hristo - Christophoros

Transcription

hristo - Christophoros
Le journal d’information des légionnaires du Christ et du mouvement Regnum Christi - Année 9 - Numéro 44 - Février 2015
hristo
Le sacerdoce
ministériel
É d i t o r i a l
Chers amis,
En ce premier numéro de Christophoros de 2015,
année de la vie consacrée, je souhaiterais partager
avec vous la joie des ordinations de 35 prêtres
légionnaires le 13 décembre dernier à Rome. Parmi
eux se trouve le P. Blaise Patier, ancien élève de
Père Andreas Schöggl,
l’École Apostolique de Méry-sur-Marne dont
provincial
vous découvrez le nouveau visage sur la quatrième
de couverture. Avec ce numéro, je vous invite à approfondir un peu
plus les différentes dimensions de notre vocation de prêtre qui nous
appelle à être à votre service.
Prière pour les Vocations
Comme nous l’apprend le catéchisme, Jésus-Christ est le seul prêtre
de la Nouvelle Alliance. Toute l’Église, Corps Mystique du Christ,
participe au sacerdoce du Christ qui en est la Tête. Par instruction
divine, il existe deux manières, essentiellement différentes, de participer
au même et unique sacerdoce du Christ. Les deux sont indispensables
pour que l’Église exerce ce sacerdoce, parce qu’elles sont ordonnées
réciproquement l’une à l’autre.
Ô Père, fais se lever parmi les chrétiens de nombreuses et saintes vocations
au sacerdoce, qui maintiennent la foi vivante et gardent une mémoire
pleine de gratitude de ton Fils Jésus, par la prédication de sa Parole et
l’administration des Sacrements, par lesquels tu renouvelles continuellement
tes fidèles.
Le sacerdoce commun est la participation au sacerdoce du Christ
qui est habituel à tous les fidèles chrétiens. Par lui, tous les membres
de l’Église (laïcs et clercs, séculiers et religieux) peuvent offrir des
offrandes agréables à Dieu grâce à leur vie sainte et par là sanctifier le
monde. Le sacerdoce ministériel est la participation au sacerdoce du
Christ exclusive à ceux qui ont reçu le sacrement de l’Ordre dans les
degrés de l’épiscopat et de la prêtrise. Évêques et prêtres s’identifient
ainsi au Christ Tête et Pasteur de l’Église ; aussi sont-ils investis d’une
grâce spécifique qui leur donne le pouvoir de sanctifier, enseigner et
guider les fidèles dans la communion de l’Église.
Donne-nous de saints ministres de ton autel, qui soient d’attentifs et fervents
gardiens de l’Eucharistie, sacrement du don suprême du Christ pour la
rédemption du monde.
C’est pourquoi le sacerdoce ministériel est ordonné au sacerdoce
commun parce qu’il est au service de la vie de la grâce de tous les
fidèles chrétiens et c’est précisément dans ce service ou ministère qu’il
trouve sa raison d’être. Le chrétien a besoin, de son côté, du ministre
prêtre pour que ses œuvres bonnes soient unies au Christ et par lui
présentées à Dieu le Père par le sacrifice eucharistique.
Appelle des ministres de ta miséricorde, qui dispensent la joie de ton pardon
par le sacrement de la Réconciliation.
Au sein de notre congrégation, nous, pères légionnaires, sommes appelés
au service de tous les fidèles chrétiens de manières très différentes.
A travers le monde, quatre légionnaires du Christ ont été ordonnés
évêques et près de 1000 au sacerdoce. Nous travaillons, par exemple,
dans l’enseignement comme le P. Nicolas Bossu qui donne des cours
de théologie au séminaire à Rome et qui vient de soutenir sa thèse sur
la signification de la prophétie des « ossements desséchés ». Il a pu
approfondir ce sujet au sein de notre communauté en Terre Sainte. Ou
le P. François Garreau qui guidera l’École de Méry-sur-Marne vers son
nouvel avenir. Elle sera ouverte à tout garçon désireux d’étudier dans
une communauté catholique qui place le Christ au centre. Les prêtres
sont appelés à s’adresser aux jeunes dans leur langage. Nous pouvons
tous beaucoup apprendre du bel exemple du prêtre que Grégory Turpin
a rencontré sur le chemin auquel Dieu l’a invité et qui lui permet de
toucher tant de personnes grâce à son chant.
Ô Père, fais que l’Église accueille avec joie les nombreuses inspirations de
l’Esprit de ton Fils et, qu’en étant docile à ses enseignements, elle prenne soin
des vocations au ministère sacerdotal et à la vie consacrée.
Soutiens les évêques, les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et tous
les baptisés dans le Christ, afin qu’ils accomplissent fidèlement leur mission,
au service de l’Évangile.
Nous te le demandons par le Christ notre Seigneur.
Amen
Benoît XVI
Page de couverture : Le Cardinal Velasio De Paolis impose les mains au P. Blaise Patier lors des ordinations sacerdotales
à Rome le 13 décembre dernier. Ci-dessus : Les candidats, dont le Fr. Blaise (deuxième à droite), lors des ordinations
sacerdotales du 13 décembre 2014 à Rome. © L. van Merris
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hristophoros
Nous, prêtres, sommes aussi des fils et des frères, et nos familles
continuent à nous apporter beaucoup, tout au long de notre ministère. Au
sein de notre famille spirituelle, un certain nombre de pères légionnaires
ont une sœur consacrée, comme le P. Gonzalo Franco, nouveau prêtre,
dont la sœur María José nous parle de son expérience d’unité au sein
des différentes branches de notre Mouvement et d’enrichissement grâce
à l’écoute mutuelle dans une attitude d’humilité. Le P. Jacques Philippe
souligne encore l’importance de cette vertu. Humbles, nous vivons tous
l’expérience de joie profonde qu’est la rencontre avec notre Créateur.
S omma i r e
2 _ éditorial
Père Andreas Schöggl
4 _ Ordinations
Ordinations sacerdotales à
Rome le 13 décembre 2014
Père Thomas Brenti
5 _ Ordinations
Le rituel de l’ordination
7 _ Ordinations
Mon frère prêtre
Interview avec María José Franco
8 _ Jeunes
La place du chrétien dans le
monde artistique
Témoignage de Grégory Turpin
10 _ Théologie
Le P. Nicolas Bossu nouveau
docteur en théologie
Père Thomas Brenti
13 _ Annonces
Camps de Pâques et Fête
des familles
14 _ Spiritualité
L’expérience de Dieu –
source d’humilité
Père Jacques Philippe
16 _ École
de Méry
Une nouvelle école pour nos
familles
Père François Garreau
hristophoros
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o r d i n at i o n s
volonté du Christ. « C’est le moment de la moisson
après le long travail de semailles », disait également
le Cardinal De Paolis dans son homélie.
de l’Église et de la réponse à l’envoi de Jésus à aller
« dans le monde entier ».
Ordinations sacerdotales à Rome
Ils sont nombreux à avoir découvert leur vocation grâce
à leur participation aux missions d’évangélisation et aux
groupes de jeunes de Regnum Christi.
Quelque 2000 fidèles, parents, proches et amis des futurs
prêtres et du mouvement Regnum Christi ont participé
à la célébration.
Nous rendons grâce pour ces nouveaux prêtres pour
l’Église qui sont envoyés en mission dans les différents
pays où le mouvement Regnum Christi est présent !
sacerdotales sont toujours une raison de confiance dans
l’avenir, une raison d’espérance (…) d’autant plus que
ces ordinations se situent à un moment de particulière
importance dans la vie de cet institut. Ces trois dernières
années l’institut, suivant les instructions et directives du
Saint Père lui-même, a fait face et parcouru un chemin
de renouveau de sa propre histoire et de sa vie. »
Le Cardinal a également rappelé aux candidats que le
sacerdoce mène à une intimité particulière avec JésusChrist. « Le secret le plus profond de cette vocation
nous est révélé par Jésus lui-même dans l’Évangile que
nous venons d’entendre. C’est lui qui vous a appelés. Il
vous a appelés parce qu’il vous aime. Votre vocation est
celle de l’amour, du plus grand amour, le don de votre
propre vie. C’est une vocation d’amitié avec Jésus ».
Le P. Blaise bénit sa famille
après l’ordination
Première messe du P. Blaise
©L. van Merris
e samedi 13 décembre 2014, 35 frères
ont été ordonnés prêtres par le Cardinal
Velasio De Paolis à la basilique SaintJean-de-Latran à Rome. Les 35 nouveaux
prêtres ont entre 30 et 40 ans et ils viennent de
France, Espagne, Allemagne, Hongrie, États-Unis
(9), Mexique (12), Guatemala, Colombie (3), Brésil
(3), Australie et Nouvelle-Zélande.
Le père Blaise a été envoyé en mission au noviciat de la
congrégation à Monterrey. Nous sommes heureux que la
France puisse continuer à envoyer des missionnaires, de
la même manière qu’elle en reçoit de plusieurs pays du
monde. Les missionnaires sont un signe de la catholicité
©L. van Merris
L
le 13 décembre 2014
Sa mère, ses frères et sœurs et d’autres membres de la
famille sont venus l’entourer pour son ordination et sa
première messe, ainsi que de nombreux prêtres de la
communauté qui l’ont connu et accompagné pendant son
parcours de formation, ainsi que ses frères séminaristes.
©L. van Merris
Lors de sa première homélie, le lendemain, en l’église
Saint-Louis-des-Français de Rome, le jeune père Blaise
a fait allusion à la présence de Dieu au milieu de la
souffrance. L’année dernière, au chevet de son père, il
demandait au Seigneur de l’accueillir très vite au Ciel
en vertu de son futur sacerdoce. Une année jour pour
jour après le douloureux départ de son père, il célébrait
sa première messe et prononçait cette première homélie.
Première homélie du P. Blaise
Les futurs prêtres ont souhaité qu’en préparation de la
célébration, l’assemblée récite la prière de sainte Thérèse
de Lisieux pour la sanctification des prêtres :
« Ô Jésus, Éternel souverain Prêtre, gardez vos
prêtres sous la protection de votre Sacré-Cœur, où
personne ne peut leur faire de mal.
Gardez sans tache leurs mains consacrées, qui
touchent chaque jour votre Corps sacré.
Gardez pures leurs lèvres, qui sont empourprées de
votre Précieux Sang.
Gardez pur et détaché leur cœur, qui est marqué du
sceau sublime de votre glorieux Sacerdoce.
Faites-les grandir dans l’amour et la fidélité envers
vous ; protégez-les de la contamination de l’esprit
du monde.
Donnez-leur avec le pouvoir de changer le pain et
le vin, le pouvoir de changer les cœurs.
Bénissez leurs travaux par des fruits abondants,
donnez-leur un jour la couronne de la Vie éternelle.
Ainsi soit-il ».
P. Thomas Brenti, LC
Le rituel de l’ordination
L
es ordinations sont célébrées au cours d’une messe solennelle, présidée par l’évêque, à
laquelle participent activement les fidèles. L’ordination a lieu après avoir écouté et médité
la Parole de Dieu. L’imposition des mains et la prière d’ordination sont les éléments
essentiels d’une ordination. Ils sont entourés de rites préparatoires et d’autres, explicatifs.
L’appel du candidat
« Que celui qui va être ordonné prêtre s’avance… » « Me voici »
L’évêque dit alors : « Avec l’aide du Seigneur Jésus-Christ, notre
Dieu et notre Sauveur, nous les choisissons pour l’ordre des
prêtres ». Devant l’évêque et les fidèles rassemblés, le candidat
exprime sa volonté d’exercer sa charge en conformité avec la
pensée du Christ et de l’Église, sous la conduite de l’évêque. Il le
signifie en mettant ses mains dans celles de l’évêque et promet de
vivre en communion avec lui et ses successeurs, dans le respect
et l’obéissance.
Le P. Blaise Patier, nouveau prêtre
Le Cardinal De Paolis lors de son homélie
Le Cardinal De Paolis, qui a été de juin 2010 à février
2014 délégué du Pape pour la Légion du Christ et le
mouvement Regnum Christi, a présidé la cérémonie
d’ordination. Il a exprimé sa joie pour ces ordinations qui
ont lieu à la fin du processus de révision des constitutions
des légionnaires du Christ qu’il a guidé. « Les ordinations
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hristophoros
©L. van Merris
1
Le frère Blaise Patier a été ordonné prêtre à Rome
avec 34 autres confrères de notre communauté des
légionnaires du Christ. Le frère - maintenant « père »
- Blaise est français, originaire de Brive-la-Gaillarde.
C’est très tôt, dès l’enfance, qu’il a entendu l’appel du
Seigneur à le suivre. Si vingt ans après, le rêve d’un
enfant est devenu réalité, ce rêve représentait donc la
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O r d i n at i o n s
Mon frère
prêtre
La Litanie des saints
Tous implorent la grâce de Dieu pour l’ordinand.
L’appel adressé à l’ordinand dépasse ses propres
forces : c’est en se laissant investir par le Seigneur
qu’il pourra vraiment accomplir sa mission. C’est
pourquoi la force de l’Esprit est demandée pour lui
et avec lui, cette force qui a guidé tant de saints et
de saintes à travers l’histoire.
2
L’imposition des mains de l’évêque et la prière consécratoire
Le candidat reçoit le don de l’Esprit Saint pour la charge qui lui est conférée. Répétant
les gestes déjà adoptés par les premières communautés chrétiennes, l’évêque puis les
prêtres imposent les mains : geste de bénédiction et de prière silencieuse, geste pour
rappeler et manifester sur l’ordinand la puissance de l’Esprit Saint. L’imposition des
mains signifie la mission confiée par le Christ, mission qui se transmet par les mains
des Apôtres et de leurs successeurs : « Père tout puissant, donne à tes serviteurs que
voici, d’entrer dans l’ordre des prêtres… ». Vient ensuite la prière consécratoire.
3
Aussitôt après la prière d’ordination, on
revêt l’ordonné de l’étole presbytérale et de la
chasuble, pour que soit manifesté extérieurement
le ministère qu’il devra accomplir dans la liturgie.
4
Onction des mains
L’évêque répand ensuite dans les paumes des
mains du nouveau prêtre l’huile sainte, mêlée de
parfum que l’on appelle le saint Chrême. Cette
onction signifie le don de l’Esprit-Saint qui fortifie
le prêtre « pour sanctifier le peuple chrétien ».
5
Le baiser de paix
En donnant un baiser
fraternel au nouveau
prêtre, l’évêque scelle
l’acceptation de celui-ci
comme son ministre. Les
autres prêtres font de même
et manifestent ainsi qu’ils
sont en communion de
ministère, membre d’un
même ordre.
7
Remise du calice
Enfin, le nouveau prêtre reçoit le
pain et le vin, qui deviendront dans
l’eucharistie le Corps et le Sang
du Christ. L’évêque leur dit alors :
« Ayez conscience de ce que vous
ferez, imitez dans votre vie ce que
vous accomplirez par ces rites et conformez-vous au mystère
de la croix du Seigneur…. ».
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Concélébration
Dans la liturgie eucharistique qui suit, le nouveau
prêtre exerce pour la première fois son ministère
en concélébrant avec l’évêque et les autres prêtres.
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Texte : portail de la liturgie catholique, Conférence des évêques de France
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hristophoros
A
u sein de notre famille spirituelle
Regnum Christi, plusieurs consacrées
ont des frères qui sont prêtres
légionnaires. Maria José Franco est
la sœur du P. Gonzalo, ordonné le 13 décembre
dernier à Rome. Elle a répondu à nos questions
sur cette expérience.
Avez-vous un souvenir particulier de la messe
d’ordination ?
Quand j’ai vu mon frère entrer en procession, je savais
que mon frère sortirait différent de cette messe, qu’il
continuerait à être le même mais qu’il ne serait pas tout
à fait le même..
Avoir un frère prêtre, cela change-t-il quelque chose
dans la famille ?
Mon frère a eu 18 ans de formation puisqu’il a commencé
au petit séminaire ; ainsi, pour nous, son ordination est
un moment que nous avons attendu pendant des années.
Pourtant depuis son ordination nous avons pu ressentir
Dieu de façon très proche et personnelle. On a la grâce
d’avoir les sacrements et par conséquent de ressentir la
présence de Dieu de façon très forte. La vocation de mon
frère n’a pas été facile ; au début j’étais furieuse contre
Dieu de l’avoir pris, mais aujourd’hui je comprends qu’il
ne l’a pas pris et qu’il a choisi ma famille pour y faire
sentir sa présence de manière spéciale.
Avez-vous découvert un autre aspect de la prêtrise au
contact de votre frère ?
Bien des fois nous tendons à idéaliser les prêtres ou à
penser à eux comme s’ils étaient en dehors du monde.
Alors voir son frère vêtu en prêtre, ce frère avec qui on a
joué, avec qui on s’est battu, avec qui on a fait des bêtises,
implique un acte de foi. C’est pourquoi le mystère qui
fait du prêtre un « alter Christus » (autre Christ) est une
nouvelle façon de voir les prêtres. Aussi bien dans leur
humanité que dans cette transformation qui leur vient
de Dieu.
À ce moment de l’histoire du mouvement Regnum
Christi, vous redécouvrez cette grande famille
spirituelle à laquelle vous appartenez et qui comporte
plusieurs états de vie et des vocations différentes.
Trouvez-vous que le fait d’avoir un frère légionnaire
resserre les liens que vous avez entre votre branche,
les consacrées de Regnum Christi, et celles des
légionnaires du Christ ?
Absolument. Un nouveau prêtre est un don pour l’Église,
mais aussi pour le Mouvement. Mon frère a décidé
de célébrer sa première messe au siège de la direction
générale des consacrées parce qu’il désirait partager avec
La famille Franco avec María José à gauche du P. Gonzalo
les consacrées la joie de son ordination, les sentant sœurs
dans leur charisme mutuel. Pour moi, personnellement,
avoir un frère légionnaire a rendu depuis toujours ma
relation avec eux très proche. Cela m’a permis de les
considérer comme des frères ; des personnes avec des
qualités et des défauts qui rapprochent de Dieu mais
qui ont aussi besoin les uns des autres. D’ailleurs je
connaissais les légionnaires bien des années avant les
consacrées. J’ai aussi ressenti un lien spécial avec mon
frère car nous sommes unis par la vocation et l’engagement
à Dieu. Je pense que cela me rend plus consciente de ma
relation avec les légionnaires et cela renforce ma vocation
et mon engagement à Dieu.
Quelle mission pensez-vous avoir, en tant que
consacrée, envers les prêtres ?
La première chose qui me vient à l’esprit, c’est la prière
à leur intention. Nous avons besoin de prêtres et j’ose
dire qu’ils ont besoin de nous pour accomplir ensemble
la mission, eux en tant que ministres et nous en tant
qu’âmes consacrées. Il y a quelques temps mon frère
m’a appelée. Il voulait un conseil sur la marche à suivre
dans une situation donnée. Cela m’a révélé une attitude
très humble de sa part mais aussi très sensée. Cela lui a
fait connaître mon opinion et l’a aidé à voir les choses
d’une façon différente et savoir ainsi comment procéder.
Il est sûr que nous nous complétons ; il me dit de ne pas
trop suivre ma sensibilité féminine et je lui dis d’être un
peu plus sensible avec les autres. Nous continuons donc
à apprendre.
De quoi aimeriez-vous remercier votre frère et vos
autres frères légionnaires ?
Je remercie mon frère de son oui. Cela n’a pas été le oui
d’un jour mais il l’a répété jour après jour avec la grâce
de Dieu. Son ordination n’est pas une arrivée mais un «
lancement » dans son engagement au Christ et aux âmes.
Et je le remercie de m’avoir toujours accompagnée sur
mon chemin vers Dieu ; d’abord comme frère puis comme
ami, et à présent comme prêtre, ministre des sacrements.
Quant aux prêtres, je les remercie d’apporter le Christ à
ce monde. Il y a quelques jours nous célébrions la venue
du Christ dans ce monde, pour laquelle on peut remercier
Marie et Joseph. Dieu appelle des personnes pour se
rendre présentes parmi les hommes. Les prêtres sont les
moyens par lesquels le Christ se rend présent parmi nous
par excellence, car ils sont les ministres de ses grâces au
travers des sacrements.
hristophoros
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JEUNES
C
Témoignage de Grégory Turpin (I)
existait mais je n’avais pas compris l’importance pour
moi de m’engager. Ce que je ne savais pas, c’est que
Dieu voulait le meilleur pour moi.
Le milieu artistique est peutêtre l’un des milieux les plus
difficiles pour affirmer sa
foi ; non pas qu’il n’y ait pas
de chrétiens dans le monde
de l’art mais parce que c’est
souvent un monde d’apparence et que dévoiler sa foi,
c’est dévoiler quelque chose d’intime. Il faut dire aussi
que c’est un peu le lieu de tous les excès.
Ensuite, j’ai été invité à un concert de Pierre Éliane,
prêtre, chanteur et musicien qui a mis en musique des
textes de sainte Thérèse. À 14 ans, ce genre de concert
ne me tentait pas vraiment. Mais pendant la soirée,
j’ai été frappé par la qualité musicale du chanteur.
J’ai ensuite acheté ses CD et appris les poèmes par
cœur. C’est ainsi que j’ai commencé à prier. J’ai grandi
et j’ai découvert Thérèse. Elle m’a aidé à avancer, à
trouver ma voie. C’était beaucoup plus simple que je
ne pouvais l’imaginer. Thérèse nous montre cette voie
de la confiance, de l’abandon à un Dieu, qui nous aime
infiniment. Tout cela était à ma portée. Faire confiance
était à ma portée. M’abandonner était à ma portée.
Deux événements ont été frappants pendant mon
adolescence. Les reliques de sainte Thérèse ont quitté
Lisieux pour la première fois en 1994 et elles sont
venues dans mon diocèse en Ariège, aussi improbable
que cela puisse paraître ! Sur 120 000 habitants du
diocèse, 20 000 personnes se sont déplacées pour
vénérer ces reliques.
© www.jbbonavia.fr
La place du chrétien
dans le monde artistique
’est un prêtre
qui a conduit
et accompagné
Grégory Turpin
sur son chemin toujours
plus proche de Dieu.
Christophoros remercie
le chanteur pour son
témoignage que nous
présentons ici et dans le
prochain numéro.
Je ne suis pas issu d’une famille pratiquante, je suis né
dans le sud de la France en Ariège dans un petit village
de 300 habitants, avec 6 bars. Cela donne l’ambiance
des week-ends ! Je suis né dans une famille populaire
où l’on n’avait pas beaucoup accès à la culture.
Lorsque je suis arrivé en sixième dans un collège
catholique, j’ai tout de suite remarqué un jeune prêtre
en col romain et en blouson en cuir, qui roulait dans
une belle voiture et jouait de la guitare électrique. Juste
pour le provoquer un peu, j’ai sympathisé avec lui. Ce
prêtre avait vu que j’étais extrêmement timide et que
j’avais du mal à me faire des amis en classe. En fait,
il m’a invité à venir jouer de la guitare à la messe tous
les samedis soirs. Et petit à petit, je suis allé à la messe
toutes les semaines. Je ne m’en rendais pas compte
que j’étais frappé par ce que j’entendais, par ce que je
voyais, je n’avais pas de difficultés à croire que Dieu
Et j’ai cheminé ainsi jusqu’à la veille de mes 18 ans
lorsque j’annonce à mon père, qui avait organisé un
grand anniversaire-surprise avec une centaine d’invités,
que je rentre au carmel ! J’entre donc au carmel, en
tant que postulant et je devais prendre le nom de frère
Jean Grégory. J’y ai probablement vécu l’une des plus
belles années de ma vie. Pourquoi ? Parce que tout me
plaisait : la vie de prière, l’oraison, ce cœur à cœur
avec le Christ, la vie avec les frères, même faire la
vaisselle, tout était merveilleux.(...)
s Grégory Turpin : son nouvel album
mpia, Pari
in à l’Oly
ncert le 6 ju
En co
Vous trouverez la suite de ce témoignage dans le
prochain numéro de Christophoros.
Les plus beaux chants chrétiens
d’hier et d’aujourd’hui
Sa carrière musicale et son engagement spirituel sont indissociables.
Pour son troisième album, “Mes racines – Les plus beaux chants
chrétiens d’hier et d’aujourd’hui”, Grégory Turpin nous emmène
au cœur de sa foi, ses racines.
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hristophoros
© www.jbbonavia.fr
Au fil des 14 titres qui composent cet album, on découvre, dans
une ambiance résolument folk et intime, le répertoire musical de
son chemin de vie. Les arrangements - très actuels et respectueux
des compositions d’origine - associés au talent du jeune artiste,
redonnent de l’éclat à ces chants universels, connus et aimés
par toutes les générations.
Vous trouverez dans l’album l’Alléluia de Taizé, Douce nuit, le
Psaume de la création, Trouver en ma vie ta présence, Les anges
dans nos campagnes, Laudate dominum…
Plus d’informations sur : www.gregoryturpin.com
hristophoros
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La Révélation est accomplie dans le Christ dont le
mystère est proclamé définitivement par les apôtres
et les évangélistes. En même temps, l’Église continue
à pénétrer ce mystère, sous le guide de l’Esprit Saint
qui « enseignera tout » (Jean 14,26). C’est ainsi que
la compréhension des dogmes peut continuer à se
développer, fidèle à l’unique et définitive Révélation
du Christ.
© Stéphane Mahot
Le P. Nicolas a cherché à démontrer que, si le passage
où le prophète Ézékiel contemple des ossements
desséchés se recouvrir de chair, puis revivre, se
rapporte en premier lieu, et selon l’intention explicite de
l’hagiographe 1, au retour de l’exil du peuple d’Israël,
il vise aussi dans la Révélation la résurrection des
hommes par le Christ, sous l’action de l’Esprit Saint,
résurrection finale qui est la destinée ultime de l’Église.
La vision d’Ézéchiel dans la vallée des ossements desséchés (détail), Rouen, Musée des Antiquités.
Le P. Nicolas Bossu nouveau
docteur en théologie
« Ces ossements vivront-ils ? »
L
e père Nicolas Bossu a soutenu
sa thèse de doctorat en théologie
biblique le 15 décembre 2014, près
l’Université pontificale de St Thomas
(« Angelicum », université romaine de l’Ordre
Dominicain).
Le travail du père Nicolas a porté sur la lecture
en perspective eschatologique d’un passage du
livre d’Ézékiel où le prophète voit au milieu d’une
vallée des ossements desséchés reprendre vie. Il
s’agissait d’identifier dans ce passage de l’Ancien
Testament, à partir d’une analyse exégétique
et à la suite d’autres passages de l’Écriture et
d’Origène (théologien du IIIe siècle considéré
comme un fondateur de la science biblique), une
prophétie de la résurrection des hommes que le
Christ allait apporter, de la Parousie, destinée
ultime de l’Église.
Le père Nicolas est religieux de la congrégation des
légionnaires du Christ où il est entré en 1999 après
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hristophoros
(Ézékiel 37)
des études d’ingénieur à l’École Polytechnique.
Ordonné prêtre en 2009, il a reçu pour mission de se
spécialiser en théologie biblique pour en être professeur
à l’Athénée Regina Apostolorum de Rome, université
pontificale tenue par la congrégation. Il a terminé la
licence canonique (master) à l’Université Grégorienne
en 2011, puis a travaillé sur son doctorat à l’École
Biblique de Jérusalem et dans différentes bibliothèques
romaines. Il est le premier prêtre légionnaire du Christ
français à devenir docteur en théologie.
La théologie, harmonie entre la raison et la foi, est
une étude rigoureuse qui s’appuie sur une méthode
qui lui est propre. Elle part du principe de foi que
Dieu a montré aux hommes son visage dans la
Révélation contenue dans les Écritures, interprétées
authentiquement et transmises fidèlement dans l’Église
avec, au sommet, le Christ, Parole suprême. Les
théologiens étudient ainsi avec sincérité et sérieux
ce que le Seigneur a dit dans l’Écriture et comment
l’Église l’a entendu.
La thèse de doctorat a pour titre « Fils d’homme, ces
os vivront-ils ? » (Ézékiel 37,3) – La prophétie des
ossements desséchés et ses relectures eschatologiques
chrétiennes (Matthieu 27, Apocalypse 11, Origène),
dans la perspective de l’herméneutique philosophique
et de la théologie catholique contemporaines.
Sa valeur réside d’une part dans l’étendue
pluridisciplinaire du travail. D’après le « censeur »
de la thèse, le P. Gonçalves, O.P., un des trois membres
de jury qui joue pourtant le rôle de l’avocat du
diable et décèle les lacunes du travail : « il n’est pas
courant de trouver quelqu’un qui maîtrise aussi bien
l’exégèse de l’Ancien Testament, que le Nouveau
Testament, Qumran, les écrits des Pères de l’Église,
l’herméneutique philosophique, la théologie. Vous
avez fait correctement, de façon sûre, claire, solide,
l’ensemble du travail dans les différentes disciplines ».
La théologie biblique est une discipline difficile
puisque, si la théologie réfléchit avec l’Église, la
théologie biblique doit s’attacher principalement aux
textes : mais la Tradition de l’Église fait le pont entre
les deux. Dans son étude pluridisciplinaire, puisque
la méthode doit s’adapter à l’objet, le P. Nicolas a
cherché à employer la méthode correspondante à
chaque point de vue.
D’autre part, alors que le passage d’Ézékiel 37 avait
été depuis longtemps absent du Magistère et des textes
liturgiques qui évoquent la résurrection finale, l’étude
du P. Nicolas suscite une redécouverte de la portée
eschatologique de la prophétie des ossements qui
revivent.
Finalement, l’utilisation de la méthode herméneutique
invite à faire l’expérience de l’écoute des métaphores
bibliques qui invitent à une conversion intérieure
profonde.
La thèse de doctorat commence (première partie) par
étudier attentivement le chapitre 37 du Livre d’Ézékiel
dans la version en hébreu (le « texte masorétique »)
et dans la version grecque des Septante pour en tirer
le message central et la manière dont le passage a été
Le P. Nicolas lors de sa soutenance de thèse
reçu dans les différentes communautés juives. Un des
manuscrits retrouvés à Qumran 2, le « Pseudo-Ézékiel »,
montre que la communauté essénienne, dès le IIe siècle
avant Jésus-Christ, voyait en Ézékiel 37 une prophétie
de la rétribution finale des justes.
Successivement (deuxième partie), l’évangile selon
saint Matthieu (27,52) reprend clairement, juste après
le moment où Jésus rend l’esprit, le relèvement des
corps décrit par Ézékiel. Il confirme ainsi la foi en la
résurrection finale et y ajoute l’élément déterminant
qui la rend possible : la résurrection du Christ (« Les
tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints
qui étaient morts ressuscitèrent »).
L’auteur de l’Apocalypse (chapitre 11), qui a sous les
yeux les disciples de Jésus qui sont morts pour leur foi
en lui, ajoute que les destinataires de la résurrection
seront non seulement chacun des fidèles du Christ,
mais l’Église, Corps du Christ, nouvelle Jérusalem.
Tout en étant dans l’attente de la Parousie, ils vivent
déjà cette résurrection aujourd’hui et provoquent, par
leur configuration au Christ, la conversion des nations.
C’est cette même construction de sens opérée par la
Révélation dans l’Église qui est reprise par Origène et,
avec lui, par plusieurs Pères de l’Église, prédicateurs
des premiers siècles qui ont reçu l’Écriture Sainte et
l’ont transmise dans les cultures où ils étaient envoyés
en mission. Origène exhorte les chrétiens dans la foi
eschatologique : à la résurrection finale, nous formerons
tous un seul Corps uni dans la charité. Il opère une
sorte d’illustration de la théologie paulinienne sur
l’eschatologie.
« Une première conclusion originale de notre thèse
consiste à relever une ‘construction de sens’ entre ces
trois relectures d’Ézékiel 37 : chacune se présente
hristophoros
- 11 -
(ici, Ézékiel 37), le mystère pascal (mort et résurrection
de Jésus), la proclamation apostolique de la foi et sa
réception de la première communauté chrétienne,
l’Écriture nouvelle (dont Matthieu 27 et Apocalypse
11) et la théologie ecclésiale (Origène) (cf. résumé écrit,
p. 5-6). Dans ce processus, c’est l’Esprit Saint qui agit
surnaturellement dans l’Église, sujet de la foi.
comme une étape de réflexion sur l’eschatologie
qui assume la précédente, la dépasse et prépare
la suivante. Ainsi, l’interprétation de Matthieu
présuppose le phénomène ‘d’eschatologisation’ de la
prophétie, témoignée par le Pseudo-Ézékiel, et ajoute
son accomplissement dans le Christ ; l’Apocalypse
présuppose, à son tour, cet aspect christologique
et l’étend à la vie de l’Église ; finalement, Origène
présuppose toutes ces élaborations théologiques
pour appliquer Ézékiel 37 à la consommation finale »
(résumé écrit du doctorat, p. 4).
Un « objet historique » particulier a été ainsi été formé :
la foi ecclésiale en la résurrection finale qui se développe
au fil de la Révélation chrétienne. C’est cet « objet
historique » que la thèse étudie dans une troisième partie,
d’un point de vue philosophique (l’herméneutique de
Paul Ricœur) et d’un point de vue théologique (Joseph
Ratzinger).
L’herméneutique de Paul Ricœur fournit trois concepts
clés pour l’interprétation d’une comparaison poétique,
d’une métaphore : la métaphore comporte une forme
narrative qui frappe par son extravagance (chez
Ézékiel, des ossements qui reprennent chair et revivent),
conduisant le lecteur à un processus métaphorique
pour reconfigurer son propre monde intérieur. Ceci
s’accomplit en fonction d’un qualificateur (le retour
de l’exil pour Ezékiel, le Règne de Dieu pour Jésus).
Ainsi, quand le chrétien cherche sincèrement et dans
une démarche spirituelle le sens d’une parabole (qui
est une forme de métaphore), il entre librement dans
un processus de conversion intérieure. Les trois textes
étudiés témoignent d’un travail herméneutique suscité par
la nature même de l’oracle, effectué par une communauté
croyante qui prend le risque d’être reconfigurée par ses
écritures fondatrices (cf. résumé écrit, p. 5).
L’approche herméneutique a pourtant des limites car,
s’attachant principalement au sens donné par le sujet
(une personne ou une communauté) qui interprète,
elle ignore ou, tout du moins, amoindrit la réalité de
l’événement historique : dans notre cas, l’événement
de la résurrection du Christ.
L’insuffisance est complétée par la perspective
théologique. La thèse tire des écrits de Joseph Ratzinger
une description de l’articulation entre l’Écriture ancienne
- 12 -
hristophoros
Le père Nicolas n’a pas quitté les bancs de l’école
depuis 36 ans… (à part son service militaire et son
stage apostolique comme religieux de la congrégation).
Merci, père Nicolas, pour votre travail caché pendant
ces dernières années et pour les nombreuses heures de
cours passées et à venir aux séminaristes de Rome !
P. Thomas Brenti, LC
Le père Thomas Brenti est curé de la
paroisse du Sacré-Cœur et supérieur de
la communauté des pères à Bordeaux.
Originaire de Nouan-le-Fuzelier (41), il
est entré au sein de la congrégation en
1997 et a été ordonné prêtre en 2008. Il a été envoyé en
mission à Bordeaux après son ordination.
D
ans nos camps et séjours, nous cherchons à favoriser des amitiés porteuses,
une vie de prière et de sacrements, une formation solide et des activités
missionnaires permettant l’expérience de la foi au quotidien. Nous offrons
une palette de découvertes culturelles et d’activités ludiques, sportives et en pleine
nature. Notre projet éducatif cherche à développer les aspects humains et chrétiens
de la personnalité dans quatre directions : vers une personnalité épanouie, vers une amitié solide avec Jésus, vers
une capacité de réflexion et de prise de décision mûre, vers une ouverture aux autres et l’aide au prochain.
Séjours pour garçons
Séjour pour filles
• 26 avril - 2 mai : Camp « Multi-sports »
Bad Münstereifel, Allemagne
15 garçons de 10 à 15 ans
Multi-sports (VTT, baseball, foot, etc), piscine, visites
culturelles, journée Parc Phantasialand, temps de formation
et de prière
240 € (transport compris)
Contact : P. Chad Everts - [email protected]
• 27 avril - 04 mai : Camp « Sur les pas de Karol »
Cracovie, Czestochowa, Wadowice, Auschwitz, Pologne
24 filles de 11 à 15 ans (de la cinquième à la troisième)
Une aventure spirituelle et culturelle, dans un esprit convivial,
pour découvrir un saint du XXe siècle, son pays et son
histoire. Visite de Wadowice, la ville natale de saint Jean Paul
II, de Cracovie, des camps de concentration à Auschwitz,
du sanctuaire de Czestochowa et du sanctuaire de la Divine
Miséricorde. Randonnée dans la montagne du Tétras
450 € environ (transport non compris)
Contact : Renata Denogean - [email protected]
• 30 avril - 3 mai : Mini-camp « Multi-sports »
Cagnicourt, (Pas-de-Calais, près de Douai)
20 garçons de 9 à 16 ans
Multi-sports (foot, baseball, tir à l’arc, etc), grands
jeux,veillées, temps de formation et de prière
45 € (transport non compris)
Contact : Baudouin Laloux - [email protected]
• 23 - 25 mai : Tournoi de l’Amitié
Méry-sur-Marne, Seine-et-Marne
70 garçons de 9 à16 ans
Foot, temps de partage inter-ECyD, prière
35 € (transport non compris)
Contacts :
Paris : P. Chad Everts - [email protected]
Lille : Baudouin Laloux - [email protected]
Méry-sur-Marne et Malestroit : Fr. Melchior Poisson [email protected]
Bordeaux : P. Raymond Jubinville - [email protected]
Autres : Baudouin Laloux - [email protected]
Séjour pour familles
• 18 - 25 avril : Chemin de Saint-Jacques
Destination Rocamadour, France
à partir de 20 personnes
7 jours de marche sur le chemin de saint Jacques de
Compostelle
Prix à déterminer (transport compris)
Contact : P. Chad Everts - [email protected]
Mission des jeunes
• Week-end des Rameaux
Paroisse de Pierrefitte (93)
Mission en soutien de la communauté catholique de Pierrefitte : veillée, actions de charité,...
Contact : Sabine Laxague, [email protected]
Pour en savoir plus
Retrouvez tous les camps 2015 sur :
www.regnumchristi.fr
Rubrique JEUNES
1. Les hagiographes sont les personnes humaines qui ont consigné
dans l’Écriture Sainte la Révélation qu’ils avaient reçue du Seigneur.
En théologie, on dit que les Écritures ont pour auteur premier le
Seigneur et pour auteur secondaire les hagiographes.
2. En 1947, un berger parti à la recherche de ses chèvres perdues dans
une grotte y retrouve des manuscrits enroulés dans plusieurs jarres de
terre cuite. Ils y avaient été enfouis au 1er siècle après Jésus-Christ par
des membres de la communauté essénienne, dispersée à l’écrasement
des rébellions juives par le gouverneur romain. Ils contenaient de
très anciens textes : des écrits correspondant à des textes de l’Ancien
Testament connus par ailleurs et d’autres textes spirituels issus de
cette communauté juive.
Camps et séjours
de Pâques
Venez vivre une ambiance d’amitié dans un
esprit chrétien !
©A.Whitman
Le P. Nicolas célèbre l’Eucharistie en Terre Sainte
Le P. Nicolas conclut ainsi :
« Nous avons voulu montrer la valeur de l’interprétation
eschatologique de la prophétie des ossements desséchés.
Elle est pleinement conforme à la nature littéraire
de l’oracle et elle a été effectuée dans un courant du
judaïsme avant le Christ. Deux auteurs chrétiens inspirés
l’ont ‘consacrée’. Origène est représentatif des Pères :
aucun d’eux ne se rapporte à Ézékiel 37 dans son sens
historique. Elle constitue donc à plein titre un élément
de la Tradition, perdu dans le cours des siècles, qui
pourrait alimenter à nouveau l’espérance eschatologique
du Peuple de Dieu. Le Pape Benoît XVI semble avoir
exprimé cette possibilité dans une homélie :
‘A la lumière du mystère pascal du Christ, la vision des
ossements desséchés prend la valeur d’une parabole
universelle sur le genre humain, pérégrinant dans l’exil
terrestre et soumis au joug de la mort. La Parole divine,
incarnée en Jésus, vient habiter dans le monde qui, à
plusieurs points de vue, est une vallée désolée ; elle est
pleinement solidaire avec les hommes et elle leur porte
l’annonce joyeuse de la vie éternelle. Cette annonce
d’espérance est proclamée du plus profond de l’outretombe, alors qu’est ouverte définitivement la route qui
conduit à la Terre promise’ (Homélie de Benoît XVI lors
d’une messe pour les cardinaux défunts le 4 novembre
2006) » (Conclusion du résumé écrit, p. 6).
Annonces
Fête des familles de Regnum Christi
du 31 juillet au 2 août 2015 à Lourdes
Réservez la date et venez nombreux !
Au programme :
Vendredi : Veillée festive avec la communauté du Cenacolo
Samedi : Conférence spirituelle du Père François-Marie Léthel, ocd, La grotte de Lourdes
enseignant à la faculté théologique pontificale Teresianum à Rome et spécialiste de la théologie des saints, en
particulier de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.
Vous trouverez le programme plus détaillé dans le prochain Christophoros
Fête des familles 2014 à
Lisieux
hristophoros
elle nous appauvrit tout autant, nous faisant prendre
conscience de nos limites.
L’expérience de Dieu –
source d’humilité
Troisième partie de la conférence du P. Jacques Philippe
sur l’humilité (cf. Christophoros 41 et 42)
L
a première source de l’humilité – qui
est valable pour tout le monde – c’est
l’expérience de la vie. Ce n’est cependant
pas automatique. Que la pauvreté
matérielle, humaine, l’épreuve, la souffrance, la
fragilité deviennent humilité, douceur, paix, ne
va pas de soi. Cela est possible, mais cela suppose
un certain chemin intérieur d’acceptation, de
confiance, d’espérance, et demande que l’on
apprenne à compter totalement sur Dieu et sur lui
seul. Ce travail intérieur est nécessaire pour passer
de la pauvreté comme état de fait à la pauvreté
comme attitude de cœur, à la vraie pauvreté
spirituelle. Et nous devons rendre grâce à Dieu
pour tout ce qui nous appauvrit, nous humilie,
pour tout ce qui nous rend petits et faibles.
Il existe une autre source d’humilité, bien plus profonde
et bien plus belle, qui est le Saint Esprit lui-même, qui
est l’expérience de Dieu. Si Moïse était « l’homme
le plus humble que la terre ait jamais porté », c’est
qu’il connaissait Dieu bien plus profondément que
d’autres personnes. Il a passé quarante jours sur le
Mont Sinaï, en parlant avec Dieu, sans manger ni
boire, se nourrissant de la présence de Dieu et parlant
avec le Seigneur face à face, comme un ami avec son
ami. Je crois que c’est sans doute cela la source la plus
profonde de l’humilité de Moïse, son expérience de
- 14 -
hristophoros
Dieu. En effet, plus l’homme connaît vraiment Dieu,
plus il devient petit, plus il devient humble et plus il
devient doux.
Je suis convaincu – mais c’est toute la tradition de
l’Église qui le reconnaît – que l’un des critères les plus
certains de l’authenticité d’une expérience de Dieu
est l’humilité. Une véritable expérience de Dieu, une
véritable rencontre avec Dieu, nous rend humbles parce
que, connaissant qui est Dieu, on mesure la différence
entre le Créateur et la créature. Qu’est-ce que l’homme
face au mystère de Dieu ? Dans le très beau chapitre 6
du livre d’Isaïe (la vocation du prophète), celui-ci voit
Dieu dans le Temple, dans toute sa gloire, sa majesté,
avec les portes qui tremblent à la voix des séraphins qui
crient : « Kaddosh, kaddosh ! Il est Saint le Seigneur ».
Isaïe dit alors : « Malheur à moi car j’ai vu le Seigneur,
je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu
d’un peuple aux lèvres impures ». Tout de suite, il se
rend compte de son péché, de sa petitesse, de sa misère
face à la grandeur et la sainteté de Dieu. On peut voir la
même réaction chez Pierre après la pêche miraculeuse :
« Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un pécheur »
(Lc 5,8). C’est une sorte de crainte, de tremblement
devant la grandeur, la sainteté, la toute-puissance de
Dieu qui fait que l’homme se découvre limité et pécheur.
L’homme se connaît en vérité face au mystère de Dieu
et dans la lumière de Dieu.
Le chemin de la prière est un chemin d’humilité, un
chemin de pauvreté. La prière nous enrichit, mais
Il n’y a pas de véritable expérience de Dieu qui ne
conduise à l’humilité et à la douceur. En Dieu, il y a
une puissance extraordinaire mais aussi une infinie
douceur, une infinie tendresse qui se communiquent peu
à peu à l’homme. L’homme devient humble lorsqu’il
rencontre Dieu car il voit la grandeur de Dieu – il se
connaît lui-même en vérité face à Dieu – mais aussi
parce qu’il expérimente combien Dieu est humble et
combien Dieu s’abaisse à parler avec son serviteur.
Dieu s’humilie, comme l’Enfant de la crèche, le Christ
en croix ou dans l’Eucharistie. Il n’y a que Dieu qui
puisse vraiment s’abaisser. D’où l’homme pourrait-il
s’abaisser ? Pense-t-il être quelque chose ? Il n’y a que
Dieu qui soit vraiment humble, il se penche sur le petit
et sur le pauvre avec une douceur, une humilité, une
tendresse extraordinaire. Il y a un très beau passage de
saint Jean de la Croix où il parle de la découverte que
fait l’âme, dans la vie mystique, de l’amour de Dieu
dans toutes ses dimensions. Elle se découvre aimée
selon chacun des attributs de Dieu. « Dieu est puissant,
il t’aime avec puissance, Dieu est généreux, il t’aime
avec générosité, Dieu est sage, il t’aime avec sagesse…
Dieu est la vertu de la souveraine humilité, il t’aime avec
une souveraine humilité et avec une souveraine estime
pour toi ». (Vive Flamme, couplet 3, vers 3). Qui aurait
pu penser cela de Dieu ? Personne. L’humilité de Dieu
dépasse tout ce que l’on peut imaginer. C’est très beau
et nous ne pouvons devenir vraiment humbles qu’en
revêtant l’humilité de Dieu. « Revêtez-vous d’humilité et
de douceur dans vos relations les uns avec les autres »
(Eph 4) nous dit saint Paul. Ce sont des choses que l’on
ne peut pas trouver en soi-même, on ne peut les trouver
qu’en Dieu : la vraie douceur, la vraie humilité, la vraie
bonté, la vraie capacité de se pencher sur l’autre, la vraie
tendresse, comme le Pape nous y invite tellement. Pour
aller aux périphéries, il nous faut beaucoup d’humilité,
de douceur, de patience. Les périphéries, ce ne sont pas
forcément des endroits très drôles, mais, avec Jésus, tout
est possible. Avec l’humilité, la douceur, la paix de Dieu,
tout est possible. Mais il faut s’en laisser revêtir. Tout est
grâce. Il ne faut pas conquérir, il ne faut pas fabriquer,
il ne faut pas inventer, il faut revêtir, il faut recevoir.
Recevoir Dieu lui-même. C’est cela le cœur de la vie
chrétienne : tout est gratuit, il s’agit de recevoir Dieu.
Recevoir le mystère de Dieu qui nous transforme, qui
change notre cœur, qui le rend doux, humble et paisible
comme le cœur même de Jésus.
Je voudrais évoquer un deuxième passage de l’Ancien
Testament, situé dans un contexte tout à fait différent.
Il s’agit du livre du prophète Sophonie, chapitre 3, 1120. Comme beaucoup de textes prophétiques, c’est un
passage où Dieu dénonce le péché d’Israël. Mais à la
fin, il y a une promesse d’espérance, de restauration
pour Jérusalem. C’est absolument magnifique et nous
pouvons y lire ces paroles : « Pousse des cris de joie,
fille de Sion, réjouis-toi, Israël, le Seigneur a levé la
sentence qui pesait sur toi. Le Seigneur est au milieu de
toi comme un héros sauveur, il dansera pour toi avec des
cris de joie ! » Dans ce dernier chapitre, qui annonce une
intervention de Dieu pour purifier Jérusalem, il y a un
passage très significatif où l’on trouve aussi cette notion
de pauvreté que j’évoquais plus haut. Voici ce que dit le
prophète : « Ce jour-là - dans les temps messianiques,
quand le Seigneur interviendra pour son peuple - tu
n’auras plus honte de tous tes méfaits et de tous tes
crimes commis contre moi ». Tu n’auras plus honte de
ton péché et de ton infidélité, du mal que tu as commis,
car le Seigneur va te purifier et te guérir. Le prophète
annonce une purification radicale du peuple pour en
faire un peuple nouveau. Ce qui est essentiellement en
cause dans cette purification, c’est l’orgueil humain, qui
va être détruit et éliminé, car c’est la racine de tous les
péchés. « Ce jour-là, tu n’auras plus honte de tous les
méfaits que tu auras commis contre moi car j’écarterai
de ton sein tes orgueilleux triomphants. Tu cesseras
de te pavaner sur ma montagne sainte. Je ne laisserai
subsister en ton sein qu’un peuple humble et modeste
et c’est dans le nom du Seigneur que cherchera refuge
le reste d’Israël ». Toute forme d’orgueil, de prétention,
d’arrogance ou de suffisance humaine sera balayée. Il
ne restera qu’une chose, un peuple humble et modeste.
Un peuple passé par la souffrance et l’humiliation et qui
aura perdu tout orgueil, toute arrogance. Nous trouvons
ce thème du « reste d’Israël » chez Isaïe, chez Jérémie
et d’autres prophètes. Quelque chose de douloureux et
d’éprouvant va arriver, une épreuve va s’abattre sur le
peuple : la perte du pouvoir politique, la destruction du
Temple, la déportation. Mais en fin de compte avec de
grands bienfaits, car ce peuple petit et pauvre trouvera
refuge dans le nom du Seigneur. Son refuge, sa sécurité,
ce sera Dieu et non pas la puissance des institutions, les
qualités ou les forces humaines des personnes ; Dieu et
lui seul deviendra le refuge d’Israël. Nous retrouvons
souvent cela dans les psaumes : « Dieu, mon rempart,
mon refuge, ma sécurité, ma forteresse ».
Ce peuple sera humainement appauvri et humilié, mais
il sera fort parce qu’il trouvera en Dieu son refuge. Le
texte poursuit : « Ils ne commettront plus d’iniquités ».
Il n’y aura plus de mal et de péchés, « ils ne diront plus
de mensonges », il n’y aura plus de fausses apparences,
de différence entre l’extérieur et l’intérieur, chacun sera
en vérité. De plus, « ils pourront paître et se reposer sans
que personne ne les inquiète. » Ils trouveront en Dieu
leur nourriture, ils se reposeront en lui, dans la confiance
et dans l’espérance. Ils n’auront plus peur de rien…
Voilà donc la pédagogie de Dieu à l’égard d’Israël, et
aussi à notre égard. Il permet des choses certainement
douloureuses mais avec des fruits très positifs : humilité,
petitesse mais aussi force, pureté, vérité, capacité à
trouver en Dieu sa nourriture, son courage, sa paix
profonde, une paix que personne ne peut ravir.
P. Jacques Philippe
Le père Jacques Philippe est membre
de la Communauté des Béatitudes,
auteur de plusieurs ouvrages de
spiritualité ; il prêche des retraites en
France et à l’étranger.
hristophoros
©A.Whitman
S P IRIT U A L IT é
- 15 -
Une nouvelle école
pour nos familles
D
epuis plusieurs mois déjà,
nous parlons d’un nouveau
projet autour de l’école
apostolique de Méry-surMarne. Fondée en 1996 pour accompagner les jeunes
en discernement vocationnel, l’école se découvre
désormais une deuxième mission : accompagner tous
les jeunes garçons vers la plénitude de leur vocation
humaine et chrétienne. Nous avons envisagé cette
perspective dès la fin de l’année dernière et étudié
le projet à partir de septembre. Il a été soumis au
gouvernement général de la congrégation qui a donné
son accord juste avant les fêtes de Noël. L’évêque
de Meaux, Monseigneur Jean-Yves Nahmias, nous
encourage vivement sur ce nouveau chemin.
Le collège-lycée de l’Immaculée Conception ouvrira
donc ses portes en septembre 2015 sous la forme d’une
école privée hors-contrat. Cet internat, ouvert aussi
aux externes, ne proposera pas seulement un cursus
classique débouchant sur un baccalauréat scientifique
ou économique. Nous souhaitons créer avec les jeunes
un lieu de vie animé par la charité et la confiance. Dans
ce lieu de vie, chacun aura sa place et pourra grandir à
travers le travail, l’amitié, le sport… De plus, l’école
bénéficie d’une situation géographique privilégiée dans
une des boucles de la Marne, à une petite heure de Paris.
Dans l’enseignement scolaire, les petits effectifs rendent
l’apprentissage plus personnalisé et les professeurs
sont à même de s’adapter au rythme de la classe. Pour
les élèves arrivant en sixième ou en cinquième, nous
nous assurerons que les bases du primaire sont bien
assimilées. Nous souhaitons également dédier une bonne
partie du temps à l’apprentissage des langues grâce à
des exercices pratiques au quotidien. Nous développons
un partenariat avec d’autres écoles à l’étranger pour
donner la possibilité, à ceux qui le souhaitent, de faire
un échange linguistique.
Dans le contexte actuel, notre école désire être aussi
un endroit où chaque jeune puisse approfondir sa foi, à
son rythme et dans le respect. Notre statut d’école horscontrat nous permettra de donner une large place aux
activités spirituelles spécifiques des temps liturgiques.
En outre, la présence de la communauté religieuse sur
place aura certainement une grande incidence sur la
croissance spirituelle de chaque jeune.
Fidèles à notre vocation première, nous souhaitons
garder au sein de l’école un foyer pour accompagner les
jeunes qui sentent un appel spécifique ou qui se posent
la question d’une vocation. Il est bon, en effet, que ces
jeunes puissent être accompagnés et qu’ils puissent
aussi grandir dans un cadre où la camaraderie forge de
véritables amitiés.
Nous espérons pouvoir répondre, avec cette nouvelle
initiative, aux attentes des familles à la recherche d’un
peu d’aide dans l’éducation de leur garçon. Que l’Esprit
Saint guide toute l’équipe qui travaille derrière ce projet
pour répondre aux besoins de l’Église et de la France.
www.cl-immaculeeconception.fr
P. François Garreau, LC
Directeur de l’Internat
Congrégation des légionnaires du Christ de France - Père Andreas Schöggl, LC - 48, Grande-Rue - 77730 Méry-sur-Marne ● Bureau administratif pour la France - 21 rue d’Auteuil - 75016 Paris ● Informations donateurs - email : info@christophoros.
com - site : www.regnumchristi.fr - Téléphone : 01 45 27 35 51 ● Directeur de la publication : P. Andreas Schöggl, LC ● Rédactrice en chef : Carina Whitman ● Dépôt légal : à la parution ● ISSN : 1953-0846 ● Crédits photos : p. 1,2,4-7: Ordinations sacerdotales
2013 et 2014 ; © LC Photoservice ; p. 14 © A. Gögele ; p. 11-12 ©LC Photoservice ● Infographie : Diane Suinat ● Imprimeur : CIFEA - Zi des Grives - B0 86 Marigny-saint-Marcel - 74153 Rumilly CEDEX. ● Informatique et Libertés : pour tout droit d’accès
et de rectification, s’adresser à la Congrégation des légionnaires du Christ.
Collège-Lycée de l’Immaculée Conception