JONATHAN NAAS

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JONATHAN NAAS
JONATHAN NAAS
SELECTED WORKS 2009 → 2016
27 av FOCH ALTKIRCH, FR-68130
[email protected] • +33 (0) 633 511 028
BORN IN 1987 IN EASTERN FRANCE.
RESIDES AND WORKS BETWEEN BASEL,
STRASBOURG AND MULHOUSE.
2010 → 2012
MASTER OF VISUAL ART
EUROPEAN ART ENSEMBLE (with honors)
ÉCAL, University of Art and Design from Lausanne
2009 → 2010
BACHELOR OF VISUAL ART (visarte prize)
ÉCAL, University of Art and Design from Lausanne
2006 → 2009
DNAP ART
DIPLÔME NATIONAL D’ART PLASTIQUE
HEAR, Rhine University of Arts from Mulhouse
APPROACH
My plastic work is nourished by nonsense, esotericism,
psychedelism and folklore-induced protocols, relying on an
exploration of the interface between myth and knowledge.
My practice is dominated by paced, minimalist and radical
painting, narrating reclaimed objects and forms in dark,
dystopian installations. This way I interrogate the evolution
of knowledge and its passing, of its transcription from oral
to written speech, by reformulating reality through fiction,
like a storyteller emphasizing a present to suggest a possible
elsewhere.
Mon travail plastique est empreint d'absurde et de protocoles
nourris de folklore, d'ésotérisme et de psychédélisme,
s'appuyant sur l'exploration de l'interface entre le mythe et
la connaissance. Ma pratique est dominée par une peinture
minimaliste, radicale et rythmée mettant en récit des formes
et des objets récupérés, dans des installations sombres et
dystopiques. Je questionne ainsi l'évolution du savoir et de
sa transmission, de sa transcription entre oralité et écrit, en
reformulant la réalité au travers de la fiction à la façon d'un
conteur accentuant un présent, suggérant la possibilité d'un
ailleurs.
SOLO & GROUP EXHIBITION
MASTERPIECE
Saint-Valentin Art Space, Lausanne
2014 → 2016
INACT FESTIVAL
La Semancerie, Strasbourg
ATELIERS OUVERTS 2016
Le Domaine, Altkirch
SALON DES RÉALITÉS NOUVELLES
Parc Floral, Paris
KASERN
Roebelin barracks, Ferrette
CES JOURS
Foyer Marie-Pascale Pean, Mulhouse
5 MINUTES DE PLUS
Saint-Jean Chapel, Mulhouse
THE GALACTIC YODEL ORDER SOLO EXHIBITION
Zwanzigquadratmeter Gallery, Berlin
Ø(FF)15
Downtown, Mulhouse
DE GUERRE EN GUERRE
Halle au Blé, Altkirch
OB&F14
Le Domaine, Altkirch
PROMENADE SPATIALE AU FIL DES ONDES SOLO EXHIBITION
EDF Museum Électropolis, Mulhouse
2013
SOL LEWITT LOVES PANCAKES
ZIP Gallery, Basel
OB&F13
Le Domaine, Altkirch
SOCIAL LOVE, MUSIC & ART
Saint-Valentin Art Space, Lausanne
MASTER READING
Saint-Valentin Art Space, Lausanne
2012
EXPOSITION DES DIPLOMÉS
ÉCAL, University of Art and Design, Lausanne
NÉO-MASO
Studio Fleury, Geneva
ÉCAL PROMOTION 2012
ELAC Gallery, Lausanne
LE RETRANCHEMENT
Manoir de Martigny, Martigny
PERMIS DE CONSTRUIRE
Ateliers Jack Priess, Mulhouse
SYMPOSIUM SYNDROME
HKG, Basel
2011
IN GIRUM IMUS NOCTE ET CONSUMIMUR IGNI
Espace Arlaud, Lausanne
THE LAST FIRST TIME
Têtard shool of Art, Lausanne
2010
FORGING STEEL AND LAYING STONE
CRAC Alsace, Altkirch
BMBP
Banca Monte Paschi Belgio, Brussels
JEUNE CRÉATION
Le CentQuatre, Paris
LE PARCOURS DE L'ART
European Poetry Center, Avignon
WOUAH ! LE TIGER FLAMBOYANT DUO w/ Pascal Auer
La tour du Diable, Mulhouse
DESBIONE D’ORO
Stella Solaris, Brussels
DISTINCTIONS
Hall Stefan Kudelski, Lausanne
THE FUTURE WAY SO BLACK solo exhibition
Niele Torini Gallery, Lausanne
RENDEZ-VOUS DES JEUNES PLASTICIENS
Culturel Center, Toulon (La Garde)
EDITIONS
ÉCAL, University of Art and Design, Lausanne
CLUSTERFUCK AESTHETICS w/ Damien Airault
HEAR, Rhine University of Arts, Mulhouse
THE SWEET SONG OF DEATH
ÉCAL, University of Art and Design, Lausanne
2009
WORKSHOP'S
ÉCAL, University of Art and Design, Lausanne
DARK SIDE OF...
Halle au Blé, Altkirch
EXP.020
HEAR, Rhine University of Arts, Mulhouse
WEEK-END DE L'ART CONTEMPORAIN
Fine Arts Museum, Mulhouse
5H06
Polaris Gallery, Paris
MISCELLANEOUS
2009
EXP.017
HEAR, Rhine University of Arts , Mulhouse
2016
VOLUME WORK ASSISTANT MANAGER 2007 → 2009
HEAR, Rhine University of Arts, Mulhouse
ARTIST ASSISTANT TO GILLES BRUNI
Stuwa Contemporary Art Tour, Bisel
WORKSHOP w/ Pierre Thillet
HEAR, Rhine University of Arts, Mulhouse
EXHIBITION CURATOR, KASERN w/ Anne Zimmermann
Roebelin barracks, Ferrette
WORKSHOP w/ Boris Rebetez
HEAR, Rhine University of Arts, Mulhouse
TEACHING WORKSHOP EVIL
Mulhouse, Nancy & Châlon
WORKSHOP MAGNETIC ANIMALS
HEAR, Rhine University of Arts, Mulhouse
FREELANCE ART DIRECTOR 2009 → 2016
Overblitz collective, Mulhouse
ANIMATION & MEDIATION ASSISTANT 2007 → 2008
CRAC Alsace, Altkirch
LES JEUDI’S, ESSAIS SONIC
Pompidou Center, Paris
FENÊTRES OUVERTES
HEAR, Rhine University of Arts, Mulhouse
2008
TRANCHES DE QUAI #8 w/ Nicolas Moulin
HEAR, Rhine University of Arts, Mulhouse
DÉRAPAGES w/ Cécile Meynier
HEAR, Rhine University of Arts, Mulhouse
SOUND'GO FESTIVAL
Les Tuileries, Altkirch
THE WOODEN HOUSE FESTIVAL
Le Banholtzberg, Hirsingue
FÊTE DE LA MUSIQUE DUO w/ Pascal Auer
La Verrerie, Mulhouse
EN EAUX TROUBLES...
Fête de l’Eau, Wattwiller
2007
2014
MNAH DRUMLESS TOUR
France, Belgium & Swiss
COLLECTIONS
2013
PUBLIC COLLECTION ELECTROPOLIS
EDF Museum Électropolis, Mulhouse
TEACHING WORKSHOP
La Passerelle, Rixheim
PUBLIC COLLECTION VILLE D’ALTKIRCH
Ville d’Altkirch
LECTURES & CONFERENCES ABOUT GNIST
Lausanne, Strasbourg & Basel
PRIVATE COLLECTIONS
Switzerland, Belgium and France
MULHOUSE CITY WORKSHOP 2011 → 2013
Jacques Preiss, Mulhouse
MOUCHE, PROLIFÉRATION, CONTRÔLE
w/ Francisco ruiz del infanté
HEAR, Rhine University of Arts, Mulhouse
2012
ACTION D’AMEUBLEUMENT w/ Éric Madeleine
HEAR, Rhine University of Arts, Mulhouse
TEACHING WORKSHOP THE LAST FIRST TIME
Têtard shool of Art, Lausanne
LA NUIT DES MUSÉES
Fine Arts and Historical Museum, Mulhouse
L’AIR DE RIEN w/ Franck David
HEAR, Rhine University of Arts, Mulhouse
DIALOGUES
No Name Gallery, Mulhouse
AWARDS & RESIDENCIES
2016 35HEURES
Saint-Jean Chapel, Mulhouse
2011 ZQM RESIDENCIE
Zwanzigquadratmeter Gallery, Berlin
2010 VISARTE VAUD PRIZE
Visarte Vaud, Lausanne
JURY MEMBER INTERNATIONAL SHORT FILM FESTIVAL
Le Palace Lumière, Altkirch
2011
TEACHING WORKSHOP CES JOURS
Foyer Marie-Pascale Pean, Mulhouse
PULVER EUROPEAN HØST TOUR
Germany, Scandinavia, France & Swiss
2010
WORKSHOP w/ David Hominal
ÉCAL, University of Art and Design, Lausanne
EXHIBITION SETTER 2007 → 2010
Von Bartha Gallery, Basel
Circuit Art Space, Lausanne
La Kunsthalle, Mulhouse
CRAC Alsace, Altkirch
Electropolis EDF Museum, Mulhouse
Maison Neuve Gallery, Paris
Art Basel, Basel
Codes, signalétique, symbolique, font que la création visuelle, au sens étymologique, n’est plus tant possible :
toute tentative de donner l’existence à quelque chose d’absent auparavant n’est toujours au final que récupération et
assemblage de formes et d’images pré-existantes qui se font
le reflet de notions par lesquelles l’œuvre se rend compréhensible et sensible. Vouloir créer une image quelconque sans
qu’elle ne renvoie à une ou plusieurs autres, déjà intégrées
dans l’esthétique collective de manière consciente ou tout à
fait inconsciente, est en effet totalement vain. La récupération, en art, est en sorte un pléonasme.
Puisque toute création est nourrie des influences de ce qui l’a
précédée, aucune idée ne naît qui soit totalement nouvelle, et,
malgré la chasse à l’originalité que semblent mener les courants conceptuels, l’inédit semble ne plus pouvoir exister. Le
créateur ne peut puiser que dans sa propre culture, celle qui
forge ses goûts et son esthétique, projetant sa vision propre,
formée de la somme de ses expériences et de son éducation,
de ce qu’il a vécu et de ce qu’il a appris, de ce qui l’a construit
ainsi ; et tout courant, si novateur soit-il, ne peut naître qu’à
partir d’idées anciennes. En s’appuyant sur sa perception du
quotidien, l’artiste re-visite ainsi les postures et les formes du
réel, falsifiant les reliques de la création passée.
Le litige dans l’art contemporain à propos de la paternité de
l’œuvre et de l’illégitimité de la copie, qui ont nourri nombre
de débats, est ainsi antinomique avec l’idée que l’art ne peut
pas être une innovation constante et éternelle, et l’on se rend
compte que l’on aurait tort de sous-estimer l’importance de la
récupération dans la création artistique, de dénigrer l’art de la
copie et des fac-similés, et même de parler véritablement de
copie au lieu de ré-appropriation plus ou moins avouée. L’artiste choisit en réalité d’assumer ou non, ou de rendre hommage en quelque sorte, à ses influences.
En axant son travail sur l’utilisation et le détournement systématiques de la sémiologie, la mythologie et toute la culture
symbolique quelle qu’elle soit, Jonathan Naas fait de cette
saturation de l’image une problématique centrale. En choisissant de ne pas dissimuler ses sources d’inspiration, et en ne
rejetant pas les coïncidences nées des similitudes de goûts,
il accepte de prendre le risque de produire quelque chose qui
ressemble à. Le sacré, les codes visuels musicaux tout comme
les codes optiques lui servent ainsi à transcrire un univers
par l’image, plutôt qu’à tenter d’en créer une nouvelle forme.
Le procédé de récupération est même poussé plus loin par la
ré-appropriation de tout ce qui l’entoure et fait son identité
visuelle. En choisissant d’assumer ses références, il leur emprunte des codes, visuels ou sémantiques, et nourrit ainsi son
travail de ses lectures, ses écoutes et ses ressentis.
Si l’on estime que l’art contemporain est censé laisser une
très grande liberté aux créateurs, son fondement n’est alors
pas la technique pure, quand bien même celle-ci fait parfois
la différence, ou encore le motif de la représentation, mais
bien la démarche. Celle de Jonathan Naas est basée sur la
récupération. Récupération des matériaux et des motifs utilisés, pour la plupart trouvés au hasard de recherches ou de
rencontres, mais surtout récupération dans son processus
même de travail : partant d’écrits fictionnels rédigés au préalable, il prend possession d’images présentes dans ses textes,
telles des projections mentales, pour leur donner vie dans la
réalité et ainsi offrir une nouvelle lecture de sa fiction. Que
ce soit à travers la performance, l’installation ou la création
d’images, de nombreuses pièces peuvent alors naître d’un
seul écrit prenant souvent la forme d’une édition, devenant
les témoins d’un univers intérieur intime et complexe. Ces
fictions mettent en scène des personnages et des faits dont
certains sont passés, d’autres à venir et d’autres encore ne
prendront jamais forme dans la réalité. La frontière entre réel
et fiction se disloque alors et devient trouble, le but avoué
étant de laisser planer le doute quant à la détermination de
l’élément qui aura permis la création des autres, l’œuvre finissant par se nourrir d’elle-même.Chaque nouvelle fiction
constitue le point de départ d’un nouveau cycle de productions substantiellement riches et diversifiées affirmant de
fortes identités, flirtant avec le tangible et oscillant entre réel
fantasmé et utopie concrète.
fois de techniques classiques et de figures faisant référence
à l’ésotérisme confère aux stéréotypes ainsi re-visités une dimension mythologique proche de la cosmogonie, le tout dans
un souci de perfectionnisme frôlant l’obsession maniaque.
L’ensemble forme une production très structurée, dont les
titres mêmes, organisés en catégories : A_T, A/T, EXP. ou P/T,
témoignent d’une classification rigoureuse et méthodique,
traçant un fil aussi bien chronologique que logique entre les
différentes œuvres.
Impossible cependant de se perdre dans le foisonnement du
travail de Jonathan Naas. Car, que ce soit dans ses peintures
ou dans ses installations, et que son univers prenne corps
dans des paysages dystopiques fantasmés nés de son
obsession du vide et du désert, dont il explore les cultures,
ou dans des figures géométriques nées des codes transmis
par les médias de masse, la publicité ou l’éducation, l’on y
retrouve toujours cette esthétique post-apocalyptique née du
Rock, du mysticisme, et des systèmes d’organisation de la réalité.
Il garde ainsi constamment une ligne de conduite alliant structure
et système, réalité et fiction, autour de ces problématiques qui lui
sont chères.
Au final, même si ces œuvres peuvent sembler hermétiques
au premier abord, nul besoin d’avoir une quelconque explication pour y trouver quelque chose faisant écho à notre réceptivité ; c’est pourquoi Jonathan Naas laisse parfois la clé à
d’une première porte de compréhension, tel un indice, mais
souhaite que le travail que doit laisser faire le spectateur à sa
sensibilité reste entier, afin que ce soit son ressenti qui prime,
et que son imagination crée sa propre histoire. Nul besoin de
légendes donc : No Reason — sinon celle que chacun y trouvera.
L’utilisation fréquente voire quasi-systématique de la couleur
noire au travers de ses textures et de ses nuances confère
une radicalité, une profondeur qui rappelle la musique autoritaire et psychédélique qu’est le Rock & Roll. Cette radicalité
est toutefois contrebalancée tantôt par le savoir-faire ancien
et délicat qu’exige la technique de la peinture à l’huile par
exemple, qui possède une sémantique propre due à sa charge
de tradition, tantôt par la nature brute, voire industrielle, des
matériaux de récupération utilisés. Le recyclage de supports
et d’images issus de notre civilisation mêlé à l’utilisation à la
L’idée sous-jacente pourrait être la volonté d’abolir les
contraintes trop rigides qui subsistent dans le domaine
de l’art, et selon lesquelles tout est catégorisé soit dans le
domaine — artistique —, soit dans celui de — la vie réelle —,
comme si les deux ne pouvaient se rejoindre, et qu’il état interdit d’affirmer qu’un groupe de musique, un gang de Bikers
ou tout élément faisant partie du second ne pouvait pas intégrer le premier.
L’on a pourtant tort d’oublier la notion d’envie et de plaisir dans
le domaine de la création, la sacrifiant aux dogmes des écoles
et de la théorisation. Les discours ne suffisent plus à garder
l’art vivant, les manifestes étouffent la véritable relation que
nous devrions avoir avec l’Art. Jonathan Naas souhaite abolir
les frontières entre réel et fiction dans une idée de nihilisme se
nourrissant d’absurde et du réalisme fantastique tel qu'ont pu
l'énoncer Bergier & Pauwels, sans souci de justification.
SLUDGE III
JULIETTE ZELLER
AT/001c SKYLINER (Forgotten Yellow Phoenix) 2010
Acrylic on M.D.F. scraps, variable dimensions
PT/012 KAMPF (ou l'ultime confession à son petit carnivore domestique) 2009
Fictionalized autobiography, 18 x 26 cm
PT/014 GNIST (ou les pulvérulents des ténèbres) 2012
Fictionalized biography about Pulver, 15 x 27 cm
AT/003 THE STATEMENT 2010
Acrylic paint on oak wood, 55 x 250 cm
AT/029a TEMPORAL 2016
Acrylic on M.D.F.scraps, 45 x 26 cm each.
AT/015 MALDOROR 2011
Acrylic paint on fir wood shim, 15 x 15 cm
AT/028b BLASPHEME 2016
Acrylic paint on fir wood, 325 x 165 cm
AT/010 BLACK SUN 2010
Acrylic on M.D.F. and alkyd paint on aluminium, 100 x 100 cm
AT/023 LEIRBÅL 2010
Acrylic on M.D.F., 120 x 120 cm
AT/014b CARBON SWARM 2010
Oil on canvas, 150 x 50 cm
AT_006d RUSSIANS 2008
Acrylic wall painting, 800 x 450 cm
AT_010 VOÏD 2009
Fluorescent lamps, 125 x 125 x 125 cm
AT_013 THE STATIC TENSIONS 2008
Glycero on reclaimed wood, 120 x 190 cm
AT/018 FATAL CRUSH 2011
Acrylic wall painting, 400 x 220 cm
AT_012 BLOODY MOON 2009
Glycero on reclaimed wood, 135 x 220 cm
ST/013 THE HAUNTED SCORES (Good, Bad & Ugly) 2011
Digital prints on paper, 30 x 45 cm
EXP.027 THE FUTURE WAY SO BLACK (Visarte Prize) 2010
Exhibition view, Lausanne (CH), Niele Toroni Gallery
AT/019d PULVER (Cough of Black Sabbath) 2011
Installation and Noise performance, variable dimensions
AT_019 KRYSSE 2008
Glycero on reclaimed laminated wood, 125 x 105 cm
AT/026 BLUT, SCHWEISS & TEER 2014
Acrylic and tar on wood, 300 x 450 cm
AT_001 NOTHINGNESS 2009
Acrylic on M.D.F., 90 x 250 cm
AT/022b THEY ARE NOT GOD 2012
Sound installation and digital prints, variable dimensions
EXP.036 THE GALACTIC YODEL ORDER 2011
Exhibition view, Berlin, ZQM Gallery
AT/007b UTRYDD DEI LYS 2011
Acrylic and oil on M.D.F., 30 x 30 x 30 cm each
AT/011 CUSTOMIZED WARFARE 2010
Fabric, fiberglass and steel, 450 cm
AT/021a THRONES AND DOMINIONS 2011
Acrylic on concrete blocks, variable dimensions
AT/020 PENTASTAR (In the Style of Demons) 2012
Acrylic on reclaimed formwork wood, 250 x 500 cm
AT/024a THE BLACK LIGHT 2013
Fluorescent ink wall painting,Ø 330 cm
AT/025 CELESTIAL INVASION 2013
Acrylic on reclaimed M.D.F. scraps, 100 x 100 cm each
AT_006a RUSSIANS 2008
Acrylic wall painting, 800 x 450 cm
WWW.NAAS.FR