La Route du whisky
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La Route du whisky
DW • 46 DW • 47 Notre dossier spécial : La Route du whisky « L'histoire du whisky reste voilée dans les brumes de l'aube celtique. » Sir Robert Bruce Lockhart Le mythique Uisge Beatha… ou whisky Le whisky (ou whiskey) est le nom générique d'un ensemble d'eaux-de-vie fabriquées par distillation de céréales maltées ou non maltées. Dans l’histoire des alcools, le whisky a une place unique à laquelle aucun autre ne peut prétendre.Tout comme l’absinthe fut la drogue de prédilection des peintres et des poètes, le whisky inspira de nombreux auteurs de romans et réalisateurs de films en lui conférant le statut de boisson virile par excellence. Mais quelle est l’origine de cette boisson alcoolisée dont la première licence officielle de distillation fût donnée, en 1608, à la distillerie Bushmills ? L’origine du Whisky Si on met de côté les différentes légendes médiévales, et si l’on se réfère uniquement aux origines des premières fermentations, ce breuvage, tout comme la bière, prend ses racines en Mésopotamie où les cultures céréalières ont débuté et où les premières fermentations ont été découvertes. C’est ensuite, 3 000 ans avant J.-C., les égyptiens qui prennent le relais en pratiquant la distillation, pour leurs parfums, et la fermentation de l'orge pour produire l'ancêtre de la bière. L'islam médiéval améliorera et transmettra le savoir de la distillation au fil de ses conquêtes. Il donnera également le mot utilisé encore aujourd’hui pour ce distillat : "alcool" (al-kohl en arabe). " Tell me what brand of whiskey that Grant drinks. I would like to send a barrel of it to my other generals. " Abraham Lincoln Côté légende, ce seraient les moines de Dal Riada (province du nord-est de l’Irlande) qui, au Ve siècle, auraient partagé leurs connaissances dans le domaine de la distillation lorsqu'ils vinrent évangéliser les Pictes de Calédonie (ancien nom de l'Écosse). L'origine du whisky est aujourd'hui encore sujette à controverses entre Irlandais et Écossais, chacun allant de sa preuve la plus ancienne. L’Ecosse est souvent considérée comme le pays du whisky... A juste titre car c’est sans nul doute dans la patrie de Sean Connery qu’on retrouve les meilleurs nectars du monde. Mais si les écossais ont élevé le whisky au rang d’oeuvre d’art, ce sont bel et bien les Irlandais qui ont inventé le whisky (d’ailleurs la plus vieille distillerie du monde ne se trouve-telle pas en Irlande du Nord ?). Ici on l’appelle whiskey, avec un e, et avec un procédé de fabrication légèrement différent. Historique : À partir du XIIe siècle, la distillation de l'eau-de-vie se répand progressivement en Europe, notamment en Écosse et en Irlande, où l’alambic ferait son apparition avec les missionnaires chrétiens (la légende veut que Saint Patrick lui-même, saint patron des Irlandais, l'ait introduit en 432). La pratique et le savoirfaire se développent dans les monastères. Cependant, il faut attendre le XIe siècle pour que les progrès dans les techniques de condensation permettent de produire des boissons. à cette époque le whisky est alors appelé uisge beatha, et a une fonction essentiellement thérapeutique et est utilisé comme onguent ou médicament. Au XIIe siècle, les soldats anglais qui envahissent l'Irlande découvrent la boisson alcoolisée qui semble alors jouir d'une popularité notable auprès de la population locale. Au XVIe siècle, la mise au point de systèmes de refroidissement à eau permet une nette amélioration qualitative qui accélère le développement économique du whisky écossais. La dissolution des monastères anglais puis écossais amène les moines à se fondre à la population séculière et à communiquer leur savoir-faire. Si la revente d'eau-de-vie en Écosse n'est licite que pour les barbiers et chirurgiens depuis 1505, elle est parallèlement devenue une activité courante à la ferme, où tout surplus de grain est distillé. La distillation ne devient légale en Écosse qu'avec l'Excise Act de 1823. Dès lors, la production clandestine diminue inexorablement alors que la production industrielle se développe. Aux États-Unis, le président Thomas Jefferson abolit les taxes sur le whisky en 1802. De nombreux entrepreneurs se lancent alors dans sa production. Le pasteur baptiste Elijah Craig est le premier à utiliser des fûts de chêne pour transporter son whisky. Le système de filtration au travers d’une couche de charbon est inventé en 1825 par Alfred Eaton. Ce système est toujours utilisé de nos jours (par Jack Daniel's notament ). Le whisky américain comportant une proportion de maïs supérieure à 51% prend alors le nom de bourbon. " The light music of whiskey falling into a glass an agreeable interlude. " James Joyce Les améliorations techniques favorisent la production industrielle : en 1826, on invente en Irlande le système de distillation en continu de Alambic à colonne l’alcool de grain, qui n'est autre que l’alambic à colonne (patent ou column still). Paradoxalement, il n’est utilisé qu’en Écosse où il remplace l’alambic charentais (pot still) encore d’actualité au XIXe siècle en Irlande. En 1853, le premier blend est créé par M. Usher de la distillerie Glenlivet. Il associe différents whiskys de malt et whiskys de grain. L’arrivée du blend va révolutionner l’industrie du whisky. Sa fabrication plus économique, son goût moins typé et reproductible vont entraîner la quasi disparition des single malts pendant près d’un siècle et va favoriser le déclin des productions irlandaises et américaines. Les distilleries irlandaises refusent de pratiquer le blending, ce qui occasionnera la fermeture de plus des deux tiers de celles-ci (on passe de 160 à 30 distilleries de 1850 à 1900). En 1909, après le jugement d’une commission royale, le blend acquiert le droit d’être commercialisé sous le nom de whisky. DW • 48 Saint-Patrick Bien qu'il n'en existe aucune preuve écrite, les Irlandais considèrent Saint Patrick, le patron de leur île, comme le véritable inventeur du whiskey et donc de son dérivé : le whisky. Né en Écosse, émigré en Asie mineure, revenu en Irlande, le moine Patrick aurait rapporté de ses campagnes orientales l'art et la technique de la distillation. Il les aurait d'abord testés sur sa terre de mission, la verte Irlande, produisant de l'uisge beatha à des fins médicinales. On frottait par exemple les membres endoloris des animaux avec du whisky pour soulager leur douleur. Les différents types de Whisky Les malts écossais sont classés, selon leur origine géographique, en quatre régions : Highlands (incluant le Speyside), Lowlands, Campbeltown et Islay. Il existe deux types principaux de whisky : le Blended Scotch Whisky (le plus répandu) et le Single Malt. Glenfiddich « Son whisky était si extraordinaire que quand il en buvait, il parlait écossais. » Snow Phoenix Mark Twain Au début du XXe siècle, 90 % de la production de whisky en Écosse s'opère sous la forme de blend. Rares sont les distilleries qui comme Caol Ila, Bowmore, Macallan ou Glen Grant proposent toujours leur single malt à la vente. C’est l’âge d’or des distilleries écossaises. Les années 1980 vont marquer le début d’une nouvelle phase dans l’histoire du whisky. Une phase de renouveau s’entame en effet avec l’avènement du single malt whisky. Ce whisky, presque oublié depuis la fin du XIXe siècle et qui n’était plus commercialisé que par un très petit nombre de distilleries, revient à la mode en suivant l’exemple de Glenfiddich qui le premier avait réalisé de grandes campagnes de publicité afin de promouvoir son single malt. À la même époque, aux États-Unis, les grands distillateurs de whiskey comme Jim Beam, Maker's Mark ou Buffalo Trace se mettent à améliorer la qualité de leurs productions afin de pouvoir de nouveau concurrencer les blends écossais qui tenaient le marché américain. Grâce à ces efforts, le bourbon reconquiert de grandes parts de marché dans son pays et augmente également aussi sa notoriété et ses ventes dans le monde Surgi de “la grande catastrophe des entrepôts” de 2010 De aqua vitae à uisge beatha Le nom actuel de whisky vient de la transformation anglaise du mot gaélique écossais "uisge" ou de "uisce" en gaélique irlandais. Ce terme signifie simplement "eau" dans les deux langues. C'est "uisge beatha" en gaélique écossais et "uisce beatha" en irlandais qui se traduit par "eau de vie". " Whisky is liquid sunshine " George Bernard Shaw Il existe différentes variétés de whisky. En Ecosse, la plus ancienne est le whisky de malt qui est un distillat d’orge malté fermenté. Traditionnellement, toutes les phases de fabrication ont lieu dans une seule distillerie, chacune ayant leur propre source d’eau dont la qualité influe sur le goût et le caractère du whisky. Le whisky en chiffres L'industrie du whisky en Ecosse a génère un chiffre d'affaires record de 4,85 milliards de dollars l'an dernier et 40 000 emplois de manière directe ou indirecte. Sur les dix dernières années, les ventes de scotch à l'export ont bondi d'environ 45%. Il y a environ 80 distilleries qui emploient 10 000 personnes et produisent 700 millions de bouteilles. L'Ecosse disposerait de 3 milliards de litres en train de vieillir dans les fûts. La France est le premier marché mondial avec 148 millions de bouteilles, devant l'Espagne et les Etats-Unis. Les français consomment 193 millions de litres de whiskies, ce qui représente près 39% du chiffre d'affaires des spiritueux vendus en grandes surfaces et 28% des volumes. Parmi ces whiskies, plus des trois quarts sont des blends. Un gramme d’alcool produit 7 calories. A partir de 0,30 - 0,50 g d’alcool par litre de sang, vous êtes certes toujours euphorique, mais en baisse : votre ouïe a diminué de 15 %, votre vision périphérique et votre faculté d’estimer les distances sont réduites de 50 %, votre attention baisse de 30 %. Les jeunes ne boivent pas tous les jours, mais principalement en fin de semaine. Alors que les adultes ont une consommation quotidienne. Plus les adultes sont âgés, plus ils boivent de l’alcool tous les jours. A 20-25 ans, 5% des garçons et moins d’1% des filles boivent de l’alcool tous les jours alors qu’à 35-44 ans, 23% des hommes et 6% des femmes sont concernés. Cette proportion de buveurs quotidiens ne cesse d’augmenter : à 55-65 ans, 56% des hommes et 17% des femmes boivent de l’alcool quotidiennement. Le Snow Phoenix est né d’un accident dans la longue histoire de la distillerie Glenfiddich. Lors d’une froide journée d’hiver en décembre 2009 en Écosse, la neige a commencé à tomber et ne s’est plus arrêtée jusqu’au début janvier 2010. Pendant ces semaines, les températures ont atteint des records et la neige et le gel se sont relayés sans cesse. Rapidement, tout a été recouvert d’une épaisse couche de neige, à l’instar des entrepôts de la distillerie de Glenfiddich. Le soir du jeudi 7 janvier, le mauvais sort a frappé. Certains toits de la distillerie ne pouvant plus retenir l’épaisse couche de neige de 1,20m, ils se sont écroulés, d’où les whiskies en pleine maturation dans des fûts de chêne ont été exposés au rude climat hivernal. Suivant les calculs des ingénieurs, les toits supportaient 400 kg de neige au mètre carré. Imaginezvous un troupeau d’éléphants audessus de chaque entrepôt et vous aurez une idée de la pression ainsi endurée. Malgré les températures glaciales de -19°C, l’équipe a agi sans attendre pour limiter les dégâts. Ils ont travaillé en équipes de 24 heures pour évacuer la neige des entrepôts voisins et garantir la sécurité. Lorsque Brian Kinsman, Malt Master, a visité les entrepôts, il a eu une idée intéressante au milieu du désastre. Pourquoi ne pas créer un whisky Glenfiddich spécial en hommage à ce moment de l’histoire de la distillerie et au travail fantastique mais pénible de l’équipe ? âges et finitions. Tous les fûts ont été utilisés tels qu’ils ont été trouvés. Le whisky a été baptisé Snow Phoenix, un grand Glenfiddich Malt né d’une chance dans le malheur. Il s’agit dès lors d’une édition limitée qui sera uniquement produite en 2010. Ce whisky serait produit avec une sélection des meilleurs fûts de chêne des entrepôts endommagés par la neige. Chaque fût a été choisi pour apporter une contribution unique au goût et à l’arôme du whisky final. Il s’agit d’un mariage extraordinaire entre plusieurs whiskys Glenfiddich Single Malt de différents Après avoir trimé sans arrêt dans le froid amer, l’équipe a fait part de leur grande admiration pour les gens qui s’engagent bénévolement à travailler chaque hiver dans ces conditions. C’est pourquoi Snow Phoenix fait un don particulier aux fonds de la Cairngorm Mountain Rescue Team pour garantir la poursuite de leur travail fantastique au coeur de Speyside. Le Glenfiddich Snow Phoenix est disponible chez les meilleurs cavistes. Prix de vente recommandé : à partir de 59,99 euro. À propos de Glenfiddich Glenfiddich est un single malt Scotch whisky. La distillerie Glenfiddich a été créée en 1886 par William Grant. Depuis lors, il est vendu dans 180 pays. Selon la philosophie de Glenfiddich, chaque année compte pour profiter au maximum de toutes les chances que la vie offre. A day is a thought, a year a philosophy. NEW RANGE. NEW LOOK. « Il y a en Écosse deux choses qu'un Écossais aime voir nues ; le whisky en est une » NEW DALMORE. DW • 50 DW • 51 Kenneth White. Le Blended ("mélangé" en anglais) est un assemblage de whiskies de malt et de grain (distillat de blé et maïs). L’adjonction de whisky de grain, moins corsé, permet de diminuer l’intensité du malt. La qualité du "blend" dépend de la quantité de malt utilisée (5 à 70 %), de son âge et de sa composition. En effet, on peut assembler jusqu’à 50 malts différents avec 2 ou 3 whiskies de grain afin de trouver le meilleur équilibre. type de whisky n'est pas allongé d'eau et se trouve donc embouteillé au degré d'alcool initial du fût (entre 40 et 60° environ), et l'on trouve la mention cask strength. Il vaut souvent mieux le boire allongé d'eau. On peut par ailleurs trouver aussi des Single malts vendus au degré initial, mais provenant de l'assemblage de plusieurs fûts. Dans ce cas, c'est la mention traditional strength qui sera faite. Sans oublier, bien sûr, tous les whiskies et autres whiskeys du monde entier… Le Single Malt vient d’une seule distillerie. Ce mode de présentation, lancée par la distillerie Glenfiddich dans les années 1960, est assez récent. Les singles malts écossais sont considérés actuellement comme les meilleurs du monde. " Whiskey, like a beautiful woman, demands appreciation. You gaze first, then it's time to drink. " Haruki Murakami Appellations du Whisky écossais www.thedalmore.com Imported by Shaw-Ross International importers, Miramar, Florida- www.shaw-ross.com. Drink responsibly. À ces deux types principaux, il convient d'ajouetr le Single Grain, whisky de grain issu d’une seule distillerie et fabriqué à partir de diverses céréales (blé, maïs, avoine, seigle) et éventuellement d'orge maltée. Ce type de whisky a très peu de goût, et est utilisé essentiellement pour l'assemblage des blends. Il existe également le Vatted Malt ou Pure Malt qui réunit des singles malts de différentes distilleries. De grandes marques ont nourri leur notoriété par la production de whiskies pure malt assez typés, en réalisant leurs assemblages à partir d'un choix judicieux des productions de diverses distilleries, de façon à fournir un produit très régulier en goût, d'un lot à l'autre. W&MDal-1015-Poster-New Range-AW-GK 1 Certaines distilleries commercialisent des bouteilles provenant d'un seul fût. Dans ce cas, la dénomination est Single Cask et, souvent, le numéro du fût est mentionné. En général, ce Le nom couramment utilisé pour qualifier le whisky en provenance d'Écosse est scotch whisky, cette appellation est protégée par une loi de 1988, le Scotch Whisky Act, qui dispose que le scotch doit être distillé et vieilli en Écosse. Pour pouvoir être qualifié de Scotch Whisky, le degré d'alcool doit être égal ou supérieur à 40° pour permettre d'obtenir l'appellation de whisky et un vieillissement en fût d'au moins trois années au moins sur le territoire écossais est indispensable pour que celui-ci soit qualifié de scotch. Après une large consultation de la branche en 2004 et 2005, la Scotch Whisky Association a décidé de restreindre les appellations au nombre de cinq: Single Malt Scotch Whisky ; Blended Malt Scotch Whisky ; Single Grain Scotch Whisky ; Blended Grain Scotch Whisky ; Blended Scotch Whisky. " When you are cold and wet what else can warm you ? " Ernest Hemingway Appellations du Whisky irlandais En Irlande, l’autre grande patrie du whisky, l'usage veut que l'on parle de whiskey ou Irish whiskey alors que les textes de loi utilisent le terme 'whisky' (sans le 'e'). Les whiskeys irlandais sont produits sur la même base mais ont une triple distillation. Trois distilleries seulement produisent l’ensemble des whiskey irlandais (Bushmills, Midleton et Cooley). Le whiskey irlandais, lorsqu'il est composé de 50 % d'orge maltée et de 50 % d'orge maltée séchée au feu de tourbe, est appelé "pure pot still whiskey" ; En dehors de cette particularité, les appellations sont identiques à celles pratiquées en Écosse. Appellations du whisky américain Aux États-Unis, la quasi-totalité des distilleries de whisky ou whiskey se concentre dans seulement deux états américains : le Kentucky et le Tennessee. On trouve l'American whiskey, et les USA se battent pour conserver le monopole de cette appellation 'whiskey' (avec le 'e'). Le whiskey américain comprend notamment le bourbon (à base de maïs) et le rye (à base de seigle). Ces différentes appellations correspondent toutes à des compositions différentes : 7/5/09 15:03:53 • le Straight Bourbon est fabriqué essentiellement à partir de maïs (entre 51 et 80 %, généralement entre 65% et 75%), de seigle ou de blé, le reste étant de l'orge maltée ; • le Straight Tennessee a la particularité d'être produit dans l'État du Tennessee exclusivement et d'être filtré sur du charbon d'érable. Il est composé de 70 % de maïs et de seigle dont 51 % d'une seule céréale, généralement du maïs ; • le Straight Rye quant à lui est à base de seigle – 51 % minimum (la présence de www.thefamousgrouse.com Ons vakmanschap drink je met verstand. Notre savoir-faire se déguste avec sagesse. DW • 52 DW • 53 « Pour un Écossais, le whisky est aussi inoffensif que le lait pour le reste de l'humanité » Mark Twain Le whisky français seigle s’explique par le fait que les distillateurs ont suivi leurs clients lors de la vague d'immigration irlandaise du XIXe siècle, principalement vers le Canada) ; • le whisky de malt écossais est élaboré uniquement à partir d'orge maltée séchée au feu de tourbe ; • le corn whisky est quant à lui composé de plus de 80 % de maïs. Le whisky japonais Au Japon, on trouve au total plus d'une douzaine de distilleries réparties sur les différentes îles de l'archipel. Notamment celles de Nikka, Sendai, et Yoichi. Les whiskies de la Maison Nikka sont considérés comme les plus authentiques whiskies Japonais, car la manière de travailler reste toujours traditionnelle. La chauffe est toujours au charbon, petits alambics et tonnellerie au sein de la distillerie. En 2007 Nikka reçu pour la première fois de sa longue histoire la récompense de « BEST OF THE BEST », reconnaissance de l’industrie du whisky comme meilleur whisky du monde. C’était la première fois qu’un whisky hors Ecosse recevait cette reconnaissance tant convoitée. Un coup de pied dans le monde du whisky et certainement une remise en question pour un bon nombre de distilleries. La France ne s'est ouverte que récemment à la production du whisky avec une dizaine de distilleries situées en Bretagne, en Champagne, en Lorraine, en Alsace, dans le Nord et en Corse. Notons entre autres la distillerie Warenghem à Lannion, la distillerie Guillon en Champagne, la distillerie F. Meyer en Alsace, la distillerie Mayela en Corse ou encore Eddu en Bretagne. Le whisky belge The Owl Distillery, anciennement PUR.E Distillerie, situé à GrâceHollogne, a réalisé sa première distillation de whisky le 17 octobre 2004. Cependant, le fruit de cette distillation (The Belgian Owl) n'a pu concrètement s'appeler whisky avant la fin de l'année 2007 (date du premier embouteillage), dû au délai d'attente de 3 ans minimum. D’autres whiskies belges bien plus qualitatifs que ce premier whisky cité, sont aussi disponibles, tels que Lambertus de Raeren, Goldlys de Deinze et Carolus de Malines. Soit de grain ou de malt, ils sont élevés en fût de chêne ou de Sherry, ce qui leur apporte des notes plus fruitées et épicées. Les plus réputés sont Lambertus et Goldlys pour leur rondeur et leurs typicités. Les arômes du whisky peuvent être classés en deux catégories : • ceux provenant du processus d'élaboration ; Le whisky canadien céréales, fruités, tourbés, fumés, marins ; www.thebelgianowl.com • ceux provenant du vieillissement ; Les whiskies canadiens sont fabriqués en partie à partir de seigle (rye) et sont doux. Ils souffrent en France d’une image un peu floue, avec une production respectable, mais sans grands crus à l'originalité prononcée. boisés, épicés. Les principaux cocktails à base de whisky sont : • le Manhattan : whisky, bourbon, vermouth, angostura Whisky-Presse_115x150-def.indd 1 • l'irish coffee : whiskey irlandais, café chaud, sucre, crème fraiche Leur qualité est bonne mais ils sont rarement cités dans les réunions de connaisseurs. « Ce que beurre et whisky ne peuvent soigner est incurable. » 30/11/10 09:43 Proverbe Irlandais • le whisky sour : whisky, bourbon, citron, orange Winston Churchill et le Whisky Réveillé à 9 heures du matin, Winston Churchill travaillait cependant au lit jusque midi et démarrait la journée avec un mélange de whisky et d’eau gazeuse. Cette habitude lui serait restée des années de jeunesse passées en Inde, où le choix était vite fait entre « eau sale » et « eau sale avec whisky ». Du champagne accompagnait généralement le dîner, suite auquel Churchill se remettait au travail, toujours avec son whisky-soda à portée de main. Vers 18 heures sonnait l’heure de la sieste puis celle du bain, qui cédaient ensuite leur place au retour du whisky-soda et à l’entrée en scène du Bordeaux. La majeure partie du repas se faisait au champagne et, généralement, un digestif s’imposait pour conclure. Churchill se levait tard, mais ne se couchait pas tôt : vers 2 ou 3 heures du matin, il finissait par trouver le sommeil en ingurgitant deux comprimés de somnifère qu’il faisait passer à l’aide d’un… whisky soda ! Au fil du temps, il s’est décidé à suivre les conseils de ses médecins qui lui prescrivaient de la modération avec l’alcool et a donc remplacé le cognac par du Cointreau, boisson légère comme chacun sait. Ce régime ne semble toutefois pas avoir affecté son sens de la répartie : un jour, une certaine Lady Astor l’a interpellé : « Monsieur Churchill, vous êtes ivre ! ». Churchill de répondre : « Et vous, Madame, vous êtes laide. Mais moi, demain matin, je serai dégrisé. » « J’ai retiré plus de choses de l’alcool que l’alcool ne m’en a retirées. » Winston Churchill DW • 54 Chivas regal 18 Blended for pure pleasure « Puissance et élégance, harmonie et équilibre… il n’existe pas de meilleur blended whisky écossais ». Tels sont les mots de F. Paul Pacult, spécialiste du whisky et auteur américain. Le Chivas Regal 18 est un whisky riche, intense et très accessible. Un incontournable dans la large gamme de Chivas Regal, le scotch whisky premium le plus prestigieux du monde. Les whiskys pur malt Speyside de 18 ans d’âge des célèbres distilleries de Strathisla et de Longmorn constituent le cœur du Chivas Regal 18 et lui donnent son caractère hors du commun. Le secret de Chivas Regal 18 réside dans le mariage de ces whiskys de malt et de grain qui s’effectue dans des fûts en chêne spécialement sélectionnés. Colin Scott, maître distillateur de Chivas Brothers, choisit personnellement chaque fût. La maturité de ces whiskys, le processus de mélange original et le savoir-faire de Colin Scott font du Chivas Regal 18 un whisky qui prend vie dans le verre. Chivas 18 years se caractérise par sa couleur ambrée, chaleureuse et sombre, et son caractère fumé qui trahit l’influence des îles. Humez le whisky et découvrez une multitude d’arômes profonds et fruités au parfum subtil et agréable. Le goût est riche et intense. Le Chivas 18 years offre une fin de bouche fantastique et persistante. Les frères John et James Chivas, qui ont créé Chivas Regal au milieu du 19e siècle, acquiesceraient certainenemnt s’ils pouvaient aujourd’hui siroter un verre de « leur » Chivas Regal 18. Estimant qu’aucun whisky single malt de leur époque ne répondait à leurs attentes, ils ont produit leur propre whisky en 1841. En mélangeant les meilleurs et les plus fins whiskys, ils ont créé un blended whisky intense, riche et généreux. Le début du succès de Chivas Regal. Seule une petite quantité de Chivas Regal 18 est mise en bouteille chaque année et chaque bouteille est numérotée. Pernod Ricard Belgium: 02 663 62 62 Ons vakmanschap drink je met verstand. Notre savoir-faire se déguste avec sagesse. DW • 56 Une idée de cadeau en cette fin d'année ? Glenmorangie Nectar d’Or – Somptueux et sirupeux. Séduisant. Glenmorangie Original – Un whisky délicat et floral, avec des notes d’épices. Suave. C’est le produit de référence définissant le style de la distillerie Glenmorangie, avec ses 10 années de maturation exclusivement dans des fûts de Bourbon. Tous les whiskies Glenmorangie sont distillés deux fois dans les plus hauts alambics d’Ecosse et “chill-filtered” (filtrage à froid) afin de ne retenir que les plus légères et plus pures vapeurs d’alcool et essences. Un whisky vieilli dans des fûts de Bourbon puis dans des fûts de Sauterne pour une période de maturation complémentaire. Ces fûts très rares, ayant servi aux vins blancs les plus prestigieux de France, lui donnent son velouté et sa riche couleur or. Notes de dégustation : citron, vanille, miel. Notes de dégustation : vanille, pêche, citron. Glenmorangie Quinta Ruban – Voluptueux et doux. Audacieux. Maturation dans des fûts de Bourbon et ensuite dans d’anciens fûts de porto Ruby. Ces derniers ont été sélectionnés dans les meilleurs ‘Quintas’, lui donnant sa couleur rouge rubis et ses notes de fruits exotiques et de fruits rouges. Glenmorangie Lasanta – Riche et corsé. Passionné. Maturation traditionnelle complétée dans des fûts de Xérès espagnol Oloroso (jusqu’à 2 ans). Ces fûts sont sélectionnés pour la qualité qu'ils confèrent au whisky comparativement aux autres fûts de Sherry. Notes de dégustation : datte, crème brulée, noix. Notes de dégustation : chocolat noir, rose, menthe. Glenmorangie Astar – Doux et crémeux. Intense. Sachant que plus de 60% du goût final du whisky est déterminé par le bois du fût, le ‘designer cask’ est le résultat de 20 ans de recherche du fût ultime pour la maturation parfaite du whisky Glenmorangie. Ce dernier est issu d’un chêne à croissance lente sélectionné dans le Missouri aux Etats-Unis par le Dr. Bill Lumsden, Master Blender chez Glenmorangie. ‘Astar’ signifie voyage en gaélique en référence au parcours du chêne depuis sa zone de plantation jusqu’à la distillerie. Notes de dégustation : caramel, ananas, noix de coco. Glenmorangie 25 Years Old – Bouquet riche avec un parfum capiteux. Majestueux. La quintessence d’un whisky ayant mûri pendant 25 ans au minimum et élaboré à partir d’un mariage des plus rares stocks de la distillerie Glenmorangie porté à maturation dans des fûts de Bourbon, de Sherry et de Burgundy. Un whisky distribué en des quantités minimales à travers le monde. Notes de dégustation : baie, caramel aux noisettes, chocolat. Découvrez les gammes Glenmorangie et Ardbeg chez vos cavistes, bars et restaurants préférés. Visitez leurs sites internet : www.glenmorangie.com www.ardbeg.com Ardbeg 10 years old – L’enfant terrible. Le whisky le plus tourbé et le plus fumé de tous les Islay Single Malt Scotch Whisky. Elu “World Whisky of the Year 2008” par le grand critique Jim Murray dans sa Whisky Bible 2008. Notes de dégustation: fruits fumés, tourbe, touches de citron et de lime. DW • 58 « En aucun cas ne réduisez l'orge dans le whisky. Il lui faut des années pour arriver à maturité, c'est un produit d'exportation inestimable en dollars, caractéristique de la domination britannique » Winston Churchill Un art de boire Phase gustative : La bouche Pour apprécier pleinement le goût d'un bon whisky, il est généralement déconseillé d'y ajouter des glaçons. En effet, en fondant, ceux-ci dénaturent les arômes. De plus, le froid anesthésie les papilles gustatives. Il est en revanche possible, voire recommandé dans certains cas, d'allonger son whisky avec un peu d'eau (juste quelques gouttes). L'idéal serait l'eau de la source de la distillerie, mais celle-ci étant rarement accessible au consommateur, une simple eau minérale ou de source neutre, et à la rigueur l'eau du robinet (pourvu qu'elle n'ait pas de goût) conviennent tout à fait. Les connaisseurs affirment que cette adjonction permet de libérer les arômes. La quantité d'eau à ajouter dépend du whisky : certains doivent être dégustés au plus haut degré de confort (environ 43 % d'alcool), d'autres peuvent être allongés jusqu'à 30 degrés. Les premiers sont les whiskies gras et souples, bus généralement en digestifs, obtenus par des distillations lentes et vieillis dans des fûts ayant contenu un vin. Les autres sont les whiskies fumés vieillis dans du bois neuf. Tous les intermédiaires sont possibles avec les assemblages que l'on trouve sur le marché. Il faut donc déterminer soi-même la quantité d'eau optimale en modulant progressivement le niveau. Le mélange optimal est obtenu lorsque l'expression aromatique spécifique du whisky dégusté est maximale lors d'une gorgée, sachant que la taille de la gorgée dépend du degré d'alcool (les gorgées d'un whisky moins alcoolisé peuvent être plus importantes sans entraîner de brûlure), et que l'eau modifie la hiérarchie aromatique et l'acidité. Bien que le verre à whisky traditionnel (old fashion) soit de forme cylindrique, les connaisseurs recommandent plutôt des verres à whisky en forme de tulipe. Ils sont plus appropriés pour la dégustation car la forme d’alambic restitue parfaitement toutes les subtilités du whisky. La dégustation se décompose généralement en trois phases : Phase visuelle : • la couleur et les reflets donnent des informations sur le type de fût dans lequel le whisky a vieilli, ainsi que sur son âge (le "new spirit" — whisky non vieilli — est incolore à sa sortie de l'alambic) ; • l'attaque en bouche permet de distinguer les whiskies gras des secs et de comparer les saveurs fondamentales à l'approche olfactive ; • le milieu de bouche est l'occasion de détailler les qualités du whisky. Si elles se renforcent, il est dit linéaire ; si elles évoluent, il est qualifié de complexe ; • la finale permet d'apprécier la longueur du whisky, et le retour de nez. Une fois le verre fini, d'apprécier les arômes des extraits secs qui peuvent révéler encore d'autres richesses. La fabrication du whisky Il y a six phases dans la fabrication du whisky: Elaboration : L'élaboration d'un whisky doit durer au minimum trois ans ; si le vieillissement en fût de chêne est inférieur à trois ans, il est impossible de lui conférer l'appellation de whisky. On distingue cinq étapes dans sa fabrication : Le maltage : • la viscosité du whisky, appréciée en observant les traces laissées à la surface du verre (appelées "jambes" ou "legs" en anglais) lorsqu'on l'agite dans un mouvement circulaire, donne aussi des indices sur le type de fût utilisé et sur la durée de vieillissement ; • la limpidité permet de savoir si le whisky a été filtré. Phase olfactive : • le premier nez est une première approche des différents arômes. Cette étape consiste à déceler les arômes les plus volatils en plaçant son nez plus ou moins loin du verre ; • le second nez consiste à effectuer des mouvements rotatifs avec le verre afin de révéler d'autres arômes. Il est souvent intéressant de recouvrir le verre quelques secondes avec sa main (ou avec le couvercle fourni avec certains verres de dégustation) afin de concentrer ces arômes. Pour obtenir du malt, il est d'usage d'étendre l'orge et de l'humidifier pour qu'il germe. Cette opération dure d'une à deux semaines. Lors de la germination, le grain fabrique une enzyme, la maltase, capable de découper la molécule d'amidon en sucres fermentescibles. Pour l'élaboration d'alcool de grain, une enzyme de synthèse est rajoutée, permettant de supprimer l'opération du maltage. Le produit est aussi nettement moins parfumé. On met fin au maltage en séchant les graines au-dessus d'un four, généralement alimenté par de la tourbe, qui donne à certains whiskies leurs goûts particuliers. Lorsqu'il est sec, le malt est broyé, ce qui produit une sorte de farine appelée le grist. Le brassage Le grist est ensuite mélangé avec de l'eau chaude. Cette eau va typer le whisky, en fonction des terrains qu'elle a traversés, donnant des arômes tourbés, minéraux ou de terre de bruyère. L'importance de l'eau est controversée et semble plutôt un argument marketing. Cette opération a pour but de transformer l'amidon contenu dans le malt en sucres fermentescibles sous l'action d'enzymes. Le chef militaire britannique Montgomery a dit un jour : « Je ne bois pas, je ne fume pas - et je me porte à cent pour cent ! » Churchill n'a pas tardé de répondre : « Quant à moi, je bois et je fume - et je me porte à 200% » Elle a lieu dans de grands baquets en bois appelés « mash tun ». Le produit de ce brassage est appelé « wort ». La fermentation Le moût sucré ainsi obtenu est additionné de levures et la fermentation alcoolique se produit alors. Le wort est alors appelé le wash. La distillation Le wash obtenu subit une distillation, dont le but est de séparer l'eau de l'alcool. La première distillation a lieu dans de grands alambics en cuivre à large base appelés « wash stills » ; ceux-ci sont progressivement chauffés, les vapeurs d'alcool sont collectées, puis refroidies dans des condenseurs avant d'être introduites dans le second alambic plus effilé, appelé « spirit stills » où le processus est répété. Les premières émanations (le premier tiers ou « tête de cuvée ») ainsi que les dernières (le dernier tiers), jugées de moindre qualité, sont isolées et réintroduites dans la distillation suivante, ou, le plus souvent, vendues aux blenders. Seule la middle cut est conservée et mise en fûts. Les distilleurs considèrent que la forme et la taille de ces alambics sont deux des principaux facteurs qui façonnent le goût du whisky. La forme même des alambics est importante pour la formation des arômes : ainsi en Écosse, trouve-t-on parmi les maîtres de chais des tenants exclusifs de l' « alambic à grand bec » et d'autres non moins réputés de l' « alambic à petit bec ». Par ailleurs, la durée de vie d'un alambic est d'environ trente ans, mais sa cuve doit se « culotter » pendant une dizaine d'années, durant lesquelles la production dudit alambic est sortie du circuit normal des distilleries et vendue aux blenders. Les whiskeys irlandais subissent généralement une triple distillation et c'est également le cas de certains scotchs. Au terme de cette étape, le whisky est incolore et titre environ 70°. Le vieillissement Le whisky est enfin mis à vieillir en fûts de chêne « de Virginie », usagés la plupart du temps. C'est au cours de cette étape que le whisky se colore et acquiert des arômes spécifiques selon le bois utilisé. Les fûts utilisés pour le scotch peuvent avoir trois origines possibles : il peut s'agir soit de fûts de bourbon (provenant des États-Unis), soit de fûts de Xérès en provenance d'Espagne, (vin dénommé Sherry par les britanniques qui en achetaient beaucoup, ce qui a fourni les premiers fûts à recycler), soit de fûts en chêne neufs achetés dans divers pays ou fabriqués dans des tonnelleries écossaises, telles que 'The Balvenie'. La coloration est fonction du type de fût utilisé. Ainsi, un fût de « sherry fino » donne une couleur ambrée au whisky, tandis qu'un fût d' « oloroso » aura pour effet de rendre le whisky plus sombre. Mais cette différenciation est d'autant plus subtile à faire, qu'il peut y avoir, par fût, des « deuxième remplissage », voire des « troisième remplissage ». Les fûts de bourbon apportent une couleur plus dorée ou « paille ». Le type de fût utilisé pour l'« élevage » n'impacte pas seulement la couleur mais également les arômes, primaires et secondaires, donc le goût : un fût de sherry développera toujours à un moment ou à un autre de son oxydation, des arômes « sucrés » (fruits, miel…), un fût de bourbon, des arômes « de tête » floraux et « secs ». En fonction des distilleries, le vieillissement peut se faire, soit exclusivement dans un type de fûts, soit dans un mélange (chez les blenders). D'autres types de fûts usagés sont de plus en plus utilisés : les fûts de porto, les fûts de madère, de rhum, de claret bordelais, de bordeaux rouges, parfois ayant contenu de très grands vins et encore les fûts de sauternes. Ils apportent tous des spécificités de teintes, d'arômes et de saveurs. À l'issue de la période de vieillissement, le whisky titre encore approximativement 60 degrés. En fait, l'alcool s'évapore au cours de la maturation en fût et perd environ 1° par année : c'est la « part des anges ». Mais, c'est évidemment fonction du degré d'humidité ambiant : ainsi, un fût stocké près de la porte d'une distillerie de Islay, en milieu saturé d'humidité, titrera beaucoup plus, au terme du même temps de vieillissement, qu'un whisky issu des Midlands. À l'issue du temps de vieillissement prévu par le maître de chais, le whisky est généralement dilué avec l'eau de la source avant la mise en bouteille pour atteindre le niveau habituel de 40° d'alcool. Il existe néanmoins les bouteilles cask strength, directement tirées du fût et sans adjonction d'eau. Certaines distilleries sont situées au bord de la mer. Leur whisky peut alors prendre au vieillissement des arômes d'algues, d'iode et des saveurs salées. Cependant, les whiskies des îles ne sont de loin pas tous vieillis sur les îles où ils sont produits, mais au centre de l'Écosse. La période de vieillissement minimale d'un scotch est de 3 ans mais la plupart des single malt vieillissent en général entre 8 et 12 ans, certaines bouteilles de single cask allant jusqu'à 50 ans de vieillissement en fût avant la mise en bouteille. Ce processus est celui de production des scotchs, il peut varier pour les autres whiskies. Par exemple, le Tennessee Whiskey est un alcool à base de maïs qui est filtré à travers du charbon de bois. L'une des différences entre les scotchs et les bourbons est que ces derniers ne peuvent légalement utiliser que des fûts neufs. Le caramel est souvent utilisé pour la coloration de whiskies (chez les blenders) afin d'avoir une couleur homogène entre les lots. Cette pratique est en diminution pour les whiskies de malt (single malts), et n'est pas utilisée pour les whiskies de haut de gamme, qui peuvent être très clairs, ou au contraire de couleurs diverses et parfois très intenses, en fonction des types de fûts utilisés. Le whisky est un produit de haut artisanat et mérite d'être consommé avec modération.