SAMEDI 20 AOUT 2016 à 13h30

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SAMEDI 20 AOUT 2016 à 13h30
mardi 02 août 2016
Un magazine de la Rédaction - dirigé par Pascal Pinning
Rédaction en chef : Pascal Pinning
Rédacteur en chef adjoint : Olivier Escriva
Présentation : Audrey Crespo-Mara
SAMEDI 20 AOUT 2016 à 13h30
CARNETS DE BAL
Un reportage de Allan Rothschild
Image: Eric Pouget
Montage : Erwan Bizeul (les productions du moment)
Pendant un an, les caméras de Grands Reportages ont voyagé à travers toute la France, à la rencontre des
bals et de tous ceux qui les font vivre. Un reportage qui nous invite dans le tourbillon des danseurs, sur les
places publiques, dans le ventre des péniches parisiennes, à Dunkerque comme au château de Versailles,
dans le Massif Central et dans la Drôme. Le bal se perpétue, s’adapte, se renouvelle. Regarder les gens
danser, c'est capter l'époque et sentir l'air du temps. La salle de bal devient ainsi un baromètre du lien
social.
Dans le Nord, pendant la période du carnaval, la fête est permanente et les bals se comptent par dizaines. Pascal est
« tambour major ». Il est le métronome de la fête, celui que toute une région suit au bal. C'est lui qui dirige la fanfare de
plus de quarante musiciens. Dans la salle, huit mille personnes, toutes générations confondues, attendent depuis des
mois son signal pour chahuter. "Pour les gens, c'est un antidépresseur. Il y a de l'ambiance, il n'y a qu'à Dunkerque
qu'on voit pareille fête!", s'exclame Pascal. Les participants sont tous déguisés, méconnaissables. Comme l'explique
Florian, 21 ans, sous son épais maquillage : " Pendant les bals du carnaval, avec ce déguisement il n'y a plus ni patron
ni chômeur, tout le monde est uni, ça fait vraiment du bien pour nous et pour les autres." Le bal est aussi une affaire de
générosité. Patrick, l'organisateur de la fête, en témoigne : "Dans un premier temps on paye nos factures, et ce qui nous
reste, on redistribue par des dons à des associations régionales qui luttent contre la maladie, le handicap. C'est aussi là
notre grand bonheur".
Ensuite, Direction … Paris. Dans un quartier branché, le long d'un canal, le bal renait et vit un choc des cultures. Sur
une péniche, de jeunes Parisiens se réapproprient les danses folks de nos villages. Ce qui fait le succès de ces bals,
c'est la chaleur. Ce qu'on y voit, c'est le sourire. Cyril, l'organisateur de ces cours dédiés aux débutants, résume la force
des danses traditionnelles : " Il suffit de savoir marcher pour danser. Pas besoin d'avoir fait trois ou quatre mois de cours
pour pouvoir inviter quelqu'un, on pourrait même apprendre en regardant quelqu'un danser tellement les danses sont
accessibles !"
La première semaine d'août, Cyril et d'autres passionnés rejoignent des milliers de danseurs folks en Auvergne pour le
grand bal de Saint-Gervais-D'auvergne où, du lever au coucher du soleil, des passionnés venus de l'Europe entière
dansent, enivrés de musiques folk.
Cette ritournelle à travers les salles de bal françaises fait aussi une étape au château de Versailles. 2015 marque le
tricentenaire de la mort du Roi Soleil et la ville célèbre l'événement en organisant un bal, à l'Orangerie. Nous sommes
alors en juin, le bal est ici un spectacle branché et tout le monde doit venir costumé comme à l'époque de Louis XIV.
Pour ce rendez-vous, les plus beaux atours s'arrachent. Ce bal du Roi Soleil est le premier pour Amélie, vingt-et-un ans,
et Iman, dix-huit ans. Deux débutantes pour lesquelles la fête démarre avec le choix de leur robe de princesse. Leur
costumière, Guënic, pose un regard tendre sur ces deux jeunes filles qui font des essayages de robe de Cour : "Souvent
il se passe quelque chose entre la personne et le costume ; certaines époques vont bien à certaines personnes, ça se
voit immédiatement dans les yeux quand ça plait, nous avons l'habitude de dire que chaque personne trouve son
époque, celle qui lui va bien." À Versailles, les monarques ne sont plus. Mais au bal chacun se rêve roi ou reine dans un
bal conçu pour le prestige de soi.
Nous voici ensuite au cœur de l'été sur les petites routes du sud de la France. Cela fait plus de vingt ans que le groupe
"Les Song Family" anime avec succès des bals dans le Drôme. Comme tous les quatrièmes weekends du mois d'août, ils
jouent à Saint-Nazaire-le-Désert. Dans le coin, les bals avec à l'affiche des groupes 'live' se font rares. Mais dans le
Désert ; ils maintiennent le cap, ils sont fidèles et savent faire la fête. Pourtant, à six cents mètres d'altitude, ils ne sont
pas nombreux à vivre, 148 habitants. Mais ce weekend là, tous les jeunes reviennent au pays pour se retrouver et
danser. La fille de l'ancienne boulangère ne manquerait ce rendez-vous pour rien au monde :
"C'est très important. Ça nous permet de tous nous retrouver. Parce qu'on est tous éparpillés dans la France, on n'a pas
beaucoup d'occasions de nous voir. Ce bal existe depuis des générations, nous devons poursuivre et faire vivre la
tradition." En regardant les jeunes s'amuser, les anciens se souviennent du moment où ils étaient à leur place. Et ils ne
sont pas inquiets pour leur soirée, la transmission est assurée. "À Saint-Nazaire-le-Désert, notre bal, c'est le truc qui fait
vivre le village, alors on fait tout pour la garder, cette fête."
Au travers des belles rencontres qui émaillent ce reportage chaleureux et joyeux, nous découvrons qu'il reste en France
un profond désir de bal qui transcende les générations. Sur les places publiques, dans le ventre des péniches
parisiennes, à Dunkerque comme au Château de Versailles, dans le Massif Central et dans la Drôme, le bal se perpétue,
s’adapte, se renouvelle. Avec lui, les danses de couple refont surface, et si le bal connaît un retour en grâce, c’est parce
que ses vertus redeviennent désirables.
POMPIERS DE NEW-YORK : LA RELEVE
Un film de Guillaume Dumant, Nicolas Moscara 60’
Montage : Gael Pouvreau, Loïc Célarié (Tony Comiti Productions)
C’est la première fois depuis le 11 Septembre 2001 qu’une équipe de journalistes a pu suivre le quotidien
des pompiers de New York. Avec plus de 11 000 salariés et plus de trois sorties par minute, les soldats du
feu de la Grosse Pomme représentent le plus important corps de pompiers des Etats Unis.
Incendie ravageur de restaurant ou d’habitations, secours à un adolescent isolé en plein milieu d’une mer
de glace ou encore cours d’entraînement dans une école digne des plus grands studios de cinéma, le
quotidien des sapeurs-pompiers de New York est riche et surtout imprévisible. Pendant un mois, pour
Grands Reportages, une équipe a suivi le quotidien de trois membres du célèbre Fire Department of New
York.
Quand certains luttent contre les flammes, d’autres viennent en aide aux personnes les plus défavorisées de la ville.
Certaines rencontres peuvent même laisser des souvenirs impérissables comme celle avec une des plus grandes stars
du cinéma américain.
Lors de chaque intervention, les pompiers de NY ont été équipés de plusieurs mini-caméras. Un dispositif exceptionnel
pour ne rien rater du travail de ces hommes et femmes, régulièrement confrontés à des incendies hors norme.
La caserne de la Rescue 3 regroupe les pompiers d’élite du Bronx. Ce sont eux qui sont appelés en renfort lorsque les
feux sont hors de contrôle. Dans ce quartier défavorisé de New York, les incendies sont quotidiens. Bob est le doyen de
la Rescue 3. Avec près de 40 ans d’expérience, ce pompier nous livre ses analyses ainsi que sa vision d’un métier dans
lequel le risque zéro n’existe pas.
Les pompiers de la ville comptent aussi dans leur rang du personnel médical. Parmi eux, Cyndie est née et a grandi en
Seine-Saint-Denis. Arrivée à l’âge de 9 ans aux Etats-Unis, cette femme, médecin urgentiste passe ses nuits à sillonner
les rues du sud de Manhattan pour venir en aide aux plus défavorisés.
Nombreux sont ceux qui veulent régulièrement intégrer les rangs de ce corps admiré et reconnu dans le monde entier.
Joséphine, en rêve depuis qu’elle est toute petite afin de prolonger une histoire familiale. Son père fait partie des 343
pompiers décédés lors des attentats du 11 septembre 2001. Elle est la première fille de victimes des attentats à
reprendre le flambeau de son père.
A travers ces trois personnages, ce numéro de Grands Reportages est un document sur le quotidien du célèbre service
du FDNY.
GROUPE TF1 - DIRECTION DE LA COMMUNICATION
Contact presse : Caroline Stevens - [email protected]
01 41 41 12 33
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