Océan Indien

Transcription

Océan Indien
Marie-France Milleliri-Kayser
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Océan Indien
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Symboles
Distance entre l’aéroport
et le centre-ville
Temps de trajet
Prix du trajet en bus
Prix de la course en taxi
Introduction 8
Restaurants LK LK LK LK Très bonne table. Prix élevés
LK LK LK Bonne table. Prix abordables
LK LK Table simple. Bon marché
nPartir
Avant de partir n 10
Le b.a.-ba de l’ABC n 12
nDes îles, une histoire, des hommes
© Les Guides Mondéos
Titres de la collection :
Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Alsace, Amsterdam, Amsterdam et les Pays-Bas, Andalousie, Angleterre
et pays de Galles, Antilles françaises, Argentine, Arménie, Asie centrale, Australie, Autriche, Baléares, Barcelone,
Belgique, Berlin/Munich/Bavière, Birmanie (Myanmar), Brésil, Budapest et la Hongrie, Bulgarie, Cambodge/Laos,
Canada, Canaries, Cap-Vert, Caraïbes, Chili, Chine, Chypre, Corse, Costa Rica/Panamá, Crète, Croatie, Cuba,
Danemark/Copenhague, Dubaï/Oman, Ecosse, Egypte, Equateur et les Îles Galápagos, Espagne, Etats-Unis Est,
Etats-Unis Ouest, Finlande/Laponie, Florence et Toscane, Floride/Louisiane/Texas et Bahamas, Guatemala,
Grèce et les îles, Iles Anglo-Normandes, Ile Maurice, Inde/Népal, Inde du Nord, Inde du Sud, Indonésie, Irlande,
Islande, Israël, Istanbul, Italie du Nord, Italie du Sud, Japon, Jordanie/Syrie/Liban, Kenya/Tanzanie/Zanzibar,
La Réunion, Libye, Lisbonne, Londres, Madagascar, Madère et les Açores, Madrid, Malaisie et Singapour, Malte,
Maroc, Marrakech, Mauritanie, Mexique et Guatemala, Monténégro, Moscou et Saint-Pétersbourg, New York,
Norvège, Océan Indien, Paris, Pays baltes, Pérou/Bolivie, Plongée aux Maldives, Plongée en mer Rouge, Pologne,
Portugal, Prague, Prague et la République tchèque, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Québec et Ontario,
République dominicaine, Rome, Roumanie, Sardaigne, Sénégal, Seychelles, Sicile, Sri Lanka/Maldives, Suède,
Tahiti et Polynésie française, Thaïlande, Tunisie, Turquie, Venise, Vienne, Vietnam…
Crédit photos : Agence VISA : Antoine Lorgnier, Wilfried Louvet, Roland Benard, Michel Thersiquel, Alex
Folley, Frédéric Vasseur, Michel Megret/ACSI, Tony Steinhardt/ACSI. Office du tourisme des Seychelles, Office
du tourisme de l’île Maurice, Sophie et Patrick de Wilde, Digital Stock, Slides Pro. Collection de documents
anciens : Armel de Wismes. P. 8 Affiches Evasion par F. Camard, Duncan Actes Sud. Coll. de l’auteur. Kodak.
Cartographie : GEOgraphisme, Les Editions Mondéos. Conception graphique : Thierry Renard
L’auteur et l’éditeur dégagent toute responsabilité sur les marques citées dans la rubrique « Santé ».
Demandez conseil à votre pharmacien. Le contenu des annonces publicitaires insérées dans ce guide
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Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
2e trimestre 2011 – ISSN : 1292-1602
Imprimé dans l’U.E.
Géographie, faune et flore n 20
Les clés du passé n 24
Repères chronologiques n 29
Personnages célèbres n 31
Regards actuels n 33
nSe déplacer d’île en île
La Réunion n 38
Ile Maurice n 63
Sommaire
nCarnet d’adresses
La Réunion n 86
Ile Maurice n 89
Cartes n 94
Index n 96
« Bonzour » !
(Bienvenue !)
Iles d’escales sur la Route des épices, la Réunion
et l’île Maurice, si proches et si différentes, ont su attirer
des aventuriers venus de France. Ils y ont construit
des villes, comme Mahé de La Bourdonnais, écumé
les mers, comme Surcouf, réussi à y planter des épices,
comme Poivre. Tout en y laissant une part de leur cœur.
Car aucune de ces îles ne peut laisser indifférent. La vie
y est pleine de petits bonheurs, aussi douce que la caresse
de l’alizé, aussi goûteuse qu’un fruit gorgé de soleil,
aussi nonchalante qu’une de ces belles plantes exotiques
qui foisonnent au bord des chemins.
S
urgie du feu d’un volcan, la Réunion a gardé une part de mystère.
Pour en savourer toute la beauté, il faut se perdre dans sa nature exubérante, escalader ses pitons, arpenter ses sentiers odorants, toiser
son volcan qui éternue avec panache.
Mer, sable et soleil : le tableau est campé, éclatant de couleurs et de douceur, pour l’île Maurice, sa petite sœur des Mascareignes. Jadis escale de
corsaires, elle arbore des plages farineuses et des lagons couleur turquoise,
aussi inattendus que le sourire et la grâce de ses habitantes.
Eclats de poussière éparpillés dans l’océan, les îles sont si belles qu’on les
croirait irréelles. Elles ont des allures de paradis terrestre avec leurs cocotiers touffus et leurs eaux cristallines peuplées de poissons multicolores.
Partir
Avant de partir 10 ■ Le b.a.-ba de l’ABC 12
La saison idéale
pour voyager
en février, celle de la mer ne descend jamais en dessous de 22 °C.
La saison des pluies se situe entre
ans toutes les îles de l’océan janvier et avril. Il pleut toutefois très
Indien, les saisons sont souvent dans la région de Curepipe,
inversées par rapport à l’hémis- plus fraîche et nuageuse.
phère Nord. L’hiver tropical, de
mai à novembre, est plus frais et Boucler sa valise
sec. De décembre à avril, l’été est
révoir des vêtements légers
en revanche chaud et pluvieux. Le
en coton, des maillots de
soleil se couche généralement
tôt et très vite : il fait nuit noire bain, des tenues décontractées et
vers 18 h en hiver et 19 h 30 en des shorts pour la journée au bord
été. Une petite période cyclonique de la mer, ainsi que des sandales
se situe entre janvier et février. en plastique pour marcher sur la
Les Seychelles sont relativement plage. Pour le soir, quelques tenues
d’été (on s’habille pour dîner dans
préservées.
les hôtels de Maurice, mais cela
nLa Réunion
va rarement jusqu’à la cravate) et
L’hiver tropical, de mai à novembre, un lainage car la climatisation est
est idéal pour randonner. Les tem- fraîche. Un petit sac à dos est utile
pératures varient de 15 à 25 °C, dans la journée pour les promemais peuvent descendre jusqu’à nades et randonnées, ainsi que des
0 °C dans la plaine des Cafres et au chaussures de sport.
volcan, la nuit. L’été, il fait de 26 à A la Réunion, de bonnes chaussures
34 °C. Généralement, le temps est de marche et un coupe-vent seront
beau le matin. Les départs pour les les bienvenus pour les excursions
excursions ont toujours lieu très tôt en montagne (ne pas oublier que
car le ciel devient facilement nua- la température fraîchit rapidement
geux l’après-midi.
avec l’altitude). Si l’on fait une croisière ou une randonnée de plusieurs
nMaurice
jours, prévoir un sac de voyage
Il y fait plus doux. La température souple. Ne pas oublier une lampe
oscille entre 24 °C en juillet et 31 °C de poche.
D
P
10
I
l n’y a aucun risque particulier
dans ces destinations de l’océan
Indien. Toutefois, pour réussir ses
vacances, quelques règles de base
sont à observer et sont valables
quels que soient les pays visités.
Vérifier que ses rappels de diphtérie, tétanos, polio sont à jour.
Se faire vacciner contre l’hépatite
A, une maladie que l’on contracte
en consommant de l’eau ou des
aliments souillés et éventuellement
l’hépatite B (transmission par voie
sexuelle ou sanguine).
En randonnée, emporter des lingettes désinfectantes. Pour se préserver de la « tourista », boire de
l’eau capsulée, éviter les glaçons,
les fruits non pelés, les crustacés,
les viandes et légumes crus. Pour
traiter les symptômes de diarrhée
aiguë, prévoir un antidiarrhéique
qui permettra, en complément d’un
régime réhydratant, d’éliminer
rapidement la gêne occasionnée.
Ne pas marcher pieds nus sur la
plage (coraux) ni dans les cours
d’eau (bilharziose).
L’ épidémie de Chikungunya a
touché de plein fouet La Réunion
en 2005. Deux ans plus tard, les
actions de démoustication ont porté
leur fruit puisque le moustique a
totalement disparu de l’île. L’hypothèse d’un éventuel vaccin n’est
donc plus à l’ordre du jour, mais
il est conseillé de se protéger à la
tombée de la nuit, en se couvrant de
manches longues et de spray antimoustique. Il n’y a aucun risque de
paludisme à Maurice, à Rodrigues
et à la Réunion.
Maurice et La Réunion sont réputées dans tout l’océan Indien pour
la qualité de leurs infrastructures
médicales. Les pharmacies sont bien
approvisionnées à Maurice et il est
facile de consulter un médecin.
Devises et
budget vacances
A
Maurice, la monnaie locale
est la roupie mauricienne
(Rs). Tous les hôtels possèdent un
bureau de change et acceptent les
cartes de paiement.
A la Réunion, la monnaie locale
est l’euro (€).Les cartes de paiement sont acceptées partout, mais
attention, en ville les « gabiers »
(distributeurs) sont souvent à sec
le week-end. Dans les hauts, il est
préférable d’avoir des espèces, les
distributeurs étant plus rares. Il est
possible de régler en carte bancaire
dans la majorité des commerces, et à
quelques exceptions près en chèque.
Les marchés sont
un ravissement
pour les yeux
et le palais
11
Avant de partir
Partir
Avant
de partir
Santé
Achats et artisanat
L
’artisanat local est très développé dans l’océan Indien.
Sur les marchés de la Réunion,
on peut trouver fruits (dont l’ananas Victoria « Label Rouge » toute
l’année), condiments, toutes sortes
d’épices, vanille, Bourbon de la
Réunion, thés, tisanes, plantes médicinales, huiles et essences de fleurs,
parfums, rhums vieux et liqueurs,
vanneries, produits du bois, poteries, lampes, bijoux, soies peintes,
Boutique de vannerie, à Maurice.
verreries décorées, vêtements à l’inspiration souriante, nappes brodées
de Madagascar aux motifs naïfs,
DVD, CD de Séga ou Maloya.
A Maurice, on achètera tee-shirts,
pulls et tous vêtements fabriqués
dans la zone franche dans les boutiques de Floréal et de Curepipe,
épices, vanneries, saris, paréos,
maquettes de bateaux, timbres et
diamants, thé à la vanille, essence
d’ylang-ylang, quelques objets en
bois de noix de coco en provenance
de Rodrigues.
excellente eau gazeuse, ainsi qu’un
vin plutôt corsé…
n peut faire ses achats hors A Maurice, on appréciera la bière
taxes en débarquant à Mau- du pays et des vins sud-africains
rice, car Plaisance est un des rares ainsi que de délicieuses tisanes.
aéroports à avoir une boutique
duty free à l’arrivée et une autre au Dodo
départ.
ette sorte de gros dindon aux
Cuisine et boissons
pattes courtes et au gros bec
recourbé, incapable de voler, vivait
a table créole est un précieux sur l’île Maurice jusqu’à la fin du
mélange de cuisines africaine, xviie siècle. L’espèce a été décimée
asiatique et indienne. Le plat natio- par les premiers habitants de l’île,
nal réunionnais est, sans conteste, le et le dodo est devenu l’emblème de
« cari », à base de poisson, poulet, Maurice.
canard, porc, cabri, cuisiné avec de
l’ail, de l’oignon, de la tomate et du Électricité
curcuma. On le présente avec du riz
la Réunion : 220 volts, prises
gluant, des grains (lentilles ou harifrançaises. A Maurice : 220
cots rouges), des brèdes (légumes) et
un rougail (sauce épicée que l’on sert volts, avec un adaptateur pour
à part). Le chouchou (christophine) prises anglo-saxonnes (les hôtels
se décline de toutes les manières : en louent, mais il est conseillé d’en
gratin, soufflé et gâteau. A Maurice, apporter).
les recettes s’inspirent de l’Asie :
samossas, vindaye, sauce à base de Filaos
gingembre, d’ail et de safran, crêpes
ne variété de pin, longiligne
à la cannelle.
et très résistant, qui pousse
Au dessert, on se régale de glaces et
de toutes sortes de fruits succulents sur le sable, en bordure de plage, et
(mangues, petits ananas sucrés, résiste aux assauts du vent.
goyaves, litchis, cœurs de bœuf,
jamalac, énormes pamplemousses, Hébergement
plusieurs variétés de bananes…).
la Réunion, on trouve une
nBoissons
large variété d’hébergement,
Ici comme aux Antilles, le rhum des grands hôtels de luxe (en bord
est roi, qu’il soit arrangé (aux lit- de mer) à la petite hôtellerie famichis, à la vanille, à l’ananas…) ou liale (dans les Hauts). Pour tous
pur (dans une petite fiole appelée les hébergements et loisirs dans
« pile plate », bientôt supprimée de les Hauts, se renseigner auprès
la vente). Et puis il y a l’incontour- de votre représentant local, qui
nable Dodo, appelée généralement pourra effectuer les réservations et
« Bière Bourbon » par les touristes. vous conseiller dans les itinéraires
Enfin, outre les délicieux jus de à suivre. Maurice s’est fait une
fruits frais proposés sur les mar- spécialité des grands complexes
chés, la ville de Cilaos produit une luxueux.
O
C
L
A
U
A
12
13
Le b.a.-ba de l’ABC
Partir
Le b.a.-ba
de l’ABC
Arrivée
A
la Réunion et à Maurice : + 3 h
l’hiver, + 2 h l’été.
Horaires d’ouverture
A
la Réunion, les boutiques
ouvrent de 8 h 30 à 12 h et de
14 h 30 à 18 h ; à Maurice, de 9 h
à 17 h, ainsi que le samedi matin.
Attention, dans toutes les îles, les
banques ferment tôt l’après-midi.
Informations
touristiques
I
nformations abondantes auprès
des offices de tourisme et syndicats d’initiative à la Réunion.
En composant le 152, les visiteurs
en séjour à Maurice ont au bout du
fil un opérateur qui les renseigne
en anglais ou en français, 7 jours
sur 7, 24 h/24, sur l’hébergement,
la restauration, les loisirs, les sites
de shopping, la vie culturelle, les
discothèques. Une communication
locale coûte 2 Rs.
Jours fériés
– La Réunion : mêmes fêtes qu’en
France métropolitaine, avec en plus
la commémoration de l’Abolition de
l’esclavage (appelée « fête caf’ »), le
20 décembre.
– Maurice : 2 janvier, l’anniversaire de l’Indépendance (12 mars)
et les cérémonies religieuses, dont
les dates varient d’année en année
(en janvier/février, Thaipoosam
Cavadee et la fête du Printemps ; en
février, Maha Shivaratree ; en mars,
Ougadi ; l’Aïd el-Fitr, à la fin du
Ramadan ; en septembre, Ganesh
Chaturti, et en octobre/novembre,
Divali).
Langue
O
n parle toujours le français
dans toutes les îles de l’océan
Indien, même si la langue officielle
est l’anglais pour Maurice. Le
créole reste toutefois la langue commune de la population locale, tant
à la Réunion qu’à Maurice. Il diffère
un peu d’une île à l’autre.
Légendes
L
es îles regorgent de légendes :
celles des pirates et des corartout, le 1er janvier, le 1er mai, saires comme Olivier Vasseur,
la Toussaint et Noël sont dit aussi La Buse, dont la tombe
chômés.
au cimetière de Saint-Paul, à la
P
14
Marchés
L
ieux d ’échanges et de rencontres, ils jouent un rôle
important dans l’océan Indien.
– La Réunion : les principaux
ont lieu à Saint-Paul, Saint-Pierre
et Saint-Denis, avec 16 autres
secondaires.
– Maurice : Mahébourg, Curepipe,
Rivière du Rempart, Quatre-Bornes.
– Rodrigues : Port-Mathurin.
Mariage
O
métropolitains, qui arrivent avec
un ou deux jours de retard, on
trouve trois quotidiens locaux :
le Journal de l’île, le Quotidien et
Témoignages. Sur le petit écran,
trois chaînes se concurrencent :
RFO (publique) que les Créoles
appellent Télé Réunion, Antenne
Réunion (privée) qui reprend en
partie les programmes de TF1, et
enfin Tempo. Sur les ondes, la lutte
est la même entre RFO (appelée
cette fois « Radio Réunion ») et
Free-Dom, l’incontournable libre
antenne : c’est le pouls de La Réunion, la radio des coups de gueule
et des coups de cœur, celle qu’il
faut appeler si vous perdez votre
chien, ou si l’on vous vole votre
porte-monnaie. Elle rapproche
les gens seuls, la nuit et donne la
parole à tous, au risque d’être taxée
de populiste. Lancée il y a 30 ans
en 1981, comme toutes les radios
libres du pays, Free Dom remplit
aujourd’hui une véritable mission
de service public.
A Maurice : sept quotidiens locaux
dans toutes les langues parlées de
l’île ; le Mauricien est en français.
Les journaux français et anglais
ont deux jours de retard. Informations en anglais, français et créole
à la radio. Télévision : programmes
locaux et étrangers, et émissions de
la Réunion.
Météo
n peut décider de se marier à
our la Réunion et ses
Maurice. Les formalités sont
122 micro­climats comptabiliassez simples. Il faut simplement
s’y prendre suffisamment tôt. Cer- sés par Météo France, les randontains voyagistes spécialistes des îles neurs peuvent appeler le 32 50
ou consulter www.meteo.re pour la
s’occupent de tout.
météo de l’île et la météo marine.
Médias
Vous pouvez également y retrouver
des images et informations sur les
la Réunion, outre la plupart cyclones. Point cyclone : 08 97 65
des quotidiens et magazines 01 01.
P
A
15
Le b.a.-ba de l’ABC
Heure locale
Réunion, est toujours fleurie. Les
légendes de la Réunion racontent
surtout les exploits des esclaves
mar rons, comme Dimitile,
Cimendef (« celui qui ne courbe
pas la tête ») ou Anchaing, qui
avaient fui leur vie de misère en
se réfugiant dans les coins les plus
inaccessibles de l’île. Les créoles
croient également beaucoup aux
démons, et sacrifient régulièrement
des poules noires. Les Réunionnais
sont très superstitieux. Parmi les
croyances les plus répandues : il ne
faut pas répondre à une voix dans la
nuit, car cela peut être un zombie,
ou il ne faut pas balayer sa maison
après le coucher du soleil car cela
porte malheur, ou encore il ne faut
pas faire un compliment sur une
coiffure sous peine de faire tomber
les cheveux.
cun. A Maurice, le service et les
taxes gouvernementales ne sont
ieux vaut acheter ses pelli- jamais compris dans les prix praticules avant le départ, pour qués dans les restaurants.
les payer moins cher. Le soleil est
très violent dans la journée, ce qui Randonnée
donne des photos souvent trop
a Réunion est idéale pour
contrastées.
les amateurs de randonnées.
Poids et mesures
Il n’est pas nécessaire d’être un
champion : 1 000 km de sentiers
ien que le système décimal soit balisés, dont deux G.R. (sentiers
en vigueur à Maurice, on utilise de grande randonnée) et des itinéencore indifféremment les miles et raires si variés que chacun y troules kilomètres, les livres anglaises et vera son bonheur. Veillez toutefois
les kilogrammes.
à respecter certaines consignes de
huit onces : 227 grammes
sécurité incontournables, notamune livre : 454 grammes
ment pendant la saison des pluies.
un mile : 1,61 kilomètre
Allo Sentiers, serveur téléphonique
une pinte : 0,57 litre
accessible au 02 62 37 38 39 offre
un état des itinéraires en temps réel,
Poste et
régulièrement actualisé par l’Office
communications
National des Forêts.
Quelques sentiers existent à Maua Poste fonctionne très bien. On rice. On marche beaucoup à pied
peut poster son courrier dans à Rodrigues.
les hôtels.
M
L
B
L
nLa Réunion
Pour appeler la Réunion depuis
la France, la numérotation est la
même qu’en France métropolitaine.
Les mobiles locaux commencent
par 0692 ou 0693. Dans les halls
des grands hôtels, des cabines téléphoniques fonctionnent avec des
cartes, comme en métropole.
nMaurice
Depuis la France, 00 230 + numéro
du correspondant. Pour appeler
vers la France, composer le 00 33
suivi du numéro de son correspondant sans le 0.
Pourboires
I
Sécurité
C
omme partout, si l ’on fait
preuve de bon sens, on n’aura
pas de problème particulier à redouter, sinon des imprudences. Ne pas
oublier d’utiliser le coffre-fort de
l’hôtel et ne rien garder de précieux
sur soi ou dans sa chambre. Porter
une banane et garder son appareil
photo devant soi.
Attention, à la Réunion, dans certains endroits de l’île la baignade
est fortement déconseillée à cause
des forts courants et l’absence de
barrière corallienne.
l’esclavage, il subit aujourd’hui
les inf luences contemporaines.
De nombreux orchestres donnent
des spectacles plusieurs fois par
semaine dans la plupart des hôtels.
A Rodrigues, il s’accompagne du
tambour.
Sports
L
a R éu n ion : r a ndon né e s
pédestres, équestres et aquatiques, en VTT, en Quad-bike, en
4 x 4 ou Hummer, tennis, parapente, paraplane, ULM, escalade,
canyoning, rafting et cano-raft,
kayak de mer, jet-ski, golf, surf,
kite-surf, planche à voile, ski nautique, pêche au gros, plongée.
Maurice : pêche au gros ou à la
palangrotte, golf, ski nautique, surf,
planche à voile, catamaran.
Vélo et randonnées pédestres,
pêche et plongée à Rodrigues.
vigueur en métropole. Le réseau
routier est en très bon état, mais
se compose essentiellement de
petites routes de montagne à l’intérieur de l’île, pentues et sinueuses.
La voiture est un signe extérieur
de richesse et on ne compte pas les
grosses cylindrées. Malgré la belle
route littorale, les embouteillages
sont fréquents sur Saint-Denis en
semaine aux heures de pointe. Locations de voitures aux mêmes conditions qu’en métropole (11 loueurs
sont représentés à l’aéroport). Nombreux taxis. Six lignes de bus sillonnent régulièrement l’île.
nIle Maurice
La conduite est à gauche, avec priorité à droite. Les locations de voitures sont assez chères. Le réseau
d’autobus (les « tatas » mauriciens)
fonctionne moyennement bien
aux heures de sortie des bureaux.
Tous les hôtels proposent un serTransports intérieurs vice taxi. A Rodrigues, un service
de bus sillonne l’île (gare routière
nLa Réunion
entre Port-Mathurin et Anse-auxLa conduite est à droite, et la signa- Anglais). En revanche, il n’y a pas de
lisation routière identique à celle en taxi à l’aéroport de Pointe-Corail.
Séga
L
e séga est très vivace dans
ls ne sont pas obligatoires, mais
l’océan Indien. Dérivé de la
laissés à l’appréciation de cha- musique africaine de l’époque de
16
17
Le b.a.-ba de l’ABC
Photographie
Usages et politesse
Varangue
R
C
especter les coutumes locales,
’est ainsi que l’on appelle la
ne pas choquer les gens avec
véranda qui court autour des
des tenues débraillées ou trop maisons créoles.
dénudées en dehors des plages. Se
couvrir les bras et les jambes avant
d’entrer dans les lieux de culte.
Vacances
H
iver austral : de mi-juillet à
mi-août.
La Réunion
Un baptême de l’air en ULM (20 min)
Un baptême de l’air en delta et parapente
Bière Dodo
Une journée à thème à Cilaos
en compagnie d’un guide PEI
Une journée de randonnée en VTT accompagnée
Bus de Saint-Denis à Saint-Gilles
Bus de l’aéroport Roland-Garros à Saint-Denis
Un repas
Une bouteille « pile plate » de rhum charrette
Un baptême de plongée sous-marine
46 €
6 €
7 €
11 à 26 €
6 €
30 €
Ile Maurice
Un repas dans un restaurant local
3 min de communication téléphonique vers l’Europe
Une course de 30 min en taxi
Un aller-retour en bateau à Rodrigues
Un repas au restaurant
Une excursion sur l’île aux Cocos
Un forfait 5 plongées sous-marines
125 Rs/5 €
250 Rs/10 €
388 Rs/15 €
2 700 Rs/106 €
195 à 775 Rs/13 à 52 €
450 Rs/18 €
3 500 Rs/138 €
40 €
18 à 79 €
1 €
43 €
Combien ça coûte ?
Des îles,
une histoire,
des hommes
Géographie, faune et flore 20
Les clés du passé 24 ■ Repères chronologiques 29
Personnages célèbres 31 ■ Regards actuels 33
18
Géographie,
faune et flore
origines volcaniques,
le relief de l’île s’orSEYCHELLES
ganise donc autour
TANZANIE
du massif déchiqueté
ZAMBIE
COMORES
et effondré du piton
MALAWI
MER
DES MASCAREIGNES
de s Neige s aya nt
do n n é n a i s s a n c e
MOZAMBIQUE
ILE
MADAGASCAR
ZIMBABWE
RODRIGUES
à t roi s i m men s e s
ILE MAURICE
c i rque s (Sa l a z ie,
ILE DE LA RÉUNION
Ci l a o s, M a f ate),
AFRIQUE
bordés de hauts remDU SUD
MER DE MADAGASCAR
parts et hérissés de
OCÉAN INDIEN
pics vertigineux, le
tout classé au Patrimoine mondial de
La réunion
l’Unesco en 2007. Les seules voies
naturelles qui relient ces mondes
n Géographie
intérieurs de l’île à la côte ont été
A près de 10 000 km de Paris, l’île de formées par les rivières. Monde de
la Réunion dresse sa silhouette vol- luxuriance végétale entrecoupée de
canique au-dessus des flots indigo cascades géantes et de rivières, tande l’océan Indien, quelque 800 km tôt discrètes tantôt tumultueuses
à l’est des côtes de Madagascar et à en fonction de la saison, la monun peu plus de 200 km au nord du tagne réunionnaise forme natureltropique du Capricorne. Née de lement l’essentiel du relief de l’île.
deux événements volcaniques de Le massif de la Fournaise, aride et
grande envergure initiés il y a plus désolé en comparaison du précéde trois millions d’années, l’île a fait dent, complète ce relief d’altitude
surgir des flots un premier mas- entouré de hautes plaines étroites
sif volcanique qui culmine de nos et d’une mince bande côtière de
jours à 3 069 m au faîte du piton quelque 240 km de développement
des Neiges, le plus haut sommet de où se concentre l’essentiel de la vie
tout l’archipel des Mascareignes. Il y économique, culturelle et tourisa 380 000 ans, un deuxième volcan tique de l’île. Le littoral, trop jeune
s’est formé dans le sud-est de l’île, pour avoir eu le temps de s’entourer
le piton de la Fournaise (2 632 m), d’une barrière continue de corail,
qui demeure l’un des systèmes les offre près de 35 km de plages sur
plus actifs de la planète. Ses érup- sa côte ouest et offre plus généraletions régulières et sans danger pour ment un visage de falaises de basalte
la population locale permettent sombres, battues par les flots et
d’assister à un spectacle véritable- entrecoupées de criques de galets et
ment fantastique. Dominé par ses de plages de sable noir.
AFRIQUE
20
n Flore
Carte d’identité
de la Réunion
Si la canne à sucre forme une ceinture quasi ininterrompue autour de
l’île, la végétation naturelle et sau- Situation
vage domine, de par la prééminence Ile française du sud-ouest de l’océan Indien
des hauts reliefs, et forme un cou- Statut Département d’outre-mer et région
vert végétal d’une densité et d’une Superficie 2 512 km2
variété remarquables. La forêt origi- Dépendances
nelle y est encore bien représentée Les îles Eparses :Tromelin, Europa, Juan
et fait le bonheur des botanistes de Nova, Les Glorieuses, Bassas da India
qui peuvent y admirer les fameux Population 780 000 habitants
tamarins des hauts. Parsemé çà Groupes ethniques principaux
et là d’espèces odorantes comme le Créoles (40 %), Indiens (30 %), Noirs (10 %),
vétiver et les géraniums des hauts, Chinois (7 %), Métropolitains (7 %), Malgaches,
le reste de la végétation de moyenne Mahorais et Comoriens (6 %)
altitude offre un savoureux mélange
Préfecture Saint-Denis
de fougères arborescentes, de cryptomerias, d’orchidées, de man- Représentativité
Un conseil général, un conseil régional, trois
guiers sauvages, de camphriers, de
sénateurs, cinq députés
poivriers sauvages, d’eucalyptus, de
bois noirs et bois de fer, sans oublier Langues Français, créole
les bambous qui forment à eux seuls Monnaie Euro
de véritables mini-forêts. Plus haut, Religions principales
une végétation arbustive de rhodo- Catholicisme, hindouisme, bouddhisme, islam
dendrons, de genêts et d’ajoncs part Ressources principales
à l’assaut des sommets et du vol- Tourisme, canne à sucre, sucre, rhum et pêche
can. Sur la côte, filaos, cocotiers et
lataniers de Bourbon endémiques Les champs de lave offrent
donnent la réplique aux splendides des motifs de concrétion uniques.
flamboyants qui rougissent au cœur
de l’été austral.
n Faune
Côté faune, la Réunion est nettement
moins riche, et ce sont essentiellement les oiseaux qui dominent le
paysage. Si le dodo blanc, à l’image
de son lointain cousin le dodo mauricien, a depuis longtemps disparu,
les oiseaux indigènes sont encore
largement représentés avec le tec-tec,
le gobe-mouche de paradis repérable à sa tête violette, ou encore le
busard de Maillard, ou papangue,
qui tournoie au-dessus des ravines.
Les oiseaux de mer sont nombreux et
le plus célèbre d’entre eux, le pailleen-queue, est même devenu l’oiseau
21
emblématique de l’île. Parmi les
espèces « terrestres », citons le cerf
de Java, le sanglier, la chauve-souris,
le gecko, mais aussi le tangue, ou
tenrec, un insectivore qui rappelle
le hérisson, et le caméléon, qui sont
désormais protégés. Au-delà des
côtes, les fonds de l’océan regorgent
de capucins-carêmes, capitaines et
autres rouges (mérous réunionnais),
sans oublier la faune des récifs coralliens, les requins, les tortues marines
et cétacés : dauphins (dont certains
sont sédentaires dans la Baie de
Saint-Paul), baleines à bosses passant
très près des côtes pour s’accoupler
ou mettre bas de juin à octobre.
Ile Maurice
A
u cœur de l’océan Indien, l’île
Maurice forme, avec l’île de la
Réunion et l’île Rodrigues, l’archipel des Mascareignes. Elle annonce
63 km du nord au sud et 47 km d’est
en ouest. Un confetti de 1 865 km2,
Carte d’identité
de l’île Maurice
Nom République mauricienne
Capitale Port Louis
Superficie 1 865 km2
Population 1 281 700 habitants
Densité 628 habitants/km2
Nature du régime
République constitutionnelle,
démocratie parlementaire
Chef de l’Etat Aneerood Jugnauth
Langue officielle Anglais
Religions
Hindouisme 52 %, catholicisme 28,3 %,
islam 16,6 %
Monnaie Roupie mauricienne (Rs)
Ressources principales
Industrie sucrière et textile, tourisme,
finances internationales
PNB (2008) 6 812 dollars par habitant
22
avec 330 km de côtes. Sur le
21e parallèle, Maurice flirte avec le
tropique du Capricorne, à 210 km de
la Réunion, 900 km de Madagascar
et moins de 2 000 km du continent
africain. Sa petite sœur, Rodrigues,
est ancrée à 560 km à l’est de ses
côtes. Nées des profondeurs de
l’eau, ces terres-là sont l’œuvre du
volcanisme. Voilà huit millions
d’années, leurs premiers volcans
surgirent au-dessus des flots, sous
l’effet des soubresauts brûlants du
noyau terrestre. La lave jaillit deux
ou trois millions d’années durant.
Puis se figèrent les pics mauriciens.
Une longue période d’érosion les
sculpta et les rabota. Aujourd’hui,
le sommet le plus élevé, le piton de
la Rivière Noire, culmine à 828 m,
suivi du Pieter Both (821 m) et du
Pouce (812 m). Plantées en corolle,
ces montagnes de basalte aux arêtes
vives délimitent le haut plateau central de l’île, qui n’excède pas 600 m
d’altitude. Ruisseaux et rivières le
sillonnent, se ruant en des vallées et
gorges verdoyantes. Sur leurs cours
se multiplient les cascades, souvent
les cascades, souvent spectaculaires,
telles les chutes de Tamarin ou
de Chamarel. Les dernières éruptions volcaniques (100 000 ans) ont
enrichi les plaines du Nord et de
l’Est, devenues terres agricoles fertiles. Le Sud, lui, recèle les derniers
hectares de forêt indigène. Autour
de l’ île, des barrières de corail
apaisent la fureur des vagues. Elles
dessinent des lagons d’émeraude
qui, de Grand Baie à Belle Mare,
baignent de splendides plages de
sable blanc.
n Un jardin
extraordinaire
La forêt vierge, qui couvrait l’ensemble de l’île, a été détruite par les
premiers colons. Teck, palissandre,
ébène : les fameux « bois des îles »
furent soit utilisés sur place, soit
exportés pour la fabrication de
meubles précieux. Au xviie siècle,
la plantation de la canne à sucre
accéléra la déforestation. De nos
jours, moins de 1 % de la surface
du pays conserve ses essences originelles, dûment protégées par le gouvernement au sud-ouest du pays.
Pourtant, Maurice est le contraire
d’une terre dénudée. C’est qu’elle a
été régulièrement reboisée, notamment dans ses parties les plus montagneuses, avec des eucalyptus, des
camphriers, des takamakas, des
acajous, mais aussi des conifères.
Fougères arborescentes et lianes à
crochets, bambous aussi, s’entremêlent dans les secteurs les plus
humides, tandis que flamboyants,
tamariniers, jambosiers et autres
bougainvillées embellissent routes,
villes et villages. La côte, elle, apparaît comme le domaine privilégié
des cocotiers, mais aussi et surtout
des filaos. Végétation luxuriante,
qui fait de l’île un jardin extraordinaire. Papayes, mangues, litchis, goyaves, avocats… Les fruits
abondent toute l’année. Quant aux
fleurs, elles sont indissociables de
la carte postale mauricienne, des
anthuriums rouges aux jacarandas
mauves et des lys aux orchidées.
n Le ciel et la mer
O i s e au devenu my t h ique, le
dodo a disparu de l’île à la fin du
xvii e siècle, comme son proche
cousin le solitaire de Rodrigues.
Au cours des siècles suivants, de
nombreuses autres espèces d’oiseaux autochtones ont vu s’éclaircir leurs rangs. De nos jours, on
aperçoit encore la crécerelle, l’oiseau du paradis, le pigeon rose,
Depuis quelques années,
se dessine un fort mouvement
écologique pour défendre la flore.
le coq des bois et, beaucoup plus
fréquemment, le martin, l’oiseau
à lunettes, le serin, le bengali et
surtout le condé, qui picore volontiers dans les assiettes. Le littoral,
lui, offre le merveilleux spectacle
du paille-en-queue, mais aussi des
goélettes, pétrels, fous et autres
hirondelles. La faune terrestre est
essentiellement constituée d’espèces importées par les Néerlandais
au xviie siècle pour la chasse et la
viande, comme le cerf de Java, le
sanglier et le lièvre. Les tortues
géantes, terrestres ou marines, ont
été exterminées. Les lézards, eux,
abondent. Quant aux rares serpents, ils ne sont pas venimeux.
Sous la surface de l’océan, la vie
animale demeure intense, même
si le développement touristique de
l’île en menace, aujourd’hui, l’équilibre. Poissons-perroquets, poissons-clowns et poissons-trompettes dans le lagon, espadons,
marlins et barracudas au large,
plus les oursins, coraux, étoiles
de mer, anémones… A Maurice, la
vie sous-marine est une fête.
23
Une
histoire
Femmes engagées
à la récolte
du café.
Les clés
du passé
n L’ère de la prospérité (1720-1789)
’était un petit bout de lave perdu dans l’océan Indien. Une nature
extravagante y a composé des paysages somptueux. Aujourd’hui,
c’est un morceau de France, où toutes les ethnies du monde se sont
mêlées…
Sans ports, mais fertile, Bourbon devient un jardin où se ravitaillent les
pirates. Les planteurs se lancent dans la culture du café, avec des esclaves
africains ou malgaches.
En 1735, le breton Mahé de La Bourdonnais est nommé gouverneur des
îles de l’océan Indien. Il installe son administration sur l’île voisine de
Maurice, mieux pourvue en ports, et transforme Bourbon en « gardemanger ». Sous son autorité, la Réunion prospère, se dote de routes, d’entrepôts et d’une nouvelle capitale, Saint-Denis.
Mais la réussite du gouverneur Mahé de La Bourdonnais fait des jaloux
et il est rappelé à Paris. Le ministre Choiseul rachète les îles de l’océan
Indien à la Compagnie des Indes et les fait administrer par des gouverneurs nommés par le roi. Bourbon s’enrichit et s’embourgeoise. Tandis que
l’intendant Pierre Poivre fait pousser des épices, l’amiral Suffren, en mer,
mène la vie dure aux Anglais.
n Les premiers explorateurs (1518-1662)
n De la Révolution
Bien que l’amiral portugais Pedro Mascarenhas y aborde vers 1513, l’île
reste inhabitée très longtemps. Un Français, Salomon Goubert, en prend
possession, en 1638, au nom du roi de France. Il l’appelle Mascarin. En
1642, le Saint-Louis, un navire de la Compagnie française de l’Orient vient
y apposer les armes royales au lieu-dit La Possession. Puis, on y exile
douze soldats mutins, pour s’en débarrasser. Trois ans plus tard, ils sont
toujours vivants. L’île est habitable. On lui donne alors un nom plus prestigieux, Bourbon.
En vingt-cinq ans seulement, Bourbon va changer deux fois de nom :
elle devient île de la Réunion à la Révolution puis, sous le Consulat, est
rebaptisée île Bonaparte. Des cyclones terribles ravagent les plantations
et la disette s’installe. La population blanche la plus démunie s’installe
dans les Hauts. C’est alors que les Anglais, en guerre contre Napoléon,
occupent l’île. En juillet 1810, ils s’emparent de Saint-Denis, après une
bataille de quatre jours.
n La colonisation (1663-1720)
n La fin de l’esclavage (1814-1848)
En 1663, la Compagnie des Indes orientales reçoit la mission de coloniser les Mascareignes. Le premier commandant officiel, Etienne Regnault,
débarque à Bourbon, avec vingt volontaires français. Au fil des années,
des colons arrivent d’Europe et de Madagascar. Faute de femmes
blanches, ils épousent des Malgaches et des Indiennes de Goa. Le métissage commence.
Sur 47 000 habitants, 36 000 sont des esclaves, durement traités, qui s’enfuient de plus en plus nombreux vers les cirques de Cilaos, Salazie et
Mafate. On les appelle les « marrons ». Sous l’occupation anglaise, une
grande révolte est cruellement réprimée.
En 1814, le traité de Paris rend Bourbon aux Français. Elle retrouve sa
prospérité grâce à la canne à sucre et à la vanille, une nouvelle culture
La Réunion
C
24
à l’occupation anglaise (1789-1814)
25
Les clés du passé
De hardis marins s’étaient emparés de ces îles aux
trésors rencontrées sur la Route des épices. Après
avoir connu la colonisation et l’esclavage, elles ont
fait l’apprentissage de la démocratie. Une est restée
française, les autres ont préféré l’indépendance.
n L’arrivée des travailleurs
« engagés » (1848-1945)
Saint Expédit
Ce saint, représenté en
tenue de soldat romain à
pied, jouit d’une grande
popularité à la Réunion.
Quelques heures après le
passage d’Ando, le premier
cyclone du millénaire, ses
oratoires ont été couverts
de fleurs et de cierges. Les
Réunionnais ont l’habitude
d’avoir recours à saint
Expédit pour toutes sortes
de situations : un mariage,
l’achat d’une maison, éclaircir
une situation confuse, obtenir
la guérison d’un simple mal
de tête. On ne connaît pas
vraiment l’origine de ce culte.
La légende raconte que,
comme il n’y avait pas de saint
patron sur l’île, des religieux
avaient demandé au Vatican
les reliques d’un saint. Le
paquet est arrivé, avec des
reliques, mais très abîmé.
Seule subsistait une unique
mention : « Espedito ». Les
religieux ne comprenaient pas
l’italien. Ils ont cru que c’était
le nom du saint !
26
Une série de cyclones meurtriers s’abat sur
l’île. Ruinés, de nombreux « petits Blancs »
quittent la côte pour les terres encore vierges
des Hauts.
Pour remplacer les esclaves, les planteurs
engagent massivement des Indiens malabars.
Des Chinois s’installent comme commerçants. Sous le second Empire, l’économie de
l’île est florissante. Le gouverneur Delisle fait
construire des routes et des ponts pour améliorer les communications dans l’île. Mais,
alors que la Réunion est devenue un des
fleurons des colonies, la betterave sucrière
vient concurrencer la canne à sucre et porte
un coup mortel aux exportations, déjà mises
à mal par la production des nouvelles colonies françaises des Antilles. Pire, les plantations sont touchées par le phylloxéra de
la canne et, pour couronner le tout, l’ouverture du canal de Suez modifie la route
des navires vers les Indes. On développe la
culture du géranium dans les Hauts et on
inaugure une ligne de chemin de fer entre
Saint-Benoît et Saint-Pierre. Pendant la Première Guerre mondiale, 10 000 Réunionnais
s’engagent. Mille d’entre eux mourront pour
la France. En 1940, le gouverneur de l’île
s’étant rallié au gouvernement de Vichy, la
Réunion est victime du blocus anglais.
n Un département français
(1946-1990)
En 1945, ravagée par plusieurs cyclones et
des épidémies de choléra, la Réunion fait
figure de colonie à l’abandon. Le 19 mars
1946, elle devient un département français
administré par un préfet. On recrute des
fonctionnaires, les routes sont améliorées.
Les plantations sont peu à peu abandonnées
au profit du secteur tertiaire.
Dans les années 1960, l’ île choisit d ’élire comme député Michel
Debré, Premier ministre du général
de Gaulle. Sous son action, la Réunion se modernise, mais l’économie
est de plus en plus défaillante, et les
aides de la métropole deviennent
indispensables.
En 1982, juste un an après la naissance de la première radio libre,
Freedom, l’ île obtient le statut de
région et reçoit l’aide financière de la
métropole.
n La marche du progrès
(1990-2000)
Après une brève période d’agitation
sociale au début des années 1990,
l’égalité sociale est rétablie entre les
DOM et la Métropole : notamment au niveau des prestations sociales et
familiales. En ce début de troisième millénaire, la Réunion doit faire face
à des problèmes de chômage au sein d’une population dont 60 % ont
moins de 30 ans.
Ile Maurice
E
n hommage à sa beauté marine, les Français l’avaient appelée île de
France. Elle doit son nom actuel aux Hollandais, mais n’a pas renoncé
à la langue de Voltaire.
n Les premiers habitants (1502-1507)
Dîna Arobin, ainsi la baptisent les marins arabes, au x e siècle ! Sans s’y
arrêter, car ses premiers habitants sont des Portugais qui débarquent en
1516 pour y chasser le dodo, un oiseau étrange, au gros bec crochu.
n Une île hollandaise (1598-1658)
Les Hollandais s’y installent et la rebaptisent Mauritius, du nom de leur
prince Maurice de Nassau. Mais, découragés par une succession de
cyclones violents, ils quittent l’île en 1658.
n La colonisation française (1715-1789)
En 1715, Mauritius est toujours déserte lorsque le Français Dufresne
d’Arsel en prend possession et la rebaptise île de France. Dès 1721,
des colons arrivent avec des esclaves et y vivotent. L’arrivée du breton
Mahé de La Bourdonnais, en 1735, va tout changer. Le nouveau gouverneur des îles Bourbon et de France développe la colonisation, organise
la traite des esclaves et établit la capitale à Port-Louis. L’île de France
compte 18 000 habitants et devient un port aussi important que Batavia,
Madras ou Bombay. Les corsaires, en particulier Surcouf, contribuent à sa
27
Les clés du passé
pleine de promesses depuis qu’un esclave,
Edmond Albius, a réussi à la féconder
artificiellement.
En 1848, l’abolition de l’esclavage libère plus
de 60 000 esclaves. Et Bourbon retrouve son
nom d’île de la Réunion.
richesse. En France, Bernardin de Saint-Pierre publie Paul et Virginie, un
tragique roman d’amour dont il a eu l’idée pendant un séjour dans l’île.
n Le blocus britannique (1789-1810)
En 1789, les Anglais s’emparent successivement des Seychelles, puis de la Réunion et de Rodrigues. En 1810, Napoléon remporte la seule bataille navale
de son règne, à Grand Port. Les Anglais débarquent par surprise à Cap Malheureux : 16 000 soldats donnent l’assaut à l’île de France, qui capitule.
n Anglaise par la loi, française par le cœur (1810-1834)
En 1814, le traité de Paris cède Maurice, Rodrigues et les Seychelles à
l’Angleterre. L’île retrouve son ancien nom de Mauritius. Les Anglais
garantissent aux colons le respect de leurs « propriétés, lois, coutumes
et religions ». Un certain nombre de lois édictées par le code Napoléon
restent en vigueur. Le français demeure la langue des Mauriciens. Dans
les plantations, la canne à sucre supplante peu à peu les autres cultures.
n La liberté (1835-1869)
L’abolition de l’esclavage touche 100 000 esclaves. Pour les remplacer, les
planteurs embauchent des Indiens. Engagés théoriquement pour trois
ans, bien peu repartent et, dès 1861, ils représentent les deux tiers de
la population.
n La marche vers l’indépendance (1869-1967)
Mais l’économie mauricienne ne peut survivre à la crise de la betterave
sucrière, amplifiée par le percement du canal de Suez. Des revendications
politiques émergent, et l’Angleterre se décide à entamer la décolonisation,
en 1957. Maurice sort de son sous-développement. Le Parti mauricien
social démocrate (PMSD) voit le jour. De leur côté, les hindous s’allient
aux musulmans pour revendiquer l’indépendance. Maurice est dotée d’un
parlement, tout en restant une colonie britannique jusqu’en 1967.
n La démocratie (1968)
En 1968, Maurice devient indépendante, mais continue à faire partie du
Commonwealth. Le chef du Parti travailliste, sir Seewoosagur Ramgoolam, devient Premier ministre et démarre le redressement économique.
Maurice se lance dans le tourisme.
La vie politique de l’île est très tourmentée jusqu’en 1990, date à laquelle
les deux principaux partis politiques, le MMM (Mouvement militant mauricien) de Paul Béranger et le MSM (Mouvement socialiste militant) de
Aneerood Jugnauth, s’allient et gagnent les élections législatives.
En 1992, la république de Maurice est proclamée. Elle demeure au
sein du Commonwealth. Le gouvernement, formé par Aneerood Jugnauth
chute en 1995 suite à une accumulation de scandales politico-financiers.
n Une jeune république
En 2003, Aneerod Jugnauth est à nouveau élu président de la République. Paul Béranger, puis Navin Ramgoolam, sont successivement
nommés au poste de Premier ministre.
28
La Réunion
Repères chronologiques
3 millions d’années av. J.-C. :
jaillissement du piton des Neiges.
500 000 ans av. J.-C. :
effondrement du massif du piton
des Neiges et formation des cirques.
380 000 ans av. J.-C. : naissance
du piton de la Fournaise.
Moyen Age : découverte
de l’île par les Arabes. Ils la
nomment Dina Margabin.
1507-1512 : découverte des
Mascareignes par les Portugais
qui nomment ainsi l’archipel en
l’honneur de l’un de leurs grands
capitaines Pedro Mascarenhas.
1638 : première prise de possession
de l’île par la France et Salomon
Goubert. Elle prend le nom de
Mascarin. Saint-Paul devient
la première capitale de l’île.
1646 : arrivée des premiers
colons exilés en provenance
de Madagascar.
1649 : deuxième prise de
possession par Etienne de Flacourt,
gouverneur de Fort-Dauphin.
L’île prend le nom de Bourbon.
1665 : début de la colonisation
véritable par Etienne Régnault
et un groupe de 20 colons.
Création de Sainte-Suzanne.
1669 : création de Saint-Denis.
1669 : introduction de
la culture du café.
1735 : Mahé de La Bourdonnais
devient gouverneur général des
Mascareignes et Saint-Denis
la capitale de l’île Bourbon
à la place de Saint-Paul.
1767 : le pouvoir royal remplace
celui de la Compagnie des Indes,
Pierre Poivre est nommé intendant
général des Mascareignes.
1770-1810 : grande époque
du café Bourbon.
1793 : l’île prend pour la
première fois le nom de
Réunion sous la Convention.
1794 : première loi sur l’abolition
de l’esclavage sans réelle application.
Apparition de la canne à sucre
qui remplace peu à peu le café.
1810 : la Réunion tombe
aux mains des Anglais.
1815 : l’île est rendue au roi de
France et reprend le nom de
Bourbon. Séparation définitive
avec l’île de France qui prend
définitivement le nom d’île Maurice.
1819 : introduction de la vanille.
1841 : découverte du procédé
de fécondation artificielle de la
vanille par Edmond Albius.
1848 : abolition définitive
de l’esclavage ; l’île reprend
le nom de la Réunion.
1863 : crise sucrière.
1887 : création de la ville du Port.
1918 : mort de Roland Garros
dans le ciel de France.
1929 : première liaison
aérienne avec la France.
1946 : l’île de la Réunion devient
département français d’outre-mer.
1958 : création du PCR (Parti
communiste réunionnais)
par Raymond Vergès.
1975 : remplacement du franc
CFA par le franc français.
1982 : la Réunion devient
une région française.
1991 : émeutes du Chaudron.
1996 : alignement du Smic
sur celui de la métropole.
2002 : passage à l’euro.
2005 : épidémie de Chikungunya.
Un Réunionnais sur trois est touché.
2007 : création du parc national
de La Réunion (le 9e de France).
2009 : Ouverture de route
des Tamarins, une magnifique
route express reliant SaintPaul à l’Etang-Salé.
2010 : pitons, cirques et remparts
(40 % du territoire) inscrits au
Patrimoine mondial de l’Unesco
29
La Réunion
Personnages célèbres
nFrançois Mahé
de La Bourdonnais
(1699-1753)
de Mallarmé, il fit partie du petit
groupe qui veilla le corps de Victor
Hugo le 22 mai 1885 à l’Arc de
Triomphe.
Gouverneur des Mascareignes à
partir de 1735, il sera pendant plus
nRoland Garros
de dix ans l’artisan du premier
(1888-1918)
grand développement de la Réunion.
Figure légendaire de l’aviation.
nPierre Poivre
Né à Saint-Denis, détenteur de
(1719-1786)
plusieurs records d’altitude,
Botaniste aventurier, passionné
vainqueur de la première traversée
par la course aux épices, il est
de la Méditerranée et inventeur du
nommé intendant général des
tir à travers l’hélice, il a disparu
Mascareignes en 1767 et développe en 1918 dans le ciel de France au
la culture des épices à la Réunion. cours d’un combat aérien.
nSarda Garriga
nMichel Debré
Commissaire général de la
République qui fut responsable de la
mise en application de l’abolition de
l’esclavage.
Homme politique français, ancien
ministre du général de Gaulle et
député de la Réunion de 1963 à
1988.
nCharles-Marie Leconte
nRaymond Barre
Poète né à Saint-Paul, auteur entre
autres œuvres des Poèmes antiques
et des Poèmes barbares et héritier
du fauteuil de Victor Hugo à
l’Académie française.
Homme politique français et
ancien Premier ministre né à SaintDenis.
nEdmond Albius
Fils de Raymond Vergès, fondateur
du PCR (Part communiste
réunionnais). Avocat médiatique
qui s’illustra notamment en
défendant Klaus Barbie et le
terroriste Carlos.
(1808-1877)
de Lisle (1818-1894)
(1829-1880)
(1912-1996)
(1924-2007)
nJacques Vergès
(né en 1924)
Esclave de Sainte-Suzanne qui mit
au point la technique permettant la
fécondation artificielle de la vanille
d’un simple geste de la main. Il
ne tira malheureusement aucun
bénéfice de sa découverte et mourut nValérie Bègue
(née en 1985)
dans la misère, délaissé par les
planteurs et la société réu­nionnaise. Miss France 2008, cette jeune fille
se sera accrochée à son diadème
nLéon Dierx
malgré la diffusion de photos
(1838-1912)
compromettantes et la rumeur
Maître incontesté de la poésie
liant son élection à la volonté de
parnassienne né à Saint-Denis.
relancer le tourisme à La Réunion
Elu Prince des poètes à la mort
après le chikungunya !
30
Ile Maurice
Repères chronologiques
1000 av. J.-C. : selon certains
historiens, les Phéniciens
pourraient avoir visité l’île Maurice.
1502 : connue des commerçants
arabes, Maurice figure pour la
première fois sur une carte marine.
1511 : les Portugais découvrent
l’île, qu’ils nomment l’Ilha do Cirne.
1538 : Diego Rodrigues
aborde Rodrigues, à laquelle
il donne son nom.
1598 : les Néerlandais prennent
possession de Cirne, qu’ils
rebaptisent Mauritzius en
l’honneur de leur prince
Maurice de Nassau.
1639 : les Néerlandais
introduisent le cerf de Java et la
culture de la canne à sucre.
1710 : départ définitif de la
petite colonie néerlandaise.
1715 : les Français prennent
possession de Maurice, qu’ils
baptisent Isle de France.
1721 : la colonisation
française débute avec l’arrivée
de Garnier Dufougeray.
1735 : Mahé de La Bourdonnais
est nommé gouverneur de l’île,
fonction qu’il exerce jusqu’en 1 746.
1748 : les Britanniques tentent
de débarquer, sans succès.
1765 : la Compagnie des Indes,
qui connaît des difficultés
financières, vend l’île
au roi de France.
1768 : Bernardin de SaintPierre débarque à Maurice,
qu’il immortalise dans son
roman Paul et Virginie.
1794 : une nouvelle
tentative de débarquement
britannique est repoussée.
1810 : victoire navale
napoléonienne sur les
Britanniques à Grand Port, suivie
d’une victoire britannique.
1813 : publication d’un ordre
d’abolition de l’esclavage.
1814 : le traité de Paris fait
de Maurice une nouvelle
possession britannique. L’île
prend le nom de Mauritius.
1835 : l’abolition de l’esclavage
devient effective.
1862 : introduction du
chemin de fer dans l’île.
1877 : apparition de la roupie.
1936 : le docteur Maurice Curé
lance le Parti travailliste.
1959 : la Constitution instaure
le suffrage universel.
1968 : Maurice acquiert son
indépendance, Rodrigues
devenant la 21e circonscription
de l’Etat mauricien. Seewoosagur
Ramgoolam est nommé Premier
ministre pour treize ans.
1982 : Aneerood Jugnauth
devient Premier ministre.
1992 : proclamation de la
république. Cassam Uteem est
élu président de la République.
1995 : Navin Ramgoolam
devient Premier ministre.
1999 : graves émeutes à la
suite de la mort controversée,
en prison, d’un célèbre
chanteur de la communauté
minoritaire créole : Kaya.
2000 : Aneerood Jugnauth
redevient Premier ministre.
2003 et 2008 : Aneerood Jugnauth
est élu président de la République.
2010 : deuxième mandat de
Premier ministre pour Ramgoolam.
31
nBertrand François
Mahé de La
Bourdonnais
(1699-1753)
nRobert Surcouf
(1773-1827)
Marin français hors pair,
embarqué dès l’âge de treize
A l’origine de l’essor de Port Louis ans et capitaine à vingt. Comme
et de l’île Maurice en général, ce
corsaire, il est indissociable de
Malouin est la tête de proue de
l’épopée mauricienne, pour
la présence française à Maurice.
avoir arraisonné des dizaines de
Il s’illustra aussi lors de la guerre
navires britanniques. Cet homme
franco-britannique aux Indes.
audacieux, qui commença sa
Déchu de son titre de gouverneur, carrière comme négrier pour
il revint néanmoins vivre sur l’Isle les planteurs de l’île Bourbon et
de France en simple particulier,
la poursuivit comme « roi des
avant d’être emprisonné à la
corsaires » jusqu’à la chute de
Bastille, accusé par Dupleix d’avoir l’Empire, accumula une fortune
trahi les intérêts de la Compagnie considérable.
des Indes.
nPierre Poivre
(1719-1786)
nRobert Farquhar
(1776-1830)
Sans doute le plus grand
administrateur britannique
de Maurice. Il sut y imposer
la présence britannique sans
provoquer de heurts, en respectant
scrupuleusement les convictions
de chacun.
Administrateur et voyageur
français né à Lyon, il s’employa,
avec un succès relatif, à acclimater
de nombreuses épices à Maurice et
à la Réunion. Il est à l’origine du
magnifique jardin botanique des
Pamplemousses, une des gloires du
nSir
tourisme mauricien.
nJacques Henri
Bernardin
de Saint-Pierre
(1737-1814)
Seewoosagur
Ramgoolam
(1900-1985)
D’origine indienne, il accomplit
de brillantes études en GrandeBretagne, avant de prendre la
Ingénieur de formation, cet
tête du Parti travailliste et de
écrivain français, ami de Jeanhâter la marche de l’île vers
Jacques Rousseau, contribua à faire l’indépendance.
connaître l’île Maurice en Europe, Premier ministre de son pays
à travers un roman à succès,
pendant treize ans, il est considéré
inspiré du naufrage du Saintcomme le « père » de la nation
Géran : Paul et Virginie, qui chante mauricienne. Son nom a été donné
le bonheur de deux adolescents
à de nombreuses rues, mais aussi à
sous les filaos des Mascareignes.
l’aéroport.
Une
histoire
Ile Maurice
Personnages célèbres
Regards
actuels
Bien que leur économie s’organise doucement,
les îles de l’océan Indien veulent garder
vivaces leurs traditions, et la Réunion
et Maurice revendiquent leur culture créole.
La Réunion
n Economie
L’île n’a aucune ressource minière et les investissements industriels se
limitent aux secteurs du sucre et du bâtiment. L’essentiel des emplois est
procuré par le secteur tertiaire et l’administration. Le chômage touche
près de 75 000 personnes et un Réunionnais sur quatre vit du RMI. Les
allocations familiales améliorent l’ordinaire de pas mal de familles. Quatre
usines traitent la canne à sucre, dont 250 000 tonnes sont exportées
chaque année. La mélasse est utilisée pour fabriquer du rhum. Autres
productions : la vanille Bourbon, le géranium rosat et le vétiver. Plutôt
maigre, l’artisanat utilise les ressources locales : dentelle de Cilaos, vanneries, rotin, écaille des tortues marines. Le tourisme est en expansion régulière : l’île a appris à mieux vendre ses Hauts verts et sa nature sauvage.
Mais elle reste encore sous-développée par rapport à sa voisine Maurice.
n Institutions politiques et administratives
D’abord département français d’outremer, la Réunion est devenue une région
en 1992.
n Population
40 % de la population a moins de 20 ans
et toutes les ethnies se sont mélangées
au fil du temps, pour donner toutes les
couleurs de peau possibles.
Des fleurs et des sourires.
32
Plusieurs religions cohabitent. Si les Réunionnais sont majoritairement
catholiques (plus de 90 % de la population), ils ont aussi gardé la religion
de leurs ancêtres. Les Tamouls ne voient aucun inconvénient à être, à la
fois, catholiques et hindouistes. De même, les Chinois se sont convertis mais continuent à honorer Confucius ou Bouddha. On voit partout
de petites chapelles fleuries, dédiées à la Vierge ou à saint Expédit, des
temples tamouls, des pagodes, des mosquées. Les musulmans représentent 5 % de la population.
n Vie sociale
Le niveau de vie fluctue en fonction du statut social et non de la couleur
de la peau. Malgré tout, tout le monde ou presque a sa voiture, et de monstrueux embouteillages bloquent fréquemment les rues de Saint-Denis. Un
conseil : ne dites pas « en France » mais « en métropole » lorsque vous
parlez du pays. Et ne comptez pas trop sur les sorties nocturnes : on se
couche tôt sur l’île et il y a peu d’animation, le soir, en dehors des grands
hôtels.
n Fêtes et coutumes
Les jours fériés sont les mêmes qu’en métropole, avec, en plus, la commémoration de l’Abolition de l’esclavage, le 20 décembre et l’Immaculée
Conception, le 8 décembre. S’y ajoutent les fêtes religieuses tamoules,
musulmanes ou chinoises, et de charmantes fêtes locales, comme celle
du Chouchou, en mai, à Salazie, du Goyavier, en juillet, à La Plaine-desPalmistes, ou des Lentilles, à Cilaos, en novembre.
n Art et culture
Un tel pays ne pouvait qu’inspirer les romanciers et les poètes : parmi tous
ceux qui ont chanté leur pays natal, Leconte de Lisle et Léon Dierx sont
les plus connus. Les auteurs plus contemporains s’inspirent volontiers de
leur culture créole, à l’image d’Eugène Dayot (1810-1852), le précurseur,
Jean Toussaint (Seyé-Guetté, 1964) ou, plus récemment, Daniel Vaxelaire (L’Affranchi, 1983).
Musique
Très vivace, elle s’exprime de multiples façons : l’Afrique a teinté les quadrilles des colons blancs pour donner le séga, la danse créole par excellence. La veine africaine est présente dans le maloya, lancinante musique
des esclaves rythmée par le « rouleur », un gros tambour grave, à la fois
forme de musique, chant et danse inscrit au Patrimoine immatériel de
l’Humanité par l’Unesco en 2009. Longtemps interdit par la censure, le
maloya a servi un temps de contestation politique. Et tous les touristes
apprennent les chansonnettes de Georges Fourcade, Daniel Hoareau et
Jacqueline Farreyrol. Parmi les nombreux talents contemporains, les productions théâtro-musicales du Théâtre Vollard s’exportent régulièrement à
Paris, où viennent se produire aussi les musiciens-chanteurs Danyel Waro
(maloya traditionnel de la Réunion), Leïlla Négrau (mabo rock fusion), Eric
Triton (blues créolisé), Davy Sicard (mayola world music fusion)…
34
Maurice
n Economie
Troisième exportateur mondial de
pulls de laine, Maurice fabrique
aussi du textile, des articles de cuir
et des jouets. Ce n’est pas pour
rien que la petite île a été baptisée
« le Tigre de l’océan Indien ». Avec
un salaire moyen de 200 €, le coût
de la main-d’œuvre commence à
souffrir de la concurrence des
pays plus pauvres et les industriels
se délocalisent sur Madagascar.
La production de canne à sucre
assure l’essentiel des ressources
de l’agriculture. L’ île a subi en
1999 une des pires sécheresses de
son histoire, et la récolte sucrière
en a pâti. Or, le sucre est l’un des Marais salants à Maurice.
secteurs qui génèrent le plus d’emplois (37 000 employés). Le port franc de Saint-Louis devient de plus en
plus un centre de négoce entre l’Afrique et l’Asie. Quant au tourisme,
c’est l’un des piliers de l’économie, en constante augmentation. Mais il
est sous surveillance : les charters sont toujours interdits et les écologistes
surveillent de plus en plus près les installations d’hôtels dans des sites
protégés.
n Institutions politiques et administratives
L’île Maurice a obtenu le statut de république le 12 mars 1992, devenant
ainsi totalement indépendante.
n Population
Aujourd’hui, la population de l’île s’élève à 1 281 700 âmes. C’est l’île
la plus peuplée de l’océan Indien. Plusieurs communautés cohabitent,
sans trop se mélanger : les hindous (52 %) sont majoritaires, devant les
Franco-Créoles et les descendants des colons français (27 %). S’y ajoutent
des musulmans de l’Inde (16 %), des Chinois (3 %) et un peu plus d’un
millier de réfugiés des Tchagos.
n Religion
Quatre grandes religions coexistent : hindouiste (plus de 50 %), chrétienne (25 %), musulmane (17 %), bouddhiste. La majorité des Rodriguais
sont catholiques.
n Vie sociale
A Maurice aussi, on se couche tôt. Mais chaque hôtel a son orchestre et
ses danseuses aux robes fleuries qui donnent des spectacles parfaitement
huilés.
35
Regards actuels
n Religions
n Fêtes et coutumes
Pas moins de 13 jours fériés officiels sur l’île : le 1er et le 2 janvier, on fête
le Nouvel An, le 12 mars, l’Indépendance, le 1er mai, la fête du Travail, le
1er novembre, la Toussaint, et le 25 décembre, Noël. Il faut ajouter aussi
les fêtes religieuses tamoules et le pèlerinage du père Désiré Laval, qui a
lieu le 9 septembre à Port-Louis.
A Rodrigues, on tue le cochon pour la banané le 31 décembre et les
festivités durent une semaine entière.
Fêtes religieuses tamoules
Chaque année, pour la quatorzième nuit après la pleine lune de février, les
tamouls convergent vers le lac de Grand-Bassin pour le pèlerinage sacré
de Maha Shivaratree. La fête de Pandialé (décembre-janvier, Pâques et
juillet) donne lieu aux fameuses « marches sur le feu » (les pénitents doivent traverser un brasier, pieds nus).
La fête du Cavadee (Thaipoosam, janvier-février) est la plus spectaculaire : après un jeûne de dix jours, les pèlerins marchent vers leurs temples
en portant le Cavadee, une arche de bois richement fleurie qui symbolise
les montagnes sacrées. Ils se plantent des aiguilles dans les joues ou la
langue, et marchent sur des braises.
Le Divali, ou fête de la Lumière (novembre), célèbre la victoire du dieu
Rama sur le roi démon Ravan et symbolise la victoire du bien sur le mal.
Les fidèles allument un grand nombre de bougies et de guirlandes dans
leurs maisons.
Holi (en février), la fête des Couleurs, est aussi celle de la joie : tout le
monde s’asperge d’eau colorée.
Ganesh Chaturti (août ou septembre) célèbre la naissance de Ganesh, la
divinité à tête d’éléphant.
n Art et culture
Si les danses indiennes font partie du folklore local, Maurice revendique
fortement, tout comme la Réunion, sa culture créole. Dans ses légendes,
d’abord. La plus connue est tirée de l’histoire tragique de Paul et Virginie,
les deux amants du roman de Bernardin de Saint-Pierre, histoire traduite
dans toutes les langues ethniques de l’île. Dans sa littérature populaire et
son folklore, aussi, avec les contes, les chansons et les sirandanes (devinettes) remises à la mode par J.-M.G. Le Clézio. Et également, dans sa
musique, avec le séga, que les Mauriciens ont l’habitude de pratiquer sur
la plage. Fortement rythmé par le son sourd des « ravanes », ces tambours
plats en peau de chèvre, il s’accompagne de la « maravane », un hochet
en bois empli de graines, et de « triangles » métalliques. Les ségas du
chanteur Ti Frère sont parmi les plus connus.
Le séggae mêle des rythmes issus de danses africaines, de reggae jamaïcain et de traditions créoles. Ce style plus moderne a été mis à la mode
par Kaya, très populaire en raison de ses prises de position en faveur
de la légalisation de certaines drogues. Sa mort en 1999, à la suite d’une
arrestation policière, a donné lieu à de graves émeutes dans l’île.
36
Se déplacer
La Réunion 38 ■ Ile Maurice 63
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Saint-Denis
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Saint-Denis
Roland-Garros
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10 min
18 €
Car jaune 4 €
n 1668, Etienne Regnault, le nouveau gouverneur de l’île Bourbon,
s’installe près d’une petite rivière, à laquelle il a donné le nom de
son bateau, Saint-Denis. Une agglomération grandit peu à peu autour de
sa maison. En 1738, le gouverneur Mahé de La Bourbonnais décide d’y
établir un port et d’en faire la capitale de l’île Bourbon, à la place de
Saint-Paul. Aujourd’hui, Saint-Denis est toujours la première ville de la
Réunion, le siège de la préfecture et du conseil régional. Une petite ville de
France, avec sa cathédrale, ses terrasses de café, ses panneaux de signalisation, ses bureaux de poste et ses embouteillages. Avec un charme particulier, que lui confèrent ses maisons créoles, ses bâtisses coloniales, ses
jardins verdoyants, ses boutiques tenues par les Chinois et les Z’arabes,
son temple tamoul et sa mosquée. Une ville qui grouille le jour et devient
brutalement déserte, à la nuit.
A la place Sarda-Garriga démarre la promenade du Barachois, en front
de mer, avec ses vieux canons pointés vers le large et sa statue de Roland
Garros, enfant du pays. C’est dans le vieux centre-ville que les empreintes
de l’histoire sont encore visibles. Témoin privilégié, Mahé de La Bourdonnais, gouverneur des îles Bourbon et de France, dont la statue fait
38
nDu Barachois
au Jardin de l’Etat
n peu plus haut sur la gauche en
remontant l’avenue de la Victoire, la
place Leconte-de-Lisle célèbre elle aussi,
par une statue, un autre enfant du pays. Peu
après, sur la place de la Cathédrale, s’élèvent depuis 1850 une modeste construction
de style toscan et une fontaine qui évoque
les grandes orientations de l’île : l’agriculture, la navigation, la justice et l’industrie.
L’édifice religieux vaut surtout par son Chemin de croix dont les stations s’illustrent des
principales villes de l’île. En face se trouve
l’ancienne université de Saint-Denis, édifiée
sur les ruines du premier collège de l’île, le
collège Saint-Cyprien.
Place de la Victoire
La colonne qui s’élève au centre de la place
de la Victoire rend hommage aux Réunionnais morts au champ d’honneur et termine
l’avenue de la Victoire qui devient alors rue
de Paris.
Rue de Paris
C’est assurément celle qui mérite le plus que
l’on s’y promène à pied tant les vestiges architecturaux y sont nombreux. Passé l’ancien
Arrêtez-vous boire
un verre à l’une des
terrasses qui bordent
le Barachois. Le
dimanche, c’est encore
plus sympathique : la
circulation est interdite
et tout Saint-Denis
se promène le long
du bord de mer.
Les cases
créoles
symboles
du patrimoine
culturel
C’est sans doute LE coup
de cœur architectural de
Saint-Denis. Par dizaines, les
cases, plus ou moins grandes
mais souvent délabrées (seule
une douzaine est classée
Monument historique), se
concentrent essentiellement
dans « le vieux carré créole »
compris entre les rues du
Général-de-Gaulle, Félix
Guyon, Lacaussade et Jules
Oivier. Symbole ancestral
de la culture créole, la case
est bâtie sur un modèle
unique : des barreaux
(grilles) derrière lesquels
on aperçoit un joli jardin,
prolongé par une varangue,
cette véranda ouverte ornée
de lambrequins importés
d’Inde. Un conseil, si vous ne
voulez pas passer à côté de
la case où naquit Raymond
Barre ou celle du clan Vergès,
munissez-vous de l’ouvrage
collectif Cases Créoles de La
Réunion, chez Flammarion,
2001.
39
La Réunion
Intense dans ses paysages, la Réunion est bleue
comme la mer, verte comme ses Hauts mystérieux et
ses prairies embrumées, noire comme la lave de ses
falaises, rouge comme le feu de son volcan qui ne
dort jamais. Tout à la fois violente, avec ses pitons
altiers, ses cascades vigoureuses et ses cyclones, et
douce de ses parfums de vanille et de vétiver.
le guide !
Suivez
Se
déplacer
La Réunion
face à la préfecture, un ancien magasin de
la Compagnie des Indes. Autour de l’université, de la cathédrale et de l’hôtel de ville,
se sont concentrées les plus belles boutiques
de Saint-Denis. La grande mosquée n’est pas
loin, on aperçoit son haut minaret au-dessus
des toits. Et c’est dans la rue Juliette-Dodu
et la rue de Paris que les maisons créoles
ouvrent leurs varangues sur des jardins
exubérants.
Pour « bat’un p’tit carré » (faire un petit tour),
il faut aller jusqu’à la rue Sainte-Anne, voir
les deux pagodes chinoises et, rue Général-Leclerc, visiter le temple tamoul avant
de pousser jusqu’aux petit et grand marchés (tlj de 6 h à 18 h), le premier pour son
ambiance, ses étals parfumés et ses fruits et
légumes, le second car il regorge de vanneries et de produits d’artisanat.
SAINT-DENIS
OCÉAN INDIEN
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de Saint-Denis,
le jardin de l’Etat.
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26, rue de Paris, tél. : 02 62 41 75 50. Ouvert tlj sauf lundi de 9 h 30 à 17 h 30.
Entrée libre. www.cg974.fr/culture/artotheque
Cette splendide maison créole, qui accueille des expositions temporaires
de peintures ou de photos, offre la possibilité de louer des œuvres d’art ou
des livres de valeur pour un temps donné. Unique dans l’hémisphère Sud,
elle fait naturellement la promotion des artistes réunionnais.
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-- Artothèque
28, rue de Paris. Ouvert du mardi au dimanche de 9 h 30 à 17 h 30. Entrée
payante, gratuite le 1er dimanche du mois. www.cg974.fr/culture/leon-dierx
Installé dans un ancien bâtiment de l’évêché, ce musée d’art moderne
accueille une collection exceptionnelle de peintures, sculptures et gravures de la seconde moitié du xix e siècle, léguée par un célèbre marchand de tableaux d’origine réunionnaise, Ambroise Vollard. Des pièces
de Renoir, Gauguin, Chagall y côtoient des œuvres de Bourdelle, Rouault
ou Berthe Morisot.
Pointe des Jardins
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On ne manquera pas de marquer un arrêt au no 15 de la rue de Paris, une
élégante maison vert pâle qui abrite aujourd’hui les bureaux du Service
départemental d’architecture et du patrimoine (SDAP). Cette villa Raymond Barre a en effet appartenu à l’ancien Premier ministre après avoir
été la maison natale de Léon Dierx. Au no 18, on peut admirer toute la
finesse d’un guétali qui permettait d’observer sans être vu. L’archevêché
trône un peu plus loin au no 42. La rue de Paris se termine par la place de
Metz derrière laquelle s’étale la magnificence végétale d’un vaste jardin.
250 m
Rue Mazagran
-- Maisons créoles
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hôtel de ville, sur la droite, de nombreuses maisons créoles resplendissent
au fond de jardins luxuriants, protégés par des grandes grilles ou offertes
à l’admiration des amoureux de la « case créole ». Ce merveilleux patrimoine culturel de la ville appartient encore pour partie à de bienheureux
propriétaires privés, mais de nombreuses bâtisses ont aussi été sauvées de
l’abandon par des institutions publiques ou privées qui les ont restaurées
avec brio.
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Jardin de l’Etat
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Place de Metz. Ouvert tlj de 6 h à 19 h, 18 h
Au soleil couchant, d’avril à octobre. Entrée libre. Visite guidée gratuite. www.cg974.fr/culture/jardin-etat
installez-vous
Il tombait en désuétude, le voilà enfin réhaconfortablement à la
« Ti’case en paille », bilité. Après plus d’un an de travaux, le Jarun bar en terrasse sur
din de l’Etat fait peau neuve. Créé à la fin du
la plage de Saint-Paul, xviiie siècle par la Compagnie des Indes orienpour guetter l’éventuel
tales et baptisé par la suite Jardin du Roy, il
passage du « rayon
vert » sur la mer. servit durant de nombreuses années de dépôt
aux planteurs ainsi qu’au célèbre Pierre Poivre
– à qui un buste rend hommage – qui y entreposa des plants rapportés de ses nombreux voyages. Si les arbres fruitiers
qui alimentaient à une certaine époque l’ensemble de l’île ont aujourd’hui
presque entièrement disparu, le jardin s’enorgueillit tout de même d’une collection remarquable d’essences exotiques, parmi lesquelles on peut citer des
acajous du Sénégal, des ficus banians, des arbres à saucisses, des baobabs,
des palmiers colonnes, formant une splendide allée et, les plus étonnants de
tous, trois majestueux talipots, des arbres centenaires dont la particularité
est de ne fleurir qu’une seule fois dans leur vie et de mourir ensuite.
-- Muséum d’histoire naturelle
1, rue Poivre, tél. : 02 62 20 02 19. Ouvert tlj sauf lundi de 9 h 30 à 17 h 30.
Entrée payante, gratuite le 1er dimanche du mois.
Situé dans le Jardin de l’Etat, l’ancien conseil colonial à l’architecture élégante abrite aujourd’hui des minéraux de l’île et des collections de lémuriens
de Madagascar, d’oiseaux et de poissons de l’océan Indien, et notamment un
exemplaire du fameux cœlacanthe, le poisson fossile retrouvé vivant dans
les eaux profondes des Comores. On peut aussi y observer des spécimens
d’espèces disparues, typiques de la région comme le célèbre dodo.
nLes environs
Saint-Denis est entouré de montagnes sur trois côtés et jusqu’en 1963,
date à laquelle a été tracée la route littorale, il n’y avait pas d’autre accès
que la route en lacet qui grimpait vers La Montagne, d’agréables balcons
pleins de fraîcheur, aux noms évocateurs. Vers le nord, on rejoint le sentier
botanique de La Providence, idéal pour de tranquilles randonnées en
famille, ou Le Brûlé, point de départ des excursions vers Cascade Maniquet et La Roche-Ecrite (2 277 m), à 4 bonnes heures de marche. La vue
est imprenable sur les cirques de Salazie, de Mafate, avec, en toile de fond,
le piton des Neiges et le rempart du Maïdo.
Vers l’ouest, la végétation est moins luxuriante, mais on se régale de points
de vue magnifiques jusqu’à La Montagne (5 km) et au Colorado (à 10 km),
aménagé en zone de loisirs. De là, on peut redescendre vers La Possession.
La côte sous le Vent
L
42
es premiers habitants ont débarqué sur cette côte protégée des vents
qui depuis s’est équipée d’agréables stations balnéaires.
nSaint-Paul
A 25 km à l’ouest de Saint-Denis.
Seule échancrure naturelle de la côte, SaintPaul avait reçu des marins le surnom de
« baie du meilleur ancrage ». C’est d’ailleurs
ici que se sont installés les premiers arrivants, et Saint-Paul a été la capitale de l’île
Bourbon jusqu’à ce que Mahé de La Bourdonnais lui préfère Saint-Denis. La ville
possède encore quelques jolies maisons
coloniales, et son marché est un des plus
pittoresques de l’île. La route qui conduit
au centre-ville n’est autre que la Chaussée
Royale, construite en 1769. La façade de
l’ancienne école franco-chinoise s’inspire de
l’architecture indo-portugaise. On peut aller
pique-niquer sur le front de mer à la grotte
des Premiers-Français ou sur la plage de
sable noir. Un détour s’impose au cimetière
marin, pour rêver un peu devant les tombes
fleuries de Leconte de Lisle, né à Saint-Paul,
et d’Olivier Vasseur dit La Buse, un fameux
pirate dont le trésor ne fut jamais retrouvé,
ainsi qu’au très sympathique marché forain
qui s’installe sur le front de mer le vendredi
de 6 h à 17 h 30 et le samedi de 6 h à 12 h.
nBoucan-Canot
A 5 km de Saint-Paul.
C’est ici la Réunion des plages blondes et
des sports nautiques. Boucan-Canot est très
à la mode et les Réunionnais s’y retrouvent
volontiers. Les rouleaux sont tentants pour
les amateurs de surf, mais de forts courants
rendent la mer dangereuse.
nSaint-Gilles-les-Bains
A 35 km à l’ouest de Saint-Denis.
Des plages très belles, tout près des grands
hôtels qui ont reçu le label « Pavillon bleu
d’Europe » en 2000. Le Port de plaisance est
le rendez-vous des amateurs de pêche au gros,
plongée, jet-ski, balades en bateaux-bulles,
catamarans, safari-dauphins ou baleines (de
juin à octobre). Roches-Noires est si populaire que les locaux l’ont rebaptisée SaintTrop’. L’Ermitage, plus familiale, est protégée
par une large barrière de corail. Mais il faut se
méfier des coraux, très coupants.
La Réunion
le guide !
Saint-Paul,
capitale
mondiale
du géranium
Cultivé à la Réunion depuis
1870, le géranium rosa, en
fait un pélargonium, doit son
succès à ses feuilles poilues
que l’on récolte tous les deux
mois. Elles sont distillées
dans un alambic artisanal,
souvent composé d’un vieux
chaudron rouillé sous un toit
de paille, et dont on peut
apercevoir les colonnes de
fumée grimper dans le ciel
dans les Hauts de Saint-Paul.
Chaque cuisson comporte
300 à 400 kg de feuilles et
de tiges trempées dans de
l’eau qui, une fois la vapeur
distillée, produisent environ
50 cl d’huile.
43
Garder infos
Un extraordinaire jardin botanique, composé
par Philippe Kaufmant, un ingénieur agronome
qui a réussi à y acclimater plus de 700 espèces :
plantes médicinales, plantes aquatiques,
plantes sacrées de la religion hindouiste et
épices. Il embaume de mille parfums.
L’aquarium de la Réunion
Port de Pêche de Plaisance. Ouvert du mardi au
dimanche de 10 h à 18 h 30 (la billetterie ferme
à 17 h 30). Entrée payante. www.aquariumdelareunion.com
Emotion, rêve et spectacle sont au rendezvous dans ce tout récent centre de découverte du milieu marin réunionnais. Pentes
volcaniques, lagons, récifs coralliens, grand
large… le parcours, qui chemine à travers
tous les paysages sous-marins de l’île, permet d’admirer également requins, barracudas, langoustes, mérous, murènes et autres
poissons-clowns.
nSaint-Gilles-les-Hauts
A 2,5 km de Saint-Gilles.
Musée historique de Villèle
Domaine Panon-Desbassyns. Ouvert tlj sauf
lundi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30.
Entrée payante. www.cg974.fr/culture/villele
Madame Desbassyns était une riche Créole qui
exploitait l’un des plus grands domaines de
l’île au xviiie siècle. Elle régnait d’une main de
fer sur près de 400 esclaves. De nombreuses
légendes de l’île l’évoquent souvent. Le musée
de Villèle est l’ancienne demeure de sa famille,
rachetée par la région, qui y a rassemblé une
collection de meubles et d’objets évoquant
la vie d’une plantation à l’époque de l’esclavage et de l’âge d’or de la canne à sucre,
notamment les ruines de la sucrerie et l’hôpital
des esclaves. On peut pousser jusqu’à la Chapelle pointue, où repose madame Desbassyns.
nLe piton du Maïdo
A une quarantaine de km à l’est de Saint-Gilles.
Avant d’arriver à Saint-Gilles-les-Hauts, prendre
à gauche la route du Maïdo (RF8).
44
Le Trou-de-Fer est accessible
à pied ou en hélicoptère uniquement.
A partir de Saint-Gilles, la
route passe par La PetiteFrance, puis Le Guillaume
et monte vers les pentes du
Maïdo (qui signifie « terre
brûlée » en malgache). On
laisse le véhicule au parc
de stationnement pour aller
jusqu’au Belvédère (2 200 m).
L’excursion doit se faire tôt le
matin pour profiter de la vue.
Le cirque de Mafate s’étale
juste en dessous avec un dénivelé de plus de 2 000 m, très
impressionnant. Au sud, le
sommet du Grand-Bénare (2 896 m), à l’est, le Gros-Morne (2 992 m) et
le piton des Neiges (3 070 m), au nord-est, le Cimendef (2 227 m) et La
Roche-Ecrite (2 277 m).
nRelais du Maïdo ou Parc de la luge
Route de Maïdo, La Petite-France, tél. : 02 62 32 40 32 ; www.lugereunion.fr ;
Ouvert du mercredi au dimanche de 9 h 30 à 17 h. Entrée payante.
Luge d’été et très beau parcours de randonnée en VTT.
nSaint-Leu
A 16 km au sud de Saint-Gilles.
La plage accueille un des spots les plus courus du monde et les surfeurs
viennent du monde entier pour participer aux compétitions qui y sont
organisées. Attention, la mer est dangereuse. C’est également un des plus
beaux spots de plongée.
Le Jardin naturel
Route nationale 1, Pointe au Sel. Horaires d’ouverture, se renseigner au 02 62 24 71 30 ou 06
92 43 59 60. Entrée payante.
Point de vue exceptionnel sur la côte de
Saint-Leu, ses plantations de palmiers,
ses succulentes et ses cactus. Un parcours
naturel explique pourquoi les plantes endémiques sont importantes pour la préservation du milieu naturel. On peut aussi acheter
des plantes tropicales.
le guide !
Des combats de coqs
sont organisés au village
de L’Eperon, devant
les temples tamouls.
L’attroupement et
les cris passionnés
des parieurs vous
signaleront rapidement
le lieu des combats
qui sont aussi cruels
que sanglants
45
La Réunion
Cette excursion sans danger
procure un maximum
d’émotions. Les deux
compagnies d’hélicoptère
spécialisées dans les survols
de l’île l’ont inclus dans leurs
excursions. On part de
l’altiport de L’Eperon, à SaintPaul, pour survoler l’intérieur
des terres jusqu’à la forêt
de Belouve, dans le cirque
de Salazie. Il faut 10 minutes
pour arriver près du Troude-Fer, une gorge étroite
et profonde où les eaux
des torrents se déversent
dans un bruit assourdissant.
L’hélicoptère pénètre dans
un étroit ravin, qui débouche
au fond de la gorge. Tel un
insecte minuscule, l’appareil
tourne sur lui-même pour
faire admirer à ses passagers
les cascades vertigineuses
qui se déversent avec force
au fond de cet entonnoir
rocheux, puis il remonte
doucement jusqu’au sommet.
Le jardin d’Eden
Suivez
Le Trou-de-Fer
en hélicoptère
Le spot de Saint-Leu
est l’un des plus courus au monde.
Quelles fleurs
métitent autant
leur nom que les
« oiseaux
de paradis » ?
La chapelle miraculeuse
de Notre-Dame-de-la-Salette
Kélonia
46 rue du Général de Gaulle. Ouvert
tlj de 9 h à 18 h. www.kelonia.org
Rénovée en 2006, la ferme corail n’a pas changé que de nom. Totalement
restructuré, ce centre d’études des tortues marines offre une véritable
plongée dans la vie de ces reptiles qui peuplent encore certains spots de
La Réunion.
nLe Trou du Souffleur
niveaux différents. Au premier étage du musée, une ravissante boutique
de bonbons dispose d’un assortiment de douceurs à faire saliver petits
et grands.
nL’Etang-Salé
A 15 km au sud de Saint-Leu.
Le rendez-vous des surfeurs, entre la barrière de corail et la longue plage
de sable noir bordée de filaos. La plage est agréable mais dangereuse en
raison de courants violents qui imposent de se baigner dans la zone surveillée. A la sortie de la ville, la côte rocheuse se creuse d’une énorme
crevasse où la mer s’engouffre avec violence.
La Pointe au Sel (pointe de Bretagne), sur la route qui relie Saint-Leu à
l’Etang-salé.
A la sortie de La Saline-les-Bains, le sable blanc disparaît pour laisser
la place à d’impressionnantes falaises de roc noir. Il ne faut pas manquer d’aller jusqu’au lieu-dit le Trou-du-Souffleur. Les vagues heurtent
le rocher avec violence et s’engouffrent dans les cavités de la falaise pour
ressortir sous forme d’un énorme geyser, très impressionnant.
nL’Etang-Salé-les-Hauts
nLe conservatoire botanique de Mascarin
A 20 km au sud de Saint-Leu.
C’est ici que se termine la côte sous le Vent. On entre dans le territoire
de la canne à sucre. Elle recouvre d’ailleurs à perte de vue la plaine où
l’on cultivait autrefois le café. Saint-Louis est
la ville industrielle de l’île avec son usine
sucrière et son Centre artisanal du bois. De
Empruntez la tranquille
Saint-Louis, la route suit la rivière Saintroute des Hauts au
Etienne et monte vers Cilaos.
nLe Muséum agricole et industriel Stella-Matutina
A 2 km de Saint-Leu, en direction de Saint-Louis. 6 allée des Flamboyants,
tél. : 02 62 34 20 43. Ouvert du mardi au dimanche de 9 h 30 à 17 h 30. Entrée
payante.
Le Muséum agricole et industriel a la forme d’un immense vaisseau de
verre perché sur la colline de la Pointe au Sel. En fait, c’est une ancienne
usine sucrière reconvertie en musée qui raconte d’une manière très pédagogique l’histoire de la canne à sucre sur 5 000 m2 d’exposition et quatre
46
nSaint-Louis
le guide !
L’usine sucrière du Gol
A 2 km au nord de Saint-Louis (D11), tél. : 02
62 26 10 02. Visites tlj de 8 h à 18 h, sur rendezvous. Entrée payante.
Une des dernières usines sucrières de l’île.
Très pédagogique, la visite permet de se
Suivez
A 7 km de Saint-Leu. Domaine des Colimaçons, RD 12. Ouvert du mardi au
dimanche de 9 h à 17 h. Entrée payante. www.cbnm.org
Une visite incontournable pour qui veut se familiariser avec la flore locale
car les botanistes s’emploient à y faire revivre plus de 4 000 espèces de
plantes dont un grand nombre sont endémiques de l’île.
A 2 km vers l’est (D11).
C’est sur les hauteurs que le village s’est d’abord installé, avant l’arrivée du
chemin de fer. Il vit de la culture de la canne à sucre et de la fabrication
de chaises cannées et des fameuses capelines en fibre de latanier. La route
qui conduit au littoral longe un très beau parcours de golf.
départ de La Salineles-Bains. Au lieu-dit
la « Souris chaude »,
coupez à gauche
pour rejoindre la D3
jusqu’à Trois-Bassins.
Vous aurez accès à de
superbes panoramas.
47
La Réunion
Derr ière l’église pr incipale de
Saint-Leu.
Les Réunionnais vouent un véritable culte à Notre-Dame-de-laSalette. Les mariées viennent y
déposer leur bouquet et le pèlerinage de la Nativité de la Vierge, le
19 septembre, est très suivi.
Les eaux qui entourent
la Réunion foisonnent de
poissons et sont très courues
des amateurs de pêche
au gros. Le marlin bleu,
dont tous les pêcheurs au
gros rêvent de s’emparer,
a l’habitude d’emprunter
des courants migratoires
qui passent dans les eaux
réunionnaises. Dès la sortie
du port, les fonds plongent
brutalement à plus de
3 000 m. La côte sous le Vent
au large de Saint-Gilles reste
le repère favori des poissons
à rostre, alors que les marlins
bleus préfèrent la côte au
Vent, au large de Saint-Pierre.
La meilleure saison est celle
de l’été austral, pendant les
premiers mois de l’année.
Tous les ans, des concours
sont organisés, avec, à la clé,
des prix alléchants pour les
plus chanceux des pêcheurs.
familiariser avec les diverses étapes de la
fabrication du sucre.
nEntre-Deux
A 12 km au nord de Saint-Louis.
Plusieurs sentiers de randonnées démarrent
de ce joli village de caractère à l’architecture
créole préservée, aux cases et jardins colorés, et conduisent à la crête du Dimitile et
à Grand-Bassin. Par la D20 et le village des
Hauts de Saint-Louis, on arrive à la Fenêtre
(col) des Makes, d’où la vue plonge sur le
cirque de Cilaos. Près du parking, un panneau présente les nombreux sentiers qui
émaillent la forêt domaniale des Makes,
notamment vers le piton du Petit-Mapou.
nL’observatoire astronomique
des Makes
A 13 km au nord de Saint-Louis. 18, rue G.
Bizet, Les Makes, La Rivière Saint-Louis, tél. :
02 62 37 86 83. Visite guidée tlj à 9 h 30. Entrée
payante.
Les scientifiques viennent d’Europe observer
le ciel de l’océan Indien au moyen de télescopes puissants et modernes. L’observatoire
est ouvert au public.
La côte sud
8 km Aéroport 15 min
Saint-Pierre
Pierrefonds
15 €
S
auvage, elle est marquée par le volcan de
la Fournaise. Ses falaises noires sculptées
par la lave plongent dans la mer.
nSaint-Pierre
Suivez
le guide !
En sortant de SaintPierre, faites une halte
pour pique-niquer sous
les banians du ravissant
village de Terre-Sainte.
48
Le charme des maisons coloniales.
De toutes les villes de l’île, c’est Saint-Pierre qui
est la plus coloniale. Gaie et colorée, elle a aussi
le charme du bord de mer, avec sa longue plage
dorée. L’hôtel de ville était, à l’époque de la
Compagnie des Indes, un grenier où l’on entreposait le café et le blé. Le temple tamoul de la
Ravine-Blanche, à l’entrée ouest de la ville, est
le plus beau et le plus grand de l’île (il se visite à
condition de ne pas porter de short, de chaussures
et d’objets de cuir, les photos sont interdites).
Il ne faut pas manquer le port
sur la petite presqu’ île de
Terre-Sainte, la mosquée, le
marché couvert, ainsi qu’au
cimetière, la tombe de Sitarane, un sorcier aux pouvoirs
maléfiques. Plus au sud, on
peut se baigner sans crainte
sur la plage de Manapany.
Grand’Anse est une plage de
sable blanc bordée de cocotiers mais de forts courants
et l’absence de barrière corallienne ne permettent pas la
baignade, sauf au bassin de
roches volcaniques qui abrite
des courants marins.
A Rivière-Langevin, c‘est le sud sauvage, avec de hautes falaises noires
où la mer s’écrase avec violence. Une route impressionnante remonte le
lit de la vallée, vers l’arrière-pays verdoyant du Tampon, d’Entre-Deux
ou des Hauts de Petite-Ile. Ici, on cultive le vétiver et la route est bordée
d’avocatiers. Les villages de Montvert-les-Hauts et des Lianes sont entourés de champs de vétiver dont les racines sont ensuite distillées à l’usine
de Manapany-les-Hauts. L’essence obtenue est utilisée pour la fabrication
de parfums.
nSaint-Joseph
A 18 km au sud de Saint-Pierre.
La capitale du sud sauvage est un centre agricole historique qui doit son
développement initial à l’introduction du giroflier et du muscadier. La
ville est aujourd’hui plutôt réputée pour son curcuma, le safran du pays,
produit à la Plaine-des-Grègues et pour son vétiver. La route s’engage
vers les Hauts entre la rivière des Remparts et la rivière Langevin dont
on a une vue imprenable depuis les deux points de vue du Serré. Elle
conduit jusqu’au village de Grand-Coude à 1 300 m d’altitude, dominé par
la haute stature du morne Langevin (2 315 m), une des dernières plantations de thé de l’île.
Le labyrinthe en Champ Thé
Rue Emile Mussard, Grand Coude, Saint-Joseph, tél. : 06 92 60 18 88.Ouvert
samedi de 14 h à 17 h et dimanche de 9 h à 17 h et la semaine sur réservation.
Un labyrinthe ludique à travers les cultures (thé, lianes, brèdes…), mené
tambour battant par Johnny Guichard.
49
La Réunion
Au pays
du marlin bleu
1986 puis de 2007. Une promenade a été
aménagée jusqu’à la mer. On entre ici dans
le domaine du volcan « le Grand-Brûlé ».
nLe Grand Brûlé
14, rue du Rond, Plaine-des-Grègues, tél. : 02 62 37 54 66. Ouvert du lundi au
dimanche de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h. www.maisonducurcuma.fr
Mémé Rivière et sa famille présentent le processus de transformation du
curcuma qui occupe une place de choix dans la cuisine réunionnaise. Ils
proposent des dégustations ainsi que des produits agrémentés de recettes.
nSaint-Philippe
A 40 km à l’est de Saint-Pierre.
Le long de la route, un petit village tranquille, où l’on vit de la pêche, de
la culture des épices, de la canne à sucre et de la vanille. Vers l’intérieur,
c’est la forêt immense, étagée en quatre zones bien distinctes : d’abord les
vacoas, puis les filaos, les « bois de couleur », et les « palmistes rouges
des Hauts ». Les sentiers botaniques : balisés, ils partent des routes
forestières de Basse-Vallée, du Baril ou de Mare-Longue et sont l’occasion
d’un vrai cours pratique de botanique.
Le jardin des Épices et des Parfums
7, Chemin forestier de Mare-Longue. Visites guidées sur réservation au 02 62 37
06 36. Entrée payante. http://jardin.ep.fontaine.pagesperso-orange.fr
Une vraie forêt de plus de 5 ha où des dizaines d’espèces endémiques ont
été rassemblées. Il faut se laisser guider par les odeurs des épices : safran,
clou de girofle, quatre-épices, gingembre, cannelle, poivre, noix muscade,
et vanille. En saison, dégustation des fruits du jardin.
nLa plaine des Grègues
A une trentaine de kilomètres au sud-est de Saint-Pierre.
Par Le Tampon (à 10 km au nord-est de Saint-Pierre), une grosse agglomération enrichie par la culture du géranium. En prenant la direction
Bérive (D3), une petite route tortueuse rejoint la plaine des Grègues, où
l’on cultive le safran « pays » (curcuma), utilisé pour le cari réunionnais.
Au Grand-Brûlé,
poussez jusqu’à la
Vierge au Parasol,
censée protéger les
habitants des coulées
de lave du volcan.
Chaque 15 août, des
milliers de pèlerins
viennent déposer à ses
pieds ex-voto et fleurs.
A 12 km de Saint-Philippe.
Après Saint-Philippe, la route pénètre dans la
zone littorale la plus sauvage de l’île, dominée par la majesté inquiétante du volcan.
Invisible, elle est dans un premier temps
presque ensevelie sous une végétation dense
qui semble vouloir phagocyter le ruban d’asphalte. La présence du géant assoupi est
néanmoins palpable à chaque virage. Les prémices apparaissent aux abords
du village de Takamaka, qui a été entièrement évacué lors de l’éruption de
1986. Les coulées de lave du piton de la Fournaise eurent, cette année-là,
la fâcheuse idée de se répandre hors de l’enclos qui les canalise le plus
souvent. Le Grand-Brûlé, inhabité, est le déversoir principal du volcan et
offre un large panel de coulées toutes plus différentes les unes des autres.
La coulée de 1986
La pointe de la Table témoigne de cette éruption majeure qui rajouta, à
ce niveau de la côte, quelque 30 ha de superficie à l’île en se déversant
dans l’océan. La lutte homérique entre le feu et l’eau a fait s’élever pendant des jours un panache de vapeur de plusieurs centaines de mètres
de hauteur. Un site d’information détaille, non loin du puits Arabe, un
ouvrage français du xviiie siècle creusé directement dans la lave ancienne,
l’évacuation des 500 habitants de Takamaka avant que la lave ne se fige
à seulement 300 m des maisons.
Un peu plus loin, avant le village du Tremblet, les restes de la
coulée principale de 1986 ayant
traversé la route pour se rendre
à la mer commencent tout juste
à être colonisés par des mousses
et des lichens. Leur hauteur en
dit long sur l’importance de cette
éruption, qui est expliquée sur
des panneaux disposés de part et
d’autre de la route. Les quelques
rares maisons qui osent, dans
cette région, défier la fougue du
volcan ont, ce jour-là, eu très
chaud.
nDe Saint-Philippe à Piton-Sainte-Rose
A la sortie de Saint-Philippe, on peut voir les récentes coulées de lave
du Tremblet et de la Pointe de la Table, témoignages des éruptions de
50
Vente de poissons
sur le bord de la route.
51
La Réunion
Maison du curcuma
le guide !
Suivez
La canne à sucre
est partout sur
la côte au Vent.
nSainte-Rose
A 35 km au nord de Saint-Philippe.
Au-delà du rempart de Bois-Blanc, la nature reprend peu à peu ses droits
et la végétation redevient dense aux abords de la route. Après la désolation du Grand Brûlé, le premier écrin de douceur a pour nom l’anse
des Cascades. Ce site verdoyant du bord de mer est entouré de hautes
falaises d’où se déversent de majestueuses et rafraîchissantes cascades
dans sa partie sud. Sous les grands arbres, dont d’étonnants « palmiers
aux pieds d’éléphants », et entre les petits ruisseaux qui naissent de ces
cascades, l’endroit est idéal pour un pique-nique et une après-midi de
détente. C’est l’un des grands rendez-vous dominicaux pour les Réunionnais de la côte est qui viennent y préparer leurs caris de poissons sur de
grands barbecues.
Piton-Sainte-Rose
A 30 km au nord de Saint-Philippe.
En 1977, le volcan est sorti de l’Enclos, l’immense cuvette où il avait
jusque-là contenu ses éruptions. Les habitants ont pu s’enfuir, mais la
lave a recouvert le hameau.
Elle a complètement encerclé la petite église de PitonSainte-Rose et s’est arrêtée
– miraculeusement – à sa
porte. L’église a été rebaptisée
Notre-Dame-des-Laves.
Le sentier de randonnée
part du petit port, au pied du
monument Corbett, et longe
la mer sur trois kilomètres, au
milieu des vacoas et des filaos,
jusqu’au lieu-dit Guyane.
Les champs de lave noire témoignent
des éruptions les plus récentes.
52
Route nationale 2, Bellevue, tél. portable : 06
92 87 21 47. Ouvert tlj de 9 h 30 à 17 h. Entrée
payante.
Une bananeraie de 6 ha qui propose un circuit thématique autour de la culture de la
banane, son histoire, le mûrissage.
La côte au Vent
C
le guide !
Assister à l’office
à l’église Sainte-Anne
est un moment
très émouvant. De
ravissantes petites
filles créoles aux robes
du dimanche bien
empesées entonnent
les cantiques
à pleine voix.
’est un jardin parfumé, généreusement
arrosé par les petites pluies fines venues
de l’océan ; le domaine de l’incontournable
canne à sucre. Les Tamouls y ont construit leurs temples.
nSainte-Anne
A 15 km au nord de Sainte-Rose.
En venant de Sainte-Rose, la route passe sur un pont suspendu orné de
grandes arches de pierre et surplombant la rivière : la vue est splendide. Par
le village de Petit Saint-Pierre, on rejoint ensuite Sainte-Anne au milieu
des champs de canne à sucre. En prenant la direction de Saint-Benoît, il
faut s’arrêter à l’église Sainte-Anne, qui servit de décor au film de François
Truffaut La Sirène du Mississippi. Classée monument historique, elle est
décorée de fresques et de sculptures naïves très colorées, étonnantes.
nSaint-Benoît
A 8 km au nord de Sainte-Anne.
Sur cette terre fertile s’épanouissent des vergers de manguiers, de litchis,
d’ananas, d’orangers, de mandariniers, des bananeraies et des cocoteraies,
jusqu’au piton des Neiges. La ville s’est installée au débouché de la rivière
des Marsouins, qui descend du site de Takamaka. D’ici, on peut aussi
rejoindre la plaine des Palmistes.
nBras-Panon
A 7 km au nord de Saint-Benoît.
Bras-Panon est le royaume de la vanille depuis qu’un jeune esclave,
Edmond Albius, découvrit comment féconder artificiellement la fleur du
vanillier. Au débouché de la rivière des Roches, un cordon littoral forme
un bassin où l’on pratique le kayak et la planche à voile.
La coopérative de Vanille
de Bras-Panon
21, Route nationale, tél. : 02 62 51 70 12. Ouvert
du lundi au vendredi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à
17 h, le samedi de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h.
Entrée payante.
Une coopérative où l’on peut se familiariser avec la culture de la vanille, grâce à une
visite commentée de l’atelier et la projection
le guide !
Régalez-vous
d’une baignade dans
les eaux fraîches du
Bassin-Bleu, à la sortie
du joli village fleuri de
Petit Saint-Pierre.
53
La Réunion
Dégustez au petit
restaurant de l’anse
des Cascades la
fameuse « salade du
millionnaire » à base de
cœurs de palmiers.
Bananaland
Suivez
le guide !
Suivez
Juste après le village du Tremblet, le long
du rempart de l’enclos Foucquet, la coulée
spectaculaire d’avril 2007 a déversé près de
160 000 000 m3 de lave en un mois. Celle-ci
a coupé la route littorale sur une largeur
d’1,5 km avec jusqu’à 60 mètres d’épaisseur
de lave et agrandi l’île de 35 hectares.
Suivez
La coulée de 2007
La vanille, une liane apprivoisée
Une case créole transformée en musée du passé avec des milliers de
témoignages rassemblés au cours de trente ans de fouille tant aux puces
de Saint-Ouen, en métropole, que dans les greniers de la Réunion : ustensiles d’autrefois, horloges anciennes, machines à coudre, postes de radio…
d’un film. Une boutique propose des produits régionaux et
de l’artisanat local.
nSainte-Suzanne
de Takamaka
A 15 km au sud- ouest de
Saint-Benoît.
Le long de la rivière des Marsouins monte la très belle
route vers Takamaka. En voiture, la plate-forme se trouve à
522 m au-dessus de la rivière
et de la centrale électrique,
constr uite sous terre. De
toutes les parois, l’eau suinte
et les ruisseaux se déversent
dans le barrage de Takamaka-I, qui est à l’amont de cinq cascades :
l’Arc-en-Ciel, Surplomb, Petit et Grand-Gingembre, et Petit-Cimetière.
Une deuxième centrale, Takamaka-II, a dû être construite. EDF a ouvert
des sentiers qui permettent d’accéder à pied aux barrages, aux cascades,
de descendre jusqu’au fond de la vallée et d’atteindre les bassins sauvages.
nSaint-André
A 18 km au nord de Saint-Benoît.
On y arrive après le spectaculaire pont qui franchit la rivière du Mât.
Toute la région embaume la vanille. De juillet à novembre, cette douce
odeur est concurrencée par le fort parfum du sucre chaud qui s’envole des
sucreries de Bois-Rouge et Beaufonds. De belles maisons blanches rappellent que les colons ont construit leur richesse avec ces immenses champs
de canne à sucre. Au milieu de cet « océan » apparaissent les taches colorées des temples tamouls, construits par les travailleurs engagés venus
remplacer les esclaves dans les plantations.
le guide !
Suivez
En traversant le pont
de la rivière des
Roches, guettez, à
l’embouchure de la
rivière, les pêcheurs de
bichiques, le « caviar »
réunionnais, qu’ils
recueillent dans leurs
nasses tressées.
54
Le domaine du Grand-Hazier
97441 Sainte-Suzanne, tél. : 02 62 52 32 81. Visites sur réservation (une semaine
à l’avance). Entrée payante.
Une vieille demeure créole typique et son jardin, inscrite à l’inventaire des
Monuments historiques. Il abrite également une vanilleraie (visite guidée tlj
sauf dimanche de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h, tél. : 02 62 23 07 26).
Les Plaines
A
ussi vertes que les Bas sont bleus, les Plaines occupent le centre de
l’île entre les trois cirques et le piton de la Fournaise. Le long d’une
route en lacet, les plantations de canne à sucre laissent place aux cultures
maraîchères, puis à de luxuriantes fougères et aux fuchsias sauvages. A la
hauteur du Tampon, les panneaux baptisent tous les hameaux avec des
indications kilométriques :
le Onzième, le Douzième…
Bourg-Murat est le VingtSeptième, ce qui signifie tout
simplement qu’il est à 27 km
de Saint-Pierre.
Les temples tamouls
Ils sont visibles le long de la route. Les plus
intéressants sont ceux du Colosse, à ChampBorne à 4 km à l’est de Saint-André, et du
Petit-Bazar, sur la nationale 2.
Le musée Dan’Tan Lontan
2028, Chemin du Centre, tél. : 02 62 58 47 89.
Ouvert du mardi au dimanche de 9 h à 17 h.
Entrée payante.
Les Tamouls ont érigé leurs temples
dans la région de Sainte-Suzanne.
55
La Réunion
nLes chutes
A 10 km au nord de Saint-André.
C’est un petit village verdoyant et calme, avec un phare qui signale les
fonds côtiers et une cascade, pompeusement baptisée Niagara (à 2 km), au
pied de laquelle une aire de pique-nique a été aménagée. Il est également
possible de pratiquer l’escalade le long des parois en arc de cercle jusqu’au
sommet de la cascade.
nLa plaine des Cafres
A 72 km au nord des plages de Saint-Gilles.
A la plaine des Cafres (1 600 m), il y a des vaches, comme en Normandie,
et des ajoncs, comme en Bretagne. Et du brouillard et des sapins, comme
dans les Vosges. Des esclaves africains, les Cafres, se sont cachés ici pour
fuir leurs maîtres et ont donné leur nom à cet endroit où autrefois poussait
une forêt de tamarins. On y élève toujours des chevaux ariégeois merens.
Les excursions vers le volcan partent du village de Bourg-Murat.
nLa Maison du volcan
Route nationale 3, Bourg-Murat, tél. : 02 62 59 00 26. Ouvert tlj de 9 h à
17 h 30. Entrée payante. www.maisonduvolcan.fr
Ce musée vivant et moderne est le site le plus visité de la Réunion. Vidéos
et montages diapo racontent d’une manière très didactique la tectonique
des plaques, la lave, et la formation de la Réunion, avec, en fond sonore,
les grondements du volcan.
nLe piton des Neiges (3 069 m)
A 10 km environ à l’est de Cilaos.
La pente raide et les forts dénivelés en réservent l’ascension aux randonneurs bien entraînés. Il faut prévoir deux jours de marche, avec une nuit
en gîte. On part de Cilaos, et on rejoint le gîte de la caverne Dufour en
passant par le belvédère de la Découverte. Depuis la station météo installée au piton des Neiges, on découvre le Grand-Bénare, l’îlet à Cordes, La
Roche-Ecrite, Mafate et le volcan.
nLa plaine des Palmistes
A 90 km au nord-est des plages de Saint-Gilles.
A 1 100 m d’altitude, elle sépare à l’est le piton de la Fournaise du piton
des Neiges. La région était autrefois plantée de palmistes, d’où son
nom. Elle est campagnarde et fraîche, et les habitants de la côte y ont
fait construire de petites maisons de week-end où ils viennent « chan56
ger d’air ». On y cultive encore un peu le thé
dans de petites plantations, et on y cueille en
saison (en hiver) les goyaviers, de délicieuses
baies rouges acidulées, qui ne poussent que
sur l’île.
De nombreux sentiers conduisent à des
balades somptueuses. Par le col de Bébour,
on accède à la forêt de Bélouve, qui paraît
s’étendre à l’infini. Au milieu de la végétation primitive poussent les cryptomerias,
des arums blancs par milliers et des fougères
arborescentes. Une route forestière part vers
Hell-Bourg.
le guide !
Empruntez le chemin
de terre qui part du
premier hameau de
maison de la plaine des
Palmistes sur 100 m,
puis le sentier. Une fois
franchies les ravines
sèches, vous arriverez
à la cascade Biberon
(240 m de chute).
La balade prend 1 h
aller-retour.
nLe piton de la Fournaise
A 68 km au sud-est de la plaine des Palmistes.
Toujours actif, le volcan culmine à 2 631 m d’altitude. Le volcan se réveille
tous les ans et son accès est très attentivement surveillé pour éviter tout
risque d’accident. Après Bourg-Murat (27e km), on emprunte la route forestière qui mène au Nez-de-Bœuf où il faut s’arrêter pour admirer un point
de vue exceptionnel sur la vallée de la rivière des Remparts. En contournant la vallée par la route, on peut admirer le cratère Comerson profond
de 180 m, résultat d’une explosion, phénomène rare sur un volcan effusif.
A partir du pas des Sables, la route n’est plus goudronnée. Les landes laissent place au décor lunaire, ocre et gris de la plaine des Sables.
Vingt minutes plus tard, on arrive au Pas de Bellecombe (2 350 m) qui
permet de dominer la caldeira en contrebas aux abords de l’enclos Foucquet, rempart naturel protecteur de la Fournaise. Une
maquette permet de repérer
les différentes caldeiras et les
cratères striés de coulées de
lave grises. Il n’y a pas d’autre
possibilité pour rejoindre le
volcan que de garer sa voiture et de continuer à pied.
Les cratères Bory et Dolomieu
culminent à 2 632 m et sont
accessibles à pieds (marche
moyenne de haute montagne
d’une durée de 5 h env. A/R).
Plus facile, le survol du Volcan
en hélicoptère ravira petits et
grands.
Le piton de la Fournaise
se réveille régulièrement.
57
La Réunion
A 10 km au nord de Saint-Pierre.
A partir d’ici, une route étroite et sinueuse remplace la large route à
4 voies. Avec ses cases fleuries enfouies sous la verdure, Le Tampon est
le point de départ de randonnées vers le piton de la Fournaise par BourgMurat et le Nez-de-Bœuf et, de l’autre côté, vers l’îlet de Bois-Court. La
plupart de ces terres appartenaient au comte Gabriel Le Coat de Kerveguen, un aristocrate ruiné venu de France au xix e siècle pour essayer
de redorer le blason de sa famille. Il fit fortune avec des plantations de
girofliers et devint rapidement l’un des plus gros propriétaires terriens
de l’île. En 1859, il eut l’idée de faire venir d’Europe des pièces d’argent
allemandes démonétisées qu’il utilisa pour payer les Tamouls travaillant
sur ses exploitations. Un « kerveguen » équivalait à un franc de l’époque.
Cette monnaie resta en circulation jusqu’en 1880, date à laquelle l’administration française l’interdit. Le comte de Kerveguen dut rembourser
toutes les pièces en circulation, ce qui causa la ruine rapide de sa famille.
Suivez
nLe Tampon
le guide !
Suivez
Allez en voiture
jusqu’à la RocheMerveilleuse (à 2 km
de Cilaos, route escarpée).
Le point de vue y
est fantastique car
on domine la totalité
du cirque, à 1 400 m
d’altitude, avec le piton
des Neiges derrière soi.
58
Longtemps inaccessibles, ils ont été le refuge
des esclaves marrons qui s’enfuyaient des
plantations. Au xix e siècle, des paysans
blancs, devenus trop pauvres pour continuer
à vivre sur les côtes, sont venus s’installer,
s’adaptant comme ils pouvaient aux rudes
conditions climatiques et géographiques. Sur
les hauteurs poussent de somptueuses forêts
de chênes et de cryptomerias. Les cirques
sont le cœur habité du tout nouveau Parc
National créé le 5 mars 2007 à La Réunion.
nCilaos
A 38 km au nord de Saint-Louis.
Des trois cirques, Cilaos est le plus impressionnant. Enchâssé entre de hauts sommets,
il s’étale sur 100 km2.
Au bout d’une route en lacet spectaculaire,
en flanc de falaise le long de la rivière SaintEtienne, puis traversant d’étroits tunnels
en épingle à cheveux, on arrive à Cilaos,
enchâssée entre la haute masse du piton des
Neiges (3 069 m) et celle du Grand-Bénare
(2 896 m). Quatre cents virages ponctuent
la route qui grimpe de Rivière Saint-Louis
à Cilaos. D’étroits passages imposent une
conduite prudente. A la fin du siècle dernier,
les colons s’y faisaient conduire en chaises
à porteurs pour profiter de ses eaux thermales réputées. Autres spécialités du lieu :
les lentilles, un redoutable vin sucré et des
broderies fines, dont la réputation a franchi
les limites de l’île.
Enfin, on ne manquera pas de se promener
dans les rues de la petite ville, pour admirer
les maisons créoles avec leurs varangues et
leurs toits ornés de lambrequins dentelés…
en tôle peinte.
La Maison de la broderie
4, rue des Ecoles, tél. : 02 62 31 77 48.
Ouvert tlj de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h, 12 h
le dimanche et jours fériés.
Une association de brodeuses y perpétue
la tradition des « jours de Cilaos », un art
inculqué au siècle dernier à des religieuses
bretonnes par Angèle MacAuliffe, fille d’un
médecin qui travaillait aux thermes. On
peut y admirer, et y acheter, des ouvrages
très raffinés.
La Maison du Tourisme
le guide !
Un circuit de canyoning
dans les cascades de
Gobert et de MiniFleurs-Jaunes procure
d’intenses émotions.
Les randonnées (de
3 h à un jour) alternent
descentes en rappel,
petites marches et
baignades, en toute
sécurité pour débutants
ou confirmés.
2 bis, rue Victor MacAuliffe, tél. : 02 62 31 71
71 ; fax : 02 62 31 78 18.
Cette antenne d’information est née de la fusion du Pays d’accueil de
Cilaos, de la Maison de la Montagne et de l’Office de tourisme ; elle diffuse
une série de brochures intelligentes et pratiques qui listent toutes les activités liées à la montagne, parcours de canyoning, randonnées pédestres,
en VTT, et donnent des adresses de gîtes, de guides accompagnateurs et
de nombreux conseils pratiques. Depuis la Maison de la montagne, un
sentier facile descend jusqu’aux anciens thermes, puis conduit au site de
la cascade de Bras-Rouge (4 km).
nSalazie
A 17 km au sud-ouest de Saint-André (1 bonne heure de route).
Le second des grands cirques de la Réunion est un vaste jardin où poussent à foison chouchoux (christophines), bananes et cresson.
La route traverse une série de gorges, où dévalent de somptueuses cascades : Pisse-en-l’Air, qui arrose curieusement la route, l’interminable
Voile-de-la-Mariée, visible de loin, et, plus secrètes, Ravine-Blanche, Brasde-Caverne, Rivière-Mazerin.
Salazie a été longtemps inhabité, jusqu’à ce que des esclaves marrons s’y
réfugient. Parmi eux, Anchaing s’était évadé avec sa femme Héva pour
se réfugier au sommet d’un piton, le piton d’Anchaing, d’où il pouvait
L’établissement thermal Irénée-Accot
Route de Bras-Sec, tél. : 02 62 31 72 27.
Les sources thermales avaient disparu
après un cyclone dans les années 1930.
Trois d’entre elles ont été retrouvées et sont
exploitées. Les eaux pétillantes et chaudes
sont efficaces contre les rhumatismes et les
anémies.
Le Voilede-la-Mariée
(cirque de Salazie).
59
La Réunion
Il n’y a pas de sentiers sur
le volcan. Il faut suivre les
pierres peintes en blanc qui
servent à se repérer. Les
excursions doivent se faire
tôt le matin, car le brouillard
est fréquent l’après-midi et
la température peut alors
descendre très vite jusqu’à
zéro degré. Il faut toujours
emporter un vêtement
chaud et imperméable, ainsi
que de l’eau. Et avoir aux
pieds de bonnes chaussures,
car le sol n’est pas plan
et la marche devient vite
pénible. Pour profiter
pleinement de l’excursion,
l’idéal est de partir avec
un guide expérimenté. Un
sentier de 13,4 km part de
l’enclos Fouquet (20 min de
descente). Les plus courageux
peuvent excursionner dans
la mer de lave jusqu’au
cratère Dolomieu (5 à 6 h
de promenade). Attention,
le volcan se réveille
ponctuellement et ces
incursions dans son territoire
ne sont pas toujours
autorisées.
Les cirques
Suivez
Comment
marcher
sur le volcan
La Vierge
noire de
Rivièredes-Pluies
Sur le territoire de SainteMarie, derrière l’église de
Rivière-des-Pluies, une
Vierge noire en bois sur un
socle blanc disparaît presque
sous les fleurs rouges des
bougainvillées. La légende
raconte qu’un esclave marron
pourchassé par les chasseurs
blancs avait taillé dans du
bois noir une statuette de
la Vierge. Il s’était réfugié
dans une forêt inextricable
de bougainvillées. La Vierge
l’avait protégé en faisant
repousser les lianes de plus
en plus drues au fur et à
mesure que les poursuivants
les taillaient. La bougainvillée
fleurit toujours dans la
grotte qui abrite une statue
de la petite Vierge noire.
Chaque année, un imposant
pèlerinage attire des milliers
de fidèles, le 15 août. Les
jeunes époux viennent aussi
y déposer le bouquet de la
mariée après la cérémonie.
60
nMafate
8 km de sentier pédestre à partir du col des
Bœufs.
Sauvage et mystérieux, Mafate est encore
inaccessible par la route. Le cirque tiendrait
son nom d’un chef malgache nommé Mafate,
qui régnait sur une troupe d’esclaves marrons devenus hors-la-loi. Le cirque, dont les
sommets dépassent souvent 2 000 mètres,
occupe 95 km 2, mais est peu peuplé : seulement 700 habitants, les descendants de
colons blancs. Trop pauvres pour rester sur
la côte, ils sont venus exploiter de maigres
parcelles, se regroupant dans de petits villages isolés, les îlets (prononcer îlettes). La
vie y est rude et l’illettrisme courant, car
l’école ne fonctionne pas tous les jours ; le
facteur et l’infirmière se rendent d’un village à l’autre, à pied, par de rudes sentiers.
En revanche, l’essentiel du ravitaillement
est assuré par des hélicoptères. On parle de
plus en plus d’un projet de route entre Salazie et le village de La Nouvelle. Six sentiers
de randonnée (plusieurs heures de marche)
conduisent à Mafate. Il faut simplement être
en bonne condition physique car la route est
longue et sportive.
Inaccessible par
la route, le cirque
de Mafate réserve
ses merveilles aux
randonneurs.
nLes îlets
le guide !
Un paysage de bout du monde, sans routes,
En mai, ne manquez pas
sans fils électriques, mais avec des panneaux
la fête du Chouchou
solaires qui équipent les quelques maisons
à Hell-Bourg.
disséminées sur des hauteurs. Les villageois
L’occasion de déguster
sont accueillants, mais un peu méfiants à
toutes sortes de plats
préparés avec ce
l’égard des étrangers. Les enfants sont, en
légume que l’on appelle
revanche, beaucoup moins farouches.
aussi christophine.
La Nouvelle (à 8 km du col des Bœufs, 2 h de
marche) est habitée par 24 familles. Le village
possède une église, deux épiceries où l’on peut trouver les denrées les plus
courantes et un restaurant près de la grande prairie où se posent les hélicoptères. C’est le plus fréquenté des îlets, surtout le week-end. On peut, en
trois heures de marche, rejoindre le tout petit îlet de Marla, le plus élevé
en altitude (1 645 m) et qui compte une dizaine de cases. Il est dominé à
l’ouest par le Grand-Bénare et à l’est par les Trois-Salazes.
Grand-Place (10 km, 5 h d’Aurère), plus important, compte plusieurs
hameaux, une église et une épicerie. Aurère (3 h de marche de La Nouvelle)
possède également une épicerie, ainsi qu’une coopérative et une maison
forestière. C’est un des îlets les plus anciens de Mafate.
61
La Réunion
Suivez
Sur le GR qui traverse
le cirque vers le col de
Fourche et Mafate, un
sentier en lacets sur
la droite conduit au
piton d’Anchaing,
d’où le point de vue est
remarquable sur Salazie.
surveiller tous les environs. Ils y vécurent
longtemps et eurent de nombreux enfants.
Hélas, un chasseur d’esclaves finit par les
retrouver !
Salazie, c’est aussi le nom d’un petit village
avec une église parée de deux tours crénelées
où le temps s’écoule doucement.
A La Mare-à-Poule-d’Eau, les petits colons
blancs s’étaient lancés dans la culture du
riz. La route conduit à Hell-Bourg, un gros
village aux maisons coquettes et aux jardins
fleuris, réputé pour la qualité de son accueil.
On peut y pêcher la truite dans un parc piscicole, déguster le « chouchou » cuisiné de
mille manières ou s’élancer vers les hauteurs
à partir de sentiers. A découvrir, la visite
guidée de la Maison Folio, classée monument historique. Le canyon de Trou Blanc,
le plus aquatique de l’île se fait à la journée
avec des guides expérimentés au départ de
Hell-Bourg.
Suivez
le guide !
A
vec quelque 1 000 km de sentiers balisés et entretenus par
l’Office national des forêts, la Réunion est idéale pour les amateurs de
marche à pied. Il n’est pas nécessaire
d’être un champion pour en profiter. Tous les sentiers sont balisés. Un
conseil : réserver à l’avance les nuits
dans les refuges et étudier la météo
avant de partir. Les centres d’informations Montagnes et Sentiers,
situés à Saint-Denis, près de l’aéroport, et à Cilaos, diffusent toutes
sortes d’informations concernant
les hébergements, l’état des sentiers,
les différentes possibilités d’itinéraires et tous les autres loisirs en
montagne (VTT, canyoning, escalade, parapente, canot, raft, etc.).
Toute une série de balades faciles
ont été regroupées dans le guide des
Sentiers Marmailles, en particulier pour les enfants et les seniors,
accompagnées ou non par des
guides PEI (Patrimoine, Environnement, Ile), spécialement formés pour
faire apprécier la promenade d’une
manière plus écologique et culturelle que sportive. Pour les sportifs
accomplis, deux sentiers de grande
randonnée parcourent l’île avec des
étapes dans les gîtes de montagne.
Le GR R1 fait le tour du piton des
Neiges en passant par Salazie,
Cilaos, Mafate (une soixantaine de
kilomètres en 6 ou 7 étapes). On peut
partir d’Hell-Bourg ou de plusieurs
autres accès depuis Cilaos.
nLe piton des Neiges
La pente raide et les forts dénivelés
réservent l’ascension du piton des
Neiges (3 069 m) aux randonneurs
bien entraînés. Il faut compter deux
bonnes journées de marche, avec
une nuit en gîte. On part de Cilaos,
62
et on rejoint le gîte de la caverne
Dufour en passant par le belvédère
de la Découverte. Depuis la station
météo installée au piton des Neiges,
on découvre le Grand-Bénare, l’îlet à
Cordes, La Roche-Ecrite, Mafate et le
volcan. Plus long (150 km), le GR R2
traverse l’île du nord au sud, en passant par Mafate et Cilaos. Compter
une quinzaine de jours de marche
pour le parcourir en entier et une
douzaine d’étapes. La traversée est
plus facile depuis Saint-Denis mais
on peut également partir de SaintPhilippe, au sud. Certains dénivelés
sont importants et peuvent décourager les randonneurs moins expérimentés. Qu’ils soient rassurés, il est
possible de composer sa randonnée
à partir de certaines étapes.
nMafate
Pour accéder à Mafate, on peut
emprunter le col de La Fourche
(9 h), ou Le Bord-Martin pour arriver à La Nouvelle (3 h). Passer par
le piton du Maïdo et Roche-Plate,
ou longer la rivière des Galets, par
Sans-Souci jusqu’à Roche-Plate
(6 h) par le sentier de la Canalisation des orangers. Il est possible
aussi d’organiser une excursion
dans le Cirque de Mafate avec guide
et transport. 5 h aller/retour de
randonnée facile permettent d’aller
découvrir le village de Cayenne,
dans le nord du Cirque de Mafate.
Ou encore, de Cilaos, par la spectaculaire « route de l’Ilet-à-Cordes »,
passer par le col du Taïbit jusqu’au
Marla, et La Nouvelle (3 h, 6 km). On
peut également, mais la randonnée
est plus difficile, emprunter l’itinéraire qui démarre de La Possession,
par Dos-d’Ane, Cap-Noir jusqu’au
hameau des Deux-Bras (2 h).
Se
déplacer
A pied, le long des sentiers
Ile Maurice
Un jardin parfumé, entouré d’un lagon
aux eaux turquoise et de plages somptueuses :
telle est Maurice, douce dans ses paysages comme
dans le sourire de son peuple « arc-en-ciel »,
délicieusement francophone.
Port-Louis
C
e sont les Français qui, en hommage à Louis XV, ont baptisé ce port
de commerce Port-Louis. Plus tard, Mahé de La Bourdonnais en fait
l’étape obligée de tous les navires croisant dans les Mascareignes et le
corsaire Surcouf y établit son quartier général pendant la guerre contre les
Anglais. La capitale de Maurice est aujourd’hui une petite ville coloniale
très active, protégée des vents par les montagnes qui la bordent. Partout,
dans le port moderne, dans les rues tracées au cordeau, où de surprenants
buildings modernes côtoient les vieilles maisons de bois que les cyclones
et les incendies ont épargnées, l’animation est frénétique et bruyante,
avec des embouteillages chaotiques et des cohortes de gens pressés qui
filent vers leur autobus ou leur voiture. Au soir, pourtant, les rues se
vident brutalement, et la ville s’assoupit. Deux montagnes dominent la
Les pêcheurs
débarquent
sur la plage
leurs filets
débordant
de poissons.
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La ville a beaucoup changé depuis le xviiie siècle, mais le site demeure
grandiose. Succès oblige, Port Louis, siège du gouvernement et centre
névralgique de l’île, collectionne les embouteillages, les trottoirs encombrés et les difficultés de stationnement. A la lenteur chantante du parler
créole répond, aujourd’hui, une agitation de tous les instants. Au premier
abord, cette grosse bourgade trépidante, souvent étouffante à cause de
la pollution et de l’absence de vent, s’avère peu séduisante, d’autant que
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nUn développement anarchique
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le
ville, le Piéter-Both (823 m d’altitude), chapeauté par un rocher en équilibre instable, et
la montagne du Pouce (800 m). Surveillant
Au marché de Portle port, la statue de Mahé de La BourdonLouis, régalez-vous de
nais ponctue l’extrémité de la longue place
délicieux dholl puri et
des samoussas, vendus
d’Armes. Cette large avenue ombragée de
par les marchands
palmiers conduit à l’Hôtel du Gouverneambulants et que l’on
ment, un vieux bâtiment colonial en parfait
déguste sans façons,
état de conservation dont la cour d’honneur
avec ses doigts.
accueille une statue de la reine Victoria. La
cathédrale Saint-Louis, aux deux tours carrées, abrite les tombeaux de madame Mahé de La Bourdonnais et de son
fils. Tout près se dressent les fortifications en pierre de la citadelle, l’ancien fort Adélaïde, d’où l’on a une très belle vue sur Port-Louis. On aperçoit la bâtisse verte et blanche de la mosquée Jummah, en plein quartier
des affaires (visites tous les matins sauf le vendredi). A proximité, le Caudan
Waterfront, construit sur l’emplacement des anciens docks fourmillant
de boutiques tout ce qu’il y a de plus chic, contraste avec le pittoresque
quartier chinois. Ce dernier déborde d’échoppes colorées et de restaurants, et compte trois grandes pagodes où des cierges brûlent en permanence devant les autels qui croulent sous les offrandes. Derrière le quartier
des grossistes, le marché central (le Bazar), déploie ses étals débordants
de légumes, de fruits, d’épices odorantes et de plantes médicinales, au
milieu d’une foule compacte qui s’interpelle, marchande, discute, dans
une invraisemblable et sympathique cacophonie.
rne
il
le guide !
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Str
65
nPlace d’Armes
Au pied de la statue de Mahé de La Bourdonnais, qui règne sur l’esplanade, s’ouvre la vieille ville. A l’ombre arachnéenne de ses grands
palmiers, c’est l’endroit le plus dégagé, le plus lumineux, le plus aéré de
Port Louis. Autour de son bassin central, les vieux Mauriciens bavardent
de rien et prennent des paris sur tout. Sur Duke of Edinburgh Avenue,
qui longe l’esplanade sur la gauche, il faut lever le nez pour admirer les
vieilles maisons créoles, devenues le siège de banques ou de compagnies
aériennes. Elles comptent parmi les mieux conservées de la cité.
Musée d’Histoire naturelle
(Mauritius Institute)
Chaussée Street. Ouvert lundi,
mardi, jeudi et vendredi de 9 h
à 16 h, samedi de 9 h à 12 h.
Entrée libre.
Un musée d’Histoire naturelle sans joie, mais non sans
surprise. Inauguré en 1842,
il réunit, dans une ambiance
d ’ époque, une collection
d’oiseaux, de poissons et de
mammifères naturalisés qui
offre un aperçu très complet
de la faune locale. La sélection
de coquillages ne manque pas
d’attraits. Quant à l’énorme
crâne de cachalot et au spécimen de tortue verte géante,
ils laissent pantois. C’est
pourtant un oiseau naturalisé
qui leur vole le devant de la
scène : le dodo, emblème de
l’ île Maurice, dont l’espèce
s’est éteinte au xvii e siècle.
D’autres oiseaux empaillés,
aujourd’hui disparus, sont
aussi au rendez-vous de ce lieu
de curiosités, comme le perroquet monarque ou l’étourneau
de Bourbon. A l’étage, riche
bibliothèque consacrée à la
faune et à la flore locales.
nChamp de Mars
Le musée d’Histoire naturelle enferme
Pope Hennessy Street.
quelques trésors, notamment un dodo.
Pope Hennessy Street, avec
ses quelques maisons coloniales en bois qui comptent parmi les mieux
conservées de la cité, conduit à cette vaste
enclave verdoyante dessinée par le très britannique colonel Draper en 1812. D’abord
Si vous êtes à Maurice
terrain d’entraînement militaire et aire de
au moment de la
saison hippique, entre
duel préférée de l’aristocratie, c’est, de nos
juin et novembre, ne
jours, un hippodrome très fréquenté de
ratez pas les courses
juin à novembre. Il est le plus ancien de tout
au Champ-de-Mars,
l’hémisphère Sud. Il abrite le prestigieux
chaque samedi : entre
Mauritius Turf Club, qui regroupe les descenles parieurs et les
dants des colons, mais aussi des éléments
passionnés, le spectacle
de la bourgeoisie indienne et chinoise que
est aussi dans les
passionnent les courses de chevaux. Il faut
tribunes !
profiter du très beau point de vue qu’il offre
sur la ville. Ses immenses pistes sont cernées
par la montagne. Les compétitions s’y déroulent dans une ambiance survoltée : le spectacle est aussi dans les tribunes et mérite
le déplacement ! Toutes différences ethniques
Au sud de la ville, Saint
et sociales disparaissent dans l’effervescence
George Street aligne
quelques jolies maisons
des paris. Bookmakers, parieurs, membres
créoles, certaines
du Mauritius Turf Club, palefreniers, propriéavec de petits jardins
taires de chevaux, sont gagnés par une même
romantiques
fièvre. A l’entrée du paddock, la foule est en
le guide !
Le chapeau de paille est
aux jeunes Mauriciens ce que
le melon est aux vieux Londoniens.
66
Suivez
le guide !
67
Ile Maurice
Suivez
son architecture contemporaine manque
visiblement de fil conducteur. Année après
Sur les docks, année, les buildings y masquent davantage
les dernières vieilles maisons de bois et, aux
l’Aapravasi Ghat, lieu
heures de travail, elle apparaît surpeuplée :
de débarquement des
travailleurs indiens au
la population y passe de 150 000 à 220 000
xixe siècle, fait son
personnes. A condition de s’y déplacer à
entrée au Patrimoine
pied, la capitale mauricienne distille pourmondial de l’Unesco.
tant cet envoûtement propre aux cités tropicales qui, même modernisées, cultivent
les anachronismes réjouissants et les parfums des jardins anciens. Heureusement, la gentillesse port-louisienne gomme rapidement les travers
d’une ville trop vite montée en graine. Ses rues en damier facilitent
l’orientation du promeneur qui, entre la place d’Armes et le minaret de
la mosquée moderne, dispose de deux excellents points de repère. Aucun
risque de s’y perdre.
Suivez
le guide !
le guide !
Suivez
Le long du champ
de Mars, à l’angle de
Corneille Street et de
Doctor Eugène Laurent
Street, se dresse la
plus grande pagode de
la cité : Lam Soon Tin
How.
délire. Sur les pelouses se dressent deux
monuments : une statue du roi Edouard VII
et le mausolée du comte de Malartic, gouverneur français mort en 1800. Hors saison,
le champ de Mars retrouve sa vocation première : l’armée et la police y effectuent leurs
manœuvres. Il accueille aussi des rassemblements religieux et des réunions politiques.
L’indépendance de l’île Maurice y fut proclamée en 1968.
Dans les environs
nLa tombe du Père Laval
nLe domaine des Pailles
A 5 km de Port-Louis par l’autoroute en direction de Curepipe, tél. : 230 212 42 25.
Entrée gratuite. Visites guidées payantes tlj de 9 h 30 à 17 h. Plusieurs restaurants ouverts le soir.
Un domaine colonial a été reconstitué sur ce vaste complexe, avec un
moulin, un manège, un jardin d’épices et des restaurants. On peut s’y
Les couchers de soleil à Maurice : une palette de lumières somptueuse.
promener à pied, en calèche ou aller en 4 x 4 jusqu’à la réserve voisine
admirer les cerfs en liberté.
nLa maison Euréka
Moka, tél. : 230 433 49 51. Ouvert tlj de 9 h à 17 h, dimanche jusqu’à 15 h 30.
Entrée payante.
C’est l’ancienne demeure coloniale de la famille Le Clézio. Très belle, elle
ne compte pas moins de cent neuf fenêtres ouvertes sur une varangue
et un jardin à la française. Son propriétaire l’a aménagée en lieu d’accueil pour des réceptions privées. On peut aussi y déjeuner de spécialités
créoles.
nLe château du Réduit
Après Moka, sur l’A7, en direction de Rose Hill. Ouvert un seul jour par an, le
premier dimanche de septembre (renseignements sur place).
Un magnifique château colonial, entouré d’un parc à la française, qui fut
la résidence des gouverneurs de l’île à partir de 1770. Le président de la
République de Maurice y a installé ses bureaux.
La côte nord
D
es plages paresseuses et tranquilles, et des îles minuscules peuplées
d’oiseaux.
nRoute du paradis
De Port Louis à Grand Gaube, la petite route côtière suit d’assez près
le lagon d’un vert éclatant.
Les ondulations de l’océan et les étendues de sable sans frontières ne
sont pas toujours visibles pour autant. C’est qu’au cours de ces dernières
années complexes hôteliers, bungalows de luxe, commerces de toutes
sortes ont poussé dru sur un littoral dont le prix au mètre carré laisse
rêveur. Flamboyants, bougainvillées, jambosiers, jacarandas : l’abondance d’une végétation fleurie, qui appartient traditionnellement au quotidien mauricien, fait oublier le béton. Elle transforme les bas-côtés en
autant de massifs colorés et parfumés. Fréquentée et étroite, la route litto68
69
Ile Maurice
Chapelle Sainte-Croix, à 3 km de Port-Louis, vers le nord-est. Ouvert tlj de
6 h 30 à 18 h. Exposition et magasin ouverts de 8 h 30 à 16 h 45, 10 h à 16 h 15
le dimanche et les jours fériés.
Au quartier Sainte-Croix se trouve la tombe de ce missionnaire français
que les Mauriciens ont surnommé « l’apôtre des Noirs ». Canonisé en
1979, le Père Laval fait l’objet d’un véritable culte sur l’île. Près de la chapelle, un petit bâtiment présente une exposition sur la vie de ce prêtre,
célébré chaque année par un pèlerinage très suivi, le 9 septembre.
le guide !
Suivez
La marche sousmarine est une bonne
alternative pour ceux
que la plongée effraie.
Equipé d’un casque sur
les épaules alimenté en
oxygène et lesté d’une
ceinture de plomb vous
observerez les poissons
en toute sécurité.
rale exige une attention soutenue au volant.
Elle conduit au paradis sur terre, celui du ciel
peut attendre. Les baies oubliées et les petits
villages de pêcheurs reprennent leurs droits
à partir du cap Nord, secteur moins riche en
plages spectaculaires. De courtes incursions
dans les terres restituent à l’île son rythme
d’hier, au milieu des champs de canne à
sucre que ponctuent les tumulus de lave, ces
« pyramides créoles » dont les pierres sont
arrachées à la terre par les agriculteurs, puis
regroupées en tas pyramidaux.
Lovée dans son
immense lagon,
Rodrigues,
peu développée,
est une terre
de quiétude.
A 10 km au nord de Port-Louis.
La baie est belle, mais très dangereuse. Piéter Both, gouverneur des Indes
néerlandaises, s’y noya pendant le naufrage de son bateau. Elle a inspiré
Bernardin de Saint-Pierre qui y a situé le naufrage du Saint-Géran… et la
mort de Virginie.
L’île Ronde et Coin de Mire sont des réserves naturelles où vivent nombre
d’oiseaux, comme le paille-en-queue mais aussi des lapins, et un grand
lézard, le gecko.
nGrand’Baie et les plages
nLe jardin de Pamplemousses
A 25 km au nord de Port-Louis.
Ombragées de cocotiers, de filaos et de bougainvillées, les plages de
Grand’Baie sont devenues un des hauts lieux touristiques de Maurice.
On y trouve toutes les boutiques de mode, les restaurants et les boîtes
branchées de l’île. Les plages se succèdent, avec tout ce qu’il faut de
grands hôtels et d’activités nautiques pour satisfaire les vacanciers, de
Pointe aux Piments, où l’on aperçoit encore, dans les jardins de l’hôtel
Maritim, les ruines de l’ancien Arsenal français, détruit en 1774, jusqu’à
Cap Malheureux, un petit village qui vit tranquillement de la pêche. Ce
sont des charpentiers de marine qui ont conçu sa jolie petite église au toit
de bardeaux rouges, où les Mauriciens chantent volontiers des gospels à
l’occasion de la messe dominicale. A Grand-Gaube, des tumulus de lave
noire émaillent les champs de canne à sucre. Des promenades en bateau
sont organisées vers l’île Plate.
A 12 km au nord-est de Port-Louis. Ouvert tlj de 9 h à 17 h 30. Entrée payante.
Communément appelé jardin de Pamplemousses, il porte en réalité le
nom de Jardin botanique sir Seewoosagur Ramgoolam, en hommage
au « père de la Patrie mauricienne ». Entouré d’une grille en fer forgé très
ouvragée, le château Mon Plaisir était la propriété de Mahé de La Bourdonnais, qui y avait fait planter un potager. C’est là que Pierre Poivre fit
ses premiers essais pour faire pousser des épices. Le botaniste Céré eut
ensuite la charge du jardin, et l’enrichit de canneliers, de girofliers et d’essences rares. On peut s’y promener entre les arbres du voyageur, les badamiers, les arbres à muscade, les poivriers et les palmiers qui ombragent ses
allées. Le jardin recèle en particulier des palmiers talipots, qui fleurissent
une seule fois tous les cinquante ans avant de mourir, d’énormes acajous,
des camphriers et un bassin aux nénuphars géants. Le château est actuellement utilisé par le gouvernement pour des réceptions officielles.
Dans le village, on peut encore apercevoir l’emplacement de l’ancien marché aux esclaves ; un ancien cimetière abrite la tombe d’Emeline de Carcenac de Bragard, qui fut la « dame créole » de Baudelaire, et celle de l’abbé
Buonavita, aumônier de Napoléon Ier.
nTrou-aux-Biches
et Mont-Choisy
Posée au bord
de l’eau, la petite
église au toit
de bardeaux
rouges de Cap
Malheureux.
70
A 10 km au sud-est de Grand’Baie.
Très touristique et bordée de grands hôtels, la belle plage blonde et tranquille de Trou-aux-Biches touche la grande Anse de Mont-Choisy, où les
familles se donnent rendez-vous le week-end, à l’ombre des filaos. Tout
au bout de la baie, Pointe aux Canonniers servit de camp militaire aux
colons français. Il reste encore quelques vestiges dans le jardin de l’hôtel
Les Canonniers, dont un phare qui resta en service jusqu’en 1932.
71
Ile Maurice
nLa baie du Tombeau
I
Prévoyez une journée
consacrée aux plaisirs
balnéaires sur l’île
des Deux-Cocos.
Nombre de bateaux
font la navette toute
la journée. Sur place,
la plage publique est
sublime et les fonds
marins, exceptionnels.
ls sont nombreux à parsemer les 200 km2
du lagon rodriguais. Certains, telle l’île
au Sable, sont des réserves naturelles interdites au public à moins de
démarches administratives compliquées. D’autres accueillent les émules
de Robinson Crusoé, comme l’île aux Crabes, l’île Paille-en-Queue ou,
surtout, l’île Hermitage, d’une beauté naturelle préservée à 25 min de
traversée de Port Sud-Est et à 90 min de Petite Butte. L’île aux Cocos,
avec son parfum de retour au paradis, est celle qu’il ne faut pas manquer.
nMahébourg
A 5 km de l’aéroport de Plaisance.
C’est à Mahé de La Bourdonnais que cette petite ville coloniale pleine de
charme, nichée au fond de la baie de Grand Port, doit son nom. Le lieu
est pétri d’histoire et résonne encore des canonnades napoléoniennes.
Cette bataille, la seule gagnée par les Français contre les Anglais, figure
au fronton de l’Arc de Triomphe, à Paris. Un immense pont enjambe la
rivière La Chaux qui sépare la ville en deux. De l’autre côté, c’est la Ville
Noire, qui était autrefois un repère de sorciers. Les hôtels se sont installés
du côté de la Pointe d’Esny et Blue Bay, deux des plus belles plages de
Maurice. La couleur de l’eau va du turquoise au bleu marine et les fonds
marins sont parmi les plus préservés de l’île.
Depuis la tour crénelée de la cathédrale, on peut admirer le panorama
alentour, avec les hameaux de pêcheurs qui ponctuent la côte et le lagon
d’une pureté incomparable.
Le Musée national d’histoire mauricien
Royal Road. Ouvert tlj sauf le mardi de 9 h à 17 h. Entrée libre.
Installé dans une vieille demeure coloniale,
l’ancien Musée naval vient d’être totalement
rénové et a été rebaptisé. Il raconte les événements des siècles passés et notamment les
Si vous êtes à
Mahébourg un lundi, batailles navales qui opposèrent les Français et les Anglais à l’île de la Passe. Avec
ne ratez sous aucun
quelques témoignages, comme les cloches de
prétexte l’ambiance
joyeuse et bon enfant
bord des voiliers naufragés, les documents
de la foire aux Tissus, à
racontant le naufrage du Saint-Géran sur l’île
la Pointe Canon, en
d’Ambre et le pistolet de Surcouf. Il aborde
dehors de la ville. aussi des pans de l’histoire de l’île, dont l’es-
Suivez
le guide !
72
Maurice s’est fait
une spécialité
de la fabrication
de maquettes
de bateaux.
clavage ou l’occupation hollandaise. Les documents sont présentés en
créole, français et anglais. Le musée est également accessible aux aveugles
par une présentation en braille, à chaque point de lecture.
nVieux Grand Port
A 7 km environ au nord de Mahébourg.
Une vieille tour de guet hollandaise et une colonne commémorative rappellent l’arrivée des Hollandais en 1598. C’est ici qu’ils débarquèrent pour
la première fois et qu’ils s’établirent 40 ans plus tard. C’est également à cet
endroit que choisirent de s’installer les premiers colons français, en 1722.
nDomaine de Ylang-Ylang
Anse Jonchée, à 3 km au nord de Vieux Grand Port. Ouvert tlj de 9 h à 17 h.
Entrée payante.
Outre un très beau point de vue sur la baie de Grand Port, le circuit qui
parcourt le domaine permet de découvrir les plantations d’ylang-ylang.
On peut également visiter la distillerie où la fleur est ensuite transformée
en huile essentielle (visite payante). Le domaine de l’Ylang-Ylang cultive et
distille aussi la citronnelle, le vétiver et la baie rose (pink pepper). Très
symbolique de l’île Maurice, cette entreprise très artisanale est actuellement fermée au public, mais tout porte à
croire que les visiteurs pourront à nouveau
suivre ses sentiers qui serpentent parmi de
nombreuses essences locales : l’arbre du
Visitez la biscuiterie
voyageur, le goyavier, l’ébénier ou le bois
Raut à Ville Noire
macaque, par exemple. Ce lieu paradisiaque
pour connaître les
offre aussi une vue panoramique sur la baie
secrets de la fabrication
de Vieux Grand Port et ses îlots, comme sur
artisanale des fameux
les collines verdoyantes et les pics arides qui
gâteaux au manioc
l’entourent. C’est dans l’anse qu’il domine
préparés selon les
recettes d’autrefois.
qu’en 1810, les Français remportèrent la plus
Vous pourrez les
grande victoire navale de l’épopée napodéguster à la fin de la
léonienne ; un seul bateau anglais en sortit
visite.
indemne.
le guide !
73
Ile Maurice
Ilots
le guide !
Suivez
A 4 km de Trou-aux-Biches, à l’entrée du village
de Triolet. Se visite à condition de ne porter ni
chaussures, ni cuir.
Ce temple hindou, à l’architecture colorée
typique, est très vénéré à Maurice. Les autels
débordent des offrandes déposées par les
pèlerins.
Suivez
nLe temple de Triolet
Bons mots
de la cuisine
mauricienne
Entre poésie et bizarrerie,
les noms des ustensiles de
cuisine propres à Maurice
mettent en appétit. Si les
jeunes les délaissent, leurs
parents, eux, y restent
souvent fidèles, à la campagne
comme à la ville. C’est sur
la roche à cari, pierre de
forme plate et carrée, que
sont écrasés les épices et les
condiments. Riz et lentilles
sont triés dans le van, un
vaste panier en fibre d’aloès
tressé. Plat en aluminium
léger, le dekti sert à la cuisson
du riz familial. Et c’est dans le
wok, récipient creux en fonte,
et dans la caraille, poêle au
fond bombé, fabriquée elle
aussi en fonte, que sont
réalisées toutes les fritures,
surtout par la population
d’origine chinoise.
74
Vieux Grand Port, à 15 km au nord de Mahébourg, tél. : 230 634 50 97.
Entre deux murs de canne à sucre, une vallée oubliée au milieu d’une épaisse forêt. Un
particulier y a installé un domaine privé, qui
a des airs de lodge kenyan, où vivent des
cerfs et des sangliers. De nombreuses activités y sont organisées, dont des sorties en mer
et des randonnées.
nL’usine de thé de Bois Chéri
A 3 km de Grand’Bassin. Ouvert du lundi au
vendredi de 8 h 30 à 16 h 30, samedi jusqu’à
14 h 30. Entrée payante.
Une visite instructive pour tout savoir sur la
culture, la récolte et la production du thé.
nTrou-d’Eau-Douce
A 30 km au nord de Mahébourg.
Ce petit village de pêcheurs est le point de
départ pour des excursions en bateau vers
l’île aux Cerfs (5 min de la côte), un petit paradis sans voitures, mais malheureusement
très fréquenté. Les plages y sont magnifiques
et on peut y pratiquer des tas d’activités.
La côte ouest
L
a canne à perte de vue, s’ouvrant sur de profonds lagons tranquilles.
Le plateau central est à la fois la région la plus arrosée et la plus peuplée de l’île. De petits villages s’étaient installés le long de la voie Royale
qui reliait Port-Louis à Grand Port. Au fur et à mesure de l’expansion des
usines sucrières, ils ont grandi et ont fini par se rejoindre jusqu’à former
une vaste agglomération qui regorge d’endroits pour faire des emplettes,
des magasins d’usines aux boutiques hors taxes.
nFlic-en-Flac
A 25 km au sud de Port-Louis.
Un petit village de pêcheurs, au milieu des plantations de canne à sucre,
qui s’organise en station balnéaire, avec des activités diverses à pratiquer
au bord de la plage, évidemment superbe ! Le week-end est moins paisible
L’intérieur des terres
A
u centre de l’île alternent les francs
reliefs et les plaines résidentielles, dans
l’enveloppe verte des champs de canne à
sucre et à l’ombre des sommets aiguisés. Les
hauts plateaux (de 500 à 700 m d’altitude
Le flamboyant
porte bien
son nom…
75
Ile Maurice
nLe domaine du Chasseur
le guide !
en moyenne) se peuplèrent au xix e siècle,
avec une migration liée au climat insalubre
du littoral, et notamment de la capitale, Port
Faites, comme les
Louis. Des dizaines de milliers de MauMauriciens, vos courses
riciens changèrent alors et d’habitats, et
au grand marché du
quartier d’Arab Town
d’habitudes. L’histoire ne se répétant pas,
à Rose Hill : l’ambiance
c’est aujourd’hui le littoral qui se construit
vaut largement
et se peuple. Les terres colorées du cœur du
le détour.
pays ne sont guère évoquées dans les brochures touristiques officielles. La force de
frappe économique est en bas, sur ces rivages sablonneux et immaculés
que baigne un océan translucide aux ondulations d’émeraude. Il serait
pourtant dommage de négliger ces plateaux volcaniques, fidèles reflets
de la vie quotidienne des authentiques Mauriciens. Ici ingrate, la nature
resplendit ailleurs, comme autour de Moka ou de la mare aux Vacoas.
Les commerces offrent beaucoup plus de bonnes opportunités que ceux
des secteurs touristiques. Soudain, on oublie les multiples attraits de la
côte, et Maurice devient, aussi, une terre de découverte, bruissante et
surprenante.
Suivez
Beaucoup
de Mauriciens
restent fidèles
aux recettes
et ustensiles
de cuisine
traditionnels.
le guide !
Suivez
Si vous êtes très
vigilant en empruntant
l’avenue George V, qui
fait le tour du Trou-auxCerfs, vous pourrez
apercevoir dans le
jardin d’une villa une
tour Eiffel miniature
construite il y a plus
de cent ans.
76
nCasela Bird Park
Sur la route de Tamarin (à 5 km de Flic-enFlac). Ouvert tlj de 9 h à 17 h, 18 h d’octobre à
avril. Entrée payante.
Plus de 2 000 oiseaux ont été rassemblés
dans un très joli cadre fleuri où vivent également des tortues et des singes. Des flamants
roses et des canards ont annexé les vastes
plans d’eau qui s’étalent sous les banians
géants.
nBeau-Bassin et Rose Hill
A 10 km au sud de Port-Louis.
Les deux villes, très résidentielles, ont été
unifiées et ne forment plus qu’une seule
agglomération. Rose Hill, qui doit son nom
aux couleurs que prend la montagne au lever
et au coucher du soleil, est devenu un centre
de shopping très couru avec ses centres commerciaux. C’est aussi une ville étudiante très
animée et un centre culturel apprécié pour
ses galeries d’art et son théâtre.
Le jardin de Balfour
Ouvert de 10 h à 18 h sauf le mercredi.
Il surplombe des chutes verdoyantes et
abrite le manoir de la Tour-Blanche, rebaptisé Maison Tha-bor, la maison de retraite
de l’archevêché.
nCurepipe
A 10 km au sud de Rose Hill.
On dit qu’il y a à Curepipe deux saisons :
la saison des pluies et la saison pluvieuse.
Plus froide et humide que le reste de l’île,
Curepipe est une ville importante. De nombreuses administrations s’y sont installées
et on vient y faire du shopping dans des
centres commerciaux particulièrement bien
achalandés.
On ne sait pas précisément d’où vient son
nom, mais la ville a pris son extension au
xixe siècle lorsque les habitants de Port-Louis
s’y sont réfugiés pour fuir une épidémie de
malaria. De cette époque, elle a conservé de
belles maisons coloniales en bois, aux toits
ornés de lambrequins, plantées au milieu
de pelouses verdoyantes, comme l’hôtel de
ville. La bibliothèque Carnegie (Royal Road)
recèle des tas d’ouvrages sur l’histoire des
Mascareignes.
Le Jardin botanique sir Seewoosagur
Ramgoolam
le guide !
Faites-vous conduire
par un pêcheur jusqu’à
l’île aux Bénitiers L’eau
y est transparente,
les coraux et les
coquillages abondants.
Ouvert tlj de 9 h à 17 h 30. Entrée libre (on peut
y circuler en voiture).
Il est plus petit que celui de Pamplemousses mais très agréable.
nLe Trou-aux-Cerfs
A 3 km sur les hauteurs de Curepipe.
Ancien volcan dont le cratère est maintenant envahi par une végétation
dense. Le point de vue est intéressant car on domine une partie de l’île.
nTamarin
A 15 km au sud de Flic-en-Flac.
A l’embouchure de la rivière des Remparts et de la rivière Tamarin, c’est
une des stations balnéaires préférées des Mauriciens, qui viennent y faire
du surf et de la planche à voile. Attention, cependant, car le ressac est
parfois violent et rend la mer dangereuse.
A la sortie du village, on peut apercevoir les salines.
A Grande Case Royale, au débouché de la route de Chamarel, on aura
l’occasion unique d’observer les petits crabes qui grouillent sur la plage de
la Rivière des Remparts.
Le Sud-Ouest
L
a houle de l’océan gifle les
falaises et la terre déploie
un kaléidoscope de couleurs.
nRivière-Noire
A 10 km au sud de Tamarin.
Surmontée par le piton de la
Petite-Rivière-Noire, le sommet le plus élevé de Maurice,
la région comprise entre Petite
La forêt de Macchabée
accueille des oiseaux par milliers.
77
Ile Maurice
Les artisans de Curepipe
se sont spécialisés dans la
construction de maquettes
de bateaux de pêche et de
voiliers. Il y en a pour tous
les goûts, de toutes tailles, de
tous styles et à tous les prix !
Elles sont extraordinaires et
assez onéreuses. On trouve
également ces maquettes
dans les boutiques artisanales
de la rue du Camizard, à
Mahébourg, et dans celles,
plus chic mais pas forcément
plus chères, du Caudan
Waterfront à Port-Louis.
Pour éviter les (mauvaises)
surprises, mieux vaut visiter
plusieurs boutiques avant de
se décider et se renseigner
très précisément sur le prix
des taxes à payer ainsi que
sur le montant des frais
d’expédition. Si l’on souhaite
rapporter une maquette, il
faut savoir que les compagnies
aériennes ne les acceptent
pas en bagages accompagnés,
et que la maquette sera
livrée à l’aéroport dans un
emballage approprié à un
séjour dans la soute.
lorsque les Mauriciens s’y installent avec
tente et barbecues, en musique !
Suivez
Les maquettes
de bateaux
nDans les environs
La route rejoint, sur le littoral, le village de
Baie du Cap puis celui de Bel Ombre, où la
côte est protégée par la barrière de corail. Les
plages de Riambel et de Pomponnette sont
plutôt désertes et tranquilles en semaine.
nPlaine de Champagne
et Grande-Rivière-Noire est
très belle mais marécageuse.
Cerfs, singes et cochons y
vivent en liberté. De GrandeR iv ière-Noire par tent les
bateaux pour pêcher au gros
en haute mer.
nLa tour Martello
Cette tour militaire, construite en 1840 pour protéger l’île contre d’éventuels débarquements, comme en témoigne son canon toujours pointé vers
la mer, vient d’être rouverte après neuf ans de travaux de rénovation.
Son architecture s’inspire des tours que les Génois avaient implantées
sur les côtes corses. L’intérieur n’a pas encore été réaménagé mais on
peut grimper jusqu’au sommet pour admirer la côte (belle vue sur le
Morne-Brabant).
nChamarel
A 8 km de Rivière-Noire.
Du village de Case Noyale, une route en lacets conduit à ce village à
travers les champs de canne à sucre. Un musée à la gloire de Paul et Virginie, les deux héros malheureux du roman
de Bernardin de Saint-Pierre, doit s’installer
bientôt près de Terres de Couleurs.
le guide !
Suivez
« Le Pétrin » (à 5 km
de Plaine Champagne)
est le point de départ
de six sentiers de
randonnées, plus ou
moins faciles, à travers
le parc de la RivièreNoire (1 à 5 h de
marche).Vous pourrez
laisser votre voiture
au parking.
78
nTerres de Couleurs
A 4 km de Chamarel (départ de l’église SainteAnne). Ouvert tlj de 7 h 30 à 17 h. Entrée
payante.
Lorsque la forêt a disparu, l’érosion a mis à
nu les cendres volcaniques dans cette grande
clairière. La terre change de couleur, passant
de l’ocre au rouge ou au violet, composant
une gamme différente en fonction des heures
A 15 km au sud de Chamarel.
La traversée de la forêt de Macchabée permet de voir de très vieux arbres précieux. La
forêt accueille des espèces rares d’oiseaux.
On y rencontre également des ribambelles
de macaques gourmands, qui guettent les
promeneurs pour obtenir un fruit ou un
biscuit.
A Black River, un belvédère permet d’admirer la vue sur les gorges de Rivière-Noire.
Trois kilomètres plus loin, un autre point de
vue donne sur les chutes Alexandra.
nGrand-Bassin
A 2,5 km à l’ouest du Pétrin.
Après le grand réservoir d’eau de la Mare-auxVacoas, on arrive au petit lac de Grand-Bassin, dont les eaux sont, pour les Indiens, aussi
sacrées que celles du Gange. C’est un lieu de
pèlerinage où ont lieu toute l’année de nombreuses cérémonies. En février, s’y déroule le
très impressionnant pèlerinage de Maha Shivaratree, qui signifie Grande Nuit de Shiva. Au
sommet du piton Grand-Bassin, un temple
blanc est dédié à Hanuman, un dieu possédant une tête de singe sur un corps humain.
nSouillac
A 25 km au sud de Plaine Magnien.
La côte est sauvage. Les badamiers et les
banians géants du jardin municipal de
Telfair surplombent la mer. Le village de
pêcheurs campe sur les hautes falaises du
Gri-Gri où les vagues viennent se jeter avec
violence. La Roche qui Pleure doit d’ailleurs
son nom au ruissellement continu de l’eau
qui s’engouffre avec furie dans les interstices
des rochers.
La pêche
au gros
Les eaux sont poissonneuses
toute l’année. De nombreux
clubs proposent des sorties
en haute mer où l’on pêche
le marlin bleu, mais aussi
l’espadon rayé, le requin,
l’espadon noir, l’empereur,
le thon, la bonite et le
barracuda. L’excursion est
assez chère (500 Rm environ),
mais en vaut la peine. On
pêche à la traîne rapide et
avec des appâts naturels. Dès
que le poisson a mordu à
l’hameçon, la lutte s’engage
pour le ramener à bord ! Elle
peut durer plusieurs heures
lorsque la prise est de taille
et résiste. Accroché à son
siège, le pêcheur doit laisser
filer sa ligne puis la ramener
doucement, en rusant
pour fatiguer sa proie. Les
champions du monde entier
apprécient particulièrement
les eaux poissonneuses qui
entourent Maurice et se
donnent rendez-vous chaque
année au mois de décembre,
pour y disputer la 555 Marlin
International World Cup.
le guide !
Connaissez-vous
les « cacapigeon » ?
Ce sont de petits
morceaux de vermicelle
à base de farine, que
l’on sert en amusegueule à l’apéritif. C’est
délicieux.Tous les
marchands de gâteaux
mauriciens en vendent.
79
Ile Maurice
de la journée. Le site est assez éloigné de
l’entrée.
Suivez
Les nuances des cendres volvaniques
à Terres de Couleurs.
de la montagne. A ses pieds, des eaux turquoises ourlées de plages où se sont installés
des hôtels très chics. Symbole fort de l’île,
elle est classée au Patrimoine mondial de
l’Humanité de l’Unesco.
L’île Rodrigues
10 km
5 min
100 à 300 Rs
le guide !
Suivez
Une barque,
une ou deux
lignes… un attirail
simple pour une
pêche toujours
fructueuse.
Pour côtoyer
le peuple rodriguais,
le comprendre
aussi, il faut prendre
l’autobus, aux arrêts
interminables, aux
horaires fantaisistes
et aux amortisseurs
fatigués.
nLe musée Robert-Edward-Hart
Ouvert du lundi au mercredi de 9 h à 14 h, vendredi de 9 h à 16 h, samedi et
dimanche de 9 h à 12 h. Entrée libre.
Le poète mauricien Robert Edward Hart habita cette maison qui contient
son mobilier et ses œuvres.
nLa Vanille, réserve des Mascareignes
A 7 km au nord-est de Souillac, tél. : 230 626 25 03. Ouvert tlj de 9 h 30 à 17 h.
Entrée payante.
Une ferme aux crocodiles a été aménagée dans un parc où coulent des
cascades : pas moins d’un millier de sauriens, importés de Madagascar,
des sangliers, et des tortues géantes.
nRochester Falls
A 5 km au nord-ouest de Souillac.
En amont de la rivière Savanne, les chutes tombent dans une vasque
depuis une hauteur d’une dizaine de mètres. Le lieu est idéal pour une
baignade. On se croirait à la Réunion !
nLe Souffleur
nMorne-Brabant
A 10 km au sud-ouest de Rivière-Noire.
C’est une montagne en forme de pain de
sucre, qui surveille, du haut de ses 245 m,
tout le sud-ouest de l’île. Les esclaves marrons en fuite venaient s’y réfugier et étaient
relativement protégés par les flancs abrupts
80
A 650 km au nord-est de Maurice et à 900 km à l’est de la Réunion,
Rodrigues est une île de poche, la plus petite des Mascareignes : 18 km
de longueur de Pointe Coton à Pointe Mapou, 8 km de largeur de
Pointe Jantac à Pointe Poursuite. 18 petits îlots l’entourent. La splendeur de son lagon, deux fois plus grand qu’elle, compense sans mal la
modestie de sa surface. Tout le monde s’y déplace à pied, souvent avec
une lourde charge sur la tête, dans la grande tradition africaine. C’est
qu’à Rodrigues les Noirs, descendants d’esclaves, constituent plus de
85 % de la population (40 000 personnes), essentiellement catholique.
le guide !
L’arrivée du
Mauritius Pride, deux
fois par mois, est
« l’événement » à
ne pas rater : les
Rodriguais traversent
toute l’île à pied,
dans leurs habits
du dimanche pour
récupérer leur courrier
ou de la marchandise.
Suivez
Après Savannah (à 12 km à l’est de Souillac),
rejoindre le petit village de l’Escalier puis
emprunter, sur près de 5 km, le chemin de
terre qui conduit à la côte. A marée haute,
les vagues s’engouffrent dans les rochers et
rejaillissent comme un geyser.
nUne île lilliputienne
A Rodrigues,
les maisons créoles
sont enfouies
dans la verdure.
81
Ile Maurice
L
a « Cendrillon » des Mascareignes est
plus campagnarde que sa grande sœur. Sa population vit toujours au
rythme de l’Afrique, d’où elle est venue, il y a trois siècles.
La population, presque entièrement créole et très catholique, vit très simplement de la pêche, de l’agriculture et de l’élevage de porcs et de chèvres.
Tout le monde se déplace à pied, souvent avec un lourd paquet sur la tête.
La terre est pauvre, l’eau manque et la vie est rude. Mais on chante beaucoup, à pleine voix. Les Noirs, plus de 85 % de la population, descendent
d’esclaves africains et malgaches. Ils vivent dans la montagne et cultivent
leurs jardins. Les Rouges, descendants des premières familles de colons
français métissés, vivent de la pêche sur la côte. Les Chinois et les Indiens,
eux, sont plutôt commerçants.
Le village de Saint Gabriel
abrite la bibliothèque
François-Thévaux, don de
la France à Rodrigues. Une
preuve parmi tant d’autres
des liens privilégiés qui
unissent les deux pays. La
présence anglaise ne les a
pas amoindris. De nombreux
clubs de football locaux
portent des noms français.
Et le bicentenaire de la
Révolution a été célébré
sur l’île avec un faste tout
particulier. Aujourd’hui,
l’ambassade de France à
Maurice s’emploie à renforcer
cette entente par des
manifestations culturelles
régulières. Dans bien des
cases, le drapeau français fait
partie du décor : c’est, de
leurs propres dires, le plus
beau cadeau qu’on puisse faire
aux Rodriguais.
82
« Il y a ici, écrit Jean-Marie Le Clézio, une
impression de lenteur, d’éloignement qui
fait penser à l’éternité. » Sa modeste économie se fonde sur l’agriculture, l’élevage
et la pêche, dont les productions sont destinées au marché mauricien. Depuis quelques
années, l’apiculture a fait sa réapparition
avec succès. Elle emploie 150 personnes, et
le miel rodriguais rafle les médailles dans
les concours internationaux. Sur le plan touristique, la parente pauvre de Maurice, dont
les instances dirigeantes semblent peu soucieuses de favoriser le développement, tire
sa force de son isolement même. Il pourrait
encore s’accentuer avec les projets d’autonomie que caresse l’île. Apre, sauvage, elle
offre à ses visiteurs des horizons montagneux intacts, des plages aussi dorées
que désertes, des coutumes préservées.
Constamment ventée, elle jouit d’un ciel
limpide et d’un climat sec. La sécheresse
et les cyclones (en 1968 furent enregistrés
des vents de 276 km/h) menacent sans
cesse cette terre aux tons fauves et aux eaux
d’émeraude, qui reste à découvrir.
nUn peu d’histoire
En 1528, c’est le Portugais Diego Rodrigues qui donne son nom actuel à l’île,
d’abord peuplée par une poignée de huguenots chassés de France par la révocation
de l’édit de Nantes (1598). Elle se place
d’entrée dans l’orbite mauricienne. Rodrigues est longtemps utilisée comme escale
de ravitaillement pour les navires cinglant
vers Maurice. Les équipages s’y approvisionnent en eau douce et en chair de tortues ; les
malheureuses bêtes ne survivront pas au
massacre.
En 1725, les Français fondent la colonie de
Port Mathurin. En 1807, passée aux mains
des Britanniques, elle devient la base de
l’équipée navale qui, en 1810, les conduit
à la conquête de l’Isle de France. A proximité de ses côtes, les nombreuses épaves qui
stagnent encore sur le fond témoignent de
l’intense activité maritime d’alors. Au cours
du xixe siècle croît la population de l’île. La
première route n’est tracée qu’en 1930, entre
Port-Mathurin et Saint-Gabriel. Et il faut
attendre 1955 pour que Rodrigues se dote
d’un hôpital.
nPort-Mathurin
Bordées de jardins discrets, les ruelles de la
capitale sont tracées au cordeau à partir du
port. Toutes les boutiques de la ville sont rassemblées rue Jenner, mais le marché multicolore du samedi matin est un événement.
On y vend, placidement, les productions
locales : des légumes, des fruits et un peu
d’artisanat, essentiellement de la vannerie,
des grands chapeaux de paille ; et les « z’ourites » (les pieuvres) que l’on fait sécher au
soleil, ainsi que le poisson. Le dimanche
matin, les dames créoles se coiffent de leurs
plus beaux chapeaux pour assister à l’office
dans l’église Saint-Gabriel, construite en
pierre de corail blanc.
nL’Anse-aux-Anglais
A 2 km de Port-Mathurin.
C’est le coin le plus chic de l’île, où les hauts
fonctionnaires en poste sur l’île ont leur
maison. Rodrigues entretient la légende des
trésors cachés. C’est ici que le grand-père de
l’écrivain Jean-Marie G. Le Clézio chercha
pendant vingt-cinq ans, sans succès, celui du
pirate La Buse.
Les maisons
créoles
A l’époque de Mahé de La
Bourdonnais, les architectes
étaient plutôt rares dans
les îles. Aussi, ce sont les
charpentiers de marine qui
ont été chargés de construire
les maisons. Ils ont utilisé les
bois de l’île, jouant avec les
plus précieux pour composer
de très beaux planchers. Les
plans étaient assez simples,
avec un rez-de-chaussée et
un étage dont la ventilation
était assurée par des chiensassis. Une porte sur chacune
des façades et une batterie
de fenêtres ouvraient en rezde-chaussée sur une terrasse
couverte tournant autour de
la maison, la varangue. Des
lattes de bois couvraient le
toit, qu’on bordait d’une frise
de bois.
nPetit tour des villages
A Citronelle (à 2 km de Port-Mathurin), on
verra la Maison des éleveurs et la Maison du
miel, deux coopératives.
Au-dessus de Mont-Lubin (à 3 km de PortMathurin, au centre de l’île, direction Pointe
Coton), on a un beau point de vue sur l’île
depuis le mont Limon, le plus haut sommet
de Rodrigues (398 mètres).
A Saint-Gabriel (à 5 km de Port-Mathurin), l’imposante église du Sacré-Cœur se
remarque, avec sa façade de corail.
A Port Sud-Est (à 6 km de Port-Mathurin), on
suivra le spectacle des piqueuses d’ourites :
coiffées de superbes chapeaux, elles pêchent
les poulpes avec de longs harpons.
83
Ile Maurice
France et
Rodrigues,
même combat
Plage du Trou
d’Argent :
la nature dans
toute sa virginité…
nRandonnées
Pointe d’Argent
A une quinzaine de kilomètres de Port-Mathurin, sur la côte est de l’île.
Prendre le bus jusqu’à Pointe Coton (10 km environ de Port-Mathurin au
nord de l’île) et suivre ensuite la côte vers le sud. La promenade est jolie
et conduit à d’agréables criques de sable bordées de falaises, de corail
blanc : Anse Fumier, Anse Ali, baie de l’Est, jusqu’à Trou d’Argent (1 h
de marche), où nagent des poissons-perroquets.
La Caverne Patate
Vers Pointe Caverne, près du lieu-dit Butte l’Herbe. A 10 km environ de PortMathurin, par la route des Crêtes, Quatre Vents et La Fourche Corail. Visites à
9 h, 11 h, 13 h et 14 h. Entrée payante (billet à prendre au Bureau de l’administration à Port-Mathurin).
Une grotte ornée d’étranges sécrétions en forme de lion et de dragon.
nL’île des deux-Cocos
Au sud-ouest de Rodrigues, à une demi-heure de bateau depuis Pointe Lascars.
Une petite île couramment proposée en excursion à la journée dans les
hôtels. Idéale pour observer les oiseaux (la mouette blanche, la frégate, le
fou et bien d’autres), pêcher les z’ourites (poulpes) et se baigner dans des
eaux peu profondes.
nL’île aux Crabes
30 min de bateau depuis Pointe Corail.
Un minuscule îlot, idéal pour la pêche et la baignade en toute quiétude.
84
Carnet
d’adresses
La Réunion 86 ■ Ile Maurice 89
Saint-Denis
n Restaurants
Le Labourdonnais, LK LK LK LK
Le First
8, av. de la Victoire,
tél. : 02 62 41 68 25.
L’un des night-clubs les plus courus
de Saint-Denis.
14, rue Amiral-Lacaze,
tél. : 02 62 21 44 26.
Cuisine gastronomique métropolitaine. Membre de l’association
« Saveurs et Senteurs de la Réunion »
regroupant des cuisiniers de métier.
Le Loft
20, rue Labourdonnais,
tél. : 02 62 51 55 48.
Une boîte sympa et très animée
où l’on fait la fête jusque « grand
matin » comme on dit en Créole.
Le Reflet des Iles, LK LK LK
27, rue de l’Est, tél. : 02 62 21 73 82.
L’une des meilleures adresses de
Saint-Denis pour la cuisine créole. De
nombreuses spécialités de caris sont
à la carte. Il est prudent de réserver.
n Shopping
n Restaurant
dans les Hauts
de Saint-Denis
Grand Marché
2, rue du Maréchal-Leclerc,
tél. : 02 62 21 09 02.
Le plus grand choix d’artisanat de
l’océan Indien, principalement réunionnais et malgache.
Boutique artisanale
de l’association Lacaze, Place SardaGarrigua, tél. : 02 62 21 55 47.
Le Saint-Bernard, LK LK
Ancienne Léproserie de Saint-Bernard, Artisanat réunionnais traditionnel.
15e km, route de la Montagne,
Galerie artisanale
tél. : 02 62 23 62 90.
Un peu loin du centre-ville, ce res- Centre commercial Carrefour, Saintetaurant propose des plats créoles Clotilde, tél. : 02 62 29 56 66.
traditionnels savoureux. Incontour- Splendide boutique présentant une
nable pour ses punchs maison, la sélection d’artisanat de qualité et
des objets d’art réunionnais. La
plus grande variété de l’île.
meilleure adresse pour trouver le
bon souvenir.
n Sortir
Consulter les pages agenda du Quotidien et du Journal de l’île, ou pro- Saint-Paul
curez-vous l’excellent Kwélafé, un n Restaurant
fanzine distribué gratuitement dans L’Auberge Gourmande, LK LK
les bars et hôtels de toute l’île. Elles 120, chemin Crescence,
annoncent les kabar, les fêtes tra- tél. : 02 62 32 78 20.
ditionnelles, les concerts et autres Une ferme-auberge créole offrant
spectacles.
une cuisine savoureuse dans un
cadre convivial.
Palaxa
Espace Jeumon, 23, rue Léopold-Ramn Shopping
baud, tél. : 02 62 20 41 10.
Cette ancienne fabrique transfor- Boutique Couleur café,
mée en salle de concert offre le plus Marché couvert, tél. : 02 62 22 68 30.
souvent des spectacles de musique Grand choix d’artisanat local :
paniers, chapeaux, nattes…
traditionnelle.
86
Saint-Gilles-les-Bains
n Restaurants
L’Orangine, LK LK LK LK
Discothèque des Roches Noires
151, rue du Général-de-Gaulle,
tél. : 02 62 24 53 85.
100 % musique créole et ambiance
Restaurant à la carte de l’hôtel Les garantie.
Villas du Lagon, 28 rue du Lagon,
Le Coco Beach
l’Hermitage, tél. : 02 62 70 00 00.
Une table de qualité qui mêle les Bd Leconte de Lisle, L’Hermitage,
saveurs créoles et la gastronomie tél. : 02 62 33 81 43.
française, accompagnées d’une cave Fameux bar branché situé dans un
jardin tropical en bordure de lagon,
des plus recherchées. Sans parler
célèbre pour ses soirées salsa.
du cadre idyllique d’une magnifique varangue créole bordée d’une Le Jungle Village
somptueuse piscine.
131, avenue du Général-de-Gaulle,
tél. : 02 62 33 21 93.
La Marmite, LK LK LK
Immanquable avec sa décoration
34, bd Leconte-de-Lisle, l’Hermitage, kitch et tape-à-l’oeil, son bar-aquatél. : 02 62 33 31 37.
rium et sa musique, assourdissante
L’adresse incontournable de Saint- certains soirs.
Gilles-les-Bains pour une cuisine
créole à la fois traditionnelle et Théâtre de plein air
savoureuse. Un conseil : il vaut Route du Théâtre, tél. : 02 62 24 47 71.
mieux jeûner le midi pour profi- Coup de cœur (surtout le petit
ter pleinement et à volonté de la théâtre) pour écouter des concerts de
quinzaine de caris et de rougails grande qualité. De la plage, levez les
qui mijotent dans des marmites en yeux vers la falaise et vous découvrirez le nom de l’artiste qui se produit
fonte posées sur des feux de bois.
dans la semaine, façon Hollywood !
Native, LK LK
Place du Marché, tél. : 02 62 33 19 34. Le Loft
1, rue Iles Eparses, tél. : 02 62 24 81 06.
Fermé le mardi.
Spécialités de poissons dans un La boîte zoreille, par excellence.
Musique branchée, déco soignée,
décor sympathique. Ambiance
« ze place to be » !
jeune.
Le P’Tit Zinc, LK LK
58, rue du Général-de-Gaulle, tél. : 02
62. 24 07 50.
Une bonne petite adresse pour
découvrir une cuisine créole traditionnelle, savoureuse et bon
marché.
n Sortir
Le César Palace
71, avenue de Bourbon, tél. : 02 62 33
00 11. Ouvert vendredi et samedi.
C’est LA grande discothèque branchée de Saint-Gilles.
n Shopping
Village artisanal de l’Eperon
Rue Leconte-de-Lisle, village de l’Eperon, tél. : 02 62 22 73 01. Fermé le
dimanche et le lundi.
Expositon-vente d’artisanat local :
poteries, céramiques, tissages en
fibres de coco, peintures…
Les Ateliers Réunis
Boutique de l’hôtel Les Villas du
Lagon, 28 rue du Lagon, l’Hermitage,
tél. : 02 62 33 97 34.
Un bon choix d’artisanat de qualité
et de paréos.
87
Carnet d’adresses
La Réunion
n Sortir
L’Appolo Night
15, route du Père-Maître,
tél. : 02 62 49 55 01.
Tout simplement la plus grande discothèque de l’île.
1, ruelle de la Rivière,
tél. : 02 62 34 88 75.
Une cuisine créole exceptionnelle
dans un cadre agréable et raffiné… Le Chapiteau
mais service un peu long.
Ravine des Caffres, Montvert-les-Bas,
tél. : 02 62 31 00 81.
La Rondavelle, LK LK
Une discothèque qui fait les belles
Front de mer de Saint-Leu.
nuits de Saint-Pierre.
C’est le rendez-vous incontournable
du dimanche soir. Sous ce kiosque, Saint-Joseph
sur le front de mer, les places sont
prises d’assaut pour siroter une Dodo n Restaurants
glacée en écoutant un concert sympa. La Case, LK LK LK
31, rue Leconte-de-Lisle,
L’Etang-Salé
tél. : 02 62 56 41 66.
Fermé le dimanche et le lundi soir.
n Restaurant
Une des meilleures tables de l’île
Chez madame
dans le cadre d’une belle maison
Sergine Hoareau, LK LK
créole. Cuisine recherchée.
231, route du Maniron, l’Etang-Saléles-Hauts, tél. : 02 62 26 41 07.
La Castelière, LK LK LK
Une table d’hôte dont la réputation 130, chemin Passerelle Langevin,
n’est plus à faire, et notamment tél. : 02 62 56 02 94.
célèbre pour son cari de poulet aux Une adresse typique pour une cuibrèdes ou ses roulés de viande à la sine traditionnelle.
banane verte.
Saint-Pierre
n Restaurants
L’Alizé Plage, LK LK LK
Boulevard Hubert-de-Lisle,
tél. : 02 62 35 22 21.
Une cuisine métissée aux senteurs
et aux saveurs de la Réunion. La
meilleure adresse du centre-ville.
Saint-Philippe
n Restaurants
Le Cap Méchant, LK LK
RN 2, Basse-Vallée, tél. : 02 62 37 00 61.
Une bonne table créole dans un cadre
sauvage de falaises noires balayées
par les embruns des souffleurs.
La Marmite du Pêcheur, LK LK
RN 2, ravine Ango, tél. : 02 62 37 04 60.
Des saveurs créoles tout droit sorties de l’océan Indien.
Le Pétrel de Barau, LK LK LK
16, rue Archambaud,
tél. : 02 62 35 33 75.
Cuisine créole venue de l’océan et des Saint-André
Hauts. Une adresse bien sympathique.
Chez Gros Louis, LK LK
4, rue François-Isutier,
tél. : 02 62 25 66 77.
Si le décor est sans charme, la cuisine créole y est savoureuse.
88
n Restaurants
Le Beau Rivage, LK LK LK
Vieille Eglise, Champs-Borne,
tél. : 02 62 48 08 66.
Spécialité de cuisine au massalé,
notamment un fameux cabri massalé.
Plaine des Palmistes
n Restaurant
La Ferme du Pommeau, LK LK LK
Ile Maurice
Indicatif téléphonique 230
10, allée des Pois-de-Senteurs,
Port Louis
tél. : 02 62 51 40 70.
Un restaurateur de France au cœur des n Restaurants
La Bonne Marmite, LK LK LK
plaines servant une cuisine raffinée.
18 Sir William Newton Street,
Plaine des Cafres
tél. : 212 2403.
Son décor créole et ses saveurs exon Restaurants
tiques (Mascareignes, Inde, Chine)
Le Vieux Bardeau, LK LK LK
en font une valeur sûre de la gastroR. Père Favron, Le Tampon,
nomie port-louisienne.
tél. : 02 62 57 35 12.
Excellente table à la cuisine métissée. La Rose des Vents, LK LK LK
La Bourdonnais Waterfront Hotel,
La Ferme
tél. : 202 4000.
du Pêcher Gourmand, LK LK
Dans un cadre élégant, une cuie
25 km, RN 3, tél. : 02 62 59 29 79.
sine recherchée d’inspiration euroUne table savoureuse située dans péenne, que ponctuent quelques
une ferme-auberge typique de cette touches créoles.
région paysanne de la Réunion.
Carri Poulé, LK LK LK
Cilaos
Duke of Edinburgh Avenue,
place d’Armes, tél. : 212 4883.
n Restaurant
Parfumée de safran, de curcuma,
Le Vieux Cep, LK LK LK
de cardamome, de cumin, la cui2, rue des Trois-Mares,
sine indienne donne ici le meilleur
tél. : 02 62 31 84 03.
d’elle-même. Ne pas manquer le
Savoureuses recettes maison parmi
biryani, à base de riz sauté avec des
lesquelles le spetit-salé aux lentilles,
épices, de viande ou de poisson.
arrosé d’un bon cru de Cilaos.
Le Courtyard, LK LK
n Shopping
Coin de Chevreau Street et St-Louis
Artisanat Local
Street, tél. : 210 0810.
51, rue du Père-Boileau,
Une nouvelle adresse avec un décor
tél. : 02 62 31 72 68.
élégant et une jolie cour loin du
Une sélection d ’artisanat sans bruit. Sa cuisine raffinée remet au
oublier les célèbres broderies.
goût du jour les recettes locales.
Lai Min, LK LK
56-58 Royale Street, tél. : 242 0042.
Dépaysante, cette table surfe sur les
Le Relais des Cimes, LK LK LK
préparations à base de porc, de bœuf,
Restaurant de l’hôtel le Relais des de crevette et de poisson, qu’accomCimes, rue du Général-de-Gaulle, modent les sauces de soja, d’huître,
Hell-Bourg, tél. : 02 62 47 81 58.
de gingembre et de citronnelle.
Une grande table en plein cœur des
cirques qui permet de découvrir La Flore Mauricienne, LK LK
une cuisine créole ancestrale.
10, Intendance Street, tél. : 212 2200.
Salazie
n Restaurant
89
Carnet d’adresses
Saint-Leu
n Restaurants
Saveurs du Monde, LK LK LK
n Sortir
Latitude 20°
La Bourdonnais Waterfront Hotel,
tél. : 202 4000.
Discothèque dans un endroit élégant
et bien fréquenté qui domine le port.
Historic Marine
ZI Saint-Antoine, Goodlands,
tél. : 283 9304.
L’un des grands centres de fabrication de maquettes de bateaux.
Curepipe
n Restaurants
La Clé des Champs, LK LK LK LK
Floréal, tél. : 686 3458.
Dans un environnement frais et
Secrets Discothèque
cosy, la « nouvelle cuisine » mauriPort Louis Waterfront, tél. : 210 3833. cienne à son sommet.
Le rendez-vous préféré de la jeuLa Nouvelle Potinière, LK LK LK
nesse locale pour aller danser.
Hillcrest Building, Sir Winston ChurCaudan Waterfront
chill Street, tél. : 676 2648.
Port Louis Waterfront, tél. : 210 3053. A la rencontre des spécialités franCasino classique et élégant.
çaises et créoles, l’adresse ne déçoit
jamais.
L’Amicale
Quartier chinois, tél. : 242 3335.
LK LK
Cercle de jeux chinois très dépay- Le Gaulois,
Rue
du
Docteur
Ferrière,
sant, où cartes et dés tiennent le
tél. : 675 5674.
haut du tapis.
Simple et amical, ce restaurant offre
une bonne cuisine locale à des prix
n Shopping
Les principales boutiques sont ins- très raisonnables.
tallées dans les centres commerciaux Caudan Waterfront, Happy n Sortir
World Centre et Paille-en-Queue Casino de Maurice
Court : prêt-à-porter, maquettes Victoria Avenue, tél. : 675 5012.
de bateaux, librairies, cadeaux, Fréquenté par la clientèle locale.
etc. Quelques échoppes artisanales
au marché (place d’Armes) et Sir n Shopping
William Newton Street.
Deux centres commerciaux sont à
prospecter en priorité : Manhattan
Mizumoto
12 Belmont House, Intendance Street, Shopping Center et Floréal Square.
Au centre-ville, nombreuses boutél. : 212 8339.
Pour les amateurs de perles de culture. tiques sous les arcades.
Beauté de Chine
Arc-en-Ciel
Sir William Newton Street, tél. : 212 1573. Arcades Currimjee, tél. : 676 3270.
Artisanat et souvenirs.
Artisanat et souvenirs.
Caunhye Bijoux
61 Lord Kitchener Street,
tél. : 212 1891.
Une attrayante bijouterie hors taxes.
90
Adamas Diamond Boutique
Floréal, tél. : 686 5783.
Très intéressant pour ses pierres
précieuses hors taxes.
House of Caustat
Chasteauneuf Street, tél. : 676 11 95.
Plus célèbre parmi les touristes
que parmi les Mauriciens, c’est,
depuis longtemps, un des meilleurs
tailleurs pour hommes de toute l’île.
Trou aux Biches
n Restaurants
Le Pescatore, LK LK LK LK
pas manquer les spécialités de crustacés et de poissons à la vapeur.
Don Camillo, LK LK
Route côtière, tél. : 263 8540.
Du risotto à l’osso buco et au carpaccio,
son équipe a acquis une parfaite maîtrise de la cuisine populaire italienne.
Charette, LK LK
Royal Road, tél. : 263 8976.
Au centre de la station, son cœur
Royal Road, tél. : 265 6337.
En totale communion avec l’océan, balance entre spécialités indiennes
par sa situation comme par ses et mets européens. Le tout préparé
spécialités recherchées. Une des avec beaucoup de soins.
adresses de l’île Maurice qui méritent Aux Quatre Epices, LK LK
vraiment le qualificatif de « gastro- Route Royale, tél. : 263 8463.
nomiques ». Il bénéficie d’un cadre Ce restaurant séduit avec une cuiromantique néocolonial et d’une jolie sine mauricienne authentique.
véranda ouvrant sur l’océan.
Sunset Café, LK LK
Cocoteraie, LK LK
Sunset Boulevard, tél. : 263 9602.
Royal Road, tél. : 265 5694.
Face à la mer, une adresse déconC’est l’honnêteté même. Entre une tractée, avec des salades, des hot
cuisine mauricienne copieuse et dogs, des jus de fruits et de légumes.
une addition très raisonnable, ses Service continu toute la journée.
atouts sont incontestables.
n Sortir
Royal Road
Le casino de Trou aux Biches, situé
sur Royal Road et ouvert jusqu’à 4 h
du matin, est un des plus fréquentés de l’île.
Grand Baie
n Restaurants
Le Capitaine, LK LK LK
n Sortir
La vie nocturne se concentre dans
les nombreux hôtels et les trois discothèques du centre de la station :
Star Dance (tél. : 263 9188), Kapu
Kaï (tél. : 269 1400) et Alchemy
Discotheque (tél. : 425 6401).
Ouverts tard le soir, des bars
comme le Café de la Plage (tél. : 263
7041), le Zanzibar (tél. : 263 8540)
ou le Banana Café (tél. : 263 8768),
proches du bord de mer, accueillent
une clientèle jeune, mauricienne et
touristique.
Royal Road, tél. : 263 6867.
Cette séduisante adresse ne se
contente pas de toiser l’océan. Elle
en extrait les meilleurs produits,
n Shopping
poissons mais aussi langoustes.
A Grand Baie, surtout sur Royal
Palais de Chine, LK LK LK
Road, les boutiques de prêt-à-porter
Royal Road, tél. : 263 7120.
se livrent à une concurrence féroce.
Une des tables les plus séduisantes On y trouve des griffes célèbres,
de l’île, qui propose une cuisine comme Ralph Lauren, Hugo Boss
cantonaise et sichuanaise confec- ou Chipie, qui sortent des ateliers
tionnée dans les règles de l’art. Ne mauriciens et dont les prix sont très
91
Carnet d’adresses
Il compte parmi les plus anciens
restaurants de toute l’île. Fidèle aux
spécialités locales, il vaut d’abord
pour ses plats de poisson.
les senteurs des marmites d’autrefois. Le Panoramour, LK LK LK
Anse Jonchée, tél. : 634 5097.
Empereur, LK LK
A 250 m d’altitude, il vaut autant
Route côtière, tél. : 415 1254.
Toute simple, toute bonne, une pour sa vue sur l’océan que pour
halte avec terrasse où sont servis ses spécialités locales.
des plats asiatiques et créoles.
Dragon de Chine, LK LK
Le Café des Arts, LK LK
Trou d’Eau Douce, tél. : 480 0220.
Témoin de l’âge d’or du sucre, ce
bâtiment industriel a été transformé
en restaurant. Il sert une cuisine
raffinée et expose des peintures
contemporaines.
Rue Flamand, tél. : 631 0698.
Face au marché, le type même du
bistrot mauricien sans façon, qui
sert une cuisine familiale d’inspiration locale et européenne. Parfait
pour un repas rapide dans l’ambiance du pays.
Mahébourg
n Restaurants
Jardin créole, LK LK LK
n Sortir
Pointe d’Esny, Blue Bay,
tél. : 631 5801.
Pas du tout du genre folklorique,
cette maison élégante affectionne
les tons neutres et les meubles
sobres. Un bon goût qu’on retrouve
sur la table, avec des spécialités à la
fois créoles et françaises préparées
avec doigté. Un point de chute gastronomique à ne pas manquer.
Café créole
Pointe d’Esny, Blue Bay,
tél. : 631 5801.
C’est le bar du Jardin créole (voir
plus haut), lui aussi raffiné et feutré.
n Shopping
Les rues en damier de Mahébourg,
souvent très commerçantes, permettent des achats couleur locale,
des épices aux étoffes indiennes.
Chaque matin, le marché de la
rue Flamand vaut surtout pour ses
articles de vannerie. Le lundi, au
Domaine du Chasseur, LK LK LK
nord de la ville, un autre marché
Anse Jonchée, tél. : 634 5097.
En pleine forêt, loin de tout, il propose des kilomètres de tissus
domine terre et mer, offrant une vue (marchandage de rigueur). Il faut
92
également flâner au National Handicraft Promotion Agency Craft
Shop, qui expose de nombreux
objets artisanaux.
Morne Brabant
n Restaurants
Encore une bonne petite adresse
mauricienne, très fréquentée par
les autochtones et qui mêle habilement toutes les cuisines présentes
sur l’île.
n Shopping
Domino Seafood Restaurant, LK LK LK
Morne Brabant, tél. : 483 6675.
Une table à ne pas manquer, pour
profiter de la vue qu’elle offre sur
l’île des Bénitiers, autant que pour
savourer ses mets très variés, aux
couleurs de l’île.
Métisse Boutik
Route Royale, Flic en Flac,
tél. : 453 9221.
Pour ses vêtements très tendance.
Chamarel, LK LK
Chamarel, tél. : 483 6421.
Le point de vue sur le Morne Brabant vaudrait, à lui seul, le déplacement. L’honnête cuisine traditionnelle ne déçoit pas.
n Restaurants
Rodrigues
Indicatif téléphonique 831
Restaurant du Quai, LK LK
Fisherman Lane, Port Mathurin,
tél. : 2840.
L’adresse de Rodrigues à découvrir.
Elle se cache en bord de mer, derrière une façade modeste. Sa déliSirokan, LK LK
cieuse cuisine créole, la gentillesse
La Gaulette, tél. : 483 5115.
de son accueil et de son service,
A l’entrée du village, une petite sa clientèle presque exclusivement
table locale restée fidèle à l’esprit locale, en font un lieu authentique
bon enfant de l’île.
et très dépaysant.
Tamarin
n Restaurants
Pavillon de Jade, LK LK
John’s Resto, LK LK
Mangue, tél. : 6306.
Un gentil restaurant d’inspiration
Royal Road, Rivière Noire, tél. : 419 chinoise, avec terrasse. Le soir, il
n’est ouvert que sur réservation.
2769.
Une cuisine chinoise authentique,
servie avec beaucoup de générosité
et qu’on déguste dans un cadre plus
vrai qu’à Hongkong.
Cabanon créole, LK LK
Route Royale, La Preneuse,
tél. : 483 5783.
La petite table locale dont on rêve,
toute de gentillesse et de simplicité,
dont les spécialités mauriciennes
ont le goût de l’authentique et de
l’amour du travail bien fait.
Le Tropical, LK LK
Grande Montagne, tél. : 5860.
Une table et maison d’hôtes où
Jeannette prépare d’une main sûre
le vindaye d’ourite, le carré de porc
et le gâteau au manioc.
n Sortir
La vie nocturne rodriguaise se
limite aux animations des quelques
hôtels. L’île possède pourtant deux
boîtes discos, à voir par curiosité :
l’Ebony Night Club de Port MathuChez Joé, Le Bois noir, LK LK
rin (tél. : 1640) et l’Hermitage Disco
Nénuphar, Flic en Flac, tél. : 453 8820. Club de Mont Lubin (tél. : 4641).
93
Carnet d’adresses
intéressants. Grand choix chez FBI, unique sur le lagon. Dans une atmosoù le marchandage est de rigueur. phère apaisante, on déguste d’excellentes préparations de gibier, à base
Papyrus
de cerf et de sanglier, le tout arrosé
Royal Road.
de vins sud-africains soigneusement
Le grand rendez-vous du lecteur en sélectionnés. Une expérience gourvacances, pour les journaux et les mande à ne pas manquer.
magazines comme pour les livres.
Phare, LK LK LK
Belle Mare
Rue Shivananda, tél. : 631 9728.
Sans doute la meilleure adresse de
n Restaurants
Mahébourg, bien tenue et qui fait
Chez Manuel, LK LK
face à la mer. Quelques plats euroSaint Julien, tél. : 418 3599.
Une adresse complice, restée fidèle à la péens. On s’intéressera surtout aux
gentillesse proverbiale de l’île comme spécialités mauriciennes, confecà sa cuisine, qui exhale les saveurs et tionnées dans les règles de l’art.
B
A
LA REUNION
let
s
Cirque
de Mafate
Boucan-Canot
Saint-Gilles-les-Bains
Grand-Ilet
CÔ
Salazie
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Curepipe
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Tamarin
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94
Plaisance
ille
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6
An
Bel Ombre
ILE AUX
CERFS
ILE AUX
FOUQUETS
ILE DE
LA PASSE
ILE AUX
AIGRETTES
0
5 km
Riambel
Saint-Joseph
0
10 km
Tableau des distances kilométriques
5
Mahébourg
es
Manapanyles-Bains
Morne-Brabant
Saint-Philippe
Trou-d’Eau-Douce
Vieux Grand Port
Bois Chéri
ed
T
Saint-Pierre
Grand-Bassin
Grande
Rivière Noire 744 m
Chamarel
2 366 m
Piton de la Fournaise
Poste
de Flacq
Mare-aux-Vacoas
Mare Longue
ièr
Pierrefonds
Le Tampon
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NITIERS
rt
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m
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Quatre-Sœurs
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Piton du Milieu
Flic-en-Flac
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Rose Hill
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Bois-Blanc
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Bellecombe
Entre-Deux
Saint-Louis E N
L'Etang-Salé
Saint-Benoît
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Cilaos
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Les Avirons
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Port Louis
Domaine
Moka
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Saint-Leu
2 896 m
OCÉAN INDIEN
LE
3 069 m
Grand-Bénare
Les Trois-Bassins
Piton des Neiges
3 La Saline-les-Bains
Grand’Baie
Trou-auxBiches
Poudre d'Or
Triolet
vi
Ri
Bras-Panon
Hell-Bourg
L'Hermitage-les-Bains
ILE D'AMBRE
Canonniers
0 à 200 mètres
200 à 500 mètres
500 à 1000 mètres
st
Ga
Mar
Saint-Paul
ux
D
Pamplemousses
Saint-André
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Rivière des Remparts
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COIN-DE-MIRE
MAURICE Pointe aux Cap Malheureux
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l'E
Le Brûlé
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Sainte-Suzanne
Sainte-Marie
Le Port La Possession
Riv
0 à 200 mètres
200 à 500 mètres
500 à 1 000 mètres
1 000 à 2 000 mètres
Supérieur à 2 000 mètres
Rivi ère de
s
Saint-Denis
Pointe des Galets
2
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1
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Saint-Denis
Saint-Gilles
Saint-Pierre
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Cilaos
Plaine des Cafres
50
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-
99
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73
Plaine des Palmistes
Volcan
Hell-Bourg
Saint-Philippe
149
150
55
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99
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35
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60
135
138
99
101
138
-
Grand Baie
Pointe
Coton
Port-Mathurin
Pointe du Diable
Citronnelle
Saint-Gabriel
Trou d'Argent
Mont Cabris
Quatre-Vents
La Ferme
Plaine
Port Sud-Est
Mapou
0
5 km
Anse aux Anglais
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50
90
14
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132
149
150
55
128
AUX
COS
Plaine
Corail
Caverne Patate
ILE CRABE
RODRIGUES
ILE GOMBRANI ILE AU CHAT
95
Index
(A1) localisation sur la carte du pays
La Réunion
Boucan-Canot
43 (A2)
Bras-Panon
53 (C2)
Coopérative de Vanille de Bras-Panon
53
Cilaos
58 (B3)
Etablissement thermal Irénée-Accot
58
Maison de la broderie
59
Maison du Tourisme
59
Conservatoire botanique de Mascarin
46
Côte au Vent
53
Côte sous le Vent
42
Côte sud
48
L’Etang-Salé
47 (A4)
L’Etang-Salé-les-Hauts
47
Entre-Deux
48 (B4)
Ilets
61
Le Grand Brûlé
51
Le Tampon
56 (B4)
Mafate (cirque)
60
Maison du volcan
56
Muséum agricole et industriel Stella-Matutina
46
Observatoire astronomique des Makes
48
Piton de la Fournaise
57 (C4)
Piton des Neiges
56 (B3)
Piton du Maïdo
44
Plaine des Cafres
56 (B3)
Plaine des Grègues
50
Plaine des Palmistes
56 (B3)
Relais du Maïdo ou Parc de la luge
45
Saint-André
54 (C2)
Musée Dan’Tan Lontan
54
Temples tamouls
54
Saint-Benoît
53 (C3)
Saint-Denis
38 (B2)
Artothèque
40
Jardin de l’Etat
42
Maisons créoles
40
Musée Léon-Dierx
40
Muséum d’histoire naturelle
42
Place de la Victoire
39
Rue de Paris
39
Saint-Gilles-les-Bains
43 (A3)
Aquarium de la Réunion
44
Jardin d’Eden
44
Saint-Gilles-les-Hauts
44
Musée historique de Villèle
44
Saint-Joseph
49 (B4)
Labyrinthe en Champ Thé
49
Maison du curcuma
50
Saint-Leu
45 (A3)
Chapelle miraculeuse de Notre-Damede-la-Salette
46
Jardin naturel
45
Kélonia
46
Saint-Louis
47 (B4)
Usine sucrière du Gol
47
Saint-Paul
43 (A2)
Saint-Philippe
50 (C4)
Jardin des Épices et des Parfums
50
Saint-Pierre
48 (B4)
Sainte-Anne
53
Sainte-Rose
52 (C3)
Bananaland
53
Piton-Sainte-Rose
52
Sainte-Suzanne
55 (B2)
Domaine du Grand-Hazier
55
Salazie
59 (B2)
54
Takamaka (Chutes de)
Trou du Souffleur
46
96
Ile Maurice
Baie du Tombeau
70
Beau-Bassin
76
Casela Bird Park
76
Chamarel
78 (A5)
Château du Réduit
69
Curepipe
76 (B4)
Jardin botanique sir Seewoosagur Ramgoolam 77
Domaine des Pailles
68 (B3)
Flic-en-Flac
75 (A4)
Grand’Baie et les plages
70
Grand-Bassin
79
Jardin de Balfour
76
Jardin de Pamplemousses
71
La Vanille, réserve des Mascareignes
80
Le Souffleur
80
Le Trou-aux-Cerfs
77
Mahébourg
72 (D5)
Domaine de Ylang-Ylang
73
Domaine du Chasseur
74
Musée national d’histoire mauricien
72
Trou-d’Eau-Douce
74
Usine de thé de Bois Chéri
74
Vieux Grand Port
73
Maison Euréka
69
Mont-Choisy
71
Morne-Brabant
80 (A5)
Musée Robert-Edward-Hart
80
Plaine de Champagne
79
Pointe d’Argent
84
Port-Louis
63 (B3)
Champ de Mars
67
Musée d’Histoire naturelle
66
Place d’Armes
66
Rivière-Noire
77
Rochester Falls
80
Rodrigues
81
Anse-aux-Anglais
83
Caverne Patate
84 (B8)
Ile aux Crabes
84 (A8)
Ile des deux-Cocos
84 (A7)
Port-Mathurin
83 (B6)
Rose Hill
76
Route du paradis
69
Souillac
79 (B6)
Tamarin
77 (A4)
Temple de Triolet
72 (C2)
Tombe du Père Laval
68
Tour Martello
78
Trou-aux-Biches
71 (C2)
Terres de Couleurs
78