Manuel Valls : «Chacun connaît mon respect à l`égard

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Manuel Valls : «Chacun connaît mon respect à l`égard
ARAV : «Les 53 chaînes TV privées offshore sont concernées par le cahier des charges»
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Quotidien national d'information
N° 6484 Prix 10 DA France 1 C
Mardi 20 septembre 2016
LE PREMIER MINISTRE FRANÇAIS REVIENT POUR LA PREMIÈRE FOIS SUR SON TWEET
Manuel Valls : «Chacun connaît mon respect
à l’égard du président Bouteflika»
Par
la guerre de libération. Le Premier
ministre français a dit qu’il faut
«se tourner» vers l’avenir même
LES LICENCES D’IMPORTATION SERONT ÉLARGIES
À L’ÉLECTROMÉNAGER, AU MAÏS ET AU SOJA
LE MARCHÉ de l’automobile
local pourrait, dès l’année prochaine,
voir l’arrivée de véhicules d’occasion d’importation. Le gouvernement compte, dans le cadre du projet
de loi de Finances 2017, lever l’interdiction d’importation des véhicules de moins de trois ans. Mais,
selon le ministre du Commerce,
Bakhti Belaïb, qui se prononçait sur
ce sujet à l’occasion de son passage,
hier, au forum du quotidien national
El Moudjahid, cela va se faire sous
certaines conditions. Le ministre a
expliqué qu’un cahier des charges
bien précis va être élaboré à cet effet
dans le but de s’assurer que les véhicules d’occasion importés sont aptes
à circuler c’est-à-dire «des véhicules
ne représentant aucun danger à leur
utilisateur», a précisé Bakhti Belaïb.
Suite en page 6
ACTUALITÉ
Un accord pourrait être trouvé avant fin septembre
pour stabiliser le marché pétrolier
INDUSTRIE
„ 60 à 80% d'avancée
dans les négociations
sur le projet Volkswagen ....p2
Par
Bahia Aliouche
Photo : DR
Par
ou nier ce qu’a été le 8 mai 1945 à
Sétif. Personne ne peut oublier le
drame de la guerre d’Algérie, les
SELON LE PRÉSIDENT DU VENEZUELA, NICOLAS MADURO
Vers la levée de l’interdiction d’importation
des véhicules d’occasion
Ziad Abdelhadi
s’«il ne faut pas oublier le passé»,
avant de rappeler que «personne ne
peut oublier les moments sombres
LE PRÉSIDENT vénézuélien, Nicolas Maduro, a
annoncé, dimanche dernier,
à l’occasion du 17e Sommet
des Non-alignés que les
pays producteurs de
pétrole, membres de l’Opep
ou en dehors de l’organisation, approchaient d’un
accord pour stabiliser le
marché, et a dit s’attendre à
sa conclusion ce mois-ci.
«Aujourd’hui, je peux
constater que nous sommes
prêts à conclure un accord auquel adhéreront tant les pays de l’Opep
(Organisation des pays exportateurs de pétrole) que des Etats qui n’en
font pas partie», a déclaré M. Maduro en clôture dudit sommet dont il
assumait la présidence.
Suite en page 5
Supplément International
Le pétrole, arme stratégique
dans la lutte pour le pouvoir
en Libye
Lire pp 11 à 14
POLITIQUE
„ Décennie noire
en Algérie : la France fait
son «mea-culpa» ..................p3
Photo : DR
LE PREMIER ministre français, Manuel Valls, s’est exprimé
pour la première fois sur l’épisode
du tweet de la photo du président
Abdelaziz Bouteflika. Selon le responsable français, qui a accordé
une interview au magazine Jeune
Afrique, paru hier, il n’avait nullement l’intention de nuire à l’image
du chef de l’Etat. «Chacun connaît
mon respect à l’égard du président
Bouteflika», a-t-il déclaré, affirmant que l’incident «n’a rien
changé à la relation que nous
entretenons depuis quatre ans avec
les autorités algériennes et avec le
Premier ministre Sellal». «Il faut
avoir du sang-froid dans ce genre
de situation», a-t-il encore indiqué
rappelant que son pays «a
confiance en l’Algérie et en son
potentiel immense de grand partenaire». Manuel Valls, dont le tweet
de la photo du président Bouteflika
lors de sa visite officielle à Alger
les 9 et 10 avril dernier avait
déclenché une tempête sur les
réseaux sociaux et les médias, a
même tenu à rappeler l’histoire de
Photo : DR
Hasna Yacoub
massacres, la torture, mais aussi le
sort des harkis […]. Ces faits doivent être rappelés et commémorés.
Laissons les historiens mener les
travaux et cessons de vivre dans la
culpabilité, le ressassement et la
repentance. Un pays s’honore de
reconnaître ses responsabilités».
Manuel Valls a même avoué que
«la colonisation a nié la réalité des
peuples» et «a représenté beaucoup de souffrances et aussi une
perte de richesses économiques et
humaines». Il faut dire que le tweet
du Premier ministre français a été
très mal perçu du côté algérien et à
très haut niveau. Manuel Valls, à la
veille des élections de 2017 en
France, a tenu à «s’excuser» à sa
manière du désagrément causé par
son acte «désobligeant». Est-ce
suffisant pour faire disparaître l’atteinte portée à l’image du
Président ? Publier cette photo
était un acte «abject», «une agression délibérée» et «une atteinte à
l’Algérie», selon plusieurs responsables politiques et syndicaux algériens. Et ce n’est malheureusement
pas la première venant de la
France.
Suite en page 2
HYDRAULIQUE
„ Ouali : «La lutte contre
les branchements illicites
et les fuites d'eau potable, notre
souci majeur» ........................p5
2
L ’ É V É N E M E N T
Mardi 20 septembre 2016
SELON LE DG DE LA CHAMBRE ALGÉRO-ALLEMANDE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE
60 à 80% d’avancée dans les négociations
sur le projet Volkswagen
Par
Reda Cadi
e projet d’usine de
montage de voitures de
la marque allemande
Volkswagen enregistre des
avancées prometteuses. «Les
négociations sont en cours. Elles
enregistrent un taux d’avancement entre 60 et 80%. Il reste
toujours quelques points à finaliser», a indiqué, hier à Alger, le
directeur général de la Chambre
algéro-allemande de commerce
et d’industrie (AHN), Marko
Ackermann, cité par l’APS.
M. Ackermann, qui s’exprimait
en marge d’une rencontre organisée par le Forum des chefs
d’entreprises (FCE) en collaboration avec l’AHN sur le thème
«Le rôle de la formation et des
exportations pour l’entreprise»,
a, par ailleurs, évoqué la volonté
de l’Algérie d’installer des projets de l’industrie mécanique à
l’instar de celui de la fabrication
locale de pièces de rechange.
A ce propos, il dira que plusieurs
projets étaient en cours de discussions, sans livrer plus d’informations sur la nature de ces
projets ou les segments
concernés. «Je ne peux pas
vous donner plus de détails.
L’Allemagne a un intérêt de
créer des partenariats. Mainte-
Photo : DR
L
nant ça se discute entre les
entreprises et les investisseurs»,
a-t-il souligné à la presse. «Nous
sommes là pour les soutenir.
Pour certains projets, comme la
production des pièces de véhicules, ce marché nous intéresse
et nos entreprises sont intéressées de s’y engager. Nous
sommes là pour faire le lien,
pour trouver des partenaires
potentiels pour le moment», a-t-il
ajouté.
A ce propos, le constructeur
automobile Mercedes, qui est
présent en Algérie avec l’usine
de montage de Tiaret, aurait projeté de ramener dans son sillage
le Groupe allemand Bosch qui
compte parmi les plus grands
fabricants de composants automobiles au monde, jouissant
d’une grande renommée, fruit de
son savoir-faire et de ses compétences reconnues. Bosch commercialise une large palette de
pièces et accessoires de rechange
automobile. Concernant l’usine
de montage Volkswagen, rappelant que des discussions entre le
Groupe Sovac et le constructeur
allemand avaient été entamées,
en mars dernier, sur un projet de
fabrication de voitures de cette
marque en Algérie. Volkswagen
compte entrer dans un partenariat pour la fabrication de plusieurs types de véhicules comme
Seat et d’autres marques, avait
alors indiqué le ministre de
l’Industrie et des Mines,
Abdessalem Bouchouareb, à
l’issue d’une rencontre qui avait
regroupé les deux parties au
siège de son ministère. «Nous
sommes ouverts à ce partenariat
car nous ne pouvons imaginer
une industrie mécanique sans un
partenaire allemand qui est déjà
présent en Algérie dans la fabrication des véhicules de poids
lourds», avait déclaré le
ministre. De son côté, le représentant de Volkswagen avait
relevé que le marché algérien
était «très attractif» et «très
important» pour le constructeur
automobile allemand.
Concernant l’avancement
d’autres projets dans le cadre de
la coopération algéro-allemande,
M. Ackermann a indiqué que
plusieurs secteurs d’activité
étaient ciblés à l’instar des énergies renouvelables.
R. C.
Manuel Valls : «Chacun connaît mon respect à l’égard du président Bouteflika»
Suite de la page 1
Faut-il rappeler que le président de la
République a décidé de porter plainte
contre le journal le Monde après la publication par le quotidien français de sa
photo à la Une de son édition du 5 avril
dernier, traitant de l’argent caché des
chefs d’Etat, dans le sillage des informations révélées par le scandale mondial
appelé les «Panama Papers» et où
M. Bouteflika n’était aucunement cité.
Ainsi donc, même si Valls a estimé que
son tweet n’a rien changé à la relation
entre les deux pays, cela ne demeure que
son avis personnel.
Par ailleurs, en réponse à une question
de Jeune Afrique, le Premier ministre
français est revenu sur les relations de la
France avec le Maroc et l’Algérie, estimant que son pays peut avoir des «rela-
tions d’exception avec les uns et les
autres». «Nous ne sommes pas entre
l’Algérie et le Maroc. Nous sommes avec
le Maroc et l’Algérie. Nous pouvons avoir
des relations d’exception avec les uns et
les autres», a-t-il déclaré. Selon lui, «le
président Hollande a rétabli avec Alger
un partenariat indispensable qui avait été
abîmé au cours du quinquennat précédent». «Et si nous avons connu avec
Rabat une brève période de difficultés
pour des raisons juridiques -ce que je
regrette-, elle est aujourd’hui totalement
surmontée», a-t-il fait valoir. Pour
Manuel Valls, ce qui rapproche encore
davantage la France de ces deux pays du
Maghreb est l’urgence accordée à la lutte
contre le terrorisme. Cette urgence «crée
aussi une confiance nouvelle sur le plan
économique, sur celui des relations
zzz AU FIL DES JOURS
Par
A. Samil
QUAND L’EXPLICATION économique,
enveloppée dans une abondance de chiffres
et de pourcentages, n’arrive plus à justifier
une situation de crise, on se dit qu’il faut
alors changer d’angle vision pour ce qui est
de l’observation, et de braquet pour le
virage à prendre pour escompter une solution acceptable. Le risque pour les visions
trop formatées par un économisme qui n’a
pas d’existence en soi est de faire perdurer
les états de crise et les ronronnements habituels en jetant un voile, impudique plus que
pudique, sur les vraies causes et facteurs de
blocage. Aussi, quand une impertinence
humaines et des échanges culturels», a-til poursuivi. Et d’ajouter : «Nous avons
des relations politiques de très grande
qualité et il ne faut surtout pas se laisser
impressionner par tel ou tel commentaire.» Manuel Valls, qui s’apprête à
entamer une tournée africaine qui le
mènera à Dakar, Accra, Lomé et Abidjan
a tenu à s’adresser aux pays africains en
soulignant qu’«Aujourd’hui, l’avenir de
l’Afrique est entre les mains des Africains
et de leurs dirigeants. Ils ne doivent pas
être tournés vers le passé, mais vers
demain […]. C’est dans ce sens que la
France leur tend la main en tant que partenaire, d’égal à égal sans rien oublier de
nos liens, ceux de l’histoire et de la
langue». Enfin, invité par Jeune Afrique à
réagir sur les propos du président Sénégalais Macky Sall, qui estime que la réponse
au terrorisme doit s’éloigner de la «stigmatisation» des musulmans qui sont aussi
les premières victimes de ce terrorisme, le
Premier ministre français, Manuel Valls,
dit «(…) c’est ce que je répète inlassablement depuis janvier 2015. Je me retrouve
totalement dans les propos de Macky Sall
qui est un ami et un grand dirigeant. J’ai
toujours rappelé que les premières victimes du fondamentalisme étaient les
musulmans [...]. Je le répète : la République protège et protègera les musulmans de France et je n’accepterai aucun
amalgame. Il faut s’élever contre le populisme, notamment d’une partie de la
droite française qui alimente une confusion entre regroupement familial, immigration, réfugiés et terrorisme et donc, à
la fin des fins, entre musulmans et terrorisme».
H. Y./Sites
Appeler les choses par leur nom
mesurée vient soutenir une analyse, un état
des lieux sortant de l’ornière et du psittacisme, le fait se doit d’être relevé et, pourquoi pas, salué. Surtout quand à cet
exercice difficile, son auteur, ingénieur
bardé de titres universitaires, se prévaut
plus de son militantisme politique que de sa
qualité de vrai expert international exerçant
depuis des lustres en qualité de coordinateur exécutif de l’Alliance mondiale des
villes contre la pauvreté dans le cadre du
Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Cet homme, qui parle
des «limites» du système politique (algérien)
comme facteur d’aggravation de la crise
économique et sociale, c’est Mohand
Amokrane Cherifi, membre de l’instance
présidentielle du FFS et un des tout premiers cadres et experts économiques de
l’Algérie indépendante.
Au débat organisé samedi dernier par le
parti du défunt Hocine Aït Ahmed, Cherifi,
qui fut également ministre du Commerce
sous Chadli Bendjedid dans les années 1980,
ne tourne pas trop (ou plutôt pas du tout)
autour du pot. Pour lui, «le statu quo que
connaît le pays est le résultat d’une convergence entre les intérêts occidentaux et ceux
de notre système politique pour que rien ne
change en Algérie». A la bonne heure ! Et
pourquoi donc, «ils» voudraient que rien
ne change ? L’expert répond en toute franchise : «La raison est qu’une alternative réellement démocratique constitue pour eux une
perspective pleine d’incertitudes, avec le
risque de remise en cause des rentes de situation politiques et économiques.» Voilà en tout
cas qui a le mérite non seulement d’être
clair mais d’indiquer également une piste
claire pour la solution. On l’aura compris, il
faut bousculer le système et ses hommes jusqu’à remettre en cause les rentes et les prébendes tirés des gestions opaques. Pas facile
du tout. Mais si on veut que cela change,
l’enfermement du système ne laisse pas
d’autre alternative. Car, argumente le professeur Cherifi, c’est le statu quo qui permet
au système de préserver «ses intérêts et
d’arranger ses principaux partenaires occidentaux» intéressés par la sécurité de leur
approvisionnement en gaz et pétrole. A. S.
L ’ É V É N E M E N T
Mardi 20 septembre 2016
3
PREMIER FORUM DE COOPÉRATION PARLEMENTAIRE ENTRE LE CONSEIL DE LA NATION
ET LE SÉNAT FRANÇAIS À PARIS
Décennie noire en Algérie : la France
fait son «mea-culpa»
Par
Hasna Yacoub
ujourd’hui cible des
attaques terroristes, la
France fait son «meaculpa» en reconnaissant par la
voix de son président du Sénat,
Gérard Larche, avoir «trop mal
perçu la décennie noire»
vécue par l’Algérie. En effet,
M. Larcher qui a accueilli, hier
et pour deux jours, son invité
Abdelkader Bensalah,
le président du Conseil de
la nation, n’a pas manqué
d’affirmer qu’avec l’Algérie
«nous pouvons trouver des
réponses» au terrorisme, reconnaissant que la France a «trop
mal perçu la décennie noire en
Algérie». C’est le cas de le dire
puisque l’Algérie qui faisait face
seule à ce phénomène, a été
isolée et accusée par les adeptes
du «qui tue qui ?». Et pour avoir
subi les affres du terrorisme dans
sa chair, l’Algérie continue de
coopérer pour éradiquer la
menace et faire profiter d’autres
nations de son expérience. A ce
propos justement, le président du
Conseil de la nation qui copréside le 1er Forum de coopération
parlementaire entre le Conseil de
la nation et le Sénat français, a
tenu à souligner à Paris, que le
terrorisme est «l’une des plus
graves menaces» à la paix et à la
sécurité dans «notre région et
dans le monde», expliquant que
ce phénomène «frappe sans discernement dans notre environnement immédiat, au Sahel, en
Afrique de l’Ouest, mais aussi
Photo : DR
A
en Europe». «On a encore en
mémoire les images des actes
barbares qui ont endeuillé la
France, des actes criminels
et lâches que mon pays a
condamnés avec rigueur tout en
affirmant sa solidarité avec le
peuple français ami», a déclaré
M. Bensalah, cité par l’APS.
Face à ces menaces, il a appelé
les deux institutions parlemen-
taires à «encourager» les
gouvernements des deux pays à
«poursuivre leur dialogue et leur
coopération dans le cadre de la
stratégie des Nations unies en la
matière d’objectifs communs et
partagés». Il n’a pas manqué
cependant d’insister sur le fait
que la menace terroriste est «plus
préoccupante au niveau de la
bande sahélo-sahélienne qui
nécessite la poursuite du dialogue et la coopération entre
l’Algérie et la France». Il a
également précisé que «la
situation est aggravée par la
prolifération de la criminalité
organisée sous toutes ses formes,
ainsi que par des actions subversives d’organisations terroristes
transnationales visant la déstabilisation aussi bien de cette
région, que celles de l’Afrique
du Nord et du bassin occidental
de la Méditerranée». En plus
de la réponse sécuritaire au
terrorisme, M. Bensalah a
préconisé l’adoption d’une
«politique de dé-radicalisation»
et de «prévention» de la radicalisation «en impliquant les institutions publiques, la société civile
et surtout le citoyen». «Nous
devons renforcer la démocratie
dans nos pays ainsi que l’Etat de
droit et luter contre l’exclusion
comme éléments essentiels de la
lutte contre ce fléau», a-t-il
recommandé, soulignant sa
conviction que la démocratie
«constitue le meilleur moyen de
marginaliser, d’isoler et de discréditer le discours extrémiste».
Il a appelé dans ce contexte à
une mobilisation contre la
xénophobie et l’islamophobie
qui sont «en nette progression
dans nombre de sociétés
occidentales», des phénomènes
«parmi les nouveaux visages de
l’extrémisme qui alimentent le
terrorisme». A noter enfin que
M. Archer a rappelé lors de son
allocution, sa dernière visite en
Algérie, intervenue en septembre
2015. Il a, à ce propos, évoqué
l’audience que lui a accordée le
président de la République,
Abdelaziz Bouteflika, au cours
de laquelle, a-t-il dit : «J’ai
apprécié sa sagesse, son sens de
l’Etat, nourri par sa longue
expérience, et son analyse des
situations dans le monde qui est
hors pair».
H. Y.
ÉVOQUANT LA COOPÉRATION ÉCONOMIQUE ALGÉRO-FRANÇAISE DEVANT FAVORISER L’INVESTISSEMENT
Bensalah rappelle à Paris l’exigence
du partenariat «gagnant-gagnant»
LE PRÉSIDENT du Conseil
de la nation, Abdelkader
Bensalah, a entamé hier une
visite officielle de deux jours en
France, à l’invitation de son
homologue français, Gérard
Larcher, durant laquelle se
tiendra le 1er Forum de coopération parlementaire entre le
Conseil de la nation et le Sénat
français qui s’inscrit dans le
cadre de la mise en œuvre du
protocole de coopération parlementaire, signé entre les deux
institutions à Alger en septembre
2015. Lors de cette visite qui
intervient après celle effectuée en
Algérie par le président du Sénat
français du 8 au 11 septembre
2015 et suite aux rencontres parlementaires et ministérielles entre
les représentants des deux pays,
en Algérie et en France, les parlementaires des deux pays ont
passé en revue les relations
bilatérales et ont échangé leurs
vues sur les questions régionales
et internationales d’intérêt
commun. Comme ils ont égale-
ment procédé à l’évaluation de la
coopération entre les deux
institutions parlementaires et examiner les moyens de la consolider. Et à ce propos,
M. Gérard Larcher a souligné,
dans son allocution à l’ouverture
des travaux du Forum, que les
relations bilatérales entre les
deux pays ne sont pas «tributaires» d’une majorité politique
ou de partis, soutenant que «ce
n’est pas l’affaire de la droite, de
la gauche ou du centre». Pour
lui, la France et l’Algérie ont
ouvert ensemble «une nouvelle
ère» dans leurs relations et que
face aux défis économiques, elles
«doivent cheminer ensemble».
De son côté, le président du
Conseil de la nation, Abdelkader
Bensalah, a affirmé que «la
situation est propice pour donner
un nouvel élan à la coopération
économique bilatérale. Une
coopération qui doit dépasser
l’aspect commercial et favoriser
davantage l’investissement productif, le transfert technologique
et la réalisation de pôles de
compétitivité et de centres d’excellence». Il a ajouté à cet effet
que les entreprises françaises,
«qui ont une bonne connaissance
de l’économie algérienne et qui
sont favorisées par des facteurs
propres aux relations particulières» entre les deux pays, «sont
les mieux placées pour saisir les
nombreuses opportunités rendues
possibles par l’énorme programme de développement en
cours en Algérie, et ce, à travers
des partenariats ‘‘gagnant
gagnant’’». «Ces efforts attendus
des opérateurs français viendront
consolider des relations économiques déjà solides entre nos
deux pays, la France étant l’un
des premiers partenaires de
l’Algérie en termes d’échanges
commerciaux et d’investissements», a-t-il rappelé. Selon
Abdelkader Bensalah, les relations entre les deux pays
«connaissent un saut, autant
quantitatif que qualitatif unique»,
et ce grâce à l’engagement politique «déterminé» des présidents
Abdelaziz Bouteflika et François
Hollande qui «ont instauré un
L’Accord d’Alger sur le Mali, résultat d’une coordination
algéro-française «réussie»
LE PRÉSIDENT du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a affirmé hier à Paris
que l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali est «l’illustration et le
résultat d’une coordination réussie des efforts de nos deux gouvernements et de toute la
communauté internationale». Il a précisé que cet accord «s’inscrit dans une optique de
réconciliation nationale, de respect de l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et de la
forme laïque et républicaine du Mali, mais aussi de prise en charge effective et adéquate
des revendications légitimes des populations du Nord». Il a relevé que l’Algérie et la
France travaillent «étroitement» pour la résolution «pacifique» des conflits au Sahel et
ailleurs en promouvant des solutions politiques «à travers notamment le dialogue
inclusif et en associant la communauté internationale».
dialogue politique dense et
fécond» entre les deux pays,
«conforté par la régularité des
échanges et consultations à différents niveaux et sur nombre de
sujets d’intérêt commun». Il a
enfin soutenu que le dialogue et
les échanges, entre le Conseil de
la nation et le Sénat français,
«reflètent notre volonté commune
d’aborder sereinement toutes les
questions dans un esprit de
confiance et de compréhension
mutuelles, en vue de coordonner
nos efforts et nos positions face
aux grands problèmes et défis de
notre époque».
H. Y.
Bensalah reçu
par le président Hollande
LE PRÉSIDENT du Conseil de la
nation, Abdelkader Bensalah, a été
reçu hier à Paris par le président
français, François Hollande, à qui il a
remis un message du président de la
République, Abdelaziz Bouteflika.
L’audience s’est déroulée en présence
de membres du Conseil de la nation et
des ambassadeurs des deux pays.
4
Mardi 20 septembre 2016
L ’ É V É N E M E N T
FORUM D’AFFAIRES ORGANISÉ PAR LA CACI
Des opérateurs algériens et portugais examinent
des partenariats dans divers secteurs
Par
Rafik Elias
es opérateurs algériens et
portugais ont exprimé,
hier à Alger, leur volonté
de nouer des partenariats mutuellement bénéfiques et durables
notamment dans le commerce,
l’agriculture, l’industrie
agroalimentaire et les matériaux
de construction. Lors d’un forum
d’affaires algéro-portugais
organisé par la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci) en collaboration avec
la Chambre arabo-portugaise du
commerce et d’industrie (Capci),
des opérateurs portugais ont
manifesté leur intérêt de saisir
les opportunités d’investissement
existantes en Algérie. Le Forum
vise «à relancer les relations
économiques et commerciales
entre l’Algérie et le Portugal et à
renforcer les liens entre les deux
communautés d’affaires», a
indiqué, cité par l’APS, Amor
Riadh, vice-président de la Caci.
Une dizaine d’entreprises portugaises, conduites par la Capci,
effectue une mission économique du 17 au 20 septembre à
Alger. M. Amor a appelé les
opérateurs portugais à saisir les
opportunités d’investissement en
Algérie qui s’est dotée d’un
Photo : Archives
D
nouveau modèle économique
basé sur la diversification de l’économie. Il dira à ce titre que
l’industrie devrait connaître un
réel développement dans les prochaines années ce qui profitera
aux deux économies, d’autant
plus, ajoutera-t-il, que le
gouvernement algérien a opéré
«un grand changement» en
matière de climat des affaires et
a aplani toutes les contraintes qui
entravaient l’investissement. Il a
cité la réforme du code des
Publicité
investissements et la résolution
du problème du foncier industriel à travers plusieurs mesures
incitatives. «Nous souhaitons des
partenariats durables», a précisé
le même responsable. Pour la
présidente de la Capci, Aida
Bouabdellah, les relations
économiques et commerciales
entre l’Algérie et le Portugal ne
reflètent pas les potentialités des
deux économies. Selon elle, cette
mission est loin d’avoir un but
purement commercial, l’objectif
de ce forum étant «d’établir des
relations de partenariat
durable». Elle a souligné que
l’Algérie est le premier partenaire commercial du Portugal
dans le monde arabe. Elle a
appelé, à cet effet, les entreprises
algériennes à participer activement au prochain forum
d’affaires arabo-portugais qui se
tiendra du 3 au 4 octobre à
Lisbonne. L’Algérie exporte
pour un milliard de dollars vers
le Portugal, essentiellement des
produits pétroliers et en importe
environ 700 millions de dollars.
Une quarantaine de sociétés portugaises activent en Algérie
notamment dans le Btph, selon
les données présentées lors de ce
forum. Cette rencontre se poursuit sous forme de rencontres
B to B entre des entreprises spécialisées dans l’agroalimentaire,
les équipements d’irrigation,
l’élevage, la santé, les matériaux
de construction, l’ingénierie et le
BTP.
R. E.
L ’ É V É N E M E N T
Mardi 20 septembre 2016
5
LE MINISTRE DES RESSOURCES EN EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT, ABDELKADER OUALI :
«La lutte contre les branchements illicites
et les fuites d’eau potable, notre souci majeur»
Par
Fatiha Ouidir
a lutte contre les problèmes
des branchements illicites et
les fuites d’eau potable figurent désormais dans la stratégie et
les objectifs tracés du secteur des
ressources en eau. La gestion et la
préservation de cette ressource
vitale constitue également le
cheval de bataille du département
d’Abdelkader Ouali, qui souligne
l’urgence de s’attaquer à ces deux
phénomènes qui occasionnent d’énormes pertes. Après avoir gagné
la bataille de la mobilisation de
l’eau, qui a coûté à l’Etat 50 milliards de dollars, la nouvelle mission du secteur réside désormais en
la préservation de cette ressource
hydrique et des infrastructures.
S’exprimant lors de la clôture des
travaux du regroupement des
cadres du secteur, M. Ouali a
déploré que seulement 50% du
volume d’eau potable distribué
arrive au consommateur, le reste
est perdu soit à cause des fuites ou
des branchements illicites. Selon le
ministère, durant les trois derniers
mois, il a été enregistré plus de
13 000 branchements illicites à
travers le pays, tous relevés dans
l’irrigation agricole. S’appuyant
sur les principes du plan national
de l’eau, le ministre a ajouté que
«notre mission ne s’arrête pas à la
réalisation des infrastructures», il
faut également contrôler les
réseaux et les infrastructures à
partir du barrage jusqu’à la
distribution. En matière de branchements illicites, il a été recensé
depuis six mois 13 000 cas, ce qui
Photo :DR
L
représente l’équivalent de deux
millions de m3, selon le ministre
qui appelle les cadres et agents
du secteur, qui compte plus de
50 000 travailleurs, à se mobiliser
contre ce phénomène et les déperditions. M. Ouali a cité le cas de
projets stratégiques d’alimentation
des populations en eau potable qui
sont soit à l’arrêt soit non exécutés
sans que les responsables locaux
n’interviennent pour améliorer la
situation. Il a appelé, à ce titre, les
directeurs des ressources en eau
(DRE) à s’impliquer davantage
dans la gestion du service de l’eau
en privilégiant la proximité. Plusieurs recommandations ont sanc-
tionné les travaux de cette
rencontre de deux jours, dont la
nécessité d’améliorer l’alimentation en eau potable. Ces recommandations devront faire l’objet
d’un plan d’action à court et
moyen terme. Lors de la lecture
des recommandations, le ministre a
souligné l’importance de sécuriser
les schémas de distribution d’eau
dans certaines wilayas victimes des
branchements illicites. Il a en outre
appelé les directeurs des ressources
en eau (DRE) à s’impliquer davantage dans la gestion du service
public de l’eau et de l’environnement au niveau local. «Le DRE
doit également être au courant de
tous les problèmes liés aussi bien à
l’alimentation de la population en
eau potable qu’à l’état des
infrastructures et des équipements
de distribution», a-t-il souligné.
Le rôle principal des DRE dans
la résolution des problématiques
liées à l’eau et à l’environnement
était aussi au centre de huit ateliers
consacrés aux débats sur plusieurs
questions, notamment le service
public de l’eau, la protection des
villes contre les inondations, l’eau
et l’agriculture et la gestion des
déchets ménagers. Concernant la
question de l’environnement, le
ministre a appelé les directions
de l’environnement à redoubler
d’efforts, soulignant l’urgence de
mettre en place un plan d’action
pour lutter contre la pollution du
littoral et les rejets dans les oueds.
Selon un état des lieux établi par le
secteur, l’Etat a consenti beaucoup
d’efforts pour renforcer l’AEP
dans les villes et localités à travers
la réalisation de barrages,
de systèmes de transfert d’eaux
superficielles, souterraines et d’eau
de dessalement ainsi que la réhabilitation des réseaux d’alimentation
en eau potable des grandes villes.
Mais, ces réalisations n’ont
pas encore permis d’atteindre
l’ensemble des objectifs assignés
au secteur.
En matière de service public de
l’eau, il a été constaté la non continuité de la distribution de l’eau et
la persistance de points noirs dans
la plupart des villes et localités, et
des lacunes dans la prises en
charge des fonctions opérationnelles, notamment en matière de
gestion technique, d’exploitation
et de maintenance des réseaux et
installations.
Des insuffisances en matière
d’accueil des usagers au niveau des
agences commerciales ont été
également relevées. Concernant
l’agriculture, le ministre a indiqué
que son secteur fournit actuellement 6,3 milliards m3 à l’irrigation
agricole. Cet effort devrait se poursuivre pour atteindre les objectifs
d’amélioration de la production et
de la productivité, afin de permettre au secteur agricole de jouer
son rôle de diversification de l’économie nationale.
F. O./APS
SELON LE MINISTRE DE LA SANTÉ, ABDELMALEK BOUDIAF
L’avant-projet de la loi sur la santé sera examiné au prochain Conseil des ministres
Par
Chahira Cheref
LE PROJET de la loi sur la
santé sera examiné au cours des
travaux du prochain Conseil des
ministres, a affirmé dimanche
passé le ministre de la Santé, de la
Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf lors
de sa visite de travail et d’inspection à la wilaya de Batna. «Ce sera
la plus large diffusion des réformes
sanitaires en Algérie car elle tranchera sur beaucoup de problèmes
qu’a connus le secteur jusque-là»,
a fait savoir le ministre en marge
de la cérémonie d’ouverture de la
nouvelle année pédagogique à
l’Institut national de formation
supérieure paramédicale (Infsp).
M. Boudiaf a précisé que cette
loi contiendra de profondes mutations, notant que le secteur a enregistré des réformes y compris dans
les pratiques quotidiennes vis-à-vis
des citoyens.
Au cours de sa visite dans la
wilaya citée, le ministre a invité les
professionnels de la santé à
répondre aux critiques qui leur sont
adressées, et a affirmé qu’ils exercent correctement leur devoir en
dépit de certaines exceptions qui ne
doivent pas être généralisées. A
T’kout, le ministre a insisté sur
l’ouverture courant janvier
prochain de l’hôpital de 60 lits et a
réitéré la prise en charge des
tailleurs de pierre victimes de la
silicose. Cette catégorie de malades
n’a pas été oubliée et un pavillon
leur sera réservé lors de l’ouverture
de cet hôpital qui sera encadré par
des spécialistes. Par la même
occasion, le premier responsable
du secteur de la santé a relevé
qu’environ 589 000 paramédicaux
seront formés en Algérie d’ici
2019. Ce chiffre équivaut à 50% de
l’effectif formé en Algérie depuis
1962, a souligné le ministre qui
présidait la cérémonie d’ouverture
de la nouvelle année pédagogique à
l’Institut national de formation
supérieure paramédicale (Infsp).
«Le ministère accorde une importance particulière à la formation à
tous les niveaux et tous les grades
avec une insistance sur la formation continue et de base», a ajouté
le ministre. Il a également souligné
que la formation dans le secteur de
la santé a enregistré, à la suite de la
tension ressentie en 2013, un bond
important en 2016 avec la formation de 21 900 agents paramédicaux et connaîtra la sortie, l’année
prochaine, de 21 500 autres
paramédicaux en plus de
519 sages-femmes cette année.
«Cette orientation basée sur des
formations de qualité aux normes
internationales s’inscrit en droite
ligne dans l’objectif d’amélioration
des performances et de la qualité
des soins», affirme M. Boudiaf qui
a procédé à l’inauguration en
compagnie du wali de Batna d’un
laboratoire des langues et de
l’informatique à l’Infsp. Le
ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière
qui a entamé sa visite de travail
de deux jours dans la wilaya par
l’inspection de l’hôpital psychia-
trique a honoré au Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Batna
le staff médical en charge des
greffes rénales et a rencontré également les bénéficiaires des 1re, 50e et
100e transplantations de reins réalisées dans cet établissement. Il a
ensuite présidé l’entrée en activité
du service de chirurgie oncologique au Centre régional anticancer (CAC) et a assuré à
l’occasion que son département
examine actuellement la question
de relier par réseau informatique
tous les centres anti-cancer du
pays.
C. C./APS
Un accord pourrait être trouvé avant fin septembre pour stabiliser le marché pétrolier
Suite de la page 1
M. Maduro a affirmé s’être entretenu sur le
sujet avec ses homologues iranien, Hassan
Rohani, et équatorien, Rafael Correa, tous deux
membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). «Le président Rohani a
fait une déclaration très importante sur la
volonté de l’Iran de contribuer de façon nécessaire, juste et partagée à la stabilisation des
prix», a rapporté le président vénézuélien. Les
déclarations du président vénézuélien, faut-il le
signaler, ont été un des facteurs qui ont fait
grimper, hier, les cours du pétrole. Le baril de
Brent de la mer du Nord pour livraison en
novembre valait 46,36 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de
59 cents par rapport à la clôture de vendredi.
Dans les échanges électroniques sur le
New York Mercantile Exchange (Nymex), le
baril de Light sweet crude (WTI), pour le mois
d’octobre s’adjugeait 63 cents à 43,66 dollars.
La semaine dernière, les cours du pétrole
avaient fortement reculé (de 4,67% pour le
Brent, de 6,21% pour le WTI), secoués par les
craintes des investisseurs sur une surproduction
du marché alors que la demande stagne, notamment motivées par la perspective de la reprise
des exportations libyennes. Les gains du pétrole
restaient cependant modérés au regard des
pertes de la semaine dernière, alors que les
investisseurs attendaient la réunion informelle
de l’Opep la semaine prochaine. Prévue le
27 septembre à Alger, cette réunion sera
une «rencontre de concertation et non pas de
prise de décisions», a affirmé samedi
dernier le secrétaire général de l’Opep,
Mohammed Barkindo. Selon lui, une réunion
informelle le reste jusqu’à ce que les ministres
des pays membres décident eux-mêmes de la
nécessité de prendre certaines décisions.
C’est à ce moment là, a-t-il poursuivi,
qu’une réunion informelle pourrait décider de
convoquer une réunion extraordinaire dans le
but de prendre des décisions. «Donc, on propose que cette réunion informelle (d’Alger)
aboutisse à une réunion extraordinaire dans le
but de prendre des décisions» de nature à stabiliser les prix du pétrole, a relevé le SG de
l’Opep. Selon le secrétaire général de l’organisation, la tenue de la rencontre a été proposée
par le Qatar en juin dernier pour permettre
aux membres de l’Opep de se concerter et
d’échanger leurs points de vue.
B. A.
6
L ’ É V É N E M E N T
Mardi 20 septembre 2016
ÉDITORIAL
À fond la caisse
Par
A. lemili
«L’ESSENTIEL pour nous est que ce soit un marché transparent
où l’acheteur a des garanties suffisantes.» Voilà une idée qu’elle n’est
pas bonne dirait l’autre. En fait de contexte où le marché serait clean et
l’acheteur protégé, n’est-ce pas, avec l’importation (même très organisée)
de véhicules usagés, plutôt une boite de Pandore qu’ouvre le ministre du
Commerce, Bakhti Belaïb ? Il a beau théoriser sur les mesures qui
seraient prises pour assurer un marché sain, celles-ci ne restent en réalité
que propos limpides tenus dans un moment de «parfaite lucidité», mais
qui se dilueront avec le temps comme l’ont été celles qui ont sans doute
prévalues lors du choix fait pour importer des véhicules neufs. Une décision née, comme toujours, d’une volonté politique mais qui a plus profité
à certaines personnes auxquelles a profité le marché y faisant, par
ailleurs, la pluie et le beau temps. La suite est connue, pour contenir ce
type de monopole non orthodoxe et ses dérives à têtes multiples, le
ministère du Commerce avait décidé de faciliter l’accès aux agréments et
par voie de conséquence de laisser se multiplier les concessionnaires pour
qu’enfin, dans un contexte économique difficile, prendre l’impopulaire
mesure de revenir à la case départ. C’est-à-dire moins de concessionnaires et pour ceux qui sont parvenus à passer entre les mailles, un
cahier des charges tellement contraignant qu’arriver à matérialiser une
commande relève quasiment de l’exploit mythologique, pour ne pas dire
du miracle. Dès lors, et s’il est toujours possible d’importer un véhicule
pour peu qu’il ait moins de trois années d’âge, cette restriction pourrait
«sauter» si l’importateur s’évertue à respecter un cahier des charges qui
devient du point de vue de M. Belaïb «mieux que l’interdiction», et par
voie de conséquence pas question d’être trop regardant sur l’âge du véhicule introduit sur le sol national. Il est évident que dit comme ça et plus
particulièrement par un ministre persuadé de sa démarche et forcément
du bien fondé de la mesure, l’introduction à nouveau au milieu de la
flotte roulante nationale de véhicules ayant déjà roulé aiderait énormément à répondre à une forte demande populaire par la disponibilité de
«véhicules plus performants et beaucoup moins chers que certains
véhicules neufs importés». Cela, toujours du point de vue du ministre du
Commerce qui, mieux encore, en arrive à révéler que jusque-là le marché
national a été mal fourni parce que «certains constructeurs fabriquent
des véhicules spécialement pour l’Algérie et qui sont loin des normes
internationales». Mais alors qu’est ce qui a fait que depuis la matérialisation de cette mesure le ou les ministres concernés et leur armada de
cadres, conseillers et autres éminences grises soient passés à côté de ce
que Bakhti Belaïb dénonce comme une «arnaque» ? Un avenir proche
réserverait-il d’autres surprises ? Cette arnaque, en raison donc de l’importation effrénée et tous azimuts de véhicules peu sûrs, aurait-elle un
lien direct avec l’hécatombe routière de ces dernières années ? Et le
ministre, dont les propos ne laissent plus aucun doute sur le retour des
véhicules usagés sur le marché national, de conclure que celui-ci «doit
être organisé pour que nous ne soyons plus arnaqués et victimes de
manque de transparence». Et si les grandes marques étrangères doivent
en trembler puisque leurs carnets de commandes vont s’assécher, quoi
que nombreuses sont celles qui se sont redéployées progressivement par
l’introduction du commerce de véhicules «neuf-usagés», ce sont les
sociétés distributrices spécialisées existantes et celles qui vont, inévitablement, naître hors frontières une fois la mesure inscrite dans la prochaine
loi de Finances et les concessionnaires éligibles qui vont se congratuler
chaleureusement dans les semaines à venir.
A. L.
Quotidien national d’information
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SELON LE P-DG DE LA COMPAGNIE, MOHAMED ABDOU BOUDERBALA
Air Algérie va ouvrir son école
aéronautique d’ici 2019
Par
Rafik Elias
a compagnie aérienne nationale Air Algérie se
tourne vers l’extension horizontale de ses activités. Ainsi, l’entreprise projette l’ouverture, d’ici
à 2019, de sa propre école d’aéronautique, qui se chargera de la formation et du recyclage de son personnel
dont essentiellement les pilotes de ligne, a indiqué, hier
à Alger, le P-dg d’Air Algérie, Mohamed Abdou Bouderbala. «Cet établissement prendra en charge la formation des pilotes, du personnel navigant commercial
(PNC), des techniciens et autres personnels de la compagnie. Le décret de sa création a déjà été signé alors
que l’assiette de terrain, l’étude technique et l’enveloppe financière sont toutes prêtes et la réalisation sera
entamée très prochainement», dira M. Bouderbala, cité
par l’APS. Le P-dg s’exprimait en marge de la réunion
annuelle de l’Association internationale des pilotes de
ligne pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord
(Aipl/Mena), relevant de l’Organisation de l’aviation
civile internationale (Oaci).
L’école sera construite à Aïn Benian (Alger), sur
une superficie de 3 hectares et sera équipée de tous les
moyens et commodités nécessaires pour une «bonne
formation», a affirmé M. Bouderbala. Un délai de 18
mois est arrêté pour la réalisation de cette infrastructure,
où la formation se fera en collaboration avec des établissements de renommée mondiale, dont l’université
d’Oxford (Grande-Bretagne), a-t-il ajouté. Le responsable a souligné que la formation au sein de cette école
serait payante et ouverte à toute demande, nationale ou
étrangère, rappelant que, jusqu’à présent, la formation
des pilotes algériens est assurée par l’université
d’Oxford alors que les stages pratiques sont effectués en
Arizona (Etats-Unis). «Nous avons actuellement
100 pilotes en formation en Arizona, ils vont bientôt
regagner la Grande-Bretagne pour y poursuivre leur formation», a-t-il précisé, soulignant que le recrutement
des pilotes par Air Algérie se fait par concours dont les
critères de sélection sont très rigoureux. Expliquant que
les postulants sont soumis à des tests théoriques,
pratiques et psychologiques avant leur sélection,
M. Bouderbala a fait savoir que sur les 1 500 candidats
qui se sont présentés au dernier concours des pilotes
organisé par Air Algérie, 900 ont réussi l’examen théorique tandis 100 seulement ont été retenus après les tests
pratiques.
L
Par ailleurs, Air Algérie a signé un protocole d’accord avec le constructeur mondial Honeywell, portant
sur le renforcement de ses capacités dans le domaine de
la maintenance aéronautique, a indiqué, hier, un communiqué de la compagnie. Il s’agit notamment de développer les capacités d’Air Algérie dans le domaine de
l’entretien et de la réparation des équipements et des
systèmes avions fabriqués par ce constructeur, telles
que les unités de puissance auxiliaires (APU), les équipements et systèmes électroniques, pneumatiques et
mécaniques. Ce partenariat permettra d’asseoir une
assise industrielle en la matière, avec des ambitions et
des perspectives de développement de l’activité maintenance aéronautique. En outre, un programme d’accompagnement incluant la formation du personnel
technique (techniciens, ingénieurs, cadres), le développement et la modernisation des moyens et outils de production, à travers les missions de conseils et les
recommandations prodiguées par ce partenaire, est
prévu dans le cadre de cet accord. «L’aboutissement
constituera un transfert du savoir-faire», explique la
compagnie qui indique que ce projet couronne «une
série de rounds de négociations avec ce grand constructeur et traduit les intentions et les ambitions d’Air
Algérie et de Honeywell».
S’agissant de cette réunion annuelle de l’Aipl/Mena,
le vice-président de cette association, Souhail Dallal, a
expliqué à l’APS que le but de cette rencontre était de
discuter et d’évaluer les conditions d’activité des compagnies aériennes, les conditions de travail des pilotes
ainsi que les questions de sécurité aérienne, et ce, avant
d’établir des recommandations et propositions qui
concernent la région Mena et qui seront présentées
l’année prochaine lors de la réunion annuelle de l’Oaci.
Parmi les problèmes soulevés, M. Dallal a insisté sur la
percée de certaines compagnies aériennes internationales dans la région Mena et leur accaparement de parts
de marché «de plus en plus considérables», au détriment des compagnies nationales de la région,
«menaçant même l’existence de ces dernières ainsi que
les intérêts des pilotes, d’où la nécessité de défendre les
parts de marché des pays de la région».
Présent à cette réunion annuelle, le ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjemâa Talai, a
réaffirmé que les délais de réalisation de la nouvelle
aérogare d’Alger seraient respectés avec sa réception
prévue en 2018.
R. E.
Vers la levée de l’interdiction d’importation
des véhicules d’occasion
Suite de la page 1
Et d’ajouter que «l’essentiel pour nous est que ce
soit un marché transparent où l’acheteur a des garanties suffisantes». Toujours à propos de cette levée d’interdiction, le ministre dira que, de son point de vue,
«un cahier de charges est mieux que l’interdiction». Il
a aussi fait savoir que le gouvernement examine actuellement les formules à travers lesquelles le marché de
véhicule importé d’occasion sera organisé. Avançant
des pistes, il indiquera que ce marché sera soit laissé à
des distributeurs et concessionnaires uniquement, soit
ouvert également à d’autres intervenants. Le ministre
ajoutera que ce marché «va permettre d’importer des
véhicules plus performants et beaucoup moins chers
que certains véhicules neufs importés, car il a été
constaté que certains constructeurs fabriquent des
véhicules destinés uniquement au marché algérien
mais dont les standards de sécurité sont quasiabsents». «Le marché national des véhicules doit être
organisé pour que nous ne soyons plus arnaqués et victimes de manque de transparence», conclut le ministre.
A la question d’un confrère de savoir si effectivement
le gouvernement a élaboré ou prépare une liste de produits interdits à l’importation, M. Belaïb s’est empressé
de porter à la connaissance du parterre de journalistes
que les informations rapportées par certains médias
selon lesquels le gouvernement élaborerait une liste de
produits interdits à l’importation est fausse. Toutefois,
le ministre a tenu à faire savoir que les produits qui ne
sont pas originaires des pays avec lesquels l’Algérie a
conclu des accords bilatéraux (accord d’association
avec l’UE, accord avec la Grande zone arabe de libreéchange, accord préférentiel avec la Tunisie) ne bénéficieront plus de franchise douanière. «Les produits dont
nous ne sommes pas sûrs de l’origine ne bénéficieront
désormais plus de la franchise, et nous avons des
preuves que ces produits ne sont pas d’origine des
pays avec lesquels nous avons conclu des accords»,
ajoutera-t-il. Par ailleurs, M. Belaïb a déploré que
beaucoup de produits bénéficiant du système de franchise soient importés dans le cadre de ces accords alors
qu’ils ne sont pas originaires de ces pays. «C’est ces
dysfonctionnements qui affectent la sphère commerciale», déplore-t-il. A ce propos, le ministre a annoncé
que les visas délivrés par les directions de commerce
des wilayas pour accorder la franchise aux produits
seront dorénavant attribués uniquement par le ministère
du Commerce. «Ces visas seront accordés aux produits dont nous sommes sûrs de l’origine et sur la base
d’une large opération de surveillance et de contrôle»,
a-t-il indiqué, ajoutant que «la liste de produits qui risquent de ne plus bénéficier de franchises sera connue
prochainement». Concernant l’élargissement du régime
des licences d’importation à d’autres produits,
M. Belaïb a informé que seront concernés dorénavant
les articles électroménagers et quelques produits agricoles (maïs et soja) dont les coûts d’importation avoisinent les 3,5 milliards de dollars. Des coûts
d’importation qui, selon le ministre, ont diminué
depuis l’entrée en vigueur du régime des licences d’importation. «Grâce au régime des licences d’importation
qui concerne depuis janvier 2016 les véhicules, le
ciment portland gris et le rond à béton, l’Algérie a économisé 6 milliards de dollars par rapport à l’année
2014, durant laquelle l’importation de ces trois produits avait enregistré un pic. Au premier semestre 2016
la facture d’importation s’est élevée à 17 milliards de
dollars, soit un recul de 20% par rapport à la même
période de 2015», informera le ministre.
Z. A.
R É G I O N S
Mardi 20 septembre 2016
THÈME D’UNE SESSION DE FORMATION À ADRAR
Les membres du comité de
promotion de l’emploi de la
wilaya d’Adrar bénéficient
actuellement d’une session de
formation sur l’autonomisation et
l’emploi des jeunes, ouverte lundi
à l’université d’Adrar. Cette
rencontre s’insère au titre du
projet «Autonomisation et emploi
des jeunes» lancé en 2015 au
niveau des wilayas pilotes de
Médéa et Adrar à l’initiative du
Programme des Nations unies
pour le développement (Pnud),
avec le concours du Bureau
international du travail (BIT), en
collaboration avec le Ministère
de l’Emploi, du Travail et de
la Sécurité sociale, et avec le
financement du gouvernement
japonais, a indiqué la directrice
nationale du projet, Samira
Djidar. Devant s’étaler sur quatre
jours, cette session de formation,
encadrée par des experts algériens
en emploi et management, prévoit
la présentation de communications en direction des membres
du comité local de l’emploi,
représentant les organismes
et dispositifs d’emploi dans
la wilaya d’Adrar. Constituant
l’ultime étape du projet onusien,
qui prendra fin cette année, cette
rencontre vise à prospecter les
secteurs et créneaux promoteurs
de l’investissement et la relance
des comités locaux pour la promotion de l’emploi à la faveur de
la formation de leurs membres,
sujet de cette rencontre. Le projet
en question vise la formation des
formateurs par le BIT, chargés
d’initier les jeunes promoteurs de
Photo :DR
Promotion de l’emploi : autonomisation
et emploi des jeunes
projets à travers les wilayas
précités (Médéa et Adrar) sur
les modalités et techniques de
gestion des petites entreprises,
en vue d’atteindre leurs performances, a expliqué la même
source.
La même responsable a fait
savoir que l’étude de l’environnement de l’investissement dans la
wilaya d’Adrar a fait ressortir une
dizaine de créneaux porteurs d’investissement et créateurs d’emplois et de richesses, à l’instar du
domaine de fabrication des matériaux de construction écologiques
en exploitant les matières locaux,
en plus de l’agriculture, du
tourisme, de l’industrie manufacturière et des services.
A cet effet, une équipe de
travail a été mise en place
chargée d’élaborer une fiche
technique des projets éligibles à
mettre à la disposition des jeunes
promoteurs lors des rencontres de
sensibilisation sur les opportunités d’investissement existantes
dans la région.
En parallèle, une session
de formation sur «l’évaluation
des procédures des marchés
publics et des dispositions
concurrentielles», a également
été mise sur pied à la bibliothèque
publique d’Adrar, au profit d’une
trentaine de jeunes bénéficiaires
des dispositifs d’emploi.
La rencontre sera mise à profit
pour expliquer les procédures
légales préconisées par les
pouvoirs publics à travers l’octroi
de 20% des marchés publics aux
jeunes promoteurs de microentreprises financées au titre des différents dispositifs de l’emploi, a
expliqué la même responsable.
APS
AFIN DE DÉSENCLAVER LES ZONES FRONTALIÈRES ET BOOSTER L’AGRICULTURE
Naâma : modernisation des routes
LES TRAVAUX de modernisation des routes reliant les
régions frontalières, sur le
territoire de la wilaya de Naâma,
se poursuivent dans un but de
désenclavement de ces zones,
d’impulsion des activités agropastorales et de sécurisation du
trafic routier, a-t-on appris hier
auprès de la direction locale des
Travaux publics (DTP).
Visant le développement de la
région agro-pastorale de
Bouguerne et la facilitation des
déplacements des éleveurs à travers le territoire de la commune
d’El-Biodh (60 km nord de
Naâma), ces travaux de modernisation portent notamment sur le
revêtement des tronçons routiers
dégradés de la RN-95, reliant sur
40 km les wilayas de Naâma
et Sidi Bel-Abbès, en plus de la
réalisation d’un ouvrage d’art sur
cet axe routier au niveau de la
zone de Fekarine, a précisé le
responsable de la DTP, Habib
Semghouni.
Outre la réalisation d’un
ouvrage d’art dans la zone de
Kebbaza (commune d’El-Biodh),
le programme de la DTP prévoit
la réalisation et le raccordement
de l’échangeur à la sortie Nord de
Mécheria à la RN 6, pour
atteindre la route menant à la
région de Tesmouline, lieu
d’installation de nomades et d’éleveurs, en plus de l’ouverture
d’un autre échangeur dans la
région de Touifza au niveau de
l’intersection des RN-6 et 22,
a-t-il ajouté. M.Semghouni a fait
état aussi de la finalisation prochaine d’un pont sur la RN-6, des
travaux de renforcement de 18
km du tronçon de la RN 6 reliant
Aïn Sefra et Tiout, en plus du
renforcement de la route reliant,
sur 20 km, les zones rurales de
Hadjadj et Draâ Essaâ.
Le secteur compte lancer
d’autres projets, dont la réalisation et la consolidation
d’ouvrages d’art au niveau des
zones de Litima et Harmel (daïra
de Mekmène Benamar),
l’extension et le raccordement de
deux ouvrages d’art aux régions
de Sidi Rached et Theniet
Zebboudj (daïra de Moghrar).
Les travaux d’installation de
signalisation routière et d’éclairage public sur la voie dédoublée
de la RN 6, longue de 118 km, se
poursuivent, selon la DTP de
Naâma.
Hausse sensible de la production des légumes secs à Constantine
UNE HAUSSE de la production de légumes secs a été
enregistrée dans la wilaya de
Constantine au titre de la saison
agricole 2015-2016, atteignant
32 945 quintaux, a-t-on appris
hier auprès de la direction des
services agricoles (DSA). La production réalisée est constituée de
8 260 quintaux de lentilles,
4 300 quintaux de pois chiches,
8 474 quintaux de fèves sèches et
10 800 quintaux de féveroles et
1 110 quintaux de pois secs, a
précisé le chef du service de
l’organisation et de la production
et de soutien technique à la DSA,
Djamel Benseradj, rappelant que
20 655 quintaux ont été recensés
au titre de la précédente
campagne agricole. La récolte
des légumes secs enregistrée
cette année a été réalisée sur
une surface de 2 360 hectares,
dont 590 hectares réservés aux
lentilles, 675 hectares aux féveroles, 565 hectares aux fèves
sèches, 430 aux poix chiches et
95 hectares aux pois secs, selon le
même responsable.
L’intérêt suscité auprès des
agriculteurs locaux pour cette
filière, les conditions climatiques
favorables enregistrées notamment la bonne pluviométrie, le
respect de l’itinéraire technique,
l’intensification des actions de
formation et de vulgarisation en
faveur des fellahs, sont les
facteurs qui ont favorisé cette
hausse, a-t-il souligné.
Le rendement moyen par
hectare a atteint cette année
14 quintaux contre 9 qx l’année
dernière, a fait remarquer le
même responsable, signalant
qu’une superficie de cinq
hectares parmi la surface globale
consacrée à cette production a été
endommagée par la grêle.
Les communes d’Ain Smara,
d’El Khroub et d’Ouled
Rahmoune sont les zones les plus
productives des légumes secs
dans la wilaya de Constantine,
selon les services de la direction
des services agricoles.
7
Brèves des wilayas
BECHAR : un programme
d’économie d’eau d’irrigation
marqué par la réalisation et la
mise en service d’un réseau
d’irrigation de goutte-à-goutte
sur une superficie de plus de
120 hectares a été récemment
réalisé par les services de la
Conservation des forêts de
Bechar, a-t-on appris de cette
instance.
Ce programme qui a touché
une centaine d’agriculteurs
s’adonnant à la mise en valeur
des terres, a nécessité une
enveloppe de plus de 40 millions de dinars dégagée au titre
des opérations de renforcement et développement de
l’agriculture saharienne dans
les 21 communes de la wilaya,
a-t-on précisé…
… La Conservation des forêts
de Bechar a procédé à la dotation des zones pastorales en
une centaine de kits solaires
pour les besoins des éleveurs,
dans le souci d’encourager les
activités d’élevage des différentes espaces de cheptels, en
plus de la plantation de plus de
9 000 arbres fruitiers dans la
perspective de développer
l’arboriculture fruitières.
La contribution de la pépinière
de la Conservation des forêts,
qui produit annuellement plus
de 33 000 plants, a contribué à
la concrétisation de cette dernière opération, selon la même
source.
JIJEL : une enveloppe de trois
cents (300) millions de dinars a
été dégagée pour améliorer le
transport scolaire au niveau de
la wilaya de Jijel, selon les services de la wilaya.
Cette dotation concernera
également les opérations d’entretien et de maintenance de
ces moyens qui assureront le
transport des écoliers dans
l’ensemble des communes de la
région, a-t-on indiqué.
TIZI OUZOU : quelque
600 interventions ont été effectuées par les éléments de la
Protection civile de la wilaya de
Tizi Ouzou durant la semaine
écoulée, a-t-on appris du chargé
de communication de ce corps
constitué.
Selon le capitaine Kamel
Bouchakour, sur ces 600 interventions, 250 relèvent du volet
secours et évacuations de
personnes (blessés, malades
et transports de corps), et
54 autres ont été effectuées
dans le cadre de 54 accidents
de la circulation ayant fait
45 blessés.
S’agissant des incendies
(de forêts, urbains ...) les
éléments de la Protection civile
de Tizi Ouzou, ont effectué
durant la période signalée allant
du 11 au 17 septembre courant,
un total de 114 interventions,
durant lesquelles ils ont porté
secours à 5 personnes dont
trois incommodées par la
fumée et deux légèrement
blessées lors d’un feu d’appartement à Draa Ben Khedda.
8
Mardi 20 septembre 2016
C O N J O N C T U R E
FACE À LA PRESSION DES MARCHÉS
Yellen miserait sur la confiance en relevant
les taux mercredi
Par
Howard Schneider
a volatilité des marchés est
faible, les revenus de la
classe moyenne américaine
ont recommencé à progresser,
aucun facteur de risque
international ne représente un
danger imminent et l’inflation
semble repartie à la hausse : si la
présidente de la Réserve fédérale,
Janet Yellen, veut prouver qu’elle
n’est pas soumise aux pressions
des marchés, cette semaine pourrait
lui fournir une occasion rare.
Les responsables de la Fed sont
divisés avant la réunion de
politique monétaire de mardi et
mercredi, ce qui pourrait donner à
sa présidente une influence
décisive sur la décision finale. Et
même certains investisseurs
estiment qu’il est temps pour la
Fed de cesser de se préoccuper de
la réaction des marchés.
«Il faut passer à l’action», juge
ainsi Michael Arone, responsable
de la stratégie d’investissement de
State Street Global Advisors.
«Cela posera certaines difficultés
au marché mais je pense que c’est
sain dans le contexte d’un cycle de
marché normal. Dans un premier
temps, cela augmentera le coût du
capital et fera le ménage dans les
actifs plus risqués. Mais c’est sans
doute la bonne solution.»
Cette opinion est cependant loin
d’être la plus répandue : une
enquête de Reuters a montré la
semaine dernière que la probabilité
médiane d’un relèvement des taux
cette semaine avoisinait 25% et
6% seulement des économistes
interrogés ont dit s’attendre à ce
que la Fed passe à l’action
mercredi, la majorité d’entre eux
tablant sur un relèvement de taux
en décembre.
Les contrats à terme sur le taux
des «fed funds» traduit un
scepticisme plus marqué encore
puisqu’ils suggèrent que la Banque
Photo : DR
L
centrale pourrait maintenir le
statu quo jusqu’en février.
Rompre un cercle
vicieux
De nombreux investisseurs et
économistes jugent que l’économie
américaine n’est pas prête pour une
hausse de taux. Mais l’évolution
des anticipations peut aussi bien
refléter une inquiétude pour la
situation économique que des
doutes à l’égard du discours de
Janet Yellen selon lequel les
arguments en faveur d’une hausse
de taux se sont renforcés.
Ce climat de scepticisme oblige
les responsables de la Fed à un
délicat exercice d’équilibre : plus
les investisseurs écartent la
possibilité d’une hausse de taux,
plus le risque d’une réaction
exagérée des marchés s’accroît,
avec à la clé la possibilité d’un
impact sur l’économie elle-même,
un scénario susceptible de faire
hésiter la Fed.
Rompre ce cercle vicieux pourrait justifier une prise de risque calculée, ont estimé récemment
certains responsables de l’institution.
«Nous sommes en train de
danser un menuet avec les marchés
et nous ne pouvons ignorer ce
qu’anticipent les marchés», a dit la
semaine dernière Dennis Lockhart,
le président de la Fed d’Atlanta.
Le problème est que les propos
tenus ces derniers temps par des
présidents de Fed régionales et des
membres du conseil de la Banque
centrale ont encore ajouté à
l’incertitude, certains mettant en
garde contre le risque d’une
accélération incontrôlée de
l’inflation tandis que d’autres
suggéraient un relèvement de
l’objectif d’inflation pour favoriser
la hausse des prix.
S’y sont ajoutés des appels à
une révision de fond en comble de
la politique monétaire et des
craintes de voir l’économie
américaine engluée dans une phase
de croissance faible dont personne
ne pourrait l’extraire.
La prudence s’impose
moins que l’an dernier
Dans ce concert souvent discordant, Lael Brainard, un ancien
membre de l’administration Obama
entrée en juin 2014 au conseil des
gouverneurs de la Fed, joue une
partition de plus en plus importante
en mettant l’action sur la nécessité
d’interpréter avec prudence les
différents facteurs susceptibles
d’influencer la politique monétaire.
Elle s’est exprimée avant cinq
des six principales dernières
réunions de politique monétaire,
expliquant à chaque fois que la
poursuite de la reprise économique
américaine n’était pas garantie au
vu de la faiblesse de la conjoncture
mondiale.
Elle a de nouveau tenu ce discours la semaine dernière, plaidant
pour la «prudence», ce qui a fait
refluer les anticipations de hausse
des taux.
Si son appel à la prudence était
presque prescient l’an dernier,
avant la phase de volatilité élevée
des marchés liée au ralentissement
chinois puis au référendum
britannique sur l’Union
européenne, les choses se sont
calmées depuis, au point que la
volatilité du marché obligataire
américaine est au plus bas depuis la
fin 2014.
Pour certains observateurs, les
risques liés aux politiques monétaires de la Banque centrale
européenne (BCE) et de la Banque
du Japon (BoJ) ainsi qu’aux
fluctuations possibles du dollar
sont désormais moins importants
que l’incertitude sur la Fed
elle-même.
Jamie Dimon, le PDG de
JPMorgan a ainsi déclaré la
semaine dernière qu’il était temps
que la Fed agisse, une opinion
largement partagée dans le secteur
bancaire.
«Une majorité des acteurs du
marché des établissements de
crédit veulent que la Réserve
fédérale relève les taux d’intérêt»,
dit Steve Rick, chef économiste de
Cuna Mutual Group, une société
d’assurance et de services financiers.
«Un quart de point, ça ne va
pas étouffer l’économie alors que
les banques et les établissements
de crédit seraient plus disposés à
prêter s’ils pensaient que les taux
d’intérêt donnent un signal clair»,
ajoute-t-il.
H. S.
In reuters.com
EN S’ACCOMMODANT DES EFFETS DE LA POLITIQUE DE LA BCE
Les entreprises se bousculent pour emprunter à taux zéro
Par
Delphine Cuny
GAGNER de l’argent en
s’endettant. C’est ce que font ces
derniers temps un certain nombre
de grandes entreprises qui profitent
de l’environnement de taux
d’intérêt ultra-bas pour se refinancer à moindre coût. Après les
Etats, c’est donc au tour des grands
groupes du CAC 40 ou équivalent
de profiter de cette aubaine : on les
paie pour qu’ils empruntent ! Pourtant, selon le code civil, il est
interdit de prêter à des taux
négatifs.
Ce mercredi, Saint-Gobain a
réussi le placement d’une émission
obligataire à 3 ans et demi d’un
montant d’un milliard d’euros avec
un coupon annuel de 0% (les
porteurs ne toucheront aucun
intérêt ni par an, ni au terme de
l’emprunt, sachant qu’on ne peut
techniquement faire de coupon
négatif). Le 6 septembre, le géant
de la pharmacie Sanofi a emprunté
3 milliards d’euros dont une
tranche d’un milliard à 2020 à un
taux de rendement négatif de
0,05%. Le lendemain, l’Allemand
Henkel a placé 2,2 milliards
d’euros d’obligations dont
500 millions à deux ans «à coupon
0% et taux de rendement négatif de
0,05% par an». Pourquoi les investisseurs sont-ils prêts à accepter de
ne pas être rémunérés ?
Quand l’argent
qui dort ne rapporte
plus mais coûte
Laurent Gonon, responsable de
la gestion monétaire et obligataire
chez BFT IM (filiale du groupe
Amundi), décrypte :
«Il y a énormément d’émetteurs
depuis septembre qui placent
d’assez gros emprunts, de taille
benchmark, c’est-à-dire de plus de
500 millions à 1 milliard d’euros.
Et la demande est en général deux
à trois fois plus élevée que l’émission. Il y a un effet de rattrapage,
après l’été qui a été très calme sur
le marché primaire, sans «stress»
particulier».
Pas de violente secousse financière. En revanche, des milliards
d’euros déversés par la BCE qui a
mis en œuvre à partir de juin son
programme de rachat d’actifs dans
le cadre de sa politique d’assouplissement quantitatif (QE),
environ 7 milliards par mois, plus
que les 3 à 5 milliards anticipés.
«Dans notre monde, il n’y a
plus d’actif de repli, sans risque,
pour un investisseur institutionnel.
On perd de l’argent sur les placements monétaires, à environ 0,40% par an. Si on trouve un
émetteur, comme l’Allemagne,
pour lequel il y a une très grande
probabilité de retrouver son
argent, on est prêt à payer une
petite prime pour le lui confier.»
Idem s’il s’agit d’une entreprise
ayant une très bonne notation de
crédit simple ou double A.
Même l’alternative qui consisterait à tout laisser dormir au
coffre-fort est plus coûteuse. Les
banques se font taxer de 0,4% sur
leur excédent de réserves. Une
ponction sur les dépôts qui ne
s’applique pas encore aux particuliers, même si le tabou a été brisé
en Allemagne. Il peut donc être
moins coûteux de prêter à un taux
très légèrement négatif, ou un taux
de rendement très faible
(0,12 à l’émission de SaintGobain). Les investisseurs ont
changé de raisonnement :
«Le zéro n’est plus la référence.
C’est l’Eonia (Euro OverNight
Index Average, le taux interbancaire au jour le jour, ndlr), le coût
d’emprunt de l’argent, qui est la
référence à battre. Or ces émissions obligataires présentent
encore un spread (écart) positif :
17 points de base pour Sanofi,
30 points de base pour SaintGobain. Et les investisseurs
spéculent sur une baisse des taux
de rendement encore plus bas, du
fait du programme de la BCE».
Ils s’attendent à un prolongement au moins jusqu’en septembre
2017 de la politique accommodante de la Banque centrale
européenne, ce qu’elle pourrait
annoncer en fin d’année. En
attendant, les émissions obligataires des entreprises, même très
peu rémunératrices, ont de beaux
jours devant elles. On recense déjà
37 émissions corporate libellées en
euros de plus de 100 millions
depuis début septembre.
«Actuellement, 14% du marché
total du crédit (corporate) se
trouve en taux négatifs. Ce ne sont
pas forcément des emprunts avec
un coupon zéro ou qui avaient un
taux zéro à l’émission mais c’est
leur valorisation actuelle. C’est un
niveau record. Sur les titres d’Etat,
c’est pire - au total, 45% du
marché obligataire en euro est un
rendement négatif. D’où le report
sur les obligations corporate.
C’était d’ailleurs le but de la BCE,
pour relancer l’économie et
l’investissement productif. Il est
vrai que, pour l’instant, cela ne
s’est pas traduit par un rebond de
l’investissement mais par un
nettoyage de bilan et du
refinancement.»
D. C.
C O N J O N C T U R E
Mardi 20 septembre 2016
9
APRÈS DEUX SEMAINES DE BAISSE MARQUÉE
Les marchés européens se remettent
en selle à l’ouverture
Par
Reuters
es principales Bourses
européennes ont évolué en
hausse d’environ 1% hier
dans les premiers échanges, se
remettant quelque peu en selle
après deux semaines de baisse
marquée, portées par des valeurs
liées aux matières premières qui
profitent à la fois du repli du
dollar et du rebond des cours du
pétrole.
A Paris, l’indice CAC
40 avançait de 1,30% à
4 388,70 points vers 9h45. A
Francfort, le Dax gagnait
0,83% et à Londres le FTSE
1,26%. L’indice EuroStoxx
50 de la zone euro prend 0,99%,
le FTSEurofirst 300 0,95% et le
Stoxx 600 0,95%.
Ce dernier a perdu 3,6% ces
deux dernières semaines,
tombant à un creux de six
semaines. Il reste en baisse de
près de 1% à ce stade du mois de
septembre après avoir enchaîné
deux progressions mensuelles en
juillet (+3,6%) et en août
(+0,5%).
A la veille de la réunion de
politique monétaire, étalée sur
deux jours, de la Réserve
fédérale américaine, le dollar
abandonne plus de 0,2% face à
un panier de devises internationales, effaçant une partie des
gains accumulés vendredi dans
la foulée de données montrant
que l’inflation avait accéléré un
peu plus que prévu aux EtatsUnis en août.
Photo : DR
L
Ces statistiques liées aux prix
à la consommation ont redonné
foi aux quelques personnes
encore persuadées que la Fed
annoncera une hausse des taux
d’intérêt mercredi. Mais la
majorité des intervenants de
marché est d’avis qu’il faudra
attendra la réunion de décembre
pour un nouveau tour de vis
monétaire.
L’accès de faiblesse du billet
vert profite aux matières
premières, qui sont pour la
plupart échangées en dollars. Le
pétrole, en hausse de près de
1,5%, est en outre soutenu par la
perspective de voir le pays producteurs se mettre d’accord d’ici
la fin du mois sur des mesures de
stabilisation du marché.
La semaine dernière, le Brent
avait perdu plus de 4,5% en
raison d’un retour des craintes au
sujet du déséquilibre entre l’offre
et la demande.
L’indice regroupant les
valeurs européennes liées aux
matières premières, qui affiche la
meilleure performance depuis le
début de l’année, gagne
2,41%, progression sectorielle la
plus marquée en ce début de
matinée. Il est suivi par les com-
partiments automobile (+1,51%)
et pétrolier (+1,57%). Tous les
indices sectoriels sont dans le
vert, la hausse la moins marquée
étant celle de la chimie(+0,56%).
Dans ce contexte de rebond
du marché actions, le marché
obligataire reste stable à l’image
du prix inchangé des Bunds
allemands.
Outre de nombreux titres de
géants des mines - BHP Billiton,
Anglo American, Glencore, Rio
Tinto - l’action Plastic Omnium
figure parmi les dix plus
fortes hausses de l’indice Stoxx
600, progressant de près de
4% après que Bryan Garnier a
entamé son suivi de la valeur
avec une recommandation
«achat». Du côté des baisses, le
titre Deutsche Bank perd encore
0,7%, poursuivant son déclin
après avoir plongé de
8,47% vendredi à la suite de
l’annonce par la justice
américaine de son intention
d’infliger une amende de
14 milliards de dollars
(12,5 milliards d’euros) à la
première banque allemande dans
le cadre d’une enquête sur la
vente de titres adossés à des
prêts immobiliers.
Reuters
SELON L’ANALYSTE SIMON AINSWORTH DE MOODY’S
Le Brexit, un risque «gérable»
pour les banques britanniques
celles de trading et de
middle-office dans l’UE, ainsi
que leurs capitaux, leurs liquidités et leurs infrastructures
informatiques.»
Ce scénario serait négative en
termes de profil de crédit pour
ces banques, car l’opération
serait coûteuse et réduirait leur
rentabilité à court terme. Cependant, Moody’s estime «peu
probable» que les banques
perdent tous leurs droits transfrontaliers d’exercer dans l’UE,
car il existe déjà des régimes
dérogatoires, notamment la
reconnaissance d’équivalences
chez des pays tiers prévue dans
la Directive MiFID 2. Mais ces
régimes d’équivalences sont plus
à risque : ils peuvent prendre du
temps et être supprimés.
Moody’s se garde bien de parier
sur le statu quo ou sur une fuite
généralisée :
«Une banque qui utilise le
Royaume-Uni comme point
d’entrée ne devrait pas subir une
dégradation sensible de ses
fondamentaux de crédit si elle
perd le passeport européen, mais
du fait de l’incertitude au sujet
du résultat de nouveaux accords,
il est probable que certaines
banques choisissent de déménager certaines activités du
Royaume-Uni vers l’UE avant
que la fin des négociations de
sortie.»
Et les grandes capitales du
Vieux continent rivalisent de
propositions alléchantes pour les
attirer sur leur territoire.
AFP
Photo : DR
L E S B A N Q U E S
britanniques ont-elles beaucoup
de souci à se faire à la perspective du Brexit ? Moody’s ne
verse pas dans le catastrophisme
à ce stade. L’agence de notation
de crédit vient de publier une
étude dans laquelle elle
considère «gérable» l’impact
d’un retrait formel du RoyaumeUni de l’Espace économique
européen et «en conséquence la
perte des droits de passporting» :
il s’agit d’une série de droits
accordés aux banques, sociétés
de gestion d’actifs, etc, pour
opérer dans toute l’Union
européenne en ayant obtenu
un agrément de l’autorité de leur
pays d’origine. L’agence
envisage plusieurs scénarios.
«Si le Royaume-Uni, quitte le
marché unique et l’UE, les
entreprises financières qui y sont
implantées (y compris les filiales
d’entreprises non européennes)
pourraient perdre leurs droits de
passporting, relève l’analyste de
Moody’s spécialiste des institutions financières, Simon Ainsworth. Si c’est le cas, alors ces
entreprises devront déménager
leurs équipes commerciales,
Madrid attend plus de 3% de croissance en 2016
L’ECONOMIE espagnole
dégagera cette année une
croissance de plus de 3%, même
si l’impasse politique au sommet
de l’Etat commence à affecter
l’activité, déclare le ministre de
l’Economie Luis de Guindos
dans un entretien publié lundi
par le quotidien ABC.
En juillet, le gouvernement
avait dit prévoir une croissance
de 2,9% cette année.
«On aura une croissance de
plus de 3% (...) mais l’absence
de gouvernement a un impact
sur l’économie et il y a des facteurs qui dénotent déjà une
décélération», a dit de Guindos.
Une source gouvernementale a
indiqué à Reuters que la
prévision de 2,9% serait maintenue pour le moment. L’économie a enregistré l’an dernier
une croissance de 3,2%, confirmant son redressement après des
années de récession.
L’Espagne est sans
gouvernement stable depuis les
élections de décembre dernier
qui n’ont pas produit de
majorité. Un deuxième scrutin
en juin n’a pas permis de sortir
de l’impasse et le gouvernement
de Mariano Rajoy continue donc
d’assurer les affaires courantes.
Selon Luis de Guindos, la situa-
tion politique joue en particulier
sur le sentiment économique et
la demande de crédit et ses effets
devraient commencer à se faire
sentir d’ici le quatrième
trimestre.
Un autre journal, La Razon, a
indiqué hier que l’Espagne communiquera à la Commission
européenne une prévision de
croissance de 2,4% pour 2017,
au-dessus de l’actuel objectif de
2,3%.
La source ayant parlé à
Reuters a dit que la prévision
actuelle serait elle aussi maintenue pour le moment.
Reuters
10
F O C U S
Mardi 20 septembre 2016
DES PSEUDO-MATHÉMATIQUES AU CYBERMARCHÉ
L’économie «pure», nouvelle sorcellerie
C’est un trait classique de tous les totalitarismes que de conférer un statut scientifique à une idéologie.
L’économie qui se dit «pure» permet de donner un habillage universitaire à l’ultralibéralisme. Peu importe
qu’elle soit déconnectée de la réalité : comme toute fable, elle ne sert que de prétexte. Le mythe du marché
parfait, qui la sous-tend, vient cependant de trouver une nouvelle jeunesse avec le projet de M. Clinton de
transformer Internet en une agora marchande planétaire au service des intérêts américains
Par
Samir Amin*
n enseigne dans les
universités une discipline
curieuse appelée économie «pure» ou «économique».
Economique, comme on dit
physique. Mais alors que la
démarche scientifique se
développe en partant de la
réalité, l’économique, pour ses
intégristes, se construit à partir
d’une position de principe qui lui
tourne le dos : elle imagine la
société réduite à la somme des
individus qui la composent.
Elle choisit ainsi d’ignorer que la
société réelle est une construction infiniment plus complexe,
dans laquelle s’affrontent
groupes sociaux, nations,
Etats, grandes firmes, projets de
société, forces politiques,
religieuses et idéologiques, etc.
Imagine-t-on une médecine
qui voudrait reconstruire le f
onctionnement du corps humain
à partir des seuls éléments
fondamentaux dont il est
constitué - les cellules - en
ignorant l’existence d’organes
comme le cœur ou le foie ? Fort
heureusement pour notre santé
physique, les médecins n’ont pas
fabriqué une médecine «pure».
La probabilité, pour les modèles
les plus complexes exprimant
l’interaction des cellules, de produire quelque chose ressemblant
à un corps humain est, en effet, à
peu près aussi forte que celle de
voir un singe placé devant le
clavier d’un ordinateur écrire les
œuvres complètes de Victor
Hugo. La probabilité d’atteindre
un équilibre général par la vertu
des confrontations, sur le
marché, de presque six milliards
d’êtres humains est du
même ordre de grandeur ! A la
recherche d’une explication
rationnelle de la réalité économique se substitue donc, dès le
départ, la construction d’une
rationalité mythique.
L’économie ne méconnaît pas
que l’être humain est intelligent
et qu’il déterminera ses
comportements en fonction de ce
qu’il croit être les réactions des
autres. Elle doit donc construire
son modèle, non pas à partir des
exigences d’une rationalité simpliste et immédiate - j’achète
davantage si le prix baisse - mais
d’une rationalité médiatisant les
anticipations des réactions des
autres : je m’abstiens d’acheter si
je crois que le prix va continuer à
baisser. Alors qu’elle prétend
ignorer que, loin d’être fabriquée
par des forces extérieures, la
société se produit elle-même,
l’économie «pure» que
pratiquent certains universitaires
s’inflige ainsi son propre
démenti en introduisant le
concept d’anticipation. Ce qui
revient à admettre que l’individu,
traité par elle comme une réalité
Photo : DR
O
objective, est lui-même sujet
actif de son histoire.
D’où le casse-tête provoqué
par cette option en faveur d’un
individualisme méthodologique :
comment démontrer que
l’interaction des comportements
des individus - intégrant, de
surcroît, l’anticipation - produit
un équilibre caractérisable (par
des prix, la répartition des
revenus, le taux de chômage) et
un seul ? L’outil mathématique
est mobilisé à cette fin.
Las ! Les mathématiques
prouvent qu’un système d’équations de ce genre n’admet pas de
solution. Avec un grand nombre
d’hypothèses additionnelles, il a
quelques chances d’être indéterminé (une infinité de solutions)
et, avec encore bien davantage
d’hypothèses, d’être déterminé
(une seule et unique solution).
Les économistes «purs» vont
donc choisir des hypothèses «sur
mesure» pour parvenir à la
conclusion désirée, et, afin de
franchir chacune des étapes de
leur pseudo-démonstration, ils
vont inventer la fable adéquate.
Les fables, en effet, prêtent généralement à des animaux des comportements plausibles
imaginés à une fin bien précise :
tirer la morale de l’histoire.
L’économique est tout entière
construite sur ce modèle.
La fable centrale, nécessaire à
sa démonstration, est celle de la
concurrence parfaite, qui suppose la centralisation de toutes
les offres et demandes. Curieusement, dans ce modèle, tout se
passe comme si un planificateur
central, connaissant parfaitement
les comportements de ses cinq à
six milliards d’administrés,
pouvait prendre les décisions
produisant l’équilibre recherché !
Que l’économie «pure» des
libéraux soit amenée à conclure
que Big Brother constituerait la
solution à ses problèmes ne
manque pas de piment ! Mais, en
l’absence de ce planificateur, le
système se modifie à chaque
instant selon les résultats produits par les actions effectives
des individus sur les marchés.
L’équilibre - impossible - serait
autant le produit du cheminement, c’est-à-dire du hasard, que
des caractères définissant la
rationalité des acteurs.
En rappelant le théorème de
Sonnenschein (1), les mathématiciens - les vrais - tels Giorgio
Israel et Daniel Guerrien (2), ont
mis en pièces la duperie fondamentale de l’économie «pure».
En particulier, pour ce qui
concerne la question prioritaire
de notre époque - le niveau de
l’emploi -, l’équilibre général, à
supposer qu’un miracle permette
de l’atteindre, ne nous apporterait strictement aucune réponse.
En imputant d’office le chômage
au coût prétendument élevé du
travail, les économistes «purs»
ignorent superbement que,
dans la logique même de leur
système, une quelconque modification des salaires transforme
toutes les données de l’équilibre
général.
Dans la même veine, le
monétarisme, dernier cri de
l’économie «pure», décrète que
le montant de l’offre de monnaie
peut être fixé librement par la
banque centrale. Une analyse
élémentaire de l’émission
monétaire montre pourtant que la
monnaie n’est pas une marchandise comme les autres, dans la
mesure où son offre est déterminée par sa demande, laquelle
dépend, en partie, des taux
d’intérêt.
D’ailleurs les banques
centrales, dont on souhaite alors
une gestion «indépendante» (de
qui ?), au prétexte qu’elles
auraient le pouvoir magique de
fixer l’offre de monnaie, se
révèlent bien incapables de tenir
ce rôle. Tout simplement parce
qu’il est hors de leur portée : par
le choix du taux d’intérêt, elles
peuvent seulement agir - et
encore de manière partielle et
indirecte - sur la demande de
monnaie, et non pas sur son
offre. Mais alors, comment
ignorer que ce choix réagit à son
tour sur le niveau de l’activité
(par les investissements, les
consommations différées, etc.),
et donc sur toutes les données de
l’équilibre ? De telles billevesées
monétaristes ont cependant valu
le prix Nobel à Milton
Friedman...
Demain, on rase gratis
L’économie «pure» se révèle
n’être qu’une parascience, aussi
éloignée de la science sociale
que la parapsychologie l’est de la
psychologie. Comme les autres
parasciences, elle peut prouver
tout et son contraire : «Dis
moi ce que tu veux, et je te
fabriquerai le modèle qui le
justifie.» Sa force est de fournir
un paravent derrière lequel un
pouvoir peut cacher ses objectifs
réels - subis ou choisis -, tels
l’aggravation du chômage et
l’inégalité grandissante dans la
répartition des richesses. Comme
de semblables objectifs ne
sauraient être affichés, il importe
de «démontrer» qu’ils constituent seulement les moyens
d’une transition conduisant à la
croissance, au plein emploi, etc.
Demain on rase gratis...
Parce qu’elle n’a aucun
fondement scientifique,
l’économique ne mobilise à son
service que des mathématiciens
amateurs, comme la parapsychologie le fait avec des psychologues au petit pied. N’est-il pas
significatif que cette «science»
emploie tant de mathématiciens
médiocres, dont ne voudrait
aucun laboratoire de physique
qui se respecte ? Ici, le parallèle
avec la magie s’impose.
Le sorcier, lui aussi, avance ses
conclusions en les habillant
d’une phraséologie d’apparence
raisonnable. Pour être convaincant, il doit dire, au passage, un
minimum de choses sensées et
plausibles. Le grand sorcier,
supérieurement intelligent, savait
exactement ce que le roi
attendait de lui, et le produisait.
L’économie «pure» remplit des
fonctions analogues dans des
sociétés aliénées par l’économique. Et ce par des méthodes
identiques, au premier rang desquelles l’ésotérisme de la langue
: celle de mathématiques de
pacotille à l’usage exclusif de
non-mathématiciens.
Et, comme dans la sorcellerie,
les sectes occupent le terrain.
Les petits sorciers se regroupent
derrière des gourous veillant à
organiser la promotion de leurs
disciples. Ce n’est certainement
pas un hasard si prolifèrent
simultanément les sectes
d’économistes produisant un
discours néolibéral arrogant et
celles de charlatans de la
para-science parapsychologique.
Dans les deux cas, au
prix d’une véritable escroquerie
intellectuelle.
S. A.
* Economiste, président
du Forum mondial des
alternatives.
(1) Le théorème de Sonnenschein démontre l’impossibilité
de déduire les formes des
courbes d’offre et de demande
à partir de comportements
maximisateurs.
(2) Giorgio Israel, La
Mathématisation du réel, Le
Seuil, Paris 1996 ; Daniel
Guerrien, L’Economie
néoclassique, La Découverte,
coll. «Repères», Paris, 1996.
In lemondediplomatique.fr
INTERNATIONALE
SUPPLÉMENT
HEBDOMADAIRE
Pp12-13
P14
Des élections législatives sans surprise ?
Élections primaires
L'opposition russe
en miettes
Tous candidats !
NOUVEAUX COMBATS POUR LE CONTRÔLE DU CROISSANT PÉTROLIER LIBYEN
Dans ce pays où les
exportations de brut
représentent la principale
ressource économique, les
terminaux du Croissant
pétrolier, qui sont depuis
2011 au cœur de toutes les
luttes de pouvoir,
représentent l’arme
stratégique à avoir. Le GNA
tablait sur une reprise des
exportations de pétrole
pour renflouer les caisses
de l’État, amorcer une
relance économique,
améliorer les services
publics et tenter d’asseoir
une légitimité chancelante.
Quand les milices des GIP
l’avaient rejoint, on croyait
qu’un grand pas venait
d’être accompli vers la
concrétisation de cet
objectif. Mais l’ANL est
venu tout bousculer et a fait
basculer la situation vers
l’incertitude et la confusion
Par
Hassan Gherab
n plus de Syrte où les combats des
forces du gouvernement libyen
d’union nationale (GNA) contre les
terroristes du groupe État islamique (EI)
retranchés dans cette ville portuaire de
l’Est ont repris, après deux semaines d’accalmie, un nouveau front de lutte s’est
ouvert dans cette même région. Le pétrole
en est l’enjeu, le Croissant pétrolier en est
la scène. Après que des unités de l’Armée
nationale libyenne (ANL) commandée par
le général controversé Khalifa Haftar ait
pris, il y a une semaine, les quatre terminaux situés dans cette région (Zoueitina,
Brega, Ras Lanouf et Al-Sedra) qui étaient
jusqu’alors contrôlés par la milice des
Gardes des installations pétrolières (GIP),
alliée au GNA, ces dernières ont lancé,
dimanche dernier, une offensive pour en
reprendre le contrôle, mais l’opération a
échoué et les troupes du GNA ont été
E
Photo : DR
Le pétrole, arme stratégique dans la lutte
pour le pouvoir en Libye
repoussées par celles de Haftar. La
confrontation est ainsi matérialisée entre
les deux autorités qui se disputent le pouvoir. Le GNA, basé à Tripoli, formé dans
le cadre d’un accord parrainé par l’ONU
d’où était exclu Haftar, et reconnu par la
communauté internationale, est désormais
ouvertement contesté par le commandant
de l’ANL soutenu par le Parlement de
Tobrouk, une autorité rivale qui ne reconnaît pas la légitimité du GNA et continue
d’exercer le pouvoir sur de vastes portions
du territoire. Ainsi, la prise des terminaux
pétroliers par l’ANL a un double impact.
D’abord, elle prive le GNA d’une source
de financement dont il a grandement
besoin, ensuite, elle pourrait ouvrir la voie
au général Haftar pour un retour dans le jeu
politique. Homme fort de la Cyrénaïque et
de la Tripolitaine, avec le pétrole libyen
sous sa coupe, le général aura un moyen de
pression pour amener l’ONU et le GNA à
consentir un amendement de l’accord de
2015 qui lui permettrait de redevenir un
acteur politique déterminant.
Dans ce pays où les exportations de brut
représentent la principale ressource économique, les terminaux du Croissant pétrolier, qui sont depuis 2011 au cœur de toutes
les luttes de pouvoir, représentent l’arme
stratégique à avoir. Le GNA tablait sur une
reprise des exportations de pétrole pour
renflouer les caisses de l’État, amorcer une
relance économique, améliorer les services
publics et tenter d’asseoir une légitimité
chancelante. Quand les milices des GIP
l’avaient rejoint, on croyait qu’un grand
pas venait d’être accompli vers la concrétisation de cet objectif. Mais l’ANL est venu
tout bousculer et a fait basculer la situation
vers l’incertitude et la confusion. La
meilleure illustration de cette confusion est
la position de la Compagnie nationale du
pétrole (NOC) qui a reconnu la légitimité
du GNA, mais se plie à l’autorité rivale. En
effet, tout en se disant loyale au GNA, la
NOC a annoncé que les exportations
allaient reprendre, en application des «instructions données par le Parlement» de
Tobrouk. Et il est peu probable que les
autorités rivales du GNA, qui tiennent les
terminaux pétroliers occupés par leurs
forces armées commandées par Haftar,
soient disposées à vendre le pétrole pour
céder les recettes engrangées à un gouvernement qu’elles ne reconnaissent pas, à
moins d’être forcées, ou plutôt lâchées, par
le général si on lui déroule le tapis rouge.
Il est vrai que les puissances mondiales
qui, depuis la chute de Khadhafi, travaillaient, et travaillent toujours, sur des
plans de sortie de crise où leurs intérêts
seront préservés, le général Haftar n’a
jamais eu rôle de premier plan et il a même
été vu plus comme un problème que
comme une solution. Mais la donne a
changé depuis qu’il tient les vannes du
pétrole libyen, donc de l’économie, entre
ses mains, et le sulfureux général est en
train de devenir un élément important dans
la solution globale. Les capitales occidentales et l’ONU qui sont aujourd’hui
convaincues que la réconciliation en
construction en Libye devra passer par un
rapprochement entre l’est et l’ouest du
pays, où le nouvel homme fort de la
Cyrénaïque et de la Tripolitaine sera un
acteur actant. Car, le vieux général ne s’est
certainement pas engagé dans un bras-defer avec le GNA pour finir par se contenter
d’un strapontin. Et il a manœuvré en fin
stratège : il a pris une position dominante
au moment où le processus de mise en
place du gouvernement d’union nationale
de Faïez Sarraj est dans l’impasse. De
l’avis du représentant des Nations unies
pour la Libye, Martin Kobler, la confiance
et les espoirs suscités par l’arrivée de Faïez
Sarraj et de son Conseil présidentiel sont
largement dissipés. Au nombre des causes
de cette désaffection, le refus du Parlement
de Tobrouk de ratifier la mise en place du
Conseil présidentiel, son incapacité à
répondre aux attentes légitimes des
Libyens en matière sécuritaire et économique et le sentiment général qu’il a été
imposé par l’étranger. Haftar arrive comme
l’élément qui peut contribuer à faire sortir
la Libye de l’impasse dans laquelle elle se
trouve et à mettre un terme au chaos, et ce
n’est certainement pas un deuxième rôle.
H. G.
12
INTERNATIONALE
Mardi 20 septembre 2016
Mardi 20 septembre 2016
13
DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES SANS SURPRISE ?
Par
l’approche des élections, les leçons
du passé semblent ne pas avoir été
retenues. L’opposition démocratelibérale a échoué, une fois encore, à former
une coalition susceptible de lui assurer une
représentation importante à la Douma, la
Chambre basse du Parlement. Alors que les
manifestations contre la fraude électorale en
2011 (1) lui avaient redonné vigueur, la
campagne des derniers mois a accentué les
querelles internes. Au total, les partis
qui mettent l’Etat de droit et la liberté
d’entreprendre en bonne place dans leurs
programmes présenteront cinq listes
séparées. L’assouplissement des règles
A
permettant de participer aux élections - qui
fut concédé par l’exécutif après 2011 - a
effectivement élargi l’offre politique
(21 partis contre 7 en 2011), mais au prix
d’une dispersion des forces. A quelques
exceptions près, on note aussi peu de renouvellement des figures de proue du camp
libéral que dans les autres partis. Les deux
grands partis d’opposition représentés au
Parlement, le Parti communiste et le Parti
libéral-démocrate (nationaliste), ont les
mêmes chefs depuis 1993 : MM. Guennadi
Ziouganov et Vladimir Jirinovky.
Parmi les formations démocrateslibérales, le parti Iabloko, créé en 1993, offre
un rare exemple de longévité. Il a été fondé
Photo : DR
Nina Bachkatov*
par M. Grigori Iavlinsky, le concepteur du
«programme des 500 jours» qui préfigurait
la «thérapie de choc» appliquée par Egor
Gaïdar, Premier ministre puis ministre de
l’Economie entre 1991 et 1994, sous la
présidence de Boris Eltsine. Associé à la
débâcle économique et sociale des années
1990 (2), ce parti a rapidement décliné
(3). Toutefois, son ancrage ancien dans le
paysage politique ainsi que sa structuration
régionale auraient logiquement pu l’imposer
comme un pôle de ralliement. C’était sans
compter le fractionnisme du camp libéral, un
problème déjà ancien. Les représentants de
l’aile la plus libérale des gouvernements
Eltsine avaient été écartés des postes-clés
lors de la crise de 1998 : Gaïdar, mais aussi
Boris Nemtsov, ministre de l’énergie de
1997 à 1998 assassiné en 2015, M. Sergueï
Kirienko, Premier ministre de mars à août
1998, ou encore M. Anatoli Tchoubaïs,
artisan du programme de privatisation de
l’économie et à différents postes du gouvernement entre 1992 et 1998. Ils ont formé en
1999 un second parti libéral, l’Union des
forces de droite (SPS), dissoute en 2008. A
leur suite, des responsables gouvernementaux en poste lors du premier mandat de
M. Vladimir Poutine comme M. Mikhaïl
Kassianov, Premier ministre de 2000 à 2004,
ou M. Vladimir Milov, ancien ministre
adjoint de l’Energie, ont rejoint les rangs de
l’opposition. Le camp libéral devint alors
un maquis de mouvements politiques,
d’alliances éphémères et d’égos démesurés.
Cette vieille garde libérale a été éclipsée
durant les manifestations de 2011 par
quelques visages nouveaux, comme
MM. Ilia Iachine (allié un temps à M. Kassianov) ou Alexeï Navalny. Populaire créateur d’un site Internet, Rospil, consacré à la
traque de la corruption sur les marchés
publics, ce dernier qualifie Russie unie, la
formation de M. Poutine, de «parti des
escrocs et des voleurs», une formule largement reprise par la rue. Candidat à la mairie
de Moscou en 2013, il a remporté le score
important de 27 % des suffrages. Associé au
camp libéral en raison de sa posture d’opposant, il fut cependant expulsé de Iabloko en
2007 pour ses positions nationalistes et des
propos jugés racistes sur les habitants du
Nord-Caucase. Soumis depuis trois ans à une
succession de tracasseries judiciaires, Alexeï
Navalny ne peut pas être candidat, mais son
Parti du progrès a lancé une «Coalition
démocratique» pour prolonger la dynamique
des manifestations de 2011 en vue des législatives de 2016. Cette coalition devait rallier
Choix démocratique de M. Milov, une partie
de Iabloko ainsi qu’une poignée d’autres
formations autour d’un programme prônant
un «développement de type européen» pour
la Russie. M. Navalny avait pris soin de
préciser que «ce (n’était) pas un parti
libéral, mais une large union démocratique,
où peuvent coexister des sociauxdémocrates, des libéraux, des conservateurs
de type européen». Peine perdue le rassemblement a tourné à la foire d’empoigne avant
les primaires du 29 mai 2016 qui ont connu
un fiasco informatique (lire «Les primaires,
version russe»). Les méthodes visant à
discréditer l’adversaire qui avaient fait florès
dans les années 1990 ont ressurgi. Mis en
cause dans un documentaire diffusé sur la
chaîne publique NTV, qui le montrait au lit
avec une collègue en train de critiquer ses
collègues de l’opposition, M. Kassianov a
refusé d’abandonner la tête de liste, contre
l’avis de ses alliés. Le 27 avril, MM.
Navalny et Milov annonçaient la dissolution
de la coalition après un autre débat stérile sur
le partage des circonscriptions et la signature
d’un mémorandum commun. Il est probable
que quelques démocrates-libéraux soient
élus grâce au retour du scrutin uninominal
par circonscription pour la moitié des sièges.
Mais ils n’ont guère de chance d’atteindre le
seuil des 7% nécessaire au niveau national
pour obtenir les sièges répartis à la
proportionnelle et ne seront probablement
pas suffisamment nombreux pour constituer
un groupe parlementaire.
Les querelles internes n’expliquent qu’en
partie l’échec des libéraux. Leur discrédit
tient beaucoup à leur refus de reconnaître
leurs erreurs des années 1990, qui ont
polarisé la société entre une petite classe de
vainqueurs - dont ils étaient - et une classe
de perdants - dont ils ne se sont guère préoccupés. Tout au plus regrettent-ils, comme
l’avait exprimé M. Nemtsov, avoir truqué
l’élection présidentielle de 1996.
Par ailleurs, depuis que Iabloko a perdu ses
derniers députés à la Douma, en 2007, tous
les partis et mouvements libéraux ont
glissé dans une opposition hors système
(c’est-à-dire non parlementaire), une
position qu’ils revendiquent comme un signe
de liberté et d’indépendance, mais qui
consacre leur marginalisation. Car cette
posture froisse une partie de l’électorat, qui
rejette toute opposition frontale au pouvoir
en place. Si l’on en croit un récent sondage
(4), seulement 52% des personnes
interrogées estiment que la Russie a besoin
d’une opposition, et seulement 13% en vue
«d’assurer une alternance du pouvoir». Près
d’un tiers des sondés estime que l’opposition
est inutile, car elle «affaiblit la société par
des disputes en cette période difficile». Par
ailleurs, contrairement à une large majorité
de la population, la plupart des chefs de file
de l’opposition démocrate-libérale ont
désapprouvé l’annexion de la Crimée ou,
pour le moins, la méthode utilisée pour y
parvenir. M. Kassianov se déclara même,
lors d’une conférence du think tank Atlantic
Council, favorable aux sanctions occidentales. En avril 2015, son intervention devant
le Congrès américain pour demander des
sanctions contre huit journalistes accusés
d’avoir attisé la haine contre M. Nemtsov
avait déjà aggravé son image de personnage
déloyal à l’égard de son pays.
Plus récemment, les milieux d’affaires
ont constitué une nouvelle offre politique qui
renoue avec l’idée en vogue dans les années
1990 selon laquelle la libéralisation de
l’économie, prioritaire, débouche
naturellement sur davantage de démocratie.
Depuis 2008, on a compté au moins trois
tentatives - rapidement avortées - de former
un parti représentant les intérêts des
industriels et milieux financiers (5). Parmi
elles, celle de M. Mikhaïl Prokhorov, un
milliardaire, dirigeant du syndicat patronal,
qui avait acquis des parts du géant russe
Norilsk Nickel au début des années 1990 (6).
Son ancien parti, Cause juste, n’a obtenu
aucun siège à la Douma, mais, à la
présidentielle de 2012, son nom a rassemblé
7,7% des voix. Cette formation était apparue
comme une tentative de proposer un visage
de gestionnaire rassurant aux électeurs
urbains et éduqués et, surtout dans les
régions, de séduire les patrons des petites et
moyennes entreprises - en proposant notamment une semaine de 60 heures de travail
contre 40 officiellement aujourd’hui. Dès le
début de sa carrière politique, cependant,
M. Prokhorov a dû se défendre d’être un
homme de paille. Ainsi, au lendemain de sa
candidature le célèbre journaliste Vladimir
Pozner commençait son interview en lui
citant un rapport américain qui décrivait
Cause juste comme une «opposition loyale
au Kremlin», puis le pressait de dire s’il
avait «été choisi par Poutine ou par
Medvedev».
Après avoir rapidement perdu le contrôle
de Cause juste (devenue Parti de la croissance), M. Prokhorov a créé en 2012 la
Plate-forme citoyenne, dont la direction lui
échappe à nouveau ; chacune de ces formations présentera ses candidats aux prochaines
élections. Les bureaux de sa société,
Onexim, ont été perquisitionnés en avril
2016. On ignore s’il s’agissait d’un avertis-
Photo : DR
Photo : DR
En devançant de près de
30 points le parti libéral
démocrate (extrême
droite), Russie unie a
remporté sans surprise
les élections législatives
du 18 septembre. Outre la
popularité de la politique
extérieure du président
Poutine, le parti
pro-Kremlin a pu compter
sur les divisions de
l’opposition libérale.
Associée à la thérapie de
choc que plusieurs de ses
chefs infligèrent
au pays dans les années
1990, celle-ci n’a pas su
capter le mécontentement
exprimé dans la rue
en 2011.
Photo : DR
L’opposition russe en miettes
sement après la publication par son groupe
de presse RBC de commentaires sur les
«Panama Papers» impliquant l’entourage
présidentiel, ou d’un nouveau signal du
gouvernement aux Russes qui pratiquent
l’évasion fiscale.
L’émergence de partis «probusiness»
dénote une inflexion dans les règles du jeu
que M. Poutine avait imposées aux hommes
d’affaires dès son arrivée au pouvoir, et rappelées fermement avec l’arrestation en 2003
de l’oligarque Mikhaïl Khodorkovsky (libéré
en 2013). Interdites d’accès à la politique,
les grandes fortunes russes, souvent mal
acquises, devaient, en échange de la
clémence du pouvoir, concourir à la
«modernisation» de l’économie. Entendre :
s’enrichir, mais sans nuire aux intérêts
nationaux, voire en les servant, comme
l’ont illustré les généreuses contributions
du secteur privé à la construction des
infrastructures des Jeux olympiques
de Sotchi.
L’émergence d’une nouvelle génération
d’entrepreneurs ainsi que la crise de 2008 a
poussé M. Poutine à redéfinir les termes de
ce contrat. En décembre 2014, dans son discours à l’Assemblée fédérale, le président
proposait «une relation entre la communauté
des affaires et l’Etat construite sur une cause
commune, un partenariat et un dialogue
entre égaux». En échange de la mobilisation
des élites économiques pour le relèvement
de l’économie, il promettait de libérer les
entrepreneurs de la «supervision abusive»
des organes de contrôle administratif, une
amnistie totale sur les capitaux rapatriés bref, des mesures très libérales, auxquelles
est venue s’ajouter cet été l’annonce de
nouvelles privatisations dans les secteurs du
pétrole, de l’extraction diamantaire ou
encore du transport aérien.
Au fond, cette droite issue des milieux
d’affaires partage les positions de l’aile
libérale de l’exécutif, que le président a
récemment renforcée pour crédibiliser son
programme économique auprès des investisseurs étrangers. Le directeur de la Sberbank,
M. Guerman Gref, et surtout l’ancien
ministre des Finances Alexeï Koudrine - qui
s’était joint aux manifestants de 2011, tout
en gardant un contact personnel avec le Président - sont revenus sur le devant de la
scène. Le second a intégré la toute-puissante
administration présidentielle, avant de
s’aventurer sur le terrain de la politique
étrangère, exhortant le président à «réduire
les tensions géopolitiques pour le bien de
l’économie russe», car, dit-il, la Russie «doit
s’intégrer dans la chaîne internationale afin
de réduire le fossé technologique» (7).
Arbitre entre cette aile libérale, souvent
pro-occidentale et une aile étatiste plus
préoccupée de la grandeur du pays,
M. Poutine a entrepris une reprise en main
de secteurs vitaux, notamment de l’énergie,
tout en assurant un large espace au marché
dans les autres domaines. Ce faisant,
l’exécutif, comme les partis «probusiness»,
conteste à l’opposition démocrate-libérale le
monopole du libéralisme économique, en lui
laissant la critique de l’autoritarisme et de la
bureaucratisation. Si les manifestations de
2011 ont montré qu’une partie de la
population aspirait à davantage d’ouverture
politique, les récentes concessions du
pouvoir (retour à l’élection des gouverneurs,
simplification de la procédure pour créer un
parti, baisse du nombre de parrainages requis
pour être candidats, ouverture des primaires
de Russie unie à tous citoyens, etc.),
sont pour l’opposition libérale un cadeau
empoisonné. Quittant la rue pour les urnes,
elle apparaît encore plus divisée.
N. B.
* Politologue, éditrice du site Inside
Russia & Eurasia.
(1) Lire Jean-Marie Chauvier
«“Révolution blanche”, drapeaux rouges et
forces de l’ombre », La valise
diplomatique, 22 décembre 2011.
(2) Françoise Daucé, « Iabloko ou la
défaite du libéralisme politique en Russie
», Critique Internationale, no 22, Paris,
janvier 2004.
(3) En 2003, le parti recueillait
3,4 % des voix et 4 sièges de députés sur
450, contre respectivement 7,8 % et
27 en 1993.
(4) Sondage du centre Levada cité par
Interfax, 13 mars 2016.
(5) Kommersant Vlast, Moscou,
22 février 2016.
(6) Il s’est fait connaître en France
suite à son arrestation dans son chalet de
Courchevel puis une garde à vue dans le
cadre d’une instruction pour «proxénétisme aggravé». Entendu par la justice en
tant que témoin assisté, il n’avait plus été
inquiété par la suite.
(7) «Kudrin urges Putin to ease
geopolitical tensions for economy», The
Moscow Times, 30 mai 2016.
In Le Monde Diplomatique
14
Mardi 20 septembre 2016
INTERNATIONALE
ÉLECTIONS PRIMAIRES
Photo : DR
Tous candidats !
Par
Alain Garrigou
uand une «rentrée politique», comme
il est désormais convenu de l’appeler,
coïncide avec la campagne pour les
élections primaires, il ne faut pas espérer
échapper au matraquage médiatique. Peut-on
en profiter pour examiner ce qui, sous
l’écume des jours, petits potins et péripéties
de l’actualité politique, relève de ce que les
historiens appellent le «temps long» ? En
politique aussi, malgré les apparences, il en
est un. Face à ces primaires entamées à
droite, puis à gauche, on ne sait s’il faut
s’étonner de l’abondance des candidatures
ou bien du fait qu’on y retrouve toujours les
mêmes têtes. Les deux constats paraissent
antinomiques tant le premier semble
constituer une ouverture de la compétition
politique - aujourd’hui treize à tables pour la
primaire Les Républicains (LR) - et le
second, son verrouillage.
Signe particulièrement éclatant de cette
continuité, une seule femme est candidate
(Nathalie Kosciusko-Morizet), laquelle n’est
même pas encore sûre de pouvoir se
présenter, faute de parrainages suffisants (1).
La professionnalisation est encore accentuée,
avec uniquement des politiciens professionnels, même lorsqu’ils ont moins de 40 ans :
anciens Présidents, anciens Premiers
ministres, anciens ministres, élus - bref, des
gens qui n’ont jamais rien fait d’autre que de
la politique. On subodore déjà qu’à la fin
l’impression de «déjà-vu» l’emportera. Sans
doute l’hypothèse d’un remake HollandeSarkozy plane-t-elle comme une ombre
inquiétante. Revanche pour les optimistes,
farce pour les autres. Sauf que dans ces
événements de l’histoire qui, selon la phrase
célèbre de Marx, se répèteraient deux fois, la
première comme tragédie, la seconde comme
farce, on ne sait plus très bien aujourd’hui
comment distinguer l’une de l’autre.
Q
Inflation des candidatures,
faux-semblant démocratique
Mais le retour de candidats connus jette
un trouble plus profond : peut-on encore
parler de «souffle démocratique» comme on
le disait autrefois des élections ?
L’institution d’un scrutin primaire semblait
vouloir répondre à cette inquiétude. Elle
procèdait surtout d’un défaut de leadership,
en cherchant à introduire une sélection plus
démocratique que celles des partis depuis
2006. En termes strictement chiffrés, une
sélection par un corps électoral de quelques
millions d’électeurs, cela paraît tellement
plus légitime que le vote de quelques milliers
d’adhérents - et en réalité de quelques
dizaines d’apparatchiks tireurs de ficelles. La
prolifération des candidatures aux élections
primaires est malgré tout limitée par
l’imposition du parrainage interne d’élus.
Pour ceux qui s’affranchissent de cette étape
des primaires, les candidatures à l’élection
présidentielle ont vu les conditions
originelles d’un soutien se durcir, passant de
cent signatures à cinq cents ; récemment,
l’obligation de publier l’intégralité de parrainages complique encore la tâche des prétendants (lire «Une réforme des sondages à
l’arraché»). Comme celle de Jean-Luc
Mélenchon qui n’aurait, à l’heure actuelle,
obtenu que deux cents signatures sur les cinq
cents exigées. En menaçant d’ôter les investitures à leurs élus indisciplinés, les partis
resserrent leur contrôle.
Toutes les candidatures n’ont certes pas
le même statut. Il y a d’un côté ces candidats
depuis longtemps pressentis qui visent
effectivement l’investiture de leurs partis.
Certains n’ont aucune chance mais leur
statut de candidat officiel du parti est déjà un
capital politique, qui permet d’emblée un
accès plus facile aux médias et aux sondages, à moins que des candidats espèrent
ainsi pouvoir négocier leur place dans le
camp du vainqueur, amorcer une ascension
politique, monter une marche de plus dans
leur carrière. Ou simplement faire un tour de
chauffe avant la prochaine échéance. Exister
politiquement, tel est en effet le fin mot du
principe qui régit la compétition électorale.
Et l’avenir n’étant jamais certain, certains
candidats ne se présentent qu’«au cas où» :
un scandale, un Président sortant trop
impopulaire, un autre rattrapé par des
affaires etc.
Bien sûr, il restera plus de candidats que
lors de la première élection présidentielle de
1965 sous la V e République, quand ils
n’étaient que six, dont deux inconnus, deux
semi-connus, deux très connus. Le tout pour
une campagne plus longue. En 1965, le
premier candidat s’était déclaré début
septembre et le dernier début novembre,
pour un premier tour fixé le 5 décembre.
Aujourd’hui, la rentrée politique s’effectue
autour des primaires dès la fin août. En
réalité, il ne s’agit que d’une simple accélération tant la campagne présidentielle est
devenue permanente.
En attendant, comment expliquer ce
paradoxe d’une ouverture compatible avec la
fermeture ? A en croire un témoin suisse de
la Révolution française, il pourrait s’agir
d’un atavisme. En son temps, celui-ci opposait les deux «nations» anglaise et française
en signalant comme trait le plus frappant «la
réserve un peu timide de l’Anglais et la
confiance du Français en lui-même». Et de
s’appuyer sur un micro-trottoir imaginaire :
«Je disais souvent que si l’on eut arrêté cent
personnes dans les rues de Londres et cent
dans les rues de Paris et qu’on leur eut
proposé de se charger du gouvernement, il y
en aurait eu 99 qui auraient accepté à Paris
et 99 qui auraient refusé à Londres» (2). Et
d’ajouter une anecdote humoristique censée
être significative de ce travers français :
«C’est un gentilhomme français à qui l’on
demandait s’il savait jouer du clavecin et qui
répondit : “Je ne saurais vous dire, je n’ai
jamais essayé mais je vais voir” » (3).
Quand un Président en exercice s’excuse du
temps perdu en début de mandat, en plaidant
qu’il faut le temps d’apprendre le métier, de
connaître le fonctionnement de l’Etat (4), on
a quelques raisons de se demander si des
candidats ne briguent pas les places sans
savoir à quoi s’attendre. Cette explication
culturaliste ne satisfait pas mais a au moins
le mérite d’amuser.
Dans cet univers très hiérarchisé qu’est
celui des professionnels de la politique, on
fait donc toute sa vie dans le «métier». Ce
n’est pas tout à fait un travail comme un
autre, mais plutôt une carrière à vie. Il ne
faut pas espérer de grands changements en la
matière tant la classe politique répugne à
mettre en œuvre les changements institutionnels qui pourraient la mettre en danger. Une
compétition non point fermée comme dans
des régimes autocratiques mais semi-ouverte
- ce n’est déjà pas si mal, pourrait-on
objecter. Il existe bien des écarts distinctifs
entre des candidats du même camp, ne
serait-ce qu’en terme de styles, pour ne rien
dire des programmes. En même temps, le
passé est riche de divergences de discours
devenues convergences de politiques. Mais
on ne devrait pas faire la fine bouche après
des millénaires de domination brute et sans
partage… Quoiqu’il en soit, le soupçon s’est
introduit, inégalement selon les générations les seniors étant les plus attachés aux vieilles
croyances du régime représentatif - et selon
les milieux sociaux.
Ce soupçon est conforté par la lutte des
agents politiquement actifs, s’obstinant à se
re-présenter, avides de réussite, sans parvenir
à convaincre de leur motivation altruiste.
Certes, il y a des supporteurs qu’on exhibe
devant les caméras. Certes, on dit encore
vouloir le bien du pays. Rares sont ceux qui
y croient encore. Cependant, le cynisme
populaire du «on ne nous la fait pas» se
conjugue toujours à une adhésion affective.
Curieux paradoxe.
L’impopularité, ressort
du suspense
Dans cette campagne présidentielle, il est
donc une originalité (ces primaires de tous
bords) qui risque d’être occultée par la
banalité de la reproduction politique. Un
duel Hollande-Sarkozy, de plus en plus
improbable, ferait apparaître dans une
cruelle lumière l’emprise de la logique de
reproduction oligarchique. Et sinon ? Sans
doute rien de bien nouveau. Pourquoi tout ce
remue-ménage pour en arriver là ? De là à
conclure que ces compétitions ne sont que
des rituels de confirmation du leadership, il
n’y a qu’un pas que bien des électeurs
franchiront. Comment cela est-il seulement
envisageable quand de multiples indicateurs
montrent l’impopularité des candidats qui
disposent des plus importantes ressources
partisanes ?
La forte impopularité des rivaux de la
dernière élection présidentielle est un cas
intéressant. Selon les études d’opinion, une
immense majorité des sondés - environ
quatre sur cinq - disent ne vouloir ni de l’un
ni de l’autre. Cette réponse est peut-être bien
accentuée par la crainte de voir moins l’un
ou l’autre que l’un et l’autre. Peu importe
que ces études soient corroborées ou non par
des opinions ordinairement exprimées dans
la vie commune. Les professionnels de la
politique y croient - ils ne jurent même que
par elles - et pourtant… ils s’en moquent.
Comment peuvent-ils s’accommoder
d’autant d’hostilité ? Il faut bien croire que
le désir de pouvoir est supérieur à certains
inconvénients. Un sujet infini de méditation
sur le désir de puissance. Mais comment
espèrent-ils changer les choses et, in fine,
imposer leur élection ?
Ils disposent pour cela d’entrepreneurs en
élections. Ces derniers travaillent une
matière électorale : on est évidemment loin
du citoyen souverain dépeint par la doctrine
démocratique. L’électeur est assimilé à un
consommateur et la politique assimilée à un
marché où sont confrontées une offre et une
demande. L’image que ces entrepreneurs - et
autres conseillers en communication - trahissent implicitement, est celle d’un public
volatile, futile, simpliste, manipulable ; une
masse segmentée d’individus conçus par et
pour la croyance fonctionnelle en l’efficacité
de la communication. Mais cette assimilation
de l’électeur au consommateur est à peine
plus qu’une métaphore ou une analogie - tout
le monde s’accordant sur le fait qu’un
consommateur de politique n’est pas un
client captif, incapable de résister à un
besoin vital et donc au produit censé le
satisfaire. Aussi l’hypothèse d’un duel déjà
vécu et massivement rejeté ferait figure
d’expérience : comment convaincre les
consommateurs de participer à un choix
qu’ils réprouvent ? On est presque impatient
de connaître la suite.
A. G.
(1) Le 8 septembre, M me KosciuskoMorizet a finalement réuni les
parrainages nécessaires pour participer à
la primaire LR.
(2) Etienne Dumont, Souvenirs sur
Mirabeau et sur les deux premières
assemblées législatives, Paris, CH.
Gosselin, 1832, p. 161-162.
(3) Ibidem, p. 163-164.
(4) «Au début, même si on a envie de
faire, l’énergie, les idées, il faut quand
même du temps pour comprendre
comment ça fonctionne, l’Etat» (François
Hollande, Le Monde, 28-29 août 2016).
In lemondediplo.fr
M O N D E
Mardi 20 septembre 2016
15
MOSCOU ACCUSE LES REBELLES DE PRÉPARER UNE OFFENSIVE
Syrie : la trêve en sursis
Une semaine après sa conclusion, l’incertitude demeure sur le maintien de cette trêve. La Russie a affirmé
être favorable à une prolongation de 72 heures mais les Etats-Unis ne se sont pas prononcés
Par
Reda Cadi
a trêve en Syrie ne tenait
qu’à un fil après les frappes
de la coalition contre
l’armée syrienne dans l’est et les
premiers raids depuis une semaine
à Alep, qui risquent de rallumer le
principal front du conflit. Cette
dégradation survient alors que le
ton est brutalement monté entre les
deux parrains de la trêve, la Russie
et les Etats-Unis, qui s’accusent
mutuellement de faire capoter le
cessez-le-feu.
Cette trêve devrait dominer les
discussions en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, grand
rendez-vous diplomatique annuel
qui s’ouvre aujourd’hui. Elle sera
au cœur des discussions du premier
sommet onusien consacré aux
migrations.
En cinq ans, la guerre en Syrie
a fait 300 000 morts et poussé
quatre millions de Syriens à l’exil.
Sur le terrain, le raidissement s’est
accru après les bombardements de
la coalition conduite par les
Etats-Unis qui ont fait au moins
90 morts à Deir Ezzor (est) samedi,
selon un bilan de l’Observatoire
syrien des droits de l’Homme
(Osdh).
La coalition a reconnu avoir
bombardé ce qu’elle pensait être
une position de l’EI, avant de
mettre fin à l’opération dès que
Moscou l’a prévenue qu’il
s’agissait de troupes syriennes.
Moscou a réclamé une enquête
complète : «Les actions des pilotes
s’ils, comme nous l’espérons,
n’obéissaient pas à des ordres de
Washington, vont de la négligence
criminelle au soutien direct aux
terroristes de l’Etat islamique
(EI)», a déclaré dimanche le
ministère russe des Affaires
étrangères cité par l’AFP.
Pour la conseillère du président
syrien Bachar al-Assad, Bouthaina
Chaabane, «ce raid était délibéré».
«Tout était prémédité. Daech
Photo : DR
L
(acronyme arabe du groupe
jihadiste EI) était au courant et
quand il a avancé, les raids se sont
arrêtés», a-t-elle affirmé à l’AFP
par téléphone depuis Damas.
L’ambassadeur de Syrie auprès de
l’ONU, Bachar Jaafari, au
Venezuela pour le sommet des
Non-alignés, a, lui, accusé les
Etats-Unis de vouloir «faire
capoter la trêve». Le raid de la
coalition est «un mauvais présage»
pour le maintien de l’accord
américano-russe en Syrie, a noté
l’ambassadeur russe à l’ONU,
Vitali Tchourkine.
Les jihadistes ont profité du
raid pour avancer sur le stratégique
mont Thourda, qui domine
l’aéroport de Deir Ezzor tenu par le
régime. Et selon une source
militaire syrienne, un avion de
l’armée a été abattu par l’EI. A ce
regain de tension, s’ajoutent les
quatre premières frappes aériennes
contre des quartiers rebelles d’Alep
(nord) depuis l’entrée en vigueur,
lundi dernier, de la trêve parrainée
par les Etats-Unis et la Russie.
L’Observatoire syrien des droits de
l’homme (Osdh) a parallèlement
rapporté que des avions avaient
bombardé la ville, dimanche dernier. L’Osdh a fait état d’un mort
et plusieurs blessées sans préciser
qui a mené ces frappes. Le gouvernement russe a dénoncé, dimanche
dernier, ce regain de tensions dans
le secteur d’Alep. Cité par l’agence
de presse Interfax, le ministère
russe de la Défense accuse les
insurgés de se préparer à une
offensive d’envergure contre
l’armée syrienne malgré la trêve en
vigueur depuis le début de la
semaine. Il reproche aussi aux
Etats-Unis de ne pas avoir respecté
ses promesses visant à séparer
les «terroristes» des unités de l’opposition syrienne, rapporte Reuters.
A Alep, «le nombre de bombardements des groupes rebelles contre
les positions militaires gouvernementales et les quartiers résidentiels augmentent», a accusé le
porte-parole du ministère de la
Défense russe Igor Konashenkov.
Alep est divisée depuis 2012 entre
secteurs sous contrôle des forces
gouvernementales syriennes et
secteurs sous contrôle de
l’opposition armée. L’absence de
l’aide humanitaire prévue dans
l’accord représente une autre
menace pour la trêve. Faute de
garanties de sécurité suffisantes,
des camions de l’ONU remplis de
nourriture et de médicaments
restaient bloqués dans une zone
tampon à la frontière turque.
Dimanche soir, 7 000 paquets
de nourriture ont été distribués à
Moadamiyah, une banlieue de
Damas assiégée, «sous l’égide de
notre allié russe», selon le maire
de la ville, Bassaam Karbuj.
Les accrocs à la trêve se sont
multipliés ces derniers jours dans
les provinces de Hama et Homs
(centre), dans celle de Lattaquié
(ouest) et dans la Ghouta orientale
près de Damas. Dimanche, deux
barils explosifs largués par des
hélicoptères de l’armée ont tué dix
personnes dans une région rebelle
de la province méridionale de
Deraa.
Le bilan des violences s’établit
ainsi à onze morts dimanche, soit
la journée la plus sanglante pour
les civils depuis le début de la
trêve, selon l’Osdh. Une semaine
après sa conclusion, l’incertitude
demeure sur le maintien de cette
trêve. La Russie avait affirmé
vendredi être favorable à une
prolongation de 72 heures mais les
Etats-Unis ne s’étaient pas
prononcés.
L’armée syrienne avait promis
le gel de ses opérations militaires
pour une semaine, c’est-à-dire
jusqu’à lundi soir. «Peut-être
qu’ensuite elle sera prolongée,
peut-être qu’il y aura un autre
accord», a souligné la conseillère
du président syrien. «Je crois que
certains éléments aux Etats-Unis
ne veulent pas de cet accord»,
a-t-elle ajouté.
A New York, le chef de la
diplomatie française Jean-Marc
Ayrault a accusé «le régime de
Bachar al-Assad» d’être «d’abord
et toujours» le principal
responsable des atteintes à la trêve.
R. C./Agences
ÉLECTIONS RÉGIONALES EN ALLEMAGNE
L’extrême droite inflige un nouveau revers à Merkel
Par
Yacine Le Forestier de l’AFP
LE PARTI conservateur
d’Angela Merkel a enregistré,
dimanche dernier, le pire résultat
de son histoire pour des élections
régionales à Berlin, dans un climat
de mécontentement croissant sur
l’immigration dont continue de
profiter la droite populiste. C’est le
deuxième revers électoral consécutif en deux semaines pour
l’Union chrétienne-démocrate
(CDU) de la chancelière allemande, devancée début septembre
par le mouvement anti-migrants et
anti-islam Alternative pour
l’Allemagne (AfD) dans le
nord-est du pays. Et ce à un an des
prochaines élections législatives.
A Berlin, la CDU n’a recueilli
que 17,5% environ des suffrages,
en recul de plus de 5 points par
rapport au dernier scrutin de 2011,
tandis que l’AfD fait son entrée
dans le parlement local de la
capitale allemande avec environ
14% des voix, selon de nouvelles
projections des chaînes de
télévision publique, capitalisant sur
les inquiétudes de l’opinion après
l’arrivée de centaines de milliers de
réfugiés depuis l’été 2015.
Jamais dans l’histoire de Berlin,
celle de Berlin-Ouest après la
Deuxième guerre mondiale, puis
celle de la ville réunifiée après
1990, la CDU n’avait connu
pareille débâcle.
Ce piètre score va très probablement renvoyer le parti sur les
bancs de l’opposition dans la
métropole de 3,5 millions d’habitants, alors qu’il faisait jusqu’ici
partie d’un gouvernement de coalition avec les sociaux-démocrates.
Le parti social-démocrate
(SPD) recule lui aussi à Berlin à un
niveau d’après-guerre historiquement bas avec moins de 22% des
voix, tout en restant premier parti
de la ville. Bien qu’affaibli, cela
devrait permettre au maire actuel,
Michael Müller, membre de ce
parti, d’être reconduit dans ses
fonctions. Il privilégie désormais
une coalition de gauche avec les
écologistes, crédités de 15% des
voix, et la gauche radicale de Die
Linke, autre parti protestataire en
Allemagne, issu de l’ancien parti
communiste de RDA, qui recueille
un score voisin et progresse
nettement.
L’irruption de la droite populiste dans le parlement régional
berlinois a valeur de symbole :
métropole cosmopolite, branchée
et ouverte sur le monde, la capitale
allemande au statut d’Etat-région
se faisait fort jusqu’ici de résister
aux tendances populistes.
Le maire avait cherché à dramatiser les enjeux durant la campagne, avertissant qu’un score
supérieur à 10% pour l’AfD serait
«interprété dans le monde entier
comme le signe d’une renaissance
de l’extrême-droite et des nazis en
Allemagne». L’AfD, qui dépasse
les 20% dans certains quartiers de
l’est de Berlin et pèsera sur les
décisions au quotidien de quelques
mairies d’arrondissement, ne s’est
du coup pas privé de saluer «un
résultat fantastique» dans «une
ville aussi à gauche que Berlin».
Même si la CDU est depuis 15
ans traditionnellement faible à
Berlin, son nouveau recul vient
compliquer un peu plus la tâche de
la chancelière, critiquée dans sa
propre famille politique.
L’allié bavarois de la CDU, la
CSU, qui ne cesse de demander à
Angela Merkel de durcir sa politique en matière d’immigration, est
repartie à l’assaut. L’un de ses responsables, Markus Söder, a évoqué
«un deuxième signal d’alarme
massif en deux semaines».
Le parti de la chancelière «est
menacé d’une perte énorme et
durable de confiance du cœur de
son électorat», a-t-il prévenu,
tandis que le dernier maire CDU de
Berlin, Eberhard Diepgen, a
demandé une «droitisation» de son
parti, que la chancelière a
nettement recentré en onze ans de
pouvoir.
Grâce à son succès de
dimanche, L’AfD va entrer dans un
dixième parlement régional, sur les
seize que compte le pays.
Sa percée à Berlin est significative à plus d’un titre : si elle est
inférieure aux scores de plus de
20% dans ses fiefs de l’ex-RDA,
elle confirme son ancrage y
compris dans les grandes villes et
se situe exactement au niveau
national dont le crédite un sondage
publié ce week-end : 14%.
L’AfD est donc bien partie pour
faire son entrée dans un an à
chambre des députés fédérale, ce
qui serait une première pour un
parti de droite populiste
dans l’histoire d’après-guerre de
l’Allemagne.
Ses succès contribuent à la fragmentation et à la recomposition
accélérée du paysage politique en
Allemagne, dont sont victimes tant
la CDU que le SPD, à la tête d’un
gouvernement de coalition au
niveau fédéral à Berlin.
«Les partis traditionnels, ceux
du centre, sont victimes d’un
phénomène d’érosion et cela créée
une nouvelle dynamique
politique», juge Lothar Probst,
politologue à l’université des
Brême. Son collègue Karl-Rudolf
Korte, de l’université de Duisbourg
(ouest), s’est montré encore plus
net dimanche soir sur la chaîne
ZDF : «Nous n’avons plus de
grands partis en Allemagne.» AFP
16
Mardi 20 septembre 2016
S O C I É T É
ROYAUME-UNI
ORAN
Marche de solidarité avec les réfugiés à Londres
Mise en vente aux enchères
de 230 tonnes
de produits recyclables
Amnesty International a appelé, à l’occasion de la marche, les gouvernements, en
particulier des pays riches, à s’engager à prendre en charge chez eux plus de réfugiés et de
leur assurer une sécurité juridique
Par
Algérie presse service
ne marche a été organisée
a Londres par Amnesty
International, sous le
slogan «bienvenu aux Réfugiés»,
en solidarité avec les réfugiés et
pour demander au gouvernement
britannique d’en accueillir un
plus grand nombre.
Des artistes, personnalités
politiques, organisations,
députés, chefs religieux et des
réfugiés ont rejoint la marche qui
a abouti à un rassemblement
au siège du parlement,
Westminster, se trouvant pas
loin du siège du gouvernement.
Les manifestants ont scandé
des slogans de protestation
contre «la mauvaise gestion» de
la crise des réfugiés par le
gouvernement.
Ils étaient 5 000, selon les
estimations des policiers, à avoir
exhorté la Première ministre,
Theresa May, à accueillir plus de
réfugiés dans le Royaume Uni,
cinquième puissance mondiale,
qui devrait, selon eux, changer sa
politique sur la question.
80% des Britanniques veulent
que leur gouvernement fasse
plus pour aider les réfugiés,
selon un sondage publié
récemment.
Prenant la parole pendant la
manifestation, Freshta Sharif, un
réfugié afghan, a déclaré
qu’étant lui-même réfugié, il
savait combien il était important
que les pays accueillent et
offrent refuge aux personnes
fuyant la violence et la
persécution.
Il a dit être conscient que s’il
n’avait pas trouvé refuge, lui, et
sa famille, au Royaume-Uni
lorsque la vie dans son pays est
devenue très dangereuse, il ne
serait peut-être pas de ce monde
aujourd’hui.
«Le monde connaît une crise
réelle de réfugiés, et le
gouvernement britannique doit
Photo : DR
U
tendre la main à un plus grand
nombre», a-t-il dit. Présents sur
place, des représentants
d’Amnesty International ont
expliqué que cette manifestation
vise à montrer que les
Britanniques «se soucient
profondément» de la question
des réfugiés, qu’ils qualifient de
«catastrophe mondiale».
Ils ont souligné que la marche
a été programmée, à dessein,
deux jours avant la réunion sur la
crise des réfugiés, à New York,
au niveau de l’ONU. Des
marches parallèles ont été
organisées dans différents pays à
l’appel d’Amnesty International
qui a préparé pour l’événement
1 000 slogans pour les
manifestants, a-t-on précisé.
Interpellés, des manifestations ont relevé qu’ils voulaient
faire pression sur le gouvernement pour aider, le plus vite
possible, les réfugiés qui ont fui,
soit la misère, soit les conflits
dans leurs pays.
Ils estiment que le Royaume
Uni a les moyens de les aider et
d’alléger leur souffrance. Il y a
un an exactement, le monde était
horrifié à la découverte du petit
garçon syrien, Alan Kurdi, mort
noyé, et c’est à ce moment que le
gouvernement britannique a
annoncé sa décision d’accueillir
20 000 réfugiés syriens
sur 5 années.
Le gouvernement a marqué
une «amélioration significative»
concernant son engagement,
selon Amnesty International qui
estime, néanmoins, que le
Royaume Uni pouvait accueillir
un plus grand nombre, et à un
rythme plus accéléré.
L’ONG note que le conflit
syrien, à lui seul, a créé près de
5 millions de réfugiés.
Selon le Haut Commissariat
des Nations unies pour les
réfugiés, 300 000 personnes ont
traversé la Méditerranée vers
l’Europe depuis le début de
l’année 2016. Plus de 3 200 sont
mortes ou portées disparues
durant cette même période.
Des dizaines de milliers sont
bloqués en Grèce et en
Italie dans des conditions de vie
déplorables.
Selon la même source, parmi
les 21,3 millions de réfugiés
dans le monde, 54% proviennent
de trois pays seulement.
4,9 millions sont syriens,
2,7 millions afghans et
1,1 million somaliens.
La Turquie accueille
2,5 millions, le Pakistan
1,6 millions et le Liban
1,1 millions. Des pays qui
demandent à ce que les pays
riches partagent cette tâche,
notamment pour des questions
de moyens. Certains pays, pourtant riches, ont accueilli un
nombre très réduit, à l’exemple
de la Corée du Sud, du Brésil et
du Japon. Amnesty International
a appelé, à l’occasion de la
marche, les gouvernements, en
particulier des pays riches, à
s’engager à prendre en charge
chez eux plus de réfugiés et de
leur assurer une sécurité
juridique.
L’ONG estime que la crise
des réfugiés est une «grande
urgence humanitaire» et qu’en
attendant que les pays riches
«acceptent de partager la
responsabilité des réfugiés et de
fournir des itinéraires sûrs et
légaux, les personnes fuyant le
conflit et la persécution vont
continuer à faire des voyages
dangereux, risqués pour
leur vie».
APS
PROMOUVOIR SES QUALITÉS NUTRITIVES
Appel à réhabiliter le pain traditionnel
DES SPECIALISTES de la
cuisine traditionnelle et des
associations locales ont appelé, à
l’occasion du salon «Khobz
Eddar» qui s’est tenu samedi à
Alger, à réhabiliter le pain
traditionnel algérien dans toute
sa diversité et à promouvoir ses
qualités nutritives que bon
nombre de consommateurs
ignorent.
Selon de nombreuses amatrices de la cuisine traditionnelle
et de nombreux participants à
«la fête du pain» organisée au
Palais des Rias (bastion 23), le
pain traditionnel algérien «khobz
Eddar» a subi une dépréciation
face au pain moderne, malgré ses
qualités nutritives.
L’organisateur du salon et
directeur du Bastion 23 Boualem
Belchheb a indiqué que cette
manifestation célébrait «la fête
du pain» qui est organisée
chaque année à Médéa, précisant
que la capitale a fêté cet aliment
avec tout ce qu’il véhicule
comme valeurs sociale,
culturelle et économique. Il a
ajouté que ce salon qui a réuni
une cinquantaine d’exposants
entre associations, femmes au
foyer, et des spécialistes de la
cuisine traditionnelle, tend à
promouvoir les bienfaits et les
qualités nutritives du «Khobz
Eddar» qui reste fidèle aux
ingrédients naturels bénéfiques
pour la santé.
M me F a k h a r d j i N a b i l a ,
cuisinière et organisatrice
d’événements a indiqué que le
pain traditionnel a de
nombreuses vertus que beaucoup
ignorent. Elle regrette l’absence
d’associations pour faire la
promotion de ces délicieux
morceaux que nos mamans
préparaient avec amour pour
toute la famille.
Mme Fakhardji a souligné que
la bonne préparation du khobz
Eddar nécessitait de
respecter le temps de
fermentation panaire et de bien
pétrifier la pâte pour obtenir un
bon mélange des ingrédients.
Ces derniers, a-t-elle précisé,
sont riches et divers, ils
contiennent notamment des
graines de sésame, de l’huile, de
la pâte d’olive, des tomates, des
herbes aromatiques, de l’ail, de
lamenthe et bien d’autres
condiments. La chef cuisinière,
Lakhdhari Samia, d’Alger
partage volontiers l’avis de sa
voisine dans ce salon, affirmant
que le Khobz Eddar est très
économique et peut être
conservé pendant toute
une semaine car dépourvu
d’améliorants. Cette spécialiste
de la cuisine moderne et
traditionnelle a rappelé les
différentes variétés de pain dont
«Aghroum vou lahwal» fait de
menthe pouliot, de viande salée
et d’épinards et «le pain
méditerranéen» dont la
composante est diététique.
La présidente de l’association
«mains d’or» de Médéa Bouzarii
Aïcha a évoqué quant à elle le
problème de la commercialisation affirmant qu’il était difficile
de convaincre les propriétaires
des grandes surfaces de
l’importance de promouvoir les
variétés du pain traditionnel
algérien.
APS
LA DIRECTION de l’Epic
des Centres d’enfouissement
technique (CET) lancera, à la fin
du mois de septembre en cours,
une opération de mise en vente
aux enchères de quelque
230 tonnes de produits recyclables, issues de la récupération
des déchets et du tri sélectif,
a-t-on appris de la directrice de
l’Epic, Mme. Dalila Chellal.
L’Epic devra incessamment
procéder au lancement d’un avis
d’appel d’offre pour cette vente
aux enchères à l’intention
notamment des industriels, ce
qui va permettre la valorisation
de tonnes de papier, de carton,
de PET (plastique qui sert à la
fabrication des bouteilles des
boissons) et Pehd (plastique plus
résistant et plus dense qui sert à
fabriquer les caisses par
exemple), précise la directrice.
Il s’agit de la quatrième
opération du genre en moins de
deux ans. La première datant de
juin 2015 a permis de vendre
quelque 52 tonnes de carton. La
deuxième opération, qui a eu
lieu en décembre 2015, a permis
la récupération de 84 tonnes de
produits récupérables par des
industriels. La troisième
opération, lancée en mai 2016, a
permis la vente de 41 tonnes de
papier, de PET, de carton et
de Pehd. Ce concept, récemment adopté dans la région
Ouest du pays jouit déjà d’un
écho ½ très favorable «auprès
des opérateurs concernés, dont
l’intérêt porte sur l’exploitation
de ces produits dans différents
secteurs industriels», souligne
Mme Chellal.
Les produits recyclables
proviennent principalement du
CET de Hassi Bounif, qui
dispose d’un hangar de tri d’une
superficie de 600 m2.
Les revenus de ces ventes
seront exploités pour des projets
d’investissement, permettant
d’atteindre le niveau d’élimination de la totalité des dépotoirs
anarchiques d’ordures affectant,
tant la santé du citoyen que son
environnement.
La wilaya d’Oran compte
trois CET assurant un traitement
quotidien de plus 1 400 tonnes
de déchet. Le recyclage n’étant
plus un choix mais une
obligation, pour la valorisation
des déchets d’une part, la
réduction de la facture d’importation, notamment celle du
papier et du carton, d’une autre
part, et surtout la prolongation
de la durée de vie des casiers
d’enfouissement qui se saturent
rapidement, note Mme Chellel.
Les derniers casiers du CET
de Hassi Bounif ont une
½ durée de vie d’une année et
demi, après quoi il va falloir
chercher un nouveau terrain, ce
qui n’est pas une mince
affaire, pour enfouir les déchets
ménagers du groupement
Centre d’Oran (Oran, Es-Sénia,
Bir El Djir, El Kerma, Sidi
Chahmi, Benfreha, Boufatis,
Oued Tlélet, Braya et Tafraoui),
souligne-t-elle.
C U L T U R E
Mardi 20 septembre 2016
17
LE FESTIVAL DÉDIÉ À CE GENRE MUSICAL SERA MAINTENU À SIDI BEL-ABBÈS
Le raï proposé au classement à l’Unesco
Concernant la révision de la liste des festivals institutionnalisés, le ministre dira que son département
est «en phase de réduire le nombre de festivals similaires qui se répètent»
Par
Algérie presse service
e festival du raï sera maintenu à Sidi Bel-Abbès et
organisé à la date que
fixera le nouveau commissariat, a
affirmé le ministre de la Culture,
Azzedine Mihoubi, lors d’une
conférence de presse au cours de
sa visite, dimanche dernier, dans
cette wilaya. Le ministre
précisera que ce rendez-vous
culturel bénéficie du soutien de
son département ministériel.
Affirmant que la chanson raï fait
partie du patrimoine de la région,
et donc du pays, M. Mihoubi dira
qu’un dossier a été déposé au
niveau de l’Unesco pour son
classement en tant qu’art algérien
populaire dans le cadre de la
stratégie de l’Etat algérien de
préserver son patrimoine.
Concernant la révision de la
liste des festivals institutionnalisés, le ministre dira que son
département est «en phase de
réduire le nombre de festivals
similaires qui se répètent»,
expliquant qu’il est opportun
d’organiser de tels festivals à tour
de rôle dans le cadre de leur
restructuration sur le plan
financier, de la révision de leur
date, du nombre de participants et
de les confier à des professionnels spécialistes.
Abordant le 4e art, le ministre
a salué le théâtre de Sidi
Bel-Abbès qui présente
continuellement de nombreuses
œuvres, surtout qu’il s’intéresse à
Photo : DR
L
la catégorie des handicapés qui
ont excellé dans leur interprétation d’une œuvre raffinée avec un
langage distingué. «Une
expérience unique en son genre
qui met en valeur la diversité de
l’interprétation et nécessite tout
notre soutien et encouragement»,
a-t-il déclaré. M. Mihoubi a
assisté, au théâtre régional de Sidi
Bel-Abbès, à la représentation de
la pièce El Malik Œdipe de
Toufik Hakim par des artistes
handicapés. Il a appelé à créer un
système culturel national
homogène donnant la priorité aux
textes inspirés du patrimoine
algérien par des auteurs algériens,
tout en annonçant que la priorité
de financement sera accordée aux
œuvres adaptées de textes
littéraires algériens.
Pour ce qui est de l’archive
cinématographique, le ministre a
annoncé la numérisation de
14 films algériens, ajoutant qu’il
a été procédé à la numérisation
du long métrage Tahia ya Didou
dans une initiative pour préserver
le legs et la mémoire du cinéma
algérien. M. Mihoubi a indiqué,
d’autre part, que dans le cadre
d’une vaste opération de réamé-
nagement des salles de cinéma,
plus de 80 salles ont fait peau
neuve au niveau national et sont
prêtes à l’exploitation, insistant
sur la nécessité de leur gestion
par des cadres compétents.
A propos du classement du
patrimoine immatériel, le
ministre a déclaré qu’il reste un
grand travail à faire au niveau
local comme premier et ensuite
au niveau national, valorisant
dans ce cadre ce que recèle la
wilaya de Sidi Bel-Abbès comme
legs matériel, à l’instar d’anciens
ksours nécessitant un recensement et un classement pour leur
préservation. Il a également
indiqué que la wilaya compte
plus de 52 bibliothèques communales qui peuvent être mises à la
disposition des élèves en leur
établissant des cartes d’abonnement à titre gracieux en vue de
renforcer la lecture chez la
population scolaire des trois
paliers et en les encadrant par des
spécialistes tout en impliquant
des associations locales.
Le ministre a inspecté, dans le
cadre de sa visite, deux projets de
réalisation d’une bibliothèque
communale à Hassi Dahou et
d’un siège de la direction de la
culture. Il a aussi visité la
bibliothèque principale de lecture
publique Kebbati-Mohamed au
chef-lieu de wilaya et les salles
de cinéma Tessala et Amarna,
ainsi que le musée agricole situé
au siège du rectorat de
l’université Djillali-Liabès.
APS
SELON LA DIRECTRICE DE WILAYA DE LA CULTURE
Ouverture de huit salles de lecture dans des villages à Tizi Ouzou
le cas où le problème persisterait,
a-t-elle prévenu.
Par ailleurs, une demande
d’inscription d’une vingtaine de
salles de lecture à travers la
wilaya a été introduite auprès des
ministères de la Culture et des
finances, a-t-elle déclaré. La
première responsable du secteur a
expliqué que la demande a été
transmise au titre de la loi de
Finances 2017 pour étude et
inscription dans le cadre des nouveaux programmes de réalisation
d’infrastructures culturelles qui
seront alloués à la wilaya de
Tizi Ouzou. «Nous avons commencé par les villages qui ont
formulé une demande de réalisation d’une salle de lecture et ceux
qui disposent d’une assiette foncière libre pour accueillir le
projet et nous avons transmis
tous les procès verbaux aux deux
ministères de la Culture et des
Finances», a-t-elle fait savoir.
En sus des salles de lecture, la
direction de la culture vient
d’achever en réalisation et en
équipement une bibliothèque de
lecture publique au chef-lieu de la
daïra de Tigzirt dont la mise en
service interviendra au moment
opportun, a assuré
M me Goumeziane. Deux autres
établissements d’une même
envergure sont actuellement en
voie d’achèvement dans les
communes d’Illilten et de Béni
Douala qui auront désormais
leurs propres bibliothèques dès
l’acquisition et l’installation des
équipements nécessaires à leur
bon fonctionnement, a-t-elle
ajouté.
Ces nouvelles structures
s’ajouteront à la nouvelle bibliothèque urbaine de la Maison de la
culture Mouloud-Mammeri et la
bibliothèque principale de lecture
publique inaugurée en mai dernier par le Premier ministre et qui
compte un fond documentaire de
plus de 10 000 ouvrages et des
espaces dédiés aux différentes
catégories sociales, notamment
les enfants, les personnes aux
besoins spécifiques, les chercheurs et universitaires et les
journalistes.
A ce programme jugé important, se greffent les actions
d’équipement en ouvrages,
mobilier bureautique et matériel
informatique entre autres, des
bibliothèques communales
réalisées par la direction de
l’administration, a-t-elle encore
signalé. Elle a précisé à ce titre
que 45 bibliothèques sont
concernées par cette opération
dont 40 ont été complètement
équipées et réceptionnées,
et cinq le seront dans un avenir
proche.
APS
Photo : Archives
PAS MOINS de huit salles de
lecture seront mises en service
prochainement dans des villages
par la direction de la culture de la
wilaya de Tizi Ouzou, a indiqué
la directrice de wilaya de la
culture, Nabila Goumeziane. Ces
structures dont les travaux
viennent d’être achevés dans les
villages de Stita, Sahel, Djemaâ
Saharidj, Abizar, Icherdiouen,
Ouled Icher, Aït Maâlem et
Agouni Yahia, seront mises en
service juste après leur équipement en ouvrages et en matériel
bureautique et informatique,
précisera-t-elle, ajoutant que ces
établissements contribueront à la
promotion de la lecture publique
et à son rapprochement du
citoyen qui est l’un des principaux axes du plan d’action de la
direction locale de la culture.
M me Goumeziane a annoncé
dans le même sillage que trois
autres projets portant réalisation
de salles de lecture au niveau de
Taourirt Adem, Aït Atelli et
Azouza ne tarderont pas à être
lancés, les études étant déjà
finalisées. La responsable a
déploré, cependant, le blocage de
deux autres structures similaires
par les oppositions de citoyens à
Maâthkas et Redjaouna. Ces deux
projets seront délocalisés
vers d’autres villages dans
18
S P O R T S
Mardi 20 septembre 2016
LE PASSAGE DE TÉMOIN À LA VILLE DE TOKYO ENCLENCHÉ
Tennis : 11 pays
à la prochaine conférence
africaine des administrateurs
de tennis à Alger
Même si elle fait moins bien qu’aux Jeux de Londres, elle ne doit pas du tout rougir de ses résultats et
de la 27e place au classement général. Au contraire, elle devrait persévérer et aller de l’avant
Onze pays ont confirmé leur participation à la conférence africaine des
administrateurs de tennis, prévue les
21 et 22 septembre courant à l’hôtel
El Biar (Alger), a appris l’APS lundi
auprès des organisateurs. Il s’agit
de : Bénin, Tunisie, Maroc, Congo
Brazzaville, Congo Démocratique,
Côte d’Ivoire, Djibouti, Mali, Sénégal,
Togo et l’Algérie, pays hôte de cette
conférence, qui sera marquée par la
présence de plusieurs «experts de
renommée mondiale», a-t-on précisé.
Parmi les experts qui vont intervenir
pendant cette conférence, Jaques
Dupré (président Tennis Europe),
Jean Pierre Dartevelle (vice-président
de la Fédération française de tennis),
Remy Azemar (juge arbitre à Roland
Garros) et Melanie Maillard (experte
à la Fédération française de tennis).
Outre ces experts européens,
il y aura des experts maghrébins
et africains, notamment Hichem
Riani (directeur général de la
Confédération africaine de tennis) et
Youssef Kortobi (expert à la
Fédération tunisienne de tennis).
Côté algérien, la conférence
sera marquée par la présence
d’Abdelkrim Saâdallah (directeur des
équipes nationales à la Fédération
algérienne de tennis), ainsi que
du président de cette instance, le
Docteur Mohamed Bouabdallah.
«La Cérémonie d’ouverture aura lieu le
21 septembre, à 9h00, en présence du
président de la Confédération africaine
de tennis, Tarek Chérif, ainsi que du
ministre algérien de la Jeunesse et des
Sports, El Hadi Ould Ali», ont encore
détaillé les organisateurs. Cette
conférence africaine des administrateurs de tennis était prévue initialement les 19 et 20 septembre, avant
d’être décalée aux 21 et 22 du même
mois.
Merci pour ces moments
Par
Samir Amroune
es projecteurs se sont donc
éteints sur Rio et la ville a
dit adieu aux 25 es Jeux
paralympiques d’été, passant le
flambeau à la ville de Tokyo qui
sera la première ville à accueillir
les Jeux paralympiques, pour la
seconde fois de son histoire
après ceux de 1964, qui se
dérouleront du 5 août au
6 septembre 2020 dans la
capitale nippone.
Tout comme les Jeux
olympiques, les paralympiques
sont devenus au fil des ans, une
attraction tant sportive que financière avec ses 5 milliards de
téléspectateurs (audiences
cumulées), un véritable business
où des centaines de millions de
dollars sont dépensés pour pouvoir bénéficier d’un spot de
quelques secondes ou de placards publicitaires. Idem pour la
télévision où les droits TV ont
déjà trouvé preneur, France
Télévision pour 45 M d’euros et
NBC (Etats-Unis) pour un
montant d’un milliard d’euros.
Les Jeux de Rio auront vu la
suprématie de la Chine qui a
dominé de bout en bout les
compétitions, survolant les
autres concurrents. L’Empire du
milieu a pu afficher, à son
compteur pas moins de
239 médailles tout métal
confondus (contre 231 en 2012)
dont 107 médailles en vermeil,
l’unique nation présente, à
dépasser la centaine de médaille
en or, devant la Grande-Bretagne
(147) et l’Ukraine (117) et en
quatrième position les Etats-Unis
(115). Il faut reconnaître que
l’absence de la délégation de
Russie, empêtrée dans des
Photo : DR
L
affaires de dopage, a plané lors
de ces Jeux et se terminant
tragiquement pour la sélection
iranienne, ainsi que toute la communauté paralympique, qui a vue
un de ses cyclistes faire une
chute mortelle, à quelques encablures de la ligne d’arrivée.
Dimanche dernier, les drapeaux
iraniens et paralympiques ont été
mis en berne et une minute de
silence a été observée dans le
Maracana en l’honneur de
l’athlète disparu, Bahman
Golbarnezhad. Concernant la
participation de l’équipe nationale à Rio, même si elle a fait
moins bien qu’aux Jeux de
Londres, elle ne doit pas du tout
rougir de sa 27e place au classement général et de ses résultats.
Au contraire, elle devrait
persévérer et aller de l’avant et le
«coup de greule» compréhensible de Samir Nouioua, juste
après la course du 1 500 m,
n’est qu’un cri de détresse
adressée en particulier aux
responsables sportifs, afin
d’accorder davantage de moyens
aux athlètes handisport par
rapport à leurs compatriotes
«valides». «Sur les pistes nous
surmontons les mêmes difficultés
sinon davantage», avait il
déclaré. «On travaille comme les
valides, on souffre comme eux et
on défend le même emblème
national, alors pourquoi cette
indifférence à notre encontre»,
avait-il lâché. Le potentiel existe
déjà à l’image d’Asmahane
Boudjadar qui pour sa 1re participation a dominée d’une main
de maître sa discipline L’Algérie
s’est classée deuxième au
classement des pays arabes, juste
derrière la fabuleuse équipe de
Tunisie qui a fait grande sensation et a surpris un grand nombre
d’observateurs de spécialistes de
l’handisport sachant le peu de
moyens mis à sa disposition.
Saluons tout de même cette formation qui a participé que dans
une seule discipline à savoir
l’athlétisme en offrant à son
pays, 19 médailles dont 7 en or.
Sur le plan africain notre sélection se classe, à la 4e place, derrière le Nigéria, la Tunisie et
l’Afrique du Sud.
Si le handisport n’est pas
encore perçue, comme une activité à part entière sous nos latitudes, le rendez-vous tokyoïte,
devra démontrer le contraire, car
notre sélection nationale n’a
jamais failli et répondra encore
présente, pour plus de visibilité
avec des podiums à foison,
l’emblème national déployé
d’une part et de l’autre l’hymne
national entonné.
S. A.
FOOT/LIGUE 1 MOBILIS
LFP : USMH-NAHD en ouverture de la 5e journée
LA 5E JOURNÉE du
championnat de Ligue 1 Mobilis
de football, prévue ce week-end,
s’étalera sur les journées de
jeudi, vendredi et samedi, a
annoncé lundi la Ligue de football professionnel (LFP), avec en
ouverture un alléchant derby
algérois, entre l’USM El Harrach
et le NA Hussein Dey, prévu
demain (à 19h00) au stade
5-Juillet. «Le match USMHNAHD se jouera sans public» en
raison du huis clos qui pèse sur
le club hôte a précisé la LFP, en
annonçant que quatre chaudes
empoignades de cette 5e journée
seront retransmises en direct par
les différentes chaînes de la
télévision nationale. Il s’agit de
CS Constantine-DRB Tajenanet,
prévu le vendredi 23 septembre à
17h00, ainsi que CR BelouizdadUSM Alger, RC RelizaneJS Saoura et JS KablylieCA Batna, qui eux se joueront le
samedi 24 septembre.
Les matchs USMA-CRB et JSKCAB sont programmés à 17h45
alors que RCR-JSS débutera un
peu plus tôt dans l’après-midi,
vers 16h30. L’autre grand choc
de cette 5 e journée, entre le
MC Alger qui accueille le leader,
le MC Oran, est prévu le
vendredi 23 septembre (19h00)
au stade Omar-Hamadi de
Bologhine. Un match également
prévu sans public, en raison du
huis clos qui pèse sur Le Doyen.
Le match USM Bel-Abbès-ES
Sétif est prévu le samedi 24 septembre, à 19h00, au moment où
le choc entre l’Olympique
Médéa et le MO Béjaïa a été renvoyé à une date ultérieure, en
raison de la participation des
Crabes à la coupe de la
Confédération africaine (CAF).
Le MOB disputera en effet la
demi-finale retour de la Coupe
de la Confédération contre le
représentant marocain, FUS
Rabat, qui l’avait tenu en échec
(0-0) au match aller.
Le Real bat l’Espanyol (2-0),
Zidane égal Guardiola
LE REAL Madrid de
Zinedine Zidane a enchaîné,
dimanche, contre l’Espanyol
(2-0) sa 16e victoire d’affilée en
Championnat d’Espagne, reprenant la tête du classement et
égalant le record de succès
consécutifs en Liga, propriété du
FC Barcelone de Pep Guardiola
(2010-2011). Privé de Cristiano
Ronaldo et Gareth Bale pour
cette 4e journée, le Real s’en est
remis à deux joueurs revanchards : le Colombien James
Rodriguez, en manque de temps
de jeu, a marqué d’une frappe
croisée (45’+2), et le Français
Karim Benzema, qui reprend le
rythme après une blessure, a
inscrit son premier but de la
saison d’un plat du pied (71’).
Bien qu’un peu poussif, ce quatrième succès en quatre journées
permet au Real (1er, 12 pts) de
reprendre les commandes du
classement en solitaire devant le
FC Barcelone (2e, 9 pts) et Las
Palmas (3 e, 9 pts). L’Atletico
Madrid, prochain adversaire
du Barça, demain, pour la
5e journée, pointe au quatrième
rang (8 pts). Surtout, cette
victoire vaut au Real d’entrer
dans l’histoire: avec 16 succès
d’affilée en Liga, une série
commencée en fin de saison
dernière, l’équipe de Zidane a
effacé le record du club
merengue (15 victoires) qui
datait de l’époque du mythique
attaquant Alfredo Di Stéfano et
de l’entraîneur Miguel Munoz
(1960-1961). Plus près de nous,
Zidane égale la série réussie
par le Barça triomphant de
Guardiola lors de la saison 20102011 (16 succès). Et l’entraîneur
français aura l’opportunité d’établir un record absolu en Espagne
en cas de 17 e succès de rang
demain contre Villarreal.
Championnat national
de tennis (2e série)
à Sidi-Fredj
Le championnat national
(messieurs/dames) de tennis
(2 e série) se déroulera du 29 septembre au 1er octobre au Tennis Club
de Sidi-Fredj, a appris l’APS hier
auprès des organisateurs. «Six terrains
en terre battue accueilleront cette
compétition, ouverte aux tennismen
de plus de 15 ans», a précisé la
Fédération algérienne de tennis
(FAT), coorganisatrice de l’évènement avec le Tennis Club de
Sidi-Fredj. Les inscriptions ont été
ouvertes hier, via le net, et se poursuivront jusqu’au «26 septembre, à
12h00», et qui sera le dernier
délai pour confirmer ou bien
l’engagement, ou le retrait de cette
compétition. «La participation est
ouverte aux athlètes qualifiés», à
savoir les athlètes de la deuxième
série du classement national ainsi que
les quarts de finalistes du championnat national de la 3e série. Deux
Wild-Cards (invitations, ndlr) sont
néanmoins accordées par le Comité
du championnat «sur proposition du
service des équipes nationales», a
annoncé la FAT, ajoutant que «les
joueurs ayant atteint le stade des
quarts de finale et plus seront
automatiquement qualifiés pour le
Championnat National de 1re série».
Le tirage au sort sera effectué le
mardi 27 septembre, à 17h00, au
siège de la Fédération. Hamza
Khelassi sera le directeur de
ce tournoi, et le juge arbitre
Abderrahmane Chérifa en dirigera les
deux tableaux.
S P O R T S
Mardi 20 septembre 2016
LA CAN-2017 DÉLOCALISÉE ?
CSA-MC Alger : AG élective
mardi, Messaoud Terki seul
candidat à la présidence
L’Algérie devrait éviter toute idée
hâtive de remplacement
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hadi Ould Ali, ne semble pas tenir compte du
paramètre de la logistique, qui est essentielle, dans la mesure où il considère que
«l’Algérie dispose d’enceintes en mesure d’accueillir de tels évènements d’envergure»,
même s’il précise qu’«il faudrait au préalable étudier ce cas avec les responsables
du gouvernement et les parties chargées de la gestion du football algérien»
Par
A. Lemili
e ministre de la Jeunesse
et des Sports, Hadi Ould
Ali, assure que l’Algérie
est en mesure d’accueillir la prochaine Coupe d’Afrique des
nations initialement prévue au
Gabon car le rendez-vous risque
de «capoter» pour les raisons
politiques qui prévalent dans ce
pays et surtout pour le climat de
violence qui y règne depuis
quelques temps.
Etre au centre d’un évènement sportif de cet ordre
constitue pour tout pays une
satisfaction majeure en ce que
celui-ci capitalise d’intérêt populaire d’abord, d’image extérieure ensuite et bien entendu
d’avantages commerciaux certains...pour peu que, dans le cas
de l’Algérie celle-ci soit effectivement prête. Et dans cet ordre
d’idées, il ne suffit pas d’avoir
des stades dans les trois ou
quatre plus importantes wilayas
du pays et par voie de conséquence le reste des équipements
infrastructurels, notamment
d’accueil (hébergement), restauration, détente et loisirs en plus
évidement de sites touristiques
de nature à être visités, surtout
que ces sites aident à exporter
l’image de marque de la wilaya
donnée de façon particulière et
du pays en général. Néanmoins,
il pourrait ne s’agir là que d’un
aspect, certes le plus important,
de l’organisation car il faudrait
également disposer en matière de
communication de moyens technologiques, si ce n’est sophistiqués, au minimum dans les
normes. Il en va de même pour
les moyens de transport, non pas
uniquement des formations participant à la manifestation mais
Photo : DR
L
aussi et surtout des éventuels
supporteurs qui les accompagneront. Ceci même si jusque-là, il
n’existe pas une grande culture
en ce sens, exception faite toutefois pour une rencontre ou un
tournoi qui se déroulerait à un
niveau régional à l’exemple du
Maghreb. Or, la réponse faite à
l’un de nos confrères par le
ministre de la Jeunesse et des
Sports ne semble pas tenir
compte de toute cette logistique
essentielle dans la mesure
où Ould Ali considère que
«... l’Algérie dispose d’enceintes
en mesure d’accueillir de tels
évènements d’envergure» et
même si dans la foulée il précise
qu’«il faudrait au préalable étudier ce cas avec les responsables
du gouvernement et les parties
chargées de la gestion du football algérien», ce qui laisse donc
la nette impression que même
virtuel l’engagement peut être
considéré par la Confédération
africaine de football, dont nul
n’ignore la capacité à réagir professionnellement, en raison
d’une incompétence dont il y a
quand même lieu d’en parler et
même de dénoncer, comme une
invite officielle à l’accueil de la
prochaine CAN sur le sol algérien. A notre sens, et pour des
raisons conjoncturelles dont nul
n’ignore la réalité et l’intensité, à
savoir les difficultés économiques induites par la chute du
prix du baril de pétrole, l’Algérie
aurait tout intérêt à se passer de
l’organisation d’un évènement
d’abord coûteux et ensuite n’assurant pas automatiquement un
retour sur investissement
contrairement à ce qui se passe
dans le cadre d’une Coupe
européenne des nations, Copa
America, voire de la Coupe
d’Asie des nations, eu égard à la
formidable manne financière
charriée et à la bousculade d’annonceurs parmi les plus influents
du monde du commerce et surtout du show-biz. Et puis, il faudrait le concéder honnêtement,
l’Afrique n’a pas les stars dont
disposent le continent européen
et l’Am-Sud. Paradoxalement, et
contrairement au reste du monde
et bien entendu des pays du
continent africain, l’Algérie est
sans doute le pays à pouvoir
19
assurer une sécurité à «risque
zéro» et pourquoi pas à ce que
l’ensemble de la compétition se
déroule dans la sérénité, sachant
qu’en plus du professionnalisme
des institutions en charges de la
sécurité toute idée de peur et
crainte est désormais évacuée
chez le public algérien. Tout cela
se «dégoupillera» au plus tard le
27 septembre avec la tenue de la
réunion annuelle de la CAF et
les cogitations de celle-ci autour
de l’organisation de la compétition. Par ailleurs, un responsable
de la Confédération aurait d’ores
et déjà évacué d’un revers de
main toute idée de sa délocalisation. Enfin pour l’anecdote, rappelons que le ministre de la
Jeunesse et des Sports se rendra
au chevet, le mot n’est pas trop
fort, du stade 5-Juillet où la
pelouse serait en mauvais état.
Inutile de rappeler qu’après réhabilitation, le stade tout entier n’a
été rendu au public et forcément
à l’usage auquel il est destiné
que le 1er mai 2015. C’est dire
quand même la sortie médiatique
de Hadi Ould Ali est quelque
peu mal pesée.
A. L.
Le MC Alger tiendra aujourd’hui son
assemblée générale élective pour élire
le nouveau président du club sportif
amateur (CSA) qui succédera à
Abdelghani Mebarek, dont le mandat
olympique a expiré.
Un seul candidat postule à la présidence du club, en l’occurrence
Messaoud Terki, membre du bureau
exécutif lors du précédent mandat,
a-t-on appris auprès de la commission
du recueil des candidatures.
Le CSA-MCA, qui détient 10% des
actions de la société «le Doyen»
propriétaire du club professionnel
évoluant en Ligue 1 Mobilis de football,
a connu le défilé de deux présidents
pendant les quatre précédentes
années.
Ammar Brahmia, élu en 2012 à la tête
du club amateur, a été évincé de son
poste deux années après son élection,
suite à un retrait de confiance dont il a
fait l’objet de la part de la majorité des
membres de l’assemblée générale. Il a
été remplacé par Mebarek.
Le club amateur du MCA compte plus
de 20 sections sportives, mais elles
sont pratiquement inactives depuis leur
création en 2012.
Championnat du Portugal :
Première titularisation de
Brahimi cette saison
L’international algérien, Yacine
Brahimi, a attendu la cinquième
journée du championnat du Portugal
pour faire sa première apparition cette
saison avec son club le FC Porto
revenu avec un nul (0-0) de son
déplacement à Tondela dimanche soir.
Brahimi a été aligné d’entrée avant
qu’il ne cède sa place à un coéquipier à
la 57e minute, alors qu’il n’était même
pas retenu dans la liste des 18 lors des
quatre précédentes journées.
Le milieu offensif algérien, dont le
transfert vers Everton est tombé à
l’eau lors du dernier jour du mercato
estival le 31 août dernier, réintègre
peu à peu les plans de son entraîneur
Nuno Espirito. Mercredi dernier,
il avait été incorporé dans les
20 dernières minutes du match à
domicile contre les Danois du FC
Copenhague (0-0), pour le compte de
la première journée de la phase de
poules de la Ligue des champions
d’Europe. Le FC Porto est troisième
au classement du championnat avec 10
points, alors que Sporting Lisbonne a
concédé sa première défaite de la
saison sur le terrain de Rio Ave (3-1),
mais reste premier avec 12 unités.
COUPE DE LA CONFÉDÉRATION (1/2 FINALE-ALLER)
MO Béjaïa- FUS Rabat (0-0) : les Crabes
ratent le coche
Le MO Béjaïa a raté une belle
opportunité de prendre option
pour la finale de la Coupe de la
Confédération africaine de football (CAF), en concédant le
match nul dimanche soir à domicile face aux Marocains du FUS
Rabat (0-0), dans le cadre de la
demi-finale (aller). La première
action du match est à mettre
à l’actif du FUS Rabat :
Benjelloun, d’une reprise de tête,
ne trouve pas le cadre (8e).
Les Marocains, plus organisés et plus entreprenants en
attaque durant le premier quart
d’heure du match, ont donné des
sueurs froides aux joueurs de
l’entraîneur Sendjak, et au public
béjaoui, venu très nombreux à
l’occasion de cette affiche. Certainement tétanisés par l’enjeu
de cette première demi-finale, les
coéquipiers de Faouzi Rahal ont
eu du mal à entrer dans le match.
Il a fallu attendre la 29e minute
de jeu pour assister à la première
action des Crabes.
L’Algéro-tchadien Morgan
Beterogal, sert Touati, qui centre
de son côté sur Rahal, dont le tir
a été stoppé par le portier du
FUS Rabat El-Houasli. Le
dernier quart d’heure de la première période a enregistré le
réveil du MOB, mais sans réel
danger sur la cage du gardien de
but marocain.
Au retour des vestiaires, le
MOB a tenté dès le début de
la seconde période d’inquiéter la
défense du FUS Rabat, bien
menée par le longiligne Mehdi
Khalis.
A la 73e minute de jeu, le portier du MOB Chamseddine
Rahmani a sauvé son équipe,
en s’interposant au tir de
Benjelloun, qui s’est présenté
seul, devant la passivité de la
défense béjaouie.
Le coaching du coach des
Crabes Nacer Sendjak, avec
l’entrée en cours de jeu de
Faouzi Yaya et Kamel Yesli,
s’est avéré infrcuteuse puisque
les deux éléments, à vocation
offensive, n’ont pas réussi à
booster un secteur offensif en
mal d’inspiration lors de cette
rencontre.
Et comme un malheur
n’arrive jamais seul, l’expulsion
du défenseur central
Adel Lakhdari est venue
compliquer davantage de la
mission des Crabes, qui ont dû
terminer la rencontre en
infériorité numérique, ce qui
ne leur a pas empêché de
préserver le match nul, en
attendant la décisive manche de
Rabat prévue dimanche
prochain.
Dans l’autre demi-finale, les
Tunisiens de l’ES Sahel ont
été tenus en échec samedi à
domicile par les Congolais
du TP Mazembe (1-1).
APS
M A G A Z I N E
Mardi 20 septembre 2016
21
PROVOQUÉS PAR LES FUMÉES DES FEUX DE FORÊTS EN ASIE DU SUD-EST
100 000 décès prématurés,
selon une étude
D’épaisses fumées avaient envahi plusieurs pays d’Asie du Sud-Est et provoqué des dizaines
de milliers d’infections respiratoires parmi la population, ainsi que la fermeture d’écoles
et l’annulation de nombreux vols
Par
Agence France presse
es fumées toxiques
provenant des gigantesques feux de forêt l’an
passé en Indonésie ont provoqué
la mort prématurée de quelque
100 000 personnes en Asie du
Sud-Est, selon une nouvelle
étude publiée hier, suscitant des
appels à agir d’urgence.
Des chercheurs des
universités Columbia et Harward
aux Etats-Unis ont estimé que
91 600 décès prématurés ont lieu
en Indonésie, principalement
dans les régions envahies par des
fumées d’incendies, 6 500 en
Malaise et 2 200 à Singapour,
deux pays voisins.
Cette nouvelle estimation est
sans commune mesure avec les
dernières statistiques des
autorités indonésiennes faisant
état de 19 morts l’an passé.
L’étude publiée dans la revue
Environmental Research Letters
combine des données satellites
avec une modélisation des
impacts de l’exposition à la
fumée et des taux de pollution
mesurés dans les pays concernés.
«Si rien ne change, la fumée
mortelle va continuer d’avoir de
terribles répercussions année
Photo : DR
L
après année», a mis en garde
Yugun Indradi, de Greenpeace
Indonésie.
«Ne pas agir immédiatement
pour enrayer le nombre de vies
perdues serait criminel», a-t-il
estimé. Aucune réaction
du ministère indonésien de
l’Environnement n’a pu être
obtenue dans l’immédiat
par l’AFP.
Aux yeux de Greenpeace,
cette étude «révolutionnaire»
effectuée pour la première fois
fournit un nombre détaillé de
décès attribués aux feux de forêts
l’an passé, ajoutant cependant
qu’il s’agissait d’une «estimation
prudente».
Seuls les impacts sur la
santé des adultes et les effets
dangereux des particules fines
PM 2.5, qui peuvent se loger
dans les ramifications les
plus profondes des voies
respiratoires, ont été pris en
compte. L’effet sur les plus
jeunes ou d’autres toxines
provenant des incendies n’a pas
été examiné.
Quelque 2,6 millions
d’hectares de forêts tropicales en
Indonésie sont partis en fumée
l’an passé, à la suite d’incendies
allumés pour l’essentiel
illégalement afin de défricher et
de fertiliser des terres, surtout
pour accroître les plantations
d’huiles de palme, dont
l’archipel est le premier
producteur mondial.
D’épaisses fumées avaient
envahi plusieurs pays d’Asie du
Sud-Est et provoqué des dizaines
de milliers d’infections
respiratoires parmi la population,
ainsi que la fermeture d’écoles et
l’annulation de nombreux vols.
Des incendies de forêts ont
été recensés à nouveau
cette année en Indonésie, en
particulier sur les îles de Sumatra
et Kalimantan - les plus touchées
- mais l’impact semble pour le
moment nettement inférieur à
celui de l’an passé, notamment
en raison d’importantes
précipitations inhabituelles
pendant la saison sèche.
AFP
APRÈS AVOIR ÉTÉ CONSIDÉRÉE À TORT COMME UN INDIVIDU DE SEXE MASCULIN
Elle est enfermée par erreur en prison
avec 40 hommes
SON calvaire débute
lorsqu’elle est incarcérée dans
une prison pour femme.
Mais après plusieurs examens
médicaux, ces derniers concluent
qu’elle ne dispose pas «des
caractéristiques typiques d’une
femme».
Un autre examen effectué
par des infirmiers du comté
de Miami Date en arrive à la
même conclusion. «Cette identification était outrageusement
incorrecte», s’indignent ses
avocats. Fior, âgée de 40 ans, est
toutefois envoyée dans une
prison pour hommes dans
laquelle elle affirme avoir été
enfermée avec 40 individus de
sexe masculin.
Durant ce séjour, elle
explique avoir été victime de
harcèlements et subi des
menaces de viols. En guise
d’exemple, la femme de 54 ans
prétend qu’un jour, alors qu’il
l’enfermait, un employé de la
prison lui aurait dit en espagnol :
«Tu auras de la chance si tu
survis jusqu’à demain».
A plusieurs reprises, elle passe
des examens de ses parties
génitales qui sont alors
photographiées. Puis, elle est
finalement transférée dans une
cellule individuelle, mais dans
laquelle des gardiens lui auraient
ordonné de se déshabiller pour la
photographier en lui lançant des
regards lubriques, rapporte sa
plainte. La prison de Miami
consent finalement à réexaminer
son dossier et reconnaît son
erreur. Les chefs d’inculpations
sont retirés quelques mois plus
tard et Fior Pichardio peut
rentrer chez elle, en République
Dominicaine. Mais «Pichardo
souffre encore aujourd’hui»,
selon sa plainte qui énumère ses
séquelles morales, notamment
«une détresse émotionnelle»
et «la peur d’être violée»
ou tuée.
Pire, avocate de profession, la
plaignante est humiliée aussi
dans l’exercice de sa fonction en
République Dominicaine, où les
faits ont été révélés poursuit la
plainte. Mère de trois enfants,
Fior Pichardo, avait été arrêtée
en novembre 2013 aux
Etats-Unis pour des faits liés au
trafic de drogue. Elle réclame
désormais 750 000 dollars de
dommages et intérêts.
Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose
et le paludisme boucle son refinancement
LE PREMIER ministre
canadien Justin Trudeau et le
secrétaire général de l’ONU Ban
Ki-moon bouclaient samedi à
Montréal le refinancement
triennal du Fonds mondial
de lutte contre le sida, la
tuberculose et le paludisme.
Les gouvernements, les
partenaires privés et les
organisations non gouvernementales veulent lever 13 milliards
de dollars pour financer, entre
2017 et 2019, les traitements
pour éradiquer ces épidémies
d’ici 2030.
«Nous célébrons 15 ans de
réussite mais nous sommes à la
recherche de plus de succès
encore dans les prochaines
années clés», a déclaré Ban
Ki-moon samedi au deuxième
jour de la conférence de refinancement du Fonds mondial de
lutte contre ces trois épidémies.
Le Fonds mondial revendique
22 millions de vies sauvées et
plus de 300 millions d’infections
évitées, grâce à plus de
30 milliards de dollars déjà
déboursés.
«Si nous agissons, nous
pouvons éliminer les épidémies
de sida, de tuberculose et de
paludisme d’ici 2030», soit
l’objectif fixé par les Nations
unies, a indiqué le Premier
ministre canadien. En cas de
succès, le monde fera un grand
pas vers la réduction de la
pauvreté, trop souvent associée à
la maladie, a-t-il ajouté en
substance.
«Nous sommes maintenant au
point d’inflexion» de la lutte
contre ces épidémies, a souligné
le directeur général du Fonds
mondial Mark Dybul. «Nous
pouvons être la génération qui
va garder sous contrôle ces
épidémies». Mais «nous avons
encore beaucoup de travail pour
endiguer ces épidémies», a
déclaré de son côté Bill Gates.
Le milliardaire et philanthrope,
dont la fondation a déjà abondé à
hauteur de 1,6 milliard au Fonds,
s’est dit «optimiste» car «la
science est de notre côté».
Plusieurs chefs d’Etat ou de
gouvernement, comme le
Sénégalais Macki Sall, le Malien
Boubacar Keita ou l’Ivoirien
Alassane Ouattara, ont rappelé
l’urgence de sauver des vies. Les
représentants des pays donateurs
se sont succédé à la tribune pour
annoncer leurs engagements.
Au total, la collecte des
13 milliards de dollars pour la
période 2017-2019 devait être
conclue samedi. Les Etats-Unis
sont en tête des donateurs avec
4,3 milliards de dollars, suivis
par la France (1,08 milliard
d’euros), l’Allemagne
(800 millions d’euros), le Japon
(800 millions de dollars)
et le Canada (600 millions
de dollars).
APS
www.latribunedz.com
LE PRÉSIDENT DE L’AUTORITÉ DE RÉGULATION DE L’AUDIOVISUEL :
Mardi 20 septembre 2016
MÉTÉO
«Les 53 chaînes TV privées offshore
sont concernées par le cahier des charges»
Centre Max. 27° ensoleillé
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Ouest
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Est
Max. 26°
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Sud
Max. .38°
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Min 26°
Par
Rédaction nationale
e président de l’Autorité
de régulation de l’audiovisuel (ARAV), Zouaoui
Benhamadi, a souligné hier, cité
par l’APS, qu’«il est plus que
nécessaire de mettre de l’ordre
dans l’audiovisuel, conformément
aux lois en vigueur et au cahier
des charges afin de rationaliser ce
secteur». M. Benhamadi qui intervenait à la Chaîne III de la Radio
nationale, dira que «la loi ne fait
pas de différence» entre les chaînes
de télévision relevant des secteurs
public ou privé, précisant que le
cahier des charges sur l’audiovisuel prévoit une «mise à niveau
devant s’opérer dans les prochains
mois, dans le but de mettre toutes
les chaînes sur le même pied d’égalité». «Les chaînes TV qui existent déjà vont devoir se conformer
au cahier des charges et refaire
ainsi le parcours pour devenir des
chaînes à la fois légales et avec
une adresse définie tout en les soumettant aux lois du pays que ce
soit sur les plans économique,
financier ou social», a-t-il
expliqué. Rappelant que 53 chaînes
TV algériennes privées émettent
actuellement en offshore,
M. Benhamadi fait observer que
«tout ce qui est diffusé et destiné à
l’Algérie ne peut pas échapper à
l’appréciation de l’Arav». «Il est
vrai que ces chaînes émettent en
dehors de l’Algérie, mais elles sont
fabriquées à partir d’adresses et
de studios situés en Algérie. En ce
sens, le cahier des charges
s’adresse aussi à ces chaînes». Il a
en outre précisé que «l’Arav ne
peut être considérée ni comme un
gendarme, ni comme un arbitre
[...], son travail va dans le sens du
renforcement de l’expression
démocratique et non dans la limitation de la parole». «Pour le
reste, l’Algérie dispose de lois
dans divers domaines notamment
contre la diffamation, l’atteinte à
la sécurité du pays ou la protection
L
Source
http://fr.weather.yahoo.com
Horaires des prières
Fedjr...........05.08
Echourouk ...05.40
Photo : DR
de l’enfance», a-t-il dit. «L’Arav ne
saurait se substituer à la justice,
mais elle demeure un instrument
au service de la justice», a encore
expliqué M. Benhamadi, précisant
toutefois que l’Autorité qu’il préside a le droit de porter un jugement sur tout ce qui est diffusé et a
aussi le devoir de parvenir à contribuer à la fabrication des programmes, notamment en ce qui
concerne l’enfance, la religion, la
culture, etc. A une question sur la
création de nouvelles chaînes de
télévision et le «lobby de l’argent»
dans le secteur, M. Benhamadi dira
qu’«à l’heure actuelle, il n’y a
aucune demande dans ce sens».
Néanmoins, «aucune préférence ne
sera accordée à un investisseur
disposant de moyens financiers».
«La loi exige la présence de professionnels parmi les détenteurs du
capital ainsi qu’au sein du staff et
des organes dirigeants des institutions de communication», a-t-il
précisé, soulignant que celui ayant
fait fortune dans un créneau économique déterminé, ne peut pas faire
de même dans le secteur de la
communication. S’agissant
de l’indépendance de l’Arav,
M. Benhamadi a indiqué que la
volonté du Président «était de faire
de cette Autorité une institution
indépendante. L’Arav ne dépend
de personne et fait partie de l’autorité de l’Etat qui s’exerce indépendamment du pouvoir exécutif et
des autres formes d’orientations
ou de pressions...». S’agissant du
bilan de l’Autorité, il a rappelé que
l’Arav n’a même pas trois mois
d’existence et vient à peine de
commencer à travailler. «Laisseznous travailler et montrer ce que
nous pouvons faire. Si avec ou
sans l’Arav les choses demeurent
les mêmes, cela veut dire que nous
avons échoué», a-t-il dit. Par
ailleurs, M. Benhamadi a évoqué
«le déchaînement moralement
inacceptable» contre la ministre de
l’Education, Nouria Benghabrit,
appelant ainsi à «respecter les
règles du journalisme». Relevant
que cela a pris une «allure de
quasi-lynchage», il a indiqué
qu’«avant de réagir, l’Arav est en
train de travailler pour collecter
tout ce qui est condamnable».
«Certains médias ont pris une
habitude qu’il faut corriger», a-t-il
déploré, relevant qu’ils «mériteraient d’être rappelés à l’ordre».
R. N.
Cital passe une commande de 280 millions de dinars
Mohamed Rahmani
UN COMMUNIQUÉ de Cital
parvenu hier à notre rédaction
régionale d’Annaba annonce une
commande d’un montant de
280 millions de dinars passée
auprès de Hiolle-Industrie-Algérie
pour la fourniture d’armoires électriques et coffres équipés pour les
tramways de Mostaganem. Cette
deuxième commande, après celle
de 100 millions de dinars passée
auprès du même fournisseur en
mars dernier pour la livraison
d’équipements câblés destinés
aux tramways Citadis de
Sidi Bel-Abbès et Ouargla, est
prévue pour décembre 2016.
Hiolle-Industrie-Algérie, une
joint-venture entre cette dernière et
Arilec et Somafe, déjà installée sur
le site d’assemblage d’Annaba
compte y répondre dans les délais
fixés et ce, en renforçant ses
Maghreb ....18.52
Icha ............20.11
„ Destruction de 4 casemates et 4 bombes artisanales
ARMOIRES ÉLECTRIQUES ET COFFRES ÉQUIPÉS POUR LES TRAMWAYS
De notre correspondant à Annaba
Dohr...........12.42
Assar ..........16.11
capacités avec le recrutement
de 30 nouveaux câbleurs et
techniciens de contrôle qui seront
formés sur le site. L’investissement
de cette entreprise concernera
subséquemment un banc-test ultra
moderne pouvant prendre en
charge et tester en continuité et en
diélectrique plus de 2000 points de
connexion.
M. Henry Bussery, président
de Cital pour qui ce contrat est
l’aboutissement d’un travail
accompli dans la création d’un
tissu solide de sous traitances
locales, commente cette coopération en affirmant : «Cital est fière
de cette conclusion heureuse qui
peut être considérée comme un pas
vers un avenir industriel très satisfaisant.»
Ce qui est intéressant dans cette
joint-venture est que l’association
de ces 3 entreprises pourrait être le
point de départ d’une véritable
relance de l’industrie ferroviaire
avec en prime un transfert
technologique dont bénéficierait
les jeunes techniciens et ingénieurs
algériens qui s’approprieraient ces
techniques, les maîtriseraient et
seraient ainsi à même d’initier et
de former d’autres. Les entreprises
sous traitantes, à leur tour,
pourraient se perfectionner et
s’adapter aux exigences de l’industrie ferroviaire en fournissant des
équipements fiables et contrôlés
de sorte à devenir plus tard
incontournables dans cette activité
relativement nouvelle.
Pour rappel, Cital-Annaba en
plus de ses activités d’assemblage
s’occupe de la maintenance des
tramways d’Alger depuis 2010,
d’Oran depuis 2013, et Constantine
depuis juin de la même année.
Prochainement la maintenance des
tramways de Sidi Bel-Abbès
Ouargla, Mostaganem et Sétif sera
également assurée par Cital.
M. R.
Quatre casemates et quatre bombes de confection artisanale ont été détruites par des
détachements de l’Armée nationale populaire (ANP) à Tizi Ouzou, Boumerdès, Aïn Defla
et Batna, a indiqué, hier, un communiqué du ministère de la Défense nationale. Par
ailleurs, un détachement de l’ANP a arrêté, en coordination avec les services de la Sûreté
nationale, cinq narcotrafiquants à Béchar, tandis qu’un autre détachement a intercepté
sept contrebandiers à Tamanrasset et saisi un véhicule tout-terrain et sept détecteurs de
métaux. A Tlemcen, Mostaganem et El Bayadh, des éléments des Gardes-frontières et de
la Gendarmerie nationale ont arrêté contrebandiers et saisi 960 litres de carburant,
2 180 unités de différentes boissons ainsi que deux véhicules utilitaires. D’autre part,
39 immigrants clandestins ont été arrêtés à In Amenas, Tlemcen et Relizane.
„ Saisie de plus de 6 000 psychotropes à Oran
La section de lutte contre le trafic de drogue de la Sûreté de wilaya d’Oran a saisi, en
début de semaine courante au centre-ville d’Oran, 6 130 comprimés psychotropes.
L’opération a permis d’arrêter deux personnes âgées de 25 et 35 ans. Agissant sur
informations parvenues à la section de lutte contre le trafic de drogue, les membres de la
sûreté ont mis en œuvre un plan bien étudié qui a permis de mettre un terme à l’activité
des deux mis en cause, dont l’un était poursuivi par la justice dans une autre affaire
criminelle et faisait l’objet d’un mandat d’arrêt prononcé par les instances judiciaires
compétentes. La quantité de psychotropes saisie a été découverte à l’intérieur des
domiciles des accusés où les enquêteurs ont saisi également une quantité de kif traité, des
armes blanches et une somme de plus de 2 millions de dinars.
„ Plus de 1,24 tonne de kif saisie au Sud-ouest depuis janvier
Plus de 1,24 tonne de kif traité et 11 448 comprimés de psychotropes ont été saisis par
les brigades mobiles des Douanes depuis le début de 2016, à travers les wilayas du sudouest du pays. Selon la direction régionale de cette institution à Bechar, ces saisies,
opérées à travers les wilayas de Bechar, Adrar, Tindouf, Naâma et El-Bayadh dans le
cadre de la lutte contre les réseaux de trafiquants de drogues et de contrebande,
représentent une valeur marchande de plus de 128 millions de dinars. Une quantité de
67 820 litres de carburant destinés à la contrebande a été également saisie par les
douaniers dans le cadre des opérations de lutte contre les réseaux de contrebande.
„ Ordres de coupures de l’électricité pour 18 communes à Tizi Ouzou
La direction de Tizi Ouzou de la Société de distribution d’électricité et de gaz du centre
(SDC), a établi des ordres de coupures pour 18 communes de la wilaya, suite au non
payement par les Assemblées populaires communales (APC) de leurs créances de
consommation d’énergie électrique, a-t-on appris, hier du directeur. Il a indiqué que la
direction de Tizi Ouzou de la SDC, a lancé depuis juin dernier une opération de
recouvrement des créances qu’elle détient auprès des 67 communes de la wilaya et qui
totalisent 200 millions de dinars.
„ Décès d’un 10e hadji algérien à La Mecque
Un hadji algérien est décédé dimanche soir à son hôtel à La Mecque, selon le responsable
de la mission algérienne du Hadj et de la Omra. Originaire de Souk Ahras, le défunt du
nom de Moustafa Loudjani (75 ans), est décédé de mort naturelle. La mission algérienne
du Hadj déplore, depuis le début de la saison du hadj, dix décès dont quatre femmes, la
plupart d’entre eux morts suite à une asthénie.
„ Air Algérie reprend ses vols au départ et vers Sétif à partir du 1er octobre
La Compagnie nationale Air Algérie a annoncé hier dans un communiqué que la reprise
de ses vols au départ et vers Sétif se fera à compter du 1er octobre prochain. La reprise
des vols au départ et vers Sétif interviendra suite à la réouverture de l’aéroport de cette
ville, précise la même source. La piste de l’aéroport de Sétif a été réhabilitée et renforcée
sur un linéaire de 2,9km, permettant d’accueillir les grands avions de ligne, chose qui
n’était pas possible auparavant. Les travaux de réhabilitation ont duré quatre mois.
Le ministère de l’Education este en justice l’Organisation nationale
des parents d’élèves
Le ministère de l’Education nationale se défend des accusations portées à son encontre
et décide de poursuivre en justice l’Organisation nationale des parents d’élèves,
l’accusant d’inciter les enfants à boycotter les cours et de propager des rumeurs
infondées. Une pratique «contraire aux dispositions de la constitution sur l’enseignement
obligatoire entre 6 et 16 ans», a affirmé hier l’inspecteur général du département
ministériel, Messeguem Nedjadi, lors d’une conférence de presse tenue au siège du
département ministériel. Le représentant de Mme Benghabrit a accusé formellement
l’organisation des parents d’élèves d’agir de façon à déstabiliser le ministère et d’avoir
des visées purement politiques. Raison pour laquelle le département ministériel a jugé
urgent de la stopper dans sa démarche que beaucoup qualifieraient de destructrice.
«L’Etat est responsable de la scolarisation des enfants. L’appel de l’organisation au boycott de
l’école est un appel à la division», s’indigne le conférencier. Poursuivant sur le même ton, il
dira que «l’Organisation obéit à une tendance politique et se souciait peu de l’intérêt de
l’élève», voulant pour preuve le fait qu’elle «n’a pas signé la charte d’éthique du secteur de
l’éducation».