Rouler plus, consommer... et rejeter moins
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DIAGONALE LE MAGAZINE D’INFORMATION DE VOLVO TRUCKS FRANCE # 1 N°52 AVRIL 2011 MethaneDiesel Rouler plus, consommer... et rejeter moins ! VOLVO FMX L’EFFICACITÉ EN TOUTES CIRCONSTANCES ! DYNAFLEET OPTIMISEZ VOTRE GESTION Vous savez que le poste carburant pèse de 20 à 30% sur vos coûts d’exploitation. Quelles sont vos solutions pour consommer moins ? Volvo Trucks propose le concept Volvo FH FUEL ECO pour baisser votre consommation et alléger vos charges d’exploitation. Le concept Volvo FH FUEL ECO se compose d’un produit conçu pour limiter la consommation grâce notamment au tout nouveau moteur D13C combiné à la boîte de vitesses I-Shift, d’un outil d’analyse de la consommation Dynafleet Online et de services de conseils personnalisés par un spécialiste Volvo Trucks. Vous pouvez également bénéficier des offres de financement exclusives FUEL ECO en LLD avec contrat de maintenance ou en crédit-bail. En option, des formations au perfectionnement à la conduite économique peuvent diminuer encore plus vos charges de carburant. Pour plus d’informations, contactez votre partenaire Volvo Trucks le plus proche de chez vous. volvo fh fuel eco. Avec Volvo trucks, consommez moins. Volvo trucks. driving progress* www.volvotrucks.fr *Vous conduire vers demain Avec Volvo trucks, consommez moins DIAGONALE 1/2011 SOMMAIRE & ÉDITORIAL 5 L’événement Volvo FMX ! Organisé conjointement du 22 septembre 2010 au 10 mars 2011 par Volvo Trucks France et Volvo Construction Equipment France, le premier « Tour de France de la construction » s’est révélé être un vrai succès. 3 000 professionnels ont répondu « présent » ! 18 Luc Boisset, entrepreneur engagé Chez Boisset TP, la protection de l’environnement va bien plus loin qu’une simple posture ou qu’un « beau » discours, comme le démontre notamment la récente acquisition de cinq Volvo FH D13C 500ch Euro 5. 20 Paprec : 700 chevaux pour les Castors ! En remettant chaque année les Castors d’Or, Paprec, leader incontesté du recyclage depuis sa création en 1994, récompense l’implication et les qualités humaines de ses salariés. 22 Zéro émission avec le gaz naturel Demain, les poids lourds rouleront au gaz naturel, voire même au gaz naturel bio, avec ou sans l’appoint de gazole. C’est la conviction de Karine Vernier, présidente de GNVERT. ÉGALEMENT DANS CE NUMÉRO : 4 METHANEDIESEL : ROULER PLUS, CONSOMMER... ET REJETER MOINS 5 GUIDE SERVICE 2011 7 TRANS VB ÉTRENNE SON PREMIER VOLVO FMX 28 DYNAFLEET AU SERVICE DE VOTRE GESTION 30 VOLVO POWER EDITION, UN CAMION TAILLE PATRON DIAGONALE LE MAGA ZINE DE VOLVO TRUCKS FR ANCE Directeur de la Publication : Jean-Noël Thénault. Rédacteur en Chef : Dominique Forêt. Rédacteur en Chef adjoint : Erick Roux de Bézieux. Rédaction-ConceptionEdition : Syntagme Tél : 04.78.24.95.70. E.mail : [email protected] ISSN : 1241-378X. Volvo Trucks France ZAC du Moulin 7, rue du Noyer BP 14428 Roissy-en-France 95707 Roissy-Charles-de-Gaulle Cedex. Tél. 01.34.29.01.01. Améliorez votre compétitivité ! Volvo Trucks s’engage depuis de nombreuses années dans une lutte « sans merci » pour aider les professionnels de la filière transport à réduire leur consommation de carburant. Une volonté décuplée par la remontée des prix du pétrole ! Les solutions existent. Spécialement équipé et programmé, le Volvo FH est aujourd’hui considéré comme le camion le plus performant dans ce domaine. Motorisations, boîte automatisée I-Shift, chaîne cinématique, télématique embarquée, pneumatiques, formation à la conduite économique… le « fuel management » doit être au cœur de vos stratégies d’investissement. Nos équipes techniques et commerciales sont à vos côtés pour identifier les meilleures sources d’économie et vous aider à remporter cette bataille. Faire ces choix, c’est aussi devancer la future écotaxe qui entrera en vigueur en 2012 et que préfigure l’évolution des normes réglementaires. Faire du « camion propre » l’un des acteurs majeurs du développement durable implique également l’optimisation des outils et méthodes logistiques, au cœur de la Charte de réduction volontaire des émissions mise en place par l’ADEME. Pionnier, Volvo Trucks proposait dès 2001 sa déclaration écologique exclusive. Elle permet aujourd’hui d’analyser en détails l’impact environnemental de nos véhicules neufs tout au long de leur cycle de vie. Anticiper, c’est aussi développer dès aujourd’hui les technologies les plus innovantes en matière d’environnement : hybride, moteur MethaneDiesel et DME. Fidèles à notre philosophie, réjouissons-nous enfin de l’autorisation des ensembles 44 tonnes pour le transport de produits agricoles et agroalimentaires. Si certaines interrogations demeurent, cette mesure va dans le bon sens : celui de la massification des flux. Espérons-la annonciatrice d’une évolution positive dont le 25,25 mètres et les 60 tonnes, qui roulent déjà chez nos voisins allemands, néerlandais ou scandinaves, pourraient être l’aboutissement. Vous pouvez, là aussi, compter sur Volvo Trucks pour développer avec vous les solutions qui vous permettront d’améliorer la compétitivité de vos entreprises ! JEAN-NOËL THÉNAULT, président de Volvo Trucks France 3 EN DIAGONALE Le MethaneDiesel permet de réduire de 80 % les émissions de CO2. 4 VOUS ET NOUS Rouler plus, consommer… et rejeter moins Développer des carburants alternatifs pour diminuer l’impact environnemental des véhicules est l’une des priorités de Volvo Trucks. Grâce au MethaneDiesel, parcourir plus de 500 km avec un plein tout en réduisant les émissions de CO2 de 80 % devient désormais possible. Jean-Noël Thénault, président de Volvo Trucks France, et Karine Vernier, présidente de GNVERT, filiale de GDF Suez, ont présenté les avantages du MethaneDiesel, lors d’un symposium organisé en novembre 2010. Utilisant le gaz méthane d’origine fossile comme carburant principal, ce carburant alternatif présente de nombreux atouts : autonomie doublée, 20 % de réduction des émissions de CO2, haut rendement énergétique, excellente motricité et coûts d’entretien modiques. Avec le recours au biogaz, la baisse des rejets de CO2 atteindra même… 95 % ! Avec le passage au méthane liquide, l’autonomie sera multipliée par 4, faisant du MethaneDiesel une solution parfaitement adaptée au transport longues distances. En collaborant avec GNVERT, comme avec des distributeurs de carburants, des entreprises de transport et de logistique ainsi que des autorités et des organismes de recherche, Volvo Trucks démontre sa capacité à réunir les compétences nécessaires pour développer des solutions toujours plus innovantes. Volvo Trucks commercialisera ses premiers camions MethaneDiesel en 2012, tandis que GNVERT est d’ores et déjà prêt à investir dans des stations de distribution. L’avenir est en marche… Le Volvo FMX, maillot jaune du « Tour de France de la construction » 2010-2011 Organisé conjointement du 22 septembre 2010 au 10 mars 2011 par Volvo Trucks France et Volvo Construction Equipment France, le premier « Tour de France de la construction » s’est révélé être un vrai succès. 3 000 professionnels ont répondu « présent » ! Douze étapes (de Toulouse à Mentque-Nortbécourt, Pas-deCalais, en passant par Saint-Vaast-Les-Mello, au nord de Paris, Lamballe en Bretagne, Nantes, Valence, Pau, Clermont-Ferrand, Dijon, Strasbourg et Caen), vingt-cinq jours de présentation et d’essais, plus de 5 000 kilomètres parcourus ainsi qu’une vingtaine de machines et camions ont permis à 3 000 décideurs des métiers de la construction et des travaux publics de découvrir les dernières nouveautés du groupe Volvo. En tête d’affiche : le Volvo FMX et sa boîte automatisée I-Shift, le tombereau Volvo AF 40 Full Suspension ou la chargeuse L150F avec son Optishift. « Fort de notre succès aux journées Satory 2009 « Avec Volvo Trucks, baissez votre consommation », nous avons choisi de présenter le nouveau Volvo FMX dans des conditions réelles et difficiles d’exploitation en laissant une large part à l’écoute des clients et à l’essai du matériel », explique Jean-Noël Thénault, président de Volvo Trucks France. Toute la gamme Volvo FMX était à l’essai ou en présentation, des porteurs 4x2, 6x4, 8x4, avec les différentes puissances des nouveaux moteurs D11C et D13C, aux tracteurs 4x2 ou 6x2 utilisés en approche chantier. Les professionnels ont pu découvrir les attributs du nouveau Volvo FMX qui le rendent si efficace dans les métiers de la construction : garde au sol très élevée combinée à la protection complète de la chaîne cinématique, ergonomie de l’accès à la cabine, au pare-brise et au chargement, puissant crochet d’attelage... De plus, tous les véhicules étaient équipés de la très performante boîte automatisée I-Shift avec le logiciel construction, véritable atout pour le confort des conducteurs et aussi pour la baisse des coûts des exploitants. En effet, la motricité inégalée qu’apporte la boîte I-Shift combinée aux blocages de différentiels et interponts augmente la productivité en soulageant le conducteur. Son programme électronique spécifique préserve les éléments de transmission et du système de freinage des contraintes mécaniques extrêmes et de leur usure prématurée. Sans compter que la performance dès les bas régimes des nouveaux moteurs parfaitement exploités par cette boîte apporte une productivité accrue et une baisse de la consommation. « Par ces journées essentiellement organisées dans des carrières, Volvo confirme qu’il est le seul constructeur de camions et de matériels de TP à couvrir la quasi-totalité des métiers de la construction », s’est réjoui Jean-Marie Osdoit, président de Volvo Construction Equipment France. Des matériels portant haut les valeurs de la marque : sécurité et confort de l’opérateur, qualité de fabrication et fiabilité, respect de l’environnement et performances pour une productivité optimale. Mais « outre le moteur, un Volvo FMX et un tombereau articulé Volvo ont aussi les clients en commun », souligne Jean-Marie Osdoit. Raison pour laquelle les deux divisions de Volvo en France ont uni leurs efforts pour accroître leur visibilité, faire valoir les qualités de leurs produits, et répondre aux attentes des professionnels du secteur. TOUJOURS PLUS DE SERVICES ! On ne change pas une recette qui a fait ses preuves ! Réalisé en étroite collaboration avec les équipes du réseau Volvo Trucks France, le Guide Services 2011 vous propose toujours plus de conseils techniques, réglementaires et administratifs. Regroupant l’ensemble des forfaits après-vente (contrôle et d diagnostic, maintenance préventive e et réparations) et des accessoires Volvo Trucks, cet ouvrage de référence facilitera votre gestion quotidienne. Il vous accompagnera tout au long de l’année dans l’entretien de votre parc, semi-remorques comprises. En assurant le remplacement de l’ensemble des éléments associés à l’organe principal par des pièces neuves d’Origine Garantie Volvo lors d’opérations de maintenance régulières, telles que l’embrayage, le turbo, l’alternateur, les plaquettes ou encore les garnitures (liste non exhaustive), le réseau Volvo Trucks France démontre une fois de plus sa vocation « 100 % service » ! 5 EN DIAGONALE PRODUITS Une partie du cycle naturel DANS LE SYSTÈME DE PIÈCES Échange Standard de Volvo Trucks, les pièces d’occasion d’origine sont remises à neuf. La seule différence avec les pièces neuves est qu’elles sont moins chères et ont un impact limité sur l’environnement. En général, acheter une pièce d’occasion signifie acheter un produit en moins bon état. Mais ce n’est pas vrai en ce qui concerne les pièces Échange Standard Volvo. Elles sont reconditionnées selon leurs caractéristiques d’origine et adaptées pour répondre aux normes les plus récentes. Les exigences en termes de qualité et de fonctionnement sont les mêmes que pour les pièces d’origine neuves, et elles bénéficient de la même garantie. La gamme d’unités Échange Standard proposée par Volvo est très complète et inclut des moteurs et divers composants : compresseurs d’air, unités de commande, boîtes de vitesses et turbocompresseurs, kits d’embrayage et injecteurs. Q NIC TOWNSEND COMMENT ÇA MARCHE 1 Un client amène son camion chez un Agent Commercial et Réparateur Agréé Volvo pour le service et la réparation. Si une pièce doit être remplacée, l’unité usagée d’origine Volvo est remplacée par une pièce remise à neuf si celle-ci fait partie du système Échange Standard de Volvo. Dès que l’unité remise à neuf est en place, le client peut repartir. La durée de l’immobilisation est minimale. ids lourds Volvo 3 À l’usine, la pièce usagée est minutieusement nettoyée, démontée et remise à neuf selon les spécifications les plus récentes. Elle est soumise à des tests rigoureux pour s’assurer qu’elle répond aux mêmes normes et exigences de fonctionnement que la pièce neuve correspondante. 5 Un nouveau client achète l’unité d’origine Volvo remise à neuf chez l’Agent Agréé Volvo et laisse par la même occasion sa pièce usagée. L’Agent Commercial envoie la pièce usagée à l’usine – et c’est ainsi que le cycle recommence. 6 La pièce Volvo usagée est examinée pour déterminer si elle peut être réutilisée comme unité Échange Standard. Si la pièce est homologuée, elle est envoyée à l’usine. 4 L’unité remise à neuf est envoyée au magasin central de Volvo pour être ensuite livrée à l’Agent Commercial et Réparateur Agréé Volvo. ILLUSTRATION : KJELL THORSSON Atelier po 2 VOUS ET NOUS Bruno Verhaeghe, président de Trans VB, premier ambassadeur du Volvo FMX. EN DIAGONALE Trans VB étrenne son premier Volvo FMX « Quand Volvo Trucks a présenté le Volvo FMX, j’ai tout de suite souhaité en faire l’acquisition », explique Bruno Verhaeghe, président de Trans VB. De fait, cinq unités du nouveau Volvo « 100 % chantiers » ont été commandées et la première livrée en tout début d’année 2011. Trans VB déploie aujourd’hui son activité sur toute l’Île-de-France, à partir du siège de l’entreprise, à Villevaudé (Seine-et-Marne). « Avec une moyenne de plus de 800 000 m3 de déblais transportés chaque année, nous sommes l’un des plus gros indépendants de la région », se satisfait-il. Entre Trans VB et VB Transport, la flotte compte 75 camions, dont 35 porteurs 8x4 et une quarantaine de Volvo, synonymes de « coûts d’exploitation réduits, de fiabilité et d’une très bonne cote sur le marché de l’occasion », précise-t-il. Carrossé avec une benne, le nouveau Volvo FMX 8x4 420ch de Trans VB est équipé d’une boîte automatisée I-Shift programmée spécifiquement pour une performance optimale. Reliée à un capteur de charge, elle assure un passage optimal des rapports et un démarrage sans à-coups et permet d’éviter la surconsommation de carburant. « Je cherche des camions qui s’adaptent aux conditions des chantiers urbains. La cinématique du Volvo FMX garantit la motricité des camions dans des zones parfois difficiles d’accès », détaille Bruno Verhaeghe. Avec ces nouveaux camions, le président entend à nouveau montrer la voie : « J’étais parmi les premiers à utiliser des porteurs 8x4 et des bennes Meiller sur les chantiers parisiens. Même chose quand, à partir de 2000, j’ai systématiquement acheté des camions avec des boîtes automatisées. » Le Volvo FMX a trouvé en Trans VB son premier ambassadeur ! GUILLAUME DE NIONVILLE 7 La mine de manganèse d’Ordzhonikidze en Ukraine met le Volvo FMX à rude épreuve. Chaque année, les camions transportent un million de tonnes de minerai de la mine à ciel ouvert dont la profondeur atteint 60 mètres. 8 Rupture avec le passé Les camions et les équipements datant de l’époque soviétique ne seront bientôt qu’un souvenir dans la mine de manganèse ukrainienne. L’ancien est remplacé par du neuf. La société minière Ogok choisit de se tourner vers l’avenir avec Volvo. PAR PER GREHN PHOTO SÖREN HÅKANLIND 9 Selon le président du CA Sergey Shuvaev, Volvo a constitué un tournant majeur pour la société minière Ogok. « L’approche technologique est en pleine évolution », explique-t-il. Le tout nouveau FMX croise un camion-citerne d’un autre âge sur la piste de la mine. Depuis 2006, 80 camions de marque biélorusse ont été remplacés par 18 camions Volvo. NOUS AVONS DÉCIDÉ DE PRENDRE UN RISQUE EN MISANT SUR LES CAMIONS VOLVO. NOUS SAVONS À PRÉSENT QUE C’ÉTAIT LA BONNE DÉCISION. SERGEY SHUVAEV, PRÉSIDENT DU CA, OGOK L ’ 10 aube se lève. Des tourbillons de neige fraîche balaient la route. L’équipe du matin prend son poste. Le conducteur Valeriy Glushko monte le moteur en régime puis s’engage sur le site minier. « Je commence tout juste à découvrir son potentiel. Par rapport à nos vieux camions, le Volvo FMX est un véritable plaisir », constate-t-il. Valeriy Glushko a de la chance. C’est l’un des conducteurs qui a eu le privilège de retirer le film plastique qui protège le siège du conducteur et d’effectuer sa première sortie au volant de l’un des quatre nouveaux camions Volvo FMX. « Vous devez voir les anciens camions pour comprendre », dit-il souriant quand on lui pose la question de savoir ce qui distingue les véhicules. Jusqu’en 2006, année où la société a acheté ses premiers camions Volvo, seulement 30 % des véhicules pouvaient être utilisés, le reste était arrêté pour cause de réparation. « Ce camion fonctionne sans problèmes et il est beaucoup plus confortable », poursuit Valeriy Glusjko. La mine de manganèse d’Ordzhonikidze est la plus grande d’Ukraine. Cette année, la société Ogok fête ses 130 ans d’exploitation minière sur le site. Inaugurée vers la fin du XIXe siècle, l’activité a connu un véritable essor durant l’ère soviétique ; la mine livrait alors le minerai à l’industrie sidérurgique de l’Empire. Après l’éclatement de l’Union Soviétique et l’indépendance du pays en 1991, il ne se passait plus grand-chose à Ordzhonikidze. L’entreprise tournait inlassablement, au rythme des plans quinquennaux, mais avec une technique vieillissante de jour en jour. « En 2006, nous devions construire un nouveau centre de traitement des déchets et 5 millions de mètres cubes de terre ont dû être déplacés. C’est alors que nous avons décidé d’acheter nos premiers camions Volvo », raconte Sergey Shuvaev, président du conseil d’administration d’Ogok. LA DÉCISION DE FAIRE confiance à Volvo a été prise après une recherche approfondie du marché ukrainien des camions. Les ingénieurs de l’entreprise ont notamment testé plusieurs marques de camions. C’est après une visite d’étude dans une carrière d’argile dans la région de Donetsk que le choix final est tombé sur le modèle Volvo FM. « L’environnement était très similaire au nôtre. Les conditions dans lesquelles évoluaient ces camions étaient extrêmement difficiles. Un véhicule nous a été prêté et nous avons pu le tester ici à Ordzhonikidze. Le camion Volvo était supérieur en termes de fiabilité, d’efficacité et de confort », explique Sergey Shuvaev. Pourquoi la société Ogok a-t-elle choisi d’investir dans Durant la majeure partie du XXe siècle, la mine était un important fournisseur de manganèse pour l’industrie sidérurgique soviétique. L’Ukraine est indépendante depuis 1991, mais les souvenirs et les monuments de l’époque sont toujours présents. une nouvelle technologie, alors que de nombreuses autres entreprises en Ukraine et dans les anciens États soviétiques utilisaient une technique beaucoup plus simple et moins chère ? « Nous avons décidé de prendre un risque en misant sur les camions Volvo ultramodernes. Nous savons désormais que c’était la bonne décision. » Aujourd’hui, 14 Volvo FM et quatre Volvo FMX 80 remplacent les camions BelAz biélorusses. La route est bordée de vieux tracteurs, de remorques et de camions qui étaient autrefois utilisés pour l’extraction du minerai. Le contraste est frappant entre la neige blanche et ces reliques de couleur rouille. L’immense haveuse dont les tambours attaquent le front de taille se détache sur l’horizon. La veine de manganèse se trouve 60 mètres plus loin. « C’est comme un gros gâteau. Après plusieurs couches, on atteint le meilleur morceau - le manganèse », explique le directeur de la mine Igor Chernyaev, décochant un sourire. LES DEUX HAVEUSES font 50 mètres de haut et pèsent 3000 tonnes chacune. Un tambour de 16 mètres de haut monté à l’avant fraise le minerai. L’une des machines MANGANÈSE QLe manganèse (symbole Mn) est un métal de transition gris-blanc qui ressemble au fer. Il est souvent utilisé dans la préparation d’alliages de fer et dans la fabrication d’acier inoxydable. Q Le manganèse est le 12e élément le plus abondant dans la croûte terrestre. On extrait en moyenne 1 kg de manganèse par tonne de minerai. Les plus grands gisements de composés de manganèse sont concentrés en Afrique du Sud, en Russie et en Australie. Q Le manganèse est également indispensable à la vie animale et végétale. se trouve sur une couche supérieure et l’autre 20 mètres plus bas. De cette manière, les machines creusent jusqu’à la veine de manganèse. « Ici, dans le fond de la mine à ciel ouvert, nous abattons la dernière couche à l’explosif pour atteindre le minerai. Ensuite, les matériaux sont chargés avec nos pelles et évacués à l’aide des camions », explique Igor Chernyaev. La mine Schevschenko est la plus grande d’Ukraine. Chaque année, un million de tonnes de minerai de manganèse en est extrait. Le fond de la mine à ciel ouvert ressemble à une autre planète. Les énormes machines ressemblent à des engins extra-terrestres débarqués dans un paysage rempli de trous profonds et d’immenses tas de gravier. « Avec un programme d’entretien et de réparation adéquat, les vieilles machines rendent encore de bons services », constate Igor Chernyaev, montrant la pelle qui est en train de charger du minerai dans le Volvo FMX de Valeriy Glushko. De la taille d’un immeuble, la pelle a plus de vingt ans et était déjà utilisée pendant l’époque soviétique. Le godet peut contenir dix tonnes de matériaux. Un signal sonore indique à Valeriy Glushko que le plateau du camion est enfin chargé de 22 tonnes de minerai. La piste qui permet de sortir de la fosse est raide et de surcroît gelée. « Auparavant, je conduisais un Volvo FM en configuration 6x4. Ce camion est un 6x6 et on le ressent. Le couple moteur est transmis à tous les essieux et le camion paraît beaucoup plus puissant, note Valeriy Glushko. Dans la montée, il conduit en toute sécurité le véhicule. Des milliers de i 11 KIEV DNIEPROPETRVSK ODESSA UKRAINE Le conducteur Valeriy Glusjko travaille sur le site minier depuis 20 ans. « C’est un plaisir de conduire le Volvo FMX », constate-t-il. i 12 transports ont déformé la piste. Essieux et châssis sont soumis à des contraintes extrêmes. « En huit heures, j’effectue entre 25 et 30 fois le trajet entre la mine à ciel ouvert et l’aire de déchargement. Ce camion est beaucoup confortable par rapport à ceux que j’ai conduits auparavant. On est moins fatigué », constate Valeriy Glushko. L’activité dans la mine se poursuit 24 heures sur 24. Le minerai de manganèse est transporté vers une aire de déchargement. Valeriy Glushko y décharge les matériaux extraits, lesquels sont ensuite acheminés par train vers une usine de traitement de la matière première. TOUT LE MANGANÈSE produit à Ordzhonikidze est destiné à la production d’acier en Ukraine. Chaque année, trois millions de tonnes de minerai de manganèse sont extraits des sept fosses s’étendant sur un domaine de 5 000 hectares. La crise financière a durement frappé le pays et en particulier la production d’acier qui a chuté de 48 % en novembre 2008. Durant six mois, la production était totalement arrêtée pour les 5 500 employés de la mine d’Ordzhonikidze. Malgré cela, la société a choisi de poursuivre ses efforts de modernisation du site. « Nous avions atteint un point où une remise en question de toute la philosophie autour des processus techniques au sein de l’entreprise s’imposait. Afin d’optimiser l’exploitation des nouveaux camions Volvo, nous avons construit de nouvelles routes et investi dans la formation des conducteurs », note Sergey Shuvaev. Q Forme d’État : république. Population : env. 46 millions. Capitale : Kiev. Histoire : l’Ukraine a une longue histoire qui remonte jusqu’au IXe siècle. Le pays est devenu une partie de l’Union soviétique en 1922. Il a recouvré son indépendance en 1991. Le premier camion Volvo mis en service en 2006 a déjà dépassé les 300 000 kilomètres dans cet environnement implacable. La société Ogok a réalisé l’importance d’un entretien et d’une maintenance efficaces des camions Volvo. « Les camions doivent tourner 24 heures sur 24 pour assurer une rentabilité optimale. Dès qu’un camion est immobilisé, nous perdons de l’argent », précise-t-il. L’Ukraine est un grand pays et les sept points de service de Volvo Trucks sont souvent espacés. Le centre d’entretien le plus proche pour Ogok est situé à Dniepropetrvsk, à 180 km de la mine. Si la société a un problème avec l’un des camions, Volvo envoie un mécanicien sur place. Sergey Shuvaev pense que la coopération fonctionne bien. « Nous sommes satisfaits. Volvo nous a aussi appris à effectuer des réparations mineures sur les camions qui arrivent en fin de garantie ». La révolution technique vient de commencer chez Ogok. Sergey Shuvaev explique qu’il s’agit d’un processus de changement majeur qui demande du temps. « L’approche technologique est en pleine évolution au sein de l’entreprise. Et les camions Volvo ont constitué un tournant majeur dans son histoire. » Q Le contraste entre le tout nouveau camion Volvo et l’énorme haveuse est impressionnant. La machine pèse 3 000 tonnes et est en exploitation depuis plus de 20 ans. OGOK Q Fondée en : 1881. Q Effectif total : 5500 personnes. Q Chiffre d’affaires : 132 M d’euros en 2009. Q Activité : Chaque année, trois millions de tonnes de minerai de manganèse sont extraits des sept fosses dont la principale, Schevschenko, produit annuellement un million de tonnes. Le minerai est traité sur place avant d’être transporté par chemin de fer vers les aciéries d’Ukraine. La mine d’Ordzhonikidze est la plus grande du pays et produit 70 % du manganèse. Ogok n’exporte rien. 13 Deux camions c’est mieux que trois 14 Deux ensembles routiers de 25,25 mètres de long peuvent remplacer trois camions traditionnels de 18,75 mètres. Cette solution contribue à désengorger le réseau routier et à réduire les émissions par tonne transportée. De plus en plus de pays découvrent les atouts des modules de grande longueur. PAR MARIANNE OVESEN ILLUSTRATION KJELL THORSSON 25,25 Consommation de carburant réduite Moins d’émissions de CO2 Moins de véhicules lourds sur les routes e débat sur les ensembles routiers de grande longueur a démarré lorsque la Suède et la Finlande ont rejoint l’UE en 1995. Des ensembles de 24 mètres en Suède et de 22 mètres en Finlande roulaient depuis les années 1960 dans ces pays. Pour eux, une interdiction soudaine était impensable. La solution adoptée s’appelait EMS (Système Modulaire Européen). Introduit dans l’UE en 1996, ce concept consistait à assembler différentes unités normalisées à un véhicule tracteur pour former diverses combinaisons. En Suède et en Finlande, la longueur maximale hors tout est de ce fait passée à 25,25 mètres, tandis que le reste de l’Europe adoptait des véhicules de 18,75 mètres de long. Les nouvelles dimensions ont été standardisées avec celles appliquées dans le transport ferroviaire et maritime pour faciliter l’intermodalité (route, rail, mer, fluvial). L PLUSIEURS PAYS CONSIDÉRAIENT CEPENDANT QUE les véhicules de grande longueur, de par leur taille et leur poids, étaient dangereux, détérioraient le réseau routier et nuisaient à l’attractivité des modes ferroviaire et fluvial. Les Pays-Bas ont toutefois réalisé les avantages de ce concept et les premiers essais avec des ensembles routiers de 25,25 mètres ont débuté en 2001. Aujourd’hui, presque dix ans plus tard, ils font partie du paysage. « Dans deux enquêtes réalisées auprès de 1 000 automobilistes, nous avons reçu des commentaires plutôt positifs sur ces types d’attelages. Beaucoup ont indiqué qu’ils n’avaient même pas remarqué la différence entre les véhicules de 25,25 m et les camions traditionnels », explique Martin Salet, expert auprès du ministère des Infrastructures et de l’Environnement aux Pays-Bas. Les véhicules EMS circulent pour l’instant uniquement à l’échelle nationale, mais les Néerlandais espèrent que l’Allemagne et même la Belgique autoriseront l’accès sur leur territoire. La généralisation des ensembles de 25,25 mètres ne se fera probablement pas au cours des dix prochaines années en Europe. « En collaboration avec, entre autres, la Suède, la Finlande et le Danemark, nous tentons de faire pression sur l’Union européenne pour qu’elle modifie son attitude négative à l’égard de la circulation transnationale des véhicules de grande longueur. » AU DANEMARK, DES ESSAIS ONT LIEU avec des modules EMS depuis 2008. Les camions concernés ne sont autorisés à circuler que sur certaines routes et sur certains tronçons, entre un certain nombre de terminaux et de ports homologués. Malgré l’inquiétude qui règne dans de nombreux pays européens, l’évaluation partielle des essais en cours au Danemark et aux Pays-Bas n’a montré aucune augmentation ni du nombre d’accidents de la circulation, ni de l’usure du réseau routier. Par contre, la plupart des exploitants danois et néerlandais participant aux essais ont noté une diminution sensible des coûts de transport et de la consommation de carburant, ce qui a conduit à une réduction des émissions de CO2. « Aujourd’hui, la diminution des émissions de CO2 est i 15 LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT ET LA COMPÉTITIVITÉ DE NOS CLIENTS SONT LES MOTEURS DE NOTRE MOTIVATION. ULF EHRNING, ANALYSTE EN TRANSPORTS, VOLVO TRUCKS un argument de poids en faveur des véhicules modulaires. Nos essais montrent que le simple passage de camions européens classiques de 18,75 mètres à des ensembles de 25,25 mètres permet une économie de carburant de 20 % par tonnekilomètre », souligne Ulf Ehrning, analyste en transports chez Volvo Trucks. Volvo Trucks est un fervent partisan de véhicules de grande longueur et s’efforce de démontrer comment l’efficacité des transports peut être améliorée en remplaçant trois attelages classiques par deux de grande longueur. « Le respect de l’environnement et la compétitivité de nos clients sont les moteurs de notre motivation », affirme Ulf Ehrning. L’ORGANISATION INTERNATIONALE OCDE estime elle aussi qu’une meilleure productivité des véhicules est nécessaire pour faire face à l’augmentation des volumes de marchandises transportées en Europe. Jorgen Christensen, qui a dirigé l’équipe d’experts Jörgen Chrisinternationaux qui ont mené l’étude de l’OCDE « Moving tensen Freight with Better Trucks », précise que les véhicules de grande longueur sont effectivement plus sûrs que les camions traditionnels. « Nous sommes très optimistes, mais nous avons néanmoins besoin d’une réglementation. Les camions de grande longueur doivent, par exemple, être autorisés sur certaines routes uniquement. Un dispositif de sécurité et de surveillance efficace doit être embarqué sur les véhicules, de sorte que la police et/ou les autorités compétentes puissent, à distance, les identifier et enregistrer les infractions à la circulation », précise-t-il. L’un des messages les plus forts du rapport est que les équipements technologiques actuels et futurs en matière de sécurité et de contrôle doivent être pleinement utilisés et être assujettis à des normes internationales. Le règlement doit être rédigé de manière à ne pas entraver le développement. Les modifications apportées aux normes doivent, par exemple, être appliquées rapidement », souligne Jörgen Christensen. Toutefois, les résultats positifs de ces recherches et les évaluations n’impressionnent pour l’instant toujours pas les détracteurs de ce concept. « Le débat est très émotionnel et le lobby ferroviaire à Bruxelles est puissant. Certains pays, comme l’Espagne, l’Italie et les pays d’Europe de l’Est, ne semblent pas non plus s’intéresser à la question », rappelle Martin Salet, du ministère des Infrastructures et de l’environnement aux Pays-Bas. Avis partagé par Ulf Ehrning de Volvo, qui estime que l’Autriche et la Grande-Bretagne sont parmi les plus virulents adversaires. « Le premier projet du nouveau Livre blanc de la Commission européenne est toutefois un petit progrès. Ce dernier stipule que les modules EMS sont l’une des pistes à explorer », dit-il. EN ALLEMAGNE, OÙ LA COMPAGNIE nationale ferroviaire Deutsche Bahn a une forte influence sur la politique, l’opposition aux modules de grande longueur était auparavant très compacte. Mais lorsque, l’an dernier, Deutsche Bahn a soudainement changé d’avis sur a question, la situation a radicalement changé chez certains acteurs. Un essai grandeur nature avec des véhicules modulaires a été lancé en janvier en Allemagne. Il autorise la circulation d’ensembles de 25,25 m mais d’un PTRA de 44 tonnes, ce qui devrait améliorer l’efficacité des transports volumineux. Les réticences continuent toutefois d’être fortes au sein de nombreuses associations représentant les chemins de fer. « Nous pouvons nous attendre à un énorme manque de capacité du réseau ferré, si nous voulons atteindre les objectifs environnementaux d’ici 2030. L’investissement dans le réseau ferroviaire ne sera pas suffisant, nous devons mieux utiliser les infrastructures existantes », déclare Markus Hunkel de DB Schenker. Q « NOUS AVONS PU RÉDUIRE LE NOMBRE DE CAMIONS SUR LES ROUTES » 16 VIKTOR SÖRENSEN A/S, DANEMARK Le transporteur danois Viktor Sörensen possède 38 modules de grande longueur de 25,25 mètres. L’entreprise est impliquée depuis le début des essais danois, et le directeur technologie et marketing Kenneth Veng Jespersen est confiant. Quel est l’impact des véhicules EMS sur les finances de l’entreprise ? « Les attelages de grande longueur sont coûteux. Pour que ce soit rentable, nous devons effectuer au total 3 000 km supplémentaires par jour ou avoir le temps d’effectuer deux allers-retours entre Aalborg et Høje-Taastrup tous les jours. Mais jusqu’à présent, nous y sommes parvenus et nous avons pu réduire le nombre de camions classiques sur les routes. Nous sommes par conséquent satisfaits. » « Oui, absolument. Mais nous devons pouvoir assurer la desserte finale, ce qui n’est pas autorisé pendant la période d’essai. Aujourd’hui, nous devons transborder dans l’un de nos terminaux, et cela représente un coût supplémentaire. Lorsque la période d’essai aura pris fin, dans un an, et que les restrictions de conduite seront moins rigoureuses, ce système pourra devenir plus rentable. » Pensez-vous que les modules EMS vont s’installer Les conducteurs ont-ils suivi une formation ? durablement au Danemark ? « Tous ceux qui étaient là dès le début ont suivi un jour de formation, notamment sur un simulateur. Ceux qui sont arrivés après ont été formés par nos conducteurs. Et tous sont très positifs. » Êtes-vous autorisés à circuler en Suède ? « Trois de nos trente-huit attelages sont autorisés à circuler également en Suède. Nous ne pouvons pas emprunter n’importe quelle route, mais avant tout les autoroutes et les itinéraires entre nos terminaux et les ports. » Q Les opinions sont partagées Les avis varient en Europe en ce qui concerne les modules de 25,25 m. Voici les principaux arguments pour et contre : CONTRE Les ensembles de 60 tonnes de PTRA engendrent une forte usure des routes. POUR La charge à l’essieu est réduite sur les modules EMS grâce au plus grand nombre d’essieux. CONTRE Les infrastructures doivent être améliorées, ce qui implique un énorme coût pour la société. CONTRE Le secteur privé est le seul à tirer profit de l’usage de véhicules de grande longueur. POUR Dans les pays qui autorisent ces véhicules, très peu de changements dans les infrastructures ont été nécessaires, voire aucun. POUR Les modules EMS assurent une meilleure économie de carburant par tonne-kilomètre, ce qui permet de réduire les émissions de CO2. Et des transports plus efficaces ont un effet positif pour l’économie dans son ensemble. CONTRE Leur dépassement est difficile. POUR Ils sont avant tout autorisés sur les autoroutes. Les usagers de la route dans les pays où ces véhicules de grande longueur sont permis n’ont pas indiqué que le dépassement était particulièrement un problème, selon des études réalisées, entre autres, aux Pays-Bas et au Danemark. UNE CONCURRENCE LIMITÉE Transports routiers Transports par voies ferrées Concurrence CONTRE Ils seront en concurrence avec le transport ferroviaire. CONTRE Chaque ensemble de véhicules consomme plus. POURLes véhicules EMS comportent un plus grand nombre de systèmes d’aide à la conduite, pour une meilleure sécurité routière. Les statistiques d’accidents de poids lourds n’ont pas augmenté au Danemark et aux Pays-Bas, selon les essais en conditions réelles. Théoriquement, le risque d’accident diminue s’il y a moins de véhicules sur les routes. POUR Ce système modulaire est adapté au transport intermodal. L’augmentation radicale des volumes de marchandises en Europe d’ici 2020 exige que tous les modes de transport soient pleinement exploités. Des restrictions peuvent facilement éviter que le volume de fret ferroviaire diminue. POUR Le nombre de tonneskilomètres transportées augmente et la quantité de carburant par tonne transportée diminue. Cet ensemble routier est un exemple de combinaison d’un module de 25,25 m. Service, flexibilité, rapidité Le transport de marchandises en Europe devrait progresser de 50 % dans les quinze prochaines années. Aujourd’hui, le rail et la route ne se disputent qu’une fraction du marché des transports. CONTRE De par leur taille, ils sont un risque pour la sécurité. 7,82 m 13,6 m EUROPEAN MODULAR SYSTEM Distance et poids Q Un module EMS de 25,25 m peut se composer de : Q Un tracteur et sa semiremorque de 13,6 m tirant une caisse mobile de 7,82 m. Q Un porteur de 7,82 m et une remorque ou « dolly » tirant une semi-remorque de 13,6 m. Q Un tracteur et deux semiremorques reliées par une sellette supplémentaire, appelé train double de type B. « NOUS TRANSPORTONS PLUS À CHAQUE FOIS » PEEMAN TRANSPORT, PAYS-BAS Si l’Allemagne et la Belgique autorisaient également les modules de 25,25 mètres de long, Jan Peeman, PDG de Peeman Transport aux PaysBas, se procurerait plusieurs ensembles routiers de ce type. C’est l’un des transporteurs participant à l’essai néerlandais de modules EMS. Il possède deux tracteurs FH tractant deux semi-remorques chacun. généraux et nous pouvons aussi effectuer plus de missions avec le même camion. » Quelle est la différence de consommation de carburant avec les ensembles traditionnels ? Que pensent les conducteurs ? « Les modules EMS consomment environ 5 % de carburant en plus que les camions de 18,75 m, mais la consommation de carburant par tonne-km a vraiment diminué. C’est excellent pour nos frais « Ils ont suivi une formation obligatoire de deux jours pour obtenir l’autorisation de conduire des véhicules plus longs, et ils sont très enthousiastes. Ont-ils rencontré des difficultés sur les routes ? « Ils n’ont rencontré aucun problème, au contraire. L’infrastructure ici, aux Pays-Bas, est remarquable et elle ne constitue aucun obstacle aux combinaisons de véhicules longs. Les autres automobilistes sont également satisfaits. Tout le monde l’est ici. » Qu’en pensent vos clients ? « Ils apprécient l’aspect environnemental. Mais ils constatent aussi que nous devenons plus efficaces, et à l’avenir, ils seront susceptibles de vouloir payer moins cher pour les transports. » Q 17 La plateforme de retraitement RMBTP de Mercurol permet de redonner une seconde vie à des matériaux destinés à être jetés en décharge. 18 REVALORISER 80 000 TONNES DE GRANULATS PAR AN TOUT EN ÉCONOMISANT LES RESSOURCES NATURELLES : PARI RÉUSSI ! » LUC BOISSET, PDG DE BOISSET TP De g. à d. : Jean-Louis Navarette et Éric Avaron, respectivement directeur et conseiller commercial véhicules neufs Volvo Truck Center Sud-Est, aux côtés de Luc Boisset, PDG de Boisset TP. Entrepreneur engagé ! Chez Boisset TP, maison mère de la holding L2B (voir encadré), la protection de l’environnement va bien plus loin qu’une simple posture ou qu’un « beau » discours. Elle se traduit en actes, comme le démontre notamment la récente acquisition de cinq Volvo FH D13C 500ch Euro 5. TEXTE ET PHOTOS PATRICK GENET L’ acquisition par Boisset TP de cinq Volvo FH D13C 500ch Euro 5 constitue un investissement emblématique de la volonté de Luc Boisset, PDG de l’entreprise drômoise, de placer la diminution de l’impact environnemental au cœur de ses activités. Un engagement d’ailleurs couronné par le 2e Prix de l’Environnement en 2007, attribué par la fédération régionale des travaux publics Rhône-Alpes. Une récompense décernée pour le développement d’un procédé innovant de traitement et de recyclage à la chaux vive. Mise en place au sein de la plateforme de stockage et de revalorisation des matériaux de carrière ou de démolition RMBTP, l’une des entités de L2B, cette innovation vaut à l’unité de Mercurol, près de Tain l’Hermitage, le statut de site pilote en Rhône-Alpes. « Nous traitons des matériaux sans réelle valeur, essentiellement des graveleux, des argileux ou des croûtes d’enrobé, initialement destinés à être jetés en décharge, explique Luc Boisset. D’abord concassés puis passés dans une cribleuse, ils peuvent être réduits jusqu’à 4 millimètres de diamètre. Le passage à la chaux neutralise ensuite l’argile, ce qui confère une parfaite stabilité au produit recyclé. Les matériaux trop terreux sont criblés et mélangés avec du compost puis vendus en terre végétale. En fait, nous transformons un matériau « non désirable » en matériau noble. Nous lui donnons une seconde vie, tout en économisant les ressources naturelles. » Le retraitement permet en effet d’économiser le gisement de la carrière Bosvet voisine, autre entité L2B. Avec 80 000 tonnes de déchets recyclés par an, RMBTP produit plus de granulats revalorisés qu’issus des gisements de cette carrière. « J’ai gagné mon pari », savoure Luc aujourd’hui. Une satisfaction au regard de la quantité, mais aussi de la qualité. « C’est un point sur lequel nous sommes extrêmement vigilants. Notre production est contrôlée et certifiée par un laboratoire d’analyses spécialisé. » Une garantie supplémentaire pour la clientèle de l’entreprise. Grâce à la gestion maîtrisée et à la démarche de recherche et de développement de RMBTP, les chantiers de construction de routes, de terrassement, de voirie ou d’espaces verts prennent une nouvelle dimension : ils participent à l’aménagement du territoire tout en préservant le milieu naturel. Tous les conducteurs de l’entreprise ont également bénéficié d’une formation à la conduite économique prodiguée par Volvo Trucks. En choisissant des Volvo FH D13C Euro 5 pour approvisionner ses clients, Luc Boisset boucle la boucle. Celle d’un cercle hautement vertueux. UNE ACTIVITÉ EN DÉVELOPPEMENT… DURABLE La plateforme exploitée par RMBTP à Mercurol offrait toutes les caractéristiques pour accueillir dans les meilleures conditions le premier « Tour de France de la construction » (voir notre article page 5) organisé fin 2010 par Volvo Trucks et Volvo Construction Equipment. Plus de 400 professionnels ont pu découvrir les nouveautés des gammes TP du groupe Volvo. Et notamment le Volvo FMX, un camion « taille chantier » qui n’a pas manqué d’attirer l’attention du propriétaire des lieux. « Avec ce véhicule conçu pour les conditions d’utilisation les plus difficiles, Volvo démontre à nouveau sa capacité à proposer du matériel adapté aux besoins de ses clients », souligne Luc Boisset, qui vient d’ailleurs de passer commande d’un tracteur Volvo FMX 4x4, le 1er en Rhône-Alpes ! Outre RMBTP et Boisset TP, la holding L2B comprend également Boisset Transports (transport BTP : toupie, plateau-grue, benne, multibennes et porte-char), Carrières Bosvet (granulats et béton), TP Réalisations (travaux routiers) et les Agrégats du Plateau (vente de matériaux de construction et recyclage de matériaux des chantiers de BTP). Elle réalise un chiffre d’affaires consolidé de 10 millions d’euros et emploie une centaine de salariés. Constitué de 17 véhicules, l’ensemble du parc compte aujourd’hui 95 % de Volvo. Un client qui a su trouver auprès des équipes du Volvo Truck Center de Valence des compétences, une écoute et une réactivité à la hauteur de ses exigences. 19 700 chevaux pour les Castors ! En remettant chaque année les Castors d’Or, Paprec, leader incontesté du recyclage depuis sa création en 1994, récompense l’implication et les qualités humaines de ses salariés. Les trois Castors d’Or du meilleur chauffeur 2010 viennent de recevoir les clés de trois superbes Volvo FH16 700ch. TEXTE ERICK ROUX DE BÉZIEUX PHOTOS PAPREC «P 20 our mon directeur technique, Denis Tranzer, C’est la Rolls des camions !, s’exclame Jean-Luc Petithuguenin, président fondateur du groupe Paprec. Celui dont rêvent tous les patrons chauffeurs. C’est pourquoi nous avons décidé de récompenser les meilleurs de nos 1 100 conducteurs, le premier métier du groupe, en leur remettant les clés de ce Volvo d’exception. » Le groupe Paprec a été créé en 1994. « Nous n’avions alors que... trois Volvo. » Tout d’abord spécialisé dans la récupération et le recyclage du papier et du carton d’où l’emblème de l’entreprise, un Castor baptisé Dok -, l’entreprise a rapidement trouvé son rythme de croisière : 20 % de croissance par an. Et un partenariat sans cesse renouvelé au fil des ans avec Volvo Trucks France qui équipe 85 % du parc de l’entreprise. Avec 9 milliards d’individus sur la planète, la gestion des déchets est devenue une préoccupation mondiale. « Il y a 20 ans, nous étions des éboueurs, maintenant, nous sommes des recycleurs. Le métier a conquis ses lettres de noblesse au fur et à mesure que le sujet devenait d’actualité. Autrefois, on creusait un trou et on oubliait ses déchets. Aujourd’hui, la valorisation est au cœur des problématiques des entreprises et, de plus en plus, des particuliers. Nous sommes ainsi devenus n°1 du recyclage du papier et du plastique, n°2 du recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques, n°3 du bois, des déchets industriels et de la collecte sélective... » Cette réussite, soutenue par une croissance ininterrompue, doit beaucoup à l’engagement des collaborateurs de Paprec qui, chaque année, dans ses unités de production, distingue 10 salariés pour leurs qualités humaines, leur esprit d’équipe, leurs initiatives et l’excellence de leur travail. « Chaque nominé reçoit un Castor d’Or et gagne un voyage de 15 jours pour suivre une course à laquelle participe notre voilier Paprec Virbac. Les gagnants de 2010 sont d’ailleurs actuellement en Afrique du Sud, au Cap, pour suivre une étape de la Barcelona Race ! » TOUJOURS PREMIER ! Premier groupe indépendant du recyclage en France, Paprec emploie 3 000 personnes, dont 1 100 conducteurs, et a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires d’environ 550 millions d’euros. Le groupe a retraité l’année dernière 3 millions de tonnes de déchets dans ses 50 unités. Le parc de 1 100 véhicules est composé à 85 % de Volvo, tous titulaires d’un contrat Gold (le réseau Volvo Trucks prend en charge la gestion de la totalité de l’entretien et des réparations sur les véhicules). Fidèle client de Volvo Trucks, Jean-Luc Petithuguenin songe d’ailleurs « à acquérir trois autres Volvo FH16 700ch pour récompenser les Castors d’Or 2011 dans la catégorie chauffeur. C’est pour nous un investissement important, qui donne du sens au métier de conducteur, mais aussi un outil de travail formidable, tant en termes de confort que de performance, pour les premiers ambassadeurs de l’entreprise... » Gérard Pedreno, Louis Rachel et André Tisclibout, Castors d’Or 2010. LE VOLVO FH16 700CH EST UN OUTIL DE TRAVAIL FORMIDABLE POUR NOS CHAUFFEURS, PREMIERS AMBASSADEURS DE L’ENTREPRISE. » JEAN-LUC PETITHUGUENIN, PRÉSIDENT FONDATEUR DU GROUPE PAPREC Jean-Noël Thénault, président de Volvo Trucks France, aux côtés de Jean-Luc Petithuguenin (à g.) et Denis Tranzer, respectivement président fondateur et directeur technique du groupe Paprec, lors des Castors d’Or 2010. 21 « Le gaz naturel est un carburant propre dans tous les sens du terme », Karine Vernier, présidente de GNVERT. 22 Demain, les poids lourds rouleront au gaz naturel, voire au gaz naturel bio, avec ou sans l’appoint de gazole. C’est la conviction de Karine Vernier, présidente de GNVERT. TEXTE BRUNO ROBERT PHOTOS ALEX KRASSOVSKY Zéro émission avec le gaz naturel Quelles sont les activités de GNVERT ? Nous concevons, construisons et maintenons des stations de distribution de carburants propres. Pour l’instant, nous proposons du GNV (Gaz Naturel pour Véhicule), qui est tout simplement du méthane, à ne pas confondre avec le GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié, mélange à 50/50 de butane et de propane). Demain, nous délivrerons probablement du GNL (Gaz Naturel Liquéfié), qui est aussi du méthane, mais liquéfié à -160°C. Historiquement, nous avons commencé avec des flottes d’autobus avant de nous diversifier vers les parcs de bennes à ordures ménagères et de véhicules de propreté puis, à partir de 2008, vers une clientèle de distribution de marchandises. Dans ce dernier cas, nous avons d’abord travaillé avec des chargeurs comme Commagnac Distribution / Altadis ou Monoprix/Samada en région parisienne. Depuis peu, nous fournissons Vir Transport et nous sommes en pourparlers avec le groupe Mory. En tout, nous comptons aujourd’hui 140 stations, dont une trentaine sont partagées entre plusieurs utilisateurs tandis que les autres sont privatives et réservées à un seul client. Pour les construire, nous nous raccordons au réseau de gaz naturel opéré par le Gestionnaire de Réseau de Distribution (GrDF) ou de Transport (GRTgaz). Il n’y a donc pas de cuve de stockage sur site. Puis, nous ajoutons un ou plusieurs compresseurs et les appareils de distribution qui permettent de faire le plein d’un véhicule, sous une pression de 200 bars. Quels sont les avantages du gaz naturel pour les poids lourds ? Le gaz naturel est un carburant propre dans tous les sens du terme. Pour l’instant, nous ne le distribuons que sous sa forme gazeuse et d’origine fossile, qui permet déjà, par rapport au gazole, de réduire de 80 % les émissions d’oxyde d’azote, de 5 % celles de CO2 et de supprimer toutes les émissions de particules. À terme, nous pourrons également fournir du biométhane. C’est le même gaz mais, comme il est issu de la biomasse ou des déchets organiques, il est parfaitement neutre en terme d’émissions de CO2.Selon les cas, le recours au gaz naturel carburant (GNV ou GNL) peut s’avérer plus économique qu’une solution diesel, plus chère ou au même niveau. Fiscalement, le GNV échappe à la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers. A l’avenir, GNVERT Créée en 1998, GNVERT est une filiale du groupe GDF Suez. Avec 35 salariés et de nombreux soustraitants, elle réalise un chiffre d’affaires annuel de 25 millions d’euros environ. Son activité de distribution de GNV est encore une niche puisque ce carburant réservé à des professionnels. il devrait permettre également à ses utilisateurs de s’affranchir de l’Ecotaxe et des péages urbains. Le gaz naturel présente-t-il certains inconvénients ? Le principal inconvénient de la solution GNV est qu’elle limite l’autonomie des véhicules lourds à environ 300 km. Mais cela sera gommé par la distribution de GNL (Gaz Naturel Liquéfié), qui occupe environ cinq fois moins de volume que le GNV. Jusqu’à aujourd’hui, le GNL carburant n’était pas distribué en France faute de véhicules capables de l’utiliser. Certains constructeurs, comme Volvo, vont bientôt en proposer. Plusieurs transporteurs sont intéressés. Et je pense que la construction de la première station française de distribution de GNL démarrera cette année. Malgré tout, l’utilisation du GNV reste très limitée en France. Pourquoi? Il est vrai que notre réseau semble très réduit notamment par rapport à l’Allemagne, l’Italie ou encore les États-Unis. L’explication est double. D’une part, il n’y a pas chez nous, comme cela peut être le cas ailleurs, d’aides gouvernementales à la construction de stations. Tout repose sur l’initiative privée. D’autre part, les pouvoirs publics français n’ont jamais fixé de directive claire sur le carburant qui devrait être privilégié pour tel ou tel usage. Aujourd’hui, on parle à tout va d’électricité mais elle n’est pas forcément adaptée à tous les véhicules. En fait, c’est un peu l’histoire de la poule et de l’oeuf. Il n’y a pas beaucoup de stations, pas beaucoup de véhicules (et ces derniers sont chers parce que leurs volumes de production sont faibles), pas de clients. On pourrait stagner longtemps comme ça, en attendant une décision politique. Mais c’est un peu facile de reporter tout le temps la faute sur autrui ou sur le gouvernement. Il faut aussi que les entreprises privées se prennent par la main et acceptent de prendre des risques. C’est ce que nous faisons en construisant 5 à 10 stations par an. C’est ce que font des constructeurs comme Volvo en concevant et commercialisant des véhicules nouveaux. C’est ce que font aujourd’hui quelques transporteurs. Pour ces derniers, il s’agit de prendre une longueur d’avance qui pourra être déterminante dans un proche avenir. Q 23 Leur mission : combiner un poste RIKARD ORELL, DIRECTEUR DU DESIGN « Un outil de travail robuste, fiable, confortable et reposant, c’est le but de la conception de la cabine. » de travail et un espace à vivre - dans 5,5 m2 ! Un conducteur longue distance passe 4,6 nuits dans sa cabine durant une semaine normale de travail. Cela impose des exigences élevées en termes de fonctionnalités et de confort. Par conséquent, l’équipe de développement des cabines de Volvo Trucks est constamment à la recherche de nouvelles solutions intelligentes. ULF ANDREASSON, EXPERT CABINES « L’évolution technique est impressionnante, mais elle doit être adaptée au poste de conduite. » PAR SOFIA ERIKSSON PHOTO CHRISTER EHRLING & VOLVO LASTVAGNAR n « studio cuisine » avec possibilités de conduite. C’est ainsi que le responsable produit et spécialiste cabines Ulf Andreasson de Volvo Trucks décrit la cabine d’un camion. « Pendant vos huit à neuf heures de travail, vous souhaitez être assis confortablement et vous concentrer sur la circulation afin d’être le plus efficace possible sans vous fatiguer. Et à la fin de la journée, vous souhaitez disposer de tout le confort possible pour vous reposer : télévision, radio, Internet et rangements pratiques- comme à la maison », explique-t-il. Volvo Trucks effectue régulièrement des enquêtes pour connaître les priorités du conducteur dans la cabine. Celles-ci diffèrent bien entendu en fonction du pays d’origine du conducteur et des missions effectuées, mais lorsqu’on a demandé à 2 200 conducteurs longue distance de classer quinze différents points prioritaires dans la cabine, le plus important était la qualité du coin repos et couchage, suivi de près par le poste de conduite et la visibilité. Cela n’étonne pas Claes Hillén, responsable des ateliers pratiques de Volvo Trucks et en charge de cette enquête : « Cela confirme tout simplement ce que nous savions déjà. L’attitude parmi les conducteurs a changé car ils passent de plus en plus de temps dans le véhicule. Il y a dix ans, un conducteur longue distance passait en moyenne 3,3 nuits par semaine dans son camion. Aujourd’hui, ce chiffre est de 4,6. Pas U 24 étonnant alors que l’étude montre que le confort soit devenu un élément incontournable. Les chauffeurs doivent répondre à des exigences plus rigoureuses, les missions sont devenues plus complexes et la période de repos obligatoire est donc d’autant plus importante. SELON CLAES HILLÉN, une cabine offrant un cadre de vie attrayant a également un aspect purement commercial : « Les frais salariaux du conducteur représentent le premier poste de dépense pour une entreprise de transport. Qui plus est, la profession doit répondre à des critères de plus en plus sévères, tandis qu’il y a une pénurie de chauffeurs dans de nombreux pays. Être en mesure de proposer le meilleur milieu de travail est une façon pour les transporteurs d’attirer les meilleurs conducteurs, lesquels, nous le savons, ont un impact direct sur la rentabilité de l’exploitant », souligne-t-il. Autrefois, c’étaient souvent les exploitants qui répondaient aux questions. De nos jours, Volvo Trucks s’adresse de plus en plus directement aux conducteurs. Les sondages sont un des moyens disponibles, mais des interviews anonymes CLAES HILLÉN, RESPONSABLE ATELIERS TESTS « Presque tous les conducteurs interrogés souhaitent s’impliquer. » sont également réalisées sur les grandes aires de repos en Europe où l’on peut jeter un œil aux cabines des conducteurs. En outre, Volvo Trucks invite régulièrement des clients à participer à des ateliers pratiques afin de connaître leur opinion sur la conception et les caractéristiques du camion. Claes Hillén est en charge de ces ateliers. « Nous n’avons jamais eu autant de retours d’information qu’aujourd’hui de la part des conducteurs. Presque tous ceux que nous questionnons souhaitent participer aux enquêtes et donner leur avis sur leurs conditions de travail. L’avantage de réaliser des enquêtes anonymes est qu’on obtient des réponses franches et honnêtes. Des commentaires aussi bien positifs que négatifs. Cela contribue au développement de nouveaux produits. » PLUSIEURS ÉLÉMENTS dans les cabines Volvo Trucks ont été introduits ou modifiés après consultation des clients. Le miroir dans le pare-soleil. Le siège pivotant. Les différentes options de matelas et la literie. Un plus grand nombre de prises électriques à l’avant et à l’arrière. Le système audio avec prises USB, Bluetooth et la possibilité de connecter un iPod. Le porte-gobelet intégré. Plusieurs solutions de rangement étendues. Cela exige de l’imagination et pas mal de compromis car l’espace est restreint. Il faut respecter certains critères de base notamment la longueur (2,35 m), la largeur (environ 2,50 m) et la hauteur (maximum 4 m). Mais le facteur humain et les coûts posent aussi des limites. Ulf Andreasson est le lien entre les clients et le développement des produits. Il est impliqué dans le processus de reformulation des idées et des souhaits dans un cahier des charges à partir duquel les développeurs de cabine de Volvo Trucks peuvent ensuite se mettre au travail. « Disons qu’il faut trouver le bon équilibre, explique Ulf Andreasson. Entre les fonctions et le besoin de rangement d’une part, et l’espace limité de l’autre. Ou entre le confort et le bien-être d’un côté, et les coûts de l’autre. » Il faut par ailleurs installer suffisamment de systèmes d’aide à la conduite, sans pour cela accroître le stress du conducteur. « La sécurité est primordiale, c’est un domaine dans lequel nous devons exceller, explique Ulf Andreasson. Volvo Trucks s’efforce constamment d’améliorer aussi bien la sécurité passive que la sécurité active. L’évolution technique est impressionnante, mais elle doit être adaptée au poste de conduite. » Rikard Orell, directeur du design chez Volvo Trucks, acquiesce : « Nous travaillons beaucoup sur les détails, par exemple le volant, les i 25 LE MEILLEUR DESIGN EST CELUI QUI EST TELLEMENT ÉVIDENT QU’ON NE PEUT PAS COMPRENDRE COMMENT IL POURRAIT EN ÊTRE AUTREMENT – MAIS IL FAUT BEAUCOUP DE TEMPS POUR Y PARVENIR. CLAES HILLÉN, RESPONSABLE ATELIERS TESTS i 26 boutons et leur forme. Nous pouvons nous plonger dans n’importe quel domaine avec ses limites et ses défis, mais ensuite, il faut l’intégrer à l’ensemble. Être en mesure de proposer le meilleur milieu de travail est une façon pour les transporteurs d’attirer les meilleurs conducteurs, lesquels, nous le savons, ont un impact direct sur la rentabilité de l’exploitant. Rikard Orell travaillait précédemment dans le design automobile, et il constate clairement la différence d’attitude des clients en ce qui concerne l’environnement de conduite. « La voiture est beaucoup plus une expression de la personnalité, tandis qu’un camion est un outil professionnel. Cela ne signifie pas que l’émotion et l’expression arrivent au second plan. La conception d’un camion repose plus sur une approche franche de résolution des problèmes. En essayant de donner à la technique un visage humain. » Rikard Orell explique que l’équipe qui conçoit la cabine s’efforce de faire en sorte que celle-ci paraisse accueillante au premier coup d’œil. « Nous essayons de communiquer des sentiments. L’image de Volvo Trucks et les réponses aux exigences des clients doivent apparaître dans la cabine. Une personne est censée y vivre et y travailler plusieurs semaines de suite - nous devons faire tout notre possible pour qu’il ou elle puisse se plaire dans cet environnement. Un outil de travail robuste, fiable, confortable et reposant, c’est le but de la conception de la cabine ». QUELLE SERA LA PROCHAINE ÉVOLUTION ? Qu’exigeront les conducteurs de demain, et quelles seront les possibilités d’aménagement dans les quelques mètres cubes qui constituent la cabine ? « Un véhicule fiable sur tous les points, pense Ulf Andreasson. Je crois que la technologie va permettre d’offrir au conducteur toute l’aide dont il a besoin pour éviter les embouteillages et donc accroître la productivité. Mais cela nous oblige à développer des systèmes d’aide à la conduite pertinents qui ne doivent pas mettre le conducteur en situation de surinformation ni prendre sa place. En outre, l’environnement de travail devient de plus en plus important, tant sur le plan du poste de conduite que des possibilités de sommeil et de repos. « L’accès à l’eau courante, précise Claes Hill. Beaucoup de conducteurs souhaitent également des espaces plus faciles à nettoyer. Un aspirateur centralisé serait peut-être une bonne idée. « Le défi consiste à préserver un environnement de conduite harmonieux et répondre aux demandes croissantes sur la position de conduite, la visibilité, la sécurité, les nouvelles technologies et l’accessibilité. Éviter de perdre du temps avec un tas de détails et de solutions diverses, mais plutôt se concentrer sur une cabine esthétique qui facilite le quotidien du conducteur, explique Rikard Orell. On parle aussi beaucoup de design durable, un domaine très prometteur. » Q Volvo Trucks effectue des interviews anonymes sur les grandes aires de repos en Europe où les conducteurs sont conviés dans les cabines. Les résultats servent ensuite de base à une grande partie du processus de développement. LA CABINE DE CAMION AU FIL DES ANS La cabine a sensiblement évolué depuis que le premier camion Volvo est sorti de l’usine en 1928. Voici quelques-unes des étapes décisives de ces dernières années : La cabine Globetrotter a été introduite en 1979 La qualité du coin repos et couchage est le point le plus important pour le conducteur longue distance, suivi de près par le poste de conduite et la visibilité. C’est ce qui ressort des enquêtes réalisées par Volvo Trucks. 1977 Le volant fixe est enfin réglable avec le lancement des Volvo F10 et Volvo F12. En 1985, introduction sur les Volvo FL7 et Volvo FL10 de la colonne de direction en deux parties. 1977 La climatisation est présentée mais ne connaît pas un succès immédiat. Beaucoup estimaient que c’était un luxe superflu, mais on s’est vite rendu compte que le déshumidificateur et la fonction anti-buée amélioraient la sécurité. En 1983 est présenté le contrôle automatique de la température dans lequel deux capteurs de température, à l’intérieur et à l’extérieur, transmettent des données à un petit boîtier qui commande l’activation de la climatisation et le robinet d’eau du chauffage. 1979 La spacieuse cabine Globetrotter révolutionne la vie à bord. Raison principale : la hauteur en station debout. 1983 Dans les cabines classiques, la hauteur sous plafond était jusqu’ici assez basse et rappelait celle des voitures. En 1983 le toit est relevé de 15 cm, ce qui offre plus de volume et plus d’espace. 1993 Introduction du Volvo FH avec plancher presque plat, sans tunnel moteur. Et de nombreux conducteurs sont heureux de pouvoir enfin commander l’éclairage à partir de la couchette. Auparavant, les commandes de l’éclairage et de la radio se trouvaient sur le tableau de bord, mais désormais, elles sont accessibles à partir d’un panneau ou par télécommande, sans quitter son lit. 1994 Volvo fut le premier constructeur de poids lourds au monde à introduire l’airbag côté conducteur. 27 Pour David Piot, directeur d’exploitation des Transports Naval, Dynafleet est un outil indispensable à la gestion quotidienne de l’activité de l’entreprise. 28 Dynafleet au service de votre gestion Directeur d’exploitation des transports Naval à Blanquefort (33), David Piot tire profit de Dynafleet pour améliorer la gestion quotidienne de l’activité et la qualité de service offerte aux clients. Un outil désormais indispensable ! TEXTE ET PHOTOS RENAUD CHASLE 1GÉOLOCALISATION « LÀ OÙ LE SUIVI DES MISSIONS impliquait un appel téléphonique aux conducteurs, dangereux et synonyme de perte de temps, quelques clics de souris suffisent désormais à visualiser la position des camions sur la cartographie à l’écran », explique David Piot. Tout incident de parcours ou immobilisation anormale d’un véhicule génère automatiquement une alerte sur Dynafleet. Les exploitants peuvent réagir immédiatement et prévenir le client, contrôler les itinéraires, suivre les missions et les temps de travail puisque le système est connecté au chronotachygraphe numérique. Anticiper la gestion quotidienne devient une réalité. 2 QUALITÉ DE SERVICE INTERFACÉ AU SITE WEB DE NAVAL, Dynafleet offre un accès sécurisé aux clients qui peuvent suivre les tournées de leurs véhicules sur la carte. « Nous apportons ainsi une grande transparence à nos clients tout en leur offrant une meilleure autonomie dans le suivi des missions. Ils peuvent connaître rapidement et facilement les horaires d’arrivée des camions sur leurs sites. Accéder via Internet à l’historique des trajets permet de produire des rapports hebdomadaires d’activité par conducteur incluant leur taux de ponctualité ». À l’inverse, l’outil renseigne sur les temps d’immobilisation chez les clients et les heures d’arrivée/départ. Des informations bien pratiques en cas de litige ! 3 ÉCONOMIES DE CARBURANT PARCE QU’IL ÉCHANGE DES INFORMATIONS avec le réseau électronique du véhicule, Dynafleet peut générer des alertes, en cas de panne mécanique ou de chute brutale de la volumétrie gazole par exemple, et les afficher automatiquement sur l’écran de l’exploitant. « Une fonction très utile pour alerter sur une tentative de vol de carburant, souligne David Piot. Grâce à l’enregistrement des consommations, il est également possible de mettre en place des formations à l’éco-conduite dans le but de réduire au maximum les coûts. Dynafleet est devenu indispensable à la bonne gestion de l’activité ! » Q 29 TRANSPORT NAVAL Créée en 1962, la société Naval compte 210 salariés et 110 ensembles dont 50 Volvo FH et un Volvo FM équipés de la solution Dynafleet. Elle est spécialisée dans le transport national de produits pour la grande distribution. Tous les véhicules bénéficient d’un contrat d’entretien Silver auprès du Volvo Truck Center de Bordeaux. EN DIAGONALE Avec le Volvo FH Fuel Eco 540ch, Jean-Paul Cosse a fait le choix de l’optimisation de ses coûts d’exploitation et du confort. 30 VOUS ET NOUS Volvo Power Edition, un camion taille patron « C’est un beau cadeau de Noël, sourit JeanPaul Cosse, artisan transporteur breton très satisfait de son investissement. Ce Volvo FH 540ch Power Edition équipé d’un moteur D13C allie le look, l’équipement et une sécurité idéale pour optimiser les coûts d’exploitation. C’est un atout indispensable sur le plan concurrentiel. Vraiment, sur ce camion, il n’y a rien à rajouter ! » Lorsqu’il l’a découvert, Jean-Paul n’a d’ailleurs pas hésité longtemps. « Je fais ce métier car j’aime le beau matériel. C’est une belle vitrine pour ma petite entreprise », reconnaît-il. Quand on y ajoute le très haut niveau de confort intérieur, le tableau confine à la perfection : « Je roule partout en Europe et je peux passer deux semaines sans rentrer chez moi. On roule moins qu’auparavant, mais paradoxalement, on passe plus de temps dans la cabine. L’espace de vie est primordial. Le camion, c’est un peu notre seconde maison.» Après avoir démarré sa petite entreprise au volant d’un Volvo F12 360ch acheté neuf, il savoure le parcours accompli et salue les efforts déployés par Volvo Trucks pour lui rendre la vie plus agréable et, surtout, beaucoup plus sûre. « Lorsque je suis en Grande-Bretagne par exemple, le capteur d’angle mort est vraiment très appréciable pour détecter les voitures qui doublent sur la droite. Il est même arrivé que le système de détection des pertes de vigilance me rappelle à l’ordre ! Zigzaguer un peu suffit pour qu’un message d’alerte s’affiche sur le tableau de bord. Lorsque l’on est artisan, penser à la gestion de nos clients peut parfois nous rendre moins attentif à la route. Ces dispositifs sont là pour pallier d’éventuelles inattentions et nous faire “filer droit” ! » Si le bonheur est dans le pré, il est aussi désormais au volant du Volvo Power Edition… JEAN-MICHEL LELIGNY VOUS ET NOUS EN DIAGONALE LA SÉCURITÉ EN DÉMONSTRATION Volvo Trucks et Michelin : ensemble pour consommer moins ! 15 % de consommation de carburant en moins par an, soit plus de 10 000 euros* ! C’est l’économie que permettraient de réaliser un réglage optimisé de la géométrie des trains roulants d’une semi-remorque et l’utilisation de pneus adaptés et gonflés à la pression prescrite. Des mesures simples pour un résultat efficace, comme le démontre le programme de tests mené conjointement par Volvo Trucks et le manufacturier Michelin. À l’origine de ces essais, un constat : les deux tiers des semi-remorques en Europe circulent avec une géométrie incorrecte. Ajoutez à cela des pneus inadaptés et gonflés à une pression incorrecte, vous obtenez une hausse importante de la consommation. Et un impact forcément négatif sur les coûts d’exploitation des professionnels et sur les rejets de CO 2. « Un tiers de la consommation de carburant résulte de la résistance au roulement des pneus », précise Jacques de Giancomoni, directeur technique grands comptes chez Michelin. Cette étude souligne la volonté et la capacité de Volvo Trucks de ne pas se « limiter » à l’optimisation de ses motorisations et chaînes cinématiques pour accroître la compétitivité de ses clients et diminuer leur impact environnemental, mais bien de réunir toutes les compétences pour agir en faveur de la filière transport. * Sur la base de 160 000 kilomètres annuels parcourus en moyenne par un poids lourd longue distance, d’une consommation de 30 litres aux 100 kilomètres, à 1,40 euros le litre de gazole (prix moyen) Le Volvo Truck Center SudOuest a profité d’une journée de sensibilisation à la sécurité routière, organisée en décembre par les Transports Sarrazain, pour présenter les solutions Volvo Trucks destinées à rendre la route plus sûre. Dans le cadre du Centaure Midi-Pyrénées de Bruguière, une vingtaine de conducteurs de l’entreprise toulousaine ont découvert et testé l’assistance au maintien de trajectoire (LKS), le régulateur d’allure et d’espacement (ACC), l’alerte conducteur ou encore l’aide au changement de voie (LCS). Point culminant de la journée : la démonstration de l’efficacité de l’ACC. Le déjeuner dans les locaux du Volvo Truck Center Sud-Ouest, situé à proximité des installations Centaure, a été l’occasion d’échanges privilégiés entre les conducteurs des Transports Sarrazain et les équipes Volvo Trucks. Un rendez-vous à l’image d’un partenariat appelé à se développer. Aujourd’hui, Volvo Trucks représente près de 10 % d’un parc de 200 camions, avec principalement des tracteurs Volvo FH Fuel Eco 460ch et des porteurs Volvo FM 4x2 420ch. VOLVO TRUCKS SE RENFORCE DANS LE NORD Le rachat par Volvo Trucks du distributeur Vexor, 10 ateliers et une activité location pour 110 emplois dans le nord de la France, s’inscrit dans la droite ligne de sa stratégie : être toujours plus proche de ses clients en assurant sa présence dans des secteurs géographiques où le taux de trafic et la densité de camions sont importants. « Grâce à cette acquisition majeure, nous disposons aujourd’hui d’une couverture géographique appropriée dans et en dehors des grandes villes françaises à fort potentiel, note Jean-Noël Thénault, président de Volvo Trucks France. Cela nous permet de proposer à nos clients un concept de services innovants via nos Volvo Truck Centers. » Et d’organiser des manifestations de proximité, comme les deux journées d’essais du nouveau FMX, les 9 et 10 mars derniers, dans la carrière de Mentque-Nortbécourt. Avec le Volvo Truck Center Nord-Picardie, Volvo Trucks renforce ainsi sa présence dans le Nord, le Pas-de-Calais et la Somme. Son réseau hexagonal dispose désormais de quatre Volvo Truck Centers et de huit agents commerciaux, pour plus de 114 points de services et près de 2 200 personnes. VTC NORD - PICARDIE VTC NORD VTC OUEST VTC SUD-EST VTC SUD-OUEST 31 NoUVElLe cOLleCTIon vOLvo oCeAn Race 2011-12 Découvrez toute la gamme sur volvomerchandise.com ! Paiement par cartes