OM : une défaite amère - Strasbourg Eaux

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OM : une défaite amère - Strasbourg Eaux
SPORT
VITE LU
G CANOË-KAYAK
Marzolf vise le titre mondial. Les
championnats du Monde en descente
de rivière débutent
aujourd’hui avec la « Non-Stop », dernier
entraînement officiel permettant entre
autre de définir l’ordre de départ des
courses de Sprint et Classique. Disputés
en Allemagne, à Garmisch-Partenkirchen, ces championnats du Monde ne
vont regrouper que 22 nations. Cette petite participation est due à la très grande
technicité de la rivière Loisach, qui à
l’image de la piste mythique de ski de
Garmisch-Partenkirchen, requiert un niveau de pratique très élevée. Coté
Français, l’équipe tricolore affiche les
mêmes ambitions qu’il y a deux ans en
Italie : glaner des médailles et des titres
(au précédent mondial les Français
avaient récolté plus du quart des médailles distribuées dont trois titres en individuel, sur 8 possibles).
Le Strasbourgeois Harald Marzolf,
Champion d’Europe 2003 de Sprint à
Karlovy Vary (Rép. Tchèques) et ViceChampion du Monde 2002 à Valsésia
(Italie), fait partie de ce collectif. Avec un
tel palmarès, à seulement 24 ans, seul le
titre suprême de Champion du Monde
de Sprint est son objectif. Même si une
belle performance sur la course classique ne lui déplairait pas !
A noter enfin qu’un autre Strasbourgeois, Marc Amir-Tahmasseb, prendra
également
part à ces Championnats du Monde
sous les couleurs iraniennes.
Quatre Alsaciens à l’Euro. Cette année
les championnats d’Europe de Vitesse
auront un caractère spécial : ils serviront
également de support pour la deuxième
phase de qualification pour les Jeux
Olympiques d’Athènes. De ce fait l’Océanie et l’Afrique sont également invitées à
participer à ces Championnats d’Europe
qui vont se dérouler à Poznan en Pologne.
Poznan avait accueilli en 2001 les Championnats du Monde où le Strasbourgeois
Bâbak Amir-Tahmasseb avait décroché
le titre en monoplace sur 1000m. A partir
d’aujourd’hui, ce sera en biplace que
l’ex-champion du Monde tentera de décrocher une place pour l’Olympe. Son
coéquipier n’est autre que son camarade
de club Philippe Colin. Les deux Strasbourgeois seront les seuls Français à
disputer deux épreuves : le K2 1000m et
500m. Leur objectif est simple : s’octroyer l’une des trois places qualificatives sur chaque distance.
Mais face à eux plus de 40 nations auront le même but alors que seuls six
d’entre eux sont d’ores et déjà sélectionnées. En fait une qualification sur
l’une des deux distances suffirait car lors
des jeux, il sera possible de doubler les
courses.
Outre la paire strasbourgeoise, deux
autres Alsaciens sont également engagés. En kayak quatre places masculin
1000m, le Mulhousien Sébastien Mayer
sera en compagnie de Maxime Boccon
(Besançon), Olivier Boukpetit (Lagny) et
Frédéric
Gauhtier (Bouchemaine). La tâche sera
encore plus rude en K4 car seules deux
places sont encore disponibles. Mais
l’expérience du quadriplace français
pourrait faire la différence, d’autant plus
que Sébastien Mayer et Maxime Boccon
avaient déjà qualifié le K4 en 1999 pour
les jeux de Sydney.
Chez les féminines, la Strasbourgeoise
Mélanie Chanvillard sera également à
bord du K4 tricolore. Là aussi seulement
deux places seront disponibles pour
Athènes.
La journée d’aujourd’hui sera consacrée
aux séries sur 1000m (matin) et 500m
(après-midi).
G VOLLEY-BALL
Les juniors kingersheimoises en quête
d’un podium. Le VBC Kingersheim participe à partir d’aujourd’hui, à Saint-Macaire, à la poule finale de la Coupe de
France juniors filles. Aujourd’hui, les
joueuses de Guillaume Leconte et Patricia Heitmann seront opposées à Clamart
et Conflans-Andresy-Jouy.
Yoko Sano et Olga Tocko à Cannes.
Les Cannoises, championnes de France
pour la 9e fois cette saison, ont recruté la
Japonaise Yuko Sano et la Lettone Olga
Tocko.
L’entraîneur chinois de Cannes, Yan
Fang, a fait signer pour un an Sano (21
ans, 1,58 m et 40 sélections en équipe
nationale), qui était libéro à Toyo Reyon,
un club d’Osaka, et, pour trois saisons,
l’internationale et attaquante lettone du
RC Villebon, Olga Tocko (21 ans,
1,90 m). Olesja Kulakova, Simona Rinieri-Dennis et Alexandra Fomina sont
sur le départ.
OM : une défaite amère
Hier soir à Goeteborg, l’OM a été battu
(2-0) en finale de la Coupe de l’UEFA
par Valence.
On comprenait d’emblée que le
statut d’outsider dans lequel se
drapait l’entraîneur marseillais
José Anigo ne relevait en rien
d’une quelconque opération intox.
Car Valence faisait immédiatement étal de ses muscles. Au
propre comme au figuré. Drogba,
souffrant de la hanche gauche, en
savait quelque chose, balancé
sans ménagement dans un premier choc aérien avec Ayala.
A l’exception d’une escarmouche
de Marlet sur un coup franc de
Meriem, la domination espagnole
était totale, en vertu d’un volume
physique supérieur : frappe de
Mista suivie d’une autre de Baraja
rebondissant devant Barthez
condamné à la détente horizontale
(7e), tacle rugueux de Marlet sur
Carboni valant carton jaune (10e),
Valence
Marseille
2
0
A Goeteborg (stade Ullevi). Mitemps : 1-0. Temps : frais. Terrain :
très bon. Spectateurs : 40.000 environ. Arbitre : M. Colina (ITA)
Buts. Valence : Vicente (45e+3), Mista
(58e)
Avertissements. Valence : Vicente
(27e), Carboni (34e). Marseille : Marlet
(10e), Drogba (60e)
Exclusion. Marseille : Barthez (45e)
Valence : Canizares - Curro Torres,
Ayala, Marchena (Pellegrino 86e),
Carboni — Rufete (Aimar 64e), Albelda
(cap), Baraja, Vicente — Angulo (Sissoko 82e), Mista
Marseille : Barthez - Ferreira, Beye,
Hemdani (cap), Meïté, Dos Santos Flamini (Batlles 71e), Ndiaye (Celestini 86e), Meriem (Gavanon 45e+1) —
Marlet, Drogba
centre menaçant de Rufete
échappé aisément du poussif
marquage de Dos Santos…
Il fallait bien un quart d’heure aux
Marseillais pour installer les bouteilles à oxygène. Moyennant quoi,
la remontée à la surface fut des
plus efficaces. Comme cette tête
de Marlet sur un coup franc de
l’omniprésent Meriem (15e), ce tir
à droite du même Meriem exploitant un mauvais renvoi d’Ayala
(17e), ce jeu en triangle DrogbaFlamini-Ndiaye en tête de surface
(21e) ou la tête de Beye servi, encore, par un coup franc de Meriem.
Pénalty et expulsion
D’occasions, il n’y eut plus de la
mi-temps, en dépit des incursions
valencianes sur le vulnérable flanc
gauche de la défense marseillaise.
Jusqu’à l’énorme coup de théâtre
de la 45e minute : héritant d’un
centre de Curro Torres, Mista
s’avançait pour aligner Barthez,
qui sortait les deux pieds en avant.
Double peine : penalty puis carton
rouge, justifié car le gardien était
le dernier défenseur. Le jeune Gavanon, pour sa troisième apparition chez les « pros », entrait pour
encaisser le penalty imparable de
Vicente (1-0, 45+3). L’OM perdait
très gros, d’autant que l’excellent
Meriem cédait sa place, au nom
des impératifs de coaching.
Inimaginable, après pareil scénario, de rattraper les illusions perdues. Les choeurs marseillais,
quoique moins convaincus, et
l’abattage de Flamini, ne faisaient
au fond que repousser l’échéance
de la condamnation définitive.
Elle vint, une nouvelle fois, du tandem Vicente-Mista. Le premier
s’était déjà essayé à une jolie
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AFP
frappe sur la droite (49 ), puis à un
coup franc bloqué par Gavanon
(55e). Mais son centre parfait de la
58e trouvait son compère Mista
qui, contrôle orienté de la poitrine
à l’appui, exécutait Gavanon (2-0).
Les chants espagnols sonnaient
comme un Te Deum aux oreilles
marseillaises…
Il y eut bien quelques actes isolés
de résistance française, comme ce
coup franc de Drogba repoussé
des poings par Canizares, avant
d’atterrir dans les pieds trop male
Dutruel : « Priorité à ma santé »
Pendant huit mois, le gardien du Racing a caché de récurrentes douleurs
dorsales. Libéré par le maintien, il entend prendre le temps de se soigner.
Samedi, 22 h 15 dans les vestiaires
de la Mosson : Richard Dutruel,
tout sourire, chambre Pascal Camadini qui vient d’inscrire le but
du succès du Racing à Montpellier
(2-1), son premier de la saison.
« Vous pouvez noter que Pascal a
pris son temps, qu’il a attendu la 37e
journée. Mais quel but ! C’est celui
du maintien. » « A ma décharge, il
faut dire que je n’ai commencé à
jouer qu’à la 33e (Ndlr : en réalité, il
a été titularisé pour la 1ère fois
lors de la 22e à Lens le
31 janvier) », rétorque, hilare, le
Corse du RCS. « C’était le jour des
vieux », plaisante-t-il encore à l’intention de son gardien (32 ans
cette année comme lui), une nouvelle fois impeccable dans l’Hérault.
Le lendemain, le directeur général
Marc Keller révèle que le « vieux »
portier, qui s’est montré depuis
son retour mi-mars à la hauteur de
sa réputation, risque une indisponibilité de plusieurs mois pour une
lombalgie persistante.
K Richard, pourquoi avoir
caché si longtemps vos douleurs
au dos ? L
Parce que ce n’était l’intérêt de
personne de les mettre sur la
place publique, notamment pas
pour le club engagé dans la lutte
pour le maintien. Je souffre depuis
l’automne et quand je me suis
fracturé une côte (le 17 janvier) et
que j’ai été arrêté deux mois, j’ai
cru que ça allait s’arranger. Mais
ça a empiré. Je m’en suis ouvert
au coach dont la réaction a été
saine.
K Comment se manifestent ces
douleurs ? L
Je me lève et me couche avec.
Parfois, je dors mal. Je souffre
d’arthrose, d’usure discale au niveau des lombaires et de petites
hernies étagées. Les douleurs sont
permanentes, à l’entraînement et
en match, mais elles me handicapent aussi au quotidien. J’ai une
petite fille de deux ans que je ne
peux pratiquement jamais prendre
dans mes bras.
« Je vais revenir »
K Quand avez-vous pris la décision d’en parler à Antoine Kombouaré ? L
Quand je suis revenu à la mi-mars.
J’en ai discuté avec lui et Marc
Keller. Ils sont droits et honnêtes.
Je me devais de l’être aussi, ce qui
n’a pas été difficile, puisque c’est
dans ma philosophie. Je ne pouvais plus porter ce fardeau tout
seul. J’avais besoin d’être accompagné. En parler au staff m’a soulagé, libéré sur le terrain.
K Quels sont les remèdes ? L
On ne les connaît pas encore. J’ai
EXPRESS
FLionel Réalini vers Biesheim. L’attaquant de Koetzingue Lionel Réalini, auteur de 11 buts depuis le début de saison en Division d’honneur, évoluera la
saison prochaine sous les couleurs de
Biesheim, le nouveau champion d’Alsace
et prochain sociétaire du CFA 2. Le jeune
attaquant, qui a déjà évolué en championnat de France amateur avec la réserve du FC Mulhouse, a donné son accord aux dirigeants du club rhénan. Par
ailleurs, Biesheim accueillera, pour l’ultime match de championnat, l’équipe de
Steinseltz ce samedi à 17 heures.
Fabien Barthez pourra se vanter de n’avoir pris aucun but. Il est néanmoins à l’origine de la défaite marseillaise pour avoir provoqué un pénalty, pour une faute sur Mista, avant d’être expulsé.
Kombouaré : « Il a été grand »
En conseillant il y a deux mois déjà
au Racing de chercher un numéro 1
bis pour la saison 2004-2005 parce
qu’il souhaitait prendre le temps de
se soigner, Richard Dutruel s’est assuré la gratitude d’Antoine Kombouaré, redevable à son gardien
d’avoir eu la franchise de lui révéler
ses problèmes lombaires. « Dès que
nous l’avons su, nous avons tout fait
pour le soulager, en allégeant ses
séances », raconte le coach bas-rhi-
nois, « Je lui faisais confiance dans la
gestion de ses douleurs pour adapter
son programme. M’en parler l’a libéré
et est aller de pair avec ses très
bonnes performances. Il ne s’est jamais plaint. Il a été grand. Je suis fier
de son attitude et je lui tire un grand
coup de chapeau. C’est la marque
des grands d’être là quand on a besoin d’eux. Malgré ses pépins, Richard a su répondre présent. »
Jean-Marc Loos
Dutruel : « Aujourd’hui, je la donne
la priorité à ma santé ».
déjà fait un certain nombre d’examens et je vais consulter des spécialistes. J’ignore le laps de temps
nécessaire à mon rétablissement.
L’incertitude
n’est
jamais
agréable, mais on ne choisit pas
ses blessures.
K Eprouviez-vous toujours le
même plaisir à l’entraînement et
en match ? L
Oui, parce que moralement, ça fait
du bien de s’entraîner, même si
depuis janvier, on a souvent allégé
mes séances. La finalité, c’est
quand même de jouer. Cette blessure est d’autant plus rageante
que je me sens bien dans ce
groupe, avec des gens que j’apprécie.
K Craignez-vous de devoir
mettre un terme à votre
carrière ? L
Non, pas du tout. Il faut être optimiste. Il n’y a pas de raisons que je
ne puisse pas me soigner. Mais je
vais prendre le temps qu’il faudra.
Le foot est ma passion et mon
gagne-pain. Et pendant six mois,
j’ai donné la priorité au club. Aujourd’hui, je la donne à ma santé
qui est en jeu. Car je n’oublie surtout pas qu’il y a une vie après le
foot. Mais j’ai la ferme intention de
revenir. H
Recueilli par Stéphane Godin
adroits de Marlet (65 ), ou un joli
coup de reins de Batlles à l’abord
de la surface (74e).
e
Mais qu’opposer d’autre à
l’irrémédiable ? Que tenter pour
réparer une telle catastrophe ?
Plus grand chose en réalité. Et Valence, maître du territoire, ne craignait plus grand chose de grave.
Mista ne dut ainsi qu’au jaillissement d’Hemdani de ne pas noircir
un peu plus le tableau, alors que
Curro Torres envoyait sa frappe
saluer le ciel scandinave, encore
assez clair à cette heure terrible.
Une jolie frappe de Ndiaye signalait quelque instinct de survie marseillais (80e), tout comme les
chants des virages rendant hommage à Anigo et une tête de Meïté
dans le temps additionnel. Benitez,
lui, avait enchaîné les changements pour que personne ne
manque le banquet de la consécration. Cette troisième finale européenne en quatre ans, Valence
ne pouvait plus la laisser échapper. H
Amedeo Carboni l’aîné
Amedeo Carboni, l’arrière latéral gauche italien de Valence,
vainqueur de la Coupe de
l’UEFA, est devenu, à 39 ans et
43 jours, pour le 100e match
européen de sa carrière, le plus
vieux joueur à remporter une
Coupe d’Europe.
Carboni, né le 6 avril 1965, qui
a déjà remporté une Coupe
d’Europe dans le stade Ullevi
de Goeteborg — la Coupe des
vainqueurs de Coupe en 1990
avec la Sampdoria Gênes face
à Anderlecht (2-0 a.p.) -, efface
des tablettes le record du Hongrois Ferenc Puskas, vainqueur
de la Coupe d’Europe des clubs
champions en 1966 avec le
Real Madrid à l’âge de 39 ans
et 39 jours.
Mercredi, Carboni est par
ailleurs devenu le 16e joueur de
l’histoire à atteindre le cap des
100 matches de Coupe d’Europe.
GROS PLAN
Barthez dans le rouge
En voyant rouge avec une exclusion parfaitement justifiée qui a
entraîné l’ouverture du score de
Valence sur penalty, juste avant la
pause, Fabien Barthez a scellé le
sort de la finale de la Coupe de
l’UEFA.
A la 45e minute, la première période s’achevait sur un score de
parité logique quand Curro Torres
centrait de la droite au deuxième
poteau sur Mista, qui contrôlait de
la poitrine et dribblait Barthez.
Mais, les deux pieds en avant, le
gardien international fauchait le
meilleur buteur espagnol de la
Liga.
L’Italien M. Collina n’hésitait pas.
Penalty. Puis carton rouge. Rouge
vif comme le maillot d’un Barthez
qui sortait directement sans mot
dire. Venu à Goeteborg achever en
beauté avec l’OM une saison entamée comme remplaçant du remplaçant du gardien titulaire de
Manchester United, Barthez, 32
ans, n’aura pu assumer son statut
de commandant en chef de l’escadrille marseillaise, descendue en
plein vol avant l’atterrissage programmé dans la froide nuit suédoise. Barthez comptait pourtant
bien devenir le seul joueur de l’OM
à remporter deux Coupes d’Europe, onze ans après le sacre de
1993 en Ligue des champions.
Mais, ironie du sort, c’est quasiment à la même minute (44e) qu’à
Munich, l’OM avait construit son
succès grâce à une tête de Basile
Boli, présent hier dans les tribunes
d’Ulllevi. H
RÉACTIONS
FJosé Anigo (entraîneur de Marseille, au micro de France 2). « On
est forcément déçus. J’aurais aimé
savoir comment le match se serait
terminé à onze contre onze.
Quand on a un joueur de moins,
cela devient compliqué. La première mi-temps était équilibrée
mais l’exclusion de Fabien (Bar-
thez) a tout changé. Il ne faut rien
enlever aux joueurs, ils ont fait un
parcours exceptionnel. Je suis
navré pour les supporteurs marseillais. On a appris (cette saison)
avec un groupe qui est jeune et
qui va mûrir. Ce soir on a le sentiment d’être passés à côté de
quelque chose ».