Être parents aujourd`hui

Transcription

Être parents aujourd`hui
mars + avril
2011
no32
www.marne.fr
LaMarne>LEMAG
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie
Être parents
aujourd’hui
11
EN DIRECT
/// É
lections cantonales les 20 et 27 mars prochains : votez !
/// Deux sites marnais gérés écologiquement
/// T
rois propositions pour Paris-Vatry
/// Élections cantonales les 20 et 27 mars prochains : votez ! 2011 est une année d’élection pour l’Assemblée départementale. Comme tous les trois ans, elle sera renouvelée par moitié. Les 20 et 27 mars prochains, les électrices
et les électeurs de 22 cantons, sur les 44 que compte la Marne, seront appelés à élire leur conseiller général. En raison de la
mise en œuvre de la réforme territoriale en 2014, le mandat sera d’une durée de trois ans. Les enjeux de ce scrutin, élection
uninominale à deux tours, sont déterminants pour votre vie quotidienne. Le Département, c’est l’échelon où sont définies les
politiques de solidarité. C’est aussi un lieu d’équilibre et de dialogue entre les élus des villes et de la campagne, pour l’accompagnement des projets locaux de développement.
/// Deux sites marnais gérés écologiquement. Propriétaire de sites naturels présentant un intérêt écologique fort, le Conseil général a décidé de confier la gestion et le suivi scientifique de deux d’entre eux au Conservatoire du patrimoine naturel de Champagne-Ardenne : les boisements de l’anse du Radouaye, et les boisements du mont de Berru. Ces sites
abritant des habitats naturels remarquables seront ainsi entretenus, restaurés, et feront l’objet d’un suivi écologique.
/// Trois propositions pour Paris-Vatry. Les enjeux de la redynamisation du territoire étaient au cœur du
déplacement du président de la République à Montmirail. Une occasion idéale pour aborder la stratégie de développement de
l’aéroport Paris-Vatry. Le soutien de l’État est indispensable et trois actions concrètes peuvent être menées : accorder des
droits de trafic dans le cadre des négociations bilatérales avec la Chine et la Russie, ces pays constituant des cibles majeures
pour le développement de liaisons fret – passagers ; inscrire la plateforme aéroportuaire dans les réflexions en cours concernant les dispositifs exonératoires pour les bassins d’emploi à redynamiser ; soutenir la candidature de l’aéroport Paris-Vatry
comme base mise à la disposition de l’Union européenne pour la gestion des crises civiles. Ces demandes s’inscrivent dans
une logique de développement régional. Elles permettraient aussi à la France de reconquérir des parts de marché dans le
domaine aérien.
Le Président du Conseil général de la Marne
LaMarne>LEMAG
Magazine d’information du conseil général de la Marne
• Directeur de la publication : René-Paul Savary • Rédacteur en chef : Nicolas Caron • Rédaction : Direction de la communication, Sphère Publique • Photo de couverture : Y. Arcus - Fotolia • Conception,
réalisation
[email protected] • Tirage : 300 000 exemplaires • Périodicité : bimestrielle • Dépôt légal : 1er trimestre 2011 • ISSN : 1779-4226 • Éditeur : Conseil général de la Marne,
40 rue Carnot, 51000 Châlons-en-Champagne • Pour tout contact : Flora Durville – Tél. 03 26 69 40 84. Courriel : [email protected]
CG 51
Nicolas Sarkozy
à Montmirail
Le président de la République s’est
rendu le 15 février 2011 à Montmirail,
sur le site de l’entreprise Axon’cable.
Il a rencontré les salariés, puis
a exposé les dispositifs d’aide à
la réindustrialisation et de soutien
aux PME industrielles, dans le cadre
d’une table ronde avec des chefs
d’entreprises de la région.
DR
DR
CG51
LES TEMPS forts
Meilleur accès
à la lecture
Une convention de partenariat
a été signée entre la bibliothèque
départementale de prêt, la médiathèque de Suippes et ses dépôts
associés. Elle vise à harmoniser
les pratiques de prêt et à proposer
aux habitants de la région de Suippes
un accès facilité aux documents
et aux actions culturelles.
MAISON DE LA
PETITE ENFANCE
Fresque solidaire
La nouvelle maison intercommunale
de la petite enfance a été inaugurée
le 2 février, à Sézanne. D’une surface
de 534 m², elle dispose de 35 places
d’accueil de crèche et d’un relais
assistante maternelle, et est dotée
de salles spécifiques pour l’éveil des
nourrissons, les jeux d’eau et la
lecture de contes sous un ciel étoilé.
Dans le cadre des actions « Vie
quotidienne » destinées à favoriser
l’insertion sociale et professionnelle
des personnes en situation d’exclusion,
20 femmes ont réalisé une fresque
composée de plusieurs mosaïques
aux couleurs du Petit Prince. L’objectif
était de développer les capacités
créatives, la minutie, la patience
et l’autonomie des participantes.
Au sommaire
N0 32 Mars + Avril 2011
4 dans l’Actualité
17 La MArne et les marnais
4 C’est voté
17 Portrait
Le budget 2011 du Département
11
En
couverture
Être parents
aujourd’hui
Peur d’en faire trop ou
pas assez, de se tromper,
de ne pas être à la hauteur…
Les parents d’aujourd’hui sont
souvent en proie au doute
et se sentent parfois seuls
face à leurs interrogations.
Pour les accompagner
et les aider, les institutions
(Conseil général, État, Caf)
et de nombreuses associations
proposent des actions
de soutien à la parentalité.
6
7
8
Dans l’Actualité
Yohann Diniz, en marche
vers de nouveaux exploits !
Rendez-vous au salon
Destination Marne
18 À Découvrir
En route pour Porto !
20 Culture
Le foyer de l’Arche
inauguré à Reims
9 Loups ? dans la Marne
10 Vie pratique
Les élections cantonales,
mode d’emploi
Les murs peints de Champagne
En avant la musique !
21 Arrêt sur image
Les Archives de la Marne
22 Hier et aujourd’hui
La Marne, berceau
du succursalisme
23 Sport
La course d’orientation :
un vrai sport pour tous !
24 À ne pas manquer
L’agenda des sorties
Dans l’actualité
C’est voté !
Le budget 2011
du Département
L’Assemblée départementale a adopté son budget
en janvier. Il s’élève à plus de 486 millions d’euros
pour l’année 2011. Voici en détails et en images
les domaines d’intervention du Conseil général.
21,5
L’ÉCONOMIE
millions €
Le développement
économique et l’enseignement supérieur :
8 millions €
L’aéroport Paris-Vatry
et le TGV Est Européen :
6,5 millions €
Le tourisme : 6 millions €
L’agriculture : 0,5 million €
13,5
millions €
L’industrie, l’artisanat et le
commerce : 0,5 million €
235
LA SOLIDARITÉ
L’insertion : 56 millions €
millions €
54 millions €
L’enfance et la famille : 53 millions €
Les personnes âgées : 53 millions €
Les services sociaux : 19 millions €
Les personnes handicapées :
Budget primitif en mouvements réels hors crédit à long terme renouvelable
(16,5 millions d’euros) et hors frais généraux (43,5 millions d’euros).
4
LaMarne > LEMAG /
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie
LE CADRE DE VIE
ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Le logement et le développement urbain : 5,5 millions €
L’aménagement des grandes villes : 2 millions €
L’aménagement et le développement rural : 1 million €
L’environnement (traitement des déchets) et la politique
de l’eau : 4 millions €
Les actions en faveur du milieu naturel :
1 million €
11,5
millions €
LA CULTURE, LE SPORT ET LES LOISIRS
Les activités artistiques, culturelles et le patrimoine : 5,5 millions €
Le sport : 3 millions €
Les bibliothèques et les médiathèques : 1,5 million €
La jeunesse et les loisirs : 1,5 million €
Dans l’actualité
C’est voté !
73
millions €
L’ÉDUCATION
15
Les collèges (construction de bâtiments, enseignement) : 47 millions €
20 millions €
Les activités périscolaires : 4 millions €
Les transports scolaires :
millions €
Les aides pour la construction d’écoles élémentaires :
LES SECOURS ET LA SÉCURITÉ
11,5 millions €
Les interventions de protection : 3 millions €
La gendarmerie : 0,5 million €
2 millions €
Les services d’incendies et de secours :
56,5
millions €
LES ROUTES
56 millions €
Le transport public de voyageurs : 0,5 million €
Les routes et la voirie :
2011
Fiscalité directe et indirecte
L’AIDE AUX COMMUNES
nes
Sur le budget total, l’aide aux commu
s
représente 22,5 millions d’euros ventilé
ention.
sur différents secteurs d’interv
40,5€
Emprunts
9,5 €
3,5 €
8,5 €
Crédit
à long terme
renouvelable
38 €
Autres
recettes
Dotations de l’État
8
12
D’où vient l’argent ? *
Où va l’argent ? *
Routes
Fiscalité directe et indirecte
Éducation
Emprunts
Crédit
à long terme
renouvelable
40,5€
9,5 €
3,5 €
8,5 €
Autres
recettes
Économie 15 €
11,5 €
4,5 € 3€
48,5 €
38 €
Dotations de l’État
Solidarité 2€
12,5 €
Cadre de vie et
développement durable
3€
Secours
et sécurité
Culture,
sport et loisirs
Fonctionnement
de la collectivité * Sur une base de 100 euros
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG
5
Dans l’actualité
Tourisme
Rendez-vous au salon
Destination Marne
Une pause
nature
D
Saviez-vous que la Marne propose une multitude d’activités
touris­t iques adaptées à tous les
âges et à toutes les envies ? Pour
les décou­­­­vrir, le CDT organise le
salon Destination Marne. Pendant Faites les touristes ! Découvrez les offres des exposants du 18 au 20 mars.
trois jours, les professionnels du
tourisme présentent leurs activités. De plus, vous trouve- En savoir plus : Programme des animations
sur www.tourisme-en-champagne.com
rez dans l’espace animation, les allées du salon ou sur les
Informations : l’entrée à Destination Marne
stands des exposants : un soin des mains relaxant aux huiles donne accès à Tendance Nature, et inversement.
essentielles, une dictée sur pupitres, un artiste illusionniste, Horaires : vendredi de 14 h à 19 h,
une initiation à la dégustation, comment passer son permis samedi et dimanche de 10 h à 19 h
Entrée : 2,50 euros
fluvial, une démonstration de VTT trial, etc.
C. Manquillet
u 18 au 20 mars, le Comité
départemental du tourisme
(CDT) vous convie au salon
Destination Marne, au parc des
expositions de Reims. Voici l’occasion idéale de (re)découvrir la
Marne et de préparer week-ends de
printemps ou escapades estivales.
Le salon Tendance
Nature est le premier
green événement
régional dédié au jardin,
à l’environnement,
à l’habitat sain et au
tourisme vert. Respect
de l’environnement
et convivialité sont
les maîtres mots de
cette XIVe édition, qui
se tiendra au parc des
expositions de Reims,
du 18 au 20 mars.
En quête d’un nouvel art
de vivre, vous pourrez
partir à la recherche des
dernières éco-tendances,
d’idées jardin, d’escapades
ou d’artisanat.
En savoir plus :
www.tendancenature.fr
Invitation
Le CDT de la Marne vous invite au salon Destination Marne. Invitation à découper ci-contre.
Entrée gratuite pour une personne, valable uniquement sur présentation de ce coupon, à l’entrée du Salon.
Nom / Prénom : ............................................................................................................
CP : ...................... Ville : .............................................................................................
18, 19 ET 20 MARS 2011
INVITATION AU SALON DU TOURISME
SALON DU
TOURISME
Destination Marne
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LaMarne > LEMAG /
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie
www.tourisme-en-champagne.com
DESTINATION MARNE
Vendredi de 14h à 19h / Samedi et Dimanche de 10h à 19h
PARC DES EXPOSITIONS DE REIMS
Invitation valable pour une personne du 18 au 20 mars 2011
Coupon à présenter à l'entrée du salon
Ce billet donne aussi accès au salon Tendance Nature
Dans l’actualité
Paris-Vatry
En selle avec
Shukar Carrousel
En route pour Porto !
La nouvelle ligne annoncée par Ryanair vers Porto depuis Paris-Vatry
est désormais ouverte à la réservation.
Économie
Créé par la Chambre de commerce et d’industrie
(CCI) de Reims et Épernay, avec le soutien du
Conseil général de la Marne, le forum Innovact
se tient cette année les 29 et 30 mars au Centre
des congrès de Reims. Comme à chaque édition,
le XVe Innovact offrira rencontres, échanges et
réflexions aux entrepreneurs européens innovants
qui pourront construire, faire évoluer et peaufiner
leur projet, mais aussi trouver les réseaux et les
experts qui les y aideront.
António Duarte
Dans un espace de jeu à l’esprit
guinguette, se dessinent un kiosque
et un cercle de sable devenant piste
de danse. Choisis parmi les talents
régionaux les plus aptes à se fondre
dans le format exigeant d’un jazz
musette métissé aux accents tziganes,
andalous et orientaux, les musiciens
et chanteurs puisent dans un grand
répertoire qu’ils revisitent en y
mêlant des créations originales.
C’est ainsi qu’ils accompagnent,
guident et soutiennent la chorégraphie
sensible et délicate d’un acrobate
équestre, d’une danseuse amazone
et de leurs chevaux partenaires.
Les 1, 2 et 3 avril 2011 à « La Tuilerie »
(Cheval Art Action) de Muizon.
Renseignements :
Musiques sur la Ville : 03 26 68 47 27
Collège rénové
à Gueux
Les installations sont complétées par
un abri à vélos, deux salles d
­ ’études,
une salle polyvalente et un préau
avec des casiers contribuant à
l’allégement des sacs des collégiens.
Des adaptations en direction des
personnes présentant un handicap
ont également été réalisées, avec
un cheminement tracé au sol reliant
les entrées de l’enceinte du collège
à celles de l’établissement. Pour
la sécurité, une loge accueille
les systèmes d’alarme et permet
de surveiller les entrées et sorties
de l’établissement.
En savoir plus : www.innovact.com
Innovact 2011 aura lieu
les 29 et 30 mars.
CG 51
DR
L’Europe innovante se réunit à Reims
Black ghost
L
e premier vol inaugural vers la « capitale également la réouverture de la ligne vers
du nord » du Portugal, dont le centre Oslo, le 30 mars 2011, et la poursuite de la
historique est classé au patrimoine liaison avec Stockholm. Ryanair compte
mondial de l’Unesco, est programmé pour ainsi générer un trafic de 90 000 passagers
le 29 mars 2011. Avec deux allers-retours par à l’aéroport Paris-Vatry.
semaine, le mardi et le samedi,
pour un prix d’appel à moins de
50 euros, Ryanair ouvre l’offre
touristique depuis l’aéroport
marnais. Les vols décolleront
à 11 h 20 pour arriver à 12 h 25
à Porto, tandis que la liaison
retour partira à 7 h 50 pour
se poser en France à 10 h 55.
L’aéroport de Porto se situant
à tout juste 12 km du centreville, c’est en à peine plus de
20 minutes que vous pourrez
profiter de tous les charmes de
cette grande cité européenne.
À l’occasion de la saison d’été,
la compagnie low cost prévoit
Dès la fin mars, Porto sera à une heure de Paris-Vatry.
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG
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Dans l’actualité
Solidarité
En route pour
le tramway !
Le foyer de l’Arche inauguré à Reims
En savoir plus : villes participantes et infos
pratiques sur www.marne.fr (début avril)
L’industrie
dans la Marne
C. Manquillet
Afin d’offrir des possibilités
de formation dans les métiers
de l’industrie et de maintenir et
développer un tissu industriel sur
son territoire, le Conseil général
participe à la création d’un Pôle
régional d’enseignement des
métiers industriels en Champagne-Ardenne (Premica). Ce pôle
offrira un éventail de formations
accessibles aux
jeunes apprentis, aux salariés
d’entreprise,
mais aussi aux
personnes en
voie de réinsertion et aux
bénéficiaires
du RSA.
8
LaMarne > LEMAG /
alors la vie des résidants pendant six à
ving-quatre mois, et bénéficient d’un encadrement et d’une formation adaptés.
F. Laures
Le 16 avril prochain marquera
le début des festivités en l’honneur de la mise en service du
tramway de Reims. À cette occasion, le Conseil général de la Marne
apporte son soutien pour faire
partager cet événement au plus
grand nombre. Des navettes
gratuites partiront des principales
villes du Département autour
de Reims (Châlons-en-Champagne,
Epernay, Fismes, Witry-lès-Reims,
Sillery, etc.) pour que chacun
puisse être de la fête. Voici l’occasion idéale de mieux faire connaissance avec l’offre de transports
collectifs proposés dans la Marne.
Depuis le 3 février, le foyer
de l’Arche accueille des personnes
souffrant de handicap mental.
Sport
Un petit « Tour » de la Marne
L
DR
C. Manquillet
L
e foyer de l’Arche est une première
dans la Marne. Il apporte une
réponse complémentaire aux besoins
d’accueillir des personnes en situation de
handicap mental lourd dans le respect du
choix de leur mode de vie.
Fruit du partenariat entre le Conseil
général de la Marne, le Foyer rémois et
l’association L’Arche à Reims, le foyer de
L’Arche a été inauguré le 3 février dernier.
Fondé sur la vie communautaire, ce projet
a impliqué l’ouverture de structures à taille
humaine implantées en milieu urbain, afin
de faciliter l’intégration des résidents dans
la vie du quartier. Sur chacun des trois
sites, les résidents disposent d’un cadre
moderne, leur permettant de partager des
moments conviviaux, et dans lesquels lieux
d’hébergement et lieux d’activités sont
séparés. Quant aux équipements, ils assurent aux résidents autonomie et prise en
charge des occupations quotidiennes. Ces
« maisons familiales » de petite dimension
rassemblent ainsi assistants et personnes
accueillies au sein d’une communauté.
Enfin, six assistants volontaires de service
civique sont présents au sein des équipes
d’accompagnement. Ces derniers ­partagent
Les 30 avril et 1er mai,
vivez la xe édition de la MCB.
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie
a x e édition de la « MCB », course
cycliste organisée par le MCB
Sports, se déroulera le 30 avril et
le 1 er mai 2011, en trois étapes, dont un
contre-la-montre individuel, au départ
de Congy. Soutenue par le Conseil
général de la Marne, la MCB permettra
à 120 coureurs, représentant les régions
du nord de la France, ainsi qu’à trois
équipes étrangères, de découvrir notre
département. Hôte de marque, le parrain de cette nouvelle édition n’est autre
que Jean-Marie Leblanc, directeur du
Tour de France, entre 1989 et 2006.
Dans l’actualité
Exposition
Festival BD-Bulles
Chienne de guerre !
Philippe Delaby
Archives de la Marne
Dans le cadre d’un partenariat entre le Conseil général
et le Musée royal de l’armée
et d’histoire militaire de
Belgique, les Archives de la
Marne accueillent, du 15 avril
au 26 juin, l’exposition
« Chienne de guerre ! Les animaux dans la grande guerre
(1914-1918) ».
À la veille du conflit, les animaux occupent une place importante
dans la société civile, en grande partie
rurale. Un grand nombre d’entre eux
(chevaux, ânes, chiens…) est mobilisé
dès le début des hostilités. Les animaux exercent de multiples fonctions :
montures pour la cavalerie, traction
de pièces d’artillerie, surveillance,
transmission de messages, portage
de charges diverses, recherche des
blessés sur le champ de bataille. Ils
sont également de fidèles compagnons pour les soldats, au point que
certains deviennent la mascotte d’un
régiment ou d’un bataillon.
Le Ve Festival BDBulles se tiendra
les 15, 16 et 17 avril
2011 à Hautvillers.
À cette occasion,
20 auteurs et
illustrateurs
de bande dessinée
seront en dédicace
à la salle des fêtes.
Au programme :
expositions
et rencontre
avec Béatrice Tillier (illustratrice) pour les
scolaires d’Hautvillers. Sans oublier un
rallye-lecture organisé par la bibliothèque
départementale de prêt qui emmènera
les enfants de 7 à 12 ans dans les rues du
village, à la rencontre des expositions ou de
l’univers des auteurs présents sur le festival.
Entrée : 3 euros.
L’animal occupe aussi une place
importante dans les représentations
artistiques et symboliques. On le
retrouve fréquemment sur les objets
fabriqués par les soldats, mais aussi
dans les œuvres de propagande.
Ainsi, sur les affiches, les différents
belligérants sont souvent symbolisés
par un animal (coq français, aigle
allemand, etc.).
Renseignements : www.bd-bulles.com
Loups ? dans la Marne
Du 15 au 31 mars 2011, la bibliothèque
départementale de prêt propose le spectacle
de lecture musicale Loups ? dans différentes
villes, pour les petites oreilles de 3 à 9 ans.
L’Héliotrope théâtre (Sylvie Lyonnet –
chanteuse comédienne, et Jérôme Hulin –
percussionniste) met en scène deux textes
issus de la littérature jeunesse contemporaine.
Objets, marionnettes et instruments
de musique donnent une dimension visuelle
et sonore pour découvrir des histoires de loups
gentils. À l’issue du spectacle, les enfants
seront invités à découvrir les 10 instruments
originaux utilisés lors de la représentation.
Entrée gratuite sur réservation.
Renseignements : 03 26 68 06 69
ou [email protected]
Entrée gratuite. Lieu : Archives départementales
de la Marne, 23 rue Carnot, 51000 Châlons-enChampagne. Horaires : lundi au vendredi : 9h-12h et
14h-17h. Samedi, dimanche et jours fériés : 14h-18h.
L’art à la Maison
du Département
Dates et informations : www.marne.fr rubrique « S’épanouir »
Du 3 mars au 3 avril,
18, rue Carnot à Reims.
Entrée libre.
Horaires : Mars : lundi 14 h-19 h
et du mardi au samedi 10 h-19 h.
Avril : du lundi au vendredi
9 h-18 h et samedi 14 h-18 h.
DR
Gérard Beaulieu
Venez découvir
les œuvres de Gérard
Beaulieu, artiste peintre
rémois, ainsi que
les sculptures de Liliane
Caumont à la Maison
du Département à Reims.
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG
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Vie Pratique
Les élections cantonales, mode d’emploi
Dans quelques jours, certains d’entre vous seront appelés à voter pour élire leur conseiller général. La moitié
des cantons de la Marne sont concernés par le scrutin des 20 et 27 mars. Une élection particulière, puisqu’en
raison de la réforme des collectivités territoriales, le mandat des nouveaux élus ne sera que de trois ans.
Bourgogne
Fismes
Cantons
renouvelables
Beine-Nauroy
Reims
VilleenTardenois
Ville-surTourbe
Verzy
Reims
Suippes
Châtillonsur-Marne
SainteMenehould
IV
VIII X II
VI
I
III
V IX
Ay
II
Épernay
I
Dormans
VII
ChalonsEn-champagne
II
Avize
I
Givryen-Argonne
IV
III
Marson
MontmortLucy
Vertus
HeiltzleMaurupt
Ecury-sur-Coole
Montmirail
VitryLe-François
Est
Fère-Champenoise
VitryLe-François
Ouest
Sézanne
Esternay
ThiéblemontFarémont
Sompuis
Anglure
C’est quoi, un canton ?
C’est un territoire administratif, formé de
plusieurs communes ou d’une seule ville,
ou encore de quartiers d’une ville. Comme
les Départements, les cantons ont été créés
par la loi du 22 décembre 1789. La Marne
en compte 44, chacun étant représenté par
un conseiller général.
Comment sont élus les conseillers
généraux ?
Comme pour le président de la République et les députés, ils sont élus au scrutin
majoritaire uninominal à deux tours. Tous
les trois ans, les électeurs sont amenés à
renouveler la moitié d’entre eux. Le man-
10
LaMarne > LEMAG /
dat est normalement d’une durée de six
ans. Les 22 cantons concernés, les 20 et
27 mars, sont donc ceux où les conseillers
généraux ont été élus en 2004. Ceux qui
ont été élus en 2008 poursuivent, eux,
leur mandat jusqu’en 2014. Depuis 2008,
on vote pour un conseiller général et un
suppléant, qui doivent obligatoirement
former un binôme homme/femme afin
d’établir une parité.
À quoi servent les conseillers généraux ?
Les 44 conseillers généraux de la Marne
constituent l’Assemblée départementale, sorte de « parlement » du Département. Le Conseil général gère, par ses
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie
SaintRémyen-BouzemontSaint-Genestet-Isson
­ élibérations, les affaires du département.
d
Les lois de décentralisation ont ainsi
confié au Département des domaines de
compétences qui touchent directement
la vie quotidienne des citoyens : action
sociale (mise en œuvre du RSA, aide aux
personnes âgées et handicapées), collèges (construction, rénovation, équipement informatique), routes, transports,
culture, aménagement du territoire…
Lors de sa première session, l’Assemblée
départementale élit son président, pour
trois ans. Pour l’aider dans sa tâche, des
vice-présidents sont également désignés
et constituent, avec lui, l’exécutif du
Département.
En COUVERTURE
Être parents
Photo : C. Manquillet
aujourd’hui
Élever un enfant aujourd’hui n’est pas
chose facile. Face à l’évolution de la
société, au bouleversement du modèle
familial, à la remise en cause de certains
principes d’éducation, beaucoup de
parents se sentent perdus ou angoissés.
Pour rompre l’isolement, leur permettre
de rencontrer des professionnels ou
d’autres parents, d’échanger et de pratiquer ensemble des activités, de nombreuses actions de soutien à la parentalité
sont proposées dans la Marne.
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG
11
En COUVERTURE
Être parents aujourd’hui
Dur d’être parents !
Est-il plus difficile d’être parents
aujourd’hui qu’autrefois ?
Beaucoup répondraient sans
doute oui à cette question. Ce
qui est certain en tout cas, c’est
que c’est « différent » !
Manque de repères
« En quelques dizaines d’années, la configuration
des familles a beaucoup évolué, à la fois dans la
forme et dans le fond, souligne Sylvie Jurion,
conseillère en parentalité et médiation
familiale à la Caf de Reims. Avec la multiplication des divorces, l’apparition des familles
monoparentales, recomposées, l’homoparentalité, nous sommes face à des schémas familiaux
très différents, qui amènent de la complexité.
À cela, s’ajoute l’éclatement des familles sur le
plan géographique. »
Conséquence : des parents qui s’interrogent, en manque de repères et de solidarité familiale, confrontés, notamment
grâce à l’essor d’Internet, à une avalanche
d’informations parfois contradictoires
12
LaMarne > LEMAG /
qui ont pour effet principal… de les culpabiliser, créant le doute sur leur capacité
à être de « bons parents » !
Des parents partenaires
Face à cette situation, la notion de soutien
à la parentalité a émergé, légitimée notamment lors de la conférence de la Famille
en juin 1998, par la création des Réseaux
d’écoute, d’appui et d’accompagnement
des parents (Réaap).
Il en existe aujourd’hui un par Département. Celui de la Marne est copiloté par
la Caf et l’État, par le biais de la Direction
départementale de la cohésion sociale et
de la protection des populations (DDCSPP,
ex-DDASS). Le Conseil général fait partie
de son comité technique.
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie
La médiation familiale :
renouer le dialogue
Lorsque les difficultés familiales
dégénèrent et que l’on tombe dans
le conflit ou la rupture, la médiation
familiale peut être une solution.
Elle accueille les familles dans un
espace non judiciarisé pour tenter
de rétablir le dialogue et trouver un
terrain d’entente, en tenant compte
des besoins de chacun. Elle ne se
réduit pas aux cas de divorces, mais
peut aussi intervenir pour des conflits
entre parents et enfants, parents et
grands-parents, frères et sœurs…
Le premier entretien est gratuit.
Il existe aussi des groupes de parole
d’enfants, pour les aider en cas de
séparation ou de recomposition
familiale, les rassurer et leur permettre
d’exprimer leurs émotions.
C. Manquillet
I
l y a cinquante ans encore, l’éducation
faisait l’objet de certitudes : l’enfant
avait peu de droits, surtout des devoirs,
et n’était pas vraiment considéré
comme une personne à part entière.
Après mai 1968, le slogan « Il est interdit
d’interdire », appliqué aux plus jeunes a
donné lieu à une éducation plus permissive, parfois laxiste. Entre les deux, les
parents d’aujourd’hui cherchent leur voie,
dans une société en pleine mutation.
En COUVERTURE
Être parents aujourd’hui
La Caf de Reims
reçoit parents et
enfants à l’Espace
famille-conseil.
L’objectif de ce réseau est de participer
au financement d’actions, mais aussi de
favoriser la circulation de l’information,
pour aider les parents à se repérer face à la
multiplicité des dispositifs existants et des
acteurs intervenant dans le domaine de la
parentalité : Caf, MSA, collectivités locales,
mais aussi professionnels indépendants et
de nombreuses associations. « Celles-ci s’investissent énormément sur le terrain », affirme
Sylvie Jurion, avant de préciser : « L’originalité des Réaap, c’est de reconnaître le rôle essentiel
des parents et de s’appuyer sur leurs compétences :
ne pas faire “pour” eux mais “avec” eux. »
Le rôle du Conseil général
Responsable de la Protection maternelle et infantile (PMI), mais aussi acteur majeur
de la protection de l’enfance, le Conseil général intervient à plusieurs niveaux
pour soutenir la parentalité, à la fois par des aides individuelles et collectives.
Les jeunes parents peuvent trouver conseils et soutien dans les centres
de PMI, rencontrer une psychologue ou demander une visite à domicile après
la naissance d’un enfant. Le Conseil général favorise aussi le développement
de lieux d’accueil parents-enfants, grâce à des actions initiées par les
Circonscriptions de la solidarité départementale (CSD) ou menées par des
associations telles que la Maison de l’enfant La Passerelle à Épernay et L’Oasis, à
Sainte-Menehould, inspirés de l’expérience de la Maison Verte de Françoise Dolto,
ou encore la Maison à petit pas du Secours Catholique, à Châlons-en-Champagne.
Dans la Marne, un large panel d’actions
autour de la parentalité est mis en œuvre :
formations, conférences-débats, lieux
d’accueil parents-enfants, groupes de
parole, groupes d’activités, écoutes téléphoniques… « Il existe beaucoup de choses
dans le département et l’enjeu est maintenant de
construire un outil rassemblant ces informations,
comme un site internet, et aussi des lieux d’accueil
généralistes capables d’orienter les familles », souligne Sylvie Jurion. L’objectif est avant tout
de permettre aux parents d’exprimer leurs
doutes, de mettre des mots sur les problématiques auxquelles ils sont confrontés
pour rechercher ensemble des solutions.
« Il ne s’agit pas de leur donner des recettes toutes
faites, mais de les aider à construire eux-mêmes
leur parentalité. Être parents, c’est faire un retour
sur soi, son histoire, ses valeurs et accommoder les
petites touches de couleur qui sont en nous pour
créer notre propre tableau parental à transmettre
à nos enfants. »
Klickit – Fotolia
Construire sa parentalité
La parentalité,
un concept récent
Renseignement :
- Conseil familial, à l’Espace famille-conseil, Caf de Reims.
Tél. 03 26 79 15 46
- La MSA – Action sociale : 03 26 40 80 17
Associations de médiation familiale :
- ARETAF : 03 26 88 41 55
- UDAF : 06 45 42 14 09
Utilisé dès les années 1960 par le
psychanalyste Paul-Claude Racamier,
le terme de « parentalité » s’est surtout
développé depuis le milieu des années
1980. Ce néologisme est aujourd’hui
généralement employé pour désigner
l’exercice de la fonction parentale
et traduit la volonté de dépasser
la traditionnelle répartition des rôles
entre le père et la mère.
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG
13
En COUVERTURE
Être parents aujourd’hui
Des ateliers
« parents/enfants »
C. Manquillet
Espaces de rencontre, d’échanges et de jeux,
les ateliers d’aide à la ­parentalité se sont
multipliés dans la Marne.
N
i crèche, ni halte-garderie, ces
ateliers reposent sur la présence
de parents qui viennent échanger,
avec des professionnels, sur l’éducation et la santé de leurs enfants. Généralement destinés aux enfants de 0 à 6 ans, ils
constituent un espace d’accompagnement et
de sociabilisation.
À Cramant, la salle communale accueille ainsi
tous les mois l’atelier Le jardin de la famille,
organisé par la CSD * Jean-Mary Laudat d’Épernay. Il a été mis en place, il y a quatre ans, par
Valérie Tagot, infirmière PMI et ses collègues. À
chaque séance, un nouveau thème est abordé :
alimentation, sommeil, mensonge, autorité,
maternage, agressivité chez l’enfant… L’atelier
est construit en deux temps : « D’abord, je commence par un petit exposé sur le thème choisi. Ensuite,
les mamans - et parfois aussi quelques papas - réfléchissent autour du sujet et échangent leurs expériences. Puis,
nous proposons aux enfants une activité, si possible
autour du thème abordé. Par exemple, lorsque nous
avons parlé du rangement de la chambre, ils ont réalisé
une boîte de rangement. »
Face au succès de ces rendez-vous, deux autres
projets sont en cours pour ouvrir des ateliers sur
Aÿ et sur le canton de Montmort. « Ici, les mamans
peuvent exprimer leurs angoisses, parler sans tabou. On
est dans le domaine de la “bien-traitance”, c’est pour cela
que j’ai appelé l’atelier “Le jardin de la famille” : on vient
pour cultiver son bien-être », conclut Valérie Tagot.
(*) Circonscription de la solidarité départementale
Contact :
CSD Jean-Marie Laudat d’Épernay 03 26 55 65 33
Témoignage
C. Manquillet
Karine, 42 ans, maman d’Ambre (8 ans) et d’Iris (3 ans)
14
LaMarne > LEMAG /
« Quand on vit en milieu rural et qu’on est en congé parental, on peut vite se sentir
isolée. Là, je peux faire part de mes interrogations, échanger avec d’autres mamans,
parler avec un professionnel. C’est très réconfortant. J’ai des amies mais, finalement,
c’est plus facile de s’exprimer avec des gens qu’on connaît moins : je peux vraiment
“vider mon sac” en sachant que je ne suis pas jugée. Et puis, j’apprécie ce mélange
de discussion et d’atelier pour les enfants. Pour eux c’est aussi une vraie activité. »
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie
Point Info Famille
Lieu d’accueil, d’information et
d’orientation, destiné aux familles.
Elles peuvent y trouver toutes
les informations, nationales et
locales, pour des démarches
administratives ou associatives, et
pour des conseils afin de s’orienter
vers le bon interlocuteur.
> Vienne-le-Château : 03 26 60 53 31
> Châlons-en-Champagne :
03 26 68 38 24
> Reims : 03 26 79 15 40
       
       
>Jonchery-sur-Vesle :
03 26 48 53 76
> Dormans : 03 26 58 80 37
> Loisy-sur-Marne :
03 26 74 60 18
> Vertus : 03 26 51 07 04
D’autres ateliers dans la Marne
• Reims : Maisons de quartier
(www.maisondequartier-reims.fr) –
03 26 35 32 50 (animations parents/
enfants, ateliers allaitement,
portage bébé, loisirs, etc.).
• Châlons-en-Champagne : Centres
sociaux et culturels (animations,
ateliers, tables rondes, conférences,
accompagnement scolarité, etc.).
> Rive gauche : 03 26 64 30 76
> Verbeau : 03 26 68 54 54
> Vallée St Pierre : 03 26 68 38 24
> Émile Schmit : 03 26 21 62 28
• Familles rurales (points
rencontre parents/enfants,
ateliers jeux, cuisine, contes, etc.)
> La Cheppe-Bussy : 03 26 63 52 79
> Dormans : 03 26 58 80 37
> Fère-Champenoise : 03 26 80 79 60
> Hautvillers : 03 26 57 68 24
> Jonchery sur Vesle et
environs : 03 26 48 53 76
> Lachery-la-Villeneuve :
06 80 07 18 44
> Vallée de la Py : 03 26 70 14 45
> Loisy-sur-Marne : 03 26 74 60 18
> Muizon : 03 26 02 99 99
> Pleurs : 09 66 87 29 40
Plus d’adresses et d’informations : www.marne.fr
En COUVERTURE
Être parents aujourd’hui
Des lieux de parole
pour les parents
Parfois, les parents ont aussi besoin
de se retrouver sans les enfants...
Des groupes de parole permettent
de partager ses expériences.
C. Manquillet
L
D’autres lieux de parole
pour parents dans la Marne
Dormans
à l’occasion de la journée internationale de
la femme, le 8 mars, qui est présentée à la
maison de quartier.
Contact : 03 26 07 39 11
* Partager le sommeil de son bébé.
La Paus’parents
1 à 2 fois par mois. Prochains
RDV les 11 et 28 mars, 8 et
18 avril. Accueil des enfants
de moins de 3 ans assuré.
> Dans
les locaux de
l’association Familles rurales
(3 rue du Général Leclerc)
Tél. CSD Epernay Jean-Mary
Laudat : 03 26 55 65 33
Reims
Témoignage
Stéphanie,
36 ans, maman de Gabriel, 4 ans
et Anthony, 2 ans ½.
C. Manquillet
es réunions peuvent s’organiser
autour d’un thème précis ou laisser
les participants évoquer les sujets
qui les préoccupent. Le Café des
mamans, organisé à Reims par la Maison
de quartier Cernay Europe, alterne les deux.
Il a vu le jour, l’an dernier, à la demande de
mamans dont les enfants avaient participé
à un atelier de préparation à l’entrée en
maternelle. « Après la rentrée, elles ont eu envie
de poursuivre ces rencontres sous une autre forme »,
explique Laura Minet, « référente famille »
et animatrice de ce rendez-vous. Durant
deux heures, les enfants sont pris en charge
et les mamans peuvent tranquillement se
poser autour d’un café. « Je travaille en collaboration avec un psychologue, mais j’interviens
assez peu. Je régule surtout les discussions », indique Laura Minet. Cododo*, fessée, arrivée
d’un nouvel enfant, usage de la télévision,
les sujets sont très variés, et dépassent parfois le cadre de la parentalité. « L’idée, c’est
aussi de les amener à se valoriser, à évoquer ce
qu’elles savent faire et à ne pas réduire leur vie à
leur rôle de mère. C’est pour cela qu’on parle aussi
du Café des femmes. Ce qui est formidable, c’est
que nous rassemblons des personnes qui viennent
d’horizons très divers, et qui s’aperçoivent qu’elles
ont plein de choses à partager. »
Lancé comme une expérience, le Café des
mamans devrait se poursuivre dans les
mois qui viennent. En attendant, les participantes ont monté une exposition photo
« Au Café des mamans, je
rencontre des femmes qui
sont confrontées aux mêmes
problèmes que moi. Ca me permet de sortir
de mon quotidien et de voir que je ne suis pas
seule à me poser des questions. Et puis, on
parle aussi de “choses de filles”, ça fait du bien.
Il y a vraiment un bon feeling entre nous. Pour
moi, c’est comme une bouffée d’oxygène ! »
• Rencontre discussion
« papotins »
Le jeudi de 13 h 30 à 15 h
> Maison
de quartier Épinettes
(rue du Général Corbineau) 
Tél. 03 26 06 86 90.
• Café des parents
1er et 3e vendredis de chaque
mois, 14 h-16 h. Prochains RDV
les 18 mars, 1er et 15 avril.
> Maison
de la vie associative
(122 bis rue du Barbâtre,
bureau 146)
Tél. 03 26 47 20 35
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG
15
Expressions Politiques
Conformément au règlement intérieur du Conseil général, en application de la loi du 27 février 2002, un espace est réservé à l’expression
des groupes politiques : le groupe Pour la Marne (15 élus), le groupe Divers droite-centriste et non-inscrits (9 élus), le groupe socialiste et
apparentés (17 élus). Quatre élus ne sont pas inscrits dans ces groupes.
Groupe POUR LA MARNE
Groupe divers droite – 
centriste et non-inscrits
Groupe socialiste
et apparentés
/ Les enjeux de la réforme
de la dépendance
/ Éducation : une priorité
/ UNE FRANCE
SANS DEPARTEMENTS ?
Quelles sont les perspectives pour nos aînés ?
À l’horizon 2025, avec l’allongement de
l’espérance de vie, les plus de 60 ans représenteront plus d’un marnais sur quatre. Une
évolution démographique qu’il convient d’anticiper. Le Conseil Général est responsable de
la politique en faveur des personnes âgées.
Un schéma gérontologique départemental a
été adopté. Il recense les solutions de prises
en charge et d’accompagnement qui permettront aux personnes âgées de bien vieillir dans
la Marne à travers une offre de services, des
actions de prévention, l’adaptation de l’offre d’accueil en établissement, ou encore la
coordination des actions menées au profit des
personnes âgées.
Dans ce contexte, le Président de la République a annoncé la réforme de la dépendance,
dont les premières mesures doivent être
adoptées à l’automne. Un débat national a
été lancé. L’enjeu financier est important. Le
département de la Marne consacre 52 M€
pour la politique en faveur des personnes
âgées (dont 35,8 M€ pour l’Allocation personnalisée d’autonomie). Quel sera le mode
de financement retenu ?
À l’évidence, la réponse à apporter relève du
niveau national. Elle devra tenir compte des
impératifs de la solidarité, mais aussi de la
situation des finances publiques. Toutes les
voies méritent d’être explorées : l’idée d’une
journée de solidarité supplémentaire, la souscription d’une assurance dépendance, dont il
faudrait déterminer la place par rapport à la
prise en charge collective.
Le vieillissement de la population est un enjeu
de société majeur, qui doit être examiné sans
préjugé idéologique. Mais une chose est sûre :
les prestations de solidarité relèvent d’une
décision nationale ; elles doivent être financées par un impôt national.
La qualité de l’éducation des jeunes Marnais conditionne leur réussite dans la vie professionnelle.
Le Conseil général y contribue de trois façons :
1) En soutenant les regroupements pédagogiques
pour les écoles primaires et maternelles.
Afin de préserver une offre scolaire de qualité surtout
en milieu rural, le Conseil général accompagne les
communes qui s’orientent vers des regroupements
pédagogiques concentrés des écoles primaires et
maternelles dans le développement d’infrastructures permettant d’offrir un service complet aux
enfants et à leurs familles (cantine, halte-garderie,
bibliothèque, équipements sportifs…).
2) En offrant de bonnes conditions d’étude dans
les collèges
Le Conseil général a en charge la construction, l’entretien, la rénovation et la modernisation des collèges.
À ce titre, et parce qu’il est capital d’accorder aux
enfants de bonnes conditions d’étude, le Conseil
général entreprend de nombreux travaux dans les
collèges chaque année. En 2011, cela représentera
près de 25 % de ses dépenses d’investissement.
22 millions d’euros pour les travaux de construction
et de réhabilitation (collège M. Alin à Frignicourt, collège L. Pasteur à Suippes, collège Perrot d’Ablancourt
à Chalons, collège St-Exupéry à Avize,…) et pour les
travaux d’amélioration et de réparations urgentes.
Parallèlement, le Conseil général finance les équipements en mobilier et le matériel informatique
pour 660 000 euros. Les priorités sont données
au matériel pédagogique et au mobilier de classe,
et le Conseil général poursuit sa politique forte en
matière de renouvellement du parc informatique –
diminuant considérablement l’ancienneté du parc
informatique – et pour déployer les outils innovants
(tableaux interactifs…).
3) En accroissant l’attractivité de l’enseignement
supérieur.
Le Conseil général soutient les établissements d’enseignement supérieur (Université, RMS, ENSAM…) et
s’investit pour que de nouvelles filières (Sciences-Po,
AgroParisTech…) s’installent dans la Marne. En effet,
permettre aux jeunes marnais et champardennais de
poursuivre leurs études supérieures dans notre département et attirer des étudiants d’autres régions ou de
l’étranger, représente un enjeu fort tant pour l’avenir
des jeunes marnais que pour notre territoire.
Ces trois axes doivent être poursuivis pour assurer
le dynamisme de notre département.
Difficile aujourd’hui d’imaginer un monde sans
Internet ni Smartphone, sans écran plat, sans
photo et vidéo numérique… Mais peut-on envisager la France sans ses Départements ? À Paris
sans doute… Mais dans les villes et les villages,
dans ces territoires que l’on appelait jadis
« la France profonde », on peut sérieusement en
douter. Maillon essentiel de la décentralisation,
le Département a permis de tricoter, au fil des
ans, un espace de vie à dimension humaine,
au plus près des besoins de chacun et dans
le ­respect du bien être de tous. Le lien social,
qui est au cœur des compétences du Conseil
général, ne peut se tisser qu’à proximité, c’est
une évidence. Cette chronique d’une suppression annoncée est directement issue de la loi
« Territoriale » du 16 décembre 2010. Elle pèsera
lourdement sur le monde rural avec la suppression des cantons actuels à l’horizon 2014.
Serons-nous le moment venu assez forts pour
revenir sur ce dossier ?
La nouvelle loi signe également la fin du
conseiller général comme élu de proximité
et intermédiaire entre la population qu’il
représente et le Conseil général. Dans trois ans,
il sera remplacé par un conseiller ­territorial,
élu sur des territoires trois à cinq fois plus
vastes et siégeant le matin en Conseil général
et l’après-midi en Conseil régional. Croit-on
qu’il aura le temps de suivre le dossier d’une
réfection de route ou d’un enfouissement de
réseaux, de s’occuper de faire aboutir le dossier
de demande d’aides d’une personne handicapée
ou encore de veiller à ce que les subventions
demandées par un club de sport lui soient
bien attribuées ? Entre le territoire qu’il aura à
couvrir, la masse de décisions de toutes sortes
qu’il aura à traiter et les intérêts parfois contradictoires entre la Région, dans sa dimension
stratégique, et le Département, dans sa dimension
locale, le conseiller territorial n’aura plus aucun
lien direct avec les électeurs.
Avec la fin annoncée du Département, un des
effets les plus pervers de cette nouvelle loi sera
donc d’éliminer de la scène une personnalité
qui, quelles que soient ses options politiques,
avait à cœur de défendre les intérêts d’un territoire et de veiller à faire le lien entre les gens
et le service public. Les élections cantonales de
mars prochain seront, du coup, décisives pour
montrer l’attachement des Français à leurs
Départements.
> Les 15 élus du groupe Pour la Marne
> Charles de COURSON président du groupe
> Jean-Pierre BOUQUET président du groupe
16
LaMarne > LEMAG /
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie
La Marne et les marnais
Yohann Diniz Portrait
En marche vers de nouveaux exploits !
Double champion d’Europe et vice-champion du monde du 50 km marche, le Marnais
a permis à sa discipline de sortir de l’ombre en France. Il tente, le 12 mars, à Reims,
de battre le record du monde sur piste.
S
a grande silhouette, ses lunettes
embuées et son large sourire
sont entrés dans l’histoire de
l’athlétisme, en août 2006, sous une
pluie battante. Ce jour-là, Yohann
Diniz offre à la France son premier
titre européen du 50 km marche.
Cinq ans plus tard, c’est avec le
même grand sourire qu’il nous
accueille, lunettes toujours sur le nez
(mais désormais troquées contre des
lentilles en compétition !).
Un parcours fulgurant
Le parcours du sportif sparnacien
est hors norme. Enfant, il a bien
pratiqué deux ans l’athlétisme,
avant de passer au football, puis au
handball. « J’étais un touche-à-tout »,
confie-t-il. Après une adolescence
« un peu compliquée », il décroche
un bac ES et poursuit des études
d’œnologie. Rattrapé par le service
militaire, il s’oriente vers un service
civil. Un peu par hasard, il obtient
un poste d’agent de développement
à l’EFSRA *, le gros club rémois, et
se remet à l’athlétisme, à 22 ans. Il
fait d’abord du demi-fond, avant
d’essayer la marche, « parce que petit,
je regardais Paris-Colmar, fasciné par
cet effort atypique ». Très vite, c’est la
révélation : sélectionné en équipe
de France dès 2003, il bat en 2005 le
record de France du 20 km marche
et en 2006 celui du 50 km, le jour
de son sacre européen à Göteborg.
Depuis, il a confirmé son titre européen en 2010 à Barcelone, et s’est
offert une médaille d’argent, en
2007, aux mondiaux d’Osaka. Mais
il a connu l’échec aussi, notamment
en 2008, aux Jeux olympiques de
Pékin, contraint à l’abandon sur
50 km.
Les JO en ligne de mire
Aujourd’hui, il a changé d’entraîneur et de méthode. « Avant, je
marchais en fonction des autres, je me
suis recentré sur moi-même, avec l’aide
d’une sophrologue. »
À 34 ans, il vit (enfin !) de son sport,
salarié détaché de la Poste, sponsorisé par Adidas. « Mais ce n’est pas le
football, j’ai dû faire un emprunt sur 20
ans pour acheter ma maison… »
Installé près de Soissons, où
sa femme Céline est professeur de français, avec leurs
deux enfants, Antoine, 5 ans
et Louise, 1 an, il parcourt
près de 7 000 km par an, avec
deux objectifs clairs : les
championnats du monde
fin août, en Corée, et surtout les JO de Londres en
2012. Mais en attendant, il
crée l’événement à Reims,
le 12 mars (voir l’encadré) :
une façon pour lui « de rendre
hommage à tous ceux qui me
soutiennent ici. »
Bio express
1er janvier 1978 :
naissance à Épernay
2001 : commence
la pratique de la
marche, à 23 ans
2006 : champion
d’Europe du 50 km
(Göteborg)
2007 : vice-champion
du monde (Osaka)
2010 : champion
d’Europe
du 50 km
(Barcelone)
(*) Entente Family Stade
de Reims Athlétisme
Une cuvée Yohann Diniz
Licencié en œnologie,
Diniz conserve une
passion pour le vin. Tous
les ans, il se ressource
en participant aux
vendanges. Une
cuvée spéciale
commercialisée par le
champagne Jamart,
sera d’ailleurs mise
en vente le 12 mars.
Un défi sur ses terres
C’est à 8 h 30 que Yohann Diniz s’élancera
le samedi 12 mars, sur la piste du stade,
Georges-Hébert, pour tenter de battre
le record du monde du 50 000 m sur
piste, détenu, depuis 1996, par un autre
Français, Thierry Toutain (3 h 40 min 57 s).
Entrée libre, à partir de 8 h
et en direct sur www.diniz-le-record.fr
DR
La matinée sera ponctuée de nombreuses
animations, notamment des initiations
à la marche athlétique, à la marche
nordique et des ateliers pour les jeunes.
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG
17
La Marne et les marnais
À découvrir
murs peints
Les
de Champagne
Candidats à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, les paysages du Champagne
révèlent bien des richesses. Plus d’une centaine de murs peints, reflétant l’univers des vignerons,
ont été recensés au cours d’un travail inédit d’inventaire. Une véritable curiosité à découvrir.
C’
est en arpentant les vignobles que
Michel Guillard, chargé par l’association Paysages du Champagne de
coordonner le projet de candidature auprès
de l’Unesco, a pris la mesure de l’importance
de ces murs peints. « J’ai découvert qu’il y avait
énormément de peintures murales, à l’extérieur
mais aussi à l’intérieur des propriétés, parfois
dans les bâtiments eux-mêmes », explique ce
spécialiste des paysages viticoles, qui a
voyagé dans le monde entier et assure
voir là « une véritable originalité ». Il a donc
décidé de procéder à un rapide inventaire,
18
LaMarne > LEMAG /
qui sera annexé au dossier de candidature et
qui est d’ores et déjà disponible sur le site de
l’association*. « Au total, nous avons recensé plus
d’une centaine de réalisations, mais je suis certain
qu’il y en a encore davantage », affirme-t-il.
Hommage aux bâtisseurs
des paysages du Champagne
Loin d’une tradition ancestrale, les murs
peints en Champagne sont une pratique
plutôt récente. C’est à Philippe Betrancourt,
peintre muraliste depuis plus de vingt ans,
que Michel Guillard attribue la première
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie
3
Représentation
d’une bacchanale,
à Boursault.
Les peintres se sont
inspirés de cartes
postales ou de photos
de famille pour intégrer
les personnages clés de
l’histoire familiale aux
scènes quotidiennes
de la vie à la vigne.
Photos double page : C. Manquillet
La Marne et les marnais
2
1
35 mètres de paysage viticole, à Sézanne.
Le Sourire de Reims, en périphérie de la ville.
réalisation d’importance : une fresque intitulée Le Sourire de Reims, offerte à la Ville, en
1987, par la maison du champagne Henri
Abelé 1. Toujours visible sur un immeuble à Reims, cette peinture monumentale
représente notamment la cathédrale avec
L’Ange au sourire et une flûte de champagne.
Même si elle ne traite pas directement de
la vigne, elle a sans doute, selon Michel
Guillard, inauguré une « nouvelle mode en
matière de communication. »
Dans les années 1990, plusieurs caves coopératives décident à leur tour d’utiliser la
peinture murale pour raconter l’histoire de la
Champagne viticole : Fleury-la-Rivière, PassyGrigny, Trigny… La pratique s’étend chez les
vignerons, qui n’hésitent pas à demander aux
peintres de s’inspirer de cartes postales ou de
photos de famille. Hommage à ceux qui ont
construit l’histoire d’un champagne et au travail de la vigne, les murs immortalisent aussi
les paysages viticoles, comme à Sézanne, où
se trouve certainement la réalisation la plus
ambitieuse : une fresque de 35 mètres de long
et de 150 m2 de superficie, commandée à la
peintre Anaël Topenot par le propriétaire
récoltant Maurice Dugay 2.
« Dans l’univers du Champagne, la communication est beaucoup liée aux notions de fête et de luxe.
Mais les vignerons ont aussi besoin de s’identifier
à leur terroir et à leur patrimoine familial, ils ont
trouvé là un moyen d’expression qui leur correspond », analyse Michel Guillard.
Un ensemble cohérent
Oeuvres de peintres dits « muralistes », mais
aussi d’artistes issus de la peinture décorative et de quelques autodidactes, il s’agit
pour la plupart de peintures réalistes, un
peu « naïves ». Certaines répondent même à
une visée pédagogique, comme à Festigny,
où le champagne Christophe Mignon a fait
réaliser une fresque expliquant la culture
en biodynamie. Le parcours réserve aussi
quelques surprises, comme un décor sans
doute inspiré par les Schtroumpfs sur la maison de champagne Poirrier à Venteuil ou
une étonnante bacchanale sur les murs du
champagne Jacques Bérat à Boursault ! 3
Et les vignerons ne sont pas les seuls à avoir
fait appel aux peintres muralistes : à Vertus,
le propriétaire du restaurant Le Thibault IV a
fait entièrement décorer son établissement
sur le thème de la vigne et du vin.
Malgré cette diversité, Michel Guillard
relève pourtant une véritable cohérence à
cet ensemble original, à la fois dans l’unité
de lieu de production et de source d’inspiration, même s’il semble présomptueux de
parler « d’école champenoise ». Il voit en tout
cas là un patrimoine à faire connaître, et une
façon originale de visiter – ou ­revisiter – le
vignoble de la Champagne.
*À lire : Les murs peints dans
les paysages du Champagne,
www.paysagesduchampagne.fr
Une nouvelle candidature
Depuis cinq ans, l’association Paysages du Champagne travaille à la candidature de la Champagne au patrimoine mondial de l’Unesco, où elle rejoindrait les 900 sites les plus prestigieux déjà recensés dans le monde. Le dossier devrait être présenté de nouveau fin 2011,
en s’appuyant notamment sur trois exemples remarquables du paysage champenois :
l’avenue de Champagne à Épernay, les crayères à Reims et les coteaux historiques
entre Cumières et Mareuil-sur-Aÿ. « La réussite en Champagne a toujours été collective, et notre ambition est bien de mettre en valeur les 319 communes
de l’appellation, précise Pierre Cheval, président de l’association. Mais,
quand on veut bien vendre une belle résidence, on met en valeur deux
ou trois "appartements témoins”. C’est le sens de notre démarche. »
Quant aux murs peints, ils sont un des éléments originaux de cette
candidature, et « ils contribuent à renforcer la
valeur universelle exceptionnelle des paysages
du Champagne », ajoute Pierre Cheval.
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG
19
La Marne et les marnais
Culture
En avant la musique !
Durant une semaine, en avril,
une soixantaine de jeunes
issus des écoles de musique
du département vont se
retrouver pour créer l’Orchestre
symphonique départemental.
Ce premier stage s’achèvera
par trois concerts accessibles
gratuitement au public.
Une soixantaine de jeunes musiciens vont
ainsi se retrouver, du lundi 25 au samedi
30 avril, à Châlons-en-Champagne. Ils
ont été sélectionnés au sein d’une dizaine
d’écoles de musique du département, et
jouent du violon, du violoncelle, de la
contrebasse, de la trompette, de la clarinette… Le stage s’adresse à des élèves
qui sont principalement en milieu ou fin
de cycle 2, qui ont donc environ six ans
de pratique musicale. Ensemble, ils vont
former l’Orchestre symphonique départemental, et travailleront sous la direction
de la chef d’orchestre Rut Schereiner, professeur au Conservatoire de Reims. « C’est
une occasion unique pour eux de jouer en grande
formation. Réunir un orchestre de cette taille permet d’aborder d’autres répertoires », souligne
Rut Schereiner.
20
LaMarne > LEMAG /
Les 29 et 30 avril, à Reims et Châlons, les 60 jeunes Marnais de l’Orchestre
symphonique départemental offriront des concerts gratuits.
Complémentaire de la pratique individuelle,
le travail d’orchestre offre un intérêt particulier : « Les élèves apprennent à écouter les autres et à
respecter une consigne. C’est une formidable école de
discipline, mais qui exige une grande concentration.
La semaine sera intense, mais nous ménagerons des
moments de pause, c’est les vacances aussi ! », promet dans un sourire la chef d’orchestre.
En public
Le stage se terminera par trois concerts
gratuits, les 29 et 30 avril, dont un à Reims
et un à Châlons, le troisième lieu restant
encore à préciser. Bartok, Grieg, Haydn,
mais aussi des musiques de films devraient
être au programme. « Mon objectif est de
trouver des morceaux qui vont les motiver,
insiste Rut Schereiner. Je veux qu’ils
sortent du stage en se disant : “C’est chouette,
l’orchestre ! » Et qu’ils n’aient qu’une
envie : recommencer ! Si le succès
est au rendez-vous, l’expérience
pourrait être renouvelée.
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie
De l’Argentine à Reims
Née en Argentine, Rut Schereiner
a commencé ses études musicales
dans son pays avant de venir
en France, en 1981. Pianiste
de formation, elle s’est ensuite
dirigée vers l’enseignement et la
direction d’orchestre, obtenant à
l’unanimité le Diplôme supérieur
de direction d’orchestre à l’École
normale de musique de Paris,
un Master II en musique du xxe siècle
à Paris IV Sorbonne et deux certificats
d’aptitude aux fonctions de professeur
et directeur de conservatoire.
Après avoir dirigé plusieurs
conservatoires, elle enseigne,
depuis septembre 2009,
la direction d’orchestre
au conservatoire de Reims et
se produit régulièrement
en tant que chef
invitée, en France
comme à l’étranger.
C. Manquillet
Une occasion unique
C. Manquillet
P
ratiquer la musique, c’est bien.
La pratiquer ensemble, c’est encore
mieux ! Cette initiative répond aux
orientations du schéma départemental
de l’enseignement musical, adopté par le
Conseil général en 2007. Celui-ci vise à la
fois à encourager la formation musicale
des jeunes Marnais, mais aussi à mettre en
réseau les écoles de musique et à développer les pratiques collectives, afin de créer
une véritable dynamique musicale dans le
département.
Service du Conseil général,
les Archives de la Marne sont
présentes à Châlons-en-Champagne
et à Reims. Véritable mémoire
du département, elles sont riches
de plus de 26 km de documents,
du xe au xxe siècle. Le service éducatif
compte quatre animateurs, dont
deux enseignants mis à disposition
par l’Éducation nationale.
Arrêt sur image
Photo : C. Manquillet
« Le service éducatif des Archives départementales est à la disposition de tous les établissements scolaires
marnais. Nous organisons des expositions, mais aussi des ateliers et des animations pédagogiques pour les
élèves : ils peuvent ainsi étudier sur des documents originaux et découvrir le patrimoine archivistique du
département et l’histoire de leurs ancêtres grâce aux chartes scellées, registres paroissiaux, recensement,
plans et cartes, affiches, photographies… Pour certains ateliers, nous nous déplaçons aussi dans les écoles,
collèges et lycées. »
Hélène Carrière, enseignante au lycée Jean-Jaurès
et responsable du service éducatif des Archives à Reims.
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG
21
La Marne et les marnais
Hier et Aujourd’hui
La Marne, berceau du succursalisme
Précurseur du commerce moderne, le succursalisme est né à Reims, au xixe siècle.
Retour sur quelques grands noms de l’alimentation française aujourd’hui disparus…
C’
Goulet – Laurent Leroy
est en 1866 qu’est créée, à Reims,
la première maison d’alimentation
à succursales multiples : les Établissements économiques des sociétés mutuelles de la
ville de Reims. Fondés par un ouvrier tisseur,
Étienne Lesage, ils ont à l’origine une vocation sociale : les adhérents des mutuelles
bénéficient d’une réduction et touchent
une part sur les bénéfices. « Il faut se replacer
dans le contexte de l’époque, explique Olivier
Rigaud, architecte du patrimoine à Reims
Métropole. Il n’y avait pas de congés payés, peu
de voitures, l’alimentation représentait plus de
80 % du budget des familles. »
« L’épicier du coin »
Rapidement, le droit d’acheter dans les
succursales est étendu à tous et d’autres
maisons voient le jour. En quelques années,
ce nouveau système de vente, qui permet
de regrouper les épiceries et de rationaliser leur fonctionnement, révolutionne le
commerce de détail. Apparaissent successivement la Société rémoise de l’épicerie (1885),
les Docks rémois (1888), qui donneront les
succursales à l’enseigne Le Familistère, les
Comptoirs français, Mielle à Châlons, puis les
établissements Goulet-Turpin : fils de cultivateur devenu patron, Modeste Goulet fonde
sa société en 1900, mais elle compte alors
déjà 49 succursales. « Les succursales s’installent
généralement à l’angle d’une rue, d’où l’expression
“l’épicier du coin” », souligne Olivier Rigaud.
Le premier supermarché
Quelques chiffres
Les Docks rémois, la plus
importante des sociétés
marnaises, ont compté dans
les années 1930 plus de 1200
succursales et représenté un
effectif de 12 000 personnes
(stockeurs, livreurs, vendeurs…).
En 1965, les 4 établissements
marnais subsistant stockaient
25,2 millions de litres de vin
et torréfiaient 24 tonnes
de café par jour.
22
LaMarne > LEMAG /
Déjà implantées dans le quart nord-est, les
maisons rémoises s’étendent, après 1914,
en région parisienne. En 1948, Goulet-Turpin
ouvre le premier libre-service à Paris, puis,
en 1958, le tout premier supermarché français à Rueil, sous l’enseigne Express-Marché.
En 1969, c’est à Tinqueux que la société
inaugure son premier hypermarché, Gem
(Grand express marché), sur 20 000 m2, un an
après celui ouvert à Reims par les Docks
rémois.
Un siècle d’histoire
Ces événements, au retentissement national, marquent pourtant déjà le début du
déclin. En une vingtaine d’années, toutes
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie
les grandes enseignes marnaises disparaissent, le succursalisme laisse la place
à la grande distribution. De cette « belle
époque », il reste aujourd’hui quelques
témoignages, sous forme de bâtiments.
L’ancien siège des Docks, à Reims, abrite
désormais le journal l’Union, l’entrepôt de
Bétheny a été transformé en bureaux. Et en
levant la tête, on peut encore apercevoir, à
l’angle d’une rue, le grand « F » de Familistère
ou bien « GT », initiales de Goulet-Turpin…
Une solide tradition
marchande
La Marne possède une solide tradition
marchande qui remonte aux historiques
foires de Champagne. La foire
commerciale de Châlons-en-Champagne
en est la digne héritière. Parallèlement
à la naissance du succursalisme, Reims
devient aussi l’une des premières
villes de province à posséder un
« grand magasin », avec les Galeries
rémoises, créées en 1847, et dont le
développement s’inspire directement
des grands établissements parisiens.
La Marne et les marnais
Sport
La course d’orientation :
un vrai sport pour tous !
Où pratiquer ?
3 clubs dans la Marne :
• Animation Sillery orientation (Aso)
http://asosillery.fr
• Épernay nature et sport (ENS)
http://epernayns.free.fr
Les « activités nature » ont le vent en poupe et, parmi elles, la course
d’orientation : un sport complet, qui associe la tête et les jambes.
L
e principe est assez simple : une course
contre-la-montre ou en temps limité
durant laquelle les participants doivent réaliser un parcours, matérialisé par
des balises qu’ils doivent retrouver à l’aide
d’une carte et éventuellement d’une boussole. L’objectif est de choisir le meilleur
itinéraire, le trajet le plus court n’étant pas
forcément le plus rapide !
Pratiqué régulièrement, ce véritable sport
permet donc de développer endurance,
vitesse mais aussi réflexion stratégique.
À chacun son rythme
En dehors de ces règles de base, la course
d’orientation recouvre en fait des niveaux
de pratiques très différents. « Chacun peut
aller à son rythme, en marchant ou en courant »,
explique Virginie Blum, responsable
• Sport médico aventure à Cumières
www.raid-champagne.org
Parcours permanents :
d’Animation Sillery orientation (Aso), qui
compte dans ses rangs des licenciés de 8 à
70 ans. Dès 2-4 ans, les plus petits peuvent
même se familiariser avec cette activité
grâce à des « circuits ficelle », au sein d’un
espace délimité, dans lequel les balises
sont remplacées par des images.
Si la forme pédestre est la plus courante,
la course d’orientation existe aussi à VTT
et à skis. Et si son essor s’inscrit indubitablement dans le succès des « activités de
pleine nature », elle se développe également en milieu urbain. Dans la Marne, les
collégiens sont de plus en plus nombreux
à la pratiquer dans le cadre des « activités
nature » obligatoires depuis deux ans. Une
diversité qui conduit la discipline à revendiquer environ 7 000 licenciés en France
(dont une centaine dans la Marne), mais
• Rilly-la-Montagne (gratuit, à partir
de 5 ans) : en forêt, 1 h environ
Carte à retirer dans les mairies de la
Communauté de communes des forêts
et coteaux de la Grande Montagne :
Rilly-la-Montagne, Villers-Allerand,
Chigny-les-Roses, Montbré, Ville-en-Selve
• Hautvillers (3€, à partir de 10 ans) :
chasse au trésor en zone urbaine
Carte à retirer auprès de l’Office de
tourisme intercommunal d’Hautvillers
• Reims (gratuit, 2 parcours à partir
de 4 et 10 ans, à faire en famille) :
au Parc de Champagne
Cartes disponibles au Parc de Champagne
(appeler au préalable au 03 26 35 52 50)
près de 300 000 pratiquants ! « Faire partie
d’un club permet d’avoir une progression adaptée
à son niveau. Mais à chaque course organisée, les
clubs marnais proposent des circuits d’initiation,
accessibles à tous », précise Virginie Blum.
Prochains rendez-vous les dimanche
27 mars et samedi 2 avril (en nocturne).
C. Manquillet
Des parcours permanents
Des parcours permanents ont aussi été
mis en place à Rilly-la-Montagne, Reims et
Hautvillers, à l’initiative de la société Cap
orientation, dirigée par un ancien orienteur de haut niveau, Yann Mareigner. « Le
terme de « course d’orientation » fait un peu peur à
certains, qui imaginent une pratique un peu militaire, avec le sac sur le dos ! Nous avons cherché à
présenter cette activité autrement », raconte-t-il.
Conçus comme des jeux de piste, autour
de la découverte du
patrimoine ou de la
Une aide du Conseil général
nature, ces parcours
En fonction de leurs performances,
offrent une approche
les clubs peuvent prétendre à une
ludique et originale de
aide financière du Conseil général.
ce sport.
Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG
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à ne pas manquer
Mars + Avril
Musique
musique classique avec l’orchestre Les Dissonances. Châlons-en-Champagne, La Comète, 7 avril,
20 h 30. > Thomas Fersen, chanson française. Reims, La Cartonnerie, 13 avril, 20 h. > Jean-Louis
Aubert, chanson française. Épernay, Le Millesium, 16 avril, 20 h. > Faudrait qu’il m’arrive quelque
chose, Hervé Akrich, chanson française. Épernay, Le Salmanazar, 10, 11 et 12 mai, 20 h 30.
Adrien Hippolyte
Yannick Noah, variété française. Épernay, Le Millesium, 16 mars, 20 h. > Isabelle Mayereau, chanson
française. Reims, À l’Affiche, 17 mars, 20 h 30. > The Bewitched hands, rock français. Reims,
La Cartonnerie, 26 mars, 20 h. > Barcella, chanson française. Vitry-le-François, Orange bleue,
27 mars, 16 h. > June Anderson, concert lyrique. Reims, L’Opéra, 1er avril, 20 h 30. > Vienne-Budapest,
Théâtre
Zabraqui & Blito
Le moche, mise en scène Christine Berg. Châlons-en-Champagne, Entre-Sorts de Furies, 16 et 17 mars, 20 h 30.
> L’illusion comique, de Corneille. Épernay, Le Salmanazar, 18 mars, 20 h 30. > 1 000 francs de récompense,
de Victor Hugo. Châlons-en-Champagne, La Comète, 24 et 25 mars, 20 h 30. > THE BEE (L’ABEILLE), de Matt
Hartley. Vitry-le-François, Espace culturel du lycée François 1er, 5 et 14 avril à 19 h 30, 8 et 14 avril à 20 h 30.
Programme : La Salamandre au 03 26 72 85 50 ou sur ­www.scenelasalamandre.fr> Long voyage du jour
à la nuit, d’Eugène O’Neill. Reims, La Comédie, 13 et 14 avril, 19 h 30, 15 avril, 20 h 30, 16 avril, 18 h 30.
> Les chaises, d’Eugène Ionesco. Reims, La Comédie, 3 et 6 mai, 20 h 30 et 4 et 5 mai, 19 h 30. > Coup
de théâtre, rencontres de théâtre amateur. Vitry-le-François, 26, 27 et 28 mai, salle Simone Signoret.
Programme La Salamandre au 03 26 72 85 50 ou sur www.scenelasalamandre.fr
Spectacles
Reims, La Manège, 17 et 18 mars, 20 h 30. > Les noces de
Mozart. Reims, L’Opéra, 25 mars, 20 h 30 et 27 mars, 14 h 30.
Reims, À L’Affiche, 1er avril, 20 h 30. > Semianyki, cirque russe.
Épernay, Le Salmanazar, 1er avril, 20 h 30. > Gnosis, danse indienne. Châlons-enChampagne, La Comète, 9 avril, 20 h 30. > Sans objet, cirque. Reims, Le Manège, 14, 15 et
16 avril, 20 h 30. > Laurent Gerra, humour. Reims, Parc des expositions, 20 avril, 20 h 30.
> 25 ans du Cnac, cirque. Châlons-en-Champagne, Cirque, 30 avril et 1er mai, 20 h 30.
C. Manquillet
Songes, danse baroque.
Figaro, Opéra bouffe de
> Vincent Roca, humour.
Petit bleu et petit jaune, théâtre à partir de 2 ans. Witry-les-Reims, L’Escal, 16 mars, 10 h et 16 h.
> Faim de loup, marionnettes à partir de 7 ans. Épernay, Le Salmanazar, 22 mars, 19 h. > Le sacre
du printemps, ballet pour enfant à partir de 10 ans. Reims, L’Opéra, 8 avril, 18 h 30. > Premiers pas
sur la dune, théâtre à partir de 3 ans. Vitry-le-François, Salle Simone Signoret, 10 avril, 10 h 30.
> C’est la lune qui me l’a dit, théâtre et marionnettes, à partir de 7 ans. Witry-les-Reims, L’Escal,
13 avril, 16 h. > La vraie fiancée, théâtre à partir de 7 ans. Châlons-en-Champagne, La Comète,
14 avril, 20 h 30.
expositions
Ve salon des jeunes artistes, Châlons-en-Champagne, Abbaye de Vinetz, du 27 mars au 10 avril,
de 14h30 à 18h30. > Nos meilleurs souvenirs, art contemporain. Reims, Domaine Pommery,
jusqu’au 31 mars. > Tom Burr, Gravity moves me, art contemporain. Reims, Frac ChampagneArdenne, jusqu’au 17 avril. > Déplacer les petites montagnes, de Renaud Perrin. Tinqueux,
Centre de création pour l’enfance, jusqu’au 15 avril. > Cirque à l’œuvre, les 25 ans du Cnac.
Châlons-en-Champagne, Musée des beaux-arts et d’archéologie, du 31 mars au 15 août.
DR
C. Manquillet
Jeune public