Les musiques celtes

Transcription

Les musiques celtes
Les musiques celtes
Le dossier
Les musiques celtes,
tradition et modernité
L’étape
Rencontre avec
le groupe Doolin’
L’atelier
Chantez
avec Doolin’ !
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Ce livret, intitulé Les musiques celtes,
est le deuxième d’une série de 6 livrets
thématiques que vous recevrez tout
au long de l’année afin de compléter
la Valise Rio Loco. Il vous permet
de découvrir l’histoire de la musique
celtique et celle de Doolin’,
l’un des groupes invités
pour cette édition 2016.
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Instruments
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DOSSIER
Les musiques celtes,
tradition et modernité
Aux confins de l’Europe occidentale,
les provinces celtes forment un ensemble
linguistique et culturel à part entière et entièrement à part.
Ce sont des bouts du monde, des terres de contrastes,
des terroirs de résistances, des lieux de légendes,
porteurs encore aujourd’hui de traditions vivaces.
Leur musique en est fortement imprégnée.
« Celtie, au croisement des peuples du Nord et
du Sud, aux frontières de la terre et de la mer,
à la limite du monde visible et du monde invisible », synthétisait le harpiste Alan Stivell.
Indissociable de son histoire et d’un imagi­
naire fort, la musique a permis à la Celtie de
renaître dans la seconde moitié du 20e siècle
et de s’affirmer aux yeux du monde. Hier
considérées comme une succession de folklores
régionaux et souvent méprisées, les musiques
celtiques sont à présent plébiscitées, sur scène
et sur disque. Très variées, elles partagent
cependant un socle commun : ce sont des mu­
siques populaires qui ont toujours réservé une
place centrale au récit et à la danse. Au­jour­
d’hui, les artistes celtes demeurent les ambas­
sadeurs et les messagers de cet héritage. Par
leurs chants, leurs notes et bien souvent leur
engagement, ils font de ces traditions un pa­
trimoine vivant et en constante évolution.
ell en concert
Le harpiste Alan Stiv
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DOSSIER
Des musiques populaires
à l'explosion folk-rock
Des répertoires multiples,
quelques points communs
LE FIDDLE
C’est le violon des musiques
populaires anglo-saxonnes.
À quatre cordes et en bois
brut, il ressemble au violon
classique, mais se tient
contre la poitrine plutôt qu'au
menton. L’archet est pris plus
haut, bien en main, pour
pouvoir jouer plus vite et
accompagner les danseurs.
Traditionnellement, en Irlande, en
Bretagne, dans les Cornouailles, le
chant et les danses rythment toutes
les étapes de la vie individuelle
et collective. Il existe des danses
pour chaque occasion : naissances,
mariages, fêtes patronales, tra­
vaux des champs ou change­
ments de saison… Cependant,
chaque région possède des ap­
proches différentes de la danse,
qui se traduisent parfois par d’in­
fimes nuances de pas d’un village
à l’autre.
Un fest~noz en Bretagne.
4
DOSSIER
Un peu partout, à partir du 18e siècle, les
danses collectives, en chaîne ou en rond,
perdent du terrain face aux contre-danses
et formules dansées en couple. Ces airs à
danser forment une grande partie de la
mémoire populaire.
En Bretagne, par exemple, la gavotte ou
l’an dro (« le tour » ou « la ronde » en bre­
ton) ont leur répertoire, souvent joué lors
de fest-noz (« fête de nuit » en breton)
par un couple de sonneurs, composé d’une
bombarde, une forme de hautbois rustique,
et d’un biniou koz, le cousin breton de la
cornemuse écossaise.
Mais la voix et le récit sont également
au cœur des cultures celtes. Les chanteurs
transmettent une littérature orale pro­
lixe dans laquelle les grands faits histo­
riques, les légendes, les histoires d’amour
ou causeries de village tiennent une place
prépondérante.
Dans plusieurs régions celtes, au-delà des
thématiques à rire, pleurer ou danser, les
chanteurs partagent aussi des techniques
de chant. Sans rentrer dans des précisions
musicologiques trop poussées, on retiendra
un goût commun pour l’improvisation, l’or­
nementation et souvent le « tuilage » qui
entraîne un sentiment de continuité entre
les différents chanteurs.
Dico
Fest noz assemblée festive et musicale
traditionnelle de Bretagne, le fest noz a été
officiellement inscrit, le 5 décembre 2012,
par l Unesco, sur la liste représentative
du patrimoine culturel immatériel de l humanité .
Le fest noz figure désormais parmi
des dizaines d autres pratiques culturelles
reconnues dans le monde, telles que le fado
portugais, le jultagi coréen marche sur
une corde raide ou les mariachis du Mexique.
Une session dans
un pub irlandais.
5
DOSSIER
Alan Stivell, le pionnier
Emblème de la musique celtique, de sa
richesse et de son renouveau, Alan Stivell a
réussi à réhabiliter un instrument oublié, à
faire entrer la musique bretonne dans l’ère
folk et à l’ouvrir à de nombreux métissages.
Breton de la diaspora, il a grandi à Paris,
dans le cosmopolite 20e arrondissement. Là,
dans un appartement où une radio crachait
des airs de rock et de musique bretonne, son
père s’est mis en tête de faire renaître la
harpe celtique. Ce fut le petit Alain (le vrai
prénom de Alan) qui en joua le premier, à
neuf ans. Sa passion pour cet instrument ne
l’a plus quittée.
Alors que la musique bretonne traditionnelle
était en plein renouveau en France et que la
vague folk démarrait en Angleterre et en
Écosse, Alan Stivell a la bonne idée de
réunir les deux courants pour créer un son
LE BAGAD BRETON, COUSIN
DU « PIPE BAND » ÉCOSSAIS
breton aux couleurs de l’époque. En 1972,
son concert à l’Olympia est un sommet du
genre : dans une première partie acoustique
folk ré­arrangée et une seconde plus rock
électrique, il donne à entendre quelque
chose de neuf. Cette soirée mythique
est l’acte de naissance d’une musique cel­
tique à la française : Alan Stivell chante
en breton, mais interprète aussi un air gaé­
lique et deux chansons en anglais. Le disque
« À l’Olympia » se vend à deux millions
d’exemplaires dans le monde. C’est le
point de départ de l’explosion des musiques
celtiques en France.
PO R ALLER PL S LOIN
Disques :
• Bagadoù, l’anthologie, Coop Breizh, 2002.
•Anthems in Eden, an Anthology of British and Irish Folk,
1955-1978, coffret de 4 disques, Castle Music, 2005.
Livre
•Alan Stivell, Laurent Bourdelas,
éditions Le Télégramme, 2012.
C’est pour revitaliser une tradition bretonne mise
à mal par les bouleversements de la révolution
industrielle que les bagads (ou bagadoù) ont
émergé dans les années 1940. À Paris, d’abord, où
quelques sonneurs de biniou et de bombarde
bretons exilés montent un ensemble proche des
Le bagad Cap Caval
la Grande Parade
« pipe bands » militaires écossais. En Bretagne,
Lorient.
des nations celtes
ensuite, avec Bodadeg Ar Sonerion (B.A.S) qui
lance un projet de sauvegarde de la musique bretonne. Très vite, plusieurs passionnés partent
collecter des airs dans les campagnes. En quelques années, chaque ville bretonne ou de la
diaspora (Lyon, Marseille, Cherbourg) se dote de son bagad et des concours sont organisés. Un
bagad se compose de trois pupitres – section rythmique, bombardes, binious (bientôt remplacés
par la cornemuse écossaise) – et joue en défilant. B.A.S compte aujourd’hui 8 000 sonneurs et les
bagads sont devenus incontournables dans le paysage musical breton. Ils ont formé plusieurs
générations de musiciens et aussi permis de rapprocher la Bretagne de l’Irlande et de l’Écosse.
6
DOSSIER
La renaissance
des musiques celtiques
La fierté celtique
Après des décennies de mépris et de
condescendance du grand public, les an­
nées 1980 et 1990 marquent le grand re­
nouveau de la fierté celtique. En France,
mais aussi en Écosse, en Irlande, l’inter­
celtique s’organise. La vague folk-rock a
permis de sensibiliser le monde entier au
combat du peuple celte pour la reconnais­
sance de sa culture. La Galice et les Asturies
rejoignent le mouvement et la diaspora
celte au Canada et aux États-Unis reven­
dique désormais ses origines. En 1994, l’al­
bum « L’Héritage des Celtes », mené par le
guitariste français Dan Ar Braz, réunit des
artistes de presque toutes les nations celtes
et se vend à un million d’exemplaires.
La harpe celtique, symbole de la résistance
à l’uniformisation culturelle, s’électrifie et
rencontre d’autres cultures, souvent en lutte.
Cette renaissance internationale se traduit
par des chiffres de ventes mirobolants,
des concerts gigantesques et un soudain
intérêt des maisons de disques pour la
musique celtique. En 1979, The Chieftains
donnent un concert à Dublin qui rassemble
près de la moitié de la population du
pays : 1,3 million de personnes ! Adieu
le folklore ! Le pop, le rock et le punk
donnent de nouvelles couleurs aux musiques
celtiques, qui jouent désormais une
partition universelle.
Le fondateur des Chieftains,
Paddy Moloney au uilleann pipe.
7
DOSSIER
Ici et là-bas, des musiques voyageuses
Peuples des mers, les Celtes ont
toujours voyagé et essaimé leurs
influences, principalement outre-­
atlantique. Les musiques blues, folk,
country (notamment le bluegrass)
doivent ainsi beaucoup au folklore
des immigrés irlandais. En Europe, au
tournant du 21e siècle, le grand boom
de la « world music » donne aux ar­
tistes celtes des envies de métis­
sage. Dans l’album « 1 Douar », Alan
Stivell invite Youssou N’Dour, Khaled
ou Jim Kerr du groupe de rock écos­
sais Simple Minds. Il se définit comme
un « citoyen du monde de nationalité
bretonne ». La Canadienne Loreena
McKennit remonte la route de la Soie
sur les traces des Celtes et le son­
neur de gaïta galicien Carlos Núñez
voyage au Brésil et à Cuba. Les
cultures celtes tissent aussi des passe­
relles avec d’autres traditions orales
d’Europe ou d’Orient.
LE BODHRÁN
Cousin celte du daf oriental, le bodhrán irlandais
est un tambour sur cadre en peau de chèvre,
qu’on frappe avec un bâton
en bois. Dans les
années 1970 et
1980, il a été redécouvert par une
génération
de
musiciens et il est
devenu l’un des
instruments
du
renouveau celtique.
PO R ALLER PL S LOIN
Disques :
•À l’Olympia, Alan Stivell, Fontana, 1972.
•Dor, Erik Marchand et le Taraf de Caransebes,
BMG Classics, 1998.
•Festival interceltique de Lorient, 45e édition,
spécial île de Man et Cornouailles, 2015.
Livres :
•Musiques des mondes celtes, Jean-Pierre Pichard,
Philip Plisson, éditions du Chêne, 2000.
Le groupe
8
cossais Simple Minds.
Carlos N nez, artiste invit
2007,
dition Espagne(s).
Rio Loco
LE FESTIVAL INTERCELTIQUE
DE LORIENT,
UNE INSTITUTION
Né en 1971, à la suite d’une compétition
de bagadoù, le Festival interceltique de Lorient
est devenu en 45 ans l’un des plus importants
festivals de France, avec une fréquentation de
700 000 spectateurs en moyenne. Depuis sa
création, il célèbre et renforce les liens entre les
nations celtiques, qui envoient d’importantes
délégations de musiciens, chanteurs et danseurs.
Depuis quelques années, le FIL ouvre aussi sa
programmation à des groupes celtes de la diaspora (Australie, Canada), qui fertilisent des
répertoires déjà ouverts aux quatre vents.
C’est le cheval de bataille du chanteur
breton Erik Marchand, partisan d’une
« culture enracinée mais ouverte »,
qui voyage dans le monde entier,
notamment dans les Balkans, à la ren­
contre d’autres musiques populaires.
Son album « Sag an tan ell », avec le
Taraf de Caransebes, reçoit en 1995
le Grand Prix de l’Académie Charles
Cros. Depuis, il ne cesse de confronter
la tradition du chant breton à d’autres
répertoires et instruments. Comme lui, de
nombreux musiciens militent pour une tra­
dition fertile et curieuse, en permanente
recherche. Aujourd’hui, les musiques celtes
n’ont plus rien à prouver. Elles entraînent
spécialistes et néophytes, de toutes
les générations, dans une joyeuse danse
qui célèbre le respect et l’amitié entre
les peuples.
Une affiche
du Festival
interceltique
de Lorient.
9
LA RENCONTRE
ÉTAPE
LE RENDEZ-VO S
Quoi ?
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Un concert du groupe Doolin’. Le public de
la valise sera accompagné dans sa découverte
de la musique : textes de chansons, repères
historiques, explications permettront de se mettre
dans l’ambiance… et de laisser la magie opérer.
Quand ?
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Séances réservées au public Valise :
mardi 26 janvier à 17 h.
mercredi 27 janvier à 9 h 30 et 15 h.
jeudi 28 janvier à 14 h 15.
Concert tout public :
jeudi 28 janvier à 21 h
Billetterie en ligne sur culturestoulouse.festik.net
Où ?
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Théâtre des Mazades,
10, avenue des Mazades, Toulouse.
DOOLIN'
Nicolas Besse
Jacob Fournel
Guil he m Cavaillé
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S é b a s t ie n S a u n i é
Guitare
Flûte
Violon
Chant et accordéon
Bodhrán
Basse
Ce groupe de la région toulousaine fait vivre la musique irlandaise
en France et en Europe depuis plus de 10 ans. Ses musiciens nous racontent
comment ils ont apporté leur french touch à cette musique traditionnelle !
Doolin’, drôle de nom,
ça vient d’où ?
D’un petit village situé à l’ouest de l’Irlande. Il se trouvait qu’il y avait six lettres
et que nous sommes six musiciens, ça sonnait
bien ! De plus, ce village est un des hauts
lieux de la musique traditionnelle irlandaise, les meilleurs musiciens de l’île s’y
retrouvent pour des sessions réputées dans
le monde entier.
10
Vos débuts ?
Nous nous sommes rencontrés lors d’une
­session dans un bar irlandais toulousain en
2004. Ça a accroché musicalement et on
s’est dit qu’il fallait se revoir pour monter un
groupe. Un an après, nous enregistrions notre
premier album et jouions en première partie
d’Alan Stivell lors du festival de musiques du
monde « À fleur de peau » dont le thème
était… les Celtes. On ne pouvait rêver mieux.
ÉTAPE
D’où vient cette passion
de la musique irlandaise ?
Quel est le thème
de votre prochain album ?
Nous aimons sa capacité à émouvoir, sa
profondeur. Elle raconte l’histoire du peuple
irlandais qui a souffert et a su s’adapter.
Ce qui donne à cette musique une grande
énergie et aussi un côté très festif ! Elle se
joue dans les pubs, les bars irlandais, où
tout le monde chante.
Cette année est marquée par les 170 ans
de la grande famine. Un épisode dramatique de l’histoire du peuple irlandais
qui a émigré vers les États-Unis pour fuir
cette famine. Nous avions envie de parler de cette émigration qui a influencé
toute la musique américaine. Les Irlandais
en débarquant à New York n’avaient pas
oublié leurs instruments, ils ont continué de
jouer ! Tous nos textes sont écrits en anglais,
on y parle d’amour, de déracinements et
de liberté.
Votre style ?
Nous aimons mélanger différents styles
de musiques : le traditionnel irlandais à
la chanson, la pop, le folk, le jazz, le funk
et le rap. Notre groupe est formé de trois
instruments traditionnels – le bodhrán, la
flûte irlandaise, le violon – et de trois instruments du monde – l’accordéon, la basse
et la guitare. Mais attention, quand Jacob
joue du « tin whistle », la flûte traditionnelle
à six trous, ça dépote ! Il improvise et joue
de façon très moderne, très vive, cela n’a
rien à voir avec la flûte au sens strict. Nous
avons tous été influencés par la musique
noire américaine, par son groove, son
rythme. C’est ce son que nous essayons de
distiller dans notre musique et qui donne
aussi cette pêche incroyable.
EN SAVOIR
Doolin’
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www.doolin.fr
Sortie officielle du disque le 17 mars 2016
au Cabaret Sauvage, à Paris, à l'occasion de la Saint-Patrick.
Le théâtre des Mazades
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Le Centre culturel et le théâtre des Mazades proposent une
grande variété d’activités
culturelles et sportives, des expositions
et des spectacles, dans une belle salle
de 530 places. Ils sont situés au cœur
du quartier des Minimes, près de 2 stations
de métro de la ligne B.
Un de vos points forts ?
La scène, sans hésiter ! On est appréciés parce que nous surprenons. Nous ne
sommes pas assis sur des chaises comme
lors d’une session. Au contraire, ça bouge
sur scène, comme dans un concert de rock,
nous osons des choses et apportons de l’humour. C’est ce décalage et cette extravagance que nous donnons à voir sur scène.
C’est un spectacle visuel et auditif !
11
ÉTAPE
LES CO PS DE CŒ R
Ces événements et ces personnes
ont marqué nos six musiciens…
1 Les sessions
C’est une rencontre
de musiciens qui s’assoient
autour d’une table
pour jouer ensemble !
Ils interprètent des « tunes »
(morceaux de musique)
de la tradition irlandaise et
les gens viennent les écouter.
C’est aussi une façon de
transmettre les répertoires
musicaux
d’une
génération
à une autre.
4Les pubs*
Un incontournable !
C’est dans ce lieu que
les Irlandais, hommes ou
femmes, toutes catégories
sociales confondues,
se retrouvent après
le travail !
2 The Beatles
Paul McCartney,
le chanteur des Beatles,
résumait les Beatles
à « une bonne brochette
d’Irlandais ». Outre
ses racines irlandaises,
notre musique est
marquée par l’influence
de ce groupe mythique.
3 Le groove
L’apostrophe après Doolin’
vient de groovin’ ! C’est
un clin d’œil à la musique
noire américaine,
au jazz et à des artistes
comme Stevie Wonder,
James Brown ou
Michael Jackson.
5Festival interceltique
de Lorient
C’est l’événement musical qui nous a fait grandir
en tant que groupe. Une des vitrines mondiales
de l’interceltisme ! Ça va de la fanfare, du « pipe
band » écossais au bagad breton, en passant
par le rock celtique comme Les Dropkick Murphys,
un groupe irlandais de Boston qui déménage sur scène !
Les Dropkick
Murphys
en concert.
*Pubs : en Angleterre
et dans certains pays anglo-saxons,
établissements de type
café-concert et lieux de vie.
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3.Écouter d’auéltriqesue : Altan, Lá Lugh,
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Diffuser ensuite
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The Galway Girl (Steve Earle)
Chanson d’amour pour la fille de Galway.
Well, I took a stroll on the old long walk
Of a day -I-ay-I-ay
I met a little girl and we stopped to talk
Of a fine soft day -I-ay-I-ay
Le refrain
And I ask you, friend, what’s a fella to do
Cause her hair was black and her eyes were blue
And I knew right then I’d be takin’ a whirl
Round the Salthill Prom with a Galway girl
We were halfway there when the rain came down
Of a day -I-ay-I-ay
And she asked me up to her flat downtown
Of a fine soft day -I-ay-I-ay
Le refrain
And I ask you, friend, what’s a fella to do
Cause her hair was black and her eyes were blue
So I took her hand and I gave her a twirl
And I lost my heart to a Galway girl
When I woke up I was all alone
With a broken heart and a ticket home
Le refrain
And I ask you now, tell me what would you do
If her hair was black and her eyes were blue
I’ve traveled around I’ve been all over this world
Boys I ain’t never seen nothin’ like a Galway girl
14
photocopie
Á
r
Á
1
2
Mini-jeu des 7 familles
des Mondes celtes
découper
olorier
Ác
3
Symboles
celtes
JE
2
La famille des instruments
Voici la deuxième famille, celle des instruments de musique.
Les Celtes ont fabriqué des instruments bien à eux, comme
le bodhrán, un tambour qu’on frappe avec un bâton en bois
ou le « fiddle », le violon traditionnel irlandais. Vous trouverez
dans chaque livret une des 7 familles à découper, avec
une carte en plus qui est celle de la famille des symboles.
Chaque participant peut colorier ses cartes selon son goût
et les collectionner au fil des étapes de la Valise Rio Loco.
Instruments celtes
1
Le carnyx
Instruments celtes
Le bodrh n
Instruments celtes
La croix c
eltique
2
Le fiddle
4
Instruments celtes
Le tin whistle
Instruments celtes
3
La harpe celtique
5
Instruments celtes
6
Le uilleann pipe
15
Après de longs voyages au travers de la langue portugaise
(Lusofonia en 2012), les Antilles et les Caraïbes
(en 2013 et 2014), les 20 ans en 2015,
voici une nouvelle aventure du festival Rio Loco,
qui se déroulera en juin 2016
sur la Prairie des Filtres, dont le thème est
eltes
Les Mondes C
Ce nouveau rendez-vous, accompagné en amont
par la Valise pédagogique Rio Loco,
mettra en lumière les « trans-nations » celtiques en passant
de la Galice et des Asturies vers la Bretagne, les Cornouailles,
le pays de Galles, l’Irlande, l’île de Man et l’Écosse.
Monde réel qui croise l’imaginaire,
pays de légendes situés entre le Nord et le Sud
et donc au cœur même de l’arc Atlantique européen.
Héritage, racine et modernité d’un peuple qui a réussi à bâtir avec vitalité
et diversité un interceltisme culturel pour notre émerveillement.
La croix celte
Ce symbole combine une croix et un anneau.
On le retrouve très souvent dans l’art, dans les enluminures par exemple.
La croix celtique ou druidique fait la synthèse des représentations
symboliques de ses ancêtres. Elle associe le temps et l'espace.
LES MUSIQUES CELTES. LIVRET PÉDAGOGIQUE 2
L’ÉQUIPE
Direction générale : Hervé Bordier.
Conception et coordination de la Valise Rio Loco : Marion Casals-Miollan,
Mathilde Sarrazin, Christian Sanchez.
Contacts : 05 31 22 99 00 - [email protected]
[email protected] - [email protected]
Programmation artistique : Marion Casals-Miollan, Federico Diaz,
Santiago Diaz, Pierre Jaouen, Mathilde Sarrazin.
Partenariat/communication/Média : Marie-Agnès Steunou.
Production : Guillaume Marty.
Administration : Isabelle Peron, Alexandra Gouffrant, Bernadette Massat,
Roselyne Andrade.
Rio Loco : licence 2e catégorie : 1078603 / licence 3e catégorie : 1078604.
Textes P. 3-9 : Églantine Chabasseur. P. 10-12 : Bénédicte Boucays. P. 13-14 :
Marion Casals-Miollan. Illustrations : Gwendal Lemercier sauf p. 13 14 : Édith
Chambon. Photos : P. 3 : Marcel Kergoulay (Alan Stivell) P. 4 Jean-Luc Kokel (
fest-noz) P. 5 : Jean-luc Kokel (pub) P. 6 : DR (bagad) P. 7 Greg Kahn/ The New
York Times P. 8 : Chris Pizzello/AP/SIPA P. 9 : Daniela Dacorso (Carlos Nuñez)
P. 10 : Alain Braud (Doolin'). P. 11 : DR (théâtre Mazades) P. 12 : Jean-Luc Kokel
(session), Dalmas/SIPA (The beatles), Agencia Estado/ZUMA-REA (Stevie Wonder),
Dublin regional tourism (pub), MediaPunch/REX/SIPA (Dropkick Murphys).
Directrice de la publication : Aurélya Guerrero. Rédactrice en chef : Élodie
Baubion-Broye. Rédactrice en chef adjointe : Bénédicte Boucays. Secrétariat de
rédaction et révisions : Isabelle Gilloots. Iconographie : Marie-Anne Méhay.
Création graphique et maquette : Audrey Izern. Imprimerie : Toulouse Métropole.
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