Focus sur l`actualité de la création d`entreprise
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Focus sur l`actualité de la création d`entreprise
SIC www.experts-comptables.fr 351 MAI 2016 LE MAGAZINE DE L’ORDRE DES EXPERTSCOMPTABLES Bruxelles vous accueille du 28 au 30 septembre P. 14 VIE DE L’ORDRE Focus sur l’actualité de la création d’entreprise P. 8 FOCUS Journée du Conseil : Expert-comptable#Expert-conseil Rendez-vous avec la profession le 22 juin https://conseil.experts-comptables.com P. 16 VIE DE L’ORDRE conseil DÉMATÉRIALISATION COLLABORATIF CEGID BOX LA PERFORMANCE AU CŒUR DE LA PROFESSION COMPTABLE Cloud Services & Software ÉDITORIAL Le conseil et la fiscalité au cœur de notre expertise A près quatre congrès consacrés à l’évolution des cabinets, le premier congrès de l’Ordre tenu en dehors de nos frontières nationales portera sur un thème résolument technique, au cœur de notre ADN professionnel : la fiscalité et son étroite connexion avec la comptabilité. Expert-comptable, Expert fiscal ! Dans un marché unique en construction de plus de vingt millions d’entreprises et d’un demimilliard d’habitants, l’évolution de l’expertise comptable “à la française” sera probablement déterminée par sa capacité à faire valoir ses atouts, mais aussi et surtout à accompagner les entreprises dans leur globalité et à leur dispenser un conseil de qualité, notamment en matière fiscale. Le conseil ! Dans une économie numérisée où la comptabilité est en voie d’automatisation avancée, l’avenir des expertscomptables passera donc par leur capacité à générer davantage de valeur ajoutée et à la vendre. En déconnectant enfin la prestation de mission de conseil d’une mission comptable principale, la loi Macron du 6 août 2015 a ouvert le périmètre des experts-comptables et a favorisé le développement des missions de conseil. Parce que nous ne devons pas rater ce rendez-vous historique de notre profession avec les missions de conseil, le Conseil supérieur organisera, le 22 juin prochain, une grande Journée du Conseil pour faire le point sur notre nouveau périmètre d’intervention, nous approprier les “ principales missions à développer et nous aider à formaliser notre offre. Positionner l’expert-comptable comme un conseil de référence et de confiance au niveau européen, c’est également apporter des réponses positives aux préoccupations récemment exprimées avec force par les pouvoirs publics européens. Le 71e Congrès de l’Ordre, à Brussels Expo, du 28 au 30 septembre 2016, sera l’occasion de porter, avec nos homologues européens, des propositions communes de réformes, de convergence et de simplification des règles fiscales en Europe. Vous retrouverez dans ce congrès exceptionnel tous les ingrédients qui font l’attrait et le succès habituels de nos congrès : des conférences de très grande qualité technique, des formats courts d’actualisation des connaissances, un espace partenaire particulièrement dynamique... mais également beaucoup de surprises ! Bref, ce 71e Congrès de l’Ordre, réunit tous les ingrédients d’un très grand congrès qui nous permettra d’être nous-mêmes, au cœur de l’Europe. Retrouvez toutes les informations sur www.71.experts-comptables.com et inscrivez-vous en ligne jusqu’au 15 juin pour bénéficier d’une réduction sur les droits d’inscription. Dans une économie numérisée où la comptabilité est en voie d’automatisation avancée, l’avenir des experts-comptables passera donc par leur capacité à générer davantage de valeur ajoutée et à la vendre. ” Philippe Arraou Président du Conseil supérieur MAI 2016 SIC 352 3 © 03/2016 / WWW.GROUPEC2-360.COM / Crédits photos : © pressmaster - Fotolia.com SOMMAIRE 8. FOCUS 3. ÉDITORIAL Panorama de l’actualité de la création d’entreprise 6. EN BREF Zoom sur l’actualité 2015 et 2016 de la création d’entreprise. 14.VIE DE L’ORDRE 71e Congrès de l’Ordre : Bruxelles vous accueille ! EXERCICE PROFESSIONNEL 23.Application aux experts-comptables de l’information triennale des salariés sur la reprise d’une société 16.Journée du Conseil : Expert-comptable #Expert-conseil 24. Les principales mesures du projet de loi Travail 28.Recours à des micro-entrepreneurs : quelles précautions doivent prendre les entreprises ? 18.Une profession et des entreprises engagées dans la RSE 19.L’Anecs fête ses 70 ans ! 30.Bientôt la généralisation du bulletin de paie électronique ? 31.Migration Sepa : maîtriser les codes rejets p. 28 33.Sociétés pluri-professionnelles et devoir de conseil : quelles actualités ? 34.Comptes de campagne : en route vers 2017 ! 20.Conseil Sup’ Services Performance 35. Logiciels malveillants : un fléau à plus d’un titre 36. L’Intec : 80 ans au service des professionnels de la comptabilité et de l’audit 38.Synthèse des étapes de la réforme de la commande publique 21.Réforme de la carte régionale ordinale p. 21 22.Adhérer au Club fiscal : quels avantages ? 32. Impôt sur le revenu 2016 : les principales nouveautés 40.Analyse sectorielle « Pharmacie » : le traitement idéal pour soigner vos missions 42.Télétransmission des bilans à la Banque de France a c t u s des régions 50.A LIRE DANS LA RFC 44. Nord Pas-de-Calais - 46. Pays de Loire - 48. Paris Ile-de-France L’expert-comptable au service du particulier Revue mensuelle de l’ordre des experts-comptables éditée par Experts-Comptables Services • 19, rue Cognacq-Jay 75341 Paris cedex 07 • Tél. 01 44 15 60 00 • Fax 01 44 15 90 05 • Tirage : 29 800 exemplaires • Directeur de la publication : Philippe Arraou, président • Directeur délégué de la publication : Olivier Salamito, secrétaire général • Rédacteur en chef : René Keravel, président de la commission Publications • Rédacteurs en chef adjoints : Frédéric Girone, Pierre Grafmeyer, Pierre-Alain Millot • Comité de rédaction : F. Balden, P. Boyer, A. Chandioux, A. Delemer, C. Dumont, A. Fages, E. Ferdjallah-Cherel, G. Filho, M. Laqhilia, J. Liziard, U. Lopez, G. Patetta, O. Salamito, H. Tondeur • Secrétaire de rédaction : Justine Liziard • Maquette et infographie : Françoise Balden • Fabrication : Catherine Licini • Régie de la publicité : APAR - Tél. 01 41 49 02 90 • Impression : Imp. Fabrègue • Saint-Yrieix – Limoges – Paris • Dépôt légal : Mai 2016 • Abonnements • (non-membres de l’Ordre) • France et étranger 93,76 e • supplément avion 44,21 e • Agences - 33 % • Ets d’enseignement - 50 % règlement à l’ordre d’Experts Comptables Services • Liste des annonceurs • Cegid 2e de couv. • ACD p. 4 • Malakoff p. 7 • Revue Fiduciaire p. 9 • Intuit p. 26-27 • Exact p. 43 • ECS 3e de couv. • Sage 4e de couv. Votre magazine SIC est imprimé sur du papier issu d’une fabrique certifiée ISO 14000/EMAS imprimeur labellisé IMPRIM’VERT. MAI 2016 SIC 352 5 En bref Point sur le dispositif lutte anti-blanchiment (LAB) Pour rappel, le Conseil supérieur de l’ordre des experts- comptables vous aide à remplir vos obligations en matière de LAB. A ce titre, il vous propose des formations gratuites. Pour tout renseignement, n’hésitez pas à contacter votre institut régional de formation ou à consulter le site du CFPC : www.cfpc.net. Ce n’est pas la participation à ces formations gratuites, organisées par l’Ordre, qui est obligatoire, mais le fait de suivre une formation sur la LAB. Dans l’hypothèse où vous ne suivez pas l’une de ces formations gratuites, votre formation doit être malgré tout d’une durée prévisionnelle au moins équivalente à ces dernières. Il sera par ailleurs prochainement demandé à tous les professionnels de remplir l’attestation LAB suivante : « Atteste avoir suivi, depuis septembre 2010, une formation sur la lutte anti blanchiment d’une durée prévisionnelle d’une demi-journée (ou 4h) minimum o Oui o Non, mais je m’engage à en suivre une d’ici mai 2017 » 71e Congrès : les inscriptions sont ouvertes ! N’attendez plus et inscrivez-vous sans plus tarder au 71e Congrès de l’Ordre des experts-comptables qui se déroulera pour la première fois à Bruxelles, capitale européenne. Jusqu’au 15 juin 2016, bénéficiez de 20 % de remise sur vos droits d’inscription. www.71.experts-comptables.com Les formations du CFPC Pour développer des missions dans le domaine de la création d’entreprise, utilisez les formations mises à votre disposition « Monter un business plan : de la création au développement de l’entreprise » (GES173, 7 h) Lors de la création de l’entreprise ou pour une étape importante de croissance, les dirigeants ont besoin d’établir leur plan de développement pour formaliser leurs choix et chiffrer les hypothèses correspondantes. L’expert-comptable est le mieux placé pour aider le client à monter son business-plan en participant à sa réflexion stratégique de l’entreprise, en portant un œil extérieur et critique sur les hypothèses et en apportant sa technicité pour l’élaboration du document souvent demandé pat les tiers financeurs. « La création d’entreprise, un axe de développement incontournable » (GES102, nouveau, 7 h) Les créateurs d’aujourd’hui sont vos clients de demain ! Bien pilotés par vos soins dès le démarrage, ce seront des clients porteurs de missions à forte valeur ajoutée. Pour faire de la création, un axe de développement rentable et pérenne, il vous faut professionnaliser la démarche et pourquoi pas, créer une ligne de services dédiée pour vous faire connaître, savoir repérer les bons projets et accompagner de manière efficace les futurs chefs d’entreprise. 6 SIC 352 MAI 2016 « Comment accompagner un créateur d’entreprise » (GES205, nouveau, 7 h) Recevoir un porteur de projet de création, l’aider à faire les bons choix et l’accompagner dans la phase de lancement pour le conduire à la réussite, c’est une expérience passionnante et enrichissante. Cela nécessite des compétences relationnelles et des connaissances dans les domaines financier, fiscal, social, administratif et juridique. Les jeunes entreprises innovantes et les Start-UP (GES101, nouveau, 7 h) Les nouvelles entreprises qui investissent dans la recherche et le développement (R&D), ayant le statut de jeune entreprise innovante (JEI) ou de jeune entreprise universitaire (JEU), peuvent bénéficier d’exonérations fiscales et sociales. Connaître ce dispositif permettra aux professionnels d’accompagner ces “jeunes pousses” et de les intégrer dans leur portefeuille clients comme des entités porteuses d’avenir en termes de missions à forte valeur ajoutée. Lire Focus p.6 sur la création d’entreprise AGJE1604-5477 - crédit photo : Miguel Sandiha 32,6 % des salariés sont absents au moins une fois par an * et 53 % seraient intéressés par des services pour améliorer leur sommeil ** Avec Malakoff Médéric, associez des services de prévention innovants aux contrats santé et prévoyance pour concilier santé des salariés et performance de votre entreprise. Profitez d’une expérience sectorielle dans 68 branches et de l’accompagnement de tous nos conseillers en région pour mettre en place la complémentaire santé et la prévoyance pour vos salariés. Souscrivez et gérez facilement en ligne la complémentaire santé pour votre entreprise. Bénéficiez d’une complémentaire santé qui vous permet : - d’accompagner vos salariés au quotidien, avec un programme de e-coaching santé personnalisé afin d’agir sur les principaux facteurs de risque santé comme le sommeil ; - de disposer de services d’orientation dans nos réseaux de soin pour donner accès à vos salariés à des soins de qualité tout en maîtrisant leur reste à charge. * Données analysées issues des déclarations annuelles des données sociales de 2014. ** Étude santé bien-être au travail 2015 réalisée auprès de 3500 salariés représentatifs du secteur privé français. Pour plus d’informations : malakoffmederic.com santé - pré voyance - épargne - r e tr aite FOCUS Panorama de l’actualité de la création d’entreprise En 2015, 525 091 créations d’entreprise ont été enregistrées dont 43 % d’auto-entrepreneurs1 ; cette année aura été la première année de baisse du nombre de créations d’entreprises après une période de stabilité depuis 2011 avec 550 000 créations en moyenne par an. Cette baisse est liée à la réduction du nombre d’auto-entrepreneurs (-21 %) alors que les créations d’entreprises “classiques” sont en revanche en hausse de + 13 %. La tendance à la hausse du nombre de créations de SAS/SASU s’est par ailleurs confirmée en 2015. Zoom sur l’actualité 2015 et 2016 de la création d’entreprise. Mesures relatives aux entrepreneurs individuels L’auto-entrepreneur “devient” un micro-entrepreneur Depuis le 1er janvier 2016, tout nouveau microentrepreneur relève du régime du micro-social, sauf option pour le paiement de cotisations minimales du régime de droit commun des travailleurs nonsalariés afin de bénéficier d’une meilleure protection sociale. Les micro-entrepreneurs existants au 31 décembre 2015 continuent de relever du régime social de droit commun, sauf option pour le régime microsocial. Les taux de cotisations sociales dans le régime micro-social2 sont fixés pour 2016 à : upour un artisan ou commerçant réalisant des ventes de marchandises = 13,4 % ; upour un artisan ou commerçant réalisant des prestations de services = 23,1 % ; upour une profession libérale relevant de la CIPAV = 22,9 %. Ouverture d’un compte bancaire dédié Depuis 2015, tout micro-entrepreneur est tenu d’avoir un compte bancaire dédié. Insaisissabilité de droit de l’habitation principale Depuis le 8 août 2015, l’entrepreneur individuel n’a plus de démarche à accomplir pour bénéficier de la protection de sa résidence principale. Cette dernière est désormais insaisissable de droit par les créanciers dont les droits naissent à l’occasion de son activité professionnelle. L’entrepreneur peut renoncer à cette protection dans des conditions de forme identiques à celles applicables à la déclaration 8 SIC 352 MAI 2016 d’insaisissabilité des autres biens fonciers (établissement d’un acte notarié devant faire l’objet d’une publication). Obligation d’immatriculation au RCS ou au RM Tous les micro-entrepreneurs exerçant une activité commerciale ou artisanale doivent désormais s’immatriculer, selon l’activité exercée, au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) ou au Répertoire des Métiers (RM). Mesures relatives aux sociétés L’ordonnance n° 2015-1127 du 10 septembre 2015 a réduit de sept à deux le nombre d’actionnaires minimum dans une société anonyme non cotée, sans changer les règles d’administration, de fonctionnement et de contrôle de ces sociétés. Le nombre d’actionnaires minimum dans les sociétés cotées reste quant à lui fixé à sept. Depuis le 1er juillet 2015, l’enregistrement des statuts au service des impôts lors de la création d’une société est supprimé. Mesures relatives aux activités artisanales Stage de préparation à l’installation La dispense de Stage de Préparation à l’Installation (SPI) dont bénéficiaient les personnes relevant du régime micro-social à leur création ou en cas de dépassement des seuils d’imposition au régime fiscal de la micro-entreprise est supprimée. Justification de la qualification professionnelle Depuis le 1er octobre 2015, la chambre de métiers et de l’artisanat est tenue de vérifier la qualification 1. Source : La création d’entreprises en France en 2015 – APCE – mars 2016 2. Hors cotisation relative à la formation professionnelle continue MISSION FIDU SAAS FIDU-SAAS Assurances Les personnes exerçant une activité artisanale réglementée ainsi que les micro-entrepreneurs relevant du régime micro-social doivent indiquer, sur chacun de leurs devis et sur chacune de leurs factures, l’assurance professionnelle, dans le cas où elle est obligatoire pour l’exercice de leur métier, qu’ils ont souscrite au titre de leur activité, ainsi que les coordonnées de l’assureur ou du garant, et la couverture géographique de leur contrat ou de leur garantie. Par ailleurs, toute entreprise dont la responsabilité décennale peut être engagée doit, depuis le 8 août 2015, joindre aux devis et factures qu’elle établit une attestation de cette assurance conforme à un modèle fixé par arrêté. Aides Accre Suite à la loi n°2015-990 du 6 août 2015, les jeunes de 18 à 25 ans révolus et les personnes de moins de 30 ans non indemnisées ou reconnues handicapées n’étaient plus éligibles à l’exonération de charges sociales au titre de l’Accre depuis le 7 août 2015. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2016 a rétabli, de façon rétroactive à compter du 1er janvier 2015, dans la liste des bénéficiaires de l’aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’une entreprise (Accre) : ules personnes âgées de 18 à moins de 26 ans ; u les personnes de moins de 30 ans reconnues handicapées par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, ou qui ne remplissent pas la condition de durée d’activité antérieure pour ouvrir des droits à l’allocation d’assurance chômage. Arce L’aide à la création d’entreprise (Arce), versée sous forme de capital par Pôle emploi, est fixée, depuis le 1er avril 2015, à 45 % (au lieu de 50 %) du reliquat des droits aux allocations chômage restants au jour de la création d’entreprise ou à la date de l’obtention de l’Accre (si cette date est postérieure). Aide à la création d’entreprise versée par l’Agefiph Depuis le 1er avril 2016, l’aide versée par l’Agefiph, sous certaines conditions, aux personnes handicapées créant leur entreprise est réduite de 6 000 à 5 000 euros. p * Software as a Service Choisissez l’effet 2 en 1 de FIDU-SAAS Pour la production fiscale de l’IR/ISF, le mode « SaaS », découvrez tous 1. Avec les gains de productivité et de confort informatique que vous pouvez réaliser. Votre outil est accessible 24h/24 via une connexion Internet sur n’importe quel support informatique. Une application vous permet également de travailler en mode non connecté. à l’efficacité et la fiabilité d’un 2. Associé logiciel de calcul et de déclaration de l’IR/ISF et de la déclaration 2072 des SCI reconnu depuis plus de 15 ans. 320162148 professionnelle de la personne exerçant le contrôle effectif et permanent de l’activité au sein de l’entreprise (copie de diplôme ou de titre équivalent), ou à défaut, l’engagement de recruter un salarié qualifié professionnellement pour assurer ce contrôle (copie du contrat de travail). A défaut de transmettre ces éléments dans les trois mois, les entreprises sont radiées d’office. POUR LE TRAITEMENT DE L’IMPÔT DE VOS CLIENTS : GAGNEZ EN CONFORT ET EN PRODUCTIVITÉ AVEC LE MODE « SaaS »* Un logiciel fiable pour les 4 TEMPS FORTS DE LA FISCALITÉ PERSONNELLE de vos clients LA GARANTIE D’ÊTRE À JOUR DES DERNIÈRES MESURES FISCALES 1. DÉCEMBRE Préparer les dossiers clients 2. MARS Déclarer le résultat de la SCI 3. AVRIL/MAI Calculer l’Impôt sur le Revenu 4. MAI Déclarer l’ISF UNE QUESTION, UN CONSEIL ? Contactez le service commercial au 01 47 70 44 44 ou [email protected] FOCUS Création d’entreprise : comment développer sa mission d’accompagnement ? Un ensemble d’outils, développés par le Conseil supérieur, est à disposition des confrères et consœurs pour les accompagner à chaque étape de la création d’entreprise de leurs clients. Pour faire venir vos clients de demain dans vos cabinets : « Business story : votre projet a rendez-vous avec un expertcomptable » Ce dispositif national permet aux porteurs de projet de bénéficier de trois rendezvous gratuits sans engagement ultérieur avec un expert-comptable volontaire pour réaliser une ou plusieurs prestations proposées dans le dispositif. Le porteur de projet identifie et entre en contact avec un expert-comptable volontaire à partir de la plateforme de mise en relation en ligne: www.business-story.biz Lors du premier rendez-vous, l’expertcomptable et le porteur de projet déterminent la ou les prestations qui seront réalisées dans le dispositif en fonction des attentes et de l’état d’avancement du projet. Une lettre de mission précisant la gratuité de l’intervention de l’expert- comptable dans le cadre de Business story est signée. Pour vous inscrire comme expert- comptable volontaire dans Business story à partir de la plateforme ordinale des solutions connectées : network.experts- comptables.org Pour faciliter la réalisation de vos missions Kit Mission « Accompagner ses clients dans la création d’entreprise » Ce kit met à votre disposition, sous clé USB, les outils pour réaliser pas à pas votre mission ainsi que l’ouvrage « Choix de la forme juridique de l’entreprise ». Certains documents sont dédiés spécifiquement aux 10 SIC 352 MAI 2016 experts-comptables (supports de communication, exemples de lettre de mission, grille d’entretien, etc.), d’autres ont vocation à être remis aux porteurs de projet (organisation administrative et comptable). Le Kit Mission est disponible auprès de la Boutique de l’Ordre : www.boutique-experts-comptables.com Outil d’aide au choix de la forme juridique Choisir un statut juridique est souvent une étape complexe pour un créateur d’entreprise. Les acteurs intervenant dans cette étape sont nombreux. Doter la profession d’outils pour valoriser l’accompagnement de l’expert-comptable www.experts-comptables.fr dans cette phase de la création d’entreprise est donc important pour encourager les clients à poursuivre plusieurs simulateurs sont disponibles : une relation de confiance et de proximité ucertains sont consacrés au micro-entrepreneur/auto-entrepreneur pour comparer avec un cabinet. Réservé aux experts-comptables, l’outil les charges correspondant au régime de la d’aide au choix de la forme juridique per- micro-entreprise avec ou sans option pour met, à partir d’un questionnaire à ren- le Versement Fiscal Libératoire (VFL) et au seigner avec le créateur d’entreprise, de réel d’imposition ; un autre est dédié à l’Entrepreneur déterminer les formes juridiques les plus u appropriées à son projet et de lui remettre Individuel à Responsabilité Limitée (EIRL) un rapport personnalisé. Pour le décou- comparant les charges sociales et fiscales vrir, il suffit de se connecter dans l’espace selon les différents régimes d’imposition et privé du site internet de l’Ordre, www. d’impôt sur les bénéfices applicables à un experts-comptables.fr, rubrique « Outils et EIRL et à une Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL). Services ». Ces outils sont accessibles dans l’espace public du site internet de l’Ordre, www. Simulateurs de calcul de charges experts-comptables.fr, rubrique « Outils et fiscales et sociales Pour apprécier rapidement les impacts Services ». p financiers du choix d’un statut juridique, MISSION Interview de Mohed Altrad, président du groupe éponyme, nommé président de l’AFE Sic donne la parole à Mohed Altrad, le nouveau président de l’AFE, l’Agence France Entrepreneur, lancée opérationnellement le 13 avril 2016, lors du troisième Comité interministériel à l’Egalité et à la Citoyenneté tenu à Vaulx-en-Velin. Photo : S.Thomas “ L’AFE s’adresse à l’ensemble des professionnels de l’entrepreneuriat Pouvez-vous nous présenter les grandes missions de l’Agence ? L’Agence France Entrepreneur a pour objet de renforcer et de mieux coordonner l’action nationale et locale en faveur de l’entrepreneuriat, prioritairement en faveur des territoires fragiles, notamment des quartiers prioritaires de la politique de la ville, des zones de revitalisation rurale, des outre-mer et des zones d’aides à finalité régionale. Son action vise d’une part à favoriser les créations et les reprises d’entreprises plus pérennes et créatrices d’emploi et, d’autre part, à aider au développement des Très Petites Entreprises (TPE) et des Petites et Moyennes Entreprises (PME) qui créent de l’emploi ; nous avons également une mission de repérage des initiatives innovantes pour créer un cadre plus favorable à l’initiative économique. Quels sont les membres fondateurs de l’AFE ? On retrouve au Conseil les grands acteurs du financement de l’entrepreneuriat de ce pays ; donc l’Etat, la Caisse des dépôts et consignations et l’Association des régions de France. Sont également présents tout naturellement les consulaires, CCI France et l’Assemblée permanente des Chambres des métiers et de l’artisanat. Je me réjouis de pouvoir également compter sur la présence de votre ordre dont le rôle et la contribution au bénéfice des entrepreneurs sont majeurs. Des personnalités qualifiées, diverses dans leur parcours et leur expertise, donnent enfin à l’AFE l’assurance de conduire ses missions avec un maximum de discernement et d’efficacité. L’AFE s’adresse-t-elle aux professionnels de l’accompagnement ? Oui, bien sûr. Cette mission est très importante. L’AFE s’adresse à l’ensemble des professionnels de l’entrepreneuriat en mettant à leur disposition un espace dédié sur son site, en proposant une offre de formation adaptée à leurs métiers, en mettant en place des instances d’échanges et de réflexion et en nouant des partenariats. L’Agence France Entrepreneur mène-t-elle des actions aux côtés des experts-comptables ? Oui ! Et la collaboration de l’ordre avec l’AFE prolonge celle, historique, avec l’APCE ; ” elle est exemplaire. Je citerai ici quelques exemples. L’AFE est partenaire, aux côtés du Conseil supérieur et d’autres organismes, du Réseau Transmettre & Reprendre qui a pour mission la mutualisation des moyens pour informer et accompagner la transmission/reprise d’entreprise. L’AFE apporte également son soutien au nouveau dispositif d’accompagnement à la création, à la reprise et au développement d’entreprise proposé par les experts-comptables « Business story ». Autre exemple, le simulateur micro-entrepreneur, proposé sur le site du Conseil supérieur, a été développé en partenariat avec l’agence. Un mot de conclusion ? L’AFE s’adresse à tous, tout en ayant une mission particulière à remplir au bénéfice de ceux qui sont aujourd’hui les plus éloignés de la chaîne entrepreneuriale et qui aspirent à devenir des acteurs du développement économique de ce pays. L’agence mènera bien sûr ses missions en lien avec ses membres fondateurs et leur réseau, et l’ensemble des acteurs de l’écosystème entrepreneurial publics et privés. p Pour en savoir www.afecreation.fr MAI 2016 SIC 352 11 Vous êtes à deux doigts d’entreprendre ? les experts-comptables vous donnent un coup de pouce avec 3 rendez-vous offerts. Vous montez votre boite ? Vous développez votre entreprise ? Business plan, financement, forme juridique… Bénéficiez des conseils personnalisés d’un expert-comptable près de chez vous : 3 rendez-vous offerts pour mettre toutes les chances de votre côté et penser l’avenir de votre entreprise. Connectez-vous sur business-story.biz : votre projet a rendez-vous avec un expert-comptable. business-story.biz FOCUS Les experts-comptables : 1er réseau d’accompagnement à la création d’entreprise Le 3 février 2016, le Conseil supérieur, avec l’appui des 23 Conseils régionaux, a lancé son nouveau dispositif national d’accompagnement à la création d’entreprise : « Business story : votre projet a rendez-vous avec un expert-comptable ». Quelques semaines après son déploiement et grâce à la mobilisation de la profession, il est possible, partout en France, d’être accompagné par un expert-comptable volontaire inscrit dans le dispositif. Grâce à cette action, les expertscomptables sont aujourd’hui reconnus comme le 1er réseau d’accompagnement à la création d’entreprise en France. Un plan de communication national et régional Le lancement du dispositif s’est accompagné d’un grand plan de communication national mis en place par le Conseil supérieur et relayé au plan régional par les Conseils régionaux de l’ordre. Cette communication vise non seulement à communiquer et à recruter des experts- comptables et des porteurs de projet, mais également à s’adresser à des prescripteurs d’opinion pour valoriser la mobilisation de la profession en faveur de la création d’entreprise. Afin d’atteindre des porteurs de projet, très présents sur internet et les réseaux sociaux, une campagne de communication digitale a été lancée. Déclinée en trois phases, cette campagne s’échelonnera jusqu’à la fin de l’année 2016. Au cours des prochains mois, de nouvelles actions de communication nationale et de nombreuses initiatives régionales seront également déployées ; objectif : faire connaître le dispositif auprès du grand public. Un dispositif soutenu par de nombreux acteurs de la création d’entreprise « Business story : votre projet a rendez-vous avec un expertcomptable » a également été un formidable levier pour mettre en place de nouvelles synergies avec les différents acteurs intervenant dans l’écosystème de la création d’entreprise. A cette fin, de nombreux réseaux d’accueil et d’accompagnement à la création d’entreprise ont été rencontrés, tant au niveau national que régional à l’initiative des Conseils régionaux : consulaires, APCE/AFE, ADIE, Réseau Entreprendre, Initiative France, APEC, Pôle emploi, l’UAE, la FEDAE… soutiennent le dispositif. Outre le relais d’informations sur Business story, des complémentarités ont été recherchées pour valoriser le rôle et les dispositifs de chacun dans l’intérêt des porteurs de projet. Des avantages partenaires pour les porteurs de projet Comme annoncé lors de son lancement, l’offre d’accompagnement par les experts-comptables volontaires va être complétée, au cours de l’été 2016, par une offre d’avantages particuliers et conséquents au profit des porteurs de projet accompagnés dans Business story. Ces offres partenaires pourront s’appliquer au plan national, et à l’initiative des Conseils régionaux dans certaines régions. Le porteur de projet pourra alors bénéficier de ces offres en justifiant de son entrée dans le dispositif par la production de la lettre remise par l’expert-comptable lors du premier rendez-vous. p Vous ne faites pas encore partie de l’aventure ? Rejoignez Business story en vous inscrivant sur Conseil Sup’ Network, la plateforme ordinale des solutions connectées : network.experts-comptables.org Business story Quatre mois après son lancement : quelques chiffres clés sur Business story1 3 797 cabinets inscrits en France 1 575 demandes de mise en relation 1. Données au 2 mai 2016 Pour en savoir www.business-story.biz MAI 2016 SIC 352 13 V I E D E L’O R D R E 71e Congrès de l’Ordre : Bruxelles vous accueille ! Du 28 au 30 septembre prochain, les équipes du 71e Congrès de la profession vous réservent le meilleur accueil à Bruxelles. Lumière sur un programme d’exception et de découvertes insolites et typiques ! Mercredi 28 septembre Une soirée sur la route de l’émotion Elégante, la soirée de prestige se déroulera au milieu de la plus belle collection automobile du monde dans le Palais mondial de Bruxelles Autoworld. Les amateurs de “belles carrosseries” seront enchantés en découvrant une collection de plus de 250 voitures qui raconte l’histoire de l’automobile. La soirée sera rythmée par la talentueuse Stacey King à la voix pleine d’émotion ! Jeudi 29 septembre Une soirée pleine de surprises ! Le 71e Congrès vous permettra de découvrir le nouveau spectacle de Michael Gregorio ; un spectacle évènement exceptionnel qui offre une scénographie innovante, des sketchs inédits et de nouvelles voix. Ce spectacle sera suivi d’un cocktail mis en musique par l’orchestre « Les années Bonheur ». Des excursions à la carte… Voyage à Bruxelles : ceci n’est pas un itinéraire réaliste Pour comprendre le surréalisme belge, cette excursion vous invitera à découvrir les lieux fréquentés, investis, représentés par les auteurs belges les plus célèbres. L’occasion de comprendre pourquoi Bruxelles est jugée surréaliste ! uMercredi 28 septembre u 12h30/17h30 uJeudi 29 septembre u 9h/13h 14 SIC 352 MAI 2016 uVendredi 30 septembre u 12h30/17h30 Voyage à Bruxelles : un passage dans les galeries Appartenant à la tradition des passages couverts du XIXe siècle, la galerie Ravenstein se situe au cœur de la construction de la jonction Nord-Midi et forme également un axe de liaison entre le haut et le bas de la ville. Quelques pas plus loin, la galerie Bortier… Lors de cette promenade, vous passerez de l’une à l’autre en vous attardant sur leur construction respective. uMercredi 28 septembre u 12h30/17h30 uVendredi 30 septembre u 9h/13h Voyage à Bruxelles : itinéraires d’une expérience gourmande Gaufre, chocolat, bière, choux de Bruxelles, Dandoy, Stoemp… sont autant de déclinaisons gourmandes qui font partie de l’étiquette belge. Découvrez l’histoire de la gastronomie à Bruxelles et accordez-vous un moment de plaisir... uMercredi 28 septembre u 13h30/17h30 uVendredi 30 septembre u 9h/13h Voyage à Bruxelles : le “best of” en car Un tour de ville en car et pédestre dans et autour de Bruxelles, pour une découverte ludique de la capitale de l’Europe et de ses chemins de lumières : des arcades du Cinquantenaire au surréalisme de Magritte, des courbes de l’Art nouveau aux bulles de la BD, des allées du Parc Royal au panorama de l’Atomium. uMercredi 28 septembre u 13h30/17h30 uJeudi 29 septembre u 13h30/17h30 uVendredi 30 septembre u 13h30/17h30 Voyage à Bruxelles : itinéraires sur les pas de Tintin De phylactères en phylactères et grâce au flair de Milou, découvrez Bruxelles, guidé par le fameux reporter. Depuis les notes de la Castafiore devant le théâtre des Galeries, jusqu’au port de Bruxelles avec le capitaine Haddock, en passant par l’évocation de la rencontre entre Tchang et Hergé, les idées géniales du professeur Tournesol et la collaboration des célèbres détectives Dupond et Dupont, revivez les aventures de Tintin. uMercredi 28 septembre u 14h/18h uVendredi 30 septembre u 14h/18h Découvrez et réservez les excursions du programme accompagnant sur le site du 71e Congrès, 71.experts- comptables.com Voyage à Bruxelles : des antiquaires du Sablon aux chineurs des Marolles Si proches mais si différents, la place du Sablon et le quartier des Marolles sont une authentique mine pour les amateurs d’art, les collectionneurs ou les chercheurs de bonnes affaires. La visite se terminera en toute convivialité autour d’un déjeuner. uJeudi 29 septembre u 9h/13h u Vendredi 30 septembre u 9h/13h Voyage à Bruxelles : itinéraire d’un poumon vert Ancienne réserve à gibiers enclavée au sein du palais du Roi, de la rue Ducale, du palais de la Nation et de la rue Royale, le parc de Bruxelles regorge de trésors : écrin pour mélomanes avec ses concerts musicaux, émerveillement devant les spectacles et les jets d’eau… venez explorer les plus beaux atouts du Parc Royal. uJeudi 29 septembre u 9h/13h Voyage à Bruxelles : trendy Sablon & Dansaert Hyper branché, “trendy”, dynamique, pétillant, les quartiers Dansaert et Sablon attirent tous les regards ! Partez à la découverte des boutiques de stylistes, de design… mais aussi des antiquaires et des bons plans ! Incluses, une dégustation de pralines chez Marcolini et une dégustion Half & Half au Cirio (Bourse Dansaert) uJeudi 29 septembre u 14h/18h Voyage à Bruxelles : sur la route du chocolat 400 ans de pérégrinations, des Aztèques à la Belgique : le long chemin du chocolat jusqu’à nous ! Nous vous invitons à un itinéraire gourmand pour comprendre l’histoire, les techniques de création et les bienfaits de cet élément noble du patrimoine gastronomique belge… uJeudi 29 septembre u 13h30 à 17h30 uVendredi 30 septembre u 13h30/17h30 Voyage à Gand : itinéraires d’une découverte « Belle et prodigieuse cité ! » s’exclame l’artiste allemand Dürer, lorsqu’il s’arrête à Gand en 1551. En effet, au XVIe siècle, c’est la ville la plus puissante après Paris. Parvenue à surmonter la crise drapière du XIVe siècle, Gand est devenue à la fin du XVe siècle un immense entrepôt céréalier et un centre actif de batellerie. uJeudi 29 septembre u 9h/ 17h30 Voyage à Bruxelles : le “best of” en vieux tram Un tour de ville en tram interactif pour une découverte ludique de la capitale de l’Europe et de ses chemins de lumières : des arcades du Cinquantenaire au surréalisme de Magritte, des courbes de l’Art Nouveau aux bulles de la BD, des allées du Parc Royal au panorama de l’Atomium… uJeudi 29 septembre u 13h30/17h30 Voyage à Liège : itinéraires d’une découverte Comment saisir Liège ? Par son histoire et sa position d’évêché ? Par son université, son rayonnement spirituel et intellectuel ? Par sa position carrefour ? Nous vous proposons certes d’évoquer ces caractères de la cité mais également de découvrir les facettes particulières et moins connues de la cité ardente : des quartiers pittoresques aux impasses de la rue Hors-Château. uJeudi 29 septembre u 9h/17h30 Voyage à Anvers : itinéraires d’une découverte Du rouge Sang de Pigeon du grand maître Rubens à la légende de ce forgeron Matsys se réorientant vers la peinture pour l’amour d’une jeune fille, de votre amour de la gourmandise aux créateurs amoureux de leur mode, du travail exceptionnel de cette pierre précieuse qu’est le diamant à la visite globale du cœur historique d’Anvers… nous vous invitons à un itinéraire particulier pour une plongée dans l’atmosphère passionnante de l’Amour ! uVendredi 30 septembre u 9h/17h30 Voyage à Namur : itinéraires d’une découverte Porte des Ardennes, Namur doit à sa position sur un éperon rocheux, au confluent de la Meuse et de la Sambre, d’avoir été pendant vingt siècles une place militaire de première importance. Située sur la chaussée romaine qui la reliait à Cologne, elle fut aussi, dès le début de notre ère, sur la voie de pénétration Meuse-Saône et à partir du XVIe siècle, elle commanda « la trouée de l’Oise » vers Paris, celle que les troupes allemandes empruntèrent en 1940. uVendredi 30 septembre de 9h00 à 17h00. p MAI 2016 SIC 352 15 V I E D E L’O R D R E Journée du Conseil : Expertcomptable#Expert-conseil Le 22 juin prochain, la profession a rendez-vous avec le conseil pour faire le point sur son périmètre d’intervention, s’approprier les principales missions à développer et s’organiser pour les proposer aux entreprises. Du constat… Nous pouvons observer que les cabinets se trouvent aujourd’hui dans une situation favorable : leurs clients ont de très nombreux besoins qu’ils aimeraient voir pris en charge par leur expert-comptable en qui ils ont toute confiance. La loi Macron du 6 août 2015 est venue conforter cette opportunité. Le manque de rentabilité des missions comptables Les cabinets rencontrent toujours de sérieuses difficultés à se défaire du « conseil informel » et à facturer leurs missions de conseil1. Les raisons de ces difficultés sont nombreuses : missions mal ou peu formalisées, difficultés à parler d’argent aux clients, manque de temps, etc. ; mais surtout, historiquement, les cabinets n’avaient pas besoin de facturer ces conseils car les activités de conseil étaient “subventionnées” par une mission comptable très rentable. Aujourd’hui, la mission comptable traditionnelle devient de moins en moins rentable et les professionnels de la comptabilité doivent proposer des missions à plus forte valeur ajoutée : des missions de conseil. Le développement des cabinets En 2013-20142, les axes de développement stratégiques des cabinets d’expertise comptable étaient au nombre de trois : renforcer les compétences pour développer les conseils facturables en comptabilité, fiscalité et en matière sociale (88 %), proposer de nouvelles missions (70 %) et conquérir de nouveaux marchés (65 %). Les attentes des clients Les entreprises estiment que les experts-comptables devraient proposer d’autres prestations que celles traditionnellement offertes, notamment, à titre d’exemples : l’aide à la gestion (tableaux de bord, calcul des coûts...) ; la gestion de trésorerie et le 16 SIC 352 MAI 2016 recouvrement de créances ; la négociation de crédits avec les banques ; le conseil informatique ; le conseil à l’export ; le conseil en matière de marketing et de communication… On notera que l’édition 2016 des études sur la profession paraîtra pour le congrès de Bruxelles. Elles seront disponibles en téléchargement ou en version papier à la Boutique : www.boutique-experts- comptables.com. L’ouverture du périmètre d’intervention de la profession La loi Macron du 6 août 2015 favorise aujourd’hui le développement des missions de conseil puisque l’ordonnance de 1945 a été modifiée pour déconnecter les missions de conseil des missions principales comptables. … à la mise en œuvre Certes, tous les cabinets ne souhaiteront pas développer l’intégralité de ces prestations, mais chacun d’entre eux dispose assurément d’un réservoir de missions hors de la mission traditionnelle. L’environnement, bien que concurrentiel, est donc aujourd’hui favorable au développement des missions de conseil et devrait permettre à la profession d’être de moins en moins comptable et de plus en plus expert, et d’associer ainsi à son titre d’expertcomptable le titre d’expert-conseil ! Ainsi est née la 1re édition de la journée du conseil avec trois principaux objectifs : ususciter une prise de conscience par la profession ; uproposer des missions de conseil clé en main ; ucréer une émulation autour du conseil. Le programme Tous les comités et services du Conseil supérieur, et en particulier ceux des secteurs « marchés » et « missions », se sont mobilisés pour proposer une mise en œuvre pratique des missions de conseil. 1. Voir l’étude « La gestion des cabinets d’expertise comptable » - CSOEC - septembre 2014 2. Voir l’étude « Le marché de la profession comptable » - CSOEC septembre 2014 Découvrez la programmation des ateliers u u u u u u u u u u u u u u u u u Tout savoir sur le périmètre des missions et l’interprofessionnalité Accompagnez vos clients dans la recherche de financement Accompagnez vos clients dans l’évaluation de leur entreprise Tout savoir sur les missions de conseil auprès des collectivités locales Accompagnez vos clients à l’export Accompagnez vos clients pour qu’ils produisent des FEC conformes Organisez le RDV annuel social avec vos clients Suscitez de nouvelles missions sociales auprès de vos clients Tout savoir sur les missions de conseil auprès des comités d’entreprise Accompagnez vos clients, entreprises innovantes Accompagnez vos clients dans la transition numérique Accompagnez vos clients dans la gestion de leur patrimoine Accompagnez la transmission d’entreprise de vos clients Accompagnez vos clients dans la gestion fiscale de leurs biens immobiliers Accompagnez vos clients dans le contrôle fiscal Comment organiser un pôle conseil au sein du cabinet ? Comment marketer, communiquer et vendre les missions de conseil du cabinet ? Modalités pratiques uDate : 22 juin 2016 uLieu : l’hôtel Marriott Un événement construit autour de trois axes uConseil et réglementation professionnelle ; uConseil en pratique ; uOrganisation du cabinet pour la réalisation des missions de conseil. Ainsi, après une conférence plénière portant sur le constat et l’avenir de la profession, il est proposé de suivre, au choix et sur préinscription, des ateliers concrets autour des missions (social, fiscal, accompagnement) et de l’organisation du cabinet. Une occasion de (re)découvrir la grande palette des missions de conseil à la lumière des outils mis à disposition de la profession par le Conseil supérieur : Conseil Sup’ Services, Conseil Sup’ Network, ouvrages, kits mission, etc. Rive Gauche - 17 Boulevard Saint-Jacques, 75014 Paris uDroits d’inscription : 100 HT (expertscomptables et collaborateurs) et 50 HT (stagiaires) cocktail déjeunatoire inclus. uValidation d’heures de formation : jusqu’à 6 heures uSite internet pour s’inscrire et choisir ses ateliers : https://conseil. experts-comptables.com conseil 1 Journée du Co re Marriott Rive Gauche, Paris - 2 Réservez, sans plus tarder, la date du 22 juin 2016 ! p MAI 2016 SIC 352 17 V I E D E L’O R D R E Une profession et des entreprises engagées dans la RSE Le Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables et la Compagnie nationale des commissaires aux comptes ont co-organisé la 16e édition du Trophée RSE de la profession comptable. Objectif : montrer l’implication de la profession aux côtés des entreprises dans les nombreux défis qu’elles doivent relever et dans les opportunités qu’elles doivent saisir, particulièrement en matière de RSE. L e jury du Trophée 2015, composé de professionnels comptables et d’experts en développement durable, a délibéré pour récompenser six entreprises qui ont su publier leurs informations environnementales, sociales et sociétales de façon pertinente, transparente et fiable. L’article L.225-102-1 du Code de commerce oblige certaines entreprises à faire vérifier les informations RSE figurant dans le rapport de gestion1. C’est le cas de Valeo, équipementier automobile, qui a reçu le prix du « meilleur rapport RSE obligatoire » pour son rapport structuré, informatif, transparent et dont les informations sont lisibles et détaillées dans des synthèses complémentaires. La société Bic, récompensée par le « prix spécial du jury – vers un reporting intégré », a choisi d’aller plus loin dans son reporting extra-financier en y traduisant sa démarche RSE, parfaitement intégrée au groupe. Par ailleurs, elle a mis en place, dès 2008, un baromètre de développement durable qui lui permet de mesurer ses actions et ses engagements et qui est donc un véritable outil de pilotage et de communication. Pour les entreprises non concernées par l’obligation de vérification des informations RSE, s’ins- 18 SIC 352 MAI 2016 crire volontairement dans une telle démarche génère de nombreux bénéfices, tant pour elles que pour leurs parties prenantes. VVF Villages, qui gère et commercialise 85 villages vacances sur toute la France, l’a bien compris et intégré dans sa stratégie d’entreprise, ce qui lui a valu le prix de la « meilleure démarche RSE ». Pour Ecofolio, partenaire historique de l’Ordre et du Trophée RSE, « VVF a su promouvoir la RSE dans sa chaîne de valeur et définir des plans d’actions afin de permettre notamment la mise en place de mesures concrètes d’amélioration et de progression ». Le Groupe La Poste, soumis à l’article 226 du Grenelle II (pendant de l’article 225 pour les entreprises publiques et les établissements publics), a, quant à lui, reçu le « prix spécial du jury - Entité d’intérêt public ». Le « Coup de Cœur Climat » lui a également été attribué pour son programme ambitieux de compensation carbone constitué de cinq projets en faveur du climat. Marie Prost-Coletta, déléguée ministérielle à l’accessibilité, s’est félicitée du choix d’Easygreen, entreprise de dix salariés spécialisée dans la préfabrication de modules de bâtiment en bois/paille et qui travaille avec un réseau d’ESAT, pour le « Coup de Cœur Accessibilité ». Cette entreprise donne « la priorité à l’accessibilité locale, accompagne la “transmutation” de la société (accessibilité de l’habitat au vieillissement) et prône une aventure humaine et écologique au profit du bien-être et de la qualité de vie ». « De la production à la valorisation des déchets, nous veillons à respecter les principes de l’économie circulaire : diminuer le prélèvement des ressources, réduire la production de déchets et restreindre la consommation d’énergie, pour prendre en compte tous les impacts environnementaux sur l’ensemble du cycle de vie du produit », telle est la démarche de Bonduelle qui lui a valu le « Coup de Cœur Économie circulaire », décerné par l’Institut de l’économie circulaire présidé par François-Michel Lambert, député. Ces entreprises, de toute taille et de tout secteur d’activité, ont su mettre en avant leur stratégie en y intégrant une démarche RSE, qu’elles ont su valoriser. Une valorisation attendue par les investisseurs, mais aussi les autres parties prenantes, de plus en plus impliquées dans ces entreprises, et qui passe par une fiabilisation des informations financières et extra-financières. Cette fiabilité, la profession l’apporte ! p Pour en savoir 1. Liste des informations : article R225-105-1 du Code de commerce www.legifrance. gouv.fr L’Anecs fête ses 70 ans ! En 2016, l’Anecs, Association nationale des experts-comptables et commissaires aux comptes stagiaires et étudiants en comptabilité supérieure, fête ses 70 ans. Détails. C réée en 1946, quelques mois après le Conseil supérieur de l’Ordre, l’Anecs représente, dès ses débuts, une aide précieuse pour les stagiaires. Fondée par un petit groupe d’experts-comptables stagiaires – Emilie Bouriot, Jean Fleury, Robert Hauvette et Georges Laurent l’association se fixe dès le départ pour missions d’aider, représenter et informer les stagiaires en comptabilité. L’Anecs connaît très vite un grand succès et compte 318 adhérents au bout d’un an pour environ 700 stagiaires. Les régions s’organisent et en 1948, l’Anecs compte déjà 19 sections : Angers, Bordeaux, Chalonssur-Marne, Clermont-Ferrand, Dijon, Laon, Lille, Limoges, Lyon, Marseille, Montpellier, Orléans, Nancy, Poitiers, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse et… Alger. La formation du jeune professionnel, la relation avec le maître de stage et la rémunération du stagiaire, les épreuves du diplôme et plus spécifiquement le mémoire, l’évolution et l’avenir de la profession sans oublier les « nouvelles technologies » avec les machines mécano-comptables en 47 ou les machines Bull en 65, par exemple, suscitent immédiatement la réflexion des stagiaires de l’époque qui font entendre leur voix. Certaines se feront entendre plus fort que d’autres comme celles d’André Reydel, Edouard Salustro, André Huet, Agnès Bricard, Michel Giordano, Jean-Marie Vial, Joseph Zorgniotti ou encore Charles-René Tandé. Au fil des mois de cette année, l’Anecs vous proposera de retrouver des éditos, des articles de fond sur des sujets aujourd’hui encore d’actualité, et de (re)découvrir avec humour les technologies qui ont fait le quotidien des stagiaires. Nous vous proposons ici un article de l’ancêtre de Données Partagées : le n°1 du Bulletin de l’Association des Experts-Comptables Stagiaires de septembre 1946. « La rentrée qui met au cœur des écoliers un brin d’amertume, pose le fait pour un expert-stagiaire d’une année de labeur nouvelle et qui sait, sans imagination spéciale, d’efforts, de travail et de difficultés. L’Anecs doit donc, avec toutes ses jeunes forces, se mettre plus que jamais au service des stagiaires pour les aider, les renseigner et les documenter, et servir de trait d’union entre tous. Voici l’ensemble des projets pour l’année : uTravail intellectuel : Le plan des conférences de l’année 1947 paraitra dans le bulletin e novembre ; u Publications : Nous projetons d’imprimer certaines conférences et mémoires du final les plus intéressants ; uRéalisations en cours : -Obtention de réductions chez certains éditeurs -Relations futures avec d’autres professions intéressant la nôtre, notamment les avocats stagiaires ; Un dîner amical en novembre entre stagiaires nous permettra de nous connaître mieux » Tout était déjà là ! A l’occasion du 71e Congrès de l’Ordre à Bruxelles, l’Anecs orga- Toute l’équipe Anecs est ravie de fêter ses 70 ans nisera ses 70 ans autour de tables rondes avec ses partenaires, ses stagiaires ainsi que ceux qui ont contribué à faire l’association. Nos sujets de prédilection y seront traités : évolution de la formation (Système d’information, spécialisation), interprofessionnalité et international. p Pour en savoir Pour suivre les 70 ans de l’Anecs, rendez-vous sur le site de l’Anecs rubrique « Le Blog » www.anecs.org En 2016, l’Anecs se lance un challenge ! Retrouver l’ensemble des présidents qui ont construit l’association, dans chacune des régions de France. Chaque section régionale recherche ainsi ses pastprésidents. Si vous avez été vous-même président ou que vous connaissez une personne qui l’a été, rendez-vous sur le site 70ans-anecs.org. En participant, vous augmentez ainsi les chances de votre région de remporter le challenge des 70 ans de l’Anecs ! La section ayant retrouvé le plus grand nombre de ses past-présidents remportera l’un des prix en jeu : 1er prix : 1 500 e€ avec notre partenaire Sage 2e prix : 1 000 e€ avec notre partenaire CIC 3e prix : 500 e€ avec notre partenaire Cegid MAI 2016 SIC 352 19 V I E D E L’O R D R E Conseil Sup’ Services Performance « Mieux vous servir, c’est aussi rendre vos cabinets plus forts et agiles, mieux organisés et structurés, en un mot, plus performants ». C’est pour cette raison que la plateforme Conseil Sup’ Services « Performance » propose des outils pour le suivi des missions d’expertise comptable et pour l’organisation du cabinet. I nitiée par le Conseil régional de l’ordre des experts-comptables de Paris Ile-de-France et la Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Paris sous le nom de Cap Performance, la plateforme internet dédiée à la Performance a été déployée à l’échelle nationale par le Conseil supérieur. L’ensemble de la profession comptable peut ainsi bénéficier de ces outils. Zoom sur « Diagnostic performance » Ressources humaines, marketing, organisation, développement des missions… autant de points dans la gestion d’un cabinet qui peuvent être améliorés au quotidien. Outil en ligne et sécurisé, « Diagnostic performance » est constitué de huit modules qui permettent d’établir le diagnostic performance du cabinet : uprojet du cabinet ; udéveloppement du cabinet ; uressources humaines ; uorganisation et moyens ; umissions ; umanagement et pilotage ; u conformité/respect des textes experts-comptables ; unouvelles missions. Dans un premier temps, ce diagnostic multidimensionnel permet d’établir un bilan sur mesure 20 SIC 352 MAI 2016 du cabinet ; au terme de l’analyse, l’outil propose les pistes d’évolution les plus adaptées. Sans concession sur l’environnement et précis, le diagnostic constitue une étape incontournable pour identifier les forces et les faiblesses du cabinet et, de fait, met en lumière les risques et les opportunités. Une fois le diagnostic effectué, un plan d’actions personnalisé est fourni pour accompagner le cabinet dans la définition et la mise en place du projet. Dans cette véritable feuille de route, les actions à mener sont priorisées en fonction du diagnostic réalisé. La fonction benchmark permet d’éditer un rapport qui situe le cabinet par rapport à ceux ayant déjà répondu et ce, pour chacun des diagnostics. p « Ne pas chercher à devenir meilleur, c’est prendre le risque de devenir moins bon » Pour en savoir www.conseil-supservices.com Réforme de la carte régionale ordinale Le Conseil supérieur a été informé par le commissaire du Gouvernement, début décembre 2015, de la demande des pouvoirs publics d’aligner la carte ordinale sur la nouvelle carte des régions administratives, au plus tard le 31 décembre 2018. Ceci aura pour conséquence de modifier le périmètre géographique de certains Conseils régionaux de l’Ordre. U n groupe de travail constitué de représentants des deux syndicats représentatifs de la profession s’est réuni afin de définir les modalités de mise en œuvre de cette réforme territoriale. Si ce groupe de travail n’a pu aboutir à un consensus, il s’est toutefois accordé sur deux grands principes à défendre lors de cette réforme : upréserver un maillage territorial ordinal de proximité ; une pas modifier les règles de calcul du nombre d’élus susceptibles de modifier les résultats des élections par rapport aux règles actuellement en vigueur. Ayant pris acte de ces principes ainsi que des craintes exprimées par les présidents de certains Conseils régionaux, le président du Conseil supérieur a soumis au vote de la session du 2 mars 2016, la motion de consensus suivante : « Les membres du Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables réunis en session décident : uque les élections ordinales de 2016 se feront selon les règles existantes et le périmètre géographique ordinal actuel ; uque la durée des mandats des élus régionaux et nationaux issus de ces élections sera à titre dérogatoire de deux années ; uque les élections ordinales de 2018 se feront dans le périmètre géographique territorial régional en vigueur à cette date ; uqu’un groupe de travail sera mis en place immédiatement à l’effet de redéfinir les règles et modalités de fonctionnement, applicables à compter des élections de 2018, pour les Conseils régionaux et le Conseil supérieur. » Cette motion a été adoptée, à bulletin secret, par 65 voix pour, une contre et une abstention. Le décret n° 2016-449 du 12 avril 2016 porte ainsi aménagement, à titre transitoire, des règles applicables aux mandats des élus dans les Conseils régionaux et au Conseil supérieur de l’Ordre, et autorise à titre dérogatoire les élus ayant accompli plus de deux mandats consécutifs au sein de la même instance à se représenter, afin de faire bénéficier la réforme territoriale de leur expérience. La session du Conseil supérieur du 2 mars 2016 a également fixé au 1er décembre 2016 la date de dépouillement des prochaines élections dans les Conseils régionaux et au 3 mars 2017 celle au Conseil supérieur. p MAI 2016 SIC 352 21 V I E D E L’O R D R E Adhérer au Club fiscal : quels avantages ? Actuellement, le Club fiscal compte plus de 3 600 adhérents. Constitué sous forme d’association, il a notamment pour objet la promotion du rôle de l’expert-comptable en matière fiscale, en proposant notamment aux professionnels les moyens de créer, de développer et de perfectionner une véritable activité de conseil fiscal par une série d’actions, d’informations et de formations de haut niveau. Pourquoi adhérer au Club fiscal ? Les conférences en région du Club fiscal Les membres du Club fiscal peuvent assister gratuitement à des conférences d’une durée de deux heures. Elles permettent aux participants d’appréhender les éléments clés de réflexion sur une question liée à la fiscalité. Ces conférences sont organisées dans chacune des régions à l’initiative des délégués régionaux du Club fiscal avec l’appui des Conseils régionaux concernés. En 2015, plus de 120 conférences ont été organisées sur l’ensemble du territoire. Les conférences suivantes ont été programmées pour 2016 : u « Sociétés à prépondérance immobilière : typologie et stratégies », animée par Jean-François Pestureau et Philippe Reigné ; u« Les conséquences fiscales de la remise en cause de la valorisation de titres de sociétés non cotées », animée par Jean-Pierre Cossin et Catherine Logeais Poligone ; u« Les difficultés de la gestion du démembrement », animée par Henri Hovasse et Denis Van Strien ; u« Entreprises en difficulté : les difficultés fiscales… et les avantages fiscaux », animée par Hervé Kruger et Nicolas Sussan ; u« BNC et exercice libéral : difficultés d’application », animée par René Keravel et P hilippe Szafir. 22 SIC 352 MAI 2016 Conférence internet : « Révision des comptes 2015 et résultat fiscal : synthèse des points clés » Depuis le 15 février 2016, le Club fiscal a mis en ligne la retranscription vidéo de la conférence « Révision des comptes 2015 et résultat fiscal : synthèse des points clés » ; les membres du club peuvent y assister gratuitement en se connectant à partir du site www.clubfiscal.net. Cette présentation est découpée en séquences de 10 à 20 minutes en moyenne, auxquelles il est possible d’accéder directement ; l’enregistrement vidéo est synchronisé avec le déroulement des visuels qu’il est possible de télécharger. Cette année, des sujets “phare” ont été abordés : usuramortissement exceptionnel en faveur de l’investissement productif : traitement comptable et fiscal ; umali technique : ce qu’il faut savoir dès à présent ; uévolutions des conditions d’application du régime mère-fille. L’ensemble des sujets a été présenté par des experts-comptables : Frédérique Debrabant, Tania Fournaise, Hervé Kruger, Patrick Morgenstern, Mickaël Noullez et Denis Van Strien. Cette année, la conférence est homologuée CNCC, pour une durée de 4 heures, sous la référence « 16C0081 ». Une attestation pour une durée égale au temps de connexion est envoyée aux personnes qui se connectent pour y assister. Participer aux Journées annuelles du Club fiscal Chaque année au cours du second semestre, le Club fiscal organise, sur deux jours, des journées annuelles auxquelles ses membres peuvent assister à tarif réduit. A noter d’ores et déjà que les Journées annuelles du Club fiscal 2016 auront lieu les mercredi 16 et jeudi 17 novembre 2016 aux Salons Hoche à Paris. p Comment adhérer au Club fiscal ? L’adhésion se fait en ligne sur la Boutique d’Expertscomptables Services : www.boutique-experts-comptables. com ou par courrier à l’aide du bulletin d’adhésion. La cotisation au club est réduite de moitié pour les membres de l’Ordre ou les diplômés d’expertise comptable inscrits depuis moins de cinq ans à l’Ordre. L’adhésion est gratuite pour les experts-comptables stagiaires et les mémorialistes. www.boutique-experts-comptables.com EXERCICE PROFESSIONNEL ENTREPRISE Application aux experts-comptables de l’information triennale des salariés sur la reprise d’une société L’article 18 de la loi n°2014-856 du 31 juillet 2014, complété par la loi n°2015-990 du 6 août 2015 dite loi Macron, a instauré, dans les sociétés de moins de 250 salariés, une obligation d’information sur les possibilités de reprise d’une société, en dehors de tout projet de vente. Le point sur cette nouvelle obligation et son application aux sociétés d’expertise comptable. Contenu de l’information des salariés sur les possibilités de reprise d’une société Cette information, délivrée au moins une fois tous les trois ans, porte, en particulier, sur les conditions juridiques de la reprise d’une entreprise par les salariés, sur ses avantages et ses difficultés, ainsi que sur les dispositifs d’aide dont ils peuvent bénéficier. Elle porte également sur les orientations générales de l’entreprise relatives à la détention de son capital, notamment sur le contexte et les conditions d’une cession de celle-ci et, le cas échéant, sur le contexte et les conditions d’un changement capitalistique substantiel. Le contenu de l’information triennale à délivrer aux salariés a été précisé par le décret n° 2016-2 du 4 janvier 2016. Doivent être portés à la connaissance des salariés des sociétés concernées : ules principales étapes d’un projet de reprise d’une société, en précisant les avantages et les difficultés pour les salariés et pour le cédant ; uune liste d’organismes pouvant fournir un accompagnement, des conseils ou une formation en matière de reprise d’une société par les salariés ; ules éléments généraux relatifs aux aspects juridiques de la reprise d’une société par les salariés, en précisant les avantages et les difficultés pour les salariés et pour le cédant ; ules éléments généraux en matière de dispositifs d’aide financière et d’accompagne- ment pour la reprise d’une société par les salariés. L’obligation d’informer les salariés sur ces points peut être satisfaite par la seule indication de l’adresse électronique d’un ou plusieurs sites internet comportant ces informations. Par ailleurs, doivent également être délivrées : uune information générale sur les principaux critères de valorisation de la société, ainsi que sur la structure de son capital et son évolution prévisible ; ule cas échéant, une information générale sur le contexte et les conditions d’une opération capitalistique concernant la société et ouverte aux salariés. Le décret du 4 janvier 2016 précise que l’information triennale doit être délivrée par écrit, ou oralement, par le représentant légal de la société, ou son délégataire, lors d’une réunion à laquelle les salariés doivent avoir été convoqués par tout moyen leur permettant d’en avoir connaissance. Cette mesure est entrée en vigueur le 6 janvier 2016. Cette obligation concerne-t-elle les sociétés d’expertise comptable ? L’article 18 de la loi du 31 juillet 2014 précitée précise que ce « dispositif d’information des salariés sur les possibilités de reprise d’une société par les salariés est instauré à destination de l’ensemble des salariés des sociétés de moins de deux cent cinquante salariés soumises au livre II du Code de commerce » dont les sociétés d’expertise comptable relèvent. Par conséquent, l’obligation d’information triennale des salariés sur les possibilités de reprendre une société, prévue par l’article 18 de la loi n°2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’Economie sociale et solidaire, s’applique aux sociétés d’expertise comptable. Aucune dérogation à cette obligation pour les professions libérales réglementées, ni sanction spécifique ne sont prévues. En revanche, les articles 19 et 20 de la loi précitée concernant l’information des salariés lors d’une vente de fonds de commerce (ne pouvant être exploité que par un commerçant) ou de la majorité des droits sociaux ne peuvent être appliqués de manière générale aux sociétés d’expertise comptable. En effet, l’ordonnance du 30 avril 2014 a supprimé la condition de détention du capital de société d’expertise comptable par des experts-comptables, mais a conservé un quota de 2/3 des droits de vote réservé à ces derniers. Ainsi, dès lors qu’un expert-comptable salarié figure dans l’effectif du cabinet, l’ensemble des salariés du cabinet devra être informé du projet de transmission dans les modalités prévues par la loi. p Lysiane Yvon directeur des Missions juridiques et Annabelle Mineo responsable juridique du Conseil supérieur MAI 2016 SIC 352 23 EXERCICE PROFESSIONNEL SOCIAL Les principales mesures du projet de loi Travail Le projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs (dit projet de loi Travail) a été adopté par le Conseil des ministres du 24 mars 20161. Les principales dispositions du projet de loi, qui comporte 52 articles et 134 pages, sont les suivantes : durée du travail, négociation collective, compte personnel d’activité, bulletin de paie dématérialisé, licenciement économique, médecine du travail, lutte contre la concurrence déloyale… La procédure d’urgence a été déclarée par le Gouvernement et la loi devrait être promulguée cet été. Durée du travail Les dispositions du Code du travail sont réécrites afin d’être organisées en trois niveaux : l’ordre public, auquel on ne peut déroger ; le champ de la négociation collective (accord d’entreprise ou de branche) ; et les dispositions supplétives, applicables en l’absence d’accord collectif. Pour la quasi-totalité des dispositions relatives à la durée du travail, il sera possible de déroger à la loi par accord collectif. Par ailleurs, l’accord d’entreprise prime sur l’accord de branche, alors que précédemment, dans la plupart des cas, la situation était inverse. Cela signifie que l’accord d’entreprise prévaut sur l’accord de branche, même s’il est moins favorable que celui-ci. Si la plupart des dispositions relatives à la durée du travail ne sont pas modifiées, la réécriture se faisant à droit constant, on note quelques assouplissements sur les points suivants : uun accord d’entreprise ou, à défaut, de branche, peut porter la durée maximale quotidienne à 12 heures dans certains cas (activité accrue…). A défaut d’accord collectif, il faut l’autorisation de l’inspecteur du travail ; u l’employeur peut unilatéralement, en l’absence d’accord collectif, aménager le temps de travail sur une période de référence de neuf semaines maximum (contre 4 actuellement) ; upour sécuriser les conventions de forfait jours existantes, le projet de loi prévoit que, si l’accord collectif n’offre pas suffisamment de garanties (par exemple il ne prévoit pas d’entretien annuel sur la charge de 24 SIC 352 MAI 2016 travail), l’employeur peut mettre en œuvre unilatéralement des actions pour pallier les lacunes de l’accord collectif. Alice Fages Directeur des affaires sociales du Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables Négociation collective et dialogue social Actuellement, pour être valides, les accords d’entreprise doivent être signés par des organisations syndicales ayant recueilli au moins 30 % des suffrages et ils ne doivent pas faire l’objet d’une opposition des syndicats majoritaires. Le projet de loi prévoit que, pour être valides, les accords d’entreprise devront être signés par des organisations syndicales ayant recueilli au moins 50 % des suffrages exprimés. Si l’accord n’est pas majoritaire, mais qu’il est signé par des organisations syndicales ayant recueilli au moins 30 % des suffrages, il pourrait être validé par référendum. Celui-ci serait organisé à la demande des syndicats ayant recueilli au moins 30 % des suffrages. Par ailleurs, dans les trois mois de la publication de la loi, les partenaires sociaux devront engager une négociation sur la méthode permettant d’aboutir à un paysage conventionnel restructuré d’environ 200 branches professionnelles (actuellement, il existe environ 680 branches dans le secteur privé non agricole et environ 250 dans le secteur agricole). Représentants du personnel Le projet de loi augmente de 20 % les heures de délégation des délégués syndicaux. 1. Cet article est rédigé à partir du projet de loi adopté en Conseil des ministres Il prévoit aussi qu’en cas d’annulation de la décision du CHSCT de recourir à une expertise, ces frais seront pris en charge par le cabinet d’expert, sauf si le comité d’entreprise a décidé d’y contribuer sur son budget de fonctionnement. L’expertise ne pourra être engagée, en cas de contestation de l’employeur, qu’après un certain délai. Le comité d’entreprise pourra décider de dédier une partie de son budget de fonctionnement au financement de la formation des représentants du personnel. Création du compte personnel d’activité (CPA) Le CPA comprend le compte personnel de formation, le compte personnel de prévention de la pénibilité et un nouveau compte, le compte engagement citoyen. Il est ouvert à toute personne d’au moins 16 ans qui occupe un emploi, ou est à la recherche d’un emploi… Pour les travailleurs indépendants, le CPA est alimenté d’heures de formation dans les mêmes conditions que les salariés. Les titulaires du CPA sont informés des droits inscrits sur leur compte et ils peuvent les utiliser via un service en ligne géré par la Caisse des dépôts et consignations. Bulletin de paie dématérialisé Le projet de loi prévoit, qu’à partir du 1er janvier 2017, l’employeur peut procéder à la remise du bulletin de paie sous forme électronique, sauf opposition du salarié, dans des conditions propres à garantir l’intégrité des données. Dans ce cas, si le salarié le demande, la remise est effectuée sous la forme d’un hébergement des données par les services en ligne associés au compte personnel d’activité, donc à la Caisse des dépôts et consignations. Licenciement pour motif économique Le projet de loi prévoit une nouvelle définition du licenciement pour motif économique. Il s’agit d’un motif non inhérent à la personne du salarié, résultant d’une suppression ou transformation d’emploi ou d’une modification, refusée par le salarié, d’un élément essentiel du contrat de travail, consécutives notamment : uà des difficultés économiques, caractérisées soit par une baisse des commandes ou du chiffre d’affaires pendant plusieurs trimestres consécutifs en comparaison de l’année précédente, soit par des pertes d’exploitation pendant plusieurs mois, soit par une importante dégradation de la trésorerie, soit par tout élément de nature à justifier de ces difficultés ; uà des mutations technologiques ; uà une réorganisation de l’entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité ; uà la cessation d’activité de l’entreprise. Le motif du licenciement s’apprécie au niveau de l’entreprise si elle n’appartient pas à un groupe et, dans le cas contraire, au niveau du secteur d’activité commun aux entreprises implantées sur le territoire national (et non plus à l’étranger). Licenciement pour inaptitude physique et visites médicales Le projet de loi assouplit les conditions de licenciement pour inaptitude physique. Le médecin du travail pourra déclarer le salarié inapte dans le cadre d’un seul examen médical à certaines conditions. Et dans certains cas, la recherche préalable de reclassement ne sera plus nécessaire. Si l’employeur ou le salarié veulent contester l’avis du médecin du travail, ils peuvent saisir le conseil de prud’hommes en référé pour demander la désignation d’un médecin-expert. Le projet de loi remplace la visite médicale d’embauche par une visite d’information et de prévention, sauf pour les postes présentant des risques particuliers. Pour les salariés en CDD et les travailleurs temporaires, l’obligation d’une visite d’embauche sera adaptée par décret. Quant aux visites périodiques, leurs modalités et leur périodicité du suivi médical seront adaptées pour tenir compte des conditions du travail, de l’état de santé… Lutte contre le détachement illégal Le projet de loi renforce les obligations des donneurs d’ordre recourant à des prestataires établis à l’étranger. Il est notamment prévu qu’ils devront vérifier, avant le début du détachement, que chacun des sous-traitants du co-contractant ait envoyé à l’inspecteur du travail une déclaration préalable de détachement. p Pour en savoir u Sur le projet de loi www.legifrance. gouv.fr u Etude d’impact www.legifrance. gouv.fr MAI 2016 SIC 352 25 PUBLI-RÉDACTIONNEL L’Académie du Changement Le programme exclusif et gratuit d’accompagnement des dirigeants de cabinets I ntuit, leader mondial sur le marché des logiciels de gestion dans le cloud, lance QuickBooks Executive, le programme exclusif et gratuit d’accompagnement des dirigeants de cabinets. Rencontre avec Stone de Souza, Directeur de la division Experts-comptables pour la France. En quelques mots, qu’est-ce que QuickBooks Executive ? Pourquoi avoir créé QuickBooks Executive ? QuickBooks Executive est un programme d’accompagnement personnalisé à la transformation et à l’innovation réservé aux dirigeants de cabinets d’expertise comptable. Conçu sur mesure pour les cabinets français, QuickBooks Executive est un programme ambitieux destiné à accompagner ces derniers dans l’amélioration de leurs performances et les aider dans leur processus de transformation numérique. La profession comptable, comme beaucoup d’autres secteurs, va connaître prochainement de profondes mutations. Dans le cadre de ce programme de coaching, les experts-comptables bénéficieront de conseils, de méthodes, et d’outils concrets pour aborder sereinement la transition numérique de leur cabinet. Ils pourront définir ou redéfinir leur stratégie, développer de nouveaux métiers, améliorer leur performance… QuickBooks Executive est un programme ambitieux destiné à accompagner les cabinets dans l’amélioration de leurs performances. Les experts-comptables ne sont pas des clients pour QuickBooks, mais des partenaires. Nous travaillons ensemble dans le même objectif : la performance de nos clients TPE et PME. En tant que partenaire, nous considérons qu’il est de notre devoir d’accompagner les experts-comptables dans ces changements. Nous mettons déjà gratuitement à la disposition des experts-comptables notre solution logicielle, la formation, la certification, la hotline ainsi que de nombreux outils pour développer et améliorer la performance de leur cabinet. Après avoir échangé avec de nombreux experts-comptables, nous nous sommes rendu compte que ces derniers se sentaient seuls face à l’imminence et à l’ampleur du défi de la transition numérique. Beaucoup d’entre eux ont conscience des enjeux, mais ne savent pas comment aborder concrètement l’adaptation de leur cabinet. C’est pourquoi nous avons conçu et développé ce programme d’accompagnement sur mesure. En pratique, en quoi consiste QuickBooks Executive ? Ce programme d’excellence consiste à mettre gratuitement à disposition des cabinets, des consultants spécialistes reconnus de la profession comptable, qui les accompagneront dans différents domaines : stratégie, marketing, RH, développement du cabinet, gestion de la relation client, optimisation des process de production, mise en place de nouvelles missions… Les experts-comptables bénéficieront de conseils, de méthodes, et d’outils concrets pour aborder sereinement la transition numérique. QuickBooks Executive est un accompagnement sur mesure, c’est-à-dire qu’il est défini en fonction des besoins spécifiques de chaque cabinet. Le programme, défini conjointement entre le cabinet et les consultants, se compose d’un diagnostic du cabinet, d’une réflexion stratégique, d’un plan d’action, de formations et de journées d’accompagnement au sein du cabinet. Entre les formations et les journées de travail au sein du cabinet, chaque cabinet bénéficiera d’une vingtaine de jours d’accompagnement Pour postuler au programme et en savoir plus : www.quickbooksexecutive.fr répartis sur presque un an. Bien entendu, tous les coûts liés à ce programme sont intégralement pris en charge par QuickBooks. Combien de cabinets seront accompagnés ? QuickBooks Executive est un programme annuel. Chaque promotion, qui accueille environ 50 cabinets, débute mi-septembre pour finir en juillet de l’année suivante. Une pause est prévue en mars et avril afin de permettre aux cabinets de se consacrer à la période fiscale. Est-il possible de s’inscrire au programme ? Le programme est ouvert et adapté à tous types de cabinets. Quelques places sont réservées aux cabinets et aux réseaux avec qui nous avons déjà signé un accord de partenariat. Toutefois, il reste un certain nombre de places ouvertes aux cabinets qui souhaitent participer. L’accès au programme étant gratuit, une sélection des participants est nécessaire. La sélection des cabinets se fait sur la base d’une évaluation de la capacité et de la volonté des dirigeants d’adapter leur cabinet. En outre, QuickBooks Executive étant un programme d’excellence, il implique un certain niveau d’exigence. Il nécessite une véritable implication de la part des dirigeants de cabinets. Nous voulons proposer ce cursus d’exception aux cabinets vraiment motivés. C’est pourquoi, pour être admis à suivre ce programme, les participants doivent notamment s’engager à suivre le programme avec sérieux et à mesurer les progrès réalisés tout au long du parcours. Comment s’inscrire ? Tous les cabinets intéressés peuvent déposer leur candidature sur le site www.quickbooksexecutive.fr avant le 30 juin 2016. Ils y trouveront une présentation complète du programme et pourront compléter un questionnaire d’inscription. ■ EXERCICE PROFESSIONNEL INFODOC SOCIAL Recours à des micro-entrepreneurs : quelles précautions doivent prendre les entreprises ? L’entreprise qui a recours à un micro-entrepreneur doit prendre certaines précautions en considération des particularités de ce statut. Détails. E n effet, les micro-entrepreneurs, présumés travailleurs indépendants, sont assujettis à des seuils de chiffre d’affaires et exercent souvent leur activité à titre secondaire en complément d’autres revenus personnels ou professionnels ; ils comptent souvent peu de clients, voire la seule société donneuse d’ordre comme client. Cette insuffisance, ou cette absence de relations concurrentielles, entraîne une dépendance économique qui favorise la création d’un lien de subordination avec le co-contractant. Cette situation est donc particulièrement propice à la requalification par l’Urssaf, comme par le microentrepreneur lui-même, de la relation commerciale en relation salariale, ainsi qu’à la condamnation de l’entreprise donneuse d’ordre pour travail dissimulé. Obligation de vigilance Comme avec tout sous-traitant, l’entreprise donneuse d’ordre doit s’assurer que le micro-entrepreneur est en règle auprès des organismes sociaux et fiscaux lors de la conclusion d’un contrat portant sur un montant d’au moins 5 000 € HT et ce, tous les six mois jusqu’à la fin de son exécution. A défaut, elle est solidairement responsable du paiement des charges sociales et des impôts de l’entrepreneur. Elle doit à cette fin se faire remettre une attestation de vigilance par l’Urssaf ou le RSI, et vérifier son authenticité, à partir du numéro de Sécurité sociale du microentrepreneur. Elle doit également se faire remettre l’un des documents suivants : ul’extrait de l’inscription au RM ou RCS qui est obligatoire si l’activité est artisanale ou commerciale ; ule récépissé de dépôt de déclaration au CFE pour ceux qui sont en cours d’inscription ; uun devis, ou tout document publicitaire ou commercial, sur lequel sont mentionnés les coordonnées de l’entrepreneur et le numéro d’immatriculation au RM, RCS ou ordre professionnel. L’Urssaf peut requalifier la prestation en travail 28 SIC 352 MAI 2016 salarié si l’entreprise donneuse d’ordre ne rapporte pas la preuve de la qualité de travailleur non salarié et ce quel que soit le montant sur lequel porte leur contrat, y compris donc pour les contrats portant sur une somme inférieure à 5 000 €. Elle notifie alors un redressement sur la base des facturations. Dans tous les cas, il peut ainsi être conseillé de demander, au préalable, au micro-entrepreneur au moins l’un des documents susvisés. Solidarité financière Toute personne condamnée pour avoir recouru directement, ou par personne interposée, aux services de celui qui exerce un travail dissimulé est tenue solidairement avec celui qui a fait l’objet d’un procès-verbal pour ce délit : uau paiement des impôts, taxes et cotisations obligatoires ainsi que des majorations et pénalités dues par celui-ci au Trésor ou aux organismes de protection sociale ; uau paiement des rémunérations, indemnités et charges dues par lui à raison de l’emploi de salariés dissimulés ; uet, le cas échéant, au remboursement des aides publiques qu’il aurait perçues. Ce mécanisme de solidarité financière ne peut toutefois être engagé que s’il existe un procès-verbal pour délit de travail dissimilé à l’encontre du micro-entrepreneur (Cass. soc. 26 novembre 2015, n° 14-23851). Il revient donc à l’Urssaf, dans le cadre de son pouvoir d’investigation, de vérifier que le micro-entrepreneur a manqué à ses obligations et a fait l’objet d’un procèsverbal pour travail dissimulé. Obligation de diligence Si l’entreprise donneuse d’ordre est informée (notamment par l’Urssaf) du manquement du micro-entrepreneur à ses obligations de déclaration des cotisations, elle doit aussitôt enjoindre son cocontractant de faire cesser, sans délai, cette situation, par lettre recommandée avec accusé de réception. Les juges ont rappelé également dans cette affaire que « le critère d’absence de pouvoir disciplinaire de “l’employeur” ne saurait résulter de l’absence de mention expresse dans le contrat liant les parties, dès lors que l’éventuelle sanction consistait en la résiliation du contrat. » Requalification en salariat Travail dissimulé Un arrêt de jurisprudence met bien en perspective les risques de requalification en salariat et, par voie de conséquence, les risques de condamnation pour travail dissimulé de la société donneuse d’ordre en dressant un véritable florilège des mauvaises pratiques à proscrire (Cass. crim. 15 décembre 2015, n° 14-85638). Rappelons que la personne inscrite comme micro-entrepreneur est présumée non salariée. Toutefois, il s’agit d’une simple présomption que le juge peut renverser au regard des circonstances de fait. Dans cette affaire, l’entreprise donneuse d’ordre a été condamnée pour travail dissimulé aux motifs que : u les auto-entrepreneurs avaient d’abord été recrutés comme salariés et avaient conservé exactement les mêmes fonctions ; ules modalités d’exécution du tra- vail étaient largement imposées par le donneur d’ordre, notamment au regard de l’obligation de respecter l’utilisation du listing des clients potentiels à démarcher ainsi qu’une procédure commerciale précisément définie à l’avance ; ule donneur d’ordre établissait luimême les factures ; uil existait une concordance exacte entre la date de création de l’autoentreprise et la date du début de la mission accomplie pour le compte de la société donneuse d’ordre ; u les auto-entrepreneurs travaillaient exclusivement pour le compte de la société et dans le cadre d’un contrat type commun à tous et selon des conditions imposées par cette dernière, notamment, selon un mode de rémunération identique et imposé ; ule caractère d’exclusivité plaçait manifestement les auto-entrepreneurs en situation de dépendance économique et de précarité. Si le micro-entrepreneur obtient la requalification de sa relation commerciale en relation salariale, il pourra réclamer à la société donneuse d’ordre : uune indemnité égale à 6 mois de salaire s’il y a eu rupture de la relation de travail (art. L 8223-1 C. tr.) ; le versement de cette indemnité intervient même à défaut de condamnation pénale préalable de l’employeur pour travail dissimulé. L’élément intentionnel de la dissimulation d’emploi est toutefois requis (Cass. soc. 15 octobre 2002, n° 00-45082) ; uun rappel de salaire et de congés payés sur salaire dans la limite de la prescription triennale ; udes dommages et intérêts pour licenciement injustifié s’il y a eu rupture de la relation “commerciale” à l’initiative de la société donneuse d’ordre ; udes dommages et intérêts pour réparation du préjudice lié à la faute de l’employeur dans l’exécution de ses obligations, notamment au regard de l’absence d’affiliation à l’assurance chômage (Cass. soc. 14 avril 2010, n° 08-43124). Ces différentes indemnités sont cumulables entre elles. En conclusion, compte tenu de l’importance des risques encourus, il faut être particulièrement vigilant avec les micro-entrepreneurs. p Emmanuelle Dupeux Consultante en droit social Infodoc-experts MAI 2016 SIC 352 29 EXERCICE PROFESSIONNEL D É M AT É R I A L I S AT I O N Bientôt la généralisation du bulletin de paie électronique ? Le projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs (dit projet de loi Travail), adopté par le Conseil des ministres du 24 mars 2016, prévoit qu’au 1er janvier 2017, l’employeur pourra procéder à la remise du bulletin de paie sous forme électronique, sauf opposition du salarié. Etat des lieux Depuis la loi de simplification du droit du 12 mai 2009, l’employeur peut déjà remettre le bulletin de paie au salarié sous forme électronique, sous réserve que celui-ci donne son accord et que la remise s’effectue dans des conditions garantissant l’intégrité des données. Le rapport Sciberras « Pour une clarification du bulletin de paie », remis en juillet 2015, note que la dématérialisation du bulletin de paie est peu répandue en France : le taux de dématérialisation atteint 15 % contre 95 % en Allemagne, 73 % en Grande-Bretagne, 57 % en Italie, 54 % en Belgique… Et le rapport note quelques freins au développement de la dématérialisation : absence de continuité dans le service en cas de changement d’entreprise, inégalité des salariés dans l’accès à internet, respect de la confidentialité… Hormis quelques mises en œuvre dans le secteur de l’intérim, les démarches antérieures n’ont pas permis le développement du bulletin de paie électronique ; le Gouvernement a donc souhaité une intervention du législateur pour promouvoir la dématérialisation du bulletin de paie tout en répon- 30 SIC 352 MAI 2016 dant aux exigences d’intégrité, de pérennité et de conservation des données. Dispositions du projet de loi Travail Le projet de loi prévoit, qu’à partir du 1er janvier 2017, « sauf opposition du salarié, l’employeur peut procéder à la remise du bulletin de paie sous forme électronique, dans des conditions de nature à garantir l’intégrité des données. Dans ce cas, si le salarié le demande, la remise est effectuée sous la forme d’un hébergement des données par les services en ligne associés au compte personnel d’activité mentionnés au II de l’article L. 5151-6, qui garantissent alors l’intégrité de ces données. » Et, comme le compte personnel d’activité (qui comprend notamment le compte personnel de formation et le compte pénibilité) est, selon le projet de loi, géré par la Caisse des dépôts et consignations, cette dernière hébergera aussi les bulletins de paie électroniques. L’étude d’impact relative au projet de loi indique que ce texte « crée un droit pour le salarié à choisir le coffre-fort public du compte personnel d’activité pour y déposer ses bulletins de paie électroniques ». Ainsi, « le salarié dispose d’un emplacement unique pour conserver l’ensemble des bulletins de paie émis par ses employeurs successifs », et « le service, qui pourra être fourni par des acteurs publics ou privés, présentera des garanties de sécurité des données dans des conditions définies par la puissance publique ». S’il existe déjà des offres commerciales, gratuites ou payantes, de coffres-forts électroniques, « l’espace numérique du compte personnel d’activité constituera une offre supplémentaire gratuite, facilement accessible par tous ». L’enjeu pour la profession est de produire les bulletins en garantissant leur intégrité au moyen de scellement électronique mais aussi de déposer automatiquement les documents dans les espaces des salariés et les coffres-forts numériques des employeurs. En conclusion, si le texte est adopté en l’état, au 1er janvier 2017, et si l’employeur est engagé dans un processus de dématérialisation, le bulletin de paie électronique sera la solution de droit commun, le salarié pouvant toutefois s’y opposer. Au-delà du bulletin de salaire, le secteur de l’intérim montre que c’est l’ensemble des relations RH avec les salariés qui sont dématérialisées avec des économies substantielles et un accroissement de la qualité des services rendus. p Alice Fages directeur des affaires sociales et Stéphane Gasch directeur des études informatiques du Conseil supérieur D É M AT É R I A L I S AT I O N Migration Sepa : maîtriser les codes rejets La migration Sepa touche à sa fin selon son calendrier initial. Dans ce projet, les prélèvements Sepa SDD BtoB et Sepa Interentreprises remplacent le télérèglement pour s’acquitter des impôts et charges sociales. Il est important de maîtriser les différentes situations de rejets ou d’anomalies de traitement de ces ordres bancaires. D ans un premier temps, rappelons la règle absolue de l’enregistrement des mandats applicables aux prélèvements Sepa BtoB, à savoir que la banque du débiteur l’ait reçue, et enregistrée, préalablement aux échéances fiscales ou sociales (Urssaf et retraites). L’absence de cette étape entraîne la non-exécution, par la banque, du prélèvement et donc son absence totale des relevés de comptes du client qui ne sera pas informé de la situation. Une fois cette étape franchie, la gestion des opérations se réfère à une liste interbancaire, valable pour toutes les banques, de codes motifs de rejets en sens retour de la banque vers l’émetteur. Dans le cadre du prélèvement Sepa, tout se fait directement avec le système bancaire ; la réception et la compréhension de ces messages sont donc primordiales pour l’encaissement des prélèvements Sepa. R comme recevoir des messages des banques Lors d’un problème pendant la mise en place du mandat, ou suite à un ordre de paiement, la banque envoie un message pour avertir. Ces messages sont reçus en “R” comme pour un remboursement, un refus, un rejet, un retour, un revirement, une requête d’annulation, ou une révocation. Pour chacun d’entre eux, ces “R” correspondent à un type d’échec et à une transaction : ule rejet du mandat, par la banque du débiteur, pour des raisons techniques, par exemple un mauvais IBAN, ou pour des informations obligatoires manquantes ; ul’impossibilité pour la banque d’effectuer le prélèvement car le compte est fermé, le mandat est annulé, voire il n’y a aucun mandat ; ule refus, par le débiteur, de payer en cas de litige commercial avec le créancier sur l’un des contrats ; udes révocations de prélèvement lorsqu’une demande de prélèvement est faite par erreur ; uune requête d’annulation à la fin d’un contrat avec un fournisseur, pour l’annulation du prélèvement par la banque du fournisseur (vérifier auprès de la banque la disponibilité de ce service) ; udes retours, initiés une fois le prélèvement effectué lorsque des problèmes surviennent dans un délai de cinq jours ouvrés interbancaires par la banque du débiteur (à noter qu’avec le SDD BtoB, le délai est ramené à deux jours ouvrés interbancaires) ; ule revirement ou l’annulation du prélèvement par le fournisseur dans le cas d’un encaissement involontaire, effectué dans un délai de cinq jours ouvrés suivant la date de prélèvement (vérifier auprès de la banque créancière la disponibilité de ce service) ; u le remboursement, par retour de la banque, dans le cas d’une opposition. Les fonds sont automatiquement mouvementés le même jour dès réception du message. Des codes spécifiques, code ISO, sont ensuite utilisés pour comprendre pourquoi l’échec a eu lieu : les erreurs dues à des données incorrectes dans l’ordre, les erreurs de données qui peuvent être corrigées avec le débiteur, les erreurs de données internes pour un fichier sous un format invalide, celles provoquées par le client ponctuellement… Parmi ces codes, un des moins compréhensibles, car recouvrant de nombreuses situations, est le code SL01 « Service spécifique » rejet ou retour, qui est émis par la banque du débiteur qui n’aurait pas opté pour un service dédié (absence d’inscription du créancier sur la « White List » des créanciers autorisés par exemple). Il s’agirait d’un schéma non autorisé par le débiteur et qui demande à contacter le débiteur. Pourquoi évoquer ces codes? Très souvent, le code erreur Sepa est retranscrit dans un message d’erreur envoyé à l’entreprise ou dans la notification de pénalités, la connaissance des codes permet donc au cabinet d’accompagner au mieux son client dans la résolution des problèmes. p Les Sic numérique Retrouvez la liste, mise à jour en janvier 2016, des codes motifs rejets/retours, publiée par le CFONB (Comité Français d’Organisation et de Normalisation Bancaires) sic.experts-comptables.fr MAI 2016 SIC 352 31 EXERCICE PROFESSIONNEL INFODOC FISCAL Impôt sur le revenu 2016 : les principales nouveautés Comme chaque année, les contribuables imposables doivent déclarer leurs revenus de l’année précédente. Pour l’imposition des revenus de 2015, les déclarations papier devront être déposées au plus tard le 18 mai 2016. Découvrez les nouveautés. C omme les années précédentes, les contribuables qui transmettent leur déclaration par voie électronique disposent d’un délai supplémentaire, qui varie en fonction de leur département de résidence. Ainsi les délais de télédéclaration sont les suivants : udépartements 01 à 19 : 24 mai 2016 udépartements 20 à 49 : 31 mai 2016 udépartements 50 à 976 et nonrésidents : 7 juin 2016 Déclaration électronique obligatoire pour certains contribuables Pour la première fois cette année, les contribuables dont le Revenu Fiscal de Référence (RFR) au titre des revenus 2014 excède 40 000 € ont l’obligation de souscrire par voie électronique leur déclarations de revenus. Toutefois, s’ils précisent, à l’Administration, ne pas être en mesure de télédéclarer leurs revenus, ils conservent la possibilité de les déclarer sur un formulaire papier. La généralisation de la déclaration par voie électronique se poursuivra graduellement les années suivantes en fonction du RFR dont le montant est progressivement abaissé. La télédéclaration s’appliquera ainsi obligatoirement au titre des revenus : ude 2016 pour les contribuables ayant un RFR en 2015 supérieur à 28 000 € ; ude 2017 pour les contribuables 32 SIC 352 MAI 2016 ayant un RFR en 2016 supérieur à 15 000 € ; ude 2018 pour tous les contribuables, quel que soit le montant déclaré. En 2019, cette obligation concernera tous les contribuables quels que soient leurs revenus. Revalorisation du barème et aménagement de la décote La structure du barème de l’impôt sur le revenu n’est pas modifiée, mais afin de tenir compte de l’inflation, les seuils sont revalorisés de 0,10 % comme la plupart des limites, plafonds et indices. Toutefois, afin que les foyers les plus modestes ne soient plus redevables de l’impôt sur le revenu, le mécanisme de la décote est de nouveau aménagé et étendu. Aménagements du crédit d’impôt pour la transition énergétique Le Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE) est de nouveau prorogé et aménagé par la loi de finances pour 2016. Si la plupart des mesures ne concernent que les dépenses réalisées à compter du 1er janvier 2016, certains aménagements concernent des dépenses réalisées en 2015. Ainsi, pour les équipements mixtes, combinant un équipement, non éligible, de production d’électricité utilisant l’énergie radiative du soleil (panneaux photovoltaïques) et un équipement de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire utilisant l’énergie solaire thermique (éligible), il est prévu l’application de plafonds spécifiques par mètre carré de capteurs solaires (400 € ou 200 € TTC selon le type de matériel) pour les investissements payés à compter du 30 septembre 2015. Par ailleurs, cette année encore, il convient de prendre en compte certaines catégories de dépenses composant le bouquet de travaux. Ainsi, certaines dépenses, réalisées du 1er janvier 2014 au 31 août 2014, qui n’ont pas pu ouvrir droit au crédit d’impôt au titre de 2014 en l’absence de réalisation du “bouquet” de travaux, peuvent bénéficier du crédit d’impôt sur le revenu 2015 à l’ancien taux de 25 %, si la seconde dépense constituant le “bouquet” a été effectuée en 2015. Cette seconde dépense ouvre droit à un crédit d’impôt au taux de 30 %. Le paiement par voie électronique devient obligatoire au-delà d’une certaine somme L’obligation de paiement par prélèvement automatique (mensuel ou à l’échéance) des impôts établis par voie de rôle à la charge des particuliers est généralisée aux paiements effectués à compter du 1er janvier 2016, lorsque le montant dû est supérieur à 10 000 €. Ce seuil sera progressivement abaissé au cours des années suivantes pour une généralisation à compter de 2019. p Frédéric Feller Consultant en droit fiscal Infodoc-experts JURIDIQUE Sociétés pluri-professionnelles et devoir de conseil : quelles actualités ? Le département juridique du Conseil supérieur présente les dernières actualités impactant l’exercice professionnel des experts-comptables, dont l’ordonnance sur les sociétés pluri-professionnelles d’exercice (SPE) et deux jurisprudences sur le devoir de conseil et le titre d’expert-comptable. Sociétés pluri-professionnelles d’exercice Autorisée en son principe sous la forme de société civile professionnelle depuis 1966, et sous la forme de société d’exercice libéral depuis la loi du 31 décembre 1990, la faculté pour plusieurs professions libérales d’exercer dans une même structure n’avait cependant pas encore fait l’objet de dispositions d’application. Malgré cela, et pour répondre à la demande de plus en plus forte des clients, entreprises ou particuliers, les collaborations informelles entre ces professionnels ainsi que la mise en commun de ressources matérielles, voire la mise en commun de ressources financières au bénéfice de différentes structures d’exercice, s’étaient développées. L’ordonnance n°2016-394 du 31 mars 2016, relative aux sociétés constituées pour l’exercice en commun de plusieurs professions libérales soumises à un statut législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé, ouvre désormais la voie à la création de sociétés d’exercice libéral, dénommées « sociétés pluri-professionnelles d’exercice », pour l’exercice de deux ou plusieurs professions parmi les neuf visées, dont les experts-comptables. Les modifications apportées à la loi du 31 décembre 1990 sont entrées en vigueur le lendemain de la publication de l’ordonnance du 31 mars 2016 au JO, soit le 2 avril. Un décret transversal d’application doit à présent être pris pour permettre la création effective de ces sociétés (publication prévue fin du 1er semestre 2016). Le chapitre IV, titre II, de l’ordonnance, contient les dispositions relatives à la profession d’expert-comptable. Elles modifieront de nombreux articles de l’ordonnance du 19 septembre 1945, afin notamment de préciser que la SPE dans laquelle la profession d’expertise comptable sera exercée, non membre de l’Ordre mais inscrite au tableau, devra comprendre parmi ses associés une personne physique remplissant les conditions pour exercer la profession. Ces modifications entreront en vigueur à la date qui sera fixée par décret (un décret par profession) et au plus tard le 1er juillet 2017. Devoir de conseil et secrétariat juridique Un expert-comptable, en charge notamment d’une mission de secrétariat juridique (décrite dans la lettre de mission comme notamment « l’assistance à la convocation et la tenue des assemblées générales ordinaires »), a vu sa responsabilité engagée par son client au titre de manquements à ses obligations fiscales et de secrétariat juridique pour ne pas avoir procédé à la convocation aux assemblées générales annuelles en vue de l’approbation des comptes, ce qui aurait motivé la désignation par le tribunal d’un administrateur judiciaire provisoire. Le professionnel faisait valoir que s’agissant d’une mission de secrétariat juridique et non d’“assistance juridique”, l’envoi des convocations constituait une obligation légale incombant à la gérance. La Cour de cassation considère que la mission de secrétariat juridique, telle que définie par la lettre de mission, soumet- tait l’expert-comptable à une obligation de conseil quant à la tenue et la régularité des assemblées générales (Cass. com., 8 mars 2016, n° 14-24.769). Titre et diplôme d’expertise comptable Dans un arrêt rendu le 1er mars 2016, la Cour de cassation a considéré qu’un administrateur provisoire, diplômé d’expertise comptable mais non inscrit à l’Ordre, pouvait faire mention de son diplôme sans s’exposer au délit d’usurpation du titre d’expert-comptable. La mention “diplômé”, placée après les titres et non avant, ne vise pas, selon les juges, à attester de l’exercice d’une profession, mais de l’obtention d’un diplôme, qui, en l’espèce, était incontestable (Cass. crim., 1er mars 2016, n°14-86.957). p Pour en savoir Sur les sociétés pluri-professionnelles d’exercice dans la partie privée du site www.experts-comptables.fr Cass 8 mars 2016 www.legifrance.gouv.fr Cass 1er mars 2016 www.legifrance.gouv.fr MAI 2016 SIC 352 33 EXERCICE PROFESSIONNEL SECTEUR PUBLIC Comptes de campagne : en route vers 2017 ! Les prochaines grandes échéances électorales sont les élections présidentielles (avrilmai 2017) ainsi que les élections législatives (juin 2017). Le candidat, avec l’aide de son mandataire financier, doit recenser la totalité des recettes et des dépenses engagées ou effectuées pour sa campagne. La loi confère aux experts-comptables le soin d’assurer la mission de mise en état d’examen des comptes de campagne. Détails. S elon l’article L.52-12 du Code électoral, « Le compte de campagne est présenté par un membre de l’Ordre des expertscomptables et des comptables agréés ; celui-ci met le compte de campagne en état d’examen et s’assure de la présence des pièces justificatives requises. Cette présentation n’est pas nécessaire lorsqu’aucune dépense ou recette ne figure au compte de campagne. » Pour mener à bien sa mission, l’expert-comptable se doit d’effectuer toutes les diligences relatives à la mission de mise en état d’examen du compte de campagne et de s’assurer de la présence des pièces justificatives requises. La lettre de mission doit être jointe dans le compte de campagne. Dans le cas d’une mission étendue comportant des prestations de conseil, la facturation devra distinguer les honoraires liés à l’accomplissement de la mission légale de ceux liés à l’accomplissement des prestations de conseil. Le coût de ces prestations de conseil doit obligatoirement figurer dans le compte de campagne. Nouveauté pour les élections législatives 2017 La loi organique et la loi ordinaire ont été promulguées le 14 février 2014. Elles ont été publiées au 34 SIC 352 MAI 2016 Journal officiel du 16 février 2014. Les deux textes interdisent le cumul de l’exercice d’un mandat parlementaire national ou européen avec l’exercice de fonctions de direction ou de co-direction au sein des collectivités territoriales et des Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, en métropole et en outre-mer. Il étend cette interdiction à certaines fonctions non exécutives telles que les présidences des assemblées locales en Corse, Martinique, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française. Pour éviter la multiplication d’élections partielles à chaque élection locale, le projet de loi organique autorise qu’un parlementaire démissionnaire pour cause de cumul des mandats soit remplacé par son suppléant. Ces dispositions seront applicables à compter du premier renouvellement des assemblées concernées suivant le 31 mars 2017. L’Ordre vous accompagne… L’Ordre des experts-comptables met à disposition de la profession des outils, des documents de travail, une foire aux questions, des vidéos de présentation de la mission, un service de questionsréponses sur la plateforme Conseil Sup’ Services comptes de campagne, ainsi qu’un guide pratique sur les missions dans le cadre des comptes de campagne, mis à jour en 2015, disponible sur le site de la Boutique de l’Ordre. Une journée de formation sur la mission de présentation des comptes de campagne est également dispensée par les instituts régionaux de formation (IRF). Consciente de la confiance placée en elle par le législateur, notre profession doit se mobiliser car il s’agit d’une formidable occasion de communiquer et de démontrer aux décideurs politiques toute son utilité pratique et sa légitimité sur les missions qui lui sont confiées. p Pour en savoir Consultez la loi organique du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur www.legifrance. gouv.fr et la loi du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de représentant au Parlement européen www.legifrance. gouv.fr D É M AT É R I A L I S AT I O N Logiciels malveillants : un fléau à plus d’un titre La Revue Française de Comptabilité a publié, en avril 2016, sous la plume de Fabien Cleuet, un article sur les virus-rançons dans lequel il rappelle l’épidémie touchant la France depuis quelques semaines. En effet, les internautes français, et en particulier les entreprises, sont la cible d’attaques informatiques de type « ransonware » ou virus-rançons. Des mesures spécifiques de défense et de sauvegarde doivent être mises en œuvre ; pour la profession comptable, ce fléau a d’autres conséquences qui montrent l’avenir de notre monde numérique de demain. Focus sur ce « double effet » pour les experts-comptables. L e premier des “ransonware” a donné son surnom aux logiciels-virus de type « cheval de Troie » dédiés à l’extorsion de fonds : les Cryptolocker. Ces logiciels s’installent “discrètement” sur un ordinateur, sans provoquer immédiatement de dégâts, en initialisant une connexion à un serveur maitre pour recevoir des instructions. Ce type de virus est couramment envoyé dans une pièce jointe ; la première précaution est donc de ne pas ouvrir des pièces jointes d’origines inconnues ou douteuses, même si, sur le long terme, cette précaution n’est pas suffisante. L’action d’un “ransonware” est dramatiquement simple : il obtient une clef publique spécifique à l’installation sur une machine – les clefs de décodage ne sont donc pas réutilisables entre deux sociétés attaquées – et ensuite, il commence à crypter les fichiers selon la nature de leurs extensions : DOC, PDF, XLS, Images… Avant de commencer son action, le virus aura pris soin de “s’envoyer” à vos contacts avec évidemment une présomption de confiance par les destinataires qui vont le recevoir. Tous les disques visibles par mappage, utilisation d’une lettre vers un disque réseau, depuis le poste infecté seront cryptés. Les serveurs sont donc vulnérables potentiellement deux fois : si le virus s’exécute sur le serveur ou si un poste infecté est connecté au serveur. Les espaces dans le cloud sont aussi vulnérables s’ils sont mappés par le poste de travail, par exemple des disques partagés. Une fois installés, les “ransonware” demandent un paiement par BitCoin, processus anonyme, d’une rançon de 500 à 10 000 dollars pour recevoir la clef privée de décryptage… Avec évidemment une faible probabilité de la recevoir ! Se protéger des “ransonware” relève de la formation et de la technologie. Comment se protéger ? En premier lieu, il est nécessaire d’installer un anti-virus, à jour, sur son système de messagerie, son serveur, mais également sur les postes de travail pour filtrer les clefs USB pouvant elles aussi être un vecteur d’infection. Une nouvelle génération d’anti-virus permet d’identifier des comportements anormaux et agit en suspendant les traitements douteux. Les sauvegardes permettent de tout restaurer après une attaque réussie ! Il faut donc une sauvegarde “hors ligne” pour éviter qu’elle soit elle aussi cryptée au moment de l’attaque. Les systèmes NAS peuvent ne pas être suffisants, une copie quotidienne sur un système amovible redevient donc une solution à envisager sérieusement. Se protéger, envisager le pire, et investir dans des moyens technologiques pour redémarrer, est nécessaire mais insuffisant ; l’immobilisation d’un système pendant plusieurs heures peut être très coûteuse et il est préférable d’éviter l’infection. L’humain reprend alors le dessus sur la machine, et la formation des collaborateurs permet d’éviter les comportements à risques. Dans une profession qui échange en permanence avec ses clients, tiers et administrations, comment se prémunir de l’usurpation d’identité et comment garantir ses partenaires ? Pour les messages émis par le cabinet, il suffit de les signer (avec Signexpert par exemple) pour garantir que personne n’a usurpé votre messagerie, mais difficile d’imposer, en réception, la signature à tous vos correspondants. Il faut alors utiliser des outils de filtrage et de contrôle de l’origine des messages. Enfin, pour la réception de messages de production, telles que les factures, il est préférable de mettre en œuvre des plateformes de collectes sécurisées qui assurent, entre autres, le contrôle d’immunité des pièces jointes. L’identité sur le net et la sécurisation des échanges deviennent des enjeux stratégiques pour la fluidité des relations d’affaires et la gestion administratives. Ce sont des prérequis essentiels dans la perspective de la généralisation de la facture électronique et plus globalement des engagements entre acteurs économiques. Les nouveaux textes sur les obligations et le règlement eIDAS sont les bases juridiques vers lesquelles les outils techniques actuels de signatures, recommandés électroniques et conservation numériques, vont s’appuyer dans les tous prochains mois. p MAI 2016 SIC 352 35 EXERCICE PROFESSIONNEL F O R M AT I O N L’Intec : 80 ans au service des professionnels de la comptabilité et de l’audit Principale composante du Cnam, établissement public d’enseignement supérieur, l’Intec est depuis plus de 80 ans leader sur le marché de la formation dans le cursus d’expertise comptable, DCG, DSCG, DEC, Master CCA. Le réseau des centres d’enseignement CnamIntec accueille près de 13 000 étudiants en régions ainsi que dans de nombreux pays francophones. Le cursus d’expertise comptable accessible à tous uEn formation initiale, pour les étudiants. uEn formation continue, dans le cadre du plan de formation de l’entreprise, par le biais du Congé Individuel de Formation (CIF) ou du Compte Personnel de Formation (CPF), toutes les formations, DCG, DSCG, master CCA, sont accessibles aux salariés. Le service de formation continue de l’Intec propose un parcours individualisé à chaque candidat en fonction de sa situation professionnelle, de son projet de formation et du type de financement envisagé. Contact : [email protected] uEn alternance, apprentissage ou contrat de professionnalisation, pour les jeunes de moins de 26 ans qui souhaitent allier études et expériences professionnelles. Contact : [email protected] Les enseignements à l’Intec Le modèle pédagogique de l’Intec repose sur la fourniture de supports de cours régulièrement actualisés, disponibles en format électronique et papier, ainsi que sur l’accès à des compléments pédagogiques numériques (web conférences, forum de discussion, exercices interactifs, suivi de l’actualité, devoirs et annales d’examen avec corrigés…). Il est ainsi envisageable de suivre une formation entièrement à distance et de bénéficier d’un contrôle continu des connaissances. En complément de l’étude des supports de cours et de la participation aux web conférences, il est possible de s’inscrire à des cours en journée (cours du jour et/ ou renforcés), le soir ou en séances de regroupement le samedi. Ces séances ont lieu de septembre à avril en DCG et de fin octobre à début mai en DSCG et en Master CCA. 36 SIC 352 MAI 2016 Le cursus d’expertise comptable par la VAE, la VES, la VAP 85 La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) permet d’obtenir, en totalité ou en partie, un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP). Par la VAE, l’Intec vous accompagne pour la constitution de votre dossier portant sur l’expérience pro- fessionnelle et les compétences acquises en vue de le présenter à la fois au jury de l’État (DCG/ DSCG) et/ou au jury Intec (DGC/ DSGC), en s’appuyant sur un dossier et des référentiels de compétences communs. D’autres formules, comme la Validation des Etudes Supérieures (VES) ou la validation des Acquis Professionnels (VAP 85) permettent à des auditeurs de faire reconnaître, tout ou partie, de leurs expériences pour poursuivre ou compléter leur formation. Chaque année plus de 400 auditeurs font reconnaître leurs expériences par la voie de la VAE, VES ou VAP 85. Contact : [email protected] web conférences et compléments pédagogiques en ligne. Les examens nationaux auront lieu au mois de juin, à l’exception de l’agrément du mémoire qui sera délivré en octobre (M1) pour une soutenance en M2. La session de rattrapage aura lieu début septembre pour les écrits et en novembre pour les deux épreuves orales. Le déploiement progressif du dispositif dans les centres associés et dans nos centres à l’étranger aura lieu à compter de la rentrée 2017. Le principe de la « double chance » L’Intec délivre ses propres diplômes, DGC et DSGC, dont le contenu et les exigences sont strictement ajustés sur les programmes et épreuves du DCG et du DSCG de l’Etat. Tous les inscrits à l’Intec passent donc deux examens pour chaque UE, un à l’Intec et l’autre à l’Etat. La meilleure des deux notes est retenue pour la délivrance des diplômes de l’Intec, lesquels dispensent de la totalité du DCG et de cinq UE du DSCG. Contacts : francoise.dibitonto@lecnam. net et [email protected] Les centres Intec Nouveautés 2016 Spécial collaborateurs : ouverture de cours décalés en DSCG Depuis plusieurs années, l’Intec organise, en septembre, des séminaires intensifs de révision aux écrits du DSCG. Les épreuves du DSCG de l’Etat se déroulant à l’automne, l’Intec ouvre en outre, à Paris, des sessions spécifiques de formation à cinq UE du DSCG réservées aux collaborateurs des cabinets, avec des cours de mai à octobre (interruption des cours de mi-juillet à début septembre). Contact : [email protected] Ouverture du Master CCA L’Intec ouvre son master Compta bilité Contrôle Audit (CCA) sur Paris selon trois formules : en apprentissage, en contrat de professionnalisation et à distance avec regroupements sur Paris le samedi. Tous les étudiants de master recevront les supports complets de chaque épreuve et auront accès aux Etranger Algérie : Oran et Alger ; Bénin : Cotonou ; Burkina-Faso : Ouagadougou ; Burundi : Bujumbura ; Cameroun : Douala ; Centrafrique : Bangui ; Comores : Moroni ; Congo : Brazzaville ; République démocratique du Congo : Kinshasa ; Côte-d’Ivoire : Abidjan ; Djibouti ; Gabon : Libreville ; Guinée : Conakry ; Madagascar : Antananarivo ; Mali : Bamako ; Maroc : Tanger et Casablanca ; Mauritanie : Nouakchott ; Niger : Niamey ; Sénégal : Dakar ; Tchad : N’Djamena ; Togo : Lomé ; Tunisie : Tunis ; Vietnam : Hanoï. Equipe dirigeante Directeur du département CCA : Hubert Tondeur Directeur de l’Intec : Pascal Charpentier Direction pédagogique de l’Intec : Nicolas Delord Informations générales sur les formations de l’Intec : [email protected] http://intec.cnam.fr/ DOM-TOM Guadeloupe : Pointe-à-Pitre ; La Réunion : Sainte-Clotilde ; Martinique : Schoelcher ; Nouvelle-Calédonie : Nouméa ; Polynésie française : Pirae ; Tahiti. Partenariats universitaires Paris 13/Université Marne-la-Vallée ; Université Paris-Est ; CFA Insta ; ESCP Europe ; IPAG Business School ; IAE de Lille. Métropole Aix-en-Provence ; Amiens ; Angers ; Anglet ; Angoulême ; Auxerre ; Bastia ; Bordeaux ; Brest ; Caen ; ClermontFerrand ; Grenoble ; Lannion ; La Roche-sur-Yon ; La Rochelle ; Le Havre ; Lille ; Limoges ; Lyon ; Marseille ; Montpellier ; Nancy ; Nantes ; Nice ; Niort ; Pau ; Poitiers ; Reims ; Rennes ; Rodez ; Saint-Brieuc ; Saint-Etienne ; Saint-Genis-Pouilly ; Saint-Quentin ; Strasbourg ; Toulouse ; Valence ; Vannes ; Versailles. Effectifs et centres Intec 10 000 Etudiants en France 3 116 Etudiants à l’étranger 42 Centres en France 26 Centres à l’étranger 447 Candidats en validation de parcours (VAP85, VES et VAE) Contrats en alternance : - 119 apprentis - 106 contrats professionnels ou périodes de professionnalisation MAI 2016 SIC 352 37 EXERCICE PROFESSIONNEL SECTEUR PUBLIC Synthèse des étapes de la réforme de la commande publique Dans le cadre d’une démarche de simplification et de modernisation de la commande publique, la transposition en droit français des directives européennes en matière de marchés publics s’achève. Ainsi, au 1er avril 2016, l’ancien Code des marchés publics, en vigueur depuis 2006, est abrogé. L e Gouvernement a choisi de procéder par ordonnances pour réformer la réglementation. Deux ordonnances distinctes pour les marchés publics et les concessions sont mises en œuvre par décrets et remplacent plusieurs textes existants en vue de clarifier les règles applicables. Comment aborder concrètement la commande publique ? L’expert-comptable souhaitant s’investir dans le secteur public doit connaître les règles lui permettant de répondre aux offres des acteurs publics. Il est recommandé dans la mesure du possible d’en- trer sur ce marché en se formant et en se faisant accompagner par un confrère déjà aguerri à ces procédures ; le moyen le plus simple pour les connaître est d’adhérer au Club secteur public du Conseil supérieur et de suivre le socle de formation proposé par le CFPC (Visa secteur public). Jean-Luc Scemama Président de la commission Secteur non-marchand et Jean-Michel Moreau Vice-président du Club secteur public Calendrier de transposition des directives sur les marchés publics pour 2016 Textes Champ d’application Date d’entrée en vigueur Ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics Transpose les directives européennes en droit français Les objectifs de l’ordonnance sont : - transparence des procédures, - liberté d’accès à la commande publique, - favoriser l’accès des PME aux marchés, - code unique de la commande publique. JORF n° 0169 du 24 juillet 2015 Entrée en vigueur le 1er avril 2016 Décret n° 2015-1163 du 17 septembre 2015 modifiant certains seuils relatifs aux marchés publics Le seuil de dispense de formalités pour les marchés publics est relevé (voir SIC avril 2016) JORF n° 218 du 20 septembre 2015 Entrée en vigueur le 1er octobre 2015 Décret n° 2015-1904 du 30 décembre 2015 modifiant les seuils applicables aux marchés publics et autres contrats de la commande publique Les seuils des marchés publics et autres contrats de la commande publique sont relevés (voir SIC avril 2016) JORF n° 303 du 31 décembre 2015 Entrée en vigueur le 1er janvier 2016 Décret n° 2016-360 relatif aux marchés publics et Décret n° 2016-361 relatif aux marchés de défense ou de sécurité Régime de droit commun fixant les règles générales de passation et d’exécution des marchés publics passés par les acheteurs JORF n° 0074 du 27 mars 2016 Entrée en vigueur le 1er avril 2016 Arrêté du 29 mars 2016 fixant la liste des renseignements et des documents pouvant être demandés aux candidats aux marchés publics Liste des documents que l’acheteur peut exiger (un ou plusieurs renseignements ou documents justificatifs) dans la mesure où ils sont nécessaires à l’appréciation de la capacité économique et financière des candidats. JORF n° 0076 31 mars 2016 Entrée en vigueur le 1er avril 2016 Décret n° 2016-412 du 7 avril 2016 relatif à la prise en compte de la performance énergétique dans certains contrats et marchés publics Obligation des services de l’Etat et de ses établissements publics n’ayant pas un caractère industriel et commercial et dont les compétences, ou la vocation, ont un caractère national à n’acheter, ou louer, que des produits, services et bâtiments ayant une haute performance énergétique JORF n°0083 du 8 avril 2016 Entrée en vigueur le 15 avril 2016 38 SIC 352 MAI 2016 Où trouver les informations sur le recensement des marchés publics ? Les marchés publics constituent un des leviers utiles au développement des entreprises. De nombreux organismes proposent un suivi des appels d’offre en fonction d’un profil défini. Une fois introduit, une veille par acheteur peut être mise en place. En effet, certains profils d’acheteurs permettent, une fois inscrit, de s’abonner à un système de veille sur les marchés de son choix (à partir de mots-clefs, de domaines, de codes CPV, etc.). Grâce à ce système d’alerte (push), l’abonné reçoit, généralement gratuitement, un courriel qui reprend les nouveaux avis d’appel public à la concurrence diffusés par ce seul acheteur et correspondant aux critères qu’il a sélectionnés. Sur un plan général, l’Observatoire économique de la commande publique (OECP), qui a remplacé l’Observatoire économique de l’achat public (OEAP) en avril 2016, est chargé de la publication d’un recensement annuel des marchés conclus en France. La réponse dématérialisée doit être privilégiée Elle permet une réduction des temps de transmission ; il est, en effet, toujours regrettable de voir son offre éliminée parce qu’elle est arrivée en retard. Ces journées gagnées peuvent permettre de passer plus de temps à travailler la qualité technique de l’offre, ce qui n’est jamais inutile. La réponse dématérialisée permet également une réduction des coûts. Seuls les frais d’accès à internet et du Certificat de Signature Electronique (CSE) sont à la charge du cabinet candidat. Dans une procédure dématérialisée, l’acheteur public met en ligne toutes les informations nécessaires aux candidats pour qu’ils puissent répondre à sa demande d’achat sur un profil d’acheteurs (voir ci-dessus pour une veille systématique). Le cabinet qui répond à un marché public par voie électronique, peut aussi transmettre une copie de sauvegarde de sa candidature et de son offre sur une clé USB ou sur DVD, pour parer à toute éventualité de dysfonctionnement. Comment constituer son dossier d’offre et de candidature ? L’adaptation de la réponse aux besoins de l’acheteur public est incontournable. Le cabinet doit montrer ses capacités de façon synthétique. La liste de ses références doit être établie en fonction du marché convoité et, de préférence, indiquer des expériences récentes. La capacité du cabinet doit être mise en exergue, l’acheteur doit pouvoir se faire une idée de la valeur de l’équipe mise à disposition pour exécuter le marché, tant les moyens humains que techniques. La possibilité de répondre en « groupement » permet de se faire accompagner par un confrère ayant déjà une expertise et d’aborder le secteur avec de meilleures chances de s’y introduire. Il n’est pas interdit de montrer son originalité et ses innovations en relation directe avec l’exécution de l’offre, mais le cabinet ne doit pas oublier de répondre à l’offre de base. L’arrêté du 29 mars 2016 liste les documents et renseignements que l’acheteur peut exiger dans la mesure où ils sont nécessaires à l’appréciation de la capacité économique du cabinet, de ses capacités techniques et professionnelles, à l’assurance du respect des normes de qualité environnementale, handicapée, etc. Au sein du cabinet, il est donc recommandé de dédier une personne à la veille des marchés pouvant potentiellement être remporté par le cabinet, et de tenir à jour les documents récurrents. Le facteur temps est un élément primordial dans la réponse apportée et il faut pouvoir disposer du délai maximum pour répondre à l’offre ellemême. p Pour en savoir Sur la commande publique www.collectiviteslocales.gouv.fr www.dila.premierministre.gouv.fr Calendrier de transposition de la directive sur les concessions Textes Champ d’application Arrêté du 21 mars 2016 fixant le modèle d’avis pour la passation des contrats de concession Date d’entrée en vigueur JORF n° 71 du 24 mars 2016 Entrée en vigueur le 1er avril 2016 Ordonnance n°2016-65 du 29 janvier 2016 relative aux contrats de concession Transpose la directive européenne en droit français. L’objectif de l’ordonnance est de simplifier et de rationaliser l’architecture du droit des contrats de concession. Entrée en vigueur le 1er avril 2016 JORF n° 27 du 2 février 2016 Décret n° 2016-86 du 1er février 2016 relatif aux contrats de concession Le décret : - fixe les règles de passation et d’exécution de passation de contrats de concession dans un cadre juridique rénové, - met fin à la dualité entre les concessions travaux et les délégations de service public. JORF n°0027 du 2 février 2016 Entrée en vigueur le 1er avril 2016 MAI 2016 SIC 352 39 EXERCICE PROFESSIONNEL MISSIONS Analyse sectorielle « Pharmacie » : le traitement idéal pour soigner vos missions Sic vous propose de découvrir, ce mois-ci, le secteur des pharmacies. Retrouvez toutes les informations essentielles pour découvrir ce secteur d’activité et mener à bien votre mission. L e Code de la santé publique reconnaît au pharmacien d’officine le monopole de la vente de médicaments et autres articles conformes à la pharmacopée. Le pharmacien est également autorisé à développer une activité parapharmaceutique au sein de son officine. Quelle santé pour les pharmacies ? Malgré une baisse de 3,5 % entre 2006 et 2013, le nombre d’officines reste élevé dans l’hexagone avec 21 772 pharmacies en 2014. La France reste historiquement un grand consommateur de soins et de biens médicaux, ainsi la dépense totale représentait 190,6 Mds €, soit 8,9 % du PIB en 2014. Un tiers du marché du médicament échappe aux officines au profit des établissements de santé qui ont vu leur activité progresser en 2014 grâce notamment à la mise en place sur le marché de nouveaux traitements (contre le virus de l’hépatite C, par exemple). La rémunération à la performance des médecins et des pharmaciens, la promotion des génériques auprès des patients et les baisses importantes de prix des médicaments remboursables ont contribué à contenir la progression de la demande et donc celle du chiffre d’affaires des pharmacies. Depuis le 1er janvier 2015, les pharmaciens sont soumis à un nouveau mode de rémunération : un honoraire au conditionnement et un honoraire par ordonnance complexe (au moins cinq lignes de prescription de médicaments remboursables). On constate une augmentation continue des défaillances d’entreprises de ce secteur depuis 2011. Dans ce contexte difficile, les pharmaciens se structurent de plus en plus autour de groupements qui, pour la plupart, développent par ailleurs leurs propres enseignes et marques pour se différencier de la concurrence. Une quarantaine a été recensée en France en 2014. Parmi les avantages qu’apportent ces groupements de pharmacies, on trouve notamment l’optimisation des achats grâce à la centrale d’achats du groupement, la 40 SIC 352 MAI 2016 mutualisation de la fonction informatique par la mise en place de réseaux internes, l’accès à des services supports, etc. Des activités annexes à la vente de médicaments remboursables se développent à grands pas en officine, notamment les produits de parapharmacie, d’automédication et la location et vente de matériels et dispositifs médicaux. Par ailleurs, la vente en ligne de médicaments d’automédication est autorisée en France depuis 2013, sachant que chaque site de vente doit être rattaché à une officine physique. Ce mode de ventes ne rencontre pas le succès attendu : en effet, les pharmaciens jugent la vente en ligne peu sécurisée avec des risques de contrefaçon ou de piratage. Outre la délivrance de médicaments, le pharmacien peut notamment participer à l’éducation thérapeutique et aux actions d’accompagnement du patient, procéder au dépistage de certaines maladies comme le diabète par exemple. Pour rester informé : les actus-secteurs Il s’agit de lettres d’actualités trimestrielles complétant les analyses sectorielles, dans les domaines économique, juridique, fiscal et social. Cet outil est destiné aux collaborateurs de cabinets pour compléter leur veille sectorielle mais également à vos clients. Quelques chiffres clés… 54 924 pharmaciens d’officines sont inscrits à l’ordre, au 1er janvier 2015 soit + 0,3 % entre 2013 et 2014. Plus des 2/3 des pharmacies comptaient entre trois et neuf salariés, selon les données de l’Insee au 1er janvier 2014. En 2014, la dépense totale de soins et biens médicaux s’élevait à 190,6 Mds € et les ventes de médicaments en officine représentaient un chiffre d’affaires de 20 Mds €. Depuis 2006, le chiffre d’affaires des pharmacies est en augmentation constante. En 2014, selon la base de données de la Fédération des Centres de Gestion Agréés (FCGA), le chiffre d’affaires moyen d’une entreprise individuelle exploitant une pharmacie s’établissait à près de 1,5 M € avec une marge brute qui représente aux alentours de 30,5 % du chiffre d’affaires. Pour en savoir Retrouvez dans cette analyse l’ensemble des données financières et les commentaires associés à cette activité. boutique-expertscomptables.com Données clés du secteur Activité des entreprises individuelles 2014 Nombre d’entreprises 8 668 Chiffre d’affaires HT en euros€ 1 487 241 Marge brute globale 30,5 % Résultat d’exploitation corr. rem. expl. 10,3 % Résultat financier -0,5 % Résultat courant 9,8 % 1 Source : Fédération des Centres de Gestion Agréés, code 47.73Z1 1. Résultat de l’exploitation corrigé des rémunérations de l’exploitant. Chiffres clés des sociétés Chiffre d’affaires HT en euros 2014 1 822 848 Marge 28,1 % Valeur ajoutée 25,9 % Résultat d’exploitation 9,1 % Résultat financier -1,3 % Résultat courant avant impôts 7,8 % Résultat net 5,8 % Nombre de sociétés 3 832 Source : Base de données Diane - Bvdinfo.com, code 47.73Z Selon la base de données Diane, 95 % des sociétés du secteur de la pharmacie ont opté pour la forme juridique de la SARL. Environnement social, fiscal, comptable et juridique Plusieurs spécificités liées à l’activité des pharmacies sont détaillées dans l’analyse sectorielle sur les plans ci-dessous : uSocial : l’activité relève de la convention collective nationale de la pharmacie d’officine. uFiscal : les différents taux de TVA applicables pour cette activité sont détaillés dans l’analyse et des précisions sont apportées concernant la taxe annuelle due sur les médicaments. uComptable : il n’existe pas de plan comptable professionnel. Le compte 7088 est à utiliser en cas de rétrocessions lorsqu’il existe un regroupement de pharmaciens. Il convient également de vérifier que les ventes non encaissées par la pratique du tiers payant sont comprises dans le chiffre d’affaires au moment de l’établissement des comptes annuels, etc. uJuridique : l’étude rappelle les conditions d’accès à la profession, les règles de création d’une officine (licence délivrée par l’Agence Régionale de Santé) et notamment l’obligation d’avoir la carte de professionnel de santé, les règles d’obligation d’emploi de personnel, la participation des pharmacies au service de garde, la réglementation liée à la télétransmission des feuilles de soins, l’obligation de porter à la connaissance des clients les prix pratiqués et les ventes de médicaments en ligne. L’expert-comptable devra porter une attention particulière lors de l’élaboration du plan de financement et ceci afin d’éviter le dépôt de bilan ou la vente forcée. Le pharmacien devra être vigilant sur l’inventaire si celui-ci se déroule pendant les jours d’ouverture de l’officine : il faudra appréhender convenablement les sorties et les entrées en stock. Malgré un nombre important de références en stock, la vitesse de rotation est rapide (environ 45 jours) ; il faudra toutefois gérer la date de péremption des médicaments pour réduire la mise au rebut de ceux-ci. Le suivi du taux de marge par famille de produits est indispensable pour comprendre les variations d’une année sur l’autre et agir rapidement sur les baisses de marge. Afin d’assurer une bonne santé financière, une bonne gestion des stocks est primordiale, compte tenu du stock important et afin d’éviter les difficultés de trésorerie, la notion de besoin en fonds de roulement est un élément essentiel à appréhender. Perspectives pour 2016 En 2016, le chiffre d’affaires des pharmacies progressera très modestement, en lien avec les nouvelles économies prévues par la loi de financement de la Sécurité sociale. Les prix des spécialités remboursables, y compris les génériques, devraient baisser dans des proportions similaires aux années précédentes. En parallèle, le taux de pénétration des génériques plafonnera, ce qui limitera la croissance des ventes en volume sur ce segment. Seul point positif pour les officines, la demande en médicaments en vente libre, en parapharmacie et en articles médicaux devrait être, comme les années précédentes, dynamique. p Comment se procurer les analyses sectorielles ? Deux possibilités s’offrent à vous pour accéder à cet outil. Vous pouvez à partir de la boutique, www. boutique-expertscomptables.fr : uacquérir une analyse sectorielle à l’unité en version téléchargeable (17 e TTC) ou en version papier (34 e TTC) ; uvous abonner pour accéder à l’ensemble de la collection au tarif de 225 eTTC par an. Cette formule vous donne également la possibilité d’accéder aux lettres d’actualités associées aux activités couvertes par les analyses sectorielles : les actussecteurs. Pour en savoir www.boutiqueexperts-comptables.fr MAI 2016 SIC 352 41 EXERCICE PROFESSIONNEL D É M AT É R I A L I S AT I O N Télétransmission des bilans à la Banque de France Au cours des dernières années, la Banque de France a connu une très forte progression de son taux de télétransmission des liasses fiscales qui atteint, au 31 décembre 2015, près de 70 % des bilans collectés. Ce nombre démontre la volonté accrue de tout un écosystème de passer à l’ère de la dématérialisation : les entreprises qui sont déterminées à s’affranchir des formats papier, mais aussi les experts-comptables et les partenaires EDI fortement impliqués dans le cadre de partenariats et de conventions signés avec la Banque de France. La télétransmission : une démarche simple et gratuite Première étape, le dirigeant d’une entreprise envoie une autorisation écrite signée à la succursale Banque de France qui gère son dossier. Son cabinet d’expertise comptable pourra ainsi transmettre directement la liasse fiscale à la Banque de France via la procédure EDI-TDFC. Le modèle d’autorisation est disponible sur le site internet de BilanDirect-Fiben. Cette autorisation est à adresser une seule fois à la Banque de France ; elle est permanente, sauf révocation expressément formulée dans un courrier par le dirigeant de l’entreprise auprès de la succursale qui gère son dossier. Elle n’est donc pas à renouveler lors d’une nouvelle campagne annuelle de collecte des bilans. Seconde étape, le dirigeant coche, ou demande à son expert-comptable de cocher, la case « Télétransmission BDF » de son logiciel comptable. Ce processus est gratuit et sécurisé : ules frais d’acheminement électronique des bilans sont pris en charge par la Banque de France ; la télétransmission est donc gratuite pour les chefs d’entreprise ; ula sécurité et la confidentialité des flux sont assurées par la procédure EDI. Quelles sont les entreprises concernées? Les entreprises non financières (y compris les filiales de groupes français et étrangers) dont le chiffre d’affaires est supérieur à 750 k €. 42 SIC 352 MAI 2016 Et les holdings françaises détenant au moins une filiale réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 750k €. Une collecte de bilans pour quel traitement ? Ces bilans, une fois enregistrés dans la base FIBEN (Fichier bancaire des entreprises), sont analysés par les spécialistes de la Banque de France afin d’attribuer une cote de crédit qui évalue la capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers à un horizon de trois ans en s’appuyant sur des données comptables et des éléments qualitatifs permettant une meilleure connaissance de l’entreprise (situation du marché, clientèle…). Quel est l’intérêt de la cotation Banque de France ? La cotation repose sur des fondements juridiques d’ordre national et international : article L141-6 du Code monétaire et financier, contrat de service public entre la Banque de France et l’Etat, reconnaissance en qualité d’organisme externe d’évaluation du risque de crédit (19 juin 2007), statut ICAS dans le cadre de l’Eurosystème. La cotation est utilisée pour : ules besoins de la politique monétaire, en permettant de sélectionner les créances qui peuvent être utilisées par les banques pour leur refinancement auprès de l’Eurosystème ; ul’analyse des risques sur les entreprises afin d’apprécier la solidité des actifs bancaires. Les établissements de crédit peuvent se refinancer auprès de l’Eurosystème, notamment en apportant en garantie certaines des créances qu’ils détiennent en portefeuille sur des entreprises bénéficiant des appréciations les plus favorables : actuellement les cotes de crédit 3++ à 4. La Banque de France poursuit trois objectifs complémentaires : ufournir aux établissements de crédit une information sur la qualité des engagements qu’ils s’apprêtent à décider ou qu’ils ont déjà pris ; uaider les chefs d’entreprise à identifier les facteurs qui vont influer sur une analyse externe de leur situation financière ; ufaciliter le dialogue banque-entreprise en mettant à disposition une référence commune et reconnue de tous : la cotation Banque de France. Cette cotation est diffusée gratuitement et systématiquement au responsable légal de l’entreprise concernée, mais aussi, via la base FIBEN, exclusivement aux différentes professions qui interviennent dans le financement des entreprises. De leur côté, les adhérents s’engagent par contrat à respecter les règles de confidentialité. p Les partenaires EDI de la BDF Adventi, ASPOne, Cegid, Dièse Finance, Fiducial, Invoke, Jedeclare.com, LPI Conseil (Teledec), MTAE, Net Déclaration, Sage. PARTENAIRE DU PLUS JEUNE PILOTE DE FORMULE 1 DU MONDE MAX VERSTAPPEN OSEZ LE CHANGEMENT LES EXPERTS-COMPTABLES DE DEMAIN UTILISENT EXACT LE LOGICIEL DE GESTION EN LIGNE La comptabilité évolue rapidement. Aujourd’hui, elle ne se limite plus à équilibrer des budgets mais nécessite une collaboration rapprochée et des interactions permanentes avec les clients dans le cloud, pour faire progresser leur entreprise 24h/24 et 7j/7. Notre logiciel en mode cloud est conçu pour les experts-comptables qui saisissent toutes les opportunités que cette comptabilité nouvelle génération peut offrir. Et pour prouver à quel point nous soutenons le changement, nous nous sommes associés au plus jeune pilote de Formule 1 du monde, Max Verstappen, qui incarne mieux que personne la force de l’audace. Les experts-comptables audacieux se rendent déjà sur exact.com/fr a c t u s des régions Lille - Nord Pas-de-Calais La profession en chiffres Nord (59), Pas-de-Calais (62) 831 Experts-comptables 5 212Collaborateurs 815Sociétés d’expertise comptable 47Associations de gestion et de comptabilité 188 Experts-comptables stagiaires Hubert Tondeur Président du Conseil régional de l’ordre des expertscomptables de Lille Nord Pasde-Calais Vous avez été élu en décembre 2013 en tant que président du Conseil régional de Lille Nord Pas-de-Calais ; pouvez-vous nous rappeler les axes fixés en début de mandature ? L’équipe des élus et moi-même avons basé cette mandature sur quatre axes majeurs : mettre l’institution au service des consœurs et des confrères en étant le relais rapide et efficace du Conseil supérieur ; uoffrir un service de formations complet et gratuit, en parallèle de l’IRF, pour leur permettre de suivre les évolutions de notre environnement professionnel, tant au niveau réglementaire que des missions ; ucommuniquer sur la marque expert-comptable afin d’accroître notre domaine d’intervention ; uet améliorer la défense de la profession, son organisation et des intérêts, notamment au travers de la lutte contre l’exercice illégal. 44 SIC 352 MAI 2016 “ Nous avons lancé des formations gratuites, dédiées spécifiquement aux collaborateurs des cabinets, sur l’actualité comptable, sociale, fiscale, et juridique. ” Quel bilan tirez-vous de ces deux premières années ? Depuis trois ans, toutes les semaines, plusieurs fois par semaine, le Conseil régional diffuse des spots radio “de conseil”. Cette campagne de communication est bien perçue par les confrères mais également par les partenaires de la profession ; c’est un véritable gage de la place de la profession au sein de son environnement. De nombreuses actions ont également été mises en place en matière de formation à destination des confrères. Ces formations, organisées avec ou sans nos partenaires, ont eu pour objectif de sensibiliser Bureau du Conseil régional de Lille Nord Pas-de-Calais les confrères et les consœurs sur tous les grands sujets qui ont touché la profession : le CICE, le suramortissement, le FEC, le blanchiment… En termes d’attractivité, le Conseil régional a également souhaité mettre l’accent sur la communication auprès des jeunes. Ainsi, au-delà des opérations récurrentes la « Nuit qui compte » et le « Tour qui compte », l’équipe du Conseil régional et moi-même avons décidé d’organiser, en partenariat avec le rectorat, un jeu d’entreprise avec les 1re STMG ; l’année dernière, nous avons d’ailleurs été le plus grand jeu d’entreprise de France avec plus de 3 500 participants. L’édition 2016 est également très bien partie et la finale aura lieu, le 1er juin prochain, dans les locaux de l’Ordre des experts-comptables Lille Nord Pas-de-Calais. Enfin, le Conseil régional a aussi respecté la norme qui consiste à avoir un contrôle qualité tous les cinq ans. Le contrôle qualité contribue à donner une image d’une profession réglementée et organisée. C’est une bonne chose pour la profession mais également pour notre tutelle. Avez-vous une ou plusieurs actions à mettre plus particulièrement en avant ? Au-delà des animations et actions que nous allons mener dans les mois à venir, je pense à trois nouveautés que le Conseil régional de l’ordre des experts-comptables Lille Nord Pas-de-Calais a lancé en 2015. Tout d’abord, dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Francis Lefebvre, nous proposons, depuis janvier 2015, cinq journées de formation pour la préparation aux épreuves écrites du DEC, ainsi qu’une journée de formation, en partenariat avec l’Anecs, sur le mémoire. Ce dispositif a été mis en place pour chaque session d’examen ; nous en sommes donc à la 3e édition et les taux de participation, et surtout de réussite, sont excellents. En parallèle, nous avons également lancé, en septembre 2015, des formations gratuites, dédiées spécifiquement aux collaborateurs des cabinets, sur l’actualité comptable, sociale, fiscale, et juridique. Ces formations sont organisées sur dix lieux de la région ordinale, répartis sur trois semaines. La première édition a réuni plus de 400 collaborateurs ; nous avons donc décidé de renouveler en juin prochain notre offre de formation gratuite : les 9 et 10 juin, à Lille, Lens et Cambrai, les 16 et 17 juin, à Saint-Omer, Boulogne, Dunkerque et Calais et les 23 et 24 juin, à Lille, Valenciennes, Arras et Douai. Enfin, nous organisons du 4 au 18 octobre prochain, le Tour de France des associations. L’objectif est ainsi de dupliquer le forum national des associations, en présentant quinze thématiques différentes sur cinq demi-journées et dans cinq lieux pour couvrir l’ensemble de la région : Lille, Valenciennes, Saint-Omer, Lens/Béthune et Dunkerque. A noter dans vos agendas… uAllo Impôts du 11 au 20 mai avec des permanences sur toute la période dans douze municipalités et points d’accès au droit de la région. uOrganisation de petits déjeuners et « 5 à 7 de l’expertise » sur le Crowdfunding ; et la DUE et pénibilité au travail. uLe 19 mai, « 5e nuits musicales », organisées au Palais de Justice sous la houlette du TGI de Lille et en collaboration avec le Barreau de Lille, le Conseil régional des notaires et la Chambre régionale des huissiers de justice. uLe 1er juin, finale, dans les locaux du Conseil régional, du « tournoi de gestion » en partenariat avec le rectorat. uLe 2 juin, organisation de la « journée du juridique » avec la CCI, à destination des (futurs) chefs d’entreprise. uLe 26 août, journée sportive interprofessionnelle organisée conjointement avec le Barreau de Lille, les chambres régionales et départementales des notaires et des huissiers. Président : Hubert Tondeur Vice-présidents : Xavier Veracx, Geneviève Verloo, Corinne Renart, Samuel Tytgat Trésorier : Dimitri Loxemand L’équipe des permanents est composée de sept personnes Marion-Amélie Fourrier, secrétaire générale Brigitte Cadet, Irec Catherine Coudevylle, tableau, stage et exercice illégal Gwendolina Demailly, standard, accueil et communication Marine Parsy, comptabilité CROEC et Irec Flore Sorek, qualité et litiges François Tigroudja, cotisations et administration réseau En tant que président de l’Ordre, avez-vous été confronté à des situations auxquelles vous ne vous attendiez pas ? Je suis malheureusement surpris du nombre croissant de litiges entre les experts-comptables et leurs clients ; litiges pour lesquels, la plupart du temps, nous n’arrivons pas à trouver d’accords, et qui finissent en conciliation. Il ne se passe pas une journée sans que nous recevions de nouveaux dossiers. Aujourd’hui, force est de constater un réel souci de communication commerciale entre l’expert- comptable et le client. Par ailleurs, je pense qu’il existe une réelle fracture numérique au sein de la profession, avec un décalage croissant entre les outils qui apparaissent et la façon de travailler de certains confrères. Cela ne remet aucunement en cause la qualité du travail effectué mais peut, toutefois, poser des problèmes en termes de productivité. p MAI 2016 SIC 352 45 a c t u s des régions Pays de Loire Rencontres associatives en Pays de Loire : un véritable succès avec 200 participants N ous le savons, de nouveaux territoires, de nouveaux terrains d’actions s’ouvrent à nous, à la fois pour des raisons liées à l’évolution “active” de notre profession (pluridisciplinarité, accentuation des missions de conseils, proximité…) mais aussi à cause d’un environnement réglementaire de plus en plus complexe. Le secteur associatif est l’un de ces nouveaux territoires, à conquérir plus largement pour y renforcer notre présence. C’est la raison pour laquelle, fort de ce constat, le Conseil régional de l’ordre des experts-comptables des Pays de Loire et sa commission Entreprises, pilotée par Lionel Tesson, a organisé le 26 février dernier ses premières « Rencontres associatives » à Angers. Des chiffres Quatre ateliers 200 participants Quinze intervenants 46 SIC 352 MAI 2016 Un contenu Des ateliers, systématiquement co-animés par des experts comptables, et exclusivement dédiés à des problématiques techniques en lien avec nos savoirs : la fiscalité des associations, les ressources humaines, les obligations de transparence règlementaires, la responsabilité. Un lieu Le site Terra Botanica, le premier site d’Europe orienté vers l’univers du végétal et de sa biodiversité. Eric Bouron, pdt de l’ordre des experts-comptables des Pays de Loire Lionel Tesson, pdt de la commission Entreprises Des partenaires efficaces Dix partenaires dans une version « mini-salon des associations ». Une conclusion… … organisée autour d’une table ronde, avec le maire d’Angers et des acteurs impliqués dans le secteur associatif, sur la thématique des « moyens de financement à disposition des associations ». Autant vous dire que nous étions très satisfaits de ce succès… et nous réitérons l’expérience, à Nantes en novembre 2016, pour “écumer” le territoire et poursuivre notre modeste mais efficace conquête. p Ambiance… MAI 2016 SIC 352 47 a c t u s des régions Paris Ile-de-France Vous les femmes, vous les hommes… : la mixité, facteur de succès Mardi 8 mars, Journée internationale de la Femme, l’Ordre des experts-comptables de Paris Ile-de-France a choisi de mettre la mixité à l’honneur. Réunies au Petit Palais de Paris, plus de 110 personnes – femmes et hommes - ont répondu présents. S ur scène, Nathalie Bitbol-Saba, auteure d’une enquête sur les conflits de rôles au sein de la profession d’auditrice légale ; Marie Cheval, DG de Boursorama Banque ; Patrick Werner, fondateur de la Banque Postale, et Christine Roqueplo, Déléguée Générale de Paris Pionnières, incubateur qui accompagne les femmes dans la création et le développement d’entreprises innovantes. Dès l’ouverture de la conférence, Sabrina Cohen, présidente de la commission Femmes, donne le ton : « l’objectif de cette soirée est de prouver que la place des femmes au travail ne se conçoit pas en opposition avec celle des hommes mais en complémentarité. La mixité est essentielle pour renforcer notre image et l’attractivité de la profession. Or, dans notre métier, trois experts-comptables sur quatre sont des hommes... » La mixité, vecteur de réussite pour les entreprises C’est l’engagement qu’a choisi Christine Roqueplo à travers Paris Pionnières pour qui « avoir au moins une femme dans l’équipe dirigeante est devenue une obligation ». Loin d’elle l’idée d’une société matriarcale, mais Christine Roqueplo croit farouchement en la valeur prouvée de la mixité : « Un fonds d’investissements américain a lancé le « Tenure Project » : sur toutes les startups dans lesquelles le fonds a investi pendant 10 ans, on ne retrouve dans le top 5 que des startups comprenant une femme dirigeante. Cela signifie qu’il y a toujours une performance économique supérieure à la moyenne grâce à la mixité ». En France, seules 9 % des startups comptent au moins une femme dirigeante. Mais une nouvelle tendance, visible, « commence quand même à émerger aujourd’hui : il y a certaines jeunes femmes qui sont arrivées à des postes importants et qui ont créé des entreprises à grande noto- 48 SIC 352 MAI 2016 riété. Cela signifie que la mécanique est lancée » s’enthousiasme Christine Roqueplo. Un exemple ? Marie Cheval, diplômée de l’ENA et de Sciences-Po ; après un passage à l’Inspection des finances, à la Banque Postale puis à la Société Générale, Marie Cheval est aujourd’hui DG de Boursorama Banque. Pour elle, le manque de mixité dans les équipes dirigeantes est un fait culturel mais il n’est pas immuable « Pourquoi les femmes n’arrivent pas aux postes de direction ? Parce qu’il faut que les dirigeants, qui sont le plus souvent des hommes, fassent confiance aux femmes, et leur laissent un peu plus de place ». Faire confiance aux femmes, promouvoir leur ascension, constituent la « marque de fabrique » de Patrick Werner, fondateur de la Banque Postale, et véritable mentor de Marie Cheval. Il rappelle que pour lui, la mixité a toujours été un critère de réussite « A la Banque Postale j’avais édicté une règle très simple : à qualités égales pour un poste donné, lorsque j’avais le choix entre promouvoir un homme ou une femme, je choisissais de promouvoir une femme ». Il partage ainsi l’analyse de Christine Roqueplo : « les tendances changent et c’est une bonne chose pour l’entreprise ; et d’ailleurs, je pense que les femmes d’âge intermédiaire ont beaucoup plus d’opportunités que les hommes du même âge aujourd’hui, parce qu’elles sont moins nombreuses et qu’on en cherche. On a découvert les vertus de la mixité ». Le syndrome d’incompétence, un frein à la promotion des femmes en entreprise La complémentarité serait de plus en plus recherchée dans les entreprises ? C’est une bonne nouvelle. Pour autant, l’étude de Nathalie Bitbol-Saba, docteur en sciences de gestion et enseignant cher- cheur à Paris School of Business, souligne que la perspective d’une femme occupant un poste à fortes responsabilités se heurte parfois à des conceptions et à des perceptions de rôles susceptibles de l’entraver. Ses travaux mettent en lumière la difficulté que peuvent avoir les femmes à concilier tous les “rôles” qui leur sont attribués. « Il y a de nombreux rôles qui émergent des relations en entreprise. Ils sont variés et certains n’ont rien à voir avec la sphère professionnelle. Le rôle de mère, par exemple, s’immisce souvent dans cette relation. Il peut également y avoir un rôle avec le client qui se développe sur d’autres terrains que celui du strictement professionnel ». Plusqu’un rapport de séduction, on parle dans certains cas d’une objectivation de la femme qui peut conduire, parfois, jusqu’à la rupture de mandat. « A travers les discours que j’ai pu avoir avec les professionnelles, c’est encore un sujet qui relève du tabou mais qui pose régulièrement problème aux femmes dans la relation avec leur client » observe Nathalie Bitbol-Saba. Alors que faire ? Que ce soit en cabinet ou en entreprise, le constat est sans appel : les premières à convaincre du potentiel des femmes à des postes de direction en entreprise sont les femmes elles-mêmes. Pour notre business woman Marie Cheval, le manque de rôles modèles est l’un des principaux freins à la promotion des femmes. « Quand on est jeune et qu’on veut réussir, je pense que le sujet des rôles modèles est important, et que malheureusement, nous en manquons. Quand vous cherchez des modèles de femmes dirigeantes, il y a Margaret Thatcher et Angela Merkel ou encore Hillary Clinton… Il y en a peu ». Ce manque de modèles auxquels se rattacher empêcherait les femmes de se mettre mieux en avant en entreprise. Or, de l’avis de Marie Cheval, il faut que les femmes prennent conscience de ce syndrome d’incompétence : « C’est un trait que je peux parfois retrouver chez moi. C’est typique de la psychologie féminine : si vous proposez une promotion à une femme, elle va vous dire « je ne sais pas, en plus je ne sais pas bien parler anglais, suis-je vraiment compétente... » ; vous proposez la même chose à un homme, il ne se posera jamais la question ! ». L’occasion était trop belle… Patrick Werner s’est empressé de préciser « C’est moi qui ai engagé Marie et je peux vous dire qu’elle n’a jamais eu le syndrome d’incompétence ! (rires) » Avoir confiance et s’affirmer, voilà les clés du succès défendues conjointement par tous nos invités et plus particulièrement par Nathalie Bitbol-Sabat « On associe beaucoup trop le leadership et l’entrepreneuriat à des représenta- De g. à dr. : Marie Cheval, Patrick Werner, Christine Roqueplo, Nathalie Bitbol-Sabat et Sabrina Cohen tions masculines alors qu’à travers les fondements du leadership, du management, on entrevoit des valeurs féminines qu’il faut mettre en évidence. » C’est sur ces engagements, et avec un regard enthousiaste vers l’avenir, que Sabrina Cohen a conclu les échanges de la soirée « L’ambition de la commission n’est pas de se plaindre ou de se réunir entre femmes pour déplorer telle ou telle situation, mais bien au contraire de réaliser des actions concrètes, en stimulant l’entrepreneuriat féminin, en aidant les jeunes femmes qui s’installent au sein de notre profession à reprendre des cabinets, à leur (re) donner confiance, à les engager à devenir experts-comptables en qualité d’associées. » Et le président de l’Ordre des experts-comptables Paris Ile-deFrance, de clôturer cette table ronde par un bel hommage aux femmes, à travers la lecture d’un poème de Paul Eluard. p MAI 2016 SIC 352 49 A lire dans la RFC Revue Française de Comptabilité L’expert-comptable au service du particulier La Revue française de comptabilité consacre son dossier du mois d’avril aux particuliers, nouveau champ d’action pour l’expert-comptable qui peut mettre à leur service ses multiples compétences, pour répondre aux problématiques qu’ils rencontrent. C e dossier fait un tour d’horizon de ces problématiques sous plusieurs angles. A travers d’abord la notion de couple et des différentes formes qu’il peut revêtir (mariage, pacs, concubinage), l’impact fiscal de ces différentes formes sur la détermination de l’impôt et son paiement et l’impact social en termes de droits à la retraite. Le couple est également envisagé par le biais d’une mise en société entre conjoints et sur ses conséquences, notamment en cas de divorce. Ce dossier étudie également le cas du particulier entrepreneur : la comptabilité de l’entrepreneur individuel mais également les différentes voies possibles pour assurer la pérennité de l’entreprise après son décès ou en cas d’incapacité. Enfin, plusieurs articles évoquent des questions ciblées spécifiques aux particuliers, telles que la mort numérique ou le statut social de l’employé de maison. Le dossier s’achève par plusieurs 50 SIC 352 MAI 2016 contributions relatives à l’exercice professionnel. On signalera notamment les services à la personne qui peuvent être proposés par l’expert-comptable, mais également la nouvelle obligation qui incombe au professionnel en matière de médiation de la consommation. Comme chaque mois, la RFC regroupe plusieurs éclairages dans sa première partie, notamment sur la cession interne d’une créance en compte courant au sein d’un groupe, la définition juridique, fiscale et sociale de l’activité agricole, ainsi qu’un article sur la sécurité informatique mise en jeu par les virus-rançons. Dans la partie Réflexion de la revue, sont regroupés plusieurs articles plus développés, l’un de technique comptable internationale relatif à la dépréciation des instruments financiers selon IFRS 9, un article historique sur la première école de comptabilité française créée en 1850 et enfin Pour en savoir un dernier sur une description des modalités d’exercice de la profession comptable en Angleterre. p La rédaction de la RFC Retrouvez le sommaire du numéro d’avril 2016 sur le site de la Boutique www.boutiqueexperts-comptables.com Abonnez-vous à la Revue française de Comptabiité, la revue de référence de la profession comptable. Pour en savoir plus et s’abonner : boutique-experts-comptables.com VOS CLIENTS ET PROSPECTS SONT DES TPE / PME ? 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