Les ingrédients de la réussite

Transcription

Les ingrédients de la réussite
Le journal
du Conseil
général
Mars/Avril
2013 N°41
14 p
Solidarité
vers une mixité
des métiers
16
p
Expertise
économie
et tourisme
main dans la main
20 p
Culture
les archives
départementales
sur la toile
9
d os si er P
Manger bio, proche et juste
Les ingrédients
de la réussite
2 som m a i re
4
18 22
page
Chantiers,
ça se passe près
de chez vous
pages
à
Le magazine du Cher
Portraits
• Victor Teixeira :
5 8
un pro au service des pros
pages
à
Zapping
• Noémie Chignardet :
au fil de sa passion
1
4 17
pages
à
Le Cher en actions
Solidarité
• Céline Lamour-Crochet :
du manche à la plume
Culture
14
« Ma fille est mécanicienne
auto… Mon fils esthéticien »
Développement
20
• Le patrimoine du
département mis en ligne
15
Sport
Cher 2021 : maintenant, la
parole est à vous !
Expertise
18 & 19 Dossier
9 à 13
pages
Manger bio, proche et juste
Les ingrédients de la réussite
En lançant l’opération « Manger bio, manger proche, manger juste », personne
n’imaginait que la mayonnaise prendrait aussi vite et entraînerait autant de
changements d’habitudes. Depuis octobre 2011, les cuisiniers des collèges
retrouvent le plaisir des achats directs, les gestionnaires repensent leur budget,
les agriculteurs « bio et conventionnels » structurent un nouveau débouché, les
professeurs imaginent des ateliers pratiques et les élèves découvrent des goûts
plus vrais et le travail des producteurs. Une vraie révolution de palais !
21
• Le sport, c’est la santé
16 & 17
Événements
Ad2t : économie et tourisme
main dans la main
22
23
page
Politique
Les tribunes des
groupes politiques
du Conseil général
Le service public départemental
Hôtel du Département
1 , Pl ace Marcel Pl aisant – CS N° 30322 – 18023 Bourges cedex
Tél . 02 48 2 7 80 0 0 – www.cg18.fr
!
Accueil de 8 h 30 à 12 h 30
et de 13 h 30 à 17 h 30.
Le Cher…
Solidarités
Maison des solidarités :
Archives départementales
• Est
Îlot Saint-Abdon
18800 BAUGY – Tél. 02 48 27 33 95
• Ouest
Rue de la Solidarité
18700 SAINT-FLORENT – Tél. 02 48 25 26 30
Rue Heurtault de Lamerville à Bourges
Tél. 02 48 55 82 00
Musée départemental de la Résistance
et de la Déportation
Rue Heurtault de Lamerville à Bourges
Tél. 02 48 55 82 60
Lecture publique
Chemin du Grand Mazières à Bourges
Tél. 02 48 55 82 80
Maison départementale des personnes
handicapées
Route de Guerry à Bourges
Tél. 02 48 27 31 31
N° Vert 0 800 2006 18 Centres de gestion de la route
(coordonnées sur inforoute18.fr)
Centres médico-sociaux, centres de
planification ou d’éducation familiale
(coordonnées sur cg18.fr et dans les pages
jaunes de l’annuaire)
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
Laboratoire départemental d’analyses
Rue Louis Mallet à Bourges
Tél. 02 48 21 15 31
Pyramide du Conseil général
Route de Guerry à Bourges
Tél. : 02 48 27 80 00
Tourisme, culture, jeunesse et sports,
économie et enseignement supérieur,
développement durable, environnement,
agriculture, aménagement du territoire,
logement et déplacements, éducation,
patrimoine immobilier, routes,
action sociale et insertion.
… en ligne
… à votre écoute
Retrouvez toute l’actualité
du Conseil général du Cher
sur www.cg18.fr
• @tout18 :
Pour adresser un
courriel, utilisez le
formulaire de contact :
www.cg18.fr/contact/
• Allô Lignes 18 : 0 800 10 18 18 • Viabilité hivernale :
0 800 15 15 18
• Centre de planification
ou d’éducation familiale
à Bourges : 0 800 30 18 18
• Le Fil (service d’écoute, de
conseil et d’accompagnement
des parents, des adolescents
et des enfants) :
0 800 41 18 18
• Maison départementale
des personnes handicapées :
0 800 20 06 18
www.archives18.fr
www.inforoute18.fr
www.lignes18.fr
www.colleges18.fr
www.atout18.fr
www.oleop.fr
www.chermedia.com
www.resistance-deportation18.fr
www.polechevaletane.com
www.roulottesduberry.com
www.poledesetoiles.fr
www.halledegrossouvre.com
www.berrycyclettes.fr
www.maisons-solidarites18.fr
02 48 27 80 77
Numéros Vert (appel gratuit
depuis un poste fixe) :
Numéro Azur
(prix d’un appel local) :
• Attentif seniors 18 :
0 810 318 000
é d it o
Collèges :
cultivons le bien manger Le dossier de ce numéro est consacré à « manger bio, manger proche,
manger juste ». De nombreux exemples concrets de l’action du Conseil
général sont présentés et deux vice-présidents soulignent l’implication
de notre collectivité dans cette démarche. Celle-ci rencontre en effet
un large écho chez nos concitoyens, qui découvrent l’importance
d’une alimentation saine et équilibrée pour préserver une bonne santé.
L a restaur ation n ’est pa s le seul d om aine
d’intervention du Département dans les collèges .
Les campagnes répétées contre l’obésité et le surpoids ont permis
Ici , Al ain R afesthain lor s de l a convention entre
le Département e t le Rec tor at sur l a mise en
à notre pays d’éviter les dérives préoccupantes d’autres contrées où
œuvre de l’Espace numérique de tr avail dans
les collèges du Cher .
la « malbouffe » règne en maître, mais l’effort doit être maintenu et
poursuivi. Les enfants et les jeunes sont le vecteur privilégié de cette
démarche. Or, le Département est en première ligne dans ce
combat à travers les restaurants des collèges dont il a la charge.
Une politique
Il s’agit, tout en veillant à conserver des prix abordables, de
cohérente en faveur
développer le recours à des producteurs bio, ou de proximité.
des enfants et des
Ainsi, l’économie locale se trouve également encouragée, ce
producteurs locaux.
qui complète la cohérence de cette politique, utile tout à la fois
aux enfants, et donc aux familles, et aux producteurs locaux.
Beaucoup de nos concitoyens ignorent ou connaissent mal les missions et les actions
du Conseil général. La plupart d’entre elles sont à l’image de cette démarche, c’est-àdire des mesures concrètes, qui concernent la vie de tous les jours des habitants du
Cher, qui vont dans le sens d’une meilleure qualité de vie, et toujours dans un souci
d’équité. Bon appétit !
Alain Rafesthain
©DR
©DR
©DR
Hommage
Trois anciens conseillers généraux nous ont quittés début 2013. Saluons leur engagement dans l’action publique, au
niveau départemental comme dans leurs communes.
• Pierre Signargout : conseiller général de Levet de 1972 à 1998, vice-président en charge des sports et maire de
Plaimpied-Givaudins de 1977 à 1983. Il fut président du Comité du Cher d’athlétisme.
• Bernard Boussard : conseiller général de 1982 à 1994 et maire de Dun-sur-Auron de 1989 à 1995. Il fut à l’origine de la
première épicerie sociale du département en 1994.
• Joseph Gueguen : conseiller général de 1979 à 2004 et maire d’Henrichemont de 1970 à 1995 où il accompagna
notamment la reconstruction du collège. Curieux de nature et facile d’accès, il était apprécié de tous.
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3
4 ch a nt i er s
Ça se passe
près de chez vous
Aubigny-sur-Nère
Aubigny-sur-Nère
Maison des solidarités-Nord
Extension à partir des locaux
existants du Centre médico-social.
(fin des travaux : mars)
Fussy
RD 940
Construction d’un giratoire au
carrefour entre la RD 940 et
la future rocade nord-est de
Bourges
(fin des travaux : mars)
300 000 €
1 400 000 €
Fussy
Saint-Florentsur-Cher
Saint-Florent-sur-Cher
Sancoins
Bruère-Allichamps
100 000 €
Saint-Amand-Montrond
Saint-AmandMontrond
Foyer de l’enfance
Le foyer de l’enfance de SaintAmand-Montrond est une
antenne du Centre départemental
de l’enfance et de la famille. Il
accueille et assure la prise en
charge éducative de 12 enfants
de 6 à 18 ans. Après plusieurs
mois de réhabilitation, le foyer de
l’enfance de Saint-Amand a fait
peau neuve. Il bénéficie désormais
de locaux entièrement rénovés,
d’une surface agrandie et respecte
ainsi les normes d’accessibilité et
de développement durable.
1 830 000 €
Sancoins
Bruère-Allichamps
Retrouvez l’ensemble
des travaux sur
cg18.fr, inforoute18.fr et colleges18.fr
Abbaye de Noirlac
Réhabilitation de la ferme en
atelier d’artiste (avril – mai)
2 000 000 €
Aménagement de l’enceinte
de l’abbaye - Démarrage des
études
1 600 000 €
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Collège Voltaire
Création d’une section
d’enseignement général et
professionnel adapté (SEGPA)
(de février à mai)
RD 2076/920
Construction d’un carrefour
giratoire
(fin des travaux : mars)
600 000 €
za ppi n g
arrêt sur images
Cher 2021 Les jeunes mènent l’enquête
L es questionnaires Cher 2 02 1 destinés aux jeunes du Cher vont bient ôt parler . Objectif : permettre
aux collégiens , lycéens , étudiants , demandeurs d ’ emploi et apprentis de s ’ e x primer sur leurs
attentes pour les années à venir . Une mission confiée par le Conseil général aux étudiants de
l’ IU T de B ourges , de la conception à l’analyse des questionnaires . Une manière simple et originale
d ’associer la jeunesse du département À cette démarche participative .
Développement
Recticel, fabricant belge de mousse
polyuréthane, vient d’implanter sa
nouvelle unité française de
production de panneaux d’isolation
thermique à Bourges. Cette
implantation, rendue possible
notamment grâce au dispositif
« Cher Immobilier entreprise »
du Conseil général (à hauteur de
139 600 euros), va générer
la création de 40 emplois
sur 3 ans.
S. G.
C. B.
Des vacances
« 3 étoiles »
en roulottes
Installé au cœur du parc de nature et
loisirs du Pôle du cheval et de l’âne à
Lignières, le village de roulottes offre
à ses visiteurs un cadre de détente
insolite. Dépaysement, cocooning,
authenticité et activités en pleine
nature…
N’hésitez plus, pour vos séjours, les
roulottes vous attendent !
C. B.
Cécile Duflot à Noirlac
« C’est magnifique, un tel
patrimoine ! » La ministre de
l’Égalité des territoires et du
Logement a visité le centre culturel
de rencontre de Noirlac début
février. Dans la matinée, elle avait
rappelé son attachement au service
public de proximité lors de la
signature à Châteaumeillant de la
convention Plus de services au
public avec 19 opérateurs et
collectivités du Cher. S. G.
www.roulottesduberry.com
Tél. : 02 48 60 28 12
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
5
6 za ppi n g
i Printemps de Bourges i
Le Conseil général
se bouge !
Pour ce 38e Printemps, du
23 au 28 avril, le Conseil
général crée l’événement
et investit les allées du
festival. Une grande première ! Fin du traditionnel
stand du Département.
Cette année, il sera question de flashmobs tant
prisés des internautes,
d’animations de rue
­interactives, de performances spécialement créées pour l’événement par
des jeunes du département et des associations locales.
D’autres actions sont renouvelées : des navettes gratuites Lignes 18 pour participer à la fête et en revenir, ou
encore une master class organisée pour des collégiens
avec un chanteur ou un musicien. Le Conseil général
est partenaire du concert de Mika, Benjamin Biolay
et Mélissa Laveaux le 25 avril. S. G. A.
p l u s d’i n f o s s u r
cg18.fr, colleges18.fr, et lignes18.fr
i Enseignement postbac i
900
foyers,
particuliers et
professionnels,
dans les
274 communes
partenaires de
l’opération,
bénéficient
aujourd’hui d’un
accès Internet de
qualité depuis
2011, grâce au
dispositif Atout
18.
* Informations au
02 48 27 80 77 ou sur
www.atout18.fr
Le Cher passe à la
vitesse supérieure
L’Institut national des sciences appliquées (INSA)
Centre Val de Loire verra le jour à Bourges le
1er janvier 2014. Ce 6e INSA de France pourra
accueillir à terme plus d’un millier d’étudiants.
Il résulte d’une mutualisation sur Bourges de
l’École nationale supérieure d’ingénieurs de
Bourges (ENSIB) et de l’École nationale d’ingénieurs du Val de Loire (ENIVL) de Blois. Il
associe également l’Université d’Orléans avec
l’antenne de l’UFR de sciences à Bourges, et
bénéficie de la filière apprentissage de l’école
Hubert Curien. Cette création confirme une forte
dynamique régionale réunissant les potentiels de
Bourges, de Blois, du département du Cher et
de la région Centre. Le Conseil général l’inscrit
dans la dynamique jeunesse de « Cher 2021 »
autour de trois priorités : recherche et innovation,
formation, insertion professionnelle. A. R.
i Le département à votre service i
Quand les routes prennent froid
Massages pour bébé
Les massages prennent de plus en plus de place dans le
développement des liens entre les bébés et leurs parents.
Ils contribuent aussi à l’éveil de l’enfant et multiplient les
moments de complicité. Des ateliers gratuits, animés par les
professionnels de la protection maternelle et infantile du
Conseil général, sont organisés dans les centres médicosociaux. Renseignez-vous ! C. B.
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
« L’eau est l’ennemi de la chaussée », prévient Michel Gouttebessis,
directeur adjoint chargé des routes
au Département. Alors l’hiver… !
« Les revêtements sont sensibles
aux cycles gel/dégel provoqués
par les basses températures, au
sel répandu et à l’humidité qui, en
s’infiltrant, peut avec le gel agrandir
des fissures et générer l’arrachement
de granulats. » Résultats ? « Des
nids-de-poule peuvent apparaître,
voire une dégradation complète d’un
revêtement. Et quand les sols sont
gelés en profondeur, des barrières
de dégel peuvent être imposées,
restreignant la circulation des poids
lourds. » Des dégradations auxquelles
font face 210 agents de terrain, en
surveillant régulièrement l’état des
chaussées, soit en intervenant euxmêmes sur les nids-de-poule, soit en
programmant les renouvellements
de la couche de roulement.
E. B.
za ppi n g
7
i Budget 2013 i
Priorité à l’emploi et à l’investissement
Prudent, responsable et durable, le budget 2013 est
un budget de transition. Il tient compte du contexte
économique et financier peu favorable et des marges de
manœuvre contraintes dues en partie à l’augmentation
des trois allocations nationales de solidarité (APA*,
rSa* et PCH*) à la charge des Départements. Il
donne la priorité à l’emploi à travers un haut niveau
d’investissement pour soutenir l’activité économique
locale, et au maintien d’un service public de qualité.
Pour 100 E dépensés :
14,14 €
13,94 €
11,32 €
Soutien
aux aînés
Accompagnement
social et professionnel
Personnes
handicapées
11 €
9,53 €
8,68 €
Famille
Éducation
et transports scolaires
Routes
et déplacements
* Allocation personnalisée d’autonomie, revenu de Solidarité active,
Prestation de compensation du handicap.
1 Soutien aux aînés
Allocation personnalisée
d’autonomie, aide sociale
à l’hébergement…
2 Accompagnement social et
professionnel
Revenu de Solidarité active,
contrats aidés, fonds
sociaux…
3 Personnes handicapées
Prestation de compensation
du handicap, allocation
compensatrice pour tierce
personne, aide sociale à
l’hébergement…
4 Famille
Protection maternelle et
infantile, protection de
l’enfance, accompagnement
des familles…
5 Éducation et
transports scolaires
Convention pour la réussite
des collégiens, travaux
et restauration dans les
collèges, Lignes 18 scolaires…
6 Routes et déplacements
Entretien et exploitation
de la voirie et des ouvrages
d’art, transports interurbains
Lignes 18…
7 Services généraux
Bâtiments, systèmes
d’information, achats, marchés
publics, ressources humaines,
imprimerie…
8 Remboursement de la dette
9 Développement économique
Soutien aux entreprises, à
l’innovation, à l’emploi, à
l’enseignement supérieur, à
l’économie sociale et solidaire…
 Aménagement du territoire et
environnement
Logement, environnement,
agriculture, tourisme, laboratoire
départemental d’analyses, aide
aux communes…
 Protection civile
Service départemental
d’incendie et de secours
 Culture, sports, jeunesse
Lecture publique, archives
départementales, contrats
culturels de territoire, soutien
aux associations sportives et
culturelles…
8,16 €
6,25 €
4,27 €
Services
généraux
Remboursement
de la dette
Développement
économique
 Animation sociale
des territoires
Maisons des solidarités…
Sur 100 € de dépense totale en fonctionnement et en investissement,
conformes aux missions du Conseil général et nécessaires aux besoins
de la population sur l’ensemble du territoire, la répartition par poste
s’effectue selon l’infographie ci-contre. Pour chaque poste de dépense,
sont inclus les salaires des personnels correspondants. Pour le budget
primitif 2013, cette dépense totale atteint 392,4 millions d’euros.
4,03 €
3,61 €
2,54 €
2,53 €
Aménagement
du territoire
Protection
civile
Culture, sports,
jeunesse
Maisons
des solidarités
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
8 za ppi n g
i Forum i
Garder un enfant,
faire garder son enfant…
Les parents comme les assistants
maternels ont besoin d’être informés
sur leurs obligations, la réglementa-
tion en vigueur, les exigences liées à
la professionnalisation du métier. C’est
l’un des buts de ce 3e Forum « Emploi
Parents et Assistants maternels »* mais
ce n’est pas le seul. Il s’agit aussi de
permettre aux parents en recherche
d’un assistant maternel et aux assistants
maternels en recherche d’employeurs
de se rencontrer.
S. G.
Samedi 23 mars de 14h à 18h
dans le hall de la mairie de Bourges
* Forum organisé par la Caisse d’allocations
familiales, Pôle emploi, le CCAS de Bourges et la
Fédération des particuliers employeurs (FEPEM),
avec la participation du Conseil général. i Agriculture i
S’installer avec Nina
i Exposition i
« Carnet de voyage
en Pays Berry
Saint-Amandois »
Ouvrir notre regard à
la présence des êtres
et des choses. Tel est
le f il conducteur de
l’action menée par l’association « Ateliers du
Grand Planche » auprès
des anciens dans cinq
maisons de retraite et
d’enfants de centres de
loisirs du sud du département. Il s’agissait pour
chacun de raconter sa vie, ses joies, les lieux où
il vit ou a vécu, ses envies, ses relations avec les
autres. Ce travail de longue haleine mais d’une grande
richesse humaine est réuni dans un carnet de voyage
(illustrations, photos, croquis…) présenté du 10 au
23 mars 2013 à la salle des fêtes, place Carrée à
Saint-Amand. S. G.
Association du Grand Planche : 02 48 60 55 89 Le geste écocitoyen
Pesticides : apprenons
à faire sans !
Depuis 2005, le Conseil général du Cher finance le dispositif « Nouvel Installé Non
Aidé », ou Nina, destiné aux candidats à l’installation agricole ne remplissant pas les
conditions (âge, diplôme) pour bénéficier de la dotation Jeunes agriculteurs. Nina, de son
petit nom, propose un diagnostic économique du projet et la mise d’un tutorat avec un
agriculteur exerçant la même activité.
51 diagnostics ont été réalisés dans le Cher depuis la création de Nina, avec
42 installations à la clé, dont la moitié par des personnes non issues du milieu agricole.
Ce dispositif, initié par le Cher, a fait école puisque la Région Centre le propose
désormais à l’échelle de son territoire. c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
Les produits utilisés pour lutter contre les pucerons ou
les limaces, détruire les mauvaises herbes ou combattre
les maladies ne sont pas des traitements anodins. Ce sont
des pesticides, dont les conséquences sur
l’environnement, les nappes phréatiques, la biodiversité,
la santé, existent. Voici 4 pistes pour jardiner autrement :
faire connaissance avec l’environnement de son jardin, et
ensuite adapter ses pratiques de jardinage, prévenir
plutôt que guérir (observer, comprendre, respecter des
règles simples), accepter de redonner des droits à la
nature ; et redécouvrir le plaisir d’un jardin en harmonie
avec la nature. A. S. M.
plus d’infos sur
www.jardiner-autrement.fr
restauration dans les Collèges
handicap
dossi er
9
En lançant l’opération « Manger bio, manger proche, manger juste »,
personne n’imaginait que la mayonnaise prendrait aussi vite et
entraînerait autant de changements d’habitudes. Depuis octobre
2011, les cuisiniers des collèges retrouvent le plaisir des achats
directs, les gestionnaires repensent leur budget, les agriculteurs « bio
et conventionnels » structurent un nouveau débouché, les professeurs
imaginent des ateliers pratiques et les élèves découvrent des goûts
plus vrais et le travail des producteurs. Une vraie révolution de palais !
Manger bio, proche et juste
Les ingrédients
de la réussite
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
restauration dans les Collèges
10 dossi er
Manger bio, manger proche, manger juste
Enthousiasme et surprises
Le Conseil général met les petits
plats dans les grands pour les demipensionnaires des collèges depuis 2006.
« Bio, proche et juste », c’est la cerise
sur le gâteau, la belle récolte qui pousse
sur un terrain bien préparé. Et cette
récolte-là n’a subi ni sécheresse ni coup
de gel. Au contraire, c’est une opération
généreusement menée !
Hériter de la compétence restauration amène des remises
en question et des améliorations progressives. Depuis
sept ans, les actions du Conseil général sont nombreuses
suivant la feuille de route suivante : création d’un réseau
de cuisiniers qui ont conçu des fiches-recettes et des
nouveaux outils informatiques pour l’élaboration des
menus ; promotion de l’équilibre alimentaire ; réflexions
sur les filières d’approvisionnements ; rénovations des
selfs et des cuisines ; mobilisation autour de l’hygiène alimentaire ; accès pour tous à la cantine ; communication.
« L’alimentation participe à la réussite scolaire et il est
évident que nous devons sans cesse aller vers plus de
qualité, explique Pascale Richard, chef de service à la
direction de l’éducation. Nous avons peu à peu créé une
conscience collective autour d’une approche globale, sur
tous les aspects de la restauration. Par exemple, nous
avons fait un travail avec le laboratoire départemental
d’analyses pour dédramatiser ce qui concerne les règles
sanitaires. » Après toutes ces avancées, « Bio, proche
et juste » était une étape naturelle.
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
Une manne humaine et économique
« Nous avions timidement commencé à contacter des
producteurs locaux parce que en tant que cuisiniers
nous aimons mieux travailler de bons produits mais
nous connaissions mal notre patrimoine agricole local
et encore moins le bio », explique Denis Lescale, chef
animateur du réseau des cuisiniers. Le bouche-à-oreille
est allé très vite en cuisine comme dans les champs, et la
réalisation de l’annuaire des producteurs s’est imposée.
De leur côté, les agriculteurs ont été « pas mal interpellés
par la démarche et n’imaginaient pas fournir la restauration
collective, précise Laure Amouriq, animatrice du Groupement des agriculteurs biologiques et biodynamistes
du Cher (GABB 18). Ils ont vu qu’il n’y avait pas tant de
contraintes ». En bio, comme en agriculture raisonnée
ou traditionnelle, tout le monde a compris qu’il y avait là
un nouveau débouché, très valorisant économiquement
mais aussi humainement.
La restauration
en quelques
chiffres
8 100
demi-pensionnaires
150 agents
techniques
1,3 million de repas
servis
2,5 millions
d’euros d’achat
de denrées
dossi er
au menu
De la fourche à la fourchette
Manger équilibré c’est bien, savoir ce que l’on mange c’est mieux… Fortes de cette
vérité, Marie Garric et Hélène Rousseau, diétéciennes de l’association Plume,
apportent la bonne parole alimentaire aux collégiens. Depuis 2009, elles aident
les cuisiniers à établir leur plan alimentaire. Dans cette croisade diététique, elles
sont soutenues par le Conseil général, l’Éducation nationale, l’association Bio
Berry et entraînent avec elles infirmières, gestionnaires, professeurs, cuisiniers et
agriculteurs. « Nous avons multiplié les actions pédagogiques auprès des élèves
et les établissements rivalisent d’idées, résume Marie Garric. Nous ne faisons plus
seulement de la prévention santé (l’obésité infantile stagne depuis 2008), nous
avons un champ d’action énorme. » Avec « De la fourche à la fourchette », les
élèves de 6e vont chausser les bottes et mettre le tablier dans quatorze collèges :
création d’un potager à Henrichemont ;
cueillette dans une exploitation et
préparation d’un repas au self du
Châtelet ; dégustation d’un petit déjeuner
bio et local à Fernand Léger à Vierzon ;
passage en cuisine pour quelques groupes
à Châteaumeillant… D’autres iront visiter
élevage de chèvres ou de vaches… « La
prochaine étape est de les amener à
réfléchir sur cet enjeu énorme : comment
nourrir neuf milliards d’individus d’ici à
cinquante ans en pensant à notre santé
et notre environnement ? » De beaux
exposés en perspective…
Paroles à…
Yves Masselin, chef cuisinier
au collège Béthune Sully
à Henrichemont
« J’ai tourné dix ans en cuisine traditionnelle et
gastronomique, un peu en restaurant d’entreprise, mais là, depuis 2010, j’ai 500 couverts avec
l’école et je fais tout maison, même les sauces…
Le réseau des cuisiniers m’a aidé à adapter mes
recettes et à contacter des producteurs. Depuis,
j’ai mon réseau : Catherine pour les fromages, Jérôme pour les légumes, l’Entraide
du bassin d’emploi d’Aubigny, l’association le Relais à Fussy pour les légumes, je
prends la charcuterie à Issoudun, l’épicerie bio à la plateforme Self Biocentre sur
Orléans… Je panache en fonction des besoins et du budget !
Jérôme Segouin,
producteur maraîcher
à Humbligny.
« Je suis installé depuis quatre
ans sur un hec tare avec
1 000 m2 de serres. Je suis au
marché d’Henrichemont, je sers
la Biocoop de Bourges, quelques
restaurants et épiceries. Je livre
le collège depuis 2011. C’est un
débouché intéressant avec une
livraison hebdomadaire d’une certaine quantité de légumes. Des
légumes tout juste cueillis ! Je suis content de nourrrir les collégiens avec des aliments sains et vivants. J’insiste sur ce mot
“vivant”, ça fait vraiment la différence. »
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
11
restauration dans les Collèges
12 dossi er
Une production planifiée
Ce qui n’était pas prévu, et qui est le début d’une petite
révolution, ce sont les changements dans les prévisions de repas et de culture. « Littré nous a commandé
trois fois 60 kg de fraises pour trois repas entre mai et
juin, résume Marc Stocker, de l’association le Relais à
Bourges. Nous allons planifier la multiplication des pieds
et la plantation sous serre mais nous allons avoir des
angoisses même si les chefs ont conscience des aléas
du temps. » D’un autre côté, certains producteurs ont
pu écouler un excès de tomates de toutes les couleurs
en les proposant aux chefs. Les noires de Crimée ont
rassasié la curiosité des enfants sans pourrir sur pied.
Enfin, les circuits courts ont un impact écologique réel.
Six collèges pilotes
Pour juger des retombées de cette action, le Conseil
général a choisi d’étudier les habitudes d’achats de
six collèges volontaires (Littré et Renoir à Bourges, Le
Châtelet, Sancoins, Sancergues, Avord). « Nous avons
ainsi recensé 2 500 références de produits achetés pour
la restauration, détaille Pascale Richard. On n’imaginait
pas cela. Il a fallu regrouper et organiser les données.
Nous avons maintenant une base de données sur
laquelle nous appuyer. » Si le bio est encore timide pour
eux, entre 1,5 % et 11,5 % (en valeur), le local a fait une
entrée remarquée, entre 13 % et 32,8 % des achats.
Nous ne sommes pas encore dans le repas tout local
ou tout bio mais l’idée mijote doucement tandis que
se prépare à feu plus fourni, pour la rentrée prochaine,
la chasse au gaspi. Une espèce bien connue de nos
anciens ou comment respecter ce que les producteurs
font pousser et que les cuisiniers mitonnent. S. G. A.
Littré : du bon, du bio,
de la communication
Au cœur du vieux Bourges, le collège
est l’un des 6 établissements pilotes
pour « Manger bio, manger proche,
manger juste ». L’équipe est soudée
autour de l’amélioration des repas
servis depuis 3 ans, même du côté de
l’intendance. « à un moment, on a
patiné car nous n’avions pas beaucoup
de producteurs, maintenant on a
l’annuaire, explique Denise Moreau,
gestionnaire. En janvier, on a passé des
commandes de fraises pour mai-juin et
on va voir comment procéder pour les
poulets. Cela change nos manières de
planifier les budgets et les repas. »
« Avec ces produits plus frais, plus
mûrs, nous adaptons nos modes de
préparation et de cuisson et surtout nous communiquons avec les enfants, précise
le chef cuisinier Denis Lescale. Dès que nous servons des produits locaux et/ou bio,
des panneaux présentent produits et producteurs et une petite coccinelle s’affiche
au self. La première fois que l’on a proposé du poulet bio, tout le monde était un peu
inquiet, car sa chair est plus sombre. Les élèves ont ensuite senti la différence de
goût. De même, le pain bio est plus compact, plus nourrissant. Les carottes ont plus
de saveurs… »
Ce coup de vert a gagné les nouveaux plateaux de self et aussi les terrasses où
pousseront bientôt fraises et légumes, à côté des petites serres, nourris avec le
compost maison. De quoi animer les cours de sciences de la vie et de la terre.
Allez prendre des idées sur le site dédié : www.collegelittre.net/restauration
Des vergers écoresponsables
Depuis 7 ans, les pommes de Nadine et François
Gilbert (SCEA des Bouquets) sont croquées dans
plusieurs collèges et lycées du département. Au
centre hospitalier Jacques Cœur à Bourges, « les
patients remangent des pommes grâce à lui », leur
a-t-on dit… Quatrième génération d’arboriculteurs,
François s’est installé en 1973, à Saint-Palais avec son
père. En 2009, avec son frère, ils choisissent la voie
de l’agriculture intégrée, utilisant les seuls produits
autorisés par un cahier des charges draconien. Il y a
des ruches dans les vergers pour la pollinisation, des
coccinelles et des syrphes pour manger les pucec h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
rons, des diffuseurs de phéromones pour perturber
la reproduction du ver de pomme. « Et on travaille à
la fourche et au fumier plaisante-t-il. On ne cherche
pas à avoir une grosse récolte mais une récolte de
qualité… Et malgré tout c’est rentable. » Rentable
aussi le nouveau point de vente collectif « Au pré des
fermes », créé à Fussy avec neuf agriculteurs associés
et quinze déposants. « Nos buts étaient de créer
de nouveaux débouchés mais aussi de répondre à
une forte demande en vente directe, apporter de la
qualité au plus grand nombre. » Ils avaient vu juste,
tous les prévisionnels sont dépassés…
S. G. A.
dossi er
Mais où dénicher les producteurs ?
externe Cg 18 - Imprimerie Cg18 - ER-001142-1
- Novembre 2012
Groupement des agriculteurs biologistes et
biodynamiques du Cher (GABB 18), il reprend
les catégories d’aliments utilisées en cuisine :
beurre-œufs-fromages et laitages, pains et farines,
viandes, épicerie, fruits et légumes, autres
fournisseurs. Un outil mitonné aux petits oignons
devenu indispensable !
à constituer un annuaire de producteurs
d’un traitement informatique destiné
Les informations recueillies font l’objet
données sont les collèges du Cher.
dans les collèges. Les destinataires des
à destination de la restauration collective
en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès
et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée
Conformément à la loi « informatique
en vous adressant au Correspondant
vous concernent, que vous pouvez exercer
et de rectification aux informations qui
CEDEX.
Plaisant - CS n°30322 - 18 023 BOURGES
Informatique et Libertés - Place Marcel
Conception et réalisation : PAO Communication
La question « Où acheter proche ou bio ? » ne
restera plus en suspens pour les cuisiniers et
gestionnaires des collèges. Ils ont désormais un
précieux annuaire présentant 105 producteurs,
9 grossistes, 8 magasins bio, 4 ateliers d’insertion et
un point de vente collectif. Concocté avec l’aide de la
Chambre d’agriculture, l’association Bio Berry et le
>
ANNUAIRE
DES
PRODUCTEURS
à destination de la restauration scolaire
des collèges du département du Cher
Le Conseil général du Cher, chaque jour
à vos côtés.
www.cg18.fr
www.cg18.fr
i zoom sur… i
Une légumerie pour
prendre le relais
questions à
Paul Bernard,
vice-président
chargé de l’Agriculture,
et Hubert Robin,
vice-président
chargé de l’éducation
Pourquoi avoir donné trois axes à cette action : bio, proche, juste ?
P. B. – Manger sain à un prix raisonnable est une valeur qu’il fallait redonner aux
jeunes générations. Le bio est une évidence pour la santé mais les coûts ne permettent
pas de tout passer en bio. En collaborant directement avec les agriculteurs, nous avons
des produits de meilleure qualité et nous soutenons notre économie locale.
H. R. – « Juste » concerne l’équilibre alimentaire. Depuis 2008, les actions ont été
nombreuses dans les collèges. Le réseau des cuisiniers a réalisé des outils très
performants avec un plan alimentaire sur cinq semaines. « Bio, proche, juste »,
c’est un niveau d’exigence supérieur et logique.
Les beaux projets sont comme les beaux légumes,
ils poussent à leur rythme… La commune de
Marçais verra bientôt sa légumerie sortir de terre,
fin 2013. 570 m2 dédiés à la transformation des
légumes, épluchés, lavés, coupés ou non, crus ou
cuits mais en tout cas sous vide, avec un autoclave
pour les conserves de soupes et coulis. Le rêve
de tous les cuisiniers et de l’association Le Relais,
associée au projet pour 40 % de la construction,
en chantier d’insertion, et pour le fonctionnement
avec cinq à dix emplois à la clé. Le Relais, basé à
Bourges, gère plusieurs structures d’insertion sur
le département dont deux potagers bio. Il emploie
54 personnes dont 18 sur le potager situé à Marçais
qui fournit paniers bio et confitures.
Ce projet de 905 000 e est financé via le Contrat régional de
pays (362 000 e), le dispositif « Cher Immobilier Collectivités »
du Conseil général (100 000 e), un emprunt réalisé par la
commune (181 000 e) et d’autres subventions (262 000 e).
Comment organiser une action qui concerne autant d’acteurs d’horizons différents ?
P. B. – Nos services Éducation et Agriculture sont côte à côte, à la Pyramide. Cela facilite
les échanges. Ensuite, c’est un projet innovant qui provoque, sincèrement, l’enthousiasme
chez tout le monde. Tout est plus facile quand il y a une volonté aussi forte.
H. R. – Il y a bien sûr des réticences dues aux changements d’habitude. Il y a
beaucoup de communication au sein des collèges pour fédérer l’ensemble du
personnel, les professeurs, les élèves, les parents.
Quels changements constatez-vous dans cette nouvelle approche de la
restauration scolaire ? P. B. – Entre agriculteurs et cuisiniers, il y a une prise de conscience des exigences
et des contraintes. Avant, chacun œuvrait dans son coin. Aujourd’hui, ils se
rencontrent. Les cuisiniers vont sur les exploitations, et les agriculteurs découvrent
les chaînes de restauration.
H. R. – Il y a de la passion dans la cuisine ! Les cuisiniers retrouvent les valeurs
premières de leur métier, valorisent des produits de qualité, font découvrir de
nouveaux goûts. Les personnels scolaires échangent davantage avec les enfants.
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
13
C h er en a c t i on s
le cher en actions
14 l e
solidarité
« Ma fille est mécanicienne
auto… Mon fils esthéticien »
L'égalité femme/homme
passe aussi par la mixité
dans tous les métiers.
Les préjugés et les stéréotypes au
sujet de métiers dits « féminins » et
d'autres dits « masculins » restent
encore vivaces. Afin de progresser
vers une véritable égalité professionnelle, il est indispensable, comme
le préconise la Charte européenne
pour l'égalité de toutes et tous, d'encourager les femmes à acquérir les
formations et les compétences vers
des emplois généralement considérés comme « masculins » et vice
versa. Et d'inciter tout autant les
employeurs à recruter des femmes
apprenties ou stagiaires sur des
postes communément réservés
aux hommes.
Partout où la mixité marque des
points dans les professions connotées « féminines » ou « masculines », les préjugés s'estompent
très vite. Il suffit d'écouter Émilie Tranchard ou Vincent Mériot.
La première est sapeur-pompier à
Émilie Tranchard, sapeur-pompier à Bourges.
Bourges. Dès l'âge de seize ans,
elle s'engage comme volontaire à
Saint-Florent. Trois ans plus tard, elle
entre chez les Pompiers de Paris.
Elle s'y forme puis, de 2003 à 2009,
elle travaille à la brigade de Villejuif.
« Dotée d'un caractère volontaire et
bien trempé qui n'est pas réservé aux
hommes, il s'agit avant tout pour moi
Une charte européenne pour l’égalité
Lors de l’assemblée du 10 décembre dernier, les élus ont adopté les orientations du plan
départemental d’action en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. Parmi les
dispositions prioritaires et concrètes, le Conseil général du Cher doit prochainement signer
la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale. Celle-ci
incite les collectivités territoriales à utiliser leurs pouvoirs et leurs partenariats en faveur
d’une plus grande égalité pour toutes et tous. Pour Maxime Camuzat, vice-président en
charge de cette question, elle implique un engagement d’autant plus important qu’elle
réaffirme les droits fondamentaux à l’égalité et appelle à combattre tous les types de
discriminations, les stéréotypes sexués et autres préjugés. « C’est d’autant plus crucial en
période de crise que les femmes sont doublement touchées, insiste-t-il. Cette question de l’égalité doit être prise à
bras-le-corps dans toutes les politiques publiques et à tous les niveaux. »
Vincent Mériot, assistant maternel à Allouis.
d'une vocation et d'un état d'esprit,
que l'on soit femme ou homme. »
Émilie assure d'expérience qu'elle
n'a jamais été confrontée au moindre
problème avec le milieu masculin.
Vincent Mériot est l'un des deux
hommes parmi trois mille femmes
dans le Cher à travailler comme
assistant maternel. Installé à Allouis,
il occupe cette activité à domicile
depuis mars 2009, après avoir mené
une carrière de responsable commercial. Au début, les réticences
sont surtout venues plus du côté
des pères que des mères. « Elles
réagissent positivement car avec
un homme comme “nounou” elles
ne craignent pas de transfert affectif
du petit enfant vers une autre femme
que sa propre mère. » Vincent est
pleinement satisfait de son nouveau
métier. Avec un autre collègue pionnier comme lui, ils ont créé une association chargée de promouvoir la
vocation parmi les hommes. A. R.
développement i Réunions publiques Cher 2021 l e C h er en a c t i on s
i
Maintenant, la parole est à vous !
Les habitants sont conviés à exprimer leurs avis pour le devenir du Cher
lors de cinq réunions publiques.
Ultime phase d’une concertation engagée
depuis près d’un an, le Conseil général
convie le grand public à participer aux réunions publiques réparties géographiquement
sur le territoire. Moment privilégié d’échange
avec les élus, il s’agit pour chacune et chacun d’apporter sa pierre à la construction
collective du futur du Cher. Après les représentants des forces vives du département,
les agents du Conseil général, les jeunes,
c’est au tour des habitants en mars et avril
de donner leur avis sur des pistes concrètes
d’action. Celles-ci permettront à la collectivité
départementale mais aussi à ses partenaires
de mieux répondre pour les dix à quinze
ans à venir aux besoins collectifs du Cher.
Afin d’être encore plus constructifs, les participants aux réunions seront invités à prioriser
les projets et les propositions émanant du
travail réalisé depuis plusieurs mois dans les
ateliers thématiques, à travers les questionnaires en direction des agents, des jeunes, et
des contributions des partenaires institutionnels et socio-économiques du département.
En juin, un projet de document d’ensemble
résultant d’un an de concertations sera
élaboré. À l’automne prochain, les élus du
Conseil général auront à délibérer puis à
adopter le document définitif de référence. E. B.
Paroles à...
Pourquoi sont-ils venus dans le Cher ? Qu’y trouvent-ils de positif ? Qu’espèrent-ils ?
Questions posées à des résidents nouvellement installés.
Carole Bass
42 ans, secrétaire administrative
en recherche d'emploi.
La Chapelle-Saint-Ursin
« Venue de Toulon en août 2012
après la mutation de mon époux,
militaire sur la base d'Avord, je
constate qu'ici comme partout les
difficultés sont les mêmes pour trouver du travail. Nous n’avons pas eu
de problèmes pour inscrire deux de
nos enfants au collège et en primaire,
ce fut en revanche plus difficile pour notre aîné élève
en lycée professionnel. Nous bénéficions des équipements nécessaires pour nos enfants. Le problème, c'est
le manque de transports collectifs, de bus, pour que
nos adolescents se rendent facilement le week-end à
Bourges. »
Propos recueillis par A. R.
Alban Rousselot
25 ans, agriculteur.
Arcomps
« Producteur de céréales et de
bovins allaitants, je suis installé
comme jeune agriculteur dans le
Cher depuis fin 2011 après avoir
trouvé une exploitation en remplacement d'un départ en retraite. Ici,
les terres sont bien moins chères
qu'en Moselle d'où je viens. Je suis
satisfait de ma première année
d'activité. Le monde agricole du
Cher est assez favorisé et surtout
très solidaire. Le seul problème
reste ce manque médical auquel
on doit absolument remédier dans
le rural. »
Nicole Ovaere
Retraitée. Bourges
« Après avoir vécu dans différentes
villes en France et à l'étranger, je
suis contente de retrouver mes
racines berruyères dans le calme
d'une ville moyenne proche de Paris
dont le secteur sauvegardé est bien
préservé et où je peux vivre et marcher à proximité du centre-ville. Pour
moi, amateur d'art, les expositions
locales restent peu nombreuses et
souvent modestes. Il est dommage
qu'il n'existe pas un lieu où les collectionneurs régionaux puissent
exposer leurs trésors et faire partager leur passion des objets anciens
ou pas. »
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
15
16 l e
C h er en a c t i on s
expertise
Économie et tourisme
main dans la main
Née du rapprochement de l'Agence de développement touristique (ADT)
et de l'Agence de développement économique du Cher (ADC), l'Agence
de développement du tourisme et des territoires du Cher (Ad2T) a pour
mission, en mettant en commun les compétences, de doper l’attractivité
du territoire, aussi bien pour les touristes que pour les investisseurs.
L’entreprise Pole Position est installée à la Chapelle-Saint-Ursin. Elle est spécialisée dans la fabrication
et le négoce de canapés.
« Au niveau du PIB(1) par habitant, le Cher
est au 59e rang. Notre but est de remonter
dans le classement », explique Ludovic Azuar,
directeur de l’Ad2T. Car l’objectif du Département est de renforcer son attractivité avec en
point de mire « l’augmentation des créations
d’entreprises et d’emplois durables dans le
Cher, en consolidant le partenariat avec les
acteurs publics et économiques locaux(2) ».
Forte d’une équipe de 21 personnes, l’Ad2T,
installée depuis le 1er janvier sur le site Lahitolle
à Bourges, s’est vu confier trois missions :
d’abord être une agence de prospection
(recherche de marchés, etc.) et d’ingénierie (études, méthodes…) pour satisfaire les
attentes clients (touristes, professionnels de
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
l’hébergement, entrepreneurs) et pouvoir
accompagner les porteurs de projet. Mais
aussi prospecter en France et à l’étranger,
avec l’appui technique de son pôle développement, et gérer une base foncière et
immobilière (terrains et locaux) pour pouvoir
répondre vite à un investisseur. L’Ad2T anime
en outre le Carré des Créateurs (pépinière
d’entreprises) et Cadre 18, à la destination
des porteurs de projet. Deuxième grande mission, la promotion et communication : salons
spécialisés, communication personnalisée et
ciblée (e-marketing) et, nouveauté, une offre
de développement économique diffusée sur
différents supports de communication. Enfin,
l’Ad2T joue le rôle d’agence de voyages avec
question à
Irène Félix,
vice-présidente
chargée
de l’économie
et de l’emploi
Quels sont les enjeux de l’Ad2T
pour l’attractivité économique
du Cher ?
Le Cher a sa place à prendre dans
l’accueil d’entreprises. Pour y parvenir,
il faut coordonner les forces pour
vendre l’image du Berry. Le
rapprochement entre l’ADT et l’ADC va
dans ce sens. L’image du Berry est
positive. Il faut l’amplifier pour que les
atouts du territoire séduisent des
investisseurs : qualité de vie, des
formations et de la main d’œuvre, villes
moyennes et espaces ruraux avec un
foncier abordable et une qualité de vie
qui tranchent avec ceux des grandes
métropoles. L’AD2T doit être aussi au
service des territoires pour les aider à
développer leurs projets, comme dans
le cadre du « Grand Carénage » de la
centrale de Belleville : c’est l’occasion
pour les communes d’accueillir des
investisseurs du secteur de
l’hébergement, pour les entreprises de
monter en puissance et de créer de
l’emploi et de la formation sur les
métiers liés au nucléaire ».
Berry Province Réservation. « On produit, on
vend et on commercialise des séjours pour
les groupes et les individuels : en 2012, le total
des ventes sur le Cher représentait un volume
d’affaires pour l’Agence de 1,3 M€. L’idée est de
faire venir des clients pour qu’ils “consomment
le territoire” : en 2010, le tourisme représentait
sur le Cher 230 M€ de dépenses. »
expertise l e C h er en a c t i on s
i Centrale de Belleville-sur-Loire i
Le « Grand Carénage » :
une chance pour le Cher
L’attractivité : c’est l’affaire de tous
©Ad2T-R.Lacroix
Il faut dire que le Cher a vraiment de quoi
séduire ! Bourges, sa cathédrale, le palais
Jacques Cœur, la route Jacques Cœur, l’abbaye de Noirlac, le Sancerrois… Et ici, « pas
Le Château de Meillant est l’un des quinze sites
remarquables de la Route Jacques Cœur.
Pascal Méreau,
vice-président
chargé
du tourisme
©CNPE-Belleville
Le rush, c’est pour bientôt ! Dès 2014,
la centrale nucléaire de Belleville-surLoire accueillera sur son site plus de
3 500 personnes avec un pic en 2019 !
Soit 1 500 de plus qu’en temps normal de
maintenance. La raison ? Les travaux liés
aux projets Grand Carénage (2 Mds €) et
Partner (40 M€) pour les 10 ans à venir.
Deux projets pour lesquels le Département attend des retombées : « EDF
réserve au moins 15 % des marchés
de travaux à des entreprises locales,
explique Emmanuel Rochais, directeur
de l’ingénierie économique et du tourisme
au Conseil général du Cher. Une manne
possible de quelque 306 M€ ! » Autres
impacts, « une sous-traitance accrue par
les grands groupes nationaux mobilisés
sur le parc nucléaire français » et « des
besoins en hébergement démultipliés
près de la centrale » : une opportunité
question à
pour les opérateurs publics et privés
de réaliser de nouveaux équipements.
Ainsi, le Conseil général pilote un groupe
interdépartemental associant le CNPE*
de Belleville-sur-Loire, les Chambres
consulaires (commerce et industrie,
métiers et artisanat) et les agences de
développement économique et touristique du Cher, de la Nièvre, du Loiret et
de l’Yonne.
* CNPE : centre nucléaire de production d’électricité. de tourisme de masse, mais une offre idéale
pour les urbains stressés qui peuvent “lâcher
prise” », souligne Ludovic Azuar. Dans cette
optique, « l’attractivité est bel et bien l’affaire
de tous, jusqu’à l’habitant » : chambres d’hôtes
et gîtes notamment contribuent à faire du tourisme l’une des composantes majeures de
l’attractivité.
De quoi aussi accrocher les décideurs, intéressés par la situation stratégique du Cher
au centre de la France, et aussi d’attirer le
personnel des entreprises sensible à la qualité de vie. D’où l’importance de travailler en
synergie avec les entreprises partenaires et
les acteurs économiques du territoire autour
de Berry Province. Une marque autour de
laquelle tourisme et territoire se rencontrent
véritablement. Pour preuve, la convention de
partenariat conclue en juin 2012 avec l’Agence
de tourisme de l’Indre pour commercialiser les
Quels sont les atouts de la
marque Berry Province ?
Berry Province a été créé en
2010 pour nous différencier de la
concurrence. Nous souhaitions sortir
de l’enracinement dans lequel était
le Berry. Il nous fallait offrir de
l’inattendu, notamment aux
Franciliens, réservoir de notre
clientèle. Nous n’avons ni la mer ni
la montagne mais un côté
authentique, chaleureux et humain.
Des sites aussi, une nature
généreuse, des événements culturels
et Bourges. C’est tout cela que porte
la marque Berry Province. Le Berry
est une destination pour être et non
paraître. Cette démarche exemplaire
de promotion et de valorisation
touristique a été initiée il y a 15 ans
avec l’Indre. Les deux départements
promeuvent ensemble le Berry :
aujourd’hui, 500 partenaires et
acteurs économiques portent Berry
Province sur les deux départements.
Une marque qui se positionne parmi
les cinq principales de la région
Centre avec Touraine, Val de Loire,
Loire à Vélo, Grands Sites du Val de
Loire.
produits sur l’ancienne province historique du
Berry : l’occasion pour Berry Province de jouer,
plus que jamais, sa carte séduction.
A. R.
(1) PIB : produit intérieur brut.
(2) Établissements publics de coopération intercommunale – Communautés de communes et d’agglomération,
syndicats de Pays – et Chambres consulaires – Chambre
de commerce et d’industrie, Chambre de métiers et
d’artisanat, Chambre d’agriculture…
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
17
m a ga zi n e du C h er
Le magazine du cher
18 l e
portraits
Victor Teixeira
Un pro au service des pros
Sa mission : accompagner les créateurs et repreneurs d’entreprises
et promouvoir le territoire à l’extérieur.
Il débute sa formation par un CAP et un BEP de
mécanique auto à Romorantin, la poursuit par un
BTS assistance technique d’ingénieur au lycée de
Bourges, puis par une licence professionnelle en
gestion d’entreprise à l’IUT de Châteauroux. Avec
toujours en tête cette même envie qui s’affirme :
créer sa propre entreprise ou bien aider ceux qui
se lancent dans l’aventure.
La fibre familiale y est-elle pour quelque chose ? Sans
doute. Son père a lui-même fondé une entreprise
d’exploitation forestière et de négoce du bois. Seul
le football pratiqué dès l’âge de six ans jusqu’à la
trentaine dans les deux clubs de Salbris aurait pu
distraire le jeune homme de ses intentions. Pas
question.
Victor Teixeira, 33 ans, marié et père d’une petite
fille de deux ans et demi, est responsable depuis
sa création en 2005 de la pépinière d’entreprises
Espace Polypro, solidement installée à Vierzon.
Cet engouement pour le milieu économique et le
monde de l’entreprise s’est consolidé lors de sa
dernière année de formation en licence professionnelle, option management des organisations. « Ce
fut fort intéressant d’avoir des profs eux-mêmes
professionnels de la gestion d’entreprise. » Un
stage de quatre mois à l’Agence de développement
économique de l’Indre forge sa décision. « Ça m’a
vraiment plu et j’ai donc souhaité travailler dans
l’accompagnement des créateurs ou repreneurs
d’entreprises en faveur du développement des
territoires. »
Aujourd’hui, Victor Teixeira occupe les fonctions de
chargé de mission et de responsable de l’Espace
Polypro au sein de la Communauté de communes
de Vierzon qui gère cette pépinière. Au bilan positif
d’Espace Polypro, dix-sept entreprises dont douze
toujours en activité et une quarantaine d’emplois
ont bénéficié des nombreux services proposés.
Preuve de dynamisme, un nouveau parc d’activités de 87 hectares va prochainement voir le jour
sur le Pays de Vierzon. Y seront accueillis la pépinière, un hôtel d’entreprise, un centre d’innovation.
Depuis deux ans, Victor Teixeira ajoute à ses missions celle de développeur/prospecteur. Il s’agit de
promouvoir le territoire à l’extérieur, dans les salons
professionnels et autres, d’inciter les entreprises à
venir s’installer et se développer. Fort de l’expérience
accumulée, il veut adresser un message à ceux qui
souhaitent se lancer. « Votre territoire est équipé
de structures compétentes et efficaces, ne vous
lancez pas à l’aveuglette, n’hésitez pas à venir vous
renseigner. »
A. R.
sports
l e m a ga zi n e du C h er
Noémie Chignardet
Au fil de sa passion
Vivre de sa passion. Beaucoup en rêvent,
Noémie Chignardet l’a fait. En 2010, elle a
créé à Bourges son atelier de couture avec
un enthousiasme et une persévérance qui
lui ont valu, en 2012, d’être la lauréate régionale du concours Talents des cités, dans la
catégorie Création.
Pourtant, Noémie s’était d‘abord orientée vers
des études en diététique, avant de revenir à
ses premières amours : « J’ai toujours aimé
la couture. Au départ, c’était un loisir, qui
a progressivement pris de plus en plus
de place. » Jusqu’à devenir une évidence.
Elle abandonne alors la diététique et passe
un CAP Couture. Le diplôme en poche en
juin 2010, elle crée son activité au mois de
novembre suivant. « Je voulais être auto-
nome, pouvoir gérer mon temps comme
je le souhaitais avec, aussi, la possibilité
de faire mes propres créations. »
Pour réduire le coût de son installation, Noémie
aménage son atelier-boutique Pensée couture
dans le garage de sa maison, rue des Pijolins,
dans le quartier du Val d’Auron. Par ailleurs,
une couturière de Saint-Doulchard aiguille
sa clientèle vers la jeune femme, qu’elle avait
eue en stage. Son activité de retouches et
création d’accessoires débutait ainsi sous
de bons auspices. Deux ans après, le chiffre
d’affaires est croissant, Noémie Chignardet
accueille à son tour des stagiaires et envisage
de développer son activité vers la corseterie.
La belle histoire de Noémie a séduit les organisateurs du concours Talents des cités, qui
récompense l’esprit d’entreprise dans les
quartiers. Son prix lui a été remis au Sénat
en octobre dernier.
Céline Lamour-Crochet
Du manche à la plume
Avec sa fine silhouette et ses longs,
très longs cheveux, elle pourrait
virevolter comme une princesse
dans les livres pour enfants qu’elle
écrit. Mais « il faut se méfier des
princesses », comme le dit Céline
Lamour-Crochet. Celle-ci rêvait de
prendre les airs et devint, à 19 ans,
pilote de transport dans l’armée et
instructeur. De quoi asseoir son
goût pour la rigueur, le partage des
connaissances, l’engagement.
Virage à 80° en 2009 ! Après un
mariage, deux enfants et dix-sept
ans d’armée, elle s’installe à Bengysur-Craon et se transforme en auteur,
d’abord pour « inventer des histoires
qui leur correspondent ». Depuis,
60 histoires ont vu le jour sous sa
plume magique, ainsi que des ateliers pour les petits, pleins d’humour,
où planent les valeurs universelles
de respect et de solidarité.
Sensible et engagée, son dernier
album La Petite Bille de Camille
met des mots tendres et vrais sur
la vie des enfants cancéreux dans
un hôpital. « Il n’y avait rien pour
les enfants, les parents et le corps
médical, alors j’ai travaillé avec
l’association l’Étoile de Martin* à
laquelle les droits sont versés. »
Face aux problèmes de scolarité
des petits hospitalisés, elle a créé
des supports pédagogiques pour
l’apprentissage de la lecture, gratuits, téléchargeables sur son blog
et surtout adaptables aux centres
d’intérêt de l’enfant. Une bouffée
de soulagement pour les parents. S. G. A.
Blog :
celinelamourcrochetwix.com
* L’association l’Étoile de Martin soutient
la recherche sur les cancers de l’enfant et
offre des moments de détente aux enfants
hospitalisés.
En savoir plus sur letoiledemartin.fr.
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 012
19
20 l e
m a ga zi n e du C h er
culture
i Archives départementales i
Le patrimoine du département
mis en ligne
Les archives numérisées sont consultables
grâce au site www.archives18.fr
Installé chez vous devant votre
ordinateur, vous souhaitez lire
des registres paroissiaux de votre
commune datant d’avant la Révolution française, examiner l’acte
de naissance d’un ancêtre né
dans le Cher sous Napoléon III,
ou compulser un recensement de
1911, c’est maintenant possible
depuis l’ouverture en décembre
dernier du site www.archives18.fr.
Plus de 1 800 000 pages numérisées sont facilement consultables.
D ès la page d’accueil, un
ensemble de services en ligne
sont proposés dont l’inventaire de
l’ensemble des archives consultables. Après s’être inscrit sur
le site et créé son espace personnel, l’internaute accède aux
documents par un formulaire
de recherche. Autre innovation,
il peut apporter et annoter des
compléments d’analyse directement sur le site, qui enrichissent
la base de données et favorisent
Xavier Laurent, directeur des Archives départementales, n’en revient pas :
22 000 internautes ont visité le site durant le premier mois d’ouverture.
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la recherche pour d’autres internautes.
Les généalogistes sont les premiers heureux. Retraité passionné, Bernard Simon travaille
depuis plusieurs années sur
l’arbre généalogique de son
épouse. Actuellement, il approfondit sa recherche au début du
XVIIe siècle sur quelques noms.
« Je peux maintenant consulter et
imprimer chez moi quand je veux
dans la journée avec la même
qualité qu’en salle de lecture,
assure-t-il. La mise en œuvre du
site a été rapide et a d’emblée
bien fonctionné. »
Les premiers résultats témoignent
de l’engouement public. Comme
l’explique Xavier Laurent, directeur des Archives, la diffusion
auprès du grand public est décuplée. Habituellement, 1 100 lecteurs se rendent chaque année
dans la salle de lecture des
Archives. Or, 7 500 espaces
numériques personnels ont été
créés et près de 22 000 internautes ont visité le site dès le
premier mois d’ouverture. Afin
de mieux répondre au public
scolaire, le service éducatif des
Archives peut proposer en ligne
des analyses, des commentaires
de documents, des expositions
virtuelles. Il s’agit maintenant,
selon Xavier Laurent, de favoriser
l’interaction entre les Archives
départementales, les généalogistes et le grand public. A. R.
i Exposition i
« L’enfance
à travers
les archives
des XIXe et
XXe siècles »
Cette exposition inédite dans
le département s’ouvre au
public à partir du 26 mars*.
Elle aborde notamment, à
partir de documents des
Archives du Cher, l’évolution
du sort des enfants, les
conditions de travail des
apprentis, la vie des jeunes
ouvriers, les lents progrès de
la scolarisation, mais aussi des
sujets comme la détention des
mineurs délinquants,
l’assistance publique, le destin
des enfants dans les guerres
mondiales…
* Du 26 mars au 16 juin.
Salle d’expositions temporaires.
Archives départementales. Rue
Heurtaut de Lamerville, Bourges.
sports
l e m a ga zi n e du C h er
Le sport, c’est la santé
Le Comité départemental olympique et sportif et le Conseil général œuvrent de concert
pour promouvoir le rôle du sport en matière de santé et de bien-être.
Le dépar tement du Cher
compte environ 74 000 licenciés sportifs. Parmi eux, des
champions et d'autres qui
le deviendront, mais la très
grande majorité pratique un
sport d'abord pour le plaisir
et pour garder la forme. Une
tendance qui se développe
avec la mise en évidence des
bienfaits d’une activité physique régulière sur la santé :
retard du vieillissement, lutte
contre le surpoids, réduction
des risques de maladies coronariennes…
« Le sport a un vrai rôle à
jouer en matière de santé
p u b l iq u e, c o n f i r m e P a u l
Carré, président du Comité
départemental olympique et
sportif (CDOS) du Cher. De
plus en plus de personnes
veulent pratiquer un sport
pour se maintenir en forme,
sans faire de compétition.
On voit ainsi se développer
des disciplines accessibles à
tout public comme la marche,
la gym volontaire, le VTT. »
Cette accessibilité du plus
grand nombre à la pratique
sportive figure au cœur de la
politique sportive du Conseil
général du Cher, à laquelle le
CDOS est étroitement associé.
Cette préoccupation se traduit
en particulier par une aide à
la licence (de 15 à 60 euros)
pour les jeunes de moins de
17 ans, et le souci d’une répartition équilibrée des équipements sportifs sur l’ensemble
du département. Le Conseil
général apporte également
une aide à 50 comités sportifs
et a noué avec 27 d’entre eux
des contrats d’objectifs où le
volet sport et santé occupe
une place centrale.
Des actions de
sensibilisation
Le CDOS comporte lui-même
une commission spécialement
dédiée au sport et à la santé,
qui mène régulièrement des
actions de sensibilisation :
interventions dans les collèges
et lycées, mise à disposition
de panneaux d’exposition
auprès des établissements,
conférence sur le sport, la
nutrition et la santé dans les
entreprises et les clubs qui
le souhaitent… Le CDOS a
également été à l’initiative
d’une bande dessinée intitulée
Clean, dénonçant les méfaits
du dopage, que le public peut
se procurer gratuitement à la
Maison départementale des
sports. Et chaque année, en
septembre, la journée nationale Sentez-vous sport est
déclinée dans le Cher avec
des initiations sportives et des
stands d’information.
« L’important, c’est de participer », clame la célèbre formule
attribuée au baron de Coubertin, père des Jeux olympiques
modernes. C’est encore plus
vrai quand il s’agit de sport
de santé. Alors, un petit footing ?
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21
22 l e
m a ga zi n e du C h er
événements
Les coups de cœur de…
Katia Caritez
Katia Caritez est responsable de la régie du festival Cosmic Trip à Bourges, après une formation au LFI de régisseur de production à
Issoudun. La 17 e édition de ce festival se tiendra du 9 au 12 mai dans divers lieux à Bourges. Un rendez-vous atypique et de plus en plus
populaire pour les fondus de Rock garage, mais pas seulement, qui réunira comme chaque année les meilleurs groupes (17 pour la
17 e édition) et plus de 120 bénévoles. Programme, info et réservation sur www.cosmictripfestival.fr – Katia : 06 81 59 09 56.
Danse
Les plus belles danses
du monde
également des danses plus
traditionnelles comme le flamenco, les
danses sibériennes… ou plus modernes
comme certaines figures de jazz.
perpétuent l’art de la terre. Une tradition
qui remonte au XIIe siècle !
La Borne - Henrichemont
Tél. : 02 48 26 96 21
www.laborne.org
Le 4 avril à 20 h 30
Théâtre du Mac Nab – Vierzon
Tél. : 02 48 53 02 60
Galerie Capazza
marient et se répondent. Dans un
bâtiment du XVIIe siècle superbement
restauré, rattaché au château de
Nançay, au cœur de la Sologne, on peut
y admirer ou se laisser surprendre par
les œuvres d’artistes de notoriété
internationale dans les registres les plus
représentatifs des arts plastiques.
Lieux d’expositions
Du 23 mars au 16 juin
Centre céramique
contemporaine de La Borne
Le Ballet du Théâtre de Sébastopol
présente un spectacle exceptionnel où
50 artistes interprètent les plus belles
danses de salon du monde : rumba,
valse, tango, paso doble, salsa… Mais
Une visite au Centre céramique
contemporaine, ouvert en 2010, et on
découvre dans un même lieu toute la
richesse de la création contemporaine.
Ce qui n’empêche pas de poursuivre son
chemin et visiter les ateliers de la
centaine d’artistes céramistes, installés
dans le village et alentours, qui
Grenier de Villâtre – Nançay
Tél. : 02 48 51 80 22
www.galerie-capazza.com
Jardin
Les Jardins d’Orsan
La Galerie Capazza est un lieu à part.
J’aime cet endroit où patrimoine
historique et art contemporain se
Festival
L’Air du temps du 8 au 11 mai
Terre de chanson, Lignières a aussi son festival, porté par Les Bains-Douches. L’Air
du Temps, dont ce sera la 22e édition, occupe une place importante dans le paysage
national en tant que rendez-vous unique au service de la chanson. Mixant les
générations et les cultures, il s’est affirmé et développé hors des modes. Chansons
de plein vent et de résistance, chansons d’amour naturellement, à l’impertinence
souriante et l’humeur vagabonde, L’Air du Temps accueille jeunes talents et artistes
confirmés, dans une grande diversité de genres, de styles, de tons.
La grande sophie - Victoire de la Musique album
Lignes 18 et STI Centre vous proposent un transport gratuit entre
Bourges et Lignières les jeudi, vendredi, samedi pour assister aux concerts
du manège.
chanson de l’année, sera à lignères cette année.
Programme sur : www.bainsdouches-lignieres.fr
Magazine imprimé en France sur
papier « Eural Premium 90 g »,
recyclé à partir de vieux papiers et
cartons désencrés et blanchis sans
chlore, agréé par
l’Association des
producteurs et
utilisateurs de
papiers recyclés.
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
Conseil général du Cher .
D irection de la communication .
Hô tel du D épartement.
1 , Place M arcel- Plaisant.
C S n ° 3 0 3 2 2
1 8 0 2 3 B ourges Cede x .
T él . 0 2 4 8 2 7 8 0 6 5 www.cg18.fr
Directeur de la publication :
Alain Rafesthain
Comité éditorial : Sylvie Gabilloux,
Jean-Michel Guérineau, Philippe Goldman,
Jean-Pierre Saulnier, Irène Félix.
Coordination et secrétaire de rédaction :
Sylvie Gabilloux
Rédaction : Alain Raynal,
Sandrine Gaumer, Estelle Boutheloup,
Les jardins d’Orsan s’offrent une
nouvelle jeunesse pour leurs 20 ans !
De nombreux travaux ont été effectués
dans les jardins et de nouveaux espaces
vont voir le jour. C’est donc l’année ou
jamais pour redécouvrir ou découvrir
ces jardins labellisés « Jardins
remarquables ».
Du 20 avril 2013 au 29 ocrobre 2013 Prieuré Notre-Dame d’Orsan –
Maisonnais
Tél. : 02 48 56 27 50 –
www.prieuredorsan.com
Anne-Sophie Mennesson,
Charlène Bouladoux.
Crédits photos : Thierry Martrou
(Caféine), CG 18, Yannick Pirot, Pixel.
Conception graphique
et éditoriale :
Agence Anatome
Mise en pages et réalisation :
Scoop Communication
Impression :
Imprimerie Vincent à Tours
Diffusion : Médiapost
Tirage : 165 000 exemplaires
Courriel : [email protected]
Dépôt légal : ISSN 1774-6191 les tribunes
p ol it i qu e
Groupe Socialistes
Groupe Communistes
Groupe « Avenir pour le Cher »
et Divers gauche
et Front de Gauche
Groupe d’élus UMP, UDI, NC, DVD,
Budget 2013,
une ambition intacte
2013, un budget
de transition
L’emploi est le premier de nos engagements
par le développement économique, l’innovation
et la formation. Nous aidons les collectivités et
les entreprises dans leurs projets de développement, de transmission ou de création. Nous
nous mettons à la disposition des intercommunalités pour dynamiser le commerce, l’artisanat
et les PME-PMI.
La formation et l’enseignement supérieur sont
des axes majeurs du développement. L’INSA
nous permettra d’avoir plus d’ingénieurs et plus
reconnus ; le pôle des formations sanitaires et
sociales à Bourges, avec le secteur de l’aide à
la personne à Saint-Amand, répondra au défi du
vieillissement de la population avec ses besoins
accrus en emplois et professionnalisme. Avec
les emplois d’avenir, la mobilisation est importante, structurée et musclée. L’emploi est notre
priorité, nous l’assumons et nous agissons.
Notre deuxième ambition est la solidarité.
La collectivité de proximité qu’est le Conseil
général doit demeurer ce rempart et ce facteur
d’équilibre pour les plus vulnérables, personnes
et territoires. Ce sont nos compétences obligatoires pour nos aînés, pour les personnes en
situation d’exclusion sociale ou de handicap.
Nous complétons notre intervention par des
politiques volontaristes ; l’aide à l’investissement dans les maisons de retraite qui réduit
d’autant le prix de journée, la gratuité des
transports pour les collégiens…
Le lundi 4 février dernier, le Conseil général a
voté son budget pour 2013. Les élus du groupe
Communistes – Front de Gauche ont voté
favorablement ce budget qualifié de transition,
dans l’attente impatiente de mesures gouvernementales pour assurer aux Départements des
« ressources suffisantes et pérennes » selon
les mots du président de la République.
Lors des dix dernières années, la réduction des
dotations aux collectivités a notamment freiné
les politiques volontaristes qui favorisent les
services publics locaux. Alors qu’ils garantissent à chaque citoyen l’égalité d’accès et de
traitement, ils ont été sérieusement mis à mal,
mettant en difficulté l’ensemble des territoires.
Le groupe a rappelé avec force qu’une majorité
pouvait exister au Parlement pour une
véritable réorientation économique, sortir des
logiques d’austérité, interdire les licenciements
boursiers, affronter le monde de la finance et
mobiliser les énormes mannes financières vers
les dépenses utiles, les dépenses publiques. Et
cela ne pourra se réaliser qu’avec une véritable
volonté de changement.
Collèges, EHPAD modernisés, l’action sociale
territorialisée, les Maisons des solidarités,
portent une nouvelle façon de concevoir et vivre
l’action sociale au plus près des bénéficiaires,
élus et associations.
Des engagements tenus.
Dans le même temps, les élus communistes ont
souligné le respect des engagements pris par la
gauche pour le département. Cela se traduit par
le maintien de la gratuité des transports scolaires quand tant de Départements reviennent
dessus, l’augmentation de 5 % des bourses
versées aux collégiens, l’aide à l’investissement
pour les EHPAD, le maintien d’un fonds de soutien à la vie associative, sportive et culturelle.
Enfin, ce budget garantit le niveau d’investissement, véritable soutien à l’emploi, alors que de
nombreux Départements baissent ce niveau.
Nous inscrivons ce budget dans des perspectives nationales avec une étape de la
décentralisation et une réforme de la
fiscalité locale. Ambition, perspective et
volontarisme sont les maîtres mots de
notre action.
Bien sûr, l’impasse budgétaire demeure avec
des dépenses contraintes qui augmentent et
des recettes qui stagnent ou baissent. D’où la
nécessité de mener la bataille ensemble, élus,
citoyens, pour redonner toute sa place à la
dépense publique, utile à tous.
Contact : 02 48 27 69 84
mail : [email protected]
[email protected]
Tél. : 02 48 27 81 71
www.pcf-fdg-cg18.fr
La troisième ambition est l’aménagement
du territoire. Nous irriguons les cantons de
nos services publics et maintenons un niveau
important d’aides aux communes et à leurs
habitants.
Sans Étiquette au Conseil général du Cher
« Budget 2013 :
de faux espoirs ! »
Le budget 2013 a été débattu le 4 février. Si la
situation critique du Conseil général est identique à 2012, le ton a changé : pas de résistance,
les critiques à l’encontre de l’État n’existent plus,
pas de réclamation des 180 millions de dette
dus par l’État ! Nous serions dans un budget de
transition et d’espoir. Quel espoir ?
Car aujourd’hui les fondamentaux sont toujours
les mêmes :
• une dette passée de 110 millions d’€ en 2003 à
234 millions d’€ en 2013, soit + 124 M€ en
10 ans, soit + 100 % d’augmentation,
• une hausse continue des impôts : après 8 %
en 2012, de nouveau 3 %, soit près de 60 % en
10 ans en taux cumulé.
Les dotations de l’État, elles, sont en baisse :
77,8 millions d’€ en 2013 contre 78,55 millions
d’€ en 2012 : un désengagement de l’État plus
important malgré le changement attendu. Mais
quel changement ?
Avec le précédent gouvernement, les socialistes
n’avaient pas de mots assez durs pour protester
contre le gel des dotations. Aujourd’hui c’est une
baisse de dotations, en cumulé, de plus de 7 milliards d’€, une augmentation du RSA socle de
10 % et seulement une augmentation du SMIC
de 0,3 %. Quel encouragement à travailler !
Comme quoi l’objectivité politique est à géométrie variable.
Le Cher se trouve dans une situation critique :
chômage à 10,3 %, population qui diminue sur
le long terme… : comment en sommes-nous
arrivés là et comment inverser cette tendance
infernale ?
1) S’inspirer de ce qui a réussi dans d’autres
départements. Si comparaison n’est pas forcément raison, il existe des gestions différentes
qui conduisent à d’autres résultats.
2) Faire du développement économique la
priorité du Conseil général !
Nous ne pouvions voter un tel budget
qui augmente encore une fois les impôts
de 3 %… + 60 % depuis 2004.
Groupe Avenir pour le Cher,
mail : [email protected]
Tél. : 02 48 27 80 69
c h er m a g a z i ne| n°41 | m a r s - av r i l 2 013
23
pour bâtir le Cher de demain
Participez aux réunions publiques
SANCOINS - Lundi 18 mars à 18 h
centre Oscar Méténier
VAILLY-SUR-SAULDRE - Mercredi 20 mars à 18 h
centre socio-culturel
VIERZON - Lundi 25 mars à 18 h
salle Madeleine Sologne
SAINT-AMAND-MONTROND - Jeudi 4 avril à 18 h
salle des Carmes à l’Hôtel de Ville
BOURGES - Mercredi 10 avril à 18 h
salle du Duc Jean à l’Hôtel du Département
www.cg18.fr
Pour plus d’informations :
www.cher2021.fr
Conception PAO - Direction de la communication Cg18- Crédit photo : Thierry Martrou - Février 2013
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