Manuel Valls : «Chacun connaît mon respect à l`égard
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Manuel Valls : «Chacun connaît mon respect à l`égard
ARAV : «Les 53 chaînes TV privées offshore sont concernées par le cahier des charges» Lire en page 24 Retrouvez votre journal sur son nouveau site : latribunedz.com Quotidien national d'information N° 6484 Prix 10 DA France 1 C Mardi 20 septembre 2016 LE PREMIER MINISTRE FRANÇAIS REVIENT POUR LA PREMIÈRE FOIS SUR SON TWEET Manuel Valls : «Chacun connaît mon respect à l’égard du président Bouteflika» Par la guerre de libération. Le Premier ministre français a dit qu’il faut «se tourner» vers l’avenir même LES LICENCES D’IMPORTATION SERONT ÉLARGIES À L’ÉLECTROMÉNAGER, AU MAÏS ET AU SOJA LE MARCHÉ de l’automobile local pourrait, dès l’année prochaine, voir l’arrivée de véhicules d’occasion d’importation. Le gouvernement compte, dans le cadre du projet de loi de Finances 2017, lever l’interdiction d’importation des véhicules de moins de trois ans. Mais, selon le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, qui se prononçait sur ce sujet à l’occasion de son passage, hier, au forum du quotidien national El Moudjahid, cela va se faire sous certaines conditions. Le ministre a expliqué qu’un cahier des charges bien précis va être élaboré à cet effet dans le but de s’assurer que les véhicules d’occasion importés sont aptes à circuler c’est-à-dire «des véhicules ne représentant aucun danger à leur utilisateur», a précisé Bakhti Belaïb. Suite en page 6 ACTUALITÉ Un accord pourrait être trouvé avant fin septembre pour stabiliser le marché pétrolier INDUSTRIE 60 à 80% d'avancée dans les négociations sur le projet Volkswagen ....p2 Par Bahia Aliouche Photo : DR Par ou nier ce qu’a été le 8 mai 1945 à Sétif. Personne ne peut oublier le drame de la guerre d’Algérie, les SELON LE PRÉSIDENT DU VENEZUELA, NICOLAS MADURO Vers la levée de l’interdiction d’importation des véhicules d’occasion Ziad Abdelhadi s’«il ne faut pas oublier le passé», avant de rappeler que «personne ne peut oublier les moments sombres LE PRÉSIDENT vénézuélien, Nicolas Maduro, a annoncé, dimanche dernier, à l’occasion du 17e Sommet des Non-alignés que les pays producteurs de pétrole, membres de l’Opep ou en dehors de l’organisation, approchaient d’un accord pour stabiliser le marché, et a dit s’attendre à sa conclusion ce mois-ci. «Aujourd’hui, je peux constater que nous sommes prêts à conclure un accord auquel adhéreront tant les pays de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) que des Etats qui n’en font pas partie», a déclaré M. Maduro en clôture dudit sommet dont il assumait la présidence. Suite en page 5 Supplément International Le pétrole, arme stratégique dans la lutte pour le pouvoir en Libye Lire pp 11 à 14 POLITIQUE Décennie noire en Algérie : la France fait son «mea-culpa» ..................p3 Photo : DR LE PREMIER ministre français, Manuel Valls, s’est exprimé pour la première fois sur l’épisode du tweet de la photo du président Abdelaziz Bouteflika. Selon le responsable français, qui a accordé une interview au magazine Jeune Afrique, paru hier, il n’avait nullement l’intention de nuire à l’image du chef de l’Etat. «Chacun connaît mon respect à l’égard du président Bouteflika», a-t-il déclaré, affirmant que l’incident «n’a rien changé à la relation que nous entretenons depuis quatre ans avec les autorités algériennes et avec le Premier ministre Sellal». «Il faut avoir du sang-froid dans ce genre de situation», a-t-il encore indiqué rappelant que son pays «a confiance en l’Algérie et en son potentiel immense de grand partenaire». Manuel Valls, dont le tweet de la photo du président Bouteflika lors de sa visite officielle à Alger les 9 et 10 avril dernier avait déclenché une tempête sur les réseaux sociaux et les médias, a même tenu à rappeler l’histoire de Photo : DR Hasna Yacoub massacres, la torture, mais aussi le sort des harkis […]. Ces faits doivent être rappelés et commémorés. Laissons les historiens mener les travaux et cessons de vivre dans la culpabilité, le ressassement et la repentance. Un pays s’honore de reconnaître ses responsabilités». Manuel Valls a même avoué que «la colonisation a nié la réalité des peuples» et «a représenté beaucoup de souffrances et aussi une perte de richesses économiques et humaines». Il faut dire que le tweet du Premier ministre français a été très mal perçu du côté algérien et à très haut niveau. Manuel Valls, à la veille des élections de 2017 en France, a tenu à «s’excuser» à sa manière du désagrément causé par son acte «désobligeant». Est-ce suffisant pour faire disparaître l’atteinte portée à l’image du Président ? Publier cette photo était un acte «abject», «une agression délibérée» et «une atteinte à l’Algérie», selon plusieurs responsables politiques et syndicaux algériens. Et ce n’est malheureusement pas la première venant de la France. Suite en page 2 HYDRAULIQUE Ouali : «La lutte contre les branchements illicites et les fuites d'eau potable, notre souci majeur» ........................p5 2 L ’ É V É N E M E N T Mardi 20 septembre 2016 SELON LE DG DE LA CHAMBRE ALGÉRO-ALLEMANDE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE 60 à 80% d’avancée dans les négociations sur le projet Volkswagen Par Reda Cadi e projet d’usine de montage de voitures de la marque allemande Volkswagen enregistre des avancées prometteuses. «Les négociations sont en cours. Elles enregistrent un taux d’avancement entre 60 et 80%. Il reste toujours quelques points à finaliser», a indiqué, hier à Alger, le directeur général de la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHN), Marko Ackermann, cité par l’APS. M. Ackermann, qui s’exprimait en marge d’une rencontre organisée par le Forum des chefs d’entreprises (FCE) en collaboration avec l’AHN sur le thème «Le rôle de la formation et des exportations pour l’entreprise», a, par ailleurs, évoqué la volonté de l’Algérie d’installer des projets de l’industrie mécanique à l’instar de celui de la fabrication locale de pièces de rechange. A ce propos, il dira que plusieurs projets étaient en cours de discussions, sans livrer plus d’informations sur la nature de ces projets ou les segments concernés. «Je ne peux pas vous donner plus de détails. L’Allemagne a un intérêt de créer des partenariats. Mainte- Photo : DR L nant ça se discute entre les entreprises et les investisseurs», a-t-il souligné à la presse. «Nous sommes là pour les soutenir. Pour certains projets, comme la production des pièces de véhicules, ce marché nous intéresse et nos entreprises sont intéressées de s’y engager. Nous sommes là pour faire le lien, pour trouver des partenaires potentiels pour le moment», a-t-il ajouté. A ce propos, le constructeur automobile Mercedes, qui est présent en Algérie avec l’usine de montage de Tiaret, aurait projeté de ramener dans son sillage le Groupe allemand Bosch qui compte parmi les plus grands fabricants de composants automobiles au monde, jouissant d’une grande renommée, fruit de son savoir-faire et de ses compétences reconnues. Bosch commercialise une large palette de pièces et accessoires de rechange automobile. Concernant l’usine de montage Volkswagen, rappelant que des discussions entre le Groupe Sovac et le constructeur allemand avaient été entamées, en mars dernier, sur un projet de fabrication de voitures de cette marque en Algérie. Volkswagen compte entrer dans un partenariat pour la fabrication de plusieurs types de véhicules comme Seat et d’autres marques, avait alors indiqué le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, à l’issue d’une rencontre qui avait regroupé les deux parties au siège de son ministère. «Nous sommes ouverts à ce partenariat car nous ne pouvons imaginer une industrie mécanique sans un partenaire allemand qui est déjà présent en Algérie dans la fabrication des véhicules de poids lourds», avait déclaré le ministre. De son côté, le représentant de Volkswagen avait relevé que le marché algérien était «très attractif» et «très important» pour le constructeur automobile allemand. Concernant l’avancement d’autres projets dans le cadre de la coopération algéro-allemande, M. Ackermann a indiqué que plusieurs secteurs d’activité étaient ciblés à l’instar des énergies renouvelables. R. C. Manuel Valls : «Chacun connaît mon respect à l’égard du président Bouteflika» Suite de la page 1 Faut-il rappeler que le président de la République a décidé de porter plainte contre le journal le Monde après la publication par le quotidien français de sa photo à la Une de son édition du 5 avril dernier, traitant de l’argent caché des chefs d’Etat, dans le sillage des informations révélées par le scandale mondial appelé les «Panama Papers» et où M. Bouteflika n’était aucunement cité. Ainsi donc, même si Valls a estimé que son tweet n’a rien changé à la relation entre les deux pays, cela ne demeure que son avis personnel. Par ailleurs, en réponse à une question de Jeune Afrique, le Premier ministre français est revenu sur les relations de la France avec le Maroc et l’Algérie, estimant que son pays peut avoir des «rela- tions d’exception avec les uns et les autres». «Nous ne sommes pas entre l’Algérie et le Maroc. Nous sommes avec le Maroc et l’Algérie. Nous pouvons avoir des relations d’exception avec les uns et les autres», a-t-il déclaré. Selon lui, «le président Hollande a rétabli avec Alger un partenariat indispensable qui avait été abîmé au cours du quinquennat précédent». «Et si nous avons connu avec Rabat une brève période de difficultés pour des raisons juridiques -ce que je regrette-, elle est aujourd’hui totalement surmontée», a-t-il fait valoir. Pour Manuel Valls, ce qui rapproche encore davantage la France de ces deux pays du Maghreb est l’urgence accordée à la lutte contre le terrorisme. Cette urgence «crée aussi une confiance nouvelle sur le plan économique, sur celui des relations zzz AU FIL DES JOURS Par A. Samil QUAND L’EXPLICATION économique, enveloppée dans une abondance de chiffres et de pourcentages, n’arrive plus à justifier une situation de crise, on se dit qu’il faut alors changer d’angle vision pour ce qui est de l’observation, et de braquet pour le virage à prendre pour escompter une solution acceptable. Le risque pour les visions trop formatées par un économisme qui n’a pas d’existence en soi est de faire perdurer les états de crise et les ronronnements habituels en jetant un voile, impudique plus que pudique, sur les vraies causes et facteurs de blocage. Aussi, quand une impertinence humaines et des échanges culturels», a-til poursuivi. Et d’ajouter : «Nous avons des relations politiques de très grande qualité et il ne faut surtout pas se laisser impressionner par tel ou tel commentaire.» Manuel Valls, qui s’apprête à entamer une tournée africaine qui le mènera à Dakar, Accra, Lomé et Abidjan a tenu à s’adresser aux pays africains en soulignant qu’«Aujourd’hui, l’avenir de l’Afrique est entre les mains des Africains et de leurs dirigeants. Ils ne doivent pas être tournés vers le passé, mais vers demain […]. C’est dans ce sens que la France leur tend la main en tant que partenaire, d’égal à égal sans rien oublier de nos liens, ceux de l’histoire et de la langue». Enfin, invité par Jeune Afrique à réagir sur les propos du président Sénégalais Macky Sall, qui estime que la réponse au terrorisme doit s’éloigner de la «stigmatisation» des musulmans qui sont aussi les premières victimes de ce terrorisme, le Premier ministre français, Manuel Valls, dit «(…) c’est ce que je répète inlassablement depuis janvier 2015. Je me retrouve totalement dans les propos de Macky Sall qui est un ami et un grand dirigeant. J’ai toujours rappelé que les premières victimes du fondamentalisme étaient les musulmans [...]. Je le répète : la République protège et protègera les musulmans de France et je n’accepterai aucun amalgame. Il faut s’élever contre le populisme, notamment d’une partie de la droite française qui alimente une confusion entre regroupement familial, immigration, réfugiés et terrorisme et donc, à la fin des fins, entre musulmans et terrorisme». H. Y./Sites Appeler les choses par leur nom mesurée vient soutenir une analyse, un état des lieux sortant de l’ornière et du psittacisme, le fait se doit d’être relevé et, pourquoi pas, salué. Surtout quand à cet exercice difficile, son auteur, ingénieur bardé de titres universitaires, se prévaut plus de son militantisme politique que de sa qualité de vrai expert international exerçant depuis des lustres en qualité de coordinateur exécutif de l’Alliance mondiale des villes contre la pauvreté dans le cadre du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Cet homme, qui parle des «limites» du système politique (algérien) comme facteur d’aggravation de la crise économique et sociale, c’est Mohand Amokrane Cherifi, membre de l’instance présidentielle du FFS et un des tout premiers cadres et experts économiques de l’Algérie indépendante. Au débat organisé samedi dernier par le parti du défunt Hocine Aït Ahmed, Cherifi, qui fut également ministre du Commerce sous Chadli Bendjedid dans les années 1980, ne tourne pas trop (ou plutôt pas du tout) autour du pot. Pour lui, «le statu quo que connaît le pays est le résultat d’une convergence entre les intérêts occidentaux et ceux de notre système politique pour que rien ne change en Algérie». A la bonne heure ! Et pourquoi donc, «ils» voudraient que rien ne change ? L’expert répond en toute franchise : «La raison est qu’une alternative réellement démocratique constitue pour eux une perspective pleine d’incertitudes, avec le risque de remise en cause des rentes de situation politiques et économiques.» Voilà en tout cas qui a le mérite non seulement d’être clair mais d’indiquer également une piste claire pour la solution. On l’aura compris, il faut bousculer le système et ses hommes jusqu’à remettre en cause les rentes et les prébendes tirés des gestions opaques. Pas facile du tout. Mais si on veut que cela change, l’enfermement du système ne laisse pas d’autre alternative. Car, argumente le professeur Cherifi, c’est le statu quo qui permet au système de préserver «ses intérêts et d’arranger ses principaux partenaires occidentaux» intéressés par la sécurité de leur approvisionnement en gaz et pétrole. A. S. L ’ É V É N E M E N T Mardi 20 septembre 2016 3 PREMIER FORUM DE COOPÉRATION PARLEMENTAIRE ENTRE LE CONSEIL DE LA NATION ET LE SÉNAT FRANÇAIS À PARIS Décennie noire en Algérie : la France fait son «mea-culpa» Par Hasna Yacoub ujourd’hui cible des attaques terroristes, la France fait son «meaculpa» en reconnaissant par la voix de son président du Sénat, Gérard Larche, avoir «trop mal perçu la décennie noire» vécue par l’Algérie. En effet, M. Larcher qui a accueilli, hier et pour deux jours, son invité Abdelkader Bensalah, le président du Conseil de la nation, n’a pas manqué d’affirmer qu’avec l’Algérie «nous pouvons trouver des réponses» au terrorisme, reconnaissant que la France a «trop mal perçu la décennie noire en Algérie». C’est le cas de le dire puisque l’Algérie qui faisait face seule à ce phénomène, a été isolée et accusée par les adeptes du «qui tue qui ?». Et pour avoir subi les affres du terrorisme dans sa chair, l’Algérie continue de coopérer pour éradiquer la menace et faire profiter d’autres nations de son expérience. A ce propos justement, le président du Conseil de la nation qui copréside le 1er Forum de coopération parlementaire entre le Conseil de la nation et le Sénat français, a tenu à souligner à Paris, que le terrorisme est «l’une des plus graves menaces» à la paix et à la sécurité dans «notre région et dans le monde», expliquant que ce phénomène «frappe sans discernement dans notre environnement immédiat, au Sahel, en Afrique de l’Ouest, mais aussi Photo : DR A en Europe». «On a encore en mémoire les images des actes barbares qui ont endeuillé la France, des actes criminels et lâches que mon pays a condamnés avec rigueur tout en affirmant sa solidarité avec le peuple français ami», a déclaré M. Bensalah, cité par l’APS. Face à ces menaces, il a appelé les deux institutions parlemen- taires à «encourager» les gouvernements des deux pays à «poursuivre leur dialogue et leur coopération dans le cadre de la stratégie des Nations unies en la matière d’objectifs communs et partagés». Il n’a pas manqué cependant d’insister sur le fait que la menace terroriste est «plus préoccupante au niveau de la bande sahélo-sahélienne qui nécessite la poursuite du dialogue et la coopération entre l’Algérie et la France». Il a également précisé que «la situation est aggravée par la prolifération de la criminalité organisée sous toutes ses formes, ainsi que par des actions subversives d’organisations terroristes transnationales visant la déstabilisation aussi bien de cette région, que celles de l’Afrique du Nord et du bassin occidental de la Méditerranée». En plus de la réponse sécuritaire au terrorisme, M. Bensalah a préconisé l’adoption d’une «politique de dé-radicalisation» et de «prévention» de la radicalisation «en impliquant les institutions publiques, la société civile et surtout le citoyen». «Nous devons renforcer la démocratie dans nos pays ainsi que l’Etat de droit et luter contre l’exclusion comme éléments essentiels de la lutte contre ce fléau», a-t-il recommandé, soulignant sa conviction que la démocratie «constitue le meilleur moyen de marginaliser, d’isoler et de discréditer le discours extrémiste». Il a appelé dans ce contexte à une mobilisation contre la xénophobie et l’islamophobie qui sont «en nette progression dans nombre de sociétés occidentales», des phénomènes «parmi les nouveaux visages de l’extrémisme qui alimentent le terrorisme». A noter enfin que M. Archer a rappelé lors de son allocution, sa dernière visite en Algérie, intervenue en septembre 2015. Il a, à ce propos, évoqué l’audience que lui a accordée le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au cours de laquelle, a-t-il dit : «J’ai apprécié sa sagesse, son sens de l’Etat, nourri par sa longue expérience, et son analyse des situations dans le monde qui est hors pair». H. Y. ÉVOQUANT LA COOPÉRATION ÉCONOMIQUE ALGÉRO-FRANÇAISE DEVANT FAVORISER L’INVESTISSEMENT Bensalah rappelle à Paris l’exigence du partenariat «gagnant-gagnant» LE PRÉSIDENT du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a entamé hier une visite officielle de deux jours en France, à l’invitation de son homologue français, Gérard Larcher, durant laquelle se tiendra le 1er Forum de coopération parlementaire entre le Conseil de la nation et le Sénat français qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du protocole de coopération parlementaire, signé entre les deux institutions à Alger en septembre 2015. Lors de cette visite qui intervient après celle effectuée en Algérie par le président du Sénat français du 8 au 11 septembre 2015 et suite aux rencontres parlementaires et ministérielles entre les représentants des deux pays, en Algérie et en France, les parlementaires des deux pays ont passé en revue les relations bilatérales et ont échangé leurs vues sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun. Comme ils ont égale- ment procédé à l’évaluation de la coopération entre les deux institutions parlementaires et examiner les moyens de la consolider. Et à ce propos, M. Gérard Larcher a souligné, dans son allocution à l’ouverture des travaux du Forum, que les relations bilatérales entre les deux pays ne sont pas «tributaires» d’une majorité politique ou de partis, soutenant que «ce n’est pas l’affaire de la droite, de la gauche ou du centre». Pour lui, la France et l’Algérie ont ouvert ensemble «une nouvelle ère» dans leurs relations et que face aux défis économiques, elles «doivent cheminer ensemble». De son côté, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a affirmé que «la situation est propice pour donner un nouvel élan à la coopération économique bilatérale. Une coopération qui doit dépasser l’aspect commercial et favoriser davantage l’investissement productif, le transfert technologique et la réalisation de pôles de compétitivité et de centres d’excellence». Il a ajouté à cet effet que les entreprises françaises, «qui ont une bonne connaissance de l’économie algérienne et qui sont favorisées par des facteurs propres aux relations particulières» entre les deux pays, «sont les mieux placées pour saisir les nombreuses opportunités rendues possibles par l’énorme programme de développement en cours en Algérie, et ce, à travers des partenariats ‘‘gagnant gagnant’’». «Ces efforts attendus des opérateurs français viendront consolider des relations économiques déjà solides entre nos deux pays, la France étant l’un des premiers partenaires de l’Algérie en termes d’échanges commerciaux et d’investissements», a-t-il rappelé. Selon Abdelkader Bensalah, les relations entre les deux pays «connaissent un saut, autant quantitatif que qualitatif unique», et ce grâce à l’engagement politique «déterminé» des présidents Abdelaziz Bouteflika et François Hollande qui «ont instauré un L’Accord d’Alger sur le Mali, résultat d’une coordination algéro-française «réussie» LE PRÉSIDENT du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a affirmé hier à Paris que l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali est «l’illustration et le résultat d’une coordination réussie des efforts de nos deux gouvernements et de toute la communauté internationale». Il a précisé que cet accord «s’inscrit dans une optique de réconciliation nationale, de respect de l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et de la forme laïque et républicaine du Mali, mais aussi de prise en charge effective et adéquate des revendications légitimes des populations du Nord». Il a relevé que l’Algérie et la France travaillent «étroitement» pour la résolution «pacifique» des conflits au Sahel et ailleurs en promouvant des solutions politiques «à travers notamment le dialogue inclusif et en associant la communauté internationale». dialogue politique dense et fécond» entre les deux pays, «conforté par la régularité des échanges et consultations à différents niveaux et sur nombre de sujets d’intérêt commun». Il a enfin soutenu que le dialogue et les échanges, entre le Conseil de la nation et le Sénat français, «reflètent notre volonté commune d’aborder sereinement toutes les questions dans un esprit de confiance et de compréhension mutuelles, en vue de coordonner nos efforts et nos positions face aux grands problèmes et défis de notre époque». H. Y. Bensalah reçu par le président Hollande LE PRÉSIDENT du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a été reçu hier à Paris par le président français, François Hollande, à qui il a remis un message du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. L’audience s’est déroulée en présence de membres du Conseil de la nation et des ambassadeurs des deux pays. 4 Mardi 20 septembre 2016 L ’ É V É N E M E N T FORUM D’AFFAIRES ORGANISÉ PAR LA CACI Des opérateurs algériens et portugais examinent des partenariats dans divers secteurs Par Rafik Elias es opérateurs algériens et portugais ont exprimé, hier à Alger, leur volonté de nouer des partenariats mutuellement bénéfiques et durables notamment dans le commerce, l’agriculture, l’industrie agroalimentaire et les matériaux de construction. Lors d’un forum d’affaires algéro-portugais organisé par la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci) en collaboration avec la Chambre arabo-portugaise du commerce et d’industrie (Capci), des opérateurs portugais ont manifesté leur intérêt de saisir les opportunités d’investissement existantes en Algérie. Le Forum vise «à relancer les relations économiques et commerciales entre l’Algérie et le Portugal et à renforcer les liens entre les deux communautés d’affaires», a indiqué, cité par l’APS, Amor Riadh, vice-président de la Caci. Une dizaine d’entreprises portugaises, conduites par la Capci, effectue une mission économique du 17 au 20 septembre à Alger. M. Amor a appelé les opérateurs portugais à saisir les opportunités d’investissement en Algérie qui s’est dotée d’un Photo : Archives D nouveau modèle économique basé sur la diversification de l’économie. Il dira à ce titre que l’industrie devrait connaître un réel développement dans les prochaines années ce qui profitera aux deux économies, d’autant plus, ajoutera-t-il, que le gouvernement algérien a opéré «un grand changement» en matière de climat des affaires et a aplani toutes les contraintes qui entravaient l’investissement. Il a cité la réforme du code des Publicité investissements et la résolution du problème du foncier industriel à travers plusieurs mesures incitatives. «Nous souhaitons des partenariats durables», a précisé le même responsable. Pour la présidente de la Capci, Aida Bouabdellah, les relations économiques et commerciales entre l’Algérie et le Portugal ne reflètent pas les potentialités des deux économies. Selon elle, cette mission est loin d’avoir un but purement commercial, l’objectif de ce forum étant «d’établir des relations de partenariat durable». Elle a souligné que l’Algérie est le premier partenaire commercial du Portugal dans le monde arabe. Elle a appelé, à cet effet, les entreprises algériennes à participer activement au prochain forum d’affaires arabo-portugais qui se tiendra du 3 au 4 octobre à Lisbonne. L’Algérie exporte pour un milliard de dollars vers le Portugal, essentiellement des produits pétroliers et en importe environ 700 millions de dollars. Une quarantaine de sociétés portugaises activent en Algérie notamment dans le Btph, selon les données présentées lors de ce forum. Cette rencontre se poursuit sous forme de rencontres B to B entre des entreprises spécialisées dans l’agroalimentaire, les équipements d’irrigation, l’élevage, la santé, les matériaux de construction, l’ingénierie et le BTP. R. E. L ’ É V É N E M E N T Mardi 20 septembre 2016 5 LE MINISTRE DES RESSOURCES EN EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT, ABDELKADER OUALI : «La lutte contre les branchements illicites et les fuites d’eau potable, notre souci majeur» Par Fatiha Ouidir a lutte contre les problèmes des branchements illicites et les fuites d’eau potable figurent désormais dans la stratégie et les objectifs tracés du secteur des ressources en eau. La gestion et la préservation de cette ressource vitale constitue également le cheval de bataille du département d’Abdelkader Ouali, qui souligne l’urgence de s’attaquer à ces deux phénomènes qui occasionnent d’énormes pertes. Après avoir gagné la bataille de la mobilisation de l’eau, qui a coûté à l’Etat 50 milliards de dollars, la nouvelle mission du secteur réside désormais en la préservation de cette ressource hydrique et des infrastructures. S’exprimant lors de la clôture des travaux du regroupement des cadres du secteur, M. Ouali a déploré que seulement 50% du volume d’eau potable distribué arrive au consommateur, le reste est perdu soit à cause des fuites ou des branchements illicites. Selon le ministère, durant les trois derniers mois, il a été enregistré plus de 13 000 branchements illicites à travers le pays, tous relevés dans l’irrigation agricole. S’appuyant sur les principes du plan national de l’eau, le ministre a ajouté que «notre mission ne s’arrête pas à la réalisation des infrastructures», il faut également contrôler les réseaux et les infrastructures à partir du barrage jusqu’à la distribution. En matière de branchements illicites, il a été recensé depuis six mois 13 000 cas, ce qui Photo :DR L représente l’équivalent de deux millions de m3, selon le ministre qui appelle les cadres et agents du secteur, qui compte plus de 50 000 travailleurs, à se mobiliser contre ce phénomène et les déperditions. M. Ouali a cité le cas de projets stratégiques d’alimentation des populations en eau potable qui sont soit à l’arrêt soit non exécutés sans que les responsables locaux n’interviennent pour améliorer la situation. Il a appelé, à ce titre, les directeurs des ressources en eau (DRE) à s’impliquer davantage dans la gestion du service de l’eau en privilégiant la proximité. Plusieurs recommandations ont sanc- tionné les travaux de cette rencontre de deux jours, dont la nécessité d’améliorer l’alimentation en eau potable. Ces recommandations devront faire l’objet d’un plan d’action à court et moyen terme. Lors de la lecture des recommandations, le ministre a souligné l’importance de sécuriser les schémas de distribution d’eau dans certaines wilayas victimes des branchements illicites. Il a en outre appelé les directeurs des ressources en eau (DRE) à s’impliquer davantage dans la gestion du service public de l’eau et de l’environnement au niveau local. «Le DRE doit également être au courant de tous les problèmes liés aussi bien à l’alimentation de la population en eau potable qu’à l’état des infrastructures et des équipements de distribution», a-t-il souligné. Le rôle principal des DRE dans la résolution des problématiques liées à l’eau et à l’environnement était aussi au centre de huit ateliers consacrés aux débats sur plusieurs questions, notamment le service public de l’eau, la protection des villes contre les inondations, l’eau et l’agriculture et la gestion des déchets ménagers. Concernant la question de l’environnement, le ministre a appelé les directions de l’environnement à redoubler d’efforts, soulignant l’urgence de mettre en place un plan d’action pour lutter contre la pollution du littoral et les rejets dans les oueds. Selon un état des lieux établi par le secteur, l’Etat a consenti beaucoup d’efforts pour renforcer l’AEP dans les villes et localités à travers la réalisation de barrages, de systèmes de transfert d’eaux superficielles, souterraines et d’eau de dessalement ainsi que la réhabilitation des réseaux d’alimentation en eau potable des grandes villes. Mais, ces réalisations n’ont pas encore permis d’atteindre l’ensemble des objectifs assignés au secteur. En matière de service public de l’eau, il a été constaté la non continuité de la distribution de l’eau et la persistance de points noirs dans la plupart des villes et localités, et des lacunes dans la prises en charge des fonctions opérationnelles, notamment en matière de gestion technique, d’exploitation et de maintenance des réseaux et installations. Des insuffisances en matière d’accueil des usagers au niveau des agences commerciales ont été également relevées. Concernant l’agriculture, le ministre a indiqué que son secteur fournit actuellement 6,3 milliards m3 à l’irrigation agricole. Cet effort devrait se poursuivre pour atteindre les objectifs d’amélioration de la production et de la productivité, afin de permettre au secteur agricole de jouer son rôle de diversification de l’économie nationale. F. O./APS SELON LE MINISTRE DE LA SANTÉ, ABDELMALEK BOUDIAF L’avant-projet de la loi sur la santé sera examiné au prochain Conseil des ministres Par Chahira Cheref LE PROJET de la loi sur la santé sera examiné au cours des travaux du prochain Conseil des ministres, a affirmé dimanche passé le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf lors de sa visite de travail et d’inspection à la wilaya de Batna. «Ce sera la plus large diffusion des réformes sanitaires en Algérie car elle tranchera sur beaucoup de problèmes qu’a connus le secteur jusque-là», a fait savoir le ministre en marge de la cérémonie d’ouverture de la nouvelle année pédagogique à l’Institut national de formation supérieure paramédicale (Infsp). M. Boudiaf a précisé que cette loi contiendra de profondes mutations, notant que le secteur a enregistré des réformes y compris dans les pratiques quotidiennes vis-à-vis des citoyens. Au cours de sa visite dans la wilaya citée, le ministre a invité les professionnels de la santé à répondre aux critiques qui leur sont adressées, et a affirmé qu’ils exercent correctement leur devoir en dépit de certaines exceptions qui ne doivent pas être généralisées. A T’kout, le ministre a insisté sur l’ouverture courant janvier prochain de l’hôpital de 60 lits et a réitéré la prise en charge des tailleurs de pierre victimes de la silicose. Cette catégorie de malades n’a pas été oubliée et un pavillon leur sera réservé lors de l’ouverture de cet hôpital qui sera encadré par des spécialistes. Par la même occasion, le premier responsable du secteur de la santé a relevé qu’environ 589 000 paramédicaux seront formés en Algérie d’ici 2019. Ce chiffre équivaut à 50% de l’effectif formé en Algérie depuis 1962, a souligné le ministre qui présidait la cérémonie d’ouverture de la nouvelle année pédagogique à l’Institut national de formation supérieure paramédicale (Infsp). «Le ministère accorde une importance particulière à la formation à tous les niveaux et tous les grades avec une insistance sur la formation continue et de base», a ajouté le ministre. Il a également souligné que la formation dans le secteur de la santé a enregistré, à la suite de la tension ressentie en 2013, un bond important en 2016 avec la formation de 21 900 agents paramédicaux et connaîtra la sortie, l’année prochaine, de 21 500 autres paramédicaux en plus de 519 sages-femmes cette année. «Cette orientation basée sur des formations de qualité aux normes internationales s’inscrit en droite ligne dans l’objectif d’amélioration des performances et de la qualité des soins», affirme M. Boudiaf qui a procédé à l’inauguration en compagnie du wali de Batna d’un laboratoire des langues et de l’informatique à l’Infsp. Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière qui a entamé sa visite de travail de deux jours dans la wilaya par l’inspection de l’hôpital psychia- trique a honoré au Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Batna le staff médical en charge des greffes rénales et a rencontré également les bénéficiaires des 1re, 50e et 100e transplantations de reins réalisées dans cet établissement. Il a ensuite présidé l’entrée en activité du service de chirurgie oncologique au Centre régional anticancer (CAC) et a assuré à l’occasion que son département examine actuellement la question de relier par réseau informatique tous les centres anti-cancer du pays. C. C./APS Un accord pourrait être trouvé avant fin septembre pour stabiliser le marché pétrolier Suite de la page 1 M. Maduro a affirmé s’être entretenu sur le sujet avec ses homologues iranien, Hassan Rohani, et équatorien, Rafael Correa, tous deux membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). «Le président Rohani a fait une déclaration très importante sur la volonté de l’Iran de contribuer de façon nécessaire, juste et partagée à la stabilisation des prix», a rapporté le président vénézuélien. Les déclarations du président vénézuélien, faut-il le signaler, ont été un des facteurs qui ont fait grimper, hier, les cours du pétrole. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 46,36 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 59 cents par rapport à la clôture de vendredi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de Light sweet crude (WTI), pour le mois d’octobre s’adjugeait 63 cents à 43,66 dollars. La semaine dernière, les cours du pétrole avaient fortement reculé (de 4,67% pour le Brent, de 6,21% pour le WTI), secoués par les craintes des investisseurs sur une surproduction du marché alors que la demande stagne, notamment motivées par la perspective de la reprise des exportations libyennes. Les gains du pétrole restaient cependant modérés au regard des pertes de la semaine dernière, alors que les investisseurs attendaient la réunion informelle de l’Opep la semaine prochaine. Prévue le 27 septembre à Alger, cette réunion sera une «rencontre de concertation et non pas de prise de décisions», a affirmé samedi dernier le secrétaire général de l’Opep, Mohammed Barkindo. Selon lui, une réunion informelle le reste jusqu’à ce que les ministres des pays membres décident eux-mêmes de la nécessité de prendre certaines décisions. C’est à ce moment là, a-t-il poursuivi, qu’une réunion informelle pourrait décider de convoquer une réunion extraordinaire dans le but de prendre des décisions. «Donc, on propose que cette réunion informelle (d’Alger) aboutisse à une réunion extraordinaire dans le but de prendre des décisions» de nature à stabiliser les prix du pétrole, a relevé le SG de l’Opep. Selon le secrétaire général de l’organisation, la tenue de la rencontre a été proposée par le Qatar en juin dernier pour permettre aux membres de l’Opep de se concerter et d’échanger leurs points de vue. B. A. 6 L ’ É V É N E M E N T Mardi 20 septembre 2016 ÉDITORIAL À fond la caisse Par A. lemili «L’ESSENTIEL pour nous est que ce soit un marché transparent où l’acheteur a des garanties suffisantes.» Voilà une idée qu’elle n’est pas bonne dirait l’autre. En fait de contexte où le marché serait clean et l’acheteur protégé, n’est-ce pas, avec l’importation (même très organisée) de véhicules usagés, plutôt une boite de Pandore qu’ouvre le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb ? Il a beau théoriser sur les mesures qui seraient prises pour assurer un marché sain, celles-ci ne restent en réalité que propos limpides tenus dans un moment de «parfaite lucidité», mais qui se dilueront avec le temps comme l’ont été celles qui ont sans doute prévalues lors du choix fait pour importer des véhicules neufs. Une décision née, comme toujours, d’une volonté politique mais qui a plus profité à certaines personnes auxquelles a profité le marché y faisant, par ailleurs, la pluie et le beau temps. La suite est connue, pour contenir ce type de monopole non orthodoxe et ses dérives à têtes multiples, le ministère du Commerce avait décidé de faciliter l’accès aux agréments et par voie de conséquence de laisser se multiplier les concessionnaires pour qu’enfin, dans un contexte économique difficile, prendre l’impopulaire mesure de revenir à la case départ. C’est-à-dire moins de concessionnaires et pour ceux qui sont parvenus à passer entre les mailles, un cahier des charges tellement contraignant qu’arriver à matérialiser une commande relève quasiment de l’exploit mythologique, pour ne pas dire du miracle. Dès lors, et s’il est toujours possible d’importer un véhicule pour peu qu’il ait moins de trois années d’âge, cette restriction pourrait «sauter» si l’importateur s’évertue à respecter un cahier des charges qui devient du point de vue de M. Belaïb «mieux que l’interdiction», et par voie de conséquence pas question d’être trop regardant sur l’âge du véhicule introduit sur le sol national. Il est évident que dit comme ça et plus particulièrement par un ministre persuadé de sa démarche et forcément du bien fondé de la mesure, l’introduction à nouveau au milieu de la flotte roulante nationale de véhicules ayant déjà roulé aiderait énormément à répondre à une forte demande populaire par la disponibilité de «véhicules plus performants et beaucoup moins chers que certains véhicules neufs importés». Cela, toujours du point de vue du ministre du Commerce qui, mieux encore, en arrive à révéler que jusque-là le marché national a été mal fourni parce que «certains constructeurs fabriquent des véhicules spécialement pour l’Algérie et qui sont loin des normes internationales». Mais alors qu’est ce qui a fait que depuis la matérialisation de cette mesure le ou les ministres concernés et leur armada de cadres, conseillers et autres éminences grises soient passés à côté de ce que Bakhti Belaïb dénonce comme une «arnaque» ? Un avenir proche réserverait-il d’autres surprises ? Cette arnaque, en raison donc de l’importation effrénée et tous azimuts de véhicules peu sûrs, aurait-elle un lien direct avec l’hécatombe routière de ces dernières années ? Et le ministre, dont les propos ne laissent plus aucun doute sur le retour des véhicules usagés sur le marché national, de conclure que celui-ci «doit être organisé pour que nous ne soyons plus arnaqués et victimes de manque de transparence». Et si les grandes marques étrangères doivent en trembler puisque leurs carnets de commandes vont s’assécher, quoi que nombreuses sont celles qui se sont redéployées progressivement par l’introduction du commerce de véhicules «neuf-usagés», ce sont les sociétés distributrices spécialisées existantes et celles qui vont, inévitablement, naître hors frontières une fois la mesure inscrite dans la prochaine loi de Finances et les concessionnaires éligibles qui vont se congratuler chaleureusement dans les semaines à venir. A. L. Quotidien national d’information Edité par la SARL Omnium maghrébin de presse au capital de 100 000 DA Maison de la Presse Tahar Djaout - 1, rue Bachir Attar Place du 1er Mai, Alger http://www.latribunedz.com Directeur de la publication-Gérant Hassen BACHIR-CHERIF Directeur de la rédaction Hassan Gherab Administratrice Sabira Boushaki Publicité : Rédaction : e-mail: [email protected] e-mail: [email protected] Tél.: 021.67.63.31/021.66.02.60 Alger : Tél.: 021.68.54.24 021.66.02.66/0770.32.98.24 Fax.: 021.68.54.23 Fax: 021.68.54.22 Béjaïa : Tél./Fax: 034.21.29.11 Impression : Oran : Tél./Fax: 041.58.79.06 Centre : SIA - Est : SIE - Ouest : SIO Constantine : Tél./Fax: 031.92.17.03 Sud : SIA Ouargla Tizi Ouzou : Tél./Fax: 026.22.37.32 Diffusion : Centre : OMP la Tribune Bouira : Tél./Fax: 026.94.81.38 Est : AMP - Ouest : KDPO ANEP: Tél.: 021.71.16.64 / 021.73.71.28 Sud : SARL TDS Fax: 021.73.95.59 / 021.73.99.19 Membres fondateurs Ameyar Kheïreddine, Cherif Tifaoui, Hassen Bachir-Cherif, Baya Gacemi, Djamel Djerad Tous les documents remis au journal ne peuvent faire l'objet d'aucune réclamation, sauf accord préalable avec la direction. SELON LE P-DG DE LA COMPAGNIE, MOHAMED ABDOU BOUDERBALA Air Algérie va ouvrir son école aéronautique d’ici 2019 Par Rafik Elias a compagnie aérienne nationale Air Algérie se tourne vers l’extension horizontale de ses activités. Ainsi, l’entreprise projette l’ouverture, d’ici à 2019, de sa propre école d’aéronautique, qui se chargera de la formation et du recyclage de son personnel dont essentiellement les pilotes de ligne, a indiqué, hier à Alger, le P-dg d’Air Algérie, Mohamed Abdou Bouderbala. «Cet établissement prendra en charge la formation des pilotes, du personnel navigant commercial (PNC), des techniciens et autres personnels de la compagnie. Le décret de sa création a déjà été signé alors que l’assiette de terrain, l’étude technique et l’enveloppe financière sont toutes prêtes et la réalisation sera entamée très prochainement», dira M. Bouderbala, cité par l’APS. Le P-dg s’exprimait en marge de la réunion annuelle de l’Association internationale des pilotes de ligne pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Aipl/Mena), relevant de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci). L’école sera construite à Aïn Benian (Alger), sur une superficie de 3 hectares et sera équipée de tous les moyens et commodités nécessaires pour une «bonne formation», a affirmé M. Bouderbala. Un délai de 18 mois est arrêté pour la réalisation de cette infrastructure, où la formation se fera en collaboration avec des établissements de renommée mondiale, dont l’université d’Oxford (Grande-Bretagne), a-t-il ajouté. Le responsable a souligné que la formation au sein de cette école serait payante et ouverte à toute demande, nationale ou étrangère, rappelant que, jusqu’à présent, la formation des pilotes algériens est assurée par l’université d’Oxford alors que les stages pratiques sont effectués en Arizona (Etats-Unis). «Nous avons actuellement 100 pilotes en formation en Arizona, ils vont bientôt regagner la Grande-Bretagne pour y poursuivre leur formation», a-t-il précisé, soulignant que le recrutement des pilotes par Air Algérie se fait par concours dont les critères de sélection sont très rigoureux. Expliquant que les postulants sont soumis à des tests théoriques, pratiques et psychologiques avant leur sélection, M. Bouderbala a fait savoir que sur les 1 500 candidats qui se sont présentés au dernier concours des pilotes organisé par Air Algérie, 900 ont réussi l’examen théorique tandis 100 seulement ont été retenus après les tests pratiques. L Par ailleurs, Air Algérie a signé un protocole d’accord avec le constructeur mondial Honeywell, portant sur le renforcement de ses capacités dans le domaine de la maintenance aéronautique, a indiqué, hier, un communiqué de la compagnie. Il s’agit notamment de développer les capacités d’Air Algérie dans le domaine de l’entretien et de la réparation des équipements et des systèmes avions fabriqués par ce constructeur, telles que les unités de puissance auxiliaires (APU), les équipements et systèmes électroniques, pneumatiques et mécaniques. Ce partenariat permettra d’asseoir une assise industrielle en la matière, avec des ambitions et des perspectives de développement de l’activité maintenance aéronautique. En outre, un programme d’accompagnement incluant la formation du personnel technique (techniciens, ingénieurs, cadres), le développement et la modernisation des moyens et outils de production, à travers les missions de conseils et les recommandations prodiguées par ce partenaire, est prévu dans le cadre de cet accord. «L’aboutissement constituera un transfert du savoir-faire», explique la compagnie qui indique que ce projet couronne «une série de rounds de négociations avec ce grand constructeur et traduit les intentions et les ambitions d’Air Algérie et de Honeywell». S’agissant de cette réunion annuelle de l’Aipl/Mena, le vice-président de cette association, Souhail Dallal, a expliqué à l’APS que le but de cette rencontre était de discuter et d’évaluer les conditions d’activité des compagnies aériennes, les conditions de travail des pilotes ainsi que les questions de sécurité aérienne, et ce, avant d’établir des recommandations et propositions qui concernent la région Mena et qui seront présentées l’année prochaine lors de la réunion annuelle de l’Oaci. Parmi les problèmes soulevés, M. Dallal a insisté sur la percée de certaines compagnies aériennes internationales dans la région Mena et leur accaparement de parts de marché «de plus en plus considérables», au détriment des compagnies nationales de la région, «menaçant même l’existence de ces dernières ainsi que les intérêts des pilotes, d’où la nécessité de défendre les parts de marché des pays de la région». Présent à cette réunion annuelle, le ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjemâa Talai, a réaffirmé que les délais de réalisation de la nouvelle aérogare d’Alger seraient respectés avec sa réception prévue en 2018. R. E. Vers la levée de l’interdiction d’importation des véhicules d’occasion Suite de la page 1 Et d’ajouter que «l’essentiel pour nous est que ce soit un marché transparent où l’acheteur a des garanties suffisantes». Toujours à propos de cette levée d’interdiction, le ministre dira que, de son point de vue, «un cahier de charges est mieux que l’interdiction». Il a aussi fait savoir que le gouvernement examine actuellement les formules à travers lesquelles le marché de véhicule importé d’occasion sera organisé. Avançant des pistes, il indiquera que ce marché sera soit laissé à des distributeurs et concessionnaires uniquement, soit ouvert également à d’autres intervenants. Le ministre ajoutera que ce marché «va permettre d’importer des véhicules plus performants et beaucoup moins chers que certains véhicules neufs importés, car il a été constaté que certains constructeurs fabriquent des véhicules destinés uniquement au marché algérien mais dont les standards de sécurité sont quasiabsents». «Le marché national des véhicules doit être organisé pour que nous ne soyons plus arnaqués et victimes de manque de transparence», conclut le ministre. A la question d’un confrère de savoir si effectivement le gouvernement a élaboré ou prépare une liste de produits interdits à l’importation, M. Belaïb s’est empressé de porter à la connaissance du parterre de journalistes que les informations rapportées par certains médias selon lesquels le gouvernement élaborerait une liste de produits interdits à l’importation est fausse. Toutefois, le ministre a tenu à faire savoir que les produits qui ne sont pas originaires des pays avec lesquels l’Algérie a conclu des accords bilatéraux (accord d’association avec l’UE, accord avec la Grande zone arabe de libreéchange, accord préférentiel avec la Tunisie) ne bénéficieront plus de franchise douanière. «Les produits dont nous ne sommes pas sûrs de l’origine ne bénéficieront désormais plus de la franchise, et nous avons des preuves que ces produits ne sont pas d’origine des pays avec lesquels nous avons conclu des accords», ajoutera-t-il. Par ailleurs, M. Belaïb a déploré que beaucoup de produits bénéficiant du système de franchise soient importés dans le cadre de ces accords alors qu’ils ne sont pas originaires de ces pays. «C’est ces dysfonctionnements qui affectent la sphère commerciale», déplore-t-il. A ce propos, le ministre a annoncé que les visas délivrés par les directions de commerce des wilayas pour accorder la franchise aux produits seront dorénavant attribués uniquement par le ministère du Commerce. «Ces visas seront accordés aux produits dont nous sommes sûrs de l’origine et sur la base d’une large opération de surveillance et de contrôle», a-t-il indiqué, ajoutant que «la liste de produits qui risquent de ne plus bénéficier de franchises sera connue prochainement». Concernant l’élargissement du régime des licences d’importation à d’autres produits, M. Belaïb a informé que seront concernés dorénavant les articles électroménagers et quelques produits agricoles (maïs et soja) dont les coûts d’importation avoisinent les 3,5 milliards de dollars. Des coûts d’importation qui, selon le ministre, ont diminué depuis l’entrée en vigueur du régime des licences d’importation. «Grâce au régime des licences d’importation qui concerne depuis janvier 2016 les véhicules, le ciment portland gris et le rond à béton, l’Algérie a économisé 6 milliards de dollars par rapport à l’année 2014, durant laquelle l’importation de ces trois produits avait enregistré un pic. Au premier semestre 2016 la facture d’importation s’est élevée à 17 milliards de dollars, soit un recul de 20% par rapport à la même période de 2015», informera le ministre. Z. A. R É G I O N S Mardi 20 septembre 2016 THÈME D’UNE SESSION DE FORMATION À ADRAR Les membres du comité de promotion de l’emploi de la wilaya d’Adrar bénéficient actuellement d’une session de formation sur l’autonomisation et l’emploi des jeunes, ouverte lundi à l’université d’Adrar. Cette rencontre s’insère au titre du projet «Autonomisation et emploi des jeunes» lancé en 2015 au niveau des wilayas pilotes de Médéa et Adrar à l’initiative du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), avec le concours du Bureau international du travail (BIT), en collaboration avec le Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale, et avec le financement du gouvernement japonais, a indiqué la directrice nationale du projet, Samira Djidar. Devant s’étaler sur quatre jours, cette session de formation, encadrée par des experts algériens en emploi et management, prévoit la présentation de communications en direction des membres du comité local de l’emploi, représentant les organismes et dispositifs d’emploi dans la wilaya d’Adrar. Constituant l’ultime étape du projet onusien, qui prendra fin cette année, cette rencontre vise à prospecter les secteurs et créneaux promoteurs de l’investissement et la relance des comités locaux pour la promotion de l’emploi à la faveur de la formation de leurs membres, sujet de cette rencontre. Le projet en question vise la formation des formateurs par le BIT, chargés d’initier les jeunes promoteurs de Photo :DR Promotion de l’emploi : autonomisation et emploi des jeunes projets à travers les wilayas précités (Médéa et Adrar) sur les modalités et techniques de gestion des petites entreprises, en vue d’atteindre leurs performances, a expliqué la même source. La même responsable a fait savoir que l’étude de l’environnement de l’investissement dans la wilaya d’Adrar a fait ressortir une dizaine de créneaux porteurs d’investissement et créateurs d’emplois et de richesses, à l’instar du domaine de fabrication des matériaux de construction écologiques en exploitant les matières locaux, en plus de l’agriculture, du tourisme, de l’industrie manufacturière et des services. A cet effet, une équipe de travail a été mise en place chargée d’élaborer une fiche technique des projets éligibles à mettre à la disposition des jeunes promoteurs lors des rencontres de sensibilisation sur les opportunités d’investissement existantes dans la région. En parallèle, une session de formation sur «l’évaluation des procédures des marchés publics et des dispositions concurrentielles», a également été mise sur pied à la bibliothèque publique d’Adrar, au profit d’une trentaine de jeunes bénéficiaires des dispositifs d’emploi. La rencontre sera mise à profit pour expliquer les procédures légales préconisées par les pouvoirs publics à travers l’octroi de 20% des marchés publics aux jeunes promoteurs de microentreprises financées au titre des différents dispositifs de l’emploi, a expliqué la même responsable. APS AFIN DE DÉSENCLAVER LES ZONES FRONTALIÈRES ET BOOSTER L’AGRICULTURE Naâma : modernisation des routes LES TRAVAUX de modernisation des routes reliant les régions frontalières, sur le territoire de la wilaya de Naâma, se poursuivent dans un but de désenclavement de ces zones, d’impulsion des activités agropastorales et de sécurisation du trafic routier, a-t-on appris hier auprès de la direction locale des Travaux publics (DTP). Visant le développement de la région agro-pastorale de Bouguerne et la facilitation des déplacements des éleveurs à travers le territoire de la commune d’El-Biodh (60 km nord de Naâma), ces travaux de modernisation portent notamment sur le revêtement des tronçons routiers dégradés de la RN-95, reliant sur 40 km les wilayas de Naâma et Sidi Bel-Abbès, en plus de la réalisation d’un ouvrage d’art sur cet axe routier au niveau de la zone de Fekarine, a précisé le responsable de la DTP, Habib Semghouni. Outre la réalisation d’un ouvrage d’art dans la zone de Kebbaza (commune d’El-Biodh), le programme de la DTP prévoit la réalisation et le raccordement de l’échangeur à la sortie Nord de Mécheria à la RN 6, pour atteindre la route menant à la région de Tesmouline, lieu d’installation de nomades et d’éleveurs, en plus de l’ouverture d’un autre échangeur dans la région de Touifza au niveau de l’intersection des RN-6 et 22, a-t-il ajouté. M.Semghouni a fait état aussi de la finalisation prochaine d’un pont sur la RN-6, des travaux de renforcement de 18 km du tronçon de la RN 6 reliant Aïn Sefra et Tiout, en plus du renforcement de la route reliant, sur 20 km, les zones rurales de Hadjadj et Draâ Essaâ. Le secteur compte lancer d’autres projets, dont la réalisation et la consolidation d’ouvrages d’art au niveau des zones de Litima et Harmel (daïra de Mekmène Benamar), l’extension et le raccordement de deux ouvrages d’art aux régions de Sidi Rached et Theniet Zebboudj (daïra de Moghrar). Les travaux d’installation de signalisation routière et d’éclairage public sur la voie dédoublée de la RN 6, longue de 118 km, se poursuivent, selon la DTP de Naâma. Hausse sensible de la production des légumes secs à Constantine UNE HAUSSE de la production de légumes secs a été enregistrée dans la wilaya de Constantine au titre de la saison agricole 2015-2016, atteignant 32 945 quintaux, a-t-on appris hier auprès de la direction des services agricoles (DSA). La production réalisée est constituée de 8 260 quintaux de lentilles, 4 300 quintaux de pois chiches, 8 474 quintaux de fèves sèches et 10 800 quintaux de féveroles et 1 110 quintaux de pois secs, a précisé le chef du service de l’organisation et de la production et de soutien technique à la DSA, Djamel Benseradj, rappelant que 20 655 quintaux ont été recensés au titre de la précédente campagne agricole. La récolte des légumes secs enregistrée cette année a été réalisée sur une surface de 2 360 hectares, dont 590 hectares réservés aux lentilles, 675 hectares aux féveroles, 565 hectares aux fèves sèches, 430 aux poix chiches et 95 hectares aux pois secs, selon le même responsable. L’intérêt suscité auprès des agriculteurs locaux pour cette filière, les conditions climatiques favorables enregistrées notamment la bonne pluviométrie, le respect de l’itinéraire technique, l’intensification des actions de formation et de vulgarisation en faveur des fellahs, sont les facteurs qui ont favorisé cette hausse, a-t-il souligné. Le rendement moyen par hectare a atteint cette année 14 quintaux contre 9 qx l’année dernière, a fait remarquer le même responsable, signalant qu’une superficie de cinq hectares parmi la surface globale consacrée à cette production a été endommagée par la grêle. Les communes d’Ain Smara, d’El Khroub et d’Ouled Rahmoune sont les zones les plus productives des légumes secs dans la wilaya de Constantine, selon les services de la direction des services agricoles. 7 Brèves des wilayas BECHAR : un programme d’économie d’eau d’irrigation marqué par la réalisation et la mise en service d’un réseau d’irrigation de goutte-à-goutte sur une superficie de plus de 120 hectares a été récemment réalisé par les services de la Conservation des forêts de Bechar, a-t-on appris de cette instance. Ce programme qui a touché une centaine d’agriculteurs s’adonnant à la mise en valeur des terres, a nécessité une enveloppe de plus de 40 millions de dinars dégagée au titre des opérations de renforcement et développement de l’agriculture saharienne dans les 21 communes de la wilaya, a-t-on précisé… … La Conservation des forêts de Bechar a procédé à la dotation des zones pastorales en une centaine de kits solaires pour les besoins des éleveurs, dans le souci d’encourager les activités d’élevage des différentes espaces de cheptels, en plus de la plantation de plus de 9 000 arbres fruitiers dans la perspective de développer l’arboriculture fruitières. La contribution de la pépinière de la Conservation des forêts, qui produit annuellement plus de 33 000 plants, a contribué à la concrétisation de cette dernière opération, selon la même source. JIJEL : une enveloppe de trois cents (300) millions de dinars a été dégagée pour améliorer le transport scolaire au niveau de la wilaya de Jijel, selon les services de la wilaya. Cette dotation concernera également les opérations d’entretien et de maintenance de ces moyens qui assureront le transport des écoliers dans l’ensemble des communes de la région, a-t-on indiqué. TIZI OUZOU : quelque 600 interventions ont été effectuées par les éléments de la Protection civile de la wilaya de Tizi Ouzou durant la semaine écoulée, a-t-on appris du chargé de communication de ce corps constitué. Selon le capitaine Kamel Bouchakour, sur ces 600 interventions, 250 relèvent du volet secours et évacuations de personnes (blessés, malades et transports de corps), et 54 autres ont été effectuées dans le cadre de 54 accidents de la circulation ayant fait 45 blessés. S’agissant des incendies (de forêts, urbains ...) les éléments de la Protection civile de Tizi Ouzou, ont effectué durant la période signalée allant du 11 au 17 septembre courant, un total de 114 interventions, durant lesquelles ils ont porté secours à 5 personnes dont trois incommodées par la fumée et deux légèrement blessées lors d’un feu d’appartement à Draa Ben Khedda. 8 Mardi 20 septembre 2016 C O N J O N C T U R E FACE À LA PRESSION DES MARCHÉS Yellen miserait sur la confiance en relevant les taux mercredi Par Howard Schneider a volatilité des marchés est faible, les revenus de la classe moyenne américaine ont recommencé à progresser, aucun facteur de risque international ne représente un danger imminent et l’inflation semble repartie à la hausse : si la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, veut prouver qu’elle n’est pas soumise aux pressions des marchés, cette semaine pourrait lui fournir une occasion rare. Les responsables de la Fed sont divisés avant la réunion de politique monétaire de mardi et mercredi, ce qui pourrait donner à sa présidente une influence décisive sur la décision finale. Et même certains investisseurs estiment qu’il est temps pour la Fed de cesser de se préoccuper de la réaction des marchés. «Il faut passer à l’action», juge ainsi Michael Arone, responsable de la stratégie d’investissement de State Street Global Advisors. «Cela posera certaines difficultés au marché mais je pense que c’est sain dans le contexte d’un cycle de marché normal. Dans un premier temps, cela augmentera le coût du capital et fera le ménage dans les actifs plus risqués. Mais c’est sans doute la bonne solution.» Cette opinion est cependant loin d’être la plus répandue : une enquête de Reuters a montré la semaine dernière que la probabilité médiane d’un relèvement des taux cette semaine avoisinait 25% et 6% seulement des économistes interrogés ont dit s’attendre à ce que la Fed passe à l’action mercredi, la majorité d’entre eux tablant sur un relèvement de taux en décembre. Les contrats à terme sur le taux des «fed funds» traduit un scepticisme plus marqué encore puisqu’ils suggèrent que la Banque Photo : DR L centrale pourrait maintenir le statu quo jusqu’en février. Rompre un cercle vicieux De nombreux investisseurs et économistes jugent que l’économie américaine n’est pas prête pour une hausse de taux. Mais l’évolution des anticipations peut aussi bien refléter une inquiétude pour la situation économique que des doutes à l’égard du discours de Janet Yellen selon lequel les arguments en faveur d’une hausse de taux se sont renforcés. Ce climat de scepticisme oblige les responsables de la Fed à un délicat exercice d’équilibre : plus les investisseurs écartent la possibilité d’une hausse de taux, plus le risque d’une réaction exagérée des marchés s’accroît, avec à la clé la possibilité d’un impact sur l’économie elle-même, un scénario susceptible de faire hésiter la Fed. Rompre ce cercle vicieux pourrait justifier une prise de risque calculée, ont estimé récemment certains responsables de l’institution. «Nous sommes en train de danser un menuet avec les marchés et nous ne pouvons ignorer ce qu’anticipent les marchés», a dit la semaine dernière Dennis Lockhart, le président de la Fed d’Atlanta. Le problème est que les propos tenus ces derniers temps par des présidents de Fed régionales et des membres du conseil de la Banque centrale ont encore ajouté à l’incertitude, certains mettant en garde contre le risque d’une accélération incontrôlée de l’inflation tandis que d’autres suggéraient un relèvement de l’objectif d’inflation pour favoriser la hausse des prix. S’y sont ajoutés des appels à une révision de fond en comble de la politique monétaire et des craintes de voir l’économie américaine engluée dans une phase de croissance faible dont personne ne pourrait l’extraire. La prudence s’impose moins que l’an dernier Dans ce concert souvent discordant, Lael Brainard, un ancien membre de l’administration Obama entrée en juin 2014 au conseil des gouverneurs de la Fed, joue une partition de plus en plus importante en mettant l’action sur la nécessité d’interpréter avec prudence les différents facteurs susceptibles d’influencer la politique monétaire. Elle s’est exprimée avant cinq des six principales dernières réunions de politique monétaire, expliquant à chaque fois que la poursuite de la reprise économique américaine n’était pas garantie au vu de la faiblesse de la conjoncture mondiale. Elle a de nouveau tenu ce discours la semaine dernière, plaidant pour la «prudence», ce qui a fait refluer les anticipations de hausse des taux. Si son appel à la prudence était presque prescient l’an dernier, avant la phase de volatilité élevée des marchés liée au ralentissement chinois puis au référendum britannique sur l’Union européenne, les choses se sont calmées depuis, au point que la volatilité du marché obligataire américaine est au plus bas depuis la fin 2014. Pour certains observateurs, les risques liés aux politiques monétaires de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque du Japon (BoJ) ainsi qu’aux fluctuations possibles du dollar sont désormais moins importants que l’incertitude sur la Fed elle-même. Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan a ainsi déclaré la semaine dernière qu’il était temps que la Fed agisse, une opinion largement partagée dans le secteur bancaire. «Une majorité des acteurs du marché des établissements de crédit veulent que la Réserve fédérale relève les taux d’intérêt», dit Steve Rick, chef économiste de Cuna Mutual Group, une société d’assurance et de services financiers. «Un quart de point, ça ne va pas étouffer l’économie alors que les banques et les établissements de crédit seraient plus disposés à prêter s’ils pensaient que les taux d’intérêt donnent un signal clair», ajoute-t-il. H. S. In reuters.com EN S’ACCOMMODANT DES EFFETS DE LA POLITIQUE DE LA BCE Les entreprises se bousculent pour emprunter à taux zéro Par Delphine Cuny GAGNER de l’argent en s’endettant. C’est ce que font ces derniers temps un certain nombre de grandes entreprises qui profitent de l’environnement de taux d’intérêt ultra-bas pour se refinancer à moindre coût. Après les Etats, c’est donc au tour des grands groupes du CAC 40 ou équivalent de profiter de cette aubaine : on les paie pour qu’ils empruntent ! Pourtant, selon le code civil, il est interdit de prêter à des taux négatifs. Ce mercredi, Saint-Gobain a réussi le placement d’une émission obligataire à 3 ans et demi d’un montant d’un milliard d’euros avec un coupon annuel de 0% (les porteurs ne toucheront aucun intérêt ni par an, ni au terme de l’emprunt, sachant qu’on ne peut techniquement faire de coupon négatif). Le 6 septembre, le géant de la pharmacie Sanofi a emprunté 3 milliards d’euros dont une tranche d’un milliard à 2020 à un taux de rendement négatif de 0,05%. Le lendemain, l’Allemand Henkel a placé 2,2 milliards d’euros d’obligations dont 500 millions à deux ans «à coupon 0% et taux de rendement négatif de 0,05% par an». Pourquoi les investisseurs sont-ils prêts à accepter de ne pas être rémunérés ? Quand l’argent qui dort ne rapporte plus mais coûte Laurent Gonon, responsable de la gestion monétaire et obligataire chez BFT IM (filiale du groupe Amundi), décrypte : «Il y a énormément d’émetteurs depuis septembre qui placent d’assez gros emprunts, de taille benchmark, c’est-à-dire de plus de 500 millions à 1 milliard d’euros. Et la demande est en général deux à trois fois plus élevée que l’émission. Il y a un effet de rattrapage, après l’été qui a été très calme sur le marché primaire, sans «stress» particulier». Pas de violente secousse financière. En revanche, des milliards d’euros déversés par la BCE qui a mis en œuvre à partir de juin son programme de rachat d’actifs dans le cadre de sa politique d’assouplissement quantitatif (QE), environ 7 milliards par mois, plus que les 3 à 5 milliards anticipés. «Dans notre monde, il n’y a plus d’actif de repli, sans risque, pour un investisseur institutionnel. On perd de l’argent sur les placements monétaires, à environ 0,40% par an. Si on trouve un émetteur, comme l’Allemagne, pour lequel il y a une très grande probabilité de retrouver son argent, on est prêt à payer une petite prime pour le lui confier.» Idem s’il s’agit d’une entreprise ayant une très bonne notation de crédit simple ou double A. Même l’alternative qui consisterait à tout laisser dormir au coffre-fort est plus coûteuse. Les banques se font taxer de 0,4% sur leur excédent de réserves. Une ponction sur les dépôts qui ne s’applique pas encore aux particuliers, même si le tabou a été brisé en Allemagne. Il peut donc être moins coûteux de prêter à un taux très légèrement négatif, ou un taux de rendement très faible (0,12 à l’émission de SaintGobain). Les investisseurs ont changé de raisonnement : «Le zéro n’est plus la référence. C’est l’Eonia (Euro OverNight Index Average, le taux interbancaire au jour le jour, ndlr), le coût d’emprunt de l’argent, qui est la référence à battre. Or ces émissions obligataires présentent encore un spread (écart) positif : 17 points de base pour Sanofi, 30 points de base pour SaintGobain. Et les investisseurs spéculent sur une baisse des taux de rendement encore plus bas, du fait du programme de la BCE». Ils s’attendent à un prolongement au moins jusqu’en septembre 2017 de la politique accommodante de la Banque centrale européenne, ce qu’elle pourrait annoncer en fin d’année. En attendant, les émissions obligataires des entreprises, même très peu rémunératrices, ont de beaux jours devant elles. On recense déjà 37 émissions corporate libellées en euros de plus de 100 millions depuis début septembre. «Actuellement, 14% du marché total du crédit (corporate) se trouve en taux négatifs. Ce ne sont pas forcément des emprunts avec un coupon zéro ou qui avaient un taux zéro à l’émission mais c’est leur valorisation actuelle. C’est un niveau record. Sur les titres d’Etat, c’est pire - au total, 45% du marché obligataire en euro est un rendement négatif. D’où le report sur les obligations corporate. C’était d’ailleurs le but de la BCE, pour relancer l’économie et l’investissement productif. Il est vrai que, pour l’instant, cela ne s’est pas traduit par un rebond de l’investissement mais par un nettoyage de bilan et du refinancement.» D. C. C O N J O N C T U R E Mardi 20 septembre 2016 9 APRÈS DEUX SEMAINES DE BAISSE MARQUÉE Les marchés européens se remettent en selle à l’ouverture Par Reuters es principales Bourses européennes ont évolué en hausse d’environ 1% hier dans les premiers échanges, se remettant quelque peu en selle après deux semaines de baisse marquée, portées par des valeurs liées aux matières premières qui profitent à la fois du repli du dollar et du rebond des cours du pétrole. A Paris, l’indice CAC 40 avançait de 1,30% à 4 388,70 points vers 9h45. A Francfort, le Dax gagnait 0,83% et à Londres le FTSE 1,26%. L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro prend 0,99%, le FTSEurofirst 300 0,95% et le Stoxx 600 0,95%. Ce dernier a perdu 3,6% ces deux dernières semaines, tombant à un creux de six semaines. Il reste en baisse de près de 1% à ce stade du mois de septembre après avoir enchaîné deux progressions mensuelles en juillet (+3,6%) et en août (+0,5%). A la veille de la réunion de politique monétaire, étalée sur deux jours, de la Réserve fédérale américaine, le dollar abandonne plus de 0,2% face à un panier de devises internationales, effaçant une partie des gains accumulés vendredi dans la foulée de données montrant que l’inflation avait accéléré un peu plus que prévu aux EtatsUnis en août. Photo : DR L Ces statistiques liées aux prix à la consommation ont redonné foi aux quelques personnes encore persuadées que la Fed annoncera une hausse des taux d’intérêt mercredi. Mais la majorité des intervenants de marché est d’avis qu’il faudra attendra la réunion de décembre pour un nouveau tour de vis monétaire. L’accès de faiblesse du billet vert profite aux matières premières, qui sont pour la plupart échangées en dollars. Le pétrole, en hausse de près de 1,5%, est en outre soutenu par la perspective de voir le pays producteurs se mettre d’accord d’ici la fin du mois sur des mesures de stabilisation du marché. La semaine dernière, le Brent avait perdu plus de 4,5% en raison d’un retour des craintes au sujet du déséquilibre entre l’offre et la demande. L’indice regroupant les valeurs européennes liées aux matières premières, qui affiche la meilleure performance depuis le début de l’année, gagne 2,41%, progression sectorielle la plus marquée en ce début de matinée. Il est suivi par les com- partiments automobile (+1,51%) et pétrolier (+1,57%). Tous les indices sectoriels sont dans le vert, la hausse la moins marquée étant celle de la chimie(+0,56%). Dans ce contexte de rebond du marché actions, le marché obligataire reste stable à l’image du prix inchangé des Bunds allemands. Outre de nombreux titres de géants des mines - BHP Billiton, Anglo American, Glencore, Rio Tinto - l’action Plastic Omnium figure parmi les dix plus fortes hausses de l’indice Stoxx 600, progressant de près de 4% après que Bryan Garnier a entamé son suivi de la valeur avec une recommandation «achat». Du côté des baisses, le titre Deutsche Bank perd encore 0,7%, poursuivant son déclin après avoir plongé de 8,47% vendredi à la suite de l’annonce par la justice américaine de son intention d’infliger une amende de 14 milliards de dollars (12,5 milliards d’euros) à la première banque allemande dans le cadre d’une enquête sur la vente de titres adossés à des prêts immobiliers. Reuters SELON L’ANALYSTE SIMON AINSWORTH DE MOODY’S Le Brexit, un risque «gérable» pour les banques britanniques celles de trading et de middle-office dans l’UE, ainsi que leurs capitaux, leurs liquidités et leurs infrastructures informatiques.» Ce scénario serait négative en termes de profil de crédit pour ces banques, car l’opération serait coûteuse et réduirait leur rentabilité à court terme. Cependant, Moody’s estime «peu probable» que les banques perdent tous leurs droits transfrontaliers d’exercer dans l’UE, car il existe déjà des régimes dérogatoires, notamment la reconnaissance d’équivalences chez des pays tiers prévue dans la Directive MiFID 2. Mais ces régimes d’équivalences sont plus à risque : ils peuvent prendre du temps et être supprimés. Moody’s se garde bien de parier sur le statu quo ou sur une fuite généralisée : «Une banque qui utilise le Royaume-Uni comme point d’entrée ne devrait pas subir une dégradation sensible de ses fondamentaux de crédit si elle perd le passeport européen, mais du fait de l’incertitude au sujet du résultat de nouveaux accords, il est probable que certaines banques choisissent de déménager certaines activités du Royaume-Uni vers l’UE avant que la fin des négociations de sortie.» Et les grandes capitales du Vieux continent rivalisent de propositions alléchantes pour les attirer sur leur territoire. AFP Photo : DR L E S B A N Q U E S britanniques ont-elles beaucoup de souci à se faire à la perspective du Brexit ? Moody’s ne verse pas dans le catastrophisme à ce stade. L’agence de notation de crédit vient de publier une étude dans laquelle elle considère «gérable» l’impact d’un retrait formel du RoyaumeUni de l’Espace économique européen et «en conséquence la perte des droits de passporting» : il s’agit d’une série de droits accordés aux banques, sociétés de gestion d’actifs, etc, pour opérer dans toute l’Union européenne en ayant obtenu un agrément de l’autorité de leur pays d’origine. L’agence envisage plusieurs scénarios. «Si le Royaume-Uni, quitte le marché unique et l’UE, les entreprises financières qui y sont implantées (y compris les filiales d’entreprises non européennes) pourraient perdre leurs droits de passporting, relève l’analyste de Moody’s spécialiste des institutions financières, Simon Ainsworth. Si c’est le cas, alors ces entreprises devront déménager leurs équipes commerciales, Madrid attend plus de 3% de croissance en 2016 L’ECONOMIE espagnole dégagera cette année une croissance de plus de 3%, même si l’impasse politique au sommet de l’Etat commence à affecter l’activité, déclare le ministre de l’Economie Luis de Guindos dans un entretien publié lundi par le quotidien ABC. En juillet, le gouvernement avait dit prévoir une croissance de 2,9% cette année. «On aura une croissance de plus de 3% (...) mais l’absence de gouvernement a un impact sur l’économie et il y a des facteurs qui dénotent déjà une décélération», a dit de Guindos. Une source gouvernementale a indiqué à Reuters que la prévision de 2,9% serait maintenue pour le moment. L’économie a enregistré l’an dernier une croissance de 3,2%, confirmant son redressement après des années de récession. L’Espagne est sans gouvernement stable depuis les élections de décembre dernier qui n’ont pas produit de majorité. Un deuxième scrutin en juin n’a pas permis de sortir de l’impasse et le gouvernement de Mariano Rajoy continue donc d’assurer les affaires courantes. Selon Luis de Guindos, la situa- tion politique joue en particulier sur le sentiment économique et la demande de crédit et ses effets devraient commencer à se faire sentir d’ici le quatrième trimestre. Un autre journal, La Razon, a indiqué hier que l’Espagne communiquera à la Commission européenne une prévision de croissance de 2,4% pour 2017, au-dessus de l’actuel objectif de 2,3%. La source ayant parlé à Reuters a dit que la prévision actuelle serait elle aussi maintenue pour le moment. Reuters 10 F O C U S Mardi 20 septembre 2016 DES PSEUDO-MATHÉMATIQUES AU CYBERMARCHÉ L’économie «pure», nouvelle sorcellerie C’est un trait classique de tous les totalitarismes que de conférer un statut scientifique à une idéologie. L’économie qui se dit «pure» permet de donner un habillage universitaire à l’ultralibéralisme. Peu importe qu’elle soit déconnectée de la réalité : comme toute fable, elle ne sert que de prétexte. Le mythe du marché parfait, qui la sous-tend, vient cependant de trouver une nouvelle jeunesse avec le projet de M. Clinton de transformer Internet en une agora marchande planétaire au service des intérêts américains Par Samir Amin* n enseigne dans les universités une discipline curieuse appelée économie «pure» ou «économique». Economique, comme on dit physique. Mais alors que la démarche scientifique se développe en partant de la réalité, l’économique, pour ses intégristes, se construit à partir d’une position de principe qui lui tourne le dos : elle imagine la société réduite à la somme des individus qui la composent. Elle choisit ainsi d’ignorer que la société réelle est une construction infiniment plus complexe, dans laquelle s’affrontent groupes sociaux, nations, Etats, grandes firmes, projets de société, forces politiques, religieuses et idéologiques, etc. Imagine-t-on une médecine qui voudrait reconstruire le f onctionnement du corps humain à partir des seuls éléments fondamentaux dont il est constitué - les cellules - en ignorant l’existence d’organes comme le cœur ou le foie ? Fort heureusement pour notre santé physique, les médecins n’ont pas fabriqué une médecine «pure». La probabilité, pour les modèles les plus complexes exprimant l’interaction des cellules, de produire quelque chose ressemblant à un corps humain est, en effet, à peu près aussi forte que celle de voir un singe placé devant le clavier d’un ordinateur écrire les œuvres complètes de Victor Hugo. La probabilité d’atteindre un équilibre général par la vertu des confrontations, sur le marché, de presque six milliards d’êtres humains est du même ordre de grandeur ! A la recherche d’une explication rationnelle de la réalité économique se substitue donc, dès le départ, la construction d’une rationalité mythique. L’économie ne méconnaît pas que l’être humain est intelligent et qu’il déterminera ses comportements en fonction de ce qu’il croit être les réactions des autres. Elle doit donc construire son modèle, non pas à partir des exigences d’une rationalité simpliste et immédiate - j’achète davantage si le prix baisse - mais d’une rationalité médiatisant les anticipations des réactions des autres : je m’abstiens d’acheter si je crois que le prix va continuer à baisser. Alors qu’elle prétend ignorer que, loin d’être fabriquée par des forces extérieures, la société se produit elle-même, l’économie «pure» que pratiquent certains universitaires s’inflige ainsi son propre démenti en introduisant le concept d’anticipation. Ce qui revient à admettre que l’individu, traité par elle comme une réalité Photo : DR O objective, est lui-même sujet actif de son histoire. D’où le casse-tête provoqué par cette option en faveur d’un individualisme méthodologique : comment démontrer que l’interaction des comportements des individus - intégrant, de surcroît, l’anticipation - produit un équilibre caractérisable (par des prix, la répartition des revenus, le taux de chômage) et un seul ? L’outil mathématique est mobilisé à cette fin. Las ! Les mathématiques prouvent qu’un système d’équations de ce genre n’admet pas de solution. Avec un grand nombre d’hypothèses additionnelles, il a quelques chances d’être indéterminé (une infinité de solutions) et, avec encore bien davantage d’hypothèses, d’être déterminé (une seule et unique solution). Les économistes «purs» vont donc choisir des hypothèses «sur mesure» pour parvenir à la conclusion désirée, et, afin de franchir chacune des étapes de leur pseudo-démonstration, ils vont inventer la fable adéquate. Les fables, en effet, prêtent généralement à des animaux des comportements plausibles imaginés à une fin bien précise : tirer la morale de l’histoire. L’économique est tout entière construite sur ce modèle. La fable centrale, nécessaire à sa démonstration, est celle de la concurrence parfaite, qui suppose la centralisation de toutes les offres et demandes. Curieusement, dans ce modèle, tout se passe comme si un planificateur central, connaissant parfaitement les comportements de ses cinq à six milliards d’administrés, pouvait prendre les décisions produisant l’équilibre recherché ! Que l’économie «pure» des libéraux soit amenée à conclure que Big Brother constituerait la solution à ses problèmes ne manque pas de piment ! Mais, en l’absence de ce planificateur, le système se modifie à chaque instant selon les résultats produits par les actions effectives des individus sur les marchés. L’équilibre - impossible - serait autant le produit du cheminement, c’est-à-dire du hasard, que des caractères définissant la rationalité des acteurs. En rappelant le théorème de Sonnenschein (1), les mathématiciens - les vrais - tels Giorgio Israel et Daniel Guerrien (2), ont mis en pièces la duperie fondamentale de l’économie «pure». En particulier, pour ce qui concerne la question prioritaire de notre époque - le niveau de l’emploi -, l’équilibre général, à supposer qu’un miracle permette de l’atteindre, ne nous apporterait strictement aucune réponse. En imputant d’office le chômage au coût prétendument élevé du travail, les économistes «purs» ignorent superbement que, dans la logique même de leur système, une quelconque modification des salaires transforme toutes les données de l’équilibre général. Dans la même veine, le monétarisme, dernier cri de l’économie «pure», décrète que le montant de l’offre de monnaie peut être fixé librement par la banque centrale. Une analyse élémentaire de l’émission monétaire montre pourtant que la monnaie n’est pas une marchandise comme les autres, dans la mesure où son offre est déterminée par sa demande, laquelle dépend, en partie, des taux d’intérêt. D’ailleurs les banques centrales, dont on souhaite alors une gestion «indépendante» (de qui ?), au prétexte qu’elles auraient le pouvoir magique de fixer l’offre de monnaie, se révèlent bien incapables de tenir ce rôle. Tout simplement parce qu’il est hors de leur portée : par le choix du taux d’intérêt, elles peuvent seulement agir - et encore de manière partielle et indirecte - sur la demande de monnaie, et non pas sur son offre. Mais alors, comment ignorer que ce choix réagit à son tour sur le niveau de l’activité (par les investissements, les consommations différées, etc.), et donc sur toutes les données de l’équilibre ? De telles billevesées monétaristes ont cependant valu le prix Nobel à Milton Friedman... Demain, on rase gratis L’économie «pure» se révèle n’être qu’une parascience, aussi éloignée de la science sociale que la parapsychologie l’est de la psychologie. Comme les autres parasciences, elle peut prouver tout et son contraire : «Dis moi ce que tu veux, et je te fabriquerai le modèle qui le justifie.» Sa force est de fournir un paravent derrière lequel un pouvoir peut cacher ses objectifs réels - subis ou choisis -, tels l’aggravation du chômage et l’inégalité grandissante dans la répartition des richesses. Comme de semblables objectifs ne sauraient être affichés, il importe de «démontrer» qu’ils constituent seulement les moyens d’une transition conduisant à la croissance, au plein emploi, etc. Demain on rase gratis... Parce qu’elle n’a aucun fondement scientifique, l’économique ne mobilise à son service que des mathématiciens amateurs, comme la parapsychologie le fait avec des psychologues au petit pied. N’est-il pas significatif que cette «science» emploie tant de mathématiciens médiocres, dont ne voudrait aucun laboratoire de physique qui se respecte ? Ici, le parallèle avec la magie s’impose. Le sorcier, lui aussi, avance ses conclusions en les habillant d’une phraséologie d’apparence raisonnable. Pour être convaincant, il doit dire, au passage, un minimum de choses sensées et plausibles. Le grand sorcier, supérieurement intelligent, savait exactement ce que le roi attendait de lui, et le produisait. L’économie «pure» remplit des fonctions analogues dans des sociétés aliénées par l’économique. Et ce par des méthodes identiques, au premier rang desquelles l’ésotérisme de la langue : celle de mathématiques de pacotille à l’usage exclusif de non-mathématiciens. Et, comme dans la sorcellerie, les sectes occupent le terrain. Les petits sorciers se regroupent derrière des gourous veillant à organiser la promotion de leurs disciples. Ce n’est certainement pas un hasard si prolifèrent simultanément les sectes d’économistes produisant un discours néolibéral arrogant et celles de charlatans de la para-science parapsychologique. Dans les deux cas, au prix d’une véritable escroquerie intellectuelle. S. A. * Economiste, président du Forum mondial des alternatives. (1) Le théorème de Sonnenschein démontre l’impossibilité de déduire les formes des courbes d’offre et de demande à partir de comportements maximisateurs. (2) Giorgio Israel, La Mathématisation du réel, Le Seuil, Paris 1996 ; Daniel Guerrien, L’Economie néoclassique, La Découverte, coll. «Repères», Paris, 1996. In lemondediplomatique.fr INTERNATIONALE SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE Pp12-13 P14 Des élections législatives sans surprise ? Élections primaires L'opposition russe en miettes Tous candidats ! NOUVEAUX COMBATS POUR LE CONTRÔLE DU CROISSANT PÉTROLIER LIBYEN Dans ce pays où les exportations de brut représentent la principale ressource économique, les terminaux du Croissant pétrolier, qui sont depuis 2011 au cœur de toutes les luttes de pouvoir, représentent l’arme stratégique à avoir. Le GNA tablait sur une reprise des exportations de pétrole pour renflouer les caisses de l’État, amorcer une relance économique, améliorer les services publics et tenter d’asseoir une légitimité chancelante. Quand les milices des GIP l’avaient rejoint, on croyait qu’un grand pas venait d’être accompli vers la concrétisation de cet objectif. Mais l’ANL est venu tout bousculer et a fait basculer la situation vers l’incertitude et la confusion Par Hassan Gherab n plus de Syrte où les combats des forces du gouvernement libyen d’union nationale (GNA) contre les terroristes du groupe État islamique (EI) retranchés dans cette ville portuaire de l’Est ont repris, après deux semaines d’accalmie, un nouveau front de lutte s’est ouvert dans cette même région. Le pétrole en est l’enjeu, le Croissant pétrolier en est la scène. Après que des unités de l’Armée nationale libyenne (ANL) commandée par le général controversé Khalifa Haftar ait pris, il y a une semaine, les quatre terminaux situés dans cette région (Zoueitina, Brega, Ras Lanouf et Al-Sedra) qui étaient jusqu’alors contrôlés par la milice des Gardes des installations pétrolières (GIP), alliée au GNA, ces dernières ont lancé, dimanche dernier, une offensive pour en reprendre le contrôle, mais l’opération a échoué et les troupes du GNA ont été E Photo : DR Le pétrole, arme stratégique dans la lutte pour le pouvoir en Libye repoussées par celles de Haftar. La confrontation est ainsi matérialisée entre les deux autorités qui se disputent le pouvoir. Le GNA, basé à Tripoli, formé dans le cadre d’un accord parrainé par l’ONU d’où était exclu Haftar, et reconnu par la communauté internationale, est désormais ouvertement contesté par le commandant de l’ANL soutenu par le Parlement de Tobrouk, une autorité rivale qui ne reconnaît pas la légitimité du GNA et continue d’exercer le pouvoir sur de vastes portions du territoire. Ainsi, la prise des terminaux pétroliers par l’ANL a un double impact. D’abord, elle prive le GNA d’une source de financement dont il a grandement besoin, ensuite, elle pourrait ouvrir la voie au général Haftar pour un retour dans le jeu politique. Homme fort de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine, avec le pétrole libyen sous sa coupe, le général aura un moyen de pression pour amener l’ONU et le GNA à consentir un amendement de l’accord de 2015 qui lui permettrait de redevenir un acteur politique déterminant. Dans ce pays où les exportations de brut représentent la principale ressource économique, les terminaux du Croissant pétrolier, qui sont depuis 2011 au cœur de toutes les luttes de pouvoir, représentent l’arme stratégique à avoir. Le GNA tablait sur une reprise des exportations de pétrole pour renflouer les caisses de l’État, amorcer une relance économique, améliorer les services publics et tenter d’asseoir une légitimité chancelante. Quand les milices des GIP l’avaient rejoint, on croyait qu’un grand pas venait d’être accompli vers la concrétisation de cet objectif. Mais l’ANL est venu tout bousculer et a fait basculer la situation vers l’incertitude et la confusion. La meilleure illustration de cette confusion est la position de la Compagnie nationale du pétrole (NOC) qui a reconnu la légitimité du GNA, mais se plie à l’autorité rivale. En effet, tout en se disant loyale au GNA, la NOC a annoncé que les exportations allaient reprendre, en application des «instructions données par le Parlement» de Tobrouk. Et il est peu probable que les autorités rivales du GNA, qui tiennent les terminaux pétroliers occupés par leurs forces armées commandées par Haftar, soient disposées à vendre le pétrole pour céder les recettes engrangées à un gouvernement qu’elles ne reconnaissent pas, à moins d’être forcées, ou plutôt lâchées, par le général si on lui déroule le tapis rouge. Il est vrai que les puissances mondiales qui, depuis la chute de Khadhafi, travaillaient, et travaillent toujours, sur des plans de sortie de crise où leurs intérêts seront préservés, le général Haftar n’a jamais eu rôle de premier plan et il a même été vu plus comme un problème que comme une solution. Mais la donne a changé depuis qu’il tient les vannes du pétrole libyen, donc de l’économie, entre ses mains, et le sulfureux général est en train de devenir un élément important dans la solution globale. Les capitales occidentales et l’ONU qui sont aujourd’hui convaincues que la réconciliation en construction en Libye devra passer par un rapprochement entre l’est et l’ouest du pays, où le nouvel homme fort de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine sera un acteur actant. Car, le vieux général ne s’est certainement pas engagé dans un bras-defer avec le GNA pour finir par se contenter d’un strapontin. Et il a manœuvré en fin stratège : il a pris une position dominante au moment où le processus de mise en place du gouvernement d’union nationale de Faïez Sarraj est dans l’impasse. De l’avis du représentant des Nations unies pour la Libye, Martin Kobler, la confiance et les espoirs suscités par l’arrivée de Faïez Sarraj et de son Conseil présidentiel sont largement dissipés. Au nombre des causes de cette désaffection, le refus du Parlement de Tobrouk de ratifier la mise en place du Conseil présidentiel, son incapacité à répondre aux attentes légitimes des Libyens en matière sécuritaire et économique et le sentiment général qu’il a été imposé par l’étranger. Haftar arrive comme l’élément qui peut contribuer à faire sortir la Libye de l’impasse dans laquelle elle se trouve et à mettre un terme au chaos, et ce n’est certainement pas un deuxième rôle. H. G. 12 INTERNATIONALE Mardi 20 septembre 2016 Mardi 20 septembre 2016 13 DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES SANS SURPRISE ? Par l’approche des élections, les leçons du passé semblent ne pas avoir été retenues. L’opposition démocratelibérale a échoué, une fois encore, à former une coalition susceptible de lui assurer une représentation importante à la Douma, la Chambre basse du Parlement. Alors que les manifestations contre la fraude électorale en 2011 (1) lui avaient redonné vigueur, la campagne des derniers mois a accentué les querelles internes. Au total, les partis qui mettent l’Etat de droit et la liberté d’entreprendre en bonne place dans leurs programmes présenteront cinq listes séparées. L’assouplissement des règles A permettant de participer aux élections - qui fut concédé par l’exécutif après 2011 - a effectivement élargi l’offre politique (21 partis contre 7 en 2011), mais au prix d’une dispersion des forces. A quelques exceptions près, on note aussi peu de renouvellement des figures de proue du camp libéral que dans les autres partis. Les deux grands partis d’opposition représentés au Parlement, le Parti communiste et le Parti libéral-démocrate (nationaliste), ont les mêmes chefs depuis 1993 : MM. Guennadi Ziouganov et Vladimir Jirinovky. Parmi les formations démocrateslibérales, le parti Iabloko, créé en 1993, offre un rare exemple de longévité. Il a été fondé Photo : DR Nina Bachkatov* par M. Grigori Iavlinsky, le concepteur du «programme des 500 jours» qui préfigurait la «thérapie de choc» appliquée par Egor Gaïdar, Premier ministre puis ministre de l’Economie entre 1991 et 1994, sous la présidence de Boris Eltsine. Associé à la débâcle économique et sociale des années 1990 (2), ce parti a rapidement décliné (3). Toutefois, son ancrage ancien dans le paysage politique ainsi que sa structuration régionale auraient logiquement pu l’imposer comme un pôle de ralliement. C’était sans compter le fractionnisme du camp libéral, un problème déjà ancien. Les représentants de l’aile la plus libérale des gouvernements Eltsine avaient été écartés des postes-clés lors de la crise de 1998 : Gaïdar, mais aussi Boris Nemtsov, ministre de l’énergie de 1997 à 1998 assassiné en 2015, M. Sergueï Kirienko, Premier ministre de mars à août 1998, ou encore M. Anatoli Tchoubaïs, artisan du programme de privatisation de l’économie et à différents postes du gouvernement entre 1992 et 1998. Ils ont formé en 1999 un second parti libéral, l’Union des forces de droite (SPS), dissoute en 2008. A leur suite, des responsables gouvernementaux en poste lors du premier mandat de M. Vladimir Poutine comme M. Mikhaïl Kassianov, Premier ministre de 2000 à 2004, ou M. Vladimir Milov, ancien ministre adjoint de l’Energie, ont rejoint les rangs de l’opposition. Le camp libéral devint alors un maquis de mouvements politiques, d’alliances éphémères et d’égos démesurés. Cette vieille garde libérale a été éclipsée durant les manifestations de 2011 par quelques visages nouveaux, comme MM. Ilia Iachine (allié un temps à M. Kassianov) ou Alexeï Navalny. Populaire créateur d’un site Internet, Rospil, consacré à la traque de la corruption sur les marchés publics, ce dernier qualifie Russie unie, la formation de M. Poutine, de «parti des escrocs et des voleurs», une formule largement reprise par la rue. Candidat à la mairie de Moscou en 2013, il a remporté le score important de 27 % des suffrages. Associé au camp libéral en raison de sa posture d’opposant, il fut cependant expulsé de Iabloko en 2007 pour ses positions nationalistes et des propos jugés racistes sur les habitants du Nord-Caucase. Soumis depuis trois ans à une succession de tracasseries judiciaires, Alexeï Navalny ne peut pas être candidat, mais son Parti du progrès a lancé une «Coalition démocratique» pour prolonger la dynamique des manifestations de 2011 en vue des législatives de 2016. Cette coalition devait rallier Choix démocratique de M. Milov, une partie de Iabloko ainsi qu’une poignée d’autres formations autour d’un programme prônant un «développement de type européen» pour la Russie. M. Navalny avait pris soin de préciser que «ce (n’était) pas un parti libéral, mais une large union démocratique, où peuvent coexister des sociauxdémocrates, des libéraux, des conservateurs de type européen». Peine perdue le rassemblement a tourné à la foire d’empoigne avant les primaires du 29 mai 2016 qui ont connu un fiasco informatique (lire «Les primaires, version russe»). Les méthodes visant à discréditer l’adversaire qui avaient fait florès dans les années 1990 ont ressurgi. Mis en cause dans un documentaire diffusé sur la chaîne publique NTV, qui le montrait au lit avec une collègue en train de critiquer ses collègues de l’opposition, M. Kassianov a refusé d’abandonner la tête de liste, contre l’avis de ses alliés. Le 27 avril, MM. Navalny et Milov annonçaient la dissolution de la coalition après un autre débat stérile sur le partage des circonscriptions et la signature d’un mémorandum commun. Il est probable que quelques démocrates-libéraux soient élus grâce au retour du scrutin uninominal par circonscription pour la moitié des sièges. Mais ils n’ont guère de chance d’atteindre le seuil des 7% nécessaire au niveau national pour obtenir les sièges répartis à la proportionnelle et ne seront probablement pas suffisamment nombreux pour constituer un groupe parlementaire. Les querelles internes n’expliquent qu’en partie l’échec des libéraux. Leur discrédit tient beaucoup à leur refus de reconnaître leurs erreurs des années 1990, qui ont polarisé la société entre une petite classe de vainqueurs - dont ils étaient - et une classe de perdants - dont ils ne se sont guère préoccupés. Tout au plus regrettent-ils, comme l’avait exprimé M. Nemtsov, avoir truqué l’élection présidentielle de 1996. Par ailleurs, depuis que Iabloko a perdu ses derniers députés à la Douma, en 2007, tous les partis et mouvements libéraux ont glissé dans une opposition hors système (c’est-à-dire non parlementaire), une position qu’ils revendiquent comme un signe de liberté et d’indépendance, mais qui consacre leur marginalisation. Car cette posture froisse une partie de l’électorat, qui rejette toute opposition frontale au pouvoir en place. Si l’on en croit un récent sondage (4), seulement 52% des personnes interrogées estiment que la Russie a besoin d’une opposition, et seulement 13% en vue «d’assurer une alternance du pouvoir». Près d’un tiers des sondés estime que l’opposition est inutile, car elle «affaiblit la société par des disputes en cette période difficile». Par ailleurs, contrairement à une large majorité de la population, la plupart des chefs de file de l’opposition démocrate-libérale ont désapprouvé l’annexion de la Crimée ou, pour le moins, la méthode utilisée pour y parvenir. M. Kassianov se déclara même, lors d’une conférence du think tank Atlantic Council, favorable aux sanctions occidentales. En avril 2015, son intervention devant le Congrès américain pour demander des sanctions contre huit journalistes accusés d’avoir attisé la haine contre M. Nemtsov avait déjà aggravé son image de personnage déloyal à l’égard de son pays. Plus récemment, les milieux d’affaires ont constitué une nouvelle offre politique qui renoue avec l’idée en vogue dans les années 1990 selon laquelle la libéralisation de l’économie, prioritaire, débouche naturellement sur davantage de démocratie. Depuis 2008, on a compté au moins trois tentatives - rapidement avortées - de former un parti représentant les intérêts des industriels et milieux financiers (5). Parmi elles, celle de M. Mikhaïl Prokhorov, un milliardaire, dirigeant du syndicat patronal, qui avait acquis des parts du géant russe Norilsk Nickel au début des années 1990 (6). Son ancien parti, Cause juste, n’a obtenu aucun siège à la Douma, mais, à la présidentielle de 2012, son nom a rassemblé 7,7% des voix. Cette formation était apparue comme une tentative de proposer un visage de gestionnaire rassurant aux électeurs urbains et éduqués et, surtout dans les régions, de séduire les patrons des petites et moyennes entreprises - en proposant notamment une semaine de 60 heures de travail contre 40 officiellement aujourd’hui. Dès le début de sa carrière politique, cependant, M. Prokhorov a dû se défendre d’être un homme de paille. Ainsi, au lendemain de sa candidature le célèbre journaliste Vladimir Pozner commençait son interview en lui citant un rapport américain qui décrivait Cause juste comme une «opposition loyale au Kremlin», puis le pressait de dire s’il avait «été choisi par Poutine ou par Medvedev». Après avoir rapidement perdu le contrôle de Cause juste (devenue Parti de la croissance), M. Prokhorov a créé en 2012 la Plate-forme citoyenne, dont la direction lui échappe à nouveau ; chacune de ces formations présentera ses candidats aux prochaines élections. Les bureaux de sa société, Onexim, ont été perquisitionnés en avril 2016. On ignore s’il s’agissait d’un avertis- Photo : DR Photo : DR En devançant de près de 30 points le parti libéral démocrate (extrême droite), Russie unie a remporté sans surprise les élections législatives du 18 septembre. Outre la popularité de la politique extérieure du président Poutine, le parti pro-Kremlin a pu compter sur les divisions de l’opposition libérale. Associée à la thérapie de choc que plusieurs de ses chefs infligèrent au pays dans les années 1990, celle-ci n’a pas su capter le mécontentement exprimé dans la rue en 2011. Photo : DR L’opposition russe en miettes sement après la publication par son groupe de presse RBC de commentaires sur les «Panama Papers» impliquant l’entourage présidentiel, ou d’un nouveau signal du gouvernement aux Russes qui pratiquent l’évasion fiscale. L’émergence de partis «probusiness» dénote une inflexion dans les règles du jeu que M. Poutine avait imposées aux hommes d’affaires dès son arrivée au pouvoir, et rappelées fermement avec l’arrestation en 2003 de l’oligarque Mikhaïl Khodorkovsky (libéré en 2013). Interdites d’accès à la politique, les grandes fortunes russes, souvent mal acquises, devaient, en échange de la clémence du pouvoir, concourir à la «modernisation» de l’économie. Entendre : s’enrichir, mais sans nuire aux intérêts nationaux, voire en les servant, comme l’ont illustré les généreuses contributions du secteur privé à la construction des infrastructures des Jeux olympiques de Sotchi. L’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs ainsi que la crise de 2008 a poussé M. Poutine à redéfinir les termes de ce contrat. En décembre 2014, dans son discours à l’Assemblée fédérale, le président proposait «une relation entre la communauté des affaires et l’Etat construite sur une cause commune, un partenariat et un dialogue entre égaux». En échange de la mobilisation des élites économiques pour le relèvement de l’économie, il promettait de libérer les entrepreneurs de la «supervision abusive» des organes de contrôle administratif, une amnistie totale sur les capitaux rapatriés bref, des mesures très libérales, auxquelles est venue s’ajouter cet été l’annonce de nouvelles privatisations dans les secteurs du pétrole, de l’extraction diamantaire ou encore du transport aérien. Au fond, cette droite issue des milieux d’affaires partage les positions de l’aile libérale de l’exécutif, que le président a récemment renforcée pour crédibiliser son programme économique auprès des investisseurs étrangers. Le directeur de la Sberbank, M. Guerman Gref, et surtout l’ancien ministre des Finances Alexeï Koudrine - qui s’était joint aux manifestants de 2011, tout en gardant un contact personnel avec le Président - sont revenus sur le devant de la scène. Le second a intégré la toute-puissante administration présidentielle, avant de s’aventurer sur le terrain de la politique étrangère, exhortant le président à «réduire les tensions géopolitiques pour le bien de l’économie russe», car, dit-il, la Russie «doit s’intégrer dans la chaîne internationale afin de réduire le fossé technologique» (7). Arbitre entre cette aile libérale, souvent pro-occidentale et une aile étatiste plus préoccupée de la grandeur du pays, M. Poutine a entrepris une reprise en main de secteurs vitaux, notamment de l’énergie, tout en assurant un large espace au marché dans les autres domaines. Ce faisant, l’exécutif, comme les partis «probusiness», conteste à l’opposition démocrate-libérale le monopole du libéralisme économique, en lui laissant la critique de l’autoritarisme et de la bureaucratisation. Si les manifestations de 2011 ont montré qu’une partie de la population aspirait à davantage d’ouverture politique, les récentes concessions du pouvoir (retour à l’élection des gouverneurs, simplification de la procédure pour créer un parti, baisse du nombre de parrainages requis pour être candidats, ouverture des primaires de Russie unie à tous citoyens, etc.), sont pour l’opposition libérale un cadeau empoisonné. Quittant la rue pour les urnes, elle apparaît encore plus divisée. N. B. * Politologue, éditrice du site Inside Russia & Eurasia. (1) Lire Jean-Marie Chauvier «“Révolution blanche”, drapeaux rouges et forces de l’ombre », La valise diplomatique, 22 décembre 2011. (2) Françoise Daucé, « Iabloko ou la défaite du libéralisme politique en Russie », Critique Internationale, no 22, Paris, janvier 2004. (3) En 2003, le parti recueillait 3,4 % des voix et 4 sièges de députés sur 450, contre respectivement 7,8 % et 27 en 1993. (4) Sondage du centre Levada cité par Interfax, 13 mars 2016. (5) Kommersant Vlast, Moscou, 22 février 2016. (6) Il s’est fait connaître en France suite à son arrestation dans son chalet de Courchevel puis une garde à vue dans le cadre d’une instruction pour «proxénétisme aggravé». Entendu par la justice en tant que témoin assisté, il n’avait plus été inquiété par la suite. (7) «Kudrin urges Putin to ease geopolitical tensions for economy», The Moscow Times, 30 mai 2016. In Le Monde Diplomatique 14 Mardi 20 septembre 2016 INTERNATIONALE ÉLECTIONS PRIMAIRES Photo : DR Tous candidats ! Par Alain Garrigou uand une «rentrée politique», comme il est désormais convenu de l’appeler, coïncide avec la campagne pour les élections primaires, il ne faut pas espérer échapper au matraquage médiatique. Peut-on en profiter pour examiner ce qui, sous l’écume des jours, petits potins et péripéties de l’actualité politique, relève de ce que les historiens appellent le «temps long» ? En politique aussi, malgré les apparences, il en est un. Face à ces primaires entamées à droite, puis à gauche, on ne sait s’il faut s’étonner de l’abondance des candidatures ou bien du fait qu’on y retrouve toujours les mêmes têtes. Les deux constats paraissent antinomiques tant le premier semble constituer une ouverture de la compétition politique - aujourd’hui treize à tables pour la primaire Les Républicains (LR) - et le second, son verrouillage. Signe particulièrement éclatant de cette continuité, une seule femme est candidate (Nathalie Kosciusko-Morizet), laquelle n’est même pas encore sûre de pouvoir se présenter, faute de parrainages suffisants (1). La professionnalisation est encore accentuée, avec uniquement des politiciens professionnels, même lorsqu’ils ont moins de 40 ans : anciens Présidents, anciens Premiers ministres, anciens ministres, élus - bref, des gens qui n’ont jamais rien fait d’autre que de la politique. On subodore déjà qu’à la fin l’impression de «déjà-vu» l’emportera. Sans doute l’hypothèse d’un remake HollandeSarkozy plane-t-elle comme une ombre inquiétante. Revanche pour les optimistes, farce pour les autres. Sauf que dans ces événements de l’histoire qui, selon la phrase célèbre de Marx, se répèteraient deux fois, la première comme tragédie, la seconde comme farce, on ne sait plus très bien aujourd’hui comment distinguer l’une de l’autre. Q Inflation des candidatures, faux-semblant démocratique Mais le retour de candidats connus jette un trouble plus profond : peut-on encore parler de «souffle démocratique» comme on le disait autrefois des élections ? L’institution d’un scrutin primaire semblait vouloir répondre à cette inquiétude. Elle procèdait surtout d’un défaut de leadership, en cherchant à introduire une sélection plus démocratique que celles des partis depuis 2006. En termes strictement chiffrés, une sélection par un corps électoral de quelques millions d’électeurs, cela paraît tellement plus légitime que le vote de quelques milliers d’adhérents - et en réalité de quelques dizaines d’apparatchiks tireurs de ficelles. La prolifération des candidatures aux élections primaires est malgré tout limitée par l’imposition du parrainage interne d’élus. Pour ceux qui s’affranchissent de cette étape des primaires, les candidatures à l’élection présidentielle ont vu les conditions originelles d’un soutien se durcir, passant de cent signatures à cinq cents ; récemment, l’obligation de publier l’intégralité de parrainages complique encore la tâche des prétendants (lire «Une réforme des sondages à l’arraché»). Comme celle de Jean-Luc Mélenchon qui n’aurait, à l’heure actuelle, obtenu que deux cents signatures sur les cinq cents exigées. En menaçant d’ôter les investitures à leurs élus indisciplinés, les partis resserrent leur contrôle. Toutes les candidatures n’ont certes pas le même statut. Il y a d’un côté ces candidats depuis longtemps pressentis qui visent effectivement l’investiture de leurs partis. Certains n’ont aucune chance mais leur statut de candidat officiel du parti est déjà un capital politique, qui permet d’emblée un accès plus facile aux médias et aux sondages, à moins que des candidats espèrent ainsi pouvoir négocier leur place dans le camp du vainqueur, amorcer une ascension politique, monter une marche de plus dans leur carrière. Ou simplement faire un tour de chauffe avant la prochaine échéance. Exister politiquement, tel est en effet le fin mot du principe qui régit la compétition électorale. Et l’avenir n’étant jamais certain, certains candidats ne se présentent qu’«au cas où» : un scandale, un Président sortant trop impopulaire, un autre rattrapé par des affaires etc. Bien sûr, il restera plus de candidats que lors de la première élection présidentielle de 1965 sous la V e République, quand ils n’étaient que six, dont deux inconnus, deux semi-connus, deux très connus. Le tout pour une campagne plus longue. En 1965, le premier candidat s’était déclaré début septembre et le dernier début novembre, pour un premier tour fixé le 5 décembre. Aujourd’hui, la rentrée politique s’effectue autour des primaires dès la fin août. En réalité, il ne s’agit que d’une simple accélération tant la campagne présidentielle est devenue permanente. En attendant, comment expliquer ce paradoxe d’une ouverture compatible avec la fermeture ? A en croire un témoin suisse de la Révolution française, il pourrait s’agir d’un atavisme. En son temps, celui-ci opposait les deux «nations» anglaise et française en signalant comme trait le plus frappant «la réserve un peu timide de l’Anglais et la confiance du Français en lui-même». Et de s’appuyer sur un micro-trottoir imaginaire : «Je disais souvent que si l’on eut arrêté cent personnes dans les rues de Londres et cent dans les rues de Paris et qu’on leur eut proposé de se charger du gouvernement, il y en aurait eu 99 qui auraient accepté à Paris et 99 qui auraient refusé à Londres» (2). Et d’ajouter une anecdote humoristique censée être significative de ce travers français : «C’est un gentilhomme français à qui l’on demandait s’il savait jouer du clavecin et qui répondit : “Je ne saurais vous dire, je n’ai jamais essayé mais je vais voir” » (3). Quand un Président en exercice s’excuse du temps perdu en début de mandat, en plaidant qu’il faut le temps d’apprendre le métier, de connaître le fonctionnement de l’Etat (4), on a quelques raisons de se demander si des candidats ne briguent pas les places sans savoir à quoi s’attendre. Cette explication culturaliste ne satisfait pas mais a au moins le mérite d’amuser. Dans cet univers très hiérarchisé qu’est celui des professionnels de la politique, on fait donc toute sa vie dans le «métier». Ce n’est pas tout à fait un travail comme un autre, mais plutôt une carrière à vie. Il ne faut pas espérer de grands changements en la matière tant la classe politique répugne à mettre en œuvre les changements institutionnels qui pourraient la mettre en danger. Une compétition non point fermée comme dans des régimes autocratiques mais semi-ouverte - ce n’est déjà pas si mal, pourrait-on objecter. Il existe bien des écarts distinctifs entre des candidats du même camp, ne serait-ce qu’en terme de styles, pour ne rien dire des programmes. En même temps, le passé est riche de divergences de discours devenues convergences de politiques. Mais on ne devrait pas faire la fine bouche après des millénaires de domination brute et sans partage… Quoiqu’il en soit, le soupçon s’est introduit, inégalement selon les générations les seniors étant les plus attachés aux vieilles croyances du régime représentatif - et selon les milieux sociaux. Ce soupçon est conforté par la lutte des agents politiquement actifs, s’obstinant à se re-présenter, avides de réussite, sans parvenir à convaincre de leur motivation altruiste. Certes, il y a des supporteurs qu’on exhibe devant les caméras. Certes, on dit encore vouloir le bien du pays. Rares sont ceux qui y croient encore. Cependant, le cynisme populaire du «on ne nous la fait pas» se conjugue toujours à une adhésion affective. Curieux paradoxe. L’impopularité, ressort du suspense Dans cette campagne présidentielle, il est donc une originalité (ces primaires de tous bords) qui risque d’être occultée par la banalité de la reproduction politique. Un duel Hollande-Sarkozy, de plus en plus improbable, ferait apparaître dans une cruelle lumière l’emprise de la logique de reproduction oligarchique. Et sinon ? Sans doute rien de bien nouveau. Pourquoi tout ce remue-ménage pour en arriver là ? De là à conclure que ces compétitions ne sont que des rituels de confirmation du leadership, il n’y a qu’un pas que bien des électeurs franchiront. Comment cela est-il seulement envisageable quand de multiples indicateurs montrent l’impopularité des candidats qui disposent des plus importantes ressources partisanes ? La forte impopularité des rivaux de la dernière élection présidentielle est un cas intéressant. Selon les études d’opinion, une immense majorité des sondés - environ quatre sur cinq - disent ne vouloir ni de l’un ni de l’autre. Cette réponse est peut-être bien accentuée par la crainte de voir moins l’un ou l’autre que l’un et l’autre. Peu importe que ces études soient corroborées ou non par des opinions ordinairement exprimées dans la vie commune. Les professionnels de la politique y croient - ils ne jurent même que par elles - et pourtant… ils s’en moquent. Comment peuvent-ils s’accommoder d’autant d’hostilité ? Il faut bien croire que le désir de pouvoir est supérieur à certains inconvénients. Un sujet infini de méditation sur le désir de puissance. Mais comment espèrent-ils changer les choses et, in fine, imposer leur élection ? Ils disposent pour cela d’entrepreneurs en élections. Ces derniers travaillent une matière électorale : on est évidemment loin du citoyen souverain dépeint par la doctrine démocratique. L’électeur est assimilé à un consommateur et la politique assimilée à un marché où sont confrontées une offre et une demande. L’image que ces entrepreneurs - et autres conseillers en communication - trahissent implicitement, est celle d’un public volatile, futile, simpliste, manipulable ; une masse segmentée d’individus conçus par et pour la croyance fonctionnelle en l’efficacité de la communication. Mais cette assimilation de l’électeur au consommateur est à peine plus qu’une métaphore ou une analogie - tout le monde s’accordant sur le fait qu’un consommateur de politique n’est pas un client captif, incapable de résister à un besoin vital et donc au produit censé le satisfaire. Aussi l’hypothèse d’un duel déjà vécu et massivement rejeté ferait figure d’expérience : comment convaincre les consommateurs de participer à un choix qu’ils réprouvent ? On est presque impatient de connaître la suite. A. G. (1) Le 8 septembre, M me KosciuskoMorizet a finalement réuni les parrainages nécessaires pour participer à la primaire LR. (2) Etienne Dumont, Souvenirs sur Mirabeau et sur les deux premières assemblées législatives, Paris, CH. Gosselin, 1832, p. 161-162. (3) Ibidem, p. 163-164. (4) «Au début, même si on a envie de faire, l’énergie, les idées, il faut quand même du temps pour comprendre comment ça fonctionne, l’Etat» (François Hollande, Le Monde, 28-29 août 2016). In lemondediplo.fr M O N D E Mardi 20 septembre 2016 15 MOSCOU ACCUSE LES REBELLES DE PRÉPARER UNE OFFENSIVE Syrie : la trêve en sursis Une semaine après sa conclusion, l’incertitude demeure sur le maintien de cette trêve. La Russie a affirmé être favorable à une prolongation de 72 heures mais les Etats-Unis ne se sont pas prononcés Par Reda Cadi a trêve en Syrie ne tenait qu’à un fil après les frappes de la coalition contre l’armée syrienne dans l’est et les premiers raids depuis une semaine à Alep, qui risquent de rallumer le principal front du conflit. Cette dégradation survient alors que le ton est brutalement monté entre les deux parrains de la trêve, la Russie et les Etats-Unis, qui s’accusent mutuellement de faire capoter le cessez-le-feu. Cette trêve devrait dominer les discussions en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, grand rendez-vous diplomatique annuel qui s’ouvre aujourd’hui. Elle sera au cœur des discussions du premier sommet onusien consacré aux migrations. En cinq ans, la guerre en Syrie a fait 300 000 morts et poussé quatre millions de Syriens à l’exil. Sur le terrain, le raidissement s’est accru après les bombardements de la coalition conduite par les Etats-Unis qui ont fait au moins 90 morts à Deir Ezzor (est) samedi, selon un bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (Osdh). La coalition a reconnu avoir bombardé ce qu’elle pensait être une position de l’EI, avant de mettre fin à l’opération dès que Moscou l’a prévenue qu’il s’agissait de troupes syriennes. Moscou a réclamé une enquête complète : «Les actions des pilotes s’ils, comme nous l’espérons, n’obéissaient pas à des ordres de Washington, vont de la négligence criminelle au soutien direct aux terroristes de l’Etat islamique (EI)», a déclaré dimanche le ministère russe des Affaires étrangères cité par l’AFP. Pour la conseillère du président syrien Bachar al-Assad, Bouthaina Chaabane, «ce raid était délibéré». «Tout était prémédité. Daech Photo : DR L (acronyme arabe du groupe jihadiste EI) était au courant et quand il a avancé, les raids se sont arrêtés», a-t-elle affirmé à l’AFP par téléphone depuis Damas. L’ambassadeur de Syrie auprès de l’ONU, Bachar Jaafari, au Venezuela pour le sommet des Non-alignés, a, lui, accusé les Etats-Unis de vouloir «faire capoter la trêve». Le raid de la coalition est «un mauvais présage» pour le maintien de l’accord américano-russe en Syrie, a noté l’ambassadeur russe à l’ONU, Vitali Tchourkine. Les jihadistes ont profité du raid pour avancer sur le stratégique mont Thourda, qui domine l’aéroport de Deir Ezzor tenu par le régime. Et selon une source militaire syrienne, un avion de l’armée a été abattu par l’EI. A ce regain de tension, s’ajoutent les quatre premières frappes aériennes contre des quartiers rebelles d’Alep (nord) depuis l’entrée en vigueur, lundi dernier, de la trêve parrainée par les Etats-Unis et la Russie. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (Osdh) a parallèlement rapporté que des avions avaient bombardé la ville, dimanche dernier. L’Osdh a fait état d’un mort et plusieurs blessées sans préciser qui a mené ces frappes. Le gouvernement russe a dénoncé, dimanche dernier, ce regain de tensions dans le secteur d’Alep. Cité par l’agence de presse Interfax, le ministère russe de la Défense accuse les insurgés de se préparer à une offensive d’envergure contre l’armée syrienne malgré la trêve en vigueur depuis le début de la semaine. Il reproche aussi aux Etats-Unis de ne pas avoir respecté ses promesses visant à séparer les «terroristes» des unités de l’opposition syrienne, rapporte Reuters. A Alep, «le nombre de bombardements des groupes rebelles contre les positions militaires gouvernementales et les quartiers résidentiels augmentent», a accusé le porte-parole du ministère de la Défense russe Igor Konashenkov. Alep est divisée depuis 2012 entre secteurs sous contrôle des forces gouvernementales syriennes et secteurs sous contrôle de l’opposition armée. L’absence de l’aide humanitaire prévue dans l’accord représente une autre menace pour la trêve. Faute de garanties de sécurité suffisantes, des camions de l’ONU remplis de nourriture et de médicaments restaient bloqués dans une zone tampon à la frontière turque. Dimanche soir, 7 000 paquets de nourriture ont été distribués à Moadamiyah, une banlieue de Damas assiégée, «sous l’égide de notre allié russe», selon le maire de la ville, Bassaam Karbuj. Les accrocs à la trêve se sont multipliés ces derniers jours dans les provinces de Hama et Homs (centre), dans celle de Lattaquié (ouest) et dans la Ghouta orientale près de Damas. Dimanche, deux barils explosifs largués par des hélicoptères de l’armée ont tué dix personnes dans une région rebelle de la province méridionale de Deraa. Le bilan des violences s’établit ainsi à onze morts dimanche, soit la journée la plus sanglante pour les civils depuis le début de la trêve, selon l’Osdh. Une semaine après sa conclusion, l’incertitude demeure sur le maintien de cette trêve. La Russie avait affirmé vendredi être favorable à une prolongation de 72 heures mais les Etats-Unis ne s’étaient pas prononcés. L’armée syrienne avait promis le gel de ses opérations militaires pour une semaine, c’est-à-dire jusqu’à lundi soir. «Peut-être qu’ensuite elle sera prolongée, peut-être qu’il y aura un autre accord», a souligné la conseillère du président syrien. «Je crois que certains éléments aux Etats-Unis ne veulent pas de cet accord», a-t-elle ajouté. A New York, le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a accusé «le régime de Bachar al-Assad» d’être «d’abord et toujours» le principal responsable des atteintes à la trêve. R. C./Agences ÉLECTIONS RÉGIONALES EN ALLEMAGNE L’extrême droite inflige un nouveau revers à Merkel Par Yacine Le Forestier de l’AFP LE PARTI conservateur d’Angela Merkel a enregistré, dimanche dernier, le pire résultat de son histoire pour des élections régionales à Berlin, dans un climat de mécontentement croissant sur l’immigration dont continue de profiter la droite populiste. C’est le deuxième revers électoral consécutif en deux semaines pour l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière allemande, devancée début septembre par le mouvement anti-migrants et anti-islam Alternative pour l’Allemagne (AfD) dans le nord-est du pays. Et ce à un an des prochaines élections législatives. A Berlin, la CDU n’a recueilli que 17,5% environ des suffrages, en recul de plus de 5 points par rapport au dernier scrutin de 2011, tandis que l’AfD fait son entrée dans le parlement local de la capitale allemande avec environ 14% des voix, selon de nouvelles projections des chaînes de télévision publique, capitalisant sur les inquiétudes de l’opinion après l’arrivée de centaines de milliers de réfugiés depuis l’été 2015. Jamais dans l’histoire de Berlin, celle de Berlin-Ouest après la Deuxième guerre mondiale, puis celle de la ville réunifiée après 1990, la CDU n’avait connu pareille débâcle. Ce piètre score va très probablement renvoyer le parti sur les bancs de l’opposition dans la métropole de 3,5 millions d’habitants, alors qu’il faisait jusqu’ici partie d’un gouvernement de coalition avec les sociaux-démocrates. Le parti social-démocrate (SPD) recule lui aussi à Berlin à un niveau d’après-guerre historiquement bas avec moins de 22% des voix, tout en restant premier parti de la ville. Bien qu’affaibli, cela devrait permettre au maire actuel, Michael Müller, membre de ce parti, d’être reconduit dans ses fonctions. Il privilégie désormais une coalition de gauche avec les écologistes, crédités de 15% des voix, et la gauche radicale de Die Linke, autre parti protestataire en Allemagne, issu de l’ancien parti communiste de RDA, qui recueille un score voisin et progresse nettement. L’irruption de la droite populiste dans le parlement régional berlinois a valeur de symbole : métropole cosmopolite, branchée et ouverte sur le monde, la capitale allemande au statut d’Etat-région se faisait fort jusqu’ici de résister aux tendances populistes. Le maire avait cherché à dramatiser les enjeux durant la campagne, avertissant qu’un score supérieur à 10% pour l’AfD serait «interprété dans le monde entier comme le signe d’une renaissance de l’extrême-droite et des nazis en Allemagne». L’AfD, qui dépasse les 20% dans certains quartiers de l’est de Berlin et pèsera sur les décisions au quotidien de quelques mairies d’arrondissement, ne s’est du coup pas privé de saluer «un résultat fantastique» dans «une ville aussi à gauche que Berlin». Même si la CDU est depuis 15 ans traditionnellement faible à Berlin, son nouveau recul vient compliquer un peu plus la tâche de la chancelière, critiquée dans sa propre famille politique. L’allié bavarois de la CDU, la CSU, qui ne cesse de demander à Angela Merkel de durcir sa politique en matière d’immigration, est repartie à l’assaut. L’un de ses responsables, Markus Söder, a évoqué «un deuxième signal d’alarme massif en deux semaines». Le parti de la chancelière «est menacé d’une perte énorme et durable de confiance du cœur de son électorat», a-t-il prévenu, tandis que le dernier maire CDU de Berlin, Eberhard Diepgen, a demandé une «droitisation» de son parti, que la chancelière a nettement recentré en onze ans de pouvoir. Grâce à son succès de dimanche, L’AfD va entrer dans un dixième parlement régional, sur les seize que compte le pays. Sa percée à Berlin est significative à plus d’un titre : si elle est inférieure aux scores de plus de 20% dans ses fiefs de l’ex-RDA, elle confirme son ancrage y compris dans les grandes villes et se situe exactement au niveau national dont le crédite un sondage publié ce week-end : 14%. L’AfD est donc bien partie pour faire son entrée dans un an à chambre des députés fédérale, ce qui serait une première pour un parti de droite populiste dans l’histoire d’après-guerre de l’Allemagne. Ses succès contribuent à la fragmentation et à la recomposition accélérée du paysage politique en Allemagne, dont sont victimes tant la CDU que le SPD, à la tête d’un gouvernement de coalition au niveau fédéral à Berlin. «Les partis traditionnels, ceux du centre, sont victimes d’un phénomène d’érosion et cela créée une nouvelle dynamique politique», juge Lothar Probst, politologue à l’université des Brême. Son collègue Karl-Rudolf Korte, de l’université de Duisbourg (ouest), s’est montré encore plus net dimanche soir sur la chaîne ZDF : «Nous n’avons plus de grands partis en Allemagne.» AFP 16 Mardi 20 septembre 2016 S O C I É T É ROYAUME-UNI ORAN Marche de solidarité avec les réfugiés à Londres Mise en vente aux enchères de 230 tonnes de produits recyclables Amnesty International a appelé, à l’occasion de la marche, les gouvernements, en particulier des pays riches, à s’engager à prendre en charge chez eux plus de réfugiés et de leur assurer une sécurité juridique Par Algérie presse service ne marche a été organisée a Londres par Amnesty International, sous le slogan «bienvenu aux Réfugiés», en solidarité avec les réfugiés et pour demander au gouvernement britannique d’en accueillir un plus grand nombre. Des artistes, personnalités politiques, organisations, députés, chefs religieux et des réfugiés ont rejoint la marche qui a abouti à un rassemblement au siège du parlement, Westminster, se trouvant pas loin du siège du gouvernement. Les manifestants ont scandé des slogans de protestation contre «la mauvaise gestion» de la crise des réfugiés par le gouvernement. Ils étaient 5 000, selon les estimations des policiers, à avoir exhorté la Première ministre, Theresa May, à accueillir plus de réfugiés dans le Royaume Uni, cinquième puissance mondiale, qui devrait, selon eux, changer sa politique sur la question. 80% des Britanniques veulent que leur gouvernement fasse plus pour aider les réfugiés, selon un sondage publié récemment. Prenant la parole pendant la manifestation, Freshta Sharif, un réfugié afghan, a déclaré qu’étant lui-même réfugié, il savait combien il était important que les pays accueillent et offrent refuge aux personnes fuyant la violence et la persécution. Il a dit être conscient que s’il n’avait pas trouvé refuge, lui, et sa famille, au Royaume-Uni lorsque la vie dans son pays est devenue très dangereuse, il ne serait peut-être pas de ce monde aujourd’hui. «Le monde connaît une crise réelle de réfugiés, et le gouvernement britannique doit Photo : DR U tendre la main à un plus grand nombre», a-t-il dit. Présents sur place, des représentants d’Amnesty International ont expliqué que cette manifestation vise à montrer que les Britanniques «se soucient profondément» de la question des réfugiés, qu’ils qualifient de «catastrophe mondiale». Ils ont souligné que la marche a été programmée, à dessein, deux jours avant la réunion sur la crise des réfugiés, à New York, au niveau de l’ONU. Des marches parallèles ont été organisées dans différents pays à l’appel d’Amnesty International qui a préparé pour l’événement 1 000 slogans pour les manifestants, a-t-on précisé. Interpellés, des manifestations ont relevé qu’ils voulaient faire pression sur le gouvernement pour aider, le plus vite possible, les réfugiés qui ont fui, soit la misère, soit les conflits dans leurs pays. Ils estiment que le Royaume Uni a les moyens de les aider et d’alléger leur souffrance. Il y a un an exactement, le monde était horrifié à la découverte du petit garçon syrien, Alan Kurdi, mort noyé, et c’est à ce moment que le gouvernement britannique a annoncé sa décision d’accueillir 20 000 réfugiés syriens sur 5 années. Le gouvernement a marqué une «amélioration significative» concernant son engagement, selon Amnesty International qui estime, néanmoins, que le Royaume Uni pouvait accueillir un plus grand nombre, et à un rythme plus accéléré. L’ONG note que le conflit syrien, à lui seul, a créé près de 5 millions de réfugiés. Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 300 000 personnes ont traversé la Méditerranée vers l’Europe depuis le début de l’année 2016. Plus de 3 200 sont mortes ou portées disparues durant cette même période. Des dizaines de milliers sont bloqués en Grèce et en Italie dans des conditions de vie déplorables. Selon la même source, parmi les 21,3 millions de réfugiés dans le monde, 54% proviennent de trois pays seulement. 4,9 millions sont syriens, 2,7 millions afghans et 1,1 million somaliens. La Turquie accueille 2,5 millions, le Pakistan 1,6 millions et le Liban 1,1 millions. Des pays qui demandent à ce que les pays riches partagent cette tâche, notamment pour des questions de moyens. Certains pays, pourtant riches, ont accueilli un nombre très réduit, à l’exemple de la Corée du Sud, du Brésil et du Japon. Amnesty International a appelé, à l’occasion de la marche, les gouvernements, en particulier des pays riches, à s’engager à prendre en charge chez eux plus de réfugiés et de leur assurer une sécurité juridique. L’ONG estime que la crise des réfugiés est une «grande urgence humanitaire» et qu’en attendant que les pays riches «acceptent de partager la responsabilité des réfugiés et de fournir des itinéraires sûrs et légaux, les personnes fuyant le conflit et la persécution vont continuer à faire des voyages dangereux, risqués pour leur vie». APS PROMOUVOIR SES QUALITÉS NUTRITIVES Appel à réhabiliter le pain traditionnel DES SPECIALISTES de la cuisine traditionnelle et des associations locales ont appelé, à l’occasion du salon «Khobz Eddar» qui s’est tenu samedi à Alger, à réhabiliter le pain traditionnel algérien dans toute sa diversité et à promouvoir ses qualités nutritives que bon nombre de consommateurs ignorent. Selon de nombreuses amatrices de la cuisine traditionnelle et de nombreux participants à «la fête du pain» organisée au Palais des Rias (bastion 23), le pain traditionnel algérien «khobz Eddar» a subi une dépréciation face au pain moderne, malgré ses qualités nutritives. L’organisateur du salon et directeur du Bastion 23 Boualem Belchheb a indiqué que cette manifestation célébrait «la fête du pain» qui est organisée chaque année à Médéa, précisant que la capitale a fêté cet aliment avec tout ce qu’il véhicule comme valeurs sociale, culturelle et économique. Il a ajouté que ce salon qui a réuni une cinquantaine d’exposants entre associations, femmes au foyer, et des spécialistes de la cuisine traditionnelle, tend à promouvoir les bienfaits et les qualités nutritives du «Khobz Eddar» qui reste fidèle aux ingrédients naturels bénéfiques pour la santé. M me F a k h a r d j i N a b i l a , cuisinière et organisatrice d’événements a indiqué que le pain traditionnel a de nombreuses vertus que beaucoup ignorent. Elle regrette l’absence d’associations pour faire la promotion de ces délicieux morceaux que nos mamans préparaient avec amour pour toute la famille. Mme Fakhardji a souligné que la bonne préparation du khobz Eddar nécessitait de respecter le temps de fermentation panaire et de bien pétrifier la pâte pour obtenir un bon mélange des ingrédients. Ces derniers, a-t-elle précisé, sont riches et divers, ils contiennent notamment des graines de sésame, de l’huile, de la pâte d’olive, des tomates, des herbes aromatiques, de l’ail, de lamenthe et bien d’autres condiments. La chef cuisinière, Lakhdhari Samia, d’Alger partage volontiers l’avis de sa voisine dans ce salon, affirmant que le Khobz Eddar est très économique et peut être conservé pendant toute une semaine car dépourvu d’améliorants. Cette spécialiste de la cuisine moderne et traditionnelle a rappelé les différentes variétés de pain dont «Aghroum vou lahwal» fait de menthe pouliot, de viande salée et d’épinards et «le pain méditerranéen» dont la composante est diététique. La présidente de l’association «mains d’or» de Médéa Bouzarii Aïcha a évoqué quant à elle le problème de la commercialisation affirmant qu’il était difficile de convaincre les propriétaires des grandes surfaces de l’importance de promouvoir les variétés du pain traditionnel algérien. APS LA DIRECTION de l’Epic des Centres d’enfouissement technique (CET) lancera, à la fin du mois de septembre en cours, une opération de mise en vente aux enchères de quelque 230 tonnes de produits recyclables, issues de la récupération des déchets et du tri sélectif, a-t-on appris de la directrice de l’Epic, Mme. Dalila Chellal. L’Epic devra incessamment procéder au lancement d’un avis d’appel d’offre pour cette vente aux enchères à l’intention notamment des industriels, ce qui va permettre la valorisation de tonnes de papier, de carton, de PET (plastique qui sert à la fabrication des bouteilles des boissons) et Pehd (plastique plus résistant et plus dense qui sert à fabriquer les caisses par exemple), précise la directrice. Il s’agit de la quatrième opération du genre en moins de deux ans. La première datant de juin 2015 a permis de vendre quelque 52 tonnes de carton. La deuxième opération, qui a eu lieu en décembre 2015, a permis la récupération de 84 tonnes de produits récupérables par des industriels. La troisième opération, lancée en mai 2016, a permis la vente de 41 tonnes de papier, de PET, de carton et de Pehd. Ce concept, récemment adopté dans la région Ouest du pays jouit déjà d’un écho ½ très favorable «auprès des opérateurs concernés, dont l’intérêt porte sur l’exploitation de ces produits dans différents secteurs industriels», souligne Mme Chellal. Les produits recyclables proviennent principalement du CET de Hassi Bounif, qui dispose d’un hangar de tri d’une superficie de 600 m2. Les revenus de ces ventes seront exploités pour des projets d’investissement, permettant d’atteindre le niveau d’élimination de la totalité des dépotoirs anarchiques d’ordures affectant, tant la santé du citoyen que son environnement. La wilaya d’Oran compte trois CET assurant un traitement quotidien de plus 1 400 tonnes de déchet. Le recyclage n’étant plus un choix mais une obligation, pour la valorisation des déchets d’une part, la réduction de la facture d’importation, notamment celle du papier et du carton, d’une autre part, et surtout la prolongation de la durée de vie des casiers d’enfouissement qui se saturent rapidement, note Mme Chellel. Les derniers casiers du CET de Hassi Bounif ont une ½ durée de vie d’une année et demi, après quoi il va falloir chercher un nouveau terrain, ce qui n’est pas une mince affaire, pour enfouir les déchets ménagers du groupement Centre d’Oran (Oran, Es-Sénia, Bir El Djir, El Kerma, Sidi Chahmi, Benfreha, Boufatis, Oued Tlélet, Braya et Tafraoui), souligne-t-elle. C U L T U R E Mardi 20 septembre 2016 17 LE FESTIVAL DÉDIÉ À CE GENRE MUSICAL SERA MAINTENU À SIDI BEL-ABBÈS Le raï proposé au classement à l’Unesco Concernant la révision de la liste des festivals institutionnalisés, le ministre dira que son département est «en phase de réduire le nombre de festivals similaires qui se répètent» Par Algérie presse service e festival du raï sera maintenu à Sidi Bel-Abbès et organisé à la date que fixera le nouveau commissariat, a affirmé le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, lors d’une conférence de presse au cours de sa visite, dimanche dernier, dans cette wilaya. Le ministre précisera que ce rendez-vous culturel bénéficie du soutien de son département ministériel. Affirmant que la chanson raï fait partie du patrimoine de la région, et donc du pays, M. Mihoubi dira qu’un dossier a été déposé au niveau de l’Unesco pour son classement en tant qu’art algérien populaire dans le cadre de la stratégie de l’Etat algérien de préserver son patrimoine. Concernant la révision de la liste des festivals institutionnalisés, le ministre dira que son département est «en phase de réduire le nombre de festivals similaires qui se répètent», expliquant qu’il est opportun d’organiser de tels festivals à tour de rôle dans le cadre de leur restructuration sur le plan financier, de la révision de leur date, du nombre de participants et de les confier à des professionnels spécialistes. Abordant le 4e art, le ministre a salué le théâtre de Sidi Bel-Abbès qui présente continuellement de nombreuses œuvres, surtout qu’il s’intéresse à Photo : DR L la catégorie des handicapés qui ont excellé dans leur interprétation d’une œuvre raffinée avec un langage distingué. «Une expérience unique en son genre qui met en valeur la diversité de l’interprétation et nécessite tout notre soutien et encouragement», a-t-il déclaré. M. Mihoubi a assisté, au théâtre régional de Sidi Bel-Abbès, à la représentation de la pièce El Malik Œdipe de Toufik Hakim par des artistes handicapés. Il a appelé à créer un système culturel national homogène donnant la priorité aux textes inspirés du patrimoine algérien par des auteurs algériens, tout en annonçant que la priorité de financement sera accordée aux œuvres adaptées de textes littéraires algériens. Pour ce qui est de l’archive cinématographique, le ministre a annoncé la numérisation de 14 films algériens, ajoutant qu’il a été procédé à la numérisation du long métrage Tahia ya Didou dans une initiative pour préserver le legs et la mémoire du cinéma algérien. M. Mihoubi a indiqué, d’autre part, que dans le cadre d’une vaste opération de réamé- nagement des salles de cinéma, plus de 80 salles ont fait peau neuve au niveau national et sont prêtes à l’exploitation, insistant sur la nécessité de leur gestion par des cadres compétents. A propos du classement du patrimoine immatériel, le ministre a déclaré qu’il reste un grand travail à faire au niveau local comme premier et ensuite au niveau national, valorisant dans ce cadre ce que recèle la wilaya de Sidi Bel-Abbès comme legs matériel, à l’instar d’anciens ksours nécessitant un recensement et un classement pour leur préservation. Il a également indiqué que la wilaya compte plus de 52 bibliothèques communales qui peuvent être mises à la disposition des élèves en leur établissant des cartes d’abonnement à titre gracieux en vue de renforcer la lecture chez la population scolaire des trois paliers et en les encadrant par des spécialistes tout en impliquant des associations locales. Le ministre a inspecté, dans le cadre de sa visite, deux projets de réalisation d’une bibliothèque communale à Hassi Dahou et d’un siège de la direction de la culture. Il a aussi visité la bibliothèque principale de lecture publique Kebbati-Mohamed au chef-lieu de wilaya et les salles de cinéma Tessala et Amarna, ainsi que le musée agricole situé au siège du rectorat de l’université Djillali-Liabès. APS SELON LA DIRECTRICE DE WILAYA DE LA CULTURE Ouverture de huit salles de lecture dans des villages à Tizi Ouzou le cas où le problème persisterait, a-t-elle prévenu. Par ailleurs, une demande d’inscription d’une vingtaine de salles de lecture à travers la wilaya a été introduite auprès des ministères de la Culture et des finances, a-t-elle déclaré. La première responsable du secteur a expliqué que la demande a été transmise au titre de la loi de Finances 2017 pour étude et inscription dans le cadre des nouveaux programmes de réalisation d’infrastructures culturelles qui seront alloués à la wilaya de Tizi Ouzou. «Nous avons commencé par les villages qui ont formulé une demande de réalisation d’une salle de lecture et ceux qui disposent d’une assiette foncière libre pour accueillir le projet et nous avons transmis tous les procès verbaux aux deux ministères de la Culture et des Finances», a-t-elle fait savoir. En sus des salles de lecture, la direction de la culture vient d’achever en réalisation et en équipement une bibliothèque de lecture publique au chef-lieu de la daïra de Tigzirt dont la mise en service interviendra au moment opportun, a assuré M me Goumeziane. Deux autres établissements d’une même envergure sont actuellement en voie d’achèvement dans les communes d’Illilten et de Béni Douala qui auront désormais leurs propres bibliothèques dès l’acquisition et l’installation des équipements nécessaires à leur bon fonctionnement, a-t-elle ajouté. Ces nouvelles structures s’ajouteront à la nouvelle bibliothèque urbaine de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri et la bibliothèque principale de lecture publique inaugurée en mai dernier par le Premier ministre et qui compte un fond documentaire de plus de 10 000 ouvrages et des espaces dédiés aux différentes catégories sociales, notamment les enfants, les personnes aux besoins spécifiques, les chercheurs et universitaires et les journalistes. A ce programme jugé important, se greffent les actions d’équipement en ouvrages, mobilier bureautique et matériel informatique entre autres, des bibliothèques communales réalisées par la direction de l’administration, a-t-elle encore signalé. Elle a précisé à ce titre que 45 bibliothèques sont concernées par cette opération dont 40 ont été complètement équipées et réceptionnées, et cinq le seront dans un avenir proche. APS Photo : Archives PAS MOINS de huit salles de lecture seront mises en service prochainement dans des villages par la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, a indiqué la directrice de wilaya de la culture, Nabila Goumeziane. Ces structures dont les travaux viennent d’être achevés dans les villages de Stita, Sahel, Djemaâ Saharidj, Abizar, Icherdiouen, Ouled Icher, Aït Maâlem et Agouni Yahia, seront mises en service juste après leur équipement en ouvrages et en matériel bureautique et informatique, précisera-t-elle, ajoutant que ces établissements contribueront à la promotion de la lecture publique et à son rapprochement du citoyen qui est l’un des principaux axes du plan d’action de la direction locale de la culture. M me Goumeziane a annoncé dans le même sillage que trois autres projets portant réalisation de salles de lecture au niveau de Taourirt Adem, Aït Atelli et Azouza ne tarderont pas à être lancés, les études étant déjà finalisées. La responsable a déploré, cependant, le blocage de deux autres structures similaires par les oppositions de citoyens à Maâthkas et Redjaouna. Ces deux projets seront délocalisés vers d’autres villages dans 18 S P O R T S Mardi 20 septembre 2016 LE PASSAGE DE TÉMOIN À LA VILLE DE TOKYO ENCLENCHÉ Tennis : 11 pays à la prochaine conférence africaine des administrateurs de tennis à Alger Même si elle fait moins bien qu’aux Jeux de Londres, elle ne doit pas du tout rougir de ses résultats et de la 27e place au classement général. Au contraire, elle devrait persévérer et aller de l’avant Onze pays ont confirmé leur participation à la conférence africaine des administrateurs de tennis, prévue les 21 et 22 septembre courant à l’hôtel El Biar (Alger), a appris l’APS lundi auprès des organisateurs. Il s’agit de : Bénin, Tunisie, Maroc, Congo Brazzaville, Congo Démocratique, Côte d’Ivoire, Djibouti, Mali, Sénégal, Togo et l’Algérie, pays hôte de cette conférence, qui sera marquée par la présence de plusieurs «experts de renommée mondiale», a-t-on précisé. Parmi les experts qui vont intervenir pendant cette conférence, Jaques Dupré (président Tennis Europe), Jean Pierre Dartevelle (vice-président de la Fédération française de tennis), Remy Azemar (juge arbitre à Roland Garros) et Melanie Maillard (experte à la Fédération française de tennis). Outre ces experts européens, il y aura des experts maghrébins et africains, notamment Hichem Riani (directeur général de la Confédération africaine de tennis) et Youssef Kortobi (expert à la Fédération tunisienne de tennis). Côté algérien, la conférence sera marquée par la présence d’Abdelkrim Saâdallah (directeur des équipes nationales à la Fédération algérienne de tennis), ainsi que du président de cette instance, le Docteur Mohamed Bouabdallah. «La Cérémonie d’ouverture aura lieu le 21 septembre, à 9h00, en présence du président de la Confédération africaine de tennis, Tarek Chérif, ainsi que du ministre algérien de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali», ont encore détaillé les organisateurs. Cette conférence africaine des administrateurs de tennis était prévue initialement les 19 et 20 septembre, avant d’être décalée aux 21 et 22 du même mois. Merci pour ces moments Par Samir Amroune es projecteurs se sont donc éteints sur Rio et la ville a dit adieu aux 25 es Jeux paralympiques d’été, passant le flambeau à la ville de Tokyo qui sera la première ville à accueillir les Jeux paralympiques, pour la seconde fois de son histoire après ceux de 1964, qui se dérouleront du 5 août au 6 septembre 2020 dans la capitale nippone. Tout comme les Jeux olympiques, les paralympiques sont devenus au fil des ans, une attraction tant sportive que financière avec ses 5 milliards de téléspectateurs (audiences cumulées), un véritable business où des centaines de millions de dollars sont dépensés pour pouvoir bénéficier d’un spot de quelques secondes ou de placards publicitaires. Idem pour la télévision où les droits TV ont déjà trouvé preneur, France Télévision pour 45 M d’euros et NBC (Etats-Unis) pour un montant d’un milliard d’euros. Les Jeux de Rio auront vu la suprématie de la Chine qui a dominé de bout en bout les compétitions, survolant les autres concurrents. L’Empire du milieu a pu afficher, à son compteur pas moins de 239 médailles tout métal confondus (contre 231 en 2012) dont 107 médailles en vermeil, l’unique nation présente, à dépasser la centaine de médaille en or, devant la Grande-Bretagne (147) et l’Ukraine (117) et en quatrième position les Etats-Unis (115). Il faut reconnaître que l’absence de la délégation de Russie, empêtrée dans des Photo : DR L affaires de dopage, a plané lors de ces Jeux et se terminant tragiquement pour la sélection iranienne, ainsi que toute la communauté paralympique, qui a vue un de ses cyclistes faire une chute mortelle, à quelques encablures de la ligne d’arrivée. Dimanche dernier, les drapeaux iraniens et paralympiques ont été mis en berne et une minute de silence a été observée dans le Maracana en l’honneur de l’athlète disparu, Bahman Golbarnezhad. Concernant la participation de l’équipe nationale à Rio, même si elle a fait moins bien qu’aux Jeux de Londres, elle ne doit pas du tout rougir de sa 27e place au classement général et de ses résultats. Au contraire, elle devrait persévérer et aller de l’avant et le «coup de greule» compréhensible de Samir Nouioua, juste après la course du 1 500 m, n’est qu’un cri de détresse adressée en particulier aux responsables sportifs, afin d’accorder davantage de moyens aux athlètes handisport par rapport à leurs compatriotes «valides». «Sur les pistes nous surmontons les mêmes difficultés sinon davantage», avait il déclaré. «On travaille comme les valides, on souffre comme eux et on défend le même emblème national, alors pourquoi cette indifférence à notre encontre», avait-il lâché. Le potentiel existe déjà à l’image d’Asmahane Boudjadar qui pour sa 1re participation a dominée d’une main de maître sa discipline L’Algérie s’est classée deuxième au classement des pays arabes, juste derrière la fabuleuse équipe de Tunisie qui a fait grande sensation et a surpris un grand nombre d’observateurs de spécialistes de l’handisport sachant le peu de moyens mis à sa disposition. Saluons tout de même cette formation qui a participé que dans une seule discipline à savoir l’athlétisme en offrant à son pays, 19 médailles dont 7 en or. Sur le plan africain notre sélection se classe, à la 4e place, derrière le Nigéria, la Tunisie et l’Afrique du Sud. Si le handisport n’est pas encore perçue, comme une activité à part entière sous nos latitudes, le rendez-vous tokyoïte, devra démontrer le contraire, car notre sélection nationale n’a jamais failli et répondra encore présente, pour plus de visibilité avec des podiums à foison, l’emblème national déployé d’une part et de l’autre l’hymne national entonné. S. A. FOOT/LIGUE 1 MOBILIS LFP : USMH-NAHD en ouverture de la 5e journée LA 5E JOURNÉE du championnat de Ligue 1 Mobilis de football, prévue ce week-end, s’étalera sur les journées de jeudi, vendredi et samedi, a annoncé lundi la Ligue de football professionnel (LFP), avec en ouverture un alléchant derby algérois, entre l’USM El Harrach et le NA Hussein Dey, prévu demain (à 19h00) au stade 5-Juillet. «Le match USMHNAHD se jouera sans public» en raison du huis clos qui pèse sur le club hôte a précisé la LFP, en annonçant que quatre chaudes empoignades de cette 5e journée seront retransmises en direct par les différentes chaînes de la télévision nationale. Il s’agit de CS Constantine-DRB Tajenanet, prévu le vendredi 23 septembre à 17h00, ainsi que CR BelouizdadUSM Alger, RC RelizaneJS Saoura et JS KablylieCA Batna, qui eux se joueront le samedi 24 septembre. Les matchs USMA-CRB et JSKCAB sont programmés à 17h45 alors que RCR-JSS débutera un peu plus tôt dans l’après-midi, vers 16h30. L’autre grand choc de cette 5 e journée, entre le MC Alger qui accueille le leader, le MC Oran, est prévu le vendredi 23 septembre (19h00) au stade Omar-Hamadi de Bologhine. Un match également prévu sans public, en raison du huis clos qui pèse sur Le Doyen. Le match USM Bel-Abbès-ES Sétif est prévu le samedi 24 septembre, à 19h00, au moment où le choc entre l’Olympique Médéa et le MO Béjaïa a été renvoyé à une date ultérieure, en raison de la participation des Crabes à la coupe de la Confédération africaine (CAF). Le MOB disputera en effet la demi-finale retour de la Coupe de la Confédération contre le représentant marocain, FUS Rabat, qui l’avait tenu en échec (0-0) au match aller. Le Real bat l’Espanyol (2-0), Zidane égal Guardiola LE REAL Madrid de Zinedine Zidane a enchaîné, dimanche, contre l’Espanyol (2-0) sa 16e victoire d’affilée en Championnat d’Espagne, reprenant la tête du classement et égalant le record de succès consécutifs en Liga, propriété du FC Barcelone de Pep Guardiola (2010-2011). Privé de Cristiano Ronaldo et Gareth Bale pour cette 4e journée, le Real s’en est remis à deux joueurs revanchards : le Colombien James Rodriguez, en manque de temps de jeu, a marqué d’une frappe croisée (45’+2), et le Français Karim Benzema, qui reprend le rythme après une blessure, a inscrit son premier but de la saison d’un plat du pied (71’). Bien qu’un peu poussif, ce quatrième succès en quatre journées permet au Real (1er, 12 pts) de reprendre les commandes du classement en solitaire devant le FC Barcelone (2e, 9 pts) et Las Palmas (3 e, 9 pts). L’Atletico Madrid, prochain adversaire du Barça, demain, pour la 5e journée, pointe au quatrième rang (8 pts). Surtout, cette victoire vaut au Real d’entrer dans l’histoire: avec 16 succès d’affilée en Liga, une série commencée en fin de saison dernière, l’équipe de Zidane a effacé le record du club merengue (15 victoires) qui datait de l’époque du mythique attaquant Alfredo Di Stéfano et de l’entraîneur Miguel Munoz (1960-1961). Plus près de nous, Zidane égale la série réussie par le Barça triomphant de Guardiola lors de la saison 20102011 (16 succès). Et l’entraîneur français aura l’opportunité d’établir un record absolu en Espagne en cas de 17 e succès de rang demain contre Villarreal. Championnat national de tennis (2e série) à Sidi-Fredj Le championnat national (messieurs/dames) de tennis (2 e série) se déroulera du 29 septembre au 1er octobre au Tennis Club de Sidi-Fredj, a appris l’APS hier auprès des organisateurs. «Six terrains en terre battue accueilleront cette compétition, ouverte aux tennismen de plus de 15 ans», a précisé la Fédération algérienne de tennis (FAT), coorganisatrice de l’évènement avec le Tennis Club de Sidi-Fredj. Les inscriptions ont été ouvertes hier, via le net, et se poursuivront jusqu’au «26 septembre, à 12h00», et qui sera le dernier délai pour confirmer ou bien l’engagement, ou le retrait de cette compétition. «La participation est ouverte aux athlètes qualifiés», à savoir les athlètes de la deuxième série du classement national ainsi que les quarts de finalistes du championnat national de la 3e série. Deux Wild-Cards (invitations, ndlr) sont néanmoins accordées par le Comité du championnat «sur proposition du service des équipes nationales», a annoncé la FAT, ajoutant que «les joueurs ayant atteint le stade des quarts de finale et plus seront automatiquement qualifiés pour le Championnat National de 1re série». Le tirage au sort sera effectué le mardi 27 septembre, à 17h00, au siège de la Fédération. Hamza Khelassi sera le directeur de ce tournoi, et le juge arbitre Abderrahmane Chérifa en dirigera les deux tableaux. S P O R T S Mardi 20 septembre 2016 LA CAN-2017 DÉLOCALISÉE ? CSA-MC Alger : AG élective mardi, Messaoud Terki seul candidat à la présidence L’Algérie devrait éviter toute idée hâtive de remplacement Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hadi Ould Ali, ne semble pas tenir compte du paramètre de la logistique, qui est essentielle, dans la mesure où il considère que «l’Algérie dispose d’enceintes en mesure d’accueillir de tels évènements d’envergure», même s’il précise qu’«il faudrait au préalable étudier ce cas avec les responsables du gouvernement et les parties chargées de la gestion du football algérien» Par A. Lemili e ministre de la Jeunesse et des Sports, Hadi Ould Ali, assure que l’Algérie est en mesure d’accueillir la prochaine Coupe d’Afrique des nations initialement prévue au Gabon car le rendez-vous risque de «capoter» pour les raisons politiques qui prévalent dans ce pays et surtout pour le climat de violence qui y règne depuis quelques temps. Etre au centre d’un évènement sportif de cet ordre constitue pour tout pays une satisfaction majeure en ce que celui-ci capitalise d’intérêt populaire d’abord, d’image extérieure ensuite et bien entendu d’avantages commerciaux certains...pour peu que, dans le cas de l’Algérie celle-ci soit effectivement prête. Et dans cet ordre d’idées, il ne suffit pas d’avoir des stades dans les trois ou quatre plus importantes wilayas du pays et par voie de conséquence le reste des équipements infrastructurels, notamment d’accueil (hébergement), restauration, détente et loisirs en plus évidement de sites touristiques de nature à être visités, surtout que ces sites aident à exporter l’image de marque de la wilaya donnée de façon particulière et du pays en général. Néanmoins, il pourrait ne s’agir là que d’un aspect, certes le plus important, de l’organisation car il faudrait également disposer en matière de communication de moyens technologiques, si ce n’est sophistiqués, au minimum dans les normes. Il en va de même pour les moyens de transport, non pas uniquement des formations participant à la manifestation mais Photo : DR L aussi et surtout des éventuels supporteurs qui les accompagneront. Ceci même si jusque-là, il n’existe pas une grande culture en ce sens, exception faite toutefois pour une rencontre ou un tournoi qui se déroulerait à un niveau régional à l’exemple du Maghreb. Or, la réponse faite à l’un de nos confrères par le ministre de la Jeunesse et des Sports ne semble pas tenir compte de toute cette logistique essentielle dans la mesure où Ould Ali considère que «... l’Algérie dispose d’enceintes en mesure d’accueillir de tels évènements d’envergure» et même si dans la foulée il précise qu’«il faudrait au préalable étudier ce cas avec les responsables du gouvernement et les parties chargées de la gestion du football algérien», ce qui laisse donc la nette impression que même virtuel l’engagement peut être considéré par la Confédération africaine de football, dont nul n’ignore la capacité à réagir professionnellement, en raison d’une incompétence dont il y a quand même lieu d’en parler et même de dénoncer, comme une invite officielle à l’accueil de la prochaine CAN sur le sol algérien. A notre sens, et pour des raisons conjoncturelles dont nul n’ignore la réalité et l’intensité, à savoir les difficultés économiques induites par la chute du prix du baril de pétrole, l’Algérie aurait tout intérêt à se passer de l’organisation d’un évènement d’abord coûteux et ensuite n’assurant pas automatiquement un retour sur investissement contrairement à ce qui se passe dans le cadre d’une Coupe européenne des nations, Copa America, voire de la Coupe d’Asie des nations, eu égard à la formidable manne financière charriée et à la bousculade d’annonceurs parmi les plus influents du monde du commerce et surtout du show-biz. Et puis, il faudrait le concéder honnêtement, l’Afrique n’a pas les stars dont disposent le continent européen et l’Am-Sud. Paradoxalement, et contrairement au reste du monde et bien entendu des pays du continent africain, l’Algérie est sans doute le pays à pouvoir 19 assurer une sécurité à «risque zéro» et pourquoi pas à ce que l’ensemble de la compétition se déroule dans la sérénité, sachant qu’en plus du professionnalisme des institutions en charges de la sécurité toute idée de peur et crainte est désormais évacuée chez le public algérien. Tout cela se «dégoupillera» au plus tard le 27 septembre avec la tenue de la réunion annuelle de la CAF et les cogitations de celle-ci autour de l’organisation de la compétition. Par ailleurs, un responsable de la Confédération aurait d’ores et déjà évacué d’un revers de main toute idée de sa délocalisation. Enfin pour l’anecdote, rappelons que le ministre de la Jeunesse et des Sports se rendra au chevet, le mot n’est pas trop fort, du stade 5-Juillet où la pelouse serait en mauvais état. Inutile de rappeler qu’après réhabilitation, le stade tout entier n’a été rendu au public et forcément à l’usage auquel il est destiné que le 1er mai 2015. C’est dire quand même la sortie médiatique de Hadi Ould Ali est quelque peu mal pesée. A. L. Le MC Alger tiendra aujourd’hui son assemblée générale élective pour élire le nouveau président du club sportif amateur (CSA) qui succédera à Abdelghani Mebarek, dont le mandat olympique a expiré. Un seul candidat postule à la présidence du club, en l’occurrence Messaoud Terki, membre du bureau exécutif lors du précédent mandat, a-t-on appris auprès de la commission du recueil des candidatures. Le CSA-MCA, qui détient 10% des actions de la société «le Doyen» propriétaire du club professionnel évoluant en Ligue 1 Mobilis de football, a connu le défilé de deux présidents pendant les quatre précédentes années. Ammar Brahmia, élu en 2012 à la tête du club amateur, a été évincé de son poste deux années après son élection, suite à un retrait de confiance dont il a fait l’objet de la part de la majorité des membres de l’assemblée générale. Il a été remplacé par Mebarek. Le club amateur du MCA compte plus de 20 sections sportives, mais elles sont pratiquement inactives depuis leur création en 2012. Championnat du Portugal : Première titularisation de Brahimi cette saison L’international algérien, Yacine Brahimi, a attendu la cinquième journée du championnat du Portugal pour faire sa première apparition cette saison avec son club le FC Porto revenu avec un nul (0-0) de son déplacement à Tondela dimanche soir. Brahimi a été aligné d’entrée avant qu’il ne cède sa place à un coéquipier à la 57e minute, alors qu’il n’était même pas retenu dans la liste des 18 lors des quatre précédentes journées. Le milieu offensif algérien, dont le transfert vers Everton est tombé à l’eau lors du dernier jour du mercato estival le 31 août dernier, réintègre peu à peu les plans de son entraîneur Nuno Espirito. Mercredi dernier, il avait été incorporé dans les 20 dernières minutes du match à domicile contre les Danois du FC Copenhague (0-0), pour le compte de la première journée de la phase de poules de la Ligue des champions d’Europe. Le FC Porto est troisième au classement du championnat avec 10 points, alors que Sporting Lisbonne a concédé sa première défaite de la saison sur le terrain de Rio Ave (3-1), mais reste premier avec 12 unités. COUPE DE LA CONFÉDÉRATION (1/2 FINALE-ALLER) MO Béjaïa- FUS Rabat (0-0) : les Crabes ratent le coche Le MO Béjaïa a raté une belle opportunité de prendre option pour la finale de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF), en concédant le match nul dimanche soir à domicile face aux Marocains du FUS Rabat (0-0), dans le cadre de la demi-finale (aller). La première action du match est à mettre à l’actif du FUS Rabat : Benjelloun, d’une reprise de tête, ne trouve pas le cadre (8e). Les Marocains, plus organisés et plus entreprenants en attaque durant le premier quart d’heure du match, ont donné des sueurs froides aux joueurs de l’entraîneur Sendjak, et au public béjaoui, venu très nombreux à l’occasion de cette affiche. Certainement tétanisés par l’enjeu de cette première demi-finale, les coéquipiers de Faouzi Rahal ont eu du mal à entrer dans le match. Il a fallu attendre la 29e minute de jeu pour assister à la première action des Crabes. L’Algéro-tchadien Morgan Beterogal, sert Touati, qui centre de son côté sur Rahal, dont le tir a été stoppé par le portier du FUS Rabat El-Houasli. Le dernier quart d’heure de la première période a enregistré le réveil du MOB, mais sans réel danger sur la cage du gardien de but marocain. Au retour des vestiaires, le MOB a tenté dès le début de la seconde période d’inquiéter la défense du FUS Rabat, bien menée par le longiligne Mehdi Khalis. A la 73e minute de jeu, le portier du MOB Chamseddine Rahmani a sauvé son équipe, en s’interposant au tir de Benjelloun, qui s’est présenté seul, devant la passivité de la défense béjaouie. Le coaching du coach des Crabes Nacer Sendjak, avec l’entrée en cours de jeu de Faouzi Yaya et Kamel Yesli, s’est avéré infrcuteuse puisque les deux éléments, à vocation offensive, n’ont pas réussi à booster un secteur offensif en mal d’inspiration lors de cette rencontre. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’expulsion du défenseur central Adel Lakhdari est venue compliquer davantage de la mission des Crabes, qui ont dû terminer la rencontre en infériorité numérique, ce qui ne leur a pas empêché de préserver le match nul, en attendant la décisive manche de Rabat prévue dimanche prochain. Dans l’autre demi-finale, les Tunisiens de l’ES Sahel ont été tenus en échec samedi à domicile par les Congolais du TP Mazembe (1-1). APS M A G A Z I N E Mardi 20 septembre 2016 21 PROVOQUÉS PAR LES FUMÉES DES FEUX DE FORÊTS EN ASIE DU SUD-EST 100 000 décès prématurés, selon une étude D’épaisses fumées avaient envahi plusieurs pays d’Asie du Sud-Est et provoqué des dizaines de milliers d’infections respiratoires parmi la population, ainsi que la fermeture d’écoles et l’annulation de nombreux vols Par Agence France presse es fumées toxiques provenant des gigantesques feux de forêt l’an passé en Indonésie ont provoqué la mort prématurée de quelque 100 000 personnes en Asie du Sud-Est, selon une nouvelle étude publiée hier, suscitant des appels à agir d’urgence. Des chercheurs des universités Columbia et Harward aux Etats-Unis ont estimé que 91 600 décès prématurés ont lieu en Indonésie, principalement dans les régions envahies par des fumées d’incendies, 6 500 en Malaise et 2 200 à Singapour, deux pays voisins. Cette nouvelle estimation est sans commune mesure avec les dernières statistiques des autorités indonésiennes faisant état de 19 morts l’an passé. L’étude publiée dans la revue Environmental Research Letters combine des données satellites avec une modélisation des impacts de l’exposition à la fumée et des taux de pollution mesurés dans les pays concernés. «Si rien ne change, la fumée mortelle va continuer d’avoir de terribles répercussions année Photo : DR L après année», a mis en garde Yugun Indradi, de Greenpeace Indonésie. «Ne pas agir immédiatement pour enrayer le nombre de vies perdues serait criminel», a-t-il estimé. Aucune réaction du ministère indonésien de l’Environnement n’a pu être obtenue dans l’immédiat par l’AFP. Aux yeux de Greenpeace, cette étude «révolutionnaire» effectuée pour la première fois fournit un nombre détaillé de décès attribués aux feux de forêts l’an passé, ajoutant cependant qu’il s’agissait d’une «estimation prudente». Seuls les impacts sur la santé des adultes et les effets dangereux des particules fines PM 2.5, qui peuvent se loger dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires, ont été pris en compte. L’effet sur les plus jeunes ou d’autres toxines provenant des incendies n’a pas été examiné. Quelque 2,6 millions d’hectares de forêts tropicales en Indonésie sont partis en fumée l’an passé, à la suite d’incendies allumés pour l’essentiel illégalement afin de défricher et de fertiliser des terres, surtout pour accroître les plantations d’huiles de palme, dont l’archipel est le premier producteur mondial. D’épaisses fumées avaient envahi plusieurs pays d’Asie du Sud-Est et provoqué des dizaines de milliers d’infections respiratoires parmi la population, ainsi que la fermeture d’écoles et l’annulation de nombreux vols. Des incendies de forêts ont été recensés à nouveau cette année en Indonésie, en particulier sur les îles de Sumatra et Kalimantan - les plus touchées - mais l’impact semble pour le moment nettement inférieur à celui de l’an passé, notamment en raison d’importantes précipitations inhabituelles pendant la saison sèche. AFP APRÈS AVOIR ÉTÉ CONSIDÉRÉE À TORT COMME UN INDIVIDU DE SEXE MASCULIN Elle est enfermée par erreur en prison avec 40 hommes SON calvaire débute lorsqu’elle est incarcérée dans une prison pour femme. Mais après plusieurs examens médicaux, ces derniers concluent qu’elle ne dispose pas «des caractéristiques typiques d’une femme». Un autre examen effectué par des infirmiers du comté de Miami Date en arrive à la même conclusion. «Cette identification était outrageusement incorrecte», s’indignent ses avocats. Fior, âgée de 40 ans, est toutefois envoyée dans une prison pour hommes dans laquelle elle affirme avoir été enfermée avec 40 individus de sexe masculin. Durant ce séjour, elle explique avoir été victime de harcèlements et subi des menaces de viols. En guise d’exemple, la femme de 54 ans prétend qu’un jour, alors qu’il l’enfermait, un employé de la prison lui aurait dit en espagnol : «Tu auras de la chance si tu survis jusqu’à demain». A plusieurs reprises, elle passe des examens de ses parties génitales qui sont alors photographiées. Puis, elle est finalement transférée dans une cellule individuelle, mais dans laquelle des gardiens lui auraient ordonné de se déshabiller pour la photographier en lui lançant des regards lubriques, rapporte sa plainte. La prison de Miami consent finalement à réexaminer son dossier et reconnaît son erreur. Les chefs d’inculpations sont retirés quelques mois plus tard et Fior Pichardio peut rentrer chez elle, en République Dominicaine. Mais «Pichardo souffre encore aujourd’hui», selon sa plainte qui énumère ses séquelles morales, notamment «une détresse émotionnelle» et «la peur d’être violée» ou tuée. Pire, avocate de profession, la plaignante est humiliée aussi dans l’exercice de sa fonction en République Dominicaine, où les faits ont été révélés poursuit la plainte. Mère de trois enfants, Fior Pichardo, avait été arrêtée en novembre 2013 aux Etats-Unis pour des faits liés au trafic de drogue. Elle réclame désormais 750 000 dollars de dommages et intérêts. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme boucle son refinancement LE PREMIER ministre canadien Justin Trudeau et le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon bouclaient samedi à Montréal le refinancement triennal du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Les gouvernements, les partenaires privés et les organisations non gouvernementales veulent lever 13 milliards de dollars pour financer, entre 2017 et 2019, les traitements pour éradiquer ces épidémies d’ici 2030. «Nous célébrons 15 ans de réussite mais nous sommes à la recherche de plus de succès encore dans les prochaines années clés», a déclaré Ban Ki-moon samedi au deuxième jour de la conférence de refinancement du Fonds mondial de lutte contre ces trois épidémies. Le Fonds mondial revendique 22 millions de vies sauvées et plus de 300 millions d’infections évitées, grâce à plus de 30 milliards de dollars déjà déboursés. «Si nous agissons, nous pouvons éliminer les épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme d’ici 2030», soit l’objectif fixé par les Nations unies, a indiqué le Premier ministre canadien. En cas de succès, le monde fera un grand pas vers la réduction de la pauvreté, trop souvent associée à la maladie, a-t-il ajouté en substance. «Nous sommes maintenant au point d’inflexion» de la lutte contre ces épidémies, a souligné le directeur général du Fonds mondial Mark Dybul. «Nous pouvons être la génération qui va garder sous contrôle ces épidémies». Mais «nous avons encore beaucoup de travail pour endiguer ces épidémies», a déclaré de son côté Bill Gates. Le milliardaire et philanthrope, dont la fondation a déjà abondé à hauteur de 1,6 milliard au Fonds, s’est dit «optimiste» car «la science est de notre côté». Plusieurs chefs d’Etat ou de gouvernement, comme le Sénégalais Macki Sall, le Malien Boubacar Keita ou l’Ivoirien Alassane Ouattara, ont rappelé l’urgence de sauver des vies. Les représentants des pays donateurs se sont succédé à la tribune pour annoncer leurs engagements. Au total, la collecte des 13 milliards de dollars pour la période 2017-2019 devait être conclue samedi. Les Etats-Unis sont en tête des donateurs avec 4,3 milliards de dollars, suivis par la France (1,08 milliard d’euros), l’Allemagne (800 millions d’euros), le Japon (800 millions de dollars) et le Canada (600 millions de dollars). APS www.latribunedz.com LE PRÉSIDENT DE L’AUTORITÉ DE RÉGULATION DE L’AUDIOVISUEL : Mardi 20 septembre 2016 MÉTÉO «Les 53 chaînes TV privées offshore sont concernées par le cahier des charges» Centre Max. 27° ensoleillé Min 18° Ouest Max. 24° Plutôt Min 14° ensoleillé Est Max. 26° ensoleillé Min 14° Sud Max. .38° ensoleillé Min 26° Par Rédaction nationale e président de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV), Zouaoui Benhamadi, a souligné hier, cité par l’APS, qu’«il est plus que nécessaire de mettre de l’ordre dans l’audiovisuel, conformément aux lois en vigueur et au cahier des charges afin de rationaliser ce secteur». M. Benhamadi qui intervenait à la Chaîne III de la Radio nationale, dira que «la loi ne fait pas de différence» entre les chaînes de télévision relevant des secteurs public ou privé, précisant que le cahier des charges sur l’audiovisuel prévoit une «mise à niveau devant s’opérer dans les prochains mois, dans le but de mettre toutes les chaînes sur le même pied d’égalité». «Les chaînes TV qui existent déjà vont devoir se conformer au cahier des charges et refaire ainsi le parcours pour devenir des chaînes à la fois légales et avec une adresse définie tout en les soumettant aux lois du pays que ce soit sur les plans économique, financier ou social», a-t-il expliqué. Rappelant que 53 chaînes TV algériennes privées émettent actuellement en offshore, M. Benhamadi fait observer que «tout ce qui est diffusé et destiné à l’Algérie ne peut pas échapper à l’appréciation de l’Arav». «Il est vrai que ces chaînes émettent en dehors de l’Algérie, mais elles sont fabriquées à partir d’adresses et de studios situés en Algérie. En ce sens, le cahier des charges s’adresse aussi à ces chaînes». Il a en outre précisé que «l’Arav ne peut être considérée ni comme un gendarme, ni comme un arbitre [...], son travail va dans le sens du renforcement de l’expression démocratique et non dans la limitation de la parole». «Pour le reste, l’Algérie dispose de lois dans divers domaines notamment contre la diffamation, l’atteinte à la sécurité du pays ou la protection L Source http://fr.weather.yahoo.com Horaires des prières Fedjr...........05.08 Echourouk ...05.40 Photo : DR de l’enfance», a-t-il dit. «L’Arav ne saurait se substituer à la justice, mais elle demeure un instrument au service de la justice», a encore expliqué M. Benhamadi, précisant toutefois que l’Autorité qu’il préside a le droit de porter un jugement sur tout ce qui est diffusé et a aussi le devoir de parvenir à contribuer à la fabrication des programmes, notamment en ce qui concerne l’enfance, la religion, la culture, etc. A une question sur la création de nouvelles chaînes de télévision et le «lobby de l’argent» dans le secteur, M. Benhamadi dira qu’«à l’heure actuelle, il n’y a aucune demande dans ce sens». Néanmoins, «aucune préférence ne sera accordée à un investisseur disposant de moyens financiers». «La loi exige la présence de professionnels parmi les détenteurs du capital ainsi qu’au sein du staff et des organes dirigeants des institutions de communication», a-t-il précisé, soulignant que celui ayant fait fortune dans un créneau économique déterminé, ne peut pas faire de même dans le secteur de la communication. S’agissant de l’indépendance de l’Arav, M. Benhamadi a indiqué que la volonté du Président «était de faire de cette Autorité une institution indépendante. L’Arav ne dépend de personne et fait partie de l’autorité de l’Etat qui s’exerce indépendamment du pouvoir exécutif et des autres formes d’orientations ou de pressions...». S’agissant du bilan de l’Autorité, il a rappelé que l’Arav n’a même pas trois mois d’existence et vient à peine de commencer à travailler. «Laisseznous travailler et montrer ce que nous pouvons faire. Si avec ou sans l’Arav les choses demeurent les mêmes, cela veut dire que nous avons échoué», a-t-il dit. Par ailleurs, M. Benhamadi a évoqué «le déchaînement moralement inacceptable» contre la ministre de l’Education, Nouria Benghabrit, appelant ainsi à «respecter les règles du journalisme». Relevant que cela a pris une «allure de quasi-lynchage», il a indiqué qu’«avant de réagir, l’Arav est en train de travailler pour collecter tout ce qui est condamnable». «Certains médias ont pris une habitude qu’il faut corriger», a-t-il déploré, relevant qu’ils «mériteraient d’être rappelés à l’ordre». R. N. Cital passe une commande de 280 millions de dinars Mohamed Rahmani UN COMMUNIQUÉ de Cital parvenu hier à notre rédaction régionale d’Annaba annonce une commande d’un montant de 280 millions de dinars passée auprès de Hiolle-Industrie-Algérie pour la fourniture d’armoires électriques et coffres équipés pour les tramways de Mostaganem. Cette deuxième commande, après celle de 100 millions de dinars passée auprès du même fournisseur en mars dernier pour la livraison d’équipements câblés destinés aux tramways Citadis de Sidi Bel-Abbès et Ouargla, est prévue pour décembre 2016. Hiolle-Industrie-Algérie, une joint-venture entre cette dernière et Arilec et Somafe, déjà installée sur le site d’assemblage d’Annaba compte y répondre dans les délais fixés et ce, en renforçant ses Maghreb ....18.52 Icha ............20.11 Destruction de 4 casemates et 4 bombes artisanales ARMOIRES ÉLECTRIQUES ET COFFRES ÉQUIPÉS POUR LES TRAMWAYS De notre correspondant à Annaba Dohr...........12.42 Assar ..........16.11 capacités avec le recrutement de 30 nouveaux câbleurs et techniciens de contrôle qui seront formés sur le site. L’investissement de cette entreprise concernera subséquemment un banc-test ultra moderne pouvant prendre en charge et tester en continuité et en diélectrique plus de 2000 points de connexion. M. Henry Bussery, président de Cital pour qui ce contrat est l’aboutissement d’un travail accompli dans la création d’un tissu solide de sous traitances locales, commente cette coopération en affirmant : «Cital est fière de cette conclusion heureuse qui peut être considérée comme un pas vers un avenir industriel très satisfaisant.» Ce qui est intéressant dans cette joint-venture est que l’association de ces 3 entreprises pourrait être le point de départ d’une véritable relance de l’industrie ferroviaire avec en prime un transfert technologique dont bénéficierait les jeunes techniciens et ingénieurs algériens qui s’approprieraient ces techniques, les maîtriseraient et seraient ainsi à même d’initier et de former d’autres. Les entreprises sous traitantes, à leur tour, pourraient se perfectionner et s’adapter aux exigences de l’industrie ferroviaire en fournissant des équipements fiables et contrôlés de sorte à devenir plus tard incontournables dans cette activité relativement nouvelle. Pour rappel, Cital-Annaba en plus de ses activités d’assemblage s’occupe de la maintenance des tramways d’Alger depuis 2010, d’Oran depuis 2013, et Constantine depuis juin de la même année. Prochainement la maintenance des tramways de Sidi Bel-Abbès Ouargla, Mostaganem et Sétif sera également assurée par Cital. M. R. Quatre casemates et quatre bombes de confection artisanale ont été détruites par des détachements de l’Armée nationale populaire (ANP) à Tizi Ouzou, Boumerdès, Aïn Defla et Batna, a indiqué, hier, un communiqué du ministère de la Défense nationale. Par ailleurs, un détachement de l’ANP a arrêté, en coordination avec les services de la Sûreté nationale, cinq narcotrafiquants à Béchar, tandis qu’un autre détachement a intercepté sept contrebandiers à Tamanrasset et saisi un véhicule tout-terrain et sept détecteurs de métaux. A Tlemcen, Mostaganem et El Bayadh, des éléments des Gardes-frontières et de la Gendarmerie nationale ont arrêté contrebandiers et saisi 960 litres de carburant, 2 180 unités de différentes boissons ainsi que deux véhicules utilitaires. D’autre part, 39 immigrants clandestins ont été arrêtés à In Amenas, Tlemcen et Relizane. Saisie de plus de 6 000 psychotropes à Oran La section de lutte contre le trafic de drogue de la Sûreté de wilaya d’Oran a saisi, en début de semaine courante au centre-ville d’Oran, 6 130 comprimés psychotropes. L’opération a permis d’arrêter deux personnes âgées de 25 et 35 ans. Agissant sur informations parvenues à la section de lutte contre le trafic de drogue, les membres de la sûreté ont mis en œuvre un plan bien étudié qui a permis de mettre un terme à l’activité des deux mis en cause, dont l’un était poursuivi par la justice dans une autre affaire criminelle et faisait l’objet d’un mandat d’arrêt prononcé par les instances judiciaires compétentes. La quantité de psychotropes saisie a été découverte à l’intérieur des domiciles des accusés où les enquêteurs ont saisi également une quantité de kif traité, des armes blanches et une somme de plus de 2 millions de dinars. Plus de 1,24 tonne de kif saisie au Sud-ouest depuis janvier Plus de 1,24 tonne de kif traité et 11 448 comprimés de psychotropes ont été saisis par les brigades mobiles des Douanes depuis le début de 2016, à travers les wilayas du sudouest du pays. Selon la direction régionale de cette institution à Bechar, ces saisies, opérées à travers les wilayas de Bechar, Adrar, Tindouf, Naâma et El-Bayadh dans le cadre de la lutte contre les réseaux de trafiquants de drogues et de contrebande, représentent une valeur marchande de plus de 128 millions de dinars. Une quantité de 67 820 litres de carburant destinés à la contrebande a été également saisie par les douaniers dans le cadre des opérations de lutte contre les réseaux de contrebande. Ordres de coupures de l’électricité pour 18 communes à Tizi Ouzou La direction de Tizi Ouzou de la Société de distribution d’électricité et de gaz du centre (SDC), a établi des ordres de coupures pour 18 communes de la wilaya, suite au non payement par les Assemblées populaires communales (APC) de leurs créances de consommation d’énergie électrique, a-t-on appris, hier du directeur. Il a indiqué que la direction de Tizi Ouzou de la SDC, a lancé depuis juin dernier une opération de recouvrement des créances qu’elle détient auprès des 67 communes de la wilaya et qui totalisent 200 millions de dinars. Décès d’un 10e hadji algérien à La Mecque Un hadji algérien est décédé dimanche soir à son hôtel à La Mecque, selon le responsable de la mission algérienne du Hadj et de la Omra. Originaire de Souk Ahras, le défunt du nom de Moustafa Loudjani (75 ans), est décédé de mort naturelle. La mission algérienne du Hadj déplore, depuis le début de la saison du hadj, dix décès dont quatre femmes, la plupart d’entre eux morts suite à une asthénie. Air Algérie reprend ses vols au départ et vers Sétif à partir du 1er octobre La Compagnie nationale Air Algérie a annoncé hier dans un communiqué que la reprise de ses vols au départ et vers Sétif se fera à compter du 1er octobre prochain. La reprise des vols au départ et vers Sétif interviendra suite à la réouverture de l’aéroport de cette ville, précise la même source. La piste de l’aéroport de Sétif a été réhabilitée et renforcée sur un linéaire de 2,9km, permettant d’accueillir les grands avions de ligne, chose qui n’était pas possible auparavant. Les travaux de réhabilitation ont duré quatre mois. Le ministère de l’Education este en justice l’Organisation nationale des parents d’élèves Le ministère de l’Education nationale se défend des accusations portées à son encontre et décide de poursuivre en justice l’Organisation nationale des parents d’élèves, l’accusant d’inciter les enfants à boycotter les cours et de propager des rumeurs infondées. Une pratique «contraire aux dispositions de la constitution sur l’enseignement obligatoire entre 6 et 16 ans», a affirmé hier l’inspecteur général du département ministériel, Messeguem Nedjadi, lors d’une conférence de presse tenue au siège du département ministériel. Le représentant de Mme Benghabrit a accusé formellement l’organisation des parents d’élèves d’agir de façon à déstabiliser le ministère et d’avoir des visées purement politiques. Raison pour laquelle le département ministériel a jugé urgent de la stopper dans sa démarche que beaucoup qualifieraient de destructrice. «L’Etat est responsable de la scolarisation des enfants. L’appel de l’organisation au boycott de l’école est un appel à la division», s’indigne le conférencier. Poursuivant sur le même ton, il dira que «l’Organisation obéit à une tendance politique et se souciait peu de l’intérêt de l’élève», voulant pour preuve le fait qu’elle «n’a pas signé la charte d’éthique du secteur de l’éducation».