Satellimag n°1
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Satellimag Un lundi sur deux, les hommes & entreprises de médias Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 SOMMAIRE page Zoom Interview Mouvements Programmes Prestataires Producteurs Producteurs Conventions collectives L’unité fiction de France 2 Quand TF6 recrute des têtes d’affiche entretien avec Fabrice Bailly & Frédéric de Vincelles de TF6 / Série Club Y. Bigot, F. Tron, E. Boccon-Gibod... M. Multigner, D. Kessler, A. Le Garrec... I. Parize, G. Lafarge, F. Guilbeau .. P. Dauvin, C. Fremaux, J. Tenret... A. Lemarchand, L. Carozzi, C. Sabot, S. Martin-Renaud... O. Fisch, J.-F. Busnel, M. Réus... H. R. Gall, F. Avilès D. Racle... C. Colonna, A. Durupty, J. Coubert La famille recomposée des Maternelles Les chroniqueurs de Ça balance à Paris Alexis Lavillat, France Truc A Prime Group, Murielle Levy ACT 4 Productions, Pascal Légitimus La demande d’extension de la convention collective signée par l’ACCeS Le rapport Martin-Lalande D’ONPP à Soyons directs : A.Trégarot Interview Que sont-ils devenus ? M.-E. Chamard & Ph. Kieffer PA Les petites annonces 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 E D I T O Souvent, en annonçant une nomination dans Satellifax, nous avons eu envie d’aller plus loin, de nous interroger sur le parcours de telle ou telle personnalité. En évoquant une nouvelle émission, d’en savoir plus sur ceux qui y contribuent. En parlant d’une production, de revenir sur l’ensemble du travail du producteur. En faisant état d’une nomination à la tête d’un service, de parler des collaborateurs qui y travaillent ou de faire un point sur un organigramme complet. Un exercice que le format quotidien ne permet pas. C’est donc l’objet et l’enjeu de Satellimag, qui a pour ambition d’apporter un regard différent et complémentaire sur celles et ceux qui font le monde de l’audiovisuel. 15 16 Satellifax est, pour beaucoup de nos lecteurs, avec le café, le premier réflexe du matin. Notre ambition est de faire aussi de Satellimag un outil de référence qui vous deviendra très vite indispensable et, ainsi, de continuer à mériter votre confiance. 17 Faites-nous part de vos remarques et de vos suggestions. Nous sommes à votre écoute. 13 14 14 17 18 19 20 Joël Wirsztel directeur de la rédaction Satellimag / Satellifax [email protected] Zoom sur... Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 2 ...l’unité fiction de France 2 Perrine Fontaine a remplacé en mai dernier Laurence Bachman à la direction de l’unité fiction de France 2. Quatre conseillers de programmes sont toujours présentsa: Marie Dupuis d’Angeac, Jean-François Luccioni, Delphine Wautier et Marie-Hélène Humbert-Losada. Deux ont rejoint la chaînea: Kat Jean-Joseph et Stéphane Strano. Deux l’ont quittée : Cécile Roger-Machart et Guillaume Renouil. ARRIVÉES Kat Jean-Joseph Kat Jean-Joseph fait ses débuts à France Inter. De 1986 à 1990, elle est chargée des relations avec les auditeurs puis secrétaire de rédaction à l’information. Elle rejoint Myriam Bru dans sa société d’agents de comédiens et d’auteurs, et enchaîne avec la société d’agents artistiques Jean-François Pignard de Marthod (JFPM) où elle reste trois ans de 1991 à 1994. Elle travaille en freelance pour StudioCanal en assurant des casting voix, avant de devenir directrice artistique sur les plateaux de doublage, toujours pour StudioCanal. En 1998 elle créée Wib, une société d’agent artistique. Le 30 août dernier, à 41 ans, appelée par Perrine Fontaine, elle rejoint Francea2. Stéphane Strano Profil littéraire, de formation universitaire, Stéphane Strano débute à France 2 en tant que lecteur ; il travaille pour Nicolas Traube, alors directeur de la fiction, puis pour son successeur Laurence Bachman. Engagé en 2000 par Son et Lumière, il y est directeur littéraire, chargé de développer de nouveaux projets, en particulier pour M6 et Francea2. Quelques mois plus tard, il rejoint K’ien Productions (David Kodsi) et travaille en tant que directeur littéraire ou producteur artistique sur Un homme par hasard réalisé par Edouard Molinaro pour TF1, L’adieu, une mini-série sur la guerre d’Algérie pour France 2, Quelques jours entre nous réalisé et écrit par Virginie Sauveur pour Arte, L’homme qui venait d’ailleurs, ou encore Suzie Berton pour France 3. A 33 ans, il est sollicité par Perrine Fontaine pour intégrer l’équipe de la fiction de France 2. Il est en poste depuis le 30 août dernier. Rappelons le parcours de Perrine Fontaine : Titulaire d’une maîtrise de droit des affaires à Paris I, Perrine Fontaine est documentaliste en freelance dans l’édition et dans l’audiovisuel pendant plusieurs années. Elle devient ensuite directrice littéraire de l’émission Caméras continentales diffusée sur France 3. En 1994, elle rejoint la chaîne, en qualité de conseiller de programmes pour la fiction, chargée des téléfilms unitaires du samedi soir. D’octobre 1996 à décembre 1998, elle est conseiller de programmes pour la fiction à France 2 ; elle suit plus particulièrement les séries La Kiné, Les Monos, ainsi que plusieurs mini-séries romanesques du lundi soir et des téléfilms unitaires. A l’automne 1999, elle est nommée directrice de la fiction de France 3 ; elle est notamment à l’origine des téléfilms Mata-Hari, Les faux-fuyants, Ruy Blas, et des séries Fabien Cosma et Famille d’accueil. D E PA R T S Cécile Roger-Machart a rejoint Capa TV pour développer de nouveaux projets aux côtés de Claude Chelli, sous la direction d’Hervé Chabalier. Cécile Roger-Machart commence sa carrière au service jeunesse de TF1, avant la privatisation de la chaîne en 1987. De 1977 à 1987, elle y produit de nombreuses émissions. Lors de la privatisation de la chaîne, elle rejoint Georges Benayoun et Paul Rozenberg chez IMA pour s’occuper de la fiction jeunesse (Les compagnons de l’aventure, Fantômette ou encore Classe Mannequin pour M6). Elle évolue ensuite vers la fiction adulte avant de rejoindre Laurence Bachman au sein d’Alya en 1997. Elle produit alors la série Marie Lester destinée à France 3. Trois ans plus tard, Cécile Roger-Machart rejoint Laurence Bachman qui prend la direction de la fiction à France 2. Elle suit alors les productions des séries P.J. et Les enquêtes d’Eloïse Rome, ainsi que les fictions de prestige Napoléon, Lagardère, A cran, ou encore Robinson Crusoé ou quelques unitaires du mercredi. Cécile Roger-Machart a pris ses fonctions chez Capa TV le 20 septembre dernier. Elle mettra à profit sa connaissance des formats de fiction, qu’elle a pratiquement tous produits : des fictions jeunesse de 26’, des sitcoms de 26’, des 90’ et des séries de 52’. Guillaume Renouil est parti chez JLA. Né en 1969, Guillaume Renouil sort de Sup de Co Toulouse en 1991, avant de poursuivre ses études avec un MBA à l’université de Warwick en Grande-Bretagne. Il fait ses débuts dans l’industrie automobile, au service financier de Ford Europe puis de Ford France. Après quatre années chez Ford, il décide de reprendre ses études et réussit le concours de la Femis section production. De 1998 à 2000, parallèlement aux deux dernières années de l’école, il travaille chez Alya sous le direction de Laurence Bachman. Quand elle devient directrice de l’unité fiction de France 2, en janvier 2000, il la rejoint six mois plus tard. Depuis le 16 juin, Guillaume Renouil a pris ses fonctions chez JLA, sous la direction de Jean-Pierre Dusséaux, le directeur de la création. Il travaille notamment sur Les Rois Maudits, une fiction en 5x90 minutes, projet qu’il avait déjà suivi à France 2. Rappelons que Laurence Bachman a quitté en mai la direction de l’unité fiction de France 2. Elle prend ses fonctions chez Telfrance le 4 octobre. Au coeur des chaînes Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 3 Quand TF6 recrute des têtes d’affiche Pour sa rentrée 2004, TF6 compte sept animateurs. Sébastien Cauet, Céline Balitran, Anne-Gaëlle Riccio, Olivier Minne, Sandra et Sébastien Folin rejoignent Frédéric Joly sur l’antenne de la chaîne. Série Club accueille pour une semaine spéciale le couple Flament-Castaldi. Entretien avec Fabrice Bailly et Frédéric de Vincelles, respectivement directeur général et directeur général délégué de TF6 et Série Club. Quel est l’objectif d’une telle campagne de recrutement ? FV. La stratégie de TF6, c’est de prendre le contre-pied des autres chaînes thématiques, voire, en oubliant l’humilité, d’être en avance. Lors de la création de la chaîne il y a quatre ans, on a commencé avec une émission de télé-réalité très ambitieuse là où les autres chaînes ne proposaient que peu de productions. Et puis on a réduit le rythme l’an dernier en ne conservant que Menteur et le Hit TF6. Aujourd’hui, alors que les autres chaînes réduisent leur volume de production, nous relançons la machine. Relancer les productions impliquait d’engager de nouvelles têtes ? FV. Parce que TF6 est une chaîne généraliste et de divertissement, nous avons souhaité recruter des animateurs de divertissement. Ils ne sont donc ni journalistes ni présentateurs de magazine, ce sont des professionnels du divertissement. Ils appartiennent tous à la même tranche d’âge, il y a presque autant de filles que de garçons. La photo de famille de nos animateurs, c’est un peu celle des Friends. Ils sont le reflet de notre public : 15-49 ans (avec un cœur de cible sur les 15-34 ans). Le parcours de Fabrice Bailly Diplômé d’HEC, Fabrice Bailly fait ses débuts à TF1 en 1992, en tant qu’administrateur au service des acquisitions. En 1999, il est nommé directeur adjoint. L’année suivante, il prend la direction générale du projet TFX, (groupe TF1), qui devient TF6 après la fusion avec le projet du groupe M6 en septembre 2000. La chaîne TF6, détenue à 50/50 par TF1 et M6 est lancée en décembre 2000. Pourquoi avoir privilégié des animateurs connus ? FV. Si on peut avoir des têtes connues qui nous rejoignent, on n’est pas contre. Mais il y a surtout la demande des animateurs. Quand ils sont déjà présents sur le hertzien, ils viennent sur les chaînes du câble et du satellite pour chercher des expériences originales ; s’ils nous choisissent parmi les 120 chaînes qui existent, c’est sans doute aussi qu’ils y trouvent un intérêt ! Parmi tous les animateurs qui frappent à notre porte, nous choisissons des visages à l’image de la chaîne. TF6, c’est du « easy-watching », on ne demande pas aux téléspectateurs de réfléchir, pourvu que le plaisir soit là. Cauet par exemple est particulièrement emblématique de cet esprit. Cauet lui-même vous a démarchés... FV. Oui, il est venu nous voir une fois parti de MCM. A vrai dire, ça fait déjà quelques années qu’on cherchait à travailler avec lui. Bien avant La méthode Cauet (TF1), on lui avait déjà fait passer des castings, notamment sur Menteur. Cette saison, la captation de sa matinale sur Fun Radio, sera renforcée, avec plus de coulisses. Pour vous donner un autre exemple, Frédéric Joly nous a proposé luimême un programme qu’il produit, L’année people, une rétrospective des grands événements people. La télé-réalité est une nouvelle agence de recrutement pour vous ? FV. C’est en effet devenu un moyen assez efficace, ça permet à des patrons de chaîne de repérer des nouveaux visages. Mais Sandra (exbachelorette) est surtout animatrice depuis 18 mois, et Céline Balitran (exFermière) s’est avérée très naturelle, c’est une très bonne surprise ! Nous avons déjà enregistré cinq émissions, produites par notre principal partenaire : Studio 89. Les quatre producteurs de TF6 : Be Aware Productions, société de Sébastien Cauet Studio 89, une filiale de M6 dirigée par Jérôme Fouqueray et Florence Duhayot. 909 Productions : soiciété de Frédéric Joly O’Productions : Antoine Henriquet et bientôt Flavie Flament avec sa société 2F Productions pour le classement des 50 séries. Le coût de la grille de TF6 est-il en augmentation ? FB. Non, il est stable. Flavie Flament et Benjamin Castaldi arrivent sur Série Club... FB. Ils ne seront pas récurrents sur la chaîne, ils viennent seulement à l’occasion du classement des 50 séries préférées des Français. Avec un sujet aussi fort, il nous fallait un couple d’animateurs fort. Et puis surtout, ils s’impliquent dans le projet puisque c’est 2F productions, la société de Flavie Flament, qui produira cette série de cinq soirées programmées en janvier. Le parcours de Frédéric de Vincelles Titulaire d’une maîtrise de droit, diplômé de l’IEP de Paris, Frédéric de Vincelles fait ses débuts en 1994 chez Deloitte & Touche. Il audite en particulier des radios, et en 1998, il intègre Fun radio en qualité de directeur des réseaux de Fun Radio et de RTL 2. En 2000, il succède à Jérôme Fouqueray à la direction de Fun TV. Un an plus tard, il est également directeur de M6 Music. Le 1er janvier 2003, il devient directeur adjoint de TF6 / Série Club. Diffuseurs Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 4 France 2 TF1 Yves Bigot , nommé le 10 septembre au poste de directeur des programmes de France 2, prend la succession de François Tron. Placé sous l’autorité du directeur général Christopher Baldelli, il définira et assurera la mise en œuvre de la politique de programmes de la chaîne « avec l’ensemble des Unités de Programmes, à compter du 13 septembre 2004 ». Né en 1955, il fait ses premiers pas à la radio, sur Europe 1 où il reste 17 ans. Journaliste, animateur, réalisateur puis programmateur, il rejoint France Inter en 1990 pour prendre en charge la programmation musicale de la station. Il y est également animateur et producteur. Par ailleurs, il travaille pour la BBC, pour Antenne 2, et Canal+ à partir de 1988. De 1992 à 1994, il est directeur général adjoint de Fnac Music Production, avant de prendre la direction générale de Phonogram devenu Mercury. En 1997, il devient directeur d’antenne de Sport O’FM, et, parallèlement, président des Victoires de la musique. Depuis 1998, Yves Bigot était directeur artistique de l’unité variétés, jeux, divertissements de France 2. Il est toujours président bénévole du FAIR (Fonds d’action et d’initiative rock), et ce depuis 1993. François Tron a quitté la direction des programmes de France 2 le 1er octobre. Né en 1953, François Tron est titulaire d’une maîtrise de droit international et européen et d’un DEA de droit international public et privé. Dès 1981, il est responsable de la communication d’entreprise de Radio France. Deux ans plus tard, il devient chargé de mission auprès du directeur général de Radio France, avant d’être nommé conseiller à la présidence de 1985 à 1988. Pendant les trois années qui suivent, il est directeur du développement et des études de Radio France, secrétaire général du comité stratégique et viceprésident de l’organisme de radiotélévision des J.O. d’Albertville. De 1991 à 1993, il est directeur de la communication de FR3, puis responsable de l’unité spectacles, variétés, divertissements, musique, théâtre pendant dix mois. En 1995, il est nommé secrétaire général de l’antenne et des programmes de France 3. Il occupe les mêmes fonctions à France 2 de juin 1996 au début de l’année 1998, époque à laquelle il devient conseiller du président de France Télévisions pour l’élaboration du plan stratégique du groupe et pour le cinéma et les programmes. De 2000 à 2001, il est directeur délégué à la direction de la stratégie et des programmes du groupe, et directeur des études. Il a été nommé directeur des programmes de Francea2 en juillet 2001. Il est également professeur à l’Iserp depuis 1998. Edouard Boccon-Gibod a été nommé, le 2 septembre dernier, directeur de la communication et des relations extérieures de TF1, sous l’autorité d’Etienne Mougeotte. Il remplace Olivier Fisch, nommé dg de TPS Star (voir p.10). Il était secrétaire général de l’antenne. Il conserve la responsabilité des relations entre la direction générale de l’antenne et le CSA ainsi que les institutionnels ; il continue également de représenter TF1 lors des discussions avec les organisations professionnelles. Né en 1965, diplômé de l’IEP de Paris en 1987, Edouard Boccon-Gibod intègre le service juridique du CSA en 1990, en tant que chargé de mission au service juridique du CSA. Il rejoint le Groupe TF1 en 1992 en qualité de conseiller juridique de TF1 Publicité. Puis il est chargé de mission auprès du secrétaire général de la chaîne, avant de devenir directeur adjoint à la direction générale de l’antenne en charge des relations contractuelles de l’antenne, et enfin secrétaire général de l’antenne. Franck Firmin-Guion, directeur des émissions de flux, s’est vu confier la gestion contractuelle des émissions de flux Jean-François Lancelier, actuellement directeur de l’antenne, est chargé de la conformité des programmes. M6 Myriam Multigner est nommée directrice de la communication du groupe M6. Michèle Lourdelle quitte le groupe M6 après 16 ans à la direction de la communication du groupe. Née en 1963, Myriam Multigner débute sa carrière au sein du groupe Printemps. Elle y est responsable des relations publiques et des relations avec la presse de Prisunic S.A.. En 1991, elle devient directeur conseil au département grande consommation de l’agence Edelman Public Relations Worldwide. En 1994, elle rejoint le groupe Le Parisien avant d’en devenir la directrice de communication interne et externe en 2002. Elle prend ses fonctions le 11 octobre prochain, 10 jours après le départ de Michelle Lourdelle. Sylvia Kahn-Einhorn a été nommée directrice déléguée aux documentaires et magazines de M6, sous la direction de Régis Ravanas, le directeur général adjoint des programmes. Auparavant, elle était chef de projet sur des émissions de divertissement, en particulier Nouvelle star. Elle avait auparavant travaillé chez Endemol notamment sur Des moments de vérité, programme dont elle était productrice. Diffuseurs Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 5 Médiateur de France Télévisions France Télévisions L’arrivée de David Kessler à France Télévisions, en qualité de conseiller auprès du président a été confirmée le 28 septembre. Il a en charge « l’harmonisation des programmes des chaînes, les opérations exceptionnelles, les questions relatives au handicap, à l’intégration, les achats du groupe et les études ». Il est également « plus particulièrement chargé de développement culturel des programmes du groupe France Télévisions ainsi que du suivi pour le groupe des missions de service public des chaînes ». La direction de la stratégie des programmes, rattachée au directeur général Ghislain Achard, est mise à la disposition de David Kessler. Né en 1959, David Kessler est titulaire d’un DEA et agrégé de philosophie. Après quelques années d’enseignement en lycée, il intègre l’ENA. A sa sortie en 1989 (promotion Liberté-égalitéfraternité), il est auditeur puis maître des requêtes au Conseil d’Etat, et devient, en 1992, commissaire du gouvernement auprès de l’assemblée du contentieux de l’institution. Il est ensuite secrétaire général du conseil supérieur de l’Agence France Presse pendant deux ans, et conseiller technique du secrétaire général du gouvernement jusqu’en 1994. Nommé directeur de cabinet puis directeur délégué auprès du directeur général de France 2, il quitte la chaîne pour le CSA où, pendant un an, il est directeur général. En 1997, il intègre le cabinet du Premier ministre Lionel Jospin en qualité de conseiller pour la culture et la communication ; au printemps 2001, il est nommé directeur général du CNC. Il est également professeur à Sciences Po depuis 1992, et a enseigné à l’ENA de 1991 à 1998. René Bonnell, directeur de la stratégie des programmes de France Télévisions, a quitté ses fonctions et le groupe le 1er octobre. Philippe Nicolas, directeur financier adjoint de France Télévisions, est promu directeur financier du groupe. Il succède à ce poste à Marc Schwartz, nommé en juillet dernier directeur général adjoint, chargé de la gestion de la société holding, de la coordination des chantiers transversaux et du développement des synergies au sein du groupe. Né en 1968, licence en droit, ESSEC, ENA, il commence sa carrière à la direction du budget du ministère de l’Economie et des Finances. Puis il rejoint la mission permanente de la France auprès des Nations Unies à New York. Au printemps 1998, il retrouve Bercy pour devenir conseiller budgétaire auprès de Dominique Strauss-Kahn, Christian Sautter, puis de Florence Parly. En mars 2001, il rejoint France Télévisions en tant que responsable des opérations financières, avant d’être nommé directeur financier adjoint en juin 2002, chargé des opérations financières et du programme des synergies du groupe. Jean Copsidas est nommé directeur financier adjoint, en remplacement de Philippe Nicolas. Le poste de trésorier du groupe qu’il occupait précédemment est vacant. Né en 1967, maîtrise de gestion, DESS de stratégie planification contrôle, Jean Copsidas débute sa carrière aux Ciments Français (Italcementi Group) en tant que contrôleur de gestion. Puis il est nommé responsable des systèmes d’informations. De 1997 à 2002, il exerce des fonctions au sein de la trésorerie. En novembre 2002, il rejoint France Télévisions en qualité de trésorier du groupe, chargé de la gestion des risques financiers, des relations avec les établissements bancaires et de la gestion de la trésorerie centralisée du groupe. passation de pouvoir Alain Le Garrec devient le nouveau médiateur de France Télévisions à compter du 1er octobre pour un mandat de trois ans. Il succède à Geneviève Guicheney, médiatrice depuis six ans. L’équipe qui entoure le médiateur reste inchangée. Un poste vacant devrait être pourvu dans les semaines à venir. Né en 1948, Alain Le Garrec est journaliste rédacteur à l’ORTF de 1970 à 1974, entre Rennes et Nantes. Il présente le journal télévisé national de FR3 et devient rédacteur en chefadjoint de la rédaction nationale entre 1975 et 1976. S’enchaînent alors les rédactions en chef de FR3 Bretagne et de FR3 Alsace jusqu’à FR3 Paris Ile-de-France en 1979 pour deux ans. Il se tourne alors vers le magazine Thalassa où il est grand reporter de 1982 à 1986, avant de rejoindre RFO. Il est successivement nommé directeur régional de RFO Réunion, RFO Nouvelle-Calédonie, RFO Polynésie française, puis de FR3 Limousin Poitou-Charentes, FR3 Aquitaine avant un retour à RFO Nouvelle-Calédonie. A l’automne 2002, il devient chargé de mission à EuroNews, avant de prendre la direction de l’Espace mobilité de France 3. Depuis novembre 2002, il était directeur de ce « cabinet de consultants en interne, destiné à faciliter la mobilité géographique et fonctionnelle des personnels de France 3 ». Alain Le Garrec travaille déjà en double avec Geneviève Guicheney. Celle-ci souhaite revenir vers les contenus, et pourrait prolonger cette passation de pouvoirs jusqu’à ce que de nouvelles activités lui soient attribuées. Rappelons que le statut des médiateurs de France Télévisions prévoit qu’« à la fin de leur mandat, les médiateurs sont réintégrés dans le groupe dans une fonction au moins équivalente à celle exercée auparavant ». Diffuseurs RFO François Guilbeau a été nommé le 23 juillet directeur général de RFO par le conseil d’administration de France Télévisions, sur proposition du président Marc Tessier. Il a la responsabilité de l’ensemble des activités du Réseau France Outremer. François Guilbeau débute sa carrière à Télédiffusion de France avant de devenir notamment secrétaire général de France télévisions (1996-1999) puis directeur général adjoint de France 3. Il était directeur associé de GM Consultants & Associés, responsable du secteur média et communication France 5 Estelle Broucke a été promue responsable de la communication pour les activités éducatives de France 5. Elle était chargée de relations publiques pour Les Maternelles et les émissions jeunesse . Née en 1971, Estelle Broucke est titulaire d’un DESS de communication politique et animations locales, suivi à l’université Paris I, après une maîtrise de sciences politiques et une licence de droit réalisées à Lille II. En 1997, elle fait ses débuts à l’IGS, un organisme de formation, en tant que chargée de communication pour les événements et la presse. L’année suivante, elle devient responsable des relations publiques et des relations presse de la mairie de Guyancourt. C’est en juillet 2000 qu’elle rejoint France 5, pendant un an à la direction du développement en charge de la communication de la Banque de programmes et de services (BPS) de France 5, puis à la direction de la communication, chargée des relations publiques pour les émissions jeunesse. Elle a pris ses nouvelles fonctions avant l’été. Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 6 CANALSATELLITE / CANAL+ DISTRIBUTION Isabelle Parize a été promue début septembre au poste de directeur général adjointe du groupe Canal+, chargée de l’international et du développement. Elle a pour mission de « coordonner et de dynamiser la diversification du groupe Canal+ ». Depuis septembre 2001, elle exerçait les fonctions de présidente de Canal+ Distribution et de PDG de CanalSatellite. Née en 1957, Isabelle Parize est diplômée de l’ESCP. Elle fait ses débuts en 1980 chez Procter & Gamble, au service marketing. En 1991, elle est nommée directrice marketing de l’activité hygiène beauté France. Trois ans plus tard, elle rejoint le groupe Henkel en qualité de directrice générale de la division Schwarzkopf & Henkel France. En 1998, elle devient corporate vice president de la même activité pour l’Europe (hors Allemagne où elle est d’ailleurs basée), l’Afrique et le Moyen-Orient ; elle voit également renforcées ses fonctions de directrice internationale de deux business units au sein du même groupe. En 2001, à 44 ans, elle rejoint le groupe Canal+. Guy Lafarge la remplace dans ses fonctions de dga du groupe en charge de la distribution. Il dirige l’ensemble des activités de pôle distribution, notamment Canal+ Distribution et CanalSatellite. Né en 1951, Guy Lafarge a effectué la plus grande partie de sa carrière dans l’univers des télécoms. Depuis 18 mois, il était directeur marketing à France Télécom pour la téléphonie fixe. Auparavant, il avait occupé des fonctions similaires pour la téléphonie mobile notamment au sein dOrange. Régine Billot, auparavant à la tête du service presse d’Albin Michel, dirige les relations presse de Canal+ et de multiThématiques, sous la direction de Laurence Gallot. Faites-nous connaître votre actualité Diffuseurs, producteurs, éditeurs, prestataires, institutionnels, ainsi que toute organisation impliquée dans le secteur de l’audiovisuel, votre vie interne nous intéresse. Une promotion ? un transfert ? un départ ? la réorganisation d’un service ? Faites-nous connaître votre actualité. Pour envoyer vos infos : [email protected] - fax : 01 73 72 98 34 contact : Anne-Sophie Filhoulaud tél. : 08 70 73 30 13 (prix d’un appel local) mob. : 06 13 03 69 48 Diffuseurs Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 7 Jetix Tina Lorenzo a été nommée le 26 septembre dernier, au poste de directeur vidéo international. Au sein de ce poste nouvellement créé, elle aura pour mission principale d’assurer le développement de l’exploitation vidéo au niveau paneuropéen, sous la direction de Ronnie Cook, responsable Europe JCP International. Tina Lorenzo devient également responsable du développement et de la gestion du catalogue vidéo du groupe ainsi que du développement marketing. Elle était précédemment responsable des acquisitions pendant près de dix ans chez Carlton Visual Entertainment. Eurosport Patrick Goddet a été nommé directeur d’Eurosport France à compter du 1er septembre. Il est en charge, aux côtés du directeur général, Laurent-Eric Le Lay, de poursuivre le développement de la chaîne. Il supervisera à ce titre les directions de l’antenne (rédaction, programmation et production) et de la communication. Patrick Goddet était précédemment directeur commercial chez TF1 Publicité. Canal j - TiJi - Filles TV Julia Tenret est devenue responsable des acquisitions pour les trois chaînes Canal j, TiJi et Filles TV. Elle exercera ses fonctions aux côtés d’Emmanuelle Baril, directrice des acquisitions. Née en 1978, Julia Tenret est diplômée d’Audencia (ESC Nantes) depuis 2001. Elle poursuit ses études avec le DESS de droit et communication audiovisuelle de Paris I. Dès décembre 2001, elle est assistante au service des acquisitions de Canal j. Dix mois plus tard, elle devient responsable de la programmation de TiJi. Caroline Adelus remplace Julia Tenret au poste de responsable de la programmation de TiJi. Née en 1974, Caroline est titulaire d’une maîtrise de communication suivie à la Sorbonne III. En 1999, elle intègre le DESS communication jeunesse de l’université Bordeaux III. Après un stage estival au service des achats de Canalaj, elle devient assistante marketing de la même chaîne en janvier 2000. Dix-huit mois plus tard, elle est nommée chef de pub, toujours à Canal j. Depuis janvier 2003, elle était chargée des opérations de communication de la chaîne. Services de presse MultiThématiques / Jimmy En l’absence de Marie-Caroline Garnier, Christophe Chuchu assure l’intérim depuis le début de l’été. Diplômé de l’Institut International de Communication de Paris (IICP), titulaire d’une licence de communication et langages des médias (faculté de Besançon), il multiplie les expériences en tant qu’attaché de presse depuis 9 ans (notamment TPS et 13ème Rue). 13ème Rue De retour de son congé maternité, Cécile Gélineau a repris ses fonctions au service presse de 13ème Rue au début de l’été Paris Première Sophie Levy, attachée de presse de Paris Première, est actuellement en congé maternité jusqu’à la mijanvier. Florence Clisson la remplace depuis juillet. Disney Télévision Hélène Etzi est devenue directrice du marketing et de la communication. Ludivine Roussel est rentrée de congé maternité jeudi 16 septembre, reprenant ses fonctions de responsable du service de presse de Disney Télévision. 13ème Rue Pauline Dauvin, déjà directrice des programmes de 13ème Rue depuis 2002, prend également la direction de l’antenne en remplacement de Caroline Comte partie sur Pink TV pour assurer la direction de l’antenne et des programmes. Née en 1971, diplômée de Sciences Po et du DESS droit et administration de la communication audiovisuelle de Paris I, Pauline Dauvin fait ses débuts en 1995 en tant que conseillère programmes aux achats de séries à France 2. Puis elle devient conseillère éditoriale à l’unité jeunesse de France 2, où elle est en charge des acquisitions pour les émissions jeunesse. En 2000, elle rejoint France 3 en tant que conseillère de programmes à l’unité jeunesse et aux achats de séries et téléfilms. Deux ans plus tard, elle rejoint 13ème Rue, chaîne du groupe NBCUniversal. Chrystèle Fremaux est promue au poste de responsable de la programmation et des acquisitions de 13ème Rue, sous la direction de Pauline Dauvin. Née en 1976, Chrystèle Fremaux est diplômée de Sciences Po et du DESS droit et administration de la communication audiovisuelle de Paris I dont elle sort en 2000. Elle intègre 13ème Rue en tant que programmatrice, avant de devenir responsable de la programmation. Deux postes sont toujours à pourvoir : un directeur artistique de l’antenne placé sous la responsabilité de Pauline Dauvin un directeur du marketing et de la communication depuis le départ de Sébastien Meyssan devenu directeur France de Discovery Channel. Entreprises Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 8 Lagardère Alain Lemarchand a été coopté au poste d’administrateur délégué de Lagardère Active Broadcast. Il se voit déléguer, en remplacement de Brigitte Gauthier-Darcet, la responsabilité des fonctions finances, gestion administration et techniques. Il exerce simultanément les mêmes responsabilités chez Lagardère Active Broadband. Né en 1954, expert-comptable, Alain Lemarchand est diplômé de l’ESLSCA. Il fait ses débuts en 1978 en tant qu’auditeur chez Price Waterhouse. Trois ans plus tard, il part pour Thomson-Brandt pour y être “controller”. En 1984, il devient directeur financier de Matra MHS, puis conserve cette fonction, en 1991, chez Matra Marconi Space (France). Il passe ensuite trois ans chez Matra Automobile, toujours en tant que directeur financier, avant de rejoindre Lagardère North America comme Chief Executive Officer en 1997. Deux ans plus tard, il devient directeur de la communication financière et des relations investisseurs de Lagardère SCA. Directement rattaché à Arnaud Lagardère, Alain Lemarchand est membre du comité de direction de Lagardère Active. Laurent Carozzi remplace Alain Lemarchand en tant que directeur des relations investisseurs du groupe Lagardère. Il est rattaché à Dominique d’Hinnin, directeur financier du groupe. Né en 1964, Laurent Carozzi est titulaire d’une maîtrise de gestion réalisée à Paris I, en parallèle à l’ENS Cachan. Dès 1989, il devient conseil indépendant pour PME. Trois ans plus tard, il intègre le Crédit Lyonnais en qualité d’ingénieur conseil à la direction des études industrielles (secteur service-médias). En 1995, il rejoint Paribas à Londres en tant que responsable de l’équipe recherche média ; il y est également analyste financier sell-side. Puis il devient analyste Buy Side (couvrant le secteur média européen) pour le Crédit Agricole de 1999 à 2002. Il travaille de nouveau à Londres les deux années qui suivent, en prenant la responsabilité de l’équipe recherche média chez HSBC, et retrouvant ses fonctions d’analyste financier sell-side. Pierre Leroy et Dominique d’Hinnin ont également été cooptés en tant qu’administrateurs de Lagardère Active Broadcast. Conseil & licences Gras Savoye Eric Fosse, ancien DRH adjoint de France Télévisions, devient secrétaire général de Gras Savoye, un courtier d’assurances spécialisé dans les risques audiovisuels. Né en 1960, Eric Fosse est titulaire d’un doctorat de droit du travail. Après 11 ans chez EADS, Eric Fosse rejoint Hachette Filipacchi Médias en 1995. Quatre ans plus tard, il intègre France Télévisions en devenant directeur adjoint des ressources humaines de France 3, puis du groupe au printemps 2001, auprès de François Bonnemain, le directeur des ressources humaines. TF1 Entreprises Hubert Taieb est devenu directeur général adjoint de TF1 Entreprises, en charge de TF1 Licences (créée en 1990) et de TF1 Publishing (titres tels que Starac Mag, Téléfoot magazine, etc.), auprès de Michel Brossard, dg de TF1 Entreprises. Brigitte Legendre remplace Hubert Taieb dans ses précédentes fonctions de directeur de TF1 Licences. Christophe Sabot est devenu président-directeur général de Mezzo et administrateur délégué de MCM Belgique, après le départ de Thierry Cammas. Né en 1960, Christophe Sabot est titulaire d’une licence AES. Dès 1986, il devient directeur des programmes de Radio Nemo à Nîmes, avant d’intégrer l’année suivante le réseau Chic FM, toujours en qualité de directeur des programmes. De 1988 à 1989, il est programmateur à RTL. Puis il prend successivement la direction des programmes de Wit FM (radio des Girondins de Bordeaux) et de Chérie FM. En parallèle, il devient directeur des programmes de Rire & Chansons, puis directeur de l’antenne de NRJ et directeur des programmes du groupe NRJ SA (France et international) de 1992 à novembre 1999. En août 2000, il devient directeur général de LV&Co pour dix-huit mois. Christophe Sabot cumule aujourd’hui plusieurs fonctions : depuis novembre 2001, il est directeur général de Lagardère Active FM (Europe 2 et RFM) et pdg du groupe MCM depuis l’automne 2003. Sylvie Martin-Renaud a été nommée directrice générale adjointe de MCM SA. Elle assure aux côtés de Christophe Sabot, le management des chaînes musicales de Lagardère Active. Diplômée d’HEC en 1994, Sylvie Martin-Renaud débute sa carrière chez Salustro Reydel dans l’audit, puis chez Ubisoft à la communication financière. En 1998, elle rejoint Lagardère Active en qualité de responsable administratif et financier de MCM. Elle est promue directrice déléguée du pôle MCM (MCM, MCM Belgique et Mezzo) en octobre 2001. Jérôme Bodin a rejoint ODDO en tant qu’analyste financier médias. Il sera notamment en charge de l’analyse financière des principaux groupes de Pay TV européens et américains. Il est rattaché à Laetitia Vuitton. Né en 1978, Jérôme Bodin est titulaire d’un DEA médias & multimédias, réalisé en 2002 à l’université Paris II , après une maîtrise de droit des affaires et fiscalité. En 2001, il réalise un premier stage chez Expand-Alya en tant qu’assistant de production. Il poursuit avec un troisième cycle de management stratégique à l’ISC, en parallèle de stages chez TPS à la direction des programmes, puis à la direction de la stratégie du Groupe Canal+ où il collabore pendant un an à différents projets de développement. Il a également participé pendant deux ans aux conférences de l’Institut Multi-Médias. Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 9 Bouquets La rentrée de TPS Olivier Fisch a rejoint TPS le 1er juillet en qualité de directeur général de TPS Star. Il exerce ses fonctions sous l’autorité d’Emmanuel Florent, président-directeur général de TPS. Olivier Fisch était directeur de la communication externe de TF1. Titulaire d’un DESS de finances d’entreprise de ParisaII, Olivier FISCH, né en 1965, rejoint TF1 en 1991 à la Direction des sports. En 1996, il est nommé Directeur adjoint au service des sports auprès de Jean Claude DASSIER, avant de devenir, en 1999, Directeur adjoint à la Direction générale de l’antenne en charge des relations de TF1 avec le mouvement sportif ainsi que des négociations et du suivi des contrats avec les détenteurs de droits sportifs. Il pilote également, pendant l’année 2000, la création du site sportif de tf1.fr qui fusionnera par la suite avec celui d’Eurosport. Muriel Reus a rejoint le Groupe TPS le 20 août, en qualité de directeur général adjoint en charge de la communication. Elle couvre l’ensemble des directions, des départements et des services dans ce domaine, qui regroupe la publicité (TPS, TPS STAR la Chaîne Premium de TPS, TPS L et l’ensemble des chaînes éditées par TPS), l’achat d’espace, les partenariats médias et horsmédias, l’événementiel et les relations publiques, les relations presse programmes et corporate, la promotion des programmes et des services, la création du marketing opérationnel et du Magazine des Abonnés. A ce titre, Muriel Reus devient Directeur Délégué de la publication du Magazine des Abonnés. Après plusieurs années au sein du groupe EURO RSCG, Muriel Reus créé l’agence Eurocarrière au sein du groupe EURO RSCG. Elle est également présidente et associée de l’agence EURO RSCG Partner, agence de communication corporate du Groupe (1990 à 1998). Après avoir cédé la majorité du capital à EURO RSCG, elle crée une nouvelle entité, CONNECTING, spécialisée dans la gestion et le traitement de leaders d’opinion. Jean-François Busnel a été nommé directeur administratif et financier de TPS, à compter du 16 août. Il exerce ses fonctions sous la responsabilité de Christophe Marx, directeur général adjoint en charge du service client et des finances. Il était auparavant adjoint au directeur financier du groupe M6. A ce titre, il a suivi la participation des 34% de M6 dans le capital de TPS. Diplômé d’une MSTCF Paris IX Dauphine, expert-comptable, Jean-François Busnel fait ses débuts chez SALUSTRO-REYDEL au département Médias. En 1995, il rejoint le groupe Europe 1 Communication en tant que chargé de mission, responsable de l’évaluation des sociétés de production audiovisuelle et de la mise en place du contrôle financier du pôle audiovisuel auprès de la Direction du Contrôle de Gestion et de la Planification Stratégique. En juin 1996, il entre chez StudioCanal (groupe CANAL+), en qualité de contrôleur financier. Responsable du financement et du suivi de la rentabilité des opérations d’acquisition de films internationaux. Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 10 Radio L’été de NRJ Roland Le Parc a été nommé responsable de l’interactivité du Groupe NRJ le 21 juillet. Il est chargé des nouvelles technologies et du multimédia ; il assiste la direction générale « dans la mise en place des axes de développement (…) notamment dans les nouvelles technologies, les télécommunications mobiles, le téléchargement musical et le multimédia ». Roland Le Parc travaille à la FNAC avant d’intégrer en 1996 Lagardère Active en tant que responsable marketing, en charge de la gestion des produits multimédia de Hachette Livre. Trois ans plus tard, il prend les fonctions de directeur commercial de Plurimédia, la filiale du même groupe. Il y assurera la commercialisation des contenus numériques du groupe Lagardère à l’adresse des acteurs internet et des opérateurs de téléphonie mobile. En 2002, il quitte Lagardère pour la société Jet Multimédia où il devient responsable du pôle «contenus». Roberto Ciurleo est devenu directeur du programme et de la marque NRJ le 15 juillet. Il est chargé de l’ensemble de la programmation musicale de la marque NRJ et du développement de la marque. Roberto Ciurleo exerce ses fonctions sous la hiérarchie de Jean-Charles Mathey, président du directoire. Né en 1969, Roberto Ciurleo a rejoint le groupe NRJ en janvier 2000 en tant que directeur des stations locales et des programmes locaux. Six mois plus tard, il est nommé directeur de l’antenne de NRJ, avant de se voir confier les programmes en octobre 2001, tout en conservant la direction de l’antenne. François Dufresne a été nommé, le 5 juillet, directeur délégué marketing du groupe NRJ. Il supervise « les principaux chantiers du marketing des régies : l’efficacité de la radio, le pouvoir d’évocation du son, le développement du marché national et des marchés locaux ». Né en 1963, François Dufresne a été directeur marketing pendant six ans chez IP France, avant de prendre les fonctions de directeur général adjoint. Il a travaillé dans des agences de publicité, dont Young & Rubicam où il est resté 9 ans. En novembre 2002, il a rejoint le groupe NRJ en qualité de directeur marketing et stratégie commerciale de NRJ Régies. Serge Rombi a été nommé rédacteur en chef de l’antenne nationale de Chérie FM, le 26 août, Il exerce ses fonctions sous la direction de Yann Carpier, directeur de l’infomation de NRJ Group. Institutionnel Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 11 Mouvements à l’Ifcic Créé en 1983, l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles a pour objet de faciliter l’accès au crédit des entreprises culturelles. ► Hugues R. Gall a été désigné par Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication, pour présider le conseil d’administration de l’Ifcic, une fonction officialisée lors de la réunion du conseil d’administration vendredi 24 septembre. Il succède à Henri Paul, conseiller maître à la Cour des comptes, devenu directeur de cabinet du ministre de la Culture et de la Communication. Membre de l’Institut, 64 ans, Hugues R. Gall devient secrétaire général de la Réunion des Théâtres Lyriques Nationaux en 1969 pour quatre ans. Puis il occupe les fonctions d’administrateur adjoint du Théâtre National de l’Opéra de Paris aux côtés de Rolf Liebermann jusqu’en 1980. Il part alors diriger le Grand Théâtre de Genève. En juillet 1995, Hugues R. Gall est nommé directeur de l’Opéra national de Paris. ► Florence Avilès a remplacé Stéphanie Berterottière à l’Ifcic, au poste de chargée d’affaires à la direction cinéma et audiovisuel. Après l’ESC Nice-Sophia Antipolis, Florence Avilès suit le mastère Médias de l’ESCP. Elle entre en mai 1998 au CNC, à la direction financière et juridique (appelée à l’époque direction des financements, de la réglementation, de la prospective et de l’information) en tant que chargée de mission à la Mission de la réglementation. En septembre 2000, elle rejoint la direction du cinéma dirigée par François Hurard, en qualité de chargée de mission agrément au service du soutien à la production et à la distribution. Elle n’a pas encore été remplacée au CNC. ► Stéphanie Berterottière se consacre désormais à l’écriture de documentaires. Après Sciences Po, Stéphanie Berterottière multiplie les expériences, à l’ancienne UFCA et chez 2001 Audiovisuel, société créée par le futur fondateur de Cryo Interactives Jean-Martial Lefranc. En 1992, elle est recrutée par Daniel Goudineau pour entrer au CNC en tant que chargée d’études à la direction des programmes audiovisuels. Elle suit en parallèle les enseignements du DESS Communication audiovisuelle de Paris I. Lorsque Daniel Goudineau devient l’adjoint du nouveau directeur général, Marc Tessier, elle est promue chargée de mission auprès de ce dernier. En 1998, elle part du CNC et devient consultante indépendante. Elle travaille pour différentes sociétés de production, ainsi que pour IMCA. De 2002 à juillet 2004, Stéphanie Berterottière travaille à l’Ifcic à la direction “court-terme”. Jérôme Bouët a été nommé au conseil d’administration de l’Ifcic en qualité de représentant du ministre de la Culture et de la Communication. Il est directeur de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles au ministère. Catherine Colonna entre également au conseil d’administration de l’Ifcic, en remplacement de David Kessler. Le conseil d’administration comprend également Philippe Leroy, Alain Benon, Jean-Michel Strasser, Jérôme Bardin, Isabelle Ginestet, Sophie Betemps, Jean-Pierre Mongarny, Didier Kunstlinger, Emmanuelle Dittmer et Jean Parrod. S A C D Dominique Racle a quitté la SACD pour la Cinémathèque française. Elle est devenue le 1er octobre directrice des relations extérieures et de la communication. Aux côtés du directeur général, Serge Toubiana, elle est chargée de définir et de coordonner la politique de communication et le développement du mécénat et des partenariats, dans la perspective de l’installation, à l’automne 2005, de la Cinémathèque française dans ses nouveaux locaux du 51 rue de Bercy. Titulaire d’une licence de lettres suivie à l’université Paris IV, Dominique Racle débute en 1980 au Théâtre de l’Est parisien, comme responsable des relations avec le public sous la direction de Guy Rétoré. De 1985 à 1988, elle travaille pour la Maison de la culture du Havre. En parallèle, elle collabore au Festival d’Avignon comme attachée de presse des rencontres cinématographiques et des manifestations audiovisuelles, en 1983 et 1984 sous la direction de Bernard Faivre d’Arcier. Cette expérience se poursuit de 1985 à 1989 sous la direction d’Alain Crombecque, en tant que responsable des relations avec la presse audiovisuelle. Elle collabore également avec la Comédie de Caen, dirigée par Michel Dubois, pour coordonner le lancement presse du nouveau Théâtre d’Hérouville. En 1988, elle rejoint la Comédie-Française, en qualité de responsable des relations avec la presse pour les trois salles : Richelieu, Vieux-Colombier et Studio-Théâtre. C’est en septembre 2000 que Dominique Racle devient directrice de la communication de la SACD. Le remplacement de Dominique Racle à la SACD s’est opéré en interne. La communication est désormais rattachée à Debora Abramowicz, anciennement directrice des affaires internationales de la SACD, qui devient directrice des relations extérieures et de la communication. Elle est secondée par Isabelle Hibon, jusqu’alors responsable de la Maison des Auteurs qui devient directrice adjointe des relations extérieures et de la communication, en charge de la communication. Institutionnel Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 12 D D M C N C Catherine Colonna est devenue directrice générale du CNC. Elle a pris ses fonctions le 22 septembre. Depuis 1995, elle était porte-parole de la présidence de la République. Née en 1956, Catherine Colonna est titulaire d’une maîtrise de droit et d’un DEA de droit public. Elle est diplômée de l’IEP de Paris et ancienne élève de l’ENA (promotion Solidarité, 1983). Elle fait ses débuts en tant que secrétaire des Affaires étrangères dès sa sortie de l’ENA ; elle est deuxième secrétaire puis adjointe du chef du service de presse et d’information à l’ambassade de France à Washington jusqu’en 1986. Au ministère des Affaires étrangères, elle est ensuite, pendant deux ans, chargée des questions européennes et de droit communautaire à la direction des affaires juridiques. En 1988, elle intègre le cabinet de Maurice Faure, ministre de l’Equipement et du Logement. L’année suivante, elle revient au Quai d’Orsay en qualité de chargée de mission pour les questions européennes auprès du chef du centre d’analyse et de prévision. En 1990, elle est nommée sousdirectrice de la presse à la direction de la presse, de l’information et de la communication du Quai d’Orsay, avant d’en devenir le directeur adjoint en 1993, en même temps qu’elle est nommée porte-parole adjoint du ministère. Par arrêté du 30 juillet, Anne Durupty a été nommée sousdirectrice de la communication audiovisuelle à la Direction du développement des médias pour une durée de trois ans. Elle succède à Laurence Franceschini, devenue directrice adjointe du cabinet du ministre de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres. Elle est présente, en tant que représentante de l’Etat, aux conseils d’administration de France 2, France 3 et France 5 en remplacement d’Alain Seban, directeur du développement des médias. Mêmes fonctions aux conseils d’administration de RFI et RFO participations en remplacement de Simon Barry, adjoint d’Alain Seban. Simon Barry de son côté, a été nommé membre du conseil de surveillance d’Arte France en qualité de représentant de l’Etat, et il remplace Laurence Franceschini au conseil d’administration de l’Ina. Née en 1954, Anne Durupty est titulaire d’une licence d’histoire et d’un DEA de droit public. Ancienne Julien Courbet sur tous les fronts ! Fort du succès de ses productions pour TF1 (Sans aucun doute notamment), de son émission Ça peut vous arriver sur RTL, et de son récent livre « Stop aux arnaques - le guide », Julien Courbet s’intéresse au support papier. Le 24 septembre est paru le premier numéro du mensuel Stop arnaques. Pour éditer cette nouvelle revue, Julien Courbet a créé une nouvelle société dénommée Conso Presse. Pour le lancement du magazine, Julien Courbet, directeur de la publication et conseiller éditorial, s’est adressé à deux personnalités issues du magazine Assistante Plus élève de l’ENA (promotion Jean Monnet), elle est également diplômée de l’université de Cambridge. Elle débute sa carrière en 1990 au secrétariat général du gouvernement, adjointe au chef du département des affaires économiques et financières, puis chef de ce département et de la tutelle du secteur public au SJTI. En 1994, elle devient administrateur général de l’antenne de France 3, puis adjointe du responsable de l’unité magazines. Du printemps 1996 à l’été 1997, elle est directrice de cabinet de Hervé Bourges, président du CSA. Elle devient directrice générale du CSA, avant de rejoindre le cabinet IMCA en tant que consultante associée d’octobre 2001 à 2003. Elle était chargée de mission dans les services du Premier ministre jusqu’à sa nomination à la DDM. Rappelons que la DDM est dirigée par Alain Seban, et compte trois sous-directions : la société de l’information dirigée par Cécile Dubarry, la presse écrite et l’information dirigée par Jacques Louvier et la communication audiovisuelle dirigée, donc, par Anne Durupty. Diversification (éditions Prometis) : Sioux Berger et Xavier de la Tour. L’avocate Sylvie Noachovitch, présente sur le plateau de Sans aucun doute intervient également dans Stop arnaques. Sioux Berger, déjà rédactrice en chef d’Assistante Plus, également à l’origine d’autres publications professionnelles dans ce secteur (SOS Bureau, Office News), devient la rédactrice en chef de Stop arnaques. Après sept ans d’enseignement, Sioux Berger s’est tournée vers l’internet, en participant à plusieurs sites : de la création d’Auféminin.com à super-secretaire.com, site édité par Prometis avant la naissance de la revue papier Assistante Plus. Xavier de la Tour occupe les fonctions qui étaient déjà les siennes sur Assistante Plus en tant que directeur commercial. Le magazine est tiré à 400 000 exemplaires. Une soirée Anti-arnaques produite par Quai Sud (la société de production de Julien Courbet) est attendue pour octobre sur l’antenne de TF1. Les équipes du magazine papier n’y participent pas. A l’antenne Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 13 La famille recomposée des Maternelles Depuis septembre 2001, Les Maternelles se sont installées sur l’antenne de France 5. Après le départ de Maïtena Biraben pour Canal+, Karine Le Marchand a pris la relève. L’équipe à l’antenne est renforcée par la présence régulière d’Isabelle Tepper (également rédactrice en chef), de Jean-Marie Pernaud et de Nathalie Le Breton. A la production, on retrouve Dominique Clément avec Neria Productions, une fililale de Telfrance. Née en 1968, Karine Le Marchand suit des cours au conservatoire de Nancy pendant 10 ans. Elle débute sur France 3 en 1995 avec Midi Pile, puis sur M6 en 1996 avec le magazine féminin Les Julies et Télé Séries, un magazine sur la télévision. L’année suivante, elle part sur TV5 où elle passera huit ans. Elle y présente Musique-Musiques, un magazine sur la chanson francophone, et Ça me dit 24 heures à… d’avril 1999 à décembre 2001. Entretemps, elle présente sur France2 Les Rituels d’amour en 1999, un magazine consacré aux rituels amoureux dans le monde. Elle enchaîne en 2000 avec Les forges du désert (Adventure Line), un jeu d’aventures qui prend pour cadre la Jordanie, toujours sur France 2. De septembre 2001 à juin dernier, elle est présente sur France 3 Ile-de-France Centre avec un magazine de proximité intitulé A vos quartiers. Jean-Marie Pernaud est archéologue. Après être passé par le même lycée que Maïtena Biraben, il se dirige vers des études d’archéologie à ParisaI, pour une thèse de doctorat. Ses missions le conduisent pour des fouilles à Delphes et en Patagonie. En 1998, il est chargé de mission au département d’archéologie du musée de Papeete à Tahiti (programme européen de sauvegarde du patrimoine polynésien). Il devient également attaché d’enseignement et de recherches à l’université Paris I et ingénieur de recherche à l’université de Lyon 2. A l’automne 2001, il devient journaliste pour Les Maternelles, et il est chargé du site internet de l’émission. Depuis septembre 2002, il est chroniqueur de l’émission, et, depuis la rentrée, il présente avec Karine Le Marchand un vendredi sur deux Les paternelles, plateau consacré aux hommes, au sein des Maternelles . Nathalie Le Breton, après quelques mois d’enseignement comme professeur stagiaire de lettres classiques, bifurque vers la radio en animant dès 1987 la chronique 15/25 sur France Inter avec Brigitte Vincent. Après trois ans sur Europe 1, jusqu’en 1991, puis trois nouvelles années comme journaliste éducation pour le groupe L’Etudiant, elle intègre La Cinquième dès sa création en 1994. Elle y rejoint le service emploi/formation et anime une émission quotidienne consacrée à l’emploi, puis un programme hebdomadaire intitulé Eco et compagnie de 1994 à 1996. Elle devient alors animatrice et rédactrice en chef de Demain les Jeunes, puis, durant trois ans, de T.A.F, un magazine tout en images dédié au premier emploi. A l’automne 2001, elle rejoint Les Maternelles pour y présenter une séquence d’informations pratiques et, depuis cette année, une séquence interactive SOS Parents où elle répond avec un spécialiste aux questions des téléspectateurs sur la grossesse, l’accouchement et le développement de l’enfant de 0 à 3 ans. Elle est également l’auteur de plusieurs documentaires économiques. Elle en prépare d’autres, sur les artistes à l’hôpital pour Les Maternelles, mais aussi sur le 60ème anniversaire de l’éligibilité des femmes. > LA PRODUCTRICE < des Maternelles Après des études de lettres et de linguistique, Dominique Clément est chargée de cours à l’université. Elle choisit pourtant de devenir assistante de réalisation sur un plateau de cinéma, avant une année à France Inter sur un direct quotidien. Elle rencontre l’acteur et metteur en scène Jean-Michel Ribes, avec lequel elle travaille pendant dix ans. Avec Christine Bravo, elle participe à la préparation de Frou-Frou (France 2). Elle rejoint ensuite Simone Halberstadt Harari chez Télé Images. En 2001, elle intègre Telfrance, où elle est en charge de la diversification. L’année suivante, elle devient directrice générale de Neria, filiale de Telfrance. > LA RÉDACTRICE EN CHEF < des Maternelles Isabelle Tepper est diplômée du CELSA (journalisme) depuis 1985 et titulaire d’une maîtrise de lettres et d’une licence de langues étrangères appliquées. Elle commence au Courrier Picard et à FR3 Nord-Picardie réalisant des reportages pour le journal régional. Après deux ans de piges pour Libération, elle part à Saint-Denis de la Réunion. Journaliste au siège du quotidien régional Le Journal de la Réunion, elle est également correspondante pour la BBC-French service (radio) et pour Télématin. En 1992, elle rejoint le groupe Marie-Claire en devenant chef de rubrique et grand reporter pour le mensuel Famili. Sept ans plus tard, elle est rédactrice en chef adjointe du trimestriel Infobébés. Elle enchaîne avec un site internet et une expérience de web-TV sur CanalWeb. Après un retour à la presse écrite (santé et presse féminine), Isabelle Tepper devient rédactrice en chef de la quotidienne Les Maternelles à l’automne 2001. A l’antenne Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 14 Les chroniqueurs de Ça balance à Paris sur Paris Première Le premier numéro de Ça balance à Paris sera diffusé le 20 octobre sur Paris Première. Comme Field dans ta chambre, l’émission est animée par Michel Field et produite par Belleville, société qu’il a créée il y a un an avec les dirigeants de Morgane Production, Gérard Pont et Gérard Lacroix. Mazarine Pingeot, co-animateur de Culture Pub Marie Guillaumon, déjà membre de l’équipe de Field dans jusqu’à la saison dernière. déjà présente dans Field devant ton ta chambre, agrégée de philosophie et Constance Chaillet, poste. auteur de quatre romans. déjà présente dans Field dans ta également Jean-Pierre Mocky, Elisabeth Quin, chambre. Frédéric Mitterrand, Rosalie Afflelou chroniqueuse de Comme au cinéma sur Philippe Vandel, et Elsa Wolinski. France 2, et auteur de deux livres, ex- notamment chroniqueur chez Laurent animatrice de Paris Première. Ruquier (France 2) et dans Arrêt sur Philippe Tesson, images (France 5). déjà présent dans Rive droite Rive Anne-Elisabeth Lemoine, gauche, ancien rédacteur en chef du journaliste chez PAF Productions, Quotidien de Paris. chroniqueuse dans Vous écoutez la télé Hervé Thomas, sur France Inter. Prestataires > Alexis Lavillat < Après La machine, une première société dédiée au dessin animé, Alexis Lavillat crée en octobre 2002 la société Alexis Lavillat qui a vocation à produire pour la télévision et le cinéma. A 37aans, il développe des projets de séries et de longs métrages, et formule un projet lors de l’appel d’offres de France 3 pour renouveler son habillage jeunesse. Pour l’emporter sur la dizaine de candidatures reçues par la chaîne, Alexis Lavillat définit très tôt le concept : baptisé France Truc, il s’agit, indique-t-il, de « trois personnages dont on connaît les caractères sans savoir d’où ils viennent ni qui ils sont. Par rapport à un habillage classique de télévision où l’objectif est Ils avaient été annoncés par Michel Field lors de la conférence de presse de rentrée de la chaîne, mais n’ont pas été confirmés pour le moment : Pascal Sevran, Michel Polac, Martin Monestier, Jean-Marc Morandini. Enfin, Alexis Trégarot a été sollicité (voir interview p.18). Le nouvel habillage jeunesse de France 3 Depuis la fin août, l’unité jeunesse de France 3 arbore un nouvel habillage. Truc, Truk et Truque succèdent à TO3, après un appel d’offres organisé au printemps et remporté par Alexis Lavillat. Retour sur les productions Alexis Lavillat. de délivrer de l’information, un habillage jeunesse doit également créer une complicité ; la notion d’accompagnement est très importante, les personnages sont là pour faire le lien. Sans eux, ce serait trop froid. » Philippe Traversat est présent sur l’un d’eux. La société s’appuie sur ses ressources internes pour développer des concepts maison, la création, la conception et le développement graphique étant également assurés en interne. La société compte une quinzaine de permanents, dont l’auteur principal de France Truc, Philippe Traversat (à l’origine des Zinzins de l’espace diffusés sur France 3). Parmi les projets en développement, la série animée Citizen Cat raconte les aventures d’un chat à taille humaine qui parle et réfléchit comme tout un chacun. Dans le domaine du long-métrage, deux projets sont encore à l’état embryonnaire ; Alexis Lavillat est à l’origine dessinateur. C’est en frappant à la porte d’une société d’animation située à côté de chez lui qu’il découvre l’audiovisuel. Il a été auteur des Sales blagues de Villemin sur Canal+, et a travaillé sur Les Simplets, série diffusée dans Le Vrai journal de Karl Zéro et produite par Futurikon (Philippe Delarue). Producteurs Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 15 Le point sur… les productions d’A Prime Group Créée le 2 juillet 2002 à l’initiative de Tarak Ben Ammar, A Prime compte aujourd’hui trois actionnaires : Quinta Communications, la société de Tarak Ben Ammar, Jean-Luc Azoulay au travers de sa société JLA Holding, et Dominique Ambiel détenteur de parts depuis son arrivée à la présidence de la société au printemps dernier. La structure compte aujourd’hui une dizaine de permanents ; elle est animée par le tandem Christine Lentz (dg) - Charlotte Guénin (dg adjointe). A Prime a déjà produit un magazine sur l’illettrisme en 3x52 minutes, diffusé sur France 5 en février, un documentaire intitulé Jardins : le renouveau d’une passion française diffusé le 17 septembre dernier sur France 5, mais également Si vous étiez, une émission à base de portraits chinois, diffusée de février à juillet 2004 sur France 5. C’est également chez A Prime qu’a été produit le documentaire signé par Tonie Marshall sur JPG : Les falbalas de JeanPaul Gaultier pour France 5. A l’antenne : La Cible, jeu présenté par Olivier Minne depuis janvier 2003 sur France 2; Le bateau livre, émission littéraire diffusée le dimanche sur France 5 depuis l’arrêt de Droits d’auteurs l’an dernier. Le bateau livre est animé par Frédéric Ferney et Géraldine Muhlmann, professeur des universités pour la première fois à l’antenne ; J’y vais, j’y vais pas, nouvelle émission animée par Valérie Bénaïm, à l’antenne sur France 3 depuis la rentrée en remplacement de C’est mon choix. Sophie Romillat en est la rédactrice en chef. Elle était déjà présente sur C’est mon choix. En production : La semaine des défilés de mode que Paris Première proposera en collaboration avec le magazine Elle ; Christine Lentz est responsable de projet. En tournage : Les Gardiens de Rome, série documentaire en 1x52 et 1x100 minutes destinée à France 5 ; Philippe Gautier en est le directeur de production. Sophie Gazio est arrivée à la rentrée chez A Prime Group pour assurer la production des défilés de mode diffusés sur Paris Première. Depuis deux ans elle était rédactrice en chef de Comme au cinéma, l’émission cinéma de France 2. Après l’IEP de Bordeaux, Sophie Gazio commence en radio en tant que chroniqueuse à France Musiques en 1990. Puis elle se tourne vers la télévision en intégrant Coyote, où elle travaille pendant six ans sur toutes les productions de Christophe Dechavanne : de Ciel mon mardi à Comme un lundi en passant par des sujets pour Combien ça coûte. Elle enchaîne avec Réservoir Prod. où elle exerce en tant que journaliste, avant de rejoindre Presse Planète. Elle y devient rédactrice en chef de Hot Forme, émission présentée par Olivia Adriaco pour M6. Puis elle intervient sur Union libre (France 2), en qualité de rédactrice en chef adjointe, toujours chez Presse Planète. Elle reste ensuite deux ans à France 2, en qualité de rédactrice en chef de Comme au cinéma, une émission animée successivement par Frédéric Lopez et Michel Field et actuellement par Daniela Lumbroso. A 38 ans, elle rejoint donc A Prime Group. C R É A T I O N Murielle Levy a créé cet été une société dénommée Les productions du Golem. Les films documentaires en projet pourraient investir le terrain culturel et appréhender un nouveau genre : le « peoplepédagogique». Elle travaillait jusqu’en juin dernier chez MK2 TV assurant notamment la production du jeu animé par Pierre Lescure 24 et ½ sur France 5. Après une saison à la Field Compagnie il y a 5 ans, pour suivre la production de La Marche du Siècle que Michel Field présente et produit, Murielle Levy rejoint le cabinet de consultants de Pascal Josèphe, IMCA. Elle y travaille sur les 7 d’Or. S’enchaînent ensuite diverses expériences, entre Réservoir Prod. lors de la réalisation de pilotes pour TF1, La Banque des pauvres, association dont elle assure la communication, et Eléphant & Cie où elle officie en tant que journaliste pour l’émission La vie à deux. Pendant un an et demi, elle travaille ensuite chez Programming et Production société créée par Carl de Momigny où elle supervise une fiction financée par l’opérateur Orange et diffusée sur MCM. Au printemps 2003, elle rejoint l’équipe de MK2 TV, qui achève les bonus des DVD de Chaplin. Elle y reprend la production en cours de documentaires vendus à France 5, l’un sur le féminisme depuis l’après-guerre jusqu’à nos jours, intitulé Quand les femmes s’en mêlent, l’autre sur les voyages présidentiels. A 29aans, elle quitte donc MK2 TV. Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 16 Producteurs Q u i a f a i t Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 17 q u o i ACT 4 Productions « Bon anniversaire », soirée produite par ACT 4 Productions, présentée par Daniela Lumbroso et Nagui, est diffusée le samedi 9 octobre sur France 2 à 20 h 50. Après avoir été directeur commercial de la SFP, puis directeur général des activités audiovisuelles du groupe Europe 1 pendant plus de 10 ans, Jacques Clément fonde ACT 4 Productions il y a huit ans. Au sein de la société, il produit avec Danielle Rouméjon des programmes à coloration musicale. Leur collaboration remonte aux années 80 dans le groupe Hachette. Jacques Clément crée le Top 50, et ils produisent ensemble Le plein de super (avec Yvan Le Bolloc’h et Bruno Solo) et Jeux sans frontières. Fin 1995, ils quittent Europe 1 pour créer Act 4 Productions et assurer la production de Lignes de mire animée par Jacques Chancel pour France 3, ainsi que Le sens de l’histoire pour La Cinquième. Ils remportent ensuite l’appel d’offres pour les Victoires de la musique dont ils assurent désormais la production exécutive (cérémonies classique, jazz et variétés depuis 1997). En 2000, ACT 4 soumet deux projets musicaux à France 2. Le premier est le programme court quotidien CD’aujourd’hui diffusé depuis avril 2001 sur France 2, le second est un magazine musical de seconde partie de soirée qui ne verra pas le jour. Sur la même chaîne, et également en collaboration avec R&G Productions, Jacques Clément et Danielle Roumejon produisent Top of the Pops depuis sa mise à l’antenne en janvier 2003. ACT 4 a par ailleurs produit quelques documentaires : un portrait de Frédéric Dard pour Un siècle d’écrivains (France 3), La saison du cobaye pour France 2 ; la société a également abordé l’univers de l’opéra pour Muzzik. Enfin, ACT 4 produit aujourd’hui pour la chaîne Festival, Atmosphère, Atmosphère, un magazine mensuel sur les fictions télévisées françaises. La structure compte actuellement quatre permanents, et travaille en particulier sur deux projets : Ma BD du jour, un programme sur la bande dessinée, et une chaîne thématique La chaîne de l’art de vivre, sur le jardinage, le bricolage, les loisirs santé-beauté et les animaux de compagnie. ? Pascal Légitimus avec sa société Marie Galante Productions « Les cascadeurs », documentaire produit par Marie Galante Productions a été diffusé le 12 septembre à 13 h 30 sur France 5. Les cascadeurs pourraient être le premier épisode d’une série documentaire en quatre parties : les cascadeurs physiques, les cascadeurs hippiques, les cascadeurs aquatiques et les cascadeurs mécaniques. Déjà à l’origine du magazine de cinéma Parfum de femmes, 13 minutes présentées par Jean-Pierre Lavoignat et diffusées chaque semaine sur La Cinquième, Marie Galante Productions a également produit l’émission de divertissement Souriez, vous êtes mariés pour France 2, et le documentaire Darling Légitimus, sur la grand-mère de Pascal Légitimus. Au cinéma, la société est à l’origine, en coproduction avec TF1 Films et Claude Zidi, du film de Pascal Légitimus Antilles sur Seine. Sur les planches, Marie Galante Productions est à l’origine des one-man-show d’Anthony Kavanagh et de Stéphane Rousseau. Marie Galante Productions réunit Pascal Légitimus en tant que gérant, la productrice Patricia Moreno et Chantal Benth, assistante. Alizés Films « Ariane Ferry », série en six épisodes produite par Alizés Films, a été diffusée en deux soirées les 6 et 13 août à 20 h 50 sur M6. Résultat : 9.5% de PDM puis 10.7% pour la seconde soirée (source Médiamétrie). Tournée à Bucarest de juillet à octobre 2003, Ariane Ferry a été curieusement programmée par M6 au cœur de l’été, au rythme de trois épisodes par soirée. A la production : Denis Karvil et Pierre Roitfeld, président et directeur général d’Alizés Films. Associée à Studio Canal, la société a déjà produit une quarantaine d’unitaires, ainsi que la collection Vertiges pour M6 et les séries Les Bœuf-carottes et Femmes de loi pour TF1. Elle compte sept collaborateurs permanents. Parmi les projets, une mini-série pour TF1 est en cours d’écriture : intitulée La voie de Laura et présentée comme un thriller, cette fiction en 2x80 minutes sera signée par Martin et Céline Guyot, déjà auteurs d’épisodes de Femmes de loi. Conventions collectives Chaînes thématiques L’ACCeS a demandé au ministre de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale, l’extension de la convention collective signée par l’ACCeS pour ses membres en juillet dernier. La demande vise l’application de l’accord à l’ensemble des chaînes thématiques, soit près de 90 chaînes. Une quarantaine d’entre elles, membre de l’ACCeS, est donc déjà soumise à cet accord depuis le 1er août 2004. La procédure d’extension implique dans un premier temps la publication au JO d’un avis de demande d’extension qui ouvre un délai (précisé dans l’avis) pour que chaque partie concernée s’exprime auprès du ministre. La commission nationale de la négociation collective se réunit ensuite. Composée sur un mode paritaire, elle formule un avis à l’adresse du ministre. Celui-ci est alors en mesure de signer l’arrêté d’extension de la convention collective, publié au JO. La procédure peut prendre plusieurs mois. Comme toute convention collective, le présent accord comporte un rappel des principales dispositions du code du travail, qu’il améliore en particulier pour ce qui est des indemnités de licenciement, des jours de congé ou de la maladie. Il crée une « commission du dialogue social », chargée, entre autres, de la prévention des conflits. Le mode de classification se démarque des autres accords de branches par son mode d’élaboration : les négociateurs ne sont pas partis d’une définition normative des fonctions. Ils lui ont préféré « des critères classants permettant à chaque entreprise d’élaborer sa propre liste d’emplois et de classer les différentes fonctions sur une échelle de niveaux. C’est un moyen de prendre en compte la spécificité de certains métiers du secteur (par exemple les relations avec les distributeurs) et leur évolution (marquée par une grande polycompétence) » précise Guillaume Gronier, délégué général de l’ACCeS. Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 18 Audiovisuel public : rapport parlementaire « La voie la plus ambitieuse mais aussi la plus réaliste : des accords d’entreprise dans le cadre d’une convention de branche » (extraits du rapport) Dans un rapport d’information sur les conventions collectives des personnels de l’audiovisuel public, le député Patrice Martin-Lalande (UMP) se prononce pour « une négociation collective au niveau de la branche ». Dressant le constat d’un texte « devenu désuet sur de nombreux points, car il a cessé d’évoluer depuis 1993, faute de marges de manœuvre et de négociations abouties », Patrice Martin-Lalande qualifie le statu quo ou la sortie de la convention collective de « solutions simples mais insatisfaisantes ». En conséquence, « la solution qui paraît la plus réaliste, mais aussi la plus ambitieuse pour l’industrie audiovisuelle, consisterait en une combinaison liant une négociation de branche pour les critères structurants et le développement, en application du principe de subsidiarité précité, d’accords d’entreprises adaptés au cas de chacune d’entre elles. (…) Une négociation globale au niveau interentreprises, mais limitée au secteur public, n’apparaît plus réellement significative aujourd’hui compte tenu de ce que, d’une part, celui-ci ne représente plus qu’une part minoritaire de l’ensemble de l’audiovisuel français, et, d’autre part, de ce que les métiers n’ont plus réellement de socle commun entre les télévisions publiques, les radios publiques et l’INA. Militant pour une convention de branche pour le secteur public, le député Martin-Lalande précise que « contrairement à la situation actuelle dans laquelle la convention collective ne s’applique pas à l’ensemble de l’audiovisuel public, la convention de branche pourrait englober toutes les entreprises publiques, y compris Arte, la holding France Télévisions et France 5. Elle permettrait, en conséquence, pour le groupe France Télévisions, de mettre en place un accord de groupe, qui faciliterait naturellement la mobilité entre les sociétés, aujourd’hui trop faible, voire inexistante, et de créer les conditions d’apparition d’une véritable culture d’entreprise. » Eux Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 19 Alexis Trégarot : d’ONPP à Soyons directs Pourquoi avoir quitté PAF ? Depuis qu’ONPP est passé en prime sur France 3, Marc-Olivier (Fogiel, ndlr), pour des raisons qui lui sont propres, a préféré abandonner l’émission de bande que nous avions créée, pour recentrer l’émission sur la dualité entre lui et les invités. En d’autres termes, on était sous-employé ; ma présence devenait sporadique. Comme je faisais partie de l’émission depuis le départ, le fait d’y apparaître moins me paraissait régressif, et je n’ai pas l’âge de la régression, encore moins celui de la résignation. Pourquoi avoir choisi Eléphant & Cie ? Quand j’ai réfléchi à la possibilité de quitter Marco, je me suis fixé deux impératifs. En premier lieu, si je devais faire de l’antenne ailleurs, il fallait que ce soit au moins aussi bien que ce que Marco m’avait permis de faire. J’ai réussi, avec Troisième rappel, une émission produite par Stéphane Simon (Télé Paris) que j’ai créée l’an dernier ; le pilote avec Gad Elmaleh a plu à France 3 qui m’en a commandé sur une périodicité mensuelle. La première a été diffusée le 29 septembre avec Franck Dubosc. En second lieu, je souhaitais conserver un travail journalistique, en partant du principe que l’antenne est éphémère tandis que le journalisme doit pouvoir faire vivre toute sa vie. De ce point vue, l’opportunité offerte par Emmanuel Chain d’être rédacteur en chef adjoint de sa nouvelle émission Soyons directs sur M6 et d’encadrer une équipe ne pouvait que m’enrichir. Je suis également producteur artistique en chapeautant la scénographie et la mécanique de l’émission. D’un talk à l’autre, quelles différences ? Là où Marco et Thierry Ardisson animent des talk-show d’ambiance et d’entertainment, en faisant monter la mayonnaise avec 5 ou 6 invités, Emmanuel reçoit les invités un par un. C’est moins d’ambiance mais plus de fond, c’est moins de barnum mais plus d’intimité, de confidences. Parce qu’on arrive en dernier dans la famille des talks, avec des personnalités déjà bien installées, il nous fallait trouver quelque chose de différent, d’autant qu’Emmanuel n’a pas les qualités d’“entertaineur” de Thierry et Marco. L’idée est d’offrir à l’invité, et donc au public, une discussion un peu plus calme, ni interrompue, ni polluée, sans nuire au rythme. L’antenne ne va pas vous manquer ? Je n’en sais rien. Il ne faut pas se mentir : être à l’antenne, c’est être dans le buzz, c’est grisant ! D’autres projets ? Pour le moment, la mise en place de Soyons directs sur M6 m’a pris beaucoup de temps. Mais Michel Field m’avait sollicité pour participer à Ça balance à Paris sur Paris Première (lire p.14). Et je dois reconnaître que ça me ferait très plaisir, pourvu que j’aie assez de temps à y consacrer. Si mon emploi du temps me le permet, je me retournerai vers Michel qui n’aura d’ailleurs peut-être plus besoin de moi ! C’est très hypothétique, mais lors de notre contact, c’était une envie mutuelle et partagée. Et du côté de la radio ? C’est la mort dans l’âme que j’ai dû arrêter Vous écoutez la télé sur France Inter avec Marco. J’adorais ça, mais je ne pouvais pas travailler sur Soyons directs et continuer non seulement mon émission personnelle sur France 3 mais en plus la radio. Ça n’aurait pas été très pro. LE PARCOURS d’Alexis Trégarot Alexis Trégarot fait ses débuts en 1990 en assistant la directrice de la communication de la maison de couture Escada. En 1995, après cinq ans dans la publicité chez Valeur ajoutée auprès d’Hervé Saramito, il tente de passer de l’événementiel à la production TV. Mais ce sont finalement les courriers qu’il adresse aux émissions dont il est le téléspectateur qui lui ouvrent la voie de l’audiovisuel. Tina Kieffer, animatrice et productrice de J’y crois, j’y crois pas (TF1) le reçoit et lui propose de réaliser un premier sujet. Il multiplie les collaborations entre Ciné 6, Culture Pub et d’autres émissions de M6. En août 1997, il rejoint l’équipe de Marc-Olivier Fogiel, alors animateur de TV+ sur Canal, avant de le suivre sur France 3. A 36 ans, il devient rédacteur en chef adjoint de Soyons directs aux côtés de Jean-Pierre Montanet. Eux Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 20 Que sont-ils devenus ? Marie-Eve Chamard & Philippe Kieffer En 1992 paraissait leur livre choc La télé, 10 ans d’histoires secrètes. Ils sont alors journalistes à Libération, et leur enquête révèle les dessous du PAF, ses négociations secrètes et ses fanfaronnades. Marie-Eve Chamard et Philippe Kieffer sont également les auteurs du documentaire écrit après le succès de leur livre. Mais qu’ont-ils fait depuis douze ans ? 680 pages et 40 000 exemplaires deux erreurs principales : le rythme production finit d’embrouiller un plus tard, la tentation est là : quitter mensuel, qui ne correspond pas du projet en cours depuis presque deux ou pas Libé ? Ils y sont tous deux tout à l’actualité de la télévision, et ans. Les deux journalistes en tirent journalistes depuis 1984, ils sont l’absence des programmes, que les une leçon : « plus jamais un travail chargés de la page Médias, mais gens attendaient ». dans ces conditions, mieux vaut être l’écriture des Dix ans d’histoires producteur soi-même et responsable secrètes leur a ouvert d’autres 7 d’Or du meilleur d’un projet ». horizons. Une hésitation… et documentaire Création d’Extro la direction leur confie la page Pendant ce temps, c’est la télé qui Décidés à prendre en mains leurs Télévision. C’est reparti pour deux leur sourit : ils remportent le 7 d’Or projets, ils créent à 50/50 la société ans ! En 1994, Libé vit l’une de ses du meilleur documentaire, presque Extro en 2001. Elle leur permet de grandes mutations avec le projet un an après la diffusion de Télé, dix développer un projet de journal Libé III ; Chamard et Kieffer ne sont ans... « Une merveilleuse surprise, quotidien de l’actualité culturelle pas convaincus, et ils partent : « on totalement inattendue », qui leur en 13 minutes sans présentateur, avait envie de partir, ils n’avaient pas ouvre de nouvelles perspectives : Ils s’accordent sur la naissance envie de nous retenir non plus… » on souhaite leur confier des sujets d’une filiale destinée à produire le de documentaires, mais rien n’est projet : Cybrid Productions est née Jean-Pierre Cottet et Jean-Pierre conclu, et ils reviennent vers leur du « mariage réussi » d’Extro et de Elkabbach, respectivement premier métier : la presse écrite. BFC (Françoise Castro). La société directeurs de France 3 et du groupe Ils pigent pour différents titres : est consacrée au développement France Télévisions, les contactent. de l’Evénement du Jeudi (époque de ce qui est alors l’embryon d’Ubik. Ils encouragent la réalisation d’un Georges-Marc Benamou) à France Ce qui était quotidien devient documentaire à partir du livre Soir que Philippe Kieffer rejoint, bi-hebdomadaire. Pour Jeanparu trois ans plus tôt. Deux mois fin 1999, lorsque Jean-Luc Mano Pierre Cottet, dg de France 5, le de tournage, plus de six mois tente de relancer le titre. Kieffer programme ne répond pas à ses de montage, et, avec Maurice est rédacteur en chef culture et espérances. Début 2002, en accord Dugowson à la réalisation, le film télé, mais le projet s’essouffle en avec la chaîne, ils passent à un Télé, dix ans d’histoires secrètes quelques semaines. format hebdomadaire de 45 minutes, est bouclé pour une diffusion sur d’abord tout en images, puis avec France 3 au printemps 1996. Les entretiens entre une présentatrice : Elisabeth Jean-Pierre Elkabbach Retour à l’écrit Tchoungui. De retour à l’écrit après cette et François Mitterrand parenthèse audiovisuelle, Marie- Fin 1999, les deux journalistes Les projets de nouveau contactés Après trois saisons, le programme Eve Chamard et Kieffer planchent sont Jean-Pierre Elkabbach, s’est installé, Marie-Eve Chamard sur un projet de mensuel consacré par à la télévision. Ils ont le soutien cette fois accompagné d’André et Philippe Kieffer, les rédacteurs d’André Rousselet, fondateur et ex- Rousselet. Il s’agit de leur confier en chef, peuvent développer pdg de Canal+, qui vient de mettre la transformation en documentaire d’autres projets avec Extro. Après un terme au quotidien Infomatin. des entretiens qu’Elkabbach a un documentaire sur le couple La revue Télévision, le mensuel est menés avec Mitterrand en 1993 et London, diffusé le 24 septembre lancée en mars 1997. S’appuyant 1994. L’idée est fascinante, leur dans la case Contre-courant de sur une rédaction d’une quinzaine liberté absolue, mais la réalisation France 2, ils travaillent sur un de personnes, le magazine a s’avère hasardeuse. « Commencent projet de documentaire sur l’état vocation à couvrir largement plusieurs mois de travail sans voir de la presse en France, ainsi que tous les aspects de la télévision : la moindre image, uniquement sur sur un magazine dédié à l’univers des enquêtes, des reportages, la base du script des entretiens. du jeu vidéo. Exto est également etc. « Une belle expérience, mais Les vidéos sont enfermées dans le fournisseur quotidien de la un échec ; il aurait fallu en vendre un coffre. » Lorsqu’ils ont accès page Coulisses TV du quotidien 100 000 chaque mois, et on en aux images, ils comprennent 20 minutes, autrefois réalisée par vendait 60 à 70 000 ». La revue qu’il s’agit d’un plan fixe difficile à Prisma TV, et aujourd’hui livrée tient six numéros avant de sombrer exploiter pour un documentaire. par deux journalistes employés par en septembre 1997. « On a commis La mésentente avec la société de Extro. Annonces Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 21 IP NETWORK est la 1ère régie publicitaire internationale en Europe. Détenue à 100% par RTL Group, IP NETWORK représente 29 chaînes de télévision et 18 stations radio européennes. Nous recherchons pour notre bureau de Paris : -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------INTERNATIONAL SALES EXECUTIVE (H/F) Basé(e) à Paris. Réf. : COM1004 En étroite collaboration avec le Manager International, vous aurez pour mission de promouvoir l’ensemble des médias du groupe auprès des annonceurs français et suisses et de leurs conseils publicitaires. 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Contact : Véronique Olasz – [email protected] Tél : 01 40 29 47 48 – Fax : 01 42 78 70 36 OFFRE “Abonnés fondateurs” Satellimag, une publication Satellifax N°1 - 4 octobre 2004 - page 23 FAXEZ CE BULLETIN AU 01 42 78 70 36 Soyez « abonné fondateur » de Satellimag, et recevez-le un lundi sur deux en versions papier et électronique* (sur PC) en bénéficiant, pour un abonnement immédiat, de conditions exceptionnelles : Abonné fondateur 1 an : 590 € (au lieu de 690 €) si vous êtes abonné à Satellifax ou Abonné fondateur 1 an : 790 € (au lieu de 890 €) si vous n’êtes pas abonné à Satellifax Pour vous abonner, indiquez-nous par mail, fax ou téléphone les coordonnées de facturation et d’envoi de Satellimag : Nom / Prénom : .......................................................................................................……........................ Société : …………………………………………. Fonction : .....................................................……......... 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