N°58 - Septembre
Transcription
N°58 - Septembre
ZONE LIBRE Mensuel de Couleurs Gaies, Centre LGBT — Lorraine Nord N° 58 - Septembre 2005 EDITO Cinq pavés lancés dans les vitrines de notre local. On va bientôt pouvoir monter une barricade et y planter fièrement un drapeau arc-en-ciel ! Mais certains trouveront sans doute qu’on en fait trop…encore. J’ai rencontré de nombreuses personnes qui s’étonnaient de ce qui était arrivé à notre association cet été. Pour ma part, je suis surtout étonné que cela ne nous soit pas arrivé avant. Mais bon, passons… Cette anecdote estivale m’a inévitablement valu qu’on me pose souvent la même question : ces incidents sont-ils motivés par de l’homophobie ou par une bêtise aveugle ? Et moi de répondre inlassablement que c’est les deux, bon sang ! Bien entendu qu’il n’y a pas d’idéologue derrière chaque acte d’homophobie. C’est pourtant simple à comprendre: les normes guident la violence des abrutis vers des cibles privilégiées qu’on a coutume d’appeler ‘boucs émissaires’. De toute manière, la polémique, celle engagée par exemple avec une voisine ou un commissaire de Police qui se montraient sceptiques quant au caractère homophobe des dégradations, est morte dans l’œuf puisqu’un témoin a affirmé avoir entendu les sempiternels « sales PD » proférés par les vandales en fuite. Mais bon, passons… En tout cas, si ces incidents auront interpellé les hétéros qui croient et les homos qui feignent de croire que l’hostilité envers les lesbiennes, les gays, les bi et les trans est une problématique dépassée, ce sera toujours cela de gagné. Et si par bonheur, certains d’entre eux avaient la bonne idée d’adhérer à notre association, se rendant compte subitement qu’elle sert à quelque chose, j’en deviendrais presque indulgent envers les petits cons qui s’entraînent au lancé du poids dans la rue des Tanneurs. Encore une chose : quand j’étais assis en face du commissaire qui m’assurait que l’homophobie était résiduelle à Metz, un de ses collègues est entré dans le bureau et a apporté les photocopies des plaintes que l’association avait déposées, en précisant qu’elles étaient surlignées en rose et que la couleur était de circonstance. Il eut été davantage de circonstance qu’il m’épargne son humour douteux. Mais bon… Stéphane LA RENTREE A COULEURS GAIES : SAMEDI 10 SEPTEMBRE : BAL LESBIEN DE COULEURS GAIES A ARS SUR MOSELLE SAMEDI 17 SEPTEMBRE : SOIREE MILLE ET UNE NUITS AU LOCAL SAMEDI 24 SEPTEMBRE : GRANDE SOIREE DISCO DE COULEURS GAIES A SOLGNE Couleurs Gaies, Centre LGBT de Lorraine Nord (Lesbien, Gay, Bi et Trans), Association loi 1908, agréée Jeunesse et Education populaire, membre de l’Inter Centres LGBT et de l’Inter Pride, 31 rue des Tanneurs -57000 METZ. Tél. 03.87.17.46.85 — Net : www.couleursgaies.org— Mail : [email protected] — Permanence Associative : tous les mardis de 20h00 à 23h00. Permanence d’Accueil (pour avoir des informations sur l’association) et d’Ecoute : tous les jeudis soirs de 20h00 à 22h00. Permanence Chers Parents : sur RDV, tous les jeudis soirs de 20h00 à 22h00 au local ou par téléphone au 03.87.17.46.85. Groupe Femmes : tous les 1er vendredis de chaque mois. Thé lesbien : tous les 3ème dimanches de chaque, mois à partir de 16h00. Groupe Trans : tous les 2ème vendredis de chaque mois. Groupe Homoparentalité : tous les derniers vendredis de chaque mois. Zone libre : ISSN 1767-8404 . Directeur de Publication : Stéphane AUROUSSEAU. Rédacteur en chef : Alexandre DEFOSSE. Ont participé à ce numéro : Stéphane, Alexandre, Dominique, Barbie, Micky, Héléna, Mikaël, Sigrid, Nicolas, Luis et Kerbite la petite grenouille. Infos Assoc’ INFOS ASSOC’ Commission Militante Commission Militante Le local de Couleurs Gaies vandalisé Deux fois en moins de quinze jours, le local de l’association a été touché par des actes de vandalisme bien ciblés. Dans la nuit du 8 au 9 août, 3 pavés ont été lancés dans la porte en verre du local, la faisant voler en éclats. Puis, dans la nuit du 21 au 22 août, 2 pavés ont de nouveau été lancés, mais cette fois-ci dans l’une des vitrines du local. Les dégâts s’élèvent à plus de 2000 euros. La répétition du mode opératoire et les témoignages des voisins, qui ont bien entendu des injures homophobes proférées par les jeunes vandales en fuite, ne laissent aucun doute (n’en déplaise à certains !) sur les motivations de ces actes, toujours perpétrés quand le local est inoccupé. Les dégradations commises sur le local de Couleurs Gaies ont été largement médiatisées (FR3, Europe 1, Europe 2, France Bleu, Le Républicain Lorrain, La Semaine, Têtu, Illico,…), provoquant un vaste mouvement de sympathie à l’égard de l’association qui a reçu le soutien de la FSU, de la CFDT, de la CGT, des associations Homonyme (Nancy), LesBienNées (Nancy), CIGaLes (Dijon), RLG (Reims), du Député-Maire de Woippy, M. François GROSDIDIER, et de nombreux particuliers de Metz ou d’ailleurs, militants ou pas, homos ou hétéros… qu’ils en soient remerciés. Une enquête de Police est en cours. 2 Commission Militante Infos Assoc’ INFOS ASSOC’ Commission Militante Commission Militante Verre, j’espère… Commission Militante La Fédération française des Centres LGBT recale le Rectorat Nancy-Metz dès la 1ère session Pour faire un pied de nez à l’homophobie, Couleurs Gaies cherche un ou une volontaire inspiré-E pour réaliser une œuvre d’art à partir du verre brisé récupéré de la porte du local. Cette oeuvre sera bien évidemment inaugurée comme il se doit et exposée à l’association. Alors, ça vous tente ? La Fédération française des Centres LGBT a décerné la deuxième édition de son Prix et de son Anti-Prix annuels lors de ses douzièmes Rencontres nationales, qui se sont tenues à Dijon les 16 et 17 juillet derniers. La vocation de ces deux prix est de mettre en lumière des démarches régionales qui se sont particulièrement illustrées soit en faveur soit contre l’intégration et l’épanouissement des personnes lesbiennes, gaies, bi et trans. Au cours des débats qui visaient à départager les différents dossiers présentés par les Membres de la Fédération, les actions de Madame Adeline Azan, députée européenne, contre la nomination du commissaire européen homophobe, Rocco Buttiglione, en octobre 2004 ont retenu favorablement l’attention de l’assemblée tandis que le nom de Christian Vanneste a évidemment été cité pour les propos violemment homophobes tenus par ce député en décembre 2004. Mais c’est finalement deux services déconcentrés de l’Etat qui ont obtenu l’un et l’autre les prix pour l’année 2005. La Fédération française des Centres LGBT a décerné son "Prix annuel de la démarche la plus favorable à l'intégration sociale et à l'épanouissement des personnes LGBT" à la DDASS de Côte d’Or pour son soutien indéfectible depuis 1995 aux actions sociales menées par CIGaLes et notamment pour avoir favorisé en 2005 l’intégration du Centre LGBT de Dijon à l’ADEPS, une association inter-institutionnelle dont l’objet spécifique est d’organiser des interventions en milieu scolaire sur l’éducation à la sexualité et à la prévention. Conjointement, l’ "Anti-Prix annuel de la démarche la plus préjudiciable à l'intégration sociale et à l'épanouissement des personnes LGBT" a été décerné au Rectorat de l’Académie Nancy-Metz pour ses manœuvres visant à empêcher toute action de lutte contre l’homophobie en milieu scolaire et notamment pour avoir essayé en 2001 de bloquer Couleurs Gaies dans la conception et la diffusion d’un outil pédagogique de lutte contre l’homophobie et pour avoir refuser en mars 2005, après deux ans de tergiversation, de donner au Centre LGBT de Metz l’agrément qui lui aurait permis d’intervenir plus facilement dans les établissements, aux motifs que « la lutte contre l’homophobie ne répond pas à un intérêt général » et que « l'orientation sexuelle, comme l'appartenance politique ou confessionnelle, relève d'un choix personnel et privé » ( ?). 3 Infos Assoc’ INFOS ASSOC’ Commission Militante Commission Militante Couleurs Gaies sur Canal + Commission Militante Groupe Education-Formation Le groupe Education-Formation de Couleurs Gaies fait sa rentrée et reprend ses activités ce mois-ci. L’objectif de ce groupe est de préparer nos futures interventions d’information en milieu scolaire et de formation auprès de professionnels. Les activités prévues lors de la prochaine réunion : présentation par la graphiste de la plaquette qui présente les offres de formation, rédaction de la charte-qualité, et l’exploitation de notre intervention au lycée professionnel de Moyeuvre-Grande. Bonne nouvelle, contrairement à toute attente, la DDASS 57 a décidé cet été d’accorder une subvention de 3.000 euros pour financer ces activités. Si vous êtes intéressé pour participer à ce groupe (il n’est pas nécessaire d’avoir une compétence particulière dans le domaine de la formation, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues), venez nous rejoindre le mercredi 14 septembre à 20 h 00. Dans le cadre de l’émission « Les Lundis de l’investigation » diffusée sur Canal + le lundi 5 septembre à 22 h 55 sur le thème « Haro sur les homos : enquête sur l’homophobie », deux reportages ont été tournés en mars 2005 à Metz : un à Couleurs Gaies dans le dossier qui oppose l’association au rectorat de Nancy-Metz qui a refusé d’accorder l’agrément permettant un accès aux établissements scolaires, l’autre au lycée Robert Schuman à Metz dans le cadre de l’utilisation de la mallette pédagogique « Vivre ses différences, comment parler de l’homophobie ». Nous vous proposons de voir cette émission au local le samedi 1er octobre à 20 h 30 pour une soirée intitulée « sémantique des discours homophobes ». Après la diffusion, des échanges sur l’émission seront l’occasion d’analyser et de décrypter les discours homophobes. Dominique, Chargé des actions éducatives Dominique 50 kilos de bouchons récoltés Depuis plusieurs mois, Couleurs Gaies récolte les bouchons en plastique pour une association dénommée les ‘Bouchons du cœur’ qui les revend comme matière à recycler et finance ainsi des projets en faveur des enfants hospitalisés. Couleurs vient de remettre à cette association ses premiers 50 kilos de bouchons. Merci à celles et ceux qui font l'effort de ramener leurs bouchons au local. L’opération continue ! Dossier agrément académique : le mémoire de défense de Couleurs Gaies Au mois de juillet, Couleurs Gaies a reçu du tribunal administratif le mémoire de défense du Rectorat de NancyMetz dans le cadre du recours devant le tribunal administratif que nous avons déposé pour le refus d’agrément. Le rectorat de Nancy-Metz justifie son refus par des arguments douteux et mensongers qui visent à dénigrer les actions de Couleurs Gaies et à porter atteinte à son image. Ainsi, il sousentend, entre autres, que nous voulons profiter de nos interventions en milieu scolaire pour faire des rencontres avec des jeunes homos, pour faire du prosélytisme (c’est le mot utilisé par le recteur). Par ailleurs, il a inséré dans ses pièces justificatives les pages du calendrier de Couleurs Gaies (qui se trouve sur le site internet) en vue de porter atteinte à notre image. Tous ces arguments (le document de dix pages est à votre disposition si vous souhaitez le consulter) ne portent en fait pas sur le fond du dossier (la justification du refus d’agrément) mais sur la forme. Avec la coopération de notre avocat (Jean-Luc PLUCHON), nous avons rédigé cet été notre propre argumentaire de défense. Cela a nécessité d’importantes investigations. Par ailleurs nous avons reçu le soutien de plusieurs organismes : Sos-homophobie, et la FCPE (fédération des parents d’élèves) de la Moselle qui demande au recteur de revoir sa décision. En revanche, l’aide juridictionnelle que nous avons demandée pour payer les frais d’avocat nous a été refusée. Stéphane Compte rendu de l’intervention d’Héléna à Reims cet été Dominique 4 Infos Assoc’ INFOS ASSOC’ Commission Militante Commission Militante Commission Militante Nous avons eu un accueil chaleureux par les membres de l'association et une masse de questions pertinentes ont fusé, nous avons terminé par un verre de l'amitié après 1 h 30 d'exposé. Plusieurs personnes qui avaient des questions pointues sur ce sujet sont venues discuter en privé avec elle et sa compagne. Ce jeudi 2 juin 2005 Héléna Durant était invitée à l'association ex aequo de Reims pour parler de transsexualisme et de son parcours. Face à une assemblée mixte de 25 personnes, Héléna a commencé à raconter son parcours difficile avec une enfance et une adolescence dans sa peau d'homme très chaotique, le refus de son sexe, de son mal être dans sa vie d'homme. Elle envie les femmes de leurs corps et de leur aspect. Puis vint le mariage, qui, s'il s'est bien passé au début, s'est vite altéré. Essayant par tous les moyens de refouler ce désir d'être une femme, elle s'est laissé pousser une barbe fournie pour exorciser cette tendance qui la harcelait tous les jours. De longues années se sont écoulées pour faire un travail d'acceptation de soi et pour enfin prendre les décisions irréversibles que la situation imposait. Néanmoins elle a eu deux filles dans sa condition d'homme et cela fut du pur bonheur pour elle. Elle s'habillait en femme lorsqu'elle se retrouvait seule, puis elle alla fréquenter les lieux à Paris où l'on pouvait se vêtir en femme en toute liberté. Mais cela ne la satisfaisait pas jusqu'au jour où elle a entendu parler de transsexualité. Alors elle fit des pieds et des mains pour pouvoir trouver toutes les adresses des spécialistes qui pouvaient l'aider à devenir une femme à part entière. Puis vint le temps des hormones avec toutes les modifications du corps et la longue liste d'interventions chirurgicales. Enfin les opérations : ablation de la pomme d'adam, pose de prothèses pour les seins (mammoplastie), lifting, rhinoplastie, opération des cordes vocales puis l'opération la plus délicate qu'elle passa à Gand en Belgique : la vaginoplastie. Vous trouverez ci - après une petite explication de cette opération : "Il existe différentes techniques permettant de créer un neo-vagin (quel terme horrible!) à partir d'organes génitaux masculins. Chaque chirurgien a développé sa petite méthode et les résultats sont extrêmement variables, tant du point de vue esthétique que fonctionnel (urinaire et sexuel). En règle générale, on procédera à l'ablation des testicules (orchidectomie) et du corps caverneux (ce qui remplis le pénis et permet l'érection). On va créer ensuite le vagin en utilisant la peau et (dans le meilleur des cas) les terminaisons nerveuses du pénis et/ou des testicules, puis un clitoris en utilisant le gland et, là encore dans le meilleur des cas, en préservant la sensibilité de ce dernier. Enfin on terminera par une labiaplastie consistant à créer des lèvres. Si on sait aujourd'hui créer un vagin réaliste, on est encore très loin de l'original pour ce qui est du fonctionnement: Sur le plan urinaire, une fois passé la période de cicatrisation, on se rapproche tout à fait de ce qui se passe chez une femme. L'intérieur du vagin est tapissé par la peau du pénis, mais si celui-ci était petit, on peut avoir une profondeur insuffisante pour la pénétration. La lubrification naturelle n'existe pas. Dans de très rares cas on assiste à l'apparition d'une lubrification causée par des sécrétions provenant probablement de la prostate. On sait de nos jours préserver la sensibilité, mais cela n'aura bien entendu rien de comparable avec le modèle." Merci encore à eux de nous avoir écouté et de s'intéresser à ce sujet si difficile à approcher. Jocelyne P. et Héléna DURANT L’AFFICHE DU MOIS Depuis la dernière opération Héléna est heureuse dans sa peau de femme et elle vient de trouver une compagne. Ensemble elles vont vivre un futur à deux et être heureuse pour la vie tout en conservant pour chacune l'univers familial né de leur vie passée. 5 Infos Assoc’ INFOS ASSOC’ Commission Loisirs Commission Loisirs Commission Loisirs Samedi 24 septembre : Grande soirée disco de Couleurs Gaies à Solgne Vos sorties en septembre : Samedi 10 septembre : Bal lesbien à Ars Le dernier bal lesbien de l’année organisé par le Groupe ‘Femmes’ de l’association aura lieu le samedi 10 septembre à Ars-sur-Moselle. Le RDV est fixé à 22h00 au parking de la gare. Pour plus de renseignements, parlez-en à Bettina lors des permanences du mardi soir. La dernière grande soirée disco de Couleurs Gaies de l’année aura lieu à Solgne le samedi 24 septembre à partir de 22h00 et jusqu’à 4h30 du matin. 750 personnes ont participé à la précédente soirée qui avait eu lieu en mai! L’entrée est fixée à 6€ (3€ pour les membres de toutes les associations LGBT de Lorraine sur présentation de leur carte d’adhérent). PRE-VENTES Vous pouvez vous procurer des pré-ventes qui vous donneront droit à une flûte de champagne offerte (ou toute autre consommation) : - au bar l’Atmosphère (rue du Grand Cerf à Metz – tél : Samedi 17 septembre : Soirée ‘1000 et une nuits’ au local Ludovic, alias Garcimor, se produira pour la 1ère fois sur la scène de Couleurs Gaies dans un show de p r estid igitatio n le samed i 17 septembre ! Cette performance sera également l’occasion pour notre magicien préféré de nous alerter sur le dévoiement des techniques des illusionnistes vers d’autres fins que celles du spectacle et du divertissement. Le show sera précédé d’un repas à 20h00 au local. Au menu : couscous avec un peu de Sidi Brahim pâtisseries arabes - thé à la menthe, le tout pour 5€. Inscriptions jusqu’au jeudi 15 septembre 22h00 en déposant ou en envoyant par courrier votre règlement au local. Vous pouvez bien sur venir à 21h00 uniquement pour le spectacle, dans ce cas sans inscription. 03.87.78.51.13.) ; - au Blue Club Sauna (rue Sébastien Leclerc à Metz – tél : 03.87.18.09.40.) ; - au Sauna Men’s Club (rue de la Ferme St-Ladre à Marly – tél : 06.23.23.30.00.) - au cinéma Le Royal (rue Gambetta à Metz – tél : 03.87.18.72.18.) - au local de Couleurs Gaies (rue des Tanneurs à Metz – tél : 03.87.17.46.85.) – Pré-ventes à 3€ pour les adhérent-E-s au local de Couleurs Gaies uniquement ! Soirée « FEUX TRICOLORES » On vous rappelle le principe : A l’entrée de la salle, des bénévoles de Couleurs Gaies vous proposent (sans vous obliger) de porter un brassard de couleur VERTE pour les célibataires qui recherchent le ‘Grand Amour’, de couleur JAUNE pour les personnes déjà ‘mariées’ ou de couleur ROUGE pour les amateurs de plans d’un soir. Vous pouvez porter plusieurs brassards et rien ne vous oblige à considérer la couleur du brassard de la personne que vous avez en vue comme une parole d’évangile. Mais à quoi ça sert alors, nous direz-vous ? Ca sert à vous donner un prétexte pour aborder quelqu’un, ce qui n’est déjà pas si mal. Exemple : « Fais voir de quelle couleur il est ton brassard ?…Oh, vert, comme moi ! Au fait, comment tu t’appelles… » BENEVOLAT Comme d’habitude, l’association sollicite l’aide de bénévoles pour l’organisation de ses soirées. Toute personne qui consacre au moins une heure à la préparation de la soirée du 24 septembre se verra rembourser son entrée et offrir une consommation. Si vous êtes intéressés, passez nous voir au local lors des permanences du mardi soir (20h00 – 23h00). P ho to so ir ée ‘repas karaogay’ au local le 26 août 2005. 6 Infos Assoc’ INFOS ASSOC’ Groupe Femmes Groupe Femmes Groupe Femmes Groupe Femmes éprouvant … ben oui… fallait bien la remonter la pente. Et que je te pédale, et que je te pédale, sur les 5 « vélos – rails », qui pouvait prendre 4 personnes. Heureusement, on a pu se relayer, sinon je crois qu’on aurait fini, à pieds, à les pousser ces fichus engins… Qui dira après que les femmes ne font pas partie de « la pédale » !!?? Les fesses ont un peu souffert mais plus rien n’en subsistait le dimanche suivant pour le pique-nique et jeux de plein air à Jouy. Le soleil ne nous a pas quitté de la journée… ça nous a permis de peaufiner notre bronzage… surtout celui des gambettes … Et c’est ainsi que nous avons terminé en beauté ! Pendant ce laps de temps, des couples se sont formés, d’autres se sont défaits, et d’autres encore se sont pacsées. La vie quoi !! D’aucunes vont penser : « Mouais ! C’est pas comme ça qu’on va faire avancer les droits des femmes !!... » Eeeeh ! Oooooh ! On a bien le droit de s’amuser !! On a toute une année pour réfléchir à ce qu’on va pouvoir faire. Surtout savoir conserver cette amitié qui fait le ciment de notre groupe. Savoir écouter, ne pas juger, tendre la main, réconforter… C’est aussi une façon d’être militante. En attendant, je continue à aménager mon petit nid. Je veux qu’il soit douillet à souhait pour y recevoir, un jour, celle qui illuminera enfin ma vie. L’ancêtre vous remercie d’avoir patienté quelques mois avant qu’elle ne reprenne la plume. C’était pas évident de « pondre » un article chaque mois. Trop de choses à faire, à penser, à décanter, à digérer. Bon ! C’est pas le tout ! Je vous laisse pour aujourd’hui …… j’ai mes planches de placard à couper, l’électricité à mettre à la cave, arroser mes plantes, tirer une prise téléphone pour le net…… etc. Bisous les filles, et si vous avez des idées pour les articles futurs…… n’hésitez pas à m’en parler. Et n’oubliez pas …… Mais oui … mais oui … c’est la rentrée ! Deux mois déjà qui viennent de s’écouler. Pour certaines ces jours furent peut-être longs… pour les autres ils ont filé à allure grand « V » et vitesse grand « A » …… Je dois vous avouer que de mon côté je n’ai pas vu le temps passer. La rentrée approche et il n’y a pas que les profs de l’assoc qui vont reprendre le chemin de l’école. L’ancêtre s’y colle aussi. EH OUI !!!! Histoire de ne pas laisser les neurones refroidir ! Pendant 2 ans, elle va côtoyer les jeunots et va leur montrer ce que les anciennes savent faire… la « date de péremption » !!?? Elle connaît pas ! Mais la saison estivale fut riche de rencontres en tous genres. Cela a commencé par la visite du parc de « Ste Croix » le 10 juillet, le thé lesbien le 17, du vélo autour du lac de la Madine le 31 juillet … et ça y est le 1er mois était déjà « torché ». Juste une petite semaine, histoire de recharger les accus et nous repartions pour de nouvelles équipées sauvages. Le 7 août, nous nous sommes retrouvées à Falck, chez Martine, qui, avec l’aide de Noëlle, nous avait concocté un petit parcours de santé en pleine nature. La pluie s’est vite arrêtée et c’est sous un beau soleil que nous avons fait les 12 km réglementaires. De quoi nous mettre en appétit, parce qu’un chtit casse-croûte à midi … ça nourri pas une femme… et quand en plus on oublie son en-cas dans le coffre de la voiture… à la fin … on a les crocs. C’est donc autour d’un excellent barbecue que nous nous sommes toutes retrouvées, dans la cour de Martine. Mais là… les ennuis ont commencé. La pluie a fait sa réapparition et il a fallu tendre une bâche pour protéger nos petites frimousses. Entre les pinces à linges et Martine grimpé sur le toit de son garage pour retenir ce foutu plastique avec du carrelage … je ne vous dis pas la crise de rire. Mais l’important c’est que nous étions ensemble et que nous avons passé un excellent moment. Le 21, direction Vigy pour 2 heures de « vélo – rail ». Boudiou !!! À l’aller ça allait encore … sauf que certaines s’évertuaient à pédaler comme des malades… alors que la copine du même vélo freinait à mort pour éviter la collision…… Le retour fut plus Y A LE BAL LE 10 SEPTEMBRE À ARS SUR MOSELLE. On compte sur vous ! M i 7 Infos Assoc’ REFLEXIONS Coup de Cœur Coup de Cœur Coup de Cœur Coup de Cœur que là connu que des garçons, embrassé quelques filles mais jamais plus, et si elle se savait homosexuelle, elle appréhendait beaucoup le moment où le sexe justement ferait son apparition. Elle découvrit cette douceur lors d’une soirée chez Laura, où elles avaient écouté beaucoup de musique, et lors de laquelle Laura, qui ne peut pas résister à l’appel d’une bonne chanson, avait encore dansé, plus désirable que jamais. Laura avait quelques années de plus, plus d’expérience aussi. Elle avait adopté le rythme d’Anaïs et attendait qu’elle lui fasse signe avant d’aller plus loin. Elles s’aimaient, et avaient une relation stable qui épatait tout le monde, et que les autres filles du milieu jalousaient. Elles avaient chacune leur appartement mais dormaient ensemble quasiment chaque soir, essayant de ne pas céder à l’amour fusionnel caractéristique des femmes, mais ne pouvant rester éloignées trop longtemps. Elles avaient d’ailleurs gardé l’habitude de sortir, peutêtre trop régulièrement, mais elles aimaient s’amuser et ne voyaient autour d’elles aucune tentation. Plus d’un an de bonheur qu’on aurait pu qualifier de parfait, si il n’y avait pas eu les fois où la ville grouillait de monde le soir et qu’elles avaient trouvées préférables de se lâcher la main pour se balader, si elles n’avaient pas dû faire face à quelques insultes. Mais cela faisait partie de leur monde, elles ne connaissaient personne à l’abri de la méchanceté des autres. Un soir, après avoir bu tranquillement un verre avec quelques amis, Laura et Anaïs ont empruntées le même chemin que de nombreuses autres fois, collées l’une à l’autre. Elles n’ont pas prêtées plus d’attention que d’habitude aux « sales gouines » qui sont parvenues à leurs oreilles en sortant du bar. Elles n’ont pas regardé, elles étaient pressées de rentrer, de se retrouver seules, de faire l’amour… Elles avaient tellement hâte, et tellement envie de démonstration d’affection, qu’elles ont ralentis le pas pour s’embrasser, comme tout couple, et qu’à cet instant, elles ont manqués de vigilance et que les trois hommes les ont rattrapées sans même qu’elles s’en préoccupent. Une voix masculine les tira de ce moment sacré en ricanant un « besoin d’aide ? ». Anaïs décolla ses lèvres de Laura, qui lui serra la main plus fort. Elle tourna la tête quand elle sentit des mains qui n’avaient pas la douceur et le respect de celles de Laura sur ses fesses. Elle cria un « hey » mécontent et Laura lui tira sur le bras « viens… » en la ramenant à elle. Quand elles se retournèrent pour partir, un des hommes leur bloquait le passage. Laura regarda discrètement autour d’elle pour découvrir que la rue était malheureusement déserte, et tira plus fort sur le bras d’Anaïs, essayant de passer sur le côté. L’homme les repoussa vers les deux autres qui les séparèrent. Anaïs commença à donner des coups de pieds pour qu’on la lâche, un des hommes passa ses mains sur les seins de Laura en disant « c’est dommage de gâcher tout ça », il descendit pour passer sous son tee-shirt. Laura tenta de repousser la main mais un des hommes lui coinça son bras dans son dos. L’homme avec une chemise rouge, qui tenait Anaïs, lui mit une claque pour qu’elle arrête de gigoter. En voyant l’autre homme relever le haut de Laura pour découvrir sa Poupée cassée Le vent soufflait fort ce soir là, il soufflait beaucoup trop fort depuis quelques temps. Ces derniers jours, Anaïs n'avait pas quitté son petit appartement. Plus exactement sa chambre. Depuis plusieurs mois elle ne s'alimentait que si elle n'en pouvait plus, que son ventre la suppliait et qu'elle avait trop de mal à tenir debout pour résister à son appel. Elle avait beaucoup maigris, rongée par le stress... Tous les cadres de sa chambre gisaient par terre, elle marchait pieds nus au milieu des bouts de verre, elle s'infligeait toutes sortes de souffrance physique qui la soulageaient et lui faisait sentir qu'elle vivait encore. Vivre, c'est tout ce qu'elle ne voulait plus, tout ce qu'elle n'arrivait pas à contrôler. Deux ans plus tôt, Anaïs se sentait la plus épanouie des jeunes femmes. Elle venait de sortir du placard pour sa famille, qui ne l’avait pas rejetée, qui n’avait même pas eu l’air tellement surprise. Elle avait rencontré nombre de personnes « comme elle », et mieux encore, elle était amoureuse… et aimée en retour. Anaïs ne revendiquait rien par son apparence, était plutôt discrète et classique, mais avec une féminité qui faisait parfois défaut aux autres filles qu’elle pouvait rencontrer. Laura était un bloc de sensualité, coiffée à la Louise Brooks, look comme Gina Gershon dans « Bound », elle était ce qu’il existait de plus sexy au monde pour Anaïs. Elle bougeait son corps comme personne sur la musique. Totalement à l’aise sur les podiums quand Anaïs osait à peine rejoindre la piste et se dandinait sur elle-même, assise à une table ou debout près du comptoir. Un soir il y avait beaucoup de monde dans l’habituel bar qu’elles fréquentaient toutes les deux sans se connaître, et Anaïs se trouva malgré elle dirigée plus à l’intérieur, plus près de la piste, et plus près du bar sur lequel dansait Laura. Un haut ultra court, un jeans un peu large descendant ses hanches, elle était excessivement attirante. Cherchant des yeux ses copines, Anaïs sirotait son verre, essayant de masquer le trouble qui la gagnait, quand une main se tendit vers elle. Elle leva les yeux, et voyant Laura penchée sur elle, ses joues devinrent pourpres. Laura attrapa son verre pour le poser plus loin, et cria à Anaïs « monte sur le tabouret ». Anaïs fit un mouvement panoramique, de Laura au tabouret pour revenir sur Laura. Au sourire de celle-ci Anaïs sentit que quelque chose d’important se jouait, elle monta sur le tabouret, et Laura l’aida à la rejoindre sur le bar. Une confiance en elle qu’elle ne se connaissait pas la fit bouger en rythme, collée à la femme qui la faisait fantasmer. Au bout d’un moment Laura avait suggéré qu’elles sortent prendre l’air. C’est une fois à l’extérieur et entre deux éclats de rires qu’elles s’étaient embrassées pour la première fois. Plusieurs rendez-vous, toujours plus de choses en commun ou à partager… Anaïs, avec la naïveté qui la caractérisait, voyait en Laura son âme sœur. Elle n’avait jus- 8 Infos Assoc’ REFLEXIONS Coup de Cœur Coup de Cœur Coupe de Cœur Coup de Cœur ment là, et n’avait pas bien compris ce qui se passait. Après l’enterrement Anaïs avait suivis scrupuleusement tous les conseils, elle avait tenté de faire le plein d’activités, de s’occuper le corps et l’esprit, non pas pour oublier, mais pour ne pas craquer, pour ne pas passer sa vie à pleurer. Sauf que tout n’avait plus qu’un goût amer maintenant, quand elle regardait les personnes face à elle, elle imaginait que certains visages dissimulaient des ennemis de l’humanité, qu’ils pouvaient être des monstres pour qui tous les gens ne sont pas égaux. Comme Laura, et elle, à cause de leur orientation sexuelle, comme d’autres de part leur religion ou leur race. Et Laura n’avait pas eu droit au respect, et elle en avait perdu la vie. poitrine, elle devint comme folle et bougea de plus belle. L’homme en rouge la poussa dans une espèce de renfoncement, elle tomba par terre et il se rua sur elle. Ses mains la fouillèrent partout pendant qu’il répétait qu’il allait lui montrer ce qu’était un vrai mec. Elle ne pensait qu’à Laura et c’était la seule chose qui lui donnait la force d’essayer de se relever encore et encore malgré les claques et coups de poing qu’elle se prenait. Elle appelait Laura et n’obtenait pas de réponse. Elle entendit les hommes s’approcher, et Laura sangloter, puis crier, probablement en voyant ce qu’il arrivait à Anaïs. Anaïs entendit un bruit sourd, le cri de Laura se stoppa net, du sang coulait de sa bouche, elle voyait trouble et l’homme au dessus d’elle lui mis son sexe dans le visage « tu vas aimer ça ». Pendant qu’il se frottait, Anaïs pu apercevoir Laura, allongée sur le ventre un peu plus loin, un homme faisant des mouvement de va-et-vient derrière elle. Elle se mit à pleurer, supplia l’homme de la lâcher, mais il n’était plus qu’à ce qu’il était en train de lui faire. Laura avait un bras tendu vers elle, mais ne semblait plus bouger. Anaïs regroupa toutes ses forces pour crier le prénom de son amie, mais n’obtint aucune réaction. Elle supplia encore, l’homme qui la pénétrait lui attrapa les cheveux et commença à lui frapper la tête sur le sol. A bout de force, elle s’évanouit. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle avait toujours le goût du sang dans la bouche, et tout son corps lui faisait mal. Elle se redressa, le coin était sombre, et calme. Laura était toujours dans la même position. Anaïs remonta son pantalon, comme elle put et rampa jusqu’à Laura en l’appelant doucement. Lorsqu’elle la rejoignit enfin, Anaïs prit conscience que l’état de Laura était très inquiétant, la jeune femme ne bougeait pas d’un millimètre, et si elle semblait toujours respirer, elle avait de multiples coupures sur le corps et le visage, et l’arrière de son crâne semblait défoncé. Anaïs n’osa pas la toucher, elle se releva difficilement et marcha aussi vite que son corps lui permettait, pour sonner à la première porte d’habitation qu’elle trouva, pressée de retourner auprès de Laura. Effrayée à l’idée que le temps lui soit compté, que les hommes soient toujours dans les parages, et tout simplement qu’elle puisse prendre froid. Elle sonna à plusieurs reprises sur le bouton du bas de l’interphone. Enfin une voix de femme vint lui répondre, un peu agressive au début. En entendant une telle détresse dans la voix d’Anaïs la femme se précipita à la porte pour lui porter secours. Anaïs essayait d’expliquer ce qui c’était passé, et surtout qu’il fallait y retourner car Laura y était toujours. La femme s’occupa d’appeler les secours, pendant que son mari s’habilla pour aller auprès de Laura. Anaïs voulait l’accompagner mais la femme la persuada de s’asseoir pour se reposer un peu, que les secours seraient bientôt là et qu’en attendant elle ne pouvait rien faire de plus. Vu son état les chirurgiens renoncèrent à l’opérer. Laura resta dans le coma 2 jours, le second matin sa pression sanguine chuta brutalement. Quarante-cinq minutes plus tard son décès était prononcé sans qu’elle n’ait jamais repris connaissance. Anaïs était auprès d’elle à ce mo- Anaïs avait cessé de sortir, et si elle pouvait, elle aurait directement cessé de respirer, pour être sûre de ne pas revivre ça. Mais des histoires comme la sienne sont si courantes, elle ne pourrait plus le supporter. Elle attrapa le carnet qui était sur son lit, ramassa un stylo et griffonna : « Parce que je sens que ce monde ne veut pas de moi, parce qu’il n’est pas prêt, et que je n’ai pas la patience… ». Elle se pencha pour embrasser une photo de Laura au milieu du verre brisé, se leva d’un air décidé, but cul sec ce qu’il restait dans son verre posé sur la commode en passant, et se dirigea dans la salle de bain. Calmement, elle fit couler l’eau, aussi chaud qu’elle pouvait le supporter, les lames étaient déjà à leur place sur le rebord. Elle se brûla en mettant le premier pied dans la baignoire. Elle resta assise en attendant qu’il y ait suffisamment d’eau, puis s’allongea. Kurt Cobain criait toujours son mal-être dans l’autre pièce. Quand elle se sentit assez forte, elle plongea les lames avec détermination et précision. Comme à son habitude la vue du sang la calma, mais cette fois ne la contenta pas. Quand l’eau autour d’elle fut complètement rouge, que la tête lui tournait, elle s’allongea, prenant soin de ne pas laisser ses poignets hors de l’eau. Elle ferma les yeux. Sigrid 9 Assoc’ BELL LA VIEInfos DE BRIAN jourd’hui un cœur usé et fatigué. -« Quel service, voulais-tu me demander ? - Tu es un amour, Davy. - Je n’ai pas encore dit oui. - Si Davy, sinon je crois que je vais me foutre en l’air. » L’estomac de Davy se contracta. Brian était sincère. Davy aussi avait connu ces moments terribles où l’idée du suicide est dressée là, devant les yeux, douce et terrible. Sans conviction, il lui répondit. « Vas-y, mais je ne te promets rien. - Il faut que tu retrouves Jennifer, que tu me dises si elle va bien, si elle m’aime, si je pourrais la revoir un jour. Je ne pourrai pas la retrouver seul. Dès que je fais un pas, je suis repéré. - Mais je suis sûr que tu ne sais quasiment rien d’elle, Brian. - Si ! Le webtub a dit qu’elle s’appelait Dubois, Jennifer Dubois. Et elle habite Dallas. Grâce à ces informations, j’ai pu apprendre qu’elle habite dans la 348ème banlieue de Dallas, un charmant lotiranch. J’ai vu son loti-ranch sur mon écran, ainsi que ces 2 mères, Lolita – qui n’a pas l’air commode – et Chanel – apparemment plus douce. Par contre impossible d’avoir un contact avec Jennifer. C’est ce qui m’inquiète. - J’imagine déjà le charmant lotissement qu’elle habite. Ca doit être un lotissement lesbien. Pour qu’un homme y mette les pieds, il lui faut 10 autorisations. - C’est pour ça que je ne peux pas y aller. - Moi, non plus je ne peux pas y aller. C’est de la folie. « Salut, je suis un ami du copain de votre fille. Je peux entrer ? » J’imagine l’accueil. Au mieux, je serai encapsulé. Mais le plus vraisemblable est que je serai noyé dans la piscine. Les texanes ne rient pas, mon petit Brian. - Davy, j’ai besoin de toi. Je t’en supplie, aide-moi. Tu as le droit de te déplacer dans le monde entier. Tu mettras moins d’une heure et demi en fusée pour aller à Dallas. - Le problème, ce n’est pas d’aller à Dallas. C’est d’aller jusque chez elles, d’enquêter, sans me retrouver encapsulé ou assigné à résidence. » Au bout de 2 heures, Davy accepta le principe de se déplacer à Dallas. Il voulait aider Brian. Il comprenait si bien sa situation. Lui aussi aurait aimé à l’âge de Brian être aidé. S’il y avait la moindre chance que Jennifer soit le grand amour de Brian, il fallait faire quelque chose pour Brian. La difficulté était de savoir comment s’y prendre. Davy convint avec Brian, qu’il partirait à Dallas dès qu’il aurait trouvé un plan réalisable. Quand Davy aurait échafaudé un plan d’action, il enverrait Nestor faire du Taï-chi dans le jardin. *** 3 jours après leur rencontre à l’espace de végétation, Brian aperçut Nestor en pleine séance de Taï-chi. Davy partirait pour Dallas le lendemain. Il avait un plan, et même déjà l’autorisation pour entrer dans la 348ème banlieue de Dallas. Brian remercia le ciel de lui avoir donner un ami aussi précieux que Davy, aussi efficace et inventif. Il était sûr que le plan de Davy avait beaucoup plus de chances de réussir que tous ceux farfelus qu’il avait imaginés pendant ces 3 jours. Il fit signe à Nestor de rappeler à Davy de prendre son pendentif d’enquête. Brian voulait suivre sur son écran chacun des moments du voyage de Davy. *** ou La douloureuse histoire de l’hétérosexualité au 24ème siècle Chapitre 3 : Dallas, terre vache Episode 2 Résumé : Dans l’épisode précédent, Brian, malmené par ses camarades de base-ball et par ses pères, sur le point de craquer, demande à nouveau de l’aide à Davy, son ami hétérosexuel. Une demi-heure plus tard, Davy rejoint Brian à l’espace de végétation du bord de l’océan. Brian faisait une tête d’incinération. -« Salut Davy. Merci d’être venu si vite. - Salut, Brian. » Davy leva le poing en souriant. « Solidarité hété. Que t’arrive-t-il mon pauvre Brian ? - J’ai les 2 pères les plus cons de la galaxie. J’ai pour amis une bande de gros pourris, hétérophobes comme tu te les imagines pas. - Ils ont cherché à te tuer, en t’immergeant progressivement dans un bain d’acide? - Ben quand même pas. - Alors ils sont moins hétérophobes que certains que je connais. - Tu me rassures, Davy. - Je suis un peu venu pour ça, Brian. » Il y eut un long silence. Davy attendait patiemment que Brian parle, se livre, lui demande un conseil. -« Davy, j’ai un service à te demander. » Brian se tut à nouveau quelques instants, puis reprit. « Tu sais, je suis fou amoureux de Jennifer. - Et qui est Jennifer ? - La fille que j’ai rencontré à Frisco 3000, le jour où… - Ah ! - Je ne pense qu’à elle. Je veux la revoir. Savoir comment elle va. Si elle m’aime aussi. Je ne retrouverai jamais une fille aussi chouette, aussi gentille. Elle est belle, si tu savais. Sa peau est douce. - Brian. - Oui ? - Tu as vu cette fille en tout et pour tout 15 minutes dans ta vie. Tu l’as croisée à l’espace des rêves, et tu as fait bingue bingue avec elle dans la foulée. - Il y a des fois des 15 minutes qui sont plus importantes, plus intenses que 15 années. Je sais ce que je dis. J’ai vécu en 16 ans, 15 minutes. 15 petites minutes. Durant 15 minutes j’ai été moimême ; j’ai été heureux, et c’était avec Jennifer. - Brian. Je comprends que ça a été une expérience très heureuse, inoubliable… Mais ces 15 minutes là sont finies. Tu ne connais pas Jennifer. Vous vous entendriez peut-être très mal, si vous vous rencontriez à nouveau. - Non, ça n’est pas possible. Je l’aime. - C’était un moment particulier, dans un contexte particulier. Vous cherchiez tous les 2 la même chose. Un peu d’amour, un peu de bonheur, volé à ce monde homocentré. - Ah non, Davy. C’était les chutes du Niagara, la faille de San Andréas,… le Piton de la Fournaise en érection… en éruption » - Brian rit de son lapsus. « Je ne peux imaginer continuer à vivre, que si je sais que je la reverrai, que si je sais que j’aurai avec elle d’autres moments merveilleux comme celui-ci. - C’est un mirage, Brian. - Ne joue pas les cœurs usés et fatigués, Davy. S’il te plaît. » Davy fut touché par la remarque de Brian. C’était exact que lui avait perdu beaucoup de ses rêves, de ses illusions. Il avait aimé aussi des femmes, et le monde entier s’était dressé entre lui et elles. Il avait essayé, échoué, et recommencé tant de fois. Oui, il était au- La suite dans le prochain Zone Libre 10 Infos Assoc’ COURRIERS DES LECTEURS Faut-il accepter le mariage entre catholiques? Je suis complètement pour le mariage des catholiques. Je trouve que c'est une erreur et une injustice d'essayer de les en empêcher. Le catholicisme n'est pas une maladie. Les catholiques, bien que beaucoup ne les aiment pas ou les trouvent bizarres, sont des personnes normales et doivent avoir les mêmes droits que les autres, comme s'ils étaient, par exemple, informaticiens ou homosexuels. Je conviens que beaucoup des comportements et des traits de caractère des personnes catholiques, comme leur attitude face au sexe, puissent nous paraître étranges à nous autres. Je sais même que quelques fois , on pourrait brandir des arguments de santé publique, comme leur dangereux et délibéré rejet du préservatif. Je sais aussi que nombreuses de leurs coutumes, comme celle qui consiste à exhiber des images de personnes torturées, puissent en incommoder certains. Mais cela n'est pas une raison de leur interdire le mariage, même s'il s'agit d'une image plus médiatique que réelle. Certains pourraient dire que le mariage des catholiques, n'est pas un vrai mariage, car c'est pour eux un rituel et un précepte religieux devant leur dieu, et pas une union entre deux personnes. D'ailleurs, étant donné que les enfants " hors mariage " sont gravement condamnés par l'église, certains pourraient penser que laisser les catholiques se marier augmenterait le nombre d'unions pour le " qu'en dira-t-on " ou pour la simple recherche du sexe ( interdit également hors mariage), faisant exploser les violences conjugales et les familles déstructurées. Mais nous devons nous rappeler que cela n'arrive pas seulement dans les familles catholiques et que , comme nous ne pouvons pas nous mettre dans la tête des gens, nous ne devons pas juger leurs motivations. C'est pour cela, et contrairement aux idées de certains, que je crois qu'il faut donner le droit aux catholiques de se marier et d'adopter. Exactement comme aux informaticiens et aux homosexuels. Luís GARCIA MARTIN (écrivain espagnol) Traduit de l'espagnol par LRV. Les Robes Noires D’abord pourquoi des robes noires ? Pourquoi pas vertes, bleues ou rouges ? Voire multicolores à la rigueur ? Non, des toges noires un point c’est tout !!! Bon admettons, mais alors pourquoi la cravate et les bouts de l’épitoge sont-ils blancs ? Je ne voudrais pas critiquer les traditions de la justice, mais je trouve que les avocat(e)s manquent de goût côté vestimentaire... Côté boulot, leur fonction au tribunal lors des plaidoiries au civil me laisse perplexe ! En effet, ils s’avancent à l’appel de leur nom et de leur "affaire" auprès du juge avec leur tonne de dossiers pour s’entretenir en conciliabule dans un bruit de fond digne d’une ruche. Puis d’un geste précis et rapide, ils notent au stylo la décision prise en concertation afin de la notifier par écrit dans le dossier. Puis les “parties” quittent la salle d’audience et se donnent rendez-vous pour la prochaine convocation jusqu’au jugement final. Une aventure en noir et blanc en somme... D'un autre côté, dire que cela n'est pas un mariage et qu'on devrait lui donner un autre nom, n'est qu'une manière lamentable de détourner le débat derrière des questions de sémantique qui n'ont rien à voir avec le sujet : bien qu'il s'agisse de catholiques, un mariage est un mariage, et une famille est une famille. Et puisque nous parlons de famille, j'aborde un autre sujet récurrent, et j'espère que mon avis ne sera pas jugé trop radical : Je suis également pour l'adoption d'enfants par des couples catholiques. Certains seront sans doute scandalisés par cette affirmation. Et on entendra certainement des personne s'exclamer : " Des catholiques qui adoptent des enfants ? Ces enfants pourraient devenir catholiques ! " J'entends ce genre de critiques et je réponds : Il est vrai que les enfants adoptés par des catholiques ont plus de chance de devenir eux-mêmes catholiques ( contrairement à ce qu'il se passe dans l'informatique ou l'homosexualité), mais j'ai déjà dit qu'à mon sens ce sont des gens comme les autres. Malgré les arguments et les recherches de certains, rien ne prouve de manière valable que les parents catholiques soient mal préparés à l'éducation d'un enfant, et que l'atmosphère religieuse de leur foyer ait une incidence néfaste . Il faut savoir en plus que les agréments sont délivrés par les tribunaux individuellement après enquête, pour déterminer les capacités des adoptants. 2 11 KERBITE, LA PETITE GRENOUILLE QUI-ZAIME-LE-SEXE Kerbite, la petite grenouille qui-zaime-le-sexe 17ème épisode : Kerbite fait sa rentrée : le sexe et l’école* Salut les Kerbites. Ce mois-ci, rentrée des classes oblige, nous allons parler de l’école… et de sexe. Un sujet ô combien tabou. Et s’il est difficile de parler de sexe à l’école, il est encore beaucoup plus difficile de parler d’homosexualité. Pour quelles raisons ? Il y a essentiellement des raisons historiques avec des enjeux de pouvoir. En effet, jusqu’à la création de l’école de la République (c’est sous Napoléon Ier qu’émerge l’école publique), l’éducation des petites Kerbites était souvent assurée par le clergé. Inutile de dire que ce n’est pas de ces gens-là que serait venue une éducation sexuelle permettant l’épanouissement des individus puisque la religion ne tolère la sexualité que sous l’angle de la reproduction. Tout le reste n’est que péché et abomination. Par exemple, dès le IVème siècle, pour Saint Augustin, un mari est en état de péché s’il s’unit à sa femme sans intention procréatrice délibérée. Malheureusement, l’école de Jules Ferry ne fait pas mieux que l’école religieuse, car pour construire sa crédibilité, l’école républicaine naissante s’attache à imiter l’enseignement religieux à travers des fondements moraux irréprochables. En 1883 Jules Ferry disait aux enseignants « en vous dispensant de l’enseignement religieux, on n’a pas songé à vous décharger de l’enseignement moral : c’eût été vous enlever ce qui fait la dignité de votre profession ». Aussi l’école laïque s’inspire fortement des us et coutumes de l’école religieuse pour concurrencer cette dernière afin de montrer et de démontrer qu’elle est capable d’éduquer, notamment moralement, sans recourir à la religion, tout en y faisant de récurrentes références. Il en est ainsi par exemple de la tenue vestimentaire : les enseignants d’antan devaient porter une tenue vestimentaire stricte (porter un chignon pour les femmes, un vêtement qui ressemble à celle des sœurs pour les institutrices, aux prêtres pour les instituteurs). Les écoles normales qui formaient les enseignants du primaire disposaient d’internats obligatoires (afin de mieux les isoler du reste du monde, tel des couvents) où l’uniforme était de rigueur : la redingote de drap noir à palme noir qui les transforme en « hussards noir de la République ». La tenue ressemble étrangement à l’habit religieux : « une robe noire en cachemire ou croisé de laine unie ; jupe unie ; corsage uni », qui leur donnent une « silhouette de vieilles… ».Dans l’ouvrage de Jean-Baptiste de la Salle (Les Règles de la bienséance et de la civilité chrétienne) on peut y lire : « Il est de la bienséance et de la pudeur de couvrir toutes les parties du corps, sauf la tête et les mains ; il est donc indécent d’avoir la poitrine découverte, d’avoir les bras nus, les jambes sans bas et les pieds sans souliers. Il est même contre la loi de Dieu de découvrir quelques parties de son corps, que la pudeur, aussi bien que la nature, obligent de tenir toujours cachées ». Cela ne vous fait pas penser à quelque chose ? Il était très mal vu par ailleurs que les instits se marient. En 1882, un pédagogue écrivait : « Que l’institutrice se méfie car le flirt qu’on trouve tout naturel chez une jeune fille du village, on le trouvera fort répréhensible chez elle ». Jules Ferry lui même affirmait en 1881 « « L’institutrice qui reste fille trouve dans l’éducation des enfants d’autrui la satisfaction de ce sentiment maternel, de ce grand instinct de sacrifice que toute femme porte en elle ». Ainsi, une institutrice célibataire qui avait une relation amoureuse avec un instituteur célibataire pouvait être tout simplement révoquée. Sous la IIIème République, on ne compte guère qu’un tiers de professeurs femmes mariées. Et les célibataires resteront majoritaires jusqu’en 1954. Jusque dans les années soixante en tout cas, ou, renversement de situation, l’administration française incitait (facilité de mutation, bal de fin d’année) les enseignant(e) s à se marier… mais entre eux. Pour les institutrices, le formatage était encore plus poussé puisqu’elles devaient se sacrifier (on parle de vocation enseignante au même titre que la vocation religieuse pour les bonnes sœurs), avoir une vie exemplaire (donc rester célibataire) et vivre leur instinct maternel par procuration scolaire. L’école laïque, à l’instar de l’école d’Église, est, et doit être au sens propre, un « sanctuaire », surtout pour les filles et les femmes. Elle doit être foncièrement « hors du monde » et protégée de son contact « impur ». Ce qui explique qu’à l’origine, les classes étaient non mixtes. Les enseignants devaient instruire les petits garçons, les enseignantes les petites filles. Il s’agit même plus qu’une règle : une obsession de l’école religieuse dont s’inspire également l’école laïque, du moins à ses débuts. Là aussi, l’école laïque fait référence à l’école religieuse. A titre d’exemple, citons les ordonnances et règlements synodaux pour le diocèse de la Rochelle en 1711 : « Nous défendons aux maîtres d’école d’enseigner des filles avec des garçons, et aux maîtresses d’école, d’enseigner des garçons avec des filles dans une même école, sous quelque prétexte que ce soit ». En France, la mixité des classes se réalise dans les années 60-70, mais les mauvaises langues diront que ce sont des raisons financières et d’économie qui ont également motivées les autorités éducatives. L’élève, et l’enseignant, ont toujours été considérés par l’institution scolaire, en tout cas jusqu’à une période très récente, comme n’ayant pas, ou ne devant pas avoir, de sexe et de sexualité. Le dévouement et la pureté des mœurs sont exigés des professeurs et sont précisés dans la circulaire d’avril 1812 : « l’art d’enseigner a son enthousiasme. Pour les maîtres qui l’éprouvent, les sacrifices disparaissent et deviennent des jouissances. L’esprit du corps enseignant réside essentiellement dans un dévouement sans bornes à la personne du souverain… ». Pour éviter les tentations du monde impur, le décret du 19 mars 1818 fait références à quatre traditions monastiques des écoles religieuses : le logement à l’intérieur du collège, la table commune, la robe professorale et surtout – en principe- le 12 KERBITE, LA PETITE GRENOUILLE QUI-ZAIME-LE-SEXE Kerbite, la petite grenouille qui-zaime-le-sexe 17 ème épisode : Kerbite fait sa rentrée : le sexe et l’école* SUITE les tentations du monde impur, le décret du 19 mars 1818 fait références à quatre traditions monastiques des écoles religieuses : le logement à l’intérieur du collège, la table commune, la robe professorale et surtout – en principe- le célibat et ce n’est qu’en 1969 que disparaît l’obligation de l’internat dans les écoles normales. « l’information sexuelle » (obligatoire ) et « l’éducation sexuelle » (facultative ). Et c’est la circulaire du 19 novembre 1998 qui inscrit désormais l’éducation à la sexualité dans les recommandation avec pour contexte le développement du sida avec pour objectif la prévention des comportements à risque. Et ce n’est qu’en 2001 que l’éducation à la sexualité devient obligatoire pour tous. Si la situation a un peu évolué concernant la sexualité en général, il est en revanche toujours très difficile de parler d’homosexualité à l’école même s’il existe des textes officiels, mais qui restent souvent peu appliqués. Il faudra peut être encore attendre une ou plusieurs décennies pour que la situation se normalise, à condition toutefois que les lobbies religieux ne prennent pas suffisamment de pouvoir pour instaurer un nouvel ordre moral par un nouvel effet de balancier. Aussi, les affaires d’attouchement, de harcèlement, ou de viol ont, pendant très longtemps été étouffées. La parole de l’enfant (de l’élève) n’était pas prise en compte (car considérée comme non crédible), et les enseignants mis en cause Kerbite bénéficiaient d’une sorte d’immunité (mutation discrète par exemple). Puis l’effet balancier a fonctionné dans l’autre sens, aboutissant aujourd’hui à une sacralisation de la parole de l’enfant, au détriment de la présomption d’innocence des éducateurs. La dénonciation pour pédophilie devient une épée de Damoclès pour les éducateurs (notamment ceux qui s’occupent de mineurs, ainsi que les professeurs de sport, voire aussi les institutrices dans les écoles maternelles !) alors que dans 3 cas sur 4 les accusations s’avèrent ainsi non fon* si tu es intéressé par ce dées. En moyenne, il y a donc eu chaque année une quinzaine thème, Kerbite t e d’enseignants condamnés, et une petite cinquante d’autres conseille la lecture d’un remarquable livre sur le sujet : accusés de pédophilie qui ont bénéficié – si l’on peut dire – « Les profs, l’école, et la sexualité » de Claude Lelièd’un non lieu. Mais, même en cas de non-lieu, les rumeurs et vre (professeur d’histoire de l’éducation) et de Francis la suspicion évidemment subsistent. L’administration bien Lec (avocat) aux éditions Odile Jacob, 25 euros. Les souvent fait preuve de mauvaise volonté pour réintégrer les auteurs abordent le sujet sous l’angle historique, juridienseignants faussement mis en cause (comme dit l’adage poque et sociologique avec de nombreux exemples qui pulaire, il n’y a pas de fumée sans feu) et pour réhabiliter rendent la lecture facile et instructive. Par ailleurs, l’honneur de l’enseignant. On doit notamment « remercier » dans un chapitre consacré à l’homosexualité, ils parSégolène Royal (à l’époque ministre déléguée aux enseignelent de Couleurs Gaies et de la mallette pédagogique ments scolaires) qui a écrit une circulaire visant à suspendre « Vivre ses différences, comment parler de l’homoimmédiatement un enseignant mis en cause (avec en corolphobie ». laire une remise en cause de la présomption d’innocence), ce qui conduit parfois à des situations tragiques (des enseignants Ne ratez pas le prochain épisode de Kerbite : la arrêtés et menottés en classe, ou qui se suicident suite à ces compétition spermatique fausses accusations). Lorsqu’un enseignant est mis en examen, sa suspension est immédiate (avec suspension du salaire, parfois pendant plusieurs années, même s’il est innocenté à la fin du procès). Au delà des difficultés financières, Remarque d’Alexandre : Ma petite Kerbite, ne soit pas c’est parfois toute la vie d’un homme qui bascule brutalement si dure à l’égard de Madame Ségolène Royal, s’il te et qui est irrémédiablement brisée. plaît. Il ne faut pas oublier qu’elle a beaucoup œuvré dans la lutte contre les agressions physiques subies par Bref, l’école, de tous temps a toujours été très mal à les personnes et contre le bizutage dont ont été victil’aise avec le sexe ou la sexualité. Et Kerbite n’a pas abordé mes de nombreux élèves et étudiants et dont j’ai malla question des amours sincères entre élève et professeur qui heureusement, moi-même, eu à en subir les affres. évidemment sont très difficiles, pour ne pas dire, impossible à vivre. On peut même affirmer qu’elle a toujours touché été à côté de la plaque. C’est en 1973 que la sexualité « rentre » à l’école avec la circulaire Fontanet qui distingue 13 Merci. HAPPY BIRTHDAY ! 5-sept Kristof 7-sept Alain 8-sept Marie Christine 9-sept Nicolas 14-sept Patrice 14-sept Adrien 14-sept Armelle 18-sept Stéphanie 23-sept Dominique 23-sept Laurence 24-sept Sigrid 29-sept Christophe A. H. M. M. B. C. Z. L. P. G. E. R. Merci ce mois-ci à Yannick S. , généreux donateur. Carnet rose ! (« la couleur est de circonstance », cf. édito) Nicolas et Gilles se sont pacsés le mardi 23 août devant la greffière du bureau des injonctions de paiement du Tribunal d’instance de Nancy. Après l’enregistrement, il ont finalement été relaxés... Merci à Gilles et Nicolas (qui se sont connus à l’association, mais oui !) de nous avoir fait partager leur expérience du tribunal… et leur bonheur ! Nous vous rappelons que l’association se met à la disposition des futurs pacsés qui souhaiteraient organiser au local une cérémonie symbolique de signature de PaCS plus chaleureuse que son enregistrement officiel au tribunal. BULLETIN D’ADHESION (valable jusqu’au 31 décembre 2005) NOM : ……………………………….……… PRENOM : …………………………….. Pouvez-vous recevoir du courrier sous enveloppe neutre, sans logo ni signe distinctif ? NON OUI Si oui, votre adresse : ………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………... Pouvez vous recevoir des appels téléphoniques ? NON OUI Si oui, votre (vos) numéro(s) : Tel fixe : ………………… Tel portable : ……………..…. Pouvez vous recevoir des mails ? NON OUI Si oui, votre adresse électronique (mail) : ………………………………………………….. Date de naissance : ……./………/………. Profession : …………………………………. Étiez-vous adhérent(e) en 2004 ? NON OUI TARIFICATION DES ADHESIONS ( cocher la case qui vous correspond) € Tarif individu Tarif couple Tarif réduit JAN 23 30 11 FEV 21 28 10 MAR AVR 19 17 25 23 9 8 MAI 15 20 7 JUIN 14 18 6 JUIL AOUT SEP 11 10 8 15 13 10 5 4 3 OCT NOV 6 23 8 30 2 11 Pour des raisons de commodité comptable, le règlement s’effectue généralement par chèque à l’ordre de Couleurs Gaies . La confidentialité est garantie ! 14 DEC 23 30 11 CENTRE LGBT LORRAINE NORD * Tarif réduit pour chômeurs, RMIstes, étudiants, retraités, pensionnés COTOREP (joindre un justificatif). * Tarif couple avec un seul envoi courrier – Veuillez indiquer dans ce cas les renseignements suivants sur votre conjoint(e) : NOM : ……………………………. PRENOM : …………….…..……... Date de naissance : …. / …... / …... Profession : ………………………. Était-il /elle adhérent(e) en 2004 ? NON OUI Je souhaite faire un don de : ……...