Revue de presse n°151 du 12 au 18 mars

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Revue de presse n°151 du 12 au 18 mars
Observatoire de la Corruption
Revue de presse hebdomadaire
DU 12 AU 18 MARS 2011
N° 151
Dans ce numéro :
MAROC
INTERNATIONAL
A SAVOIR
2-12
13-14
15
Cette revue de presse est préparée par l’Observatoire de la Corruption
MAROC
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La presse nationale s’est intéressée cette semaine aux suites du discours royal et aux divers réactions et commentaires qu’il continue de susciter aussi bien au Maroc qu’à l’étranger.
Les scandales financiers, les procès pour corruption, détournements de biens et deniers publics et la mauvaise gouvernance, occupent aussi une large part, notamment dans la presse arabophone.
La conférence de presse organisée au club des avocats à Rabat par Transparency Maroc le jeudi 15 mars 2011, qui a
abordé la situation de la corruption au Maroc à la lumière des manifestations du 20 février, et l’évaluation de sa participation à l'action de l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC), a aussi été largement commentée par
la presse. La presse mentionne également le séminaire de présentation des résultats de l’indice de la société civile
(ISC) au Maroc.
FOCUS
17/03/2011
Transparency Maroc évalue sa participation à l'Instance centrale de prévention
de la corruption
« Transparency Maroc est en train d'évaluer sa
participation à l'action de l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC), a annoncé, jeudi à Rabat,
le Secrétaire général de cette ONG, M. Rachid Filali
Meknassi. Lors d'une conférence de presse, M. Filali
Meknassi a indiqué que Transparency Maroc "se prononcera, en l'espace de quelques semaines, et à la lumière de ses conclusions, sur sa participation à cette structure administrative, ainsi que sur les conditions que doit
réunir un cadre institutionnel en mesure de répondre
valablement aux attentes des citoyens, aux engagements
internationaux du pays et à l'ampleur du fléau de la corruption". Il a, dans ce sens, appelé les autres parties sié-
geant dans cette structure à emboîter le pas à Transparency Maroc, et à procéder à l'appréciation du degré
d'engagement des secteurs qu'elles représentent dans le
processus de lutte contre la corruption. Selon M. Filali
Meknassi, cette décision s'explique notamment par la
« fragilité du cadre juridique régissant cette instance, qui
ne l'habilite guère à mener des investigations et à s'acquitter efficacement de son rôle ».
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FOCUS
18/03/2011
La corruption persiste
« Transparency Maroc a tenu, hier à Rabat, une
conférence de presse au cours de laquelle elle s’est interrogée sur son rôle au sein de l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC). [...] Elle a tiré à boulets
rouges sur l’inertie du gouvernement face à la corruption au moment même où la revendication de la transparence gagne de plus en plus le terrain populaire. « Les
dizaines de milliers de personnes qui ont arpenté les rues
de nombreuses villes marocaines le 20 février ont exprimé leurs aspirations au changement démocratique en
dénonçant les différentes formes d’abus de pouvoir et
d’injustice que subissent les citoyen », rappelle le secrétaire général de Transparency Maroc, M. Rachid Filali
Meknassi […] A présent que la réforme de la Constitution est annoncée par le Roi, la gouvernance publique et
l’indépendance de la justice doivent trouver la voie de la
concrétisation. Ce n’est qu’à cette condition que la revendication de transparence et de reddition des comptes
aboutira enfin, selon Transparency Maroc. […] La volonté d’agir ne suffit pas. Transparency Maroc espère
que la réforme de la Constitution permettra à la lutte
contre la corruption de s’institutionnaliser, de mener des
actions et suivre leur exécution ».
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DIVERS
12-13/03/2011
Bonne gouvernance : les sociétés sur le gril
« La bourse de Casablanca analyse l’impact de
la bonne gouvernance sur la performance des sociétés
cotées. Depuis l’adoption du Code des bonnes pratiques
de gouvernance à l’initiative de la CGEM, des progrès
ont été réalisés. Mais le problème de l’indépendance du
CA et des comités d’audit reste posé, alors que le statut
d’administrateur externe n’est pas généralisé. Et si le
statut de la SA prévoit un équilibre des pouvoirs, il y a
encore confusion entre les fonctions stratégiques, d’exécution et de contrôle… Pourtant, comme l’a souligné
Rachid Belkahia, vice-président de l’Institut marocain
des administrateurs (IMA), l’entreprise cotée a tout à
gagner en clarifiant les rôles, vu le lien établi entre bonne gouvernance et performance. Surtout que la transparence influe sur la décision d’investir des institutionnels
internationaux qui sont prêts à payer une prime de risque
(40%) plus élevée que pour d’autres pays de la région ».
Cinq conseillers de la commune rurale de Ait Milk protestent contre les agissements
du président de la commune
Cinq conseillers se sont retirés de la session ordinaire destinée à l’examen du compte administratif de
la commune rurale d’Ait Milk (province de Chtouka-Ait
Baha), en protestation contre le refus du président du
conseil communal de mettre à leur disposition les documents justificatifs des dépenses de la commune
(factures, PV, rapports sur les associations bénéficiaires
de soutien). Les cinq conseillers ont adressé une lettre
au gouverneur de Chtouka Ait-Baha dans laquelle ils
soulèvent des violations de la charte communale, notamment la façon dont le président dirige les débats, ainsi
que sa manière d’imposer un système qui le protège de
la reddition des comptes.
Une commission d’enquête dans la commune d’Echemmaia
Lundi dernier, (7 mars 2011 ndlr), une commission de l’Inspection générale de l’administration territoriale (IGAT) s’est rendue à Echemmaia (province de
Youssoufia) pour enquêter sur la gestion communale qui
a fait l’objet de critiques de l’opposition qui a demandé
l’envoi d’une commission d’enquête.
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DIVERS
14/03/2011
Province d’El Jadida : faux, usage de faux et détournement de fonds publics
« Le juge d’instruction près la cour d’appel
d’El Jadida a ordonné, jeudi le placement sous mandat
de dépôt du chef de la division de l’urbanisme de la province d’El Jadida, ainsi que d’un architecte exerçant
dans le privé et d’un entrepreneur. Ils seraient impliqués
dans une affaire de faux, usage de faux et détournement
de fonds publics. Le juge d’instruction a ordonné, dans
le cadre de la même affaire, la poursuite de 11 autres
suspects, dont des ingénieurs et des techniciens de la
province, laissés en liberté provisoire après avoir été
auditionnés. L’affaire remonte à trois mois, quand sur
instruction du procureur général, la police judiciaire
avait ouvert une enquête sur les irrégularités signalées
par M. Lyazid Zellou, ancien gouverneur de la province
d’El Jadida et actuel wali de la région Chaouia Ouardigha, dans un marché relatif aux travaux d’extension de la
province d’El Jadida… ».
Efloussy : arrestation de l’actionnaire majoritaire
« Karim Bouquaâ, l’un des fondateurs d’efloussy, société spécialisée dans le transfert d’argent, a été
arrêté, jeudi 10 mars. Le juge d’instruction de la Cour
d’appel d’Aïn Sebaâ a décidé de le poursuivre en état de
détention. Chefs d’accusation : abus de biens sociaux,
faux et usage de faux, abus de confiance… Le plaignant
n’est autre que son associé Karim Rahal ».
Marrakech : préparatifs de la conférence des Parties à la Convention de l'ONU
contre la corruption
« Le ministre chargé de la Modernisation des
secteurs publics, Mohamed Saad Alami, a exposé aux
responsables de l'Organisation mondiale des parlementaires contre la corruption (GOPAC), les préparatifs
pour la tenue au Maroc de la 4e Conférence des Etats
parties à la convention des Nations unies contre la corruption, prévue du 24 au 28 octobre prochain à Marra-
kech [...]. La conférence proprement dite est un forum
gouvernemental, et des activités parallèles prévoient la
participation des parlementaires engagés dans la lutte
contre la corruption, ainsi que des associations de la société civile ».
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DIVERS
14/03/2011
Les fonctionnaires de la jeunesse et des sports demandent un audit des dossiers
du ministère
Les fonctionnaires du ministère de la jeunesse et
des sports demandent un audit des marchés conclus par
le ministère durant la période 2009-2010, notamment
ceux relatifs aux centres socio-économiques de proximité. Dans un document diffusé dans les services du ministère et dans les délégations provinciales et régionales,
les fonctionnaires réclament un audit de la liste des bénéficiaires des allocations, ainsi que du dossier des nouveaux recrutements effectués en 2010. Ils se sont inter-
rogés sur la décision du ministre Moncef Belkhayat de
recruter trois directeurs centraux étrangers au ministère,
sans prendre en compte les compétences existant dans
son département. Le document critique la politique de
Belkhayat qui -disent-ils- a tenté par tous les moyens de
céder des biens et des propriétés du ministère, menaçant
ainsi son équilibre financier.
Saïdia : un sit-in de protestation contre les agissements du pacha
Dimanche 6 mars 2011, plusieurs militants politiques et associatifs de la ville de Saidia ont organisé
un sit-in de protestation devant la place de la Kasbah
brandissant le slogan « tous pour la dignité ». Les manifestants ont dénoncé toutes les formes de corruption qui
se sont répandues dans la ville, notamment le népotisme, le clientélisme, des irrégularités dans la fixation des
prix des produits alimentaires et la hausse des factures
d’eau et d’électricité. Les manifestants ont également
réclamé des emplois, une mise à niveau des infrastructures de la commune, et l’amélioration des services sociaux, notamment la santé, l’éducation et le sport.
15/03/2011
Sefrou : dysfonctionnements au tribunal de première instance
Dans un communiqué intitulé « contraintes au
tribunal de première instance », et adressé au ministre de
la justice, au procureur général de la cour d’appel et au
bâtonnier de la ville de Fès, 29 avocats du barreau de
Sefrou dénoncent des dysfonctionnements au tribunal de
la ville. Ils citent notamment l’absence quasipermanente des juges, le non-respect des horaires et des
prononcés de jugements sans « attendus ». Ils dénoncent
aussi le fait que les juges « reçoivent des justiciables
dans leurs bureaux »; ils exigent que leur bâtonnier
prennent les dispositions légales qui s’imposent.
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DIVERS
La facture téléphonique de Sajid et de ses vice-présidents
Selon un document dont disposent les membres
du conseil municipal, les dépenses mensuelles des viceprésidents du conseil communal de Casablanca se chiffrent à plus de 20 000 DH chacun : téléphones, carburant, véhicules de location et indemnités mensuelles.
Selon ce même document, le budget communal réserve
mensuellement 10 000 DH à chaque président de commission et la facture téléphonique du maire se monte à
5000 DH par mois. Aziz Moumen, membre du conseil
de la ville, s’interroge : « est-il normal que l’adjoint au
maire dispose de 48 heures de téléphone par mois, et de
plus de 2000 DH de carburant quand le caïd de l’arrondissement qui travaille jour et nuit ne dispose lui que de
2 heures de téléphone, et de 650 DH de carburant ? ».
La session prévue le 22 mars réservée au compte administratif, promet d’être houleuse.
16/03/2011
Affaire des agréments : confirmation en appel des peines prononcées
au 1er degré
« La chambre criminelle d’appel chargée des
crimes financiers près la Cour d'appel de Salé a confirmé lundi le verdict rendu au 1er degré dans l'affaire des
agréments impliquant 23 personnes. La Cour a ainsi
confirmé les peines d'emprisonnement de 4 ans assorties de 5000 DH d’amende à l'encontre de Said Drissi,
accusé principal, de Youssef Sadki, et de quatre autres
accusés pour association de malfaiteurs et corruption, et
les a acquittés des autres chefs d’accusation. La cour a
également confirmé les peines prononcées à l'encontre
d'un inspecteur de police condamné au 1er degré à 3 ans
de prison ferme et à une amende de 5000 DH et de quatre autres accusés condamnés à deux ans d’emprisonne-
ment et à une amende, pour association de malfaiteurs
et corruption. La chambre a aussi confirmé le verdict
prononcé à l'encontre de dix autres condamnés à deux
ans de prison, dont un avec sursis, et une amende de
5000 DH chacun, et d'un autre condamné à un an de
prison avec sursis et une amende de 5000 DH. L'acquittement au 1er degré de cinq autres accusés, dont un
commissaire de police, un officier de police et un gardien de la paix ont été confirmés ».
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DIVERS
16/03/2011
Une ONG crie au scandale
« L’Association de solidarité pour les personnes
à besoins spécifiques d’Oulad Dahou (province d’Agadir) aurait fait l’objet de graves abus et de détournement
de fonds. Ses membres invitent le ministère de tutelle à
examiner de près ce dossier. A l’origine de ces
« mauvaises conduite », son président sur lequel pèsent
de lourdes accusations, comme l’a attesté le trésorier de
l’association : signature individuelle de chèques, alors
que cela devrait être fait conjointement avec le trésorier,
paiement du loyer de l’école supérieure de la santé
(Agadir) ainsi que du salaire de son directeur, transfert
de patients à l’étranger, facturation de frais de location
de voitures et de repas sur le budget de l’association…
Le trésorier ajoute que ce dossier est entre les mains de
la justice, en l’occurrence le tribunal de première instance d’Inezgane (Agadir) ».
Transparence et droit d'accès à l'information, piliers de tout projet de modernisation de la société
« La transparence et le droit d'accès à l'information sont les piliers indispensables à tout projet de modernisation et de démocratisation de la société, a affirmé M. Arnold Luethold, responsable au centre pour le
contrôle démocratique des forces armées à Genève
(DCAF). […] Pour sa part, le président du centre d'études en droits humains et démocratie (CEDHD), M. El
Habib Belkouch a indiqué que plusieurs initiatives gou-
vernementales, partisanes, et de la société civile ont été
prises, au cours des dernières années, pour garantir le
droit d'accès à l'information. […] Il a évoqué, dans ce
sens, le conseil de la concurrence, la commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel et le projet de l'administration électronique ».
Les marocains de Libye payent pour être rapatriés
Plusieurs Marocains qui ont été rapatriés de Libye ont révélé avoir fait l’objet d’un chantage de la part
de responsables de leur consulat à Benghazi et de l’ambassade du Maroc à Tripoli. Les Marocains rapatriés se
sont vus contraints de payer des « pots-de-vin
pour embarquer dans les bateaux qui devaient les rapa-
trier gratuitement ». Ils affirment aussi avoir été injuriés
par les responsables marocains.
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DIVERS
La réforme englobe « la lutte contre la corruption » ?
Dans sa dernière édition, l’hebdomadaire « Al
Michaal » revient sur les affaires de corruption qui ont
éclaté dans les années 90, impliquant de hauts responsables d’établissements publics au Maroc, (Crédit immobilier et hôtelier, Crédit Agricole, Banque populaire,
Royal Air Maroc, société COMANAV, CNSS), et caractérisées par la lenteur et l’impunité de ceux qui ont
détourné des deniers publics. Selon certains analystes,
l’absence d’indépendance de la justice serait responsable de cet état de fait. L’article s’est interrogé sur le rôle
de l’Etat dans la lutte contre la corruption en répondant
aux demandes du « Mouvement du 20 février », ainsi
que sur son rôle dans la concrétisation des réformes
constitutionnelles annoncées par le Roi. Il s’est également interrogé sur la volonté de l’Etat d’entamer des
réformes sans avoir traité les affaires de corruption en
cours. Pour Azzedine Akesbi, membre de Transparency
Maroc (TM), « le problème du monde arabe, en général,
et du Maroc, en particulier, réside dans la corruption liée
aux activités politiques et économiques. […] La réforme
de la justice a été lancée depuis quatre ans, durant le
mandat de l’ancien ministre Abdelouahed Radi, mais
rien n’a été fait […] Le traitement des affaires liées à la
corruption manque de sérieux. […] Parmi les responsables qui réclament la lutte contre la corruption on retrouve des noms impliqués dans des affaires liées à ce fléau.
[…] Les revendications de réformes à Casablanca ont
été violemment étouffées, ce qui confirme que l’Etat ne
veut pas rompre avec les pratiques du passé ».
17/03/2011
Tentative de corruption à Fquih Ben Salah : deux italiens ont tenté de changer la date de naissance de Ruby
« Ruby, alias Karima El Mahroug, qui fait trembler Berlusconi, n'a pas fini de faire parler d'elle. Une
enquête du journal italien “Il Fatto Quotidiano“, parue le
10 mars 2011, révèle une sombre tentative de corruption
visant à rajeunir (sic) de 2 ans la jeune escort-girl sur les
registres de l’état civil marocain, rapporte Atlasinfo.
Ainsi, le 7 février dernier, deux Italiens (encore non-
identifiés) se seraient rendus à la mairie de Fquih Ben
Salah, ville natale de Karima El Mahroug, et auraient,
moyennant finance, demandé que la date de naissance
de Ruby figurant sur les documents officiels soit avancée de 1992 à 1990. La responsable du registre aurait
refusé ».
Stop corruption
« L’Instance centrale de prévention contre la
corruption organise un point de presse le 22 mars à Rabat, pour présenter ses propositions prioritaires pour in-
suffler une nouvelle dynamique à la politique de prévention et de lutte contre la corruption ».
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DIVERS
Au moins 20 fonctionnaires et conseillers de la municipalité d’El Jadida convoqués
par le procureur général
Selon une source bien informée, 20 fonctionnaires de la commune d’El Jadida ont été convoqués devant
la cour d’appel afin d’être interrogés sur plusieurs dossiers, actuellement soumis à la justice. Ces dossiers sont
liés aux irrégularités relevées par la Cour régionale des
comptes durant le mandat précédent. Parmi elles, figurent le marché passé pour la réparation de la balance du
marché de gros des légumes, et d’autres irrégularités
liées à l’organisation d’une exposition commerciale sur
un terrain public. Le rapport a relevé également la cession gratuite de lots de la commune pour la construction
de cafés sans autorisation préalable du conseil communal.
Licenciement abusif d’un ingénieur pour sa supposée implication dans une affaire
de corruption
Cela fait onze ans que l’ingénieur Mohamed
Belahsen a été licencié sans motif de son poste de responsable d’un chantier dont le montant dépassait 300
millions de dirhams, dans le cadre du projet de l’autoroute Casablanca - Settat. M. Belahsen a découvert plus
tard que son licenciement a servi de prétexte au camouflage d’une grosse affaire de corruption impliquant
Bouamar Taghouane, l’ancien ministre de l’équipement
et des transports. L’opération concerne le montant d’un
marché qui a atteint 110 milliards de dirhams, dépas-
sant ainsi les 85 milliards de dirhams initialement prévus. Durant ces 11 ans, l’ingénieur licencié a rencontré
en vain certains responsables, notamment l’ex-ministre
Bouamar Taghouane et Othmane Fassi-Fihri, directeur
général de la Société nationale des autoroutes du Maroc, dans l’espoir de connaître le motif exact de son
licenciement. Il a alors commencé la collecte de documents qui, selon lui, ne révèlent qu’une petite partie de
l’iceberg.
18/03/2011
Tanger : le conseil de la ville au bord de l’implosion
« La scène était inhabituelle et a laissé tout le
monde pantois, mercredi dernier lors de la session de
février du conseil de la ville de Tanger. Un membre du
conseil, Ahmed Bouattiya a sorti une liasse de billets de
sa poche et l’a posée sur son pupitre en déclarant que
deux membres du conseil lui auraient donné ces 20.000
DH pour boycotter les réunions du conseil. Devant ces
graves accusations, la salle s’est enflammée et les pro-
testations des deux présumés corrupteurs ont dépassé les
murs de la salle de réunion. Face à ce débordement, le
président du conseil, Fouad El Omari a décidé la levée
de la séance et a quitté la salle. L’opposition a répliqué,
comme l’y autorise la charte communale, en désignant
Hassan Belkhaidar pour présider la séance ».
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DIVERS
L’indice de la société civile : gouvernance, là où le bât blesse
« Le manque de financements étatiques et les
problèmes de gestion sont les principaux obstacles à
l’action des ONG nationales […] L'indice, élaboré avec
l'appui du ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité et du PNUD, répond au besoin
« d'une meilleure connaissance de la société civile, de
ses forces et faiblesses », selon Anass El Hasnaoui, président de l'Espace Associatif. Pour consolider le développement de la société civile au Maroc, les auteurs du
rapport jugent nécessaire de mettre l'accent sur l'aspect
financement considéré comme la clef de voûte pour le
développement des organisations de la société civile. A
cet effet, ils plaident pour la création d'un fond spécial
de financement et de promotion de la société civile. L'allocation des ressources publiques à ces organisations
doit se faire, selon le rapport, sur la base de critères précis et connus de tous et rompre avec les procédures actuelles souvent discrétionnaires. Sur le volet de la gouvernance et de la transparence, le rapport estime nécessaire d'établir des cahiers des charges définissant les
profils requis et les conditions de réalisation du travail
demandé aux ONG. L'élaboration de rapports financiers
et moraux et leur soumission à la discussion avant la
tenue des assemblées générales sont également recommandées […]».
Rachid Filali Meknassi : « l’ONE a un passif alarmant en matière de gouvernance »
Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire
Puce, M. Rachid Filali Meknassi, secrétaire général de
Transparency Maroc, déclare à propos de l’octroi du
marché de communication sur la fusion de l’ONE et de
l’ONEP à la société Media Consulting, que « […] ce
projet même de fusion est un élément de scandale.
C’est une fusion qui échappe largement au contrôle, et
dont la justification même reste à établir ». Selon lui
« l’ONE a un passif alarmant en matière de gouvernance. L’attribution des quatre premières tranches pour
l’exploitation de la centrale Jorf Al Asfar demeure une
tache noire dans les annales de cet établissement public.
Au sujet de l’attribution des cinquième et sixième tranches, les éléments du dossier du litige porté devant les
tribunaux des Etats-Unis apportent de graves accusations de corruption ».
Les jeunes du 20 février offrent des fleurs aux policiers
Dans un acte sans précédent, les jeunes du
« Mouvement du 20 février » sont sortis, jeudi 17 mars
2011, dans la capitale pour offrir des fleurs aux policiers. Le but : envoyer un message fort destiné aux administrations de l’Etat, notamment celle de la sûreté nationale, pour mettre fin à la corruption qui ronge ces
institutions. Cette semaine, les jeunes du « Mouvement
du 20 février » ont présenté un programme diversifié,
consistant à organiser une campagne de don de sang,
mercredi 16 mars, et à offrir des fleurs aux policiers. Le
mouvement organisera une manifestation identique à
celle du 20 février dans toutes les villes du Royaume,
avec comme slogan « tous pour le changement ».
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DIVERS
La société du ministre de la jeunesse et des sports entre en concurrence pour la
distribution du tabac
Selon des sources bien informées, la société DISLOG, propriété de Moncef Belkhayat, ministre de la
jeunesse et des sports, est entrée en concurrence pour la
distribution du tabac au Maroc. Les autres sociétés
concurrentes ont exprimé leur étonnement quant à l’intérêt que montre cette société pour le marché de tabac. Le
site Lakome s’interroge aussi sur le rapport entre le secteur de la jeunesse et des sports et la distribution du tabac. D’autres voix s’élèvent pour dénoncer l’intervention des hommes d’Etat dans les affaires commerciales.
Nomination de Abdelaziz Benzakour à la tête de «l'Institution du Médiateur», instance nationale indépendante et spécialisée créée en remplacement de Diwan AIMadhalim
Outre le pouvoir de mener des enquêtes et des
investigations et d'engager des démarches de médiation
et de conciliation, l'«Institution du Médiateur» est habilitée à proposer d'engager des poursuites disciplinaires
ou saisir le parquet, conformément aux dispositions de
la loi, et à faire des recommandations concernant l'assistance judiciaire à apporter notamment aux personnes
les plus démunies et aux personnes en situation de précarité. Cette institution a été, également, érigée en force
de proposition pour raffermir les principes de bonne
gouvernance dans la gestion des services publics,
conforter les valeurs de transparence et de moralisation,
et répondre aux impératifs d'amélioration de la performance de l'Administration et de sa modernisation.
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14/03 /2011
Israël : l'ex-Premier ministre Ehud Olmert va être inculpé pour corruption
« Le Parquet israélien va inculper 18 personnes,
dont l'ancien Premier ministre Ehud Olmert, pour corruption, dans le cadre d'un scandale immobilier, a indiqué lundi le ministère de la Justice. La police israélienne
avait recommandé l'inculpation pour corruption de l'exchef du gouvernement, impliqué dans l'affaire dite du
"Holyland", un énorme scandale immobilier à Jérusalem, du temps où Olmert était maire de la ville."Selon
les preuves en notre possession, il apparaît qu'une longue liste de fonctionnaires travaillant à la mairie de Jéru-
salem a reçu des pots-de-vin pour promouvoir le projet
immobilier de « Holyland » et les intérêts de ses investisseurs", affirme un communiqué du ministère. Ehud
Olmert, son successeur à la mairie Ouri Loupolianski, et
d'autres responsables municipaux sont soupçonnés
d'avoir touché ou d'avoir versé des pots-de-vin pour promouvoir ce projet immobilier. Ils sont également suspectés de faux et usage de faux et d'abus de confiance ».
15/03 /2011
Damas : une manifestation "pour la liberté et contre la corruption" dispersée par la
force
« Quelques dizaines de Syriens ont manifesté
mardi à Damas appelant à la liberté, à des réformes et à
la lutte contre la corruption, selon des témoins et des sites internet de l'opposition. Selon des témoins des jeunes
hommes qui se trouvaient près de la Mosquée des
Omeyyades dans le vieux Damas ont scandé des slogans,
alors que la loi d'urgence en vigueur depuis 1963 interdit
les manifestations en Syrie. Les manifestants ont été dis-
persés par les forces de l'ordre qui ont arrêté deux d'entre
eux. Une page Face book intitulée "la révolution syrienne contre Bachar al-Assad 2011" compte près de 40.000
fans ».
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15/03 /2011
En Grèce, même la corruption est en crise selon l'ONG Transparency
« La corruption, une des plaies de la Grèce, a
elle aussi été frappée en 2010 par la crise économique
plombant le pays, avec pour la première fois depuis quatre ans un recul des cas recensés, selon une étude présentée mardi par l'ONG Transparency international. En
2010, 10,4% des foyers ont signalé un cas de corruption,
contre 13,4% en 2009, selon ce rapport, fondé sur un
sondage réalisé annuellement depuis 2007 auprès d'un
échantillon de quelque 6.000 personnes. Le "chiffre d'affaires" de cette pratique est également estimé en recul, à
quelque 632 millions d'euros, dont le plus gros, 394 mil-
lions, provenant des pots-de-vin dans le secteur public,
contre 787 millions d'euros un an plus tôt. Le président
de Transparency-Grèce, Costas Bakouris, a jugé cette
embellie "encourageante" lors d'une conférence de presse. Il l'a toutefois attribuée davantage à la chute du niveau de vie des Grecs soumis depuis le printemps dernier à une rigoureuse cure d'austérité qu'à un sursaut
moral ».
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A savoir
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L’Indice de la société civile (ISC)
L’Indice de la société civile (ISC) est un indicateur destiné à appréhender et évaluer l’état de la société civile dans un pays donné. Mené dans près de 60 pays de par le monde, avec la collaboration du
programme CIVICUS et du PNUD, cet indice permet également le développement et le renforcement de la dynamique de la société civile afin de l’orienter vers des axes prioritaires d’actions, quel
que soit le contexte du pays. Au Maroc, il a été réalisé au terme d’un processus en 11 étapes, basé sur
une approche comparative et participative auprès d’un échantillon de la population (1.297 personnes), de structures associatives (211 unités) ainsi que d’experts dans le domaine. Globalement, et sur
les cinq aspects que couvre l’indice, il ressort que l’engagement citoyen a obtenu un score de 43,3%,
la dimension organisationnelle 50,5%, alors que la perception des impacts est la plus élevée, avec un
score de 61,8%. La dimension pratique des valeurs obtient 59,2% et l’environnement national 57%.
Au vu du score parfait qui est de 100% pour chaque aspect, ceux du Maroc paraissent assez modestes
et doivent s’inscrire dans une perspective comparative avec d’autres pays afin de mieux mesurer le
dynamisme de la société civile marocaine sur la période 2008-2010 qui correspond à celle qui a été
concernée par l’enquête.
Sources : Les échos, http:www.civicus.org
Contact :
TRANSPARENCY MAROC
Observatoire de la Corruption
Résidence Kays, Immeuble D,
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