Être parents aujourd`hui
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Être parents aujourd`hui
mars + avril 2011 no32 www.marne.fr LaMarne>LEMAG Il y a toujours du Conseil général dans votre vie Être parents aujourd’hui 11 EN DIRECT /// É lections cantonales les 20 et 27 mars prochains : votez ! /// Deux sites marnais gérés écologiquement /// T rois propositions pour Paris-Vatry /// Élections cantonales les 20 et 27 mars prochains : votez ! 2011 est une année d’élection pour l’Assemblée départementale. Comme tous les trois ans, elle sera renouvelée par moitié. Les 20 et 27 mars prochains, les électrices et les électeurs de 22 cantons, sur les 44 que compte la Marne, seront appelés à élire leur conseiller général. En raison de la mise en œuvre de la réforme territoriale en 2014, le mandat sera d’une durée de trois ans. Les enjeux de ce scrutin, élection uninominale à deux tours, sont déterminants pour votre vie quotidienne. Le Département, c’est l’échelon où sont définies les politiques de solidarité. C’est aussi un lieu d’équilibre et de dialogue entre les élus des villes et de la campagne, pour l’accompagnement des projets locaux de développement. /// Deux sites marnais gérés écologiquement. Propriétaire de sites naturels présentant un intérêt écologique fort, le Conseil général a décidé de confier la gestion et le suivi scientifique de deux d’entre eux au Conservatoire du patrimoine naturel de Champagne-Ardenne : les boisements de l’anse du Radouaye, et les boisements du mont de Berru. Ces sites abritant des habitats naturels remarquables seront ainsi entretenus, restaurés, et feront l’objet d’un suivi écologique. /// Trois propositions pour Paris-Vatry. Les enjeux de la redynamisation du territoire étaient au cœur du déplacement du président de la République à Montmirail. Une occasion idéale pour aborder la stratégie de développement de l’aéroport Paris-Vatry. Le soutien de l’État est indispensable et trois actions concrètes peuvent être menées : accorder des droits de trafic dans le cadre des négociations bilatérales avec la Chine et la Russie, ces pays constituant des cibles majeures pour le développement de liaisons fret – passagers ; inscrire la plateforme aéroportuaire dans les réflexions en cours concernant les dispositifs exonératoires pour les bassins d’emploi à redynamiser ; soutenir la candidature de l’aéroport Paris-Vatry comme base mise à la disposition de l’Union européenne pour la gestion des crises civiles. Ces demandes s’inscrivent dans une logique de développement régional. Elles permettraient aussi à la France de reconquérir des parts de marché dans le domaine aérien. Le Président du Conseil général de la Marne LaMarne>LEMAG Magazine d’information du conseil général de la Marne • Directeur de la publication : René-Paul Savary • Rédacteur en chef : Nicolas Caron • Rédaction : Direction de la communication, Sphère Publique • Photo de couverture : Y. Arcus - Fotolia • Conception, réalisation [email protected] • Tirage : 300 000 exemplaires • Périodicité : bimestrielle • Dépôt légal : 1er trimestre 2011 • ISSN : 1779-4226 • Éditeur : Conseil général de la Marne, 40 rue Carnot, 51000 Châlons-en-Champagne • Pour tout contact : Flora Durville – Tél. 03 26 69 40 84. Courriel : [email protected] CG 51 Nicolas Sarkozy à Montmirail Le président de la République s’est rendu le 15 février 2011 à Montmirail, sur le site de l’entreprise Axon’cable. Il a rencontré les salariés, puis a exposé les dispositifs d’aide à la réindustrialisation et de soutien aux PME industrielles, dans le cadre d’une table ronde avec des chefs d’entreprises de la région. DR DR CG51 LES TEMPS forts Meilleur accès à la lecture Une convention de partenariat a été signée entre la bibliothèque départementale de prêt, la médiathèque de Suippes et ses dépôts associés. Elle vise à harmoniser les pratiques de prêt et à proposer aux habitants de la région de Suippes un accès facilité aux documents et aux actions culturelles. MAISON DE LA PETITE ENFANCE Fresque solidaire La nouvelle maison intercommunale de la petite enfance a été inaugurée le 2 février, à Sézanne. D’une surface de 534 m², elle dispose de 35 places d’accueil de crèche et d’un relais assistante maternelle, et est dotée de salles spécifiques pour l’éveil des nourrissons, les jeux d’eau et la lecture de contes sous un ciel étoilé. Dans le cadre des actions « Vie quotidienne » destinées à favoriser l’insertion sociale et professionnelle des personnes en situation d’exclusion, 20 femmes ont réalisé une fresque composée de plusieurs mosaïques aux couleurs du Petit Prince. L’objectif était de développer les capacités créatives, la minutie, la patience et l’autonomie des participantes. Au sommaire N0 32 Mars + Avril 2011 4 dans l’Actualité 17 La MArne et les marnais 4 C’est voté 17 Portrait Le budget 2011 du Département 11 En couverture Être parents aujourd’hui Peur d’en faire trop ou pas assez, de se tromper, de ne pas être à la hauteur… Les parents d’aujourd’hui sont souvent en proie au doute et se sentent parfois seuls face à leurs interrogations. Pour les accompagner et les aider, les institutions (Conseil général, État, Caf) et de nombreuses associations proposent des actions de soutien à la parentalité. 6 7 8 Dans l’Actualité Yohann Diniz, en marche vers de nouveaux exploits ! Rendez-vous au salon Destination Marne 18 À Découvrir En route pour Porto ! 20 Culture Le foyer de l’Arche inauguré à Reims 9 Loups ? dans la Marne 10 Vie pratique Les élections cantonales, mode d’emploi Les murs peints de Champagne En avant la musique ! 21 Arrêt sur image Les Archives de la Marne 22 Hier et aujourd’hui La Marne, berceau du succursalisme 23 Sport La course d’orientation : un vrai sport pour tous ! 24 À ne pas manquer L’agenda des sorties Dans l’actualité C’est voté ! Le budget 2011 du Département L’Assemblée départementale a adopté son budget en janvier. Il s’élève à plus de 486 millions d’euros pour l’année 2011. Voici en détails et en images les domaines d’intervention du Conseil général. 21,5 L’ÉCONOMIE millions € Le développement économique et l’enseignement supérieur : 8 millions € L’aéroport Paris-Vatry et le TGV Est Européen : 6,5 millions € Le tourisme : 6 millions € L’agriculture : 0,5 million € 13,5 millions € L’industrie, l’artisanat et le commerce : 0,5 million € 235 LA SOLIDARITÉ L’insertion : 56 millions € millions € 54 millions € L’enfance et la famille : 53 millions € Les personnes âgées : 53 millions € Les services sociaux : 19 millions € Les personnes handicapées : Budget primitif en mouvements réels hors crédit à long terme renouvelable (16,5 millions d’euros) et hors frais généraux (43,5 millions d’euros). 4 LaMarne > LEMAG / Il y a toujours du Conseil général dans votre vie LE CADRE DE VIE ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE Le logement et le développement urbain : 5,5 millions € L’aménagement des grandes villes : 2 millions € L’aménagement et le développement rural : 1 million € L’environnement (traitement des déchets) et la politique de l’eau : 4 millions € Les actions en faveur du milieu naturel : 1 million € 11,5 millions € LA CULTURE, LE SPORT ET LES LOISIRS Les activités artistiques, culturelles et le patrimoine : 5,5 millions € Le sport : 3 millions € Les bibliothèques et les médiathèques : 1,5 million € La jeunesse et les loisirs : 1,5 million € Dans l’actualité C’est voté ! 73 millions € L’ÉDUCATION 15 Les collèges (construction de bâtiments, enseignement) : 47 millions € 20 millions € Les activités périscolaires : 4 millions € Les transports scolaires : millions € Les aides pour la construction d’écoles élémentaires : LES SECOURS ET LA SÉCURITÉ 11,5 millions € Les interventions de protection : 3 millions € La gendarmerie : 0,5 million € 2 millions € Les services d’incendies et de secours : 56,5 millions € LES ROUTES 56 millions € Le transport public de voyageurs : 0,5 million € Les routes et la voirie : 2011 Fiscalité directe et indirecte L’AIDE AUX COMMUNES nes Sur le budget total, l’aide aux commu s représente 22,5 millions d’euros ventilé ention. sur différents secteurs d’interv 40,5€ Emprunts 9,5 € 3,5 € 8,5 € Crédit à long terme renouvelable 38 € Autres recettes Dotations de l’État 8 12 D’où vient l’argent ? * Où va l’argent ? * Routes Fiscalité directe et indirecte Éducation Emprunts Crédit à long terme renouvelable 40,5€ 9,5 € 3,5 € 8,5 € Autres recettes Économie 15 € 11,5 € 4,5 € 3€ 48,5 € 38 € Dotations de l’État Solidarité 2€ 12,5 € Cadre de vie et développement durable 3€ Secours et sécurité Culture, sport et loisirs Fonctionnement de la collectivité * Sur une base de 100 euros Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG 5 Dans l’actualité Tourisme Rendez-vous au salon Destination Marne Une pause nature D Saviez-vous que la Marne propose une multitude d’activités tourist iques adaptées à tous les âges et à toutes les envies ? Pour les découvrir, le CDT organise le salon Destination Marne. Pendant Faites les touristes ! Découvrez les offres des exposants du 18 au 20 mars. trois jours, les professionnels du tourisme présentent leurs activités. De plus, vous trouve- En savoir plus : Programme des animations sur www.tourisme-en-champagne.com rez dans l’espace animation, les allées du salon ou sur les Informations : l’entrée à Destination Marne stands des exposants : un soin des mains relaxant aux huiles donne accès à Tendance Nature, et inversement. essentielles, une dictée sur pupitres, un artiste illusionniste, Horaires : vendredi de 14 h à 19 h, une initiation à la dégustation, comment passer son permis samedi et dimanche de 10 h à 19 h Entrée : 2,50 euros fluvial, une démonstration de VTT trial, etc. C. Manquillet u 18 au 20 mars, le Comité départemental du tourisme (CDT) vous convie au salon Destination Marne, au parc des expositions de Reims. Voici l’occasion idéale de (re)découvrir la Marne et de préparer week-ends de printemps ou escapades estivales. Le salon Tendance Nature est le premier green événement régional dédié au jardin, à l’environnement, à l’habitat sain et au tourisme vert. Respect de l’environnement et convivialité sont les maîtres mots de cette XIVe édition, qui se tiendra au parc des expositions de Reims, du 18 au 20 mars. En quête d’un nouvel art de vivre, vous pourrez partir à la recherche des dernières éco-tendances, d’idées jardin, d’escapades ou d’artisanat. En savoir plus : www.tendancenature.fr Invitation Le CDT de la Marne vous invite au salon Destination Marne. Invitation à découper ci-contre. Entrée gratuite pour une personne, valable uniquement sur présentation de ce coupon, à l’entrée du Salon. Nom / Prénom : ............................................................................................................ CP : ...................... Ville : ............................................................................................. 18, 19 ET 20 MARS 2011 INVITATION AU SALON DU TOURISME SALON DU TOURISME Destination Marne 6 LaMarne > LEMAG / Il y a toujours du Conseil général dans votre vie www.tourisme-en-champagne.com DESTINATION MARNE Vendredi de 14h à 19h / Samedi et Dimanche de 10h à 19h PARC DES EXPOSITIONS DE REIMS Invitation valable pour une personne du 18 au 20 mars 2011 Coupon à présenter à l'entrée du salon Ce billet donne aussi accès au salon Tendance Nature Dans l’actualité Paris-Vatry En selle avec Shukar Carrousel En route pour Porto ! La nouvelle ligne annoncée par Ryanair vers Porto depuis Paris-Vatry est désormais ouverte à la réservation. Économie Créé par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Reims et Épernay, avec le soutien du Conseil général de la Marne, le forum Innovact se tient cette année les 29 et 30 mars au Centre des congrès de Reims. Comme à chaque édition, le XVe Innovact offrira rencontres, échanges et réflexions aux entrepreneurs européens innovants qui pourront construire, faire évoluer et peaufiner leur projet, mais aussi trouver les réseaux et les experts qui les y aideront. António Duarte Dans un espace de jeu à l’esprit guinguette, se dessinent un kiosque et un cercle de sable devenant piste de danse. Choisis parmi les talents régionaux les plus aptes à se fondre dans le format exigeant d’un jazz musette métissé aux accents tziganes, andalous et orientaux, les musiciens et chanteurs puisent dans un grand répertoire qu’ils revisitent en y mêlant des créations originales. C’est ainsi qu’ils accompagnent, guident et soutiennent la chorégraphie sensible et délicate d’un acrobate équestre, d’une danseuse amazone et de leurs chevaux partenaires. Les 1, 2 et 3 avril 2011 à « La Tuilerie » (Cheval Art Action) de Muizon. Renseignements : Musiques sur la Ville : 03 26 68 47 27 Collège rénové à Gueux Les installations sont complétées par un abri à vélos, deux salles d ’études, une salle polyvalente et un préau avec des casiers contribuant à l’allégement des sacs des collégiens. Des adaptations en direction des personnes présentant un handicap ont également été réalisées, avec un cheminement tracé au sol reliant les entrées de l’enceinte du collège à celles de l’établissement. Pour la sécurité, une loge accueille les systèmes d’alarme et permet de surveiller les entrées et sorties de l’établissement. En savoir plus : www.innovact.com Innovact 2011 aura lieu les 29 et 30 mars. CG 51 DR L’Europe innovante se réunit à Reims Black ghost L e premier vol inaugural vers la « capitale également la réouverture de la ligne vers du nord » du Portugal, dont le centre Oslo, le 30 mars 2011, et la poursuite de la historique est classé au patrimoine liaison avec Stockholm. Ryanair compte mondial de l’Unesco, est programmé pour ainsi générer un trafic de 90 000 passagers le 29 mars 2011. Avec deux allers-retours par à l’aéroport Paris-Vatry. semaine, le mardi et le samedi, pour un prix d’appel à moins de 50 euros, Ryanair ouvre l’offre touristique depuis l’aéroport marnais. Les vols décolleront à 11 h 20 pour arriver à 12 h 25 à Porto, tandis que la liaison retour partira à 7 h 50 pour se poser en France à 10 h 55. L’aéroport de Porto se situant à tout juste 12 km du centreville, c’est en à peine plus de 20 minutes que vous pourrez profiter de tous les charmes de cette grande cité européenne. À l’occasion de la saison d’été, la compagnie low cost prévoit Dès la fin mars, Porto sera à une heure de Paris-Vatry. Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG 7 Dans l’actualité Solidarité En route pour le tramway ! Le foyer de l’Arche inauguré à Reims En savoir plus : villes participantes et infos pratiques sur www.marne.fr (début avril) L’industrie dans la Marne C. Manquillet Afin d’offrir des possibilités de formation dans les métiers de l’industrie et de maintenir et développer un tissu industriel sur son territoire, le Conseil général participe à la création d’un Pôle régional d’enseignement des métiers industriels en Champagne-Ardenne (Premica). Ce pôle offrira un éventail de formations accessibles aux jeunes apprentis, aux salariés d’entreprise, mais aussi aux personnes en voie de réinsertion et aux bénéficiaires du RSA. 8 LaMarne > LEMAG / alors la vie des résidants pendant six à ving-quatre mois, et bénéficient d’un encadrement et d’une formation adaptés. F. Laures Le 16 avril prochain marquera le début des festivités en l’honneur de la mise en service du tramway de Reims. À cette occasion, le Conseil général de la Marne apporte son soutien pour faire partager cet événement au plus grand nombre. Des navettes gratuites partiront des principales villes du Département autour de Reims (Châlons-en-Champagne, Epernay, Fismes, Witry-lès-Reims, Sillery, etc.) pour que chacun puisse être de la fête. Voici l’occasion idéale de mieux faire connaissance avec l’offre de transports collectifs proposés dans la Marne. Depuis le 3 février, le foyer de l’Arche accueille des personnes souffrant de handicap mental. Sport Un petit « Tour » de la Marne L DR C. Manquillet L e foyer de l’Arche est une première dans la Marne. Il apporte une réponse complémentaire aux besoins d’accueillir des personnes en situation de handicap mental lourd dans le respect du choix de leur mode de vie. Fruit du partenariat entre le Conseil général de la Marne, le Foyer rémois et l’association L’Arche à Reims, le foyer de L’Arche a été inauguré le 3 février dernier. Fondé sur la vie communautaire, ce projet a impliqué l’ouverture de structures à taille humaine implantées en milieu urbain, afin de faciliter l’intégration des résidents dans la vie du quartier. Sur chacun des trois sites, les résidents disposent d’un cadre moderne, leur permettant de partager des moments conviviaux, et dans lesquels lieux d’hébergement et lieux d’activités sont séparés. Quant aux équipements, ils assurent aux résidents autonomie et prise en charge des occupations quotidiennes. Ces « maisons familiales » de petite dimension rassemblent ainsi assistants et personnes accueillies au sein d’une communauté. Enfin, six assistants volontaires de service civique sont présents au sein des équipes d’accompagnement. Ces derniers partagent Les 30 avril et 1er mai, vivez la xe édition de la MCB. Il y a toujours du Conseil général dans votre vie a x e édition de la « MCB », course cycliste organisée par le MCB Sports, se déroulera le 30 avril et le 1 er mai 2011, en trois étapes, dont un contre-la-montre individuel, au départ de Congy. Soutenue par le Conseil général de la Marne, la MCB permettra à 120 coureurs, représentant les régions du nord de la France, ainsi qu’à trois équipes étrangères, de découvrir notre département. Hôte de marque, le parrain de cette nouvelle édition n’est autre que Jean-Marie Leblanc, directeur du Tour de France, entre 1989 et 2006. Dans l’actualité Exposition Festival BD-Bulles Chienne de guerre ! Philippe Delaby Archives de la Marne Dans le cadre d’un partenariat entre le Conseil général et le Musée royal de l’armée et d’histoire militaire de Belgique, les Archives de la Marne accueillent, du 15 avril au 26 juin, l’exposition « Chienne de guerre ! Les animaux dans la grande guerre (1914-1918) ». À la veille du conflit, les animaux occupent une place importante dans la société civile, en grande partie rurale. Un grand nombre d’entre eux (chevaux, ânes, chiens…) est mobilisé dès le début des hostilités. Les animaux exercent de multiples fonctions : montures pour la cavalerie, traction de pièces d’artillerie, surveillance, transmission de messages, portage de charges diverses, recherche des blessés sur le champ de bataille. Ils sont également de fidèles compagnons pour les soldats, au point que certains deviennent la mascotte d’un régiment ou d’un bataillon. Le Ve Festival BDBulles se tiendra les 15, 16 et 17 avril 2011 à Hautvillers. À cette occasion, 20 auteurs et illustrateurs de bande dessinée seront en dédicace à la salle des fêtes. Au programme : expositions et rencontre avec Béatrice Tillier (illustratrice) pour les scolaires d’Hautvillers. Sans oublier un rallye-lecture organisé par la bibliothèque départementale de prêt qui emmènera les enfants de 7 à 12 ans dans les rues du village, à la rencontre des expositions ou de l’univers des auteurs présents sur le festival. Entrée : 3 euros. L’animal occupe aussi une place importante dans les représentations artistiques et symboliques. On le retrouve fréquemment sur les objets fabriqués par les soldats, mais aussi dans les œuvres de propagande. Ainsi, sur les affiches, les différents belligérants sont souvent symbolisés par un animal (coq français, aigle allemand, etc.). Renseignements : www.bd-bulles.com Loups ? dans la Marne Du 15 au 31 mars 2011, la bibliothèque départementale de prêt propose le spectacle de lecture musicale Loups ? dans différentes villes, pour les petites oreilles de 3 à 9 ans. L’Héliotrope théâtre (Sylvie Lyonnet – chanteuse comédienne, et Jérôme Hulin – percussionniste) met en scène deux textes issus de la littérature jeunesse contemporaine. Objets, marionnettes et instruments de musique donnent une dimension visuelle et sonore pour découvrir des histoires de loups gentils. À l’issue du spectacle, les enfants seront invités à découvrir les 10 instruments originaux utilisés lors de la représentation. Entrée gratuite sur réservation. Renseignements : 03 26 68 06 69 ou [email protected] Entrée gratuite. Lieu : Archives départementales de la Marne, 23 rue Carnot, 51000 Châlons-enChampagne. Horaires : lundi au vendredi : 9h-12h et 14h-17h. Samedi, dimanche et jours fériés : 14h-18h. L’art à la Maison du Département Dates et informations : www.marne.fr rubrique « S’épanouir » Du 3 mars au 3 avril, 18, rue Carnot à Reims. Entrée libre. Horaires : Mars : lundi 14 h-19 h et du mardi au samedi 10 h-19 h. Avril : du lundi au vendredi 9 h-18 h et samedi 14 h-18 h. DR Gérard Beaulieu Venez découvir les œuvres de Gérard Beaulieu, artiste peintre rémois, ainsi que les sculptures de Liliane Caumont à la Maison du Département à Reims. Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG 9 Vie Pratique Les élections cantonales, mode d’emploi Dans quelques jours, certains d’entre vous seront appelés à voter pour élire leur conseiller général. La moitié des cantons de la Marne sont concernés par le scrutin des 20 et 27 mars. Une élection particulière, puisqu’en raison de la réforme des collectivités territoriales, le mandat des nouveaux élus ne sera que de trois ans. Bourgogne Fismes Cantons renouvelables Beine-Nauroy Reims VilleenTardenois Ville-surTourbe Verzy Reims Suippes Châtillonsur-Marne SainteMenehould IV VIII X II VI I III V IX Ay II Épernay I Dormans VII ChalonsEn-champagne II Avize I Givryen-Argonne IV III Marson MontmortLucy Vertus HeiltzleMaurupt Ecury-sur-Coole Montmirail VitryLe-François Est Fère-Champenoise VitryLe-François Ouest Sézanne Esternay ThiéblemontFarémont Sompuis Anglure C’est quoi, un canton ? C’est un territoire administratif, formé de plusieurs communes ou d’une seule ville, ou encore de quartiers d’une ville. Comme les Départements, les cantons ont été créés par la loi du 22 décembre 1789. La Marne en compte 44, chacun étant représenté par un conseiller général. Comment sont élus les conseillers généraux ? Comme pour le président de la République et les députés, ils sont élus au scrutin majoritaire uninominal à deux tours. Tous les trois ans, les électeurs sont amenés à renouveler la moitié d’entre eux. Le man- 10 LaMarne > LEMAG / dat est normalement d’une durée de six ans. Les 22 cantons concernés, les 20 et 27 mars, sont donc ceux où les conseillers généraux ont été élus en 2004. Ceux qui ont été élus en 2008 poursuivent, eux, leur mandat jusqu’en 2014. Depuis 2008, on vote pour un conseiller général et un suppléant, qui doivent obligatoirement former un binôme homme/femme afin d’établir une parité. À quoi servent les conseillers généraux ? Les 44 conseillers généraux de la Marne constituent l’Assemblée départementale, sorte de « parlement » du Département. Le Conseil général gère, par ses Il y a toujours du Conseil général dans votre vie SaintRémyen-BouzemontSaint-Genestet-Isson élibérations, les affaires du département. d Les lois de décentralisation ont ainsi confié au Département des domaines de compétences qui touchent directement la vie quotidienne des citoyens : action sociale (mise en œuvre du RSA, aide aux personnes âgées et handicapées), collèges (construction, rénovation, équipement informatique), routes, transports, culture, aménagement du territoire… Lors de sa première session, l’Assemblée départementale élit son président, pour trois ans. Pour l’aider dans sa tâche, des vice-présidents sont également désignés et constituent, avec lui, l’exécutif du Département. En COUVERTURE Être parents Photo : C. Manquillet aujourd’hui Élever un enfant aujourd’hui n’est pas chose facile. Face à l’évolution de la société, au bouleversement du modèle familial, à la remise en cause de certains principes d’éducation, beaucoup de parents se sentent perdus ou angoissés. Pour rompre l’isolement, leur permettre de rencontrer des professionnels ou d’autres parents, d’échanger et de pratiquer ensemble des activités, de nombreuses actions de soutien à la parentalité sont proposées dans la Marne. Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG 11 En COUVERTURE Être parents aujourd’hui Dur d’être parents ! Est-il plus difficile d’être parents aujourd’hui qu’autrefois ? Beaucoup répondraient sans doute oui à cette question. Ce qui est certain en tout cas, c’est que c’est « différent » ! Manque de repères « En quelques dizaines d’années, la configuration des familles a beaucoup évolué, à la fois dans la forme et dans le fond, souligne Sylvie Jurion, conseillère en parentalité et médiation familiale à la Caf de Reims. Avec la multiplication des divorces, l’apparition des familles monoparentales, recomposées, l’homoparentalité, nous sommes face à des schémas familiaux très différents, qui amènent de la complexité. À cela, s’ajoute l’éclatement des familles sur le plan géographique. » Conséquence : des parents qui s’interrogent, en manque de repères et de solidarité familiale, confrontés, notamment grâce à l’essor d’Internet, à une avalanche d’informations parfois contradictoires 12 LaMarne > LEMAG / qui ont pour effet principal… de les culpabiliser, créant le doute sur leur capacité à être de « bons parents » ! Des parents partenaires Face à cette situation, la notion de soutien à la parentalité a émergé, légitimée notamment lors de la conférence de la Famille en juin 1998, par la création des Réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (Réaap). Il en existe aujourd’hui un par Département. Celui de la Marne est copiloté par la Caf et l’État, par le biais de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP, ex-DDASS). Le Conseil général fait partie de son comité technique. Il y a toujours du Conseil général dans votre vie La médiation familiale : renouer le dialogue Lorsque les difficultés familiales dégénèrent et que l’on tombe dans le conflit ou la rupture, la médiation familiale peut être une solution. Elle accueille les familles dans un espace non judiciarisé pour tenter de rétablir le dialogue et trouver un terrain d’entente, en tenant compte des besoins de chacun. Elle ne se réduit pas aux cas de divorces, mais peut aussi intervenir pour des conflits entre parents et enfants, parents et grands-parents, frères et sœurs… Le premier entretien est gratuit. Il existe aussi des groupes de parole d’enfants, pour les aider en cas de séparation ou de recomposition familiale, les rassurer et leur permettre d’exprimer leurs émotions. C. Manquillet I l y a cinquante ans encore, l’éducation faisait l’objet de certitudes : l’enfant avait peu de droits, surtout des devoirs, et n’était pas vraiment considéré comme une personne à part entière. Après mai 1968, le slogan « Il est interdit d’interdire », appliqué aux plus jeunes a donné lieu à une éducation plus permissive, parfois laxiste. Entre les deux, les parents d’aujourd’hui cherchent leur voie, dans une société en pleine mutation. En COUVERTURE Être parents aujourd’hui La Caf de Reims reçoit parents et enfants à l’Espace famille-conseil. L’objectif de ce réseau est de participer au financement d’actions, mais aussi de favoriser la circulation de l’information, pour aider les parents à se repérer face à la multiplicité des dispositifs existants et des acteurs intervenant dans le domaine de la parentalité : Caf, MSA, collectivités locales, mais aussi professionnels indépendants et de nombreuses associations. « Celles-ci s’investissent énormément sur le terrain », affirme Sylvie Jurion, avant de préciser : « L’originalité des Réaap, c’est de reconnaître le rôle essentiel des parents et de s’appuyer sur leurs compétences : ne pas faire “pour” eux mais “avec” eux. » Le rôle du Conseil général Responsable de la Protection maternelle et infantile (PMI), mais aussi acteur majeur de la protection de l’enfance, le Conseil général intervient à plusieurs niveaux pour soutenir la parentalité, à la fois par des aides individuelles et collectives. Les jeunes parents peuvent trouver conseils et soutien dans les centres de PMI, rencontrer une psychologue ou demander une visite à domicile après la naissance d’un enfant. Le Conseil général favorise aussi le développement de lieux d’accueil parents-enfants, grâce à des actions initiées par les Circonscriptions de la solidarité départementale (CSD) ou menées par des associations telles que la Maison de l’enfant La Passerelle à Épernay et L’Oasis, à Sainte-Menehould, inspirés de l’expérience de la Maison Verte de Françoise Dolto, ou encore la Maison à petit pas du Secours Catholique, à Châlons-en-Champagne. Dans la Marne, un large panel d’actions autour de la parentalité est mis en œuvre : formations, conférences-débats, lieux d’accueil parents-enfants, groupes de parole, groupes d’activités, écoutes téléphoniques… « Il existe beaucoup de choses dans le département et l’enjeu est maintenant de construire un outil rassemblant ces informations, comme un site internet, et aussi des lieux d’accueil généralistes capables d’orienter les familles », souligne Sylvie Jurion. L’objectif est avant tout de permettre aux parents d’exprimer leurs doutes, de mettre des mots sur les problématiques auxquelles ils sont confrontés pour rechercher ensemble des solutions. « Il ne s’agit pas de leur donner des recettes toutes faites, mais de les aider à construire eux-mêmes leur parentalité. Être parents, c’est faire un retour sur soi, son histoire, ses valeurs et accommoder les petites touches de couleur qui sont en nous pour créer notre propre tableau parental à transmettre à nos enfants. » Klickit – Fotolia Construire sa parentalité La parentalité, un concept récent Renseignement : - Conseil familial, à l’Espace famille-conseil, Caf de Reims. Tél. 03 26 79 15 46 - La MSA – Action sociale : 03 26 40 80 17 Associations de médiation familiale : - ARETAF : 03 26 88 41 55 - UDAF : 06 45 42 14 09 Utilisé dès les années 1960 par le psychanalyste Paul-Claude Racamier, le terme de « parentalité » s’est surtout développé depuis le milieu des années 1980. Ce néologisme est aujourd’hui généralement employé pour désigner l’exercice de la fonction parentale et traduit la volonté de dépasser la traditionnelle répartition des rôles entre le père et la mère. Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG 13 En COUVERTURE Être parents aujourd’hui Des ateliers « parents/enfants » C. Manquillet Espaces de rencontre, d’échanges et de jeux, les ateliers d’aide à la parentalité se sont multipliés dans la Marne. N i crèche, ni halte-garderie, ces ateliers reposent sur la présence de parents qui viennent échanger, avec des professionnels, sur l’éducation et la santé de leurs enfants. Généralement destinés aux enfants de 0 à 6 ans, ils constituent un espace d’accompagnement et de sociabilisation. À Cramant, la salle communale accueille ainsi tous les mois l’atelier Le jardin de la famille, organisé par la CSD * Jean-Mary Laudat d’Épernay. Il a été mis en place, il y a quatre ans, par Valérie Tagot, infirmière PMI et ses collègues. À chaque séance, un nouveau thème est abordé : alimentation, sommeil, mensonge, autorité, maternage, agressivité chez l’enfant… L’atelier est construit en deux temps : « D’abord, je commence par un petit exposé sur le thème choisi. Ensuite, les mamans - et parfois aussi quelques papas - réfléchissent autour du sujet et échangent leurs expériences. Puis, nous proposons aux enfants une activité, si possible autour du thème abordé. Par exemple, lorsque nous avons parlé du rangement de la chambre, ils ont réalisé une boîte de rangement. » Face au succès de ces rendez-vous, deux autres projets sont en cours pour ouvrir des ateliers sur Aÿ et sur le canton de Montmort. « Ici, les mamans peuvent exprimer leurs angoisses, parler sans tabou. On est dans le domaine de la “bien-traitance”, c’est pour cela que j’ai appelé l’atelier “Le jardin de la famille” : on vient pour cultiver son bien-être », conclut Valérie Tagot. (*) Circonscription de la solidarité départementale Contact : CSD Jean-Marie Laudat d’Épernay 03 26 55 65 33 Témoignage C. Manquillet Karine, 42 ans, maman d’Ambre (8 ans) et d’Iris (3 ans) 14 LaMarne > LEMAG / « Quand on vit en milieu rural et qu’on est en congé parental, on peut vite se sentir isolée. Là, je peux faire part de mes interrogations, échanger avec d’autres mamans, parler avec un professionnel. C’est très réconfortant. J’ai des amies mais, finalement, c’est plus facile de s’exprimer avec des gens qu’on connaît moins : je peux vraiment “vider mon sac” en sachant que je ne suis pas jugée. Et puis, j’apprécie ce mélange de discussion et d’atelier pour les enfants. Pour eux c’est aussi une vraie activité. » Il y a toujours du Conseil général dans votre vie Point Info Famille Lieu d’accueil, d’information et d’orientation, destiné aux familles. Elles peuvent y trouver toutes les informations, nationales et locales, pour des démarches administratives ou associatives, et pour des conseils afin de s’orienter vers le bon interlocuteur. > Vienne-le-Château : 03 26 60 53 31 > Châlons-en-Champagne : 03 26 68 38 24 > Reims : 03 26 79 15 40 >Jonchery-sur-Vesle : 03 26 48 53 76 > Dormans : 03 26 58 80 37 > Loisy-sur-Marne : 03 26 74 60 18 > Vertus : 03 26 51 07 04 D’autres ateliers dans la Marne • Reims : Maisons de quartier (www.maisondequartier-reims.fr) – 03 26 35 32 50 (animations parents/ enfants, ateliers allaitement, portage bébé, loisirs, etc.). • Châlons-en-Champagne : Centres sociaux et culturels (animations, ateliers, tables rondes, conférences, accompagnement scolarité, etc.). > Rive gauche : 03 26 64 30 76 > Verbeau : 03 26 68 54 54 > Vallée St Pierre : 03 26 68 38 24 > Émile Schmit : 03 26 21 62 28 • Familles rurales (points rencontre parents/enfants, ateliers jeux, cuisine, contes, etc.) > La Cheppe-Bussy : 03 26 63 52 79 > Dormans : 03 26 58 80 37 > Fère-Champenoise : 03 26 80 79 60 > Hautvillers : 03 26 57 68 24 > Jonchery sur Vesle et environs : 03 26 48 53 76 > Lachery-la-Villeneuve : 06 80 07 18 44 > Vallée de la Py : 03 26 70 14 45 > Loisy-sur-Marne : 03 26 74 60 18 > Muizon : 03 26 02 99 99 > Pleurs : 09 66 87 29 40 Plus d’adresses et d’informations : www.marne.fr En COUVERTURE Être parents aujourd’hui Des lieux de parole pour les parents Parfois, les parents ont aussi besoin de se retrouver sans les enfants... Des groupes de parole permettent de partager ses expériences. C. Manquillet L D’autres lieux de parole pour parents dans la Marne Dormans à l’occasion de la journée internationale de la femme, le 8 mars, qui est présentée à la maison de quartier. Contact : 03 26 07 39 11 * Partager le sommeil de son bébé. La Paus’parents 1 à 2 fois par mois. Prochains RDV les 11 et 28 mars, 8 et 18 avril. Accueil des enfants de moins de 3 ans assuré. > Dans les locaux de l’association Familles rurales (3 rue du Général Leclerc) Tél. CSD Epernay Jean-Mary Laudat : 03 26 55 65 33 Reims Témoignage Stéphanie, 36 ans, maman de Gabriel, 4 ans et Anthony, 2 ans ½. C. Manquillet es réunions peuvent s’organiser autour d’un thème précis ou laisser les participants évoquer les sujets qui les préoccupent. Le Café des mamans, organisé à Reims par la Maison de quartier Cernay Europe, alterne les deux. Il a vu le jour, l’an dernier, à la demande de mamans dont les enfants avaient participé à un atelier de préparation à l’entrée en maternelle. « Après la rentrée, elles ont eu envie de poursuivre ces rencontres sous une autre forme », explique Laura Minet, « référente famille » et animatrice de ce rendez-vous. Durant deux heures, les enfants sont pris en charge et les mamans peuvent tranquillement se poser autour d’un café. « Je travaille en collaboration avec un psychologue, mais j’interviens assez peu. Je régule surtout les discussions », indique Laura Minet. Cododo*, fessée, arrivée d’un nouvel enfant, usage de la télévision, les sujets sont très variés, et dépassent parfois le cadre de la parentalité. « L’idée, c’est aussi de les amener à se valoriser, à évoquer ce qu’elles savent faire et à ne pas réduire leur vie à leur rôle de mère. C’est pour cela qu’on parle aussi du Café des femmes. Ce qui est formidable, c’est que nous rassemblons des personnes qui viennent d’horizons très divers, et qui s’aperçoivent qu’elles ont plein de choses à partager. » Lancé comme une expérience, le Café des mamans devrait se poursuivre dans les mois qui viennent. En attendant, les participantes ont monté une exposition photo « Au Café des mamans, je rencontre des femmes qui sont confrontées aux mêmes problèmes que moi. Ca me permet de sortir de mon quotidien et de voir que je ne suis pas seule à me poser des questions. Et puis, on parle aussi de “choses de filles”, ça fait du bien. Il y a vraiment un bon feeling entre nous. Pour moi, c’est comme une bouffée d’oxygène ! » • Rencontre discussion « papotins » Le jeudi de 13 h 30 à 15 h > Maison de quartier Épinettes (rue du Général Corbineau) Tél. 03 26 06 86 90. • Café des parents 1er et 3e vendredis de chaque mois, 14 h-16 h. Prochains RDV les 18 mars, 1er et 15 avril. > Maison de la vie associative (122 bis rue du Barbâtre, bureau 146) Tél. 03 26 47 20 35 Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG 15 Expressions Politiques Conformément au règlement intérieur du Conseil général, en application de la loi du 27 février 2002, un espace est réservé à l’expression des groupes politiques : le groupe Pour la Marne (15 élus), le groupe Divers droite-centriste et non-inscrits (9 élus), le groupe socialiste et apparentés (17 élus). Quatre élus ne sont pas inscrits dans ces groupes. Groupe POUR LA MARNE Groupe divers droite – centriste et non-inscrits Groupe socialiste et apparentés / Les enjeux de la réforme de la dépendance / Éducation : une priorité / UNE FRANCE SANS DEPARTEMENTS ? Quelles sont les perspectives pour nos aînés ? À l’horizon 2025, avec l’allongement de l’espérance de vie, les plus de 60 ans représenteront plus d’un marnais sur quatre. Une évolution démographique qu’il convient d’anticiper. Le Conseil Général est responsable de la politique en faveur des personnes âgées. Un schéma gérontologique départemental a été adopté. Il recense les solutions de prises en charge et d’accompagnement qui permettront aux personnes âgées de bien vieillir dans la Marne à travers une offre de services, des actions de prévention, l’adaptation de l’offre d’accueil en établissement, ou encore la coordination des actions menées au profit des personnes âgées. Dans ce contexte, le Président de la République a annoncé la réforme de la dépendance, dont les premières mesures doivent être adoptées à l’automne. Un débat national a été lancé. L’enjeu financier est important. Le département de la Marne consacre 52 M€ pour la politique en faveur des personnes âgées (dont 35,8 M€ pour l’Allocation personnalisée d’autonomie). Quel sera le mode de financement retenu ? À l’évidence, la réponse à apporter relève du niveau national. Elle devra tenir compte des impératifs de la solidarité, mais aussi de la situation des finances publiques. Toutes les voies méritent d’être explorées : l’idée d’une journée de solidarité supplémentaire, la souscription d’une assurance dépendance, dont il faudrait déterminer la place par rapport à la prise en charge collective. Le vieillissement de la population est un enjeu de société majeur, qui doit être examiné sans préjugé idéologique. Mais une chose est sûre : les prestations de solidarité relèvent d’une décision nationale ; elles doivent être financées par un impôt national. La qualité de l’éducation des jeunes Marnais conditionne leur réussite dans la vie professionnelle. Le Conseil général y contribue de trois façons : 1) En soutenant les regroupements pédagogiques pour les écoles primaires et maternelles. Afin de préserver une offre scolaire de qualité surtout en milieu rural, le Conseil général accompagne les communes qui s’orientent vers des regroupements pédagogiques concentrés des écoles primaires et maternelles dans le développement d’infrastructures permettant d’offrir un service complet aux enfants et à leurs familles (cantine, halte-garderie, bibliothèque, équipements sportifs…). 2) En offrant de bonnes conditions d’étude dans les collèges Le Conseil général a en charge la construction, l’entretien, la rénovation et la modernisation des collèges. À ce titre, et parce qu’il est capital d’accorder aux enfants de bonnes conditions d’étude, le Conseil général entreprend de nombreux travaux dans les collèges chaque année. En 2011, cela représentera près de 25 % de ses dépenses d’investissement. 22 millions d’euros pour les travaux de construction et de réhabilitation (collège M. Alin à Frignicourt, collège L. Pasteur à Suippes, collège Perrot d’Ablancourt à Chalons, collège St-Exupéry à Avize,…) et pour les travaux d’amélioration et de réparations urgentes. Parallèlement, le Conseil général finance les équipements en mobilier et le matériel informatique pour 660 000 euros. Les priorités sont données au matériel pédagogique et au mobilier de classe, et le Conseil général poursuit sa politique forte en matière de renouvellement du parc informatique – diminuant considérablement l’ancienneté du parc informatique – et pour déployer les outils innovants (tableaux interactifs…). 3) En accroissant l’attractivité de l’enseignement supérieur. Le Conseil général soutient les établissements d’enseignement supérieur (Université, RMS, ENSAM…) et s’investit pour que de nouvelles filières (Sciences-Po, AgroParisTech…) s’installent dans la Marne. En effet, permettre aux jeunes marnais et champardennais de poursuivre leurs études supérieures dans notre département et attirer des étudiants d’autres régions ou de l’étranger, représente un enjeu fort tant pour l’avenir des jeunes marnais que pour notre territoire. Ces trois axes doivent être poursuivis pour assurer le dynamisme de notre département. Difficile aujourd’hui d’imaginer un monde sans Internet ni Smartphone, sans écran plat, sans photo et vidéo numérique… Mais peut-on envisager la France sans ses Départements ? À Paris sans doute… Mais dans les villes et les villages, dans ces territoires que l’on appelait jadis « la France profonde », on peut sérieusement en douter. Maillon essentiel de la décentralisation, le Département a permis de tricoter, au fil des ans, un espace de vie à dimension humaine, au plus près des besoins de chacun et dans le respect du bien être de tous. Le lien social, qui est au cœur des compétences du Conseil général, ne peut se tisser qu’à proximité, c’est une évidence. Cette chronique d’une suppression annoncée est directement issue de la loi « Territoriale » du 16 décembre 2010. Elle pèsera lourdement sur le monde rural avec la suppression des cantons actuels à l’horizon 2014. Serons-nous le moment venu assez forts pour revenir sur ce dossier ? La nouvelle loi signe également la fin du conseiller général comme élu de proximité et intermédiaire entre la population qu’il représente et le Conseil général. Dans trois ans, il sera remplacé par un conseiller territorial, élu sur des territoires trois à cinq fois plus vastes et siégeant le matin en Conseil général et l’après-midi en Conseil régional. Croit-on qu’il aura le temps de suivre le dossier d’une réfection de route ou d’un enfouissement de réseaux, de s’occuper de faire aboutir le dossier de demande d’aides d’une personne handicapée ou encore de veiller à ce que les subventions demandées par un club de sport lui soient bien attribuées ? Entre le territoire qu’il aura à couvrir, la masse de décisions de toutes sortes qu’il aura à traiter et les intérêts parfois contradictoires entre la Région, dans sa dimension stratégique, et le Département, dans sa dimension locale, le conseiller territorial n’aura plus aucun lien direct avec les électeurs. Avec la fin annoncée du Département, un des effets les plus pervers de cette nouvelle loi sera donc d’éliminer de la scène une personnalité qui, quelles que soient ses options politiques, avait à cœur de défendre les intérêts d’un territoire et de veiller à faire le lien entre les gens et le service public. Les élections cantonales de mars prochain seront, du coup, décisives pour montrer l’attachement des Français à leurs Départements. > Les 15 élus du groupe Pour la Marne > Charles de COURSON président du groupe > Jean-Pierre BOUQUET président du groupe 16 LaMarne > LEMAG / Il y a toujours du Conseil général dans votre vie La Marne et les marnais Yohann Diniz Portrait En marche vers de nouveaux exploits ! Double champion d’Europe et vice-champion du monde du 50 km marche, le Marnais a permis à sa discipline de sortir de l’ombre en France. Il tente, le 12 mars, à Reims, de battre le record du monde sur piste. S a grande silhouette, ses lunettes embuées et son large sourire sont entrés dans l’histoire de l’athlétisme, en août 2006, sous une pluie battante. Ce jour-là, Yohann Diniz offre à la France son premier titre européen du 50 km marche. Cinq ans plus tard, c’est avec le même grand sourire qu’il nous accueille, lunettes toujours sur le nez (mais désormais troquées contre des lentilles en compétition !). Un parcours fulgurant Le parcours du sportif sparnacien est hors norme. Enfant, il a bien pratiqué deux ans l’athlétisme, avant de passer au football, puis au handball. « J’étais un touche-à-tout », confie-t-il. Après une adolescence « un peu compliquée », il décroche un bac ES et poursuit des études d’œnologie. Rattrapé par le service militaire, il s’oriente vers un service civil. Un peu par hasard, il obtient un poste d’agent de développement à l’EFSRA *, le gros club rémois, et se remet à l’athlétisme, à 22 ans. Il fait d’abord du demi-fond, avant d’essayer la marche, « parce que petit, je regardais Paris-Colmar, fasciné par cet effort atypique ». Très vite, c’est la révélation : sélectionné en équipe de France dès 2003, il bat en 2005 le record de France du 20 km marche et en 2006 celui du 50 km, le jour de son sacre européen à Göteborg. Depuis, il a confirmé son titre européen en 2010 à Barcelone, et s’est offert une médaille d’argent, en 2007, aux mondiaux d’Osaka. Mais il a connu l’échec aussi, notamment en 2008, aux Jeux olympiques de Pékin, contraint à l’abandon sur 50 km. Les JO en ligne de mire Aujourd’hui, il a changé d’entraîneur et de méthode. « Avant, je marchais en fonction des autres, je me suis recentré sur moi-même, avec l’aide d’une sophrologue. » À 34 ans, il vit (enfin !) de son sport, salarié détaché de la Poste, sponsorisé par Adidas. « Mais ce n’est pas le football, j’ai dû faire un emprunt sur 20 ans pour acheter ma maison… » Installé près de Soissons, où sa femme Céline est professeur de français, avec leurs deux enfants, Antoine, 5 ans et Louise, 1 an, il parcourt près de 7 000 km par an, avec deux objectifs clairs : les championnats du monde fin août, en Corée, et surtout les JO de Londres en 2012. Mais en attendant, il crée l’événement à Reims, le 12 mars (voir l’encadré) : une façon pour lui « de rendre hommage à tous ceux qui me soutiennent ici. » Bio express 1er janvier 1978 : naissance à Épernay 2001 : commence la pratique de la marche, à 23 ans 2006 : champion d’Europe du 50 km (Göteborg) 2007 : vice-champion du monde (Osaka) 2010 : champion d’Europe du 50 km (Barcelone) (*) Entente Family Stade de Reims Athlétisme Une cuvée Yohann Diniz Licencié en œnologie, Diniz conserve une passion pour le vin. Tous les ans, il se ressource en participant aux vendanges. Une cuvée spéciale commercialisée par le champagne Jamart, sera d’ailleurs mise en vente le 12 mars. Un défi sur ses terres C’est à 8 h 30 que Yohann Diniz s’élancera le samedi 12 mars, sur la piste du stade, Georges-Hébert, pour tenter de battre le record du monde du 50 000 m sur piste, détenu, depuis 1996, par un autre Français, Thierry Toutain (3 h 40 min 57 s). Entrée libre, à partir de 8 h et en direct sur www.diniz-le-record.fr DR La matinée sera ponctuée de nombreuses animations, notamment des initiations à la marche athlétique, à la marche nordique et des ateliers pour les jeunes. Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG 17 La Marne et les marnais À découvrir murs peints Les de Champagne Candidats à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, les paysages du Champagne révèlent bien des richesses. Plus d’une centaine de murs peints, reflétant l’univers des vignerons, ont été recensés au cours d’un travail inédit d’inventaire. Une véritable curiosité à découvrir. C’ est en arpentant les vignobles que Michel Guillard, chargé par l’association Paysages du Champagne de coordonner le projet de candidature auprès de l’Unesco, a pris la mesure de l’importance de ces murs peints. « J’ai découvert qu’il y avait énormément de peintures murales, à l’extérieur mais aussi à l’intérieur des propriétés, parfois dans les bâtiments eux-mêmes », explique ce spécialiste des paysages viticoles, qui a voyagé dans le monde entier et assure voir là « une véritable originalité ». Il a donc décidé de procéder à un rapide inventaire, 18 LaMarne > LEMAG / qui sera annexé au dossier de candidature et qui est d’ores et déjà disponible sur le site de l’association*. « Au total, nous avons recensé plus d’une centaine de réalisations, mais je suis certain qu’il y en a encore davantage », affirme-t-il. Hommage aux bâtisseurs des paysages du Champagne Loin d’une tradition ancestrale, les murs peints en Champagne sont une pratique plutôt récente. C’est à Philippe Betrancourt, peintre muraliste depuis plus de vingt ans, que Michel Guillard attribue la première Il y a toujours du Conseil général dans votre vie 3 Représentation d’une bacchanale, à Boursault. Les peintres se sont inspirés de cartes postales ou de photos de famille pour intégrer les personnages clés de l’histoire familiale aux scènes quotidiennes de la vie à la vigne. Photos double page : C. Manquillet La Marne et les marnais 2 1 35 mètres de paysage viticole, à Sézanne. Le Sourire de Reims, en périphérie de la ville. réalisation d’importance : une fresque intitulée Le Sourire de Reims, offerte à la Ville, en 1987, par la maison du champagne Henri Abelé 1. Toujours visible sur un immeuble à Reims, cette peinture monumentale représente notamment la cathédrale avec L’Ange au sourire et une flûte de champagne. Même si elle ne traite pas directement de la vigne, elle a sans doute, selon Michel Guillard, inauguré une « nouvelle mode en matière de communication. » Dans les années 1990, plusieurs caves coopératives décident à leur tour d’utiliser la peinture murale pour raconter l’histoire de la Champagne viticole : Fleury-la-Rivière, PassyGrigny, Trigny… La pratique s’étend chez les vignerons, qui n’hésitent pas à demander aux peintres de s’inspirer de cartes postales ou de photos de famille. Hommage à ceux qui ont construit l’histoire d’un champagne et au travail de la vigne, les murs immortalisent aussi les paysages viticoles, comme à Sézanne, où se trouve certainement la réalisation la plus ambitieuse : une fresque de 35 mètres de long et de 150 m2 de superficie, commandée à la peintre Anaël Topenot par le propriétaire récoltant Maurice Dugay 2. « Dans l’univers du Champagne, la communication est beaucoup liée aux notions de fête et de luxe. Mais les vignerons ont aussi besoin de s’identifier à leur terroir et à leur patrimoine familial, ils ont trouvé là un moyen d’expression qui leur correspond », analyse Michel Guillard. Un ensemble cohérent Oeuvres de peintres dits « muralistes », mais aussi d’artistes issus de la peinture décorative et de quelques autodidactes, il s’agit pour la plupart de peintures réalistes, un peu « naïves ». Certaines répondent même à une visée pédagogique, comme à Festigny, où le champagne Christophe Mignon a fait réaliser une fresque expliquant la culture en biodynamie. Le parcours réserve aussi quelques surprises, comme un décor sans doute inspiré par les Schtroumpfs sur la maison de champagne Poirrier à Venteuil ou une étonnante bacchanale sur les murs du champagne Jacques Bérat à Boursault ! 3 Et les vignerons ne sont pas les seuls à avoir fait appel aux peintres muralistes : à Vertus, le propriétaire du restaurant Le Thibault IV a fait entièrement décorer son établissement sur le thème de la vigne et du vin. Malgré cette diversité, Michel Guillard relève pourtant une véritable cohérence à cet ensemble original, à la fois dans l’unité de lieu de production et de source d’inspiration, même s’il semble présomptueux de parler « d’école champenoise ». Il voit en tout cas là un patrimoine à faire connaître, et une façon originale de visiter – ou revisiter – le vignoble de la Champagne. *À lire : Les murs peints dans les paysages du Champagne, www.paysagesduchampagne.fr Une nouvelle candidature Depuis cinq ans, l’association Paysages du Champagne travaille à la candidature de la Champagne au patrimoine mondial de l’Unesco, où elle rejoindrait les 900 sites les plus prestigieux déjà recensés dans le monde. Le dossier devrait être présenté de nouveau fin 2011, en s’appuyant notamment sur trois exemples remarquables du paysage champenois : l’avenue de Champagne à Épernay, les crayères à Reims et les coteaux historiques entre Cumières et Mareuil-sur-Aÿ. « La réussite en Champagne a toujours été collective, et notre ambition est bien de mettre en valeur les 319 communes de l’appellation, précise Pierre Cheval, président de l’association. Mais, quand on veut bien vendre une belle résidence, on met en valeur deux ou trois "appartements témoins”. C’est le sens de notre démarche. » Quant aux murs peints, ils sont un des éléments originaux de cette candidature, et « ils contribuent à renforcer la valeur universelle exceptionnelle des paysages du Champagne », ajoute Pierre Cheval. Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG 19 La Marne et les marnais Culture En avant la musique ! Durant une semaine, en avril, une soixantaine de jeunes issus des écoles de musique du département vont se retrouver pour créer l’Orchestre symphonique départemental. Ce premier stage s’achèvera par trois concerts accessibles gratuitement au public. Une soixantaine de jeunes musiciens vont ainsi se retrouver, du lundi 25 au samedi 30 avril, à Châlons-en-Champagne. Ils ont été sélectionnés au sein d’une dizaine d’écoles de musique du département, et jouent du violon, du violoncelle, de la contrebasse, de la trompette, de la clarinette… Le stage s’adresse à des élèves qui sont principalement en milieu ou fin de cycle 2, qui ont donc environ six ans de pratique musicale. Ensemble, ils vont former l’Orchestre symphonique départemental, et travailleront sous la direction de la chef d’orchestre Rut Schereiner, professeur au Conservatoire de Reims. « C’est une occasion unique pour eux de jouer en grande formation. Réunir un orchestre de cette taille permet d’aborder d’autres répertoires », souligne Rut Schereiner. 20 LaMarne > LEMAG / Les 29 et 30 avril, à Reims et Châlons, les 60 jeunes Marnais de l’Orchestre symphonique départemental offriront des concerts gratuits. Complémentaire de la pratique individuelle, le travail d’orchestre offre un intérêt particulier : « Les élèves apprennent à écouter les autres et à respecter une consigne. C’est une formidable école de discipline, mais qui exige une grande concentration. La semaine sera intense, mais nous ménagerons des moments de pause, c’est les vacances aussi ! », promet dans un sourire la chef d’orchestre. En public Le stage se terminera par trois concerts gratuits, les 29 et 30 avril, dont un à Reims et un à Châlons, le troisième lieu restant encore à préciser. Bartok, Grieg, Haydn, mais aussi des musiques de films devraient être au programme. « Mon objectif est de trouver des morceaux qui vont les motiver, insiste Rut Schereiner. Je veux qu’ils sortent du stage en se disant : “C’est chouette, l’orchestre ! » Et qu’ils n’aient qu’une envie : recommencer ! Si le succès est au rendez-vous, l’expérience pourrait être renouvelée. Il y a toujours du Conseil général dans votre vie De l’Argentine à Reims Née en Argentine, Rut Schereiner a commencé ses études musicales dans son pays avant de venir en France, en 1981. Pianiste de formation, elle s’est ensuite dirigée vers l’enseignement et la direction d’orchestre, obtenant à l’unanimité le Diplôme supérieur de direction d’orchestre à l’École normale de musique de Paris, un Master II en musique du xxe siècle à Paris IV Sorbonne et deux certificats d’aptitude aux fonctions de professeur et directeur de conservatoire. Après avoir dirigé plusieurs conservatoires, elle enseigne, depuis septembre 2009, la direction d’orchestre au conservatoire de Reims et se produit régulièrement en tant que chef invitée, en France comme à l’étranger. C. Manquillet Une occasion unique C. Manquillet P ratiquer la musique, c’est bien. La pratiquer ensemble, c’est encore mieux ! Cette initiative répond aux orientations du schéma départemental de l’enseignement musical, adopté par le Conseil général en 2007. Celui-ci vise à la fois à encourager la formation musicale des jeunes Marnais, mais aussi à mettre en réseau les écoles de musique et à développer les pratiques collectives, afin de créer une véritable dynamique musicale dans le département. Service du Conseil général, les Archives de la Marne sont présentes à Châlons-en-Champagne et à Reims. Véritable mémoire du département, elles sont riches de plus de 26 km de documents, du xe au xxe siècle. Le service éducatif compte quatre animateurs, dont deux enseignants mis à disposition par l’Éducation nationale. Arrêt sur image Photo : C. Manquillet « Le service éducatif des Archives départementales est à la disposition de tous les établissements scolaires marnais. Nous organisons des expositions, mais aussi des ateliers et des animations pédagogiques pour les élèves : ils peuvent ainsi étudier sur des documents originaux et découvrir le patrimoine archivistique du département et l’histoire de leurs ancêtres grâce aux chartes scellées, registres paroissiaux, recensement, plans et cartes, affiches, photographies… Pour certains ateliers, nous nous déplaçons aussi dans les écoles, collèges et lycées. » Hélène Carrière, enseignante au lycée Jean-Jaurès et responsable du service éducatif des Archives à Reims. Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG 21 La Marne et les marnais Hier et Aujourd’hui La Marne, berceau du succursalisme Précurseur du commerce moderne, le succursalisme est né à Reims, au xixe siècle. Retour sur quelques grands noms de l’alimentation française aujourd’hui disparus… C’ Goulet – Laurent Leroy est en 1866 qu’est créée, à Reims, la première maison d’alimentation à succursales multiples : les Établissements économiques des sociétés mutuelles de la ville de Reims. Fondés par un ouvrier tisseur, Étienne Lesage, ils ont à l’origine une vocation sociale : les adhérents des mutuelles bénéficient d’une réduction et touchent une part sur les bénéfices. « Il faut se replacer dans le contexte de l’époque, explique Olivier Rigaud, architecte du patrimoine à Reims Métropole. Il n’y avait pas de congés payés, peu de voitures, l’alimentation représentait plus de 80 % du budget des familles. » « L’épicier du coin » Rapidement, le droit d’acheter dans les succursales est étendu à tous et d’autres maisons voient le jour. En quelques années, ce nouveau système de vente, qui permet de regrouper les épiceries et de rationaliser leur fonctionnement, révolutionne le commerce de détail. Apparaissent successivement la Société rémoise de l’épicerie (1885), les Docks rémois (1888), qui donneront les succursales à l’enseigne Le Familistère, les Comptoirs français, Mielle à Châlons, puis les établissements Goulet-Turpin : fils de cultivateur devenu patron, Modeste Goulet fonde sa société en 1900, mais elle compte alors déjà 49 succursales. « Les succursales s’installent généralement à l’angle d’une rue, d’où l’expression “l’épicier du coin” », souligne Olivier Rigaud. Le premier supermarché Quelques chiffres Les Docks rémois, la plus importante des sociétés marnaises, ont compté dans les années 1930 plus de 1200 succursales et représenté un effectif de 12 000 personnes (stockeurs, livreurs, vendeurs…). En 1965, les 4 établissements marnais subsistant stockaient 25,2 millions de litres de vin et torréfiaient 24 tonnes de café par jour. 22 LaMarne > LEMAG / Déjà implantées dans le quart nord-est, les maisons rémoises s’étendent, après 1914, en région parisienne. En 1948, Goulet-Turpin ouvre le premier libre-service à Paris, puis, en 1958, le tout premier supermarché français à Rueil, sous l’enseigne Express-Marché. En 1969, c’est à Tinqueux que la société inaugure son premier hypermarché, Gem (Grand express marché), sur 20 000 m2, un an après celui ouvert à Reims par les Docks rémois. Un siècle d’histoire Ces événements, au retentissement national, marquent pourtant déjà le début du déclin. En une vingtaine d’années, toutes Il y a toujours du Conseil général dans votre vie les grandes enseignes marnaises disparaissent, le succursalisme laisse la place à la grande distribution. De cette « belle époque », il reste aujourd’hui quelques témoignages, sous forme de bâtiments. L’ancien siège des Docks, à Reims, abrite désormais le journal l’Union, l’entrepôt de Bétheny a été transformé en bureaux. Et en levant la tête, on peut encore apercevoir, à l’angle d’une rue, le grand « F » de Familistère ou bien « GT », initiales de Goulet-Turpin… Une solide tradition marchande La Marne possède une solide tradition marchande qui remonte aux historiques foires de Champagne. La foire commerciale de Châlons-en-Champagne en est la digne héritière. Parallèlement à la naissance du succursalisme, Reims devient aussi l’une des premières villes de province à posséder un « grand magasin », avec les Galeries rémoises, créées en 1847, et dont le développement s’inspire directement des grands établissements parisiens. La Marne et les marnais Sport La course d’orientation : un vrai sport pour tous ! Où pratiquer ? 3 clubs dans la Marne : • Animation Sillery orientation (Aso) http://asosillery.fr • Épernay nature et sport (ENS) http://epernayns.free.fr Les « activités nature » ont le vent en poupe et, parmi elles, la course d’orientation : un sport complet, qui associe la tête et les jambes. L e principe est assez simple : une course contre-la-montre ou en temps limité durant laquelle les participants doivent réaliser un parcours, matérialisé par des balises qu’ils doivent retrouver à l’aide d’une carte et éventuellement d’une boussole. L’objectif est de choisir le meilleur itinéraire, le trajet le plus court n’étant pas forcément le plus rapide ! Pratiqué régulièrement, ce véritable sport permet donc de développer endurance, vitesse mais aussi réflexion stratégique. À chacun son rythme En dehors de ces règles de base, la course d’orientation recouvre en fait des niveaux de pratiques très différents. « Chacun peut aller à son rythme, en marchant ou en courant », explique Virginie Blum, responsable • Sport médico aventure à Cumières www.raid-champagne.org Parcours permanents : d’Animation Sillery orientation (Aso), qui compte dans ses rangs des licenciés de 8 à 70 ans. Dès 2-4 ans, les plus petits peuvent même se familiariser avec cette activité grâce à des « circuits ficelle », au sein d’un espace délimité, dans lequel les balises sont remplacées par des images. Si la forme pédestre est la plus courante, la course d’orientation existe aussi à VTT et à skis. Et si son essor s’inscrit indubitablement dans le succès des « activités de pleine nature », elle se développe également en milieu urbain. Dans la Marne, les collégiens sont de plus en plus nombreux à la pratiquer dans le cadre des « activités nature » obligatoires depuis deux ans. Une diversité qui conduit la discipline à revendiquer environ 7 000 licenciés en France (dont une centaine dans la Marne), mais • Rilly-la-Montagne (gratuit, à partir de 5 ans) : en forêt, 1 h environ Carte à retirer dans les mairies de la Communauté de communes des forêts et coteaux de la Grande Montagne : Rilly-la-Montagne, Villers-Allerand, Chigny-les-Roses, Montbré, Ville-en-Selve • Hautvillers (3€, à partir de 10 ans) : chasse au trésor en zone urbaine Carte à retirer auprès de l’Office de tourisme intercommunal d’Hautvillers • Reims (gratuit, 2 parcours à partir de 4 et 10 ans, à faire en famille) : au Parc de Champagne Cartes disponibles au Parc de Champagne (appeler au préalable au 03 26 35 52 50) près de 300 000 pratiquants ! « Faire partie d’un club permet d’avoir une progression adaptée à son niveau. Mais à chaque course organisée, les clubs marnais proposent des circuits d’initiation, accessibles à tous », précise Virginie Blum. Prochains rendez-vous les dimanche 27 mars et samedi 2 avril (en nocturne). C. Manquillet Des parcours permanents Des parcours permanents ont aussi été mis en place à Rilly-la-Montagne, Reims et Hautvillers, à l’initiative de la société Cap orientation, dirigée par un ancien orienteur de haut niveau, Yann Mareigner. « Le terme de « course d’orientation » fait un peu peur à certains, qui imaginent une pratique un peu militaire, avec le sac sur le dos ! Nous avons cherché à présenter cette activité autrement », raconte-t-il. Conçus comme des jeux de piste, autour de la découverte du patrimoine ou de la Une aide du Conseil général nature, ces parcours En fonction de leurs performances, offrent une approche les clubs peuvent prétendre à une ludique et originale de aide financière du Conseil général. ce sport. Il y a toujours du Conseil général dans votre vie / LaMarne > LEMAG 23 à ne pas manquer Mars + Avril Musique musique classique avec l’orchestre Les Dissonances. Châlons-en-Champagne, La Comète, 7 avril, 20 h 30. > Thomas Fersen, chanson française. Reims, La Cartonnerie, 13 avril, 20 h. > Jean-Louis Aubert, chanson française. Épernay, Le Millesium, 16 avril, 20 h. > Faudrait qu’il m’arrive quelque chose, Hervé Akrich, chanson française. Épernay, Le Salmanazar, 10, 11 et 12 mai, 20 h 30. Adrien Hippolyte Yannick Noah, variété française. Épernay, Le Millesium, 16 mars, 20 h. > Isabelle Mayereau, chanson française. Reims, À l’Affiche, 17 mars, 20 h 30. > The Bewitched hands, rock français. Reims, La Cartonnerie, 26 mars, 20 h. > Barcella, chanson française. Vitry-le-François, Orange bleue, 27 mars, 16 h. > June Anderson, concert lyrique. Reims, L’Opéra, 1er avril, 20 h 30. > Vienne-Budapest, Théâtre Zabraqui & Blito Le moche, mise en scène Christine Berg. Châlons-en-Champagne, Entre-Sorts de Furies, 16 et 17 mars, 20 h 30. > L’illusion comique, de Corneille. Épernay, Le Salmanazar, 18 mars, 20 h 30. > 1 000 francs de récompense, de Victor Hugo. Châlons-en-Champagne, La Comète, 24 et 25 mars, 20 h 30. > THE BEE (L’ABEILLE), de Matt Hartley. Vitry-le-François, Espace culturel du lycée François 1er, 5 et 14 avril à 19 h 30, 8 et 14 avril à 20 h 30. Programme : La Salamandre au 03 26 72 85 50 ou sur www.scenelasalamandre.fr> Long voyage du jour à la nuit, d’Eugène O’Neill. Reims, La Comédie, 13 et 14 avril, 19 h 30, 15 avril, 20 h 30, 16 avril, 18 h 30. > Les chaises, d’Eugène Ionesco. Reims, La Comédie, 3 et 6 mai, 20 h 30 et 4 et 5 mai, 19 h 30. > Coup de théâtre, rencontres de théâtre amateur. Vitry-le-François, 26, 27 et 28 mai, salle Simone Signoret. Programme La Salamandre au 03 26 72 85 50 ou sur www.scenelasalamandre.fr Spectacles Reims, La Manège, 17 et 18 mars, 20 h 30. > Les noces de Mozart. Reims, L’Opéra, 25 mars, 20 h 30 et 27 mars, 14 h 30. Reims, À L’Affiche, 1er avril, 20 h 30. > Semianyki, cirque russe. Épernay, Le Salmanazar, 1er avril, 20 h 30. > Gnosis, danse indienne. Châlons-enChampagne, La Comète, 9 avril, 20 h 30. > Sans objet, cirque. Reims, Le Manège, 14, 15 et 16 avril, 20 h 30. > Laurent Gerra, humour. Reims, Parc des expositions, 20 avril, 20 h 30. > 25 ans du Cnac, cirque. Châlons-en-Champagne, Cirque, 30 avril et 1er mai, 20 h 30. C. Manquillet Songes, danse baroque. Figaro, Opéra bouffe de > Vincent Roca, humour. Petit bleu et petit jaune, théâtre à partir de 2 ans. Witry-les-Reims, L’Escal, 16 mars, 10 h et 16 h. > Faim de loup, marionnettes à partir de 7 ans. Épernay, Le Salmanazar, 22 mars, 19 h. > Le sacre du printemps, ballet pour enfant à partir de 10 ans. Reims, L’Opéra, 8 avril, 18 h 30. > Premiers pas sur la dune, théâtre à partir de 3 ans. Vitry-le-François, Salle Simone Signoret, 10 avril, 10 h 30. > C’est la lune qui me l’a dit, théâtre et marionnettes, à partir de 7 ans. Witry-les-Reims, L’Escal, 13 avril, 16 h. > La vraie fiancée, théâtre à partir de 7 ans. Châlons-en-Champagne, La Comète, 14 avril, 20 h 30. expositions Ve salon des jeunes artistes, Châlons-en-Champagne, Abbaye de Vinetz, du 27 mars au 10 avril, de 14h30 à 18h30. > Nos meilleurs souvenirs, art contemporain. Reims, Domaine Pommery, jusqu’au 31 mars. > Tom Burr, Gravity moves me, art contemporain. Reims, Frac ChampagneArdenne, jusqu’au 17 avril. > Déplacer les petites montagnes, de Renaud Perrin. Tinqueux, Centre de création pour l’enfance, jusqu’au 15 avril. > Cirque à l’œuvre, les 25 ans du Cnac. Châlons-en-Champagne, Musée des beaux-arts et d’archéologie, du 31 mars au 15 août. DR C. Manquillet Jeune public