EvEnEmEnt - Foire de Chalons

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EvEnEmEnt - Foire de Chalons
N° 2975 - 9 Septembre 2011
3,50 Euros - www.la-marne-agricole.com
ISSN 0758-5691
Edito
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de nos pages
Cours et Marchés
sur notre site
www.la-marne-agricole.com
Bernard Jesson
responsable communication FDSEA
Crédit : RC
L’essentiel
de la semaine
Économie
Un plan de relance
économique, sinon rien !
Page 4
■
Evénement
L’agriculture champenoise
dans nos assiettes
Page 6
■
Groupe Azote Marne
Dérogation à l’implantation
d’une culture intermédiaire :
quelles contreparties ?
Page 14
■
Evénement
Semer une culture
intermédiaire vite et bien !
■
Santé
Précautions d’usages
des phytosanitaires
Page 16
■
Conservation
Ensilage de maïs,
les conditions de réussite
du silo
Page 28
■
Maison
Choisir et poser son parquet,
ce n’est pas si compliqué
Page 29
■
Magazine
1955, la jeep agricole
française
Page 30
■
L’histoire et la légende
Congy
Page 32
■
Crédit : RC
A lire
La campagne
à la rencontre de la ville
p. 3
notre DOSSIER
> foire de Châlons
p. 7 à 12
Crédit : RC
Campagne betteravière :
record à battre
Lire en p. 5
2
LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011
PANORAMA
Permanences
Comptabilités fiscales agricoles-viticoles et PME - Conseil fiscal (installation,
succession, mise en société...) - Etudes économiques - Références économiques Etudes prévisionnelles - Etudes de trésorerie.
Reims
MDA
du lundi au vendredi
de 8 h à 18 h
Châlons
Antenne FDSEA
du lundi au vendredi
de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h
Sézanne
Antenne FDSEA
du lundi au vendredi
de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h
Le coin des chineurs
Ste-Ménehould
Antenne FDSEA
du lundi au vendredi
de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h
Vitry-le-François
Antenne FDSEA
du lundi au vendredi
de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h
SAMEDI 10 SEPTEMBRE 2011
Vertus
Antenne FDSEA
du lundi au vendredi
de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h
Dormans
Antenne FDSEA
du lundi au vendredi
de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h
Gueux
Antenne FDSEA
du lundi au vendredi
de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h
Adasea (uniquement sur rendez-vous)
Pour prendre rendez-vous, s’adresser à l’Adasea
2, rue Léon Patoux - 51664 Reims Cedex 2 - Tél. 03 26 04 74 09 - Fax. 03 26 04 74 48
Point info installation, Parcours à l’installation aidée, Point info transmission
et cellule Réagir, «aide aux agriculteurs en situation fragile»
Reims
Epernay
Châlons
à l’Adasea
à AG2C
à la FDSEA
16 et 29 septembre
19 septembre
les 14 et 26 septembre
de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30
de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30
de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30
Service Association foncière/Asa à l’antenne FDSEA de Châlons
Permanence le vendredi de 8 h à 12 h sur rendez-vous à la FDSEA de Châlons.
Tél. 03 26 64 07 68
la marne
agricole
Hebdomadaire d’informations
agricole et viticole
édité par Champagne-éditions
SARL au capital de 8000 euros
constitué le 01/07/86 - durée de 99 ans
RC REIMS B 338 612 005
ISSN 0758-5691
Gérants : T. PONCELET - C. SONGY
Directeur de la publication
Christophe SONGY
Directeur délégué de la publication
Rédacteur en chef : Richard CREMONINI
Journaliste : Anne ROLIN
LA MARNE AGRICOLE
Administration - Rédaction
2, rue Léon Patoux
51664 REIMS CEDEX 2
http://www.la-marne-agricole.com
ANNONCES LéGALES
PETITES ANNONCES
ABONNEMENTS
Nathalie ALBERTO
Tél. 03 26 04 74 55
Fax. 03 26 04 74 94
email : [email protected]
Abonnement pour un an
(52 numéros) : 145 euros
RéDACTION
Tél. 03 26 04 76 63
Fax. 03 26 04 74 94
PUBLICITé LOCALE
ET RéGIONALE
Réussir «Nord Bassin Parisien»
Stéphanie GUILLEMET
Tél. 03 26 04 75 76
Pascal MACQUART
Tél. 03 26 04 75 59
PUBLICITé NATIONALE
SA Réussir
2-4, avenue de la Cerisaie
Silic 311
94266 Fresnes Cedex
Tél. 01 49 84 03 30
Commission Paritaire n°0114 T 84370
Tirage moyen 2009
5200 exemplaires
Ce numéro comporte un supplément
DIRECT AFFAIRES
Encart AGRAM SAS
32 pages A4 49 gr
4 800 exemplaires
Diffusé aux agriculteurs marnais
Imprimerie ROTOCHAMPAGNE
2, rue des Frères Garnier
ZI de la Dame Huguenotte
52000 CHAUMONT
Dépôt légal février 2004
Pôle main-d’œuvre
sur rendez-vous à la FDSEA à Reims
Tél. 03 26 04 77 01
7 lieux de rendez-vous avec un juriste
1 pôle d’accueil téléphonique central
03 26 04 74 14 de 8 h à 18 h en continu
• Convaincre à l’amiable avec les arguments de la loi : voisinage, servitudes,
baux...
• Valider la qualité de vos contrats : commandes, vente directe...
• L’information pertinente et rapide : achat de foncier, rupture de bail,
salaire différé...
• Transmission du patrimoine : donation/partage, bail à long terme...
Reims
RDV avec Marie Poirson le 6 octobre
RDV avec Richard Gallot les 14 septembre,
18 et 27 octobre
RDV avec Patricia Boucton les 22, 29 septembre
et 13 octobre
Gueux
RDV avec Patricia Boucton les 13 septembre et 25 octobre
Châlons RDV avec Grégoire François les 15, 29 septembre,
11 et 21 octobre
Vertus
RDV avec Richard Gallot le 6 octobre
Vitry-le-Francois
RDV avec Patricia Boucton les 15 septembre et 20 octobre
Dormans RDV avec Richard Gallot les 16 septembre et 14 octobre
Sézanne RDV avec Marie Poirson les 13 septembre et 11 octobre
Sainte menehould
RDV avec Grégoire François les 22 septembre,
6 et 20 octobre
Installation des jeunes agriculteurs
et viticulteurs
La Chambre d’agriculture de la Marne vous accompagne
dans :
- vos projets d’installation,
- l’instruction des demandes d’aides,
- l’inscription au répertoire départ installation (RDI).
Pour prendre rendez-vous, contactez le service Installation de la
Chambre d’agriculture de la Marne : Complexe agricole du Mont
Bernard - route de Suippes - BP 525 - 51009 Châlons-en-champagne
Cedex - tél. 03.26.64.08.13 - www.marne.chambagri.fr
• CORROY
Brocante - de 12h à 22h
Renseignements : 03.26.81.09.85
DIMANCHE 11 SEPTEMBRE 2011
• MORSAINS
2ème Brocante - de 8h à 17h
Renseignements : 03.26.81.49.47
• ANGLURE
15ème Brocante - de 6h à 18h
Renseignements : 03.26.42.71.35
• ATHIS
Brocante - de 6h à 19h
Renseignements : 03.26.57.60.96
• CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE
7ème Brocante - de 6h à 19h
Renseignements : 06.69.14.57.78
• HAUSSIGNEMONT
Brocante - de 6h à 18h
Renseignements : 06.18.96.91.06 - 03.26.41.05.29
• JONCHERY-SUR-VESLE
Brocante - de 6h à 18h
Renseignements : 03.26.97.73.17
• MŒURS-VERDEY
Brocante - de 6h30 à la fin d’après-midi
Renseignements : 03.26.80.59.66 - 03.26.81.46.47
• MOURMELON-LE-PETIT
Brocante - de 6h à 18h
Renseignements : 03.26.66.08.51
• MUIZON
Brocante - de 7h à 19h
Renseignements : 03.26.02.96.81
• PRUNAY
Brocante - de 6h à 18h
Renseignements : 03.26.61.73.35 - 03.26.61.70.41
• REIMS
Brocante organisée par l’Espace Trois-Fontaines dans les rues
du Colonel Simmonet et Walbaum - de 6h à 18h
Renseignements : 03.26.09.07.85
• REIMS
Place aux livres par des professionnels sur la place du Forum
- de 9h à 17h
Renseignements : 03.26.09.07.85
• REIMS
Brocante - de 8h à 18h
Renseignements : 06.33.19.65.83 - 06.24.01.40.76
• SARRY
Brocante - de 6h à 18h
Renseignements : 03.26.65.87.02
• WARMERIVILLE
Brocante - de 6h à 18h
Renseignements : 06.11.39.62.41
Agenda
Notez dès à présent sur vos agendas que le salon Betteravenir 2011,
organisé par l’ITB en partenariat avec l’IRBAB, se tiendra les 26 et 27
octobre prochains à Chéry-les-Pouilly dans l’Aisne. L’occasion pour découvrir en dynamique les différentes techniques d’arrachage, les matériels de semis, d’outils de travail du sol et de pulvérisation, les matériels de déterrage... L’entrée est libre. Connectez-vous sur le site www.
betteravenir.com pour télécharger le badge et en savoir davantage sur
cette manifestation.
3
VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE
Le porteur de projet
détermine son tarif
de rachat
La Commission sélectionnera
les projets avant tout en fonction du prix (e/MWh) auquel les
candidats voudront vendre leur
électricité la première année. Les
moins-disants seront choisis. Ils
recevront le prix proposé pendant 20 ans.
Si le prix du mégawattheure est
déterminant, les porteurs de
projets devront aussi apporter
des garanties environnementales et qualitatives. En effet, les
consommations d’eau et d’énergie, les émissions de gaz à effet
de serre et les métaux toxiques
nécessaires à la fabrication de
l’installation photovoltaïque
Bernard JESSON
Responsable communication FDSEA
La campagne
à la rencontre
de la ville
Crédit :FDSEA
L
a filière photovoltaïque
l’attendait fébrilement, le
cahier des charges lié à l’appel d’offres photovoltaïque a été
publié le 1er août 2011. Il concerne les installations sur bâtiments
dont la puissance est comprise
entre 100 et 250 kWc. Cet appel
à projet acceptera une somme de
puissance de 120 MW.
La première période de candidature s’étend du 1er août 2011 au
20 janvier 2012. Cependant, les
candidatures ne pourront être
déposées qu’à partir d’octobre
2011 (date d’ouverture du site
internet dédié). Cet appel d’offre
sera suivi par six autres périodes
de 30 MW chacune, la dernière
devant se clôturer au 30 juin
2013.
Edito
Crédit :RC
Appel d’offre photovoltaïque : le prix
comme critère majeur de sélection
L
seront à présenter dans une
fiche déclarative. Les candidats
auront l’obligation de prévoir
son recyclage.
Les modules devront convenir
aux critères d’intégration simplifiée au bâti définis dans l’arrêté du 4 mars 2011. De plus, les
fabricants de panneaux et les
installateurs devront être certifiés ISO 14001 ou ISO 9001 (ou
équivalents). Une attestation
bancaire sera demandée aux porteurs de projets, afin d’éliminer
les offres les moins sérieuses.
Une procédure
compliquée pour les
exploitations agricoles
La Commission de régulation
de l’énergie étudiera les dossiers
pendant deux mois, après la date
limite de dépôt de candidatures.
Après une concertation avec les
ministères chargés de l’énergie,
elle publiera la liste des projets
sélectionnés sur son site internet.
Chaque porteur de projet choisi
disposera de dix-huit mois (si les
travaux de raccordement durent
moins de dix-huit mois) et de
deux mois supplémentaires à
partir de la fin des opérations de
raccordement (si ces dernières
ont dépassé dix-huit mois) pour
mettre l’installation en service.
Cette procédure complique la
réalisation de toitures photovoltaïques de 100 à 250 kW à
l’échelle des exploitations agricoles. Elle favorisera davantage
les entreprises spécialisées dans
la production d’énergie renouvelables ayant une assise financière
importante.
Aline Roussel, FDSEA Conseil
David Hervé,
Chambre d’agriculture
de la Marne
a Foire de Châlons-en-Champagne, qui vient de fermer
ses portes, marque pour notre profession la rentrée
syndicale. Le second temps fort de celle-ci reste sans
conteste notre opération de communication «La campagne à la ville» à Reims, qui aura lieu du 14 au 17 septembre
place d’Erlon. Le comité de pilotage a choisi comme thème
pour cette 16e édition «l’agriculture champenoise dans nos
assiettes».
En effet, notre agriculture locale aux productions diversifiées a naturellement pour vocation première de nourrir les
hommes. Mais la transformation, l’innovation, la recherche
offrent à nos matières premières de nouveaux débouchés tout
en assurant du travail à nos contemporains. Cette nourriture,
a affirmé Marion Guillou, Pdg de l’INRA lors de la conférence
organisée par le CRCA Nord-Est et la FDSEA, est l’une des
plus sécurisées au monde.
Divers ateliers seront proposés aux visiteurs : jardin avec
des fruits et légumes produits par les maraichers partenaires, l’équilibre alimentaire au travers des repas et autres
dégustations.
Christiane Lambert, première vice-présidente de la FNSEA,
nous a invités à reprendre la main en matière de communication, en effet il est inconcevable de laisser les grandes
enseignes de la distribution se servir de nous pour faire toujours plus de profits. Alors quelle belle occasion pour venir
nous rejoindre place d’Erlon une demi-journée ou plus pour
échanger avec les consommateurs rémois sur notre métier.
Lors des sessions de formation organisées par notre FDSEA
au printemps, nos divers formateurs nous ont appris que la
meilleure approche était de parler avec notre cœur.
Je vous invite donc à participer avec nous à «La campagne à
la ville» du 14 au 17 septembre à Reims.
COOP Le rapprochement est en cours et devrait être
Champagne Céréales et Nouricia se préparent à la fusion
L
a nouvelle a été officialisée
mercredi dans un communiqué. «Champagne
Céréales et Nouricia, acteurs coopératifs de référence, conduisent
depuis leur création des stratégies
de développement actif, source de
croissance et de performance pour
les agriculteurs.
Les deux groupes, leaders sur leur
territoire, envisagent aujourd’hui
de se rapprocher, afin de poursuivre ensemble leur développement
par la construction d’un groupe
agri-industriel puissant et performant, maîtrisant les filières de
l’assiette au champ, du consommateur au producteur, et répon-
dant aux attentes des clients et de
la société.
Ainsi, forts de :
- leurs visions convergentes des
enjeux agricoles,
- leurs alliances et partenariats
réussis, (SéVéal dans l’agrofourniture, et Siclaé dans la transformation industrielle du végétal),
- leur volonté commune d’exceller
dans la mise en œuvre des valeurs
coopératives,
- leurs implantations respectives
sur des territoires contigus et
homogènes,
Champagne Céréales et Nouricia
ambitionnent par ce modèle innovant de créer et de capter davantage de valeur ajoutée, et de saisir
toutes les perspectives offertes au
monde agricole pour permettre
un développement durable des
exploitations.
Les conseils d’administration des
deux structures étudient actuellement la faisabilité de ce projet
dont l’ambition dépasse le simple
rapprochement des deux coopératives, et qui sera soumis aux votes
des adhérents cet automne».
On ne sait pas pour l’instant
qui sera à la tête de cette nouvelle structure le président de
Champagne Céréales, Pascal
Prot, et celui de Nouricia, Christian Rousseau, ne s’exprimeront
qu’au terme des travaux de leurs
conseils d’administrations.
Programme Symbiose
Les agriculteurs de Vaudesincourt et Aubérive se réunissent
A l’initiative de la Cuma de Vaudesincourt et de la FDSEA, les agriculteurs des communes de
Vaudesincourt et Aubérive se réuniront le 20 septembre dans le cadre du programme Symbiose.
L’objectif de cette réunion est d’étudier la possibilité de mettre en place un projet commun
d’aménagement du territoire. L’occasion pour les agriculteurs de ces communes d’implanter des
aménagements favorables à la biodiversité de manière cohérente.
Jérémy Miroir, chargé de mission au Museum d’histoire naturelle et Marc Tétard, conseiller à la
Chambre d’Agriculture seront présents afin d’accompagner les agriculteurs souhaitant participer à
cette démarche.
La réunion aura lieu le mardi 20 septembre de 9h à 12h à la mairie de Vaudesincourt. Si vous exploitez
des terres sur ces communes, nous comptons sur votre participation.
Contact : Albin Laurent - Animateur agricole Symbiose - 03 26 04 74 51
Crédit : D.R.
finalisé en décembre.
U
Billet d’humeur
Par Régis Jacobé, membre
du bureau exécutif de la FDSEA 51
L’urgence
d’une DPA pour tous
ne année perturbée par la sécheresse du printemps, la
moisson sous la pluie, les grains de raisin à la maturation
difficile … un bilan climatique compliqué !
Mais les vraies difficultés sont ailleurs : crise médiatique
(concombre), crise de la concurrence (pêches), crise économique, crise par le prix… Il nous faut des moyens concrets pour
y faire face.
D’autant que la puissance publique s’affaiblit (tant au niveau
des moyens budgétaires que de la puissance politique (exemple
des minimis*).
La seule solution consiste en une DPA accessible à tous, dans
des montants significatifs.
Dans l’ensemble, malgré quelques situations difficiles pour
les productions végétales, cette année a été bonne. Donnonsnous les moyens de mettre du revenu de côté pour affronter
les aléas économiques qui sont le principal risque pour nos
exploitations.
L’agriculture est ainsi faite, il faut savoir provisionner les bonnes
années pour affronter les mauvaises. La DPA est le seul outil
adapté.
Il faut que le législateur la délie de l’assurance récolte et nous
permette ainsi de provisionner les montants correspondants
aux besoins de nos entreprises d’aujourd’hui.
(*) les minimis représentent ce qu’un état a le droit de donner
comme aide sans le notifier à Bruxelles. Soit 7.500 e sur trois
ans au lieu de 15.000 e. Il n’y a pas eu, à ce jour, de demande
française de dérogation.
4
LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 sEptEMbRE 2011
L’éVéNEMENT
Économie La conjoncture économique n’incite pas à l’optimisme. Les conséquences de la crise
devraient beaucoup peser sur l’activité globale.
L
e monde de la vraie
économie va souffrir
en cette rentrée 2011,
et pas qu’un peu. tous
les regards sont centrés sur les
bourses, les places financières,
les banques, enfin, bref, cette
économie virtuelle qui a tant
fait de dégâts depuis 2008. Reste
que le monde des secteurs économiques et des entreprises qui
les composent, au sens très large
de ces termes, essaient de surnager dans cette ambiance bien
souvent cynique.
Crédit : B. Compagnon
Un plan de relance économique,
sinon rien !
conjoncture nationale
Un mot domine tous les débats :
endettement. Face à l’étendue
des gouffres des dettes publiques pratiquement partout à
travers le monde, celui des entreprises n’a pas le choix. Il doit
s’ajuster. Et les choix pour y
parvenir ne sont pas très nombreux. L’idée force est de traverser la crise et la période de
rigueur qui va désormais l’accompagner. Faire le dos rond !
Comment ? En augmentant au
maximum les trésoreries, ce qui
signifie plusieurs choses.
D’abord, les entreprises vont
tout faire pour abaisser au
maximum leurs stocks en les
vendant plutôt qu’en s’engageant dans un nouveau cycle de
production de biens et services.
Elles vont aussi limiter, à chaque fois qu’elles le pourront,
les dépenses d’investissement.
Autre levier d’action : les frais
de personnels. Les entreprises
vont avoir tendance à d’abord
geler les embauches, ce qui
aura inévitablement des répercussions négatives sur le niveau
du chômage. Elles vont aussi li-
Le vigueur sera de rigueur partout cette année, partout en Europe. Les discussions parlementaires sur les budgets 2012 seront certainement
partout difficiles.
miter tout ce qui pourrait s’assimiler à une augmentation des
salaires, ce qui aura un impact
négatif sur le pouvoir d’achat.
Deux éléments qui ne conviennent pas du tout au grand moteur traditionnel de la croissance française : la consommation.
Et pas question de compter sur
l’épargne des ménages, dont on
sait qu’elle est importante. Ces
derniers ont compris cette fois
que le problème est sérieux. si,
par le passé, ils ont eu tendance
à puiser dans les bas de laine
pour financer de la consommation, cette fois, les enquêtes et
études d’opinion montrent que
la peur du chômage et les mesures de rigueur annoncées pour
2012 bloquent l’épargne.
Clairement, le pouvoir d’achat
des ménages sera mis à rude
épreuve - la seule rentrée scolaire montre déjà certains signes de difficultés en raison
de la hausse des coûts liés à
l’éducation - et la consommation pourrait être en chute libre selon certains économistes.
pour le cabinet d’analyse économique Xerfi, « les secteurs de
la distribution, des services aux
ménages, de l’hôtellerie, de la restauration doivent tous s’attendre
à une lente progression de leur
activité ces prochains mois ».
Du côté des agents économiques (ceux qui produisent les
richesses), les petites structures
risquent de souffrir particulièrement. La faculté de payer le
plus tard possible ses fournisseurs et de réduire le délai de
paiement des clients ne peut en
Focus
Crédit : T. Michel
crise et alimentation s’ajustent
ans le contexte économique
D
difficile de cette rentrée,
que peut-on attendre
du comportement des
consommateurs, notamment
vis-à-vis du poste alimentation ?
On le sait, depuis plusieurs
années maintenant, le budget
alimentaire des ménages est
« challengé » par d’autres.
soit des dépenses de confort
(loisirs, télécommunications,
électronique…), soit des
dépenses contraintes
(augmentation des loyers…)
pèsent sur le portefeuille
réservé à la nourriture.
toujours est-il que la part de
l’alimentation dans le budget
de consommation des ménages
baisse.
La crise de 2008 avait fait se
ruer les ménages sur les prix
discount. Depuis, un certain
réajustement est en train
de se faire. Les campagnes
répétées sur la proximité ou
sur la sécurité alimentaire
commencent à montrer
quelques signaux d’évolution
des comportements.
Les sociologues spécialistes
du rapport ménage
/consommation/alimentation
estiment que « le temps des
fraises en décembre », c’est
terminé ou encore que le
très peu cher, si on ne peut
pas l’identifier correctement,
devient suspect. En clair, si
les « bons » produits (sécurité,
hygiène, identification, marque,
signe de qualité) de la grande
distribution ont toujours la
cote, les circuits courts et le
bio commencent à trouver leur
place. L’idée d’acheter moins
mais de meilleure qualité
pointe à travers tout ça.
Une autre tendance émerge :
le faire soi-même, donc l’achat
de produits non transformés.
plusieurs raisons à cela :
d’abord, pour les ménages,
c’est une occasion de mieux
maîtriser leur budget
alimentation ; ensuite, la
multiplication, et le succès, des
émissions de télévision mais
aussi en général de tout ce qui
peut ressembler à un cours de
cuisine (proposé par le tissu
associatif dans les communes
ou par des chefs et restaurants
de renommée) incite à se lancer
en cuisine.
T. M.
Budget
Comme chaque
année, le projet
de loi de finance
sera discuté à
partir du mois
d’octobre par les
parlementaires.
effet se concevoir que lorqu’on
est en situation de force sur son
marché. Ce qui n’est généralement pas leur cas.
Panne globale
La grande économie de référence du monde occidental n’est
pas mieux lotie. Outre-Atlantique, plusieurs indicateurs de
conjoncture montrent bien que
le phénomène décrit ci-dessus
est le même un peu partout.
Certains repères sensibles, qui
décrivent concrètement le niveau d’activité des États-Unis,
ne sont pas bons : la confiance
des consommateurs américains
chute, tout comme le prix des
maisons ; la distribution de bons
alimentaires aux foyers les plus
démunis ne cesse d’augmenter ;
la consommation de carburant
a chuté à son plus bas niveau
depuis huit ans ; enfin, les ménages américains, réputés pour
leur propension à vivre à crédit,
épargnent à nouveau…
pour tous ceux qui scrutent
l’économie mondiale, une seule
lueur d’espoir, à court terme.
Que la volonté politique l’emporte sur la terrible loi des
marchés. De plus en plus, les
spécialistes évoquent la mise en
place, courant septembre, d’un
nouveau plan de relance économique américain afin de stimuler l’activité des entreprises et
la consommation des ménages.
pour l’heure, rien n’est encore
décidé à ce sujet.
Thierry michel
5
VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE
AU FIL DE LA SEMAINE
SUCRE Les usines vont démarrer leur production avant la fin de la semaine. La production de sucre
devrait atteindre des sommets.
La campagne betteravière
devrait battre des records
Crédit : Richard Cremonini
Cristal Union
annonce un bon cru
Sillery doit démarrer le 11 septembre.
Crédit : Richard Cremonini
S
illery va ouvrir le bal le
11 septembre, Bazancourt le 13 pour une
campagne de plus de 110 jours
qui se conclura à l’An nouveau.
Mais surtout 2011, marquée par
le bicentenaire de la betterave
sucrière, pourrait être l’année
d’un nouveau record de production de sucre. «La campagne va
être bonne et pourrait être supérieure à celle exceptionnelle de
2009», explique Éric Lainé. Le
président de la Confédération
générale des betteraviers observe
que sur le plan national on serait
à 94 t à 16 de racine, avec entre
14,5 et 15 t de sucre à l’hectare.
Les rendements suivront la carte
de la pluviométrie et les semis
précoces ont profité à tous.
La France devrait produire
5 millions de tonnes de sucre,
dont 3 millions dans le quota et
2 millions en éthanol et alcool.
«Ce sera une grosse année dans
tous les pays producteurs de l’Europe mais les prix devraient rester
soutenus sur le plan mondial»,
ajoute Éric Lainé. On devrait
être proche de l’équilibre entre
la production et la consommation en raison de volumes de
sucre brésiliens en retrait. Et les
stocks peinent à se reconstituer
au niveau mondial. «Les fondamentaux restent bons pour que
les prix se tiennent durant la campagne», analyse le président des
betteraviers, par ailleurs planteur
à Saint-Memmie dans la Marne.
Dans ce contexte tendu, l’Union
européenne devrait annoncer
des mesures de reclassement
de sucre hors quota, «250 000 à
300 000 t pour la France», complète M. Lainé.
S’exprimant au sujet du projet
de taxe sur les boissons sucrées,
Éric Lainé considère qu’il s’agit
d’une décision inefficace pour
lutter contre l’obésité et qui aura
pour effet de donner une mauvaise image du sucre. Un bon boucémissaire afin de faire avaler aux
Français une nouvelle taxe dont
ils se seraient bien passés.
Les coopérateurs de Cristal
Union ont augmenté leurs surfaces de betteraves de près de 4%
en 2011. Elles s’élèvent pour les
cinq sections de la coopérative à
plus de 90 000 ha.
Grâce aux conditions climatiques favorables, la croissance des
betteraves a continué durant l’été
favorisant la teneur en sucre. À
début septembre la prévision de
production est attendue à plus de
14,64 t de sucre par ha.
C’est donc une très bonne campagne betteravière qui se prépare
chez Cristal. En ChampagneArdenne, le démarrage des trois
usines est programmé du 11 au
13 septembre. La durée prévisionnelle est estimée à 112 jours
grâce aux investissements d’augmentation de capacité réalisés
ces dernières années.
L’approvisionnement des betteraves réalisé avec la collaboration
des entreprises de transport partenaires, bénéficie du dispositif
44 tonnes désormais généralisé,
limitant ainsi le trafic routier et
la consommation énergétique.
Enfin, Cristal Union ouvre son
nouvel extranet planteurs. Dédié
aux coopérateurs, cet outil internet met à disposition des adhérents de nombreux services personnalisés pour la campagne
2011.
Richard Cremonini
BRUxELLES vEUt La FIn dES qUotaS
a La FIn dE La CampagnE 2015-2016
Éric Lainé, président de la CGB, est très confiant pour cette campagne.
tEREoS annonCE 14,8 tonnES dE SUCRE paR hECtaRE
n 174 000 ha de betteraves ont été emblavés en mars dernier par les 12 000 associés coopérateurs
de tereos soit une légère hausse par rapport à la campagne précédente. La coopérative est
implantée dans le nord-pas-de-Calais, la picardie, l’Île de France, le Loiret et la Champagneardenne.
La sécheresse du printemps a été compensée par un été humide et ensoleillé, conditions favorables
au développement des betteraves et à la teneur en sucre.
d’après les prélèvements de betteraves réalisés dans ses différents bassins de production, tereos
prévoit un rendement sucrier moyen de 14,8 tonnes de sucre par hectare, supérieur aux 14,4 tonnes de
2009. Ces prévisions correspondent à un rendement betteravier à 16% de sucre de l’ordre de 95 tonnes/
ha. Face à ces bonnes prévisions, tereos prévoit une campagne longue de 118 jours en moyenne,
soit une semaine de plus que l’année précédente. ainsi la campagne débutera le 10 septembre 2011
pour la grande majorité des sucreries.
au cours de l’intercampagne, 33 millions d’euros ont été investis dans les sites de tereos France.
L’ensemble des sites ont bénéficié d’investissements largement consacrés au renouvellement de
matériels et aux améliorations techniques. Les travaux les plus importants ont eu lieu à Connantre,
Lillers et origny. À Connantre, l’atelier de filtration des jus est renforcé grâce à l’installation de 8 filtres
provenant de l’ancienne sucrerie d’abbeville.
tereos France, qui emploie 1 700 salariés permanents et 700 saisonniers en campagne, connaît un
fort taux de renouvellement de ses effectifs dû à de nombreux départs en retraite. plus de 100 personnes ont été embauchées au cours de l’année 2011 après les 120 embauches de 2010. La majorité
des postes à pourvoir sont des métiers industriels.
tereos France est le premier fournisseur de l’industrie alimentaire française et premier exportateur
de sucre français au Royaume-Uni, en Espagne, en allemagne, en Italie et au Benelux.
avec une prévision de production à 1,8 million de tonnes de sucre et 550 000 m3 d’alcools traditionnels
et de bioéthanol, tereos France est leader dans l’hexagone.
R.C.
n La Commission européenne va proposer le mois prochain,
dans le cadre du projet de réforme de la pac, d’abolir fin
septembre 2016 les quotas de production de sucre, après
une prorogation d’une campagne du régime actuel qui vient
théoriquement à échéance à la fin de 2014-2015. dans l’étude
d’impact du projet de réforme, les services bruxellois estiment
que cette abolition se traduira d’ici 2020 par un accroissement de
1,9% de la surface de betteraves sucrières dans l’UE par rapport
au scénario du maintien des quotas (+12,7% par rapport à 20092010) et une augmentation de moins de 4% de la production de
sucre, ainsi que par une baisse de 8,2% du prix de la betterave
sucrière et de 3,5% de celui du sucre blanc, soit des niveaux
«considérablement inférieurs aux prix de soutien actuels».
éthanoL : LE BRéSIL RédUIt Son taUx
d’InCoRpoRatIon oBLIgatoIRE À L’ESSEnCE
n Le Brésil a annoncé son intention de réduire de 25 à 20% le taux
d’incorporation obligatoire de l’éthanol à l’essence à partir du
1er octobre prochain. Le gouvernement a pris cette décision afin
de faire face à la pénurie d’éthanol sur le marché qui a entraîné
une hausse de son prix. Les autorités brésiliennes prévoient
que la récolte de canne à sucre cette année sera inférieure de
5,6% à celle de l’année dernière. En 2011, 23,6 milliards de litres
d’éthanol devraient être produits, soit 14,7% de moins qu’en
2010. au Brésil, plus de 80% des voitures neuves sont équipées
d’un moteur flexfuel permettant de rouler à la fois avec de
l’éthanol et de l’essence.
6
LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011
au fil de la semaine
EvEnEmEnt La 16ème édition de la campagne à la ville à Reims s’installera place d’Erlon à Reims
du 14 au 17 septembre 2011. Les agriculteurs invitent le grand public et les scolaires à découvrir
la diversité des productions de notre région.
L’agriculture champenoise
dans nos assiettes
t
-
-
-
Rendre les visiteurs
acteurs
L’objectif de la manifestation
est de rencontrer les citadins
et les enfants des écoles pour
dialoguer, leur faire découvrir
les produits locaux, les savoirfaire, et le poids économique
de notre agriculture. Le concept
est bien établi depuis plusieurs
années : rendre le public acteur
à travers des animations pédagogiques, ludiques et interactives.
Les fruits et légumes
à l’honneur
Cette année les fruits et légumes
seront plus particulièrement
En 2010, la campagne à la ville
a accueilli 75 classes soit 1 570
élèves (28 classes de maternelles et 47 classes d’écoles
primaires).
Lors de la manifestation, des
documents pédagogiques en
rapport avec le thème de l’année sont donnés aux enseignants
pour les exploiter au retour en
classe. Un guide pédagogique
du petit visiteur à compléter est
remis à chaque élève.
Du producteur au
consommateur
Crédit : DR
-
el sera le thème de la
Campagne à la ville cette
année avec 4 messages
essentiels :
l’agriculture nourrit les hommes. Notre région apporte
une large contribution à
l’alimentation de nos concitoyens. A titre d’exemple, la
ferme marnaise nourrit 10
millions d’habitants, chiffre
calculé à partir de l’outil
Perf’Alim élaboré par le
CEREOPA, organisme issu de
l’école d’ingénieurs agronomes
AgroParisTech.
l’agriculture champenoise
est très diversifiée. A travers
un parcours ludique, les visiteurs découvriront 4 productions majeures : lait, viande,
fruits et légumes, céréales qui
composent les 3 repas de la
journée. Des diététiciennes
expliqueront comment établir
un repas équilibré.
C’est une agriculture de transformation. Citons quelques
marques ou labels très connus
issus de notre région : Daddy
Sucre, Farine Francine, Pain
Banette, les éleveurs de la
Champagne…
C’est une agriculture innovante. Elle s’adapte sans
cesse pour prendre en
compte les enjeux alimentaires, non alimentaires et
environnementaux.
La Campagne à la ville vise à maintenir le lien entre citadins et agriculteurs.
(Photo archive campagne à la ville 2010).
présents avec la participation
de la section légume, horticole
et fruitière de la Marne, d’une
diététicienne d’Interfel (interprofession des fruits et légumes),
d’un sculpteur de fruits et légumes et avec des animations sur
les cinq sens.
En 2011, les producteurs de
fruits et légumes traversent une
crise particulièrement grave.
Plus que jamais ils ont besoin
de communiquer avec les
consommateurs pour retrouver la confiance et leur donner
envie de privilégier les produits
locaux de saison.
A noter que les producteurs
de légumes présents sur le
marché fermier donneront un
pourcentage de leurs recettes à
l’association de l’Institut Godinot
qui œuvre pour la lutte contre le
cancer.
Une organisation
collective
La campagne à la ville est organisée par la FDSEA en partenariat avec la ville de Reims et de
nombreux acteurs du monde
agricole : les producteurs fermiers, les coopératives agricoles Champagne Céréales et
Cohésis, le Crédit Agricole du
Nord-est, Groupama, Interviande, Interfel et Légumes de
France, Cristal Union, la sucrerie de Bazancourt, Marne TV, le
lycée agricole de Reims-Thillois,
le Gnis, la Chambre d’agriculture de la Marne, Désialis,
France Bleu Champagne, les
Etablissements Ravillon, MSA,
Compas. Elle bénéficie d’un
soutien du Conseil Général de
la Marne et du Conseil Régional
de Champagne-Ardenne.
Une quarantaine d’étudiants du
lycée de Thillois se mobilisent
chaque année pour animer les
ateliers pédagogiques et guider les classes tout au long de
leur visite. Ils apportent leurs
connaissances agricoles aux
enseignants et représentent un
atout dans la communication
avec les enfants.
Les scolaires
Le jeudi et le vendredi, les
enfants des écoles de Reims
sont invités pour une visite à
la carte organisée en fonction
du choix des enseignants et de
l’âge des enfants. Un parcours
pédagogique est conçu pour chaque cycle d’enseignement.
Le marché fermier constitue
un lien essentiel entre producteurs et consommateurs. Il
accueillera une vingtaine de
producteurs de ChampagneArdenne, avec des productions
très variées, du fromage de
chèvre au cidre en passant par
le confit de canard, les légumes
de saison, le fermenté de fraise,
la bière, le miel et l’escargotine.
Les producteurs présents doivent respecter une charte précise : vendre les produits issus
de leur exploitation, qu’ils soient
frais ou transformés, s’engager à
communiquer sur leur façon de
travailler et sur l’élaboration de
leurs produits.
Zoom sur la luzerne
Lait, fromage, barbe à papa
seront proposés gratuitement
aux visiteurs. Pour la troisième
année consécutive le groupe
Desialis proposera la dégustation de fromage au lait de
vaches nourries aux granules de
luzerne, riches en oméga 3. L’occasion également d’expliquer au
grand public l’intérêt agronomique et environnemental de la
luzerne et son rôle essentiel pour
les abeilles.
Carole meilleur
Responsable communication
groupe FDSEA 51
AU pRogRAmmE : DES AnimAtionS gRAtUitES poUR toUtE LA FAmiLLE
Crédit : D.R.
n tous les jours de 9h à 19h
- Exposition pédagogique et ludique pour les petits et les grands « l’agriculture champenoise dans
nos assiettes » : le jardin des saveurs avec des jeux sur les cinq sens, les fruits et les légumes en
s’amusant avec une diététicienne d’interfel, atelier semis de graine, vidéos et quiz sur la fabrication
du fromage, du pain et la production de légumes dans la marne, jeu Equilibrio sur l’équilibre
alimentaire animé par interviande Champagne- Ardenne, animation sur les céréales
au petit déjeuner.
- Les animaux de la ferme, un parcours en tracteur à pédales, des dégustations de lait, fromage et
barbe à papa, des poneys (gratuit pour les écoles, payant pour le grand public).
- Le marché fermier avec 20 producteurs venus de Champagne-Ardenne.
Le mercredi : atelier de maquillage pour les enfants
Le jeudi et le vendredi : le chien gardien de canards
Le samedi : démonstration de sculptures originales et interactives de fruits et légumes, pour
enfants et adultes : la souris radis, le pingouin aubergine ...
En 2010, la Campagne à la ville a accueilli 1570 élèves des écoles
maternelles et primaires. (Photo archive campagne à la ville 2010).
tous les jours du 12 au 16 septembre 2011
Des paniers gourmands à gagner : les auditeurs de France Bleu Champagne pourront gagner
un panier gourmand d’une valeur de 100 € offert par les producteurs fermiers en participant à un jeu
durant l’émission «La cuisine» de 10 h à 11h.
7
VENDREDI 9 sEptEmbRE 2011 - LA mARNE AGRICOLE
FOIRE DE CHALONS
Manutention FCE manutention a profité de la Foire de Châlons pour dévoiler
la nouveauté de manitou : la mLt 625
Le télescopique super compact
de Manitou
i
mplantée sur trois sites dans
la marne et dans les Ardennes (Châlons-en-Champagne, Reims et la Francheville),
la société FCE manutention
est tout naturellement venue à
la rencontre de ses clients agriculteurs et viticulteurs sur la
Foire de Châlons. Une occasion
pour le concessionnaire manitou de dévoiler sur son stand la
nouveauté du constructeur : la
mLt 625. Un chariot télescopique tout-terrain qui rime avec
compacité et polyvalence.
Grande maniabilité
Crédit : Anne Rolin
malgré sa compacité, la mLt 625
conserve une garde au sol de
38 centimètres. Elle est équipée
de pneumatiques 18’’ de profil
agricole. «La structure creusée de
la gomme permet une adhérence
totale de la machine sur tous les
types de terrain», observe Cédric
person, directeur opérationnel
de FCE manutention. Après la
compacité, la maniabilité reste
l’autre atout mis en avant par le
constructeur français. «Ce télescopique accède à chaque recoin.
Les quatre roues directrices, les
dimensions de la machine et son
excellent rayon de braquage favorisent les entrées et les sorties dans
les bâtiments».
Dans les autres caractéristiques,
on relèvera que ce chargeur
télescopique est équipé d’une
motorisation Kubota 4 cylindres
turbo, 3,3 litres de 75 chevaux.
La pompe hydraulique à engrenage de 90 l/235 bars offre une
grande rapidité de mouvements
pour une machine de ce gabarit.
La cabine est spacieuse avec une
grande surface vitrée permettant
une visibilité à 360°. À l’intérieur,
un tableau de bord digital donne
diverses informations : horamètre, vitesse, sens de marche engagé, rappel de maintenance, etc.
La mLt 625 possède le levier
multifonction Jsm (Joystick
switch and move) propre à
manitou pour une prise en main
intuitive et rapide. «Cela permet
de maîtriser en toute sécurité et
sans fatigue les mouvements d’une
seule main : levée et descente de la
flèche, déversement et cavage du
godet, mouvements hydrauliques
de l’accessoire et aussi inversion
du sens de la marche».
Côté sécurité, un détecteur de
présence a été placé dans le siège.
Ainsi, les mouvements de translation sont uniquement autorisés
lorsque le conducteur est installé
au poste de conduite. pas de risque de retournement (conforme
aux normes Rops). Et la structure résiste aux chutes d’objets
lourds (conforme aux exigences
Fops).
A.R.
La MLT 625 ne dépasse pas les 2 mètres de haut pour 1,82 mètre de
large.
teMps de cycle de Manutention avec la Mlt 625
MouveMent
teMps
Levée flèche
7.20 secondes
Descente flèche
4.90 secondes
Sortie du télescopique
5.20 secondes
Rentrée du télescopique
3.70 secondes
déversement
3.20 secondes
cavage
3.20 secondes
8
LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011
FOIRE
Table ronde Agriculture 2020 : entre perspectives et réalités, toutes les raisons d’être optimiste!
C’est sur ce thème qu’ont débattu brillamment Marion Guillou, Christiane Lambert et Dominique
Dutartre à l’occasion d’une table ronde organisée par le Crédit Agricole du Nord Est et la FDSEA
de la Marne lundi 29 août à la foire de Châlons.
L’agriculture a un bel avenir
Comme le souligne Marion
Guillou, la France et la région
Champagne Ardenne en particulier, bénéficient de conditions
très favorables à une agriculture
écologique à long terme et compétitive. Mais elle est soumise à
des contraintes (nécessité d ‘économiser de l’énergie, respect de
l’environnement) et à de plus en
plus d’incertitudes : sanitaires,
climatiques, économiques.
Se donner les moyens
« Il faut préserver les terres agricoles, partout dans le monde » insiste
Christiane Lambert. Aujourd’hui
le foncier est menacé par l’artificialisation des sols et l’urbanisation. L’équation n’est pas simple
à résoudre : produire plus pour
répondre à l’accroissement mondial de la population, produire
mieux pour respecter l’environnement avec moins d’eau, moins
d’énergie et moins d’intrants. La
recherche doit aider les agriculteurs à augmenter l’efficience
économique de l’hectare. Il faut
également « renforcer les solidarités organisées entre les agriculteurs » explique Christiane Lambert, par le biais d’instances de
régulation (FAO, OCDE, OMC…)
pour arbitrer le commerce, le
développement et accompagner
cette économie capitalistique
qu’est l’agriculture.
Autres moyens à mettre en
œuvre : lutter contre le gaspillage. Dans l’hémisphère nord, on
gaspille 30% de l’alimentation
transformée ! Enfin, il faut améliorer la répartition de la richesse
Christiane Lambert
« L’agriculture est attendue
par l’ensemble de la société. A
nous d’être coacteurs de son
développement. »
Marion Guillou « Il faut
reprendre la main sur la
communication vis à vis des
consommateurs et du grand
public qui ne savent plus qui
produit et comment. Il faut
recréer du lien. »
Dominique Dutartre « Le
succès d’une région résulte de
la capacité des hommes à
vivre ensemble. »
De gauche à droite : Marion Guillou, Dominique Lebrun, animateur de la table ronde, Christiane Lambert
et Dominique Dutartre.
entre les différents acteurs des
filières. La part de l’alimentation
est passée de 16% à 12% ces dernières années dans le budget des
ménages alors que le revenu des
agriculteurs ne s’est pas accru à
due proportion.
agriculture et oMC
Il est nécessaire d’avoir une
approche globale des échanges
économiques, et l’agriculture
en fait partie. Elle ne peut pas
vivre en vase clos. Le contexte
a fortement bougé ces derniers
mois pour les pays du Maghreb
notamment qui importent davantage de jeunes ovins et bovins. De nouvelles perspectives
de marché s’offrent à notre
agriculture. Il faut les saisir.
l’innovation,
un maître mot
L’ Inra travaille actuellement sur
l’agriculture de précision, la sélection génomique en élevage,
la substitution d’un système par
un autre, les nouveaux systèmes
culturaux (rotations, agro-foresterie...). Les chercheurs s’emploient à évaluer l’impact de
leurs travaux sur l’environnement et le climat, chose que
l’agriculteur ne peut pas faire
à titre individuel. Aujourd’hui
la piste génétique est certainement la plus travaillée.
Marion Guillou constate que
chercheurs et agriculteurs se
sont éloignés pendant des années, les uns étant davantage
tournés vers la recherche fondamentale et les autres vers la
défense du revenu via la Pac.
Aujourd’hui la convergence est
certaine, chacun ressentant le
besoin de travailler avec l’autre.
biocarburants
« Actuellement, nous travaillons
sur la 2ème génération de biocarburants, mais cela ne condamne
pas la première, explique Dominique Dutartre. Sans la première, on n’aurait pas pu travailler
sur la deuxième. Il faudra assurer la transition tout en veillant
toujours à respecter un équilibre
entre alimentation et production
d’énergie. »
Bien des messages d’espoir donnés par les trois intervenants,
qui alors qu’ils occupent des
fonctions très différentes ont
souvent convergé vers les solutions à mettre en œuvre et la
nécessité de se concerter peutêtre plus souvent entre acteurs
du monde agricole.
« Ce qui est important, c’est notre capacité à changer de regard
sur les choses, changer nos pratiques et accepter le changement
de regard des autres » a observé
Christiane Lambert.
« Le vrai potentiel d’une région,
au-delà des terres et du climat,
ce sont les hommes, a complété
la Pac a-t-elle de l’avenir ?
n Tous les intervenants sont unanimes : rarement les politiques agricoles n’ont paru aussi nécessaires
même si elles doivent évoluer. lors du G120 agricole qui s’est tenu en France en juin dernier, tous les pays
ont affirmé la nécessité d’une politique agricole de régulation que l’on peut résumer en quatre mots clés :
- production : il faut produire plus,
- information : il faut plus de transparence sur les marchés,
des organismes tels que la Fao, l’oMC doivent coordonner les politiques publiques.
- régulation : il faut des outils de gestion des risques (contractualisation…),
- supervision : il faut des organismes qui dénoncent les abus de la spéculation sur les marchés.
Marion Guillou évoque la nécessité de la Pac en rappelant quelques chiffres. entre 2007 et 2009, les aides
directes de la Pac ont constitué 90% du revenu net des agriculteurs français. le poids du budget agricole
sur le budget global du contribuable diminue. (de 0,60% à 0,40% du PIb). Mais selon elle la Pac doit évoluer
et gommer les inégalités.
la Pac a sa légitimité à trois titres. Pour la stabilisation des prix. la volatilité est défavorable aux consommateurs, aux agriculteurs et à l’investissement. Pour gérer les biens publics. or l’agriculture participe à la
gestion de biens publics en captant le Co² et en favorisant la biodiversité. elle ne doit pas rater le coche
de participer à ces nouveaux chantiers qui s’ouvrent actuellement. enfin, les aides Pac doivent aider les
agriculteurs à innover et les soutenir dans les phases de transition dont on sait qu’elles comportent des
risques.
Dominique Dutartre. Le syndicalisme a deux fonctions fondamentales : la défense légitime
des intérêts du secteur et c’est
une extraordinaire école de formation des hommes et des élites
agricoles. La coopération, c’est
un modèle du futur. En complément avec les Organisations Professionnelles Agricoles, elle a apporté le succès et la dynamique
à notre région. Quant au Crédit
Agricole du Nord Est, il a manifesté, plus que d’autres caisses,
un ancrage profond dans les territoires et l‘économie agricole. Il
faut qu’il continue. »
Tout était dit ! Une fois les constats établis, il faut passer à l’acte
et attaquer les chantiers un par
un !
Et Benoît Piétrement, président de la FDSEA de conclure :
« Nous avons une équation difficile à résoudre mais des solutions existent. Nous comptons
beaucoup sur la recherche pour
les trouver. Notre région a su se
doter de solides outils avec ARD
notamment. Quand on milite
pour une agriculture innovante,
attractive et solidaire comme
la FDSEA de la Marne, je crois
qu’on prend les bonnes orientations. »
Carole Meilleur
responsable communication
Groupe FdSea 51
redonner sa place
à l’agronomie
n dominique dutartre, fort de
ses longues années d’expérience, rappelle que l’agriculture
champenoise doit modifier ses
pratiques pour réduire encore le
recours à l’azote minéral. de gros
progrès ont été réalisés. Citons
par exemple le cas de la betterave qui en 20 ans, a divisé par
deux les doses d’azote minéral
tout en multipliant pratiquement
par deux les rendements. et la
génétique nous aidera encore à
progresser. M dutartre insiste
sur l’importance de la luzerne
dans une rotation. « Ce serait
une erreur gravissime d’abandonner la luzerne au moment où
elle va devenir incontournable
pour sa contribution à la fixation
d’azote. »
Il ouvre également d’autres
pistes de réflexion : redéployer
l’élevage, en particulier avicole
pour lequel il y a de la demande,
pour sa contribution à l’azote
organique. Sauvegarder la
diversification des cultures et
envisager des mélanges du type
céréale + légumineuse sont
également des voies à privilégier.
de l’avis de tous, la recherche
sur la symbiose entre les organismes et la microbiologie du
sol deviennent une priorité. le
concept de l’agriculture « écologiquement intensive » portée
par une association auxquelles
adhèrent aujourd’hui 8 grandes
coopératives françaises, semble
une voie très prometteuse pour
l ‘avenir.
Crédit : D.R.
Un contexte de plus
en plus risqué
Ils ont dit …
Crédit : D.R.
d
evant un public conquis
par la clarté des propos
et la finesse de l’analyse,
Marion Guillou, PDG de
l’Institut national de la recherche
agronomique (Inra), Christiane
Lambert, première vice-présidente de la FNSEA et Dominique
Dutartre, président d’ARD,de
Futurol et directeur adjoint de
Champagne Céréales ont brossé
point par point la situation d’une
agriculture certes soumise à un
environnement de plus en plus
risqué et contraignant mais qui
est aujourd’hui reconnue de
façon unanime comme stratégique pour tous les pays. Ce qui
nécessite un traitement à part et
permet d’envisager l’avenir avec
optimisme.
« Le vrai potentiel d’une région, au-delà des terres et du climat, ce sont les
hommes » souligne M.Dutartre.
9
VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE
FOIRE DE CHALONS
qui a célébré ses 120 ans, a relooké
ses charrues. Un changement dans
la continuité puisque fiabilité et
résistance restent toujours les maîtres
mots.
Crédit : Richard Cremonini
Retour à des
valeurs sûres
L
e changement d’implantation a été l’occasion cette
année de bouleverser les
habitudes des visiteurs de la foire
de Châlons. Pour la 65e participation du constructeur de charrues, son représentant, Frédéric
Charlier, note que la pluviométrie atypique de l’année 2011
laisse peu de répit à aux clients
du constructeur de charrues.
Le carnet de commandes du
fabricant se remplit bien car
les gens retrouvent l’intérêt
agronomique du labour, et le
contexte économique fluctuant
pousse les utilisateurs à revenir
vers des valeurs refuge dont la
charrue est l’un des plus anciens
ambassadeurs.
La réduction de l’utilisation des
phytosanitaires avec le plan Ecophyto 2018 suscite un regain
d’intérêt pour la charrue avec
toutefois des pratiques quelque
peu modifiées car l’utilisation de
la charrue entre désormais dans
une rotation des outils selon les
cultures implantées.
Outre le relooking de l’ensemble
de la gamme, Charlier propose
une nouveauté parmi les charrues poussées avec sa 5 corps
poussée, qui, couplée à la portée
7 corps portée, permet d’optimiser le débit de chantier et mieux
valoriser l’ensemble tracteur
outil.
Pour les charrues portées, l’option de sécurité hydraulique sur
les roues de contrôle est désormais disponible. Cette option
peut même être montée sur les
charrues déjà existantes.
Toute la gamme est là, présente
sur le stand où bonne humeur et
sympathie sont au rendez-vous.
Dans cet espace de partage et
d’échange, l’objectif pour Frédéric Charlier a toujours été d’être
à l’écoute des utilisateurs.
David Hincelin
Annonces légales par e-mail
Il suffit d’envoyer votre fichier
Word à cette adresse :
[email protected]
MATÉRIEL Le constructeur de bennes du sud-ouest
marnais, Royer, exposait ses outils à la Foire de Châlons.
Connu historiquement pour ses bennes, il a mis aussi
l’accent cette année sur ses porte-outils.
Royer, les bennes,
on sait faire,
le reste aussi
P
ositionnée comme une
entreprise régionale avec
une gamme de matériels
répondant aux besoins des professionnels de l’agriculture et de
la viticulture, la société marnaise
Royer présentait pour la première fois à la Foire de Châlons sa
gamme de porte-engins allant
de 3,5 à 24 tonnes de capacité,
depuis le simple jusqu’au triple
essieu. Autre nouveauté : l’apparition il y a peu des porte-outils
et plateaux surbaissés dans la
gamme.
Interrogé sur l’ambiance de la
foire, Christophe Royer voit
2011 comme une année où un
climat positif et la confiance
sont au rendez-vous, malgré
une récolte et une arrière-saison
éprouvante pour les nerfs des
clients. Les gens viennent dans
la bonne humeur et la convivialité avec l’intention d’optimiser le
transport, soit en achetant à plusieurs, soit en investissant dans
des capacités importantes (18 à
24 tonnes). Par ailleurs, le représentant de chez Royer constate
que la nouvelle disposition de
la foire a «cassé» les habitudes.
Les gens sont alors nombreux à
flâner dans les allées...
D. Hincelin
Crédit : D.H.
MATÉRIEL Le constructeur Charlier,
Christophe Royer devant son porte engin 18 tonnes.
10
LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011
FOIRE
distribue Case présentait ses nouveautés.
Chez Case, nouveaux
moteurs et nouvelles
transmissions
C
à l’occasion du Sima en février
dernier.
Les visiteurs de la 65ème édition de
la foire ont pu apprécier la présentation de la gamme des Puma
CVX avec leurs motorisations
de 130 à 160 CV Efficient Power
(ADBLue) et désormais dotés
Crédit : D. H.
hamp’Agri, Vitry Motoculture, et les établissements Poncelet Raymond présentaient les
nouveautés de chez Case. Au
menu, on pouvait apercevoir la
nouvelle gamme de tracteurs,
et les nouvelles Axiales sorties
Kevin Doucet et Philippe Ravillon devant le nouveau Puma CVX 130.
d’une transmission à variation
continue. On pouvait aussi apercevoir un petit nouveau présenté
en avant première sur la foire, le
Puma CVX 130. Sa légèreté et sa
maniabilité en font un tracteur
idéal pour les travaux de pulvérisation, d’épandage d’engrais
ou les activités d’élevage. Kevin
Doucet, commercial de chez
Champ’Agri souligne que depuis
plusieurs années, Case innove et
développe ses gammes en apportant des solutions aux problèmes
de ses clients, preuve en est, la
progression du constructeur
américain sur le marché des
tracteurs et batteuses.
L’ambiance de la foire et les
contacts ont a été bons même
si les visiteurs se sont concentrés sur la deuxième partie de la
foire et n’ont pas pu avoir toute
l’attention qu’ils méritaient. En
tout cas, ils avaient des intensions d’achat dans un avenir à
court terme.
D.H.
CONCESSION Les visiteurs se sont concentrés sur le
second week-end avec des intentions d’achat et l’édition
2011 de la foire s’achève sur une note très positive qui donne
le tempo pour la campagne à venir.
S
ur le stand du Garage de
la Vesle les visiteurs ont
pu découvrir quelques
nouveautés à commencer par le nouvel automoteur
Xénon de chez Matrot, le seul du
marché à proposer le 0 volume
mort, donc une gestion du fond
de cuve optimale. Cet appareil
qui dispose de la technologie
Automotiv a en plus la particularité d’être le seul sur le marché
à être équipé de stabilisateurs de
dévers qui lui permettent d’aller
dans des dévers allant jusqu’à
24%. Son boîtier « Mülher »
embarque toute la régulation de
la pulvérisation, du suivi GPS, de
la transmission et du Stabilis. Ce
boîtier unique permet une prise
en main très rapide.
Du côté tracteurs, les TTV 410,
420 et 430 qui viennent en complément de la gamme de tracteurs Deutz-Fahr étaient présents. Avec ces nouveautés, le
constructeur propose ainsi une
gamme allant de 90 à 224 CV.
Crédit : D. H.
Foire positive pour Deutz-Fahr
EXPOSANT Franquet n’a pas fait
défaut et a répondu présent. Dans
l’ensemble, l’affluence a été bonne,
hormis quand le beau temps et les
travaux des champs volaient la vedette.
Franquet : des
nouveautés
incontournables
Crédit : D. H.
MATERIEL Champ’Agri, enseigne du groupe Ravillon qui
Le Cultichamps proposé avec des largeurs de 3 à 6 mètres.
L
a gamme de déchaumage
et de préparation de sol
du constructeur axonais
était présentée à la Foire de Châlons. Au niveau de la
préparation du sol, deux outils
étaient proposés, le Combigerme
et le Cultichamps.
Le Combigerme porté ou traîné, allant de 3 à 6 mètres, est
adapté pour tous les types de
préparations de sol. Il combine
sa barre niveleuse, des dents de
vibroculteur et deux rangées de
croskilettes.
Le Cultichamps proposé avec des
largeurs de 3 à 6 mètres combine
une barre niveleuse, des dents,
le synchrospire et deux rangées
de croskilettes qui permettent
de préparer le sol en un seul
passage.
Pour le volet déchaumage, deux
appareils à disques étaient visibles. Il s’agissait du Synchromix
et du GDmix. Le synchromix
est monté avec deux rangées
de disques crénelés qui précèdent le synchrospire. Cet outil
proposé dans des versions de
4 à 6 mètres est adapté pour des
déchaumages superficiels. Il peut
être accroché soit à l’avant pour
soit à l’arrière du tracteur avec
un astucieux système d’attelage
interchangeable.
Le GDmix, proposé dans des versions de 3 à 6 mètres, est un outil
de déchaumage rapide composé
d’une double rangée de disques
crénelés renforcés et d’un rouleau varispire. Le Varispire dont
l’entraxe est réglable permet à
cet outil de passer dans les terrains les plus difficiles et les plus
caillouteux.
Les deux appareils à disques
étaient accompagnés du Cultigerme, un outil à dent proposé
dans des largeurs de 3 à 6 mètres
porté. Les dents de cet appareil
montées sur 5 rangées évitent le
bourrage dans les pailles denses.
Elles sont complétées par une
double roto herse qui rappuie et
nivelle le sol.
La herse étrille de chez Unia.
Pour la fin d’année, le TTV 7.260
équipé d’un moteur ADblue et
développant 280 CV arrivera
sur le marché. La politique de
Deutz est d’offrir deux gammes
de transmissions. Les semipowershifts, simples et économiques et les variations continues
plus techniques et parfaitement
adaptés pour les travaux de semi,
de traitement…
Sur le stand du concessionnaire,
on pouvait observer une grande
quantité d’outils du sol, en particulier des outils de désherbage
mécanique avec la herse étrille
de chez Unia, qui, avec ses 12
mètres ne nécessite que 80 CV
pour un rendement horaire de
l’ordre de 10 à 12 Ha.
D.H.
Crédit : D. H.
Crédit : D. H.
Rémi Maupin, responsable des ventes du garage de la Vesle devant le
Xénon.
Le GDmix, proposé dans des versions de 3 à 6 mètres.
David Hincelin
11
VENDREDI 9 sEptEmbRE 2011 - LA mARNE AGRICOLE
FOIRE DE CHALONS
SUCCÈS On a attendu après les agriculteurs, puis les viticulteurs et au final un nouveau record
d’affluence est battu alors que régnait un bon climat d’affaires du côté du matériel.
« La réussite de cette édition augure bien du futur rendez-vous qui
bénéficiera du 31 août au 10 septembre 2012 d’installations flambant neuves », souligne bruno
Forget, commissaire général de
la Foire.
Ce constat est partagé par les
exposants de la partie agricole
de la Foire, Equip’Agro. À leur
tête, philippe Ravillon, concessionnaire, mais surtout président départemental du syndicat
national des entreprises de ser-
Philippe Ravillon, président des
concessionnaires en matériel
agricole de la Marne et
d’Equip’Agro dresse un bilan positif
de la Foire.
vice et distribution du machinisme agricole, le sedima, et
d’Equip’Agro.
« Pour nous c’est un bon bilan
et cela s’explique par un climat
d’affaires favorable », soulignet-il. « On sortait d’une bonne
moisson, avec des rendements en
retrait, mais les prix sont soutenus et les revenus vont suivre ».
Dans ce contexte, « les agriculteurs se sont positionnés sur des
besoins en tracteur, moissonneuse-batteuse, pulvérisateur…
Ils s’intéressent à de nouveaux
itinéraires techniques et parlent
de projets d’investissements liés à
des besoins précis ».
La Foire a permis à beaucoup
d’exploitants d’avoir sous les
yeux une photographie complète de l’offre en matériel agricole
adapté à leurs besoins et leur
type de production. Des contacts
se sont noués, des ventes ont
eu lieu, mais tout reste à jouer
pour les équipes commerciales
qui vont aller à la rencontre des
agriculteurs, dans les fermes. « Il
faut maintenant analyser, expertiser les besoins et proposer le
matériel correspondant », ajoute
philippe Ravillon. L’agriculture
de précision a notamment le vent
en poupe.
On observera cependant que le
démarrage de la Foire s’est fait
dans le calme. La moisson tardive a différé les semis de colza.
pas d’agriculteurs ni de viticulteurs, c’est toute une partie
conséquente de la population
marnaise qui était accaparée
par ses travaux. « 130 000 vendangeurs sont recrutés et 30 000
viennent de la région, ça fait
beaucoup de familles », explique
philippe Ravillon.
mais le dernier week-end a rassemblé tout le monde et permis
de battre ce nouveau record.
L’an prochain la Foire débutera
le vendredi 31 août. Les agriculteurs ne seront plus dans les
champs, tout le monde sera de
retour pour la rentrée. Quant à
la vendange…
Crédit : Richard Cremonini
A
vec 215 382 visiteurs
la 65e Foire de Châlons
en Champagne a battu
un nouveau record d’affluence expliquent les organisateurs. Un succès obtenu malgré
des inquiétudes initiales liées à
la météorologie, à un parc des
expositions en chantier et à des
vendanges précoces. Le public
n’a pas boudé l’événement, attiré
par la diversité de la gastronomie
proposée mais aussi par l’éclectisme des stands (740 exposants),
les nouvelles technologies agricoles, les conférences, l’espace
ferme et les nombreux concerts
gratuits proposés chaque jour.
Crédit : Richard Cremonini
La Foire de Châlons
reste une référence
Les organisateurs de la Foire : Dominique Petitcolin, Bruno Forget
et François Lévy (de g à d).
R.C.
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LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011
FOIRE DE CHALONS
DÉBAT «Peut-on nourrir la planète à partir des productions locales», cette question a fait l’objet
d’une conférence dans le cadre de la Foire de Châlons.
Il n’y a pas «une» mais de multiples réponses.
Nourrir la planète, oui mais…
A
subvenir aux besoins de la planète tant sur le plan alimentaire
qu’énergétique et il faut que les
agriculteurs français se réapproprient la science du vivant délaissée en France, l’un des rares pays
développé à encore rejeter en
masse les OGM.
Crédit : Richard Cremonini
l’occasion de la conférence organisée par la
Chambre d’agriculture
régionale le mercredi 31 août
dans le cadre de la Foire de
Châlons, Joseph Daul, président
du groupe PPE (Parti populaire
européen) membre de la Commission de l’agriculture et du
développement rural au Parlement européen, Luc Guyau, président indépendant du conseil
de la FAO, Philippe Mangin,
président de Coop de France,
Alain Herbinet, président de
l’Accir (Association champenoise
de coopération interrégionale)
et Daryl Brehm, conseiller agricole de l’ambassade des ÉtatsUnis étaient présents et ont eu
l’occasion de confronter leurs
opinions sur la question «peuton nourrir la planète à partir des
productions locales agricoles ?».
Ils se sont accordés pour dire que
l’avenir de la profession passe
par la tolérance et l’acceptation
du changement, notamment les
OGM, le bio…
Les agriculteurs doivent retrouver la fierté de produire et surtout
la capacité de vivre dignement
de leur métier. Pour nourrir
l’humanité d’ici à 2050 avec ses
De gauche à droite : Joseph Daul (président du groupe PPE
au Parlement européen), Daryl Brehm (conseiller agricole de
l’ambassade des États-Unis), Philippe Mangin (président de Coop de
France), Alain Herbinet (président de l’Accir), Jean Notat (président
de la Chambre d’agriculture de la Marne), Luc Guyau (président
indépendant du conseil de la FAO).
probables 9 milliards d’individus, il faut que la société soit
fière des agriculteurs, il faut
que les gouvernements des pays
pauvres agissent en faveur de
l’agriculture, sans quoi, les épisodes de famine seront légion
dans les décennies à venir. Tous
étaient d’accord sur le fait que
les OGM sont nécessaires pour
De multiples modèles
de production
Autre point abordé, les productions biologiques. Ce débat ne
doit pas être étalé sur la place
publique car il y a trop d’enjeux,
et, ceux qui sont le plus à même
de les comprendre sont les professionnels. Chacun sait que
c’est un marché, qu’il faut y
répondre mais il est inconcevable que l’ensemble de la profession s’y mette car si les produits bio étaient au même prix
que les produits conventionnels
cela ferait le bonheur de la GMS
mais probablement pas des producteurs. On dit que la majorité
de l’agriculture dans le monde
est biologique, pourtant, les agriculteurs des pays pauvres, s’ils en
avaient les moyens, mettraient de
l’engrais et des produits phytosanitaires pour vivre. Ils le disent
ouvertement.
Dans les débats qui animent
l’agriculture, il y a celui des disparités. Pour que les agriculteurs,
à l’échelle européenne soient
sur le même pied d’égalité, il
faut homogénéiser les contraintes au niveau du temps de travail, de la fiscalité, des charges
sociales…
Pour les détracteurs des énergies
vertes, bioéthanol ou diester, il
ne faut pas oublier que l’agriculture a toujours produit de
l’énergie. Avant, c’était le foin et
le grain qui étaient destinés aux
animaux de traction, désormais
cette énergie remplit les réservoirs des véhicules.
Sur le visage de l’agriculture de
demain, les intervenants étaient
unanimes pour dire qu’il n’y
aura pas quelques modèles de
production mais une multitude,
liée aux typicités et potentiels
des régions. Les pays les moins
avancés ont besoin de soutiens,
comme nous en avons bénéficié
avec le plan Marshall, pour combler le retard qu’ils ont et mettre
en place le mode d’agriculture
approprié à leurs sols et leurs
modes de vie.
David Hincelin
ÉNERGIE Une nouvelle offre se met en place avec l’arrivée de l’AdBlue et du gazole non routier
(GNR) pour le matériel agricole.
AdBlue, GNR : CPE Bardout développe
de nouvelles activités
A
n’ont pas encore basculé, ils attendent le 1er novembre pour acheter le produit hiver qui résiste à
-21 degrés », explique David
Foissy. Aucun incident n’est à
signaler du côté des utilisateurs
du GNR, « 30 % de nos volumes
traction ont basculé sur ce nouveau produit sans problème »,
précise David Foissy.
Enfin l’activité granulés de bois
connaît un nouveau développement avec la distribution de
produits de la marque Badger
Pellets. Ils sont certifiés DIN
Plus avec un pouvoir calorifique
à 5,2 kWh / kg. « C’est 30% moins
cher que pour se chauffer avec du
fioul », observe Pauline Martin
assistante marketing CPE Bardout. Les granulés sont conditionnés en sac de 15 kg et ils
seront livrés en vrac par camion
souffleur avec pesée embarquée
à partir de 2 tonnes. Un silo de
200 t va être monté à Châlons
pour le stockage.
RC
Crédit : RC
De g à d : David Foissy chef des ventes CPE Bardout,
Fabrizio Menghini et Inti Serrano, ingénieurs développement
commercial GPN.
Mercedes ou Audi sont équipés
de ce dispositif. D’autres technologies existent pour éliminer
les NOx mais l’AdBlue semble la
plus probante.
« Nous avons mis en place un
stockage d’AdBlue de 80 m3
enterré à Châlons en Champagne à proximité de notre dépôt de
fuel existant », explique David
Foissy, chef des ventes CPE
Bardout. L’AdBlue sera distribué comme le fioul, par un
camion de 16 m3 et les livraisons seront effectuées à partir de
500 litres. Une pompe destinée
aux professionnels sera également installée à Châlons. Le
produit distribué par CPE
Bardout est fabriqué par une
filiale de Total, GPN, en Seine
et Marne.
Le GNR (gazole non routier)
destinés aux engins agricoles
poursuit sa montée en puissance.
« Ça démarre, tous les agriculteurs
Crédit : RC
ldBlue, si ce nom vous est
inconnu il va bientôt faire
partie de votre quotidien.
Il s’agit de la marque commerciale sous laquelle est diffusée
la solution aqueuse d’urée
à 32,5 % utilisée pour lutter
contre la pollution par les oxydes d’azote. Son utilisation
s’est développée avec la mise en
application des normes d’émission Euro 4, Euro 5 destinées à
réduire les émissions polluantes des poids lourds. L’AdBlue
permet de convertir 85 % des
oxydes d’azote contenus dans
les gaz d’échappement, en azote
et en vapeur d’eau. Les engins
de travaux publics et agricoles
sont visés depuis le 1er janvier si
les moteurs Diesel développent
plus de 177 ch. À l’avenir, cette
technologie devrait s’étendre à
des puissances inférieures. En
2012, les tracteurs Diesel à partir de 100 ch seront concernés,
matériel neuf uniquement bien
sûr.
Concrètement, le véhicule dispose d’un second réservoir.
L’AdBlue est injecté dans les gaz
en postcombustion à 700-800
degrés avant de rejoindre le pot
catalytique. En sortie, les gaz
sont complètement dépollués
des NOx. Des autos des marques
Pauline Martin assistante marketing CPE Bardout.
VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE
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LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011
COMPRENDRE
Groupe Azote MArne Le 4ème programme de la Directive Nitrates prévoit l’obligation de couvrir
90 % de la surface agricole utile cet automne. Les sols à limons hydromorphes non drainés ou avec
un taux d’argile supérieur à 30 % peuvent bénéficier d’une dérogation à l’implantation de Cipan sous
respect de quelques obligations…
Dérogation à l’implantation d’une culture
intermédiaire : quelles contreparties ?
t
oute parcelle qui va bénéficier de la dérogation
à l’implantation d’une
culture intermédiaire,
pour cause de limon hydromorphe non drainé ou de taux d’argile supérieur à 30 %, devra faire
l’objet d’un bilan azoté et d’un
reliquat en sortie d’hiver.
parcelles concernées par
la dérogation
Peuvent bénéficier de la dérogation les parcelles sur limons
hydromorphes non drainés ou
ayant un taux d’argile supérieur
à 30 %. Deux situations se présentent :
- Pour les parcelles en région
de «bordure», la dérogation est
accordée sans accord préalable
de la DDT. Vous retrouverez le
zonage des communes concernées sur le site de la Chambre
d’agriculture de la Marne, rubrique « Fertilisation/Effluents
Cultures intermédiaires : un taux
de couverture automnale des sols
obligatoire » : www.marne.chambagri.fr
- Pour les parcelles répondant à
ces critères agronomiques mais
situées en dehors de ce zonage,
vous devez obtenir l’accord préalable de la DDT, notamment au
vu du résultat d’analyses de sol.
Sont exclues de la dérogation les
parcelles ayant reçu un apport
organique. Ainsi, vous êtes tenu
dans tous les cas d’implanter une
Cipan si, avant une culture de
printemps, vous apportez entre
juillet et octobre des effluents
organiques (lisier, fumier, boues,
vinases…).
obligation de calculer le
bilan azoté et de mesurer
le reliquat d’azote en
sortie d’hiver
Si vous utilisez cette dérogation,
vous devez en contrepartie :
calculer le bilan azoté de la culture qui vient d’être récoltée, c’està-dire de la culture qui précède
la non-implantation d’une Cipan.
La méthode de calcul est précisée ci-après ;
effectuer une mesure de reliquat d’azote en sortie d’hiver
pour la culture qui suit la nonimplantation.
Ne pas confondre, le bilan azoté,
calcul que vous effectuez a posteriori, après la récolte de la culture concernée et le plan de fumure
selon la méthode du bilan correspondant au calcul que vous effectuez au printemps pour fixer la
dose d’azote à apporter.
Exemple : Le blé que vous venez
de récolter sera suivi d’une orge
au printemps prochain. Votre
parcelle, située dans le Tardenois, contient plus de 30 % d’argile, aussi vous êtes exempté de
l’obligation de mettre en place
une Cipan entre le blé et l’orge.
Cependant, si vous n’implantez
pas de Cipan, vous devez calculer le bilan azoté du blé et vous
devrez effectuer une mesure de
reliquat d’azote en sortie d’hiver
pour l’orge.
Méthode de calcul du
bilan azoté à la parcelle
On retient la méthode de la
Balance Globale Azotée. Son
principe est de calculer à la parcelle le solde entre les entrées
totales d’azote et les exportations
par les cultures :
Pour les entrées sont comptabilisés les apports minéraux et les
apports organiques (azote total
et pas seulement la fraction
disponible).
Pour les exportations le calcul
tient compte du rendement et des
exportations ou non des pailles
(cf. tableau des exportations).
Le calcul ne prend en compte
que les cultures pour lesquelles
une référence existe.
exportation des cultures
Composition des
effluents organiques
exportation
kg n/q (B)
Culture
grain
grain
+ paille
Avoine
1.9
2.5
Blé tendre
1.9
2.5
Colza d'hiver
3.5
7.0
Lin graine
4.5
Orge
1.5
2.1
Seigle
1.4
2
Triticale
1.9
2.5
exportation
Kg n/t (B)
Valeurs à utiliser à défaut d’avoir
vos propres analyses
effluent
organique
Composition
n total
(kg/tonne)
Fumier vaches 6,5
laitières
Fumier vaches 6,0
allaitantes
Fumier
taurillons
9,0
Fumier
volailles
22,0
Fumier porcs
8,0
Fumier ovins
8,5
Carotte
3.0
Épinard
5.0
Maïs fourrage
12.5
Lisier vaches
laitières
3,5
Oignon
2.0
Lisier porcs
3,0
Pomme de terre
3.5
Vinasses
30
Calcul de la Balance
Globale Azotée
Tableau à remplir pour les parcelles bénéficiant de la dérogation
Année culturale :
exportations
Apports /ha
Bilan
Culture
précédent la
export export export/ha
parcelle
n
n minéral n organique (D) + (E)
non-implanta- rdt/ha paille
(C)=(A)
(A)
Kg
/q
(D)
total (E)
– (C)
tion de CIpAn
O/N
x(B)
ou t (B)
(A) Rendement en quintaux pour avoine, blé, colza d’hiver, lin graine, orge, seigle et triticale et en tonnes
pour carotte, épinard, maïs fourrage, oignon et pomme de terre.
(B) Coefficient d’exportation d’azote de la culture, reportez-vous au tableau « Exportation des cultures »
ci-dessus.
(C) Exportation totale d’azote : le rendement (A) multiplié par le coefficient d’exportation (B)
(D) Apports d’azote minéral : valeur à récupérer dans votre cahier d’enregistrement.
(E) Azote organique total : tonnage apporté par hectare multiplié par la quantité d’azote total par tonne. À défaut d’avoir vos propres analyses, reportez-vous au tableau joint « Composition des effluents
organiques ».
Gaël ponsardin et philip Wortham
Chambre d’Agriculture de la Marne
pour le Groupe Azote Marne.
InDuStrIe Au moins trois nouvelles usines de produits chimiques issus du végétal devraient sortir
de terre en Europe.
Chimie du végétal : plusieurs projets d’usines en cours
L
a chimie du végétal
consistait surtout jusquelà en des prototypes, mais
depuis environ trois ans
elle entre dans le concert industriel, avec au moins trois projets
d’usines de produits chimiques
utilisant des matières premières
végétales, en remplacement de
dérivés du pétrole.
C’est ce qu’indique Christophe
Rupp-Dahlem, président de
l’Association pour la chimie du
végétal (ACDV).
Pour commencer, l’amidonnier
Roquette démarrera une unité
de 25 000 tonnes de plastiques
d’origine végétale (blé, maïs,
pommes de terre) sur son site
de Lestrem dans le Nord déjà le
mois prochain, selon le président
de l’ACDV.
D’autre part, une usine de 10 000
tonnes d’acide succinique (une
« brique » élémentaire qui sert
à la fabrication de composants
élaborés, comme les solvants,
les polymères pour films, etc.)
démarrera en Italie l’an prochain,
à partir de maïs de la plaine du
Pô. Cela à l’initiative de Roquette et de la société néerlandaise
DSM.
Une autre usine d’acide succinique, de 25 000 tonnes, est prévue près de Barcelone en Espa-
gne pour 2013, découlant d’une
joint-venture entre la société
Purac, filiale de la firme néerlandaise CSM, spécialisée dans les
produits pour la boulangerie, et
de la firme chimique allemande
BASF.
Ce n’est qu’un début, car le directeur général de CSM, Gerard
Hoetmer, a annoncé début août
que par la suite les deux firmes
mettront en œuvre un projet
d’usine « de dimension mondiale » de 50 000 tonnes « pour
tenir compte de la croissance de
la demande ».
Dans la Marne, Bioamber (détenu par la société marnaise ARD
et le nord-américain DNP Green
Technology) investit dans une
unité de démonstration industrielle de production d’acide
succinique.
VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE
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VENDREDI 9 SEPtEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE
Comprendre
EVENEMENT Les Geda de la Suippe, de la Noblette et de Sainte-Ménehould organisent une
rencontre « Semer une culture intermédiaire vite et bien ! » le vendredi 16 septembre à La Cheppe à
14h00. Au programme : visite d’essais et présentation de semoirs.
Semer une culture intermédiaire vite et bien !
Crédit : D.R.
TÉMoigNAgES d’AgriCulTEurS, AdhÉrENTS gEdA
n Aymeric Brasier, agriculteur à Jonchery-sur-Suippe
« Jusqu’à présent, je semais seulement de la moutarde. Cette
année, je vais tester un mélange commercial belge moutarde
blanche + phacélie + vesce commune + lin + trèfle d’Alexandrie.
J’ai choisi ce type de mélange car je souhaite ramener de l’azote.
Avec plusieurs espèces, on dilue le risque que l’une ou l’autre ne
pousse pas bien. Je pense également qu’on ne favorise pas le
développement d’un même parasite. »
Jean-François Jeny, agriculteur à Massiges
« Je souhaite semer une culture intermédiaire vite fait, bien fait
et à moindre coût. Le « bien fait » s’impose car il s’agit d’obtenir
un retour sur investissement suite aux dépenses engagées
en semences, énergie et temps d’implantation. Au vu de
l’investissement, il est donc impératif de le faire bien ! »
Semoir delimbe à grosses graines pour les espèces en mélanges.
A
u-delà des aspects règlementaires, les cultures
intermédiaires montrent très souvent un
effet positif sur le potentiel de la
culture principale. Le choix des
légumineuses, des graminées ou
des crucifères utilisées seules ou
en mélange ne s’improvise pas
et la qualité de l’implantation se
révèle essentielle.
Dans un court laps de temps
après la moisson, l’agriculteur
doit en effet ramasser ses pailles,
épandre ses engrais et ses matières organiques et assurer l’implantation de ses engrais verts.
Comment faire pour réussir cet
enchainement ?
Quelle espèce utiliser seule ou en
mélange en fonction des types de
sol et des rotations ?
Comment intégrer la gestion des
pailles et des matières organiques ? Comment adapter le travail du sol au semoir et à l’espèce
choisie sans oublier l’enfouissement à venir ?
Le mélange crucifères-légumineuses s’avère séduisant, mais
comment implanter des graines
de tailles différentes dans des
résidus parfois volumineux?
Afin de répondre à ces questions
et dans le prolongement de l’Inter-Geda « La performance par
l’agronomie » organisé en novembre dernier et de la rencontre du
16 juin, les Geda de la Suippe,
de la Noblette et de Sainte Ménehould proposent une rencontre
au champ le vendredi 16 septembre à 14 heures à La Cheppe.
Semoirs, parcelles mises
en place et une collection de 22 légumineuses
présentés
A cette occasion, une expérimentation croisant différents itinéraires est mise en place dans le
but de produire une biomasse
importante susceptible d’améliorer la fertilité du sol.
Les semis ont été réalisés le 11
août pour la moutarde ainsi que
Bertrand gomard, agriculteur à la Cheppe
« J’en ai assez des intercultures qui ne poussent pas ! Mon
objectif est de rationnaliser mon temps après la moisson car
tout est à faire dans un délai très court de trois semaines. Pour
réussir, je pense qu’il faut anticiper toutes les actions. »
le mélange moutarde pois, et fin
août pour les parcelles de moutarde et avoine avec les semoirs
suivants :
- Easydrill classique
- Easydrill avec double caisse
- Maxidrill
- Semoir centrifuge Delimbe sur
neo déchaumeur
- Semoir à grosses graines
delimbe
Avec une gestion des pailles
différentes:
- Pailles enfouies avec azote
(simulant un apport de Matières
Organiques)
- Pailles enfouies sans azote
- Pailles enlevées
Jean Paul Daouze, Ingénieur
conseil en agro-machinisme à
la Chambre d’Agriculture de la
Marne, présentera les différentes modalités et les premiers
résultats.
Parallèlement, une collection de
22 légumineuses différentes a
été mise en place en partenariat
avec Arvalis afin d’identifier les
plus pertinentes en champagne
crayeuse.
SANTÉ La protection des mains des agriculteurs, manipulant des produits de traitements, a fait
l’objet d’une campagne de sensibilisation.
Précautions d’usages des phytosanitaires
C’
est en septembre 2010 que l’union
des industries de la
protection des plantes (UIPP), en partenariat avec
Adivalor, les Chambres d’agriculture, Coop de France, Farre,
FNA, la FNSEA, InVivo et les JA,
a lancé sa « campagne mains »
pour sensibiliser les agriculteurs
aux précautions d’usage des produits phytosanitaires. Lors d’une
conférence de presse, à Paris le
1er septembre, l’UIPP et ses partenaires ont présenté un bilan de
l’impact de ces messages auprès
des agriculteurs.
Le 1er septembre à Paris, l’UIPP
a présenté le bilan d’une campagne de communication, menée
avec ses partenaires du milieu
agricole, destinée à sensibiliser
les utilisateurs de produits phytosanitaires aux précautions
d’usages concernant la protection des mains. À cette occasion,
Jean-Charles Bocquet, directeur
de l’UIPP, a déclaré « qu’il ne
fallait pas fermer les yeux sur la
protection des utilisateurs de produits phytosanitaires ». Pour lui,
la prévention sur l’utilisation de
ces produits passe par de bons
comportements et de bons gestes, auxquels il faut sensibiliser
les utilisateurs.
les mains seraient pour
60 à 80 % à l’origine des
contaminations
« Les mains représentent 5 à 8 %
de la surface du corps, et sont la
source de 60 à 80 % des contaminations lors de la préparation des
produits », a indiqué Jean-Charles Bocquet. La société d’études
marketing ADquation a mesuré
l’efficacité de la campagne, et
son directeur d’études, Benoît
Leygnier, a présenté ses résultats. Selon lui, l’impact global de
cette campagne est supérieur à la
moyenne par rapport à l’ensemble des plans de communications
dits « institutionnels ».
Environ 150 agriculteurs ont
été interrogés, répartis de façon
égale entre grandes cultures, viticulture et arboriculture/maraîchage. Ainsi, 42 % des interrogés
en grandes cultures se souviennent du message, 31 % en viticulture et 38 % en arboriculture
et maraîchage. toujours selon
Benoît Leygnier, « 86 % des agriculteurs ont considéré cette cam-
pagne comme utile, dont 46 % très
utile ». L’étude montre aussi que
81 % des agriculteurs interrogés
se sont déclarés concernés par
la campagne. Cependant, seul
18 % des interrogés en grandes
cultures auraient modifié leurs
pratiques suite à la campagne,
et 12 % pour chacune des autres
productions.
des comportements
d’utilisateurs en mutation
La « campagne mains » aurait
ainsi amené les agriculteurs à
utiliser davantage des gants lors
de la manipulation des produits,
et pour certains des masques ou
des combinaisons. En revanche,
« le lavage des mains est assez peu
cité dans les questions ayant trait
aux pratiques des personnes en
charge des traitements », a déploré
Benoît Leygnier. Pour l’UIPP, si
ces résultats sont encourageants,
il faut poursuivre la démarche
et simplifier le message. Dans
la foulée, Jean-Charles Bocquet
a annoncé le lancement de la
« campagne yeux » à l’automne
2011. Comme son nom l’indique,
cette nouvelle communication
visera à inciter les utilisateurs à
protéger leurs yeux « sans toutefois les obliger de façon systématique à porter des lunettes », a
souligné Jean-Charles Bocquet.
Enfin, le directeur de l’UIPP a
annoncé la distribution gratuite,
pour cette saison de production,
de DVD contenant de courts
films de sensibilisation à la protection des utilisateurs de produits phytosanitaires et de leurs
familles. Ces courts-métrages
pédagogiques seront distribués
sur les salons et visibles en ligne
sur le site de l’UIPP.
F.g.
VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE
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VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE
ANNONCES LEGALES
E-NOVEUS sarl
Au capital de 7500 Euros
Siège social : 2 allée Albert Caquot
51100 REIMS
RCS Reims 444 175 335
L’assemblée générale extraordinaire du
16 août 2011 a décidé la dissolution anticipée de la société et sa mise en liquidation
amiable à compter du même jour, nommé
en qualité de liquidateur M. Jean-Philippe
Pasquier demeurant 10 Place Amélie
Doublé 51100 Reims et fixé le siège de
la liquidation au 10 place Amélie Doublé
51100 Reims. Modification au RCS de
Reims.
ANALYTECH SARL
Au capital de 8000 €
Siège social : 2 rue Albert Caquot
51100 REIMS
RCS Reims 512 888 645
L’ago du 16/08/2011 a pris acte de la
démission des fonctions de gérant de
M Thierry Chataigner, à compter du
31/08/2011. Modification au RCS de
Reims.
COMMUNE DE MONTBRÉ
AVIS
Concernant la révision du
Plan Local d'Urbanisme
Par arrêté n° 03/2011 du 04 Août 2011,
M. le Maire de MONTBRÉ a ordonné
l'ouverture de l'Enquête Publique sur la
révision du P.L.U.
A cet effet, M. Gérard TERRILLON,
demeurant 143, rue de Courlancy à
REIMS (51100), a été désigné par le Tribunal Administratif comme commissaire
enquêteur.
L'enquête se déroulera à la Mairie du
2 septembre au 5 octobre 2011.
M. le commissaire enquêteur recevra à
la Mairie le 2 septembre de 14h à 16h, le
9 septembre de 14h à 16h, et le 5 octobre
de 9h à 11h.
L'enquête publique sera close le 5 octobre
à 11h00.
Pendant la durée de l'enquête, les observations sur le P.L.U. pourront être consignées
sur le registre d'enquête déposé en Mairie.
Elles peuvent être adressées par écrit au
commissaire enquêteur.
Le Maire,
Guy CHRETIEN.
SOCIETE CIVILE
IMMOBILIERE
DU 2 DE LA PLACE
DE LA MAIRIE
Société civile en cours de liquidation
au capital de 762,25 €
Siège social : 2, place de la Mairie
51220 COURCY
R.C.S. REIMS 383 798 352
AVIS
Aux termes du procès-verbal de l’assemblée générale du 26 août 2011, il résulte
que les associés, après avoir entendu le
rapport du liquidateur, ont :
- approuvé les comptes de liquidation ;
- donné quitus au liquidateur et déchargé
de son mandat ;
- prononcé la clôture des opérations de
liquidation.
Les comptes de liquidation seront déposés au greffe du Tribunal de commerce
de REIMS.
Mention sera faite au RCS de REIMS.
Pour avis
Le liquidateur
DELPHINE JACQUESSON
Société à responsabilité limitée
en liquidation
Au capital de 8 000 euros
Siège : 4 rue Drouet
51800 STE MENEHOULD
515 383 529
RCS CHALONS EN CHAMPAGNE
L’AGE du 03/08/2011 a décidé la dissolution anticipée de la Société à compter
du 03/08/2011 et sa mise en liquidation
amiable sous le régime conventionnel.
Liquidateur Madame Delphine JACQUESSON, 15 B rue de Montier 51800
VERRIERES, pour toute la durée de la
liquidation.
Le siège de la liquidation est fixé 4 rue
Drouet 51800 SAINTE MENEHOULD.
Les actes et pièces relatifs à la liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal
de commerce de CHALONS EN CHAMPAGNE, en annexe au RCS.
Pour avis
Le liquidateur
IN MEDIO
Société civile immobilière
Au capital de 6 000 euros
Siège social : 37 rue Diderot
51430 TINQUEUX
435 227 475 RCS Reims
AVIS
Suivant décision collective des associés
en date du 1er juillet 2011, il résulte que :
Le nom de Monsieur William LAINE a été
retiré des statuts sans qu’il y ait lieu à un
remplacement par celui des nouveaux
cogérants, Monsieur Olivier PHILIPPOT
et Monsieur David MALINOWSKI.
L’article 51 des statuts a été modifié en
conséquence.
Le siège social a été transféré au 2A
rue Camille Guérin 51450 BETHENY, à
compter du 1er juillet 2011.
L’article “siège social” des statuts a été
modifié en conséquence.
Mention sera faite au RCS : REIMS.
COMMUNE
DE BARBONNE-FAYEL
AVIS
Concernant l’enquête
publique sur le projet
de réalisation
de la carte communale
Par arrêté n° 2011/09 du 24 août 2011,
Madame le Maire de Barbonne-Fayel a
ordonné l’ouverture de l’enquête publique
sur le projet de réalisation d’une carte
communale.
A cet effet, Monsieur SANVICENTE Michel,
demeurant 15 bis rue des Chanceaux à
Cernay les Reims (51240) a été désigné
par le Tribunal Administratif comme commissaire enquêteur.
L’enquête se déroulera à la mairie de
Barbonne-Fayel du 26 septembre 2011 à
10 h au 27 octobre 2011 à 16 h 00.
Le commissaire enquêteur recevra en
mairie les
- Lundi 26 septembre de 10 h à 12 h
- Vendredi 14 octobre de 14 h à 16 h
- Jeudi 27 octobre de 14 h à 16 h
L’enquête publique sera close le 27 octobre 2011 à 16 heures.
Pendant la durée de l’enquête, les réclamations sur le projet de Carte Communale
pourront être consignées sur le registre
d’enquête détenu en mairie, aux jours et
heures habituels d’ouverture ou être adressées par écrit au commissaire enquêteur,
13 grande rue 51120 Barbonne-Fayel.
Seules les réclamations portées pendant l’enquête publique pourront être
étudiées lors de la réunion d’examen des
réclamations.
Le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur seront tenus à la disposition du public dès qu’ils seront transmis
en mairie.
L’adjoint,
LANDREA Jean-Claude.
BARTHELEMY SERVICES
INTERIM
SAS au capital de 120.000 €
Siège social : 12 allée René Fonck
51100 REIMS
RCS REIMS 502 373 657
Les associés le 01/04/2011 a pris acte
de la démission de M. Philippe BARTHELEMY de ses fonctions de Président,
au 01/04/2011 et ont nommé, Président
de la Société, au 01/04/2011, M. Sébastien SIGRAND, dt : 23 b rue En Fournirue
57000 METZ, pour une durée illimitée.
Pour avis le représentant légal.
AVIS DE CONSTITUTION
Aux termes d’un acte sous seing privé
en date à Reims du 9 Août 2011, il a
été constitué une société présentant les
caractéristiques suivantes :
Forme : Société à responsabilité limitée
Dénomination :
CORMONTREUIL ESTHETIQUE
Siège social : Centre Commercial Cora
Reims Cormontreuil (51350)
Objet : Institut de beauté, vente de
produits Yves Rocher et soins de beauté
Yves Rocher.
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au RCS
Capital social : 18 000 euros
Gérance : Mme Laurence MISSAOUI,
demeurant à REIMS (Marne) 16, rue de
la Villageoise.
Immatriculation : au RCS de Reims.
Pour Avis,
la gérance.
AVIS DE CONSTITUTION
Aux termes d’un acte sous seing privé en
date du 31/08/2011, il a été constitué une
société dont les caractéristiques sont les
suivantes :
Forme : Société à responsabilité limitée
Dénomination :
“FRENCH LUXURY CHAMP“
Siège social : 4 rue de la Source – 51480
VENTEUIL
Objet : La société a pour objet, en France
et à l’étranger :
- L’achat et la revente de champagne et
spiritueux en France et à l’international.
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au registre du commerce et
des sociétés
Capital : 5 000 € divisé en 500 parts d’un
montant unitaire de 10 € chacune
Gérance :
- Monsieur Yohann MICHAUX demeurant
4 rue de la Source – 51480 VENTEUIL,
- Madame Nathalie DOS SANTOS-PRIN
demeurant 12 Allée Tissandier – 77700
SERRIS,
nommés pour une durée illimitée avec
pouvoir d’agir séparément
Immatriculation : au registre du commerce et des sociétés de REIMS
Pour avis, le représentant légal.
LE VIGNOBLE SAS
SAS au capital de 900 000 euros
Siège social :
Chemin Rural de Puisieulx et Verzenay
Zone Commerciale
51350 CORMONTREUIL
439 584 137 RCS REIMS
Lors de l’AG du 24/08/2011, les associés
ont décidé de transférer le siège social de
la société à REIMS (51100) - ZAC Croix
Blandin - Rue Léna Bernstein à compter
rétroactivement du 1er août 2011.
L’inscription modificative sera portée au
RCS de REIMS.
Pour avis
AVIS DE CONSTITUTION
Aux termes d’un acte sous seings privés
en date du 21 juillet 2011 à Reims
51100, il a été constitué une société
présentant les caractéristiques suivantes :
Forme : Société à responsabilité limitée
Dénomination : SARL AMBIANCE MG
CARRELAGE
Siège social : La Neuvillette rue Paul
Wenz 51100 REIMS
Objet : La vente de carrelages et de
sanitaires et éventuellement la pose
de carrelages et de sanitaires en soustraitance.
Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et
des Sociétés.
Capital social : 8 000 euros
Gérance : Mlle MAUCIERI Sandra, demeurant 27 ter rue de la Paix, 51420
WITRY-LES-REIMS.
Immatriculation : au RCS de Reims.
Pour Avis,
la gérance.
SOCIETE CIVILE
IMMOBILIERE MALNES
Société au capital de 1000 euros
Siège social : 121 rue Ledru Rollin
51100 REIMS (Marne)
499 224 244 RCS REIMS
AVIS
D’un procès-verbal d’assemblée générale
extraordinaire du 29 août 2011, il résulte
que :
- le siège social est transféré à compter
du 1er septembre 2011, de REIMS (51100)
121 rue Ledru Rollin, à CORMONTREUIL
(51350) 30, route de Taissy.
En conséquence, l’article 4 des statuts a
été modifié.
Dépôt légal au RCS de REIMS.
Pour avis, le représentant légal.
TOP-HA
Société à responsabilité limitée
au capital de 10.000 euros
Siège social :
52, bld Dumaine de la Josserie
35740 PACE
RCS RENNES 489 679 191
D’un procès verbal d’assemblée générale
extraordinaire du 28 juillet 2011, il résulte
que :
- Le siège social a été transféré, à compter du 1er Août 2011, de PACE (35740)
52, boulevard Dumaine de la Josserie, à
TINQUEUX (51430) rue Marcel Dassault,
zone artisanale du Mont Saint-Pierre.
En conséquence, l’article 4 des statuts a
été modifié.
- Monsieur Thierry FAMELART, demeurant
à CHAMPIGNY (51370) 16, rue des
Charmes, a été nommé gérant de la
société à compter du 1er août 2011, en
remplacement de Madame Martine
DEOM, gérante démissionnaire.
En conséquence, l’article 14 des statuts a
été modifié.
Dépôt légal au RCS de Reims.
Pour avis,
Le représentant légal
Office Notarial de Tinqueux
Jean-Michel Pinteaux - Hervé Mauclaire David Pinteaux
Notaires associés
4 bis rue Jacques Monod
51430 TINQUEUX
CESSION DE FONDS
DE COMMERCE
Suivant acte reçu par Maître Jean-Michel
Pinteaux, Notaire associé de l’Office
Notarial de Tinqueux (51430 Marne),
4 bis, rue Jacques Monod, le 31 août
2011, enregistré au Pôle Enregistrement
S.I.E. de Reims Nord, le 1er septembre
2011, bordereau n° 2011/1 168, case n°1,
Monsieur Jean-Marc Henri FISCHBACH,
commerçant, et Madame Marcelle
Suzanne FORGERI, conjoint collaborateur, son épouse, demeurant ensemble
à JONCHERY-SUR-VESLE (51140), 99
route Nationale,
Ont cédé à Monsieur Boris René Louis
BOUVET, commercant, célibataire majeur,
demeurant à RETHEL (08300) 18 boulevard Robert Masson,
Le fonds de commerce de Presse-LoterieLoto-Jeux-Papeterie-Confiserie-Cadeaux,
auquel est annexé la gérance d’un débit de
tabac, sis à REIMS (51100 Marne), Centre
Commercial Turenne, 30, rue Vauban, lui
appartenant, connu sous le nom commercial LA TABATIERE, et pour lequel Monsieur FISCHBACH est identifié au SIREN
sous le numéro 405 394 370, et immatriculé au registre du commerce et des
sociétés (RCS) de Reims (Marne), sous le
numéro A 405 394 370, et au SIRET sous
le numéro 405 394 370 00036.
Le cessionnaire est propriétaire du
fonds vendu à compter du jour de la
signature de l’acte.
L’entrée en jouissance a été fixée au
1er septembre 2011.
La cession est consentie et acceptée
moyennant le prix principal de deux cent
cinq mille euros (205.000 €), s’appliquant :
- aux éléments incorporels pour cent
quatre-vingt cinq mille euros (185.000 €)
- au matériel pour vingt mille euros
(20.000 €)
Les oppositions, s’il y a lieu, seront reçues
en la forme légale dans les dix jours de la
dernière en date des insertions prévues par
la loi, au siège de l’Office Notarial de Tinqueux (Marne), 4 bis rue Jacques Monod,
BP 16, 51431 TINQUEUX Cedex où domicile a été élu à cet effet.
Pour insertion
Le Notaire
LA PREFECTURE DE LA MARNE
COMMUNIQUE
AVIS
Enquête pubIique
au titre de la déclaration
d’intérêt général
pour des travaux
pluriannuel de restauration
et d’entretien de l’Orconté
et de ses affluents
En application des dispositions du code
de l’environnement, il sera procédé à
une enquête publique sur la demande
d’autorisation au titre de la déclaration
d’intérêt général présentée par le Syndicat Mixte d’Aménagement Hydraulique
de la Vallée de l’Orconté, qui sollicite
l’autorisation de réaliser des travaux
pluriannuel de restauration et d’entretien
de l’Orconté et de ses affluents sur le
territoire des communes de Frignicourt,
Bignicourt-sur-Mame, Luxemont et Villotte, Ecrienne, Matgnicourt-Goncourt,
Orconté, Heiltz-le-Hutier.
Le siège de l’enquête est fixé à la mairie de Luxemont et Villotte où doivent
parvenir toutes les observations adressées au commissaire enquêteur. M. POIRISSE y siègera le lundi 19 septembre
2011 de 14 heures à 16 heures et le
jeudi 6 octobre 2011 de 17 heures à 19
heures.
Il tiendra également une permanence dans
les communes suivantes :
- Mairie de Bignicourt sur Marne : le jeudi
22 septembre 2011 de 16h30 à 18h30,
- Mairie de Frignicourt : le lundi 26 septembre 2011 de 10 heures à 12 heures,
- Mairie de Matignicourt-Goncourt : le jeudi
29 septembre 2011 de 18 heures à 20
heures
- Mairie d’Orconté : le vendredi 30 septembre 2011 de 13 heures à 15 heures,
- Mairie de Heiltz-le-Hutier: le samedi 1er
octobre 2011 de 14 heures à 16 heures,
- Mairie d’Ecrienne : le mardi 4 octobre
2011 de 10 heures à 12 heures
afin de recueillir les déclarations éventuelles des intéressés.
Les intéressés pourront consigner leurs
observations sur le registre ouvert à cet
effet ou les adresser, pendant toute la
durée de l’enquête, au maire ou au commissaire enquêteur, qui les joindront au
registre d’enquête publique.
Une copie du rapport dans lequel le commissaire enquêteur énonce ses conclusions motivées sur le projet de l’opération
sera déposée aux mairies des communes
de Frignicourt, Bignicourt-sur-Mame,
Luxemont et Villotte, Ecrienne, Matgnicourt-Goncourt, Orconté, Heiltz-le-Hutier.
Une copie de ce même document sera
en outre déposée à la direction départementale des territoires, service environnement, eau, préservation des ressources où toute personne physique ou
morale concemée pourra en demander
communication.
Pour le préfet,
La responsable de la cellule
«Politique de l’eau»
Pauline MAINGUY
Aux termes d’un acte sous seing privé
en date du 1er septembre 2011, il a été
constitué une entreprise unipersonnelle
à responsabilité limitée dont les caractéristiques sont :
Dénomination sociale : AV2E
Forme : Entreprise Unipersonnelle à
Responsabilité Limitée
Capital social : cent euros (100 €) divisé
en 100 parts de 1 € chacune entièrement souscrites et libérées par apport
en numéraire.
Siège : 1, rue du Général Gouraud, 51400
Mourmelon-le-Grand
Objet : vente directe ou démarchage,
commerce de détail par vente à domicile.
Durée : 99 ans à compter de l’immatriculation au registre du commerce et
des sociétés.
Gérant : M. VEYRIER Aurélien demeurant
1, rue du Général Gouraud, 51400 Mourmelon-le-Grand.
La société sera immatriculée au Registre
du Commerce et des Sociétés tenu au
greffe du tribunal de commerce de Châlonsen-Champagne.
Pour avis et mention
M. VEYRIER Aurélien, fondateur
Office Notarial de Tinqueux
Jean-Michel Pinteaux - Hervé Mauclaire David Pinteaux
Notaires associés
4 bis rue Jacques Monod
51430 TINQUEUX
AVIS D’AUGMENTATION
DE CAPITAL SOCIAL
Suivant acte reçu par Maître Jean-Michel
PINTEAUX, Notaire associé, membre de
la Société Civile Professionnelle “JeanMichel PINTEAUX, Hervé MAUCLAIRE
et David PINTEAUX, notaires associés”,
titulaire d’un office notarial à TINQUEUX
(Marne), 4 bis, rue Jacques Monod, le 4
juillet 2011, enregistré au SIE de REIMS
NORD, le 5 juillet 2011, a été effectuée une
augmentation de capital social entre :
Monsieur Richard Jean-Pierre PETIT,
viticulteur, et Madame Véronique Edwige
Paulette BAJAN, viticultrice, son épouse,
demeurant ensemble à AVIZE (51190),
10 rue d’Oger.
Capital social : sept mille cinq cent soixante euros (7.560,00 €).
Les modifications statutaires seront
publiées au registre du commerce et des
sociétés de Reims.
Pour insertion
Le Notaire
CESSION DE FONDS
DE COMMERCE
Aux termes d’un acte sous signatures
privées en date à AY (51) du 25 Août
2011 enregistré au pôle enregistrement
S.I.E. d’Epernay le 2/09/2011, bordereau
n° 2011/859 case n°6.
Cédant : SARL LE SAINT VINCENT,
ayant son siège social à AY (51160), 3,
avenue Victor Hugo.
Cessionnaire : SARL L.P.P. ayant son
siège social à AY (51160) 3, avenue
Victor Hugo.
Objet : Fonds de commerce de café,
bar, restauration rapide, jeux, jeux
automatiques, exploité à AY (51160) 3,
avenue Victor Hugo, connu sous le nom
de SAINT VINCENT.
Jouissance : 25 août 2011
Prix : cent mille euros (100.000 €).
Oppositions : dans les dix jours de la
dernière en date des insertions légales
au lieu de situation du fonds où domicile
a été élu à cet effet.
SCI TALLEYRAND N°19
Société Civile Immobilière
Au capital de 762,25 euros
Siège social 19 rue de Talleyrand
51100 REIMS
RCS REIMS 342 034 360
TRANSFERT DU SIEGE SOCIAL
Au terme d’une délibération en date du
31 août 2011, l’Assemblée Générale
Extraordinaire a transféré à effet du
1er septembre 2011, le siège social du
19 rue de Talleyrand à REIMS (51100)
au 276 A boulevard Pommery à REIMS
(51100)
Siege social :
Ancienne mention : 19 rue de Talleyrand
à REIMS 51100
Nouvelle mention : 276 A boulevard
Pommery 51100 REIMS
Les modifications seront faites au greffe
du Tribunal de Commerce de REIMS
Pour avis,
la gérance
WIDE SLIDE
Société à responsabilité limitée
au capital de 1 000 euros
Siège social :
29 Place de la République
51000 CHALONS EN CHAMPAGNE
503 491 904 RCS CHALONS
EN CHAMPAGNE
Aux termes d’une délibération en date du
01/07/11, la collectivité des associés a
pris acte de la démission de Julien CRIADO de ses fonctions de co-gérant et
décide de ne pas le remplacer.
Pour avis,
La Gérance
Société Civile Immobilière
PARLIER
Société au capital de 152 euros
Siège social :
102, boulevard Pommery
51100 REIMS (Marne)
344 794 987 RCS REIMS
AVIS
D’un procès verbal d’assemblée générale
extraordinaire du 29 août 2011, il résulte
que :
- Le siège social est transféré, à compter
du 1er septembre 2011, de REIMS (Marne)
102, boulevard Pommery, à REIMS (Marne)
53, rue du 16ème et 22ème Dragons.
En conséquence, l’article des statuts a été
modifié.
Dépôt légal au RCS de Reims.
Pour avis,
Le représentant légal
Union de Coopératives
Agricoles dénommée
« SOCA COOP »
Siège social : chez APM DESHY
BP 8 - 51230 PLEURS
Agrément N.2814
RCS CHALONS 736 520 420
AVIS DE CONVOCATION
Les associés de l’Union de coopératives sont priés de bien vouloir assister à
l’assemblée générale ordinaire annuelle de
l’Union de coopératives qui aura lieu le :
MARDI 27 SEPTEMBRE 2011 à 9 H
Salle de FRANCE-LUZERNE, Complexe
Agricole à Châlons-en-Champagne
pour délibérer sur l’ordre du jour suivant :
- Rapport du conseil d’administration aux
associés sur l’exercice clos le 31 mars
2011
- Examen et approbation des comptes
annuels de l’exercice clos le 31 mars
2011
- Rapports du commissaire aux comptes
sur l’exercice clos le 31 mars 2011
- Quitus aux administrateurs
- Affectation du résultat
- Approbation des conventions passées entre la coopérative et ses
administrateurs
- Constatation de la variation du capital
social souscrit
- Renouvellement partiel du conseil
d’administration
- Fixation des indemnités versées au
conseil d’administration
- Pouvoirs pour les formalités.
Cette assemblée sera suivie d’une assemblée générale extraordinaire appelée à
délibérer sur l’ordre du jour suivant :
- Mise en harmonie des statuts avec
l’arrêté du 31 juillet 2009 portant homologation des statuts types des unions de
sociétés coopératives agricoles.
- Pouvoirs pour les formalités.
Les associés ont la possibilité, conformément à l’article R 524-13 du Code Rural,
de prendre connaissance au siège social,
quinze jours au moins avant la date de
l’assemblée, des comptes annuels, du
rapport du conseil d’administration aux
associés et du texte des résolutions proposées par le conseil d’administration au
vote des associés.
Le Président du Conseil d’Administration,
Xavier ROY
26
LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011
VIE PRATIQUE
65 Foire de Châlons en Champagne
ème
La Roue de la Moisson, nouvelle génération : des cadeaux par milliers
EVÉNEMENT - Plus de 1200 personnes sont venues tourner la Roue de la Moisson nouvelle
génération. Cette animation a remportée un franc succès ! Le jeu a fait des heureux. Un tirage au
sort clôturait chaque soir l’animation avec à la clé des cadeaux exceptionnels !
Félicitations aux heureux gagnants du tirage de la Moisson
I Vendredi 26/08 : M. Portevin Joël - Beine Nauroy :
2 entrées Disneyland Paris
I Mardi 30/08 : Mme Boquet Michèle - Ventelay :
1 séjour d’une semaine (Belambra)
I Samedi 27/08 : M. Bossus Christian - Somme-Suippe :
1 week-end à Cabourg (AVMA)
I Mercredi 31/08 : M. Herbillon François - St Martin
aux Champs : 1 citerne de ravitaillement complète
200 l (Agri Viti Stock)
M. Boulard Cyril - Cormicy
1 séjour d’une semaine (Pierre & Vacances)
I Dimanche 28/08 : Mme Cossus Elisabeth - Sarry :
2 repas au restaurant Le Cul de Poule à Reims
I Lundi 29/09 : Mme Benoit Françoise
Faux-Vésigneul : 500 l de GNR (Bolloré Energie)
M. et Mme Bossus
I Jeudi 1er/09 : M. Carlu François-Xavier - Normée :
2 repas au restaurant Le Jamin à Reims
I Samedi 3/09 : M. Macquart Frédéric Somme Vesle : 1 baptême de l’air en hélicoptère
(Hélitel)
M. Minelle Jérôme - Juvigny : 1 week-end (Pierre &
Vacances)
I Dimanche 4/09 : M. Collet Jérôme - Sogny en l’Angle :
2 dîners aux Armes de Champagne
I Lundi 5/09 : M. Simonnot Bruno
I Vendredi 2/09 : M. Fouraux Pascal - La Croix en
Conflans s/Seine : 1 stage d’œnologie (Les Secrets
Champagne : 1 baptême de l’air en montgolfière
du Vin)
(Air Tonic)
(*Les gagnants qui n’ont pas retiré leur lot seront contactés par
la FDSEA).
Contact FDSEA (Département Syndical)
Carte Moisson : Tél. 03 26 04 77 99
M. et Mme Fouraux
Présence des Thermes
d’Amnéville le samedi 3/09.
Des forfaits pour Thermapolis
et Villa Pompéï ont été offerts.
M. et Mme Boquet
M. et Mme Minelle
Un grand merci aux partenaires Carte Moisson et à l’UCIA de Châlons en Champagne qui ont contribué à la réussite de cette animation
Châlons en Champagne
• AGRIVITI STOCK
• ANNE-LAURE RENARD
• BABLIN CARBOT SARL
• BASTIDES
• CHANGEMENT DE DECOR
• CHRYSALIDE
• ECO FOX
• FCE MANUTENTION
• ISABEL COIFFURE
• Jean Louis David Diffusion
• La Quincaillerie du Marché
• QUICK
• SARL PASSION WEST
• UCIA
Reims
• ARROW
• AU CUL DE POULE
• AUX BLEUETS
• BIO ATTITUDE
• BOLLORE ENERGIE
• CORYSE
• CRFPS
• CULLIGAN
• GROUPAMA
• HIPPOPOTAMUS (Thillois)
• HOMENERGIE
• LADY MOVING
• L’APOSTROPHE
• LE GAULOIS
• LE JAMIN
• LES COCOTTES DU CUL DE
POULE
• LES SECRETS DU VIN
• MADEMOISELLE A DIT...
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
MARCEL e et les créateurs...
MATTÉO
MISTRAL
OLIVIERS & CO
PARTNER JOUET
PATE CROUTE PIQUETS
PETIT COEUR (Chapellerie)
PIZZA PAI
PLAZA BOWLING THILLOIS
TER INFORMATIQUE
TERROIR DES ROIS
Auberive
• HELITEL
Bourgogne
• EARL GORRIA MAUPRIVEZ
Bouzy
• L’ESCARGOT des GRANDS CRUS
Cumières
• CROISI CHAMPAGNE BATEAU
Dormans
• BOUTIQUE B
• CONCENTRE DE SAVEURS
Epernay
• AU PETIT FOURNEAU
Etoges
• LE CHÂTEAU D’ETOGES
Fère-Champenoise
• ART FLORAL
Fontaine sur Ay
• Melle PAPILLONNE COUTURE
Gueux
• ETS COMPAS
Le Gault Soigny
• QUAD BALADE
L’Epine
• AUX ARMES DE CHAMPAGNE
Moussy
•L’AUBERGE CHAMPENOISE
Oiry
• SARL REFLEX
Pierry
• La Chocolaterie THIBAUT
Pogny
• POGNY OPTIQUE
Saint Brice Courcelles
• FLODIFROID
• KARTING 51
Sainte Menehould
• SPORT ET NATURE
Sarry
• MAG. BIOMONDE L’ACHILLEE
Sézanne
• ART FLORAL
• BEAUTE SUCCESS
• COIFFURE GHISLAIN
• LA MEZZANINE
• LE FEU A L’ATRE
Sommepy Tahure
• BRASSERIE d’ORGEMONT
Taissy
• AIR TONIC
Tilloy et Bellay
• LA FERME DE TILLOY
Vert Toulon
• SA RAVILLON
Vertus
• AMBRELIA
Vitry le François
• AU PETIT MARCHE
• OPTIC LISSAC
• STYLE & DECO
Guise (02)
• REGIE DU FAMILISTERE
Lalobbe (08)
• LA CIDRERIE CAPITAINE
Launois sur Vence (08)
• BRASSERIE ARDWEN
Bouxwiller (67)
• BEISER
Les loisirs et attractions :
• AVMA
• BELAMBRA
• DISNEYLAND PARIS
• FRANCE MINIATURE
• LA BERTAUGE
• LA MER DE SABLE
• LE PHARE DE VERZENAY
• MARNO BOX
• MUSÉE GREVIN
• MUSEE DU PAYS DU DER
• NIGLOLAND
• PARC ASTERIX
• PARC ZIG ZAG
• PIERRE ET VACANCES
• PRE EN BULLES
• THERMAPOLIS • VILLA POMPEI
• ZOO D’AMNEVILLE
VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE
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28
LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPEMBRE 2011
VIE PRATIQUE
CONSERVATION Les prairiales, à l’Inra du Pin dans l’Orne, ont été l’occasion de faire quelques
rappels pour une conservation réussie d’un ensilage de maïs.
Ensilage de maïs, les conditions
de réussite du silo
U
Confection du silo
Les pertes de qualité, conséquence d’une mauvaise stabilité
de l’ensilage, sont donc plutôt
liées à la conception du silo. Et
ce constat ne se fait qu’après
l’ouverture. Les risques de pertes se concentrent sur la phase
d’ouverture du silo lorsque celuici est mal tassé. L’oxygène entre
en profondeur dans l’ensilage,
TAILLE ADAPTÉE AUX
BESOINS DES ANIMAUX
Crédit : S. Leitenberger
ne bonne conservation de son ensilage
de maïs requiert deux
conditions essentielles. L’absence d’oxygène et une
baisse rapide du pH (autour
de 4). Sous forme d’ensilage, le
maïs n’est pas une plante difficile
à conserver. Contrairement à un
ensilage d’herbe, le défaut d’acidification est rare en ensilage
de maïs. Au stade de récolte
idéale, cette culture est relativement pauvre en minéraux et
protéines freinant ainsi l’acidification en raison de leur pouvoir tampon élevé. Elle contient
en outre assez de sucres pour
nourrir les fermentations et il
ne produit pas d’écoulement de
jus. Cependant, pour obtenir un
ensilage de qualité, appétant et
riche en énergie, il est important
de respecter certaines règles :
choisir le bon stade de récolte,
hacher le produit à la bonne
dimension, confectionner un
silo hermétiquement clos, sont
des opérations clé.
Les particules trop grossières entraînent des difficultés de tassement et de gestion à l’auge.
quelques jours voire quelques
semaines avant d’être distribué.
Des levures et des moisissures
se développent, accompagnées
d’un échauffement semblable
à la combustion. Par exemple,
un échauffement de 5 °C peut
entraîner des pertes de matière
sèche pouvant représenter 8 à
9 % par semaine. Tout ceci provoque ainsi des pertes de valeur
énergétique, de matière sèche et
également d’appétence. Et tant
que les levures et les moisissures disposent d’oxygène, elles se
développeront. Pour éviter ces
pertes, une attention toute particulière doit être portée lors de
la conception du silo. Le stade de
récolte joue également un rôle.
Pour atteindre le plus vite possible l’anaérobie, on préconise de
récolter au stade optimal qui se
situe entre 30 et 35 % de matière
sèche dans la plante entière. Plus
le maïs est récolté tard, plus il
faudra hacher fin et mettre du
poids sur la bâche.
La finesse de hachage répond à
deux objectifs : la conservation
et la consommation. Il faut privilégier un hachage fin pour faci-
Bail de chasse : y mettre fin
Le bail de chasse, comme
tout contrat, n’est pas
éternel. La possibilité, tant
pour le bailleur que pour
le locataire, d’y mettre un
terme est aisée.
Des précautions d’ordre
formel doivent toutefois être
prises.
les terres afin d’éviter toute
reconduction tacite du bail.
Crédit : DR
e bail de chasse n’est
soumis à aucune
disposition d’ordre public
s’imposant aux parties. A
la différence d’un bail à
ferme, il est possible de le
rompre en dehors de tout
motif déterminé ou imposé
par la loi. Un locataire las
de l’activité cynégétique ou
du territoire loué l’arrêtera
sans autre considération.
Un propriétaire las du
comportement de son
locataire, désirant louer à
un autre ou ne plus louer
à quiconque opérera de la
même manière.
Le processus de fermentation qui
aboutit à la stabilisation du four-
rage se fait en milieu anaérobie.
C’est pourquoi, il est important
de chasser le maximum d’air du
silo par un tassement efficace.
Le chantier doit être fini dans
la journée. La fermeture du silo
nécessite une attention toute
particulière afin de garantir
l’absence d’entrée d’air pendant
la phase de stabilité.
C. Delisle
Vient de paraître
Chronique juridique
L
liter le tassement du silo, tout
en laissant des brins assez longs
pour la mastication des bêtes.
Une longueur de coupe théorique de 7-8 millimètres représente un bon compromis entre
facilité de tassement et facilité
de mastication et rumination.
Des brins plus longs, de 10 à
15 millimètres, favorisent la
mastication mais au prix de risques très importants de pertes
de conservation si le maïs est
trop sec.
■ Après l’ouverture du silo,
des précautions sont à
prendre pour ralentir les
dégradations. La première
concerne l’avancement
du front du silo. Il doit être
suffisamment rapide. On table
sur une vitesse d’au moins
10 centimètres par jour en
hiver et de 20 centimètres en
été. Pour cela, la hauteur ou
la largeur des silos doivent
être conformes aux besoins
du troupeau. La seconde
précaution s’applique à
l’orientation des silos. Il
est préférable d’opter pour
une ouverture exposée au
Nord ou au Nord-Est. Le
développement des microorganismes est en effet moins
important si l’exposition n’est
pas face au soleil, notamment
pendant la saison chaude.
En présence d’un bail écrit,
il conviendra de respecter les
modalités de résiliation prévues
au contrat. Le contrat de bail
peut être conclu pour une
durée déterminée. Dans ce cas,
lorsqu’il arrive à son terme,
les parties n’ont pas besoin de
délivrer congé pour que le bail
prenne fin (à moins qu’une
clause du contrat ne prévoie
autre chose). Malgré tout, en
pratique, il est plus prudent
que propriétaire ou locataire
manifestent, par tout moyen,
leur intention de ne plus louer
En l’absence de bail écrit ou
en l’absence d’indication de
durée dans le bail écrit, ce
sont les règles générales du
code civil qui s’appliquent.
En application de l’article
1774 du code civil, le bail de
chasse est fait « pour le temps
qui est nécessaire afin que le
preneur recueille tous les fruits
de l’héritage
affermé », c’est-à-dire pour le
temps nécessaire au preneur
pour la destruction du
gibier présent sur les terres,
soit une année d’après la
jurisprudence. Dans cette
hypothèse, un congé est
nécessaire pour mettre fin
au bail, il doit être donné
par écrit six mois avant la
date de la fermeture officielle
de la chasse. A défaut de
congé, le bail oral ou à durée
indéterminée se renouvelle
année après année.
Tiffany Michel
Production durable
de biomasse
« Production durable de
biomasse. La lignocellulose
des poacées » est un
ouvrage de Denis Pouzet,
paru aux éditions Quae
dans la collection
Synthèses.
a biomasse
L
lignocellulosique des
plantes est une ressource
abondante, peu onéreuse,
renouvelable et largement
sous-employée. Composée
essentiellement de parois
cellulaires, elle constitue
une importante ressource
de fibres pour l’énergie,
les biomatériaux et la
chimie verte._ Cet ouvrage
fait le lien entre le type
photosynthétique des plantes,
leur adaptation au milieu et
le potentiel de production.
Les bases agronomiques de
la production de biomasse
sont traitées autour de
l’exemple de la canne à
sucre et des plantes d’intérêt
28 euros
comme Miscanthus sp.
L’analyse est axée sur les
qualités de durabilité des
systèmes de culture dédiés à
la lignocellulose.
Les connaissances actuelles
sur la synthèse des fibres et
leur composition, la culture
et les usages industriels,
les problématiques postrécolte de conditionnement
et de stockage sont autant
d’éléments abordés.
29
VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 - LA MARNE AGRICOLE
VIe pRatIque
MaIson Aujourd’hui, on a un choix immense pour les revêtements de sol… Le bois peut être une
solution esthétique et durable.
F
inies les moquettes et les
sols plastiques dont les
dalles font souvent mauvais effet à la longue… Si le
carrelage garde ses adeptes, le
parquet se taille désormais une
place de choix tant dans les maisons neuves que dans les projets
de rénovation. Facilité de pose,
d’entretien, aspect chaleureux
s’adaptant à tous les intérieurs,
le -ou plutôt les parquets- sont
une solution à ne pas négliger.
Qu’ils soient massifs, contrecollés ou stratifiés, les parquets
proposent une variété de matières et de teintes qui assurent un
rendu impeccable. Pour autant,
il ne faut pas choisir son parquet
à la légère.
Les bonnes questions avant de
se lancer
La première question à se poser
est de savoir où l’on veut poser
du parquet. En effet, le bois,
sous toutes ses formes, n’aime
que peu l’eau. Aussi, les salles
humides (salle de bain, wc, cuisine) devront faire l’objet de parquets spécifiquement adaptés.
La fréquence de passage sur les
sols est également à prendre en
compte en choisissant des parquets épais en cas de pièces très
fréquentées. La question du bruit
des pas, surtout pour les étages,
incitera à prendre des mesures
d’isolation phoniques par le biais
de sous-couches. Enfin, le choix
d’un chauffage par le sol installé
sous le parquet entraînera un
choix de parquet expressément
Crédit : Myriam Tricoci
Choisir et poser son parquet,
ce n’est pas si compliqué
La pose collée au cordon permet de laisser le bois travailler, de
rattraper quelques millimètres de niveau et de s’en mettre moins sur
les mains.
compatible. À tout cela, s’ajoutera, bien évidemment la question
du coût car entre un parquet en
stratifié et un parquet massif, les
prix peuvent aller du simple au
quadruple…
Pour les petits budgets, les parquets en stratifié sont souvent
la solution. Ils n’ont d’ailleurs
de parquet que de nom d’usage
puisqu’ils ne proposent pas de
couche de bois dit « noble ». Ce
sont ceux que l’on retrouve en
tête de rayon dans les magasins
de bricolage. Leur aspect général est avantageux grâce à une
variété de teintes et de matières
réussie et leur pose, le plus souvent flottante, reste simple. Malgré tout, il ne s’agit que d’un film
plastique sur une très fine couche
d’aggloméré, ce qui n’est pas des
plus adapté aux pièces de grand
passage. L’impossibilité de les
poncer réduit d’autant leur durée
de vie qui, si la pose est faite dans
les règles de l’art, peut être estimée à dix ans environ. Les parquets contrecollés sont déjà plus
robustes et ne présentent pas
l’aspect plastique des précédents.
Toutefois, la couche d’usure (2 à
3 mm de « vrai » bois) reste faible
et la durée de vie de ce type de
parquet s’en ressentira puisque
on ne pourra pas les poncer plus
de deux fois. Le parquet massif
quant à lui, existe en différentes
essences de bois, du pin au chêne
en passant par les plus exotiques
comme l’ipé ou le bambou. Tout
est alors possible au niveau du
rendu final, en terme de couleurs
comme d’aspect selon qu’on
choisira une finition cirée, vernie, huilée ou vitrifiée. On peut
aussi utiliser du plancher dont
les lattes de bois massif proposent une épaisseur honnête d’environ 21 mm d’épaisseur, mais
qui sont souvent de qualité et
d’aspect inférieurs au parquet
massif traditionnel (nœuds plus
nombreux, aspect général plus
veiné…).
Au choix de la pose du parquet,
s’ajoutera également le choix des
plinthes, des barres de seuil qui
feront bien entendu gonfler l’addition. Si la pose par un professionnel n’est pas rendue obligatoire par la simplicité de mise en
œuvre des parquets modernes, il
en coûtera tout de même environ
35 euros hors taxes par mètre
carré pour une installation réalisée par un artisan qualifié. Ce
prix dépendra également du type
d’assemblage choisi… Un parquet au point de Hongrie comme dans les châteaux du xviiie
nécessitera plus de matériaux et
d’heures de travail et sera donc
plus onéreux.
quel type de pose ?
n un parquet ne se pose que
sur un support sain : sec,
solide et plan (la planéité des
sols pouvant être rattrapée
par un ragréage ciblé). les
lattes de parquet doivent
ensuite être stockées 48 à
72 heures déballées dans les
pièces même de la pose, afin
d’assurer une hygrométrie
parfaite. la prise de mesures,
les coupes des lattes et des
portes doivent être réalisées
en amont d’un montage à
blanc réalisé dans un quart
de la pièce. on commencera
toujours par le plus grand côté
en n’oubliant pas de laisser
systématiquement des joints
de dilatation d’environ 8 à
10 mm le long de chaque mur.
Il existe trois types de poses =
flottante par système de
clipsage, collée par une colle
(posée à la spatule sous toute
la surface ou colle au cordon à
l’aide de pistolet à colle). enfin
la pose clouée.
Myriam Tricoci
Coin cuisine
Vient de paraître
Enchiladiables de boeuf
Souviens-toi de Hallows Farm
(pour 4 personnes)
« Souviens-toi de Hallows
Farm » est un roman
de Angela Huth, une
romancière britannique,
paru juste avant l’été aux
éditions Quai Voltaire.
Préparation : 15 minutes
Cuisson : 8 minutes
Ingrédients
- 400 grammes de bavette en un
seul morceau,
- 12 tomates cerise,
- 1 bel avocat,
- 4 oignons nouveaux,
- 1 poivron rouge,
- 1 gousse d’ail,
- 4 galettes de maïs,
- 1 boîte de maïs,
- une demi-cuillère à café
de chili en poudre,
- huile d’olive.
C
Réalisation
Chauffer une poêle avec un
filet d’huile d’olive, saisir
la bavette deux minutes de
chaque côté pour la garder
saignante, puis la laisser
reposer cinq minutes et
l’émincer finement dans le
sens des fibres pour obtenir
des aiguillettes.
Dans la même poêle, faire
revenir quelques minutes les
oignons et le poivron émincés,
le maïs rincé sous l’eau et l’ail
écrasé avec un filet d’huile
d’olive. Saupoudrer du chili et
réserver au chaud.
Couper l’avocat en dés (les
arroser de jus de citron pour
qu’ils ne noircissent pas) et les
tomates en deux.
Chauffer les galettes de maïs
quelques secondes à la poêle,
les rouler en cornet dans
de petits verres et les garnir
de tous les ingrédients :
aiguillettes de bavette,
légumes chauds et froids.
Servir chaud, accompagné
d’une salade verte.
’est un voyage plein de
nostalgie qu’Angela Huth
propose à ses lecteurs dans
son huitième roman traduit
en français. Au lendemain de
la Deuxième Guerre mondiale,
Prue rentre à Manchester
après avoir travaillé comme
volontaire agricole dans la
ferme de Hallows Farm chez
les Lawrence. Mais cette
nouvelle vie, qui passe par
un mariage de raison avec
Barry, un riche commerçant,
la laisse indifférente. Seule
l’évocation de la vie à la ferme
et les souvenirs qu’elle en a
avec ses amies Ag et Stella
lui procurent des moments
de bonheur. Une seule
chose compte, au final pour
Prue : retourner s’installer
à Hallows Farm, avec tous
21 euros
ceux qu’elle fréquentait à
l’époque. Beaucoup de finesse
et d’humour, piquant mais
tendre cependant, parsèment
cet ouvrage, qui est aussi une
formidable invitation à visiter
la magnifique campagne
anglaise.
Thierry Michel
30
LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011
MAGAZINE
À Tinchebray (61), deuxième édition des « Puces Tracteurs ». Vous (re) découvrirez notamment
une Jeep agricole française qui, vers 1955, « jazzait » et faisait jaser le bocage normand.
1955, la jeep agricole française
Claude Cailly montre un attachement quasi filiale à ce véhicule. Et pour cause ! C’est son
père qui l’a acheté, neuf, en 1955.
Il a déboursé non loin du million
de francs de l’époque. Le prix
de 7 à 8 amouillantes, selon nos
estimations.
Crédit : D.R.
Crédit : L’Agriculteur Normand
Crédit : T. Michel
Sous la remise et hors portée
de vue de Madame, quelques pièces de premier choix.
Entre un Deutz de 1952,
« 50 ch : un gros tracteur de
plaine à l’époque », et un petit
gris vigneron, c’est une autre
perle rare qui attire l’attention.
La Jeep agricole française, une
production Hotchkiss sous
licence Willys, sera une des
attractions de ce rendez-vous
dominical ornais qui réunira
plus d’une centaine de vieux
tracteurs.
4 véhicules en 1
« 4 véhicules en 1 :
- tracteur routier,
- tracteur agricole,
- camionnette et
- véhicule de liaison.
Une rentabilité certaine »
Crédit : L’Agriculteur Normand
A
griculteur retraité à
St-Quentin-Les-Chardonnets (Orne, 61),
Claude Cailly avoue un
péché mignon. « Je suis depuis
toujours un accumulateur de
vieilles ferrailles ». Ferrailles
mais pas ferrailleur ! Dans son
atelier où de vieux serviteurs
de l’agriculture retrouvent leur
âme originelle, chaque outil a sa
place.
Le prix de 7 à 8 amouillantes
Enfant, Claude se souvient s’être
endormi un beau soir d’été sur
le siège passager alors que son
père fauchait l’herbe. Polyvalence, la botte secrète de l’engin.
La Hotchkiss-Brandt, notamment
version JH-101, offrait un usage
multifonctionnel. « 4 véhicules
en 1 : tracteur routier, tracteur
agricole, camionnette et véhicule de liaison. Une rentabilité
certaine », vantait la publicité, pardon la « réclame », de
l’époque. Claude confirme :
« c’était révolutionnaire ». Chez
les Cailly d’ailleurs alors, point
Claude Cailly au volant de la Jeep agricole achetée par son père en 1955. 3 vitesses, 4 rapports, 13 cv
essence, équipée d’une barre de coupe et munie d’une prise de force, elle a officié dans les champs,
dans les chemins et sur routes jusqu’en 1975.
de tracteur. La Jeep faisait
tout : faucher, labourer, herser, faner… Elle s’est même
payé le luxe d’un voyage à
Paris pour y livrer un fourneau. Elle répondait aux besoins
d’une ferme herbagère dont le
patron faisait commerce d’animaux. Peu de terres labourables
INFOS PRATIQUES
mais beaucoup d’herbages disséminés avec, presqu’au quotidien,
des animaux à transporter. Puissante avec ses 13 ch, bien plus
rapide (avec ses 3 vitesses sous
4 rapports) sur les routes qu’un
tracteur, jamais en panne…, elle
a œuvré jusqu’en 1975.
Le concept n’a cependant guère
essaimé dans les campagnes.
Au fil des retournements d’herbages, le tracteur spécialisé
et toujours plus puissant s’est
imposé dans le paysage face au
charisme de ce sympathique
hybride aux origines militaires.
Quoique ? Le valet de ferme,
Un Mc Cormick vigneron de 1957
Crédit : L’Agriculteur Normand
Crédit : D.R.
T. Guillemot
ZOOM SUR
J
Deuxième édition des « Puces Tracteurs » de Tinchebray, dimanche
4 septembre à partir de 6 heures Pièces, accessoires, expositions
de tracteurs de plus de 25 ans. Nombreuses animations (Marcel
Pitou et les P’tits Commis) et une tombola avec un tracteur des
années 50 à gagner. Parking gratuit. Entrée : 2 e. Renseignements,
inscriptions : [email protected]
dont le quad aujourd’hui, fait
des émules. Un peu la Jeep des
temps modernes.
En attendant, allez la voir travailler à Tinchebray le dimanche 4 septembre 2011. Presque
60 ans plus tard, elle est toujours
aussi « révolutionnaire ».
oël Briard sera également de la fête.
Il proposera entre autre au public la
découverte d’un Mc Cormick vigneron
de 1957 refait à neuf. C’est un des
traits de caractère de cet agriculteur en
retraite de Tinchebray. Quand certains
collectionneurs se contentent d’une remise
en état à minima, lui pousse la perfection
jusque dans le choix de la nuance de la
peinture d’origine. Une passion qui lui
coûte du temps « mais aussi de l’argent »,
avoue-t-il. Un investissement cependant.
Sous son hangar, un Farmall de 1959 et un
Renault de 1961 tout aussi rutilants. On a
voulu lui racheter au prix fort. Joël n’a pas
cédé aux sirènes. Son plaisir, c’est de se
balader de temps en temps sur les routes
du bocage au volant de ses vieux coucous
qui n’ont quasiment pas aucune ride.
32
LA MARNE AGRICOLE - VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011
Congy
Vous aimez l’histoire locale...
Vous vous intéressez au passé
de la commune où vous résidez
ou à celui de votre village natal,
alors contactez-moi : Tél. 06 07 84 35 11
Email : [email protected]
Crédit : RC
C
omme bien souvent trouver
l’origine du nom de Congy
tient plus du jeu de piste
que de la recherche historique.
On fait ce qu’on peut avec ce
qu’on a. En fait il existe deux hypothèses. La première vous vous en
doutez, comme tous les noms de
communes affublés d’un «y» en
dernière position, Congy pourrait
être une déformation de Commiacus c’est-à-dire le domaine d’un
certain “Commius”, sans doute un
Romain ou un Gallo-romain propriétaire des lieux. Pour l’instant
tout cela reste assez banal. En ce
qui concerne la deuxième hypothèse, là ça le devient un tout petit
peu moins. C’est un érudit du
XIXème M. Trémolière qui s’en est
fait l’éco. En fait pour trouver
l’origine du nom de Congy il s’est
basé sur la géologie. C’est un peu
spécial mais bon pourquoi pas.
En fait le village se trouve sur la
côte d’Ile-de-France entre un plateau argilo-calcaire et l’immense
plaine crayeuse de Champagne.
Du coup qui dit plateau argilocalcaire dit argile et qui dit argile
dit poterie. Et ce serait toujours
d’après Trémolière une poterie
qui aurait donné son nom au village. Son nom le Congius. C’était
en fait une sorte de vase, d’urne
d’une contenance de quatre litres
environ.
Alors comment sait-on tout
ça ? Eh bien parce que le Congius
servait d’unité de mesure dans la
Rome Antique. On l’utilisait pour
distribuer de l’huile et de la farine,
je m’explique... En fait, il faut se
replacer à l’époque de l’empire
Grégory LAGACHE
Romain. Immense puissance,
Rome l’éternelle brille de mille
feux sur tout le continent, en
Angleterre et sur tout le pourtour
méditerranéen. Imaginez le bazar
que c’était à gérer tout ça. Il fallait
défendre les frontières contre les
barbares, mâter les provinces nouvellement conquises. Et tout cela
depuis Rome malgré les délégations régionales. Bref l’empereur
avait suffisamment à faire à gérer
l’empire, les conquêtes et tout le
reste sans avoir à s’occuper de la
population romaine (la ville). Du
coup pour éviter les insurrections
populaires, l’idée de génie fut de
donner au peuple du pain et des
jeux. Alors pour les jeux, pas besoin
de vous expliquer, vous voyez très
bien de quoi il est question : gladiateurs, arènes et tout le tintouin... Et
pour le pain, eh bien des distributions étaient organisées un peu partout en ville. On donnait de l’huile
et de la farine. Et pour mesurer la
part de chacun on utilisait notre
fameux Congius. Tout cela pour
acheter la paix sociale, la conscience politique des Romains. Une
unité de mesure qui, de proche en
proche, conquis bientôt une
grande partie de l’empire. Vous
comprenez donc pourquoi cette
poterie était un symbole important. Ce qui peut expliquer qu’elle
ait donné son nom Congy ou avec
son argile, on a pu en fabriquer. En
tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’elle
a donné son nom au mot français
«Conges» par l’intermédiaire du
romain Congiet.