2e partie - Un acteur particulier - SDIS Seine-et

Transcription

2e partie - Un acteur particulier - SDIS Seine-et
2
Un acteur
particulier
le SDIS
de Seine-et-Marne
21 – UN ÉTABLISSEMENT PUBLIC
POUR UNE ORGANISATION TERRITORIALE
Le SDIS 77
2
Le Service Départemental d’Incendie et de Secours
(SDIS) est un établissement public départemental qui
est financé par les collectivités.
La majorité de ses ressources proviennent de taxes
prélevées par les impôts locaux.
Sa vocation première est de lutter contre les sinistres
de toutes natures, qu’ils mettent en danger la vie des
personnes, leurs biens ou l’environnement.
Il intervient dans les situations d’urgence, au côté des
autres services publics et des collectivités. Ses moyens
sont mis à la disposition des maires des communes
sinistrées et du préfet du département.
En tant qu’établissement public départemental, le SDIS
est soucieux d’assurer la meilleure distribution des
secours possible en tout point du département, que
ce soit en améliorant le niveau technique des sapeurspompiers, la qualité de ses matériels ou la préparation
à la lutte.
Il revient en effet au SDIS non seulement de s’assurer
qu’il est prêt à intervenir en toutes circonstances, mais
également d’anticiper les circonstances génératrices de
risques.
C’est pour mieux y faire face que le SDIS s’est doté
d’une organisation territoriale (CIS et Groupements) et
fonctionnelle (État-Major et services logistiques).
Le financement du SDIS :
Pour 2010, la contribution du Conseil général
a représenté 83 % des recettes réelles du budget soit
106,7 M€ à rapprocher des 127.4 M€ de dépenses
de fonctionnement. Les participations des communes
et EPCI représentent 17,4 M€ et le complément est
assuré par les recettes propres du S.D.I.S. (chiffres
2010).
Année
Ce que dit la loi :
Selon la loi n° 96-369 du 3 mai 1996 relative aux
services d'incendie et de secours.
Art. 2.: « Les services d'incendie et de secours sont
chargés de la prévention, de la protection et de la lutte
contre les incendies.
Ils concourent, avec les autres services et
professionnels concernés, à la protection et à la lutte
contre les autres accidents, sinistres et catastrophes,
à l'évaluation et à la prévention des risques
technologiques ou naturels ainsi qu'aux secours
d'urgence.
Dans le cadre de leurs compétences, ils exercent
les missions suivantes :
1° La prévention et l'évaluation des risques de sécurité
civile ;
2° La préparation des mesures de sauvegarde et
l'organisation des moyens de secours ;
3° La protection des personnes, des biens et de
l'environnement ;
4° Les secours d'urgence aux personnes victimes
d'accidents, de sinistres ou de catastrophes ainsi que
leur évacuation”
Art. 3 : “Les services d'incendie et de secours sont
placés pour emploi sous l'autorité du maire ou du
préfet, agissant dans le cadre de leurs pouvoirs
respectifs de police.
Pour assurer les missions de prévention qui leur
incombent, notamment en ce qui concerne la
réglementation applicable aux risques d'incendie et
de panique dans les établissements recevant du public,
le maire ou le préfet dispose des moyens relevant des
services d'incendie et de secours».
Budget total Investissement Fonctionnement
(M €)
en (M €)
en (M €)
Variation
du
fonctionnement
Contribution
Variation
Conseil général
2009
166,50
33,50
133,00
8,48 %
108,40
6,1%
2010
160,50
29,00
131,50
-1,13 %
108,20
-0,2%
2011*
158,90
28,40
130,5
-0,7 %
110,40
+ 2%
Chiffres des budgets primitifs de 2009 à 2011 en données corrigées pour cette dernière année
72
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
- d’un Service de Santé et de Secours Médical (SSSM),
qui assure entre autre le soutien sanitaire des
interventions du SDIS et les soins d’urgence des
sapeurs-pompiers en opération.
- de services de soutien dans les domaines
administratifs, financiers, juridiques, opérationnels,
techniques et des ressources humaines (état-major).
■ 211 - ORGANISATION
ET FONCTIONNEMENT
Le SDIS est composé:
- d’un Corps départemental des Sapeurs-pompiers,
organisé en 61 centres d’incendie et de secours, répartis
sur le territoire départemental et regroupés
géographiquement en 5 groupements territoriaux
déconcentrés, qui correspondent aux arrondissements
administratifs.
1 état-major
et des services techniques
1 service de santé
et de secours médical
5 groupements territoriaux
Nord
61 centres d’incendie
et de secours
Dammartin-en-Goële
Lizy-sur-Ourcq
1 centre technique
de formation
Saint-Soupplets
Mitry-Mory
Villeparisis
Ouest
La Ferté-sous-Jouarre
Meaux
Trilport
Claye-Souilly
Chelles
Lagny-sur-Marne
Saint-Germain-sur-Morin
Crécy-la-Chapelle
Vaires-sur-Marne
Chessy
Ferrières-en-Brie
Pontault-Combault
Faremoutiers
Ozoir-la-Ferrière
La Ferté-Gaucher
Tournan-en-Brie
Fontenay-Trésigny
Brie-Comte-Robert
Centre
Rozay-en-Brie
Jouy-le-Châtel
Moissy-Cramayel
Guignes
Villiers-Saint-Georges
Chenoise
Mormant
Savigny-le-Temple
Saint-Fargeau-Ponthierry
Meilleray
Rebais
Coulommiers
Lognes
Provins
Melun
Nangis
Vaux-le-Pénil
Maison-Rouge-en-Brie
Le Châtelet-en-Brie
Est
Gurcy-le-Châtel
Dammarie-les-Lys
Donnemarie-Dontilly
Bois-le-Roi
Vulaines-sur-Seine
Fontainebleau
Bray/Seine
La Grande-Paroisse
Thomery
Montereau-fault-Yonne
Avon Champagne-sur-Seine
Moret-sur-Loing
Bourron-Marlotte
Voulx
La Chapelle-la-Reine
Nemours
LÉGENDE :
Lorrez-le-Bocage
Sud
1 Etat-Major
Souppes-sur-loing
Beaumont-du-Gâtinais
Chateau-Landon
Egreville
des Services Techniques
1 Centre Technique de Formation
5 Sièges de Groupement
1 Centre de Soutien Logistique
61 Centres d'Incendie et de Secours
dont 10 centres soutien
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
73
ORGANIGRAMME DU SDIS
74
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
UNE ORGANISATION TERRITORIALE
ET FONCTIONNELLE
2111 - L’ORGANISATION TERRITORIALE
Des Centres
d’incendie
et de Secours
● LE CENTRE D’INCENDIE ET DE SECOURS (CIS):
UNITÉ TERRITORIALE ET OPÉRATIONNELLE DE BASE
Les CIS sont des unités territoriales chargées des
missions de secours. Parmi ces unités, il existe des
centres qui assurent également un rôle de coordination
et de soutien en matière opérationnelle: ces unités sont
appelées centres supports.
Chaque CIS a compétence :
- sur un secteur « opérationnel » sur lequel il est le plus
prompt à intervenir,
- sur un secteur « administratif » défini selon un
découpage par commune.
Les CIS sont placés sous l’autorité d’un chef de centre.
Celui-ci veille à la bonne organisation et au bon
fonctionnement de l’unité opérationnelle. Il est
l’interlocuteur privilégié des acteurs de la vie locale. Il
a la charge du maintien des aptitudes des personnels
placés sous son commandement. Il définit leurs
conditions d’engagement (les aptitudes opérationnelles
dans le logiciel de traitement de l’alerte) sur les agrès
du SDIS. Il veille au bon entretien des véhicules, des
matériels et des équipements de protection individuelle.
● LE GROUPEMENT TERRITORIAL
EN SOUTIEN DES CIS
Le groupement est une entité territoriale composée
d’une structure de soutien et de coordination, et de
centres d’incendie et de secours.
Ses limites géographiques sont calquées sur celles des
arrondissements. Le chef de groupement est le garant
du respect de la stratégie du directeur départemental
sur le groupement. Il analyse régulièrement les risques
de sécurité civile et met en œuvre les moyens nécessaires à l’amélioration de leur couverture. Il est le
conseiller technique du sous-préfet et des maires de
son groupement.
Il est le responsable sur son groupement des missions
de prévention et de prévision déconcentrées, et, de la
préparation, du suivi et de l’exécution des opérations.
Le chef de groupement s’assure du bon fonctionnement
des CIS implantés sur son groupement en contrôlant
notamment leur organisation, la formation et l’aptitude
des personnels ainsi que le maintien en état opérationnel
des matériels.
Les temps forts
d’une journée dans un CIS :
Des groupements
territoriaux
- Rassemblement : distribution des postes et
des missions pour 24 heures,
- Vérification des véhicules (niveaux, fonctionnement,
approvisionnements…), et des équipements de
protection (casques, tenue d’intervention, appareils
respiratoires…),
- Entraînement sportif (échauffement, activités
collectives…),
- Manœuvres (incendie, secours, matériels spécialisés),
formation continue, connaissance du secteur opérationnel
(visites d’établissement…),
- Travaux d’entretien des matériels et locaux, travaux
de prévision (plans d’intervention, études hydrauliques,
contrôle des hydrants…), réception des visiteurs
(scolaires…).
- Interventions.
Le SSSM d’un groupement territorial comprend 1
médecin sapeur-pompier professionnel, 1 infirmier
professionnel et 1 secrétaire à temps plein. Ces
personnels assurent les missions d’encadrement
nécessaires au fonctionnement du SSSM, le conseil
technique auprès du chef de groupement avec qui ils
ont un lien fonctionnel, ainsi que toutes les missions
et conseils transversaux tant auprès des services du
groupement qu’auprès des centres d’intervention.
Chaque groupement est par ailleurs doté d’une base
VSLM (2 pour le Nord), soit 6 bases en tout sur le
département.
Les services d’un Groupement*:
- Pôle Formation,
- Pôle Logistique,
- Pôle Prévention,
- Pôle Prévision,
- Pôle Administration-Finances,
- SSSM de Groupement,
* peut varier selon les groupements
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
75
2112 - LE MODE DE
FONCTIONNEMENT OPÉRATIONNEL
Savoir intervenir
4 unités
fonctionnelles :
les Pôles
La prévision
des risques
DÉROULEMENT TYPE D’UNE INTERVENTION
Même si chaque intervention de secours revêt un
caractère différent, elle se déroule généralement selon
une succession d’étapes définies, appelée Marche
Générale des Opérations (MGO).
Elle repose sur le respect des missions confiées aux
sapeurs-pompiers, à savoir par ordre de priorité :
- la protection des personnes ;
- la protection des biens ;
- la protection de l’environnement.
Sur les opérations de lutte contre les incendies, la MGO
comprend :
- La reconnaissance : c’est la phase initiale d’une
intervention. Elle s’échelonne tout au long de l’opération.
Il s’agit d’identifier l’ensemble des composantes du
sinistre et les enjeux qui en découlent.
- Les sauvetages : ils ont pour objet d’extraire les
personnes des dangers vitaux liés au sinistre (flammes,
fumées, effondrement…). Ils sont prioritaires sur toutes
les autres missions.
2113 - L’ORGANISATION FONCTIONNELLE
Pour soutenir les Unités territoriales et opérationnelles,
la SDIS dispose de 4 unités fonctionnelles, appelées
“Pôles” chargées respectivement :
- des Ressources humaines (gestion prévisionnelle des
emplois, gestion des personnels, bureau hygiène et
sécurité),
- de l’Administration, des Finances, des affaires
juridiques, des marchés publics et des moyens généraux,
- de la Logistique, c’est-à-dire des matériels (véhicules…),
de l’Habillement, des Infrastructures (CIS, Technique,
logements…), des Systèmes d’Information (téléphonie,
radio, informatique),
- des Opérations (moyens opérationnels, CTA-CODIS,
Prévision et prévention des risques).
● LE PÔLE OPÉRATIONS est situé au cœur du dispositif
opérationnel puisque c’est lui qui a la charge d’anticiper
et analyser les Risques du département, de les prévenir,
de prévoir les moyens à mettre en œuvre pour y faire face
en élaborant la doctrine opérationnelle, de recevoir les
appels des requérants, d’engager les moyens nécessaires,
de suivre le déroulement des interventions et d’engager
les renforts nécessaires, d’analyser a posteriori les
modes opératoires pour les faire évoluer. Il propose les
évolutions et adaptations des formations, des
techniques, des matériels au regard des
contingences opérationnelles.
Quatre entités de ce pôle répondent à cette charge :
76
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
- Les établissements: c’est la disposition donnée aux
tuyaux pour amener l’eau d’un point à un autre.
- L’attaque : elle consiste à enrayer la propagation du
sinistre et doit aboutir à l’extinction du foyer.
- La protection: elle doit permettre de limiter les dégâts
occasionnés par le sinistre lui-même (flammes et
fumées) mais également ceux causés par les actions
d’extinction (eau).
- Le déblai : il a pour objet de déplacer les décombres
qui pourraient encore cacher des foyers et d’écarter ainsi
tout risque de reprise de feu. Dans le cas où il y a un
amas considérable de décombre à déplacer, il peut être
fait appel à des moyens publics ou privés afin de faciliter
et accélérer cette phase. Par ailleurs, lorsque les forces
de l’ordre font état d’une enquête judiciaire, le déblai
peut être retardé jusqu’à l’arrivée de la personne
qualifiée.
- La surveillance: elle consiste à maintenir du personnel
et du matériel sur les lieux d’un sinistre important afin
d’empêcher toute reprise de feu.
Cette chronologie reste flexible. Certaines phases peuvent
être complémentaires et réalisées simultanément (par
exemple, l’attaque et les sauvetages).
En parallèle de cette chronologie, les actions menées
peuvent être appréhendées selon deux phases distinctes
qui répondent à des méthodes totalement différentes :
La phase dite « réflexe », réalisée dans les premières
minutes de l’intervention, qui consiste à ordonner de
façon systématique des premières mesures
conservatoires (appelées réactions immédiates) alors
que la reconnaissance n’est pas encore terminée. On
peut citer la mise en place d’un périmètre de sécurité,
la coupure des énergies (gaz, électricité…). Ces
premières mesures sont dimensionnées sur des scénari
majorants et vont toujours dans le sens de la sécurité.
La phase dite « réfléchie » qui consiste, au vu de
renseignements obtenus au moment de la
reconnaissance, à définir les différents choix tactiques
et les moyens nécessaires afin de lutter efficacement
contre le sinistre. Elle repose sur la méthode de
raisonnement tactique (MRT) et nécessite un temps
d’analyse plus ou moins important selon l’importance
du sinistre.
- le bureau Prévision des risques,
- le bureau Prévention des risques,
- le bureau Opérations,
- le CTA-CODIS voir ci-avant § 2111.
- LE BUREAU PRÉVISION DES RISQUES
Au carrefour de la prévention des risques et de
l’intervention, la Prévision est une discipline qui regroupe
l’ensemble des mesures propres à déceler un accident
dès son origine, l’analyser et à mettre rapidement en
œuvre des moyens d’intervention adaptés.
La prévision a deux aspects :
- La Prévision dite “courante” qui rassemble l’ensemble
des missions qui concourent à mieux connaître les lieux
des interventions potentielles et à réduire au minimum
les délais de mise en action des secours, en optimisant
leur efficacité. Ces missions de prévision courante
comprennent notamment :
- La création et la mise à jour d’une cartographie
opérationnelle permettant aux secours de localiser
les lieux d’une intervention, de déterminer l’itinéraire
le plus adapté et de gérer une intervention en disposant
de plan parcellaire ; (3 500 plans parcellaires),
- La création et la mise à jour de plans d’ÉTAblissements
RÉpertories (ETARE) qui permettent aux sapeurspompiers d’organiser les secours sur des bâtiments, des
sites ou des infrastructures présentant des risques
particuliers, (380 plans ETARE), voir ci-dessous,
- La répertoriation des poteaux d’incendie et des points
d’eau naturels ou artificiels nécessaires à l’extinction des
incendies (17400 répertoriés en Seine-et-Marne dont
14892 sur le domaine public).
- La Prévision dite “particulière” qui porte sur
l’évaluation des risques encourus par les personnes, les
biens et l’environnement et sur la préparation à la gestion
de crise liée à un accident naturel ou technologique.
Il s’agit de mieux appréhender toute la réalité du danger:
travailler sur chaque risque en combinant le souci de la
prévention et celui de l’intervention, anticiper les crises,
prendre de vitesse les catastrophes. À cette fin, SDIS
est sollicité à titres consultatifs par d’autres services
pour émettre des avis techniques sur l’implantation de
sites industriels, les grands travaux d’infrastructure
(routière, ferroviaire…) ou d’urbanisme (ZAC,
lotissement…) aménagements spécifiques (éoliennes…),
etc. Ce sont environs 500 dossiers qui sont traités
annuellement par le Bureau Prévision du SDIS.
Les cadres du SDIS participent avec les autres services
du département, sous la responsabilité des maires ou
du préfet à l’élaboration des différents plans de secours
(voir fiches en 3e partie).
La gestion des poteaux
et des bouches d’incendie
Les communes doivent veiller à ce que l’implantation des poteaux et
bouches d’incendie permette d’assurer la défense contre l’incendie au fur et à mesure
de l’évolution de l’urbanisme et des implantations industrielles. Les appareils
hydrauliques doivent être conformes à la norme les concernant. Les communes
doivent maintenir en bon état de fonctionnement et d’accessibilité ces installations.
Leur existence doit être signalée. Elles informent immédiatement le SDIS de toute
intervention ou indisponibilité du réseau d’incendie et de secours. La vérification
annuelle des points d’eau peut être effectuée par le SDIS sous la responsabilité du
maire. Quelqu’en soit l’exécutant, ce contrôle fait l’objet d’un compte-rendu adressé
au Maire, au SDIS, à la société d’affermage.
Les plans d’intervention du SDIS : les plans ETARE
L’efficacité des sapeurs-pompiers lors des
interventions dépend essentiellement de la connaissance
du secteur d’intervention, de la performance des matériels,
de la formation des personnels et de l’organisation du
commandement.
Certains sites présentent des conditions d’interventions
défavorables ou des risques particuliers. Ces sites
doivent être recensés par les sapeurs-pompiers et
nécessitent des dispositions opérationnelles spéciales
afin que la conduite des opérations soit optimum.
Ils sont désignés sous le terme générique
d’ÉTAblissement RÉpertorié (ETARE) et font l’objet d’un
document opérationnel planifié appelé plan ETARE.
- 19 plans de voies (routières, ferrées, navigables) et
réseaux (oléoducs et gazoducs) appelés ETARE LI
(linéaires) : Autoroutes (A3, A4, A5 A6, A104…),
voies SNCF grande vitesse, fluviales (Seine, Marne,
Loing…)
1 plan de massif forestier appelé ETARE FO (Forêt) :
forêt de Fontainebleau
39 plans d’ensembles d’établissements appelés
ETARE ZO (Zone) : ZAE, ZI, ZAC, quartiers denses.
113 plans d’établissements industriels appelés
ETARE EI (Établissements Industriels) : dépôts
pétroliers, silos, usines…,
8 plans des immeubles d’habitation appelés ETARE IH
(Immeuble d’Habitation) : tours et barres d’habitation…
Typologie des plans ETARE :
- 237 plans d’établissements recevant du public
appelés ETARE EP (Établissement Public) tels que
Disney, le Château de Fontainebleau, les grandes
surfaces commerciales, des hôtels, les hôpitaux, les
maisons de retraite…,.
Ces plans sont édités sur papier au format A3 et sont
emmenés par les intervenants quand ils se rendent
sur les lieux.
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
77
Les établissements répertoriés
La prévention
des risques
LE BUREAU PRÉVENTION DES RISQUES:
La Prévention fixe les dispositions destinées à assurer
la sécurité contre les risques d'incendie et de panique
afin de sauvegarder les vies humaines. En effet, dans
les Établissements Recevant du Public (ERP), on
considère que les usagers ne sont pas familiarisés avec
les locaux et qu’il faut donc – en priorité - permettre leur
évacuation rapide et en bon ordre, afin d’éviter les effets
de la panique. Parallèlement, l’action des
préventionnistes tendra à éviter l’éclosion des sinistres
et limiter les effets d'un incendie, tout en facilitant l'action
des secours.
- Le rôle du SDIS 77 dans les commissions de sécurité:
Un rôle de conseil et d'expertise (Voir fiche  PT - 01):
les commissions de sécurité et les groupes de visite :
Les constructeurs, installateurs et exploitants sont tenus,
chacun en ce qui les concerne, de s'assurer que les
installations ou équipements sont établis, maintenus
et entretenus en conformité avec les dispositions de
la réglementation.
À cet effet, ils font procéder pendant la construction et
périodiquement en cours d'exploitation aux vérifications
nécessaires par des organismes ou personnes agréées
dans les conditions fixées par arrêté du ministre de
l'intérieur et des ministères intéressés. Le contrôle
exercé par l'administration ou par les commissions de
sécurité ne les dégage pas des responsabilités qui leur
incombent personnellement (article R 123.43 du Code
de la construction et de l'habitation).
- Autorisation de construire, d'aménager ou de
modifier un établissement:
Ces travaux ne peuvent être exécutés qu'après
autorisation du maire de la commune, donnée après avis
de la commission de sécurité :
- il convient, de ce fait, de transmettre au maire ou au
préfet un dossier en préalable constitué de plans, et
de notice de sécurité (art. R 123-22 CCH).
78
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
Qu’est-ce qu’un ERP ?
Tous bâtiments, locaux et enceintes dans
lesquels des personnes sont admises soit librement, soit
moyennant une rétribution ou une participation quelconque,
ou dans lesquels sont tenus des réunions ouvertes à tout
venant sur invitations payantes ou non (article R.123-2 du
Code de la construction et de l’habitation).
Les établissements sont classés en type et en catégorie (Voir
fiche  PT - 02) qui définissent les exigences
réglementaires applicables en fonction des risques.
- Ouverture au public de l'établissement:
Pour les établissements de 1re, 2e, 3e, 4e catégorie et
pour les 5e catégories avec locaux d’hébergement, il
appartient au chef d'établissement de demander
l'autorisation d'ouverture au public de son établissement
auprès du maire de la commune.
Afin de rendre son avis, ce dernier fera procéder à une
visite de l'établissement par la commission de sécurité.
Le délai de transmission de la demande est d'un mois
avant la date d'ouverture envisagée ; les documents de
réception des travaux établis par un organisme agréé par
le ministre de l’Intérieur doivent être parvenus au SDIS
48 heures avant la visite des lieux.
LE BUREAU OPÉRATIONS :
Toutes les 5 minutes, les sapeurs-pompiers de
Seine-et-Marne sont engagés sur une nouvelle
intervention.
Dans une journée ordinaire, il n’est pas rare que
les sapeurs-pompiers effectuent près de 40
interventions en simultané.
Le bureau opérations arrête la doctrine, les
conduites à tenir et les règles de base à respecter
dans le cadre des opérations de secours. Il fixe les
objectifs à atteindre en matière de formation,
d’outils opérationnels à acquérir et de techniques
opérationnelles à posséder. Il porte une attention
particulière à la prise en compte de la sécurité en
intervention.
Il fait en sorte que chaque niveau opérationnel
dispose des moyens d’aide à la décision essentiels
pour faire face aux différentes missions.
Dans le but d’accroître l’efficacité du service, il
favorise l’exploitation des expériences (voir cidessous), des savoirs faire et des compétences
des SP. Il préconise et accompagne les retours
d’expériences sur les opérations particulières et
importantes.
- Contrôle périodique des établissements
(art. R193-48 CCH) :
Les ERP font l’objet de contrôles périodiques qui ont pour
but :
- de vérifier si les prescriptions antérieures ont été
réalisées,
- de s'assurer que les vérifications des installations
techniques ont été réalisées,
- de suggérer des améliorations ou modifications. Lors
de la visite, le chef d'établissement est tenu d'assister
ou de se faire représenter par une personne qualifiée.
Le point de vue du préventionniste
Il n’y a pas de mesures efficaces si les
installations techniques ne sont pas régulièrement
entretenues et contrôlées.
Le retour d’expérience : tirer des
enseignements pour agir mieux
Le retour d’expérience répond à la double
préoccupation suivante:
- tirer des enseignements pour mieux prévenir et éviter
les risques, en s’appuyant sur des situations vécues,
- se préparer à agir, si nécessaire, avec une meilleure
efficacité.
Il vise à faire apparaître les points forts, les points faibles,
des propositions d’amélioration d’ordre technique,
humain et organisationnel, et à harmoniser les pratiques.
Chez les sapeurs-pompiers, par exemple, l’analyse à
posteriori d’un sinistre peut amener à modifier les envois
de secours (en volume, en qualité…), la formation des
agents et des cadres (spécialités, commandement,
gestion de crise…), les caractéristiques des matériels
(puissance des engins (ex FMOGP*), matériels
embarqués, nouveaux engins; ex: BEA* de 42 m pour
les feux d’entrepôts). Le retour d’expérience peut
permettre également d’alerter les autorités (collectivités,
préfet) ou les acteurs économiques sur l’émergence ou
la dégradation d’un risque sur leur secteur (ex :
vulnérabilité d’une ZI aux inondations, d’un massif boisé
au feu…).
* voir page 90.
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
Tirer les
enseignements
des sinistres
79
le SSSM :
santé et secours
● LE SERVICE DE SANTÉ ET DE SECOURS
MÉDICAUX (SSSM) :
Le SSSM assure:
- la surveillance de la condition physique des sapeurspompiers,
- l’exercice de la médecine professionnelle et d’aptitude
des SPP et de la médecine d’aptitude des SPV,
- le conseil en matière de médecine préventive,
d’hygiène et de sécurité, notamment auprès du comité
d’hygiène et de sécurité,
- le soutien sanitaire des interventions des SDIS et les
soins d’urgence aux SP,
- la participation à la formation des sapeurs-pompiers au
secours à personne,
- la surveillance de l’état de l’équipement médicosecouriste du service.
En outre il participe:
- aux missions de secours d’urgence définies la loi du
6 janvier 1986,
- aux opérations effectuées par les SDIS impliquant des
animaux ou concernant les chaînes alimentaires,
- aux missions de prévision, de prévention et
interventions des SDIS, dans les domaines des risques
naturels et technologiques, notamment lorsque la
présence de certaines matières peut présenter des
risques pour les personnes, les biens ou l’environnement.
Il comprend:
une chefferie santé, sous la direction d’un médecin-chef
professionnel, et d’un médecin-chef adjoint assisté d’un
infirmier en chef professionnel. Cette chefferie organise,
impulse, anticipe et contrôle la politique du SSSM, sous
l’autorité du directeur départemental, dans le respect
des missions qui lui sont dévolues, et dans l’axe
d’orientation politique fixée par le conseil
d’administration. Les missions d’encadrement sont
assurées par des personnels professionnels, assistés
de personnels volontaires.
80
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
Le SSSM, sous l’autorité du médecin-chef, comprend
actuellement 29 sapeurs-pompiers professionnels,
158 sapeurs-pompiers volontaires, 13 PATS et 3
territoriaux appartenant à différentes catégories
professionnelles et dans différents pôles ou
groupements :
Ce sont des médecins, infirmiers, pharmaciens,
vétérinaires, psychologues répartis dans :
- la chefferie santé,
- le pôle santé-travail,
- La pharmacie à usage intérieur,
- le pôle « unité d’aide médico-psychologique »,
- le groupement fonctionnel opérations,
- les 5 groupements territoriaux.
Les missions sont réparties selon les domaines de
compétence de chaque catégorie professionnelle :
médecin, infirmier, pharmacien, vétérinaire, psychologue.
La chefferie santé supervise également le
fonctionnement de chaque SSSM de groupement
territorial.
Le médecin-chef assure le conseil aux autorités
responsables des secours ou de la gestion des SDIS.
Il met en place et préside 2 commissions :
- la commission consultative du SSSM qui donne son
avis sur les questions dont elle est saisie par le président
ou par le DDSIS,
- la commission d’aptitude aux fonctions de SPV.
Il est membre de droit du CA et de la CAT du SDIS, avec
voix consultative.
Ses moyens:
il dispose de centres médicaux d’aptitude propres pour
la médecine professionnelle et préventive et de véhicules
(VLSM et VL médecins). Il partage avec d’autres unités
du SDIS certains moyens dont les missions sont
complémentaires (exemple : véhicule de soutien
sanitaire, véhicule de secours de l’avant, cellule poste
médical avancé, VSAV…).
Les partenaires
Les missions partagées du SSSM
engagent des relations interservices avec :
- la DT de l’ARS , tutelle de santé au niveau départemental,
par exemple, dans la négociation de conventions pour
interventions, les interventions à caractère sanitaire,
- le SAMU, via l’interconnexion avec le CTA CODIS, pour la
régulation médicale,
- les SMUR, sur le plan opérationnel sur le terrain, pour le secours
à personne,
- la DDPP, pour les missions mettant en cause des animaux ou
la chaîne alimentaire,
- la police et la gendarmerie, soit sur intervention, soit dans le
cadre d’échanges interservices, lors d’exercices plan rouge par
exemple. Par cet intermédiaire, et en liaison avec le bureau
opération ou les groupements concernés, le SSSM est amené à
rencontrer de nombreux services : mairies, exploitants
d’entreprises, SNCF, services de sécurité de sites majeurs…
Le soutien sanitaire
Une des missions principales du SSSM est d’assurer le soutien sanitaire aux SP. Cette mission est large,
transversale, allant de la préparation du soutien sanitaire, de la protection des sapeurs-pompiers jusqu’au déroulement
de l’intervention et à son suivi. En effet, le SSSM, via en particulier le pôle santé-travail, participe aux groupes de travail
sur les équipements de protection individuelle et leurs contraintes physiologiques, le choix des matériels médico-secouristes,
l’étude des postes de travail et les risques professionnels.
Le soutien sanitaire sur intervention répond à des procédures codifiées : l’infirmier ou le binôme médecin-infirmier est le
conseiller technique du COS, non seulement sur le plan opérationnel, dès lors qu’il y a secours à victime, mais également
sur les risques potentiels que peuvent rencontrer les SP. La zone de soutien sanitaire est mise en place avec l’officier
sécurité quand il est présent. Le SSSM axe sa reconnaissance, en autre, sur la sécurité au cours de l’intervention. Les soins
aux SP blessés sont ainsi assurés sur le terrain. Un des objectifs du soutien sanitaire est de reconditionner les personnels
pour les remettre le plus rapidement possible à disposition du COS pour l’intervention.
Les accidents de service sont ensuite suivis par le pôle santé-travail en relation avec le SSSM de groupement correspondant,
dans l’intérêt des agents, afin de les préserver au mieux, et le plus longtemps possible dans leur cadre d’emploi.
Sur le plan opérationnel, le SSSM peut également conseiller le COS lors de l’évacuation d’une population (exemple : feu
d’appartement dans un immeuble de grande hauteur), lors d’un stress psychologique touchant des tiers au cours d’une
intervention (exemple : accident impliquant plusieurs familles). Le métier de SP est générateur d’un stress qui peut être
bénéfique en intervention, mais qui peut devenir nuisible sur la durée d’une carrière complète, en raison de la dureté de
certaines interventions (secours aux personnes, sinistre impliquant des enfants…) C’est un métier difficile, éprouvant, ayant
un retentissement sur la vie familiale, les enfants ainsi que les conjoints en subissant indirectement les conséquences.
Le fort enchevêtrement privé-professionnel peut surajouter aux difficultés psychologiques que tout un chacun peut
rencontrer. L’unité d’aide médico-psychologique du SDIS, en liaison avec le personnel SSSM de groupement, joue pleinement
son rôle, tant dans la prise en charge du stress post-traumatique de certaines interventions que dans les difficultés connexes,
voire sociales, que vivent certains personnels.
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
81
2114 - LES MOYENS
DE COMMUNICATION
Communiquer en
interne comme
en externe
Le Pôle Communication du SDIS77 est placé aux côtés
du directeur départemental, au sein de la Direction
Générale, de façon à être en mesure de proposer et de
mettre en œuvre une stratégie de communication, dans
le cadre de la politique générale de l’établissement.
La communication accompagne la vie de l’établissement
dans toutes ses composantes, fonctionnelles ou
opérationnelles.
Un plan de communication, essentiel pour un
établissement de cette catégorie et pour le vaste
département de la Seine-et-Marne, a été mis en place
à compter de l’année 2007.
Ses objectifs, au-delà de la cohésion d’équipe et de
l’efficacité générale, tendent également vers la
valorisation de l’image de l’établissement et de la
meilleure connaissance réciproque des métiers et des
missions des sapeurs-pompiers de Seine-et-Marne et
de leurs partenaires.
Ce sont ces objectifs qui guident ensuite le choix des
outils de communication adaptés.
82
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
22 – DES MOYENS POUR FAIRE FACE AUX RISQUES
Pour faire face aux risques, le SDIS dispose de moyens
humains, d’alerte, d’infrastructures, ainsi qu'une
organisation à la fois opérationnelle et fonctionnelle.
Comme précisé en introduction, le SDIS reçoit une
contribution du Conseil général représentant 64.5 % de
son budget total (soit 109.4 millions des 169,4 millions
que constituent son budget (chiffres 2011).
Le complément est assuré par les communes et les
EPCI.
Des moyens
pour faire face
aux risques
Répartition des dépenses réelles de fonctionnement (chiffres 2011)
L’évaluation de ces moyens dépend de la typologie
des interventions et de leur nombre : Un SDIS
comme celui de la Seine-et-Marne a assuré en 2011
104 641 interventions, ce qui a occasionné
l’intervention de 137 183 engins d’incendie et de
secours. Ces chiffres sont sensiblement
équivalents à ceux des autres départements de la
Grande-Couronne.
L’augmentation de l’activité opérationnelle globale
( +1 % minimum par an) est principalement due
par un accroissement de l’activité pour secours à
personne (+4.1 % de 2010 à 2011).
La baisse importante du nombre d’accidents liés à
l’environnement ( -25.1 % de 2010 à 2011)
s’explique par l’activité exceptionnelle générée par
le passage de la tempête Xynthia en février 2010
(974 interventions).
Répartition des risques potentiels par communes
Typologie et nombre d’interventions en Seine-et-Marne (chiffres 2011)
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
83
Des moyens
humains :
professionnels,
volontaires,
médicaux,
administratifs,
techniques
et sociaux
■ 221 - LES MOYENS HUMAINS
DU SDIS
L’établissement public compte près de 4000 agents de
différents statuts, dépendant tous de la Fonction
Publique Territoriale, qu’ils soient :
- Sapeurs-pompiers professionnels,
- Sapeurs-pompiers volontaires,
- Personnels du Service de Santé et Secours Médical,
- Personnels Administratifs, Techniques et Sociaux
(PATS).
Effectifs 2012
1126 sapeurs-pompiers professionnels, répartis en:
- 160 Officiers
- 406 Sous-officiers
- 527 Gradés et sapeurs
2274 sapeurs-pompiers volontaires, répartis en:
- 34 Officiers
- 216 Sous-officiers
- 1 867 Gradés et sapeurs
189 Personnels du SSSM, dont 54 médecins (dont 8
professionnels), 119 infirmiers (dont 15 professionnels),
3 pharmaciens (dont 2 professionnels), 3 vétérinaires
et 1 expert psychologue,
324 PATS dont 141 personnels administratifs, 180
techniques et 3 médico-sociaux,
800 jeunes sapeurs-pompiers*(voir ci-dessous).
Savoir reconnaître les grades des sapeurs-pompiers
Les JSP et les risques :
Apprendre à les identifier
Les jeunes
sapeurs-pompiers:
la relève
Dès leur première année de formation, les
JSP sont sensibilisés aux risques domestiques,
de transport, de loisirs, de vacances et à l’incendie
(formation théorique de 10 à 12 heures). Une formation
sur les modes de propagation, la combustion, les
classes de feux, les extincteurs suit. Les JSP mettent
en pratique leurs connaissances lors de manœuvres
d’apprentissage. Ces formations leur font prendre
conscience très tôt des risques qu’ils peuvent
rencontrer dans la vie quotidienne. Ils mettront peutêtre plus tard les compétences acquises à profit en
qualité de sapeurs-pompiers volontaires ou
professionnels.
Les Jeunes Sapeurs-Pompiers
Les JSP : Actuellement en Seine-et-Marne, près
de 800 jeunes de 12 à 18 ans découvrent le métier de sapeurpompier au sein des sections JSP des centres d'incendie
et de secours, encadrés par des professionnels.
Les activités des JSP se déroulent dans le cadre associatif,
une ou deux fois par semaine, (en général le mercredi aprèsmidi ou le samedi après midi ).
Au programme de la formation : La formation s’étale sur une
durée de 4 années, validée à son issue par un Brevet.
Contenu de la formation : secours à personne, lutte contre
les incendies, protection des biens et de l'environnement,
informations sur le cadre administratif et juridique dans
lequel évoluent les sapeurs-pompiers, apprentissage de
l’esprit d’équipe, obéissance, discipline, respect d’autrui.
Activités diverses : notions élémentaires et apprentissage
du maniement des matériels d'incendie et de secours,
participation à des manœuvres, sport, initiation au
secourisme, participation aux rassemblements régionaux,
nationaux ou internationaux de JSP
Conditions : être apte physiquement, attestation 50 m de
natation (un certificat médical doit être produit), fournir une
autorisation parentale. Âge : l’engagement se faite dès l’âge
de 12 ans minimum et jusqu’à l’âge de 13 ans maximum, être
motivé et volontaire. Nota : les bulletins scolaires sont
demandés et un suivi est assuré.
Contact : le CIS le plus proche.
84
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
LA SÉCURITÉ SUR INTERVENTION
ET LA TACTIQUE OPÉRATIONNELLE
Parallèlement à la conduite des opérations, la sécurité
des intervenants est un objectif prioritaire pour le
commandant des opérations de secours (COS),
responsable de l’intervention.
Il revient au COS de définir, au travers de ses idées de
manœuvre, la manière « d’attaquer » le sinistre, soit en
menant une tactique offensive (engagement des
personnels au plus près du sinistre, généralement à
l’intérieur des bâtiments), soit en menant une tactique
défensive (attaque essentiellement par l’extérieur). Ce
choix tactique repose toujours sur la comparaison entre
les risques encourus et les bénéfices produits.
La tactique défensive sera donc choisie prioritairement
dans les cas où la vie des intervenants est
immédiatement et clairement menacée, il s’agit
notamment des cas qui présentent des risques
d’effondrement de structures ou des risques avérés
et imminents de développement violent du sinistre (du
type explosion)…
Il dispose en outre de trois aides :
Le rôle de la formation chez les SP :
savoir appréhender les risques
Le Rôle de la formation chez les sapeurspompiers. Dans toute organisation à finalité opérationnelle,
la formation est primordiale : Chez les sapeurs-pompiers, elle
consiste avant tout à bien appréhender les risques et leurs
effets pour mieux intervenir, en toute sécurité pour les
victimes potentielles comme pour soi.
Elle a deux aspects :
- la formation initiale : qui permet de donner à tous les
personnels opérationnels les capacités optimales à
intervenir dans leurs fonctions respectives et ceci chaque
fois qu’ils changent de fonction,
- la formation continue qui a pour but d’une part de maintenir
les connaissances acquises à leur meilleur niveau et d’autre
part d’acquérir de nouvelles capacités, au regard de
l’évolution des risques, des techniques et des capacités
individuelles.
Ces formations sont dispensées au quotidien dans les
centres d’intervention et lors de stages bloqués ou
échelonnés au Centre de Formation Départemental ou dans
des Centres externes (formation des officiers, spécialités
opérationnelles de haut niveau…).
Sécurité
et tactique
Formation
● L’officier sécurité:
Un officier sécurité peut être nommé sur une
intervention par le COS: il devient alors responsable de
la surveillance et de l’évaluation de situations risquées
et dangereuses, ainsi que de la bonne application de
mesures destinées à assurer la sécurité des sapeurspompiers. Il doit prendre en compte 4 facteurs :
- facteur humain : reconnaissance des situations
risquées ou dangereuses pour les personnels,
collaboration avec les responsables des autres services
pour ne pas augmenter les risques des personnes sur
le terrain de l’opération. Il porte une attention
particulière aux interactions des différents services
afin qu’elles ne soient pas de nature à aggraver les
risques pour les personnes.
- facteur matériel : contrôle de l’application des
mesures sécuritaires individuelles et collectives :
port des équipements de sécurité…,
- facteur organisationnel: veille au respect des règles
des techniques opérationnelles, périmètre de
sécurité… Il assure avec les autres services qui
concourent à la résolution du sinistre, à chaque instant
au cours de l’évolution, la veille des aspects
sécuritaires.
- facteur environnemental anticipation de
l’évolution de l’événement, détection des
Le centre technique de formation
situations dangereuses en puissance.
Il a le pouvoir d’ordonner des mesures départemental de Gurcy-le-Châtel
correctives immédiatement, si la sécurité La Seine-et-Marne a la chance d’avoir son propre centre technique dédié à la formation de
l’ensemble des sapeurs-pompiers et dans lequel on peut recréer des situations opérationnelles.
l’exige.
Les équipements techniques utilisés, doivent reproduire différents types de lieux ou évènements
rencontrés en milieu urbain, rural, industriel, etc. et dans lesquels des sinistres sont recréés
● Le soutien sanitaire:
Assuré par le SSSM, Il vise à apporter les et contrôlés par des dispositifs dédiés.
soins d’urgence aux sapeurs-pompiers Les scénarii s’inscrivent, bien évidemment, dans une prise en compte maximale de la sécurité
blessés et à assurer la prévention et le suivi des stagiaires et des formateurs au cours des phases d’exercice.
des accidents en service sur interventions. La formation dispensée est basée sur 4 valeurs :
En 2011 : 345 soutiens sanitaires. Les départs - être humain et ouvert sur l’extérieur,
sont assurés des 6 bases du département : - être le garant d’une doctrine opérationnelle départementale,
La Ferté-sous-Jouarre, Dammartin-en-Goële - transmettre les savoirs, savoirs faire, savoirs agir dans un contexte opérationnel,
Tournan-en-Brie, Nangis, Pontault-Combault, - préserver l’environnement,
La Chapelle-la-Reine »
Le centre de formation dispose de 7 pôles:
un pôle administratif,
● Le soutien psychologique:
Le SDIS assure à ses propres agents un soutien un pôle enseignement et accueil,
après les interventions à caractère difficile, que Un pôle SSSM,
ce soit lorsqu’ils sont confrontés à des situations un pôle hébergement et restauration,
choquantes ou eux-mêmes victimes (agressions, un pôle logistique et maintenance,
un pôle activités physiques et sportives,
violences urbaines, accidents à des SP…).
un pôle exercices et mises en situation (plateau technique).
Afin d’éviter toute accoutumance des stagiaires aux lieux opérationnels et prendre en compte
les mutations technologiques et opérationnelles à venir, le plateau technique est modulable et
évolutif dans le temps.
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
85
■ 222 - DES MOYENS POUR
COMMANDER ET DIRIGER
Voir fiche  SA - 04
Des moyens
de commandement
● LA DIRECTION ET LE COMMANDEMENT
DES SECOURS:
La réponse aux situations d’urgence exige la mobilisation
rapide de tous les moyens publics et privés et leur
coordination efficace sous une direction unique. À cet
égard, la France bénéficie d’une tradition juridique, qui
investit les maires et les préfets, autorités de police
générale, de pouvoirs étendus en situation de crise.
Ainsi, la direction des opérations de secours repose
dans le cas le plus fréquent, sur le maire au titre de
ses pouvoirs de police (articles L. 2211-1 et L. 2212-2
du code général des collectivités territoriales). Le cas
échéant, si la gravité de l’événement tend à dépasser
les capacités locales d’intervention ou lorsque le
problème concerne plusieurs communes, l’État, par
l’intermédiaire du préfet, prend la direction des
opérations de secours et l’appellation “Directeur des
Opérations de Secours” (DOS)…
Le préfet peut prendre la direction des opérations dans
des cas bien précis :
- lorsque le maire ne maîtrise plus les événements, ou
qu'il fait appel au représentant de l'État,
- lorsque, le maire s’est abstenu de prendre les mesures
nécessaires. Le préfet se substitue alors à lui, après
mise en demeure et après que celle-ci soit restée sans
résultat,
- lorsque le problème concerne plusieurs communes du
département,
- lorsque l'événement entraîne le déclenchement d'un
plan ORSEC.
La notion de DOS traduit la compétence juridique et
influence directement la détermination des
responsabilités éventuelles.
Cette direction juridique des secours n’efface pas pour
autant la direction technique qui demeure nécessaire
dans la mise en œuvre des moyens de secours. Cette
conduite de l’opération relève du commandement. Sur
chaque opération, un commandement unique est mis
en place et organisé en fonction de l’importance de la
mission : il est assuré par le Commandant des
Opérations de Secours (COS).
Le COS désigne le gradé ou l’officier sapeur-pompier
chargé d’assurer la mise en œuvre de tous les moyens
publics et privés mobilisés pour l’accomplissement des
opérations de secours. Il agit sous l’autorité du DOS et
applique le cas échéant ses directives après avoir assuré
auprès de lui son rôle de conseiller technique.
Cette complémentarité s’inscrit au travers d’un lien
de subordination entre le DOS, directeur des
opérations de secours, et le COS, commandant des
opérations de secours.
Le Directeur des Secours Médicaux
Le Directeur des Secours Médicaux : des
médecins sapeurs-pompiers, après une formation validante,
sont inscrits sur une liste d’aptitude et remplissent la
fonction de Directeur des Secours Médicaux (DSM) en
alternance avec des médecins du SAMU 77 selon les
modalités définies dans le plan NOVI départemental.
Leurs missions sont :
- la direction de la chaîne médicale des secours jusqu’aux
évacuations vers les hôpitaux,
- le conseil des autorités sur les mesures d’hygiène et de
salubrité,
- la participation au PC : gestion des personnels, matériels
médicaux, des médicaments,
- l’information des autorités sur le bilan médical du sinistre,
- le soutien sanitaire aux personnels engagés.
86
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
Le Directeur des Opérations
de Secours
Le maire est chargé, sous le contrôle
administratif du représentant de l’État dans le département,
de la police municipale.
Le représentant de l’État dans le département peut prendre,
pour toutes les communes du département ou plusieurs
d’entre elles, et dans tous les cas où il n’y aurait pas été
pourvu par les autorités municipales, toutes mesures
relatives au maintien de la salubrité, de la sûreté et de la
tranquillité publiques.
Ce droit ne peut être exercé, par le représentant de l’État
dans le département à l’égard d’une seule commune
qu’après une mise en demeure au maire, restée sans résultat.
Le représentant de l’État dans le département est seul
compétent pour prendre des mesures relatives à la sécurité
et à la salubrité publiques, dont le champ d’application
excède le territoire d’une commune.
La direction des opérations de secours relève de l’autorité
de police compétente, en l’occurrence du maire, en vertu
des articles 2, 3 et 4 ci-dessus énoncés et sous réserve des
dispositions prévues par les alinéas suivants.
En cas de déclenchement d’un plan Orsec ou d’un plan
d’urgence, les opérations de secours sont placées, dans
chaque département, sous l’autorité du représentant de
l’État dans le département, à savoir du préfet. Lorsqu’elles
intéressent le territoire de plusieurs départements, qu’il y
ait ou non déclenchement du plan Orsec ou d’un plan
d’urgence, le Premier Ministre peut placer l’ensemble des
opérations de secours sous la direction du représentant de
l’État dans l’un de ces départements.
Le Commandant des
Opérations de Secours
Le commandement des opérations de secours
relève, dans l’ordre suivant, sous l’autorité du préfet ou du
maire agissant dans le cadre de leurs pouvoirs respectifs
de police :
- du directeur départemental des services d’incendie et de
secours ou de son représentant nommément désigné,
- d’un chef de site,
- d’un chef de colonne,
- d’un chef de groupe,
- d’un chef d’agrès.
L’engagement de ces échelons de commandement est
normalement déclenché par le CODIS en fonction de la
nature et de l’importance de l’intervention.
●
LES MOYENS MATÉRIELS DE COMMANDEMENT OPÉRATIONNEL :
Commander
Diriger
Le PC ORSEC et le Centre
Opérationnel Départemental (COD):
En cas d’événement grave, nécessitant la mise en place d’une gestion de
crise, le préfet du département peut décider d’activer le COD : c’est notamment le
cas lors de déclenchement de Plan ORSEC, de Plan NOVI, d’épisodes climatiques aigus
(tempêtes, grand froid…).
Quel que soit le type d'événement, le COD coordonne l'action des secours.
Il est Installé dans les locaux de la préfecture.
Sa structure s’adapte aux situations en cours et à leurs évolutions. Elle se renforce très
rapidement si besoin est.
Les fonctions généralement activées sont :
- Information-communication,
- Ordre public,
- Protection des populations,
- Logistique/réseaux,
- Affaires économiques,
- Anticipation.
Tous les services de l'État et du département peuvent y participer.
Le chef du COD est le préfet, il peut être représenté par le directeur de cabinet ou un
membre du corps préfectoral. Il fixe aux services déconcentrés et aux partenaires les
mesures à mettre en œuvre dans leur domaine de compétences respectif, définit les
priorités et réalise les arbitrages.
Le chef du service interministériel de défense et de protection civiles (SIDPC) ou son
représentant organise le travail du COD.
Voir fiche  SA - 03 : le Plan ORSEC
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
87
Le Centre Opérationnel Départemental
d’Incendie et de Secours :
●
Le Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et
de Secours (CODIS) est l’organe de coordination de
l’activité opérationnelle des services d’incendie et de
secours du département.
Immédiatement informé de toutes les opérations en
cours et régulièrement renseigné sur l’évolution de la
situation jusqu’à la fin des opérations, il est chargé
d’assurer les relations avec les autorités de police et
avec les autres organismes publics ou privés qui
participent aux opérations de secours.
Le CODIS est en relation permanente avec le centre de
réception et de régulation des appels (n° 15) du SAMU.
L'interconnexion des deux centres est une condition
indispensable pour que les deux services de secours se
tiennent mutuellement informés.
Outils de centralisation de l'information, d'aide à la
décision et de commandement, les CODIS demeurent
un élément indispensable dans l'organisation
déconcentrée de la sécurité civile. Le CTA/CODIS est
géré par un personnel hautement qualifié, en mesure
de prendre sans délai les mesures susceptibles de
limiter, dès les premiers instants, les effets d’une
catastrophe et d’assurer l’efficacité de la lutte par une
gestion adaptée des moyens.
Afin d’assurer efficacement ses missions, le CODIS doit
savoir s’adapter immédiatement aux différents niveaux
d’activité opérationnelle (normale ou exceptionnelle).
Le CTA et le
CODIS 77
Quatre missions dévolues
- L’anticipation: si le CODIS doit réagir à l’évènement,
il lui appartient aussi de prévoir et d’anticiper sur les
évènements et leur montée en puissance.
- La coordination et le soutien : le CODIS doit
coordonner l’action des centres d’incendie et de secours
et assurer en temps réel un suivi des interventions sur
l’ensemble du département.
Il contribue à la mise en œuvre des plans de secours,
- La gestion des moyens : le CODIS s’assure en
permanence de la disponibilité opérationnelle des
personnels sapeurs-pompiers et des matériels des
services d’incendie et de secours. Il a également pour
vocation, en cas de besoin, de demander au préfet les
88
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
renforts nécessaires pour compléter les moyens
engagés.
- Alerte – Renseignement – Information: interlocuteur
sapeur-pompier privilégié des cellules de crise et des
centres de coordination, le CODIS est chargé de rendre
compte de l’évolution de la situation à l’autorité (maire
ou préfet) en charge de la Direction des Opérations de
Secours, alertée par ses soins conformément aux
schémas d’alerte.
En activité opérationnelle exceptionnelle, le CODIS
doit, outre ses fonctions générales recueillir les
informations sur les effets des sinistres, faire le bilan
des moyens engagés ou disponibles, évaluer les besoins
en renfort, préparer l’application des protocoles
particuliers, préparer les ordres d’opération, assurer la
logistique au profit des secours engagés, préparer les
bulletins réguliers d’information à l’intention des
autorités concernées, faire accueillir les renforts
extérieurs pour les acheminer sur les lieux des
opérations, préparer les détachements de renfort
engager à l’extérieur du département.
Il permet au directeur départemental d’exercer, en toute
occasion et en permanence, sous l’autorité du préfet
ou du maire, les missions dont il est chargé par chacun
d’entre eux dans le cadre de leurs pouvoirs de police
respectifs.
On distingue deux niveaux d’activité dans le
fonctionnement général du CODIS :
- un niveau d’activité opérationnelle habituelle,
correspondant à la situation courante,
- un niveau d’activité opérationnelle particulière, atteint
dès l’engagement d’une colonne sur une opération et
pouvant évoluer jusqu’à une situation de crise.
Le SSSM est présent au CTA CODIS par la permanence
santé, représentée par un infirmier présent 24 h sur 24,
assurant le conseil technique des chefs de salle et de
l’officier de permanence en matière de secours à
personne, le déclenchement et le suivi des vecteurs
opérationnels du service de santé, la prise des bilans
VSAV en cas de nécessité, la gestion de la liste de garde
quotidienne du SSSM, le renfort de la salle de crise selon
la nature de l’intervention.
■ 223 - DES MOYENS ADAPTES AUX DIFFÉRENTS RISQUES
Comme nous l’avons vu précédemment, deux grandes
familles de risques existent :
- les risques courants
- les risques particuliers.
2231 - FAIRE FACE AU RISQUE COURANT,
c’est essentiellement :
- lutter contre les incendies,
- porter secours aux personnes, en tout lieu,
- porter secours sur les routes.
Adapter les
moyens du SDIS
A - LA LUTTE EN FONCTION DE LA
PROGRESSION DES INCENDIES
Contrairement à une idée reçue, le nombre d’incendies
n’a pas tendance à décroître. En Seine-et-Marne, il a
même progressé de 8,69 % entre 2004 et 2005 et c’est
stabilisé depuis. Ce sont essentiellement des feux
d’habitations (42 %) et de véhicules (14 %).
Pour y faire face, le SDIS forme ses personnels aux
techniques traditionnelles d’extinction et de secours, en
s’adaptant sans cesse aux améliorations des techniques
et des matériels (cf. : déroulement d’une intervention
§ 2112 p. 76 et Formation § 221 p. 85).
aux risques
courants :
en cas
d’incendie
La localisation des sinistres en Seine-et-Marne
Répartition des Incendies (sorties d’engins – 2011 ( source Infosdis)
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
89
bien réagir en
cas d’incendie
Deux engins
spécifiques,
pour les grands
sinistres
L’engin de base des SP : le Fourgon Pompe Tonne
(FPT - norme NFS 61-515).
Il permet de transporter 3 000 litres d’eau, de produire
2 000 litres par minute à 15 bars de pression ; son
autonomie est donc d’une minute trente (sous 15b de
pression), sans alimentation extérieure.
Il comporte tous les matériels permettant une
reconnaissance du sinistre, les premiers sauvetages,
une première extinction à l’eau ou à la mousse bas
foisonnement, son alimentation sur le réseau, des
matériels de détection de gaz et des matériels divers
pour compléter ou faciliter l’action. Il est généralement
servi par 6 hommes (un conducteur, un chef d’agrès,
un binôme d’attaque et un binôme d’alimentation).
Le Bras Élévateur Aérien (BEA) :
Ses missions principales :
Lutte contre les feux urbains et industriels de grande
envergure (usines, entrepôts, dépôts pétroliers), au
moyen d’un canon fixé sur la nacelle d’un bras articulé
de 42 m (eau et mousse), reconnaissances, sauvetages
de personne en hauteur, protection des biens (bâchage),
accès en contrebas, éclairage de zone.
Caractéristiques:
Hauteur : 42 m ; déport possible : 25 m ; portée de la
lance: 90 m, charge utile sur plateforme: 400 kg, caméra
infrarouge (détection des points chauds) et caméra
optique ; autoprotection de la nacelle.
Le Fourgon M0usse Grande Puissance (FMOGP):
Ses missions principales :
Intervention très rapide sur les feux de bâtiments
industriels, dépôts pétroliers, véhicules et aéronefs en
feu. Il intervient soit en autonome, soit en complément
d’autres engins pompe, soit pour alimenter en eau ou
mousse (exemple le BEA).
Caractéristiques:
Châssis 8x4 à deux essieux directeurs de 32 tonnes,
pompe 6 000 l. min. sous 10 bars.
12 000 l. d’eau, 2 000 l. d’émulseur fluo protéinique,
200 l. de mouillant/moussant ; lance-canon de 500 à
4 500 l. min.
Des moyens pour faire face aux risques industriels
FMOGP
Le Triangle du feu :
BEA
90
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
Un combustible combiné à l'oxygène de l'air
et à une énergie d'activation, subit une réaction
chimique exothermique d'oxydoréduction appelée
“combustion”.
Elle nécessite 3 éléments :
- Un combustible (bois, essences, méthane…),
- Un comburant (oxygène la plupart du temps),
- Une énergie d'activation permettant d'amorcer la
réaction de combustion.
Supprimer l'un de ces éléments c'est arrêter le feu !
Les sapeurspompiers
face aux risques
Les risques pour les SP sur incendie
Lors d’opérations liées aux incendies
(sauvetages, reconnaissances, extinctions, déblais…)
les SP sont exposés à plusieurs familles de risques :
- liés à l’incendie lui-même : brûlure, coup de chaud
(hyperthermie),
- liés aux explosions : blast/surpression, blessures,
- liés à la présence d’électricité : Électrisation et
électrocution,
- liés aux structures : traumatismes et blessures du
fait d’effondrement, de chutes (de toit, en excavation)
occasionnées par l’opacité des fumées, par des
obstacles, par l’instabilité des structures,
- des intoxications, asphyxies, anoxies, fumées,
vapeurs dégagées par les produits stockés, leur
décomposition, leur combustion (solides, liquides,
gaz…), malaises,
- des gelures (produits cryogéniques, expositions
prolongées au froid/hypothermie…), noyade
(interventions sur feux de bateaux…),
- liés à la circulation: accidents de véhicules (transport,
sur place…), suraccident,
- fatigue, stress, agression, troubles psychologiques
(interventions en zones sensibles, mécontentement
des populations…),
- cardio-vasculaires par association de différents
facteurs de risques.
Tenue d’intervention
Des Équipements de Protection
Individuelle (EPI) spécifiques
Le SDIS a doté ses personnels de nouvelles
tenues et EPI
- pour faire face aux risques : casques, cagoules, tenue de
feu, gants, bottes…
- pour les protéger contre les agressions extérieures lors
de l’intervention qu’elles soient prévues (chaleur, froid, eau,
air vicié (ARI)…), ou inopinées (chocs, embrasements
généralisés, projections de produits dangereux, toxiques,
corrosifs, contaminantes (TLD) gaz toxiques, chutes/lot de
sauvetage, ligne de vie…),
- pour les rendre visibles (bandes réfléchissantes, matériels
de protection, d’éclairage, de signalisation…).
Appareil Respiratoire Isolant (ARI)
Marquage réfléchissant
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
91
B - LE SECOURS AUX PERSONNES
Les missions des sapeurs-pompiers dans le cadre du
secours à personnes concernent :
- les accidents de toutes natures, nécessitant un
secours d’urgence, ou un secours en équipe (sauvetage,
soustraction à un danger ou à un risque),
- les interventions pour détresses vitales avérées ou
supposées nécessitant la réalisation de gestes de
secourisme ou la mise en place de matériels adaptés
et une surveillance constante, dans l’attente de la prise
en charge par un personnel d’un SMUR ou du SSSM.
- toutes interventions sur la voie publique et dans les
lieux publics ou assimilés. En effet, elles peuvent alors
présenter, à cause de leur localisation ou de la pauvreté
des informations transmises lors de l’alerte, un risque
d’aggravation : quel que soit l’état de la victime, la
nécessité d’une intervention rapide implique l’envoi
des moyens du SDIS 77.
Le secours aux personnes :
une mission partagée
Le secours aux personnes est une des missions
partagées du SDIS avec les autres acteurs de l’aide
médicale urgente, dont les SMUR (Service Mobile d’Urgence
et de Réanimation). Cette mission est partagée par nos VSAV
mais également par le SSSM, via des vecteurs permettant
la prise en charge des victimes, les VSLM (Véhicule Léger
de Secours Médical).
Ces vecteurs sont armés par des infirmiers protocolés
(prescriptions médicales sous la responsabilité du médecin
chef, permettant aux infirmiers de prendre en charge seuls,
sans médecin ou dans l’attente d’un médecin, avec les SP,
un certain nombre d’urgences, en particulier vitales
(exemple : arrêt cardio-respiratoire).
Le secours aux personnes étant la plus grosse part des
interventions des SP (79 % avec plus de 10 %
d’accidents routiers), tout SP doit être formé, selon
ses responsabilités, aux techniques secouristes.
Porter secours
en sécurité
La formation «secours aux personnes» (SAP) est une
formation destinée à permettre à un sapeur-pompier
d’intervenir en équipe et avec du matériel sur un malaise
ou un accident, en effectuant des actes de prompt
secours. Elle comprend au minimum un module SAP1
(qui intègre les contenus des formations secouriste telles
que les formations aux premiers secours en équipe de
niveau 1 et 2 (PSE 1 et 2) et également une formation
au secours routier), la prise en charge de polytraumatisés.
Pour tenir l’emploi de chef d’agrès VSAV, le sapeurpompier doit être titulaire du diplôme SAP2, formation
basée sur la responsabilité du chef d’agrès, sur le choix
des actions à réaliser après une analyse de la situation
voir paragraphe 2112 p. 76 sur la MGO).
Terminologie :
Secours : aide ou assistance extérieures qui
permettent d’échapper à un danger ou de sortir d’une
situation difficile ou pressante, soins ou sauvetage.
d’une personne blessée ou malade.
Prompt secours : (défini par les circulaires du
18 septembre 1992 et du 2 février 1996) action de
secouristes agissant en équipe et visant à prendre en
charge sans délai des détresses vitales ou à pratiquer
des gestes de secourisme. Son intérêt réside dans
son caractère réflexe.
Soins d’urgence : prise en charge d’une urgence
médicale en situation quotidienne ou d’exception, que
ce soit en intra ou en extra-hospitalier.
Véhicule de soutien et de secours médical (VSSM)
92
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes (VSAV)
Les risques pour les SP dans le cadre des
missions de secours à personnes sont liés:
- aux pathologies rencontrées, maladies
infectieuses, projection de sang, virus (Hépatites,
VIH…): des protocoles sont immédiatement appliqués
en cas de doute,
- aux sites sur lesquels ils interviennent (topologie
dangereuse, exposée, agressivité: blessures, brûlures,
traumatismes…)
- à l’urgence de la mission et aux conditions de
circulation : accidents de déplacement…
Secourir de
nombreuses
victimes :
le PLAn nOVI
LE PLAN NOVI
Depuis la réforme de la doctrine de planification
des secours prise en compte par la loi n° 2004-811 de
modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004, le PLAN
ROUGE est intégré dans le plan ORSEC départemental sous
la forme du dispositif spécifique « ORSEC nombreuses
victimes » et prend l’appellation de PLAN NOVI. Il prévoit les
procédures de secours d’urgence à engager en vue de
remédier aux conséquences d’un évènement entraînant ou
pouvant entraîner de nombreuses victimes.
Ses objectifs sont :
- la rapidité de mise en place des moyens,
- l’organisation du commandement dont celle de la chaîne
médicale des secours,
- la détermination de moyens suffisants et adaptés,
- la coordination et la régulation médicale.
En effet, il faut dans le même temps :
- soustraire les victimes du milieu hostile,
- lutter contre le sinistre initial et contre ses effets directs
et indirects (protection de la population, des biens et de
l’environnement),
- prendre en charge toutes les victimes, qu’elles soient
blessées physiquement ou psychologiquement.
Élaboration :
Le PLAN NOVI est élaboré par le préfet de Seine et Marne
en collaboration avec les services opérationnels concernés:
le service départemental d’incendie et de secours (SDIS),
le service d’aide médicale urgente (SAMU), l’UT de l’ARS,
les services de Police et de Gendarmerie. Le PLAN NOVI
ne peut être déclenché que par le préfet ou son représentant.
Objet:
L’objet principal du plan est d’organiser la coordination de
la mise en œuvre des moyens composant la chaîne
médicale, afin d’assurer la cohérence et la continuité de
l’engagement des différents services appelés à intervenir,
tout en veillant à éviter la désorganisation des structures
hospitalières (celles-ci ont leur propre plan d’accueil d’un
afflux massif de victimes : le PLAN BLANC hospitalier,
permettant de faire face à cet afflux venant du terrain).
En dehors des services précités, collaborant à l’élaboration
du plan, celui-ci prévoit l’appel à d’éventuels renforts par
des entreprises sanitaires privées, et par les associations
de secourisme.
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
93
Un concept
unique pour
traiter les
victimes
Le SSSM du SDIS participe à ce plan, en particulier par la garde de DSM (Directeur des Secours Médicaux) partagée
par semaine avec le SAMU, selon la liste d’aptitude arrêtée par le préfet.
Sous l’autorité du COS, il doit mettre en place et assurer le fonctionnement de la chaîne médicale des secours.
(voir définitions COS, DOS, DSM § 226 p. 86 et fiche SA 04).
Le traitement des victimes dans le PMA
la cellule Poste Médical Avancé
94
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
C - LE SECOURS ROUTIER
Le secours routier a pour but d’intervenir sur les
accidents de la circulation et sur les accidents de la voie
publique en général.
La formation au secours routier, mission intégralement
dévolue aux sapeurs-pompiers, permet d’appréhender
les risques particuliers inhérents tels que le risque de
collision par un autre véhicule (suraccident), le risque
d’incendie (batterie, essence), le risque de blessure des
intervenants par les débris (tôle, verre) par la nature de
l’axe routier (voie express, autoroute). Selon l’importance
de l’accident, la taille du dispositif mis en place sera
différente, d’où la nécessite d’une connaissance entre
les différents acteurs :
- pour le balisage et la sécurité de la circulation : la
police ou la gendarmerie, le service public chargé de la
voirie ou la société d’autoroute ;
- pour la protection contre l'incendie, la stabilisation du
véhicule, l'accès à la victime et son dégagement, les
premiers soins dans le véhicule: les sapeurs-pompiers;
- pour la partie purement médicale, dans le véhicule,
durant l'extraction et l'évacuation: une équipe médicale
ou paramédicale extra-hospitalière (le SMUR, le SSSM);
- pour le dégagement de la chaussée: les entreprises
de dépannage.
pour secourir les
accidentés
*Le SSSM est engagé sur la prise en charge de victimes
d’accidents de la voie publique (AVP), avec les VSAV,
en particulier lors d’AVP graves ou nécessitant la prise
en charge de la douleur (protocole spécifique).
pour secourir
sans devenir
une victime
Les risques pour les SP sur AVP
La signalisation et la protection des interventions
sur les voies de circulation
L'accident de la circulation représente des
risques particuliers aussi bien pour les victimes que
pour les sauveteurs et autres intervenants (SP,
SMUR, Police, Gendarmerie, SUT, DIR 77, Dépanneurs,
Sociétés autoroutières.):
- risque de collision par un autre véhicule (suraccident),
en particulier dans le Département sur certains axes
routiers dépourvus de Bande d’Arrêt d’Urgence,
- risque d’incendie (électricité de la batterie + essence),
d’explosion et d’électrocution (véhicules hybrides),
- blessure par les débris (verre, tôle), et ce notamment
sur les voies express et autoroutes (vitesses de
circulation plus élevées),
- déstabilisation du ou des véhicules: chute, écrasement.
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
95
pour intervenir
en situations
particulières
2232 - FAIRE FACE AUX RISQUES
PARTICULIERS
Faire face aux risques particuliers implique la mise en
œuvre de techniques particulières, de moyens
importants tant en hommes qu’en matériel. Ce sont
donc en général des spécialistes SP qui interviennent,
au côté, si nécessaire, de spécialistes et experts d’autres
origines (privé, public). Ce sont les interventions pour
lutter contre les effets des risques technologiques,
radiologiques, contre les feux de forêt, pour rechercher
des victimes en excavation, en hauteur, à l’aide de
matériels spécifiques, de chiens et de personnels
aguerris aux situations périlleuses.
face aux risques
technologiques
● LES ÉQUIPES D’INTERVENTION
FACE AUX RISQUES TECHNOLOGIQUES :
L’évolution des risques technologiques, tant dans leur
nature que dans leur répartition géographique entraîne
des interventions de plus en plus fréquentes et de plus
en plus techniques. Pour faire face à ce type de sinistres,
une Unité Mobile d’Intervention Chimique, (UMIC77)
a été créée. Elle est constituée de l’ensemble des moyens
humains et matériels nécessaires à toute intervention
impliquant des produits chimiques ou biologiques
dangereux ou présentant des risques de pollution et là
où les moyens traditionnels des sapeurs-pompiers sont
inadaptés.
Dans ce domaine, on peut distinguer trois grands types
d’intervention :
- les opérations à caractère chimique : opération
mettant en cause des produits chimiques (solides,
liquides, gaz) dangereux (ex: fuites ou risques de fuites),
- les opérations à caractère biologique : opération
mettant en cause des organismes vivants (bactéries,
champignons, virus…) ou supposés l’être (ex : poudre
suspecte),
- les opérations de lutte contre les pollutions des eaux:
pollution d’un cours d’eau par des hydrocarbures,
obturation de réseaux d’assainissement lors de feux
d’entrepôts, etc…
Dans ce cadre et sous l’autorité d’un COS, l’UMIC a
pour missions de déterminer l’existence et la nature
du risque chimique ou biologique, réaliser les premières
mesures conservatoires si elles n’ont pas été réalisées,
protéger le public, les intervenants, les biens et
l’environnement, réduire ou supprimer la source du
risque, limiter les effets engendrés par le sinistre,
participer dans certains cas à la recherche du pollueur
avec les services compétents.
L’UMIC intervient rarement seule et s’intègre dans un
dispositif comportant des moyens traditionnels.
Elle dispose de moyens matériels spécialisés
obligatoirement affectés dans des centres d’intervention
spécialisés. Il s’agit des véhicules suivants :
le Véhicule de Reconnaissance Chimique (VRCH),
la Cellule Mobile d’Intervention Chimique (CMIC),
la Cellule de lutte contre les Pollutions (CEPOL).
Le SSSM assure ici également le soutien sanitaire
des personnels engagés, le port des tenues
spécifiques générant des contraintes physiologiques
importantes.
Certains personnels SSSM ont une spécificité NRBC
leur permettant également d’être le conseiller
technique du COS et d’intervenir éventuellement
en zone d’exclusion.
96
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
Le VRCH est le moyen de première intervention de
l’UMIC (Mitry, Coulommiers et Montereau) dans le
domaine des opérations à caractère chimique et
biologique. Ce véhicule dispose du matériel nécessaire
à la mise en œuvre des premières mesures
conservatoires: équipements de protection individuelle,
détection et identification, balisage et alerte des
populations, colmatage et obturation, prélèvements.
Les CMIC sont utilisées comme moyen d’appui et de
renfort au VRCH. Elles sont stationnées à Lagny-surMarne et Melun. Elles se composent du matériel
nécessaire pour traiter l’ensemble des opérations à
caractère chimique et biologique. Outre le matériel du
VRCH, elle peut faire du transvasement, de la
récupération et de l’identification « lourde ».
Les CEPOL sont utilisées pour lutter contre les risques
de pollution des eaux par un produit non soluble et plus
léger que l’eau. Elles sont stationnées à Lagny et Melun.
(pollution d’un cours d’eau, obturation de réseaux
d’assainissement…). Elles possèdent du matériel
permettant l’endiguement (pose de barrages),
l’obturation et le colmatage, le transvasement et la
récupération (uniquement hydrocarbures).
L’UMIC77 possède également des matériels de
décontamination, d’évacuation des victimes. en zone
toxique, des tenues de protection et de décontamination.
Les chaînes de décontamination, situées à Meaux,
Lognes et Moissy, permettent la décontamination et le
rhabillage de victimes valides ou invalides exposées à
une substance chimique, nucléaire ou biologique.
Les risques pour les équipes
d’intervention face aux risques
technologiques
Les spécialistes risques chimiques des SP
sont dotés des meilleurs équipements existant sur le
marché. Cependant, nul n’est à l’abri d’un accident
exogène ou endogène :
- risques liés à une protection insuffisante ou à sa
rupture (tenue, appareil respiratoire…): contamination
(surfacique, interne, externe), infection, atteintes
cutanées ou percutanées, oculaires, respiratoires,
brûlures et gelures chimiques, asphyxie ;
- risques dus au port des équipements de protection
individuelle: hyperthermie, hypothermie, déshydratation,
fatigues liées à une longue exposition, stress, chutes.
● LES ÉQUIPES D’INTERVENTION
FACE AUX RISQUES RADIOLOGIQUES
Les équipes d’intervention radiologique interviennent
dans le cadre de situations mettant en cause des sources
de rayonnements ionisants : PPI de centrale nucléaire,
transport de matières radioactives, incendie avec
présence de sources dans un secteur industriel ou
médical, AVP avec colis radioactifs, déclenchement de
portique de détection, paratonnerre radioactif, détecteur
ionique de fumée, objets au radium… sans oublier le
risque d’attentat non conventionnel.
Leurs missions consistent à faire des mesures de la
radioactivité présente et les périmètres de sécurité
nécessaires, de contrôler la non-contamination des
personnels, de localiser et réduire la source de
rayonnement ionisant, de réaliser des prélèvements
(frottis, terre, eau…), et de rendre compte au COS et à
l’IRSN.
Les risques pour les équipes d’intervention
face aux risques radiologiques
face aux risques
radiologiques
Le risque principal pour les sapeurs pompiers
est que la radioactivité, bien que provoquant des
dégâts sur nos cellules vivantes, ne se voit pas, ne
se sent pas.
Cela impose l’utilisation d’appareils de mesure pour
détecter les rayonnements. Des sapeurs pompiers
sont spécialisés dans ce domaine très technique, et
constituent l’Unité Mobile d’Intervention en Risques
Radiologiques (UMIR77).
Les sapeurs pompiers non spécialisés doivent faire
appel à l’UMIR77 dès que, sur intervention, il y a un
doute sur une présence de radioactivité (ex :
détecteurs ironiques dans les gravats suite à un feu,
AVP avec colis suspect…). L’unité spécialisée prend
alors en compte ce risque spécifique, en parallèle des
missions de risque courant qui restent prioritaires sur
le risque radiologique (ex : une victime doit être
secourue, un feu doit être attaqué…). Deux centres
sont spécialisés : Provins et Moissy-Cramayel.
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
97
lors des feux
de forêt et de
végétation
● LES ÉQUIPES D’INTERVENTION
FEUX DE FORET
Les incendies de forêt concernent des surfaces
supérieures ou égales à un hectare d’un seul tenant,
intéressant ou ayant atteint des forêts, landes, garrigues
ou maquis.
Leur importance dépendra du vent qui attise, transporte
et couche les fumées, du relief (pentes, cols) et de la
végétation (densité, inflammabilité).
En Seine-et-Marne, ce sont souvent des feux de tourbe,
couvant longtemps et se propageant très loin dans la
strate herbacée qui apportent le plus de soucis aux
équipes d’intervention sapeurs-pompiers.
Les techniques employées sont:
- l’étouffement : utilisation de la vapeur de l’eau pour
remplacer l’oxygène qui entretient la combustion,
- le refroidissement: la température de l’eau passe de
25° à 100° (75kcal pour un litre) et change d’état (537
kcal de liquide à vapeur pour un litre),
- suivant le temps disponible: déforestage pour abattre
et faire reculer le potentiel calorifique, mouillage des
surfaces puis extinction en diffusé quand l’intensité
baisse.
Le dispositif d’intervention est basé sur l’intervention
simultanée et complémentaire de 3 Camions Citernes,
renforcés d’un Porteur d’eau et de la voiture tout-terrain
du Chef de Groupe d’intervention. Il est mis en place
autant de Groupes que nécessaires avec la montée en
puissance du Commandement et des engins d’appui et
de soutien.
Principaux matériels de première intervention utilisés:
- Camion Citerne tout terrain,
- Cellule Citerne 7 500 l, ou 10 000 l, avec bâche
15 000 l,
- Fourgon Pompe Tonne Hors Chemin 4 500 l,
- Semi-remorque-Cellule-Grande-Capacité 25 000 l,
- Véhicule de Commandement, VL tout-terrain,
98
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
- Engins de chantier, véhicules privés porteurs d’eau,
matériel de forestage,
- Hélicoptère bombardier d’eau (loué par le SDIS aux
périodes critiques).
Personnels engagés: SP du SDIS 77 spécialisés de feux
de Forêts et parfois renfort des départements voisins,
moyens de l’ONF, ONCFS, forces de l’ordre.
Principaux risques encourus par les populations :
intoxication par la fumée, accident par manque de
visibilité, par stress ou panique, brûlures par projection
de particules enflammées, incendie, explosion.
Risques pour les SP
dans les incendies de forêts :
- liés directement aux feux de forêts:
- inflammabilité, propagation, encerclement, cul-desac,
- rayonnement, combustion, projections,
- intoxication par les fumées, explosion de gaz chauds,
intoxication au CO ou gaz aromatiques.
- liés au matériel:
- poussières, rotor hélico, projection eau extinction,
- accident avec véhicules (déplacement, passages
dangereux),
- accident avec matériel de forestage,
- coup de chaleur, hyperthermie, brûlures,
électrotraumatisme, accident cardiaque, infection,
piqûres, allergies…
- stress, panique,
...d’où la nécessité de : hygiène, hydratation,
alimentation adaptée, repos, équipements de
protection individuelle, consignes de protection
collectives.
● LES ÉQUIPES SAUVETAGE-DEBLAIEMENT :
Les spécialistes sauvetage-déblaiement interviennent
en matière de reconnaissance, de sauvetage et de
sécurisation d’un site dans les milieux effondrés ou
menaçant ruine où les moyens traditionnels des sapeurspompiers sont inadaptés, insuffisants ou dont l’emploi
s’avère dangereux en raison des risques présentés.
Leurs missions sont:
les reconnaissances, la mise en œuvre des mesures
conservatoires, les sauvetages, (détection de victimes,
localisation, dégagement et évacuation), la sécurisation
du site, la mise en place d’un périmètre de sécurité et
la sectorisation de la Zone d’Intervention (ZI) en chantier.
Dans le cadre d’événements catastrophiques, sur le
plan national ou international, il peut être constitué un
détachement spécialisé composé d’une unité
sauvetage-déblaiement (soit 11 spécialistes) plus un chef
de section.
MATÉRIELS UTILISÉS EN SD :
Équipements de protection individuelle:
casque avec lumière, narguilé,
Équipements de protection collective:
balisage, protections auditives, masques antipoussières, 2 lots de sauvetage…
Matériels d’éclairage,
Matériels de recherche victimes: matériel d’écoute
électronique et matériel de recherche visuelle
électronique pour exploration en partie non
accessible par l’homme,
Matériel d’évacuation de victimes: lot de
sauvetage et barquette de sauvetage,
Matériel d’étaiement,
Matériels de percement électriques et
hydrauliques, carotteuse, marteau-piqueur, burineur,
éclateur à béton,
Matériel de découpage: tronçonneuse à bois, à
béton, oxydé coupeur, lance thermique,
Matériel de levage et de traction.
en cas
d’effondrement
Les risques pour les équipes SD
Au cours des missions confiées à cette
spécialité, les personnels SP sont particulièrement
exposés: en effet, l’évolution sur des terrains instables
ou l’intervention en infrastructures et superstructures
menaçant ruine peut à tout moment soumettre le
sapeur-pompier à un accident (chute de matériaux,
ensevelissement, etc.). De surcroît il faut ajouter à
ces risques environnementaux, l’utilisation des
matériels de coupage, de démolition et autres, qui
- utilisés dans des conditions défavorables - peut
amplifier le risque. Dans cette optique la sécurité des
personnels est au cœur de la politique de formations
initiale et continue du SDIS, tout au long de l’année,
sur des sites adaptés à la pédagogie sécuritaire. Elle
fait l’objet d’une vigilance sans faille du chef d’unité
lors d'opérations difficiles.
● LES ÉQUIPES CYNOTECHNIQUES
Les équipes cynotechniques, constituées de binômes
maître-chien et chien de recherche participent aux :
- missions de secours aux personnes ensevelies, suite
à un effondrement de construction (explosion,
attentat…), dans une tranchée sur un chantier, dans
des carrières, suite à un glissement de terrain à une
coulée de boues à des catastrophes naturelles, à un
accident de circulation avec destruction d’habitation,
dans des silos, des décharges ou sous des matériaux
divers, lors de tremblement de terre national, en cas
d’accident ferroviaire impliquant de nombreuses
victimes, d’accident aérien de chute d’aéronefs.
- missions de recherche des personnes disparues:
dans le cadre de prompt secours : tel qu’accident de la
voie publique en secteur rural avec incertitude quant au
nombre de victimes pouvant être éjectées ou
obnubilées, malade dépendant médicamenteux avec
risque de perte de connaissance (diabétique par
exemple), malade chronique avec risque d’égarement,
personne âgée disparue, enfant perdu, recherche d’un
corps, recherche de personne en milieu souterrain,
recherche de personnes malades, dépressives.
Le soutien sanitaire des maîtres-chiens est assuré par
le SSSM qui participe aux entraînements spécifiques,
le soutien vétérinaire des chiens est pris en charge, si
nécessaire, par les vétérinaires du SSSM.
Les risques pour les SP
et leurs chiens
pour rechercher
des personnes
Ils sont principalement liés à la complexité
des lieux et des situations sur lesquels ils
interviennent : risques d’effondrements secondaires,
instabilité des matériaux, produits toxiques éventuels,
ce qui implique un apprentissage lors des
entraînements et une attention particulière lors des
interventions sur des sites inconnus.
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
99
dans des
situations
périlleuses
● LE GROUPE DE RECHERCHE ET D’INTERVENTION
EN MILIEU PÉRILLEUX (GRIMP):
Le GRIMP est une spécialité professionnelle sapeurspompiers qui a pour but d’intervenir, en matière de
reconnaissance et de sauvetage, dans les milieux
naturels et artificiels où les moyens traditionnels des
sapeurs-pompiers sont inadaptés, insuffisants ou dont
l’emploi s’avérerait dangereux en raison de la hauteur
ou de la profondeur et des risques liés aux
acheminements. Ce sont par exemple les grottes, les
fontis et cavernes, les souterrains, les ravins, les
immeubles hauts, les grues, les ponts, les engins ou
bâtiments en instabilité et tout lieu d’accès restreint.
Les interventions peuvent aussi bien concerner le
sauvetage de personnes, d’animaux ou de biens en
milieu périlleux, le transport de personne en milieu
difficile (difficulté d’accès routier, en aérien, en
souterrain…). Le GRIMP peut également procéder à
des reconnaissances pour donner un avis technique.
Les équipes GRIMP sont souvent accompagnées par
les membres du SSSM qui assurent leur soutien sanitaire
et sont aptes à intervenir pour la prise en charge de
victimes: les personnels SSSM reçoivent une formation
spécifique au transport sanitaire héliporté, comportant
une initiation GRIMP et d’hélitreuillage. Certains font
partie du GRIMP.
Les risques
pour les équipiers GRIMP
La spécificité de ce mode d’intervention
implique des risques plus importants pour les
intervenants : le risque majeur est la chute, aggravé
par les risques d’éboulement, de chute de pierre ou
d’objet. L’exposition prolongée au froid, à la chaleur,
au vent, au stress et la difficulté physique de ces
missions peuvent entraîner des blessures et malaises,
ce qui implique un soutien sanitaire permanent du
SSSM.
2233 – DES MOYENS MATÉRIELS
PERFORMANTS
avec des moyens
d’appui adaptés
a - DES MOYENS D’APPUI: quelques moyens pouvant
être acheminés sur intervention en appui et en soutien
des engins d’intervention :
CEDA: la Cellule Dévidoir Automobile est une Réserve
de tuyaux de 152 mm en écheveaux de 2 x 800 m et
2 x 1 000 m qui permet des établissements de longue
distance,
CEMUL : la Cellule ÉMULseur est une réserve
d’émulseur fluo protéinique polyvalent de 6 000 litres
utilisé notamment sur les feux d’hydrocarbures,
CEPOL: la Cellule déPOLlution : moyen de lutte contre
les pollutions aquatiques par hydrocarbures (120 m de
barrages flottants, produits absorbants, matériels de
récupération et citernes souples de stockage),
CESDE : la Cellule Sauvetage-DEblaiement appuie les
sauveteurs-déblayeurs avec des matériels de recherche,
de protection, d’évacuation, d’étaiement, de percement,
de découpage, de levage…
CEPRO: la Cellule PROtection est équipée de divers lots
permettant d’assurer la protection des biens,
CEVEM: la Cellule Electro-Ventilation et Mousse permet
l’éclairage des zones d’intervention, la ventilation et la
production de mousse haut foisonnement,
CELAR: la Cellule d’Assistance Respiratoire a pour but
de remplir les bouteilles d’air des ARI et des plongeurs
(200 et 300 bars),
CECGC : la Cellule Citerne Grande Capacité permet
l’acheminement de 30 000 l d’eau sur un sinistre,
CEPGP : la Cellule Pompe Grande Puissance : permet
de relayer des engins et d’épuiser des volumes
importants (pompe de 8000 l/minute, entrées et sorties
de 150 mm),
CLEM : la Cellule Lance Eau Mousse est un réservoir
d’émulseur de 4 000 litres, (concentration 3 ou 6 %
émulseur, équipé d’un moteur de 400 CV et d’une pompe:
8000 litres/min à 10 bars, 6000 litres/min à 15 bars),
100
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
BEA: Bras Élévateur Aérien (voir p. 90),
FMOGP: Fourgon MOusse Grande Puissance: capacité
12 000 l d’eau permet d’attaquer des sinistres violents
(feux d’entrepôts…) avec une pompe de 6 000
litres/min à 10 bars. (voir p. 90).
CLEM
QUELQUES AUTRES MOYENS D’APPUI
CEFOR : Cellule manœuvres de Force (matériels de
levage, coupage, traction…),
CESMO: Cellule ESpace MOdulaire: accueil temporaire
de personnels (tentes gonflables de 15 m2),
CEPMA : Cellule Poste Médical Avancé : matériel
médical, paramédical, oxygénothérapie pour
intervention avec nombreuses victimes,
CEEMBR: cellule EMBarcations,
CMDR : Cellule Mobile de Décontamination Rapide :
sert à décontaminer du personnel et des populations
soumis à une contamination chimique, radiologique
ou biologique,
CEPARI : la Cellule d’Entraînement au Port des
Appareils Respiratoires Isolants.
soutenu
par une
organisation
logistique
b - UN PARC AUTOMOBILE, DES MATÉRIELS
POUR SE PROTÉGER, DES TECHNICIENS
POUR LES ENTRETENIR
38 agents (sapeurs-pompiers, personnel administratif
et technique) en ont la charge, que ce soit pour :
- l’acquisition, l’analyse des besoins, dans le respect
des normes en vigueur,
- la maintenance préventive et corrective (3 838
opérations en 2011),
- les vérifications périodiques imposées par la
réglementation,
- l’approvisionnement en pièces détachées,
- le suivi des garanties,
- la gestion et l’affectation.
Les risques chez les SP :
les moyens de s‘en protéger
tout en se
protégeant
les matériels pour se protéger
- les tenues de protection contre les gaz
- les Appareils Respiratoires Isolants (ARI) qui isolent
les sapeurs-pompiers d’un milieu extérieur hostile ou
irrespirable (fumées d’incendie, air vicié, gaz toxique,
absence d’oxygène dans l’air) en distribuant de l’air
frais contenu dans une bouteille de gaz comprimé
qu’ils portent sur le dos
- le matériel de protection contre les chutes : harnais,
cordes, sangles, mousquetons, etc.
Les matériels de sécurité:
- les détecteurs de monoxyde de carbone (que l’on
utilise dans les locaux avec des appareils de chauffage
défectueux par exemple),
- les détecteurs d’ambiance explosible (que l’on utilise
lors des fuites de gaz par exemple),
- les caméras thermiques (que l’on utilise pour localiser
les victimes dans la fumée),
- les détecteurs d’immobilité (qui permettent aux
sapeurs-pompiers restés à l’extérieur d’un incendie
de vérifier si l’un de leurs collègues est en danger).
La signalisation des véhicules d’incendie et de
secours suite à la modification de la réglementation :
Après une période d’essai nationale de près de deux
ans, la réglementation relative à la signalisation des
véhicules d’incendie et de secours a changé. L’objectif
est d’améliorer la sécurité des sapeurs-pompiers lors
des interventions sur la voie publique par :
- les bandes alternées retro-réfléchissantes (« zébras »)
présents à l’avant et à l’arrière des véhicules changent
pour les couleurs jaune citron et rouge alors qu’elles
étaient blanches et rouges.
- et pour les Véhicules d’Assistance et de Secours aux
Victimes ou VSAV (« ambulances ») et les Véhicules
de Secours Routier ou VSR., la couleur « rouge
fluorescente » (sorte de orange) qui reste d’actualité
pour le SDIS de Seine-et-Marne.
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
101
■ 224 - DES INFRASTRUCTURES POUR
SOUTENIR LES SAPEURS-POMPIERS
Les infrastructures permettent au SDIS d’exercer ses
missions opérationnelles (CIS, radio, CTA-CODIS),
techniques (ateliers, casernement…), administratives
(groupements, EM) et formatives (CIS, CF Gurcy).
2241 - LES INFRASTRUCTURES
BÂTIMENTAIRES
Le Bureau Infrastructures du SDIS gère les bâtiments
de l’établissement public sur 72 sites différents, dont
61 CIS et 11 sites structures fonctionnelles comprenant
les bâtiments de la direction, des Services techniques,
du Centre de Formation de Gurcy-le-Châtel et des
groupements ainsi que près de 976 logements. Ce qui
correspond à 752 050 m2 de terrains et 169 531 m2 de
bâtis dont 150 009 m2 pour les CIS. L’essentiel des
surfaces est constitué par les CIS et les logements
attenants. 96 % du bâti est en propriété SDIS (2 CIS mis
à disposition par des communes).
Le SDIS assure la maîtrise d’ouvrage de ses travaux : il
a mis en place une « charte » qui définit les fonctionnalités
attendues dans les projets de construction et
d’aménagement, ainsi que les priorités dans les travaux.
Les fonctionnalités d’un CIS
Globalement, un CIS doit disposer de trois
fonctionnalités principales (cf. schéma ci-joint) :
- zone opérationnelle : Remisage des matériels, ateliers et
magasins,
- zone Vie : bureau du gradé de jour, vestiaires, sanitaires,
local à plan, restauration, repos,
- zone administrative : bureaux et salle de cours.
Il faut y ajouter, selon les possibilités et les circonstances,
des logements pour les personnels.
Les espaces intérieurs sont complétés par un espace
extérieur de manœuvre (aire, puits d’aspiration, tour de
manœuvre), des installations sportives (plateau d’évolution,
salle de sport).
Ces fonctionnalités sont différenciées afin d’éviter les
accidents dans les circulations au moment des départs en
intervention et pour séparer les zones techniques des zones
de vie.
avec des
infrastructures
adaptées
Voir fiche AA - 03
2242 - LES INFRASTRUCTURES
TRANSMISSIONS ET TRANSMISSIONS
OPÉRATIONNELLES ET ADMINISTRATIVES
Les systèmes d’information jouent aujourd’hui un rôle
important dans les actions des sapeurs pompiers. Les
réseaux de transmission et les matériels informatiques
mis à disposition des intervenants contribuent à faciliter
leurs missions opérationnelles et à les protéger lors de
leurs interventions.
Le SDIS dispose dorénavant d’un réseau radio propre
numérique ANTARES qui vient de remplacer son réseau
analogique obsolète (voir ci-contre) et d’un réseau Intranet
reliant les différents locaux du SDIS.
Quelques chiffres:
24 agents au sein du Bureau des Systèmes
d’Information, dont 3 consacrés à Antarès, assurant
7 domaines d’expertise (réseaux informatiques,
télécoms, radiocommunication, systèmes informatiques,
gestion de bases de données, développement et microinformatiques),
1 000 ordinateurs interconnectés et répartis sur près
de 70 sites différents, 70 serveurs informatiques,
environ 70 autocommutateurs téléphoniques, un
réseau d’alerte disposant de 3 niveaux de secours,
plus de 400 téléphones GSM, environ 4000 récepteurs
individuels d’alerte, 550 portatifs radios Antares et
autant d’équipements dans les véhicules.
102
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
ANTARES un réseau qui permet de
garder le contact en tout lieu et toute
circonstance :
Le réseau radio est un des éléments vitaux dans
la distribution des secours puisqu’il permet aussi bien de
garder le lien entre les équipes engagées (information
réciproque des intervenants, transmission d’ordres, demande
de renfort, appel de détresse), que l’information du
commandant d’opération et du Centre Opérationnel
Départemental (CODIS). Les différents interlocuteurs peuvent
se mettre également en conférence. En outre, il est possible
de géo-localiser en permanence les utilisateurs, ce qui
permet de leur porter secours, en cas de détresse. La
nouvelle génération de communication numérique ANTARES,
permet de disposer en permanence de fréquences libres,
de possibilité d’interconnexion avec d’autres réseaux (autres
services tels que : police, gendarmerie, SAMU, réseau
téléphonique), de transmettre des images (d’intervention,
médicales…) ou des données informatiques (codes d’état
d’intervention, fichiers de produits dangereux…).
23 – DES DOMAINES A DÉVELOPPER :
■ 231 - LA CONNAISSANCE
RÉCIPROQUE
L’action du SDIS ne saurait être efficace que si elle
est alimentée, enrichie, confortée par une connaissance
réelle des autres acteurs des risques et que
réciproquement le SDIS soit connu d’eux, aussi bien
dans les phases d’actions opérationnelles que lors des
travaux communs.
Il est ainsi indispensable que chacun connaisse les
domaines de compétence et d’action, les moyens et
les ressources, les contraintes et les enjeux des autres
acteurs; leur méconnaissance ne peut qu’entraîner des
dysfonctionnements, des actions contradictoires ou des
dépenses d’énergie inutiles qui nuisent à l’action
publique, voir mettent en danger les vies, les biens et
les activités.
■ 232 - LA CONNAISSANCE
DES ENJEUX DE CHACUN
C’est le cas en particulier quand il y a méconnaissance
des enjeux de chacun, que ce soit :
- en matière de priorité à protéger lors d’un de sinistre :
patrimoine public (monuments historiques, œuvres d’art,
espaces remarquables, faune, flore, données vitales,
entreprises, administration, particuliers…), produits à
forte valeur ajoutée, machines ou outils spéciaux…,
- parce que certaines actions peuvent avoir un impact
sur le travail ou les missions d’autres acteurs (exemple:
conservation des indices judiciaires lors d’un sinistre,
activités scolaires/examen, arrêt intempestif d’une
production industrielle, mesures de sûreté empêchant
l’accès des secours…), obligeant à modifier ou adapter
inopinément les stratégies opérationnelles.
Mieux se
connaître
entreprises, services, établissements divers (scolaires…)
de prendre conscience et de faire prendre conscience
des risques inhérents à l’activité pour les occupants
(salariés, usagers, clients, élèves…) ou du fait de la
proximité d’un risque (environnement dangereux, risques
majeurs…).
Cela implique une démarche d’analyse des risques qui
est formalisée dans les entreprises et lieux de travail par
le Document Unique, qui vise à mettre en lumière les
risques, leurs conséquences et à adopter des mesures
correctives. À minima, les personnes présentes doivent
pouvoir identifier les risques créés par l’activité (produits,
machines, process, circulation interne et externe…).
Elles doivent connaître les locaux et les conditions pour
échapper à tous sinistres (évacuation, mise en sécurité,
premiers soins, arrêt des faits générateurs de risque
(coupures à opérer)…) et prévenir les secours. Dans les
établissements scolaires, par exemple, les responsables
d’établissement doivent informer et former élèves et
enseignants sur les risques de l’établissement et les
risques externes susceptibles de survenir (PPMS pour
les risques majeurs).
Il revient également aux individus, dans leur
environnement privé, d’avoir conscience des dangers
qu’ils courent ou font courir à leur entourage et aux tiers.
Les accidents domestiques sont en effet la première
cause de mortalité en France (20 000 morts) suivi par
les accidents routiers.
La Sécurité Civile a mis au point un guide pour la
réalisation du Plan Familial de Mise en Sécurité (PFMS)
intitulé « j’appends à me protéger » qui peut être mis
en œuvre en famille, avec le relais éventuel du milieu
scolaire. il doit permettre aux familles d’évaluer les
risques du domicile, de modifier les comportements
et situations dangereuses et de se préparer à faire face
à un sinistre ou une catastrophe.
www.sdis77/Vous-pouvez-agir/Connaitre-les-risquespour-y-faire-face/Faire-face-aux-risques-au-quotidien
Partager
les enjeux
Connaître ses
risques
■ 233 - LA CONNAISSANCE DES
RISQUES DE CHACUN
LES RISQUES POUR LES VICTIMES
Il en va de même de la connaissance ou non des risques
encourus par chacun dans sa sphère d’activité ou de
vie. Il revient en premier lieu aux responsables des
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
103
Les risques et le milieu scolaire
La loi de modernisation de la sécurité civile (art
5) a décidé que « tout élève bénéficie, pendant sa scolarité,
d’une sensibilisation à la prévention des risques et aux
missions des services de secours, ainsi que d’un
apprentissage des gestes élémentaires de premiers
secours ».
En effet, les élèves peuvent être victimes - dans le milieu
scolaire comme dans les autres milieux - de différents
risques, qu’ils soient de la vie courante (accidents,
incendies…) ou majeurs (inondations, effondrements,
évènements climatiques, fuites de produit dangereux…).
Il est donc essentiel qu’ils soient informés et formés sur les
risques de leur environnement pour faire face, en cas de
survenance, aux accidents, sinistres ou catastrophes, de
façon appropriée et dans les meilleures conditions de
sécurité.
Il est nécessaire d’accompagner cette connaissance, d’une
culture sur le fonctionnement et les missions des différents
acteurs des secours, afin qu’ils sachent les alerter au plus
vite et faciliter leur intervention ; c’est pour cela que la loi
impose également que tout élève suive une formation de
secourisme dans le second cycle afin d’améliorer les chances
des victimes, en l’attente des secours.
Prévenir et
maitriser les
risques pour soi,
pour les autres
En outre, les études menées depuis longtemps, ont
démontré que c’est en agissant très tôt sur les
comportements que l’on obtenait des résultats durables (cf.
Éducation à la Sécurité Routière…) : on a mis en particulier
en évidence que les élèves avaient une influence réciproque
bénéfique dans les milieux scolaires et qu’ils transmettaient
et transposaient dans le milieu familial et associatif les
comportements positifs acquis (par exemple : pour la lutte
contre les accidents domestiques).
LES RISQUES POUR LES INTERVENANTS
Les sinistres sont dangereux non seulement pour les
occupants des installations menacées mais également
pour les intervenants des secours, que ce soit les
sauveteurs (sapeurs-pompiers, personnels médicaux…),
les forces de l’ordre (polices, gendarmerie), les agents
des collectivités (agents communaux), les agents des
services publics ou concédés (enseignants, EDF, GDF,
compagnies des eaux…) qui sont sur place au moment
du sinistre ou se présentent pour apporter une aide.
Ils sont d’autant plus exposés quand ils n’ont pas
d’information sur les installations, locaux ou procédés
de fabrication et qu’ils ne sont pas en capacité de se
prémunir.
Repères: se protéger dans…
- l'entreprise: voir guide d’Autodiagnostic des risques internes
à l’entreprise (www.sdis77.fr) et Documents Uniques
- les ERP : voir Documents Uniques et application des
différentes réglementations (incendie, travail…),
- l’habitation : voir conseils sur les accidents domestiques :
sur le site de l’INPES : www.inpes.sante.fr et
www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/acc_dom/index.htm),
site des SP de la Vienne
(www.sdis86.fr/prevention/memento.htm),
- les espaces naturels et agricoles : Documents Uniques
et voir méthode d’analyse et d’évaluation des risques DRAF
Basse-Normandie :
www.draf.basse-normandie.agriculture.gouv.fr/
social/social.php?action=preven.
Voir également: le site du Centre Européen de Prévention
des risques sur le site de la DRAAF de Basse-Normandie :
www.draaf.basse-normandie.agriculture.gouv.fr/Evaluationdes-risques
On a aussi pu mesurer l’impact d’une sensibilisation de la
population scolaire et des enseignants sur l’accidentologie
et sur la sollicitation des secours : baisse du nombre
d’accidents et de leur gravité, prise en compte secouriste
de lésions légères et gestes de survie, baisse du nombre
d’appel aux secours publics, meilleure continuité entre l’école
et les secours.
Des expériences importantes menées en France ces toutes
dernières années (exemple : formation de tous les
établissements scolaires dans les Alpes-Maritimes) ont
d’ailleurs mis en évidence l’apport bénéfique d’une telle
démarche, aussi bien dans la vie courante (prise en compte
plus rapide des blessures, facilitation des interventions des
services de secours, diminution de leur nombre) que lors
de phénomènes graves tels que tempêtes, inondations…
(baisse de l’appréhension et meilleure compréhension des
situations et des mesures, meilleure discipline lors des mises
en sûreté et évacuations, continuité avec les mesures de
sauvegarde communales (PCS) ou départementales).
D’autre part, un certain nombre d’effets induits sont apparus:
appropriation et responsabilisation des enseignants et élèves,
baisse notable des incivilités (notamment envers les organes
de sécurité) et de l’indiscipline, sécurisation des parents,
remise en route des Plans Particuliers de Mise en Sûreté
des Établissements Scolaires qui avaient du mal à se
généraliser, augmentation des demandes de formations
secouristes (multipliées par 4) et des adhésions aux
formations de jeunes sapeurs-pompiers et de sapeurspompiers volontaires, forte demande de formation dans
d’autres milieux, (travail, loisirs, sport…), ce qui démontre
l’étendue potentielle des effets. La Collectivité a donc tout
à gagner à investir sur le milieu scolaire.
Les conditions d’une meilleure
sécurité des intervenants :
Depuis 2009, les 149 collèges du département sont
sensibilisés par les sapeurs-pompiers, chaque année, aux
risques de sécurité civile, en partenariat avec le Conseil
Général et l’Inspection d’Académie. Il en est de même depuis
2012 pour les risques dans les transports scolaires pour tous
les élèves de sixième, les transporteurs, la Prévention
Routière et les Services de l’Etat (DDT) se sont joints aux
partenaires.
(Voir également fiche PPMS  SA - 02)
104
SDIS 77 - LES RISQUES ET SES ACTEURS
- accessibilité des locaux, (ouverture,
guidage…),
- sécurité et sûreté des intervenants (circulation dans les
locaux, absence d’obstacles cachés, de zones nonsécurisées…),
- communication sur les dangers encourus (à proximité,
dans l’enceinte, dans les annexes, dans les sous-sols, dans
les aires et locaux de stockage…).