février 2014 ( PDF - 2.1 Mo)

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février 2014 ( PDF - 2.1 Mo)
lettre
la
n°
1 79
Février 2014
QUE SONT LES PRINTEMPS DEVENUS ?...
SOMMAIRE
édito
___________________
Trois ans déjà que la Tunisie, puis
l’Egypte, puis la Libye se sont
soulevées et ont renversé leur
dictateur. Mais trois ans aussi que la
Syrie « vit le pire des scénarios »,
comme l’écrit le chercheur Hicham
Ben Abdallah El-Alaoui dans le
Monde diplomatique de février, sans parler des
autres pays, du Bahreïn au Maroc, qui ont été
touchés par le vent révolutionnaire à des
degrés divers ou bien qui ne l’ont pas été,
apparemment du moins. Le Monde arabe en
effet n’est pas un bloc monolithique, compte
tenu de la situation intérieure et géopolitique de
chacun de ses pays, mais l’onde de choc l’a
traversé tout entier.
La Tunisie est le seul où la révolution semble
avoir tenu ses promesses, après bien des
péripéties qui ont fait craindre le pire.
Finalement la sagesse l’a emporté et les
Tunisiens ont démontré que la démocratie est
possible dans le monde arabe, en votant à une
majorité écrasante la nouvelle Constitution,
même s’ils ne sont pas allés jusqu’à la
séparation de la religion et de l’Etat. « La
Constitution est révolutionnaire » , écrit le juriste
tunisien Yadh Ben Achour (Le Monde du
01 /01 /1 4), pour l’article 6 qui instaure la liberté
de conscience, « principe inédit dans le monde
Edito
Que sont les printemps
devenus ?...
Prochain café de l’actu
Génération Femmes
Maison du Monde
Acquisitions du centre de doc
ADIE
Droits humains
Deux fois plus de Roms
expulsés
Marwan Barghouthi et
Nelson Mandela
Méditerranée
Discours de l’ambassadeur
palestinien
Cafés de l’actu
Echappées belles
AFIF
Aux croisements du
monde
Madagascar
Agenda
La Lettre de la
Maison du Monde
éditée par
La Maison du Monde d'Evry
Rédaction : Conseil d'Administration
509 , Patio des Terrasses
91 034 Evry Cedex
Tél : 01 -60-78-55-00
Fax : 01 -60-78-55-33
Email : [email protected]
site web : maisondumonde.org
Imprimé par nos soins
arabe, une rupture très profonde avec la
tradition, une révolution intellectuelle ». Il
ajoute : « La charia comme source de droit
n’existe pas ».
détruire son propre pays, d’écraser son propre
peuple. Ce régime est devenu un « Etat de
barbarie », selon l’expression de Michel Seurat,
mort en otage au Liban, il a laminé toute
opposition depuis des décennies. « Les
agissements du pouvoir, a dit le 30 janvier
Yassin Haj-Saleh, grand intellectuel syrien qui a
fait 1 6 ans de prison sans jugement et qui vient
tout juste de quitter le pays clandestinement,
sont pires que ce qu’on a pu voir dans les pays
colonisés. » Et « le soulèvement est l’équivalent
d’un mouvement de libération d’un pays
colonial ». Ce régime, a dit Rania Samara, « ne
combat ni les djihadistes ni les opposants, il
combat la liberté sous prétexte que tous ceux
qui la cherchent sont des terroristes ». Par son
intransigeance et sa cruauté, il est responsable
du durcissement du soulèvement qui, au
départ, était non violent et qui, contraint de se
protéger, n’a pu empêcher les islamistes
syriens de s’armer ni des djihadistes du monde
entier de venir combattre, pour des raisons tout
autres que la cause syrienne. Même si
l’opposition syrienne a sa part de responsabilité
en ayant été incapable d’offrir une alternative,
l’Occident et les grandes puissances en ont
aussi une grande part, en laissant agir Bachar
el Assad impunément, en n’apportant pas leur
aide au soulèvement populaire quand il en était
encore temps, en laissant pourrir une situation
devenue aujourd’hui incontrôlable.
A part en Tunisie, ces printemps arabes avortés
peuvent laisser un goût amer, comme un grand
espoir brisé, comme un retour en hiver.
Pourtant, ces peuples ont goûté à la liberté et à
la dignité retrouvées et ne pourront plus
l’oublier. « Ils ne se perçoivent plus comme des
L’Egypte, elle, fait un retour à la case départ et
la Libye sombre dans le chaos. Quant à la
Syrie, elle vit l’apocalypse. La rencontre du 30
janvier organisée par le collectif Méditerranée
de la Maison du Monde a fait prendre aux masses de sujets, dit Hicham Ben Abdallah Etparticipants la mesure du drame. Le clan au Alaoui, mais comme des forces citoyennes qui
pouvoir depuis plus de 40 ans, est en train de méritent le respect et la parole. »
évènement
le samedi 15 mars 14h
Assemblée Générale de la
Maison du Monde
mardi 4 mars 18h30 à la Maison du Monde
Génération femmes
café de l'actu
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La lettre de la Maison du Monde
1
Février 2014
voir page 9
AC QU I S I TI ON S D U C E N TRE D E D OC
maison du monde
janvier 2014
« Engagements volontaires et solidaires à équivalent dans le monde, l’irrésistible montée en
puissance des islamistes – et l’embarrassante ambiguïté
l'international : cartographie 201 3 »
FRANCE VOLONTAIRES - fascicule - 201 3
des relations franco-syriennes. Par respect pour l’érudit et
pour aller au-delà du simple témoignage de guerre, j’ai
convoqué l’histoire, la littérature et la géopolitique, tout en
« Etre arabe »
cherchant la consolation de la poésie. Et j’ai essayé de
Farouk MARDAM-BEY et Elias SANBAR - livre - 2005
comprendre comment un pays pouvait sombrer à ce point
« Je vous écris d'Alep : au coeur de la Syrie en dans l’autodestruction. Avec cette certitude: les horreurs
en Syrie refl ètent le pourrissement du monde. J.-P. P.
révolution »
Journaliste à Libération et romancier, Jean-Pierre Perrin a
Jean-Pierre FILIU - livre - 201 3
notamment publié Les Rolling Stones sont à Bagdad
« La mort est ma servante : lettre à un ami assassiné. (Flammarion, 2003), qui relate les derniers mois de
Saddam Hussein, et Jours de poussière (La Table ronde,
Syrie 2005-2013 »
2002), consacré à l’Afghanistan en guerre et couronné
Jean-Pierre PERRIN - livre – 201 3
Résumé : Le 2 juin 2005, les services secrets syriens par le Grand prix des lectrices de Elle.
assassinèrent Samir Kassir, l’intellectuel arabe le plus
prometteur de sa génération. J’avais rendez-vous avec lui « Le développement durable, une affaire de classe ! :
dans un café de Beyrouth, mais un contretemps m’avait livret pédagogique à destination des enseignants
fait annuler la rencontre. À l’ami disparu, qui avait de lycée »
prophétisé que la démocratie dans le monde arabe ne se Centre GAIA – livret pédagogique - 201 3
ferait pas sans «printemps à Damas», j’ai décidé de
raconter cette révolution syrienne qu’il n’a pas pu voir: « Petit guide pour conjuguer la migration au féminin »
Homs, le coeur battant de la rébellion, assiégé et CIMADE – fascicule - 201 3
bombardé. Ou la belle Alep, dont les 4500 ans d’histoire
sont menacés par une folle bataille. Je lui rappelle aussi « Sept jours : poème »
les années Bachar, «l’archipel des tortures» sans Nouri AL-JARRAH - livre - 201 3
droits humains
Deux fois plus de Roms
expulsés de leurs camps en 2013
Le gouvernement a procédé en 201 3 à un
nombre record d'évacuations de
campements roms, avec près de 20.000
personnes expulsées, deux fois plus
qu'en 201 2, selon un rapport présenté
mardi par la Ligue des droits de l'Homme
(LDH) et l'European Roma Rights Center
(ERRC).
En 201 3, d'après cette étude, les autorités
ont démantelé 1 65 campements sur les
400 recensés en France, expulsant
1 9.380 personnes de leurs lieux de vie
contre 9.404 en 201 2 (97 camps) et 8.455
en 2011 .
De plus, il y a eu 22 évacuations suite à
un incendie, affectant 2.1 57
personnes.
Moins de 1 7.000 Roms, principalement
originaires de Roumanie ou de Bulgarie,
vivent dans des campements illicites,
selon des statistiques officielles. Le
nombre d'expulsions est supérieur car
certaines personnes ont été déplacées à
plusieurs reprises.
"Ces
évacuations
forcées
sont
l'expression d'une politique de rejet" des
Roms, qui a "empiré" sous la gauche,
déplorent les auteurs du rapport. "Les
autorités ne souhaitent qu'une seule
chose: leur retour dans leur pays
d'origine."
Mais, soulignent-ils, cette politique est
"injustifiable, coûteuse et inutile puisque
(...) les Roms vivent toujours en France
dans un bidonville qu'ils ont reconstruit un
peu plus loin."
Parfois, les familles se réinstallent même
sur un site démantelé, a
souligné à l'AFP l'un des auteurs de
l'étude, Philippe Goossens, en citant
l'exemple d'un camp près de la Porte de
la Chapelle, dans le nord de Paris.
Alors que les expulsions ralentissaient
d'ordinaire à l'approche de la période
hivernale, elles se sont maintenues au
dernier trimestre 201 3 avec 5.408
personnes expulsées, selon ce décompte
réalisé en recoupant les
témoignages d'associations et les articles
de presse.
"Je ne comprends pas ce que veut le
gouvernement, a confié M. Goossens. Ca
ne sert strictement à rien, tout le monde
l'admet et pourtant le Ministre de l'Intérieur
continue d'ordonner aux préfets d'évacuer
à tour de bras".
Par Charlotte PLANTIVE
PARIS, 1 4 jan 201 4 (AFP) -
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La lettre de la Maison du Monde
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Février 2014
Message de Marwan Barghouthi
suite à l'annonce
du décès de Nelson Mandela
Marwan Barghouthi est un dirigeant palestinien, agé de 54 ans, député au Conseil Législatif de Palestine
depuis 1996, condamné à la prison à perpetuité et incarcéré en Israêl depuis 11 ans suite à un procès jugé
non équitable par le rapport de la Commission des Droits de l'Homme de l'Union Interparlementaire
(l'Organisation Mondiale des Parlements des États Souverains).
paix. Dans ma prison, je pense
quotidiennement à cette quête, et
tous les sacrifices deviennent
supportables par la seule
perspective, qu’un jour, le peuple
palestinien puisse enfin jouir de la
liberté, du retour et de
l’indépendance, et que cette terre
puisse enfin connaître la paix.
Vous êtes devenu une icône pour
assurer le rayonnement de votre
cause et l'imposer sur la scène
internationale. L’universalité pour
contrer l’isolement. Vous êtes
devenu un symbole autour duquel
pouvaient se rassembler et se
mobiliser tous ceux qui partageaient
les valeurs universelles qui fondent
votre combat. L’unité est la loi de la
victoire pour les peuples opprimés.
La cellule exiguë et les heures de
travail forcé, la solitude et l’obscurité
ne vous auront pas empêché de
découvrir l'horizon et de faire
partager votre vision. Votre pays est
devenu un phare et nous
Palestiniens, nous hissons les
voiles pour atteindre ses rivages.
Vous avez déclaré : « Nous savons
pertinemment que notre liberté est
incomplète sans la liberté des
Palestiniens. » Et de ma cellule, je
vous dis que notre liberté semble
possible parce que vous avez
atteint la vôtre. L’apartheid n’a pas
triomphé en Afrique du Sud et
l’apartheid ne triomphera pas en
Palestine. Nous avons eu le grand
privilège d’accueillir, en Palestine, il
y a quelques mois, votre camarade
et compagnon de lutte, Ahmed
Kathrada, qui a lancé, à la suite de
sa
visite,
la
campagne
internationale pour la libération des
prisonniers palestiniens de votre
cellule, où une part importante de
l’histoire universelle s’est écrite,
démontrant que les liens qui
unissent nos combats sont
immuables.
Votre capacité à être une figure
unificatrice et à diriger le
mouvement depuis l’intérieur de la
prison, le fait de vous être vu confier
le destin de votre peuple alors que
vous étiez vous-même privé de la
capacité de choisir le vôtre,
constituent la marque d’un dirigeant
exceptionnel et d’une véritable
figure historique. Je salue le
combattant de la liberté, le
négociateur et faiseur de paix, le
commandant militaire et l’inspirateur
de la résistance pacifique, le militant
infatigable et l’homme d’État.
Vous avez dédié votre vie à la
cause de la liberté et de la dignité,
de la justice et de la réconciliation,
de la paix et de la coexistence.
Beaucoup maintenant honorent
votre lutte dans leurs discours. En
Palestine, ous promettons de
poursuivre le combat pour nos
valeurs communes, et d’honorer
votre combat non seulement par les
mots, mais en dédiant nos vies à la
réalisation de ces mêmes objectifs.
La liberté, cher Madiba, l’emportera,
et vous avez contribué de manière
décisive à transformer cette foi en
certitude. Reposez en paix et que
Dieu
bénisse
votre
âme
indomptable.
droits humains
Durant toutes les longues années
de mon propre combat, j’ai eu
l’occasion à maintes reprises de
penser à vous, cher Nelson
Mandela. Et encore plus depuis ma
propre arrestation, en 2002. Je
songe à un homme qui a passé
vingt-sept ans dans une cellule, en
s’efforçant de démontrer que la
liberté était en lui avant qu’elle ne
devienne une réalité dont son
peuple allait jouir. Je songe à sa
capacité à défier l’oppression et
l’apartheid, mais aussi à rejeter la
haine et à privilégier la justice plutôt
que la vengeance.
Combien de fois avez-vous douté
du résultat de ce combat ? Combien
de fois vous êtes-vous demandé si
la justice pourrait s’imposer ?
Combien de fois vous êtes-vous
interrogé sur le silence du monde ?
Combien de fois vous êtes-vous
demandé si votre ennemi allait
pouvoir devenir votre partenaire ?
Au bout du compte, votre volonté
s'est avérée implacable, faisant de
votre nom l’un des plus éclatants
synonymes de la liberté.
Vous êtes bien plus qu’une source
d'inspiration. Vous étiez surement
conscient, à votre sortie de prison,
que vous étiez non seulement en
train d’écrire l’histoire, mais entrain
de contribuer au triomphe de la
lumière sur les ténèbres. Et
pourtant, vous êtes demeuré
humble. Et vous avez porté une
promesse bien au-delà des
frontières de votre pays, la
promesse que l’oppression et
l’injustice seront vaincues, ouvrant
la voie à une ère de liberté et de
Marwan Barghouthi
Prison de Hadarim
Cellule n°28
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La lettre de la Maison du Monde
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30 novembre 2013
8 Heures Pour La Palestine
méditerranée
INTERVENTION DE HAEL AL FAHOUM,
ambassadeur de Palestine en France
Monsieur Hael Al Fahoun, arrivé
juste de Dunkerque où il avait
participé aux deux journées
organisées pour les 1 0 ans des
Réseaux
de
Coopération
Décentralisée a tenu à nous parler
plus spécialement de cette
rencontre. Plusieurs personnalités
palestiniennes s’y sont également
déplacées, dont des ministres
palestiniens.
L’Ambassadeur insiste sur ce forum
exceptionnel de par la mobilisation
de presque 400 communes et
régions en Europe représentant 1 5
pays européens. Pour la 1 ére fois, il
a senti que la cause palestinienne
est considérée comme une cause
nationale européenne. Il a observé
une mobilisation de fond pour que
soit rendue justice envers la
Palestine, qui n’est pas considérée
comme un problème mais comme
« la mère de toutes les solutions ».
Il y a 5 à 6 millions de Palestiniens
en Palestine qui s’attachent à leur
terre directement depuis 70 ans et
indirectement depuis plus de 1 00
ans, et 4 millions de Palestiniens
qui sont dans les camps de réfugiés
à quelques mètres de la Palestine.
Tous ont résisté, ils n’ont pas
cherché à émigrer ailleurs. Ce
peuple « qui a subi tant d’injustice,
au lieu de développer à l’intérieur
de lui un bloc de haine, a réussi à
développer un génie à l’extérieur de
lui et à explorer l’avenir », nous
souligne M. Hael Al Fahoum.
Et de citer le grand poète Marmoud
Darwich : « Sur cette terre il y a de
quoi aimer la vie, il y a de quoi
mériter la vie et pas la mort ».
Face à cette injustice et cette
souffrance, des familles assiégées
qui n’ont pas d’eau ni d’électricité,
bases élémentaires pour vivre,
Israël est subventionnée dans sa
sécurité, son économie, dans ses
Un rapport de la Banque Mondiale a
précisé que la politique israélienne
prive le peuple palestinien de
presque 4 milliards de ses propres
ressources. Or, toute l’aide
internationale ne dépasse pas les 4
milliards. La Palestine n’a donc pas
besoin, selon M. Al Fahoum, d’aide
extérieure Elle a juste besoin d’une
formule « de partenariat de fond »
et « de vous avoir avec nous sur le
terrain, de faire face à cette
agression qui ne cesse jamais, qui
est continue du matin au soir et du
soir au matinM »
équipements, dans sa recherche
scientifique à un taux qu’on n’a
jamais vu dans les autres pays (48
% des colonies israéliennes sont
subventionnées directement ou
indirectement par l’Europe et les
E.U.)
L’ambassadeur pose la question sur
les valeurs universelles qui seraient
pour tout le monde sauf pour la
Palestine ? « Est ce qu’on n’a pas
le même
potentiel ? »
génie,
le
Pour l’Ambassadeur de Palestine,
en
soutenant
la
cause
palestinienne, on défend nos
valeurs républicaines. Pour lui, la
Palestine est un petit laboratoire
concentré qui peut permettre de
trouver des solutions pour toutes les
crises les plus compliquées même
pour ce qui se passe chez nous !
La stratégie de négation commence
à s’effondrer et on a parlé du
changement
des
grandes
puissances alliées les plus proches
d’Israel après la signature de
l’accord avec l’Iran.
même Monsieur Al Fahoum
a ajouté
que la stratégie des Israéliens est
Certes, la Palestine a un potentiel suicidaire et « qu’avant de nous
extraordinaire !
Le pourcentage d’analphabètes est
presque nul. M. Al Fahoum souligne
que la Palestine est pratiquement le
seul pays à avoir éradiqué
l’analphabétisme. Dans ce petit
espace qui ne dépasse pas les
6000 ou 7000km2, il y a 1 7 à 20
universités. Il y a 1 40 000
architectes et ingénieurs dispersés
dans le monde et 70 000 médecins
de toutes les spécialités y compris
en Israël. La Palestine a donc un
potentiel, elle n’est pas une charge
et ne vient pas mendier de
l’assistance ou de l’aide à qui que
ce soit !
sauver il faut les sauver d’euxmêmes ».
Pour terminer il a ajouté que la
Palestine a besoin de notre
mobilisation. Tout ce qu’on voit, il
faut le communiquer à toutes nos
institutions, que ce soit en France
ou ailleurs. On a besoin de vous, de
voir vos rapports à l’Assemblée
Nationale, au Sénat, à l ‘Elysée, au
Quai d’Orsay_, pour dévoiler cette
réalité objective. On a besoin de
vos moyens à tous les niveaux !
Marie-Odile Desbonnet
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maison du monde
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L’ASSOCIATION DES FOUMBOUNIENS
EN ILE­DE­FRANCE (AFIF)
Mardi 4 février, la Maison du Monde a reçu l’AFIF, association créée en 2010 et résidante à la Maison du Monde
depuis un an environ. Foumbouni est la capitale de la Région de Badgini dans l’île de Moheli. C’est à la suite
d’un voyage dans cette région dont il est originaire que le président, Ali Maoulida, a eu l’idée de sa création,
après avoir assisté à la mort d’un nouveau-né au moment de l’accouchement en raison d’une défaillance
technique dans le dispensaire, bouleversé par ce qu’il a vu et par les réactions résignées, fatalistes, de
l’entourage.
D’emblée, la trentaine de personnes présentes ont été mises dans l’ambiance comorienne par les préparations
culinaires locales qui nous ont été offertes par des jeunes. Puis le président nous a invités au « voyage aux
Comores sans payer de billets ».
café de l'actu
Les Comores
.Deux jeunes filles, Hassanati,
qui a un BTS en MUC
(Management
des
Unités
Commerciales)
et Anfinat,
étudiante en chimie-biologie à
l’université de Créteil, ont
commencé
par
présenter
l’archipel, les « Iles de la lune »,
avec un power-point qu’elles
avaient préparé. Quatre îles
principales situées dans le canal
du Mozambique à l’ouest de
Madagascar : Grande-Comore
où se trouve la capitale Moroni,
Moheli et Anjouan, Mayotte étant
un département français. Une
surface de 201 5 km2, une
densité de 402 habitants au km2,
une espérance de vie de 66,2 ans
et une mortalité infantile de 2,5%.
Moheli est l’île la plus touristique.
Le volcan Khartala domine la
Grande-Comore. Peuplées de
Bantous dès le 6ème siècle, les
premières
communautés
musulmanes sont apparues dès le
9ème, avec la venue des Arabes
d’Arabie et du Yemen. Puis vinrent
les Portugais, les Anglais, les
Hollandais, les Français et les
Malgaches. On y parle l’arabe, le
malgache et des dialectes marqués
par un mélange des diverses
langues
parlées
par
les
envahisseurs. Peuplées de 700 000
habitants, les trois îles sont
Les objectifs de l’AFIF
indépendantes depuis 1 975 : c’est
une République fédérale, avec une
présidence tournante annuelle. Les
gens vivent surtout de l’agriculture,
de l’élevage et de la pêche. Le
secteur industriel représente 11 %
du PIB et l’apport de la forte
diaspora 20% (300 000 Comoriens
en France). On y aurait trouvé du
pétrole_ 70% vivent au-dessous
du seuil de pauvreté (1 dollar par
jour et un repas par jour). Le
chômage est de 1 4%. Les expatriés
reviennent au pays en juillet-août,
ce qui bouste l’économie. L’islam,
avec les écoles coraniques, marque
la culture.
Les vêtements
traditionnels subissent l’influence
indienne et malgache.
L’association a pour objectifs de
venir en aide aux compatriotes
pour améliorer le niveau de vie
par la création d’infrastructures
de base, l’encadrement des
jeunes, l’alphabétisation. Les
projets actuels sont la création
d’un centre socio-culturel, la
réhabilitation d’un terrain de
basket, l’acquisition de nouveaux
matériels pour la maternité et la
formation du personnel, la
création d’une boulangeriepâtisserie, l’adduction d’eau et
l’assainissement, la régulation du
courant électrique par un
générateur fonctionnant
à
l’énergie solaire. Les financements
proviennent
d’événements
caritatifs, de soirées payantes.
L’association
recherche
des
investisseurs, des partenaires, et
multiplie les événements pour
motiver les jeunes.
La boulangerie
La nourriture de base est le riz et
les femmes fabriquent des galettes
avec de la farine de blé. Ces
produits de base sont importés.
Mais la pénurie est fréquente. On
mange du poisson, mais on
manque
de
moyens
de
conservation et de transformation,
par manque d’eau et d’électricité.
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La lettre de la Maison du Monde
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Février 2014
Le grand mariage
repartira au pays après ses études
avec le projet d’élaborer des
Visiblement, ce sujet n’était pas médicaments à partir des plantes,
prévu dans le débat. Mais cela a qui a conclu la rencontre en disant :
été une découverte pour tous les
participants non comoriens quand il « Je veux réussir pour ceux qui
en a été question. Ce fut l’occasion n’ont pas réussi ».
de découvrir une coutume de base
Michel Chesseron
qui remonte aux Arabo-Persans et
permet d’accéder à une certaine .
hiérarchie sociale, c’est un modèle
économique typique. Deux familles https://skydrive.live.com/redir.aspx?
se réunissent par le mariage, se cid=9c4b9007511 ed9d4&page=vie
soudent, par la participation de w&resid=9C4B9007511 ED9D4!823
chaque membre au financement &authkey=!AJjptcbZi_L2xWQ
des besoins de chacun des futurs
époux. Le grand frère devient le
chef de famille, il hérite de l’autorité
mais aussi des difficultés à venir.
Un Comorien présent a exprimé
son opposition à cette coutume qui
permet d’accéder à la notabilité, de
gagner un peu d’argent. Mais dans
un pays qui manque de tout il y a
autre chose à faire, dit-il.
café de l'actu
Les gens survivent et l’exode vers
les villes est massif. Vers Mayotte
aussi, malgré les difficultés (les
« visas Balladur » et les « morts
Balladur » dus au zèle des gardecôtes), puis vers la France, les
USA... Les femmes tentent d’aller à
Mayotte pour accoucher. Preuve, a
dit le président, de la pertinence de
la création d’une maternité.
Pour maintenir les jeunes par la
création d’emplois et pallier aux
pénuries, est né un projet de
boulangerie. Le projet n’a pas été
parachuté de France, mais est venu
d’une demande locale, un projet
sans risque puisqu’il n’entre pas en
concurrence avec autre chose.
L’AFIF avait invité à la rencontre
Enzongo Ngeke, membre du
FORIM (Forum des associations de
solidarité internationale), qui avait
découvert ce projet et décidé de le
soutenir par le biais de l’entreprise
Similigram
spécialisée
dans
l’accompagnement de projets, en
organisant un chantier de jeunes
Comoriens et Français. Un plan de
formation a été mis en place pour
huit jeunes dont plusieurs étaient
présents. La boulangerie pourrait
fonctionner par l’énergie solaire.
L’idée de mettre en relation l’AFIF
avec Electriciens Sans Frontières a
été avancée au cours du débat.
Ce fut l’occasion de parler aussi de
la position sociale de la femme. La
société est matriarcale. La femme
construit sa maison pour le futur
couple. S’il y a mésentente, c’est le
mari qui part. En tout cas, la
rencontre a permis de constater
que ce sont surtout les femmes qui
ont pris la parole. C’est Anfinat, qui
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La lettre de la Maison du Monde
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Février 2014
EMISSION ECHAPPEES BELLES DE FRANCE 5
EN EQUATEUR
café de l'actu
C’est un café de l’actu original qui a rassemblé, ce mardi 7 janvier 2014, autour de Marcia Alvarez et Lise
Mogrovejo, une trentaine de personnes passionnées par leur exposé. Marcia, originaire de l’Equateur, qu’elle
avait fui au temps de la dictature, mais où elle est souvent retournée ensuite, a accompagné l’équipe de tournage
France5 pour une échappée belle en Equateur pendant plus d’un mois : guider, traduire, programmer, mettre en
lien avec les personnes concernées. Une expérience singulière, partie d’une belle idée pour faire connaitre la
nouvelle philosophie du programme du gouvernement : le Sumak Kausay (Buen vivir), mais où elle a découvert
les dessous de cette émission grand public. Lise, sa fille, investie en tant que stagiaire, nous a présenté à la fin
ses photos sur un fond musical d’artistes équatoriens. Marcia, adhérente à la Maison du Monde, mais aussi
observatrice pour l’Europe et l’OEA des élections dans certains pays, plus d’une dizaine au total, a déjà été
sollicitée pour un café de l’actu, le 10 janvier 2012, sur son expérience d’observatrice des élections au Nicaragua.
Tout a commencé par un rêve suivi
d’une rencontre, celle d’un
réalisateur en mal d’idées, au cours
d’une exposition de vidéo artistique
de sa fille Lise, à la Mairie du Pré
Saint Gervais, à qui elle a confié un
rêve : celui de parfaire la route de la
spiritualité andine. Marcia regrette
que la principale image de ses
compatriotes véhiculée en France
soit celle des travestis du Bois de
Boulogne. Elle rêvait de montrer la
réalité de son beau pays en
empruntant la route de la spiritualité
andine, qui a survécu au mépris des
Espagnols pour la culture
amérindienne. Quelque temps plus
tard, une belle opportunité s’est
offerte à elle : le réalisateur l’a
recontactée pour lui proposer de
participer à l’émission Echappées
belles de France 5 « Sur les routes
mythiques », en l’aidant à montrer
quelque chose d’exceptionnel, en
Equateur cette fois-ci.
Pour Marcia, l’arrivée au pouvoir de
Rafaël Correa constitue justement
quelque chose d’exceptionnel. C’est
la première fois, depuis l’arrivée des
Espagnols, qu’un chef d’Etat issu
de la bourgeoisie métisse, avec la
communauté amérindienne cherche
à organiser la société sur la base
des valeurs propres, la cosmogonie
andine, par le « Sumak Kausay »,
qui donnera un sens à la « révolution
citoyenne de Rafael Correa », une
nouvelle identité, sans copier des
idéologies venues d’ailleurs comme
le marxisme ou le castrisme. Il a
proposé une alternative propre aux
Amérindiens pour les valoriser tels
qu’ils sont, en les faisant cheminer
sur cette route mythique où ils se
ressourcent. Le « Sumak », c’est
l’Idéal à poursuivre, le « Kawsay »,
c’est le Bien vivre, l’objectif étant de
rechercher l’équilibre entre l’univers
et les êtres humains. C’est donc
avec ce fil conducteur que Marcia a
proposé à France 5 d’accompagner
le réalisateur.
L’Equateur est un pays de 1 2
millions d’habitants, peu étendu,
puisqu’en une journée de voiture on
peut se rendre du Pacifique à
l’Amazonie en passant par les
hauteurs de la Cordillère. Dans
cette diversité physique et
climatique
cohabitent
douze
nationalités avec leurs langues et
leurs cultures. Ces peuples étaient
dominés
par
les
grands
propriétaires terriens dans leurs
haciendas et par les multinationales
pétrolières. Une minorité hispanique
imposait sa loi aux Amérindiens, qui
vivaient dans une pauvreté
extrême, dans une situation de
survie. Le président Correa leur a
proposé l’idée d’une nouvelle
nation, d’un nouveau contrat social,
pour
en
finir
avec
le
néocolonialisme. Cela s’est traduit
par une nouvelle Constitution, avec
un Préambule qui énonce des
valeurs jamais mises en avant
jusqu’alors.
A commencer par le concept de
« Pachamama », de la Terre mère,
qui protège et qu’on doit respecter.
Cette disposition permet ainsi, au
nom de la protection de
l’écosystème, de refuser la mise en
œuvre de projets qui vont à
l’encontre, comme celui qui oppose
l’Etat à la multinationale américaine
Chevron. La nature est incorporée
dans l’Histoire, non comme un
facteur productif, mais comme
une part inhérente de l’être social :
« Construire une nouvelle forme de
coexistence citoyenne, dans la
diversité et en harmonie avec la
nature ». Comme autres concepts
du Bien vivre, qui s’inspire de la
pensée d’Ivan Ilitch, il y a l’entrée
dans la décroissance, l’écologie
profonde, la décolonisation de
l’esprit et du cœur, concepts qui
s’articulent autour de cette formule
amérindienne ancestrale : « Pouvoir,
Faire, Vouloir, Savoir ». La nouvelle
constitution fait aussi référence à
Dieu, dans ce pays chrétien, au
libérateur Bolivar mort dans le
dénuement, au grand réformateur
Eloy Alfaro du début du 20ème
siècle qui a introduit le train,
construit des écoles, donné le droit
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La lettre de la Maison du Monde
8
Février 2014
Marcia nous a montré le circuit à
travers tout le pays pour la réalisation
de l’émission, puis des extraits de
cette émission en expliquant
comment cela s’est passé, comment
l’image passe avant le message,
avec moult anecdotes et aventures.
Elle n’apparait jamais, pas plus que
sa fille. Mais c’est elle qui faisait les
multiples démarches administratives,
prenant les rendez-vous dans ces
lieux « mythiques » avec des
personnes qu’elle connaissait bien
porteuses de cette culture
chamanique. Ces personnes ont
accepté par amitié pour elle, mais,
contrairement aux promesses, la
société de production n’a jamais fait
de dons à ces associations
villageoises, elle n’a fait que les
utiliser par l’image !. De même
qu’elle-même, Marcia, sans qui
cette émission n’aurait pu se
réaliser, a été acceptée de justesse
pour assister à l’interview du
président, et sa fille n’apparait pas
dans le générique. Un comble !
Malgré ces critiques, l’émission est
à regarder sur France 5 le 1 er
février. Celles et ceux qui ont
participé à ce café de l’actu la
verront avec un autre regard, mais
nécessairement avec une immense
sympathie pour ce peuple, ces
femmes et ces hommes, héritiers
d’une culture que leurs ancêtres ont
su préserver, mais qui entre en
confrontation avec le monde
moderne.
Et une idée est apparue après cette
café de l’actu, organiser un voyage
pour une échappée vraie !
café de l'actu
de vote aux femmes. La
Constitution s’engage sur des droits
inaliénables comme ceux de l’eau
ou de la souveraineté alimentaire
en instituant une allocation de 50
dollars pour que les plus démunis
puissent manger à leur faim, en
subventionnant l’essence, le gaz.
Les bienfaits de cette nouvelle
gouvernance se font déjà sentir :
moins
d’extrême
pauvreté,
scolarisation massive des enfants,
création d’universités, de routes_,
même si tout ne va pas pour le
mieux : grande insécurité, bras de
fer avec les pétroliers, etc_
Après la présentation de cette
philosophie qui sous-tend la
nouvelle Constitution, France 5 a
donné le nom de la « Route d’un
monde nouveau », que développera
le président Correa dans une
interview accordée aux journalistes,
Michel Chesseron
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La lettre de la Maison du Monde
9
Février 2014
aux croisements du monde
GRILLE N° 11 9 I
II
Madagascar III
IV
V
par
VI
Michel Chesseron
VII
VIII
IX
X
XI
Horizontalement
I.
agenda
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Madagascar est un pays sans Etat de
droit, qui part «à vau l’eau». Le «mot»
Madagascar viendrait de «Magdocho»,
ainsi dénommé par Marco Polo. II.
Autre dénomination de la Grande Ile,
due à la couleur du sol latéritique. III.
Appelé aussi «ceux de la côte», ce
peuple est, avec le peuple Vazimba, au
début du peuplement de l’île. Ce pays
fait partie de l’«organisation commune
intergouvernementale regroupant des
États
africains
principalement
francophones». IV. Lettres de Tamatave.
V. «Porteur d’une grave maladie» qui
sévit encore à Madagascar. VI. Avec la
proclamation en janvier du poulain d’Andry
Rajoelina comme nouveau président de la
République, est-ce le «terme» du bras de
fer entre les deux derniers présidents ?
Les «souverains» de l’actuel pays
(i)mérina remontent au 1 2e siècle. VII. La
population de Madagascar a surtout une
«ascendance»
austronésienne
sur
laquelle se sont greffées de multiples
migrations ethniques. Doublée dans le
pousse-pousse. VIII. Dans ce pays où 92
% des gens vivent au-dessous du seuil de
pauvreté, leurs «aspirations» se limitent à
l’horizon du lendemain. Ce «bois précieux
au nom de fleur», en abondance à
Madagascar, a été pillé pour fabriquer des
guitares. IX. «Cuit» comme un touriste qui
s’est trop longtemps exposé au soleil sur
les plages malgaches. «Inexistant»,
comme le pouvoir de l’Etat malgache. X.
Cette «activité économique» constitue la
principale source de revenu pour une
bonne partie de la population rurale de
Madagascar. XI. Les plus belles plages
Mardi 4 mars
1 8h30 à la Maison du Monde
Café de l’actu
L’association
" Génération Femmes "
Samedi 15 mars
1 4h à la Maison du monde
Assemblée Générale de
la Maison du Monde
Vendredi 21 mars
De 1 8h à 1 9h
Place des Terrasses de l’Agora
de l’île sont «sises» au nord-ouest,
protégées par une barre de corail. Dans
l’immense bidonville d’Anosibe près de la
capitale, les «charpardages» de sacs
d’oignons sont fréquents parce que c’est
ce qui se conserve le mieux.
Verticalement
1.
La «grande chanteuse» malgache Zaia
Saïd mène campagne contre Gibson,
fabricant américain de guitares, qui pille
Madagascar de l’essence citée en VIII
horizontal. Primaire, mais pas secondaire
pour l’avenir de l’île, une «couverture» de
plus en plus menacée. 2. Madagascar a
fait partie de ce «grand ensemble» colonial
français au prix de fortes résistances
lourdement réprimées, surtout par Gallieni
(entre 1 00 000 et 700 000 morts pour une
population de 3 millions de 1 896 à 1 905).
3. «Nourriture» de base des Malgaches.
Comme les sans espoir d’Anosibe après
l’absorption d’une bouteille de rhum. 4. Il
en existe quelques-uns, dans le canal du
Mozambique, au large des côtes
malgaches occupés seulement par des
militaires. «Prison», où se retrouvent
régulièrement les chapardeurs. 5. Au bout
de la capitale Tananarive. «Adjectif qui
précède Tropiques» dans le célèbre
ouvrage de Claude Lévy-Strauss consacré
aux Indiens et qu’on peut appliquer à
Madagascar. 6. L’action des hommes
contribue grandement à la «dégradation»
rapide des sols dans la Grande Ile. Au
cœur de la biodiversité malgache. 7. Un
peu de manioc. «Noble», comme le
peuple malgache qui résista à Gallieni. Le
cœur de la célèbre reine Ranavalo, exilée
à Alger par Gallieni. 8. Des «essaims» de
Cercle de silence
Mercredi 26 mars
1 7h30 à la Maison du Monde
Assemblée Générale
d’Artisans du Monde
Samedi 24 mai
Fête des 30 ans de la
Maison du Monde
criquets de 1 0 km de long et de 5 km de
large ont noirci le ciel malgache en juin
201 3. Grand fleuve africain qui a perdu la
tête. 9. Rien ni personne n’empêchera les
accapareurs de terres arables malgaches,
le coréen Daewoo entre autres, d’utiliser
des
organismes
transgéniques.
«Habituel», comme le trafic de tout ce qui
tombe sous la main d’un jeune d’Anosibe.
10. Encadrent la misère. Ce tourisme
«pervers» existe à Madagascar.
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SOLUTION - Grille n°11 8
L'Ukraine
entre Europe et Russie
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