Les musiques celtes
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Les musiques celtes
Les musiques celtes Le dossier Les musiques celtes, tradition et modernité L’étape Rencontre avec le groupe Doolin’ L’atelier Chantez avec Doolin’ ! SOMMAIR E co o L o i R e s i l a La V Au sommaire gne ojet compa leur pr oco ac L io d R s ans e e tient s in n li a a o s c . Elle toulou in, la V » s s ju e e à v lt r ti e vie ffiches ndes c -éduca De jan ts t des a es Mo e s socio L e e « r r o e tu n concer c riel so le thèm ques : r les stru té ti u s a s ti m r e a ur s, du ogiqu tapes cles po ogique pédag ée d’é pédag t specta jalonn Loco e ls t s ti s io e e u R u o e des Valise plastiq L’anné if . a ts s L r e l. u ’a a q isposit ti liers d festiv l’art, d te u théma r a u ’a , o u s p q e e. s jus eport ogiqu public oulous u Pass pédag le de T ner les cadre d il g V a le p s la n m e a acco relle d ment d t cultu t égale tique e s’inscri s ti r a ation d’éduc Ce livret, intitulé Les musiques celtes, est le deuxième d’une série de 6 livrets thématiques que vous recevrez tout au long de l’année afin de compléter la Valise Rio Loco. Il vous permet de découvrir l’histoire de la musique celtique et celle de Doolin’, l’un des groupes invités pour cette édition 2016. L'étap c tre ave oolin' n o c n e R pe D ion le grgorouupe de la rivégre sier Le dos celtes, s e u q i s Les mu modernité n et istoire traditio ouvrez l’h s. it v Ce aine fa e toulous ue irlandais e p iq o s r la mu ce et en Eu . n n a a r 10 s en F lus de er p is u p de ontr es ! le renc Venez des Mazad e r ât au thé à 12 0 1 s e Pag Déc celte siques gent u m s e d s parta es, elle commun : ié r a v , ocle Très nt un s s populaires e a d n e e c u la cep iq p s u e des m se. r vé un ce sont toujours rése it et à la dan 9 3 à qui ont ntrale au réc Pages ce L'ateli er ' Doolin z avec ythme ! Chante nglais et en r 3 et 14 En a Pages e 1 er or découp Jeu à rtes collectet gardez-les cartes ituer, os ca V nst vos ’à reco opiez Photoc sement jusqu u précie es livrets, illes il f au d jeu des 7 fam i. le min ndes Celtes des Mo 5 Page 1 Instruments celtes Le fiddle 2 2 DOSSIER Les musiques celtes, tradition et modernité Aux confins de l’Europe occidentale, les provinces celtes forment un ensemble linguistique et culturel à part entière et entièrement à part. Ce sont des bouts du monde, des terres de contrastes, des terroirs de résistances, des lieux de légendes, porteurs encore aujourd’hui de traditions vivaces. Leur musique en est fortement imprégnée. « Celtie, au croisement des peuples du Nord et du Sud, aux frontières de la terre et de la mer, à la limite du monde visible et du monde invisible », synthétisait le harpiste Alan Stivell. Indissociable de son histoire et d’un imagi naire fort, la musique a permis à la Celtie de renaître dans la seconde moitié du 20e siècle et de s’affirmer aux yeux du monde. Hier considérées comme une succession de folklores régionaux et souvent méprisées, les musiques celtiques sont à présent plébiscitées, sur scène et sur disque. Très variées, elles partagent cependant un socle commun : ce sont des mu siques populaires qui ont toujours réservé une place centrale au récit et à la danse. Aujour d’hui, les artistes celtes demeurent les ambas sadeurs et les messagers de cet héritage. Par leurs chants, leurs notes et bien souvent leur engagement, ils font de ces traditions un pa trimoine vivant et en constante évolution. ell en concert Le harpiste Alan Stiv Brest. Port du is Jeud aux 3 DOSSIER Des musiques populaires à l'explosion folk-rock Des répertoires multiples, quelques points communs LE FIDDLE C’est le violon des musiques populaires anglo-saxonnes. À quatre cordes et en bois brut, il ressemble au violon classique, mais se tient contre la poitrine plutôt qu'au menton. L’archet est pris plus haut, bien en main, pour pouvoir jouer plus vite et accompagner les danseurs. Traditionnellement, en Irlande, en Bretagne, dans les Cornouailles, le chant et les danses rythment toutes les étapes de la vie individuelle et collective. Il existe des danses pour chaque occasion : naissances, mariages, fêtes patronales, tra vaux des champs ou change ments de saison… Cependant, chaque région possède des ap proches différentes de la danse, qui se traduisent parfois par d’in fimes nuances de pas d’un village à l’autre. Un fest~noz en Bretagne. 4 DOSSIER Un peu partout, à partir du 18e siècle, les danses collectives, en chaîne ou en rond, perdent du terrain face aux contre-danses et formules dansées en couple. Ces airs à danser forment une grande partie de la mémoire populaire. En Bretagne, par exemple, la gavotte ou l’an dro (« le tour » ou « la ronde » en bre ton) ont leur répertoire, souvent joué lors de fest-noz (« fête de nuit » en breton) par un couple de sonneurs, composé d’une bombarde, une forme de hautbois rustique, et d’un biniou koz, le cousin breton de la cornemuse écossaise. Mais la voix et le récit sont également au cœur des cultures celtes. Les chanteurs transmettent une littérature orale pro lixe dans laquelle les grands faits histo riques, les légendes, les histoires d’amour ou causeries de village tiennent une place prépondérante. Dans plusieurs régions celtes, au-delà des thématiques à rire, pleurer ou danser, les chanteurs partagent aussi des techniques de chant. Sans rentrer dans des précisions musicologiques trop poussées, on retiendra un goût commun pour l’improvisation, l’or nementation et souvent le « tuilage » qui entraîne un sentiment de continuité entre les différents chanteurs. Dico Fest noz assemblée festive et musicale traditionnelle de Bretagne, le fest noz a été officiellement inscrit, le 5 décembre 2012, par l Unesco, sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l humanité . Le fest noz figure désormais parmi des dizaines d autres pratiques culturelles reconnues dans le monde, telles que le fado portugais, le jultagi coréen marche sur une corde raide ou les mariachis du Mexique. Une session dans un pub irlandais. 5 DOSSIER Alan Stivell, le pionnier Emblème de la musique celtique, de sa richesse et de son renouveau, Alan Stivell a réussi à réhabiliter un instrument oublié, à faire entrer la musique bretonne dans l’ère folk et à l’ouvrir à de nombreux métissages. Breton de la diaspora, il a grandi à Paris, dans le cosmopolite 20e arrondissement. Là, dans un appartement où une radio crachait des airs de rock et de musique bretonne, son père s’est mis en tête de faire renaître la harpe celtique. Ce fut le petit Alain (le vrai prénom de Alan) qui en joua le premier, à neuf ans. Sa passion pour cet instrument ne l’a plus quittée. Alors que la musique bretonne traditionnelle était en plein renouveau en France et que la vague folk démarrait en Angleterre et en Écosse, Alan Stivell a la bonne idée de réunir les deux courants pour créer un son LE BAGAD BRETON, COUSIN DU « PIPE BAND » ÉCOSSAIS breton aux couleurs de l’époque. En 1972, son concert à l’Olympia est un sommet du genre : dans une première partie acoustique folk réarrangée et une seconde plus rock électrique, il donne à entendre quelque chose de neuf. Cette soirée mythique est l’acte de naissance d’une musique cel tique à la française : Alan Stivell chante en breton, mais interprète aussi un air gaé lique et deux chansons en anglais. Le disque « À l’Olympia » se vend à deux millions d’exemplaires dans le monde. C’est le point de départ de l’explosion des musiques celtiques en France. PO R ALLER PL S LOIN Disques : • Bagadoù, l’anthologie, Coop Breizh, 2002. •Anthems in Eden, an Anthology of British and Irish Folk, 1955-1978, coffret de 4 disques, Castle Music, 2005. Livre •Alan Stivell, Laurent Bourdelas, éditions Le Télégramme, 2012. C’est pour revitaliser une tradition bretonne mise à mal par les bouleversements de la révolution industrielle que les bagads (ou bagadoù) ont émergé dans les années 1940. À Paris, d’abord, où quelques sonneurs de biniou et de bombarde bretons exilés montent un ensemble proche des Le bagad Cap Caval la Grande Parade « pipe bands » militaires écossais. En Bretagne, Lorient. des nations celtes ensuite, avec Bodadeg Ar Sonerion (B.A.S) qui lance un projet de sauvegarde de la musique bretonne. Très vite, plusieurs passionnés partent collecter des airs dans les campagnes. En quelques années, chaque ville bretonne ou de la diaspora (Lyon, Marseille, Cherbourg) se dote de son bagad et des concours sont organisés. Un bagad se compose de trois pupitres – section rythmique, bombardes, binious (bientôt remplacés par la cornemuse écossaise) – et joue en défilant. B.A.S compte aujourd’hui 8 000 sonneurs et les bagads sont devenus incontournables dans le paysage musical breton. Ils ont formé plusieurs générations de musiciens et aussi permis de rapprocher la Bretagne de l’Irlande et de l’Écosse. 6 DOSSIER La renaissance des musiques celtiques La fierté celtique Après des décennies de mépris et de condescendance du grand public, les an nées 1980 et 1990 marquent le grand re nouveau de la fierté celtique. En France, mais aussi en Écosse, en Irlande, l’inter celtique s’organise. La vague folk-rock a permis de sensibiliser le monde entier au combat du peuple celte pour la reconnais sance de sa culture. La Galice et les Asturies rejoignent le mouvement et la diaspora celte au Canada et aux États-Unis reven dique désormais ses origines. En 1994, l’al bum « L’Héritage des Celtes », mené par le guitariste français Dan Ar Braz, réunit des artistes de presque toutes les nations celtes et se vend à un million d’exemplaires. La harpe celtique, symbole de la résistance à l’uniformisation culturelle, s’électrifie et rencontre d’autres cultures, souvent en lutte. Cette renaissance internationale se traduit par des chiffres de ventes mirobolants, des concerts gigantesques et un soudain intérêt des maisons de disques pour la musique celtique. En 1979, The Chieftains donnent un concert à Dublin qui rassemble près de la moitié de la population du pays : 1,3 million de personnes ! Adieu le folklore ! Le pop, le rock et le punk donnent de nouvelles couleurs aux musiques celtiques, qui jouent désormais une partition universelle. Le fondateur des Chieftains, Paddy Moloney au uilleann pipe. 7 DOSSIER Ici et là-bas, des musiques voyageuses Peuples des mers, les Celtes ont toujours voyagé et essaimé leurs influences, principalement outre- atlantique. Les musiques blues, folk, country (notamment le bluegrass) doivent ainsi beaucoup au folklore des immigrés irlandais. En Europe, au tournant du 21e siècle, le grand boom de la « world music » donne aux ar tistes celtes des envies de métis sage. Dans l’album « 1 Douar », Alan Stivell invite Youssou N’Dour, Khaled ou Jim Kerr du groupe de rock écos sais Simple Minds. Il se définit comme un « citoyen du monde de nationalité bretonne ». La Canadienne Loreena McKennit remonte la route de la Soie sur les traces des Celtes et le son neur de gaïta galicien Carlos Núñez voyage au Brésil et à Cuba. Les cultures celtes tissent aussi des passe relles avec d’autres traditions orales d’Europe ou d’Orient. LE BODHRÁN Cousin celte du daf oriental, le bodhrán irlandais est un tambour sur cadre en peau de chèvre, qu’on frappe avec un bâton en bois. Dans les années 1970 et 1980, il a été redécouvert par une génération de musiciens et il est devenu l’un des instruments du renouveau celtique. PO R ALLER PL S LOIN Disques : •À l’Olympia, Alan Stivell, Fontana, 1972. •Dor, Erik Marchand et le Taraf de Caransebes, BMG Classics, 1998. •Festival interceltique de Lorient, 45e édition, spécial île de Man et Cornouailles, 2015. Livres : •Musiques des mondes celtes, Jean-Pierre Pichard, Philip Plisson, éditions du Chêne, 2000. Le groupe 8 cossais Simple Minds. Carlos N nez, artiste invit 2007, dition Espagne(s). Rio Loco LE FESTIVAL INTERCELTIQUE DE LORIENT, UNE INSTITUTION Né en 1971, à la suite d’une compétition de bagadoù, le Festival interceltique de Lorient est devenu en 45 ans l’un des plus importants festivals de France, avec une fréquentation de 700 000 spectateurs en moyenne. Depuis sa création, il célèbre et renforce les liens entre les nations celtiques, qui envoient d’importantes délégations de musiciens, chanteurs et danseurs. Depuis quelques années, le FIL ouvre aussi sa programmation à des groupes celtes de la diaspora (Australie, Canada), qui fertilisent des répertoires déjà ouverts aux quatre vents. C’est le cheval de bataille du chanteur breton Erik Marchand, partisan d’une « culture enracinée mais ouverte », qui voyage dans le monde entier, notamment dans les Balkans, à la ren contre d’autres musiques populaires. Son album « Sag an tan ell », avec le Taraf de Caransebes, reçoit en 1995 le Grand Prix de l’Académie Charles Cros. Depuis, il ne cesse de confronter la tradition du chant breton à d’autres répertoires et instruments. Comme lui, de nombreux musiciens militent pour une tra dition fertile et curieuse, en permanente recherche. Aujourd’hui, les musiques celtes n’ont plus rien à prouver. Elles entraînent spécialistes et néophytes, de toutes les générations, dans une joyeuse danse qui célèbre le respect et l’amitié entre les peuples. Une affiche du Festival interceltique de Lorient. 9 LA RENCONTRE ÉTAPE LE RENDEZ-VO S Quoi ? j Un concert du groupe Doolin’. Le public de la valise sera accompagné dans sa découverte de la musique : textes de chansons, repères historiques, explications permettront de se mettre dans l’ambiance… et de laisser la magie opérer. Quand ? j Séances réservées au public Valise : mardi 26 janvier à 17 h. mercredi 27 janvier à 9 h 30 et 15 h. jeudi 28 janvier à 14 h 15. Concert tout public : jeudi 28 janvier à 21 h Billetterie en ligne sur culturestoulouse.festik.net Où ? j Théâtre des Mazades, 10, avenue des Mazades, Toulouse. DOOLIN' Nicolas Besse Jacob Fournel Guil he m Cavaillé Wi l f rie d Be s s e J o s s e l in F o u r n e l S é b a s t ie n S a u n i é Guitare Flûte Violon Chant et accordéon Bodhrán Basse Ce groupe de la région toulousaine fait vivre la musique irlandaise en France et en Europe depuis plus de 10 ans. Ses musiciens nous racontent comment ils ont apporté leur french touch à cette musique traditionnelle ! Doolin’, drôle de nom, ça vient d’où ? D’un petit village situé à l’ouest de l’Irlande. Il se trouvait qu’il y avait six lettres et que nous sommes six musiciens, ça sonnait bien ! De plus, ce village est un des hauts lieux de la musique traditionnelle irlandaise, les meilleurs musiciens de l’île s’y retrouvent pour des sessions réputées dans le monde entier. 10 Vos débuts ? Nous nous sommes rencontrés lors d’une session dans un bar irlandais toulousain en 2004. Ça a accroché musicalement et on s’est dit qu’il fallait se revoir pour monter un groupe. Un an après, nous enregistrions notre premier album et jouions en première partie d’Alan Stivell lors du festival de musiques du monde « À fleur de peau » dont le thème était… les Celtes. On ne pouvait rêver mieux. ÉTAPE D’où vient cette passion de la musique irlandaise ? Quel est le thème de votre prochain album ? Nous aimons sa capacité à émouvoir, sa profondeur. Elle raconte l’histoire du peuple irlandais qui a souffert et a su s’adapter. Ce qui donne à cette musique une grande énergie et aussi un côté très festif ! Elle se joue dans les pubs, les bars irlandais, où tout le monde chante. Cette année est marquée par les 170 ans de la grande famine. Un épisode dramatique de l’histoire du peuple irlandais qui a émigré vers les États-Unis pour fuir cette famine. Nous avions envie de parler de cette émigration qui a influencé toute la musique américaine. Les Irlandais en débarquant à New York n’avaient pas oublié leurs instruments, ils ont continué de jouer ! Tous nos textes sont écrits en anglais, on y parle d’amour, de déracinements et de liberté. Votre style ? Nous aimons mélanger différents styles de musiques : le traditionnel irlandais à la chanson, la pop, le folk, le jazz, le funk et le rap. Notre groupe est formé de trois instruments traditionnels – le bodhrán, la flûte irlandaise, le violon – et de trois instruments du monde – l’accordéon, la basse et la guitare. Mais attention, quand Jacob joue du « tin whistle », la flûte traditionnelle à six trous, ça dépote ! Il improvise et joue de façon très moderne, très vive, cela n’a rien à voir avec la flûte au sens strict. Nous avons tous été influencés par la musique noire américaine, par son groove, son rythme. C’est ce son que nous essayons de distiller dans notre musique et qui donne aussi cette pêche incroyable. EN SAVOIR Doolin’ j www.doolin.fr Sortie officielle du disque le 17 mars 2016 au Cabaret Sauvage, à Paris, à l'occasion de la Saint-Patrick. Le théâtre des Mazades j Le Centre culturel et le théâtre des Mazades proposent une grande variété d’activités culturelles et sportives, des expositions et des spectacles, dans une belle salle de 530 places. Ils sont situés au cœur du quartier des Minimes, près de 2 stations de métro de la ligne B. Un de vos points forts ? La scène, sans hésiter ! On est appréciés parce que nous surprenons. Nous ne sommes pas assis sur des chaises comme lors d’une session. Au contraire, ça bouge sur scène, comme dans un concert de rock, nous osons des choses et apportons de l’humour. C’est ce décalage et cette extravagance que nous donnons à voir sur scène. C’est un spectacle visuel et auditif ! 11 ÉTAPE LES CO PS DE CŒ R Ces événements et ces personnes ont marqué nos six musiciens… 1 Les sessions C’est une rencontre de musiciens qui s’assoient autour d’une table pour jouer ensemble ! Ils interprètent des « tunes » (morceaux de musique) de la tradition irlandaise et les gens viennent les écouter. C’est aussi une façon de transmettre les répertoires musicaux d’une génération à une autre. 4Les pubs* Un incontournable ! C’est dans ce lieu que les Irlandais, hommes ou femmes, toutes catégories sociales confondues, se retrouvent après le travail ! 2 The Beatles Paul McCartney, le chanteur des Beatles, résumait les Beatles à « une bonne brochette d’Irlandais ». Outre ses racines irlandaises, notre musique est marquée par l’influence de ce groupe mythique. 3 Le groove L’apostrophe après Doolin’ vient de groovin’ ! C’est un clin d’œil à la musique noire américaine, au jazz et à des artistes comme Stevie Wonder, James Brown ou Michael Jackson. 5Festival interceltique de Lorient C’est l’événement musical qui nous a fait grandir en tant que groupe. Une des vitrines mondiales de l’interceltisme ! Ça va de la fanfare, du « pipe band » écossais au bagad breton, en passant par le rock celtique comme Les Dropkick Murphys, un groupe irlandais de Boston qui déménage sur scène ! Les Dropkick Murphys en concert. *Pubs : en Angleterre et dans certains pays anglo-saxons, établissements de type café-concert et lieux de vie. 12 z e t n a h c t e z Découvre ! ' n i l o o D e d la musique ATELIER n de Doolin’ Découvrez le so ter leurs morceaux, s à chan et amusez-vou ais et en rythme ! an en gl di 1. Présenter lacetra ltes. tion vivante des musiques ix. livret à haute vo Lire le texte du usique 2.Comprendrirelalandmaise. traditionnelle originaires Principalemente e siècles, il existe des 18 et 19 : usique irlandaise 4 familles de m la el capp ; t en gaélique a jle chan nse purement la musique de da j instrumentale ; ; ique mélodique jla m us nés ts chan militants les « ballads », j e au 19 siècle. t de t essentiellemen Aujourd’hui, c’es e qui est interprétée. ns la musique de da 3.Écouter d’auéltriqesue : Altan, Lá Lugh, langue élique (première Présenter le ga is, la ielle avant l’ang irlandaise offic nion l’U r officielle pa reconnue langue 2007) et l’anglais. puis européenne de le grou 5.Découvrir de le Web, s recherches sur groupes qui chantent en ga 2. Danú, Téada, U s chansons sont ce de es èm Les th travail, t, la guerre, le l’amour, la mor nt te ou umour. S’aj l’héroïsme et l’h l na tio na t sentimen l’exaltation du Unis. sat Ét x au massive et l’émigration et mythologiques Les inspirations antes. ur co i ss au nt s so poétiques celte s tes régions celte 4.Situer les disffMéronendes celtes sur la carte de s s langues parlée et les différente dans ces pays. pe Doolin’. Inciter à faire remis ceaux de l’album de écouter des mor pe ou gr o Loco. Un dans la Valise Ri ire un petit exposé fa ut participants pe site : lin’. Consulter le oo D sur le groupe www.doolin.fr 6.Repérer les différ ts ents instrumen de musique. position prendre la com Pour mieux com usique un groupe de m instrumentale d’ t oupe Doolin’ es irlandaise. Le gr : ts an iv su iens formé des music ; se : guitare Nicolas Bes ran ; urnel : bodh Josselin Fo tle ») (« tin whis nel : flûtes Jacob Four ; e et séraphon availlé : Guilhem C violon ; t ; éon et chan esse : accord Wilfried B sse. Saunié : ba Sébastien 7. Écouter lesrechpéanrer ’. sons de Doolin Commencer à ur chanter en chœ les refrains pour x. sur ces morceau 13 ATELIE R grou 8. Chanter en ter en chœur enfants de chan pe ! Proposer aux chanson refrains de cette de leur et en rythme les rs lo ’ les Doolin er gn pa m co ac pour nts debout, r. Placer les enfa ie nv ja en t er nc co t corporel un échauffemen r pa r ce en m m co le morceau Diffuser ensuite puis de la voix. des refrains s à l’arrêter lors en n’hésitant pa entifier. pour bien les id The Galway Girl (Steve Earle) Chanson d’amour pour la fille de Galway. Well, I took a stroll on the old long walk Of a day -I-ay-I-ay I met a little girl and we stopped to talk Of a fine soft day -I-ay-I-ay Le refrain And I ask you, friend, what’s a fella to do Cause her hair was black and her eyes were blue And I knew right then I’d be takin’ a whirl Round the Salthill Prom with a Galway girl We were halfway there when the rain came down Of a day -I-ay-I-ay And she asked me up to her flat downtown Of a fine soft day -I-ay-I-ay Le refrain And I ask you, friend, what’s a fella to do Cause her hair was black and her eyes were blue So I took her hand and I gave her a twirl And I lost my heart to a Galway girl When I woke up I was all alone With a broken heart and a ticket home Le refrain And I ask you now, tell me what would you do If her hair was black and her eyes were blue I’ve traveled around I’ve been all over this world Boys I ain’t never seen nothin’ like a Galway girl 14 photocopie Á r Á 1 2 Mini-jeu des 7 familles des Mondes celtes découper olorier Ác 3 Symboles celtes JE 2 La famille des instruments Voici la deuxième famille, celle des instruments de musique. Les Celtes ont fabriqué des instruments bien à eux, comme le bodhrán, un tambour qu’on frappe avec un bâton en bois ou le « fiddle », le violon traditionnel irlandais. Vous trouverez dans chaque livret une des 7 familles à découper, avec une carte en plus qui est celle de la famille des symboles. Chaque participant peut colorier ses cartes selon son goût et les collectionner au fil des étapes de la Valise Rio Loco. Instruments celtes 1 Le carnyx Instruments celtes Le bodrh n Instruments celtes La croix c eltique 2 Le fiddle 4 Instruments celtes Le tin whistle Instruments celtes 3 La harpe celtique 5 Instruments celtes 6 Le uilleann pipe 15 Après de longs voyages au travers de la langue portugaise (Lusofonia en 2012), les Antilles et les Caraïbes (en 2013 et 2014), les 20 ans en 2015, voici une nouvelle aventure du festival Rio Loco, qui se déroulera en juin 2016 sur la Prairie des Filtres, dont le thème est eltes Les Mondes C Ce nouveau rendez-vous, accompagné en amont par la Valise pédagogique Rio Loco, mettra en lumière les « trans-nations » celtiques en passant de la Galice et des Asturies vers la Bretagne, les Cornouailles, le pays de Galles, l’Irlande, l’île de Man et l’Écosse. Monde réel qui croise l’imaginaire, pays de légendes situés entre le Nord et le Sud et donc au cœur même de l’arc Atlantique européen. Héritage, racine et modernité d’un peuple qui a réussi à bâtir avec vitalité et diversité un interceltisme culturel pour notre émerveillement. La croix celte Ce symbole combine une croix et un anneau. On le retrouve très souvent dans l’art, dans les enluminures par exemple. La croix celtique ou druidique fait la synthèse des représentations symboliques de ses ancêtres. Elle associe le temps et l'espace. LES MUSIQUES CELTES. LIVRET PÉDAGOGIQUE 2 L’ÉQUIPE Direction générale : Hervé Bordier. Conception et coordination de la Valise Rio Loco : Marion Casals-Miollan, Mathilde Sarrazin, Christian Sanchez. Contacts : 05 31 22 99 00 - [email protected] [email protected] - [email protected] Programmation artistique : Marion Casals-Miollan, Federico Diaz, Santiago Diaz, Pierre Jaouen, Mathilde Sarrazin. Partenariat/communication/Média : Marie-Agnès Steunou. Production : Guillaume Marty. Administration : Isabelle Peron, Alexandra Gouffrant, Bernadette Massat, Roselyne Andrade. Rio Loco : licence 2e catégorie : 1078603 / licence 3e catégorie : 1078604. Textes P. 3-9 : Églantine Chabasseur. P. 10-12 : Bénédicte Boucays. P. 13-14 : Marion Casals-Miollan. Illustrations : Gwendal Lemercier sauf p. 13 14 : Édith Chambon. Photos : P. 3 : Marcel Kergoulay (Alan Stivell) P. 4 Jean-Luc Kokel ( fest-noz) P. 5 : Jean-luc Kokel (pub) P. 6 : DR (bagad) P. 7 Greg Kahn/ The New York Times P. 8 : Chris Pizzello/AP/SIPA P. 9 : Daniela Dacorso (Carlos Nuñez) P. 10 : Alain Braud (Doolin'). P. 11 : DR (théâtre Mazades) P. 12 : Jean-Luc Kokel (session), Dalmas/SIPA (The beatles), Agencia Estado/ZUMA-REA (Stevie Wonder), Dublin regional tourism (pub), MediaPunch/REX/SIPA (Dropkick Murphys). Directrice de la publication : Aurélya Guerrero. Rédactrice en chef : Élodie Baubion-Broye. Rédactrice en chef adjointe : Bénédicte Boucays. Secrétariat de rédaction et révisions : Isabelle Gilloots. Iconographie : Marie-Anne Méhay. Création graphique et maquette : Audrey Izern. 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