MAT06 - Revêtements de murs et plafonds
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MAT06 - Revêtements de murs et plafonds
Pour découvrir la nouvelle version 2016 du Guide Bâtiment Durable en ligne, Rendez-vous sur: http://www.guidebatimentdurable.brussels GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS - RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 - REVETEMENTS DE MURS INTERIEURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE Utiliser des matériaux sains, avec un écobilan favorable, renouvelables ou abondants dans la nature, recyclés et recyclables PRINCIPES DEMARCHE Le choix des matériaux destinés aux aménagements intérieurs est crucial car il peut avoir des conséquences importantes sur le confort interne et la santé des occupants. Ces matériaux ont également un impact plus ou moins important sur l’environnement. Dans une démarche d’architecture durable, on choisira les matériaux de revêtement en fonction des critères suivants : o Impact sur la santé : le respect par les matériaux de la directive européenne « Produits de construction 89/106 », assuré par le marquage CE, est un minimum. Par ailleurs, les labels certifiant les matériaux écologiques (Nature Plus, Eco-label européen, etc.) incluent des clauses assez sévères relatives à l’impact sur la santé. o Ecobilan et impact sur l’environnement : différentes méthodes de calcul de cet impact existent. Dans cette fiche, nous faisons référence à la norme NIBE – Milieuclassificatie Bouwmateriaal (Nederlands Instituut voor Bouwbiologie en Ecologie te Naarden). o Aspects techniques : Les matériaux de support et de finition seront choisis en fonction de leur durée de vie ainsi que selon la fréquence et le type d’entretien. On tiendra également compte des contraintes d’exploitation du bâtiment. Le but est d’utiliser le matériau jusqu’au terme de sa durée de vie. Le choix du matériau en fonction de sa durée de vie est en lien direct avec les fréquences de remplacement et les impacts environnementaux de ces remplacements. Une longue durée de vie est importante pour les matériaux ne nécessitant pas (ou peu) de modifications ou d’interventions au cours de la durée de vie du bâtiment. Par contre les éléments appelés à être remplacés fréquemment devront être choisis avec le meilleur bilan environnemental. Il faut donc choisir le matériau autant en fonction de son adéquation à l’application (critères techniques et de santé) qu’à son impact environnemental : le bon matériau au bon endroit. PAGE 1 SUR 13 – REVETEMENTS DE MURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010 GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 OBJECTIFS Minimum : Choisir des matériaux permettant de rencontrer les objectifs de santé dans l’habitat : o On cherchera à limiter le recours aux fixations des éléments par collage (préférer les fixations mécaniques), l’utilisation de matériaux liés par des résines synthétiques (panneaux dérivés du bois), l’utilisation de peintures à base de solvants, ou on choisira, par exemple, des peintures et colles à l’amidon, solubles dans l’eau (voir fiche spécifique CSS09 « Colles et peintures : tenir compte de leur impact sur la santé et sur l'environnement »). o On veillera à limiter l’usage de revêtements synthétiques, type PVC, vinyles ou moquettes. o On favorisera l’utilisation de pigments naturels au détriment des pigments de couleurs vives, qui contiennent plus souvent des métaux lourds. o On favorisera les bois résistants ou ne nécessitant que peu de traitement. Le cas échéant on préconisera, par exemple, un traitement au sel de bore ou l’utilisation de bois rétifiés ou traités par oléothermie (voir fiche spécifique CSS10 « Traitements du bois : tenir compte de leur impact sur la santé et l'environnement » ) Conseillé : o o o On optera pour des matériaux dont l’impact sur l’environnement est moindre. Prioritairement, des enduits de terre crue, enduits chaux-chanvre, enduits d’argile et bois non traités. Ensuite, des enduits de plâtre, le carrelage non vernissé, les papiers peints et les toiles de lin, les panneaux de laine/fibre de bois. On veillera à établir un choix de techniques et de matériaux issus de filières de recyclage ou développés sur base de matériaux naturels non ou peu transformés, et offrant un potentiel de recyclage. A cet effet, on évitera les matériaux composites et on favorisera les systèmes constructifs permettant un démontage et une séparation de chaque matériau. Dans le cas de l’utilisation de produits d’entretien ou de traitement, veiller à faire un choix de produits qui ne compromettent pas la valorisation de matériaux lors du recyclage (exemple : peintures, produits de protection du bois…). Optimum : o On limitera dans la mesure du possible les matériaux de finition au bénéfice des surfaces brutes. Remarques : les aspects relatifs aux colles, peintures et traitement du bois étant traités dans des fiches spécifiques, nous nous concentrerons ici sur les caractéristiques intrinsèques et les écobilans des matériaux eux-mêmes. ELEMENTS DE CHOIX ASPECTS TECHNIQUES Nous listons ici les différents matériaux disponibles selon le type de surface à traiter. > Matériaux pour usage sur support horizontal (plafond) ou vertical o Crépis & cimentages : ils nécessitent l’utilisation de liants tels que la chaux hydraulique (issue de la fusion de roches calcaires), des résines ou de l’anhydrite (naturelle, mais souvent un sous-produit de la fabrication des acides fluorhydriques). La mise en œuvre de ce type de finition nécessite un support rugueux ou une couche d’accrochage. o Enduits à la chaux : constitué de grains de quartz, grains de marbre, hydrate de calcium, cellulose et kaolin, il offre une action fongicide naturelle (matériau alcalin, pH13), ce qui favorise son utilisation dans les lieux humides tels que les salles de bains ou cuisines. Cet enduit peut être mis en œuvre sur tout type de support : enduits minéraux, carton - plâtre, béton… PAGE 2 SUR 13 – REVETEMENTS DE MURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010 GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 Cimentages à gauche et enduits à la chaux à droite o Enduits avec fibres végétales : L’enduit chaux-chanvre utilisé à l’intérieur joue un rôle important de régulateur thermique et hygrométrique. D’autre part, il contribue à neutraliser les effets perturbants des champs électromagnétiques. Il est composé de chanvre, de chaux aérienne et de pierre ponce en poudre. Constitué de matériaux naturels renouvelables, ce type d’enduit est 100% recyclable. La mise en œuvre de ce type de finition nécessite un support rugueux ou une couche d’accrochage. Enduit de fibres végétales o Peintures à base d’eau, d’argile, ou badigeon de chaux. o Tadelakt : Finition constituée de chaux naturelle, sables de quartz, poudre de marbres, argiles, cendres, cellulose. S’applique comme un enduit, avant d'être serrée avec un galet, puis polie avec du savon noir. Peut s’appliquer sur murs intérieurs et extérieurs, on le trouve aussi sur les sols, les baignoires, les bacs à douche, les lavabos… Le support peut être constitué par un enduit à la chaux hydraulique ou par des enduits à la chaux ordinaire ou ciment. La surface doit présenter des aspérités pour une meilleure accroche. Il s’agit d’un produit exclusivement minéral, l’enduit est exempt de produits de synthèse. Il dispose d’une capacité de diffusion, est inodore, hydrofuge et antiseptique. Enduits chaux-terre, peintures à la chaux, tadelakt. o Textiles : matériaux pour lesquels on sera attentif aux traitements et aux fixations éventuelles. Pour les textiles, la fixation en « tendu » est une technique purement mécanique qui permet d’éviter les risques pour la santé des occupants provoqués par certaines colles. De plus, ce système permet la retente possible du tapis en cas de besoin, ainsi qu’un démontage et remplacement aisés. Malheureusement, ces toiles tendues sont difficiles à entretenir et peuvent accumuler des poussières et acariens, éventuellement allergènes. Les textiles de finition intérieure peuvent avoir été traités par des pesticides. On s’assura aussi qu’ils n’ont pas été traités avec des agents biocides (fongicides, insecticides, bactéricides, …) classifiés comme dangereux par l’Organisation Mondiale PAGE 3 SUR 13 – REVETEMENTS DE MURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010 GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 de la Santé (OMS), l’Union Européenne (UE), le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), etc. o Terre crue : matériau perméable à la vapeur, de masse volumique élevée, de bonne qualité phonique et de grande longévité. Elle s’utilise comme élément autoporteur en remplissage d’une ossature ou comme enduit intérieur. L’enduit est constitué d’argile, de sable et de fibres végétales (lin). Il peut être mis en œuvre sur tout type de support sain à condition de disposer si nécessaire d’une couche d’accrochage. Comparé à un plafonnage de plâtre, ces techniques mènent à des parements plus poreux et donc moins résistants mécaniquement. Ils sont donc plus fragiles et peut-être à déconseiller lors d’une mise en œuvre pour des parois sollicitées, comme par exemple une chambre d’enfant. La fixation d’éléments décoratifs lourds devra être adaptée en réalisant un percement de la paroi jusqu’à la structure porteuse. Il est également déconseillé de peindre ou de tapisser ces enduits, ce qui implique l’utilisation d’un pigment lorsqu’on souhaite une teinte autre que naturelle. Il est néanmoins possible d’appliquer un nouvel enduit de finition peu épais pour modifier la teinte initiale du mur. Enduit en terre crue o Enduit ou panneaux en plaques de plâtre : le plâtre est naturellement radioactif (très faibles émissions de radon) mais en fonction de son origine, ces émissions peuvent être plus ou moins importantes. Les plâtres à base de phosphogypse, issu des filières de production industrielles (chimiques ou issus de la désulfuration des fumées), peuvent être relativement radioactifs. Il est donc important de s’assurer de l’origine du plâtre mis en œuvre ou éventuellement avoir recours à des matériaux alternatifs. o Panneaux en fibres de bois : issus de sous-produits de l’industrie du bois – OSB / Multiplex / Aggloméré / MDF. Ces panneaux sont souvent constitués d’un liant, souvent synthétique. Ce sont les caractéristiques du liant qui permettront de juger de la qualité environnementale du matériau. En général, plus le panneau est dur et résistant, plus les liants sont nocifs. Il faut donc vérifier la composition des liants et choisir la catégorie de panneau adéquate : tendres pour des sous-toitures ou isolations phoniques, mi-durs comme face visible de cloison, durs comme revêtement de paroi, coffrage à béton, bituminés (étanches) comme isolation, en sous-sol humide. Les panneaux dérivés du bois sont susceptibles de libérer du formaldéhyde (ou d’autres Composés Organiques Volatils) des années encore après leur mise en œuvre. On peut distinguer différentes classes de panneaux dérivés du bois (non revêtus) en fonction de leur teneur en formaldéhyde. Il est conseillé de mettre en œuvre au minimum des panneaux de classe E1 (contenant moins de 10 mg de formaldéhyde par 100 g de panneau sec) pour tout élément en bois en contact avec l’ambiance intérieure. On évitera la classe E0 dans laquelle le formaldéhyde est remplacé par d’autres composés chimiques toxiques, souvent des polyuréthanes (à base d’isocyanate). Afin de limiter la pollution de l’air intérieur par émission de COV, on cherchera à limiter la surface de la pièce recouverte de panneaux, à refermer les arrêtes de panneau et à obturer les trous (fixations). La mise en œuvre des panneaux est variable selon son utilisation : vissés sur structure ou collés. Le traitement des couches superficielles variera selon le type de finition du PAGE 4 SUR 13 – REVETEMENTS DE MURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010 GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 panneau et sa destination. Les revêtements de bois ne nécessitent pas de protection de surface autre qu’une teinte éventuelle. Notons à ce sujet que certains panneaux peuvent être obtenus avec une teinte dans la masse à l’exemple du MDF. Panneaux en fibre de bois o Lambris bois. Les éléments en bois massifs non collés provenant de forêts indigènes représentent une solution intéressante d’un point de vue aspects environnementaux. Néanmoins, il est important de s’assurer que ces éléments ne contiennent pas de produits de préservation (fongicides et insecticides) ou qu’ils ne sont pas toxiques (métaux lourds). Le choix des produits de finition sera aussi important afin de limiter l’émission de polluants dans l’ambiance intérieure (formaldéhyde, COV,…) : choix de peintures, de vernis, … aux résines naturelles, diluables à l’eau, exempts de solvants. Lambris bois > Matériaux de sol utilisés en parois verticales Certains matériaux destinés initialement à l’usage des revêtements de sol peuvent néanmoins faire l’objet d’une mise en œuvre sur des parois verticales. Cet usage généralement très localisé a pour objectif d’assurer la protection plus appropriée des parois comme par exemple : les locaux avec usage d’eau (cuisines ; salles d’eau…) ; les locaux soumis à un usage plus intensif (chambres d’enfants ; salle de jeu ; couloirs…) o Matériaux pierreux : naturels ou de reconstitution. o Carrelages terre cuite : naturels ou émaillés. Les matières premières servant à leur fabrication sont renouvelables : argile (kaolin), sable, craie et eau. La couche émaillée se compose de silicates (kaolin, roche, poussière de verre,…) auxquels sont ajoutés des oxydes métalliques (colorants et fondants). La pose peut se faire soit traditionnellement au mortier (choisir un mortier de ciment sans adjuvants synthétiques) soit collé (choisir des colles sans solvants, ni résines, ni adjuvants synthétiques,…). Les carreaux de céramiques ne sont pas sensibles à l’humidité. Ils sont donc généralement mis en œuvre dans les locaux humides. Par contre, ils ne participent pas à la régulation du taux d’humidité du local. On limitera donc les parties carrelées au strict minimum (parties exposées). Les autres surfaces seront revêtues de matériaux avec un bon comportement hygrométrique : enduit à base d’argile, enduit à la chaux, peintures à base d’argile, aux silicates ou à la chaux (bonne perméabilité à la vapeur),… PAGE 5 SUR 13 – REVETEMENTS DE MURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010 GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 o Linoleum : Matériau constitué exclusivement de produits naturels comprenant de l’huile de lin, des résines naturelles, de la farine de bois et de liège ainsi que des agrégats minéraux et pigments. Très résistant à l’usure, son utilisation est principalement recommandée pour les surfaces soumises au passage fréquent (hall d’entrée ; couloirs de circulation…). Le linoleum dispose de propriétés antibactériennes (les premières semaines après la mise en œuvre), anallergiques et antistatiques. La mise en œuvre s’effectue par collage sur tout type de support rigide, plan, lisse et sec. Linoleum o Liège : Matériau naturel récolté à partir du chêne – liège originaire des régions méditerranéennes (Espagne, Portugal, Corse). Le liège dispose de qualités acoustiques et thermiques intéressantes, en outre il offre une très bonne résistance au feu et est antistatique. La mise en œuvre s’effectue par collage sur tout type de support rigide, plan, lisse et sec. > Absence de revêtement, surfaces brutes Le choix de laisser les matériaux structurels apparents, tels que les blocs de terre cuite ou de béton, offre l’avantage d’épargner la mise en œuvre d’une finition, permet la rationalisation de l’utilisation des matériaux de construction et peut réduire les risques pour la santé des occupants. Cependant, les finitions de type enduit améliorent nettement l’étanchéité à l’air des parois maçonnées (voir fiche ENE10 « Assurer une bonne étanchéité à l'air du bâtiment »). La solution d’une maçonnerie apparente ne sera donc retenue que pour les parois intérieures. En outre, les matériaux bruts apparents nécessitent une attention particulière lors de leur mise en œuvre afin de répondre aux exigences esthétiques : rejointoiement, efflorescences… Pour les blocs terre-cuite par exemple, les joints peuvent être réalisés en mortier colle pour un aspect esthétique plus uniforme, pour autant que la colle utilisée ne diminue pas la qualité de l’air dans les locaux. > Propriétés hygrométriques : de quoi s’agit-il ? Selon leurs propriétés hygrométriques, les matériaux de surface joueront plus ou moins un rôle de tampon hydrique vis-à-vis de l’ambiance du local. Ces propriétés ne dispensent pas d’une ventilation hygiénique efficace, mais peuvent contribuer au confort des occupants, en absorbant les rapides variations d’humidité. Elles jouent ainsi le même rôle vis-à-vis de l’humidité que la masse vis-à-vis de la chaleur. Pour privilégier cet aspect, on choisira pour le parement intérieur des matériaux qui ont de bonnes propriétés d’absorption pour des humidités relatives ambiantes moyennes (30 à 70%). Par exemple, on privilégiera les enduits type chaux-chanvre, le plâtre, la terre crue, aux revêtements pierreux, aux linoléums, aux lambris ou aux matériaux synthétiques… ASPECTS ENVIRONNEMENTAUX > Pourquoi rejeter les revêtements synthétiques ? o La fabrication des matières synthétiques types plastiques, issues de l’industrie chimique, est très consommatrice d’énergie. o De nombreux sous-produits de fabrication et déchets sont produits, et le recyclage est difficile en raison des substances nocives (chlores) dégagées lors du retraitement. Elles se caractérisent toutes par une relative étanchéité et résistance aux échanges hydriques. PAGE 6 SUR 13 – REVETEMENTS DE MURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010 GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 o En général, une rationalisation de l’utilisation des matières synthétiques s’impose. Leur emploi ne devrait être envisagé que lorsqu’aucune autre alternative constructive n’est possible. Dans le cas contraire, on veillera à établir une sélection de matériaux synthétiques ne diffusant pas de COV et propices au recyclage. > Propriétés des enduits naturels Les atouts des enduits de terre crue et chaux-chanvre sont : o Une isolation thermique dynamique : les échanges harmonieux de chaleur permettent une certaine économie d'énergie o Une régulation hygrométrique o Une isolation phonique et acoustique o Un effet antiseptique et fongicide o Une protection contre les effets perturbants des champs électriques et électromagnétiques o Un matériau 100% naturels, garantis sans adjuvants o Une excellente compatibilité avec les bâtis anciens o La durabilité et le recyclage possible de tous les mélanges > Impact environnemental des autres matériaux o Pour s’assurer de l’intérêt environnemental d’un bois, on privilégiera les bois indigènes (Belgique ou EU), non traités, et labellisés PEFC ou FSC. Un traitement thermique (bois rétifié) ou oléothermique (bains d’huiles végétales chaudes) pourrait être étudié au cas par cas selon l’essence de bois. Deux autres fiches vous en diront plus : MAT08 « Choisir un bois en fonction de son origine et de sa mise en œuvre » et CSS10 « Traitements du bois : tenir compte de leur impact sur la santé et l'environnement » o Les chaux, ciments et plâtres ainsi que les liants anhydrites sont énergivores aussi bien en phase d’extraction des matières premières que lors de la fabrication du produit fini. o Les plâtres sous forme isolée (carreaux de plâtre) ou sous forme associée (cartonplâtre) ne donnent pas lieu au recyclage à grande échelle, faute de filière développée en Belgique à ce jour. o Le transport de roches sur de longues distances est très consommateur d’énergie. On favorisera donc les roches locales dans le cas de l’utilisation d’un revêtement pierreux. o Les linoléums, composés de lin, de résine et de toile de jute ne demandent que peu d’énergie lors de leur fabrication et sont constitués de matériaux naturels. o Pour les peintures et produits à base de latex, voir la fiche CSS09 « Colles et peintures : tenir compte de leur impact sur la santé et l’environnement ». > Ecobilan des matériaux Le classement du NIBE pour les matériaux de revêtement intérieur est le suivant : Revêtement de mur Recommandation Nibe* Classe Nibe* Enduit à base d’argile Meilleur choix 1a Enduit de plâtre (plâtre RO) Meilleur choix 1a Carrelage non vernissé ou vernissé (sur ciment ou collé) Meilleur choix 1a/1b Pierre naturelle (sur ciment ou collée) Bon choix 2a/2b Enduit de plâtre naturel Bon choix 2b Lambris bois (épicéa – FSC/PEFC) Bon choix 2c Choix acceptable 3a Lambris bois (épicéa – sans certification) Choix à éviter 5a Enduit à la chaux (stuc) Choix à éviter 5b Cimentage * Selon édition NIBE 2008/2009. Pour plus d’informations sur le classement NIBE – www.nibe.org PAGE 7 SUR 13 – REVETEMENTS DE MURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010 GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 Recommandation Nibe* Meilleur choix Revêtements de plafond Enduit à base d’argile Lambris bois (épicéa – FSC/PEFC) Meilleur choix Panneaux de fibres de bois (issus du recyclage) Meilleur choix Classe Nibe* 1a 1a 1c Faux-plafond en laine de roche Bon choix 2c Enduit à base de plâtre naturel Choix acceptable 3a Lambris bois (épicéa – sans certification) Choix acceptable 3b Enduit à base de plâtre (plâtre RO) Choix acceptable 3c Panneaux de laine de bois et magnésite (acoustique) Choix acceptable Plaques de plâtre (plâtre RO) Moins bon choix 4a Choix à éviter 5b Enduit à la chaux 3c * Selon édition NIBE 2008/2009. Pour plus d’informations sur le classement NIBE – www.nibe.org Outre les facteurs pris en compte dans la norme NIBE (besoins primaires d’énergie, épuisement des ressources, pollution, production de gaz à effet de serre, durée de vie, recyclage…), il est important d’intégrer dans les choix de matériaux et de technique de construction des critères parallèles qui peuvent également avoir un impact sur l’environnement, par exemple : o o o o o le transport des matériaux et des intervenants ainsi que la durée d’intervention l’énergie nécessaire à la mise en œuvre (installations techniques) la consommation d’eau induite par le type de pose (pose sèche ou non) les impacts possibles sur la santé des travailleurs lors de la mise en œuvre (découpes, adjuvants, poussières…) la durée et la complexité de mise en œuvre ASPECTS SOCIAUX ET CULTURELS > Quels sont les risques pour la santé liés au choix des revêtements de mur et plafonds ? Les risques pour la santé (allergies, irritations, problèmes respiratoires…) liés aux matériaux énumérés ci-avant sont très faibles voire inexistants si on ne prend en considération que le produit fini. Néanmoins, il est important d’attirer l’attention sur les techniques de mise en œuvre ainsi que les produits inhérents à la pose qui peuvent se révéler problématiques s’ils ne sont pas maîtrisés : o La pose de revêtements collés : Le choix de la colle nécessaire pour réaliser la pose est souvent imposé par les fabricants ou tout simplement par la compatibilité avec le futur revêtement. Selon le choix de la colle, il y aura plus ou moins d’émanations de COV (composés organiques volatiles) susceptibles de provoquer une irritation des voies respiratoires. Il importe de respecter lors de la mise en œuvre les recommandations de sécurité énoncées par le fabricant et de s’assurer d’une bonne ventilation des locaux. Des informations plus détaillées sur le choix et l’utilisation des colles sont disponibles sur une fiche spécifique. o La mise en œuvre des enduits : La plupart des enduits sont vendus en vrac sous forme de poudre très fine. Lors de la préparation du mélange, de fines particules se dégagent dans l’air ambiant, elles peuvent provoquer des irritations au niveau des voies respiratoires et des yeux ainsi que des réactions allergiques au niveau de la peau. On veillera à suivre les PAGE 8 SUR 13 – REVETEMENTS DE MURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010 GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 recommandations des fabricants et de se protéger les yeux, les voies respiratoires et les mains respectivement par des lunettes closes, un masque et des gants. o Les protections de surface : Certains revêtements nécessitent une protection complémentaire de surface. La plupart du temps il s’agit de peintures, de cire ou de vernis. La composition de ces produits influence directement la qualité de l’air. Une attention particulière devra être portée au choix des produits mis en œuvre en fonction de leur destination. On s’assurera que les locaux sont parfaitement ventilés pendant et après l’application. Des informations plus détaillées sur le choix et l’utilisation des traitements du bois sont disponibles sur une fiche spécifique. ASPECTS ECONOMIQUES > Coût et disponibilité des solutions écologiques MATERIAUX ALTERNATIFS Enduit chaux-chanvre (enduit de base + souscouche + finition) Coûts €/m² 17,5 Enduit terre-paille 1,95 à 5,9 Enduit à base d’argile 10,7 à 11,6 Enduit à base d’argile (stuc) 6,45 à 11,3 Lambris bois non traité (fonction de la présence de nœuds – pin ou châtaignier) 11,64 à 22,5 Peintures à l’argile structurée Peintures à la chaux (blanc à colorée) 1 à 1,5 1,73 à 2,60 Comparatif du coût des principaux matériaux Sources : Ecobati - prix mai 2010/ la Maison Ecologique - prix 2010 MATERIAUX TRADITIONNELS Coûts UPA €/m² Carrelage en grès émaillé 32 à 41 Carrelage en faïence 45 à 67 Plaques de carton-plâtre + lattage + enduit (Mur) Plaques de carton-plâtre + lattage + enduit (Plafond) Enduit à base de plâtre 38,60 à 49,6 44 à 61,7 12 à 16 Papiers peints 17,6 à 27,7 Peintures sur mur (sur enduit, sur maçonnerie,…) Peintures sur plafond 7 à 21,6 9,1 à 15,6 Comparatif du coût des principaux matériaux et de leur mise en œuvreSource : UPA-BUA : Union Professionnelle des Architectes – Bordereau des Prix Unitaires 2009. ARBITRAGE Comme dit précédemment, l’absence de revêtement, notamment sur les parois intérieures maçonnées, est l’optimum économique et environnemental. Ces parois n’ont cependant généralement pas les qualités esthétiques souhaitées. Dès lors, le tableau ci-dessous résume les différents points d’analyse relatifs au choix des revêtements de murs et de plafond : PAGE 9 SUR 13 – REVETEMENTS DE MURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010 GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 MATERIAUX Santé Environnement Economique Enduit à la chaux ☺ Enduit chaux-chanvre ☺ ☺ Enduit terre-paille ☺ ☺ ☺ Enduit à base d’argile ☺ ☺ ☺ ☺ ☺ ☺ ☺ ☺ ☺ ☺ Liège ☺ Linoléums ☺ ☺ ☺ Carrelages ☺ ☺ Pierres naturelles ☺ Peintures à l’argile ☺ ☺ ☺ Peintures à la chaux ☺ ☺ Peintures synthétiques (acryliques, aux résines alkydes, contenant des solvants, …) / Enduit à base de plâtre (naturel) Enduit à base de plâtre (plâtre RO) Plaques de cartonplâtre Lambris bois indigène non traité Lambris bois indigène non traité Lambris bois indigène traité Lambris bois tropical (avec certification FSC/PEFC) Lambris bois tropical (sans certification) Les matériaux favorablement notés pour chaque critère sont les enduits terre-paille, les enduits à base d’argile, les linoleums, et les peintures à l’argile. Les enduits chaux-chanvre, peintures à la chaux et enduits à base de plâtre ont également des résultats honorables. Par contre, les plaques de carton-plâtre, lambris de bois tropical ou traité et peintures synthétiques sont déconseillées. Les carrelages ne sont pas mis en avant malgré leurs qualités (également au niveau de l’entretien) vu leur prix. Enfin, notons que tant pour des raisons environnementales qu’économiques, on évitera, pour les parois et les plafonds, les revêtements en liège. Bien qu’il s’agisse d’un matériau naturel, les faibles stocks disponibles poussent à en limiter l’usage aux dalles de sol, pour lesquelles ses propriétés acoustiques sont très recherchées. Dans ce cas, le liège issu du recyclage sera privilégié. PAGE 10 SUR 13 – REVETEMENTS DE MURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010 GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 DANS LA PRATIQUE Des mesures doivent être prises aux différentes phases de développement et de réalisation du projet : AVANT-PROJET o o o o Réalisation d’une étude spécifique liée au choix des matériaux selon leur destination : sollicitations, résistance, entretien… Identification des possibilités techniques liées à la localisation du projet ainsi qu’aux normes de construction et de sécurité (incendie, acoustique, thermique…) La possibilité d’utiliser la terre récupérée lors des fouilles dans le but de réaliser des enduits sera étudiée au cas par cas selon la composition du sol. Les techniques choisies tiendront compte de la nature de l’intervention sur le bâtiment. Par exemple, dans le cas d’une rénovation, on favorisera davantage les enduits permettant de récupérer la planéité des parois hors plomb. PROJET D’EXECUTION, DOSSIER POUR LE PERMIS D’URBANISME o o o o Mettre en évidence les exigences écologiques lors des appels d’offres aux entreprises (identification des composants, adjuvants…) Faire référence aux labels de qualité officiels pour le choix des matériaux (Pour le bois : FSC « Forest Stewardship Council » et PEFC « Pan European Forest Certification ») Lors du choix des matériaux, s’informer sur les caractéristiques d’entretien : type (technique, produits…), fréquence, coûts et garanties offertes par le fabricant. Favoriser l’utilisation de matériaux bruts et auto-résistants afin de limiter les nécessités de maintenance et l’usage de produits d’entretien. SUIVI ET SURVEILLANCE DES TRAVAUX > Généralités o Lors de la réception des matériaux, on vérifiera leur conformité avec le cahier des charges en exigeant la preuve de leur certification ou labellisation éventuelle. > Réalisation d’un enduit en terre crue o Si la terre utilisée vient directement de la fouille, on limite l’impact environnemental induit par la consommation d’énergie liée au transport ainsi que pour la transformation du produit. Si la terre locale ne convient pas, il est possible de travailler avec des terres « prêtes à l’emploi ». o Sa composition devra cependant être adéquate : il ne faut pas une argile pure (trop grasse). On l’allègera si nécessaire avec du sable, du gravier, de la paille hachée, et un peu de ciment pour faciliter le durcissement. o Afin de ne pas fissurer, les terres utilisées comme enduit doivent contenir un peu plus de sable que celles utilisées en parois (adobes, torchis, pisé), la stabilité peut également être donnée par la chaux. Au moins 3 couches sont nécessaires, de plus en plus sableuses et fines. La dernière couche peut contenir des pigments. o Un certain savoir faire étant indispensable, il est conseillé de s’entourer d’ouvriers expérimentés. PAGE 11 SUR 13 – REVETEMENTS DE MURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010 GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 Pisé. Source : http://www.archirurale.com/numero1/akterre.htm > Réalisation d’un enduit chaux-chanvre o D’une épaisseur totale de +/- 50 mm, l’enduit est constitué de 2 couches distinctes : une couche de fond et une couche de finition à laquelle peut être inclus un pigment naturel. L’enduit se met en œuvre sur tout type de support, cependant une couche d’accrochage doit être appliquée préalablement. L’épaisseur plus importante de la masse enduite offre des avantages dans le cadre de la réalisation de formes complexes (courbes, ondes) ou encore dans le cas d’une rénovation (récupération de la planéité des murs…). o La mise en œuvre de l’enduit chaux-chanvre nécessite une préparation préalable du mélange. Le mélange des composants doit s’effectuer de 24h00 à 48h00 avant la pose. Endéans cette période, l’enduit doit rester au repos, à l’abri de l’air et en présence d’humidité (ex : dans un sceau plastique couvert). Constitué de matériaux naturels renouvelables, ce type d’enduit est 100% recyclable. o Les spécificités de ce produit nécessitent le recours à une main d’œuvre expérimentée. Enduit chaux aérienne et chanvre. ENTRETIEN o Dans le cas de surfaces brutes, on évitera que les matériaux ne subissent un traitement de surface anti-poussière souvent réalisé avec des produits plastifiants risquant d’altérer les qualités du support et de l’air ambiant. INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES AUTRES ELEMENTS A GARDER A L’ESPRIT Voici une liste de fiches liées au choix des matériaux de construction : o MAT07 - Revêtements de sol: choisir des matériaux sains, avec un écobilan favorable o MAT08 - Choisir un bois en fonction de son origine et de sa mise en œuvre o CSS08 - Limiter les sources de pollution intérieure : pollution chimique et physique o CSS09 - Colles et peintures : tenir compte de leur impact sur la santé et l'environnement o CSS10 - Traitements du bois: tenir compte de leur impact sur la santé o ENE08 - Assurer une grande inertie thermique PAGE 12 SUR 13 – REVETEMENTS DE MURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010 GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 BIBLIOGRAPHIE Sources d’information et organismes compétents : o o o o o o o o o o ECO-CONSTRUCTION : La plupart des producteurs et fournisseurs de matériaux écologiques sont affiliés au cluster éco-construction (http://clusters.wallonie.be/ecoconstruction ) BOIS & HABITAT : (www.bois-habitat.be) VIBE : banque de donnée de fournisseurs sur site internet (www.vibe.be) ECOHABITAT : Programme franco-wallon (INTERREG III) qui prévoit la mise en place d’une plateforme sur l’habitat écologique et le développement d’un label à destination des entrepreneurs (www.ecohabitat.be) CSTC : propose un répertoire de matériaux de construction. On y trouve notamment des entrepreneurs réalisant des enduits à base d’argile. (www.cstc.be) INIES : base de données française de référence sur les caractéristiques environnementales et sanitaires des produits de construction (www.inies.fr) NEHAP : Plan National d’Action Environnement Santé belge : www.nehap.be Le PORTAIL SANTÉ & ENVIRONNEMENT d’Inter-Environnement Wallonie : www.sante-environnement.be ECOBATI, ECODOMUS, LA MAISON ÉCOLOGIQUE,… : conseils formation et vente de produits www.ecobati.be – www.ecodomus.be - www.lamaisonecologique.be ARKTERRE : www.akterre.com en France Ouvrages généraux sur le choix des matériaux : o Centre de Ressources des Technologies pour l’Environnement (CRTE), Guide de la construction et de la rénovation durables, 2008 : www.crtib.lu/Leitfaden. o Milieuclassificatie Bouwmaterialen, Michiel Haas, Nederlands Instituut voor Bouwbiologie en Ecologie te Naarden (NIBE): www.nibe.org o Fiches « Eco-devis », rédigées par la « Conférence sur l’éco construction », www.ecobau.ch o L’habitat écologique – Quels matériaux choisir, Friedrich Kur, éditions terre vivante, 1999 o L’écologie dans le bâtiment – Guides comparatifs pour le choix des matériaux de construction, Jutta Schwarz, 1998 o Le guide de l’habitat sain, 2°édition, Suzanne et Pierre Déoux, Medieco Editions 2004 Sur la construction en terre : o Le laboratoire de recherche français CRATerre mène de nombreuses études autours de la construction en terre (www.craterre.archi.fr) o Traité de construction en terre, CRATerre – Hugo Houben-Hubert Guillaud, ed. e Parenthèses, 2 édition 1995. Sur le chanvre dans la construction : o www.alliance4.fr o M. Le Corre, L. Van Nieuwenhuyse, G. Chrétien, Les chaux dans les enduits, Entretien et restauration des bâtiments anciens, Outil pédagogique, décembre 2000 o L’asbl Chanvre Wallon assure la promotion de ce matériau de construction en Belgique : www.chanvrewallon.be Sur les déchets dans la construction : o Guide pour une gestion durable des déchets plastiques de construction et de démolition en Europe, Projet Life APPRICOD : Assessing the Potential of Plastics Recycling in the Construction and Demolition Activities o Les déchets dans le secteur de la construction : enjeux de la conception architecturale, Travail de maîtrise de spécialisation en Architecture & Développement Durable EPFLUCL, Sébastien Breels, 2005. o La gestion des déchets de chantier : potentiel d’avenir pour le secteur de la construction en Région de Bruxelles-Capitale », Travail de maîtrise de spécialisation en Architecture & Développement Durable EPFL-UCL, Sophie Trachte, 2003. PAGE 13 SUR 13 – REVETEMENTS DE MURS ET PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS, AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010 GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06