SANS COMBATTRE - Archives de Poil à gratter

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SANS COMBATTRE - Archives de Poil à gratter
Numéro 1 - Mai 2014
Poil à gratter n°1
GÉOPOLITIQUE
SUN TZU ET LA GUERRE
SANS COMBATTRE
P.8
OU LA RUSSIE EN CRIMÉE
ÉCONOMIE
LE TRAITÉ DE LISBONNE,
CE CONTRAT QUI MÉRITE D’ÊTRE LU.
P.17
SANTÉ
LES ESCLAVES DU SOIN
P.6
En Francs ou en Euros
contribuez à la vie
de Poil à Gratter !
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Poil à gratter - n°1
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EDITO
Poil à gratter - n°1
A l’inconnu(e) qui tient entre ses mains
ce journal…
Toi qui tient entre tes mains ce numéro de « Poil à Gratter ! », sache que nous te vénérons, nous te sanctifions et nous faisons chaque soir des messes vaudou à ta gloire pour que la vie te réserve bonheur et
réussite. Car oui cher lecteur inconnu : tu es notre Dieu ! Et si tu es une lectrice, tu es pour nous encore audessus de Dieu, car nous sommes à la majorité qualifiée une équipe de mâles, avec des poils, des aisselles
qui puent et des chaussettes sales qui traînent sous notre lit. Nos petites hormones masculines guidant
instinctivement notre vénération auprès des Vénus de ce Monde, Dieu restera un subalterne face à toi
chère lectrice. Seule Manon, notre douce et jolie infographiste qui n’a donc ni poils ni aisselles qui puent,
ne voudra pas mettre une lectrice au-dessus d’un lecteur dans la hiérarchie bien comprise des divinités.
Cela du fait d’une hétérosexualité aussi sectaire qu’affligeante, mais rassure toi Ô noble lectrice, elle est
bien la seule à ne pas te déifier avec le respect qui s’impose dans la fine équipe !
Mais trêve de flatterie, détaillons le menu de ce mois-ci :
Tout d’abord, une petite mise en abîme avec les brèves du net ! Encore une fois, on vous a sorti quelques
photomontages ou tweets qui nous auront fait sourire pour illustrer en images la décadence de ce monde.
Les internautes sont fous, et nous ne pouvons pas nous empêcher de vous transmettre une peu de leur folie !
Puis on attaque sévère avec un article du Professeur Pougala, géopolitologue Africain qui va nous donner
une leçon de stratégie militaire selon Vladimir Poutine, qui semble avoir été influencé par un certain Sun
Tzu. Ce dossier très bien détaillé et sourcé, va te permettre de t’initier à la « real geopolitique » très loin des
sophismes médiatiques expliquant que les gentils sont les « démocraties » occidentales, et le gros vilain
méchant, la vilaine tyrannie Russe. Si bien sûr tu as peur d’apprendre chère lectrice, cher lecteur, qu’en
fait nous ne serions ni en démocratie, ni forcément très gentils par ce qu’occidentaux, nous te laissons
toujours le libre choix de la soupe de TF1, France Télévision, Radio France, RTL, Europe 1, Médiapart, Libération, etc, etc. Mais nous faisons confiance à ton sens critique, ton amour irrépressible pour la vérité,
aussi dérangeante qu’elle puisse être. Nous sommes certains que chaque jour tu te demandes si tu ne vas
pas jeter ton téléviseur aux ordures si ce n’est déjà fait. « Poil à Gratter ! » nous le confessons, souhaite t’y
encourager vivement !
Après quoi, nous te proposons de découper une jolie petite lettre populaire à M. Hollande, et lui envoyer
directement par la poste. Ça lui fera plaisir, il a besoin d’un peuple souverain pour le conseiller et il est en
ce moment un peu perdu.
Puis nous continuerons avec un dossier pédagogique sur les conséquences de l’interdiction de réguler les
mouvements de capitaux, interdiction qui nous est imposée par le Traité de Lisbonne. Ce sera aussi l’occasion de découvrir un parti politique qui n’a pas accès aux médias, alors qu’il fait preuve de pédagogie à la
population. Il ne sera pas le seul qu’on te fera découvrir dans « Poil à Gratter ! »
Toujours dans le registre de l’économie, un autre article qui fera apparaître comment notre société actuelle
fait du travailleur une simple machine productive, au lieu de le considérer comme un être humain.
Un article enfin qui nous a été gentiment confié par « Le Cercle des Volontaires », média web indépendant,
sur la dégradation de la qualité des services de soins dans les hôpitaux. On espère que ce « Poil à Gratter ! »
va éveiller tes petits neurones et te transformer en Che Guevara de salon, dans tes prochaines soirées entre amis !
En te souhaitant une agréable lecture,
OURS
Directeurs de publication :
Ugo Ledoux et Sylvain Baron
Distribution : Jérémy Domercq
Responsable Marketing : Sami Dief
Graphiste : Manon David
Gestion site web : Amine Benguesmia
"Poil à Gratter !" imprimé à 1000 exemplaires par :
Les éditions de l'Ormée
25 route de Maron, 33370 Fargues St Hilaire
Site internet : poilagratter.info
Contact : [email protected]
Téléphone : 06 48 66 93 68
N° d’ISSN : 2272-9348 - N° RNA : w332016226 - Date de dépot légal : 03 avril 2014 - Tiré à 300 exemplaires
LES BRÈVES DU NET
Les militants UMP ont souhaité se montrer prévenants s'agissant du cirque électoral et médiatique
autour de M. Juppé à Bordeaux.
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Les errements diplomatiques de Fabius sur Tweeter :
C'était le 18 mars dernier. D'abord, très gentiment il nous rappelle que la France
collabore avec les U.S.A comme elle le faisait avec l'Allemagne durant l'occupation.
Fabius, tempête, menace, avant tout d'un coup de se rappeler que trop chatouiller
les Russes, ça peut coûter des emplois avec l'affaire des porte-hélicoptère Mistral.
Peut-être Fabius devrait-il lâcher Tweeter, s'intéresser aux intérêts bien compris de la
France en dépit des ingérences Etats-Uniennes en Ukraine, et prendre quelques cours
de géopolitique... ▼
Plutôt que démissionner, Normal 1er a finalement
choisi un remaniement ministériel après la raclée
des municipales. En exclusivité, « Poil à Gratter ! »
vous révèle sa nouvelle équipe.
En février 2011, Jean-Marc
Ayrault faisait sur Tweeter une
déclaration prémonitoire
Au carnaval de Cologne le 3 Mars dernier, les Allemands ont souhaité mieux imager
le couple Franco-Allemand.
Normal 1er sait parfaitement où placer
ses priorités. En témoigne l’ascenseur social qu'il défend.
Une allégorie du droit international selon des normes qui plairaient à Fabius : être vassalisé aux U.S.A via l’UE, financer le terrorisme dans les pays arabes ou en Amérique du Sud, puis bombarder pour apporter paix des bisounours et charia démocratique.
Pour soutenir Fabius, envoie lui une petite lettre et parle lui de la
Charte de l’ONU sur l’auto-détermination des peuples.
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ORNI FAIT SON CINÉMA
Poil à gratter - n°1
CARTEL
UN FILM DE RIDLEY SCOTT
Ce mois-ci, nous allons évoquer le film Cartel (1) On ne va pas vous rapporter ce
que le “monde” en dit: on va plus loin. Ridley Scott s’attaque donc, au cartel, au
trafic de drogue à la frontière américano-mexicaine.
C
e film tourne autour d’un Avocat jamais nommé qui décide de rentrer dans le monde du
Cartel. S’il rentre dans cet univers, c’est certes
pour régler ses dettes, mais c’est surtout par cupidité. C’est un citoyen lambda qui pense tout savoir
sur ce monde mais le connait-il vraiment? L’adage de
Socrate “ Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais
rien” lui semble inconnu. Puisque sa vie est une réussite, il n’est pas dans ses habitudes de se remettre en
question. Il croit n’avoir besoin de personne, jusqu’à
ce que tout bascule.
Une minuscucle décision peut-elle engendrer une
catastrophe? Sa cupidité mènera-t-elle à sa perte?
Et son entourage? Laura, fiancée de l’Avocat, est
sûrement celle qui a le plus confiance en tout ce qui
l’entoure. N’ayant aucun doute, tout l’incite à croire
que l’Avocat dit vrai, bien que celui-ci lui cache son
implication dans le Cartel. Elle ne serait de toute
façon pas armée pour lutter. Elle a besoin d’aimer et
sa naïveté sera dûrement mise à l’épreuve. Westray
et Reiner font partie de ce monde sans scrupules. Ils
dirigent ou du moins croient diriger et jouent ce jeu
dangereux depuis des lustres. Ils mettent l’Avocat
en garde, mais sont également assaillis de doutes
et de craintes. Ils redoutent le jour où ils devront
quitter cette spirale infernale. Cette vague de peur
prendra-t-elle fin? Ont-ils pris assez de temps pour
réfléchir aux conséquences de leurs actes? Malkina,
la compagne de Reiner, symbolise la confiance dès le
début, mais ne doit-on pas remettre en cause ceux,
à qui nous accordons trop vite notre confiance? Devons-nous continuer à croire ce que l’on nous dit ou
suivre notre intuition, notre bon sens? Qui joue au
plus fort? Qui dirige leur vie? Qui dirige la nôtre? Le
film nous fera prendre en compte qu’il n’est pas aisé
de savoir qui mène la danse dans ce monde.
Chaque personnage nous renvoie à nos questionnements et à ce dont nous devons nous méfier. L’Avocat nous éclaire sur notre manque de recul par rapport à quelque chose qui semble fonctionner depuis
longtemps. Laura, sur notre naïveté. Westray et
Reiner, sur notre incapacité à prendre un temps de
réflexion pour chaque acte. Et Malkina, finalement,
sur l’assurance et la sécurité qui nous tranquillisent.
Toutes les questions levées par le film pourraient
être soulevées par quiconque serait soucieux de
trouver la vérité dans un monde où triche, complot
et corruption sont monnaie courante. “La vérité n’a
pas de température” dit Malkina. Quant à nous, préférons-nous être dirigés ou être notre propre guide?
Je vous réfère à la médiatisation de masse. On nous
parle d’une “vérité”. Est-elle la même pour tous? Devons-nous accepter cette “vérité” des puissants et de
leurs alliés médiatiques contre nos principes et valeurs? Partageons-nous la même vision du monde?
Ridley Scott a voulu nous faire comprendre les
conséquences d’une décision, aussi futile soit-elle.
Il a également voulu nous mettre en garde: cupidité,
naïveté, violence, peur... peuvent, ensemble ou séparement, conduire à une perte de sens et une descente
aux enfers.
“On ne vous dit pas ce que vous auriez dû faire ou ne
pas faire. La frontière de la compréhension: celle de
la vie qui ne vous ramènera jamais en arrière. Vous
êtes le monde que vous avez créé et quand vous cessez d’exister, le monde que vous avez créé cessera
d’exister.”(1)
(1) Cartel réalisé par Ridley Scott avec Michael Fassebender, Brad Pitt, Cameron Diaz, Penélope Cruz et
Javier Bardem. (sortie 2013)
Michael Fassbender, Penélope
Cruz, Cameron Diaz, Javier Bardem,
Brad Pitt...
SANTÉ
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LES ESCLAVES DU SOIN
Vu par Amélie Carlier
Suite à l’annonce du décès le 15 février dernier d’une dame de 61 ans à l’hôpital Cochin (Paris,
14ème), où l’on ne s’est aperçu de sa mort qu’à 21h alors que cette dernière avait été placée en
« zone de surveillance » vers 17h, de vives réactions m’ont envahies ! Le choc, la colère mais
surtout l’incompréhension. Comment cela peut-il encore arriver de nos jours ? Je me suis
penchée sur le sujet pour trouver la réponse à cette question…
J
Les infirmiers : cibles privilégiées
du burn-out.
’ai la chance, enfin je ne sais pas si l’on peut appeler
cela de la chance, d’avoir un proche qui travaille dans
un hôpital civil et militaire de la région parisienne.
J’ai donc un petit aperçu, voire des remontées d’informations de ce qu’il se passe dans le milieu hospitalier.
Bien sûr, pour des raisons de confidentialité et pour éviter les représailles à son encontre, je ne peux citer ni le
nom de l’hôpital ni ceux de ses salariés… Mais tous les faits relayés ici
sont relatifs à cette même structure.
et entretenir les équipements (machines, outillages, véhicules relatifs à son domaine d’activité), surveiller l’état
de santé des personnes, etc. Cependant, en y regardant
de plus près, au-delà de sa fonction première qui devrait
se « résumer » à transporter les patients, un brancardier
employé aux urgences de cet hôpital de la région parisienne, se doit également de chercher du sang, d’apporter
des bilans sanguins, de ramener les résultats, se charger
des bouteilles d’oxygène et d’apporter les traitements
de chimiothérapie, etc., et tout cela dans un hôpital qui
ne comprend pas qu’un seul service mais environ 19 !
Je vais d’abord commencer par
les conditions de travail du personnel médical car celles-ci sont
directement liées à la façon dont
les patients sont suivis et traités.
Les conditions de travail y sont dures, très dures et le
personnel se fait de plus en plus rare. Dans les bonnes
journées, 4 brancardiers sont planifiés, dans les pires,
un seul doit tout assurer à lui seul… Imaginez-vous
la situation, une seule personne pour 19 services !
La nuit, les services sont moins animés que durant
la journée : moins de personnel présent, donc beaucoup plus de travail pour le personnel programmé. Un
brancardier est affecté à tout l’hôpital alors que selon
l’article R4543-19 du code du travail, un travailleur isolé
doit pouvoir signaler la moindre situation de détresse
et être secouru dans les meilleurs délais. Comment un
brancardier s’occupant la nuit de 19 services peut-il
« signaler sa détresse » et « être secouru dans les meilleurs délais » alors qu’il est seul ? Et que les services
sont beaucoup plus désertés que pendant la journée ?
Dans cet hôpital, les civils et les militaires travaillent ensemble. Comme
nous le savons tous, un militaire
s’engage pour servir son pays ; il n’a
aucune attribution et aucun temps de travail défini. A
contrario, un civil signe un contrat avec des tâches et un
temps de labeur spécifiques, et tout cela sous « l’étroite »
réglementation du code du travail.
Ce qui est surprenant, c’est d’apprendre qu’un civil travaille de la même façon qu’un militaire, et
que de ce fait, le code du travail est largement négligé « pour le bon fonctionnement de l’hôpital ».
L’on demande aux civils, au même titre qu’aux militaires, d’être polyvalents, mais leur temps de travail
n’est pas respecté. À titre d’exemple : à partir de six
heures de service, une trêve d’au moins 20 minutes est
obligatoire (Code du travail, art. L. 3121-33). Oubliez-la,
un employé planifié de 12h30 à 19h45 n’a, en réalité,
aucune pause !
Revenons maintenant à cette polyvalence exigée. Si
nous prenons l’exemple du poste de brancardier – et
que nous consultons la fiche des métiers sur le site du
ministère des affaires sociales et de la santé - cette
fonction consiste à transporter, accompagner, assurer
l’acheminement des patients au sein d’un établissement
de soins mais aussi à accueillir, installer le patient, aménager son environnement (confort et sécurité), nettoyer
De plus, les brancardiers sont équipés d’un téléphone
de fonction qui permet à tous les services de l’hôpital
de les joindre pour leur attribuer des tâches : amener
un patient à la radio, un autre au scanner, les envoyer
chercher du sang et amener les résultats des analyses,
apporter un traitement de chimio, etc. Si tous les brancardiers sont déjà affectés à une mission et que le téléphone continue de sonner pour d’autres impératifs plus
urgents, comment peuvent-ils se rendre à de multiples
endroits et effectuer ces tâches le plus rapidement possible ? Les requêtes étant toutes plus urgentes les unes
que les autres, il leur est évidemment impossible de
toutes les honorer ! Une situation qui génère moult tensions entre les collègues et dégrade plus encore les conditions de travail déjà difficiles du personnel soignant.
Maintenant que nous avons évoqué ces différents
points concernant les conditions de travail des em-
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SANTÉ
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ployés, penchons-nous sur le sort des patients. Restons
avec l’exemple de notre brancardier censé transporter le patient, surveiller son état de santé, et se charger, seul, de toutes les tâches susmentionnées pour 19
services à la fois… Même en se pliant en quatre pour
faire de son mieux, cela relève de l’impossible ! Résultat : le patient est forcément négligé et mal suivi.
Nous ne sommes pas sans savoir que le temps d’attente
aux urgences est de plus en plus long. Cela n’est pas uniquement la faute du (manque de) personnel mais également celle de certains « malades » qui se rendent souvent
aux urgences pour n’importe quel bobo bénin, accaparant ainsi la disponibilité du personnel soignant (pour
« presque rien » dans certains cas), au détriment du
sort d’autres patients en situation d’urgence véritable !
L’attente se fait ressentir aux urgences mais comme
dans nombre de services, les couloirs ou recoins de
l’hôpital appelés plus professionnellement « zones de
surveillance » sont submergés… Les patients, qu’ils
soient jeunes ou vieux, sont forcément délaissés, alors
que certains auraient besoin d’une attention accrue,
notamment les enfants et les personnes âgées, souvent
plus fragiles que les autres…
Comment peut-on laisser attendre un monsieur de
90 ans tout seul dans un couloir durant six heures
pour une simple radio, sans aucun moyen de s’hydrater ou de simplement se rendre aux toilettes ? On
le laissera se déféquer dessus sans même s’en apercevoir. Heureusement qu’un brancardier, passé
par là, s’en sera rendu compte et aura pu lui venir
en aide. Une situation bien évidemment inadmissible pour les patients comme pour le personnel !
Si cette problématique et cette surcharge de travail
s’appliquent à un brancardier, inutile de préciser
qu’elles touchent tous les services de l’hôpital, submergés de travail tandis que le nombre de patients ne
cesse d’augmenter. La raison en est simple : pour exister (dans notre système ultra-marchand), un hôpital
doit être rentable et qu’est-ce qui assure sa rentabilité ?
Le nombre de patients !
De l’infirmière au médecin en passant par le chirurgien, tous sont débordés de travail et se doivent d’être
toujours plus efficaces, productifs, attentifs et irréprochables (j’entends par là le fait de ne pas fauter).
Car rappelons-le, des vies humaines sont entre leurs
mains. Étant-donné que le nombre de patients ne
diminue pas, comment le personnel, en sous-effectif,
peut-il assurer son travail convenablement et accomplir
toutes les tâches requises sans commettre de fautes ?
Une confusion de prescription médicamenteuse par
une infirmière, un patient emmené par erreur à une
IRM… Autant de loupés plus ou moins bénins (et réels,
en l’occurrence) dans ces deux cas de figure qui auraient
pu avoir des conséquences bien plus graves… Un logiciel
de production de traitement nommé « Urqual », installé
pour la fluidité du travail et toujours plus de productivité, permet le suivi informatique des patients tout au
long de leur séjour aux urgences, mais celui-ci commet
des erreurs d’administration de traitement, ce qui peut
être très dangereux ! Tout cela parce que l’hôpital, pour
rester ouvert, doit être rentable et de ce fait, accepter
toujours plus de malades en proposant du multi service,
un peu comme une banque. En plus des urgences et
des soins classiques d’un hôpital, ce dernier s’ouvre à la
chirurgie esthétique pour ramener plus d’argent… À n’y
rien comprendre… Des hôpitaux spécifiques sont pourtant prévus à cet effet, mais non, l’appel du gain semble
toujours prioritaire !
Il ne faut pas nier et surtout bien mettre en évidence le
fait que le personnel est parfaitement conscient de cette
situation. Il ne cesse d’en alerter sa hiérarchie qui préfère reste muette face à ces appels à l’aide ou lui répond
de façon formelle « qu’elle le sait bien, mais qu’elle ne
peut rien y faire » !
Comment un brancardier
s’occupant la nuit
de 19 services peut-il
« signaler sa détresse »
et « être secouru dans
les meilleurs délais »
alors qu’il est seul ?
Un Colonel médecin des urgences a fait faire un audit de l’hôpital à ses frais, pour mettre en exergue les
dysfonctionnements de l’hôpital. Une fois réalisé, il a
confié ses conclusions alarmantes au Général, chef des
urgences. Ce-dernier n’a certainement pas du apprécier cette démarche puisque le médecin attend toujours la réponse de son supérieur… Il est en effet très
mal vu d’oser révéler les problèmes d’une institution !
Nous savons désormais que le nerf de la guerre est l’argent et que s’il n’y a pas plus de recrutement, c’est bienentendu pour cette même raison ! Pourtant, l’armée a
plus d’un tour dans son sac et est capable de trouver des
bras nécessaires afin de palier au manque d’effectifs.
L’armée dispose en effet de petits contrats appelés
VSSA (Volontaire du Service de Santé des Armées),
permettant l’embauche de nouveaux militaires pour
un salaire des plus précaires, aux environs de 750
euros par mois avec logis inclus (précisons que le
logement est une simple chambre). Évidemment,
il s’agit d’un contrat à temps plein ! Mais qui aurait
envie d’aller travailler dans un hôpital dans des conditions aussi mauvaises pour 750 euros par mois ?
L’armée dispose également de nombreux militaires, plus
ou moins occupés dans leurs casernes… Ne serait-il pas
judicieux de faire des ordres de mission et de les envoyer
dans les hôpitaux dont le manque de personnel est clairement ressenti ? Cela renforcerait les équipes et ne coûterait pas un centime à l’institution ! Cette suggestion a
d’ailleurs été soumise par un employé à son chef de service, qui n’a pu que l’approuver sans pouvoir l’appliquer !
Pour exister (dans notre
système ultra-marchand),
un hôpital doit être
rentable et qu’est-ce qui
assure sa rentabilité ?
Le nombre de patients !
Pourquoi cette situation persiste malgré les solutions
apportées ? Pourquoi le système de santé ne change-til pas malgré l’augmentation des scandales médicaux ?
Quand les chefs de service et/ou les directeurs des
centres hospitaliers ne subiront plus les pressions des
hauts fonctionnaires de notre système médical, et que
ceux-ci comprendront qu’on ne peut pas à la fois avoir
comme objectif de faire du profit et de traiter les patients humainement, alors les choses changeront.
Vous pouvez retrouver cet article et
bien d’autres sur le média indépendant
«Le Cercle des Volontaires» à l’adresse
suivante : www.cercledesvolontaires.fr
RÉFLEXION LIBRE
Poil à gratter - n°1
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IL PARAÎT QUE LE TRAVAIL,
C’EST LA SANTÉ... Par Ugo Ledoux
Nous vivons dans une société très violente, y compris dans le Monde du travail. On nous
impose d’être toujours plus formatés, malléables et corvéables à merci. Mais comment les
grandes entreprises parviennent à obtenir de nous autant de servilité ?
C
e n’est qu’à partir de la fin des années 80 que la
définition du Travail évolua, ou plutôt muta en
« capital humain », nécessitant au même titre
que le « capital physique, technique et financier » d’être
optimisé de façon à en tirer la meilleure rentabilité.
En apparence la gestion de ces « ressources humaines »
par les manageurs se présente comme : ultra-performante sur le plan économique, libérale sur le plan politique, favorisant la réalisation de soi sur le plan individuel. Le meilleur des mondes donc…
Mais comme les salariés de France Télécom ont une passion morbide pour le saut
en hauteur, et que mes parents m’ont
appris à ne pas me fier aux apparences,
je vais avec vous chers lecteurs, gratter
un peu cette couche superficielle bien
luisante et pleine de syllogismes pour
comprendre ce qui se trouve derrière.
Commençons alors par rendre visite à
votre service de ressources humaines,
si par chance, il n’a pas encore été délocalisé au Siège. Votre service des ressources humaines, autrefois appelé
« Direction du personnel », a pour objectif de gérer le
« capital humain » de l’entreprise. Alors que dans les
années 60, un salarié recevait ses missions de la part
de sa direction du personnel et gagnait son salaire en
retour, aujourd’hui, il est utilisé comme un facteur
de production autour de projets. Pour la petite anecdote, dans les années 60, le mot le plus utilisé dans
les livres de management était le mot « hiérarchie »,
désormais, le mot le plus utilisé est le mot « projet » !
Par le plus grand des hasards, les objectifs que vous
devez accomplir dans votre entreprise ont le même
but que ceux recherchés par votre patron, c’est-à-dire
une meilleure rentabilité et une profitabilité accrue.
Les individus ont, à première vue, la liberté d’accomplir
leurs objectifs en organisant leur travail à leur guise,
néanmoins, par un intérêt morbide pour la croissance
sans fin (on y reviendra), les objectifs fixés par les directions, augmentent chaque année, aliénant ainsi les
individus à l’objet de leur travail. La réussite et la performance deviennent une obligation. Les règles ont été
fixées : il faut gagner sinon on est éliminé. Les salariés,
autrefois dirigés par une hiérarchie sont désormais
motivés autour d’objectifs chiffrés et de projets. Alors
que d’apparence ils ont plus de liberté pour accomplir
leurs objectifs, ils doivent toutefois être flexibles, mobiles et disponibles n’importe quand. Cet esclave des
temps modernes n’a pas encore perdu sa liberté physique, mais il en perd de sa liberté psychique. Mais là, vous-vous dites : A quel moment s’est t’on fait
avoir ?
En premier lieu, cela s’explique par l’alibi de la guerre
économique, et comme nous le savons, dans chaque
guerre, il y a des victimes, en l’occurrence, les 99% de
la population.
La guerre économique qu’est-ce que c’est ? C’est bataille
pour la croissance économique et la compétitivité du
« fleuron de nos entreprises françaises » si chère à
M.Montebourg. Dans l’idéologie ambiante, croissance
= abondance = emploi = bonheur pour tous. Mes parents (encore eux) m’avaient pourtant dit dans leurs
paroles pleines de sagesse : « L’argent ne fait pas le bonheur »… A méditer.
Revenons donc à cette recherche de la croissance, créatrice de bonheur. Pour reprendre le dernier coup de
génie de notre gouvernement de « gauche » : le pacte de
responsabilité. Notre gouvernement propose au Medef
une baisse de prélèvements de 100 milliards d’euros se
décomposant en 50 milliards sur le coût du travail et
50 milliards sur les impôts contre une création de un
million d’emploi. Nb : La seule que l’on n’ait pas essayée
est de faire confiance aux entreprises pour créer de
l’emploi. Ce n’est pas comme si l’an dernier le pacte
de compétitivité était lui aussi censé créer de l’emploi.
Lorsque l’on parle de baisser le coût du travail, on parle
de baisser votre salaire total, c’est-à-dire la somme de
ce que paie votre patron à l’État et votre salaire brut.
En appelant cotisation patronale, charge sociale ou
coût du travail, il est plus simple de faire accepter des
décisions inacceptables : Diminution du financement
des caisses de retraites, désindexation des salaires sur
le coût de la vie (inflation), baisse du financement des
caisses de la Sécurité Sociale
La guerre économique est d’autant renforcée par
l’impossibilité économique qu’à la France de réguler
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RÉFLEXION LIBRE
Poil à gratter - n°1
les mouvements de capitaux (du fait de l’article 63 du
traité de fonctionnement de l’Union européenne), mettant ainsi en concurrence un travailleur français ayant
une protection sociale décente, avec un salarié chinois
ou polonais, travaillant à la chaîne.
Ainsi, face à un contexte hostile et hyper concurrentiel
où chacun veut être meilleur que son voisin, la mobilisation et le sacrifice individuel et collectif est inévitable
et nécessaire pour se battre dans cette guerre économique.
Le second facteur est l’individualisation et la dépolitisation de la Société. La plupart des salariés, par nécessité d’être le meilleur et par peur de se retrouver au
chômage et de faire partie des inactifs de la Société,
sont rentrés en compétition les uns contre les autres.
La destruction du lien social isole les individus, les rendant moins soudés contre le pouvoir managérial financier et plus docile aux entreprises, cela par besoin de
reconnaissance.
D’autre part, la Politique se dépolitilise progressivement en devenant une simple affaire de gestion cherchant à : accroître le chiffre d’affaire national (PIB),
contrôler les prix (inflation), gérer la masse salariale
(chômage) et augmenter la compétitivité (balance commerciale). Alors que le sens du mot Politique est d’organiser au mieux le bien commun dans la cité, l’optimisation actuelle de la gestion financière d’un pays se fait au
détriment d’une privatisation de la Société, augmentant ainsi les inégalités sociales entre les individus. Les
mouvements de grève et de contestation se produisent
généralement lors « des plans sociaux » (ça donnerait
presque envie d’en avoir un), lorsqu’il est déjà trop tard.
Enfin, la pouvoir managérial arrive à obtenir le consentement général par l’utilisation de la langue de bois et
de la généralisation de l’utilisation des outils des gestion par les entreprises (exemple : tableau de bord).
Ces outils de gestion, d’apparence neutres, arrivent
à être considérés comme justes par les salariés en
se présentant comme une science mathématique.
Cependant, cette justice n’est pas impartiale car elle
ne prend en compte que la dimension économique,
excluant les autres (sociale, écologique, psychologique…). La croissance économique se fait souvent
au dépend du stress au travail, de la destruction de
l’environnement, de la souffrance animale, et cetera.
Le consentement est assuré par l’utilisation d’un parler
creux comme le tableau ci dessous l’illustre à la perfection :
Le principe est simple, vous prenez n’importe quel mot
dans chaque colonne et vous l’associez avec n’importe
quel mot de la colonne suivante.
Cette nécessité de croissance et d’activité constante
nous empêche de réfléchir au sens de nos actes. En
s’arrêtant de courir, peut-être nous rendrions-nous
compte de la vacuité et de l’inanité de cette quête à
l’abondance.
John Lennon disait : “Quand je suis allé à l’école, ils
m’ont demandé ce que je voulais être quand je serais
grand. J’ai répondu «heureux». Ils m’ont dit que je
n’avais pas compris la question, j’ai répondu qu’ils
n’avaient pas compris la vie.”
Entre travailler plus pour gagner plus, et travailler moins
pour vivre mieux, j’ai déjà fait mon choix. Et vous ?
En appelant cotisation
patronale, charge sociale
ou coût du travail, il
est plus simple de faire
accepter des décisions
inacceptables patients !
GÉOPOLITIQUE
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?
GAGNER LA GUERRE
SELON SUN TZU : OU
Jean-Paul Pougala est un géopolitologue Camerounais qui fait un remarquable travail d'éducation populaire tant en Afrique qu'en Europe, sur diverses problématiques qui touchent le
Monde et l'Afrique en particulier. Il a accepté pour « Poil à Gratter ! » de nous laisser publier
son analyse très fine sur la stratégie de Vladimir Poutine en Ukraine. Si ce dernier homme
n'est pas exempt de critiques, on peut lui reconnaître néanmoins son grand talent de stratège
militaire et de diplomate. Nous allons voir comment ici...
Q
Sun Tzu, auteur de l'ouvrage
de stratégie militaire le plus ancien
connu : L'Art de la guerre.
u’enseigne t’on dans les écoles de stratégie
militaire ? Installez-vous bien dans votre
fauteuil. Je vais vous amener avec moi dans
un voyage sur les bancs d'une école de stratégie militaire comme si vous y étiez. Nous allons étudier la
crise ukrainienne en nous servant d'un livre de stratégie militaire largement utilisé dans la formation
des militaires russes et chinois. Mais aussi dans certaines écoles de commerce dans
le monde. Ce livre d'appelle : "l'art
de la guerre" écrit par le penseur et
stratège militaire chinois Sun Tzu
(544–à 496 avant notre ère). L'idée
centrale du modèle de stratégie
militaire de Sun Tzu est d'utiliser la ruse pour amener l'ennemi
à déposer les armes et se rendre
avant même d'avoir commencé
à combattre. En d'autres termes,
pour Sun Tzu, le meilleur stratège militaire est celui qui gagne
une guerre sans avoir besoin de
la combattre, tout simplement en
jouant sur la ruse, les bluffs, les
fausses informations distillées
au bon moment pour désorienter
l'ennemi, en donnant de faux espoirs à l'ennemi au début des hostilités avant de le désillusionner
complètement à la fin. Analysons
maintenant la crise ukrainienne
en étude de cas, comme on le fait dans les écoles
militaires. Nous allons nous servir des 10 principales
stratégies préconisées par Sun Tzu pour gagner une
guerre sans combattre, pour savoir, en Ukraine,
qui a le plus de chance de gagner le bras de fer en
cours entre les Etats-Unis d'Amérique et la Russie. 1 - « Quand vous êtes capable, feignez l’incapacité. Quand
vous agissez, feignez l’inactivité. Quand vous êtes proche,
feignez l’éloignement. Quand vous êtes loin, feignez la
proximité. »
Lorsque vous avez identifié les projets de l'ennemi,
pour vous battre, vous devez constamment lui donner
l'impression d'aller à contre-courant de l'attitude belliqueuse qu'il attendrait de vous en pareille circonstance. Ainsi, vous devez savoir vous rendre invisible
dans votre contre-offensive, savoir mentir et surtout,
ne donner à l'ennemi aucune chance de vous situer
ou de situer votre vraie réaction face à son intention
guerrière, que vous devez constamment feindre de
ne pas savoir. Dans ce dossier, l'objectif des Occidentaux est celui de partir d'un accord d'association
entre l'Ukraine et l'Union Européenne pour arriver à
l'objectif de l'adhésion pure et simple de l'Ukraine à
l'UE. Mais surtout, de faire adhérer l'Ukraine à l'Otan
afin de la couper complètement de la Russie et donc,
de ne plus renouveler la location de la base marine de
Sébastopol en Crimée à la marine russe, c'est-à-dire,
de priver la Russie de toute possibilité d'intervention
rapide en mer Méditerranée en cas de guerre avec
l'Otan, comme les récentes opérations d'intimidation
dans les ports syriens lorsque le président Hollande
voulait bombarder le pays, et en Egypte lorsqu’à la
chute du président Morsi, les USA menaçaient ce dernier pays de sanctions sur les fournitures militaires. . Le président Yanukovych qui est l'homme de Moscou
a feint ne rien comprendre quant aux conséquences
néfastes de la signature des accords d'association. Et
s'est arrêté à la dernière minute. Et c'est à ce moment
que les Occidentaux entrent en jeu, en inventant la révolution populaire. Selon la télévision Euronews une
conversation interceptée entre le Ministre Estonien
des affaires étrangères Urmas Paet et madame Catherine Ashton, la cheffe de la diplomatie européenne,
les 88 morts de la place de l'indépendance ne sont pas
l'œuvre du président Yanukovych mais des paramilitaires de l'opposition, commandités par les membres
de l'actuelle coalition au pouvoir à Kiev pour porter
un coup fatal à la présidence hostile à l'Union Européenne et à l'Otan. Mais comment en est-on si sûr ?
Voici à propos, ce que déclare Euronews : "Un ou plusieurs snipers ayant tiré sur les manifestants d’Euromaïdan s‘étaient installés dans le siège de la banque
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Poil à gratter - n°1
SANS COMBATTRE
LA RUSSIE EN CRIMÉE
d’Ukraine, à Kiev. Les enquêteurs y ont découvert des
douilles correspondantes aux balles retrouvées dans
les corps des victimes. Ce sont par ailleurs les mêmes
balles qui ont servi pour attaquer les forces de police
anti-émeute et les opposants." Total : 88 morts.
Devant tout cela, la Russie sait tout ce qui se passe,
mais fait semblant d'être invisible, inaudible, absente.
Et laisse faire. Ce qui l'intéresse, c'est reprendre toute
la péninsule de la Crimée, mais sans combattre. Comment y parvenir? Ce sont les Occidentaux qui vont lui
donner un coup de main, en jouant à une partie d'échec,
sans jamais tenir compte des pions que l'adversaire
est en train de pousser, lui aussi, mais en cachette. Et
pour cela, c'est la deuxième stratégie de Sun Tzu qui va
nous apporter plus d'éclaircissement sur le comportement du président Poutine de Russie dans cette crise. entrées dans le piège du président Poutine : ils ont
clairement fait leur choix de camp. Par leurs actions
et leurs propos, ils ont signé sans s’en rendre compte
la paternité des manifestations sur la place de l'Indépendance à Kiev. Cette signature sera ensuite utilisée
par la Russie pour discréditer les interlocuteurs occidentaux dans la suite des évènements qui semblent
complètement imprévus par les deux camps, mais
jusqu'à quel point? Nous allons voir dans la prochaine
stratégie qui privilégie le résultat final recherché aux
multiples pseudos victoires temporaires. 3 - « Pour le bon stratège, l’essentiel est dans la victoire,
non pas dans les opérations prolongées »
C'est à dire que pour un bon stratège militaire, ce
qui compte ce sont les éléments pris dans leur glo2 - « Une armée victorieuse l’est avant même de balité, c'est le résultat final de l'ensemble des opélivrer bataille. Une armée vaincue se lance d’abord dans rations et non des petites victoires sporadiques au
la bataille et ensuite recherche la victoire. »
quotidien. Nous sommes partis des objectifs des uns
et des autres : à terme, l'Occident veut l'adhésion de
Selon ce principe, Sun Tzu nous explique qu'en l'Ukraine à l'Otan, afin de priver la Russie de son accès
guerre, on n'attaque que lorsqu'on est certain à la Méditerranée. Alors que la Russie veut tout simde gagner. Sinon, on attend le temps qu'il fau- plement annexer la Crimée pour éloigner une telle
dra que la situation tourne à notre avantage. éventualité. La Crimée est en effet le seul accès de la
Sur la place Maïdan de Kiev, la capitale de l'Ukraine, Russie en mer chaude. ont défilé durant la révolte, de nombreux politiciens Ailleurs, au nord, c'est la mer froide et si l'Occident
occidentaux, comme le Sénateur américain Mc Caïn déclenche une guerre contre la Russie en hiver, tous
le 15 décembre 2013, pour soutenir et encourager la ses bateaux sont bloqués dans des eaux gelées de la
foule en colère, une colère bien entretenue et guidée. Baltique ou de la mer du Nord. Ce serait donc une déLe 19 février, nos manifestants dits pacifistes vont faite même avant de combattre. Dans les opérations
lancer un assaut sur la police. A la fin des émeutes, il qui vont se succéder à Kiev jusqu'au renversement du
y a 26 morts dont 9 policiers. Et voici ce que déclare président, c'est l'Occident qui semble avoir les meille président Obama depuis le Mexique où il se trouve leures cartes en main, puisque c'est lui qui dicte le
en visite officielle : "Je veux être très clair, nous allons tempo des événements, jusqu'au choix des nouveaux
observer de près les développements des prochains dirigeants, reconnus à la vitesse de la lumière. Même
jours en Ukraine et nous attendons du gouvernement s'ils viennent à peine de renverser un gouvernement
ukrainien qu'il fasse montre de retenue, qu'il n'ait pas démocratiquement choisi par le peuple, qu'importe, la
recours à la violence face à des manifestants paci- démocratie est un gros mensonge qui vit au dépend de
fiques". Plus tard dans l'avion de retour du Mexique, ceux qui y croient. Surtout que les élections normales
selon une dépêche de l’AFP, c’est au tour de Ben étaient prévues dans un an. Et dans les négociations,
Rhodes, Conseiller spécial du Président Obama DE le président Yanukovych avait accepté d'anticiper ces
faire un point presse dans Air Force One pour affir- élections. Et cela n'a pas suffi au tempo occidental
mer ceci : "Nous sommes opposés à la violence, d'où qui l'a fait renverser à peine 24h après la signature de
qu'elle vienne, mais c'est le gouvernement qui doit cet accord avec l'opposition. Là, c'est l'Occident qui
retirer les membres de la police anti-émeute, décré- s'installe dans les opérations prolongées. Moscou est
ter une trêve et entamer des discussions dignes de muet. Le président Poutine est coincé à Sotchi pour
foi avec l'opposition (…) Il est évident que les Ukrai- les jeux Olympiques d'hiver. C'est la suite des évèneniens estiment que leur gouvernement ne répond ments qui nous fera comprendre que ce mutisme était
pas à leurs aspirations légitimes à l'heure actuelle". bien calculé. Apparemment, ce qui l'intéressait, c'était
Ces 3 personnalités américaines sont dès lors déjà la victoire finale et non les opérations intermédiaires. Sur la place Maïdan de
Kiev, la capitale
de l’Ukraine, ont défilé
durant la révolte,
de nombreux politiciens
occidentaux, comme
le Sénateur américain
Mc Caïn le 15 décembre
2013, pour soutenir
et encourager la foule
en colère, une colère
bien entretenue et guidée
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toute liberté et secret, l'invasion de la Crimée. 5 - « Le bon stratège est si subtil qu’il n’a plus de forme
visible. Le bon stratège est si discret qu’il en est inaudible. Ainsi il se rend maître du destin de l’ennemi. »
Illustration : www.visant.fr
le conseiller spécial
du président Poutine,
déclare : Autant que
nous sachions, Madame
Victoria Nuland
a menacé les oligarques
ukrainiens de les placer
sur une liste noire
américaine si le président
Yanukovych ne cède pas
le pouvoir à l’opposition.
Cela n’a rien à voir avec
le droit international. (…)
Il semble que les
Etats-Unis misent sur
un coup d’Etat. (…)
Le bon stratège doit être insaisissable pour l’’ennemi.
Il doit communiquer le moins possible et pratiquer la
rétention de l'information. Et lorsqu'il communique,
c'est pour transmettre à l'ennemi une information
inexploitable ou fausse. En Crimée, lorsque le président Poutine fait la seule
conférence de presse, le 5/03/2013 admise aux seuls
journalistes russes, il jure sur la tête de son arrière
grand père qu'il n'a pas de troupes en Crimée. Et que
les militaires qu'on voit sans insigne sur l'uniforme,
sont en effet, des forces d'Auto-défense locales. Vu
de l'Occident, il s'agit d'un mensonge. Mais à bien y
regarder, le président Poutine est juste en train de
les rouler dans la farine. Et il leur fournit une information capitale qui n'est pas comprise par les stratèges occidentaux. En effet, lorsqu'il nie qu'il n'y a
pas de militaires russes, donc étrangers en Crimée,
il est en ce moment en train de leur dire qu'officiellement, la Crimée est déjà russe et à ce titre, les forces
4 - « Celui qui pousse l’ennemi à se déplacer, en lui faisant présentes en Crimée ne peuvent pas être considérées
miroiter une opportunité s’assure la supériorité. »
sous l'optique d'une invasion, mais d'une force qui
est déjà chez elle, dans sa nation, dans sa république,
Pour Sun Tzu, vous devez toujours pousser l'ennemi d'où l'appellation de Forces d'Auto-défense locales.
dans une plus forte mobilité, afin de l'orienter vers là Ce message subliminal n'a malheureusement pas été
où vous voulez le conduire, pour le finir. Le 6 Février convenablement analysé et compris par les "stratèges"
2014, c'est la secrétaire d'Etat américaine adjointe, Occidentaux qui au lieu de se pencher immédiateVictoria Nuland, qui arrive à Kiev et rencontre les ment sur le cas de la Crimée, ont continué comme
trois principaux dirigeants de l'opposition Ukrai- d'habitude à faire de la figuration à parler de la désesnienne : Oleg Tiagnybok, Vitali Klitschko et Arseni calade de la tension de la partie russe alors que cette
Iatseniouk, qui deviendra Premier Ministre par la dernière venait de leur signifier qu’elle était déjà passuite. Le lendemain, dans un entretien au quotidien sée à la deuxième mi-temps du match qu’ils avaient
Kommersant Ukraine, le conseiller spécial du prési- invité à jouer la Russie. A Paris, on a transformé une
dent Poutine, Sergueï Glaziev déclare : "Autant que conférence dédiée au Liban en une conférence de
nous sachions, Madame Victoria Nuland a menacé sanctions contre la Russie..., si elle n'est pas suffisamles oligarques ukrainiens de les placer sur une liste ment gentille et retirer ses militaire de la Crimée pour
noire américaine si le président Yanukovych ne cède rentrer dans leur base.
pas le pouvoir à l'opposition. Cela n'a rien à voir avec Le lendemain à Rome, on a transformé une conféle droit international. (…) Il semble que les Etats-Unis rence pour parler du chaos laissé par l'OTAN en Limisent sur un coup d'Etat. (…) les Américains dépen- bye, en un débat pour expliquer à l'opinion publique
sent 20 millions de dollars par semaine pour financer européenne que l'Europe comptait quand même pour
l'opposition et les rebelles, y compris pour les armer". quelque chose.
Pour commenter la visite du sénateur américaine Mc On a continué d'organiser des conférences inutiles, à
Cain sur la place de l'indépendance le 15 décembre aller et venir entre les capitales européennes et Kiev,
2013, Alexeï Pouchkov, député au Parlement russe (la alors que le barycentre de la crise s'était déplacé deDouma) déclare au quotidien ukrainien, Kievski Tele- puis des lustres de Kiev en Crimée. Même un minigraf, ceci : "Les représentants de l'Union européenne sommet extraordinaire sur l'Ukraine est organisé à
et des Etats-Unis sont directement impliqués dans le Bruxelles le 6/03/2013 et c'est en pleine réunion que
bras de fer politique en Ukraine. (…) Veulent-ils y éta- le président Poutine va envoyer aux participants un
blir un nouveau régime colonial ?" Nous constatons petit cadeau, c'est la dépêche qui tombe sur les télésdéjà à ce niveau que la Russie joue la parfaite diver- cripteurs à 12h de Bruxelles et qui dit que le Parlement
sion. Ayant poussé les occidentaux à être plus mobiles de la Crimée a voté à l'unanimité le rattachement de la
et de se rendre plusieurs fois à Kiev, alors qu'ils ne Crimée à la Russie et qu'un référendum pour valider
bougent pas d'un millimètre depuis Moscou, ils arri- ce choix sera organisé à peine 10 jours plus tard. vent à contraindre les américains à choisir une priorité : le changement de pouvoir à Kiev. C'est dans ce 6 - « Remporter cent victoires après cent batailles n’est
piège que les Russes vont les y conduire et les occuper pas le plus habile. Le plus habile consiste à vaincre sans
un bon bout de temps, pendant qu'ils peaufinent en combat. »
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Un bon stratège n'est pas violent, il n'humilie pas son
adversaire. Il amène son adversaire à se transformer
pour reconnaître son infériorité. Ainsi, il n'a plus
besoin de combattre. En Crimée, les forces spéciales
russes sont arrivées dans une tenue sans étiquette et
ont encerclé toutes les bases militaires ukrainiennes,
mais sans les contraindre de quitter la base. Le problème est que les habituels occupants de ces bases
ne pouvaient plus être libres d'entrer et de sortir. Il
fallait alors choisir : ou attendre stoïquement que les
événements à Kiev permettent un miracle de déloger
les russes, ou bien se rendre. Beaucoup ont préféré se
rendre sans même tenter de se défendre. De toutes les
façons, ils n'étaient pas attaqués. Au même moment,
sans même attendre le référendum, à l'aéroport de
Sébastopol, la pression psychologique est montée
d'un cran : tous les vols pour Kiev ont été dès le vote
du parlement de Crimée, programmés comme des
vols internationaux. La monnaie ukrainienne progressivement sortie de la circulation et remplacée
par le rouble russe. C'est la première fois dans l'histoire qu'on assiste à un sans faute dans l'application
des théories de Sun Tzu : Gagner sans combattre. Les
Etats-Unis n'y ont vu que du feu. 7 - « Jadis, les guerriers habiles commençaient par
se rendre invincibles, puis attendaient le moment
où l’ennemi serait vulnérable. L’invincibilité réside en
soi-même. La vulnérabilité réside en l’ennemi. »
Un vrai stratège joue sur le timing pour gagner toutes
ses batailles. Il redouble de ruse pour ne pas être affecté par les menaces ou les actions belliqueuses de
l'ennemi. Ainsi, il devient d'abord invincible. Mais
cela ne suffit pas. Il faut ensuite gagner. Pour cela, un
bon stratège doit savoir attendre le moment où ses
ennemis sont affaiblis pour passer à l'action et leur
donner le coup de grâce. Une fois sécurisée l'annexion
de la Crimée, la Russie sait que l'opération en ellemême va drastiquement affaiblir le coté occidental
dans la suite des opérations. Mais alors que ces derniers croient par erreur que le Président Poutine va
s'arrêter à la Crimée, ils se trompent. Il sait qu'il a déstabilisé pendant longtemps ses
adversaires incapables de prendre des initiatives
novatrices. Le président Obama a annoncé une série
de sanctions d'abord sur les visas. On a l'impression
qu'il s'agit d'une blague de mauvais goût. En 1994, tu
as contrains l'Ukraine à se débarrasser de l'armement
nucléaire en lui promettant que s'elle est attaquée,
tu viendrais à son secours. Et maintenant qu'on démembre son territoire, tu menaces de ne pas donner
des visas ? De qui te moques-tu ? En réalité, le Président Obama ne peut pas faire grand chose. En ce
moment c'est le président russe qui est le seul maître
du jeu. Il a toutes les bonnes cartes en main. Il fait ce
qu'il veut, quand il veut et comme il l'entend. Le pire
est que les gesticulations des occidentaux, trahissent
au fond leur impuissance. D'abord parce qu'ils n'ont pas d'argent pour mener la
moindre guerre contre une puissance comme la Rus-
sie, mais aussi parce que la moindre sanction économique se retournerait immédiatement contre eux. Par
exemple, selon une information publiée par le journal
économique français Challenge du 7 mars 2014, à la
seule menace du président Obama de geler les avoir
russes, la Banque Centrale de Russie a déplacé dans la
seule journée du jeudi 6 mars 2014, une somme gigantesque de plusieurs dizaines de milliards de dollars
des comptes bancaires détenus aux Etats-Unis vers la
Russie et les paradis fiscaux. Ce genre d'opérations,
si elle continue, dans le moyen terme, peut causer un
véritable séisme bancaire et financier aux Etats-Unis.
C'est la classique histoire de l'arroseur arrosé. Toujours Vendredi 7 mars 2014, c'est l'Agence Bloomberg qui fait d'autres analyses et prévisions. Selon
elle, au 1er septembre 2013, la Russie détenait dans les
banques de 44 pays la somme de 160 milliards de dollars, alors qu'à la même date, 24 pays avaient déposé
dans les banques russes, la somme de 242 milliards de
dollars. Les pays occidentaux peuvent geler jusqu'à 160
milliards de dollars d'argent russe. Et la Russie peut
geler jusqu'à 242 milliards de dollars d'argent des occidentaux. Selon Bloomberg, depuis Washington, qui
a plus à y perdre serait la France dont les banques ont
investi 50 milliards de dollars en Russie, suivie par les
Etats-Unis dont les banques ont investi pour 35 milliards de dollars dans le plus vaste pays du monde, la
Russie, avec ses 17 millions de km2. Le pire, nous vient
de la bouche du conseiller du président russe Sergueï
Glaziev, rapporté par la même Agence Bloomberg :
"En cas de sanctions américaines, la Russie serait obligée de renoncer au dollar au profit d'autres monnaies
et de créer son propre système de paiement. (…) Si les
Etats-Unis gèlent les avoirs d'entreprises publiques et
d'investisseurs privés russes, Moscou recommandera
à tout le monde de vendre les titres du Trésor américain. En outre, les sanctions, si elles sont infligées,
amèneront la Russie à renoncer au remboursement
des prêts octroyés par les banques américaines." La
Au 1er septembre 2013,
la Russie détenait dans
les banques de 44 pays
la somme de 160
milliards de dollars,
alors qu’à la même
date, 24 pays avaient
déposé dans les banques
russes, la somme de
242 milliards de dollars.
Les pays occidentaux
peuvent geler jusqu’à
160 milliards de dollars
d’argent russe.
Et la Russie peut geler
jusqu’à 242 milliards
de dollars d’argent des
occidentaux.
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cains ont répété en Irak et en Afghanistan les mêmes
recettes ruineuses du Vietnam, la Russie a évité de
répéter en Ukraine ses tactiques sur la Géorgie. Car
il est évident que si en Géorgie, les alliés américains,
n’étaient pas préparés, rien ne dit qu'une nouvelle
fois, on les trouverait aussi passifs parce que surpris.
En effet, on nous annonce que les F16 américains sont
partis vers les ciels estoniens et polonais.
Aujourd'hui, personne ne sait quelle stratégie Poutine
a préparé pour les régions russophones de l'Est de
l'Ukraine.
10 - « Qui connaît l’autre et se connaît lui-même, peut livrer 100 batailles sans jamais être en péril. Qui ne connaît
pas l’autre mais se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite. Qui ne connaît ni l’autre ni
lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles. »
Les zones qui intéressent
la Russie sont les régions
où l’on parle russe, où
les populations sont
russes, donc avec une
parfaite maîtrise même
sociologique de la part
de la Russie. Ce qui n’est
pas le cas des USA qui
en Ukraine comme en
Afghanistan ou en Irak,
donnent toujours l’impression de s’engager
sur des éventuels théâtres
de guerres sans jamais
maîtriser le terrain.
messe est dite. La Russie est invincible et a même
identifié le point de faiblesse de l'ennemi. On peut dès
lors parier qu'après la Crimée, elle sait qu'elle pourra
annexer d'abord les anciens territoires géorgiens de
l'Abkhazie et de l'Ossétie, avant d'avaler toutes les régions de l'est ukrainien russophones qui avaient voté
pour le président Yanukovych aux dernières élections
présidentielles. Sans oublier bien sûr la région séparatiste de Transnistrie en Moldavie, à la frontière avec
l'Ukraine, là aussi à majorité russe et qui demande
depuis son indépendance proclamée en 1992, son
rattachement à la Russie. Et là nous arrivons à l'autre
stratégie de Sun Tzu. 8 - « Pour avancer irrésistiblement, attaquez les points
faibles de l’ennemi. Pour battre en retraite sans être
rattrapé, soyez plus rapide que votre ennemi. »
Pour avancer, il faut éviter le corps à corps avec l'ennemi et se limiter à le toucher uniquement dans ses
parties non protégées. Et pour des replis stratégiques,
il faut se mettre dans les coins qui échappent au
contrôle ou à la connaissance de l'ennemi.
Depuis la guerre éclair du mois d'Août 2008 contre
l'allié des Etats-Unis d’Amérique, la Géorgie de Saakachvili, les territoires conquis sont le point faible de
l'Occident.
9 - « Ne répétez pas les mêmes tactiques victorieuses,
mais adaptez-vous aux circonstances chaque fois particulières. ».
Il faut toujours adapter les tactiques et les stratégies
aux situations nouvelles. Ce n'est pas parce qu'une
solution a marché hier qu'elle marchera toujours. Si
on répète les tactiques victorieuses du passé, on court
le risque de trouver un ennemi plus aguerri, qui aura
passé du temps à étudier et à faire face à votre stratégie. Pour un bon stratège, chaque situation est unique
et mérite une stratégie unique. Alors que les Améri-
Le bon stratège doit toujours avoir en tête trois soucis : bien maîtriser l'environnement, le terrain de
la bataille, connaître l'ennemi dans ses détails et
se connaître lui-même pour surtout déceler avant
l'ennemi ses propres faiblesses. Pour faire partie des
stratèges des services secrets russes, il faut bien parler
plusieurs langues donc l'anglais. Au même moment,
tous les textes et communications entre les membres
du FSB sont exclusivement codés en russe. A la CIA, il
existe un département Russie qui ne peut pas faire le
poids face à l'imposante stratégie russe de maîtrise de
l'anglais par tous ses espions. Et donc, de connaitre
les Américains dans leurs plus petits détails. Il existe
aussi un réseau composé par des Russes américains
qui, avec le passeport US, accèdent à tous les postes de
l'administration américaine.
C'est ce qui explique que pour le président russe, on
a l'impression que rien de ce que dit son homologue
américain ne le surprend ou ne l'émeut. Sur le plan
de l'environnement, la Russie, c'est 17 millions de
km2, les USA, la moitié. Alors que les Américains en
Russie sont concentrés dans quelques grandes villes
de l'Ouest, les Russes aux Etats-Unis d’Amérique sont
répartis sur tout son territoire. Ils sont devenus des
Américains à tous les effets. Il suffit pour Moscou
d'étudier leurs comportements pour savoir tout des
Américains. Pour revenir à l’Ukraine, les zones qui
intéressent la Russie sont les régions où l’on parle
russe, où les populations sont russes, donc avec une
parfaite maîtrise même sociologique de la part de la
Russie. Ce qui n'est pas le cas des USA qui en Ukraine
comme en Afghanistan ou en Irak, donnent toujours
l'impression de s'engager sur des éventuels théâtres
de guerres sans jamais maîtriser le terrain, n'importe
où sur la planète comme s'il s'agissait d'un jeu vidéo
où il suffirait de remplacer une carte par une autre et
continuer à appuyer sur la gâchette au maximum. Ce
qui a porté à des guerres inutiles qui ont littéralement
ruiné les Etats-Unis d'Amérique.
Et le président Poutine a bien compris que de l'autre
côté, il y a une véritable navigation à vue, du dossier
iranien et syrien hier et à celui ukrainien aujourd'hui.
Au final, devant le désarroi du président américain
avec ses menaces rhétoriques et sa totale incapacité
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à placer la moindre initiative dans le dossier ukrainien, s'il y a un maître du monde aujourd'hui sur le
plan de stratégie militaire, ce maître s'appelle Vladimir Poutine. Il connait son ennemi, les Etats-Unis
d’Amérique, il connait bien le terrain, l'Ukraine et il
connait la nouvelle force de son pays, les nouveaux
moyens militaires du pays, depuis la guerre en Libye.
Le président Obama, de son côté, donne l'impression de ne comprendre ni son homologue russe, de
ne pas connaitre la complexité ukrainienne, sinon,
il n'aurait pas suggéré à ceux qu'ils ont mis au pouvoir à Kiev comme première action, de supprimer
la langue russe. Et pire, il semble ne pas connaitre
ses propres faiblesses, d'un pays ruiné et qui ne
pourra rien offrir à 47 pays africains qu'on invite à
Washington, juste pour mimer les rencontres tous
les deux ans entre les dirigeants africains et chinois.
QUELLES LEÇONS POUR L’AFRIQUE ?
Le 22 Janvier 2014 dernier, la Maison Blanche, par
communiqué, nous annonce que le président Obama
a invité à Washington 47 chefs d'Etat Africains. Il a
pris soin d'en exclure trois, la Centrafrique, l’Egypte
et la Guinée Bissau, accusés d'être arrivés au pouvoir sans passer par les urnes, mais par des coups
d'Etat. Comment expliquer qu'en Ukraine, c'est plutôt l'administration américaine qui tente de forcer
la main à la Russie pour reconnaître le nouveau pouvoir à Kiev, lui aussi issu d'un coup d'Etat ? Un coup
d'Etat en Europe est-il différent d'un coup d'Etat en
Afrique ? Le 17 février 2008, le Kosovo déclare unilatéralement son indépendance de la Serbie. Les Occidentaux applaudissent. La Serbie porte l'affaire à la Cour
Internationale de Justice (CIJ), organe judiciaire des
Nations-Unies, qui tranche et valide la sécession du
Kosovo par sa décision du 22 juillet 2010 en ces termes
: « La déclaration d'indépendance du Kosovo n'a violé
ni le droit international général, ni la résolution 1244
du Conseil de sécurité, ni le cadre constitutionnel ».
En revanche, la CIJ ajoute qu'elle n'est « pas tenue par
la question qui lui est posée de prendre parti sur le
point de savoir si le droit international conférait au
Kosovo un droit positif de déclarer unilatéralement
son indépendance. La Cour n'est pas chargée de dire
si le Kosovo a accédé à la qualité d'Etat ».
Le ministre français des Affaires étrangères d’alors
Bernard Kouchner va se féliciter de la décision de la
CIJ en ces termes : « L'indépendance du Kosovo est
irréversible (...) Cet avis affirme clairement que la déclaration d'indépendance du Kosovo n'est contraire ni
au droit international, ni à la résolution 1244, comme
la France l'avait toujours soutenu, et je m'en réjouis
». Question : Pourquoi l'Occident se réjouit d'alimenter les sécessions au Kosovo, au Sud Soudan, et fait
semblant de jouer aux fervents défenseurs du droit
international et de l'intangibilité des frontières pour
l'Ukraine ? En quoi la Crimée en Ukraine est différente du Sud Soudan ou du Kosovo? La réponse est
que cette équation à géométrie variable est le fond
de commerce de certains pays, les mêmes qui se sont
arrogés le droit de faire les gendarmes du monde pour
partager les bons et les mauvais points aux candidats
naïfs à la démocratie, pour bien les spolier. Contrairement à ce qui se passe régulièrement en Afrique,
de l'Erythrée au Sud Soudan, la Russie n'a pas aidé
la Crimée à déclarer son indépendance, mais plutôt
à la rejoindre dans un ensemble déjà grand. Toute
nouvelle indépendance affaiblit le pays qui perd un
morceau de sa terre. Mais fragilise aussi le nouvel Etat
non viable.
Les mêmes qui se battent aujourd'hui contre l'éclatement de l'Ukraine sont les mêmes qui œuvrent en
sous-main pour démembrer le Mali, ce sont les mêmes
qui financent les rebellions dans l'Est de la RDC pour
demain créer une nouvelle république dans le Kivu.
La Russie n'a pas fini de surprendre les Américains.
Quel message voulaient envoyer les Russes aux Américains lorsqu'ils ont fait coïncider la date de la fin des
Jeux Paralympiques d'hiver de Sotchi le 16 mars 2014
et le référendum pour valider l'annexion de la Crimée
à la Russie ?
A la différence de la Russie, les Africains sont grossièrement prévisibles dans toutes leurs stratégies
par leurs ennemis occidentaux. Encore faut-il qu'ils
soient capables de comprendre que l'Occident est l'ennemi de l'Afrique. Il existe en Afrique un vrai retard
culturel et intellectuel de la population, pour déjà être
capable de comprendre qu'il lui faut instaurer un rapport de force avec l'Occident dans lequel ses propres
points de vue seraient pris en considération. Mais on
ne peut pas y parvenir dans un rapport classique de
mendicité institutionnalisée où celui qui tend la main
pour recevoir est toujours celui qui obéit à l'autre.
Voilà pourquoi il n'existe à ce jour dans aucun pays
africain un seul projet sérieux pour espionner l'Occident. Les africains croient par erreur qu'ils sont les
amis des européens et ne se posent jamais la question
de savoir comment ils sont vus aux yeux des européens : de simples esclaves, même si très lettrés. Les
chaines de télévision en Occident pourrons donner
l'impression de haïr le président Poutine ou la Russie,
mais il reste un élément que personne ne peut mettre
en doute, quelque soient leurs relations dans le futur,
ils sont condamnés à respecter la Russie. Ils ont déjà
commencé à le faire, pour preuve, la façon dont tous
tergiversent pour des pseudo-sanctions qui n'arrivent
jamais.
Et c'est dans ce rapport de respect que je suis paradoxalement optimiste pour le futur des relations entre
ces deux ennemis d'aujourd'hui. Je ne peux pas en
dire de même pour l'Afrique. Pour qu'on nous respecte, nous devons cesser de tendre la main, c'est une
condition incontournable avant même de parler de
stratégie militaire ou d'espionnage des européens par
les africains.
Vous pouvez retrouver toutes les analyses du Professeur Pougala sur son site internet : http://pougala.org/
Le président Obama a
invité à Washington 47
chefs d’Etat Africains.
Il a pris soin d’en exclure
trois, la Centrafrique,
l’Egypte et la Guinée
Bissau, accusés d’être
arrivés au pouvoir sans
passer par les urnes,
mais par des coups
d’Etat. Comment expliquer qu’en Ukraine,
c’est plutôt l’administration américaine qui tente
de forcer la main à la
Russie pour reconnaître
le nouveau pouvoir à
Kiev, lui aussi issu d’un
coup d’Etat ?
ÇA SE PASSE PRÈS D’CHEZ TOI
Poil à gratter - n°1
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?
LE BOCAL LOCAL
Ce mois-ci, « Poil à Gratter ! » ouvre ses pages à Stéphanie Dartigue qui est
à l'origine d'un projet associatif aussi original qu'intelligent : Le Bocal Local !
PaG : Pouvez vous nous présenter ce projet ?
S.D : L'idée est de réduire les gaspillages « potager »
des particuliers en redistribuant le surplus à des
personnes en difficultés ou en les transformant. En
parallèle, l'association permettra à des personnes en
rupture de se réinsérer, de se former et de reprendre
goût au lien social.
d'entretien ou de capacités physiques pour le faire.
- L'épanouissement humain : Grâce aux visites
régulières et aux entretiens qui seraient confiés à
l'association, les personnes isolées et seules retrouveront un contact et un dialogue, de même pour
les employés en insertion qui pourront se former,
reprendre goût au dialogue et au contact humain.
PaG : Où en est l’initiative ?
Qu'entendons-nous par gaspillages "potager" ? Des
potagers ou arbres fruitiers laissés à l'abandon par
manque de temps ou de capacités, ou encore des
productions trop importantes pour le ménage.
Le Bocal Local, au travers de différents services proposés, permettra de continuer à profiter de sa production personnelle, tout en faisant un geste pour
l'économie solidaire et locale dans un souci de développement durable.
PaG : D’où vient l’idée ?
S.D : D'un constat simple, je voyais sur mon trajet
quotidien des arbres recouverts de fruits qui au fur
et à mesure des jours pourrissaient sur place. Par ailleurs, la surproduction de certains potagers pousse
les gens à donner voire à mettre directement dans le
bac à compost.
PaG : Dans quelles mesures ce projet s’inscrit-il dans
une démarche de développement durable ?
S.D : Le Bocal Local s'inscrit dans les objectifs Agenda
21, plan d'action ratifié par 173 chefs d’État lors du
Sommet de la Terre à Rio en 1992. Notre projet promeut donc :
- La solidarité territoriale et générationnelle : Territoriale, car le surplus sera destiné à une consommation locale, et générationnelle car nous permettront
aux personnes âgées et ou seules et isolées qui ne
sont plus en mesure d'entretenir seules leur potager de continuer à en profiter avec l'aide d'un de nos
employés, qui lui sera dans une phase de réinsertion.
- La production responsable : l'objectif est également d'utiliser des méthodes de production
limitant l'usage d'engrais ou de pesticides industriels, en proposant des alternatives naturelles.
Les personnes qui bénéficieraient de ces services
seraient donc sensibilisées à une culture biologique des fruits et légumes. De plus, cela permettrait de valoriser des cultures déjà existantes sans
que cela ne pourrisse sur pied faute de temps,
S.D : Les récentes échéances électorales ont quelque
peu freiné le processus. Un questionnaire est actuellement en ligne pour apprécier au mieux la faisabilité sur notre Communauté de Communes des Coteaux Bordelais, et tous les foyers l’ont reçu grâce au
bulletin d’information trimestriel qui a été distribué
fin janvier dans les boîtes aux lettres. La réflexion est
actuellement axée sur le choix du statut juridique le
plus adapté à ce projet, afin que d’ici la fin de l’année
au plus tard, l’association voit le jour !
PaG : Dans l’idéal, à quoi ressemblera le projet d’ici
quelques années ?
S.D : J'espère un effet boule de neige et que d'autres
CDC ou communautés urbaines, développent ce
projet auprès de leurs administrés. Qu'au-delà de
l'aide à l'entretien du potager et/ou des arbres fruitiers, la possibilité de transformation du surplus
de production soit rapidement effective et puisse
ainsi rejoindre l'action d'autres associations (soupes
fraîches, conserves de légumes ou de fruits...).
J'espère également une prise de conscience et peutêtre une mise à disposition de terrains/parcelles non
constructibles par les communes, sur lesquelles on
pourrait envisager la création d'un potager associatif/participatif. Ce dernier pourrait alors alimenter
les cuisines communales pour les cantines ou le
portage des repas, tout en état un outil pédagogique
pour les écoles voisines.
Vous pouvez retrouver le questionnaire en ligne à
l'adresse suivante :
http://fr.surveymonkey.com/s/ZVX8SRZ
Le Bocal Local est aussi sur Facebook et vous pouvez
contacter Stéphanie à l’adresse suivante : [email protected].
Lettre à découper et à envoyer à Mr François Hollande
LA LETTRE AU PRÉSIDENT
Cher François,
Nous t'écrivons par ce que nous sommes un peu fatigués de constater ta volonté inébranlable de
démanteler notre pays, et nos acquis sociaux.
Commençons d'abord par le traité TAFTA que tu négocies dans notre dos, alors qu'à aucun moment,
tu n'avais précisé tes intentions à ce sujet dans ton programme pestilentiel. Voila donc que tu
laisses de petits fonctionnaires européens payés la bagatelle de 20.000 € par mois avec NOS
impôts, négocier avec les États-Unis un traité de libre échange qui va :
1) Abolir toutes les régulations douanières et réglementaires existantes, notamment sur les produits agricoles, OGM ou pas.
2) Permettre aux U.S.A d’inonder le marché Français de produits américains au détriment de
l'emploi en France, du fait que l'euro s'échange à plus de 1,30 $ au moins. Explique nous comment
tu comptes permettre à la France d'équilibrer sa balance commerciale avec les U.S.A avec un
taux de change aussi défavorable pour nos entreprises qui souhaiteraient exporter ?
3) Mettre en place un « organe de règlements des différents », sorte de tribunal privé qui permettra aux multinationales d'attaquer et spolier les États, si ces derniers s'opposent à leurs petits
commerces afin de préserver les intérêts de leurs populations.
4) Et toutes les négociations se font via les « Christmas lists » confiées par des groupes de lobbyings aux Commissaires en charge de faire avancer le bébé dans leur sens. Cela dans le secret
le plus total contrairement à ce que prévoit l'article 15 du Traité sur le Fonctionnement de
l'Union Européenne, qui dispose dans son alinéa 3, un droit d'accès aux documents de toutes les
institutions européennes, et cela dans la langue du pays du requérant. Les U.S.A refusant que ces
négociations soient rendues publiques, en te conduisant comme un larbin, tu nous empêches de
connaître à quelle sauce nous allons être mangés plus précisément. Le seul document ayant fuité,
se trouve être rédigé en Anglais. Nous savons avec quelle langue tu penses, mais nous aimerions
tout savoir et en Français s'il te plaît.
Alors cher François, nous exigeons souverainement que tu fasses cesser immédiatement ces négo-
ciations puisqu'elles n'étaient pas prévues dans ton programme. Tu ne nous as pas consulté sur
ce séisme économique majeur que tes patrons Américains nous préparent. Nous refusons donc
après la forfaiture de Lisbonne et du M.E.S, de nous prostituer toujours plus à d'autres intérêts
que les nôtres.
Ensuite, oserions nous te rappeler, à toi, le Young French Leader de la French American
Fondation, que les U.S.A ne sont pas à proprement parlé les amis de la France, quand bien même
ils ont la délicatesse de ne pas faire de notre pays un autre Irak ou un autre Afghanistan. Ils
ont raison, nous avons de quoi répondre.
Il n'empêche qu'un « ami » n'espionne en général pas son meilleur copain. Et en France, on
D3126-2 du Code de la Défense, dispose que la D.G.S.E a notamment pour mission de contraindre
ce genre d'indiscrétions. Nous ne parlons pas là du Code Civil ou du Code du Commerce, mais
bien du Code de la Défense.
Ce qui signifie que lorsqu'un jeune garçon du nom de Edward Snowden, révèle au monde
entier que des millions de données de communications téléphoniques des Français sont captées
et analysées par la N.S.A, tu aurais dû logiquement interpréter l'article 5 de notre Constitution
avec la réaction suivante :
1) Accorder immédiatement l'asile politique à Edward Snowden, afin de faciliter méchamment
le travail de la D.G.S.E pour empêcher que tes patrons Américains, continuent d'espionner sans
vergogne nos télécommunications. Nous sommes certains que nos militaires et agents du contreespionnage Français, auraient été ravis d'écouter ce jeune garçon.
2) Sortir immédiatement la France de l'Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord (OTAN),
car on ne peut être en même temps allié militaire et cible des agressions d'un même pays.
C'est totalement incompatible. En outre, cela expose la France à la colère de toutes les Nations
agressées ou déstabilisées par tes patrons américains, et elles sont de plus en plus nombreuses.
3) Interrompre immédiatement les négociations TAFTA dont nous t'avons parlé plus haut,
mais aussi appliquer des sanctions commerciales et diplomatiques envers les U.S.A, afin que
M. Obama et ses copains s'occupent un peu plus de leurs affaires, et beaucoup moins des nôtres.
Malheureusement, tu n'es pas un Président de la République mais un larbin. On peut même dire
que tes actions ou au contraire ton manque évident de réactivité, s'apparentent à la violation de
l'article 411-5 du Code Pénal qui dispose que :
Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou
organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, lorsqu'il est de nature à
porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, est puni de dix ans d'emprisonnement et
de 150 000 euros d'amende.
Conscient que tu n'as ni l'étoffe, ni les compétences pour gérer le pays, nous pensons que ces
quelques rappels à la loi pourront suffire à mieux aiguiller ta politique étrangère et économique
désormais.
Pour faire ce que valoir de Droit Souverain,
Le peuple Français
Lettre à découper et envoyer dans une enveloppe non affranchie à :
Mr François Hollande
Palais de l’Élysée
55 rue du Faubourg St Honoré
75008 Paris
Lettre à découper et à envoyer à Mr François Hollande
considère l'espionnage d'une puissance étrangère comme une agression militaire, puisque l'article
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ÉCONOMIE
Poil à gratter - n°1
LE TRAITÉ DE LISBONNE,
CE CONTRAT QUI MÉRITE D’ÊTRE LU.
D’après Raphaël Bahègne
Tout le monde se souvient : François Hollande voulait renégocier les traités européens. Il ne
l’a pas fait pour une raison simple. Un traité c’est exactement comme un contrat, si on veut
négocier il faut le faire avant, une fois signé on n’ergote plus, on applique le contrat.
C
eci étant dit, quelqu’un sait-il ce que notre cher
président voulait renégocier ? Quelqu’un saitil ce qui pose problème dans ce contrat (j’utilise ce terme pour plus de clarté) ? Cela on n’en parle jamais, comme si on se contentait de la bande annonce
alors que le film est sorti depuis plus de sept ans.
Dans le contrat, le Traité sur le Fonctionnement de
l’Union Européenne (TFUE), il y a notamment l’article 63 (anciennement 50 du TCE refusé par référendum en 2005), il est très simple, très court, très loin
des diarrhées verbales de nos experts économistes
de plateaux télé. Il dit : « Toutes les restrictions aux
mouvements de capitaux entre les États membres et
entre les États membres et les pays tiers sont interdites » [1], son deuxième alinéa fait de même pour les
paiements. Ô surprise, c’est limpide. Notez bien que
contrairement à ses petits frères ; les articles 45, 34-35
et 77, respectivement libre circulation dans l’union,
des travailleurs, des biens et des personnes ; celui-ci
s’applique également entre les pays de l’union et les
pays tiers. Concrètement il est donc interdit d’empêcher une délocalisation aussi bien vers le Maroc, la
Pologne ou la Chine, interdit d’empêcher un milliardaire Qatari de s’offrir le bassin d’Arcachon, ou
interdit encore de taxer les produits fabriqués par
des enfants en provenance de pays du tiers monde.
En revanche les pays hors de l’Union sont libres de
taxer nos produits tous azimuts. Si d’aventure vous
passez aux États-Unis essayez d’acheter un camembert pour voir !
Pour ceux qui penseraient que ces articles ne seraient que quelques mots théoriques sur un bout de
papier dont tout le monde se contrefiche dans les
faits, sachez que la cour européenne de justice distribue régulièrement des amendes à tous les pays qui
osent s’écarter des dits traités. Une des plus belles,
reste celle de 10 millions d’euros infligée à la France
en 2007 pour avoir tardé à transposer en droit français une directive sur les OGM visant à « protéger la
santé humaine et l’environnement ainsi qu’à faciliter la libre circulation des marchandises » [2], traduisez : visant à interdire le contrôle de la circulation
des OGM et protéger la santé humaine. Oui vous
avez bien lu ! Difficile de faire plus bel oxymore. Il
n’est pas nécessaire d’avoir un master d’économie
ou d’écouter BFMTV pour comprendre que cette
iniquité commerciale est une des causes principales
de notre marasme. Imaginez un instant un match
de boxe dans lequel un des deux combattants a le
droit de parer les coups mais a
interdiction d’en porter alors que
son adversaire est libre de faire
les deux. Mais comment parler
de l’article 63 sans parler du 32 et
surtout de son premier alinéa :
« de la nécessité de promouvoir les
échanges commerciaux entres les
États membres et les pays tiers »
[3]. Donc, non seulement nous
sommes forcément perdants dans
ces échanges asymétriques mais
en plus ils sont encouragés. Il faut
le lire pour le croire je le concède !
C’est pourquoi j’encourage tout
le monde à lire le TFUE qui se
trouve facilement sur internet.
Je n’ai parlé jusqu’à présent que
des échanges avec les pays tiers,
qui de par leur caractère asymétrique sont l’exemple le plus flagrant de la débilité complète du
TFUE. Je vais maintenant dire deux mots sur le
libre échange de capitaux, travailleurs, biens et services dans l’Union. De prime abord cela parait plus
acceptable car les règles de ces échanges sont symétriques. Et pourtant, étrangement, ces échanges se
font quasiment toujours dans le même sens. Oui je
vous dévoile un scoop : les usines françaises se délocalisent en Pologne et pourtant aucune usine
polonaise ne vient s’installer en France. La raiConcrètement il est donc
son est simple : le coût du travail. De même,
un nombre incalculable de sociétés sont allées interdit d’empêcher
se domicilier en Irlande avec son taux d’impo- une délocalisation aussi
sition un tiers plus bas que chez tous les autres bien vers le Maroc, la
pays européens. Qu’à cela ne tienne, harmo- Pologne ou la Chine
nisons le coût du travail dans l’Union ! Et puis
tant qu’on y est, harmonisons aussi l’impôt sur
les sociétés ! Théoriquement c’est imparable. Cependant, cela n’arrivera pas car comme je le mentionnais au début de cet article, les contrats sont signés.
ÉCONOMIE
Poil à gratter - n°1
vons renégocier le contrat, mais mon petit doigt me
dit que l’Irlande et la Pologne pour ne citer que ces
pays, ne seront pas très coopératifs sur les points qui
les concernent. Un peu comme la loi sur la taxe des
transactions financières (personnellement je n’y ai
pas cru un seul instant) qui ne verra jamais le jour,
car, sans parler de la pression des lobbys, les
États ne trouveront jamais d’accord entre
Les usines françaises se eux. Actuellement, ce sont l’Autriche et le
délocalisent en Pologne Luxembourg qui freinent des quatre fers.
Illustration :
www.leplacide.com
et pourtant aucune
usine polonaise ne vient
s’installer en France. La
raison est simple : le coût
du travail.
D’autre part, si cette harmonisation advenait
malgré tout (au hasard sous la contrainte)
elle se traduirait par un nivellement par le
bas pour les travailleurs (rappelons que le
smic en Allemagne n’existe pratiquement
pas) et un nivellement par le haut pour les
multinationales. Certains me diront, comment le
sais-tu, vile Cassandre ? C’est simple, ce sont les
conséquences du libre échange depuis qu’il existe.
Pour résumer, la tendance générale des articles du
TFUE est d’interdire tout contrôle sur la circulation
de biens, de personnes, de capitaux et de services. Je
vous invite donc à réfléchir au sens que vous attribuez au mot contrôle dans les deux propositions
suivantes : j’effectue un dérapage contrôlé ; j’ai un
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contrôle de mathématiques.
Le gouvernement et les plateaux télé, dans un joli
concert, aiment à débattre sur le meilleur moyen de
maquiller les conséquences de ces articles. J’ai rejoins l’UPR (l’Union Populaire Républicaine) car on
y discute des causes.
Causes qui ne sont ni occultes, ni compliquées.
Elles sont écrites en quelques phrases dans des documents officiels, tel que le TFUE, que tout le monde
peut consulter. Si de-ci, de-là, certains hommes politiques « classiques » effleurent parfois ces causes,
tous se laissent distraire par des sujets secondaires
et surtout aucun n’en tire les conclusions qui s’imposent. A savoir, la construction européenne est
viciée dans sa base, dans sa constitution et je ne
parle ici que de l’aspect économique des choses. Il
convient donc d’utiliser sa clause de sortie qu’est
l’article 50 du Traité sur l’Union Européenne (T.U.E).
C’est au nom de cette nécessité, que François Asselineau a créé l’UPR en 2007.
Dès lors, chaque État retrouvera ses prérogatives
et pourra coopérer sereinement sans contraintes.
Le programme de ce parti politique, se limite à
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ÉCONOMIE
Poil à gratter - n°1
des points essentiels qui font consensus pour l’immense majorité des français de « droite » comme
de « gauche ». Quasiment tous ces points essentiels
sont subordonnés à la condition de sortir de l’UE, car
les traités interdisent explicitement qu’on y apporte
une réponse adéquate. Par exemple, quand un politicien nous dit qu’il va lutter contre les délocalisations,
il n’en a pas le pouvoir en vertu de l’article 63 comme
nous l’avons vu. C’est la raison pour laquelle Arnaud
Montebourg est condamné à uniquement battre
des bras (et faire la couverture des magazines). Si
l’on veut se donner les moyens de lutter contre les
délocalisations, la seule réponse crédible est dans
un premier temps de mettre fin au contrat qui nous
l’interdit, ce qui peut se faire légalement via l’article
50 du Traité sur l’Union Européenne.
Pour ceux qui sont effrayés à l’idée de la sortie de
l’UE, l’UPR ne propose rien de nouveau, ni d’extrême. Il ne s’agit pas de fermer les frontières ou
de couper les ponts avec nos voisins. Il s’agit seulement de retrouver la maîtrise de notre destinée
comme c’était le cas durant les trente glorieuses
par exemple. A cette époque (pas si lointaine) si une
entreprise française voulait se délocaliser ou une
entreprise étrangère s’implanter en France, elles
devaient demander l’autorisation au ministère des
finances. Si celui-ci jugeait que c’était dans l’intérêt
des français et de la France, il donnait volontiers son
autorisation. De la même manière, en restaurant
notre monnaie nationale et par-là même la maîtrise de notre taux de change, nous retrouverions
un outil indispensable à l’équilibre de notre économie. Les exemples pourraient se multiplier à l’infini.
L’UPR qui compte actuellement plus de 4400 adhérents va présenter des listes pour les prochaines élections européennes.
A première vue, il peut paraître paradoxal de se
présenter à la députation européenne avec comme
programme de quitter l’UE. Cependant, il n’y pas
meilleur moment pour discuter des problèmes insolubles de l’Union que lors de ces élections. Quelle
meilleure tribune pour faire valoir notre
point de vue que le parlement européen ?
C’est dans cette optique que l’UPR aborde Si l’on veut se donner les
ces élections. Traditionnellement, c’est lors moyens de lutter contre
de ces élections que l’abstention atteint des les délocalisations, la
sommets. Les français sentent bien qu’ils seule réponse crédible
n’ont pas beaucoup de prise sur la politique
est dans un premier
de leur pays, alors évidemment la politique
européenne parait tellement lointaine ! temps de mettre fin au
Dès lors, comment s’étonner de leur désin- contrat qui nous l’intertéressement ? Vu la pantalonnade qu’est la dit, ce qui peut se faire
reconnaissance du vote blanc en France, légalement via l’article
je trouve l’abstention légitime, cependant 50 du Traité sur l’Union
cette fois-ci vous aurez l’occasion d’envoyer Européenne.
au parlement européen quelqu’un qui saura
faire du bruit et je vous assure que si celui-ci
se contentait d’émarger et d’empocher ses émoluments en assurant le minimum de présence, la sanction serait immédiate.
Les adhérents de l’UPR sont, pour la plupart, désabusés de la politique et sont méfiants des syndicats
de placement. Car oui il faut le dire, la politique européenne qui se trouve plus loin des regards des citoyens est un terrain encore plus propice au copinage
que la politique française. Nous sommes conscients
que face aux poids lourds médiatiques que sont les
partis traditionnels, cette campagne électorale sera
rude. Cependant, le système électif bien particulier
des européennes nous permet d’espérer créer la surprise. Nous ne pouvons compter à ce titre, que sur
votre volonté de découvrir notre programme et nous
soutenir...
[2] Article de Libération du 9 décembre 2008
Vous pouvez prendre connaissances des analyses et du programme de l’UPR sur leur site internet : www.upr.fr
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[1] Traité sur le fonctionnement
de l’Union Européenne article 63 alinéa 1.
avec pour vocation première de faire de la pédagogie
à la population sur la réalité de la géopolitique, des traités
européens, le fonctionnement de l'économie et du système
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[3] Traité sur le fonctionnement de l’Union
Européenne article 32 alinéa 1.
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Poil à gratter - n°1
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Le journal « Poil à Gratter ! » est un organe de presse
associatif. A ce titre, il se revendique pleinement indépendant des prises de positions de chacun des auteurs
et responsables politiques ou économiques qui seraient
amenés à publier un texte sur notre journal. Les pensées politiques de l'équipe qui pilote le journal depuis
son édition jusqu'à sa distribution, sont très diversifiées. A ce titre, bien que notre ligne éditoriale aura une
certaine tonalité pouvant remettre en cause un certain
nombre de dogmes institutionnels et économiques,
nous accepterons les textes les plus pertinents et les
mieux sourcés pouvant contrevenir à cette ligne éditoriale, et permettre ainsi d'affiner le débat sur des sujets
régulièrement remis en cause par « Poil à Gratter ! ».
En une époque où la Liberté d'expression est attaquée
autant par les grands médias que les appareils politiques les plus visibles sur les thématiques les plus sensibles, nous nous engageons à conserver notre neutralité journalistique pour permettre la diffusion des idées
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Nous donnons à la liberté d'expression la même définition que celle apportée par la Cour Européenne des droits
de l'homme dans un arrêt rendu le 7 décembre 1977 :
« La liberté d'expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées
comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui
heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l'esprit d'ouverture sans lesquels, il n'est
pas de « société démocratique ». »
La seule limite éditoriale à cette idée est que nous ne
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quelle communauté. Nous considérons cependant
que l'on peut évoquer sans crainte des problématiques
communautaires, ou des influences communautaires
qui puissent être corporatives, religieuses, sectaires ou
partisanes, cela sur les structures économiques et politiques de notre pays ou ailleurs dans le monde, sans
que cela soit considéré comme un discours de haine ou
« complotiste » à l'égard de l'ensemble d'une communauté citée. Les débats sur l'immigration ne sont pas
considérés comme xénophobes, mais bien relatifs à
des questions d'ordre démographiques, sociales et économiques. Nul auteur ne devra être inquiété pour ses
opinions sur ces sujets sensibles.
Nous appelons à ce titre nos lecteurs à toute la retenue
et tolérance nécessaire lorsqu'un texte pourrait affecter
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en gardant à l'esprit que le dit texte n'engage que son
auteur et est librement soumis à la critique construite
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Poil à gratter
- n°1
NOTRE
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Poil à gratter - n°1
affecté par une publication particulière aura la garantie
de trouver dans « Poil à Gratter ! » des analyses divergentes d'autres auteurs, dont certaines pourront être
plus en harmonie avec sa pensée propre concernant
une question sensible traitée. Nous espérons que cette
Charte en cinq points, saura suffire à définir notre
identité, nos valeurs fondamentales, et laisser les libertés nécessaires de pouvoir s'imposer sur ce qui n'est pas
circonscrit dans le présent texte :
Article 4
Tout adhérent de l'association « les éditions de l'Ormée » ou internaute inscrit sur notre site en son nom
propre, peut soumettre un article à « Poil à Gratter ! »
Aucun article traitant de sujets sociétaux clivants ne
seront publiés sur « Poil à Gratter ! ». Les sujets sociétaux expressément censurés sont ceux traitant des
lois ou projets de lois relatifs aux minorités (homosexualité, genre, infrastructures religieuses, etc) ou
relatifs à des points de vue moraux (IVG, peine de
mort, etc) à même de diviser notre lectorat. Les thématiques sur lesquelles « Poil à Gratter ! » s'appuie
pour permettre un débat apaisé dans son lectorat, sont
d'ordre économiques, géopolitiques, scientifiques,
ainsi que diverses thématiques comme la démocratie,
la justice, la santé, l'écologie, la spiritualité ou les arts.
Si un auteur pense qu'un article traitant d'une question sociétale pourrait cependant ne pas être source
de conflits entre des lecteurs se revendiquant comme
plutôt « libertaires » et d'autres plus « conservateurs »,
il peut librement le soumettre à notre lectorat sur notre
site internet. L'équipe éditoriale se réserve le droit de
censurer l'article malgré tout.
Article 2
« Poil à Gratter ! » ne donne aucune actualité sportive.
Si les responsables d'édition du journal ont des raisons
de penser que le plébiscite d'un article soumis à notre
lectorat a été faussé par une forme de spam partisan, ils
se réservent le droit de ne pas le publier ou faire modifier l'article dans ses formes, sans chercher dans ce dernier cas à altérer les informations véhiculées.
Article 5
Article 1
« Poil à Gratter ! » est une agora citoyenne. Cela
signifie qu'une partie du contenu éditorial du journal, sera liée à la décision de notre lectorat concernant des publications proposées en ligne sur son site
internet poilagratter.info, cela au moyen d'un vote.
Dans le cas où les éditeurs refuseraient la publication d'un article malgré un vote favorable, ils doivent
en expliquer les raisons sur le site internet, et publier
l'article ayant reçu le plus de votes après l'article refusé.
L'article refusé de publication sur format papier,
pourra cependant être publié sur la version en ligne
du journal, afin que notre lectorat puisse juger de
la pertinence de notre décision, et que les éditeurs
puissent recueillir les critiques nécessaires à la justesse
de notre politique éditoriale sur le plus long terme.
Article 3
Les auteurs s'engagent à soigner la rédaction de leurs
textes autant que possible avant soumission de ceux-ci
à notre lectorat sur notre site internet. Cela comprend
une attention particulière à éliminer tous types de
fautes de grammaire ou d'orthographe, de ne jamais
faire usage du langage sms, de toujours sourcer leurs
informations à partir de liens consultables et reconnus
comme institutionnels (sites officiels, textes de lois,
grands journaux Français ou étrangers, blog spécialisés, publications d'entreprises, etc), et de veiller à affiner autant que possible leurs textes dans une prose la
plus agréable que possible pour les lecteurs.
Si nous apprécions une tonalité caustique dans les
textes que nous publierons, liberté totale est donnée
aux auteurs de se montrer plus neutres dans la formulation de leurs articles.
« Poil à Gratter ! » permet à tous les partisans ou responsables politiques qui respectent l'esprit du Titre
1 de notre Constitution (de la Souveraineté), de défendre leurs idées et leur programme sur notre journal. Aucune propagande politique d'un parti violant les
grands principes constitutionnels sur la Souveraineté
Nationale et l'indépendance de la Nation, ne pourra
être publiée sur notre journal. Cette Souveraineté est
reconnue par les initiateurs du projet comme une et
inaliénable, et étant le fondement premier de la Démocratie.
Les textes soumis par des fédéralistes européens
démontrant une véritable pertinence économique et
démocratique seront toutefois acceptés, dès lors qu'ils
permettront d'amener la contradiction nécessaire
à l'auto-détermination des Nations. Les sophismes
comme « le repli sur soi », « mondialisation inévitable »
ou encore « Europe de la paix » n'ont pas cours sur
« Poil à Gratter ! ». Tout texte fédéraliste doit s'assumer
sur des motifs techniques et démocratiques, et dans le
respect des valeurs patriotiques existantes au sein des
Nations Européennes.
Les textes considérés comme uniquement prosélytes
et non informatifs soumis par des entités politiques à
notre rédaction, ne seront pas publiés.
LA BULLE DU MOIS
Nos remerciements à Laurel pour cette bulle du mois qui nous a arraché un sourire.
Vous pouvez retrouver ses dessins sur le site suivant : http://www.bloglaurel.com
ou sur sa page facebook : https://www.facebook.com/LaurelComics/info