151105.GREVE MAIRIE DES ULIS
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151105.GREVE MAIRIE DES ULIS
COMMUNIQUE DE PRESSE INEDIT EN MAIRIE DES ULIS DEPUIS PLUSIEURS MANDATS : APPEL LOCAL A UNE GREVE ILLIMITEE A COMPTER DU LUNDI 9 NOVEMBRE Dans cette ville populaire du Nord Essonne, terre d’accueil et d’intégration de générations de migrants, qui fut ZEP, ZUS, ANRU… le personnel communal appelle à la grève contre les coupes budgétaires qui affectent les personnels accompagnant le premier âge de la scolarité : les ATSEM. Les ULIS – le 8 novembre 2015 – C’est pour défendre les ATSEM (Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles) que la CGT, majoritaire au sein du personnel communal des Ulis, appelle à une grève illimitée. Les ATSEM (Agents Territoriaux Spécialisé des Ecoles Maternelles) sont ces agents communaux qui sont affectés auprès des institutrices des maternelles, et qui accompagnent nos tout petits dans les gestes quotidiens qui permettent aux institutrices de se consacrer au volet pédagogique. Elles les accueillent le matin, les accompagnent aux toilettes, les surveillent à la sieste, les consolent, les changent pour les accidents de propreté des « présco » (enfants scolarisés avant trois ans), préparent et aident lors des ateliers (ou plutôt aidaient, car ce rôle très gratifiant disparait du fait de la baisse des effectifs), et assurent l’entretien de l’école …. Pour la population ulissienne (25.000 habitants, revenu médian de 17.000 € annuels, plus de la moitié des logements sont des logements sociaux), inutile de souligner l’importance de ces agents. Face aux difficultés budgétaires rencontrées suite aux diminutions de dotations et à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, les élus ulissiens ont fait le choix de couper dans les postes d’ATSEM (7 postes ne sont pas remplacés), et, alors que la stabilité est le facteur essentiel d’adaptation d’un enfant au milieu scolaire, une hyper mobilité est imposée pour « combler les trous » des équipes : dès que le nombre d’ATSEM présentes dans une école dépasse le seuil minimum considéré comme incompressible, les ATSEM en « excédent » sont déplacées dans les écoles qui sont tombées en dessous du fameux seuil. Voici des extraits du courrier adressé le 13 octobre par la CGT au Maire des Ulis, Françoise Marhuenda. Durant plusieurs années, les municipalités précédentes ont fait de la pédagogie des enfants une priorité politique et budgétaire. Dans les écoles maternelles chaque classe était constituée d’un ou enseignant(e) (personnel de l’éducation nationale) secondé dans la mise en place du programme scolaire par une ATSEM (personnel communal). (…) C’est avec ces moyens et ce partenariat que les enseignants et la collectivité réussissaient une éducation pédagogique des enfants Ulissiens. La communication de cette réussite était affichée sur tous les panneaux de la ville avec des affiches ayant comme slogan « la réussite pour tous ». A ce jour, vous avez fait le choix de ne plus remplacer certains postes qui l’ont toujours été. Le fait de ne plus remplacer les congés longue maladie ou longue durée, les agents en situation de reclassement, les congés maternité ou parentaux perturbent le bon fonctionnement existant et dégradent les conditions de travail des agents municipaux. Au cours des mois passés et à ce jour, les ATSEM ont été et sont des acteurs majeurs au sein de la communauté éducative. Elles ont toutes adhérées et contribués à la mise en place des Nouvelles Activités Périscolaires (NAP), elles se sont toutes investies en apportant et mettant en place des projets. Cet investissement était impulsé par la collectivité en accordant des formations ciblées autour de l’enfant (exemple : accueil de l’enfant porteur de handicap). (…) Durant l’année scolaire 2014 et les années antérieures (…) les enseignants et agent communaux s’organisaient pour palier de façon temporaire à ces absences sur site, en raison d’une ATSEM par classe. Ce choix est lourd de conséquences pour les enfants et les enseignants qui voient arriver à chaque absence, de nouveaux agents. Sans oublier les ATSEM qui doivent s’adapter à de nouveaux fonctionnements avec chaque enseignant et chaque enfant, ce qui peut nuire à la sécurité des enfants surtout lors des temps de pause méridienne. (…) En plus de leurs missions autours des enfants sur le temps scolaire et périscolaire, les agents doivent assurer l’entretien des écoles maternelles. A ce jour, sans compter les absences quotidiennes, elles doivent entretenir autant de surface qu’auparavant avec moins d’agents. Cela entraine une surcharge de travail. (…) Lors d’une rencontre avec le directeur général des services, il nous a fait part de ce choix « stratégique » de non remplacement des agents absents. (…) Si nous reprenons la phrase entendue à plusieurs reprises « la collectivité ne peut pas se substituer à l’éducation nationale ». Or dans cette situation, Madame Le Maire, nous parlons de pédagogie et de moyens mis en place pour la réussite des enfants de vos administrés dès le plus jeune âge. (…) Madame Le Maire, vous avez la possibilité de combler le fossé entre votre choix stratégique et la réalité du terrain en agissant dès maintenant. (…) La CGT revendique : • La mise en place, dès maintenant, de recrutements sur les postes non remplacés • • Faire intervenir les agents dits « mobiles » sur le pôle ATSEM • La mise en place d’un groupe de travail avec les ATSEM sur les méthodes de travail adaptées, si vous souhaitez mettre en application cette stratégie à la rentrée 2016. La mise en place d’un travail concerté avec l’éducation nationale sur l’application des non remplacement de postes Le syndicat CGT
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Syndicat CGT les Ulis
Veuillez agréer, Madame Le Maire, notre considération distinguée.