EvEnEmEnt - Foire de Chalons
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EvEnEmEnt - Foire de Chalons
N° 2975 - 9 Septembre 2011 3,50 Euros - www.la-marne-agricole.com ISSN 0758-5691 Edito Retrouvez l’intégralité de nos pages Cours et Marchés sur notre site www.la-marne-agricole.com Bernard Jesson responsable communication FDSEA Crédit : RC L’essentiel de la semaine Économie Un plan de relance économique, sinon rien ! Page 4 ■ Evénement L’agriculture champenoise dans nos assiettes Page 6 ■ Groupe Azote Marne Dérogation à l’implantation d’une culture intermédiaire : quelles contreparties ? Page 14 ■ Evénement Semer une culture intermédiaire vite et bien ! ■ Santé Précautions d’usages des phytosanitaires Page 16 ■ Conservation Ensilage de maïs, les conditions de réussite du silo Page 28 ■ Maison Choisir et poser son parquet, ce n’est pas si compliqué Page 29 ■ Magazine 1955, la jeep agricole française Page 30 ■ L’histoire et la légende Congy Page 32 ■ Crédit : RC A lire La campagne à la rencontre de la ville p. 3 notre DOSSIER > foire de Châlons p. 7 à 12 Crédit : RC Campagne betteravière : record à battre Lire en p. 5 2 LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 PANORAMA Permanences Comptabilités fiscales agricoles-viticoles et PME - Conseil fiscal (installation, succession, mise en société...) - Etudes économiques - Références économiques Etudes prévisionnelles - Etudes de trésorerie. Reims MDA du lundi au vendredi de 8 h à 18 h Châlons Antenne FDSEA du lundi au vendredi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h Sézanne Antenne FDSEA du lundi au vendredi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h Le coin des chineurs Ste-Ménehould Antenne FDSEA du lundi au vendredi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h Vitry-le-François Antenne FDSEA du lundi au vendredi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h SAMEDI 10 SEPTEMBRE 2011 Vertus Antenne FDSEA du lundi au vendredi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h Dormans Antenne FDSEA du lundi au vendredi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h Gueux Antenne FDSEA du lundi au vendredi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h Adasea (uniquement sur rendez-vous) Pour prendre rendez-vous, s’adresser à l’Adasea 2, rue Léon Patoux - 51664 Reims Cedex 2 - Tél. 03 26 04 74 09 - Fax. 03 26 04 74 48 Point info installation, Parcours à l’installation aidée, Point info transmission et cellule Réagir, «aide aux agriculteurs en situation fragile» Reims Epernay Châlons à l’Adasea à AG2C à la FDSEA 16 et 29 septembre 19 septembre les 14 et 26 septembre de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30 de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30 de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30 Service Association foncière/Asa à l’antenne FDSEA de Châlons Permanence le vendredi de 8 h à 12 h sur rendez-vous à la FDSEA de Châlons. Tél. 03 26 64 07 68 la marne agricole Hebdomadaire d’informations agricole et viticole édité par Champagne-éditions SARL au capital de 8000 euros constitué le 01/07/86 - durée de 99 ans RC REIMS B 338 612 005 ISSN 0758-5691 Gérants : T. PONCELET - C. SONGY Directeur de la publication Christophe SONGY Directeur délégué de la publication Rédacteur en chef : Richard CREMONINI Journaliste : Anne ROLIN LA MARNE AGRICOLE Administration - Rédaction 2, rue Léon Patoux 51664 REIMS CEDEX 2 http://www.la-marne-agricole.com ANNONCES LéGALES PETITES ANNONCES ABONNEMENTS Nathalie ALBERTO Tél. 03 26 04 74 55 Fax. 03 26 04 74 94 email : [email protected] Abonnement pour un an (52 numéros) : 145 euros RéDACTION Tél. 03 26 04 76 63 Fax. 03 26 04 74 94 PUBLICITé LOCALE ET RéGIONALE Réussir «Nord Bassin Parisien» Stéphanie GUILLEMET Tél. 03 26 04 75 76 Pascal MACQUART Tél. 03 26 04 75 59 PUBLICITé NATIONALE SA Réussir 2-4, avenue de la Cerisaie Silic 311 94266 Fresnes Cedex Tél. 01 49 84 03 30 Commission Paritaire n°0114 T 84370 Tirage moyen 2009 5200 exemplaires Ce numéro comporte un supplément DIRECT AFFAIRES Encart AGRAM SAS 32 pages A4 49 gr 4 800 exemplaires Diffusé aux agriculteurs marnais Imprimerie ROTOCHAMPAGNE 2, rue des Frères Garnier ZI de la Dame Huguenotte 52000 CHAUMONT Dépôt légal février 2004 Pôle main-d’œuvre sur rendez-vous à la FDSEA à Reims Tél. 03 26 04 77 01 7 lieux de rendez-vous avec un juriste 1 pôle d’accueil téléphonique central 03 26 04 74 14 de 8 h à 18 h en continu • Convaincre à l’amiable avec les arguments de la loi : voisinage, servitudes, baux... • Valider la qualité de vos contrats : commandes, vente directe... • L’information pertinente et rapide : achat de foncier, rupture de bail, salaire différé... • Transmission du patrimoine : donation/partage, bail à long terme... Reims RDV avec Marie Poirson le 6 octobre RDV avec Richard Gallot les 14 septembre, 18 et 27 octobre RDV avec Patricia Boucton les 22, 29 septembre et 13 octobre Gueux RDV avec Patricia Boucton les 13 septembre et 25 octobre Châlons RDV avec Grégoire François les 15, 29 septembre, 11 et 21 octobre Vertus RDV avec Richard Gallot le 6 octobre Vitry-le-Francois RDV avec Patricia Boucton les 15 septembre et 20 octobre Dormans RDV avec Richard Gallot les 16 septembre et 14 octobre Sézanne RDV avec Marie Poirson les 13 septembre et 11 octobre Sainte menehould RDV avec Grégoire François les 22 septembre, 6 et 20 octobre Installation des jeunes agriculteurs et viticulteurs La Chambre d’agriculture de la Marne vous accompagne dans : - vos projets d’installation, - l’instruction des demandes d’aides, - l’inscription au répertoire départ installation (RDI). Pour prendre rendez-vous, contactez le service Installation de la Chambre d’agriculture de la Marne : Complexe agricole du Mont Bernard - route de Suippes - BP 525 - 51009 Châlons-en-champagne Cedex - tél. 03.26.64.08.13 - www.marne.chambagri.fr • CORROY Brocante - de 12h à 22h Renseignements : 03.26.81.09.85 DIMANCHE 11 SEPTEMBRE 2011 • MORSAINS 2ème Brocante - de 8h à 17h Renseignements : 03.26.81.49.47 • ANGLURE 15ème Brocante - de 6h à 18h Renseignements : 03.26.42.71.35 • ATHIS Brocante - de 6h à 19h Renseignements : 03.26.57.60.96 • CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE 7ème Brocante - de 6h à 19h Renseignements : 06.69.14.57.78 • HAUSSIGNEMONT Brocante - de 6h à 18h Renseignements : 06.18.96.91.06 - 03.26.41.05.29 • JONCHERY-SUR-VESLE Brocante - de 6h à 18h Renseignements : 03.26.97.73.17 • MŒURS-VERDEY Brocante - de 6h30 à la fin d’après-midi Renseignements : 03.26.80.59.66 - 03.26.81.46.47 • MOURMELON-LE-PETIT Brocante - de 6h à 18h Renseignements : 03.26.66.08.51 • MUIZON Brocante - de 7h à 19h Renseignements : 03.26.02.96.81 • PRUNAY Brocante - de 6h à 18h Renseignements : 03.26.61.73.35 - 03.26.61.70.41 • REIMS Brocante organisée par l’Espace Trois-Fontaines dans les rues du Colonel Simmonet et Walbaum - de 6h à 18h Renseignements : 03.26.09.07.85 • REIMS Place aux livres par des professionnels sur la place du Forum - de 9h à 17h Renseignements : 03.26.09.07.85 • REIMS Brocante - de 8h à 18h Renseignements : 06.33.19.65.83 - 06.24.01.40.76 • SARRY Brocante - de 6h à 18h Renseignements : 03.26.65.87.02 • WARMERIVILLE Brocante - de 6h à 18h Renseignements : 06.11.39.62.41 Agenda Notez dès à présent sur vos agendas que le salon Betteravenir 2011, organisé par l’ITB en partenariat avec l’IRBAB, se tiendra les 26 et 27 octobre prochains à Chéry-les-Pouilly dans l’Aisne. L’occasion pour découvrir en dynamique les différentes techniques d’arrachage, les matériels de semis, d’outils de travail du sol et de pulvérisation, les matériels de déterrage... L’entrée est libre. Connectez-vous sur le site www. betteravenir.com pour télécharger le badge et en savoir davantage sur cette manifestation. 3 VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE Le porteur de projet détermine son tarif de rachat La Commission sélectionnera les projets avant tout en fonction du prix (e/MWh) auquel les candidats voudront vendre leur électricité la première année. Les moins-disants seront choisis. Ils recevront le prix proposé pendant 20 ans. Si le prix du mégawattheure est déterminant, les porteurs de projets devront aussi apporter des garanties environnementales et qualitatives. En effet, les consommations d’eau et d’énergie, les émissions de gaz à effet de serre et les métaux toxiques nécessaires à la fabrication de l’installation photovoltaïque Bernard JESSON Responsable communication FDSEA La campagne à la rencontre de la ville Crédit :FDSEA L a filière photovoltaïque l’attendait fébrilement, le cahier des charges lié à l’appel d’offres photovoltaïque a été publié le 1er août 2011. Il concerne les installations sur bâtiments dont la puissance est comprise entre 100 et 250 kWc. Cet appel à projet acceptera une somme de puissance de 120 MW. La première période de candidature s’étend du 1er août 2011 au 20 janvier 2012. Cependant, les candidatures ne pourront être déposées qu’à partir d’octobre 2011 (date d’ouverture du site internet dédié). Cet appel d’offre sera suivi par six autres périodes de 30 MW chacune, la dernière devant se clôturer au 30 juin 2013. Edito Crédit :RC Appel d’offre photovoltaïque : le prix comme critère majeur de sélection L seront à présenter dans une fiche déclarative. Les candidats auront l’obligation de prévoir son recyclage. Les modules devront convenir aux critères d’intégration simplifiée au bâti définis dans l’arrêté du 4 mars 2011. De plus, les fabricants de panneaux et les installateurs devront être certifiés ISO 14001 ou ISO 9001 (ou équivalents). Une attestation bancaire sera demandée aux porteurs de projets, afin d’éliminer les offres les moins sérieuses. Une procédure compliquée pour les exploitations agricoles La Commission de régulation de l’énergie étudiera les dossiers pendant deux mois, après la date limite de dépôt de candidatures. Après une concertation avec les ministères chargés de l’énergie, elle publiera la liste des projets sélectionnés sur son site internet. Chaque porteur de projet choisi disposera de dix-huit mois (si les travaux de raccordement durent moins de dix-huit mois) et de deux mois supplémentaires à partir de la fin des opérations de raccordement (si ces dernières ont dépassé dix-huit mois) pour mettre l’installation en service. Cette procédure complique la réalisation de toitures photovoltaïques de 100 à 250 kW à l’échelle des exploitations agricoles. Elle favorisera davantage les entreprises spécialisées dans la production d’énergie renouvelables ayant une assise financière importante. Aline Roussel, FDSEA Conseil David Hervé, Chambre d’agriculture de la Marne a Foire de Châlons-en-Champagne, qui vient de fermer ses portes, marque pour notre profession la rentrée syndicale. Le second temps fort de celle-ci reste sans conteste notre opération de communication «La campagne à la ville» à Reims, qui aura lieu du 14 au 17 septembre place d’Erlon. Le comité de pilotage a choisi comme thème pour cette 16e édition «l’agriculture champenoise dans nos assiettes». En effet, notre agriculture locale aux productions diversifiées a naturellement pour vocation première de nourrir les hommes. Mais la transformation, l’innovation, la recherche offrent à nos matières premières de nouveaux débouchés tout en assurant du travail à nos contemporains. Cette nourriture, a affirmé Marion Guillou, Pdg de l’INRA lors de la conférence organisée par le CRCA Nord-Est et la FDSEA, est l’une des plus sécurisées au monde. Divers ateliers seront proposés aux visiteurs : jardin avec des fruits et légumes produits par les maraichers partenaires, l’équilibre alimentaire au travers des repas et autres dégustations. Christiane Lambert, première vice-présidente de la FNSEA, nous a invités à reprendre la main en matière de communication, en effet il est inconcevable de laisser les grandes enseignes de la distribution se servir de nous pour faire toujours plus de profits. Alors quelle belle occasion pour venir nous rejoindre place d’Erlon une demi-journée ou plus pour échanger avec les consommateurs rémois sur notre métier. Lors des sessions de formation organisées par notre FDSEA au printemps, nos divers formateurs nous ont appris que la meilleure approche était de parler avec notre cœur. Je vous invite donc à participer avec nous à «La campagne à la ville» du 14 au 17 septembre à Reims. COOP Le rapprochement est en cours et devrait être Champagne Céréales et Nouricia se préparent à la fusion L a nouvelle a été officialisée mercredi dans un communiqué. «Champagne Céréales et Nouricia, acteurs coopératifs de référence, conduisent depuis leur création des stratégies de développement actif, source de croissance et de performance pour les agriculteurs. Les deux groupes, leaders sur leur territoire, envisagent aujourd’hui de se rapprocher, afin de poursuivre ensemble leur développement par la construction d’un groupe agri-industriel puissant et performant, maîtrisant les filières de l’assiette au champ, du consommateur au producteur, et répon- dant aux attentes des clients et de la société. Ainsi, forts de : - leurs visions convergentes des enjeux agricoles, - leurs alliances et partenariats réussis, (SéVéal dans l’agrofourniture, et Siclaé dans la transformation industrielle du végétal), - leur volonté commune d’exceller dans la mise en œuvre des valeurs coopératives, - leurs implantations respectives sur des territoires contigus et homogènes, Champagne Céréales et Nouricia ambitionnent par ce modèle innovant de créer et de capter davantage de valeur ajoutée, et de saisir toutes les perspectives offertes au monde agricole pour permettre un développement durable des exploitations. Les conseils d’administration des deux structures étudient actuellement la faisabilité de ce projet dont l’ambition dépasse le simple rapprochement des deux coopératives, et qui sera soumis aux votes des adhérents cet automne». On ne sait pas pour l’instant qui sera à la tête de cette nouvelle structure le président de Champagne Céréales, Pascal Prot, et celui de Nouricia, Christian Rousseau, ne s’exprimeront qu’au terme des travaux de leurs conseils d’administrations. Programme Symbiose Les agriculteurs de Vaudesincourt et Aubérive se réunissent A l’initiative de la Cuma de Vaudesincourt et de la FDSEA, les agriculteurs des communes de Vaudesincourt et Aubérive se réuniront le 20 septembre dans le cadre du programme Symbiose. L’objectif de cette réunion est d’étudier la possibilité de mettre en place un projet commun d’aménagement du territoire. L’occasion pour les agriculteurs de ces communes d’implanter des aménagements favorables à la biodiversité de manière cohérente. Jérémy Miroir, chargé de mission au Museum d’histoire naturelle et Marc Tétard, conseiller à la Chambre d’Agriculture seront présents afin d’accompagner les agriculteurs souhaitant participer à cette démarche. La réunion aura lieu le mardi 20 septembre de 9h à 12h à la mairie de Vaudesincourt. Si vous exploitez des terres sur ces communes, nous comptons sur votre participation. Contact : Albin Laurent - Animateur agricole Symbiose - 03 26 04 74 51 Crédit : D.R. finalisé en décembre. U Billet d’humeur Par Régis Jacobé, membre du bureau exécutif de la FDSEA 51 L’urgence d’une DPA pour tous ne année perturbée par la sécheresse du printemps, la moisson sous la pluie, les grains de raisin à la maturation difficile … un bilan climatique compliqué ! Mais les vraies difficultés sont ailleurs : crise médiatique (concombre), crise de la concurrence (pêches), crise économique, crise par le prix… Il nous faut des moyens concrets pour y faire face. D’autant que la puissance publique s’affaiblit (tant au niveau des moyens budgétaires que de la puissance politique (exemple des minimis*). La seule solution consiste en une DPA accessible à tous, dans des montants significatifs. Dans l’ensemble, malgré quelques situations difficiles pour les productions végétales, cette année a été bonne. Donnonsnous les moyens de mettre du revenu de côté pour affronter les aléas économiques qui sont le principal risque pour nos exploitations. L’agriculture est ainsi faite, il faut savoir provisionner les bonnes années pour affronter les mauvaises. La DPA est le seul outil adapté. Il faut que le législateur la délie de l’assurance récolte et nous permette ainsi de provisionner les montants correspondants aux besoins de nos entreprises d’aujourd’hui. (*) les minimis représentent ce qu’un état a le droit de donner comme aide sans le notifier à Bruxelles. Soit 7.500 e sur trois ans au lieu de 15.000 e. Il n’y a pas eu, à ce jour, de demande française de dérogation. 4 LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 sEptEMbRE 2011 L’éVéNEMENT Économie La conjoncture économique n’incite pas à l’optimisme. Les conséquences de la crise devraient beaucoup peser sur l’activité globale. L e monde de la vraie économie va souffrir en cette rentrée 2011, et pas qu’un peu. tous les regards sont centrés sur les bourses, les places financières, les banques, enfin, bref, cette économie virtuelle qui a tant fait de dégâts depuis 2008. Reste que le monde des secteurs économiques et des entreprises qui les composent, au sens très large de ces termes, essaient de surnager dans cette ambiance bien souvent cynique. Crédit : B. Compagnon Un plan de relance économique, sinon rien ! conjoncture nationale Un mot domine tous les débats : endettement. Face à l’étendue des gouffres des dettes publiques pratiquement partout à travers le monde, celui des entreprises n’a pas le choix. Il doit s’ajuster. Et les choix pour y parvenir ne sont pas très nombreux. L’idée force est de traverser la crise et la période de rigueur qui va désormais l’accompagner. Faire le dos rond ! Comment ? En augmentant au maximum les trésoreries, ce qui signifie plusieurs choses. D’abord, les entreprises vont tout faire pour abaisser au maximum leurs stocks en les vendant plutôt qu’en s’engageant dans un nouveau cycle de production de biens et services. Elles vont aussi limiter, à chaque fois qu’elles le pourront, les dépenses d’investissement. Autre levier d’action : les frais de personnels. Les entreprises vont avoir tendance à d’abord geler les embauches, ce qui aura inévitablement des répercussions négatives sur le niveau du chômage. Elles vont aussi li- Le vigueur sera de rigueur partout cette année, partout en Europe. Les discussions parlementaires sur les budgets 2012 seront certainement partout difficiles. miter tout ce qui pourrait s’assimiler à une augmentation des salaires, ce qui aura un impact négatif sur le pouvoir d’achat. Deux éléments qui ne conviennent pas du tout au grand moteur traditionnel de la croissance française : la consommation. Et pas question de compter sur l’épargne des ménages, dont on sait qu’elle est importante. Ces derniers ont compris cette fois que le problème est sérieux. si, par le passé, ils ont eu tendance à puiser dans les bas de laine pour financer de la consommation, cette fois, les enquêtes et études d’opinion montrent que la peur du chômage et les mesures de rigueur annoncées pour 2012 bloquent l’épargne. Clairement, le pouvoir d’achat des ménages sera mis à rude épreuve - la seule rentrée scolaire montre déjà certains signes de difficultés en raison de la hausse des coûts liés à l’éducation - et la consommation pourrait être en chute libre selon certains économistes. pour le cabinet d’analyse économique Xerfi, « les secteurs de la distribution, des services aux ménages, de l’hôtellerie, de la restauration doivent tous s’attendre à une lente progression de leur activité ces prochains mois ». Du côté des agents économiques (ceux qui produisent les richesses), les petites structures risquent de souffrir particulièrement. La faculté de payer le plus tard possible ses fournisseurs et de réduire le délai de paiement des clients ne peut en Focus Crédit : T. Michel crise et alimentation s’ajustent ans le contexte économique D difficile de cette rentrée, que peut-on attendre du comportement des consommateurs, notamment vis-à-vis du poste alimentation ? On le sait, depuis plusieurs années maintenant, le budget alimentaire des ménages est « challengé » par d’autres. soit des dépenses de confort (loisirs, télécommunications, électronique…), soit des dépenses contraintes (augmentation des loyers…) pèsent sur le portefeuille réservé à la nourriture. toujours est-il que la part de l’alimentation dans le budget de consommation des ménages baisse. La crise de 2008 avait fait se ruer les ménages sur les prix discount. Depuis, un certain réajustement est en train de se faire. Les campagnes répétées sur la proximité ou sur la sécurité alimentaire commencent à montrer quelques signaux d’évolution des comportements. Les sociologues spécialistes du rapport ménage /consommation/alimentation estiment que « le temps des fraises en décembre », c’est terminé ou encore que le très peu cher, si on ne peut pas l’identifier correctement, devient suspect. En clair, si les « bons » produits (sécurité, hygiène, identification, marque, signe de qualité) de la grande distribution ont toujours la cote, les circuits courts et le bio commencent à trouver leur place. L’idée d’acheter moins mais de meilleure qualité pointe à travers tout ça. Une autre tendance émerge : le faire soi-même, donc l’achat de produits non transformés. plusieurs raisons à cela : d’abord, pour les ménages, c’est une occasion de mieux maîtriser leur budget alimentation ; ensuite, la multiplication, et le succès, des émissions de télévision mais aussi en général de tout ce qui peut ressembler à un cours de cuisine (proposé par le tissu associatif dans les communes ou par des chefs et restaurants de renommée) incite à se lancer en cuisine. T. M. Budget Comme chaque année, le projet de loi de finance sera discuté à partir du mois d’octobre par les parlementaires. effet se concevoir que lorqu’on est en situation de force sur son marché. Ce qui n’est généralement pas leur cas. Panne globale La grande économie de référence du monde occidental n’est pas mieux lotie. Outre-Atlantique, plusieurs indicateurs de conjoncture montrent bien que le phénomène décrit ci-dessus est le même un peu partout. Certains repères sensibles, qui décrivent concrètement le niveau d’activité des États-Unis, ne sont pas bons : la confiance des consommateurs américains chute, tout comme le prix des maisons ; la distribution de bons alimentaires aux foyers les plus démunis ne cesse d’augmenter ; la consommation de carburant a chuté à son plus bas niveau depuis huit ans ; enfin, les ménages américains, réputés pour leur propension à vivre à crédit, épargnent à nouveau… pour tous ceux qui scrutent l’économie mondiale, une seule lueur d’espoir, à court terme. Que la volonté politique l’emporte sur la terrible loi des marchés. De plus en plus, les spécialistes évoquent la mise en place, courant septembre, d’un nouveau plan de relance économique américain afin de stimuler l’activité des entreprises et la consommation des ménages. pour l’heure, rien n’est encore décidé à ce sujet. Thierry michel 5 VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE AU FIL DE LA SEMAINE SUCRE Les usines vont démarrer leur production avant la fin de la semaine. La production de sucre devrait atteindre des sommets. La campagne betteravière devrait battre des records Crédit : Richard Cremonini Cristal Union annonce un bon cru Sillery doit démarrer le 11 septembre. Crédit : Richard Cremonini S illery va ouvrir le bal le 11 septembre, Bazancourt le 13 pour une campagne de plus de 110 jours qui se conclura à l’An nouveau. Mais surtout 2011, marquée par le bicentenaire de la betterave sucrière, pourrait être l’année d’un nouveau record de production de sucre. «La campagne va être bonne et pourrait être supérieure à celle exceptionnelle de 2009», explique Éric Lainé. Le président de la Confédération générale des betteraviers observe que sur le plan national on serait à 94 t à 16 de racine, avec entre 14,5 et 15 t de sucre à l’hectare. Les rendements suivront la carte de la pluviométrie et les semis précoces ont profité à tous. La France devrait produire 5 millions de tonnes de sucre, dont 3 millions dans le quota et 2 millions en éthanol et alcool. «Ce sera une grosse année dans tous les pays producteurs de l’Europe mais les prix devraient rester soutenus sur le plan mondial», ajoute Éric Lainé. On devrait être proche de l’équilibre entre la production et la consommation en raison de volumes de sucre brésiliens en retrait. Et les stocks peinent à se reconstituer au niveau mondial. «Les fondamentaux restent bons pour que les prix se tiennent durant la campagne», analyse le président des betteraviers, par ailleurs planteur à Saint-Memmie dans la Marne. Dans ce contexte tendu, l’Union européenne devrait annoncer des mesures de reclassement de sucre hors quota, «250 000 à 300 000 t pour la France», complète M. Lainé. S’exprimant au sujet du projet de taxe sur les boissons sucrées, Éric Lainé considère qu’il s’agit d’une décision inefficace pour lutter contre l’obésité et qui aura pour effet de donner une mauvaise image du sucre. Un bon boucémissaire afin de faire avaler aux Français une nouvelle taxe dont ils se seraient bien passés. Les coopérateurs de Cristal Union ont augmenté leurs surfaces de betteraves de près de 4% en 2011. Elles s’élèvent pour les cinq sections de la coopérative à plus de 90 000 ha. Grâce aux conditions climatiques favorables, la croissance des betteraves a continué durant l’été favorisant la teneur en sucre. À début septembre la prévision de production est attendue à plus de 14,64 t de sucre par ha. C’est donc une très bonne campagne betteravière qui se prépare chez Cristal. En ChampagneArdenne, le démarrage des trois usines est programmé du 11 au 13 septembre. La durée prévisionnelle est estimée à 112 jours grâce aux investissements d’augmentation de capacité réalisés ces dernières années. L’approvisionnement des betteraves réalisé avec la collaboration des entreprises de transport partenaires, bénéficie du dispositif 44 tonnes désormais généralisé, limitant ainsi le trafic routier et la consommation énergétique. Enfin, Cristal Union ouvre son nouvel extranet planteurs. Dédié aux coopérateurs, cet outil internet met à disposition des adhérents de nombreux services personnalisés pour la campagne 2011. Richard Cremonini BRUxELLES vEUt La FIn dES qUotaS a La FIn dE La CampagnE 2015-2016 Éric Lainé, président de la CGB, est très confiant pour cette campagne. tEREoS annonCE 14,8 tonnES dE SUCRE paR hECtaRE n 174 000 ha de betteraves ont été emblavés en mars dernier par les 12 000 associés coopérateurs de tereos soit une légère hausse par rapport à la campagne précédente. La coopérative est implantée dans le nord-pas-de-Calais, la picardie, l’Île de France, le Loiret et la Champagneardenne. La sécheresse du printemps a été compensée par un été humide et ensoleillé, conditions favorables au développement des betteraves et à la teneur en sucre. d’après les prélèvements de betteraves réalisés dans ses différents bassins de production, tereos prévoit un rendement sucrier moyen de 14,8 tonnes de sucre par hectare, supérieur aux 14,4 tonnes de 2009. Ces prévisions correspondent à un rendement betteravier à 16% de sucre de l’ordre de 95 tonnes/ ha. Face à ces bonnes prévisions, tereos prévoit une campagne longue de 118 jours en moyenne, soit une semaine de plus que l’année précédente. ainsi la campagne débutera le 10 septembre 2011 pour la grande majorité des sucreries. au cours de l’intercampagne, 33 millions d’euros ont été investis dans les sites de tereos France. L’ensemble des sites ont bénéficié d’investissements largement consacrés au renouvellement de matériels et aux améliorations techniques. Les travaux les plus importants ont eu lieu à Connantre, Lillers et origny. À Connantre, l’atelier de filtration des jus est renforcé grâce à l’installation de 8 filtres provenant de l’ancienne sucrerie d’abbeville. tereos France, qui emploie 1 700 salariés permanents et 700 saisonniers en campagne, connaît un fort taux de renouvellement de ses effectifs dû à de nombreux départs en retraite. plus de 100 personnes ont été embauchées au cours de l’année 2011 après les 120 embauches de 2010. La majorité des postes à pourvoir sont des métiers industriels. tereos France est le premier fournisseur de l’industrie alimentaire française et premier exportateur de sucre français au Royaume-Uni, en Espagne, en allemagne, en Italie et au Benelux. avec une prévision de production à 1,8 million de tonnes de sucre et 550 000 m3 d’alcools traditionnels et de bioéthanol, tereos France est leader dans l’hexagone. R.C. n La Commission européenne va proposer le mois prochain, dans le cadre du projet de réforme de la pac, d’abolir fin septembre 2016 les quotas de production de sucre, après une prorogation d’une campagne du régime actuel qui vient théoriquement à échéance à la fin de 2014-2015. dans l’étude d’impact du projet de réforme, les services bruxellois estiment que cette abolition se traduira d’ici 2020 par un accroissement de 1,9% de la surface de betteraves sucrières dans l’UE par rapport au scénario du maintien des quotas (+12,7% par rapport à 20092010) et une augmentation de moins de 4% de la production de sucre, ainsi que par une baisse de 8,2% du prix de la betterave sucrière et de 3,5% de celui du sucre blanc, soit des niveaux «considérablement inférieurs aux prix de soutien actuels». éthanoL : LE BRéSIL RédUIt Son taUx d’InCoRpoRatIon oBLIgatoIRE À L’ESSEnCE n Le Brésil a annoncé son intention de réduire de 25 à 20% le taux d’incorporation obligatoire de l’éthanol à l’essence à partir du 1er octobre prochain. Le gouvernement a pris cette décision afin de faire face à la pénurie d’éthanol sur le marché qui a entraîné une hausse de son prix. Les autorités brésiliennes prévoient que la récolte de canne à sucre cette année sera inférieure de 5,6% à celle de l’année dernière. En 2011, 23,6 milliards de litres d’éthanol devraient être produits, soit 14,7% de moins qu’en 2010. au Brésil, plus de 80% des voitures neuves sont équipées d’un moteur flexfuel permettant de rouler à la fois avec de l’éthanol et de l’essence. 6 LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 au fil de la semaine EvEnEmEnt La 16ème édition de la campagne à la ville à Reims s’installera place d’Erlon à Reims du 14 au 17 septembre 2011. Les agriculteurs invitent le grand public et les scolaires à découvrir la diversité des productions de notre région. L’agriculture champenoise dans nos assiettes t - - - Rendre les visiteurs acteurs L’objectif de la manifestation est de rencontrer les citadins et les enfants des écoles pour dialoguer, leur faire découvrir les produits locaux, les savoirfaire, et le poids économique de notre agriculture. Le concept est bien établi depuis plusieurs années : rendre le public acteur à travers des animations pédagogiques, ludiques et interactives. Les fruits et légumes à l’honneur Cette année les fruits et légumes seront plus particulièrement En 2010, la campagne à la ville a accueilli 75 classes soit 1 570 élèves (28 classes de maternelles et 47 classes d’écoles primaires). Lors de la manifestation, des documents pédagogiques en rapport avec le thème de l’année sont donnés aux enseignants pour les exploiter au retour en classe. Un guide pédagogique du petit visiteur à compléter est remis à chaque élève. Du producteur au consommateur Crédit : DR - el sera le thème de la Campagne à la ville cette année avec 4 messages essentiels : l’agriculture nourrit les hommes. Notre région apporte une large contribution à l’alimentation de nos concitoyens. A titre d’exemple, la ferme marnaise nourrit 10 millions d’habitants, chiffre calculé à partir de l’outil Perf’Alim élaboré par le CEREOPA, organisme issu de l’école d’ingénieurs agronomes AgroParisTech. l’agriculture champenoise est très diversifiée. A travers un parcours ludique, les visiteurs découvriront 4 productions majeures : lait, viande, fruits et légumes, céréales qui composent les 3 repas de la journée. Des diététiciennes expliqueront comment établir un repas équilibré. C’est une agriculture de transformation. Citons quelques marques ou labels très connus issus de notre région : Daddy Sucre, Farine Francine, Pain Banette, les éleveurs de la Champagne… C’est une agriculture innovante. Elle s’adapte sans cesse pour prendre en compte les enjeux alimentaires, non alimentaires et environnementaux. La Campagne à la ville vise à maintenir le lien entre citadins et agriculteurs. (Photo archive campagne à la ville 2010). présents avec la participation de la section légume, horticole et fruitière de la Marne, d’une diététicienne d’Interfel (interprofession des fruits et légumes), d’un sculpteur de fruits et légumes et avec des animations sur les cinq sens. En 2011, les producteurs de fruits et légumes traversent une crise particulièrement grave. Plus que jamais ils ont besoin de communiquer avec les consommateurs pour retrouver la confiance et leur donner envie de privilégier les produits locaux de saison. A noter que les producteurs de légumes présents sur le marché fermier donneront un pourcentage de leurs recettes à l’association de l’Institut Godinot qui œuvre pour la lutte contre le cancer. Une organisation collective La campagne à la ville est organisée par la FDSEA en partenariat avec la ville de Reims et de nombreux acteurs du monde agricole : les producteurs fermiers, les coopératives agricoles Champagne Céréales et Cohésis, le Crédit Agricole du Nord-est, Groupama, Interviande, Interfel et Légumes de France, Cristal Union, la sucrerie de Bazancourt, Marne TV, le lycée agricole de Reims-Thillois, le Gnis, la Chambre d’agriculture de la Marne, Désialis, France Bleu Champagne, les Etablissements Ravillon, MSA, Compas. Elle bénéficie d’un soutien du Conseil Général de la Marne et du Conseil Régional de Champagne-Ardenne. Une quarantaine d’étudiants du lycée de Thillois se mobilisent chaque année pour animer les ateliers pédagogiques et guider les classes tout au long de leur visite. Ils apportent leurs connaissances agricoles aux enseignants et représentent un atout dans la communication avec les enfants. Les scolaires Le jeudi et le vendredi, les enfants des écoles de Reims sont invités pour une visite à la carte organisée en fonction du choix des enseignants et de l’âge des enfants. Un parcours pédagogique est conçu pour chaque cycle d’enseignement. Le marché fermier constitue un lien essentiel entre producteurs et consommateurs. Il accueillera une vingtaine de producteurs de ChampagneArdenne, avec des productions très variées, du fromage de chèvre au cidre en passant par le confit de canard, les légumes de saison, le fermenté de fraise, la bière, le miel et l’escargotine. Les producteurs présents doivent respecter une charte précise : vendre les produits issus de leur exploitation, qu’ils soient frais ou transformés, s’engager à communiquer sur leur façon de travailler et sur l’élaboration de leurs produits. Zoom sur la luzerne Lait, fromage, barbe à papa seront proposés gratuitement aux visiteurs. Pour la troisième année consécutive le groupe Desialis proposera la dégustation de fromage au lait de vaches nourries aux granules de luzerne, riches en oméga 3. L’occasion également d’expliquer au grand public l’intérêt agronomique et environnemental de la luzerne et son rôle essentiel pour les abeilles. Carole meilleur Responsable communication groupe FDSEA 51 AU pRogRAmmE : DES AnimAtionS gRAtUitES poUR toUtE LA FAmiLLE Crédit : D.R. n tous les jours de 9h à 19h - Exposition pédagogique et ludique pour les petits et les grands « l’agriculture champenoise dans nos assiettes » : le jardin des saveurs avec des jeux sur les cinq sens, les fruits et les légumes en s’amusant avec une diététicienne d’interfel, atelier semis de graine, vidéos et quiz sur la fabrication du fromage, du pain et la production de légumes dans la marne, jeu Equilibrio sur l’équilibre alimentaire animé par interviande Champagne- Ardenne, animation sur les céréales au petit déjeuner. - Les animaux de la ferme, un parcours en tracteur à pédales, des dégustations de lait, fromage et barbe à papa, des poneys (gratuit pour les écoles, payant pour le grand public). - Le marché fermier avec 20 producteurs venus de Champagne-Ardenne. Le mercredi : atelier de maquillage pour les enfants Le jeudi et le vendredi : le chien gardien de canards Le samedi : démonstration de sculptures originales et interactives de fruits et légumes, pour enfants et adultes : la souris radis, le pingouin aubergine ... En 2010, la Campagne à la ville a accueilli 1570 élèves des écoles maternelles et primaires. (Photo archive campagne à la ville 2010). tous les jours du 12 au 16 septembre 2011 Des paniers gourmands à gagner : les auditeurs de France Bleu Champagne pourront gagner un panier gourmand d’une valeur de 100 € offert par les producteurs fermiers en participant à un jeu durant l’émission «La cuisine» de 10 h à 11h. 7 VENDREDI 9 sEptEmbRE 2011 - LA mARNE AGRICOLE FOIRE DE CHALONS Manutention FCE manutention a profité de la Foire de Châlons pour dévoiler la nouveauté de manitou : la mLt 625 Le télescopique super compact de Manitou i mplantée sur trois sites dans la marne et dans les Ardennes (Châlons-en-Champagne, Reims et la Francheville), la société FCE manutention est tout naturellement venue à la rencontre de ses clients agriculteurs et viticulteurs sur la Foire de Châlons. Une occasion pour le concessionnaire manitou de dévoiler sur son stand la nouveauté du constructeur : la mLt 625. Un chariot télescopique tout-terrain qui rime avec compacité et polyvalence. Grande maniabilité Crédit : Anne Rolin malgré sa compacité, la mLt 625 conserve une garde au sol de 38 centimètres. Elle est équipée de pneumatiques 18’’ de profil agricole. «La structure creusée de la gomme permet une adhérence totale de la machine sur tous les types de terrain», observe Cédric person, directeur opérationnel de FCE manutention. Après la compacité, la maniabilité reste l’autre atout mis en avant par le constructeur français. «Ce télescopique accède à chaque recoin. Les quatre roues directrices, les dimensions de la machine et son excellent rayon de braquage favorisent les entrées et les sorties dans les bâtiments». Dans les autres caractéristiques, on relèvera que ce chargeur télescopique est équipé d’une motorisation Kubota 4 cylindres turbo, 3,3 litres de 75 chevaux. La pompe hydraulique à engrenage de 90 l/235 bars offre une grande rapidité de mouvements pour une machine de ce gabarit. La cabine est spacieuse avec une grande surface vitrée permettant une visibilité à 360°. À l’intérieur, un tableau de bord digital donne diverses informations : horamètre, vitesse, sens de marche engagé, rappel de maintenance, etc. La mLt 625 possède le levier multifonction Jsm (Joystick switch and move) propre à manitou pour une prise en main intuitive et rapide. «Cela permet de maîtriser en toute sécurité et sans fatigue les mouvements d’une seule main : levée et descente de la flèche, déversement et cavage du godet, mouvements hydrauliques de l’accessoire et aussi inversion du sens de la marche». Côté sécurité, un détecteur de présence a été placé dans le siège. Ainsi, les mouvements de translation sont uniquement autorisés lorsque le conducteur est installé au poste de conduite. pas de risque de retournement (conforme aux normes Rops). Et la structure résiste aux chutes d’objets lourds (conforme aux exigences Fops). A.R. La MLT 625 ne dépasse pas les 2 mètres de haut pour 1,82 mètre de large. teMps de cycle de Manutention avec la Mlt 625 MouveMent teMps Levée flèche 7.20 secondes Descente flèche 4.90 secondes Sortie du télescopique 5.20 secondes Rentrée du télescopique 3.70 secondes déversement 3.20 secondes cavage 3.20 secondes 8 LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 FOIRE Table ronde Agriculture 2020 : entre perspectives et réalités, toutes les raisons d’être optimiste! C’est sur ce thème qu’ont débattu brillamment Marion Guillou, Christiane Lambert et Dominique Dutartre à l’occasion d’une table ronde organisée par le Crédit Agricole du Nord Est et la FDSEA de la Marne lundi 29 août à la foire de Châlons. L’agriculture a un bel avenir Comme le souligne Marion Guillou, la France et la région Champagne Ardenne en particulier, bénéficient de conditions très favorables à une agriculture écologique à long terme et compétitive. Mais elle est soumise à des contraintes (nécessité d ‘économiser de l’énergie, respect de l’environnement) et à de plus en plus d’incertitudes : sanitaires, climatiques, économiques. Se donner les moyens « Il faut préserver les terres agricoles, partout dans le monde » insiste Christiane Lambert. Aujourd’hui le foncier est menacé par l’artificialisation des sols et l’urbanisation. L’équation n’est pas simple à résoudre : produire plus pour répondre à l’accroissement mondial de la population, produire mieux pour respecter l’environnement avec moins d’eau, moins d’énergie et moins d’intrants. La recherche doit aider les agriculteurs à augmenter l’efficience économique de l’hectare. Il faut également « renforcer les solidarités organisées entre les agriculteurs » explique Christiane Lambert, par le biais d’instances de régulation (FAO, OCDE, OMC…) pour arbitrer le commerce, le développement et accompagner cette économie capitalistique qu’est l’agriculture. Autres moyens à mettre en œuvre : lutter contre le gaspillage. Dans l’hémisphère nord, on gaspille 30% de l’alimentation transformée ! Enfin, il faut améliorer la répartition de la richesse Christiane Lambert « L’agriculture est attendue par l’ensemble de la société. A nous d’être coacteurs de son développement. » Marion Guillou « Il faut reprendre la main sur la communication vis à vis des consommateurs et du grand public qui ne savent plus qui produit et comment. Il faut recréer du lien. » Dominique Dutartre « Le succès d’une région résulte de la capacité des hommes à vivre ensemble. » De gauche à droite : Marion Guillou, Dominique Lebrun, animateur de la table ronde, Christiane Lambert et Dominique Dutartre. entre les différents acteurs des filières. La part de l’alimentation est passée de 16% à 12% ces dernières années dans le budget des ménages alors que le revenu des agriculteurs ne s’est pas accru à due proportion. agriculture et oMC Il est nécessaire d’avoir une approche globale des échanges économiques, et l’agriculture en fait partie. Elle ne peut pas vivre en vase clos. Le contexte a fortement bougé ces derniers mois pour les pays du Maghreb notamment qui importent davantage de jeunes ovins et bovins. De nouvelles perspectives de marché s’offrent à notre agriculture. Il faut les saisir. l’innovation, un maître mot L’ Inra travaille actuellement sur l’agriculture de précision, la sélection génomique en élevage, la substitution d’un système par un autre, les nouveaux systèmes culturaux (rotations, agro-foresterie...). Les chercheurs s’emploient à évaluer l’impact de leurs travaux sur l’environnement et le climat, chose que l’agriculteur ne peut pas faire à titre individuel. Aujourd’hui la piste génétique est certainement la plus travaillée. Marion Guillou constate que chercheurs et agriculteurs se sont éloignés pendant des années, les uns étant davantage tournés vers la recherche fondamentale et les autres vers la défense du revenu via la Pac. Aujourd’hui la convergence est certaine, chacun ressentant le besoin de travailler avec l’autre. biocarburants « Actuellement, nous travaillons sur la 2ème génération de biocarburants, mais cela ne condamne pas la première, explique Dominique Dutartre. Sans la première, on n’aurait pas pu travailler sur la deuxième. Il faudra assurer la transition tout en veillant toujours à respecter un équilibre entre alimentation et production d’énergie. » Bien des messages d’espoir donnés par les trois intervenants, qui alors qu’ils occupent des fonctions très différentes ont souvent convergé vers les solutions à mettre en œuvre et la nécessité de se concerter peutêtre plus souvent entre acteurs du monde agricole. « Ce qui est important, c’est notre capacité à changer de regard sur les choses, changer nos pratiques et accepter le changement de regard des autres » a observé Christiane Lambert. « Le vrai potentiel d’une région, au-delà des terres et du climat, ce sont les hommes, a complété la Pac a-t-elle de l’avenir ? n Tous les intervenants sont unanimes : rarement les politiques agricoles n’ont paru aussi nécessaires même si elles doivent évoluer. lors du G120 agricole qui s’est tenu en France en juin dernier, tous les pays ont affirmé la nécessité d’une politique agricole de régulation que l’on peut résumer en quatre mots clés : - production : il faut produire plus, - information : il faut plus de transparence sur les marchés, des organismes tels que la Fao, l’oMC doivent coordonner les politiques publiques. - régulation : il faut des outils de gestion des risques (contractualisation…), - supervision : il faut des organismes qui dénoncent les abus de la spéculation sur les marchés. Marion Guillou évoque la nécessité de la Pac en rappelant quelques chiffres. entre 2007 et 2009, les aides directes de la Pac ont constitué 90% du revenu net des agriculteurs français. le poids du budget agricole sur le budget global du contribuable diminue. (de 0,60% à 0,40% du PIb). Mais selon elle la Pac doit évoluer et gommer les inégalités. la Pac a sa légitimité à trois titres. Pour la stabilisation des prix. la volatilité est défavorable aux consommateurs, aux agriculteurs et à l’investissement. Pour gérer les biens publics. or l’agriculture participe à la gestion de biens publics en captant le Co² et en favorisant la biodiversité. elle ne doit pas rater le coche de participer à ces nouveaux chantiers qui s’ouvrent actuellement. enfin, les aides Pac doivent aider les agriculteurs à innover et les soutenir dans les phases de transition dont on sait qu’elles comportent des risques. Dominique Dutartre. Le syndicalisme a deux fonctions fondamentales : la défense légitime des intérêts du secteur et c’est une extraordinaire école de formation des hommes et des élites agricoles. La coopération, c’est un modèle du futur. En complément avec les Organisations Professionnelles Agricoles, elle a apporté le succès et la dynamique à notre région. Quant au Crédit Agricole du Nord Est, il a manifesté, plus que d’autres caisses, un ancrage profond dans les territoires et l‘économie agricole. Il faut qu’il continue. » Tout était dit ! Une fois les constats établis, il faut passer à l’acte et attaquer les chantiers un par un ! Et Benoît Piétrement, président de la FDSEA de conclure : « Nous avons une équation difficile à résoudre mais des solutions existent. Nous comptons beaucoup sur la recherche pour les trouver. Notre région a su se doter de solides outils avec ARD notamment. Quand on milite pour une agriculture innovante, attractive et solidaire comme la FDSEA de la Marne, je crois qu’on prend les bonnes orientations. » Carole Meilleur responsable communication Groupe FdSea 51 redonner sa place à l’agronomie n dominique dutartre, fort de ses longues années d’expérience, rappelle que l’agriculture champenoise doit modifier ses pratiques pour réduire encore le recours à l’azote minéral. de gros progrès ont été réalisés. Citons par exemple le cas de la betterave qui en 20 ans, a divisé par deux les doses d’azote minéral tout en multipliant pratiquement par deux les rendements. et la génétique nous aidera encore à progresser. M dutartre insiste sur l’importance de la luzerne dans une rotation. « Ce serait une erreur gravissime d’abandonner la luzerne au moment où elle va devenir incontournable pour sa contribution à la fixation d’azote. » Il ouvre également d’autres pistes de réflexion : redéployer l’élevage, en particulier avicole pour lequel il y a de la demande, pour sa contribution à l’azote organique. Sauvegarder la diversification des cultures et envisager des mélanges du type céréale + légumineuse sont également des voies à privilégier. de l’avis de tous, la recherche sur la symbiose entre les organismes et la microbiologie du sol deviennent une priorité. le concept de l’agriculture « écologiquement intensive » portée par une association auxquelles adhèrent aujourd’hui 8 grandes coopératives françaises, semble une voie très prometteuse pour l ‘avenir. Crédit : D.R. Un contexte de plus en plus risqué Ils ont dit … Crédit : D.R. d evant un public conquis par la clarté des propos et la finesse de l’analyse, Marion Guillou, PDG de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), Christiane Lambert, première vice-présidente de la FNSEA et Dominique Dutartre, président d’ARD,de Futurol et directeur adjoint de Champagne Céréales ont brossé point par point la situation d’une agriculture certes soumise à un environnement de plus en plus risqué et contraignant mais qui est aujourd’hui reconnue de façon unanime comme stratégique pour tous les pays. Ce qui nécessite un traitement à part et permet d’envisager l’avenir avec optimisme. « Le vrai potentiel d’une région, au-delà des terres et du climat, ce sont les hommes » souligne M.Dutartre. 9 VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE FOIRE DE CHALONS qui a célébré ses 120 ans, a relooké ses charrues. Un changement dans la continuité puisque fiabilité et résistance restent toujours les maîtres mots. Crédit : Richard Cremonini Retour à des valeurs sûres L e changement d’implantation a été l’occasion cette année de bouleverser les habitudes des visiteurs de la foire de Châlons. Pour la 65e participation du constructeur de charrues, son représentant, Frédéric Charlier, note que la pluviométrie atypique de l’année 2011 laisse peu de répit à aux clients du constructeur de charrues. Le carnet de commandes du fabricant se remplit bien car les gens retrouvent l’intérêt agronomique du labour, et le contexte économique fluctuant pousse les utilisateurs à revenir vers des valeurs refuge dont la charrue est l’un des plus anciens ambassadeurs. La réduction de l’utilisation des phytosanitaires avec le plan Ecophyto 2018 suscite un regain d’intérêt pour la charrue avec toutefois des pratiques quelque peu modifiées car l’utilisation de la charrue entre désormais dans une rotation des outils selon les cultures implantées. Outre le relooking de l’ensemble de la gamme, Charlier propose une nouveauté parmi les charrues poussées avec sa 5 corps poussée, qui, couplée à la portée 7 corps portée, permet d’optimiser le débit de chantier et mieux valoriser l’ensemble tracteur outil. Pour les charrues portées, l’option de sécurité hydraulique sur les roues de contrôle est désormais disponible. Cette option peut même être montée sur les charrues déjà existantes. Toute la gamme est là, présente sur le stand où bonne humeur et sympathie sont au rendez-vous. Dans cet espace de partage et d’échange, l’objectif pour Frédéric Charlier a toujours été d’être à l’écoute des utilisateurs. David Hincelin Annonces légales par e-mail Il suffit d’envoyer votre fichier Word à cette adresse : [email protected] MATÉRIEL Le constructeur de bennes du sud-ouest marnais, Royer, exposait ses outils à la Foire de Châlons. Connu historiquement pour ses bennes, il a mis aussi l’accent cette année sur ses porte-outils. Royer, les bennes, on sait faire, le reste aussi P ositionnée comme une entreprise régionale avec une gamme de matériels répondant aux besoins des professionnels de l’agriculture et de la viticulture, la société marnaise Royer présentait pour la première fois à la Foire de Châlons sa gamme de porte-engins allant de 3,5 à 24 tonnes de capacité, depuis le simple jusqu’au triple essieu. Autre nouveauté : l’apparition il y a peu des porte-outils et plateaux surbaissés dans la gamme. Interrogé sur l’ambiance de la foire, Christophe Royer voit 2011 comme une année où un climat positif et la confiance sont au rendez-vous, malgré une récolte et une arrière-saison éprouvante pour les nerfs des clients. Les gens viennent dans la bonne humeur et la convivialité avec l’intention d’optimiser le transport, soit en achetant à plusieurs, soit en investissant dans des capacités importantes (18 à 24 tonnes). Par ailleurs, le représentant de chez Royer constate que la nouvelle disposition de la foire a «cassé» les habitudes. Les gens sont alors nombreux à flâner dans les allées... D. Hincelin Crédit : D.H. MATÉRIEL Le constructeur Charlier, Christophe Royer devant son porte engin 18 tonnes. 10 LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 FOIRE distribue Case présentait ses nouveautés. Chez Case, nouveaux moteurs et nouvelles transmissions C à l’occasion du Sima en février dernier. Les visiteurs de la 65ème édition de la foire ont pu apprécier la présentation de la gamme des Puma CVX avec leurs motorisations de 130 à 160 CV Efficient Power (ADBLue) et désormais dotés Crédit : D. H. hamp’Agri, Vitry Motoculture, et les établissements Poncelet Raymond présentaient les nouveautés de chez Case. Au menu, on pouvait apercevoir la nouvelle gamme de tracteurs, et les nouvelles Axiales sorties Kevin Doucet et Philippe Ravillon devant le nouveau Puma CVX 130. d’une transmission à variation continue. On pouvait aussi apercevoir un petit nouveau présenté en avant première sur la foire, le Puma CVX 130. Sa légèreté et sa maniabilité en font un tracteur idéal pour les travaux de pulvérisation, d’épandage d’engrais ou les activités d’élevage. Kevin Doucet, commercial de chez Champ’Agri souligne que depuis plusieurs années, Case innove et développe ses gammes en apportant des solutions aux problèmes de ses clients, preuve en est, la progression du constructeur américain sur le marché des tracteurs et batteuses. L’ambiance de la foire et les contacts ont a été bons même si les visiteurs se sont concentrés sur la deuxième partie de la foire et n’ont pas pu avoir toute l’attention qu’ils méritaient. En tout cas, ils avaient des intensions d’achat dans un avenir à court terme. D.H. CONCESSION Les visiteurs se sont concentrés sur le second week-end avec des intentions d’achat et l’édition 2011 de la foire s’achève sur une note très positive qui donne le tempo pour la campagne à venir. S ur le stand du Garage de la Vesle les visiteurs ont pu découvrir quelques nouveautés à commencer par le nouvel automoteur Xénon de chez Matrot, le seul du marché à proposer le 0 volume mort, donc une gestion du fond de cuve optimale. Cet appareil qui dispose de la technologie Automotiv a en plus la particularité d’être le seul sur le marché à être équipé de stabilisateurs de dévers qui lui permettent d’aller dans des dévers allant jusqu’à 24%. Son boîtier « Mülher » embarque toute la régulation de la pulvérisation, du suivi GPS, de la transmission et du Stabilis. Ce boîtier unique permet une prise en main très rapide. Du côté tracteurs, les TTV 410, 420 et 430 qui viennent en complément de la gamme de tracteurs Deutz-Fahr étaient présents. Avec ces nouveautés, le constructeur propose ainsi une gamme allant de 90 à 224 CV. Crédit : D. H. Foire positive pour Deutz-Fahr EXPOSANT Franquet n’a pas fait défaut et a répondu présent. Dans l’ensemble, l’affluence a été bonne, hormis quand le beau temps et les travaux des champs volaient la vedette. Franquet : des nouveautés incontournables Crédit : D. H. MATERIEL Champ’Agri, enseigne du groupe Ravillon qui Le Cultichamps proposé avec des largeurs de 3 à 6 mètres. L a gamme de déchaumage et de préparation de sol du constructeur axonais était présentée à la Foire de Châlons. Au niveau de la préparation du sol, deux outils étaient proposés, le Combigerme et le Cultichamps. Le Combigerme porté ou traîné, allant de 3 à 6 mètres, est adapté pour tous les types de préparations de sol. Il combine sa barre niveleuse, des dents de vibroculteur et deux rangées de croskilettes. Le Cultichamps proposé avec des largeurs de 3 à 6 mètres combine une barre niveleuse, des dents, le synchrospire et deux rangées de croskilettes qui permettent de préparer le sol en un seul passage. Pour le volet déchaumage, deux appareils à disques étaient visibles. Il s’agissait du Synchromix et du GDmix. Le synchromix est monté avec deux rangées de disques crénelés qui précèdent le synchrospire. Cet outil proposé dans des versions de 4 à 6 mètres est adapté pour des déchaumages superficiels. Il peut être accroché soit à l’avant pour soit à l’arrière du tracteur avec un astucieux système d’attelage interchangeable. Le GDmix, proposé dans des versions de 3 à 6 mètres, est un outil de déchaumage rapide composé d’une double rangée de disques crénelés renforcés et d’un rouleau varispire. Le Varispire dont l’entraxe est réglable permet à cet outil de passer dans les terrains les plus difficiles et les plus caillouteux. Les deux appareils à disques étaient accompagnés du Cultigerme, un outil à dent proposé dans des largeurs de 3 à 6 mètres porté. Les dents de cet appareil montées sur 5 rangées évitent le bourrage dans les pailles denses. Elles sont complétées par une double roto herse qui rappuie et nivelle le sol. La herse étrille de chez Unia. Pour la fin d’année, le TTV 7.260 équipé d’un moteur ADblue et développant 280 CV arrivera sur le marché. La politique de Deutz est d’offrir deux gammes de transmissions. Les semipowershifts, simples et économiques et les variations continues plus techniques et parfaitement adaptés pour les travaux de semi, de traitement… Sur le stand du concessionnaire, on pouvait observer une grande quantité d’outils du sol, en particulier des outils de désherbage mécanique avec la herse étrille de chez Unia, qui, avec ses 12 mètres ne nécessite que 80 CV pour un rendement horaire de l’ordre de 10 à 12 Ha. D.H. Crédit : D. H. Crédit : D. H. Rémi Maupin, responsable des ventes du garage de la Vesle devant le Xénon. Le GDmix, proposé dans des versions de 3 à 6 mètres. David Hincelin 11 VENDREDI 9 sEptEmbRE 2011 - LA mARNE AGRICOLE FOIRE DE CHALONS SUCCÈS On a attendu après les agriculteurs, puis les viticulteurs et au final un nouveau record d’affluence est battu alors que régnait un bon climat d’affaires du côté du matériel. « La réussite de cette édition augure bien du futur rendez-vous qui bénéficiera du 31 août au 10 septembre 2012 d’installations flambant neuves », souligne bruno Forget, commissaire général de la Foire. Ce constat est partagé par les exposants de la partie agricole de la Foire, Equip’Agro. À leur tête, philippe Ravillon, concessionnaire, mais surtout président départemental du syndicat national des entreprises de ser- Philippe Ravillon, président des concessionnaires en matériel agricole de la Marne et d’Equip’Agro dresse un bilan positif de la Foire. vice et distribution du machinisme agricole, le sedima, et d’Equip’Agro. « Pour nous c’est un bon bilan et cela s’explique par un climat d’affaires favorable », soulignet-il. « On sortait d’une bonne moisson, avec des rendements en retrait, mais les prix sont soutenus et les revenus vont suivre ». Dans ce contexte, « les agriculteurs se sont positionnés sur des besoins en tracteur, moissonneuse-batteuse, pulvérisateur… Ils s’intéressent à de nouveaux itinéraires techniques et parlent de projets d’investissements liés à des besoins précis ». La Foire a permis à beaucoup d’exploitants d’avoir sous les yeux une photographie complète de l’offre en matériel agricole adapté à leurs besoins et leur type de production. Des contacts se sont noués, des ventes ont eu lieu, mais tout reste à jouer pour les équipes commerciales qui vont aller à la rencontre des agriculteurs, dans les fermes. « Il faut maintenant analyser, expertiser les besoins et proposer le matériel correspondant », ajoute philippe Ravillon. L’agriculture de précision a notamment le vent en poupe. On observera cependant que le démarrage de la Foire s’est fait dans le calme. La moisson tardive a différé les semis de colza. pas d’agriculteurs ni de viticulteurs, c’est toute une partie conséquente de la population marnaise qui était accaparée par ses travaux. « 130 000 vendangeurs sont recrutés et 30 000 viennent de la région, ça fait beaucoup de familles », explique philippe Ravillon. mais le dernier week-end a rassemblé tout le monde et permis de battre ce nouveau record. L’an prochain la Foire débutera le vendredi 31 août. Les agriculteurs ne seront plus dans les champs, tout le monde sera de retour pour la rentrée. Quant à la vendange… Crédit : Richard Cremonini A vec 215 382 visiteurs la 65e Foire de Châlons en Champagne a battu un nouveau record d’affluence expliquent les organisateurs. Un succès obtenu malgré des inquiétudes initiales liées à la météorologie, à un parc des expositions en chantier et à des vendanges précoces. Le public n’a pas boudé l’événement, attiré par la diversité de la gastronomie proposée mais aussi par l’éclectisme des stands (740 exposants), les nouvelles technologies agricoles, les conférences, l’espace ferme et les nombreux concerts gratuits proposés chaque jour. Crédit : Richard Cremonini La Foire de Châlons reste une référence Les organisateurs de la Foire : Dominique Petitcolin, Bruno Forget et François Lévy (de g à d). R.C. 12 LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 FOIRE DE CHALONS DÉBAT «Peut-on nourrir la planète à partir des productions locales», cette question a fait l’objet d’une conférence dans le cadre de la Foire de Châlons. Il n’y a pas «une» mais de multiples réponses. Nourrir la planète, oui mais… A subvenir aux besoins de la planète tant sur le plan alimentaire qu’énergétique et il faut que les agriculteurs français se réapproprient la science du vivant délaissée en France, l’un des rares pays développé à encore rejeter en masse les OGM. Crédit : Richard Cremonini l’occasion de la conférence organisée par la Chambre d’agriculture régionale le mercredi 31 août dans le cadre de la Foire de Châlons, Joseph Daul, président du groupe PPE (Parti populaire européen) membre de la Commission de l’agriculture et du développement rural au Parlement européen, Luc Guyau, président indépendant du conseil de la FAO, Philippe Mangin, président de Coop de France, Alain Herbinet, président de l’Accir (Association champenoise de coopération interrégionale) et Daryl Brehm, conseiller agricole de l’ambassade des ÉtatsUnis étaient présents et ont eu l’occasion de confronter leurs opinions sur la question «peuton nourrir la planète à partir des productions locales agricoles ?». Ils se sont accordés pour dire que l’avenir de la profession passe par la tolérance et l’acceptation du changement, notamment les OGM, le bio… Les agriculteurs doivent retrouver la fierté de produire et surtout la capacité de vivre dignement de leur métier. Pour nourrir l’humanité d’ici à 2050 avec ses De gauche à droite : Joseph Daul (président du groupe PPE au Parlement européen), Daryl Brehm (conseiller agricole de l’ambassade des États-Unis), Philippe Mangin (président de Coop de France), Alain Herbinet (président de l’Accir), Jean Notat (président de la Chambre d’agriculture de la Marne), Luc Guyau (président indépendant du conseil de la FAO). probables 9 milliards d’individus, il faut que la société soit fière des agriculteurs, il faut que les gouvernements des pays pauvres agissent en faveur de l’agriculture, sans quoi, les épisodes de famine seront légion dans les décennies à venir. Tous étaient d’accord sur le fait que les OGM sont nécessaires pour De multiples modèles de production Autre point abordé, les productions biologiques. Ce débat ne doit pas être étalé sur la place publique car il y a trop d’enjeux, et, ceux qui sont le plus à même de les comprendre sont les professionnels. Chacun sait que c’est un marché, qu’il faut y répondre mais il est inconcevable que l’ensemble de la profession s’y mette car si les produits bio étaient au même prix que les produits conventionnels cela ferait le bonheur de la GMS mais probablement pas des producteurs. On dit que la majorité de l’agriculture dans le monde est biologique, pourtant, les agriculteurs des pays pauvres, s’ils en avaient les moyens, mettraient de l’engrais et des produits phytosanitaires pour vivre. Ils le disent ouvertement. Dans les débats qui animent l’agriculture, il y a celui des disparités. Pour que les agriculteurs, à l’échelle européenne soient sur le même pied d’égalité, il faut homogénéiser les contraintes au niveau du temps de travail, de la fiscalité, des charges sociales… Pour les détracteurs des énergies vertes, bioéthanol ou diester, il ne faut pas oublier que l’agriculture a toujours produit de l’énergie. Avant, c’était le foin et le grain qui étaient destinés aux animaux de traction, désormais cette énergie remplit les réservoirs des véhicules. Sur le visage de l’agriculture de demain, les intervenants étaient unanimes pour dire qu’il n’y aura pas quelques modèles de production mais une multitude, liée aux typicités et potentiels des régions. Les pays les moins avancés ont besoin de soutiens, comme nous en avons bénéficié avec le plan Marshall, pour combler le retard qu’ils ont et mettre en place le mode d’agriculture approprié à leurs sols et leurs modes de vie. David Hincelin ÉNERGIE Une nouvelle offre se met en place avec l’arrivée de l’AdBlue et du gazole non routier (GNR) pour le matériel agricole. AdBlue, GNR : CPE Bardout développe de nouvelles activités A n’ont pas encore basculé, ils attendent le 1er novembre pour acheter le produit hiver qui résiste à -21 degrés », explique David Foissy. Aucun incident n’est à signaler du côté des utilisateurs du GNR, « 30 % de nos volumes traction ont basculé sur ce nouveau produit sans problème », précise David Foissy. Enfin l’activité granulés de bois connaît un nouveau développement avec la distribution de produits de la marque Badger Pellets. Ils sont certifiés DIN Plus avec un pouvoir calorifique à 5,2 kWh / kg. « C’est 30% moins cher que pour se chauffer avec du fioul », observe Pauline Martin assistante marketing CPE Bardout. Les granulés sont conditionnés en sac de 15 kg et ils seront livrés en vrac par camion souffleur avec pesée embarquée à partir de 2 tonnes. Un silo de 200 t va être monté à Châlons pour le stockage. RC Crédit : RC De g à d : David Foissy chef des ventes CPE Bardout, Fabrizio Menghini et Inti Serrano, ingénieurs développement commercial GPN. Mercedes ou Audi sont équipés de ce dispositif. D’autres technologies existent pour éliminer les NOx mais l’AdBlue semble la plus probante. « Nous avons mis en place un stockage d’AdBlue de 80 m3 enterré à Châlons en Champagne à proximité de notre dépôt de fuel existant », explique David Foissy, chef des ventes CPE Bardout. L’AdBlue sera distribué comme le fioul, par un camion de 16 m3 et les livraisons seront effectuées à partir de 500 litres. Une pompe destinée aux professionnels sera également installée à Châlons. Le produit distribué par CPE Bardout est fabriqué par une filiale de Total, GPN, en Seine et Marne. Le GNR (gazole non routier) destinés aux engins agricoles poursuit sa montée en puissance. « Ça démarre, tous les agriculteurs Crédit : RC ldBlue, si ce nom vous est inconnu il va bientôt faire partie de votre quotidien. Il s’agit de la marque commerciale sous laquelle est diffusée la solution aqueuse d’urée à 32,5 % utilisée pour lutter contre la pollution par les oxydes d’azote. Son utilisation s’est développée avec la mise en application des normes d’émission Euro 4, Euro 5 destinées à réduire les émissions polluantes des poids lourds. L’AdBlue permet de convertir 85 % des oxydes d’azote contenus dans les gaz d’échappement, en azote et en vapeur d’eau. Les engins de travaux publics et agricoles sont visés depuis le 1er janvier si les moteurs Diesel développent plus de 177 ch. À l’avenir, cette technologie devrait s’étendre à des puissances inférieures. En 2012, les tracteurs Diesel à partir de 100 ch seront concernés, matériel neuf uniquement bien sûr. Concrètement, le véhicule dispose d’un second réservoir. L’AdBlue est injecté dans les gaz en postcombustion à 700-800 degrés avant de rejoindre le pot catalytique. En sortie, les gaz sont complètement dépollués des NOx. Des autos des marques Pauline Martin assistante marketing CPE Bardout. VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE 13 14 LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 COMPRENDRE Groupe Azote MArne Le 4ème programme de la Directive Nitrates prévoit l’obligation de couvrir 90 % de la surface agricole utile cet automne. Les sols à limons hydromorphes non drainés ou avec un taux d’argile supérieur à 30 % peuvent bénéficier d’une dérogation à l’implantation de Cipan sous respect de quelques obligations… Dérogation à l’implantation d’une culture intermédiaire : quelles contreparties ? t oute parcelle qui va bénéficier de la dérogation à l’implantation d’une culture intermédiaire, pour cause de limon hydromorphe non drainé ou de taux d’argile supérieur à 30 %, devra faire l’objet d’un bilan azoté et d’un reliquat en sortie d’hiver. parcelles concernées par la dérogation Peuvent bénéficier de la dérogation les parcelles sur limons hydromorphes non drainés ou ayant un taux d’argile supérieur à 30 %. Deux situations se présentent : - Pour les parcelles en région de «bordure», la dérogation est accordée sans accord préalable de la DDT. Vous retrouverez le zonage des communes concernées sur le site de la Chambre d’agriculture de la Marne, rubrique « Fertilisation/Effluents Cultures intermédiaires : un taux de couverture automnale des sols obligatoire » : www.marne.chambagri.fr - Pour les parcelles répondant à ces critères agronomiques mais situées en dehors de ce zonage, vous devez obtenir l’accord préalable de la DDT, notamment au vu du résultat d’analyses de sol. Sont exclues de la dérogation les parcelles ayant reçu un apport organique. Ainsi, vous êtes tenu dans tous les cas d’implanter une Cipan si, avant une culture de printemps, vous apportez entre juillet et octobre des effluents organiques (lisier, fumier, boues, vinases…). obligation de calculer le bilan azoté et de mesurer le reliquat d’azote en sortie d’hiver Si vous utilisez cette dérogation, vous devez en contrepartie : calculer le bilan azoté de la culture qui vient d’être récoltée, c’està-dire de la culture qui précède la non-implantation d’une Cipan. La méthode de calcul est précisée ci-après ; effectuer une mesure de reliquat d’azote en sortie d’hiver pour la culture qui suit la nonimplantation. Ne pas confondre, le bilan azoté, calcul que vous effectuez a posteriori, après la récolte de la culture concernée et le plan de fumure selon la méthode du bilan correspondant au calcul que vous effectuez au printemps pour fixer la dose d’azote à apporter. Exemple : Le blé que vous venez de récolter sera suivi d’une orge au printemps prochain. Votre parcelle, située dans le Tardenois, contient plus de 30 % d’argile, aussi vous êtes exempté de l’obligation de mettre en place une Cipan entre le blé et l’orge. Cependant, si vous n’implantez pas de Cipan, vous devez calculer le bilan azoté du blé et vous devrez effectuer une mesure de reliquat d’azote en sortie d’hiver pour l’orge. Méthode de calcul du bilan azoté à la parcelle On retient la méthode de la Balance Globale Azotée. Son principe est de calculer à la parcelle le solde entre les entrées totales d’azote et les exportations par les cultures : Pour les entrées sont comptabilisés les apports minéraux et les apports organiques (azote total et pas seulement la fraction disponible). Pour les exportations le calcul tient compte du rendement et des exportations ou non des pailles (cf. tableau des exportations). Le calcul ne prend en compte que les cultures pour lesquelles une référence existe. exportation des cultures Composition des effluents organiques exportation kg n/q (B) Culture grain grain + paille Avoine 1.9 2.5 Blé tendre 1.9 2.5 Colza d'hiver 3.5 7.0 Lin graine 4.5 Orge 1.5 2.1 Seigle 1.4 2 Triticale 1.9 2.5 exportation Kg n/t (B) Valeurs à utiliser à défaut d’avoir vos propres analyses effluent organique Composition n total (kg/tonne) Fumier vaches 6,5 laitières Fumier vaches 6,0 allaitantes Fumier taurillons 9,0 Fumier volailles 22,0 Fumier porcs 8,0 Fumier ovins 8,5 Carotte 3.0 Épinard 5.0 Maïs fourrage 12.5 Lisier vaches laitières 3,5 Oignon 2.0 Lisier porcs 3,0 Pomme de terre 3.5 Vinasses 30 Calcul de la Balance Globale Azotée Tableau à remplir pour les parcelles bénéficiant de la dérogation Année culturale : exportations Apports /ha Bilan Culture précédent la export export export/ha parcelle n n minéral n organique (D) + (E) non-implanta- rdt/ha paille (C)=(A) (A) Kg /q (D) total (E) – (C) tion de CIpAn O/N x(B) ou t (B) (A) Rendement en quintaux pour avoine, blé, colza d’hiver, lin graine, orge, seigle et triticale et en tonnes pour carotte, épinard, maïs fourrage, oignon et pomme de terre. (B) Coefficient d’exportation d’azote de la culture, reportez-vous au tableau « Exportation des cultures » ci-dessus. (C) Exportation totale d’azote : le rendement (A) multiplié par le coefficient d’exportation (B) (D) Apports d’azote minéral : valeur à récupérer dans votre cahier d’enregistrement. (E) Azote organique total : tonnage apporté par hectare multiplié par la quantité d’azote total par tonne. À défaut d’avoir vos propres analyses, reportez-vous au tableau joint « Composition des effluents organiques ». Gaël ponsardin et philip Wortham Chambre d’Agriculture de la Marne pour le Groupe Azote Marne. InDuStrIe Au moins trois nouvelles usines de produits chimiques issus du végétal devraient sortir de terre en Europe. Chimie du végétal : plusieurs projets d’usines en cours L a chimie du végétal consistait surtout jusquelà en des prototypes, mais depuis environ trois ans elle entre dans le concert industriel, avec au moins trois projets d’usines de produits chimiques utilisant des matières premières végétales, en remplacement de dérivés du pétrole. C’est ce qu’indique Christophe Rupp-Dahlem, président de l’Association pour la chimie du végétal (ACDV). Pour commencer, l’amidonnier Roquette démarrera une unité de 25 000 tonnes de plastiques d’origine végétale (blé, maïs, pommes de terre) sur son site de Lestrem dans le Nord déjà le mois prochain, selon le président de l’ACDV. D’autre part, une usine de 10 000 tonnes d’acide succinique (une « brique » élémentaire qui sert à la fabrication de composants élaborés, comme les solvants, les polymères pour films, etc.) démarrera en Italie l’an prochain, à partir de maïs de la plaine du Pô. Cela à l’initiative de Roquette et de la société néerlandaise DSM. Une autre usine d’acide succinique, de 25 000 tonnes, est prévue près de Barcelone en Espa- gne pour 2013, découlant d’une joint-venture entre la société Purac, filiale de la firme néerlandaise CSM, spécialisée dans les produits pour la boulangerie, et de la firme chimique allemande BASF. Ce n’est qu’un début, car le directeur général de CSM, Gerard Hoetmer, a annoncé début août que par la suite les deux firmes mettront en œuvre un projet d’usine « de dimension mondiale » de 50 000 tonnes « pour tenir compte de la croissance de la demande ». Dans la Marne, Bioamber (détenu par la société marnaise ARD et le nord-américain DNP Green Technology) investit dans une unité de démonstration industrielle de production d’acide succinique. VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE 15 16 VENDREDI 9 SEPtEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE Comprendre EVENEMENT Les Geda de la Suippe, de la Noblette et de Sainte-Ménehould organisent une rencontre « Semer une culture intermédiaire vite et bien ! » le vendredi 16 septembre à La Cheppe à 14h00. Au programme : visite d’essais et présentation de semoirs. Semer une culture intermédiaire vite et bien ! Crédit : D.R. TÉMoigNAgES d’AgriCulTEurS, AdhÉrENTS gEdA n Aymeric Brasier, agriculteur à Jonchery-sur-Suippe « Jusqu’à présent, je semais seulement de la moutarde. Cette année, je vais tester un mélange commercial belge moutarde blanche + phacélie + vesce commune + lin + trèfle d’Alexandrie. J’ai choisi ce type de mélange car je souhaite ramener de l’azote. Avec plusieurs espèces, on dilue le risque que l’une ou l’autre ne pousse pas bien. Je pense également qu’on ne favorise pas le développement d’un même parasite. » Jean-François Jeny, agriculteur à Massiges « Je souhaite semer une culture intermédiaire vite fait, bien fait et à moindre coût. Le « bien fait » s’impose car il s’agit d’obtenir un retour sur investissement suite aux dépenses engagées en semences, énergie et temps d’implantation. Au vu de l’investissement, il est donc impératif de le faire bien ! » Semoir delimbe à grosses graines pour les espèces en mélanges. A u-delà des aspects règlementaires, les cultures intermédiaires montrent très souvent un effet positif sur le potentiel de la culture principale. Le choix des légumineuses, des graminées ou des crucifères utilisées seules ou en mélange ne s’improvise pas et la qualité de l’implantation se révèle essentielle. Dans un court laps de temps après la moisson, l’agriculteur doit en effet ramasser ses pailles, épandre ses engrais et ses matières organiques et assurer l’implantation de ses engrais verts. Comment faire pour réussir cet enchainement ? Quelle espèce utiliser seule ou en mélange en fonction des types de sol et des rotations ? Comment intégrer la gestion des pailles et des matières organiques ? Comment adapter le travail du sol au semoir et à l’espèce choisie sans oublier l’enfouissement à venir ? Le mélange crucifères-légumineuses s’avère séduisant, mais comment implanter des graines de tailles différentes dans des résidus parfois volumineux? Afin de répondre à ces questions et dans le prolongement de l’Inter-Geda « La performance par l’agronomie » organisé en novembre dernier et de la rencontre du 16 juin, les Geda de la Suippe, de la Noblette et de Sainte Ménehould proposent une rencontre au champ le vendredi 16 septembre à 14 heures à La Cheppe. Semoirs, parcelles mises en place et une collection de 22 légumineuses présentés A cette occasion, une expérimentation croisant différents itinéraires est mise en place dans le but de produire une biomasse importante susceptible d’améliorer la fertilité du sol. Les semis ont été réalisés le 11 août pour la moutarde ainsi que Bertrand gomard, agriculteur à la Cheppe « J’en ai assez des intercultures qui ne poussent pas ! Mon objectif est de rationnaliser mon temps après la moisson car tout est à faire dans un délai très court de trois semaines. Pour réussir, je pense qu’il faut anticiper toutes les actions. » le mélange moutarde pois, et fin août pour les parcelles de moutarde et avoine avec les semoirs suivants : - Easydrill classique - Easydrill avec double caisse - Maxidrill - Semoir centrifuge Delimbe sur neo déchaumeur - Semoir à grosses graines delimbe Avec une gestion des pailles différentes: - Pailles enfouies avec azote (simulant un apport de Matières Organiques) - Pailles enfouies sans azote - Pailles enlevées Jean Paul Daouze, Ingénieur conseil en agro-machinisme à la Chambre d’Agriculture de la Marne, présentera les différentes modalités et les premiers résultats. Parallèlement, une collection de 22 légumineuses différentes a été mise en place en partenariat avec Arvalis afin d’identifier les plus pertinentes en champagne crayeuse. SANTÉ La protection des mains des agriculteurs, manipulant des produits de traitements, a fait l’objet d’une campagne de sensibilisation. Précautions d’usages des phytosanitaires C’ est en septembre 2010 que l’union des industries de la protection des plantes (UIPP), en partenariat avec Adivalor, les Chambres d’agriculture, Coop de France, Farre, FNA, la FNSEA, InVivo et les JA, a lancé sa « campagne mains » pour sensibiliser les agriculteurs aux précautions d’usage des produits phytosanitaires. Lors d’une conférence de presse, à Paris le 1er septembre, l’UIPP et ses partenaires ont présenté un bilan de l’impact de ces messages auprès des agriculteurs. Le 1er septembre à Paris, l’UIPP a présenté le bilan d’une campagne de communication, menée avec ses partenaires du milieu agricole, destinée à sensibiliser les utilisateurs de produits phytosanitaires aux précautions d’usages concernant la protection des mains. À cette occasion, Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, a déclaré « qu’il ne fallait pas fermer les yeux sur la protection des utilisateurs de produits phytosanitaires ». Pour lui, la prévention sur l’utilisation de ces produits passe par de bons comportements et de bons gestes, auxquels il faut sensibiliser les utilisateurs. les mains seraient pour 60 à 80 % à l’origine des contaminations « Les mains représentent 5 à 8 % de la surface du corps, et sont la source de 60 à 80 % des contaminations lors de la préparation des produits », a indiqué Jean-Charles Bocquet. La société d’études marketing ADquation a mesuré l’efficacité de la campagne, et son directeur d’études, Benoît Leygnier, a présenté ses résultats. Selon lui, l’impact global de cette campagne est supérieur à la moyenne par rapport à l’ensemble des plans de communications dits « institutionnels ». Environ 150 agriculteurs ont été interrogés, répartis de façon égale entre grandes cultures, viticulture et arboriculture/maraîchage. Ainsi, 42 % des interrogés en grandes cultures se souviennent du message, 31 % en viticulture et 38 % en arboriculture et maraîchage. toujours selon Benoît Leygnier, « 86 % des agriculteurs ont considéré cette cam- pagne comme utile, dont 46 % très utile ». L’étude montre aussi que 81 % des agriculteurs interrogés se sont déclarés concernés par la campagne. Cependant, seul 18 % des interrogés en grandes cultures auraient modifié leurs pratiques suite à la campagne, et 12 % pour chacune des autres productions. des comportements d’utilisateurs en mutation La « campagne mains » aurait ainsi amené les agriculteurs à utiliser davantage des gants lors de la manipulation des produits, et pour certains des masques ou des combinaisons. En revanche, « le lavage des mains est assez peu cité dans les questions ayant trait aux pratiques des personnes en charge des traitements », a déploré Benoît Leygnier. Pour l’UIPP, si ces résultats sont encourageants, il faut poursuivre la démarche et simplifier le message. Dans la foulée, Jean-Charles Bocquet a annoncé le lancement de la « campagne yeux » à l’automne 2011. Comme son nom l’indique, cette nouvelle communication visera à inciter les utilisateurs à protéger leurs yeux « sans toutefois les obliger de façon systématique à porter des lunettes », a souligné Jean-Charles Bocquet. Enfin, le directeur de l’UIPP a annoncé la distribution gratuite, pour cette saison de production, de DVD contenant de courts films de sensibilisation à la protection des utilisateurs de produits phytosanitaires et de leurs familles. Ces courts-métrages pédagogiques seront distribués sur les salons et visibles en ligne sur le site de l’UIPP. F.g. VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE 17 25 VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE ANNONCES LEGALES E-NOVEUS sarl Au capital de 7500 Euros Siège social : 2 allée Albert Caquot 51100 REIMS RCS Reims 444 175 335 L’assemblée générale extraordinaire du 16 août 2011 a décidé la dissolution anticipée de la société et sa mise en liquidation amiable à compter du même jour, nommé en qualité de liquidateur M. Jean-Philippe Pasquier demeurant 10 Place Amélie Doublé 51100 Reims et fixé le siège de la liquidation au 10 place Amélie Doublé 51100 Reims. Modification au RCS de Reims. ANALYTECH SARL Au capital de 8000 € Siège social : 2 rue Albert Caquot 51100 REIMS RCS Reims 512 888 645 L’ago du 16/08/2011 a pris acte de la démission des fonctions de gérant de M Thierry Chataigner, à compter du 31/08/2011. Modification au RCS de Reims. COMMUNE DE MONTBRÉ AVIS Concernant la révision du Plan Local d'Urbanisme Par arrêté n° 03/2011 du 04 Août 2011, M. le Maire de MONTBRÉ a ordonné l'ouverture de l'Enquête Publique sur la révision du P.L.U. A cet effet, M. Gérard TERRILLON, demeurant 143, rue de Courlancy à REIMS (51100), a été désigné par le Tribunal Administratif comme commissaire enquêteur. L'enquête se déroulera à la Mairie du 2 septembre au 5 octobre 2011. M. le commissaire enquêteur recevra à la Mairie le 2 septembre de 14h à 16h, le 9 septembre de 14h à 16h, et le 5 octobre de 9h à 11h. L'enquête publique sera close le 5 octobre à 11h00. Pendant la durée de l'enquête, les observations sur le P.L.U. pourront être consignées sur le registre d'enquête déposé en Mairie. Elles peuvent être adressées par écrit au commissaire enquêteur. Le Maire, Guy CHRETIEN. SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE DU 2 DE LA PLACE DE LA MAIRIE Société civile en cours de liquidation au capital de 762,25 € Siège social : 2, place de la Mairie 51220 COURCY R.C.S. REIMS 383 798 352 AVIS Aux termes du procès-verbal de l’assemblée générale du 26 août 2011, il résulte que les associés, après avoir entendu le rapport du liquidateur, ont : - approuvé les comptes de liquidation ; - donné quitus au liquidateur et déchargé de son mandat ; - prononcé la clôture des opérations de liquidation. Les comptes de liquidation seront déposés au greffe du Tribunal de commerce de REIMS. Mention sera faite au RCS de REIMS. Pour avis Le liquidateur DELPHINE JACQUESSON Société à responsabilité limitée en liquidation Au capital de 8 000 euros Siège : 4 rue Drouet 51800 STE MENEHOULD 515 383 529 RCS CHALONS EN CHAMPAGNE L’AGE du 03/08/2011 a décidé la dissolution anticipée de la Société à compter du 03/08/2011 et sa mise en liquidation amiable sous le régime conventionnel. Liquidateur Madame Delphine JACQUESSON, 15 B rue de Montier 51800 VERRIERES, pour toute la durée de la liquidation. Le siège de la liquidation est fixé 4 rue Drouet 51800 SAINTE MENEHOULD. Les actes et pièces relatifs à la liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de commerce de CHALONS EN CHAMPAGNE, en annexe au RCS. Pour avis Le liquidateur IN MEDIO Société civile immobilière Au capital de 6 000 euros Siège social : 37 rue Diderot 51430 TINQUEUX 435 227 475 RCS Reims AVIS Suivant décision collective des associés en date du 1er juillet 2011, il résulte que : Le nom de Monsieur William LAINE a été retiré des statuts sans qu’il y ait lieu à un remplacement par celui des nouveaux cogérants, Monsieur Olivier PHILIPPOT et Monsieur David MALINOWSKI. L’article 51 des statuts a été modifié en conséquence. Le siège social a été transféré au 2A rue Camille Guérin 51450 BETHENY, à compter du 1er juillet 2011. L’article “siège social” des statuts a été modifié en conséquence. Mention sera faite au RCS : REIMS. COMMUNE DE BARBONNE-FAYEL AVIS Concernant l’enquête publique sur le projet de réalisation de la carte communale Par arrêté n° 2011/09 du 24 août 2011, Madame le Maire de Barbonne-Fayel a ordonné l’ouverture de l’enquête publique sur le projet de réalisation d’une carte communale. A cet effet, Monsieur SANVICENTE Michel, demeurant 15 bis rue des Chanceaux à Cernay les Reims (51240) a été désigné par le Tribunal Administratif comme commissaire enquêteur. L’enquête se déroulera à la mairie de Barbonne-Fayel du 26 septembre 2011 à 10 h au 27 octobre 2011 à 16 h 00. Le commissaire enquêteur recevra en mairie les - Lundi 26 septembre de 10 h à 12 h - Vendredi 14 octobre de 14 h à 16 h - Jeudi 27 octobre de 14 h à 16 h L’enquête publique sera close le 27 octobre 2011 à 16 heures. Pendant la durée de l’enquête, les réclamations sur le projet de Carte Communale pourront être consignées sur le registre d’enquête détenu en mairie, aux jours et heures habituels d’ouverture ou être adressées par écrit au commissaire enquêteur, 13 grande rue 51120 Barbonne-Fayel. Seules les réclamations portées pendant l’enquête publique pourront être étudiées lors de la réunion d’examen des réclamations. Le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur seront tenus à la disposition du public dès qu’ils seront transmis en mairie. L’adjoint, LANDREA Jean-Claude. BARTHELEMY SERVICES INTERIM SAS au capital de 120.000 € Siège social : 12 allée René Fonck 51100 REIMS RCS REIMS 502 373 657 Les associés le 01/04/2011 a pris acte de la démission de M. Philippe BARTHELEMY de ses fonctions de Président, au 01/04/2011 et ont nommé, Président de la Société, au 01/04/2011, M. Sébastien SIGRAND, dt : 23 b rue En Fournirue 57000 METZ, pour une durée illimitée. Pour avis le représentant légal. AVIS DE CONSTITUTION Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Reims du 9 Août 2011, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Forme : Société à responsabilité limitée Dénomination : CORMONTREUIL ESTHETIQUE Siège social : Centre Commercial Cora Reims Cormontreuil (51350) Objet : Institut de beauté, vente de produits Yves Rocher et soins de beauté Yves Rocher. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS Capital social : 18 000 euros Gérance : Mme Laurence MISSAOUI, demeurant à REIMS (Marne) 16, rue de la Villageoise. Immatriculation : au RCS de Reims. Pour Avis, la gérance. AVIS DE CONSTITUTION Aux termes d’un acte sous seing privé en date du 31/08/2011, il a été constitué une société dont les caractéristiques sont les suivantes : Forme : Société à responsabilité limitée Dénomination : “FRENCH LUXURY CHAMP“ Siège social : 4 rue de la Source – 51480 VENTEUIL Objet : La société a pour objet, en France et à l’étranger : - L’achat et la revente de champagne et spiritueux en France et à l’international. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés Capital : 5 000 € divisé en 500 parts d’un montant unitaire de 10 € chacune Gérance : - Monsieur Yohann MICHAUX demeurant 4 rue de la Source – 51480 VENTEUIL, - Madame Nathalie DOS SANTOS-PRIN demeurant 12 Allée Tissandier – 77700 SERRIS, nommés pour une durée illimitée avec pouvoir d’agir séparément Immatriculation : au registre du commerce et des sociétés de REIMS Pour avis, le représentant légal. LE VIGNOBLE SAS SAS au capital de 900 000 euros Siège social : Chemin Rural de Puisieulx et Verzenay Zone Commerciale 51350 CORMONTREUIL 439 584 137 RCS REIMS Lors de l’AG du 24/08/2011, les associés ont décidé de transférer le siège social de la société à REIMS (51100) - ZAC Croix Blandin - Rue Léna Bernstein à compter rétroactivement du 1er août 2011. L’inscription modificative sera portée au RCS de REIMS. Pour avis AVIS DE CONSTITUTION Aux termes d’un acte sous seings privés en date du 21 juillet 2011 à Reims 51100, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Forme : Société à responsabilité limitée Dénomination : SARL AMBIANCE MG CARRELAGE Siège social : La Neuvillette rue Paul Wenz 51100 REIMS Objet : La vente de carrelages et de sanitaires et éventuellement la pose de carrelages et de sanitaires en soustraitance. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Capital social : 8 000 euros Gérance : Mlle MAUCIERI Sandra, demeurant 27 ter rue de la Paix, 51420 WITRY-LES-REIMS. Immatriculation : au RCS de Reims. Pour Avis, la gérance. SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE MALNES Société au capital de 1000 euros Siège social : 121 rue Ledru Rollin 51100 REIMS (Marne) 499 224 244 RCS REIMS AVIS D’un procès-verbal d’assemblée générale extraordinaire du 29 août 2011, il résulte que : - le siège social est transféré à compter du 1er septembre 2011, de REIMS (51100) 121 rue Ledru Rollin, à CORMONTREUIL (51350) 30, route de Taissy. En conséquence, l’article 4 des statuts a été modifié. Dépôt légal au RCS de REIMS. Pour avis, le représentant légal. TOP-HA Société à responsabilité limitée au capital de 10.000 euros Siège social : 52, bld Dumaine de la Josserie 35740 PACE RCS RENNES 489 679 191 D’un procès verbal d’assemblée générale extraordinaire du 28 juillet 2011, il résulte que : - Le siège social a été transféré, à compter du 1er Août 2011, de PACE (35740) 52, boulevard Dumaine de la Josserie, à TINQUEUX (51430) rue Marcel Dassault, zone artisanale du Mont Saint-Pierre. En conséquence, l’article 4 des statuts a été modifié. - Monsieur Thierry FAMELART, demeurant à CHAMPIGNY (51370) 16, rue des Charmes, a été nommé gérant de la société à compter du 1er août 2011, en remplacement de Madame Martine DEOM, gérante démissionnaire. En conséquence, l’article 14 des statuts a été modifié. Dépôt légal au RCS de Reims. Pour avis, Le représentant légal Office Notarial de Tinqueux Jean-Michel Pinteaux - Hervé Mauclaire David Pinteaux Notaires associés 4 bis rue Jacques Monod 51430 TINQUEUX CESSION DE FONDS DE COMMERCE Suivant acte reçu par Maître Jean-Michel Pinteaux, Notaire associé de l’Office Notarial de Tinqueux (51430 Marne), 4 bis, rue Jacques Monod, le 31 août 2011, enregistré au Pôle Enregistrement S.I.E. de Reims Nord, le 1er septembre 2011, bordereau n° 2011/1 168, case n°1, Monsieur Jean-Marc Henri FISCHBACH, commerçant, et Madame Marcelle Suzanne FORGERI, conjoint collaborateur, son épouse, demeurant ensemble à JONCHERY-SUR-VESLE (51140), 99 route Nationale, Ont cédé à Monsieur Boris René Louis BOUVET, commercant, célibataire majeur, demeurant à RETHEL (08300) 18 boulevard Robert Masson, Le fonds de commerce de Presse-LoterieLoto-Jeux-Papeterie-Confiserie-Cadeaux, auquel est annexé la gérance d’un débit de tabac, sis à REIMS (51100 Marne), Centre Commercial Turenne, 30, rue Vauban, lui appartenant, connu sous le nom commercial LA TABATIERE, et pour lequel Monsieur FISCHBACH est identifié au SIREN sous le numéro 405 394 370, et immatriculé au registre du commerce et des sociétés (RCS) de Reims (Marne), sous le numéro A 405 394 370, et au SIRET sous le numéro 405 394 370 00036. Le cessionnaire est propriétaire du fonds vendu à compter du jour de la signature de l’acte. L’entrée en jouissance a été fixée au 1er septembre 2011. La cession est consentie et acceptée moyennant le prix principal de deux cent cinq mille euros (205.000 €), s’appliquant : - aux éléments incorporels pour cent quatre-vingt cinq mille euros (185.000 €) - au matériel pour vingt mille euros (20.000 €) Les oppositions, s’il y a lieu, seront reçues en la forme légale dans les dix jours de la dernière en date des insertions prévues par la loi, au siège de l’Office Notarial de Tinqueux (Marne), 4 bis rue Jacques Monod, BP 16, 51431 TINQUEUX Cedex où domicile a été élu à cet effet. Pour insertion Le Notaire LA PREFECTURE DE LA MARNE COMMUNIQUE AVIS Enquête pubIique au titre de la déclaration d’intérêt général pour des travaux pluriannuel de restauration et d’entretien de l’Orconté et de ses affluents En application des dispositions du code de l’environnement, il sera procédé à une enquête publique sur la demande d’autorisation au titre de la déclaration d’intérêt général présentée par le Syndicat Mixte d’Aménagement Hydraulique de la Vallée de l’Orconté, qui sollicite l’autorisation de réaliser des travaux pluriannuel de restauration et d’entretien de l’Orconté et de ses affluents sur le territoire des communes de Frignicourt, Bignicourt-sur-Mame, Luxemont et Villotte, Ecrienne, Matgnicourt-Goncourt, Orconté, Heiltz-le-Hutier. Le siège de l’enquête est fixé à la mairie de Luxemont et Villotte où doivent parvenir toutes les observations adressées au commissaire enquêteur. M. POIRISSE y siègera le lundi 19 septembre 2011 de 14 heures à 16 heures et le jeudi 6 octobre 2011 de 17 heures à 19 heures. Il tiendra également une permanence dans les communes suivantes : - Mairie de Bignicourt sur Marne : le jeudi 22 septembre 2011 de 16h30 à 18h30, - Mairie de Frignicourt : le lundi 26 septembre 2011 de 10 heures à 12 heures, - Mairie de Matignicourt-Goncourt : le jeudi 29 septembre 2011 de 18 heures à 20 heures - Mairie d’Orconté : le vendredi 30 septembre 2011 de 13 heures à 15 heures, - Mairie de Heiltz-le-Hutier: le samedi 1er octobre 2011 de 14 heures à 16 heures, - Mairie d’Ecrienne : le mardi 4 octobre 2011 de 10 heures à 12 heures afin de recueillir les déclarations éventuelles des intéressés. Les intéressés pourront consigner leurs observations sur le registre ouvert à cet effet ou les adresser, pendant toute la durée de l’enquête, au maire ou au commissaire enquêteur, qui les joindront au registre d’enquête publique. Une copie du rapport dans lequel le commissaire enquêteur énonce ses conclusions motivées sur le projet de l’opération sera déposée aux mairies des communes de Frignicourt, Bignicourt-sur-Mame, Luxemont et Villotte, Ecrienne, Matgnicourt-Goncourt, Orconté, Heiltz-le-Hutier. Une copie de ce même document sera en outre déposée à la direction départementale des territoires, service environnement, eau, préservation des ressources où toute personne physique ou morale concemée pourra en demander communication. Pour le préfet, La responsable de la cellule «Politique de l’eau» Pauline MAINGUY Aux termes d’un acte sous seing privé en date du 1er septembre 2011, il a été constitué une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée dont les caractéristiques sont : Dénomination sociale : AV2E Forme : Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée Capital social : cent euros (100 €) divisé en 100 parts de 1 € chacune entièrement souscrites et libérées par apport en numéraire. Siège : 1, rue du Général Gouraud, 51400 Mourmelon-le-Grand Objet : vente directe ou démarchage, commerce de détail par vente à domicile. Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés. Gérant : M. VEYRIER Aurélien demeurant 1, rue du Général Gouraud, 51400 Mourmelon-le-Grand. La société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés tenu au greffe du tribunal de commerce de Châlonsen-Champagne. Pour avis et mention M. VEYRIER Aurélien, fondateur Office Notarial de Tinqueux Jean-Michel Pinteaux - Hervé Mauclaire David Pinteaux Notaires associés 4 bis rue Jacques Monod 51430 TINQUEUX AVIS D’AUGMENTATION DE CAPITAL SOCIAL Suivant acte reçu par Maître Jean-Michel PINTEAUX, Notaire associé, membre de la Société Civile Professionnelle “JeanMichel PINTEAUX, Hervé MAUCLAIRE et David PINTEAUX, notaires associés”, titulaire d’un office notarial à TINQUEUX (Marne), 4 bis, rue Jacques Monod, le 4 juillet 2011, enregistré au SIE de REIMS NORD, le 5 juillet 2011, a été effectuée une augmentation de capital social entre : Monsieur Richard Jean-Pierre PETIT, viticulteur, et Madame Véronique Edwige Paulette BAJAN, viticultrice, son épouse, demeurant ensemble à AVIZE (51190), 10 rue d’Oger. Capital social : sept mille cinq cent soixante euros (7.560,00 €). Les modifications statutaires seront publiées au registre du commerce et des sociétés de Reims. Pour insertion Le Notaire CESSION DE FONDS DE COMMERCE Aux termes d’un acte sous signatures privées en date à AY (51) du 25 Août 2011 enregistré au pôle enregistrement S.I.E. d’Epernay le 2/09/2011, bordereau n° 2011/859 case n°6. Cédant : SARL LE SAINT VINCENT, ayant son siège social à AY (51160), 3, avenue Victor Hugo. Cessionnaire : SARL L.P.P. ayant son siège social à AY (51160) 3, avenue Victor Hugo. Objet : Fonds de commerce de café, bar, restauration rapide, jeux, jeux automatiques, exploité à AY (51160) 3, avenue Victor Hugo, connu sous le nom de SAINT VINCENT. Jouissance : 25 août 2011 Prix : cent mille euros (100.000 €). Oppositions : dans les dix jours de la dernière en date des insertions légales au lieu de situation du fonds où domicile a été élu à cet effet. SCI TALLEYRAND N°19 Société Civile Immobilière Au capital de 762,25 euros Siège social 19 rue de Talleyrand 51100 REIMS RCS REIMS 342 034 360 TRANSFERT DU SIEGE SOCIAL Au terme d’une délibération en date du 31 août 2011, l’Assemblée Générale Extraordinaire a transféré à effet du 1er septembre 2011, le siège social du 19 rue de Talleyrand à REIMS (51100) au 276 A boulevard Pommery à REIMS (51100) Siege social : Ancienne mention : 19 rue de Talleyrand à REIMS 51100 Nouvelle mention : 276 A boulevard Pommery 51100 REIMS Les modifications seront faites au greffe du Tribunal de Commerce de REIMS Pour avis, la gérance WIDE SLIDE Société à responsabilité limitée au capital de 1 000 euros Siège social : 29 Place de la République 51000 CHALONS EN CHAMPAGNE 503 491 904 RCS CHALONS EN CHAMPAGNE Aux termes d’une délibération en date du 01/07/11, la collectivité des associés a pris acte de la démission de Julien CRIADO de ses fonctions de co-gérant et décide de ne pas le remplacer. Pour avis, La Gérance Société Civile Immobilière PARLIER Société au capital de 152 euros Siège social : 102, boulevard Pommery 51100 REIMS (Marne) 344 794 987 RCS REIMS AVIS D’un procès verbal d’assemblée générale extraordinaire du 29 août 2011, il résulte que : - Le siège social est transféré, à compter du 1er septembre 2011, de REIMS (Marne) 102, boulevard Pommery, à REIMS (Marne) 53, rue du 16ème et 22ème Dragons. En conséquence, l’article des statuts a été modifié. Dépôt légal au RCS de Reims. Pour avis, Le représentant légal Union de Coopératives Agricoles dénommée « SOCA COOP » Siège social : chez APM DESHY BP 8 - 51230 PLEURS Agrément N.2814 RCS CHALONS 736 520 420 AVIS DE CONVOCATION Les associés de l’Union de coopératives sont priés de bien vouloir assister à l’assemblée générale ordinaire annuelle de l’Union de coopératives qui aura lieu le : MARDI 27 SEPTEMBRE 2011 à 9 H Salle de FRANCE-LUZERNE, Complexe Agricole à Châlons-en-Champagne pour délibérer sur l’ordre du jour suivant : - Rapport du conseil d’administration aux associés sur l’exercice clos le 31 mars 2011 - Examen et approbation des comptes annuels de l’exercice clos le 31 mars 2011 - Rapports du commissaire aux comptes sur l’exercice clos le 31 mars 2011 - Quitus aux administrateurs - Affectation du résultat - Approbation des conventions passées entre la coopérative et ses administrateurs - Constatation de la variation du capital social souscrit - Renouvellement partiel du conseil d’administration - Fixation des indemnités versées au conseil d’administration - Pouvoirs pour les formalités. Cette assemblée sera suivie d’une assemblée générale extraordinaire appelée à délibérer sur l’ordre du jour suivant : - Mise en harmonie des statuts avec l’arrêté du 31 juillet 2009 portant homologation des statuts types des unions de sociétés coopératives agricoles. - Pouvoirs pour les formalités. Les associés ont la possibilité, conformément à l’article R 524-13 du Code Rural, de prendre connaissance au siège social, quinze jours au moins avant la date de l’assemblée, des comptes annuels, du rapport du conseil d’administration aux associés et du texte des résolutions proposées par le conseil d’administration au vote des associés. Le Président du Conseil d’Administration, Xavier ROY 26 LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 VIE PRATIQUE 65 Foire de Châlons en Champagne ème La Roue de la Moisson, nouvelle génération : des cadeaux par milliers EVÉNEMENT - Plus de 1200 personnes sont venues tourner la Roue de la Moisson nouvelle génération. Cette animation a remportée un franc succès ! Le jeu a fait des heureux. Un tirage au sort clôturait chaque soir l’animation avec à la clé des cadeaux exceptionnels ! Félicitations aux heureux gagnants du tirage de la Moisson I Vendredi 26/08 : M. Portevin Joël - Beine Nauroy : 2 entrées Disneyland Paris I Mardi 30/08 : Mme Boquet Michèle - Ventelay : 1 séjour d’une semaine (Belambra) I Samedi 27/08 : M. Bossus Christian - Somme-Suippe : 1 week-end à Cabourg (AVMA) I Mercredi 31/08 : M. Herbillon François - St Martin aux Champs : 1 citerne de ravitaillement complète 200 l (Agri Viti Stock) M. Boulard Cyril - Cormicy 1 séjour d’une semaine (Pierre & Vacances) I Dimanche 28/08 : Mme Cossus Elisabeth - Sarry : 2 repas au restaurant Le Cul de Poule à Reims I Lundi 29/09 : Mme Benoit Françoise Faux-Vésigneul : 500 l de GNR (Bolloré Energie) M. et Mme Bossus I Jeudi 1er/09 : M. Carlu François-Xavier - Normée : 2 repas au restaurant Le Jamin à Reims I Samedi 3/09 : M. Macquart Frédéric Somme Vesle : 1 baptême de l’air en hélicoptère (Hélitel) M. Minelle Jérôme - Juvigny : 1 week-end (Pierre & Vacances) I Dimanche 4/09 : M. Collet Jérôme - Sogny en l’Angle : 2 dîners aux Armes de Champagne I Lundi 5/09 : M. Simonnot Bruno I Vendredi 2/09 : M. Fouraux Pascal - La Croix en Conflans s/Seine : 1 stage d’œnologie (Les Secrets Champagne : 1 baptême de l’air en montgolfière du Vin) (Air Tonic) (*Les gagnants qui n’ont pas retiré leur lot seront contactés par la FDSEA). Contact FDSEA (Département Syndical) Carte Moisson : Tél. 03 26 04 77 99 M. et Mme Fouraux Présence des Thermes d’Amnéville le samedi 3/09. Des forfaits pour Thermapolis et Villa Pompéï ont été offerts. M. et Mme Boquet M. et Mme Minelle Un grand merci aux partenaires Carte Moisson et à l’UCIA de Châlons en Champagne qui ont contribué à la réussite de cette animation Châlons en Champagne • AGRIVITI STOCK • ANNE-LAURE RENARD • BABLIN CARBOT SARL • BASTIDES • CHANGEMENT DE DECOR • CHRYSALIDE • ECO FOX • FCE MANUTENTION • ISABEL COIFFURE • Jean Louis David Diffusion • La Quincaillerie du Marché • QUICK • SARL PASSION WEST • UCIA Reims • ARROW • AU CUL DE POULE • AUX BLEUETS • BIO ATTITUDE • BOLLORE ENERGIE • CORYSE • CRFPS • CULLIGAN • GROUPAMA • HIPPOPOTAMUS (Thillois) • HOMENERGIE • LADY MOVING • L’APOSTROPHE • LE GAULOIS • LE JAMIN • LES COCOTTES DU CUL DE POULE • LES SECRETS DU VIN • MADEMOISELLE A DIT... • • • • • • • • • • • MARCEL e et les créateurs... MATTÉO MISTRAL OLIVIERS & CO PARTNER JOUET PATE CROUTE PIQUETS PETIT COEUR (Chapellerie) PIZZA PAI PLAZA BOWLING THILLOIS TER INFORMATIQUE TERROIR DES ROIS Auberive • HELITEL Bourgogne • EARL GORRIA MAUPRIVEZ Bouzy • L’ESCARGOT des GRANDS CRUS Cumières • CROISI CHAMPAGNE BATEAU Dormans • BOUTIQUE B • CONCENTRE DE SAVEURS Epernay • AU PETIT FOURNEAU Etoges • LE CHÂTEAU D’ETOGES Fère-Champenoise • ART FLORAL Fontaine sur Ay • Melle PAPILLONNE COUTURE Gueux • ETS COMPAS Le Gault Soigny • QUAD BALADE L’Epine • AUX ARMES DE CHAMPAGNE Moussy •L’AUBERGE CHAMPENOISE Oiry • SARL REFLEX Pierry • La Chocolaterie THIBAUT Pogny • POGNY OPTIQUE Saint Brice Courcelles • FLODIFROID • KARTING 51 Sainte Menehould • SPORT ET NATURE Sarry • MAG. BIOMONDE L’ACHILLEE Sézanne • ART FLORAL • BEAUTE SUCCESS • COIFFURE GHISLAIN • LA MEZZANINE • LE FEU A L’ATRE Sommepy Tahure • BRASSERIE d’ORGEMONT Taissy • AIR TONIC Tilloy et Bellay • LA FERME DE TILLOY Vert Toulon • SA RAVILLON Vertus • AMBRELIA Vitry le François • AU PETIT MARCHE • OPTIC LISSAC • STYLE & DECO Guise (02) • REGIE DU FAMILISTERE Lalobbe (08) • LA CIDRERIE CAPITAINE Launois sur Vence (08) • BRASSERIE ARDWEN Bouxwiller (67) • BEISER Les loisirs et attractions : • AVMA • BELAMBRA • DISNEYLAND PARIS • FRANCE MINIATURE • LA BERTAUGE • LA MER DE SABLE • LE PHARE DE VERZENAY • MARNO BOX • MUSÉE GREVIN • MUSEE DU PAYS DU DER • NIGLOLAND • PARC ASTERIX • PARC ZIG ZAG • PIERRE ET VACANCES • PRE EN BULLES • THERMAPOLIS • VILLA POMPEI • ZOO D’AMNEVILLE VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE 27 28 LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPEMBRE 2011 VIE PRATIQUE CONSERVATION Les prairiales, à l’Inra du Pin dans l’Orne, ont été l’occasion de faire quelques rappels pour une conservation réussie d’un ensilage de maïs. Ensilage de maïs, les conditions de réussite du silo U Confection du silo Les pertes de qualité, conséquence d’une mauvaise stabilité de l’ensilage, sont donc plutôt liées à la conception du silo. Et ce constat ne se fait qu’après l’ouverture. Les risques de pertes se concentrent sur la phase d’ouverture du silo lorsque celuici est mal tassé. L’oxygène entre en profondeur dans l’ensilage, TAILLE ADAPTÉE AUX BESOINS DES ANIMAUX Crédit : S. Leitenberger ne bonne conservation de son ensilage de maïs requiert deux conditions essentielles. L’absence d’oxygène et une baisse rapide du pH (autour de 4). Sous forme d’ensilage, le maïs n’est pas une plante difficile à conserver. Contrairement à un ensilage d’herbe, le défaut d’acidification est rare en ensilage de maïs. Au stade de récolte idéale, cette culture est relativement pauvre en minéraux et protéines freinant ainsi l’acidification en raison de leur pouvoir tampon élevé. Elle contient en outre assez de sucres pour nourrir les fermentations et il ne produit pas d’écoulement de jus. Cependant, pour obtenir un ensilage de qualité, appétant et riche en énergie, il est important de respecter certaines règles : choisir le bon stade de récolte, hacher le produit à la bonne dimension, confectionner un silo hermétiquement clos, sont des opérations clé. Les particules trop grossières entraînent des difficultés de tassement et de gestion à l’auge. quelques jours voire quelques semaines avant d’être distribué. Des levures et des moisissures se développent, accompagnées d’un échauffement semblable à la combustion. Par exemple, un échauffement de 5 °C peut entraîner des pertes de matière sèche pouvant représenter 8 à 9 % par semaine. Tout ceci provoque ainsi des pertes de valeur énergétique, de matière sèche et également d’appétence. Et tant que les levures et les moisissures disposent d’oxygène, elles se développeront. Pour éviter ces pertes, une attention toute particulière doit être portée lors de la conception du silo. Le stade de récolte joue également un rôle. Pour atteindre le plus vite possible l’anaérobie, on préconise de récolter au stade optimal qui se situe entre 30 et 35 % de matière sèche dans la plante entière. Plus le maïs est récolté tard, plus il faudra hacher fin et mettre du poids sur la bâche. La finesse de hachage répond à deux objectifs : la conservation et la consommation. Il faut privilégier un hachage fin pour faci- Bail de chasse : y mettre fin Le bail de chasse, comme tout contrat, n’est pas éternel. La possibilité, tant pour le bailleur que pour le locataire, d’y mettre un terme est aisée. Des précautions d’ordre formel doivent toutefois être prises. les terres afin d’éviter toute reconduction tacite du bail. Crédit : DR e bail de chasse n’est soumis à aucune disposition d’ordre public s’imposant aux parties. A la différence d’un bail à ferme, il est possible de le rompre en dehors de tout motif déterminé ou imposé par la loi. Un locataire las de l’activité cynégétique ou du territoire loué l’arrêtera sans autre considération. Un propriétaire las du comportement de son locataire, désirant louer à un autre ou ne plus louer à quiconque opérera de la même manière. Le processus de fermentation qui aboutit à la stabilisation du four- rage se fait en milieu anaérobie. C’est pourquoi, il est important de chasser le maximum d’air du silo par un tassement efficace. Le chantier doit être fini dans la journée. La fermeture du silo nécessite une attention toute particulière afin de garantir l’absence d’entrée d’air pendant la phase de stabilité. C. Delisle Vient de paraître Chronique juridique L liter le tassement du silo, tout en laissant des brins assez longs pour la mastication des bêtes. Une longueur de coupe théorique de 7-8 millimètres représente un bon compromis entre facilité de tassement et facilité de mastication et rumination. Des brins plus longs, de 10 à 15 millimètres, favorisent la mastication mais au prix de risques très importants de pertes de conservation si le maïs est trop sec. ■ Après l’ouverture du silo, des précautions sont à prendre pour ralentir les dégradations. La première concerne l’avancement du front du silo. Il doit être suffisamment rapide. On table sur une vitesse d’au moins 10 centimètres par jour en hiver et de 20 centimètres en été. Pour cela, la hauteur ou la largeur des silos doivent être conformes aux besoins du troupeau. La seconde précaution s’applique à l’orientation des silos. Il est préférable d’opter pour une ouverture exposée au Nord ou au Nord-Est. Le développement des microorganismes est en effet moins important si l’exposition n’est pas face au soleil, notamment pendant la saison chaude. En présence d’un bail écrit, il conviendra de respecter les modalités de résiliation prévues au contrat. Le contrat de bail peut être conclu pour une durée déterminée. Dans ce cas, lorsqu’il arrive à son terme, les parties n’ont pas besoin de délivrer congé pour que le bail prenne fin (à moins qu’une clause du contrat ne prévoie autre chose). Malgré tout, en pratique, il est plus prudent que propriétaire ou locataire manifestent, par tout moyen, leur intention de ne plus louer En l’absence de bail écrit ou en l’absence d’indication de durée dans le bail écrit, ce sont les règles générales du code civil qui s’appliquent. En application de l’article 1774 du code civil, le bail de chasse est fait « pour le temps qui est nécessaire afin que le preneur recueille tous les fruits de l’héritage affermé », c’est-à-dire pour le temps nécessaire au preneur pour la destruction du gibier présent sur les terres, soit une année d’après la jurisprudence. Dans cette hypothèse, un congé est nécessaire pour mettre fin au bail, il doit être donné par écrit six mois avant la date de la fermeture officielle de la chasse. A défaut de congé, le bail oral ou à durée indéterminée se renouvelle année après année. Tiffany Michel Production durable de biomasse « Production durable de biomasse. La lignocellulose des poacées » est un ouvrage de Denis Pouzet, paru aux éditions Quae dans la collection Synthèses. a biomasse L lignocellulosique des plantes est une ressource abondante, peu onéreuse, renouvelable et largement sous-employée. Composée essentiellement de parois cellulaires, elle constitue une importante ressource de fibres pour l’énergie, les biomatériaux et la chimie verte._ Cet ouvrage fait le lien entre le type photosynthétique des plantes, leur adaptation au milieu et le potentiel de production. Les bases agronomiques de la production de biomasse sont traitées autour de l’exemple de la canne à sucre et des plantes d’intérêt 28 euros comme Miscanthus sp. L’analyse est axée sur les qualités de durabilité des systèmes de culture dédiés à la lignocellulose. Les connaissances actuelles sur la synthèse des fibres et leur composition, la culture et les usages industriels, les problématiques postrécolte de conditionnement et de stockage sont autant d’éléments abordés. 29 VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE VIe pRatIque MaIson Aujourd’hui, on a un choix immense pour les revêtements de sol… Le bois peut être une solution esthétique et durable. F inies les moquettes et les sols plastiques dont les dalles font souvent mauvais effet à la longue… Si le carrelage garde ses adeptes, le parquet se taille désormais une place de choix tant dans les maisons neuves que dans les projets de rénovation. Facilité de pose, d’entretien, aspect chaleureux s’adaptant à tous les intérieurs, le -ou plutôt les parquets- sont une solution à ne pas négliger. Qu’ils soient massifs, contrecollés ou stratifiés, les parquets proposent une variété de matières et de teintes qui assurent un rendu impeccable. Pour autant, il ne faut pas choisir son parquet à la légère. Les bonnes questions avant de se lancer La première question à se poser est de savoir où l’on veut poser du parquet. En effet, le bois, sous toutes ses formes, n’aime que peu l’eau. Aussi, les salles humides (salle de bain, wc, cuisine) devront faire l’objet de parquets spécifiquement adaptés. La fréquence de passage sur les sols est également à prendre en compte en choisissant des parquets épais en cas de pièces très fréquentées. La question du bruit des pas, surtout pour les étages, incitera à prendre des mesures d’isolation phoniques par le biais de sous-couches. Enfin, le choix d’un chauffage par le sol installé sous le parquet entraînera un choix de parquet expressément Crédit : Myriam Tricoci Choisir et poser son parquet, ce n’est pas si compliqué La pose collée au cordon permet de laisser le bois travailler, de rattraper quelques millimètres de niveau et de s’en mettre moins sur les mains. compatible. À tout cela, s’ajoutera, bien évidemment la question du coût car entre un parquet en stratifié et un parquet massif, les prix peuvent aller du simple au quadruple… Pour les petits budgets, les parquets en stratifié sont souvent la solution. Ils n’ont d’ailleurs de parquet que de nom d’usage puisqu’ils ne proposent pas de couche de bois dit « noble ». Ce sont ceux que l’on retrouve en tête de rayon dans les magasins de bricolage. Leur aspect général est avantageux grâce à une variété de teintes et de matières réussie et leur pose, le plus souvent flottante, reste simple. Malgré tout, il ne s’agit que d’un film plastique sur une très fine couche d’aggloméré, ce qui n’est pas des plus adapté aux pièces de grand passage. L’impossibilité de les poncer réduit d’autant leur durée de vie qui, si la pose est faite dans les règles de l’art, peut être estimée à dix ans environ. Les parquets contrecollés sont déjà plus robustes et ne présentent pas l’aspect plastique des précédents. Toutefois, la couche d’usure (2 à 3 mm de « vrai » bois) reste faible et la durée de vie de ce type de parquet s’en ressentira puisque on ne pourra pas les poncer plus de deux fois. Le parquet massif quant à lui, existe en différentes essences de bois, du pin au chêne en passant par les plus exotiques comme l’ipé ou le bambou. Tout est alors possible au niveau du rendu final, en terme de couleurs comme d’aspect selon qu’on choisira une finition cirée, vernie, huilée ou vitrifiée. On peut aussi utiliser du plancher dont les lattes de bois massif proposent une épaisseur honnête d’environ 21 mm d’épaisseur, mais qui sont souvent de qualité et d’aspect inférieurs au parquet massif traditionnel (nœuds plus nombreux, aspect général plus veiné…). Au choix de la pose du parquet, s’ajoutera également le choix des plinthes, des barres de seuil qui feront bien entendu gonfler l’addition. Si la pose par un professionnel n’est pas rendue obligatoire par la simplicité de mise en œuvre des parquets modernes, il en coûtera tout de même environ 35 euros hors taxes par mètre carré pour une installation réalisée par un artisan qualifié. Ce prix dépendra également du type d’assemblage choisi… Un parquet au point de Hongrie comme dans les châteaux du xviiie nécessitera plus de matériaux et d’heures de travail et sera donc plus onéreux. quel type de pose ? n un parquet ne se pose que sur un support sain : sec, solide et plan (la planéité des sols pouvant être rattrapée par un ragréage ciblé). les lattes de parquet doivent ensuite être stockées 48 à 72 heures déballées dans les pièces même de la pose, afin d’assurer une hygrométrie parfaite. la prise de mesures, les coupes des lattes et des portes doivent être réalisées en amont d’un montage à blanc réalisé dans un quart de la pièce. on commencera toujours par le plus grand côté en n’oubliant pas de laisser systématiquement des joints de dilatation d’environ 8 à 10 mm le long de chaque mur. Il existe trois types de poses = flottante par système de clipsage, collée par une colle (posée à la spatule sous toute la surface ou colle au cordon à l’aide de pistolet à colle). enfin la pose clouée. Myriam Tricoci Coin cuisine Vient de paraître Enchiladiables de boeuf Souviens-toi de Hallows Farm (pour 4 personnes) « Souviens-toi de Hallows Farm » est un roman de Angela Huth, une romancière britannique, paru juste avant l’été aux éditions Quai Voltaire. Préparation : 15 minutes Cuisson : 8 minutes Ingrédients - 400 grammes de bavette en un seul morceau, - 12 tomates cerise, - 1 bel avocat, - 4 oignons nouveaux, - 1 poivron rouge, - 1 gousse d’ail, - 4 galettes de maïs, - 1 boîte de maïs, - une demi-cuillère à café de chili en poudre, - huile d’olive. C Réalisation Chauffer une poêle avec un filet d’huile d’olive, saisir la bavette deux minutes de chaque côté pour la garder saignante, puis la laisser reposer cinq minutes et l’émincer finement dans le sens des fibres pour obtenir des aiguillettes. Dans la même poêle, faire revenir quelques minutes les oignons et le poivron émincés, le maïs rincé sous l’eau et l’ail écrasé avec un filet d’huile d’olive. Saupoudrer du chili et réserver au chaud. Couper l’avocat en dés (les arroser de jus de citron pour qu’ils ne noircissent pas) et les tomates en deux. Chauffer les galettes de maïs quelques secondes à la poêle, les rouler en cornet dans de petits verres et les garnir de tous les ingrédients : aiguillettes de bavette, légumes chauds et froids. Servir chaud, accompagné d’une salade verte. ’est un voyage plein de nostalgie qu’Angela Huth propose à ses lecteurs dans son huitième roman traduit en français. Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, Prue rentre à Manchester après avoir travaillé comme volontaire agricole dans la ferme de Hallows Farm chez les Lawrence. Mais cette nouvelle vie, qui passe par un mariage de raison avec Barry, un riche commerçant, la laisse indifférente. Seule l’évocation de la vie à la ferme et les souvenirs qu’elle en a avec ses amies Ag et Stella lui procurent des moments de bonheur. Une seule chose compte, au final pour Prue : retourner s’installer à Hallows Farm, avec tous 21 euros ceux qu’elle fréquentait à l’époque. Beaucoup de finesse et d’humour, piquant mais tendre cependant, parsèment cet ouvrage, qui est aussi une formidable invitation à visiter la magnifique campagne anglaise. Thierry Michel 30 LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 MAGAZINE À Tinchebray (61), deuxième édition des « Puces Tracteurs ». Vous (re) découvrirez notamment une Jeep agricole française qui, vers 1955, « jazzait » et faisait jaser le bocage normand. 1955, la jeep agricole française Claude Cailly montre un attachement quasi filiale à ce véhicule. Et pour cause ! C’est son père qui l’a acheté, neuf, en 1955. Il a déboursé non loin du million de francs de l’époque. Le prix de 7 à 8 amouillantes, selon nos estimations. Crédit : D.R. Crédit : L’Agriculteur Normand Crédit : T. Michel Sous la remise et hors portée de vue de Madame, quelques pièces de premier choix. Entre un Deutz de 1952, « 50 ch : un gros tracteur de plaine à l’époque », et un petit gris vigneron, c’est une autre perle rare qui attire l’attention. La Jeep agricole française, une production Hotchkiss sous licence Willys, sera une des attractions de ce rendez-vous dominical ornais qui réunira plus d’une centaine de vieux tracteurs. 4 véhicules en 1 « 4 véhicules en 1 : - tracteur routier, - tracteur agricole, - camionnette et - véhicule de liaison. Une rentabilité certaine » Crédit : L’Agriculteur Normand A griculteur retraité à St-Quentin-Les-Chardonnets (Orne, 61), Claude Cailly avoue un péché mignon. « Je suis depuis toujours un accumulateur de vieilles ferrailles ». Ferrailles mais pas ferrailleur ! Dans son atelier où de vieux serviteurs de l’agriculture retrouvent leur âme originelle, chaque outil a sa place. Le prix de 7 à 8 amouillantes Enfant, Claude se souvient s’être endormi un beau soir d’été sur le siège passager alors que son père fauchait l’herbe. Polyvalence, la botte secrète de l’engin. La Hotchkiss-Brandt, notamment version JH-101, offrait un usage multifonctionnel. « 4 véhicules en 1 : tracteur routier, tracteur agricole, camionnette et véhicule de liaison. Une rentabilité certaine », vantait la publicité, pardon la « réclame », de l’époque. Claude confirme : « c’était révolutionnaire ». Chez les Cailly d’ailleurs alors, point Claude Cailly au volant de la Jeep agricole achetée par son père en 1955. 3 vitesses, 4 rapports, 13 cv essence, équipée d’une barre de coupe et munie d’une prise de force, elle a officié dans les champs, dans les chemins et sur routes jusqu’en 1975. de tracteur. La Jeep faisait tout : faucher, labourer, herser, faner… Elle s’est même payé le luxe d’un voyage à Paris pour y livrer un fourneau. Elle répondait aux besoins d’une ferme herbagère dont le patron faisait commerce d’animaux. Peu de terres labourables INFOS PRATIQUES mais beaucoup d’herbages disséminés avec, presqu’au quotidien, des animaux à transporter. Puissante avec ses 13 ch, bien plus rapide (avec ses 3 vitesses sous 4 rapports) sur les routes qu’un tracteur, jamais en panne…, elle a œuvré jusqu’en 1975. Le concept n’a cependant guère essaimé dans les campagnes. Au fil des retournements d’herbages, le tracteur spécialisé et toujours plus puissant s’est imposé dans le paysage face au charisme de ce sympathique hybride aux origines militaires. Quoique ? Le valet de ferme, Un Mc Cormick vigneron de 1957 Crédit : L’Agriculteur Normand Crédit : D.R. T. Guillemot ZOOM SUR J Deuxième édition des « Puces Tracteurs » de Tinchebray, dimanche 4 septembre à partir de 6 heures Pièces, accessoires, expositions de tracteurs de plus de 25 ans. Nombreuses animations (Marcel Pitou et les P’tits Commis) et une tombola avec un tracteur des années 50 à gagner. Parking gratuit. Entrée : 2 e. Renseignements, inscriptions : [email protected] dont le quad aujourd’hui, fait des émules. Un peu la Jeep des temps modernes. En attendant, allez la voir travailler à Tinchebray le dimanche 4 septembre 2011. Presque 60 ans plus tard, elle est toujours aussi « révolutionnaire ». oël Briard sera également de la fête. Il proposera entre autre au public la découverte d’un Mc Cormick vigneron de 1957 refait à neuf. C’est un des traits de caractère de cet agriculteur en retraite de Tinchebray. Quand certains collectionneurs se contentent d’une remise en état à minima, lui pousse la perfection jusque dans le choix de la nuance de la peinture d’origine. Une passion qui lui coûte du temps « mais aussi de l’argent », avoue-t-il. Un investissement cependant. Sous son hangar, un Farmall de 1959 et un Renault de 1961 tout aussi rutilants. On a voulu lui racheter au prix fort. Joël n’a pas cédé aux sirènes. Son plaisir, c’est de se balader de temps en temps sur les routes du bocage au volant de ses vieux coucous qui n’ont quasiment pas aucune ride. 32 LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 Congy Vous aimez l’histoire locale... Vous vous intéressez au passé de la commune où vous résidez ou à celui de votre village natal, alors contactez-moi : Tél. 06 07 84 35 11 Email : [email protected] Crédit : RC C omme bien souvent trouver l’origine du nom de Congy tient plus du jeu de piste que de la recherche historique. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. En fait il existe deux hypothèses. La première vous vous en doutez, comme tous les noms de communes affublés d’un «y» en dernière position, Congy pourrait être une déformation de Commiacus c’est-à-dire le domaine d’un certain “Commius”, sans doute un Romain ou un Gallo-romain propriétaire des lieux. Pour l’instant tout cela reste assez banal. En ce qui concerne la deuxième hypothèse, là ça le devient un tout petit peu moins. C’est un érudit du XIXème M. Trémolière qui s’en est fait l’éco. En fait pour trouver l’origine du nom de Congy il s’est basé sur la géologie. C’est un peu spécial mais bon pourquoi pas. En fait le village se trouve sur la côte d’Ile-de-France entre un plateau argilo-calcaire et l’immense plaine crayeuse de Champagne. Du coup qui dit plateau argilocalcaire dit argile et qui dit argile dit poterie. Et ce serait toujours d’après Trémolière une poterie qui aurait donné son nom au village. Son nom le Congius. C’était en fait une sorte de vase, d’urne d’une contenance de quatre litres environ. Alors comment sait-on tout ça ? Eh bien parce que le Congius servait d’unité de mesure dans la Rome Antique. On l’utilisait pour distribuer de l’huile et de la farine, je m’explique... En fait, il faut se replacer à l’époque de l’empire Grégory LAGACHE Romain. Immense puissance, Rome l’éternelle brille de mille feux sur tout le continent, en Angleterre et sur tout le pourtour méditerranéen. Imaginez le bazar que c’était à gérer tout ça. Il fallait défendre les frontières contre les barbares, mâter les provinces nouvellement conquises. Et tout cela depuis Rome malgré les délégations régionales. Bref l’empereur avait suffisamment à faire à gérer l’empire, les conquêtes et tout le reste sans avoir à s’occuper de la population romaine (la ville). Du coup pour éviter les insurrections populaires, l’idée de génie fut de donner au peuple du pain et des jeux. Alors pour les jeux, pas besoin de vous expliquer, vous voyez très bien de quoi il est question : gladiateurs, arènes et tout le tintouin... Et pour le pain, eh bien des distributions étaient organisées un peu partout en ville. On donnait de l’huile et de la farine. Et pour mesurer la part de chacun on utilisait notre fameux Congius. Tout cela pour acheter la paix sociale, la conscience politique des Romains. Une unité de mesure qui, de proche en proche, conquis bientôt une grande partie de l’empire. Vous comprenez donc pourquoi cette poterie était un symbole important. Ce qui peut expliquer qu’elle ait donné son nom Congy ou avec son argile, on a pu en fabriquer. En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’elle a donné son nom au mot français «Conges» par l’intermédiaire du romain Congiet.