Saint-Genest-Lerpt, Roche-la-Molière, Villars

Transcription

Saint-Genest-Lerpt, Roche-la-Molière, Villars
Saint-Genest-Lerpt, Roche-la-Molière, Villars
Saint-Genest-Lerpt, Roche-la-Molière, Villars
Saint-Etienne - Saint-Victor-sur-Loire
découvrir, s’évader, respirer...
Les grandes étapes
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A
B
C
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La Place Jean Jaurès
La Place Jacquard
Les crassiers de Michon
Le Parc de Pinelon
Le quartier de Côte
Chaude
Le vallon du Rieudelet
Saint-Genest-Lerpt
Le ruisseau du Lizeron
La station d’épuration
Roche-la-Molière
La ferme Carrin
Les Gorges de la Loire
Niveaux de lecture du topoguide
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cheminement du sentier : texte en italique
thème abordé : texte principal sur fond tramé
élément remarquable : «info +» sur fond de couleur
référence thématique à l’eau : rubrique «au fil de l’eau»
Des panneaux informatifs sont disposés tout au long du sentier.
Ils reprennent les explications qui sont développées de façon
plus exhaustive dans ce topo-guide.
Agréables promenades
et bonnes découvertes à tous...
Présentation des itinéraires ...............................
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Découvrir, le cœur de ville ................................
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Saint-Etienne, place au cœur de ville
Activités d’hier, ville d’aujourd’hui
Traditions et coutumes autour de la ville
Derrière la végétation, les vestiges du passé
Des sites marqués par l’histoire
S’évader, de la ville à la campagne ....................
Des vallons aux communes rurales
L’eau, au service de l’homme
L’eau, de la ville à la nature
Des roches meulières à Roche-la-Molière
Le cycle de l’eau
La zone humide
L’arbre et la rivière
Respirer, côté nature .........................................
Les derniers paysages ouverts
Vivre côté campagne
Paysages de vallon
Les rives enchantées
Village en bord de Loire
En direction de l’Océan
Informations pratiques ......................................
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Le sentier principal
Découvrir, le cœur de ville
Le départ se situe sur la place Jean Jaurès, au centre ville de Saint-Etienne.
Le début du parcours traverse les paysages urbains du centre pour arriver
au quartier de Côte Chaude.
S’évader, de la ville à la campagne
Après le parc Pinelon, le sentier parcourt les paysages ruraux du vallon de Rieudelet avant
d’arriver dans le centre de Saint-Genest-Lerpt. La traversée de ce village permet de découvrir
des éléments remarquables du patrimoine bâti tels que l’église et la chapelle.
L’itinéraire continue en direction de Roche-la-Molière dans les espaces ouverts de la campagne
stéphanoise. Puis, après la station d’épuration, il longe le ruisseau du Lizeron dans un vallon
étroit à la végétation luxuriante.
Respirer, côté nature
En fin de parcours, on pénètre sur le territoire de la Réserve Naturelle Volontaire des
Gorges de la Loire, remarquable par ses paysages et son patrimoine naturel.
Le sentier est balisé en bleu et agrémenté de panneaux thématiques.
Longueur : 12,2 Km
Temps : 3 heures 45 minutes de marche
Difficulté : tous niveaux. Cependant des chaussures de marche sont recommandées surtout
à partir de Saint-Genest-Lerpt.
Retour à Saint-Etienne, depuis Saint-Victor-sur-Loire, par les transports en commun :
STAS 04 77 33 31 35
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La boucle de Villars
Le départ de la boucle se situe au centre ville de Villars à coté de l’église.
La liaison avec le sentier principal s’établit au niveau du quartier de Côte Chaude.
Ce parcours permet à la fois de traverser des zones urbanisées, des zones rurales et naturelles et de
découvrir des éléments du patrimoine minier.
Longueur : 7,5 Km
Temps : 2h30 de marche
Difficulté : tous niveaux
Balisage : jaune
La boucle du chasseur
On peut emprunter cette boucle à Saint-Genest-Lerpt près de l’église, au bord de la départementale
N°8, près du lieu dit «le Chasseur».
Elle est commune au sentier principal entre l’église de Saint-Genest-Lerpt et la ferme des Rieux.
La boucle parcourt des paysages ruraux et traverse des milieux naturels le long du ruisseau de Grangent.
Longueur : 10 Km
Temps : 3 heures de marche
Difficulté : tous niveaux
Balisage : jaune
Les boucles de Roche-la-Molière
Pour les deux boucles, le départ se situe près du château de Roche-la-Molière.
La boucle Est rejoint le sentier de Saint-Genest-Lerpt à la ferme des Rieux. Elle traverse le village
de Roche-la-Molière et les paysages de vallons campagnards.
La boucle Ouest, quant à elle, rejoint le sentier principal après les Rieux sur une portion
qui suit le Lizeron. Son parcours dans le village est plus court.
Longueur : Boucle Est : 6,5 km / Boucle Ouest : 6 km
Temps : 2 heures de marche pour chaque boucle
Difficulté : tous niveaux
Balisage : jaune
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SAINT-ETIENNE METROPOLE
Une communauté d’agglomération ...
Seconde agglomération de Rhône-Alpes, Saint-Etienne Métropole conjugue les atouts d’une situation stratégique et
d’un poids démographique et économique qui la situent parmi les dix plus importantes agglomérations françaises.
A la confluence de trois vallées (Ondaine, Gier et Furan), au pied du Parc Naturel Régional du Pilat et des Gorges
de la Loire, le territoire de la communauté d’agglomération offre un environnement naturel d’une qualité et d’une
diversité remarquable, qu’il est nécessaire de préserver.
... pour des projets concrets
Saint-Etienne Métropole s’est engagée dans l’aménagement d’un sentier reliant le cœur de la ville centre, Saint-Etienne,
et Saint-Victor-sur-Loire, en passant par Saint-Genest-Lerpt et Roche-la-Molière. En ce sens, elle répond à la volonté
de ses communes adhérentes, désireuses de travailler ensemble sur un projet respectueux de l’environnement et à
l’usage de promeneurs curieux. L’édition de ce topo-guide et la mise en place de panneaux informatifs visent à
recenser et valoriser les richesses environnementales et patrimoniales de ce premier parcours «métropolitain».
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Façonnées au fil des ans par les activités et les
inspirations humaines, les villes sont comme
des livres ouverts... Chaque élément architectural, chaque trace ou vestige du temps passé
compose la calligraphie d’une histoire toute
particulière et révèle l’intimité de ceux qui
occupèrent les lieux. Il faut savoir déceler ces
empreintes indélébiles, ces chuchotements à
peine perceptibles et pourtant à jamais gravés
dans la pierre d’un porche ou les pavés d’une
ruelle... Oui, il faut savoir s’arrêter et découvrir
le long des rues et des places, ce léger battement
venu du fond des temps : ce cœur de ville.
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Saint-Etienne…
au fil de l’eau
Nous sommes au départ du sentier, sur la place Jean Jaurès
en plein cœur de la ville de Saint-Etienne. En remontant la rue
Praire, à l’extrémité Nord-Ouest de la place, on rejoindra la
Place Jacquard, prochaine étape du parcours.
Les jets d’eau signalent déjà la part
que prendra l’élément liquide tout
au long de ce parcours. L’eau agrémente le paysage urbain, elle met
en valeur les bâtiments voisins, tels
que l’Hôtel de ville et la Préfecture.
Ceux-ci témoignent de l’essor de
Saint-Etienne qui, dès le début du
XIXème siècle, s’est propulsée dans le
rang des dix grands centres
urbains de France. Canalisé et invisible aujourd’hui, le Furan, rivière
qui traverse la ville du Sud vers le
Nord, passe le long de la place en
direction de Carnot.
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1
La Place
Jean Jaurès
1
La place Jean Jaurès fut dessinée en
1792 et inaugurée en 1801. Elle
porta le nom de Marengo avant de
devenir Place Jean Jaurès en 1919.
Ce site, haut lieu d’animations, a été
entièrement réhabilité au cours de
l’année 2000. L’axe de la Grand’Rue
qui traverse la ville du Nord au Sud
sur 6 kilomètres, avec son célèbre
tramway, coupe la place en deux et
dessine la colonne vertébrale spécifique de l’urbanisme stéphanois. Cet
axe dessert ainsi la plupart des
places et carrefours de la ville dont
le plan architectural fût conçu par
l’architecte Dalgabio sur le principe
des villes romaines construites selon
un plan en damiers.
La Cathédrale Saint-Charles
Sa construction débute en 1912,
d’après les plans de l’architecte
Bossan. Interrompue pendant les
années de guerre, elle sera achevée
en 1923 avec la bénédiction de
l’archevêque de Lyon. Deux tours
devaient, en principe, s’élever audessus de l’édifice de style néogothique. Finalement, en raison de
difficultés financières, une seule tour
fut construite. L’édifice sera promu
au rang de cathédrale lors de la
création du diocèse de Saint-Etienne
en 1971. Diverses roches faisant
référence à la géologie régionale ont été utilisées lors de sa
construction. Un assemblage
novateur de granit gris, de grès
blanc et de pierre rose produit
une alternance de couleurs
qui souligne les arches
en ogive et les petites
colonnes de la façade.
…place au
cœur de ville
Depuis la place Jacquard, on remonte ensuite la rue Buisson. L’amateur y appréciera
le bâtiment remarquable de l’école d’architecture (seconde moitié du 19ème siècle)
avant de rejoindre le boulevard urbain, étape suivante du parcours.
La Place Jacquard
Ecole d’Architecture
La Place Jacquard constitue un des
centres animés de la ville. Un marché
s’y tient chaque semaine. De nombreux
agriculteurs des communes voisines
y vendent leurs productions. Citons
également l’ancien bâtiment de la
Condition des Soies, fleuron de l’industrie rubanière, datant de 1910
(17 rue d’Arcole, au Sud de la place)
où l’on vérifiait notamment que
2
cette dernière ne soit pas trop chargée en humidité. Si la ville a donné
le nom de l’inventeur lyonnais à une
de ses places, c’est en raison de ce
qui fut à l’époque l’originalité et la
force de l’outillage stéphanois : «la
synthèse typiquement stéphanoise
de la mécanique Jacquard et du
métier à barre (1815)».
Joseph-Marie Jacquard (1752 - 1834) fut l’inventeur
lyonnais du métier portant son nom. La particularité
du métier Jacquard est de faire mouvoir chaque
lisse, donc chaque fil de chaîne individuellement, ce
qui ouvre toutes les possibilités de décor.
L’industrie des rubans ou «passementerie»
s’est considérablement développée à
Saint-Etienne dès l’apparition des premiers
métiers à tisser mécaniques vers 1760.
L’invention du métier Jacquard permettra
de diversifier énormément la production
des soies. Une des étapes de la fabrication
de la soie consistait à préparer le fil
avant le tissage. Appelée moulinage,
cette opération utilisait l’eau courante
des nombreux cours d’eau de la région
dont celle du Furan. Elle fut remplacée
par la vapeur puis par les moteurs électriques.
au fil de l’eau
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Activités
d’hier...
Le paysage urbain évolue au fur et à mesure que l’on s’éloigne du
centre. On pressent le rôle de l’industrie et des moyens de transport qui
lui sont liés. Le pont de chemin de fer, sous lequel le promeneur doit
passer, évoque les traces des anciennes activités industrielles qui
entraînèrent l’essor de la ville.
Industrie et transport
ème
Jusqu’au XVII siècle, la houille était
exploitée sur place et transportée à
proximité avec des charrettes tirées
par des chevaux ou des mulets. A
partir du XVIIIème siècle, l’utilisation
du charbon s’est répandue partout
en France. Dès lors, le transport
terrestre lent, coûteux et difficile fut
remplacé par le transport sur la
Loire. Le charbon était acheminé
des mines vers les ports de SaintJust-sur-Loire et Saint-Rambert par
des chars. Certains étaient traînés
par des bœufs et contenaient environ
600 kg de charbon. Le conducteur
était appelé bouvier et par la suite
voiturier.
Arrivé à destination, le charbon était
chargé dans les «rambertes», longues
barques à fond plat qui descendaient
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le fleuve pour arriver jusqu’à Roanne
où on utilisait le combustible pour
les verreries et les fours à chaux. Une
partie était dirigée vers Paris où les
besoins en chauffage domestique
étaient considérables. L’autre partie
arrivait jusqu’à Nantes pour répondre
à la forte demande des industriels.
A l’arrivée, les bateaux étaient
détruits et le bois vendu sur place
pour le chauffage. En effet, le retour
des rambertes était trop difficile et
trop coûteux. Ces embarcations doivent
leur nom à la ville de Saint-Rambert
où elles étaient construites.
... ville
d’aujourd’hui
La première ligne de chemin de fer
Avec l’invention de la locomotive à vapeur, pendant la première moitié du XIXème siècle,
le rail va progressivement remplacer la route, et la locomotive, les bœufs et les
chevaux. Le transport par voie d’eau quant à lui perdurera jusqu’au
dernier quart du siècle. La Loire, difficilement navigable jusqu’à
Roanne, et la concurrence du chemin de fer, auront finalement
raison de ce mode de transport.
En effet, en 1827, sous la conduite de l’ingénieur des mines
Beaunier, fut réalisée la première ligne de chemin de fer
française. Ouverte le 1er octobre 1828, elle reliait Saint-Etienne
au port d'Andrézieux afin de faciliter l’acheminement du
charbon jusqu’à la Loire. Une autre ligne fût ouverte en
1834 entre Saint-Etienne et Lyon. Les premières voies
ferrées, reconstruites par la suite, restèrent les seules de la
région durant un quart de siècle.
Puis, le réseau se développa aussi bien dans la région que
dans le reste de la France.
Les Musées d’aujourd’hui
En plus du Musée de la Mine, plusieurs Musées rendent aujourd’hui hommage aux
activités et aux inventions du passé. On peut citer le Musée des Amis du vieux SaintEtienne où se trouve un des plus anciens billets de chemin de fer du monde. Ce billet
date de 1834 pour la ligne Saint-Etienne - Lyon construite en 1832.
Le Musée d’Art et d’Industrie ainsi que le Musée des transports urbains sont également
autant de clins d’œil à ce qui fut l’histoire de la région stéphanoise.
Fours à cokes
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Activités d’hier ...
au fil de l’eau
Les rues Saint Joseph et Charles Floquet montent
en ligne droite vers le crêt de Côte Chaude. Les
traces de la mine se devinent à gauche du parcours :
deux terrils, les crassiers de Michon,
y surplombent le Musée de la Mine.
La force de l’eau peut avoir des effets néfastes sur les sols instables des terrils.
L’écoulement de l’eau de pluie entraîne avec elle les particules du sol et peut provoquer
des glissements de terrain. Pour limiter l’érosion et améliorer l’intérêt paysager des lieux,
des Robiniers faux Acacias, ont été plantés sur les crassiers. Ces arbres, d’origine nord
américaine, de nos jours fort répandus en France, sont souvent utilisés à cet effet.
Les crassiers de
Michon
3
Les rejets d’exploitation de la mine
sont amassés à l’extérieur des puits et
forment les terrils.
On les appelle crassiers dans la Loire
bien que ce terme soit plus approprié à un amas de scories provenant
des chaudières.
Certains de ces terrils sont peu
visibles car ils ont été étalés à flanc
de colline. Cependant, deux terrils
parfaitement coniques marquent
aujourd’hui encore le paysage
stéphanois. Ils sont le résultat de
l’exploitation du Puits Couriot.
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L’exploitation du charbon au Puits Couriot
La Société Anonyme des Mines de la Loire initie en 1919 le creusement d’un puits de 727
mètres : le Puits Couriot. L’objectif est d’atteindre les couches les plus profondes pour
répondre à la demande croissante de charbon. Le nouveau puits bénéficiera des
dernières innovations techniques : chevalement en métal de 38 mètres de hauteur,
moyen de ventilation et d’évacuation des eaux, remontée massive et rapide du charbon.
A partir de 1936, Couriot sera le premier puits entièrement électrifié du bassin. L’adoption
de la technique du foudroyage, visant à faire tomber les galeries après l’exploitation du charbon, explique en partie l’érection des deux crassiers de
Michon. Le puits Couriot atteind son apogée en
1948 avec plus de 1500 mineurs et 3000 tonnes de
charbon extraites quotidiennement. Face à la
concurrence des minerais étrangers et des
nouvelles énergies, l’exploitation
fermera ses portes en 1973.
… ville d’aujourd’hui
L’exploitation du charbon
Dans le bassin houiller stéphanois
situé entre Firminy, Rive-de-Gier et la
Fouillouse, la houille fut extraite très
tôt, car les couches affleuraient sur
les pentes et à la base du sol. Des
documents témoignent de l’exploitation du charbon dès le début du
XIVème siècle à Roche-la-Molière. La
houille joua un rôle primordial dans
le développement industriel de la
région stéphanoise jusqu’au début
des années 1960. Elle lui donna son
originalité et fournit un combustible
de qualité à l’industrie métallurgique.
Des carrières furent d’abord creusées
dans les couches de charbon qui
affleuraient à la surface du sol. Puis
le charbon fut exploité par des galeries souterraines inclinées, appelées
«fendues». On creusa les premiers
puits verticaux vers la fin du XVIIIème
siècle. Ils étaient équipés d’un manège
entraîné par des chevaux qui permettait la remontée des hommes,
du charbon et de l’eau. L’extraction
houillère connut une expansion
continue jusqu’au début des années
1870 avec une production de 4 millions
de tonnes en 1873. La production
entra alors dans une relative stabilité
avec une forte évolution des techniques et de la rentabilité.
3
Suite aux nouveaux objectifs de
production définis en 1960 par le
ministre de l’Industrie, la fermeture du
bassin est planifiée pour 1973 mais
retardée d’année en année. C‘est en
1981 que le bassin houiller stéphanois sera définitivement condamné.
Le Musée de la Mine
Pour se replonger dans l’époque où
l’activité économique de la ville se fondait
largement sur l’exploitation du charbon,
une visite au Musée de la Mine installé au
Puits Couriot s’impose. Cet ancien site
d’extraction minière produisait 3000 tonnes
de charbon par jour et employait 1500
mineurs. Au fil de 50 minutes d’aventure
souterraine et de visites des installations de
surface, on y retrouve l’ambiance de la
mine : ses rythmes, ses bruits, ses
machines...
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Traditions et coutumes ...
Du haut de la rue Floquet, en descendant le boulevard du Maréchal de Lattre, le sentier emprunte un
escalier qui conduit à un lotissement. Il le traverse par la rue de la Plaisance pour aboutir à la rue de la Roche
du Geai. Le paysage urbain fait place aux zones résidentielles périphériques. Puis à gauche, la rue des
Potagers conduit vers les jardins ouvriers et le Parc de Pinelon.
Logement collectif et individuel
A partir des années 1950, on assiste
à une poussée démographique
urbaine dans la région stéphanoise.
De plus, la crise du logement liée
aux destructions pendant la guerre
se poursuit. La reprise économique
attire à nouveau les habitants des
communes rurales.
Pour faire face à ces nouveaux
besoins, de grands immeubles collectifs
sont édifiés en terrain vierge, à la
périphérie de la ville. Ces tours et
ces barres vont considérablement
modifier le paysage stéphanois.
Apparaissent aussi les premières
14
zones industrielles et les nouvelles
routes et autoroutes.
Le déclin économique des années
1970 entraînera une stagnation
démographique. De plus, les nouvelles exigences des stéphanois les
poussent vers les communes de la
périphérie. Dans la plaine du Forez
et tout autour de la couronne
stéphanoise, un vaste territoire
s’urbanise en habitat individuel sous
forme de lotissements. Cet exode
péri-urbain se fait aux dépens des
centres urbains et des logements
collectifs qui perdent de leur attrait.
La Roche du Geai
On ne connaît pas de manière certaine l’origine du nom de la Roche du Geai.
Elle évoque cet oiseau commun dans nos bois et bosquets. Perché dans les hauteurs des
arbres, il salue le visiteur d’un criaillement caractéristique prévenant ainsi toute la forêt de
l’arrivée d’intrus. Ses réserves de nourritures (graines, glands et fruits) enfouies dans le sol
et qu’il lui arrive d’oublier, donnent parfois naissance aux végétaux dont elles sont issues.
...
autour de la ville
Les habitations du quartier de Côte Chaude laissent la place aux jardins
ouvriers qui s’ouvrent sur des espaces plus naturels.
Les jardins ouvriers
Les jardins familiaux sont emblématiques du paysage stéphanois et de
son histoire. C’est le Père jésuite
Volpette qui lança l’expérience des
jardins ouvriers en 1894. A cette
période de forte crise industrielle et
plus tard, pendant les deux guerres
mondiales, ces jardins ont permis un
apport alimentaire indispensable
pour les familles les plus démunies.
Ils apportaient aussi une bouffée
d’oxygène aux mineurs qui oubliaient,
un instant, la mine et leurs conditions
de vie difficiles.
On recense actuellement 3600
parcelles, totalisant 90 hectares,
gérées par 2 organismes : les Jardins
Volpette et la Fédération des Jardins
Familiaux de la Loire.
Depuis 1985, la ville a entrepris une
restructuration complète des jardins
afin d’en améliorer l’esthétique.
Quand un Stéphanois loue un jardin
(entre 50 et 250 F/an), il signe un
code de bonne conduite qui varie
selon les associations. Il doit cultiver
avec soin son terrain et ne doit
surtout pas vendre le fruit de sa
récolte. Il doit, en outre, participer
aux corvées collectives.
Le père Volpette. Félix Volpette est né en Auvergne en 1856. Jésuite au Collège
Saint-Michel de Saint-Etienne, il adapta au contexte stéphanois l’idée d’une femme de
drapier sedanais qui offrait un lopin de terre et des semences de légumes aux ouvriers
de son mari. Les jardins ouvriers étaient nés...
au fil de l’eau
L’eau est un facteur essentiel de la réussite
d’un jardin. Les jardiniers la récupéraient
sur place et la stockaient à proximité
dans des dizaines de bidons et autres
baignoires qui encombraient les jardins.
Depuis, des conduites d’eau ont été
aménagées, facilitant l’approvisionnement
quotidien.
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Derrière la végétation ...
Le parcours s’extrait à présent de l’agglomération stéphanoise et traverse
le vallon boisé du Parc de Pinelon. Une végétation plus spontanée se
dessine alors au gré des chemins ruraux.
Ce secteur offre des vues sur les jardins ouvriers et le vallon du
Rieudelet que l’on traversera par la suite.
Le Parc de Pinelon
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Sur le versant Ouest de Côte Chaude
entre Saint-Etienne et Saint-Genest-Lerpt,
le Parc de Pinelon est le cadet des
parcs stéphanois. Inauguré en 1992,
ses 12 hectares sont composés
d’une petite forêt dont les premières
plantations ont plus de 20 ans mais
également d’un jardin et d’une prairie
traversée par un ruisseau. Ce parc
illustre parfaitement la richesse de la
faune et la flore présentes aux portes
des villes. On pourra y découvrir aussi
bien le Bouleau que le Chêne Rouge
d’Amérique ou l’Aubépine. La présence
de cette végétation permet d’abriter
de nombreux passereaux comme le
Chardonneret ou le Rouge Gorge
mais il n’est pas rare également d’y
surprendre le Faucon Crécerelle,
féroce chasseur au vol particulièrement rapide, en quête de sa proie
favorite, le campagnol, petit rongeur
brun-roux qui occupe les milieux
ouverts du parc.
4
4
Faucon Crécerelle
Le Bouleau
Le Bouleau fait partie des nombreux
peuplements naturels et forme des monocultures souvent étendues. Il est l’arbre des
grandes plaines du Nord de l’Europe,
devient buisson dans la toundra et nain en
altitude. L’espèce la plus connue chez nous
est le Bouleau Véruqueux appelé aussi
Bouleau Blanc. Ses feuilles triangulaires ont
une double et fine dentelure. Ses fleurs
poussent avec les feuilles et ses fruits sont
de petits cônes cylindriques et pendants.
Son écorce caractéristique est blanche, lisse
puis noirâtre, couverte de bandes horizontales
et souvent profondément fissurée. Les
feuilles de Bouleau, aux vertus diurétiques,
entrent dans la composition des tisanes. Le
goudron de Bouleau,obtenu par distillation
sèche, est très utilisé pour les soins
dermatologiques.
... les
vestiges du passé
En bas du Parc et dans la partie amont du vallon, on devine, parmi la végétation l’ancien puits Rambaud.
La vie des mineurs
On distingue les mineurs «de fond»,
travaillant sous terre, des ouvriers
«de jour» restant en surface. Le travail
des mineurs de fond était dur et
dangereux. Il fallait supporter le
bruit, la chaleur, l’humidité et la
poussière des galeries. Ces conditions
extrêmement pénibles amenaient
parfois les mineurs à se dévêtir
pour résister à la chaleur suffocante.
Outre le risque lié à la présence
importante de poches à grisou, il fallait
veiller au bon état des galeries.
Enfin, le risque de silicose lié à la
poussière inhalée était important.
Au début du XXème siècle, un poste
de travail durait 8 heures (6h-14h,
14h-22h ou 22h-6h) avec 30 minutes
de pause-repas.
Ces rudes conditions de travail
renforçaient la solidarité et la fraternité entre mineurs. Ces liens étroits
les unissaient aussi hors de la mine.
Il était habituel de se retrouver au
café pour se détendre après sa
journée de travail.
Au-delà de sa nationalité,
que l’on soit Polonais,
Français ou Algérien,
on était avant tout
fier d’être mineur.
Puits Rambaud
Pour répondre à la demande croissante de charbon, les puits ont été creusés de plus en plus
profondément dans le sous-sol. Mais cette exploitation a posé des problèmes : les filons s’étendant
sous de nombreuses propriétés, il a fallu construire et aérer de solides galeries. De plus, la région stéphanoise étant un véritable
château d’eau, ce sous-sol regorgeait d’eau qui, lors de l’exploitation minière, envahissait les galeries, gênant l’extraction
et rendant le travail difficile. Le progrès technique, avec notamment l’utilisation de la machine à vapeur qui actionnait
les pompes pour l’évacuation de l’eau, permit peu à peu de résoudre ces problèmes.
au fil de l’eau
17
Des sites marqués
par l’histoire
Après la traversée du parc
Pinelon, le parcours remonte le
chemin du Rousset. On aperçoit
alors, accroché au crêt de Côte
Chaude, un ancien quartier de
passementiers.
5
Le quartier de Côte Chaude
La structure urbaine du quartier de
Côte Chaude porte la marque de
son histoire industrielle. La mine a
été un facteur important de sa transformation. Les premières habitations
sont apparues dans cet ancien secteur
rural lors de l’installation des ouvriers
à proximité des puits.
Les cavités et talus, peu avenants,
du quartier sont le résultat de
l’exploitation du charbon. D’anciennes
cités minières telles que Chavassieux,
quartier Gaillard, témoignent de
l’urbanisation tout au long du
XIXème siècle.
18
5
La passementerie a été la deuxième
activité importante du quartier. On
observe encore des immeubles
typiques de passementiers accrochés
en bandes successives, suivant les
courbes de niveau. Ces édifices se
reconnaissent par leurs hautes
fenêtres, permettant à la lumière de
pénétrer dans les ateliers hauts de
plafond qui accueillaient les métiers
à tisser.
Une amicale pour un quartier
L’Amicale Laïque de Côte Chaude est née
le 23 avril 1903. Elle se nommait «Avenir
des anciens élèves de Côte Chaude». Sa
vocation première était de préparer les
jeunes gens au service militaire. Mais, outre
le perfectionnement physique (gymnastique et sports), on proposait également
aux sociétaires des activités artistiques,
littéraires ou musicales. Cette association a
fortement participé à la vie du quartier et
elle propose toujours, aujourd’hui, différentes
activités sportives et culturelles aux jeunes
de Côte Chaude.
Ce sont le plus souvent en ces lieux de transition,
où l’on quitte la ville pour atteindre les premiers
chemins de traverse, que l’on prend la mesure
d’une véritable évasion. Pas encore assez loin
de la ville pour être certain de lui avoir échappé,
pas tout à fait conscient de la part de nature
sauvage qui nous attend, on demeure dans cet
état de curiosité aiguisée où chaque foulée
constitue la promesse d’une proche frontière
à franchir.
19
Des
vallons ...
Le chemin du Rousset aboutit
dans le vallon du Rieudelet où les
paysages ruraux dominent. On
découvre sur les collines, au loin,
le village de Saint-Genest-Lerpt.
Le vallon
du Rieudelet
6
Les exploitations agricoles sont
entourées de grandes prairies. Elles
sont pâturées par le bétail ou fauchées
pour constituer les réserves hivernales
de fourrage sous forme de foin, ou
plus souvent aujourd’hui, d’ensilage.
Sur les talus du vallon, d’anciens
murets de pierres soutiennent des
terrasses.
Les paysages ruraux doivent beaucoup
à l’agriculture. Celle-ci les a fortement
modelés et continue à le faire.
20
Le progrès technique et la mécanisation sont à l’origine de la dernière
grande mutation du paysage.
L’apparition de machines de plus en
plus performantes et imposantes
a impliqué d’adapter l’espace en
permettant le passage des engins.
Haies, murets et chemins en ont fait
les frais et ont cédé la place à un
paysage plus uniforme.
au fil de l’eau
Dans le vallon du Rieudelet, des prairies
humides où l’eau affleure côtoient d’autres
zones plus sèches, exploitées par l’homme
de manière différente.
Elles ont été asséchées par des drainages
pour faciliter leur exploitation notamment
en prairies de fauche.
L’ensilage
Les pratiques agricoles ont énormément
évolué depuis quelques décennies. Tout le
monde a connu les foins que l’on fauchait,
séchait et engrangeait à chaque début
d’été. Dans nos régions cette pratique
tend à disparaître au profit de l’ensilage.
Le procédé consiste à faucher et broyer
l’herbe verte encore humide puis à la
conserver en tas à proximité de l’exploitation dans des monticules couverts d’une
bâche noire. Cette herbe est distribuée au
bétail au fil des besoins. Les vaches apprécient particulièrement cette nourriture
fermentée qui a l’avantage, pour l’agriculteur,
d’augmenter la production laitière.
Quartier de Côte-Chaude vue du Rieudelet
... aux communes rurales
7
6
Après le Bois des Sœurs, le parcours
aboutit à un carrefour et prend la
direction de Saint-Genest-Lerpt. En
passant sous le pont de la rocade, on
rejoint ainsi le centre de la dernière
commune traversée. Après la place
de la mairie, on emprunte la rue
Gambetta pour aboutir sur la place
de l’église où se dresse la chapelle
de Notre-Dame-de-Pitié.
Saint-Genest-Lerpt
Avec environ 6000 habitants,
les Lerptiens, Saint-Genest-Lerpt
fait partie des communes qui ont
développé, à la périphérie de
Saint-Etienne, une qualité de vie
et un cadre champêtre qui permettent de cumuler les avantages
de la ville et de la campagne.
Animée par ses nombreux commerces, réputée pour son centre
équestre, c’est une commune qui
regarde résolument vers l’avenir,
un œil côté ville, l’autre côté campagne.
7
Le pèlerinage de Notre-Dame-de-Pitié
Chaque année, du 14 au 21 septembre, se
perpétue à Saint-Genest-Lerpt, le pèlerinage
de Notre-Dame-de-Pitié. Selon la légende,
une dame, vêtue de blanc, apparut à une
bergère. Elle lui demanda que l’on bâtisse
une chapelle Notre-Dame-de-Pitié afin de
conjurer l’épidémie de peste. Effectivement,
une fois la chapelle construite la maladie
disparut. Le premier pèlerinage, sous forme
de Procession, eu lieu en 1753. Il réunit encore
aujourd’hui de nombreuses personnes, malgré
quelques périodes d’interruptions.
21
L’eau ...
au service
Derrière l’église, à droite, la rue du Buisson puis un chemin bordé
d’arbres nous conduisent vers la vallée du Lizeron. Les paysages
ruraux s’imposent à nouveau. Des prairies, cette fois pâturées par des
moutons, alternent avec des talus embroussaillés ou boisés.
Le ruisseau du Lizeron
8
Le Lizeron prend sa source en amont du lieu-dit «la Chapelle». Il se situe non loin du
parcours, à sa gauche, à la sortie du village de Saint-Genest-Lerpt. A cet endroit, il a
pour nom ruisseau de la Chiorarie. Ce n’est qu’à sa confluence avec le ruisseau de
Pirafoy qu’il prend le nom de Lizeron. Il reçoit trois principaux affluents sur sa rive
gauche : le Pommaraise, le Pêchier et le Rosay. Après avoir parcouru environ 7 km,
la rivière se jettera en rive droite de la Loire. Son bassin versant s’étend sur une
surface de 22 km2. Très urbanisé en amont, il est plus rural près de Roche-la-Molière
et forestier à l’approche de Saint-Victor-sur-Loire.
Les moulins sur le Lizeron
Dans la région stéphanoise la force motrice
de l’eau fut très tôt utilisée. Des moulins
furent installés sur la plupart des rivières et
ruisseaux. En 1860, trois moulins à grain
étaient en activité sur le Lizeron. Ils se
situaient en fin de parcours du Lizeron, là
où la présence de l’eau est la plus marquée
et la force motrice plus importante.
Soumis aux aléas du ruisseau, les moulins
souffraient plus particulièrement de la
variation du débit du cours d’eau. Ainsi,
pour y remédier et pour optimiser l’utilisation
22
de l’eau, on a établi des «seuils» dont on
voit encore la trace aujourd’hui.
Ils servaient de petits réservoirs d’eau et
permettaient de créer une pente pour
augmenter la force motrice.
Ces moulins étaient destinés à moudre les
grains de céréales et fournissaient de la
farine. Contrairement à ce que l’on a pu
croire, les meules utilisées dans ces moulins
n’étaient probablement pas les meules de
grès exploitées à Roche-la-Molière. En effet,
ce grès est friable et on aurait retrouvé des
morceaux de pierres dans la farine.
au fil de l’eau
Aujourd’hui très influencée par les
rejets domestiques et industriels, la
qualité des eaux du Lizeron devait être
excellente par le passé. Au XIIème siècle,
le Lizeron était une frayère (lieu de
ponte) à Saumon, de même qu’une
rivière réputée pour ses écrevisses. A
cette époque, l’eau des rivières était
déjà utilisée pour moudre le grain. Sur
le Lizeron, les quelques traces de cette
activité subsistent au lieu-dit «cité du
Moulin».
de l’homme
En suivant le chemin de terre, on passe sur le site de l’ancienne mine
Belun, remarquable, grâce aux vestiges d’un pont de voie ferrée à
droite du sentier. Des restes de charbon subsistent également le long
du talus.
L’utilisation de l’eau dans la mine
Le charbon extrait du sol ne pouvait
pas être utilisé directement pour le
chauffage. En effet, il contenait encore
30 à 40 % de stériles, de la roche
non combustible. Il devait être trié.
Ce travail était d’abord effectué par
des femmes, les clapeuses, qui
séparaient à la main le charbon des
roches stériles. Puis elles lavaient les
blocs de charbon dans l’eau pour les
débarrasser des fines particules de
poussière. Dans de nombreux cas,
l’eau chargée de ces poussières de
schistes et de charbon retournait
dans les cours d’eau.
Par la suite, des lavoirs furent installés.
Le charbon passait d’abord par la
sole, grande plaque circulaire dont
la vitesse de rotation assurait le tri
des gros blocs. Ces grosses pierres
étaient éliminées à la main sous les
ordres du chef de triage surnommé
le Guinche. Puis, on séparait le charbon de petit calibre du gros (d’un
diamètre supérieur à 10 mm) à l’aide
d’un crible.
Ce dernier était dirigé vers le lavoir,
succession de grands bacs oscillants
dans lesquels on plongeait le minerai.
Le charbon, plus léger, surnageait
alors que les schistes plus denses se
retrouvaient au fond d’où ils étaient
évacués vers le crassier.
8
au fil de l’eau
L’extraction du charbon a considérablement
influencé le régime des cours d’eau. En
effet, à l’aplomb des exploitations minières,
ils étaient canalisés. Il s’agissait d’éviter
qu’ils disparaissent dans le sous-sol par
le biais des fractures créées
par les travaux, et noient les galeries de
mine. Ainsi, le Pommaraise, le Pêchier et
le Lizeron (jusqu’aux Rieux) à proximité
de l’ancienne mine Belun, ont un lit artificialisé.
23
L’eau,
de la ville…
Après la mine Belun, le chemin de terre rejoint une petite route
goudronnée, dont l’accès est barré par de grosses pierres. Le parcours
emprunte cette route vers la droite et passe en surplomb de la station
d’épuration de Roche-la-Molière.
La station d’épuration
L’eau est une ressource fragile qu’il
faut préserver. Toute dégradation de
sa qualité se répercute sur l’environnement. Afin de limiter les rejets
d’eaux usées directement dans le
milieu naturel, les communes se sont
équipées de stations d’épuration.
Celle de Roche-la-Molière effectue
un traitement biologique des eaux
24
9
9
usées, domestiques et industrielles.
Un traitement chimique par ajout de
chlorure ferrique permet également
d’éliminer 80 % des phosphates.
Entièrement rénovée en 1996, passant ainsi d’une capacité de 5000 à
16500 Equivalents Habitants, elle
devrait recevoir, en plus des eaux
usées de Roche-la-Molière, les eaux
usées d’une partie de Saint-Genest-Lerpt.
Les stations d’épuration ne sont pas
toutes identiques (l’équipement peut
être différent, ainsi que les méthodes
de traitement) mais elles fonctionnent
selon le même principe.
…à la nature
au fil de l’eau
Une directive européenne de 1991
impose la collecte et le traitement des
eaux usées des agglomérations de plus
de 2000 Equivalents-habitants (rejets
domestiques et industriels confondus)
au plus tard le 31 décembre 2005.
Mais il faut savoir que les stations
d’épuration ne gèrent pas tous les
déchets. Certaines matières (peinture,
huile de vidange,...) doivent être amenées vers des lieux spécialisés comme
les déchetteries ou les centres de
récupération.
Le fonctionnement d’une station
d’épuration
Les eaux usées passent tout d’abord par
un dégrillage, un désablage et un deshuilage. Ces opérations visent à éliminer les
gros résidus, les sables et les graisses qui
se trouvent dans l’eau.
Celle-ci reste ensuite 2 heures dans un
bassin de décantation où les particules en
suspension vont se déposer. L’eau circulera
dans un bassin d’aération où se trouvent
de nombreux micro-organismes. Ceux-ci
ont pour rôle de digérer la pollution
«dissoute» et ont besoin d’oxygène qui
leur est apporté soit par un brassage
mécanique, soit par une insufflation d’air
dans ce bassin d’aération.
Plus loin, sont récupérés le dépôt obtenu
lors de la décantation et les boues
d’épuration. Elles seront séchées puis
principalement stockées en décharge ou
encore utilisées comme engrais ou combustible.
A sa sortie, l’eau est épurée en moyenne
à 80% et rejoint le milieu naturel.
25
Des
roches meulières ...
Après la station d’épuration, le paysage laisse la place à un espace
où la forêt commence à s’imposer. On emprunte alors sur la gauche
un chemin menant au lieu dit «Les Rieux».
A la base du talus boisé, un panneau indique l’emplacement de
l’extraction des meules, plus haut dans la pente.
L’exploitation
des meules
26
L’exploitation de meules de grès
semble avoir eu cours depuis le XIVème
siècle jusqu’à la fin du XIXème.
Celle-ci était étroitement liée à la
fabrication des armes et de la petite
quincaillerie. A Roche-la-Molière on fait
mention, au XVIIème siècle, de couteliers
et d’armuriers, tous deux utilisateurs
de meules.
Tout porte à croire que cette activité a
été sporadique et effectuée par le
même personnel que celui qui travaillait
dans les carrières de charbon ou de
pierre pour la construction. Le grès
utilisé se situe géologiquement audessus (ou en parallèle) des couches
de charbon.
On trouve à Roche-la-Molière les
traces de plusieurs exploitations de
meules de grès, notamment à proximité
du château de Roche, au lieu-dit «la
Côte chez nous».
L’industrie métallurgique
Cette industrie s’est développée parallèlement à l’exploitation de la houille. En effet,
elle utilisait le charbon pour chauffer les
lopins de fer. Outre, l’abondance de
cette énergie, les carrières de la région
fournissaient des pierres excellentes pour
le polissage et l’aiguisage des métaux et les
nombreuses rivières permettaient de
mettre en mouvement les soufflets de
forge. On distinguait deux niveaux d’activité
métallurgique :
- la grande métallurgie mise en place au
XIXème siècle avec la sidérurgie, la première
transformation des métaux, la fonderie, la
grosse chaudronnerie,
- la petite métallurgie regroupant la
fabrication d’articles métalliques de toutes
sortes, la quincaillerie, la coutellerie, la
serrurerie, la clouterie, l’armurerie et plus
récemment la fabrique de cycles.
... à Roche-la-Molière
Etymologie d’un village
Les historiens du XIXème ont rapproché
Roche-la-Molière de molière désignant
un lieu d’exploitation de meules ou
de pierres à construction. En fait, la
ville tire son nom du château qui est
resté, jusqu’au XVIIIème siècle, seul sur
son éminence de grès, sans village à
sa base.
La Roche-Molière ou Roche-la-Molière
désigne cette table rocheuse sur
laquelle, avant le XIIème siècle, le château
a été construit.
10
10
C’est sa forme en pain de sucre qui
lui a valu son nom de molière : table
rocheuse.
Le château de Roche-la-Molière
La commune de Roche-la-Molière se situe
sur le passage reliant le Vivarais à la Plaine
du Forez. Le château féodal dont l’histoire
débute en 1173 est bâti sur une saillie
rocheuse encore visible aujourd’hui qui
rappelle sa vocation de site stratégique de
défense. D’illustres familles seront propriétaires du château au cours des siècles
(Lavieu, d’Augerolles) jusqu’aux Capponi,
banquiers florentins qui, par mariage,
deviendront Seigneurs de Roche-la-Molière.
Ils légueront à la ville deux peintures classées
aujourd’hui monuments historiques et
feront réaliser de nombreux travaux
d’embellissement du château. En 1772,
la demeure sera rachetée par Jacques
Neyron, marchand de rubans à Saint-Etienne
qui en restera propriétaire jusqu’en 1950,
date à laquelle la ville de Roche-la-Molière
en fait l’acquisition, permettant ainsi à la
Société d’histoire d’organiser des visites de
ce site remarquable.
27
Le
cycle de l’eau
L’eau dans
tous ses états
Lorsque l’eau «s’échappe» de la mer,
de l’océan ou des rivières sous forme
de vapeur, elle se condense en
nuage, sous l’effet de la température
qui baisse.
Elle retombe ensuite lors des précipitations sous forme liquide ou solide
et rejoint un cours d’eau ou s’infiltre
dans le sol.
Entre océan et nuage, rivière et
nappe souterraine, l’eau voyage sans
jamais qu'une seule goutte ne
s’échappe.
Cette eau est utilisée, récupérée par
les hommes, la faune et la flore ou
s’infiltre directement dans le sol où
elle alimente les nappes et autres
sources souterraines.
Le parcours traverse à présent un petit bois par un
chemin de terre. Il se rapproche du Lizeron qu’il
suivra jusqu’à Saint-Victor-sur-Loire.
au fil de l’eau
Le couvert forestier réduit les écoulements d’eau. Les arbres absorbent une partie
de l’eau pour leur fonctionnement et la rejettent par transpiration; jusqu’à cent litres
par jour pour un arbre adulte. La forêt favorise également l’infiltration de l’eau en
profondeur dans le sol, limitant ainsi les écoulements superficiels, donc les crues des
rivières.
évapotranspiration
précipitations
condensation
ruissellement
infiltration
nappe phréatique
28
La zone
humide
A la sortie du bois, le chemin de terre débouche sur une roselière
située à gauche du sentier.
La Roselière
Associée à l’eau stagnante, la roselière
constitue une zone de transition pour
la faune et la flore. Elle est composée
de plantes aquatiques, représentées
essentiellement par des Roseaux
(Phragmites ou Massettes).
Si l’eau est un peu plus profonde, on
trouvera d’autres plantes aquatiques
comme les Nénuphars, les Renoncules
ou les Lentilles d’eau.
Entourée de milieux différents
comme la forêt, la roselière ajoute
au paysage une note souvent insolite.
On peut y rencontrer divers reptiles
et amphibiens, comme la Couleuvre
à collier ou la Grenouille rousse.
Les oiseaux y sont également
fortement représentés : certaines
Fauvettes aquatiques et Hérons y
nichent lorsqu’elle est assez grande.
Du fait de la diversité animale et
végétale qu’elle engendre, la roselière
présente un grand intérêt pédagogique mais demeure un milieu fragile
qu’il est nécessaire de protéger.
A l’emplacement actuel de la roselière
se situait autrefois une retenue d’eau
utilisée comme bassin de décantation
des poussières de charbon pour
l’exploitation de la «mourre».
L’exploitation de la mourre
Il s’agissait de laisser décanter les poussières
issues du lavage de charbon dans une
retenue d’eau en les laissant se déposer
dans des grands bassins placés à proximité
des puits d’extraction.
Mais l’eau, qui était ensuite évacuée par le
canal, contenait encore du charbon.
Les agriculteurs riverains étaient alors
autorisés à recueillir cette poussière de
charbon qu’on appelait la mourre.
Ils faisaient dériver l’eau du canal dans
des bassins aménagés. Des planches en
constituaient le fond et les bords. Lorsque
le bassin était plein, on laissait le temps
au charbon de se déposer au fond par
gravité. Ensuite, on «barrait» l’eau du
canal pour l’empêcher d’arriver, et on
faisait évacuer l’eau des bassins. Il restait
au fond du bassin une espèce de boue
épaisse qui séchait peu à peu.
On chargeait alors cette mourre ou
«schlamms» à la pelle dans des tombereaux
pour la vendre comme combustible dans
des buanderies ou à des particuliers.
29
L’arbre et la
rivière…
Le parcours passe devant une station relais de gaz. Puis, avant d’arriver à la RD25 qu’il faudra
traverser, on peut observer une bande boisée qui borde le cours d’eau : la ripisylve.
La ripisylve
Le terme de ripisylve qui se traduit
littéralement comme «bois de rives»
ne s’applique qu’aux peuplements
forestiers en bordure des cours
d’eau. Elle peut être plus ou moins
étendue. Il est souvent préférable
qu’elle soit entretenue par l’homme
car sa dégradation peut entraîner
des problèmes, notamment des érosions
de berges et des inondations. La ripisylve est composée d’arbres tolérant
très bien l’eau comme le Saule et
l’Aulne. Lorsque ces deux espèces
sont dominantes, comme c’est le cas
au bord du Lizeron, on parle d’une
Aulnaie-saulaie. Ce milieu naturel est
fortement influencé par le cours
d’eau et subit, tout autant que lui,
Un site fertile
Cette zone a un rôle essentiel dans le fonctionnement du cours d’eau. Grâce aux
végétaux qui la composent et à leurs racines (notamment celles des arbres), elle renforce
les berges et les protège de l’érosion. Sans la présence de cette végétation, les berges
seraient rapidement détruites et le cours d’eau n’aurait plus aucune protection contre
les perturbations extérieures. Associée aux berges de la rivière, la ripisylve offre un abri
ou un site de reproduction pour diverses espèces animales.
Par exemple, le Tarin des Aulnes ou encore le Martin-Pêcheur qui creuse des galeries
dans les berges du Lizeron et y installe son nid dans le sol. C’est
aussi pour lui un site idéal de pêche où il peut trouver de
nombreux perchoirs (branches, grosses racines) au bord de
l’eau. Les mêmes racines, mais sous-marines cette fois, offrent aux
poissons un lieu de protection bien caché contre les prédateurs.
Sans la ripisylve, de nombreuses espèces animales et végétales
pourraient disparaître de la rivière.
L’homme a ici un rôle important à jouer puisque son intervention,
notamment par l’entretien des berges et l’élagage des arbres,
participe à la protection de ces milieux.
30
Tarin des Aulnes
des perturbations. Lorsque la ripisylve
est représentée par un massif boisé
d’une surface importante, on la
nomme forêt alluviale. D’un point
de vue paysager, la ripisylve limite
la monotonie d’un milieu parfois
trop aménagé et laisse ainsi la place
à une évolution naturelle du milieu
aquatique.
au fil de l’eau
De nombreuses plantes contribuent à
maintenir la qualité de l’eau de la rivière.
En effet, les végétaux qui la composent,
consomment les nitrates et fixent les
phosphates. Ce phénomène d’autoépuration
permet à la rivière d’accueillir un maximum
de vie aquatique.
Dans la troisième partie du sentier, la nature
reprend ses droits et l’on se sent comme aspiré
par l’étroit vallon, prometteur de mille
rencontres et découvertes.
Les rives enchantées des Gorges de la Loire
ne sont plus très loin et l’on a beau tenter de
retenir son souffle, l’appel du Milan noir et
des genêts en fleurs sera le plus fort...
Il ne reste alors qu’à respirer à pleins poumons et à pénétrer, tous les sens aux aguets,
dans cet univers, côté nature.
31
Les derniers paysages ouverts
L’itinéraire rejoint la RD 25, enjambe le Lizeron et reprend un chemin à droite. Une
des dernières prairies du sentier se présente avant que le vallon ne se resserre et
que la végétation ne devienne de plus en plus luxuriante.
La prairie
La prairie est parfois entrecoupée de
zones humides qui accueillent d’autres
espèces animales ou végétales. Qu’il
s’agisse d’oiseaux ou de mammifères,
c’est toujours avec plaisir que l’on
32
découvre ces trésors cachés. Le
Héron cendré s’immobilise et espère
trouver un petit rongeur, et pourquoi
pas une grenouille. Le Chevreuil
quant à lui, fin gourmet, recherchera
les jeunes pousses et si possible,
quelques fruits sauvages.
La prairie devient alors un lieu de
repos et de bien-être pour tous. En
cas de danger, la forêt est toute
proche et offre un abri idéal. Avec
l’agriculture, l’homme contribue au
Le Héron cendré
Filiforme, tout en cet oiseau évoque la pêche, jusqu’à son long bec pointu qui rappelle
un harpon. C’est en effet essentiellement de poissons et de batraciens (grenouilles) qu’il
se nourrit. Il ne dédaigne pourtant pas les petits mammifères et lorsqu’on l’observe,
chassant pas à pas dans une prairie, c’est souvent ceux-ci qu’il recherche. Il niche en
colonies parfois nombreuses. Chaque matin les adultes partent en quête de nourriture et
peuvent parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour trouver leur pitance.
maintien de l’équilibre et du fonctionnement naturel de la prairie. Celle-ci
permet à l’œil
de divaguer au
fond du paysage
pour en découvrir d’autres
éléments. Associée aux divers
milieux qui l’entourent, la prairie
est source de richesses naturelles
et doit être préservée, surtout
là ou l’agriculture disparaît.
Vivre côté campagne
Quelques pierres éparses, un pan de mur, c’est tout ce qui reste
de la ferme Carrin, ancienne exploitation agricole située entre
Roche-la-Molière et Saint-Victor-sur-Loire, après la traversée de
la RD 25.
La ferme Carrin
11
La ferme Carrin, propriété des hospices de Saint-Etienne, fut louée à la famille Bertholet pendant cinq générations. Le fermier
devait payer le loyer en liquide deux fois dans l’année (le fermage). En 1947, Gabriel Bertholet, désireux d’acquérir une ferme
plus petite à Chichivieux décide de laisser l’exploitation. L’association des chasseurs de Roche-la-Molière installe alors son siège
social dans une partie des bâtiments de la ferme. Son isolement et son entretien trop lourd entraînent son abandon définitif
à partir de 1956. A ce jour, il ne reste qu’un pan de mur de la grange et quelques monceaux de pierres.
L’habitat typique
A la ferme Carrin, chaque bâtiment,
chaque pièce avait une fonction bien
définie. La grange, le plus volumineux
des bâtiments, démontrait toute l’ingéniosité des fermiers d’antan. Une entrée
couverte permettait aux chars à foin de
stationner à l’abri des intempéries.
En-dessous se trouvait l’écurie, reliée par
un escalier et une trappe. La famille se
chauffait grâce à une réserve de mourre
(résidus de l’exploitation du charbon)
située à côté de la grange. Au fond de la
grange, côté pré, une fosse récupérait le
purin.
au fil de l’eau
La maison d’habitation, orientée sud-ouest,
comportait 4 grandes pièces.
On accédait au sous-sol par un escalier
raide et étroit à partir de la cour. Sa surface
était divisée en trois parties principales : la
réserve de pommes de terre, le four à pain
allumé tous les dix jours et la boutique
utilisée comme atelier de réparation et
d’entretien. Dans cet espace, le cultivateur
tour à tour forgeron et charpentier, avait
à disposition la forge et son gigantesque
soufflet, ainsi qu’un grand placard pour
les outils, une enclume, un étau d’armurier,
une grande meule en grès, un socle de
cloutier et à gauche de la porte d’entrée,
l’établi du menuisier.
Dans la cour, on trouvait le "bâchât",
réservoir d’eau alimenté par une source
située à une centaine de mètres.
Il permettait d’abreuver le bétail et servait
aussi à la famille.
11
33
Paysages de ...
Ici, le vallon du Lizeron offre un paysage classique composé de
prairies de fond de vallon et de pentes raides boisées. Les versants
les moins abrupts ont parfois été exploités en terrasses pour
différentes cultures dont la vigne, sur les terres exposées au Sud.
Le fond de vallon
Le fond du vallon de Saint-Victor-surLoire est caractérisé par des prairies
entretenues par l’agriculture.
Celles-ci, éloignées des exploitations,
constituent un pâturage idéal pour
les troupeaux de vaches ou génisses
qui nécessitent moins de soins.
Pourtant cette petite bande de terre
traversée par la rivière fut sans doute
autrefois cultivée en raison de son
34
sol fertile. Les plantes à fleurs favorisent le butinement de nombreux
insectes. On peut ainsi observer le
Paon de jour, magnifique papillon
coloré. Sur les hautes graminées, il
est possible d’apercevoir l’incroyable
Mante religieuse ou encore le nid
d’herbes sèches d’un petit rongeur.
Criquets et Sauterelles
Dès le printemps des légions d’insectes
envahissent les herbes de la prairie. Parmi
ceux-ci Sauterelles et Criquets se laissent
facilement observer par les promeneurs.
On emploie souvent les deux termes pour
le même animal. Pourtant ils désignent
des groupes d’insectes très différents.
Les Criquets sont végétariens et actifs le
jour. Les Sauterelles sont plutôt nocturnes
et se nourrissent aussi bien d’insectes que
de végétaux. Certaines sont de redoutables
carnivores. Pour les différencier il suffit
d’observer attentivement la longueur de
leurs antennes. Chez les Sauterelles, elles
sont plus longues que le corps alors que
les Criquets n’en portent que de très
courtes.
... vallons
C’est une ambiance plus intime qui s’installe au fur et à mesure que
le vallon se resserre. La végétation devient plus généreuse, la
lumière transperce les différents feuillages et se projette sur le
cours d’eau. Sur les pentes boisées, le Chêne et le Pin sylvestre sont
bien adaptés aux conditions locales (altitude, sol) et notamment au
climat qui subit des influences montagnardes autant que méditerranéennes. Le chemin bordé d’alignements remarquables de
grands Chênes invite à la flânerie.
La chênaie
Le Chêne sessile et le Pin sylvestre
sont les deux espèces qui dominent
l’ensemble des pentes à l’exposition
ensoleillée. Au coeur de l’été, la
pinède dégage une odeur de résine
agréable. Les Mésanges huppées
s’activent autour des «babets», nom
local donné aux cônes de pins. Elles
y trouvent les graines dont elles sont
très friandes. La chênaie quant à
elle, représentée ici par le Chêne
sessile, abrite une multitude de passereaux (Mésanges, Grimpereaux,
Rouge-gorges) colonisant tous les
arbres. Les glands sont particulièrement
appréciés par le Geai des chênes,
d’où son nom. De plus, certains
oiseaux peuvent agir efficacement
contre les insectes dévastateurs de
ces arbres. La Mésange charbonnière
(reconnaissable à sa cravate noire)
dévore avidement les Chenilles des
Les Chênes
Certains donnent effectivement raison à la formule «forts comme un Chêne». C’est souvent
le cas dans nos régions où les différentes espèces présentes donnent plutôt de grands
arbres. Il s’agit essentiellement des Chênes sessile et pédonculé. D’aspect fort semblable,
ces arbres peuvent être différenciés par leurs fruits. Chez le premier, les glands sont
directement attachés à la branche qui les porte, chez le second une queue plus ou
moins longue, le pédoncule, les relie à la branche. Le Chêne sessile préfère les terrains
bien exposés et secs. Le Chêne pédonculé s’accommode des terrains plus
humides. Le bois de ces deux arbres est fort apprécié des menuisiers.
Tordeuses du chêne. Le Pic épeiche,
comme tous les autres pics, est
pourvu d’un long bec et d’une
langue qu’il peut dérouler. Un système très efficace pour aller chercher
les insectes sous l’écorce des arbres,
notamment celle des résineux.
Pic épeiche
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Les rives
enchantées
Le parcours se poursuit sur un chemin de pierres longeant le Lizeron.
On peut observer, sur le ruisseau, une succession de petits ouvrages
en pierres qui créent des chutes d’eau. Plus bas les Gorges de la Loire
s’annoncent. Le cours d’eau s’élargit et devient plan d’eau. Peu après,
les versants escarpés et rocheux des Gorges plongent dans le fleuve.
La Loire est là et Saint-Victor-sur-Loire est maintenant tout proche.
Les Gorges de la Loire
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Les Gorges de la Loire, de Saint-Paul-en-Cornillon jusqu’à la plaine du Forez, constituent un site exceptionnel autant pour
ses paysages que pour son patrimoine naturel et culturel. De part et d’autre des Gorges, on peut ainsi découvrir le dolmen
des Echandes, le viaduc à haubans du Pertuiset, le bourg de Saint-Victor-sur-Loire, la presqu’île du Chatelet, le hameau des
Camaldules, le château d’Essalois, l’île de Grangent. La géologie, le relief et la position géographique des Gorges, à la
convergence des climats méditerranéen et continental, expliquent la grande diversité de flore et de faune du site. C’est ainsi
que l’on observe des espèces méditerranéennes qui se retrouvent ici en marge de leur aire de répartition. C’est le cas de
l’Erable de Montpellier ou du Carabe méridional, un insecte coloré. Le site classé s’étend sur 1500 hectares dans lesquels
toute modification de l’aspect des lieux est soumise à autorisation du ministre de l’Aménagement du Territoire et de
l’Environnement, ou du Préfet.
au fil de l’eau
Edifié en 1957, le barrage de Grangent
crée un lac de 315 ha, 57 millions de m3
d’eau, sur une longueur de 25 kilomètres
et une largeur maximum de 200 mètres.
Sa profondeur est de 50 mètres et son
altitude de 420 mètres. Le mur est haut
de 55 mètres. Le barrage alimente une
centrale électrique produisant 106 millions
de kWh. Le débit moyen de la Loire est
de 60 m3 seconde. Le barrage alimente
également le canal du Forez qui irrigue la
Plaine. Le lac a permis la création du port
de Saint-Victor-sur-Loire.
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La Réserve Naturelle Volontaire
En rive droite de la Loire, 312 hectares
bénéficient du statut de Réserve
Naturelle Volontaire. C’est sur ce site
pittoresque que débouche le sentier.
Parler de richesse naturelle pour ces
lieux n’est pas un vain mot. Difficiles
d’accès, parfois baignés de soleil
selon l’exposition, gorges et vallons
sont devenus un véritable sanctuaire
pour la faune et la flore qui se
mêlent en une étonnante diversité.
L’Erable de Montpellier, reconnaissable grâce à ses petites feuilles à
trois lobes, préfère les terrains bien
exposés. La richesse faunistique est
surtout liée à la présence de plus de
190 espèces d’oiseaux dont 15
espèces de rapaces comme le
Circaète Jean-le-Blanc, le Milan royal,
le Milan noir ou le Hibou grand-duc.
De la taille de la Buse (jusqu’à 1,5 m
d’envergure), le Milan noir indique la
proximité du fleuve, il s’y nourrit de
poissons morts et
de charognes.
Imposant, le Circaète Jean-le-Blanc
est le plus grand rapace diurne de la
région. A la belle saison, il chasse
souvent sur les versants ensoleillés,
tournant sans cesse en planant à la
recherche de reptiles, sa nourriture
préférée. Il nous quitte donc pendant
le repos hivernal de ses proies.
Observer la faune
Au hasard des promenades, la rencontre
avec un Chevreuil, une Mésange noire ou
un Pic épeiche n’est pas rare. Pour une
meilleure observation il convient d’être
discret, de ne pas chercher à trop s’approcher.
En s’avançant, le promeneur risque de
déranger l’animal et donc de le faire fuir.
Pour donner à sa sortie un ton plus naturaliste et avoir la chance de rencontrer
quelque animal sauvage, il faut choisir un
horaire adapté. Le lever du jour ou le
coucher du soleil sont des périodes propices
car elles correspondent au moment où les
animaux sont généralement en activité, se
nourrissant ou se déplaçant. Le début du
printemps constitue la saison la plus favorable à l’observation. Après l’hiver les
animaux sont plus actifs, plus nombreux
aussi avec le retour
des migrateurs. On
peut les apercevoir
plus facilement, la
forêt n’a pas encore
revêtu son manteau
de feuillage.
Hibou Grand Duc
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Village en bord de Loire
Saint-Victor-sur-Loire
Etape sur la route de Saint-Jacques
de Compostelle, Saint-Victor-sur-Loire
est construit sur un éperon dominant
les Gorges de la Loire. Outre la proximité du port de plaisance en bord
de Loire à seulement 15 minutes du
centre de la ville de Saint-Etienne, le
village est remarquable à plusieurs
titres. Son église romane à colonnes
datant du XIème siècle est probablement
construite sur une chapelle plus ancienne. On y découvre des chapiteaux
pré-romans, un autel Louis XIII en bois
doré rehaussé de cuir de Cordoue,
une «tentation de Saint-Antoine» en
bois polychrome.
Le château est une forteresse citée
au XIIIème siècle, flanquée de tours,
propriété de l’Archevêque de Lyon
puis des Comtes du Forez. Il devint
un fief royal administré par des capitaines châtelains. Parmi eux, la famille
Delaroa dont on peut voir la maison
à l’entrée du village avec les armoiries.
Demeure seigneuriale au XVIème et
XVIIème siècle, puis prison, le château
fut racheté au XIXème siècle par des
religieuses qui le transformèrent en
institution pour jeunes filles. De nos
jours, c’est un lieu d’accueil, de rencontres, de séminaires avec salles de
réunions et d’expositions, parc et
théâtre de plein air.
Le port de plaisance
Saint-Victor-sur-Loire abrite l’un des plus importants ports de plaisance en eaux
intérieures de France : plus de 300 bateaux y sont amarrés toute l’année. Il est
possible de découvrir les plaisirs de l’eau : dériveurs, planches à voile...
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En direction de
l’Océan ...
Le fleuve Loire
La Loire est le plus long fleuve de
France. On la qualifie souvent de
dernier fleuve sauvage d’Europe.
Son bassin couvre 115 000 km2.
Prenant sa source à 1400 mètres
d’altitude au Mont Gerbier-de-Jonc,
à la limite de la Haute-Loire et de
l’Ardèche, elle parcourt un long
périple accidenté dans les Monts du
Velay puis vient se reposer pendant
25 kilomètres sur le lac du barrage
de Grangent. Héritier de nombreux
symboles, de la pucelle d’Orléans
aux châteaux de Tourraine, de
la complaisante inspiration
de Rabelais aux cavaliers de Saumur,
de la compagnie des Cigognes au
vol des Sternes, le fleuve aura encore
plus de 800 kilomètres à parcourir
avant de rejoindre son estuaire à
Nantes et de se jeter dans l’Atlantique.
Il est une véritable invitation au voyage.
Tantôt rapide, voire furieux, tantôt
apaisé, il abrite tout au long de son
chemin des richesses naturelles que
nul autre fleuve français n’a conservé.
La Loire est difficilement navigable,
et ce qui fut un obstacle au développement économique a permis de
préserver les richesses naturelles. Ses
colères étaient craintes et peuvent
l’être encore. Symbole du département qu’il traverse de pont en pont,
ce trait bleuté sur les cartes porte
maintenant dans son lit et sur ses
berges une bonne partie de notre
patrimoine naturel.
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INFOS PRATIQUES
INFOS PRATIQUES
•Base nautique de
Saint-Victor-sur-Loire
……Tél 04 77 90 34 92
•Epures (agence d’urbanisme
de la région stéphanoise) ……Tél 04 77 92 84 00
•Mairie de Roche-la-Molière ……Tél 04 77 90 77 00
•Mairie de Saint-Etienne
……Tél 04 77 48 77 48
•Mairie de Saint-Genest-Lerpt ……Tél 04 77 50 51 80
•Mairie de Saint-Victor-sur-Loire……Tél 04 77 90 44 28
•Météo départementale
……Tél 08 36 68 02 42
•Musée d’Art et d’Industrie
de Saint-Etienne
……Tél 04 77 33 04 85
•Musée de la Mine
de Saint-Etienne
……Tél
•Musée de la Mine
de Villars
……Tél
•Musée des Transports Urbains
de l’Agglomération
Stéphanoise
……Tél
•Musée du vieux
Saint Etienne
……Tél
•Office de Tourisme
de Saint-Etienne
……Tél
•Réserve Naturelle des Gorges
de la Loire / FRAPNA
……Tél
•STAS
……Tél
•Syndicat Mixte d’Aménagement
des Gorges de la Loire
……Tél
Etudes : Géoscop / Sion signalisation
Recherche rédactionnelle et iconographique : CPIE des Monts Pilat
en relation avec les associations et partenaires locaux
Conception et réalisation graphique : TV and CO communication
Impression : IPG
Edition : Saint-Etienne métropole © avril 2001
40
35 rue Pierre et Dominique Ponchardier
BP 23, 42009 Saint-Etienne cedex 2
Tél : 04 77 49 21 49
04 77 43 83 23
04 77 91 11 20
04 7792 82 00
04 77 25 74 32
04 77 49 39 00
04 77 41 46 60
04 77 33 31 35
04 77 43 24 46
Saint-Etienne - Saint-Victor-sur-Loire
Découvrir, S’évader, Respirer...
Découvrir, le cœur de ville...
avec ses clins d’oeil à l’histoire et les traces d’un héritage encore présent,
S’évader, de la ville à la campagne...
dans des paysages transitoires entre urbain et rural,
Respirer, côté nature...
à la rencontre du Milan noir parmi les senteurs des Genêts en fleurs...
Trois étapes au gré d’un sentier qui entraînera le promeneur
de Saint-Etienne à Saint-Victor-sur-Loire en passant par
Saint-Genest-Lerpt, Roche-la-Molière et Villars
Trois milieux qui se parcourent au fil de l’eau : du Furan sous
les pavés de la ville, jusqu'au fleuve Loire enserré dans les
Gorges qui portent son nom.
Prix de vente