formation internet initiation
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Institut de recherche pour le développement Centre de Montpellier 911, avenue Agropolis BP 5045 34032 Montpellier cédex 1 TÉL. : 33 (0)4 67 41 61 00 (0)4 67 54 78 00 WEB : www.mpl.ird.fr FAX : 33 Centre de documentation TEL. : 33 (0)4 67 41 61 38 email : [email protected] FORMATION DOCUMENTAIRE module FORMATION INTERNET INITIATION IRD - Formation Documentaire - module "FORMATION INTERNET-INITIATION" - 05/1999 GENERALITES I - DEFINITIONS : Internet est un réseau mondial qui connecte entre eux des ordinateurs hétérogènes via des liaisons numériques du type RNIS en France (64 Kb/s), des liaisons spécialisées (jusqu’a 2Mb/s) ou, à défaut, des liaisons téléphoniques (jusqu’à 33 600 b/s seulement) qui nécessitent un modem (MOdulateur-DEModulateur), pour transformer le numérique en analogique (son). Toutes les machines du monde doivent pouvoir être reconnues : elles ont donc une adresse unique, sous deux formes : • adresses FQDN (Fully Qualified Domain Name) : type : machine.service.domaine.classe Le domaine peut être l’organisme (accès professionnel), le fournisseur d’accès (accès privé),... Les domaines sont regroupés en grandes classes : • com désigne les entreprises commerciales (intérêt : facile d’accès (ex:Ungi), • edu désigne l’éducation, • gov désigne les organismes gouvernementaux, • mil désigne les organisations militaires, • net désigne les organismes fournisseurs d’Internet, • org désigne les autres organismes non référencés. Ils peuvent aussi être regroupés par pays : • au Australie, • ca Canada, • fr France, • uk pour United Kingdom,... • numéros IP (Internet Protocol) Equivalents machine des noms précédemment définis, ce sont des numéros de 32 bits : quatre nombres séparés par trois points (exemple : 192.203.245.63 ). Ce sont ces numéros qu’utilisent les ordinateurs qui communiquent entre eux. Chaque ordinateur a un chiffre propre différent de tous les autres. Dans chaque domaine, un serveur de nom effectue la traduction de l’adresse FQDN en numero IP. Le premier groupe de numéros peut être plus ou moins grand (on dit de classe A, B ou C), et comme le total des chiffres est toujours le même, on réserve les petits numéros de classe pour les très gros domaines d’Internet et les grands numéros pour les petits domaines.Ils sont attribués par un organisme, le NIC (Network Information Center) et ses délégations nationales, et c’est l’administrateur du réseau qui distribue les numéros complets (les fournisseurs d’accès n’attribue pas de numéros IP fixes, car ils ont moins de numéros que d’abonnés : numéro attribué à la connexion) 2 IRD - Formation Documentaire - module "FORMATION INTERNET-INITIATION" - 05/1999 II - HISTORIQUE : C’est l’ARPA (U.S Defense Department’s Advanced Research Projects Agency) qui a créé l’ancêtre d’Internet, dans les années 1960, en faisant circuler de l’information (courrier électronique) sur le réseau téléphonique, par la technologie des commutations par paquet agrémentée d’une dose d’automatisation (pour que les paquets d’informations trouvent leur chemin pour aller d’un ordinateur à un autre... en passant par un réseau d’autres ordinateurs varaible). But de l’opération : en cas d’attaque nucléaire, avoir un système de réseau d’information qui soit capable de s’auto-configurer si un des maillons venait à défaillir. D’où la volonté avouée de ne pas avoir de structure centralisée de gestion du réseau mais de laisser l’autonomie de chacun des noeuds. Dans les années 1970, l’ARPA continua ses recherches dans l’étude des protocoles de transfert de données entre des réseaux d’ordinateurs de natures différentes : encapsulages successifs des paquets d’information. Le système fut nommé ARPANET (c’est-à-dire le réseau de l’ARPA). Mis dans le domaine public, il fut repris par les universitaires. Le nom d’Internet (d’Inter networking=travail en réseau) fut alors adopté. Dans les années 1980, le réseau Internet a commencé son expansion, via le réseau des universités mondiales, des laboratoires de recherche et des grosses entreprises. Un certain nombre d’entreprises de moyenne taille ou des particuliers passionnés ont alors décidé de s’unir pour créer des services privés : les fournisseurs de connexions Internet. Les années 1990 ont vu le Net continuer à grossir à une vitesse exponentielle, de 10 à 20 % par mois sous l’impulsion du Web. Le Web est un protocole très nouveau qui est basé sur des concepts assez anciens (en 1965, Ted Nelson donne naissance à l’Hypertexte ; en 1987, Hypercard logiciel d’Apple utilisant les Hypertextes est lancé). Il est créé par Tim Berners-Lee, au CERN, en Octobre 1991, avec le premier navigateur intitulé World Wide Web, qui comprenait également une partie éditeur HTML Wysiwyg (What you see=what you get). En1993, il existe une cinquantaine de serveurs HTTP dans le monde.Le CERN et le MIT, puis l’INRIA créent le WWW Consortium pour guider à la normalisation du Web. En 1993, Marc Andreesen édite la première version du browser Mosaic pour le NCSA,puis s’associe avec Clark (le fondateur de Silicon Graphics) pour développer Netscape, lancé en 1994. En Février 1995, il y a 4 millions d’utilisateurs de Netscape (75% des browsers). En Décembre 1995, Microsoft lance sa version Internet Explorer 2.0. La guerre Microsoft-Netscape est déclarée. Pour y mettre fin,en janvier 1998, Netscape annonce que les versions de son Navigateur sont toutes libres d’utilisation : il compte sur la communauté des développeurs en fournissant les sources de son navigateur. 3 IRD - Formation Documentaire - module "FORMATION INTERNET-INITIATION" - 05/1999 III - LES DIFFÉRENTS SERVICES : - La messagerie ou courrier électronique (abréviations : Mèl, courriel, e-mail,...) adresse url : mailto:adresse, type : nom@(machine.service.)domaine.classe Si vous êtes sur la même machine, seul le nom suffit. C’est le service le plus ancien et le plus répandu. Avantages : trace écrite, portabilité du texte, immédiateté, gain de temps + facilité de gestion (par rapport au téléphone), possibilité de joindre quelqu’un lors de ses déplacements, transfert de fichiers joints, faible coût,... Déontologie ou netiquette: style (correction, sobriété, éviter l’humour), fichiers joints (formats, compression/encodage, virus), zone sujet, blind copies (à utiliser pour les listes de distribution, pour que les destinataires ne reçoivent pas toute la liste), signature (4 lignes max: nom email tel adresse organisme), citations (>), majuscules (=cri), enrichissements (à éviter) Attention ! Lorsque vous interrogez votre boîte aux lettres électronique, vous rapatriez tous les courriers qui se trouvent sur votre serveur de courrier; lorsque vous expédiez un courrier à quelqu’un, ce courrier sera stocké sur son serveur de courrier , jusqu’à ce qu’il le lise. Ce serveur de courrier peut ne pas être situé sur son ordinateur (c’est même le cas le plus fréquent). D’où le danger d’absence de confidentialité : moins sécurisé que le courrier ordinaire ! Solution : le cryptage...(voir Ungi 8.9) L’en-tête complet des messages (à n’activer que ponctuellement : très long) : intéressant à consulter, beaucoup d’infos (cf Ungi). Penser à paramétrer votre logiciel pour qu’il supporte les 8 bits (accents). Quand le courrier n’arrive pas, en général message d’erreur (en anglais...) explicitant pourquoi (à lire attentivement) et renvoyant le courrier. Mais pas toujours : demander un AR. 4 IRD - Formation Documentaire - module "FORMATION INTERNET-INITIATION" - 05/1999 - Les listes de diffusion ou de distribution Les listes de distribution sont tout simplement des listes d’adresses : lorsque vous écrivez à une liste toutes les adresses recevront votre courrier. Elles peuvent être gérées par un modérateur (par qui passent les messages, et qui les sélectionne, regroupe,...) ou par un programme (robot listserv : c’est le cas le plus courant). Dans ce cas, vous vous inscrivez, désinscrivez,... dans la liste par un certain nombre de commandes envoyées dans la zone body du courrier que l’on adresse au robot. Attention de bien envoyer ces courriers de commande au robot et non à la liste ! Commandes types (à envoyer à <listserv@serveur> avec le champ" sujet " vide) : • HELp : envoie le guide utilisateur • LISt : liste les listes publiques gérées à par le serveur • REView nom-de-la-liste : énumère les participants à la liste • SUBscribe nom-de-la-liste Prénom Nom Etablissement : pour s’abonner à la liste • SIGnoff nom-de-la-liste : pour se désabonner de la liste • INDex nom-de-la-liste : énumère des noms de fichiers d’archives • GET nom-de-la-liste nom-du-fichier : récupère le fichier d’archives Si vous voulez répondre à un courrier d’une liste non-modérée, faites attention : réponse à l’auteur ou à l’ensemble des récipiendaires. Avant de poser une question, consultez les archives de la liste, pour voir s’il n’y a pas déjà été répondu. Pour connaître la liste des listes de distribution, il suffit d’envoyer un courrier au robot de nodak (mailto:[email protected]) avec dans le corps du message la ligne : GET NEW-LIST WOUTERS Pour trouver une liste de diffusion concernant un sujet donné, il suffit d’envoyer dans le corps du message la ligne : LIST GLOBAL /<subject> Le serveur Web http://www.cru.fr/listes/ donne la liste des listes de distribution françaises. Les bulletins via internet sont un cas particulier des listes de diffusion : les abonnés recoivent une lettre periodique dans leur boite aux lettres. Ex : Le Micro Bulletin du CNRS, hebdomadaire sur internet (dernier exemplaire joint) : http://www.dsi.cnrs.fr/~lmb/Webdo.html ; Le Petit Bouquet, (quotidien francophone basé sur une revue de presse) : http://le-petit-bouquet.com/une.html 5 IRD - Formation Documentaire - module "FORMATION INTERNET-INITIATION" - 05/1999 - les news(group) ou forums adresse url : news:nom.de.la.news ou news:numero de news Ce type d’URL permet d’ouvrir un Newsgroup sur le serveur de News paramétré dans votre logiciel (nom type : news.nom.fr). Si celui-ci n’offre pas l’accès aux news que vous recherchez (il y en a environ 17 000 dans le monde, dont 6 000 accessibles en France !), vous pouvez en indiquer un autre ; pour rechercher celui qui offre le forum que vous recherchez, un moteur de recherche : http://www.jammed.com/~newzbot/search.html. On peut accéder aux News par un logiciel specifique, mais également par un navigateur, ou un logiciel de messagerie (cf Ungi 8.7). Les newsgroup sont des forums où des courriers restent stockés par thème pendant une durée donnée. Les questions des uns sont envoyées par mail et quelques heures plus tard d’autres peuvent y répondre (les différents serveurs de news en comparant sans cesse les articles de chacun de leurs newsgroups, les mettent à jour). Les News sont donc de formidables réservoirs d’informations vivantes sur un sujet : idéal pour trouver un nom d’expert. Alors que les courriers électroniques entre individus ou au travers de groupes de diffusion sont stockés dans les boîtes aux lettres de chacun des correspondants, les News sont consultées par ceux qui sont intéressés par leur sujet. Vocabulaire Une question ou un article comprend un titre (title), et un corps (body). Les réponses à une question ou à un article reprennent le même titre précédé des trois lettres Re: (pour réponse). Un ensemble Article + Réponse est appelé un Thread et est regroupé pour faciliter la lecture suivie d’une discussion. En premier niveau, votre logiciel de lecture de News ne vous présentera peut-être que les titre de Thread, sans les réponses. Les grandes questions souvent répétées sur un sujet donné sont concentrées dans des fichiers FAQ (Frequent Asked Questions ou Foire aux questions) qu’on retrouve une fois par mois sur le forum concerné (souvent sur une page Web associée, ou à décharger par FTP) : a consulter absolument avant de vous risquer a poser une question. Pour consulter la liste des FAQ mondiales : http://www.cis.ohio-state.edu/hypertext/faq/usenet/top.html Usenet est le réseau d’ordinateurs qui s’échangent des informations (News) sur l’ensemble des newsgroups. Pour sélectionner des newsgroups consultez leurs archives (sur http://www.loria.fr/news, pour les forums français). Les débuts des noms des newsgoups sont révélateurs de leur contenu : ♦grands thèmes : • alt (=alternatif) : tous sujets • comp (=computer) : informatique • misc (=miscellaneous, mélanges) : les inclassables • sci (=sciences) : recherche en sciences exactes • soc (=société) : problèmes de société et cultures du monde • talk : bavardage • news : special forums • rec (=récréation) : loisirs • biz (=business) 6 IRD - Formation Documentaire - module "FORMATION INTERNET-INITIATION" - 05/1999 ♦pays d’origine ou langue : fr (=francophone), de (=allemand),... cf liste des principaux forums francophones sur Ungi, ch.10.1 Il est possible d’utiliser la troncature *, pour spécifier un ensemble de news (par exemple news:alt.binaries.* affichera toutes les news commençant par alt.binaries). Si vous êtes un utilisateur régulier, vous pouvez (et meme vous devez) proposer la creation de newsgroups, par l’intermédiaire de newsgroups (!) (ex : news.groups, pour les forums internationaux) et voter pour ou contre la création des propositions (cf Ungi 10.4 ). Pour en savoir plus, quelques forums : news.announce.newusers (articles qui expliquent les News et l’Usenet), news.newusers.questions (c’est là que les nouveaux utilisateurs peuvent poser des questions) et news.answers (les FAQ des News les plus célèbres. Très utile pour avoir une idée de toutes les questions posées sur un sujet). Pour tester le fonctionnement des news : alt.test ou misc.test Pour mémoire (utilisation privée) : - Les chats (IRC) IRC (Internet Relay Chat) est un concept assez récent sur Internet, puisqu’il date de 1992. Il s’agit d’un protocole qui permet à des utilisateurs de communiquer en direct dans des forums (canaux) à plusieurs, ou à deux (en privé). On retrouve autant de canaux que de thèmes, un peu comme dans les News, mais à la différence des News, chacun peut créer un canal qui sera détruit automatiquement dès qu’il sera vide. Les utilisateurs connectés ont des noms appelés Nickname, les canaux ont des noms commençant par le caractère #. Certains utilisateurs ont plus de droits que d’autres sur un canal donné, ils sont précédés par le symbole @, et sont appelés opérateurs (un opérateur peut, par exemple, éjecter (/Kick) un connecté du canal). On peut accéder au chats via telnet ou via des logiciels spécifiques (gratuits ou payants). Pour en savoir plus : Ungi 15. 7 IRD - Formation Documentaire - module "FORMATION INTERNET-INITIATION" - 05/1999 - FTP (=File Transfert Protocol) adresse url : ftp://ftp.serveur/répertoire/fichier (pour accès via navigateur) Ce type d’URL permet d’accéder à un serveur ftp et: • de visualiser l’ensemble des fichiers d’un répertoire • de rapatrier un fichier sur votre disque local • de déposer un fichier sur une autre machine distante du réseau (selon vos droits d’accès). Des milliers de serveurs sont connectés sur l’Internet et proposent des logiciels shareware (logiciel à essayer gratuitement, cout minime à régler si on l’adopte) ou freeware (logiciel gratuit), des mises à jour, des drivers de périfériques, des fichiers texte (article,...), image (animée ou pas), son,... Pour s’y retrouver : liste de serveurs (Ungi 13.6) et serveurs Archie (moteur de recherche de fichier). En théorie on ne peut se connecter sur un site par ftp que si on possède un compte et un mot de passe sur ce site; Aussi, les serveurs présents sur Internet ont un compte public anonyme : login =anonymous, mot de passe=son adresse Email Attention ! Vérifier la taille du fichier avant de commencer le transfert, en évaluant le temps... Les fichiers présents sur les serveurs sont en général compressés pour prendre moins de place ou encodés pour faciliter la transmission (uuencode, mime, binhex). Il vous faudra donc un logiciel de décompression/décodage (cf. liste des terminaisons de fichiers compressés et des logiciels à utiliser sur Ungi Ch 13.3 et 8.6 pour uuencode) Instructions type (logiciels non graphiques) : • open site login passwd : Ouverture d’une connexion sur un serveur identifié par son adresse ou par son numéro IP • dir ou ls : Liste le contenu des répertoires du serveur (format long ou court). • cd nomrepertoire : Déplacement dans les répertoires. les fichiers accessibles au public sont généralement présents dans les répertoires /pub. Les sous-répertoires ont des noms évocateurs de leur contenu. Parfois un fichier README ou INDEX donne la liste commentée des fichiers disponnibles. • mode binary : transfère le fichier en binaire (programme) • mode ascii : tranfère le fichier en ASCII (texte) • get nomfichier : Copie un fichier depuis le serveur vers votre ordinateur • put nomfichier : Copier un fichier depuis votre ordinateur vers le serveur • help (french) : liste les commandes • quit : termine la session ftp Il existe souvent plusieurs sites miroirs (=qui contiennent les mêmes informations) : à rechercher si le temps de transfert est trop long. D’une manière générale, ne pas décharger de fichier pendant les heures ouvrables du pays du serveur... Il peut être nécessaire d’utiliser le mail pour accéder à certains serveurs ftp (rapatriement de gros fichiers) : instructions dans le corps du mail (une instruction par ligne), sans renseigner le champs sujet. (Les serveurs ftp par mail mondiaux les plus connus sont sur Ungi , chap8 : courrier électronique) 8 IRD - Formation Documentaire - module "FORMATION INTERNET-INITIATION" - 05/1999 Désormais, les serveurs Web avec interface de déchargement remplacent souvent les serveurs ftp (ex : http://www.mpl.ird.fr/~guerard) - Gopher adresse url : gopher://serveur:port/repertoire/fichier#marqueur Un menu Gopher est une arborescence de fichiers plus animée que celle que l’on trouve sur ftp. 9 IRD - Formation Documentaire - module "FORMATION INTERNET-INITIATION" - 05/1999 - Telnet adresse url : telnet://Login:password@serveur:port (en général 23 ou 2300) Ce type d’URL permet d’ouvrir une session telnet cad de se connecter sur une machine distante en tant qu’utilisateur : la machine sur laquelle vous vous connectez est un serveur; la machine depuis laquelle vous vous connectez un client. Ex. d’utilisation : accéder depuis chez vous à votre ordinateur professionnel, maintenir un système distant de plusieurs milliers de kilomètres, et surtout interroger certaines bases de données et catalogues (cf Ungi 14.3). Lorsque vous accéderez à un système par telnet, vous serez probablement connecté en mode UNIX, mais un menu (genre minitel) vous est généralement proposé. Pour quitter la session à tout moment, le caractère équivalent à "escape", entre deux ’, vous est donné à la connection. Pour quitter la fenêtre telnet, il suffit ensuite de taper "quit". Telnet permet aussi d’accéder aux BBS (Bulletin Board System), ordinateurs auxquels on accède via une ligne téléphonique (connexion ponctuelle, cf liste dans Ungi 14.3). La plupart des sites telnet ont des documentations disponibles par ftp : les charger et les lire avant de se connecter + les informations générales sont disponibles sur la page d’accueil : à lire. Ne restez pas connecté sur un serveur Telnet quand vous n’avez plus de requête à formuler : le nombre d’accès est souvent limité, laissez la place aux autres. - Bases wais adresse url : wais://<host>:<port>/<database> Il s’agit de serveurs de bases de données en texte intégral, avec possibilité d’interrogation par champs, avec troncatures, opérateurs booléens ie indépendant du(des) logiciel de gestion de base de données utilisés. 10 IRD - Formation Documentaire - module "FORMATION INTERNET-INITIATION" - 05/1999 - Le Web (=toile d’araignée), ou W3 ou World Wide Web (=toile d’araignée mondiale) adresse url : http://(www.)machine.domaine.classe/répertoire/fichier (.htm ou .html) Il y a environ 10 millions de Web dans le monde à ce jour sans compter les Web personnels. Cet outil est graphique, puissant (il englobe Gopher, les News, ftp, telnet et d’autres, qui l’ont précédé), est très facile à utiliser et il ne coûte pas cher à mettre en oeuvre. Le WWW relie des serveurs HTTP (Hyper Text Transfert Protocol) qui envoient des pages HTML (Hyper Text Markup Langage) à des postes dotés d’un navigateur. Le protocole de communication entre les navigateurs et les serveurs est basé sur le principe des hypertextes, qui rend la lecture plus dynamique et personnalisable : HTML, le langage permettant de décrire les pages Web permet de doter certains mots, ou images d’une propriété d’hyperlien, cad d’une adresse que vous atteindrez en cliquant dessus. Les Hypertextes peuvent adresser d’autres documents de type Web mais aussi des serveurs de fichier, des serveurs de News etc... Ces adresses sont appelées URL (uniform resource locators). Une URL complète est de la forme : service://<user>:<password>@<host>:<port>/<url-path> ou, plus généralement : service://machine/repertoire/fichier.extension (qui peuvent etre simplifiee en machine/repertoire/fichier.extension. Les URL utilisent en général les minuscules, sachant que majuscules et minuscules sont équivalents et les chiffres (les autres caractères sont à éviter (ils sont souvent interprêtés). - Qu’est-ce qu’une page html Les pages HTML peuvent être écrites au moyen d’éditeurs, Wysiwyg (what hou see=what you get) ou pas, ou traduites par des convertisseurs (à éviter en règle générale : pages lourdes, inélégantes ou mal lisibles), ou générées de façon dynamique par couplage avec des bases de données ou des CGI (programmes informatiques, en général écrits en PERL). Le contenu des pages (vu par l’utiisateur) est mis en forme par une série de codes très simples et facilement "lisibles" (il est toutefois difficile d’écrire tous les codes à la main sans rien oublier !... cf source d’une page par Netscape). Les codes sont de type : • <marqueur> texte </marqueur> Ex : <b>IRD</b>, pour mettre IRD en gras ou • <marqueur attribut=argument> Ex : <HR ALIGN=left> trace un trait de séparation aligné à gauche ou • <marqueur> Ex : <P>, marque de fin de paragraphe. Les textes doivent être codés sur 7 bits : les accents et caractères spéciaux sont donc codés par une combinaison précédée du caractère "&" et terminé par un ";" Ex : é se code "é" (voir liste complète dans Ungi 28.1) 11 IRD - Formation Documentaire - module "FORMATION INTERNET-INITIATION" - 05/1999 Les pages html sont toujours encadrées par : <HTML> <HEAD>En tête du document <TITLE>Titre de la page</TITLE> <META NAME="Keywords" CONTENT="mots clés, ..."> = toutes sortes de commentaires invisibles sauf par les moteurs de recherche (pondération importante p/r au contenu de la page) : Auteur,... </HEAD> <BODY>Corps du document = ce qui est visible</BODY> </HTML> Les images (dont les images animées) sont des fichiers .GIF ou .JPEG qui sont "appelés" par un encadrement de code (<IMG ALT="légende" SRC="nom du fichier image">), de même que les adresses cliquables (liens externes ou internes : <A HREF="URL">ancre à cliquer</A>). De nombreuses bibliothèques d’images gratuites existent sur internet (cf Yahoo, Ungi 26.4,...) De même, il est très facile de reprendre une mise en page ou une image sur internet, tout peut être sauvegardé chez soi et retravaillé : attention au piratage ! Ne pas oublier de demander l’autorisation quand elle n’est pas spécifiée, et de s’assurer qu’il n’y a pas de copyright. Les possibilités de mise en page du langage étant assez limitées, les pages complexes sont fabriquées grâce à des tableaux (<TABLE ...></TABLE>) Après une période "baroque" où images animées, programmes java (dont les javascripts ou applets java, petits programmes "ready made" à récupérer gratuitement sur internet), frames, illustrations, fonds d’écrans,etc... ont été utilisés à outrance, au détriment de la vitesse de chargement et de la lisibilité, on revient à un certain classicisme... 12 IRD - Formation Documentaire - module "FORMATION INTERNET-INITIATION" - 05/1999 - Un outil de navigation : Netscape Navigator (initiation) Les logiciels de lecture de Web sont appelés des navigateurs, des fureteurs, des butineurs ou des browsers. Ils permettent permet d’accéder aux services énumérés ci-dessus, mais aussi à des fichiers sur votre ordinateurs (texte (ascii), html, image (gif et jpeg),...): adresse url : file:// Le logiciel Netscape Navigator est le plus classique parmi les logiciels de visualisation. Netscape couvre aujourd’hui 51 % du marché des lecteurs de Web. Microsoft propose un navigateur gratuit dans sa version 4 : Explorer. Personnalisation : les onglets (pour faire apparaitre ou disparaitre les barres de navigation, personnelle, d’adresse et d’état) les pages préférées ou bookmark la barre personnelle la page d’accueil Les différents boutons, les différents menus, les racourcis (par la pratique, trace écrite : Ungi, ch.4, 5 et 6) 13 IRD - Formation Documentaire - module "FORMATION INTERNET-INITIATION" - 05/1999 - Bibliographie, pour en savoir plus UNGI : Un Nouveau Guide Internet : http://www.imaginet.fr/ime/fr_ungi2.htm, et en particulier le chapitre 21(les organismes et publications internet) Andrieu, O. - Internet : guide de connexion. -Eyrolles, Paris (FRA), 1994, 239 p., bibl., ill. - (M 122INFGEN AND/1; MH 11047/1) Andrieu, O. - L’officiel d’Internet : 1995. -Eyrolles, Paris (FRA), 1995, 254 p. - (M 122INFGEN AND/1) Simeray, A. (ed.); Archimbaud, J.L. (ed.); Le Guigner, J.P. (ed.) - L’Internet professionnel : temoignages, experiences, conseils pratiques de la communaute enseignement et recherche (choix, installation et utilisation de logiciels sur Macintosh, PC et stations UNIX). -CNRS, Paris (FRA), 1994, 448 p., bibl., ill. - (Monographie - Le Micro Bulletin (FRA), No 1) - (M 122INFGEN SIM/2; B C8CNR/1) Rouhet, M. (ed.) - Les nouvelles technologies dans les bibliotheques. -Ed. du Cercle de la Librairie, Paris (FRA), 1996, 253 p., bibl., tabl., graph. - (Bibliotheques (FRA)) - (M 124INFDOC ROU Uvert/1; B A2ROU/1) Volland-Nail, P. (coord.) - L’information scientifique et technique : nouveaux enjeux documentaires et editoriaux. -INRA, Paris (FRA), 1997, 279 p. - (Un Point sur... (FRA)) - Colloque National sur l’Information Scientifique et Technique : A l’Occasion du Cinquantenaire de l’INRA, 20-23 octobre 1996, Tours, FRA - (M 124DOCGEN TOU Uvert/1; B A2VOL/1) Le Moal, J.C. (ed.); Hidoine, B. (ed.) - Creer et maintenir un service web -ADBSs, Paris (FRA), 1998, 247 p., bibl. - (Sciences de l’Information : Serie Etudes et Techniques (FRA)) Cours INRIA, 28 - 1998/10/02 septembre 1998, Pau, FRA - (M 122INFGEN PAU/1) Bensoussan, A. (ed.) - Internet : aspects juridiques - 2. ed. rev. et augment. -Hermes, Paris (FRA), 1998, 247 p., bibl. - (M 122INFGEN BEN/1) 14