MAT06 - Revêtements de murs et plafonds

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MAT06 - Revêtements de murs et plafonds
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GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS
- RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06 -
REVETEMENTS DE MURS INTERIEURS ET
PLAFONDS : CHOISIR DES MATERIAUX SAINS,
AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE
Utiliser des matériaux sains, avec un écobilan favorable, renouvelables ou abondants
dans la nature, recyclés et recyclables
PRINCIPES
DEMARCHE
Le choix des matériaux destinés aux aménagements intérieurs est crucial car il peut avoir des
conséquences importantes sur le confort interne et la santé des occupants. Ces matériaux ont
également un impact plus ou moins important sur l’environnement.
Dans une démarche d’architecture durable, on choisira les matériaux de revêtement en fonction
des critères suivants :
o
Impact sur la santé : le respect par les matériaux de la directive européenne « Produits
de construction 89/106 », assuré par le marquage CE, est un minimum. Par ailleurs, les
labels certifiant les matériaux écologiques (Nature Plus, Eco-label européen, etc.)
incluent des clauses assez sévères relatives à l’impact sur la santé.
o
Ecobilan et impact sur l’environnement : différentes méthodes de calcul de cet impact
existent. Dans cette fiche, nous faisons référence à la norme NIBE – Milieuclassificatie
Bouwmateriaal (Nederlands Instituut voor Bouwbiologie en Ecologie te Naarden).
o
Aspects techniques : Les matériaux de support et de finition seront choisis en fonction
de leur durée de vie ainsi que selon la fréquence et le type d’entretien. On tiendra
également compte des contraintes d’exploitation du bâtiment. Le but est d’utiliser le
matériau jusqu’au terme de sa durée de vie.
Le choix du matériau en fonction de sa durée de vie est en lien direct avec les fréquences de
remplacement et les impacts environnementaux de ces remplacements.
Une longue durée de vie est importante pour les matériaux ne nécessitant pas (ou peu) de
modifications ou d’interventions au cours de la durée de vie du bâtiment. Par contre les
éléments appelés à être remplacés fréquemment devront être choisis avec le meilleur bilan
environnemental. Il faut donc choisir le matériau autant en fonction de son adéquation à
l’application (critères techniques et de santé) qu’à son impact environnemental : le bon matériau
au bon endroit.
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AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010
GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS
RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06
OBJECTIFS
Minimum : Choisir des matériaux permettant de rencontrer les objectifs de santé dans
l’habitat :
o On cherchera à limiter le recours aux fixations des éléments par collage (préférer les
fixations mécaniques), l’utilisation de matériaux liés par des résines synthétiques
(panneaux dérivés du bois), l’utilisation de peintures à base de solvants, ou on choisira,
par exemple, des peintures et colles à l’amidon, solubles dans l’eau (voir fiche
spécifique CSS09 « Colles et peintures : tenir compte de leur impact sur la santé et sur
l'environnement »).
o On veillera à limiter l’usage de revêtements synthétiques, type PVC, vinyles ou
moquettes.
o On favorisera l’utilisation de pigments naturels au détriment des pigments de couleurs
vives, qui contiennent plus souvent des métaux lourds.
o On favorisera les bois résistants ou ne nécessitant que peu de traitement. Le cas
échéant on préconisera, par exemple, un traitement au sel de bore ou l’utilisation de
bois rétifiés ou traités par oléothermie (voir fiche spécifique CSS10 « Traitements du
bois : tenir compte de leur impact sur la santé et l'environnement » )
Conseillé :
o
o
o
On optera pour des matériaux dont l’impact sur l’environnement est moindre.
Prioritairement, des enduits de terre crue, enduits chaux-chanvre, enduits d’argile et
bois non traités. Ensuite, des enduits de plâtre, le carrelage non vernissé, les papiers
peints et les toiles de lin, les panneaux de laine/fibre de bois.
On veillera à établir un choix de techniques et de matériaux issus de filières de
recyclage ou développés sur base de matériaux naturels non ou peu transformés, et
offrant un potentiel de recyclage. A cet effet, on évitera les matériaux composites et on
favorisera les systèmes constructifs permettant un démontage et une séparation de
chaque matériau.
Dans le cas de l’utilisation de produits d’entretien ou de traitement, veiller à faire un
choix de produits qui ne compromettent pas la valorisation de matériaux lors du
recyclage (exemple : peintures, produits de protection du bois…).
Optimum :
o
On limitera dans la mesure du possible les matériaux de finition au bénéfice des
surfaces brutes.
Remarques : les aspects relatifs aux colles, peintures et traitement du bois étant traités dans
des fiches spécifiques, nous nous concentrerons ici sur les caractéristiques intrinsèques et les
écobilans des matériaux eux-mêmes.
ELEMENTS DE CHOIX
ASPECTS TECHNIQUES
Nous listons ici les différents matériaux disponibles selon le type de surface à traiter.
> Matériaux pour usage sur support horizontal (plafond) ou vertical
o
Crépis & cimentages : ils nécessitent l’utilisation de liants tels que la chaux hydraulique
(issue de la fusion de roches calcaires), des résines ou de l’anhydrite (naturelle, mais
souvent un sous-produit de la fabrication des acides fluorhydriques). La mise en œuvre
de ce type de finition nécessite un support rugueux ou une couche d’accrochage.
o
Enduits à la chaux : constitué de grains de quartz, grains de marbre, hydrate de
calcium, cellulose et kaolin, il offre une action fongicide naturelle (matériau alcalin,
pH13), ce qui favorise son utilisation dans les lieux humides tels que les salles de bains
ou cuisines. Cet enduit peut être mis en œuvre sur tout type de support : enduits
minéraux, carton - plâtre, béton…
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Cimentages à gauche et enduits à la chaux à droite
o
Enduits avec fibres végétales : L’enduit chaux-chanvre utilisé à l’intérieur joue un rôle
important de régulateur thermique et hygrométrique. D’autre part, il contribue à
neutraliser les effets perturbants des champs électromagnétiques. Il est composé de
chanvre, de chaux aérienne et de pierre ponce en poudre. Constitué de matériaux
naturels renouvelables, ce type d’enduit est 100% recyclable. La mise en œuvre de ce
type de finition nécessite un support rugueux ou une couche d’accrochage.
Enduit de fibres végétales
o
Peintures à base d’eau, d’argile, ou badigeon de chaux.
o
Tadelakt : Finition constituée de chaux naturelle, sables de quartz, poudre de marbres,
argiles, cendres, cellulose. S’applique comme un enduit, avant d'être serrée avec un
galet, puis polie avec du savon noir. Peut s’appliquer sur murs intérieurs et extérieurs,
on le trouve aussi sur les sols, les baignoires, les bacs à douche, les lavabos… Le
support peut être constitué par un enduit à la chaux hydraulique ou par des enduits à la
chaux ordinaire ou ciment. La surface doit présenter des aspérités pour une meilleure
accroche. Il s’agit d’un produit exclusivement minéral, l’enduit est exempt de produits de
synthèse. Il dispose d’une capacité de diffusion, est inodore, hydrofuge et antiseptique.
Enduits chaux-terre, peintures à la chaux, tadelakt.
o
Textiles : matériaux pour lesquels on sera attentif aux traitements et aux fixations
éventuelles. Pour les textiles, la fixation en « tendu » est une technique purement
mécanique qui permet d’éviter les risques pour la santé des occupants provoqués par
certaines colles. De plus, ce système permet la retente possible du tapis en cas de
besoin, ainsi qu’un démontage et remplacement aisés. Malheureusement, ces toiles
tendues sont difficiles à entretenir et peuvent accumuler des poussières et acariens,
éventuellement allergènes.
Les textiles de finition intérieure peuvent avoir été traités par des pesticides. On
s’assura aussi qu’ils n’ont pas été traités avec des agents biocides (fongicides,
insecticides, bactéricides, …) classifiés comme dangereux par l’Organisation Mondiale
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de la Santé (OMS), l’Union Européenne (UE), le Centre International de Recherche sur
le Cancer (CIRC), etc.
o
Terre crue : matériau perméable à la vapeur, de masse volumique élevée, de bonne
qualité phonique et de grande longévité. Elle s’utilise comme élément autoporteur en
remplissage d’une ossature ou comme enduit intérieur. L’enduit est constitué d’argile,
de sable et de fibres végétales (lin). Il peut être mis en œuvre sur tout type de support
sain à condition de disposer si nécessaire d’une couche d’accrochage.
Comparé à un plafonnage de plâtre, ces techniques mènent à des parements plus
poreux et donc moins résistants mécaniquement. Ils sont donc plus fragiles et peut-être
à déconseiller lors d’une mise en œuvre pour des parois sollicitées, comme par
exemple une chambre d’enfant. La fixation d’éléments décoratifs lourds devra être
adaptée en réalisant un percement de la paroi jusqu’à la structure porteuse. Il est
également déconseillé de peindre ou de tapisser ces enduits, ce qui implique
l’utilisation d’un pigment lorsqu’on souhaite une teinte autre que naturelle. Il est
néanmoins possible d’appliquer un nouvel enduit de finition peu épais pour modifier la
teinte initiale du mur.
Enduit en terre crue
o
Enduit ou panneaux en plaques de plâtre : le plâtre est naturellement radioactif (très
faibles émissions de radon) mais en fonction de son origine, ces émissions peuvent
être plus ou moins importantes. Les plâtres à base de phosphogypse, issu des filières
de production industrielles (chimiques ou issus de la désulfuration des fumées),
peuvent être relativement radioactifs.
Il est donc important de s’assurer de l’origine du plâtre mis en œuvre ou éventuellement
avoir recours à des matériaux alternatifs.
o
Panneaux en fibres de bois : issus de sous-produits de l’industrie du bois – OSB /
Multiplex / Aggloméré / MDF. Ces panneaux sont souvent constitués d’un liant, souvent
synthétique. Ce sont les caractéristiques du liant qui permettront de juger de la qualité
environnementale du matériau. En général, plus le panneau est dur et résistant, plus
les liants sont nocifs. Il faut donc vérifier la composition des liants et choisir la catégorie
de panneau adéquate : tendres pour des sous-toitures ou isolations phoniques, mi-durs
comme face visible de cloison, durs comme revêtement de paroi, coffrage à béton,
bituminés (étanches) comme isolation, en sous-sol humide.
Les panneaux dérivés du bois sont susceptibles de libérer du formaldéhyde (ou
d’autres Composés Organiques Volatils) des années encore après leur mise en œuvre.
On peut distinguer différentes classes de panneaux dérivés du bois (non revêtus) en
fonction de leur teneur en formaldéhyde. Il est conseillé de mettre en œuvre au
minimum des panneaux de classe E1 (contenant moins de 10 mg de formaldéhyde par
100 g de panneau sec) pour tout élément en bois en contact avec l’ambiance intérieure.
On évitera la classe E0 dans laquelle le formaldéhyde est remplacé par d’autres
composés chimiques toxiques, souvent des polyuréthanes (à base d’isocyanate).
Afin de limiter la pollution de l’air intérieur par émission de COV, on cherchera à limiter
la surface de la pièce recouverte de panneaux, à refermer les arrêtes de panneau et à
obturer les trous (fixations).
La mise en œuvre des panneaux est variable selon son utilisation : vissés sur structure
ou collés. Le traitement des couches superficielles variera selon le type de finition du
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panneau et sa destination. Les revêtements de bois ne nécessitent pas de protection
de surface autre qu’une teinte éventuelle. Notons à ce sujet que certains panneaux
peuvent être obtenus avec une teinte dans la masse à l’exemple du MDF.
Panneaux en fibre de bois
o
Lambris bois. Les éléments en bois massifs non collés provenant de forêts indigènes
représentent une solution intéressante d’un point de vue aspects environnementaux.
Néanmoins, il est important de s’assurer que ces éléments ne contiennent pas de
produits de préservation (fongicides et insecticides) ou qu’ils ne sont pas toxiques
(métaux lourds). Le choix des produits de finition sera aussi important afin de limiter
l’émission de polluants dans l’ambiance intérieure (formaldéhyde, COV,…) : choix de
peintures, de vernis, … aux résines naturelles, diluables à l’eau, exempts de solvants.
Lambris bois
> Matériaux de sol utilisés en parois verticales
Certains matériaux destinés initialement à l’usage des revêtements de sol peuvent néanmoins
faire l’objet d’une mise en œuvre sur des parois verticales. Cet usage généralement très
localisé a pour objectif d’assurer la protection plus appropriée des parois comme par exemple :
les locaux avec usage d’eau (cuisines ; salles d’eau…) ; les locaux soumis à un usage plus
intensif (chambres d’enfants ; salle de jeu ; couloirs…)
o
Matériaux pierreux : naturels ou de reconstitution.
o
Carrelages terre cuite : naturels ou émaillés. Les matières premières servant à leur
fabrication sont renouvelables : argile (kaolin), sable, craie et eau. La couche émaillée
se compose de silicates (kaolin, roche, poussière de verre,…) auxquels sont ajoutés
des oxydes métalliques (colorants et fondants).
La pose peut se faire soit traditionnellement au mortier (choisir un mortier de ciment
sans adjuvants synthétiques) soit collé (choisir des colles sans solvants, ni résines, ni
adjuvants synthétiques,…).
Les carreaux de céramiques ne sont pas sensibles à l’humidité. Ils sont donc
généralement mis en œuvre dans les locaux humides. Par contre, ils ne participent pas
à la régulation du taux d’humidité du local. On limitera donc les parties carrelées au
strict minimum (parties exposées). Les autres surfaces seront revêtues de matériaux
avec un bon comportement hygrométrique : enduit à base d’argile, enduit à la chaux,
peintures à base d’argile, aux silicates ou à la chaux (bonne perméabilité à la
vapeur),…
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o
Linoleum : Matériau constitué exclusivement de produits naturels comprenant de l’huile
de lin, des résines naturelles, de la farine de bois et de liège ainsi que des agrégats
minéraux et pigments. Très résistant à l’usure, son utilisation est principalement
recommandée pour les surfaces soumises au passage fréquent (hall d’entrée ; couloirs
de circulation…). Le linoleum dispose de propriétés antibactériennes (les premières
semaines après la mise en œuvre), anallergiques et antistatiques. La mise en œuvre
s’effectue par collage sur tout type de support rigide, plan, lisse et sec.
Linoleum
o
Liège : Matériau naturel récolté à partir du chêne – liège originaire des régions
méditerranéennes (Espagne, Portugal, Corse). Le liège dispose de qualités
acoustiques et thermiques intéressantes, en outre il offre une très bonne résistance au
feu et est antistatique. La mise en œuvre s’effectue par collage sur tout type de support
rigide, plan, lisse et sec.
> Absence de revêtement, surfaces brutes
Le choix de laisser les matériaux structurels apparents, tels que les blocs de terre cuite ou de
béton, offre l’avantage d’épargner la mise en œuvre d’une finition, permet la rationalisation de
l’utilisation des matériaux de construction et peut réduire les risques pour la santé des
occupants.
Cependant, les finitions de type enduit améliorent nettement l’étanchéité à l’air des parois
maçonnées (voir fiche ENE10 « Assurer une bonne étanchéité à l'air du bâtiment »). La solution
d’une maçonnerie apparente ne sera donc retenue que pour les parois intérieures.
En outre, les matériaux bruts apparents nécessitent une attention particulière lors de leur mise
en œuvre afin de répondre aux exigences esthétiques : rejointoiement, efflorescences… Pour
les blocs terre-cuite par exemple, les joints peuvent être réalisés en mortier colle pour un aspect
esthétique plus uniforme, pour autant que la colle utilisée ne diminue pas la qualité de l’air dans
les locaux.
> Propriétés hygrométriques : de quoi s’agit-il ?
Selon leurs propriétés hygrométriques, les matériaux de surface joueront plus ou moins un rôle
de tampon hydrique vis-à-vis de l’ambiance du local. Ces propriétés ne dispensent pas d’une
ventilation hygiénique efficace, mais peuvent contribuer au confort des occupants, en absorbant
les rapides variations d’humidité. Elles jouent ainsi le même rôle vis-à-vis de l’humidité que la
masse vis-à-vis de la chaleur.
Pour privilégier cet aspect, on choisira pour le parement intérieur des matériaux qui ont de
bonnes propriétés d’absorption pour des humidités relatives ambiantes moyennes (30 à 70%).
Par exemple, on privilégiera les enduits type chaux-chanvre, le plâtre, la terre crue, aux
revêtements pierreux, aux linoléums, aux lambris ou aux matériaux synthétiques…
ASPECTS ENVIRONNEMENTAUX
> Pourquoi rejeter les revêtements synthétiques ?
o La fabrication des matières synthétiques types plastiques, issues de l’industrie
chimique, est très consommatrice d’énergie.
o De nombreux sous-produits de fabrication et déchets sont produits, et le recyclage est
difficile en raison des substances nocives (chlores) dégagées lors du retraitement. Elles
se caractérisent toutes par une relative étanchéité et résistance aux échanges
hydriques.
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o
En général, une rationalisation de l’utilisation des matières synthétiques s’impose. Leur
emploi ne devrait être envisagé que lorsqu’aucune autre alternative constructive n’est
possible. Dans le cas contraire, on veillera à établir une sélection de matériaux
synthétiques ne diffusant pas de COV et propices au recyclage.
> Propriétés des enduits naturels
Les atouts des enduits de terre crue et chaux-chanvre sont :
o Une isolation thermique dynamique : les échanges harmonieux de chaleur permettent
une certaine économie d'énergie
o Une régulation hygrométrique
o Une isolation phonique et acoustique
o Un effet antiseptique et fongicide
o Une protection contre les effets perturbants des champs électriques et
électromagnétiques
o Un matériau 100% naturels, garantis sans adjuvants
o Une excellente compatibilité avec les bâtis anciens
o La durabilité et le recyclage possible de tous les mélanges
> Impact environnemental des autres matériaux
o Pour s’assurer de l’intérêt environnemental d’un bois, on privilégiera les bois indigènes
(Belgique ou EU), non traités, et labellisés PEFC ou FSC. Un traitement thermique
(bois rétifié) ou oléothermique (bains d’huiles végétales chaudes) pourrait être étudié
au cas par cas selon l’essence de bois. Deux autres fiches vous en diront plus :
MAT08 « Choisir un bois en fonction de son origine et de sa mise en œuvre » et CSS10
« Traitements du bois : tenir compte de leur impact sur la santé et l'environnement »
o Les chaux, ciments et plâtres ainsi que les liants anhydrites sont énergivores aussi bien
en phase d’extraction des matières premières que lors de la fabrication du produit fini.
o Les plâtres sous forme isolée (carreaux de plâtre) ou sous forme associée (cartonplâtre) ne donnent pas lieu au recyclage à grande échelle, faute de filière développée
en Belgique à ce jour.
o Le transport de roches sur de longues distances est très consommateur d’énergie. On
favorisera donc les roches locales dans le cas de l’utilisation d’un revêtement pierreux.
o Les linoléums, composés de lin, de résine et de toile de jute ne demandent que peu
d’énergie lors de leur fabrication et sont constitués de matériaux naturels.
o Pour les peintures et produits à base de latex, voir la fiche CSS09 « Colles et
peintures : tenir compte de leur impact sur la santé et l’environnement ».
> Ecobilan des matériaux
Le classement du NIBE pour les matériaux de revêtement intérieur est le suivant :
Revêtement de mur
Recommandation
Nibe*
Classe Nibe*
Enduit à base d’argile
Meilleur choix
1a
Enduit de plâtre (plâtre RO)
Meilleur choix
1a
Carrelage non vernissé ou vernissé (sur
ciment ou collé)
Meilleur choix
1a/1b
Pierre naturelle (sur ciment ou collée)
Bon choix
2a/2b
Enduit de plâtre naturel
Bon choix
2b
Lambris bois (épicéa – FSC/PEFC)
Bon choix
2c
Choix acceptable
3a
Lambris bois (épicéa – sans certification)
Choix à éviter
5a
Enduit à la chaux (stuc)
Choix à éviter
5b
Cimentage
* Selon édition NIBE 2008/2009. Pour plus d’informations sur le classement NIBE – www.nibe.org
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Recommandation
Nibe*
Meilleur choix
Revêtements de plafond
Enduit à base d’argile
Lambris bois (épicéa – FSC/PEFC)
Meilleur choix
Panneaux de fibres de bois (issus du
recyclage)
Meilleur choix
Classe Nibe*
1a
1a
1c
Faux-plafond en laine de roche
Bon choix
2c
Enduit à base de plâtre naturel
Choix acceptable
3a
Lambris bois (épicéa – sans certification)
Choix acceptable
3b
Enduit à base de plâtre (plâtre RO)
Choix acceptable
3c
Panneaux de laine de bois et magnésite
(acoustique)
Choix acceptable
Plaques de plâtre (plâtre RO)
Moins bon choix
4a
Choix à éviter
5b
Enduit à la chaux
3c
* Selon édition NIBE 2008/2009. Pour plus d’informations sur le classement NIBE – www.nibe.org
Outre les facteurs pris en compte dans la norme NIBE (besoins primaires d’énergie,
épuisement des ressources, pollution, production de gaz à effet de serre, durée de vie,
recyclage…), il est important d’intégrer dans les choix de matériaux et de technique de
construction des critères parallèles qui peuvent également avoir un impact sur l’environnement,
par exemple :
o
o
o
o
o
le transport des matériaux et des intervenants ainsi que la durée d’intervention
l’énergie nécessaire à la mise en œuvre (installations techniques)
la consommation d’eau induite par le type de pose (pose sèche ou non)
les impacts possibles sur la santé des travailleurs lors de la mise en œuvre (découpes,
adjuvants, poussières…)
la durée et la complexité de mise en œuvre
ASPECTS SOCIAUX ET CULTURELS
> Quels sont les risques pour la santé liés au choix des revêtements de mur et
plafonds ?
Les risques pour la santé (allergies, irritations, problèmes respiratoires…) liés aux matériaux
énumérés ci-avant sont très faibles voire inexistants si on ne prend en considération que le
produit fini. Néanmoins, il est important d’attirer l’attention sur les techniques de mise en œuvre
ainsi que les produits inhérents à la pose qui peuvent se révéler problématiques s’ils ne sont
pas maîtrisés :
o
La pose de revêtements collés :
Le choix de la colle nécessaire pour réaliser la pose est souvent imposé par les
fabricants ou tout simplement par la compatibilité avec le futur revêtement. Selon le
choix de la colle, il y aura plus ou moins d’émanations de COV (composés organiques
volatiles) susceptibles de provoquer une irritation des voies respiratoires. Il importe de
respecter lors de la mise en œuvre les recommandations de sécurité énoncées par le
fabricant et de s’assurer d’une bonne ventilation des locaux. Des informations plus
détaillées sur le choix et l’utilisation des colles sont disponibles sur une fiche spécifique.
o
La mise en œuvre des enduits :
La plupart des enduits sont vendus en vrac sous forme de poudre très fine. Lors de la
préparation du mélange, de fines particules se dégagent dans l’air ambiant, elles
peuvent provoquer des irritations au niveau des voies respiratoires et des yeux ainsi
que des réactions allergiques au niveau de la peau. On veillera à suivre les
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recommandations des fabricants et de se protéger les yeux, les voies respiratoires et
les mains respectivement par des lunettes closes, un masque et des gants.
o
Les protections de surface :
Certains revêtements nécessitent une protection complémentaire de surface. La plupart
du temps il s’agit de peintures, de cire ou de vernis. La composition de ces produits
influence directement la qualité de l’air. Une attention particulière devra être portée au
choix des produits mis en œuvre en fonction de leur destination. On s’assurera que les
locaux sont parfaitement ventilés pendant et après l’application. Des informations plus
détaillées sur le choix et l’utilisation des traitements du bois sont disponibles sur une
fiche spécifique.
ASPECTS ECONOMIQUES
> Coût et disponibilité des solutions écologiques
MATERIAUX ALTERNATIFS
Enduit chaux-chanvre (enduit de base + souscouche + finition)
Coûts €/m²
17,5
Enduit terre-paille
1,95 à 5,9
Enduit à base d’argile
10,7 à 11,6
Enduit à base d’argile (stuc)
6,45 à 11,3
Lambris bois non traité (fonction de la présence de
nœuds – pin ou châtaignier)
11,64 à 22,5
Peintures à l’argile structurée
Peintures à la chaux (blanc à colorée)
1 à 1,5
1,73 à 2,60
Comparatif du coût des principaux matériaux
Sources : Ecobati - prix mai 2010/ la Maison Ecologique - prix 2010
MATERIAUX TRADITIONNELS
Coûts UPA €/m²
Carrelage en grès émaillé
32 à 41
Carrelage en faïence
45 à 67
Plaques de carton-plâtre + lattage + enduit (Mur)
Plaques de carton-plâtre + lattage + enduit (Plafond)
Enduit à base de plâtre
38,60 à 49,6
44 à 61,7
12 à 16
Papiers peints
17,6 à 27,7
Peintures sur mur (sur enduit, sur maçonnerie,…)
Peintures sur plafond
7 à 21,6
9,1 à 15,6
Comparatif du coût des principaux matériaux et de leur mise en œuvreSource : UPA-BUA : Union
Professionnelle des Architectes – Bordereau des Prix Unitaires 2009.
ARBITRAGE
Comme dit précédemment, l’absence de revêtement, notamment sur les parois intérieures
maçonnées, est l’optimum économique et environnemental. Ces parois n’ont cependant
généralement pas les qualités esthétiques souhaitées. Dès lors, le tableau ci-dessous résume
les différents points d’analyse relatifs au choix des revêtements de murs et de plafond :
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RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06
MATERIAUX
Santé
Environnement
Economique
Enduit à la chaux
☺
Enduit chaux-chanvre
☺
☺
Enduit terre-paille
☺
☺
☺
Enduit à base d’argile
☺
☺
☺
☺
☺
☺
☺
☺
☺
☺
Liège
☺
Linoléums
☺
☺
☺
Carrelages
☺
☺
Pierres naturelles
☺
Peintures à l’argile
☺
☺
☺
Peintures à la chaux
☺
☺
Peintures synthétiques
(acryliques, aux résines
alkydes, contenant des
solvants, …)
/
Enduit à base de plâtre
(naturel)
Enduit à base de plâtre
(plâtre RO)
Plaques de cartonplâtre
Lambris bois indigène
non traité
Lambris bois indigène
non traité
Lambris bois indigène
traité
Lambris bois tropical
(avec certification
FSC/PEFC)
Lambris bois tropical
(sans certification)
Les matériaux favorablement notés pour chaque critère sont les enduits terre-paille, les enduits
à base d’argile, les linoleums, et les peintures à l’argile. Les enduits chaux-chanvre, peintures à
la chaux et enduits à base de plâtre ont également des résultats honorables.
Par contre, les plaques de carton-plâtre, lambris de bois tropical ou traité et peintures
synthétiques sont déconseillées.
Les carrelages ne sont pas mis en avant malgré leurs qualités (également au niveau de
l’entretien) vu leur prix.
Enfin, notons que tant pour des raisons environnementales qu’économiques, on évitera, pour
les parois et les plafonds, les revêtements en liège. Bien qu’il s’agisse d’un matériau naturel, les
faibles stocks disponibles poussent à en limiter l’usage aux dalles de sol, pour lesquelles ses
propriétés acoustiques sont très recherchées. Dans ce cas, le liège issu du recyclage sera
privilégié.
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AVEC UN ECOBILAN FAVORABLE – JUILLET 2010
GUIDE PRATIQUE POUR LA CONSTRUCTION ET LA RENOVATION DURABLES DE PETITS BATIMENTS
RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06
DANS LA PRATIQUE
Des mesures doivent être prises aux différentes phases de développement et de réalisation du
projet :
AVANT-PROJET
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Réalisation d’une étude spécifique liée au choix des matériaux selon leur destination :
sollicitations, résistance, entretien…
Identification des possibilités techniques liées à la localisation du projet ainsi qu’aux
normes de construction et de sécurité (incendie, acoustique, thermique…)
La possibilité d’utiliser la terre récupérée lors des fouilles dans le but de réaliser des
enduits sera étudiée au cas par cas selon la composition du sol.
Les techniques choisies tiendront compte de la nature de l’intervention sur le bâtiment.
Par exemple, dans le cas d’une rénovation, on favorisera davantage les enduits
permettant de récupérer la planéité des parois hors plomb.
PROJET D’EXECUTION, DOSSIER POUR LE PERMIS D’URBANISME
o
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o
o
Mettre en évidence les exigences écologiques lors des appels d’offres aux entreprises
(identification des composants, adjuvants…)
Faire référence aux labels de qualité officiels pour le choix des matériaux (Pour le bois :
FSC « Forest Stewardship Council » et PEFC « Pan European Forest Certification »)
Lors du choix des matériaux, s’informer sur les caractéristiques d’entretien : type
(technique, produits…), fréquence, coûts et garanties offertes par le fabricant.
Favoriser l’utilisation de matériaux bruts et auto-résistants afin de limiter les nécessités
de maintenance et l’usage de produits d’entretien.
SUIVI ET SURVEILLANCE DES TRAVAUX
> Généralités
o Lors de la réception des matériaux, on vérifiera leur conformité avec le cahier des
charges en exigeant la preuve de leur certification ou labellisation éventuelle.
> Réalisation d’un enduit en terre crue
o Si la terre utilisée vient directement de la fouille, on limite l’impact environnemental
induit par la consommation d’énergie liée au transport ainsi que pour la transformation
du produit. Si la terre locale ne convient pas, il est possible de travailler avec des terres
« prêtes à l’emploi ».
o Sa composition devra cependant être adéquate : il ne faut pas une argile pure (trop
grasse). On l’allègera si nécessaire avec du sable, du gravier, de la paille hachée, et un
peu de ciment pour faciliter le durcissement.
o Afin de ne pas fissurer, les terres utilisées comme enduit doivent contenir un peu plus
de sable que celles utilisées en parois (adobes, torchis, pisé), la stabilité peut
également être donnée par la chaux. Au moins 3 couches sont nécessaires, de plus en
plus sableuses et fines. La dernière couche peut contenir des pigments.
o Un certain savoir faire étant indispensable, il est conseillé de s’entourer d’ouvriers
expérimentés.
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RECOMMANDATION PRATIQUE MAT06
Pisé.
Source : http://www.archirurale.com/numero1/akterre.htm
> Réalisation d’un enduit chaux-chanvre
o D’une épaisseur totale de +/- 50 mm, l’enduit est constitué de 2 couches distinctes :
une couche de fond et une couche de finition à laquelle peut être inclus un pigment
naturel. L’enduit se met en œuvre sur tout type de support, cependant une couche
d’accrochage doit être appliquée préalablement. L’épaisseur plus importante de la
masse enduite offre des avantages dans le cadre de la réalisation de formes
complexes (courbes, ondes) ou encore dans le cas d’une rénovation (récupération de
la planéité des murs…).
o La mise en œuvre de l’enduit chaux-chanvre nécessite une préparation préalable du
mélange. Le mélange des composants doit s’effectuer de 24h00 à 48h00 avant la pose.
Endéans cette période, l’enduit doit rester au repos, à l’abri de l’air et en présence
d’humidité (ex : dans un sceau plastique couvert). Constitué de matériaux naturels
renouvelables, ce type d’enduit est 100% recyclable.
o Les spécificités de ce produit nécessitent le recours à une main d’œuvre expérimentée.
Enduit chaux aérienne et chanvre.
ENTRETIEN
o
Dans le cas de surfaces brutes, on évitera que les matériaux ne subissent un traitement
de surface anti-poussière souvent réalisé avec des produits plastifiants risquant
d’altérer les qualités du support et de l’air ambiant.
INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
AUTRES ELEMENTS A GARDER A L’ESPRIT
Voici une liste de fiches liées au choix des matériaux de construction :
o MAT07 - Revêtements de sol: choisir des matériaux sains, avec un écobilan favorable
o MAT08 - Choisir un bois en fonction de son origine et de sa mise en œuvre
o CSS08 - Limiter les sources de pollution intérieure : pollution chimique et physique
o CSS09 - Colles et peintures : tenir compte de leur impact sur la santé et
l'environnement
o CSS10 - Traitements du bois: tenir compte de leur impact sur la santé
o ENE08 - Assurer une grande inertie thermique
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BIBLIOGRAPHIE
Sources d’information et organismes compétents :
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ECO-CONSTRUCTION : La plupart des producteurs et fournisseurs de matériaux
écologiques
sont
affiliés
au
cluster
éco-construction
(http://clusters.wallonie.be/ecoconstruction )
BOIS & HABITAT : (www.bois-habitat.be)
VIBE : banque de donnée de fournisseurs sur site internet (www.vibe.be)
ECOHABITAT : Programme franco-wallon (INTERREG III) qui prévoit la mise en place
d’une plateforme sur l’habitat écologique et le développement d’un label à destination
des entrepreneurs (www.ecohabitat.be)
CSTC : propose un répertoire de matériaux de construction. On y trouve notamment
des entrepreneurs réalisant des enduits à base d’argile. (www.cstc.be)
INIES : base de données française de référence sur les caractéristiques
environnementales et sanitaires des produits de construction (www.inies.fr)
NEHAP : Plan National d’Action Environnement Santé belge : www.nehap.be
Le PORTAIL SANTÉ & ENVIRONNEMENT d’Inter-Environnement Wallonie :
www.sante-environnement.be
ECOBATI, ECODOMUS, LA MAISON ÉCOLOGIQUE,… : conseils formation et vente
de produits www.ecobati.be – www.ecodomus.be - www.lamaisonecologique.be
ARKTERRE : www.akterre.com en France
Ouvrages généraux sur le choix des matériaux :
o Centre de Ressources des Technologies pour l’Environnement (CRTE), Guide de la
construction et de la rénovation durables, 2008 : www.crtib.lu/Leitfaden.
o Milieuclassificatie Bouwmaterialen, Michiel Haas, Nederlands Instituut voor
Bouwbiologie en Ecologie te Naarden (NIBE): www.nibe.org
o Fiches « Eco-devis », rédigées par la « Conférence sur l’éco construction », www.ecobau.ch
o L’habitat écologique – Quels matériaux choisir, Friedrich Kur, éditions terre vivante,
1999
o L’écologie dans le bâtiment – Guides comparatifs pour le choix des matériaux de
construction, Jutta Schwarz, 1998
o Le guide de l’habitat sain, 2°édition, Suzanne et Pierre Déoux, Medieco Editions 2004
Sur la construction en terre :
o Le laboratoire de recherche français CRATerre mène de nombreuses études autours
de la construction en terre (www.craterre.archi.fr)
o Traité de construction en terre, CRATerre – Hugo Houben-Hubert Guillaud, ed.
e
Parenthèses, 2 édition 1995.
Sur le chanvre dans la construction :
o www.alliance4.fr
o M. Le Corre, L. Van Nieuwenhuyse, G. Chrétien, Les chaux dans les enduits, Entretien
et restauration des bâtiments anciens, Outil pédagogique, décembre 2000
o L’asbl Chanvre Wallon assure la promotion de ce matériau de construction en
Belgique : www.chanvrewallon.be
Sur les déchets dans la construction :
o Guide pour une gestion durable des déchets plastiques de construction et de démolition
en Europe, Projet Life APPRICOD : Assessing the Potential of Plastics Recycling in the
Construction and Demolition Activities
o Les déchets dans le secteur de la construction : enjeux de la conception architecturale,
Travail de maîtrise de spécialisation en Architecture & Développement Durable EPFLUCL, Sébastien Breels, 2005.
o La gestion des déchets de chantier : potentiel d’avenir pour le secteur de la
construction en Région de Bruxelles-Capitale », Travail de maîtrise de spécialisation en
Architecture & Développement Durable EPFL-UCL, Sophie Trachte, 2003.
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