Gouy-sous-Bellonne : l`affaire du chat pendu a enfin trouvé sa place
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Gouy-sous-Bellonne : l`affaire du chat pendu a enfin trouvé sa place
LA VOIX DU NORD samedi 16 septembre 2006 12 ARRAS FAITS DIVERS JUSTICE 5215. DÉFENSE DES ANIMAUX Gouy-sous-Bellonne : l’affaire du chat pendu a enfin trouvé sa place au tribunal Après trois renvois successifs en raison de l’état de santé du prévenu, l’affaire du chat pendu de Gouy-sous-Bellonne a enfin été jugée, hier après-midi, au tribunal d’instance d’Arras. Le 2 juin 2005, un habitant de ce village, situé près de Vitry-en-Artois, avait retrouvé son chat pendu au bout d’un fil de cuivre, au fond d’un jardin. Le jugement a été mis en délibéré au 13 octobre. Malgré les « états d’âme » du président du tribunal d’instance, qui ne goûtait guère l’idée de juger un malade en son absence, l’affaire dite du chat pendu de Gouysous-Bellonne a enfin trouvé sa place dans l’audiencement, hier après-midi. Pour cela, il aura fallu qu’un avocat de l’association Brigitte-Bardot fasse le déplacement, en compagnie de Stéphane Lamart, le président de l’Association de protection des animaux éponyme. Les faits remontent au 2 juin 2005. Un habitant de Gouy-sousBellonne apprend par sa voisine Stéphane Lamart et Me Yann Osseyran ont finalement pu défendre la cause du chat pendu. qu’un chat est mort pendu au fond de son jardin. Après vérifications, c’est la douche froide. Le matou retrouvé pendu haut et court n’est autre que le sien, victime d’un piège (un collet avec du fil de cuivre) relié au jardin d’un autre voisin. Le propriétaire du chat demande alors des comptes à ce dernier, qui avoue immédiatement avoir posé ce piège. Le chat ne connaît pas le code civil Pour quel motif ? « Je suis ennuyé par ces chats qui viennent gratter dans mon jardin », aurait ré- EN DIRECT DES ASSISES Michel Benoît, 75 ans, JeanFrançois et Jean-Marc, deux de ses fils âgés de 35 et 43 ans, ont été condamnés, hier, à de la prison ferme. Six ans pour le père et trois pour ses enfants. Ils comparaissaient devant les assises de SaintOmer pour des viols en réunion, de 1998 à 2003, sur une personne handicapée mentale et vulnérable. À l’annonce du verdict, Michel, Jean-François et Jean-Marc Benoît restent insensibles. Comme lors de l’ensemble du procès. Ils n’auront pas aligné plus de trois mots, incapables de saisir les motifs de leur présence dans le box des accusés. Point de repères familiaux dans la salle pour les soutenir. Les frères et sœurs, passés le premier jour du procès, ont offert un piètre spectacle à la barre. Apportant la preuve de la misère sociale de cette fratrie de sept enfants originaire de Neuville-Bourjonval. « Très peu de temps sur les Après un an de relation saine, de 1997 à 1998, le calvaire débute pour la victime handicapée mentale, alors âgée de 39 ans, qui souhaite quitter Michel pour un compagnon plus jeune. « J’ai ce qu’il te faut à la maison avec mes deux fils. » De 1998 à 2003, JeanFrançois et Jean-Marc abusent sexuellement de cette personne Plus tard, lors de son audition, l’accusé reconnaît de nouveau les faits mais exprime cette fois des regrets, affirmant qu’il souhaitait surtout se débarrasser des SAMUEL COGEZ INFOS 18 Six et trois ans de prison ferme pour le père et ses deux fils bancs de l’école, pas de service militaire… ils sont passés à côté de toutes les étapes qui auraient pu leur apprendre les valeurs humaines. La famille Benoît, c’est encore plus le vide depuis que la maman est décédée en 1996. On se moque et on ne voit pas ce qui se passe chez l’autre », déclare Me Lefranc, avocat de la défense, en faveur de l’acquittement de Michel, JeanFrançois et Jean-Marc. « Trois hommes d’âge mur même si cela est difficile à dire tellement leur niveau intellectuel s’avère faible, avoue M. Muller, l’avocat général lors de sa plaidoirie. Ce sont toujours deux grands enfants avec leur papa qui ont commis, ce qu’ils ne comprennent pas, des viols. » pondu l’intéressé. Le 8 juin, le propriétaire du malheureux chat dépose plainte à la gendarmerie de Vitry-en-Artois. rats. Sauf que le collet de cuivre posé n’est en aucun cas prévu pour la capture de tels rongeurs. En outre, la pose d’un tel dispositif nécessite une déclaration en mairie, ce qui n’a pas été le cas. Enfin, selon l’arrêté du 23 mai 1984, « l’utilisation de tout système destiné à entraîner la mort des animaux par strangulation est interdite ». Voilà qui est dit. Des textes de loi précis que Stéphane Lamart garde précieusement avec lui lorsqu’il se déplace pour des procès de ce type. « Je me mets à la place du brave voisin qui a retrouvé son chat pendu avec du fil de fer, expliquait hier Me Yann Osseyman, avocat de l’association Brigitte-Bardot. On sait à quel point un animal de compagnie peut être important. De plus, le chat ne connaît pas la notion de propriété, encore moins le code civil ». Lors de ses réquisitions, Mme Nepveu a demandé qu’une peine de 150 € d’amende soit infligée à l’accusé, qui n’a pu assister à l’audience en raison de graves problèmes de santé. Les associations ont pour leur part demandé des dommages-intérêts. Le jugement a été mis en délibéré au 13 octobre. ᔡ vulnérable pendant que leur père se masturbe ou la touche. « Si Michel n’avait pas été à l’origine de ces actes, ses fils n’en auraient jamais eu l’idée, poursuit M. Muller. Le père a organisé, géré et monté ces viols. Mais en cinq ans, les fils n’ont jamais dit stop. » « La loi doit être appliquée pour tous » Seule une tentative de suicide de la victime, en août 2003, met un terme à ces agressions et rend publique l’affaire. « Mes clients étaient trop frustes pour réaliser sa vulnérabilité. Le commun des mortels s’en apercevrait, ce n’est pas le cas des Benoît, constate l’avocat de la défense. Ils savaient que la victime était une personne handicapée. Dès qu’elle ouvre la bouche, on s’en aperçoit. Ne banalisez pas cette affaire car ce sont des personnes limitées. La loi doit être appliquée pour tous », prévient l’avocat général, s’adressant aux jurés. Ces derniers ont condamné Michel Benoît à six ans de prison ferme et cinq ans, dont trois ferme, pour Jean-François et Jean-Marc. ᔡ JULIEN LECHEVESTRIER SECTEUR D’ARRAS Jeudi 11 h 32, secours, rue de Beauffort, à Arras. 11 h 49, feu de détritus, à But, à Arras. 12 h 05, secours, résidence Docteur Henri-Duflot, à Arras. 12 h 56, secours, boulevard du Général-deGaulle, à Arras. 13 h 05, secours, à l’école Saint-Joseph, à Arras. 13 h 16, secours, école Paul-Bert, à Arras. 13 h 25, feu de détritus, rue Rouault, à Arras. 13 h 55, secours, GrandPlace, à Arras. 14 h 08, secours, bâtiment l’Izoard, à Saint-Nicolas. 16 h, secours, chaussée Brunehaut, à Sainte-Catherine. 16 h 24, secours, rue de Paris, à Arras. 16 h 39, secours, Grandes Prairies, à Arras. 18 h 45, secours, rue Gambetta, à Arras. 18 h 48, secours, hameau des Ramures, à Beaurains. 19 h, feu de cellule, centre de détention de Bapaume. 19 h 12, secours, rue du Bloc, à Arras. 20 h 19, secours, au stade de football de Feuchy. 21 h 39, ascenseur bloqué, rue Jeanne-d’Arc, à Arras. 21 h 43, feu de détritus, rue d’Arromanches, à Arras. 23 h 43, départ de feu, rue René-Descartes, à Arras. 23 h 47, accident de la circulation, autoroute A1, sens Lille - Paris, tronçon de Wancourt, à hauteur de l’aire de Saint-Léger. Vendredi 1 h 41, départ de feu, rue Neuve, à Marœuil. 3 h 11, secours, boulevard Crespel, à Arras. 7 h 56, secours, maison de retraite Saint-François, à Arras. 9 h 17, secours, place de Rouen, à Achicourt. SECTEUR BAPAUME Jeudi 19 h, départ de feu, à Bapaume. 20 h 38, secours, à Hermies. 21 h 03, départ de feu, A2, à Combles. Vendredi 13 h 21, secours, à Warlencourt-Eaucourt. SECTEUR BUCQUOY Jeudi 18 h 14, destruction d’insectes, rue du Bois, à Adinfer. 18 h 52, secours, hameau des Ramures, à Beaurains. 19 h 31, secours, GrandRue, à Villers-au-Bois. Vendredi 0 h 36, secours, hameau des Ramures, à Beaurains. La Voix du Nord, faits divers (uniquement) : 06 10 84 33 67