à la parcelle). Coupe projet BB’ : Insertion site semi-banalisée - Avenue de l’Agent Sarre Les contraintes d’insertion : • Le nombre d’accès riverain se verrait réduit car l’entrée des véhicules sur un site banalisé doit se faire prioritairement en marche avant. Par ailleurs, la sortie des véhicules en marche avant sur la plateforme tramway n’est possible que si les trottoirs permettent une visibilité suffisante, une distance supérieure à 2,00 mètres entre la limite parcellaire et la plateforme tramway. Grace aux trottoirs supérieurs à 2,00m toutes les parcelles permettant le retournement des véhicules dans leurs enceintes peuvent préserver leurs entrées Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 53/109 PARTIE 2 charretières. Cependant, la majorité des parcelles ne procurent pas la possibilité d’effectuer un demi-tour, des parkings doivent alors être créés pour le stationnement des véhicules appartenant aux riverains. Des solutions sont en cours d’étude pour limiter l’impact sur les accès riverains (possibilité d’effectuer une marche-arrière sur la plateforme tramway pour se garer dans la parcelle afin de pouvoir ressortir de la parcelle en marche avant, et ce dans le cas d’une voie banalisée standard et en zone 30). Pour autant, les pistes explorées à ce jour (site banalisé, zone 30) auront tout de même des conséquences fortes : partage de l’espace public nécessaire entre les piétons, le tramway et les usagers de la route ; impact sur l’exploitation du tramway – réduction de la vitesse –, accrochage des fils d’alimentation électrique sur certaines façades ; modification du plan de circulation de la ville de Colombes, etc. • L’accessibilité des secours (camion échelle) aux immeubles R+3 (rez-dechaussée + 3 niveaux) et plus situés le long de l’avenue de l’Agent Sarre nécessite normalement une distance supérieure à 6,70 mètres entre la façade et la ligne aérienne de contact (LAC) alimentant le tramway en électricité. Cette mesure doit permettre le déploiement de l’échelle afin d’assurer les opérations de secours. En site semi-banalisé et banalisé, la distance entre la façade et la LAC est insuffisante (environ 4,45 m), les accès secours sont à prévoir par ailleurs afin d’éviter la condamnation de l’immeuble. Une étude approfondie sera menée par le STIF en étroite collaboration avec la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris) afin d’identifier concrètement les adresses qui poseraient des difficultés d’accessibilité et les solutions envisageables. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 54/109 PARTIE 2 2) La deuxième configuration d’insertion se base sur un site propre avec une voirie à sens unique permettant d’assurer un niveau de service de transport en commun optimal. Cependant, cette configuration d’insertion est plus consommatrice d’espace que la précédente. Ainsi, malgré une voirie limitée à 2,80m, les trottoirs sont réduits à une largeur d’environ 1,60m. Bien qu’inconfortable pour le piéton et inférieur aux recommandations du département en matière d’aménagement de voirie, ce dimensionnement minimal respecte la législation qui impose des trottoirs d’au moins 1,40m libres de tout obstacle en section courante. Toutefois, l’implantation des divers équipements urbains ou liés au système tramway (armoire électrique, mâts de signalisation tricolore,…) sera difficile et demandera quelques acquisitions foncières ponctuelles. Sud Nord Coupe projet BB’ : Insertion en site propre avec une voirie à sens unique - Avenue de l’Agent Sarre La circulation sur l’avenue de l’Agent Sarre s’organise en sens uniques convergents en provenance du carrefour des Quatre Routes et de la gare de Colombes, en direction du carrefour avec la rue des Ecoles, au milieu de l’avenue. Ce schéma de circulation vise à réduire le transit sur cet axe afin de limiter les perturbations sur l’exploitation de la ligne de tramway T1. Les contraintes d’insertion : L’insertion en site propre avec une voirie à sens unique présente également des difficultés quant aux accès riverains et pompiers. • Les accès riverains situés le long d’une ligne de tramway doivent normalement disposer d’un recul sur la plateforme tramway supérieur à 2,00m Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 55/109 PARTIE 2 dans le cas d’une sortie en marche avant, et de 4,30 m en marche arrière, afin d’offrir une visibilité suffisante au conducteur. La voirie située au Nord sur la première moitié de l’avenue, puis au Sud sur la seconde moitié, permet de garantir tous les accès riverains se trouvant du côté de la chaussée. Au contraire, la plupart des entrées charretières situées du côté de la plateforme tramway seraient condamnées car elles présentent une distance entre la plateforme tramway et la limite parcellaire insuffisante (<2 mètres). Une étude plus fine sera réalisée pour chaque accès riverain, si cette variante d’insertion était retenue, afin de déterminer si l’accès en voiture serait, le cas échéant, conservé ou si l’accès à la parcelle est possible à partir des rues parallèles. • L’accessibilité des secours intervenant sur les logements situés au troisième étage et plus ne serait plus assurée pour les immeubles implantés directement sur la rue du côté de la plateforme tramway, au Sud sur la première section (entre le carrefour des Quatre Routes et la rue des Ecoles) et au Nord sur la seconde section (entre la rue des Ecoles et la gare de Colombes). En effet, l’intervention des secours nécessite une aire d’arrêt d’une largeur minimale de 5,00m au pied de l’immeuble afin de stationner le camion et déployer l’échelle sans être gênés par la ligne aérienne de contact alimentant le tramway en électricité. Par ailleurs, la distance minimale de 6,70 mètres n’est pas assurée entre la ligne aérienne de contact et la façade implantée côté voirie. En effet, cette mesure s’élève à environ 6,20 mètres, des demandes sont en cours pour valider l’accessibilité secours aux immeubles implantés le long de l’avenue. Une étude approfondie sera menée par le STIF pour analyser dans le détail l’insertion urbaine de cette configuration : positionnement de l’éclairage, des poteaux qui supportent la ligne aérienne de contact, des feux de signalisation tricolore … Cette étude permettra également d’assurer les aspects sécuritaires de la configuration d’insertion en site propre avec une voirie à sens unique. Les sens uniques de circulation préconisés pour les insertions semi-banalisée et en site propre reposent sur un schéma de circulation particulier. Ainsi, deux sens uniques convergents sont instaurés de chaque côté de l’avenue de l’Agent Sarre. Ils se retrouvent au droit du carrefour avec la rue des Ecoles. Les flux de circulation pourraient alors être diffusés dans le tissu viaire secondaire selon le schéma de circulation suivant. Schéma de circulation - Avenue de l’Agent Sarre Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 56/109 PARTIE 2 Tableau multicritère comparatif Situé à proximité du centre-ville de Colombes, le secteur de l’avenue de l’Agent Sarre présente d’importantes contraintes. Différentes configurations d’insertion sont envisageables, mais elles nécessitent l’assentiment d’une contrainte forte (site partagé par tous les usagers (piétons, véhicules, tramway), impact de la vitesse commerciale…). Les deux possibilités d’insertion du prolongement du T1 sur l’avenue de l’Agent Sarre présentent des caractéristiques différentes. Chacune des configurations présente des avantages et des inconvénients qui sont présentés dans le tableau multicritère suivant. Coupe Conditions d’exploitation / Circulation 2x1 voie Confort / Sécurité des usagers Trottoirs : 1,60m/1,80m Stationnement 1 file de stat. 37 entrées Sud Accès riverains Aménagements paysagers Impact foncier lié à l’infrastructure Accessibilité pompiers Légende : Projet: Insertion semibanalisée ou banalisée Projet: Insertion site propre sens unique VP -Site semi-banalisé Traversées de plateforme Ralentissement pour accès riverains -1 (ou 2) voie(s) banalisée(s) ++ Trottoirs : 3,00m/2,40m Site propre Traversées de plateforme Suppression du stat. Suppression du stat. 30 accès riverains difficiles côté platefome et 2 condamnés côté VL pour les girations difficiles / 30 accès riverains condamnés côté platefome* et 2 condamnés côté VL pour les girations difficiles / -1 parcelle impactée 8 acquisitions et 6 démolitions dont 4 logements 7 R+3 et plus concernés (vérification auprès de la BSPP) 7 R+3 et plus concernés (vérification auprès de la BSPP) Existant / / / / Evaluation de l’impact 1 voie sens unique Trottoirs : 1,65m/1,65m -- - O + ++ Très négatif Négatif Neutre Positif Très positif * Des accès seront recherchés à partir des rues parallèles. Une étude a été menée afin d’analyser l’impact de l’insertion d’un tramway en site propre et de la création de deux vois de circulation. Cette configuration induirait un élargissement de la voirie sur 4,50 m de large. Cette configuration n’a pas été retenue du fait des impacts fonciers significatifs sur toute l’avenue. En revanche, une étude plus fine sera menée sur un éventuel élargissement sur la commune de Bois-Colombes qui pourrait être intégré dans le cadre de son projet de ZAC « Pompidou-le Mignon ». Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 57/109 PARTIE 2 B. Centre-ville de Colombes a) Centre-ville : Rue du Bournard Existant Le centre-ville de Colombes s’est historiquement composé entre la rue de Saint-Denis et sa parallèle, la rue du Bournard. Ce n’est qu’à partir des années 1960, avec la construction de grands ensembles (R+6 à R+12), que le centre-ville s’est retourné sur la rue du Bournard. Cette mutation s’est accompagnée d’un étalement du cœur commercial de la commune et de la pacification (limitation de la vitesse de circulation et réduction du trafic) de la rue Saint-Denis par son passage en zone 30. La rue du Bournard a pris son caractère actuel avec les projets immobiliers des années 60. Le développement de la rue s’est fait rapidement, les constructions datant de la seconde partie du 20ème siècle marquent une rupture dans le tissu urbain. Elles rompent avec la continuité bâtie sud par des décrochés de façades, des rez-dechaussée avancés ou encore des dimensionnements ignorant le contexte urbain existant. Ainsi, la rue du Bournard se caractérise par : un tissu urbain présentant une dualité Nord/Sud ; un profil de largeur variable entre 20 et 30 mètres ; un front bâti continu au Nord et irrégulier au Sud. La rue se compose de deux couloirs bus et de 2 x 1 voie de circulation. Sud Nord Coupe existant CC’ : Rue du Bournard Projet A la suite de l’avenue de l’Agent Sarre, le tramway rejoint la rue du Bournard en passant sous le viaduc SNCF, au niveau de la gare de Colombes. Ce passage sous l’ouvrage est délicat, il est contraint par une hauteur réduite et des piles de pont rapprochées, toutefois les documents d’étude du viaduc fournis par la SNCF permettent d’envisager un gabarit suffisant à l’insertion du tramway. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 58/109 PARTIE 2 Sud Nord Coupe projet CC’ : Insertion axiale – Rue du Bournard L’arrivée du tramway permet dans un premier temps de restructurer une partie du centre-ville, tissant un lien entre les espaces publics remarquables, le parvis de l’hôtel de ville, le parvis de l’église, la gare, la médiathèque et le centre culturel. Dans un second temps, le projet de tramway joue un rôle de catalyseur de renouvellement urbain, permettant de redonner une cohérence, une image commune au centre-ville. L’insertion axiale est préconisée en raison des contraintes géométriques d’insertion au droit de la gare de Colombes et des accès secours nécessaires aux constructions R+3 et plus situées le long du tracé. La plateforme tramway est accompagnée de deux voiries de 3,50m permettant la circulation des bus sur ce secteur sinueux. L’étude du prolongement du T1 présente ensuite deux sous-variantes. La première, la plus direct emprunte la rue Gabriel Péri puis le boulevard Edgar Quinet et la rue Paul Bert pour rejoindre l’avenue de l’Europe. La seconde parcours le boulevard de Valmy et l’avenue Audra, s’approchant du Nord de la commune. b) Centre-ville : deux sous-variantes 2 1 Variante Centre : Plan des sous-variantes Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 59/109 PARTIE 2 Sous-variante 1 : Rue G. Péri - Boulevard E. Quinet - Rue P. Bert Existant La sous-variante 1 emprunte la rue Gabriel Péri, le boulevard Edgar Quinet puis la rue Paul Bert, qui forment un axe important dans le plan de circulation de la commune de Colombes. En effet, la rue Gabriel Péri, dans le prolongement de la rue du Bournard, forme l’axe structurant du centre-ville. Elle se compose d’un couloir de bus en site propre dans chaque sens en plus des 2x2 voies de circulation. La rue présente également un terre-plein central planté d’un double alignement de platanes accueillant des places de stationnement. Deux autres alignements sont implantés sur les larges trottoirs longeant les commerces. Sud Nord Coupe existant DD’ : Rue Gabriel Péri Par ailleurs, l’axe Paul Bert-Edgar Quinet constitue, avec le boulevard de Valmy et l’avenue de Stalingrad, l’une des pénétrantes dans Colombes depuis le Val d’Oise vers l’agglomération parisienne. L’importance de la voie dans le réseau viaire se traduit par la répartition spatiale des fonctionnalités, ainsi le profil de la voirie empruntée se compose autour d’une chaussée à double sens accueillant deux files de stationnement. L’espace dédié à la voiture s’élève à une largeur de 12 mètres sur les 16 disponibles entre les fronts bâtis, soit 75% de l’espace public. Deux trottoirs réduits à 2 mètres chacun complètent l’aménagement de la rue. Cette axe est important pour la vie de quartier du centre-ville car il traverse un tissu urbain hétérogène composé de logements individuels, collectifs et de nombreux équipements publics, tels que des écoles, le conservatoire de musique, la médiathèque ou encore le théâtre de Colombes. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 60/109 PARTIE 2 Sud Nord Coupe existant EE’ : Boulevard Edgar Quinet Projet Dans le prolongement de la rue du Bournard, l’insertion sur la rue Gabriel Péri est envisagée à l’axe de la rue. L’arrivée du tramway nécessite une réduction de l’espace dédié à la voiture. La voirie est limitée à une voie et un couloir réservé aux bus en direction de la gare et deux voies en direction de Nanterre. Les stationnements implantés à l’axe sont en partie resitués le long du trottoir Nord. Sud Nord Coupe projet DD’ : Insertion axiale – Rue Gabriel Péri Par la suite, l’insertion de la plateforme tramway est préconisée en position axiale sur le boulevard Edgar Quinet et la rue Paul Bert en raison des contraintes liées aux entrées charretières et aux accès secours. Le profil exigu du boulevard Edgar Quinet ne permet pas l’insertion d’itinéraires cyclables. C’est pourquoi ils sont intégrés à la zone 30 de la rue Saint-Denis et de la rue de la Reine Henriette. Les stationnements sont supprimés, les trottoirs réduits de 2,05m à 1,90m pour permettre l’intégration de la plateforme tramway. Les poteaux qui supportent la ligne aérienne de contact sont projetés sur trottoirs afin de réduire la largeur de la plateforme. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 61/109 PARTIE 2 Sud Nord Coupe projet EE’ : Insertion axiale – Boulevard Edgar Quinet Ce tracé permet de relier directement le centre-ville au complexe sportif Yves du Manoir s’approchant des équipements culturels et d’enseignement du centre. Sous-variante 2 : Boulevard de Valmy – Avenue Audra Existant Le boulevard de Valmy se compose d’une voirie à double sens de circulation bordée d’une file de stationnement de part et d’autre, les trottoirs de la séquence centrale étant plantés de Robiniers. Est Ouest Coupe existant FF’ : Boulevard de Valmy L’avenue Audra s’insère dans un tissu composé d’ensembles immobiliers des années 70-80 implantés en retrait de la rue. Ils présentent de larges surfaces d’agréments (plantées, terrain de jeux ou parc de stationnement), derrières les clôtures situées en Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 62/109 PARTIE 2 limite de parcelle. Avec des hauteurs importantes (jusqu’à R+15), les bâtiments ne structurent pas l’avenue. En effet, le plan de composition favorise les décrochés aux alignements, ce qui rend plus difficile la lecture de l’espace. Ainsi, l’avenue s’appuie principalement sur la direction donnée par les deux alignements de Robiniers plantés sur les larges trottoirs (3,00m). Sud Nord Coupe existant MM’ : Avenue Audra L’avenue Audra est constituée d’une voie de circulation dans chaque sens et de deux files de stationnement. Projet Le tracé de la sous-variante 2 a été étudié afin de rapprocher au plus près le tramway du parc d’activité Kléber, dans le but de desservir les entreprises implantées au Nord de Colombes. Il s’insère sur le boulevard de Valmy et présente les mêmes contraintes que la sousvariante 1, des accès riverains situés le long de la ligne et ponctuellement des accès secours aux immeubles R+3 et plus sont à préserver. C’est pourquoi, la configuration d’insertion est la même, la plateforme est implantée en position axiale avec les voiries positionnées de part et d’autre permettant l’accès aux parcelles. Les trottoirs sont réduits (1,75m) et les places de stationnement et les alignements d’arbres sont supprimés. Des poches de stationnement de substitution sont à identifier et à créer le long du tracé. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 63/109 PARTIE 2 Est Ouest Coupe projet FF’ : Insertion axiale – Boulevard de Valmy La giration entre le boulevard de Valmy et l’avenue Audra est serrée. C’est pourquoi, cette solution présente un inconvénient majeur, malgré un rayon minimal de 25m, elle nécessiterait la démolition de l’immeuble (R+6) situé au Nord de l’avenue Audra. Cette acquisition foncière permettrait toutefois de réserver un traitement spécifique au carrefour Valmy/Audra. L’insertion du prolongement de la ligne de tramway T1 sur l’avenue Audra est projetée en position axiale. La limite d’emprise Nord est maintenue, cependant, l’insertion du tramway nécessite un élargissement de 2,50m de la voie qui entraînerait des acquisitions sur les trois parcelles sud. Le maillage urbain étant lâche au niveau de l’avenue, aucune démolition ne serait nécessaire, les acquisitions concerneraient uniquement une partie des jardins des résidences. L’alignement d’arbres plantés sur le trottoir Nord serait conservé alors qu’il serait restitué au Sud. Nord Sud Coupe projet MM’ : Insertion axiale - Avenue Audra Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 64/109 PARTIE 2 Les aménagements liés au tramway sur l’avenue Audra s’intègrent et renforcent la structure instaurée par les alignements d’arbres, avec l’implantation des poteaux LAC, du mobilier d’éclairage ou des revêtements de sol. Le choix du tracé repose plus sur l’intérêt de la desserte du parc d’activité situé au Nord de la commune et le temps de parcours de chaque sous-variante que sur les impacts engendrés par l’insertion. L’implantation des stations et leurs influences permettent d’alimenter cette réflexion. La sous-variante 1 est plus courte de 280 mètres par rapport à la sous-variante 2. De plus, elle dispose d’une station en moins. Ainsi, le temps de parcours de la sousvariante 1 est inférieur pour 1 min 15 sec à la sous-variante 2. Cependant, elle propose une desserte de la zone d’activité Kléber plus lointaine de 305 m. Comparatif de desserte des 2 sous-variantes Les stations des deux sous-variantes sont implantées selon des critères de couverture géographique (interstation régulière, …), d’accessibilité aux grands équipements (complexe sportif Yves du Manoir, Hôtels de Ville, …) et d’insertion dans le tissu urbain (largeur d’emprise, alignement droit, …). Le résultat de cette étude multicritère donne la position de chacune des stations, elle peut ensuite être affinée afin d’optimiser leur emplacement. Les stations des sous-variantes 1 et 2 ont des aires d’influence proches, toutefois, la sous-variante 2, passant par le boulevard de Valmy et l’avenue Audra, se rapproche légèrement du parc d’activité Kléber. La station « Fraternité » implantée sur la sous-variante 2, au droit de la rue du même nom, se situe à 940m des entreprises se trouvant le long de l’A86, contre 1245m pour la station « Paul Bert », positionnée au plus proche du parc d’activité sur la sousvariante 1. La différence de desserte du parc d’activité Kléber se limite donc à 305 m en faveur de la sous-variante 2, soit une différence d’environ 4 minutes à pied. Influence des stations des sous-variantes 1 et 2 de la variante Centre Les deux sous-variantes n’offrant pas une desserte du parc d’activité Kléber suffisante, un rabattement en bus vers le Nord de la commune est à prévoir. Ainsi, une correspondance tramway-bus est projetée pour chacune des sous-variantes. Avec une distance de 940m, la correspondance en bus entre la sous-variante 2 et le parc Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 65/109 PARTIE 2 d’activité Kléber nécessite 2 arrêts. La sous-variante 1 avec 1245m de trajet, parcourt 3 arrêts. Par conséquent, la différence de desserte du parc d’activité Kléber entre les deux sous-variantes est réduite à un arrêt de bus, soit 1min 30s. Tableau multicritère, comparatif des 2 sous-variantes Les deux sous-variantes de tracé de la variante Centre du prolongement du T1 présentent des intérêts différents malgré un contexte urbain proche. Le tableau multicritère suivant illustre les impacts de chacune des deux variantes. Le tracé retenu dépend de l’importance accordée à chaque critère. Variante Centre - Sous-variante 1 Quinet/Bert Existant Projet + Conditions d’exploitation Site propre Itinéraire plus court (-280m) / Distance / Temps de parcours / Circulation 2x1 voie Variante Centre - Sous-Variante 2 Valmy/Audra Existant Projet O Site propre Itinéraire plus long (+280m) / + O 5860 m (1000 m banalisés) ± 17 min 10 sec 6140m (1000 m banalisés) ± 18 min 25 sec / O O 2x1 voie 2x1 voie 2x1 voie - -- 22 places (-120) Hors poches de stat. créées 0 place (-183) Hors poches de stat. créées Stationnement 142 Confort / Sécurité des usagers Trottoirs : 2,05m/2,05m Trottoirs : 1,95m/1,90m Trottoirs : 1,85m/1,80m Trottoirs : 1,80m/1,75m Fonctionnement urbain 2 files de stat. Absence d’itinéraire cyclable Suppression des 2 files de stationnement 2 files de stat. Absence d’itinéraire cyclable Suppression des 2 files de stationnement Aménagements paysagers / / / / 183 - - - -Impact foncier lié à l’infrastructure / Coût (Hors acquisitions foncières, …) / Légende : Evaluation de l’impact / Acquisitions sur 2,5 m non bâti Av. Audra Démolition R+6 / + - / - 4,5 M€ + 4,5 M€ -- - O + ++ Très négatif Négatif Neutre Positif Très positif * Accès aux parcelles condamnés si le véhicule ne peut pas se retourner dans la parcelle. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 66/109 PARTIE 2 Le tracé de la sous-variante 1 est préférable à celui de la sous-variante 2 selon les critères : conditions d’exploitation, distance et temps de parcours, impact sur le stationnement et le foncier, ainsi que pour les coûts d’investissement. C’est ainsi que l’étude comparative multicritère révèle l’intérêt de la sous-variante 1, empruntant le boulevard Edgar Quinet et la rue Paul Bert, par rapport à la sous-variante 2, passant par le boulevard de Valmy puis l’avenue Audra. Par conséquent, la sous-variante 1 est privilégiée au dépend du tracé de la sous-variante 2. Tracé retenu pour la variante Centre du prolongement de la ligne de tramway T1 4.3.3.2 Insertion urbaine sur la variante Nord Le tracé de la variante Nord contourne le centre-ville pour desservir le Nord de la commune évitant ainsi les difficultés d’insertion du centre. Ce tracé emprunte à partir du carrefour des Quatre Routes l’avenue de Stalingrad jusqu’au franchissement des voies SNCF. Il longe ensuite le boulevard périphérique A86, avant de prendre la direction du centre-ville sur le boulevard de Valmy. Deux sous-variantes de tracé se présentent pour rejoindre l’axe Avenue de l’Europe-Rue des Renouillers-Rue du Président Salvador Allende. La première sous-variante emprunte l’avenue Audra et dessert notamment la cité des musiciens alors que la seconde reprend le boulevard Pierre de Coubertin, le long du complexe sportif Yves du Manoir. 2 1 Séquence II : Zoom sur le tracé de la variante Nord du prolongement de la ligne de tramway T1 Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 67/109 PARTIE 2 L’insertion du prolongement de la ligne de tramway sur la variante Nord est étudiée selon les sections urbaines de l’avenue de Stalingrad, de la rue des Entrepreneurs et du boulevard de Valmy et enfin de deux sous-variantes (Avenue Audra et Boulevard Pierre de Coubertin). A. Avenue de Stalingrad Existant A la sortie du carrefour des Quatre Routes, la variante Nord emprunte l’avenue de Stalingrad. Elle peut être considérée selon deux sections. Elles s’articulent autour du carrefour Stalingrad/Michelet/Solferino. La première section s’étend du carrefour des Quatre Routes à l’intersection Stalingrad/Michelet. Elle se caractérise par une largeur d’emprise publique faible et régulière, d’environ 16 mètres, au travers d’un tissu urbain hétérogène où se côtoient maisons de ville dégradées (parfois abandonnées) et nouveaux immeubles, commerces et logements. Est Ouest Coupe existant JJ’ : Avenue de Stalingrad La seconde section, du carrefour Stalingrad/Michelet à l’ouvrage du Transilien J, à l’opposé de la première, s’identifie par une largeur d’emprise moyenne d’environ 25m. Le tracé s’insère dans un tissu urbain lâche, composé de forte densité bâtie et de vide laissant place à de grandes percées visuelles, notamment au droit des Fossés Jean. L’avenue de Stalingrad constitue une artère de circulation importante dans la continuité du pont d’Argenteuil et de l’avenue d’Argenteuil. Elle se compose de 2x1 voie sur la section étroite et de 2x2 voies sur la partie plus large. Deux files de stationnement complètent l’aménagement de l’avenue. La place de la voiture est donc très importante au regard des trottoirs de 2,00m. La première section est en cours de mutation, les maisons de ville vétustes laissent place à des immeubles R+5. Ces constructions nouvelles sont amenées à se multiplier. La seconde section composée du quartier et du parc technologique des Fossés Jean possède une grande capacité de mutations (économique, architecturale, fonctionnelle, urbaine, …). Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 68/109 PARTIE 2 Projet Le tramway est un catalyseur de renouvellement urbain. Il permet de transformer la ville, ainsi lors de son insertion dans le tissu urbain de nombreux aménagements l'accompagnent. Le tramway tisse des liaisons entre les territoires, il désenclave les quartiers périphériques. L’arrivée du tramway sur l’avenue de Stalingrad entraînerait une mutation lourde du territoire traversé (une rénovation de l’habitat situé le long de l’avenue, une recomposition du quartier des Fossés Jean et une restructuration du parc d’activité). La configuration d’insertion envisagée sur l’avenue de Stalingrad privilégie l’intégration au tissu urbain existant. Ainsi, l’insertion de la plateforme tramway entraîne la suppression des places de stationnement et la réduction des trottoirs à une largeur de 1,70m sur la première partie de l’avenue, la plus étroite. Le profil existant permet d’accueillir piéton, tramway et voiture en section courante, cependant, les carrefours et traversées piétonnes engendrent des surlargeurs. Les îlots nécessaires à l’implantation des mâts de signalisation tricolore ou les refuges piétons demandent un élargissement du profil pouvant impacter le front bâti. Est Ouest Coupe projet JJ’ : Insertion axiale – Avenue de Stalingrad (dans l’emprise) Le front bâti Ouest est maintenu car il comporte un certain nombre de bâtiments collectifs récents, les acquisitions et démolitions ponctuelles interviennent principalement sur la rive Est de la rue, touchant le plus souvent des logements particuliers dégradées. La section située entre le carrefour Stalingrad/Michelet et l’ouvrage du Transilien J permet une insertion sans démolition grâce à un profil d’environ 25m. L’insertion du tramway sur cette pénétrante réduit la place de la voiture au profit des transports en commun en site propre. Des études de trafic seront menées par la suite afin d’analyser l’impact sur la circulation routière et de rechercher le cas échéant des solutions techniques. Les stationnements supprimés sur l’avenue de Stalingrad seront restitués sous forme de poches de stationnement, notamment à proximité des commerces. La restitution des files de stationnement et l’intégration des itinéraires cyclables dans le gabarit existant ont été étudiées, mais elles nécessitent un élargissement du profil Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 69/109 PARTIE 2 d’environs 8,00m en section courante. Ce-dernier peut être limité à 4,00m avec la seule restitution du stationnement, permettant de rester dans les emprises réservées au POS. Toutefois, les configurations d’insertion avec files de stationnement et cheminements cyclables (profil d’environ 24,00m) ou seulement files de stationnement (profil de 20,00m) engendreraient un nombre d’acquisition et de démolition équivalent. Le front bâti de l’avenue de Stalingrad donne directement sur la rue, c’est pourquoi, tout élargissement continu de la voie entraînerait une démolition de l’ensemble du front bâti. Cette configuration est donc écartée de la suite de l’étude. B. Rue des Entrepreneurs - Boulevard de Valmy Existant Le tracé du prolongement du tramway T1 emprunte la rue des entrepreneurs, elle longe le boulevard périphérique d’Ile-de-France (A86), en surplomb dans un premier temps, puis en contrebas. Même si elle est peu visible depuis la rue des entrepreneurs, l’autoroute A86 marque la section urbaine par différents signes révélateurs de sa présence. Ainsi, le mur antibruit et le mur de soutènement caractérisent la séquence et constituent une coupure urbaine dans un tissu industriel. Toutefois, quelques ouvrages permettent le franchissement de cette faille urbaine tels que la passerelle Kléber ou le pont d’Argenteuil. Sud Nord Coupe existant KK’ : Rue des Entrepreneurs De caractère industriel, induit par l’architecture du mur anti-bruit, les bâtiments d’activités et l’aménagement des espaces publics routiers, la rue des entrepreneurs est constituée d’une chaussée de deux voies en sens uniques, d’un terre-plein au pied du mur de soutènement et d’un trottoir de 2,00m. Par la suite, le boulevard de Valmy délaisse son caractère industriel à partir du carrefour entre le boulevard d’Achères/boulevard de Finlande/boulevard de Valmy qui, légèrement surélevé, marque un seuil, l’entrée de ville de Colombes. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 70/109 PARTIE 2 Est Ouest Coupe existant LL’ : Boulevard de Valmy Le tissu urbain mixte traversé se caractérise par la présence de commerces, de logements individuels et collectifs et d’équipements sportifs et d’enseignement. Le boulevard de Valmy, formé d’une voirie à double sens et de stationnements discontinus à l’est et à l’ouest du boulevard, constitue un accès privilégié au centreville de Colombes depuis le pont d’Argenteuil. Il assure également un transit important en direction Nanterre, la Garenne-Colombes et Courbevoie. Projet Le prolongement de la ligne de tramway au Nord de Colombes offre la possibilité de redynamiser le parc d’activité Kléber. De plus, le tramway peut avoir un rôle important dans la restructuration du complexe sportif Yves du Manoir. Enfin, l’extension de la ligne de tramway doit également permettre de tisser des liens entre les quartiers, vers le centre-ville, le parc d’activité Kléber, la gare du stade ou encore le pôle sportif. Sud Nord Coupe projet KK’ : Insertion axiale – Rue des Entrepreneurs Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 71/109 PARTIE 2 La rue des entrepreneurs constitue l’articulation entre 2 grands axes, d’une part l’avenue de Stalingrad et d’autre part le boulevard de Valmy. Une insertion latérale est proposée au Nord, le long de l’autoroute A86 pour ne pas perturber le fonctionnement des différentes entreprises. De plus, elle permet une giration plus aisée en provenance de l’avenue de Stalingrad ainsi qu’en destination du boulevard de Valmy. Avec un gabarit étriqué (10m), l’intégration de la plateforme tramway sur la rue des entrepreneurs entraîne la suppression d’une voie de circulation et l’élargissement du profil de 4,20m. Cette augmentation du gabarit de la voie n’engendre aucune démolition. Seul l’escalier menant à la passerelle Kléber est impacté. Une reprise de l’ouvrage est à prévoir. L’insertion du prolongement de la ligne de tramway T1 sur le boulevard de Valmy se fait en position axiale. Le boulevard présente la particularité de disposer d’un front bâti continu à l’est et irrégulier à l’ouest. Ainsi, il connaît de nombreux pincements où il est difficile d’insérer toutes les fonctionnalités. C’est pourquoi, il est possible de maintenir une file de stationnement à l’Est en plus des deux voiries positionnées le long de la plateforme tramway. Les places de stationnement s’interrompent à l’approche des resserrements du profil afin de limiter l’impact sur le foncier et le bâti. Est Ouest Coupe projet LL’ : Insertion axiale – Boulevard de Valmy La configuration d’insertion du tramway sur le boulevard de Valmy s’intègre dans un contexte urbain actuel composé d’immeubles collectifs. Néanmoins, elle pourra être repensée en fonction du prochain projet d’aménagement du complexe Yves du Manoir faisant suite au départ de l’équipe du Racing-Métro 92 vers Nanterre. A l’image de l’insertion sur l’avenue de Stalingrad, l’intégration du tramway au boulevard de Valmy doit favoriser le report modal des véhicules individuels vers le tramway par l’instauration de parking relais. C. Variante Nord – deux sous-variantes Le tracé du prolongement propose ensuite deux sous-variantes. La première emprunte l’avenue Audra, dans l’axe de l’avenue de l’Europe, la seconde variante reprend le boulevard Pierre de Coubertin et longe le complexe sportif Yves du Manoir. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 72/109 PARTIE 2 2 1 Variante Nord : Plan des sous-variantes Sous-variante 1 : Boulevard de Valmy - Avenue Audra Existant Ce tronçon est commun à la sous-variante 2 de la variante Centre. L’avenue Audra traverse un tissu urbain résidentiel composé d’immeubles datant des années 1970-80. Ils présentent des hauteurs importantes (jusqu’à R+15) afin de libérer des surfaces au sol pouvant accueillir des terrains de jeux, espaces verts ou aire de stationnement. Deux alignements de Robiniers structurent l’avenue malgré les nombreux décrochés de façade présents derrière des clôtures ou haies végétales implantées en limite parcellaire. Par ailleurs, l’avenue Audra est constituée d’une voie de circulation dans chaque sens et de deux files de stationnement. Sud Nord Coupe existant MM’ : Avenue Audra Projet Le boulevard de Valmy connaît un resserrement entre le boulevard Pierre de Coubertin et l’avenue Audra. C’est pourquoi, l’insertion du tramway se fait en site semi-banalisé, avec une voie en site propre et une voie partagée avec les automobiles. La voie en direction du T2 (Nord-Sud) est en site propre alors que la voie se dirigeant vers « Asnières – Gennevilliers - Les Courtilles » se trouve en site banalisé. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 73/109 PARTIE 2 La giration suivante entre le boulevard de Valmy et l’avenue Audra est fortement contrainte. Malgré l’utilisation d’un rayon minimal de 25 m, cette solution présente une difficulté majeure, la giration entraînerait la démolition de l’immeuble R+6 situé à l’intérieur de la courbe. Cette acquisition foncière permettrait de réserver un traitement spécifique au carrefour Valmy/Audra. Sud Nord Coupe projet MM’ : Insertion axiale - Avenue Audra La suite de la sous-variante, sur l’avenue Audra, est commune à la sous-variante 2 de la variante Centre. L’insertion du tramway T1 sur l’avenue Audra est envisagée en position axiale. Un élargissement de la voie est projeté nécessitant une acquisition d’environ 2,50m sur des surfaces non bâties au Sud ainsi que la suppression de l’alignement d’arbres implanté sur le trottoir Sud. Ce-dernier est restitué pour maintenir le double alignement structurant de l’avenue. Au Nord, la limite d’emprise est conservée préservant l’alignement de Robiniers et les murets de soutènement. Les aménagements liés au tramway sur l’avenue Audra s’intègrent et renforcent la structure instaurée par les alignements d’arbres, avec l’implantation des poteaux LAC, du mobilier d’éclairage ou des revêtements de sol. Sous-variante 2 : Boulevard P. de Coubertin – Rue P. Bert Existant A la sortie du boulevard de Valmy, le tracé s’oriente vers le boulevard Pierre de Coubertin. Ce dernier est fortement contraint sur une première section. En effet, d’une largeur inférieure à 12 mètres, il est bordé de maisons individuelles sur près de 130m, avec de multiples entrés charretières. Dans un second temps, il longe le mur d’enceinte du complexe sportif Yves du Manoir au Nord. Au Sud se trouvent quatre tours de logements collectifs R+15 des années 1970. Celles-ci sont implantées régulièrement, tous les 60 mètres, créant des cadrages entre chacune d’elles. Les surfaces au sol libérées accueillent parcs de stationnement pour les résidents et terrains de jeux. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 74/109 PARTIE 2 Sud Nord Coupe existant NN’ : Boulevard Pierre de Coubertin Le boulevard Pierre de Coubertin est en sens unique, il accueille une voie de circulation, une file de stationnement et une bande cyclable. Des bordures saillantes sont implantées sur les trottoirs afin d’éviter le stationnement sauvage. Le mur de clôture du complexe sportif, support de graffitis confère un caractère de délaissé au boulevard Pierre de Coubertin. Projet Avec un profil proche de l’avenue de l’Agent Sarre et des contraintes liées aux nombreuses entrées charretières, le boulevard Pierre de Coubertin présente les mêmes configurations d’insertion possibles : - site propre tramway / sens unique voiture / trottoirs étroits (1,50 m) - site semi-banalisé / sens unique voiture / trottoirs moyens (2,65 m) - site propre tramway /double sens de circulation / trottoirs / acquisitions et démolitions Sud Nord Coupe projet NN’ : Insertion semi-banalisée – Boulevard Pierre de Coubertin Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 75/109 PARTIE 2 L’insertion sur le boulevard Pierre de Coubertin est projetée en site semi-banalisé. Les difficultés d’exploitation liées au partage de la plateforme tramway sont faibles car le boulevard est peu circulé. De plus, cette configuration d’insertion préserve des trottoirs suffisants et le sens de circulation existant. L’arrivée du tramway sera un élément facilitant la mutation du complexe sportif. Ce tracé présente deux girations de rayons de 25m supplémentaires par rapport à la sous-variante 1, ce qui réduit la vitesse commerciale donc la qualité de service. De plus, la lisibilité du tramway sur le boulevard Pierre de Coubertin est moindre que sur l’avenue Audra pénalisant l’attractivité du tramway T1. Toutefois, la sous-variante 2 permet d’éviter une démolition relativement importante à l’angle Valmy/Audra (R+6). Tableau multicritère, comparatif des 2 sous-variantes Conditions d’exploitation Variante Nord – Sous-variante 1 Valmy/Audra Existant Projet + / Site propre Distance / Temps de parcours / 6450 m ± 18 min 17 sec Circulation 2x1 voie 2x1 voie Variante Nord – Sous-variante 2 Coubertin/Bert Existant Projet / Site semibanalisé 6470 m (+2 girations à 90°) ± 18 min 35 sec O / O 1 voie 1 voie sens unique banalisé -- - 0 place (-121) Hors poches de stat. créées 0 place (-50) Hors poches de stat. créées Stationnement 121 places Confort / Sécurité des usagers Trottoirs : 3,00m/3,00m Fonctionnement urbain 2 files de stat. Absence d’itinéraire cyclable Suppression des 2 files de stationnement 1 file de stat. 1 sens cyclable Suppression de la file de stationnement Aménagements paysagers / / / / Impact foncier lié à l’infrastructure / Coût (Hors acquisitions foncières, …) / Légende : Evaluation de l’impact O Trottoirs : 3,00m/3,00m 50 places O Trottoirs : 2,90m/3,00m Trottoirs : 2,85m/2,85m - -- -- Acquisition sur 2,50 m non bâtie Démolition R+6 18 accès aux parcelles à vérifier / - -- / - 3 M€ + 3 M€ -- - O + ++ Très négatif Négatif Neutre Positif Très positif L’étude multicritère met en évidence la difficulté d’insertion sur ce secteur. Chacune des sous-variantes présente des avantages différents. Ainsi, la sous-variante 1 Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 76/109 PARTIE 2 impacte légèrement plus de stationnement que la sous-variante 2, elle nécessite également plus d’acquisitions mais sur des grands jardins de résidences sociales. Par ailleurs, les critères d’exploitation, de confort usagers et de temps de parcours sont plus favorables à la sous-variante de l’avenue Audra. En revanche, la sous-variante 1 impacte un bâtiment de logements. Une étude sera menée par le STIF sur la sous-variante 2 passant par Coubertin, afin d’analyser plus finement les conditions d’exploitation du tramway et d’accès de véhicules aux parcelles riveraines. Il pourra également être étudié une dissociation du tracé du tramway par l’avenue Audra et le boulevard P. de Coubertin. Tracé retenu pour la variante Nord du prolongement de la ligne de tramway T1 Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 77/109 PARTIE 2 4.3.4 Troisième séquence Séquence III : Zoom sur le tracé de l’axe structurant du prolongement de la ligne de tramway T1, sur le tronc commun T1/T2 et le terminus A. Axe Avenue de l’Europe - Rue des Renouillers - Rue du Président Salvador Allende Les deux variantes de tracé se rejoignent sur l’avenue de l’Europe, à la sortie du carrefour avec la rue Paul Bert et l’avenue Audra. Le tracé emprunte ensuite l’axe Europe-Renouillers-Allende sur une longueur d’environ 2km. Cet axe structure le territoire colombien, il appartient au réseau viaire principal, de transit, sur lequel se ramifie le réseau secondaire, de desserte. Il traverse un tissu urbain varié, composé de logements individuels et collectifs, de commerces, d’équipements et d’activités. Existant L’avenue de l’Europe constitue la première partie de cet axe, elle se caractérise par un profil étroit (16,00m), qui traverse un tissu résidentiel à dominante de logements collectifs. Dans un premier temps, l’avenue de l’Europe présente une forte densité végétale avec notamment deux alignements d’essences variées (Erable, Poiriers à fleurs, Tilleuls, …), les pieds d’immeubles végétalisés et limites parcellaires plantées de haies. Le bâti apparaît à travers le filtre végétal ainsi constitué jusqu’à la place de l’Europe. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 78/109 PARTIE 2 Sud Nord Coupe existant GG’ : Avenue de l’Europe Dans un second temps, à partir du centre commercial et de l’église Saint-Bernard, la présence bâtie paraît plus forte, en particulier en raison des immeubles R+12 situés en fond de place. Ils sont l’objet d’un projet de résidentialisation sous forme de petits collectifs afin de redonner au piéton l’espace public libéré au sol par la construction de grands ensembles, occupé jusque-là par des parkings. De nombreux équipements sont présents dans ce secteur, collège et lycée au Nord, mairie de quartier et centre social sur la place. Le végétal est toujours présent pour structurer l’avenue avec deux alignements. Suite à cette ouverture dans le tissu urbain, les constructions se font plus denses, elles se composent de logements individuels au Nord et de logements collectifs au Sud, le tissu urbain se referme. Par la suite, il se rouvre au droit de la place de la Commune de Paris. Amorce de la seconde partie de l’axe Europe-Renouillers-Allende, la place de la Commune de Paris accueille le projet de ZAC de l’Ile Marante. Ce dernier favorise la mixité sociale et la diversité environnementale. Le projet construit autour d’un parc mettant en avant la biodiversité et la récupération des eaux pluviales, offrira des logements en accession à la propriété et des habitations à loyers modérés. Par ailleurs, il met en avant la mobilité douce avec de meilleures liaisons vers le Parc Lagravère et des trames vertes de cheminement piéton. A partir de là, l’axe change de contexte urbain, il longe alors l’hôpital Louis Mourier situé au Nord et une succession de maisons individuelles, avec jardins et garages au Sud. La rue des Renouillers se compose d’une voirie à double sens, d’une file de stationnement au Nord, le long de l’hôpital et de trottoirs plantés. Le trottoir sud est ponctué de nombreux portails d’accès aux parcelles, alors que le large trottoir Nord (3,90m) offre une promenade distante de l’agitation des circulations derrière la file de stationnement. Les alignements de Robiniers et Platanes au Nord et de Cerisiers à fleurs au Sud appuyés des haies plantées en limite parcellaire permettent de guider le regard dans ce contexte urbain ouvert. Le carrefour Renouillers/Charles Péguy/Allende marque un changement de section. En effet, la rue du Président Salvador Allende présente de nouvelles caractéristiques. Le tissu urbain est d’abord lâche, ouvert et déstructuré au Nord, bas, dense et diversifié Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 79/109 PARTIE 2 au Sud, le long de la rue des Renouillers. Puis il devient compact et organisé pour former la zone industrielle de la Prairie au Nord et éclaté et monolithique au Sud, le long de la rue du Président Salvador Allende. Sud Nord Coupe existant HH’ : Rue des Renouillers La rue du Président Salvador Allende est la troisième composante de l’axe Europe-Renouillers-Allende. Au Nord de la voirie, après l’hôpital Louis Mourier, se trouvent l’école Charles Péguy et la zone industrielle de la Prairie. Au sud, le tissu résidentiel se constitue de grands ensembles et de secteurs pavillonnaires. Dans le cadre des projets ANRU, le quartier des Grèves fait l’objet d’un projet de renouvellement urbain. A l’image de la ZAC de l’Ile Marante, le projet de réhabilitation et résidentialisation des Grèves entre dans le cadre d’une politique globale visant à promouvoir les mobilités douces et à réduire l’impact environnemental des habitants (déchets, transports, …). Le projet prévoie notamment l’implantation d’itinéraire cyclable et la mise en place du tri sélectif par borne d’apport volontaire. Sud Nord Coupe existant II’ : Rue du Président Salvador Allende Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 80/109 PARTIE 2 Située en entré de ville de Colombes, à la sortie de l’A86 et du pont de Bezons, la zone industrielle de la Prairie est très bien desservie. Elle pourrait être amenée à muter pour accueillir logements, bureaux et commerces. Les arrivées prochaines des tramways T1 et T2, renforceront l’attractivité du quartier. Projet L’arrivée du prolongement du T1 accompagne les projets de renouvellement urbain de la ZAC de l’Europe, de la ZAC de l’Ile Marante et du quartier des Grèves dans le cadre de l’agenda 21 vers une mobilité douce et durable. Toutefois, le profil réduit de l’axe ne permet pas d’accueillir d’itinéraires cyclables sur la totalité du tracé. Ceux-ci sont reportés sur des tracés alternatifs. La redistribution de l’espace engendrée par l’insertion de la plateforme tramway entraîne la suppression de certaines places de stationnement situées le long de l’axe Europe-Renouillers-Allende. L’insertion sur l’avenue de l’Europe repose sur une configuration axiale visant à conserver une partie de l’aménagement existant. L’alignement d’arbres implanté au Sud est maintenu, au contraire de l’alignement Nord. En effet, l’arrivée du tramway engendre un élargissement de la voie par plusieurs acquisitions au Nord, et malgré la suppression du stationnement, les arbres implantés au Nord ne peuvent pas être conservés. Au niveau du centre commercial de la place de l’Europe, de nombreuses traversées piétonnes sont créées ainsi que la voirie pacifiée afin de favoriser les mouvements piétons transversaux. La section entre la place de l’Europe et la place de la Commune de Paris est fortement contrainte, elle présente de légères acquisitions de terrain au Nord et au Sud, malgré les aménagements à minima (absence de stationnement, d’itinéraires cyclables, …) et les trottoirs réduits. Sud Nord Coupe projet GG’ : Insertion axiale - Avenue de l’Europe Le début de la rue des Renouillers est marqué par la place de la Commune de Paris. La rue des Renouillers constitue une limite urbaine Nord/Sud de Colombes. Les traversées vers le Nord et notamment en direction du parc Lagravère sont délicates et peu lisibles. L’arrivée du tramway sur l’axe Europe-Renouillers-Allende doit permettre Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 81/109 PARTIE 2 de favoriser la perméabilité vers le parc Lagravère. Au Nord, seulement deux traversées sont possibles, elles se situent aux extrémités de la rue des Renouillers, au niveau de la ZAC de l’Ile Marante et au droit de la rue Charles Péguy. Un traitement particulier est à développer révélant les transversalités (accroches des rues, traversées piétonnes,…). De même, les accès à l’hôpital Louis Mourier doivent être facilités. Sud Nord Coupe projet HH’ : Insertion axiale – Rue des Renouillers De la même façon que sur l’avenue de l’Europe, l’insertion du tramway est projetée avec un impact minimum sur l’aménagement et le fonctionnement existants. La plateforme tramway est implantée en position axiale avec une voie de circulation dans chaque sens de part et d’autre. Les deux alignements d’arbres existants sont maintenus pour conserver la structure de la rue. Le réaménagement induit par le prolongement du tramway T1 permet le développement des modes actifs. Des itinéraires cyclables sont implantés sur la rue des Renouillers grâce à une acquisition (d’environ 2m) au Nord correspondant aux emprises réservées au POS sur le terrain de l’hôpital. La piste cyclable bidirectionnelle est mise en place en fond de trottoir, derrière l’alignement d’arbres existant, le long du terrain de l’hôpital. La rue du Président Salvador Allende est bordée au Nord par la zone industrielle de la Prairie et au Sud par le quartier des Grèves, son profil s’inscrit dans la continuité de la rue des Renouillers. L’arrivée du tramway s’intègre dans un contexte urbain en reconstruction, avec la rénovation du quartier des Grèves. Le projet de renouvellement urbain des Grèves contraint l’insertion de la ligne de tramway sur l’avenue du Président Allende. En effet, le projet prévoit la création de voies à sens unique permettant l’accès aux parkings qui nécessiteront le maintien des mouvements tournants. D’autre part, il envisage l’implantation d’une piste cyclable unidirectionnelle et d’une bande accueillant stationnements, arbres et containers enterrés destinés au tri sélectif. Le projet ainsi conçu réduira la largeur d’emprise disponible (de 19,70m à 15,00m). Par ailleurs, l’enlèvement des déchets sera pénalisant pour la circulation courante en raison de l’arrêt sur la chaussée du camion de collecte des déchets le temps de la manœuvre de ramassage des containers. Afin d’intégrer les différentes contraintes d’insertion, la plateforme est implantée en position axiale. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 82/109 PARTIE 2 Sud Nord Coupe projet II’ : Insertion axiale – Rue du Président Salvador Allende Le projet du tramway T1 s’insère dans l’emprise disponible en section courante. Cependant, en raison des fortes contraintes dimensionnelles, l’itinéraire cyclable EstOuest ne peut être intégré dans l’emprise affectée au projet du tramway. C’est pourquoi, il pourrait être intégré dans le projet des Grèves, en cas d’impossibilité, la piste cyclable serait alors insérée au Nord de la voirie lors d’une éventuelle mutation de la zone industrielle qui accueillerait alors bureaux, commerces et logements. Le prolongement rejoint ensuite le tracé du tramway T2 sur le boulevard Charles de Gaulle à Colombes. B. Charles de Gaulle –Gabriel Péri : Tronc commun T1/T2 - Terminus A la sortie de l’axe Europe-Renouillers-Allende, le tracé du prolongement du T1 à l’Ouest emprunte le boulevard Charles de Gaulle. Ainsi, il est envisagé de faire circuler le tramway T1 sur un tronçon commun avec le T2. Existant L’extension de la ligne T2 jusqu’au pont de Bezons, a initié une mutation du boulevard Charles de Gaulle. Elle a entraîné une réduction de la voirie à 2x2 voies. Parallèlement, des pistes cyclables sont instaurées et les trottoirs élargis. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 83/109 PARTIE 2 Coupe projet NN’ : Insertion axiale – Boulevard Charles de Gaulle Par ailleurs, le site de la Marine connaît une mutation lourde, une partie évolue en SMR (site de maintenance et de remisage pour le tramway) et l’autre partie en écoquartier. Le boulevard Charles de Gaulle traverse un tissu urbain dense et fermé laissant peu de possibilités de traversées d’îlots. Les transversales sont les seules pénétrantes dans le tissu urbain, c’est pourquoi les intersections avec la rue du Président Salvador Allende et la rue Gabriel Péri sont importantes, les places Louis Aragon et Victor Basch sont traitées avec une attention particulière. Projet L’insertion du prolongement du tramway T1 sur le boulevard Charles de Gaulle peut être réalisée selon deux configurations : le dédoublement des voies du T2 par les voies du T1 ; l’insertion du T1 sur les voies du T2 sous la forme d’un tronc commun. La première proposition est possible grâce à la grande largeur du boulevard, toutefois elle serait fortement consommatrice d’espaces publics. De plus, elle engendrerait la réduction des trottoirs, le déplacement des réseaux d’assainissement, la reprise de l’ensemble du boulevard entre la rue Gabriel Péri et la rue du Président Salvador Allende. Les travaux d’insertion du prolongement du tramway T2 sur le boulevard Charles de Gaulle se sont achevés début 2011, à Colombes. La reprise des aménagements du boulevard Charles de Gaulle provoquée par le prolongement de la ligne de tramway T1 en dédoublement des voies du T2 engendrerait des coûts frustratoires (c’est-à-dire des frais engagés pour la réalisation du prolongement de la ligne de tramway T2, pour des aménagements peu pérennes dans le temps). De plus, la mise en œuvre du dédoublement des voies générerait des perturbations sur les circulations routières supplémentaires. C’est pourquoi, la seconde proposition est privilégiée. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 84/109 PARTIE 2 Coupe projet NN’ : Insertion axiale – Boulevard Charles de Gaulle En effet, il est préférable de mutualiser la plateforme tramway, les tramways T1 et T2 empruntant alors les mêmes voies. Cette hypothèse d’insertion repose sur deux éléments : - la faisabilité technique du tronc commun (la compatibilité entre les deux matériels roulants) ; - les conditions d’exploitation suffisantes pour assurer un service acceptable. Compatibilité entre les tramways T1 et T2 sur le tronc commun Dans un premier temps, il convient de s’assurer de la compatibilité des modes envisagés sur les deux lignes. Type de matériel Longueur des quais (hors rampes d’accès) Largeur du site propre (avec poteau central) Entraxe Gabarit du matériel roulant Fréquence projetée Exploitation Tramway français standard Alstom Citadis 302 Alstom 30m 65m (En rames doubles) 5m80 5m80 1m435 1m435 2m30 2m40 15 tramways/HP 15 tramways/HP Soit 1 Soit 1 tramway/4min/sens tramway/4min/sens soit 1 tramway toutes le 2 minutes avec tronc commun T1/T2 en site propre protégé en site propre protégé La compatibilité des matériels roulants des deux lignes laisse la possibilité de mutualiser les voies T1/T2, afin de réduire l’emprise des sites propres. Toutefois, une exploitation simultanée des deux lignes détermine la faisabilité du tronc commun. Une étude de la RATP menées en 2011 simulant l’exploitation de la ligne, avec un Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 85/109 PARTIE 2 Rue Gabriel Péri Vers Les Courtilles Rue du Président Salvador Allende VOIES T1 intervalle de 2 minutes entre deux tramways sur le tronc commun confirme la pertinence du tronc commun T1/T2 sur le boulevard Charles de Gaulle. Afin de pénaliser au minimum l’exploitation des lignes 1 et 2, la station « Parc Lagravère » présente 3 voies, privilégiant les sens convergents vers Nanterre. Ainsi, les rames en directions de « Porte de Versailles » (T2) et « Gabriel Péri » (T1) arrivent sur des voies spécifiques en station, au contraire des rames en direction du « Pont de Bezons » (T2) et d’ « Asnières-Gennevilliers-Les Courtilles » (T1) qui partagent leur voie (voir schéma ci-dessous). La voie commune T1/T2 en direction de Nanterre commence à la sortie de la station « Parc Lagravère ». Vers Bezons Boulevard Charles de Gaulle VOIES T2 VOIES COMMUNES T1/T2 VOIES T2 Rue Gabriel Péri Vers Terminus G. Péri VOIES T1 Rue des Côtes d’Auty SMR Rue de Sartrouville Vers La Défense Schéma d’insertion sur le tronc commun T1/T2 Terminus T1 et correspondance T1 / T2 Le terminus du prolongement du T1 se situe sur la rue Gabriel Péri. Cette hypothèse repose sur l’exploitabilité du tronc commun. Dans ce cas, les lignes T1 et T2 présentent une correspondance directe, quai à quai, au niveau de la station « Parc Lagravère ». Une seconde correspondance, indirecte, peut être envisagée entre le terminus du T1 « Gabriel Péri » et la station du T2 « Victor Basch », un parcours de 200m étant à prévoir. Position du terminus du prolongement de la ligne de tramway T1 et correspondance T1/T2 Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 86/109 PARTIE 2 4.4 Tracés retenus 4.4.1 Tracés des variantes retenus pour la concertation Les études réalisées et exposées auparavant identifient trois séquences. La première séquence, entre Gennevilliers et Colombes/Bois-Colombes, relie Les Courtilles au carrefour des Quatre Route par l’avenue de la Redoute à Asnières. La deuxième séquence raccorde le carrefour des Quatre Routes à Asnières au stade Yves du Manoir à Colombes, elle est soumise à deux variantes de tracé aux enjeux bien différents : • La variante Centre passe notamment par le cœur de la commune de Colombes, elle s’intègre dans un contexte urbain existant (centre-ville, …). Elle dessert de nombreux équipements (scolaires, culturels, administratifs, et sportifs) et propose une correspondance direct avec la ligne J du Transilien à la gare de Colombes. • La variante Nord contourne le centre-ville et en longe le parc d’activité Kléber puis le complexe sportif Yves du Manoir, prochainement en mutation. Elle dessert le quartier des Fossés Jean et propose une correspondance distante avec la ligne de Transilien J au niveau de la gare de Colombes. Ensuite, les deux variantes se retrouvent pour la troisième séquence, d’abord sur l’axe Europe-Renouillers-Allende, qui structure l’ouest du territoire colombien et traverse de nombreux projets urbains (en construction, réhabilitation ou rénovation), puis sur le boulevard Charles de Gaulle et la rue Gabriel Péri, où se situerait le terminus de l’extension. Ainsi, le tracé du prolongement de la ligne de tramway T1 se raccorde au T2 au niveau de la station « Parc Lagravère », avant de s’en éloigner au droit du carrefour des 4 Chemins. Il emprunte alors la rue Gabriel Péri jusqu’au terminus aux portes de Nanterre. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 87/109 PARTIE 2 Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Variante Nord Variante Centre Page 88/109 Plan des variantes de tracé retenues pour la concertation du prolongement de la ligne de tramway T1 PARTIE 2 4.5 Circulations douces Dans le cadre de la création d’une ligne de transport en site propre, une réalisation ou une rénovation des voies urbaines est à prévoir. Depuis le 30 décembre 1996, la Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie (loi LAURE) impose l’aménagement d’itinéraires cyclables : Art.20 : « A compter du 1er janvier 1998, à l’occasion des réalisations ou des rénovation des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous fourme de piste, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacement urbains, lorsqu’il existe ». C’est pourquoi des itinéraires cyclables sont projetés le long du tracé du prolongement de la ligne de tramway T1. L’insertion de la plateforme tramway, des voies de circulation et des itinéraires cyclables nécessite une largeur d’emprise supérieure à 20m en section courante. Or les variantes de tracé traversent parfois des sections étroites, inférieures à 12m sur l’avenue de l’agent Sarre (variante Centre) ou inférieures à 16m sur l’avenue de Stalingrad (variante Nord). Ainsi, des itinéraires cyclables alternatifs sont envisagés lors d’impossibilités d’intégration des cycles le long du tracé de la ligne de tramway. Les itinéraires cyclables peuvent se décliner sous la forme de piste cyclable unie ou bidirectionnelle, bande cyclable, zone 30, zone de rencontre ou aire piétonne. Ils tiendront compte du schéma directeur des cycles du STIF. 4.5.1 Itinéraires cyclables pour la variante Centre Sur la variante de tracé Centre, les cycles longent le tracé de la ligne de tramway sur l’avenue de la Redoute, sur bandes cyclables ou piste bidirectionnelle. Ne pouvant s’intégrer sur l’avenue de l’Agent Sarre, les itinéraires cyclables empruntent l’avenue de Stalingrad pour rejoindre la rue des Champarons, parallèle à l’avenue de l’Agent Sarre. Les cycles sont alors dans la circulation dans le sens EstOuest et sur une bande cyclable à contre-sens de la circulation dans le sens OuestEst. Les itinéraires cyclables prennent l’avenue Menelotte jusqu’à la Gare de Colombes où ils retrouvent le pôle multimodale formé par le Transilien ligne J, le tramway T1, la ligne de bus 167 et les cycles. Les cycles peuvent ensuite circuler à nouveau en parallèle du tracé de la ligne de tramway, sur la rue Saint-Denis, la rue de la reine Henriette et la rue Youri Gagarine, en zone 30, jusqu’à la place de la Commune de Paris. Ils croisent le tracé de la ligne de tramway au niveau de la rue Paul Bert et du boulevard Edgar Quinet. Une fois rejoint l’axe Europe-Renouillers-Allende, l’emprise devient suffisante pour que les itinéraires cyclables longent le tracé du prolongement de la ligne de tramway T1. D’abord réunis en piste bidirectionnelle au Nord sur la rue des Renouillers, les sens de circulation des cycles se séparent au carrefour avec la rue du Président Salvador Allende. Les itinéraires cyclables reprennent les tracés cyclables réalisés pour le T2 sur le tronc commun. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 89/109 PARTIE 2 Itinéraires cyclables le long du prolongement du T1 selon la variante Centre 4.5.2 Itinéraires cyclables pour la variante Nord Sur la variante de tracé Nord, les cycles empruntent également l’avenue de la Redoute, le long du tracé du prolongement de la ligne de tramway T1. Les itinéraires cyclables s’insèrent sur la rue Robert Lavergne, l’avenue d’Orgemont et la rue Jules Michelet car l’emprise disponible sur le boulevard de Stalingrad est insuffisante pour accueillir les cycles en plus des deux voies de circulation et de la plateforme tramway. Ce tracé s’inscrit sur la limite entre les communes d’Asnièressur-Seine et de Colombes, il contourne le projet des Hauts-d’Asnières. Il s’intègre pour partie à des zones 30. Les cycles retrouvent le tracé du prolongement de la ligne de tramway au carrefour entre la rue Michelet et l’avenue de Stalingrad, ils empruntent ensuite la diagonale formée par la rue de Solferino et la rue Marcelin Berthelot qui seront passées en zone 30 d’ici l’arrivée du tramway. Les itinéraires s’insèrent sur le boulevard Gambetta pour rejoindre le boulevard Pierre de Coubertin, où une bande cyclable existe pour les vélos provenant de l’Est, alors que les cycles en direction d’Asnières sont intégrés à la circulation. Ils longent le complexe sportif Yves du Manoir et rejoignent le pôle d’échange entre les lignes de bus 164, 167 et 235, le tramway T1. Les cycles remontent quelques mètres sur la rue Paul Bert pour rattraper la rue Robert Schumann. Cette dernière dessert de nombreux équipements scolaires (Collèges Moulin Joly, Lycée Guy de Maupassant et groupe scolaire Tour d’Auvergne) par des voies en zone 30. Les cycles empruntent la rue Frankenthal, longent la ZAC de l’Ile Marante afin de rejoindre la place de la Commune de Paris, le prolongement de la ligne de tramway T1. Comme pour l’insertion des itinéraires cyclables le long de la variante Centre, l’emprise sur l’axe Europe-Renouillers-Allende devient suffisante à partir de la place de la Commune de Paris pour intégrer les cycles le long du tracé du tramway. Ils sont réunis au Nord de la rue des Renouillers en piste bidirectionnelle. Le cheminement cyclable borde l’hôpital Louis Mourier, puis rejoint l’école Charles Péguy. A ce niveau, Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 90/109 PARTIE 2 les sens de circulation cyclables se séparent de part et d’autre de la rue du Président Salvador Allende. Ils se raccordent aux aménagements cyclables réalisés pour le T2 sur le tronc commun. Itinéraires cyclables le long du prolongement du T1 selon la variante Nord 4.6 Implantation des stations 4.6.1 Critères de localisation et d’insertion des stations L’étude de localisation des stations est réalisée selon une analyse multicritère. Cettedernière sera affinée lors des études ultérieures, notamment en raison de la pondération de chacun des critères qui pourrait être amenée à évoluer notamment en fonction des projets urbains. Les critères étudiés pour l’implantation des stations sur les tracés du prolongement du tramway T1 sont les suivants : La couverture géographique L’aire d’influence directe d’une station est la distance que l’usager est prêt à parcourir à pied pour accéder au système de transport. Cette distance dépend du mode étudié : plus le mode est performant (en terme de régularité, de fréquence, de temps de parcours), plus l’usager est prêt à marcher pour le prendre. Pour le mode tramway, cette aire est définie par un rayon d’environ 550 mètres environ. Cette distance est théorique, et devra être modulée en fonction des contraintes propres aux différents corridors étudiés (reliefs, absence de cheminement direct), qui peuvent rendre plus pénibles ou plus longs les rabattements à pieds. Les stations seront localisées de manière à garantir une couverture maximale et une bonne vitesse commerciale du réseau de transport en commun en site propre. En général, une distance interstation d’environ 500 m est privilégiée, en cohérence avec l’aire d’influence des stations, afin d’éviter l’existence de « poches » n’ayant pas accès au réseau. L’accessibilité aux grands équipements Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 91/109 PARTIE 2 Les stations seront localisées de manière à desservir au plus près les pôles générateurs de déplacements situés le long des corridors du tramway (pôles résidentiels, centres administratifs, centre d’enseignement, pôles de santé, commerces, loisirs, …) afin d’offrir une accessibilité optimale aux équipements. Les possibilités d’insertion dans le tissu urbain Les stations se composent de quais, de rampes d’accès, du mobilier et des équipements techniques. Cette structure physique doit être insérée dans le tissu urbain. Les contraintes de disponibilité d’espace, de relief et d’intégration à l’espace public seront étudiées pour chaque station. Ainsi, un quai de station pouvant accueillir un tramway standard mesure 30 mètres, il nécessite un alignement droit supérieur à 50 mètres pour pouvoir assurer l’accessibilité PMR. L’étude de localisation des stations est donc confortée par les critères suivants : - La desserte des populations, emplois, équipements et commerces ; - La connexion avec les autres réseaux de transport collectif ; - Les possibilités d’intégration physique (alignement droit, pente < 5%) ; - Le respect d’une interstation qui réponde à la fois à des contraintes de vitesse commerciale et de desserte suffisamment fine ; - La position par rapport à un carrefour : il est préférable d’insérer une station à proximité d’un carrefour pour faciliter son accès depuis les rues transversales et favoriser sa lisibilité dans le tissu urbain. Les stations peuvent être agencées selon trois grands principes : - Station à quais latéraux en vis-à-vis. C'est le type le plus classique de station, le plus lisible pour le voyageur ; - Station à quais latéraux en décalés. Ce type est souvent implanté dans les zones de carrefour, les quais étant placés après le carrefour dans le prolongement de la voie tourne-à-gauche ; - Station à quai central. Ce type de station permet de limiter la largeur nécessaire à l’implantation de la station. Sur le prolongement de la ligne T1 étudié, l’interstation moyenne est de 500 mètres. A titre de comparaison, elle est de 450 mètres actuellement sur le tramway T1 entre Bobigny-Pablo Picasso et Saint-Denis et de 470 mètres sur le prolongement jusqu’à « Asnières – Gennevilliers - Les Courtilles ». Ainsi, l’interstation moyenne du prolongement jusqu’au T2 peut paraître élevée, mais elle se justifie au regard de l’emplacement de ces stations et de l’urbanisation. A titre de comparaison, les interstations moyennes sur d’autres lignes de tramway françaises sont : - Nantes, 530m sur la ligne 1, 480m sur la ligne 2 et 360m sur la ligne 3 ; - Strasbourg, 570m sur la ligne A, 540m sur la ligne B et 475m sur la ligne C ; - Lyon, 455m sur la ligne 1 et 530m sur la ligne 2 ; - Ile-de-France, 450m sur la ligne 1 et 515m sur la ligne 3. 4.6.2 Implantation des stations sur la première séquence La position de la station « Quatre Routes » est contrainte par la nécessité de préserver au moins un emplacement de régulation en arrière gare pouvant accueillir une rame sur chaque voie. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 92/109 PARTIE 2 Afin d’être au plus près du carrefour, l’implantation de la station « Quatre Routes » est projetée à proximité du carrefour entre la rue Robert Lavergne et l’avenue de la Redoute. L’emplacement de la station « Quatre Routes » la positionne à 700 mètres de la station « Asnières – Gennevilliers - Les Courtilles », de milieu de quai à milieu de quai. Par conséquent, les deux stations sont distantes de 660m. La station « Quatre Routes » constitue un pôle d’échange bus/tramway, elle dessert le centre commercial et le marché. De plus elle irrigue Bois-Colombes et Asnières par l’avenue d’Argenteuil, ainsi que Colombes grâce aux avenues de l’Agent Sarre et de Stalingrad. Station « Freycinet » : optionnelle Suite à la demande des communes, l’implantation de la station « Freycinet » a été étudiée, car elle permettait de desservir finement les deux cimetières situés au Nord de l’avenue et le quartier Freycinet situé au Sud. Néanmoins, avec une interstation moyenne de 500m, la pertinence d’un arrêt intermédiaire à l’intervalle de 660m entre les extrémités des quais des stations « Asnières – Gennevilliers - Les Courtilles » et « Quatre Routes » peut être questionnée. En effet, la station se trouverait alors à 420m de la station « Asnières - Gennevilliers - Les Courtilles » et 280 de la station « Quatre Routes ». Du point de vue de la collectivité, la station « Freycinet » fait gagner moins de temps qu’elle n’en fait perdre aux utilisateurs de la ligne. Enfin, la plupart des usagers (90%) qui se trouvent dans la zone d’influence de la station « Freycinet » sont déjà dans les zones d’influences des stations voisines. L’opportunité de la réalisation de cette station n’est donc pas avérée. Séquence I : Plan d’implantation des stations du prolongement du T1 Il est convenu par les partenaires de présenter cette station en option lors de la concertation préalable. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 93/109 PARTIE 2 4.6.3 Implantation des stations sur la deuxième séquence 4.6.3.1 Implantation des stations sur la variante Centre Il est proposé de retenir pour le prolongement du T1, passant par le centre de Colombes, une interstation moyenne de 490 mètres (proche des 500 m). Elle assure une vitesse commerciale correcte pour une desserte fine. L’interstation minimale est de 470 m (entre « Gare de Colombes » et « Général Leclerc »), alors que la maximale s’élève à 730 m (entre Paul Bert et Général Leclerc). Séquence II : Plan d’implantation des stations du prolongement du T1 selon la variante Centre L’implantation des stations a été réalisée en deux étapes : • L’identification et le positionnement des stations selon les pôles générateurs de déplacements. Cette première étape a permis d’implanter les stations de la Gare de Colombes et du Stade Yves du Manoir « Paul Bert ». • L’interstation moyenne et les sites d’intérêt (desserte de population, emploi, équipement et commerce). Le positionnement des stations est choisi dans le respect d’un rythme régulier tout en desservant un maximum de personne. Il est ensuite ajusté selon les caractéristiques d’insertion urbaines (emprise disponible, proximité d’un carrefour, …). C’est ainsi que les stations « Rue des Ecoles » et « Général Leclerc » ont été implantées. La distance entre les stations des Quatre Routes et de la Gare de Colombes (1220 m) permet l’insertion d’une seule station, sa position est imposée par les contraintes d'insertion dans le profil étroit de l’avenue de l’agent Sarre. La station de la Gare de Colombes est positionnée sous le viaduc du Transilien J afin de favoriser l’interconnexion avec la ligne J du Transilien. La place du Général Leclerc accueille la station suivante. Cette position au centre-ville, au niveau du carrefour Boulevard de Valmy/Avenue Barbusse/Rue Gabriel Péri/Rue du Bournard, permet la desserte des équipements administratifs (hôtel de ville), culturels (médiathèque, MJC théâtre, ...) et scolaires (école de musique), mais aussi des commerces, des bureaux et des logements. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 94/109 PARTIE 2 4.6.3.2 Implantation des stations sur la variante Nord La variante de tracé Nord possède une interstation moyenne de 500 mètres, elle garantit un compromis optimal vitesse commerciale/desserte. L’interstation est comprise entre un minimum de 380 m (entre « Fossés Jean » et « Gare du Stade ») et un maximum de 900 m (entre « Quatre Routes » et « Fossés Jean »). Résultat d’une étude multicritère, l’implantation des stations est ajustée en fonction des emprises disponibles pour l’insertion des quais ou leurs situations par rapport aux carrefours. Séquence II : Plan d’implantation des stations du prolongement du T1 selon la variante Nord La station « Fossés Jean » se situe à 900 m de la station « Quatre Routes », car en s’inscrivant sur l’avenue de Stalingrad, le prolongement de la ligne de tramway T1 traverse un tissu urbain étroit. Le premier élargissement du gabarit de la voie permettant l’implantation d’une station se trouve au droit du centre commercial des Fossés Jean, entre la rue de Solferino et la rue Jean-Jacques Rousseau. Cet emplacement de station permet une correspondance entre le tramway et la ligne J du Transilien en empruntant la rue Jean-Jacques Rousseau. Par ailleurs, des rabattements depuis les rues de Solferino et Jules Michelet vers la station son possibles. Toutefois, la station « Gare du Stade » offre une correspondance plus facile avec la gare par l’avenue Joseph Antoine, à près de 400 mètres. Cette station permet également la desserte du parc technologique des Fossés Jean et la partie Est du parc d’activité Kléber. Les entreprises implantées à l’Est du parc d’activité sont desservies par la station « Valmy Nord ». Située à la sortie de la rue des entrepreneurs, la station est implantée au plus près du carrefour avec le boulevard de Valmy afin de relier la rive Nord au réseau de transport. Aucune station n’a pu être insérée le long de l’autoroute A86 compte tenu de la largeur de la rue des entrepreneurs. La station « Pierre de Coubertin » se situe à mi-chemin entre les stations Valmy Nord et Stade Yves du Manoir. Son emplacement est dicté par les contraintes géométriques d’insertion (courbes et emprise disponible). La station « Stade Yves du Manoir » est insérée sur l’avenue Audra/le boulevard Pierre de Coubertin. Son positionnement sur l’avenue de l’Europe est écarté en raison de la difficulté qu’il présente pour rejoindre le stade. En effet, même si elle ne se situe Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 95/109 PARTIE 2 pas plus loin du stade que l’avenue Audra ou le boulevard Pierre de Coubertin, l'implantation sur l’avenue de l’Europe impose la traversée de la rue Paul Bert. Par ailleurs, afin d’éviter les perturbations dues aux flux importants de supporter les jours de match, la station n’est pas projetée à l’entrée du stade, une distance permettant la régulation et la dispersion du flux de supporters est préservée. 4.6.4 Implantation des stations sur la troisième séquence Séquence III : Plan d’implantation des stations sur l’axe structurant du prolongement du T1 La station « Ile Marante » profite de la dilatation du tissu urbain au niveau de la place de la Commune de Paris pour s’insérer. Elle dessert la ZAC de l’Ile Marante, le quartier de l’Europe et les établissements scolaires (le collège Moulin Joly et le lycée Guy de Maupassant). Une entrée Ouest à l’hôpital Louis Mourier peut être envisagée, en complément de l’entrée actuelle qui se situe à 250 mètres de la station. La station « Charles Péguy » se positionne au niveau du carrefour entre la rue des Renouillers et la rue du Président Salvador Allende afin de faciliter son accessibilité depuis le Sud de la rue, de plus la rue Charles Péguy offre une perméabilité vers le parc Lagravère au Nord. Enfin, la station « Les Grèves » est la dernière station avant le tronc commun avec le T2. Elle est positionnée au droit du centre commercial, entre les deux parties des Grèves, au milieu de la zone industrielle de la Prairie, selon une interstation optimale de 490 mètres avec la station du Parc Lagravère. Le prolongement de la ligne de tramway T1 participe à la rénovation et à l’amélioration du quartier des Grèves. La station « Parc Lagravère » est commune avec le T2, le premier quai situé à l’est de la voie en direction du pont de Bezons est commun au T1 et T2 alors que le second quai est central, d’un côté T1 de l’autre côté T2. Les quais sont adaptés au matériel roulant le plus long, c’est la raison pour laquelle ils mesurent 65 m. Enfin, le terminus « Gabriel Péri » s’insère dans une rue transversale au boulevard Charles de Gaulle, la rue Gabriel Péri, sur le territoire de Colombes à la limite avec la commune de Nanterre. 4.6.5 Implantation des stations sur le prolongement du tramway T1 Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 96/109 PARTIE 2 Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 97/109 Plan d’implantation des stations sur prolongement de la ligne de tramway T1 selon la variante Centre PARTIE 2 Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 98/109 Plan d’implantation des stations sur prolongement de la ligne de tramway T1 selon la variante Nord PARTIE 2 4.7 Exploitation du prolongement 4.7.1 Principes d’exploitation L’intervalle de passage sera de 4 minutes à l’heure de pointe à la mise en service. Aux heures creuses, l’intervalle sera de 10 minutes. La vitesse commerciale prévue est d’environ 18 km/h (en fonction de la variante de tracé). Le temps de parcours entre « Asnières – Gennevilliers – les Courtilles » et le terminus à « Gabriel Péri » est alors estimé à environ 20 minutes. Le service sera assuré de 5h du matin à 00h30 le soir, et jusqu’à 1h30 les vendredis et samedis soirs, comme pour le métro et conformément à ce qui est actuellement en place entre saint Denis et Noisy Le Sec et ce qui sera mis en place jusqu’à « Asnières – Gennevilliers – les Courtilles » en 2012. Compte tenu des prolongements successifs à l’Ouest et à l’Est de la ligne existante, une étude menée en 2010 par la RATP a permis de justifier la nécessité d’exploiter la ligne entre Val de Fontenay et la future station « Asnières – Gennevilliers – les Courtilles », actuellement en travaux, en 2 arcs : 1er arc : de Val de Fontenay à la station « Bobigny – Pablo Picasso », d’une longueur de 11 km ; 2ème arc : de la station « Bobigny – Pablo Picasso » à la station « Asnières – Gennevilliers – les Courtilles », d’environ 14 km. Un complément de cette étude d’exploitation est actuellement en cours pour analyser l’exploitation du prolongement du T1 à l’Ouest. Les premiers résultats de cette étude démontreraient la pertinence d’un 3ème arc entre « Asnières – Gennevilliers – Les Courtilles » et le T2, d’environ 6 km. Ce lieu de coupure serait compatible avec un nouveau prolongement vers Rueil Malmaison. Des études d’insertion sont en cours pour vérifier la faisabilité technique d’un double terminus à cet endroit. Le nombre de rames supplémentaires nécessaires à l’exploitation de l’extension entre « Asnières – Gennevilliers – les Courtilles » et le terminus à « Gabriel Péri » est de 15. 4.7.2 Le remisage et l’entretien des rames Le remisage et l’entretien des rames seront effectués dans le site de maintenance et de remisage (SMR) de la ZAC de la Marine à Colombes, construit dans le cadre de l’extension du T2 au pont de Bezons. Une bande de terrain a été réservée pour accueillir la création de deux voies de remisage pour le T1. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 99/109 PARTIE 2 5. INTERET DU PROJET 5.1 Trafic voyageur 5.1.1 Fréquentation à l’horizon 2020 5.1.1.1 Hypothèses de Modélisation La ligne T1 a été modélisée entre Val-de-Fontenay et Colombes, avec une coupure à Bobigny - Pablo Picasso. La ligne entre Bobigny - Pablo Picasso et Colombes, est exploitée en une seule ligne. Hypothèses de modélisation Variante Nombre de stations Vitesse commerciale Temps de Parcours (min) Hypothèses P+E Réseau d'accompagnement Variante Centre 11 17.8 Km/h 19 min 48 IAU 2020 Plan de Mobilisation sans Réseau du métro automatique Variante Nord 12 18.6 Km/h 20 min 54 IAU 2020 Plan de Mobilisation sans Réseau du métro automatique Horizon de l’étude L’horizon retenu pour l’étude de prévisions de trafic est l’année 2020. Réseau d’accompagnement Le réseau de référence à l’année 2020 correspond au réseau avec les projets du Plan de Mobilisation (sans Arc Express). Dans le secteur de l’étude certains projets du Plan de Mobilisation peuvent être mis en avant, notamment : • Prolongement de la ligne 14 à Mairie de St Ouen • Schéma directeur du RER C • Schéma directeur du RER D • Eole à l’Ouest • Prolongement du T2 à Bezons • Réalisation du T5 (Saint Denis – Garges Sarcelles) • Réalisation du T8 (Evangile – Epinay/Villetaneuse) • TCSP Rueil-Nanterre • Tangentielle Nord Prévisions de Population et Emploi à l’horizon 2020 Les prévisions de population et emploi dans le secteur d’étude ont été validées par l’IAU, sur la base de la localisation détaillée des projets d’aménagement et des zones d’emploi recensées par les communes. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 100/109 PARTIE 2 Pour le reste de l’Ile de France, les prévisions de population et emploi sont fournies par l’IAU. 5.1.1.2 Résultats des prévisions de trafic à l’heure de pointe du matin Variante Lignes Ligne VDF-BPP Variante Centre Ligne BPP-Colombes dont (AGIIIColombes) Ligne VDF-BPP Variante Nord Ligne BPP-Colombes dont (AGIIIColombes) Horizon 2020 Utilisateurs Charge (HPM) dimensionnante 7 900 1 600 23 700 3 700 10 100 3 700 7 900 1 600 22 300 3 300 8 700 3 300 VDF : Val de Fontenay BPP : Bobigny – Pablo Picasso AGIII : Asnières – Gennevilliers Les Courtilles Charge dimensionnante : trafic de l’interstation la plus chargée HPM : Heure de Pointe du Matin Serpent de Charge Variante Centre AGIII Variante Centre Scénario 2020 Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 101/109 PARTIE 2 Serpent de Charge Variante Nord AGIII Variante Nord Scénario 2020 Calcul du trafic à la journée Un coefficient de passage à l’heure de pointe du matin est utilisé pour estimer le trafic des deux variantes à la journée. Ce coefficient a été calculé pour chaque variante, à partir des comptages aux arrêts des lignes de bus desservant aujourd’hui le corridor du projet. Le coefficient calculé pour la Variante Nord est de 9,2 contre 10,7 pour la variante Centre. Cette différence peut être expliquée par la desserte du centre-ville de Colombes qui irrigue un bassin d’emploi et de population supérieur à la variante Nord. Variante tronçon lignes de bus pour Coefficient de calcul du coefficient de passage passage Horizon 2020 Utilisateurs Utilisateurs (HPM) (journée) Variante Centre AGIII - Colombes 166 et 304 10.7 10 100 108 100 Variante Nord AGIII - Colombes 140, 176 et 235 9.2 8 700 80 000 5.1.2 Données socio-économiques Variante Longueur (m) P+E / Km (AGIII-4 chemins) r=500m 2005 Variante Centre Variante Nord 2020 Gain de temps (min) report VP (% d'utilisateurs) 5 860 17 100 17 600 4 6% 6 450 14 900 16 000 4 6% r : rayon d’influence Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 102/109 PARTIE 2 5.1.3 Analyse des résultats Le prolongement du T1 entre Asnières-Gennevilliers-Les Courtilles (AGIII) et Colombes, présente un trafic de l’ordre de 9 000 à 10 000 utilisateurs à l’heure de pointe et une charge dimensionnante de 3 300 à 3 700 localisée à l’arrivée à AGIII (en correspondance avec la ligne 13 du métro), dans le sens OuestEst. La variante Centre, est plus intéressante en termes de trafic et de population et emplois desservis que la variante Nord. A l’heure de pointe du matin elle présente un trafic supérieur de + 17%, et dessert plus de populations et d’emplois sur un rayon de 500m par Km de ligne (+ 10% par rapport à la variante Nord).A la journée la différence de trafic est plus importante car elle atteint + 35%. L’écart de trafic entre les deux variantes pourrait être plus important au regard d’une correspondance plus efficace de la variante Centre avec le réseau Saint-Lazare (à la gare de Colombes) par rapport à la variante Nord (Gare du Stade). De plus, elle dessert le centre-ville de Colombes. Néanmoins cette différence de trafic est réduite par la non-desserte de la variante Centre de deux arrêts importants situés au Nord que sont les stations Fossés Jean et Pierre de Coubertin. Le projet engendre un gain de temps moyen de 4 min aux voyageurs, qui dans la situation sans projet, empruntaient déjà les transports en commun. Le prolongement du T1 permet aussi un report modal des utilisateurs de la voiture vers les transports en commun, équivalent à 6% des usagers de l’extension. Une étude sera menée par le STIF avant la concertation afin d’estimer la fréquentation et la rentabilité du prolongement de la ligne de tramway T1 entre « AsnièresGennevilliers-Les Courtilles » et le T2 à Colombes, en tenant compte du tracé de l’arc du Grand-Paris Express et de l’Arc du Réseau Complémentaire. Rentabilité socio-économiques Les indicateurs de rentabilité socio-économiques sont synthétisés dans le tableau suivant : Variante Centre Bénéfice net actualisé (M€ 2010) 711M€ Variante Nord 399M€ Taux de rentabilité immédiate (%) 25.5% 15.8% Taux de rentabilité interne (%) 27.2% 19.6% Le calcul est réalisé sur une durée allant de la première année de décaissement en 2011 jusqu’à 30 ans après la deuxième mise en service du projet (2050). Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 103/109 PARTIE 2 5.2 Coûts d’investissement et d’exploitation Hypothèses Les principales hypothèses pour l’estimation financières des coûts du projet sont : - Valeurs référence : €HT courant janvier 2008 ; - Evaluation hors acquisitions foncières ; - Les circulations cyclables suivants des itinéraires alternatifs ne sont pas estimées ; - Le dimensionnement de l’assainissement et son prix sont estimés dans le respect de la réglementation sur le débit de fuite du schéma départemental d’assainissement 2005-2020 des Hauts-de-Seine ; - Emprises actuelles. Coût exploitation et maintenance Les hypothèses prises en compte pour le calcul du coût d’exploitation sont les suivantes : - Longueur moyenne de la ligne : 6km - Amplitude horaire du service: de 5h du matin à 1h du matin - Fréquence : 4min en heure de pointe (soit 15 tramway à l’heure), 10min en heure creuse (soit 6 tramway à l’heure) - Heures de pointe : de 8h à 10h et de 17h à 19h - Coefficient de 1,06 pour prendre en compte les hauts le pied - Coefficient de 301 pour passer de veh/km/jour au veh/km/an - Coût exploitation : 6 à 8 € du veh/km Avec ces hypothèses, le coût d’exploitation annuel de la ligne est de 4,1 M€ HT. L’évaluation des coûts d’investissement liés à la réalisation et à l’exploitation du prolongement du T1 d’ « Asnières – Gennevilliers – Les Courtilles » au T2 et de son exploitation est présentée dans le tableau ci-dessous. L’analyse des coûts est faite pour les deux variantes de tracé présentées à la concertation. Elle est réalisée en 3 étapes : - Evaluation des coûts des travaux du prolongement de la ligne de tramway T1 pour chacune des variantes. - Estimation des coûts d’études et des provisions pour aléas. - Calcul des coûts d’exploitation du prolongement. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 104/109 PARTIE 2 Prix 2011 Variante Centre Variante Nord 5 860 m 6 450 m Travaux hors GLO 26,9 29,6 Travaux dans le GLO 60,6 65,2 87,5 M€ 94,8 M€ P.A.I 20% (provisions pour aléas et imprévus) 17,5 19,0 MOE 12% 10,5 11,4 MOA 10% 8,8 9,5 124,3 M€ 134,7 M€ 4,1 4,1 128,4 M€ 138,8 M€ Linéaire de plateforme tramway SOUS-TOTAL TOTAL INFRASTRUCTURE Exploitation (Coût annuel) TOTAL (yc Exploitation) Attention : ces estimations sont réalisées hors acquisitions foncières. Variante Centre : Le coût global de l’opération est estimé pour la variante desservant le centre-ville de Colombes à plus de 124,3 M€ hors acquisitions foncières. Le coût global incluant l’exploitation (la 1ère année) est de plus de 128,4 M€. Le coût kilométrique s’élève à 21,2 M€ / km pour la réalisation des aménagements liés au prolongement du tramway T1 pour le tracé de la variante Centre. Variante Nord : Le coût global de l’opération est évalué pour la variante passant au Nord de Colombes à près de 134,7 M€ hors acquisitions foncières. Le coût global incluant l’exploitation (la 1ère année) est d’environ 138,8 M€. Le coût kilométrique observé est de 20,9 M€ / km pour la réalisation de l’infrastructure du prolongement de la ligne du tramway T1 selon le tracé de la variante Nord. Coûts du matériel roulant Le parc de matériel roulant nécessaire au prolongement de la ligne de tramway T1 entre « Asnières-Gennevilliers-Les Courtilles » et le T2 est estimé à 15 rames. Le coût unitaire d’une rame de Tramway Français Standard s’élève à 2,5 M€, soit un total de 37,5 M€ pour l’ensemble du parc. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 105/109 PARTIE 2 5.3 Evaluation multicritère des variantes de tracé Les deux variantes de tracé évaluées sont les variantes qu’il est proposé de retenir pour la concertation du prolongement de la ligne T1 entre Asnières-Gennevilliers-Les Courtilles et le T2 à Colombes. Méthodologie d’évaluation multicritère des variantes La recherche et l’étude des tracés pour le prolongement de la ligne de tramway T1 a permis de déterminer deux tracés principaux. Il convient à présent d’estimer et d’analyser leur pertinence. Au-delà des aspects fonctionnels, cette analyse doit permettre d’établir la performance des tracés potentiels au regard de différents critères. Les variantes sont évaluées selon une grille commune, prenant en compte différents critères couvrant des aspects variés : potentiel de desserte, trafic attendu, coûts, difficultés d’insertion… Les différentes variantes peuvent être confrontées au regard de leur réponse aux différents critères. Ainsi, l’évaluation permet d’identifier les difficultés et les intérêts de chacune des deux variantes afin de les comparer. A l’issue de cette analyse, il est possible d’établir recommandations, au regard des critères évalués. un certain nombre de Tableau d’évaluation multicritère des variantes L’évaluation est faite selon 5 niveaux de notation, du très pénalisant (orange foncé) au très favorable (vert foncé). Le niveau de notation de chaque critère est défini selon des aspects réglementaires et législatifs, sécuritaires, quantitatifs (mise œuvre des différentes fonctionnalités urbaines, impact foncier) et qualitatifs (intégration dans le contexte urbain, création d’ambiance). Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 106/109 PARTIE 2 Prolongement du T1 par la Variante Centre ++ Desserte Population et emplois desservis Fréquentation (sans GPE) Exploitation Urbanisme / Aménagements urbains Centre-ville Correspondance directe Métro 13 / Transilien J / T2 Prolongement du T1 par la Variante Nord Correspondance directe Métro 13 / T2, indirecte Transilien J (8’) + O P+E / km : 17 600 P+E / km : 16 000 + O 10 100 utilisateurs HPM 108 100 utilisateurs / jour 8 700 utilisateurs HPM 80 000 utilisateurs / jour + O 5 860 m (1000 m banalisés) 19 min 48 sec 6 450 m 20 min 54 sec ++ + Lien entre les différents projets urbains et le centre-ville Facteur de développement éco. Emprises et aménagements réduits à minima - - Circulation Avenue de l’Agent Sarre en sens uniques convergents Itinéraire de transit routier, pénétrante A86 vers Paris O O Modes doux Trottoirs contraints Itinéraires cyclables alternatifs Trottoirs contraints Itinéraires cyclables alternatifs - - Stationnement -430 places (-80%) Hors poches de stat. créées -460 places (-80%) Hors poches de stat. créées Espaces verts Coût (Hors acquisitions foncières, …) Accessibilité pompiers Impact foncier lié à l’infrastructure Légende : - - -275 arbres (-45%) -265 arbres (-45%) + O 128,4 M€ 21,2 M€/km 7 R+3 à vérifier sur Agent Sarre, vérifications ponctuelles avec la BSPP sur le reste du tracé 138,8 M€ 20,9 M€/km 10 R+3 à vérifier avec la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris En cours d’étude Evaluation de l’impact En cours d’étude -- - O + ++ Très négatif Négatif Neutre Positif Très positif Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 107/109 PARTIE 2 6. CALENDRIER fin 2011 – début 2012 Concertation préalable et bilan fin 2012 Schéma de principe et enquête publique 2016/2017 Horizon mise en service 7. CONCLUSION Le prolongement de la première ligne de tramway de l’agglomération parisienne vers l’Ouest, entre la station de métro « Asnières-Gennevilliers-Les Courtilles » et le tramway T2, permettra de compléter le maillage du réseau lourd de transport en commun. Ainsi, l’extension du T1 facilitera les déplacements en rocade et favorisera l’interconnexion aux lignes de transport lourd (Transilien, métro et tramway) qui assurent des liaisons rapides en direction et en provenance de Paris. Le prolongement de la ligne de tramway T1 jusqu’au T2 repose sur les axes majeurs du territoire traversé comme l’avenue de la Redoute à Asnières, l’avenue de l’Europe, la rue des Renouillers, la rue du Président Salvador Allende ou le boulevard Charles de Gaulle sur le tronc commun T1/T2 à Colombes, avant de rejoindre le terminus rue Gabriel Péri, à la limite communale avec la ville de Nanterre. Ces mêmes voies connaissent de nombreux projets urbains (ZAC et renouvellement urbain). Dans le centre de Colombes, l’extension de la ligne présente deux variantes de tracé : 1) La première, la variante Centre emprunte un itinéraire plus direct entre « Les Courtilles » et le T2, en s’intégrant dans l’avenue de l’Agent Sarre avant de desservir la gare de Colombes. Elle reprend ensuite la rue du Bournard, la rue Gabriel Péri, le boulevard Edgar Quinet et la rue Paul Bert. Cette variante de tracé présente les avantages suivants : elle permet une interconnexion directe entre le T1 et la ligne J du Transilien à la gare de Colombes et offre une desserte performante des nombreux équipements, commerces et logements du centre-ville de Colombes. Pour ces raisons, la variante Centre est la plus intéressante en termes de trafic et de population et emplois desservis. Cependant, ce tracé rencontre des difficultés d’insertion, notamment sur l’avenue de l’Agent Sarre, du fait de son étroitesse. Néanmoins, des études sont en cours pour trouver des solutions techniques permettant de limiter les impacts en s’insérant dans l’emprise existante. Pour autant, les pistes explorées à ce jour (site banalisé, zone 30) auront tout de même des conséquences fortes : partage de l’espace public nécessaire entre les piétons, le tramway et les usagers de la route ; impact sur l’exploitation du tramway – réduction de la vitesse –, accrochage des fils d’alimentation électrique sur certaines façades ; modification du plan de circulation de la ville de Colombes, etc. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 108/109 PARTIE 2 2) La seconde variante de tracé, la variante Nord, passe par le Nord du territoire colombien. Après le carrefour des Quatre Routes, l’itinéraire de cette variante emprunte l’avenue de Stalingrad, franchit les voies ferrées près de la rue des Entrepreneurs et traverse le parc d’activité Kléber. Le tramway suit alors la pénétrante formée par le boulevard de Valmy, prend l’avenue Audra avant de rejoindre l’axe Europe-Renouillers-Allende. Cette seconde variante présente l’avantage de desservir des quartiers en renouvellement urbain qui offrent d’importantes possibilités de mutation. Le projet de tramway vient donc s’intégrer dans un projet de ville. En outre, ce tracé présente moins de difficultés pour son insertion dans le tissu urbain. Cependant, cette variante est moins efficace en termes de trafic voyageurs car elle dessert un bassin de population/emploi inférieur au tracé de la variante Centre. En outre, elle n’offre pas de correspondance directe avec la ligne J du Transilien (station située à 400 m de la gare). En conclusion, chacune des deux variantes de tracé présente des avantages et des inconvénients en termes de desserte et d’insertion urbaine. Il est donc proposé de présenter ces deux variantes de tracé en concertation préalable et de continuer à mener des études plus approfondies, avant le lancement de la concertation, afin de minimiser les impacts d’insertion urbaine et d’affiner le trafic voyageur attendu sur la ligne. Prolongement du T1 de la station « Les Courtilles » au T2 à Colombes Page 109/109