Février 2013 - Accueil
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Bulletin du barreau Sommaire Editorial Chroniques de l’Ordre Conseil de l’Ordre La vie du barreau Carnet Les chiffres du mois Agenda Appels d’offres Vie professionnelle Formation professionnelle Académie de législation Parution Législation Commission Jeune Barreau p. 1 p. 2 p. 3 p. 6 p. 8 p. 9 p. 9 p. 10 p. 10 p. 18 p. 20 p. 21 p. 22 p. 22 12 février 2013 EDITORIAL Le monde bouge. Notre société évolue, se modernise, grandit à une vitesse telle que nous avons du mal à la suivre. Nous constatons que cette évolution se traduit également dans notre activité professionnelle par une judiciarisation accrue, par une inflation démesurée des textes de lois, par la dématérialisation des actes de procédure. Le monde des avocats évolue de la même manière, la France en dénombrant plus de 55 000. Le barreau de Toulouse suit cette évolution exponentielle, puisque près de 1 350 avocats le composent et ce nombre atteindra le chiffre de 2 000 dans moins de 10 ans. Nous devons prendre en compte cette évolution et nous moderniser. A l’image des quelques barreaux précurseurs, étrangers (Bruxelles, Liège, Montréal, Québec) ou français (Paris, Lyon, Montpellier), le barreau de Toulouse a souhaité créer une page Facebook qui s’inscrit dans l’effort permanent d’ouverture et donne l’image d’un barreau moderne. Cette présence sur le Web permettra de valoriser l’activité de l’Ordre : colloques, séminaires, formations, forum et autres manifestations à l’égard d’un large public, qu’il s’agisse de l’ensemble des avocats français ou étrangers ou de simples particuliers. Et nous sommes un barreau moderne ! Cette évolution ne s’arrêtera donc pas là. Le barreau envisage de mettre en place des applications pour téléphones mobiles (Apple, Androïd, BlackBerry…) pour optimiser notre site internet. Par un simple clic, le barreau de Toulouse pourra ainsi être consulté aux quatre coins du monde. Le monde bouge, nous bougerons avec lui. Frédéric Douchez Bâtonnier de l’Ordre Bulletin interne réalisé pour l’ordre des avocats sous la direction du Bâtonnier Frédéric Douchez Comité de rédaction : Laurence Després, Véronique Christoph www.avocats-toulouse.com - Email : [email protected] 1 12 février 2013, n°176 CHRONIQUES DE L’ORDRE Encore ! Aurais-je pensé que plus de quarante éditoriaux me condamnaient au silence, au moins provisoire ? Erreur, puisque à peine l’Epiphanie passée, je recevais une lettre de notre bâtonnier m’invitant à préparer un « petit » éditorial pour un prochain bulletin. J’avais tellement peu anticipé cette demande que l’inquiétude me prit aussitôt. Qu’allais-je bien pouvoir vous dire ? L’exercice me parut d’abord impossible car l’Ordre n’a qu’un chef, dont la légitimité est totale et qui ne survit pas à l’échéance d’un mandat. Il fallait tout changer à mes habitudes des années passées. Mais je trouvais que j’avais déjà beaucoup écrit et puis je ne suis pas de ceux qui se bercent de l’illusion puérile de mérites dont ils sont les seuls à entretenir la nostalgie ; pas question donc, d’évoquer hier qui n’intéresse déjà plus personne. Alors, j’ai pensé qu’une fois encore, l’histoire serait une planche de salut, avec d’autant plus de facilité que le Conseil vient de me déléguer cette tâche exaltante. Elle l’est parce que le rappel du passé permet aussi de comprendre comment Thierry Lévy peut trouver miraculeux le talent de Tixier-Vignancour, bien qu’il ait tout pour lui déplaire. Un souvenir personnel, ancien et donc embelli par la nostalgie de la jeunesse : celui de Jacques Isorni entouré par une promotion de secrétaires dont certains se refusaient à serrer la main de l’avocat du maréchal Pétain, celui d’un vieux monsieur disant à ses jeunes confrères des phrases magnifiques d’une voix émue et digne dans un recueillement presque religieux et qui fit descendre sur nous l’amour éternel de nos différences. Et puis il y a ce que disait Stephen Hecquet à Bredin qui venait d’achever son discours de Rentrée : « Ne les écoute pas, tu as été éloquent, c’est-à-dire mauvais, très mauvais… Ils ne savent pas… L’éloquence, c’est tout autre chose… Promets-moi, plus jamais l’emphase, plus jamais le vent pour gonfler les mots ». Jean-Marc Varaut (que Roland Dumas, qui fut son associé en dépit de leurs convictions opposées, qualifie « d’un avocat sans pareil, digne des plus grands… un homme exceptionnel ») ne dit pas autre chose : « Plaider, c’est l’art de donner un corps à une cause, non des mots à un discours… L’art de plaider, c’est alors de rendre invisible la technique… ». Pascal Saint Geniest Ancien Bâtonnier 2 12 février 2013, n°176 CONSEIL DE L’ORDRE Réunion du 7 janvier 2013 Une minute de silence est respectée en mémoire de Monsieur Yves Colombié, décédé. Réunion du GIE des CARPA du 11 décembre 2012 Une assemblée générale extraordinaire s’est tenue le 11 décembre 2012 au cours de laquelle, il a été acté la démission de Madame Fando-Colina Christiane du Barreau de Bayonne, de Madame Mendiboure Anne-Marie du Barreau de Bayonne et la volonté du barreau et de la CARPA de Bayonne de quitter le GIE, ce qui a été accepté. Le GIE continuera entre les barreaux d’Agen et de Toulouse. Madame Annick Amigo-Bouyssou a été nommée Présidente du GIE, Monsieur Ludovic Valay a été nommé trésorier, Monsieur Xavier Lecomte a été nommé secrétaire et Monsieur Eric Dardenne a été nommé contrôleur de gestion. Groupement de travail procédure participative et expertises La compagnie des experts, représentée par Yves Baduel, a souhaité associer l’Ordre des Avocats au travail lié à la mise en place d’une procédure participative, notamment pour œuvrer à la définition de mission types. Le Conseil de l’Ordre s’est déclaré favorable à cette démarche. Le Bâtonnier Axisa sera en charge des relations avec la compagnie des experts sur ce point assisté de Monsieur de Bellefon et d’un confrère désigné, plus particulièrement versé en matière d’expertises. Convention relative au traitement de la procédure civile La signature d’une convention entre les barreaux dépendant de la cour d’appel de Toulouse, sous l’égide de Monsieur le Premier Président de la Cour d’appel de Toulouse et de Monsieur le Procureur Général, est en cours, ayant pour objet le traitement de la procédure civile. Il était convenu dans le cadre de cette convention que les parties signataires acceptaient que les significations soient réalisées par la voie électronique, ce qui devait entraîner une diminution du risque lié à ce mode de communication. Toutefois la signature de cette convention, qui date maintenant de près d’un an, pourrait exposer les confrères à un risque peut-être plus important, notamment à la lumière de la dernière décision de la cour d’appel de Toulouse en date du 4 décembre 2012. La Chancellerie est actuellement saisie du problème posé ; c’est une refonte du texte, et notamment de l’article 748-2 du code de procédure civile, qui pourrait être envisagée. Ce sujet sera évoqué devant la Conférence des Bâtonniers du grand sud-ouest lors d’une prochaine réunion et également aborder dans le cadre de la Conférence des Bâtonniers qui doit se tenir en présence du Garde des sceaux. Un point complet sera effectué à l’issue de ces deux réunions. 3 12 février 2013, n°176 Assemblée générale du CNB du 14 décembre 2012 A l’occasion de cette assemblée générale deux sujets principaux ont été abordés : - le premier est le compte-rendu d’une enquête menée auprès de 16 164 avocats collaborateurs, précision faite que seuls 1 516 ont répondu. Dans le cadre de cette enquête, 90 % des avocats ayant répondu ont indiqué exercer leur activité à temps plein. La rétrocession moyenne pour un avocat collaborateur est de 2 500 à 3 000 €. Chaque avocat collaborateur reçoit 13 désignations à l’aide juridictionnelle par an. La durée moyenne pour retrouver une collaboration, suite à la perte d’une précédente collaboration, est de trois mois. 57 % des avocats ayant répondu à cette enquête ont déclaré être intéressés par l’assurance « perte de collaboration ». Il a été abordé également dans le cadre de cette réunion, le fait de savoir si les barreaux devaient financer cette assurance « perte de collaboration ». De nombreuses réserves ont été émises à ce sujet. - le second sujet concernait la communication du CNB, un appel d’offre avait été lancé par le CNB pour confier la communication de notre métier d’avocat à une agence de publicité. Deux agences de publicité ont répondu à l’appel d’offres, mais le CNB a considéré qu’aucune des deux réponses n’étaient satisfaisantes. Il ne devrait donc pas y avoir de campagne de communication menée par le CNB en 2013. Prestation de serment du 20 décembre 2012 91 avocats ont prêté serment le 20 décembre 2012. 159 élèves avocats sont inscrits à l’Ecole des avocats Sud-Ouest Pyrénées pour 2013. Premier bilan d’application du protocole signé avec le tribunal d'instance Ce protocole prévoyait essentiellement deux dispositions : - adresser un mail avant de se faire attribuer une date d’audience par le greffe, mettre en place une mise en état avec dépôt au greffe des conclusions et du bordeaux de pièces. Madame Mauriès rencontrée le 27 novembre 2012 a précisé qu’il était selon elle un peu tôt pour faire un point, dans la mesure où il n’y avait eu en réalité que peu de mises en état. Elle a toutefois souhaité indiquer qu’il n’y avait pas eu de difficultés particulières rencontrées par les magistrats du tribunal d’instance et par les greffiers, dans le cadre de cette procédure. Elle a souhaité rappeler les points suivants : - il n’est pas nécessaire de se déplacer aux audiences de mises en état ; il est obligatoire de déposer une copie des conclusions et du bordereau de pièces préalablement à l’audience de mise en état, auprès du greffe ; il est possible, lorsque l’affaire est prête et que le dossier ne nécessite pas une plaidoirie, de déposer conjointement les conclusions et pièces lors de l’audience de mise en état ; lorsqu’un mail est adressé au greffe pour prendre une date, il faut éviter de mettre une pièce jointe à ce mail ou un courrier d’accompagnement. Deux audiences du mois de décembre ont été supprimées, en raison de la baisse d’instances en cours. En effet, il y a 13 % des dossiers en moins en 2012 en comparaison avec l’année 2011, et 19 % des dossiers en moins uniquement en ce qui concerne le juge de proximité. Un nouveau point sera fait le 30 juin 2013. 4 12 février 2013, n°176 Réception de Monsieur de Larosière de Champfeu, président du tribunal de grande instance et de Monsieur Valet, procureur de la République Monsieur le Président de Larosière de Champfeu après avoir adressé ses vœux aux avocats du barreau s’est présenté aux membres du Conseil de l’Ordre. Il expose avoir a été précédemment Président du tribunal de grande instance de Saint Quentin, de Vannes, d’Evreux puis de Toulouse. Il a également indiqué que, selon lui, il existait à ce jour de très bonnes relations entre l’Ordre et les magistrats du tribunal de grande instance, mais également entre l’Ordre et les justiciables, car il a remarqué que sur le ressort du tribunal, il y avait un taux très faible de dossiers en taxations d’honoraires portés devant le tribunal de grande instance, rappelant que ceci était un excellent indicateur du niveau des relations entre les avocats et les justiciables. Monsieur Valet, Procureur de la République, a également souhaité ses vœux au barreau de Toulouse et a souhaité que les bonnes relations entre le Parquet et l’Ordre perdurent pour l’année 2013. Il a également rappelé que l’année 2013 était celle de la mise en place de la dématérialisation des actes de procédure pénale, souhaitant que ce projet soit autant un projet technique, qu’un projet humain dans les rapports entre les avocats et les magistrats. Monsieur le Président du tribunal de grande instance ainsi que Monsieur le Procureur de la République ont également souhaité que des membres du Conseil de l’Ordre faisant partie de la commission pénale soient en relation avec les magistrats, plus particulièrement pour les problématiques liées à l’application des peines et devant le tribunal pour enfants. SONT ABSENTS ET EXCUSES : Me Alexandre MARTIN Vous pouvez consulter l’intégralité des procès-verbaux des réunions du Conseil de l’Ordre sur simple demande au secrétariat du bâtonnier. 5 12 février 2013, n°176 LA VIE DU BARREAU Mouvements au tableau CHANGEMENTS DE CASES INSCRIPTIONS Afaf ADOUE-DUGAST case 268 Emmanuelle ASTIE case 324 Caroline ATTOUCHE case 306 Blandine BELLAMY case 328 Charlène BRUEL case 361 Prune CALONNE case 268 Léa CAMPAN case 93 Ingrid CLERC-CABROLIER case 157 Marion COUSIN-CERES case 398 Coralie CYRIAQUE case 33 Nathalie DAUPHIN case 243 Jean-Baptiste DELBES case 131 Assia DERBALI case 27 Aimé DIAKA case 307 Anne FERNANDES-LOPES case 93 Hélène FONTES case 130 Priscilla GABRIAC case 71 Pauline GODET case 129 Alexandre HEGO DEVEZA – BARRAU case 385 Angélique HERBEZ case 175 Caroline JAVANAUD case 331 Léa LAFFOURCADE-MOKKADEM case 434 Laura LLANES-DESBARAX case 52 Gaëlle LEFRANCOIS case 124 Elsa MARIAGE case 190 Olivier MARTIN-LINZAU case 324 Frédéric MARTINS-MONTEILLET case 146 Pascale MATHA case 349 Angèle MAZARIN case 361 Charlotte MEDALE case 39 Jaganaden K. NAIK case 435 Muriel ORLIAC-MASSONIE case 251 Magali OUSTIN-ASTORG case 271 Adélaïde PATER case 389 Pauline PONS-DEVIC case 393 Fanny RABOUJET case 281 Agnès REMY case 33 Lauriane ROUGE-VIANCE case 49 Matthis TARDIEU case 126 Lionel AGOSSOU case 393 Elisabeth ATTALI-BENMGHIRA case 393 Jean-Charles de BELLEFON case 393 Géraldine BOIGAS case 393 Nicolas CAMART case 155 Emmanuelle CASELLAS case 321 Elise DEMOURANT case 87 Julien DEVIERS case 416 Laurent DUCHARLET case 450 Alexandra GUIGONIS case 364 Camille LAUGA case 321 Béatrice LAUNOIS-CHAZALON case 52 Judith LEVY-AMSALLEM case 155 Yannick LIBERI case 155 Claire MACARIO case 60 Armand MANKOU-NGUILA case 449 Stéphanie MOURA case 448 Sophie NOGARO-SUDERIE case 23 Jean-Claude PASCAUD case 425 Alice PATOUREAUX case 195 Anthony PEILLET case 97 Cyrille PERIGAULT case 378 Katia PIZZASEGOLA case 178 Sonia PLAZOLLES case 448 Colette PRIEU-PHILIPPOT case 419 Valérie REDON-REY case 359 Olivier ROMIEU case 155 Emilie TOUSSAINT case 175 SOCIETES Créations : - de la SELARL AVOCATS SUD (Mes Morata, Saint Germes Lallemand) de la SCPA CALONNE & ADOUE-DUGAST de la SELARL CANOPEE AVOCATS (Mes Agossou, Attali, de Bellefon) de la SELARL MONTARRY – MAURELFIORENTINI associés de la SELARL VALMARY & LAUNOISCHAZALON de la SELARL VOXEL (Mes Duval, Bergamo-Sabathier, Perrot-Bielecki) DEPARTS Béatrice BARTHE-ROUJOU de BOUBEE (dossiers repris par Me Dessaux) Nathalie BEDON Marie-Alice CRASSOUS (dossiers repris par Me Koundé) Henri FOURCADE (dossiers repris par Me Tamain) Alexandre LUTGEN Stéphanie RENAUDIN Fermeture : - de la SELARL Duval HONORARIAT Pierrette AUFIERE Béatrice BARTHE-ROUJOU de BOUBEE Annie DELAHAIE Jean Henry FARNE Line GUINET Rose ORTIZ CABINETS SECONDAIRES - - 6 Fermeture du cabinet de Me Larrouy-Castera à Pau Ouvertures : du cabinet de Me Grail à Toulouse (barreau de Rodez) et du cabinet de la SELARL Yves Fournié à Toulouse (siège social à Perpignan) 12 février 2013, n°176 Rappel RPVA Le Président du tribunal de grande instance entend utiliser le système du RPVA dans le cadre de la communication entre les cabinets d’instruction, le parquet et nos cabinets. Depuis la loi du 5 mars 2007 applicable au 1er juillet 2007, l’article 803-1 du code de procédure pénale prévoit, en effet, la possibilité en matière pénale de procéder aux notifications aux avocats, faites habituellement par lettre recommandée avec accusé de réception ou télécopie, par le biais d’une adresse électronique en l’occurrence le RPVA. Cette communication électronique concerne tous les actes de procédure à l’exception, dans l’immédiat, du contentieux de la liberté (articles 803-1 D39 et D40-1 du code de procédure pénale). Depuis le 1er février 2013, les juges d’instruction utilisent ce mode de communication vers tous les confrères ayant adhéré au RPVA. Il vous appartiendra donc de consulter quotidiennement votre boîte RPVA pour éviter toute difficulté relative à l’expiration d’un délai. Ces notifications par le biais du RPVA ne seront pas doublées d’une quelconque notification par lettre recommandée ou télécopie. Commission communication La première réunion de la commission « Communication » s’est déroulée le 25 janvier dernier. Cette commission reste une commission ouverte à tous les intéressés, mais il doit être rappelé que les personnes extérieures à la commission, si elles sont les bienvenues, doivent être autant que possible, assidues aux réunions. Centre de documentation Dernières acquisitions Droit des affaires - Droit bancaire Lamy Droit du financement 2013 Droit professionnel - Dossiers : associé, conseil, collaborateur, quelle réalité derrière quel statut. Paris : wolters kluwers, 2012. Horssérie : « la lettre des juristes d'affaires », n°23, décembre 2012 - Avocats : évolutions et tendances de la profession. Observatoire du CNB.-Paris : CNB, 2011. N° spécial : « Cahiers de l'Observatoire » octobre 2011 - Guide du médiateur familial : la médiation familiale, étape par étape / Annie Babu, Pierrette BonnoureAufière.-Ramonville Saint Agnes : Erès, 2003 - Le Droit dans la cité [CD-ROM] : une histoire du barreau de la Seine Saint Denis/ Barreau de Seine -SaintDenis 40 ans. Paris : Holistic productions, [2012] - Les Avocats entre ordre professionnel et ordre marchand : Rapport /Conseil National des Barreaux, 2010 ; Olivier Favereau (Dir.).-Paris : Lextenso ; Gazette du palais, 2010. - Les Concours de plaidoiries pour les droits de l'homme. 15ième édition : 27 janvier 2012 ; plaidoiries des lycéens et des avocats 2012 / Stéphane Grimaldi,(Dir.) -Caen : Mémorial Caen Normandie , 2012. - Europe et droit [DVD] : Année académique 2011-2012/ Académie de Législation. Toulouse : Académie de législation, 2012.-(A les scéances de l'Académie de législation). 7 12 février 2013, n°176 - Parcours d'avocat(e)s : Rémi Barousse, Jean-Michel Darrois, Eric Dupont-Moretti, Gisèle Halimi ; Cédric Labrousse, Henri Leclerc, Corinne Lepage, Olivier Metzner Gilles-Jean Portejoie, Daniel Soulez Larivière /Christophe Perrin § Laurence Gaune ; Christian Charrière-Bournazel préf.-Paris : le Cavalier Bleu, 2010 - Paroles sculptées dans le vent : recueil des éditoriaux du bulletin du barreau du Bâtonnier Christian CharièreBournazel 2008-2009.-sl : Comité du Bâton, 2010 - Les Professions libérales; sociétés civiles; autres professions non commerciales. Groupe revue fiduciaire. Paris : Revue Fiduciaire, 2012. Hors-série : « revue fiduciaire »n°2012-6, décembre 2012 Droit Public-droit de la santé - De l'autonomie relative du statut juridique de la chirurgie esthétique /Jacques Saboye, 2012. Th. Droit : Toulouse, Univ. Toulouse 1, 2012. - « Dossier le non recours aux droits » : les enjeux juridiques du non recours au droits.-Paris :Dalloz, 2012. N° Spécial « Revue trimestrielle de droit sanitaire et social »juillet août 2012 Droit social - Le Bilan social : l'information économique et financière des salariés.-Rueil-Malmaison : Wolters Kluwer France, 2012. Numéro spécial « Liaisons sociales » N°16028, janvier 2012 - Les Cotisations de sécurité sociale :assiette de calcul, contrôle URSSAF; contestation recouvrement et contentieux/Lisiane Fricotté ; Lucie Gauthier.-Rueil-Malmaison:Wolters Kluwer France, 2012. Numéro spécial « Liaisons sociales » N°4, décembre 2012 - La Prévoyance en entreprise/ Dominique Jourdan, Laurence Lautrette, Emmanuel Andréo et [al.]; la retraite supplémentaire /Lisiane Fricotté.-Rueil- Malmaison : Wolters Kluwer France, 2012. Numéro spécial « Liaisons sociales »Avril 2012 - Protection des représentants du personnel ; l'inspecteur du travail/Sandra Limou; Natacha Marignier; Thierry Ruckebusch /Ruel-Malmaison:Wolters Kluwer France, 2012. Numéro spécial « Liaisons sociales »N°16073, mars 2012 - Règlement intérieur Chartes éthiques et alertes professionnelles; l'entreprise et les addictions/ Sandra Limou; Natacha Marignier; Thierry Ruckebusch. Rueil-Malmaison:2012. Numéro spécial « Liaisons sociales »N°16048, février 2012 - Services de santé au travail : présentation de la réforme applicable depuis le 1er juillet 2012; l'inaptitude du salarié/Lisiane Fricotté; Lucie Gauthier. Rueil-Malmaison : Wolters Kluwer France, 2012. Numéro spécial « Liaisons sociales »novembre 2012 Ouvrages en vente Lamy 2011 Droit public des affaires Protection sociale Transport 1 Transport 2 Transport 3 150€ 150€ 150€ 150€ 175€ OUVRAGES LAMY DES ANNEES ANTERIEURES A DONNER CARNET Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Maître Elisabeth VIGNALS, avocat honoraire Le Bâtonnier et le Conseil de l’Ordre adressent à la famille de notre confrère dans la peine leurs sincères condoléances. 8 12 février 2013, n°176 LES CHIFFRES Entre 2002 et 2012, la population totale des avocats s’est accrue de 42,4 % passant de 39 454 à 56 176. L’accroissement relatif des effectifs le plus important concerne le barreau de Nantes qui compte 321 avocats supplémentaires (+ 73%), suivi par celui de Bordeaux (+ 60,4%). La plus forte augmentation concerne le barreau de Libourne + 112 % étant passé de 25 à 53 avocats, la baisse la plus importante celui de Chaumont 17,1 % AGENDA Février 2013 1-2 - Conférence des Bâtonniers du grand sud-ouest à Toulouse 6 - réunion avec MM. le Président du TGI et le Procureur de la République 7 - réunion au Conseil de Prud’hommes 11 - réunion du Conseil de l’Ordre 14-16 - Rentrée solennelle du barreau de Barcelone 15-16 - assemblée générale du CNB 18 - réunion de la formation administrative du Conseil de l’Ordre - Soirée des experts-comptables 19 - assemblée générale de l’AJT 22 - réunion de la commission communication 27 - réunion financière - réunion de la commission pénale 9 12 février 2013, n°176 APPELS D’OFFRES Le bulletin publie les appels d’offres ouverts en matière juridique et judiciaire pour permettre aux avocats du barreau de Toulouse qui le souhaitent d’y répondre. Les dossiers complets peuvent être consultés sur le site http://www.rpfrance.org/cec/homecec.htm. Métropole Nice Côte d’Azur / Mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage La métropole Nice Côte d’Azur a publié, le 17 janvier dernier, un avis de marché ayant pour objet la réalisation d’une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage (réf. 2013/S 012-015544, JOUE S12 du 17 janvier 2013). Le marché porte sur la réalisation d’une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage concernant la construction d’une usine de production d’eau potable située sur la commune de Levens. La durée du marché est de 43 mois à compter de la date fixée par l’ordre de service émis par le pouvoir adjudicateur qui prescrira de commencer les prestations. La date limite de réception des offres ou des demandes de participation est fixée au 28 février 2013 à 16h. République Tchèque / Univerzita Pardubice / Services de conseils et de représentation juridiques Univerzita Pardubice a publié, le 15 janvier dernier, un avis de marché ayant, notamment, pour objet la prestation de services de conseils et de représentation juridiques (réf. 2013/S 010-012564, JOUE S10 du 15 janvier 2013). La date limite de réception des offres ou des demandes de participation est fixée au 11 mars 2013 à 9h. De plus amples informations sont disponibles dans l’avis de marché en tchèque. Semavip / Services de conseils et d’information juridiques La Société d’économie mixte d’aménagement de la Ville de Paris (Semavip) a publié, le 6 février dernier, un avis de marché ayant pour objet la prestation de services de conseils et d’information juridiques (réf. 2013/S 026-040583, JOUE S26 du 6 février 2013). Le marché porte, notamment, sur la fourniture de prestations de conseils en gestion et stratégies, droit des sociétés, droit des marchés et droit des assurances liés à la réalisation d’ouvrages, de conseils techniques et financiers en aménagement et urbanisme, ainsi que de conseils et veille juridiques en matière d’environnement. La durée du marché est de 20 mois à compter de la date d’attribution du marché. La date limite de réception des offres ou des demandes de participation est fixée au 11 mars 2013 à 17h. Pôle Emploi / Services de conseils juridiques Pôle emploi a publié, le 7 février dernier, un avis de marché ayant pour objet, notamment, la prestation de services de conseils juridiques (réf. 2013/S 027-042132, JOUE S27 du 7 février 2013). Le marché porte, notamment, sur le recensement de l’ensemble des traitements automatisés de données à caractère personnel mis en œuvre au niveau national par Pôle emploi, entrant dans le champ de la loi informatique et libertés et sur la réalisation des formalités prévues par la loi, pour les traitements n’ayant, le cas échéant, pas fait l’objet des formalités nécessaires ou qui nécessitent une mise à jour. La durée du marché est de 18 mois à compter de la date d’attribution du marché. La date limite de réception des offres ou des demandes de participation est fixée au 18 mars 2013 à 16h. VIE PROFESSIONNELLE Suppression des juridictions de proximité L’article 70 de la loi n° 2011-1862 du 13 décembre 2011 prévoyait la suppression, à compter du 1er janvier 2013, des juridictions de proximité tout en maintenant les juges de proximité avec de nouvelles attributions. En un article unique, la loi n° 2012-1441 du 24 décembre 2012 reporte cette échéance au 1er janvier 2015 Source : Loi n° 2012-1441 du 24 décembre 2012 (JO 26 déc. 2012) 10 12 février 2013, n°176 Seuils de la fraction saisissable ou cessible des rémunérations Le décret n° 2013-44 du 14 janvier 2013 révise les seuils permettant de calculer la fraction saisissable et cessible des rémunérations. La proportion dans laquelle les sommes dues à titre de rémunération sont saisissables ou cessibles, en application de l’article L.3252-2 du Code du travail, est fixée comme suit : 1° Le vingtième, sur la tranche inférieure ou égale à 3 670 € ; 2° Le dixième, sur la tranche supérieure à 3 670 € et inférieure ou égale à 7 180 € ; 3° Le cinquième, sur la tranche supérieure à 7 180 € et inférieure ou égale à 10 720 € ; 4° Le quart, sur la tranche supérieure à 10 720 € et inférieure ou égale à 14 230 € ; 5° Le tiers, sur la tranche supérieure à 14 230 € et inférieure ou égale à 17 760 € ; 6° Les deux tiers, sur la tranche supérieure à 17 760 € et inférieure ou égale à 21 330 € ; 7° La totalité, sur la tranche supérieure à 21 330 € (C. tr av., art. R. 3252-2). Ces seuils déterminés sont augmentés d’un montant de 1 390 € par personne à la charge du débiteur saisi ou du cédant, sur justification présentée par l’intéressé (C. trav., art. R. 3252-3). Le présent décret entre en vigueur le 1er février 2013 Source : Décret n° 2013-44 du 14 janvier 2013 (J.O. du 16 janvier 2013) Saisie des rémunérations : simplification de la procédure Le décret n° 2013-109 du 30 janvier 2013 allège les formalités imposées aux greffes des tribunaux d’instance. Il prévoit que les notifications par lettre recommandée avec avis de réception à l’adresse que les créanciers ont indiquée sont régulières même si l’avis de réception n’est pas signé par le destinataire. Il substitue de simples avis aux notifications par lettre recommandée avec avis de réception lorsque celles-ci ne faisaient pas courir de délai. Par ailleurs, est confié au greffier (et non plus au juge), le soin de déterminer la quotité saisissable dans le cadre d’une saisie des rémunérations, lorsqu’il existe plusieurs employeurs ou tiers saisis. Entrée en vigueur : 2 février 2013 Source : Décret n° 2013-109 du 30 janvier 2013 (J.O. du 1er février 2013). Lancement de E-Palais La plateforme de signification par voie électronique des actes du palais La Chambre nationale des huissiers de justice a lancé le 10 janvier 2013, la plateforme e-palais (www.epalais.fr) permettant une transmission sécurisée des actes du palais (A. 28 août 2012, portant application des dispositions du titre XXI du livre Ier du Code de procédure civile aux huissiers de justice, art. 9 et CPC, art. 672). Les actes déposés sur la plateforme, auprès des huissiers de justice audienciers, seront signifiés par ces derniers aux avocats et au ministère public, et copie de cette signification sera reçue par le greffe 11 12 février 2013, n°176 Avis de la Cour de Cassation Nature des premières conclusions des appelants/intimés Par un avis du 21 janvier 2013, la Cour de cassation se prononce sur la nature des conclusions qui doivent être déposées dans les délais impartis aux articles 908 et 909 du Code de procédure civile. La demande d’avis formulée par le Conseiller de la mise en état de la cour d’appel de Versailles était ainsi libellée : « Les conclusions visées par les articles 908 et 909 du Code de procédure civile sont-elles nécessairement des conclusions au fond devant la cour, ou peut-il s’agir de conclusions saisissant le conseiller de la mise en état d’un incident tendant à obtenir la radiation du rôle de la cour par application de l’article 526 du même code, ou, plus généralement, tendant à mettre fin à l’instance ou a en suspendre/interrompre le cours ? » La Cour de cassation est d’avis que les conclusions exigées par les articles 908 et 909 du Code sont toutes celles déposées au greffe et notifiées dans les délais déterminant l’objet du litige ou soulevant un incident de nature à mettre fin à l’instance. Source : avis de la Cour de Cassation, 21 janvier 2013, n° 1300004. En appel, les parties peuvent invoquer des moyens nouveaux jusqu’à la clôture de l’instruction Dans cet avis du 21 janvier 2013, la Cour de cassation se prononce sur la possibilité pour l’appelant d’articuler des moyens nouveaux plus de trois mois après la déclaration d’appel. La demande d’avis formulée par la cour d’appel de Poitiers était ainsi libellée : « Dans la procédure d’appel en matière civile contentieuse avec représentation obligatoire, l’appelant peut-il, dans un second jeu de conclusions signifiées et remises plus de trois mois après la déclaration d’appel, articuler des moyens nouveaux (fins de non-recevoir ou moyens de fond) non soulevés dans ses premières conclusions d’appel, et non suscités par une évolution du litige susceptible d’avoir été provoquée par les conclusions signifiées entre-temps par l’intimé ? Dans la négative, quelle est la sanction applicable ? » La Cour de cassation est d’avis que, dans la procédure ordinaire avec représentation obligatoire en appel, les parties peuvent, jusqu’à la clôture de l’instruction, invoquer de nouveaux moyens. Source : avis de la Cour de Cassation, 21 janvier 2013, n° 1300005. Le conseiller de la mise en état peut-il écarter les pièces non communiquées simultanément à la notification des conclusions ? Par cet avis du 21 janvier 2013, la Cour de cassation se prononce sur la compétence du juge de la mise en état pour écarter des débats les pièces non communiquées simultanément à la notification des conclusions. La demande d’avis formulée par la cour d’appel de Paris était ainsi libellée : « Le conseiller de la mise en état qui, en vertu des articles 907 et 763 du Code de procédure civile, a pour mission de veiller au déroulement loyal de la procédure, spécialement à la ponctualité de l’échange des conclusions et de la communication des pièces, a-t-il compétence pour écarter les pièces qui n’auraient pas été communiquées conformément aux dispositions de l’article 906 du même code ? Si la compétence du conseiller de la mise en état est retenue, est-il seul compétent ? Ses ordonnances ont-elles, de ce chef, autorité de la chose jugée au principal ? Peuvent-elles être déférées par simple requête à la cour dans les quinze jours de leur date ? » La Cour de cassation est d’avis que le conseiller de la mise en état n’est pas compétent pour écarter des débats les pièces, invoquées au soutien des prétentions, qui ne sont pas communiquées simultanément à la notification des conclusions. Source : avis de la Cour de Cassation, 21 janvier 2013, n° 1300003. 12 12 février 2013, n°176 Gestation pour autrui – Certificat de nationalité française La garde des Sceaux a adressé aux juridictions, le 25 janvier 2013, une circulaire, d’application immédiate, à destination des procureurs généraux près les cours d’appel, des procureurs de la République et des greffiers en chef des tribunaux d’instance. Cette circulaire concerne les conditions de délivrance des certificats de nationalité française (CNF) aux enfants nés à l’étranger, de Français, lorsqu’il apparaît, avec suffisamment de vraisemblance, qu’il y a eu recours à une convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d’autrui. Il est demandé aux destinataires de ce document de veiller, dans l’hypothèse où de telles demandes de délivrance seraient formées, et sous réserve que les conditions de délivrance des CNF soient réunies, à ce qu’il soit fait droit à celles-ci dès lors que le lien de filiation avec un Français résulte d’un acte d’état civil étranger probant au regard de l’article 47 du Code civil (« Tout acte de l’état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d’autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l’acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité »). Le seul soupçon du recours à une telle convention conclue à l’étranger ne peut suffire à opposer un refus aux demandes de CNF dès lors que les actes de l’état civil local attestant du lien de filiation avec un Français, légalisés ou apostillés, sauf dispositions conventionnelles contraires, sont probants au sens de l’article 47 précité. Source : Ministère de la Justice, circulaire du 25 janvier 2013 (n° NOR JUSC1301528C). Justice en 2013 : les principaux chantiers et projets Un « réajustement » de la carte judiciaire. - Représentant 70 % de l’activité de l’institution judiciaire, la justice de proximité est « indispensable aux citoyens les plus vulnérables ». Les effets de la réforme de la carte judiciaire « seront ajustés » afin de rendre la justice « accessible géographiquement et physiquement ». Juridiction de 1ère instance et citoyens assesseurs. – L’Institut des hautes études pour la justice est chargé de formuler des préconisations sur le périmètre d’intervention du juge. Parallèlement a été demandé à la direction des services judiciaires de mettre en place deux groupes de travail : sur la juridiction du XXIe siècle (tribunal de 1ère instance et assistants auprès du juge) et sur la modernisation des juridictions. Par ailleurs deux avocats généraux près la Cour de cassation sont chargés de soumettre un rapport sur l’expérimentation des citoyens assesseurs devant les tribunaux correctionnels pour qu’une décision puisse être prise quant à leur extension, leur abandon ou leur correction. Droit des mineurs : priorité réservée à la jeunesse. - Un projet de loi visant à rendre plus claire et plus simple l’ordonnance de 1945 et ses grands principes sera soumis au Parlement : la spécialisation de la justice des mineurs, l’individualisation des procédures, l’individualisation des peines, l’individualisation dans la mise à exécution de la décision prononcée par le tribunal. Pour un meilleur accompagnement des mineurs, les dispositifs d’automaticité seront supprimés pour rendre aux juges des enfants et aux tribunaux des enfants la liberté d’appréciation nécessaire pour prononcer la peine la plus adaptée et travailler sur les parcours des mineurs et ce dès leur prise en charge. Les réponses des réparations seront développées. C’est à cela que servira la césure du procès pénal. Pour cela, 205 postes supplémentaires d’éducateurs sont créés pour une prise en charge rapide (dans les 5 jours), impliquant un prononcé de la culpabilité éventuelle, un accompagnement permettant le prononcé de la peine la plus adaptée et le suivi de l’accompagnement du mineur pour qu’il exécute sa peine. Un groupe de travail doit rendre prochainement ses conclusions. Prévention de la récidive. - La ministre a annoncé l’élaboration d’une grande loi pénale qui devrait prévoir notamment la suppression des dispositifs d’automaticité, des tribunaux correctionnels pour mineurs, des peines planchers, de la rétention de sureté et qui privilégiera la surveillance de sureté ou encore la surveillance socio-judiciaire ainsi que des propositions sur le régime des peines et le sens de la prison. 13 12 février 2013, n°176 Réforme du CSM.- La réforme du Conseil supérieur de la magistrature figurera dans le projet de loi constitutionnelle présenté au printemps pour être examiné avant l’été par le Parlement réuni en Congrès. Les grands axes concernent sa composition, le mode de nomination des magistrats du parquet, le régime disciplinaire Source : Ministère de la justice, 28 janvier 2013. Généralisation en 2013 des bureaux d’aide aux victimes Dans une circulaire du 9 janvier 2013, parue au Bulletin officiel du ministère de la Justice du 31 janvier 2013, la garde des Sceaux réaffirme sa volonté de généraliser les bureaux d’aide aux victimes (BAV) créés par décret n° 2012-681 du 7 mai 2012, pris en application de la loi n° 2012-409 du 27 mars 2012 de programmation relative à l’exécution des peines. L’objectif annoncé est la création de cent nouveaux bureaux d’ici la fin de l'année 2013. Afin de faciliter la création de ces nouvelles structures, la ministre recommande de demander aux associations d’aide aux victimes présentes dans le ressort des juridictions d’établir un projet d’organisation d’un BAV précisant notamment le nombre et la qualification professionnelle des personnels, ainsi que les horaires d’ouverture, et de prévoir un local distinct et éloigné du BEX, afin de préserver la sérénité des justiciables et des personnels judiciaires. Les modalités de transmission des informations provenant de l’application Cassiopée et nécessaires au bon fonctionnement des BAV sont en cours d’élaboration (les personnels des associations d’aide aux victimes pouvant avoir accès à ces informations depuis le décret n° 2012-680 du 7 mai 2012). Pour assurer le fonctionnement de ces structures, la Chancellerie promet un effort budgétaire particulier dans le cadre de son budget 2013 et arbitrera en fonction non seulement de l’activité pénale des juridictions (nombre de constitutions de partie civile et de mesures alternatives aux poursuites), mais également de l’amplitude horaire d’ouverture des bureaux et des spécificités rencontrées dans chacune des juridictions Source : Circulaire du 9 janvier 2013 relative à la présentation des bureaux d’aide aux victimes et des conditions de mise en œuvre de leur généralisation (BO min. Just. du 31 janvier 2013). Jurisprudence L'avocat doit défendre le bénéficiaire de l'aide juridictionnelle jusqu'au terme de sa mission Cet arrêt en date du 16 janvier 2013 a été rendu à la suite d’une action en responsabilité, exercée par un bénéficiaire de l’aide juridictionnelle, à l’encontre d’un avocat désigné pour l’assister à l’occasion d’une procédure d’opposition à injonction de payer. Il reprochait à son conseil une inaction à l’origine, selon lui, de la radiation de l’instance après plusieurs renvois, puis à sa condamnation au paiement après réinscription de l’affaire au rôle. Pour rejeter la demande indemnitaire dirigée contre l’avocat qui affirmait avoir, à l’occasion de la réinscription de l’affaire au rôle, informé le greffe qu’il n’était plus en charge du dossier, le jugement énonce qu’il appartenait au demandeur d’établir que cet avocat était alors toujours son conseil, afin de démontrer que le professionnel du droit était en faute et retient que cette preuve n’était pas rapportée. La décision est cassée au motif que l’avocat désigné au titre de l’aide juridictionnelle est tenu de prêter son concours tant qu’il ne justifie pas avoir été valablement déchargé de sa mission. Source : Cassation 1ère chambre civile, 16 janvier 2013, n° 12-12.647 14 12 février 2013, n°176 Du rififi sur les tweets par France Charruyer Société d'Avocats ALTIJ Associé fondateur La jurisprudence traitant des licenciements ayant pour cause des propos tenus sur Twitter est encore naissante. Un parallèle est à faire avec Facebook et les procédures de licenciement d’utilisateurs un peu trop bavards sur leur « mur ». Lorsqu’il n’est plus au travail, le salarié n’est plus sous la subordination de l’employeur. Il a droit au respect de sa vie privée et jouit de ses libertés individuelles, au premier titre desquelles sa liberté d’expression et d’opinion. Pour autant, l’employeur est en droit de prononcer un licenciement pour un fait tiré de la vie personnelle du salarié, dans le cadre de restrictions limitées. La jurisprudence distingue les faits intervenus en dehors du temps et du lieu du travail relevant strictement de la vie privée du salarié et ceux susceptibles de se rattacher à la vie professionnelle du salarié. Les faits relevant uniquement de la vie personnelle du salarié sont ceux dépourvus de tout lien avec l’employeur ou l’entreprise, c’est-à-dire commis en dehors du temps et du lieu du travail et n’emportant aucune conséquence sur les relations de travail entre l’employeur et le salarié. Ces faits ne peuvent faire l’objet d’un licenciement disciplinaire mais seulement constituer une cause réelle et sérieuse à la condition que ces faits créent un trouble caractérisé au sein de l’entreprise, compte tenu des fonctions du salarié et de la finalité propre de l’entreprise. La légitimité du licenciement dépendra pour beaucoup du retentissement du comportement incriminé à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise. Lorsque les faits commis par le salarié sont liés à son travail, soit parce qu’ils se rattachent à sa vie professionnelle, soit parce qu’ils caractérisent un manquement aux obligations découlant du contrat de travail, l’employeur retrouve le droit de prononcer une sanction pouvant aller jusqu’au licenciement disciplinaire. Le salarié reste, en effet, tenu à certaines obligations découlant du contrat de travail même en dehors du champ professionnel : il en va ainsi de son obligation de loyauté et de probité ou de son obligation de sécurité. Ces principes dégagés par la jurisprudence s’appliquent précisément aux licenciements tirés de l’utilisation de ces nouveaux outils de communications ou supports d’expression publique que sont Facebook, blog, tweeter. – L’utilisation personnelle d’Internet en dehors des temps et lieux de travail Lorsqu’il quitte l’entreprise et se trouve à son domicile le salarié s’estime a priori libre de ses faits et gestes. Toutefois comme dans d’autres secteurs, le phénomène d’interconnexion créé par Internet brouille cette frontière naturelle. En utilisant les réseaux sociaux depuis son domicile personnel ou tout autre lieu étranger à son lieu de travail le salarié communique dans une sphère privée en principe hermétique. 15 12 février 2013, n°176 Cette conversation comme toute autre conversation peut avoir pour objet ou pour effet de nuire à son entreprise. La question est de savoir si l’employeur est susceptible de sanctionner un salarié pour des actes relevant de l’utilisation de ces réseaux et à quelles conditions. Du point de vue juridique cette question impose de définir la nature juridique du réseau social : réseau privé ou réseau public ? – Les critères des licenciements Facebook : le paramétrage sur la confidentialité ou non de votre mur « Facebook ne peut pas être une zone de non droit » La CNIL a émis ses recommandations sur l’utilisation des réseaux sociaux virtuels. Il s’agit d’adapter les paramètres de confidentialité en fonction des destinataires prévisibles des informations publiées. Le point commun des décisions Facebook porte sur l’argument des parties relatif à la violation de la vie privée. Le juge va donc faire la différence suivant que la page Facebook soit un espace privé ou un espace public. Ce sera alors le critère du paramétrage qui sera pris en compte, c’est-à-dire la confidentialité de votre « mur » : votre compte sera considéré comme public s’il est ouvert aux amis de vos amis, en revanche il sera privé s’il reste limité au cercle fermé d’amis dûment listés. Selon votre paramétrage, vous pourrez peut-être être sauvé… Les amis de mes amis ne sont pas forcément mes amis…. Votre employeur veille et vous surveille… Votre avocat en tirera argument selon les faits de l’espèce et les juges trancheront. - Twitter est un espace public sous surveillance Un employeur à la limite du harcèlement moral, des conditions de travail pas toujours exemplaires, et une envie de le partager sur votre réseau social favori ? Réfléchissez-y à deux fois ! Twitter est lui dans une autre dynamique, les propos que vous pouvez tenir sur ce site de « micro blogging » sont consultables par n’importe quel internaute, inscrit ou non sur le réseau social, conférant donc à vos « tweets » un caractère incontestablement public. L’exposition de vos « tweets » qui se résument bien souvent, du fait de leur instantanéité, à des avis précipités vous exposent plus largement, de plus fort lorsque vos « tweets » concernent directement votre entreprise. Non seulement, l’employeur pourrait être en droit de prononcer un licenciement pour cause réelle et sérieuse ou pour motif disciplinaire selon que votre tweet crée un trouble caractérisé au sein de l’entreprise ou caractérise un manquement aux obligations découlant du contrat de travail. Vous vous exposez de surcroît, selon la nature de votre « tweet » et notamment en cas d’injure, dénigrement, diffamation à répondre de vos actes devant les juridictions civiles ou pénales. Si en principe, vous avez droit au respect de votre vie privée, votre employeur ne peut pas s’immiscer dans le domaine de votre vie personnelle. Autrement dit, votre employeur ne pourrait pas en théorie vous licencier pour des faits que vous avez commis dans le cadre de votre vie privée. Il en découle que, sauf exception, « les faits commis par un salarié qui ne sont pas en corrélation avec son activité salariée ne peuvent pas être considérés comme fautifs » (Cass. Soc. 5 mars 2000 n°98-44022). Il existe cependant des exceptions selon les cas d’espèce: 1 L’exception factuelle du « trouble caractérisé au sein de l’entreprise » « Si en principe, il ne peut être procédé à un licenciement pour un fait tiré de la vie privée du salarié, il en va autrement lorsque le comportement de celui-ci a créé un trouble caractérisé au sein de l’entreprise » (Cass. Soc. 14 septembre 2010 n°09-65675). Cela suppose que les faits qui vous sont reprochés reposent sur des éléments objectifs imputables au salarié, un comportement ou des agissements personnels. Mais le plus souvent, ce trouble objectif peut être, en pratique, caractérisé au regard de la finalité de l’entreprise et de vos fonctions. À cet égard, il faudra se demander alors si le « tweet » que vous avez posté a réellement causé un « trouble caractérisé à l’entreprise » et s’interroger sur le retentissement de ce tweet ? Un nouveau critère de distinction pourrait surgir selon que vous êtes populaire ou non sur tweeter, le nombre de « followers » peut s’avérer un facteur aggravant si vous êtes très suivi ou exonératoire (si vous êtes ignoré de la masse).... 16 12 février 2013, n°176 À ce titre, on peut citer l’exemple du Journaliste Pierre Salviac, « spécialiste » du rugby sur RTL et l’Equipe TV qui a posté un tweet humoristique mais injurieux à l’égard de Valérie Trierweiler, journaliste politique et compagne de François Hollande : « À toute mes concoeurs, baisez utile, vous avez une chance de vous retrouvez première Dame de France ». Suite à ce tweet injurieux, le journaliste fait l’objet d’un licenciement. Les faits reprochés à Pierre Salviac et invoqués comme motif de licenciement se sont déroulés en dehors de ses temps et lieu de travail, sur un réseau externe. Toutefois, on peut se demander si c’est le comportement de celui-ci qui est reprochable en ce que « son humour » aurait réellement créé un trouble caractérisé au sein de l’entreprise ou si ce n’est pas l’audience et la notoriété du journaliste sur un fait aussi suivi et le relayage de son tweet ? Le paradoxe est évident, à votre corps défendant, vos followers, adeptes de votre tweet, en retweetant précipitent votre perte... Il appartiendra aux juges de qualifier les faits et de retenir ou non les éléments de preuve portés à sa connaissance étant précisé que la responsabilité civile et pénale du twitteur peut également être engagée notamment sur le fondement de l’article 1382 et suivants du Code civil et sur le fondement de l’article 29 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Les exceptions de vérité et de bonne foi en défense feront la joie des commentateurs, nous voici revenus aux temps de « l’intention- reine » et aux batailles de prétoires. 2 L’exception contractuelle : Le manquement du salarié à son obligation de loyauté Outre la publicité des propos, le critère important à prendre en compte pour savoir si votre employeur peut valablement exercer son pouvoir de direction ou de sanction serait celui du manquement du salarié à ses obligations contractuelles, notamment de bonne foi. Ainsi, le salarié se doit de ne pas rendre publique une information confidentielle ou diffamatoire et conserver par prudence la plus stricte neutralité. Mais l’employeur doit lui aussi faire preuve de prudence dans l’arsenal de sanction dont il dispose vis-àvis de l’auteur du « tweet » litigieux : - - veiller à la transparence de ses pratiques sociales dans l’entreprise notamment sur les réseaux sociaux (Chartes informatiques), respecter la règle de proportionnalité entre l'atteinte présumée et la sanction envisagée, un tweet par essence instantané peut être maladroit sans volonté pour autant de nuire aux intérêts de l'employeur, s’abstenir de toute intrusion dans la vie privée de son salarié mais la frontière vie privée/ vie professionnelle étant plus poreuse que jamais, on peut se demander quelles seront les limites fixées par la jurisprudence sur un tel espace de liberté d’expression, instantané et spontané par essence ? Surtout, l’employeur devra lui aussi être loyal dans l’obtention de la preuve de comportement présumé indélicat de son salarié tweeteur et dans ses pratiques sociales. Il appartiendra aux juges selon les faits de fixer la ligne rouge ou Maginot à ne pas franchir par les uns et les autres et se souvenir du sage Portalis "Pas plus qu'il n'est juste pas plus qu'il n'est utile ...". 17 12 février 2013, n°176 FORMATION PROFESSIONNELLE Ecole des avocats sud-ouest Pyrénées, Toulouse ______________________________ 15 février 2013 de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h DROIT PENAL – Thème expert Recueil et décodage de la parole de l’enfant par l’avocat Intervenant : Sandrine Palombo-Ponsenard, psychologue clinicienne, et Bruno Ponsenard, sexologue Prix : 160 € la séance (140 € - moins de 2 ans d’exercice) ______________________________ 22 février 2013 de 14h à 18h DROIT CIVIL – Thème expert Divorce : la lecture éclairée des actes notariés et comprendre les actes notariés (donation, acquisition en cours d’instance, partage, convention d’indivision) Intervenants : Stéphane David, maître de conférences université de Paris Est et expert judiciaire, et Agnès Couzinier, notaire à Meudon (92) Prix : 90 € la séance (60 € - moins de 2 ans d’exercice) ______________________________ 11 mars 2013 de 14h à 17h DROIT PUBLIC – Les essentiels Les différentes procédures de référé devant le juge administratif Intervenant : Jean-Yves Madec, ancien président du TA de Pau Prix : 90 € la séance (60 € - moins de 2 ans d’exercice) ______________________________ 12 mars 2013 de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h DROIT PUBLIC – Thème expert Les contrats de la commande publique régis par l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 Intervenants : Stéphane Montazeau, Véronique Faure-Tronche et Jean-Baptiste Delbès, avocats Prix : 160 € la séance (140 € - moins de 2 ans d’exercice) ______________________________ 12 mars 2013 de 14h à 18h DROIT CIVIL – Les essentiels La fiscalité du divorce Intervenants : Isabelle Bastide, Bernard Guillot de Suduiraut, Robert Rodriguez, avocats Prix : 90 € la séance (60 € - moins de 2 ans d’exercice) ABONNEMENTS 2013 Pour 20 heures de formation : 420 € (+ de 2 ans de barre) / 320 € (- de 2 ans de barre) Abonnement formation illimitée : 600 € (+ de 2 ans de barre) / 500 € (- de 2 ans de barre) - 10 % pour toute inscription avant le 15 février 2013. 18 12 février 2013, n°176 ENM, AJT, CERME, Toulouse ______________________________ 12 avril 2013 – de 8h30 à 17h Amphithéâtre MB III - Manufacture des tabacs (21, allée de Brienne) Toulouse Une journée d’étude organisée par l'Ecole Nationale de la Magistrature, l’association des Avocats des Jeunes de Toulouse et le Centre de Recherche et de Médiation de Toulouse est organisée sur le thème L’AUDITION DU MINEUR DANS LES SÉPARATIONS FAMILIALES (valide 6 heures de formation continue) 8h30 8h45 Accueil des participants Propos introductifs par Virginie BAFFET-LOZANO, juge des enfants à Albi, ancien juge aux affaires familiales 9h00 Droit positif français et éléments de droit comparé par Sophie PARICARD, maître de conférences à l'Université de Toulouse – Capitole 10h00 La place de la parole de l’enfant dans le conflit parental par Michel VIGNES, pédopsychiatre à l’Hôpital des enfants de Toulouse 11h15 Le rôle de l’avocat du mineur par Geneviève SANAC, avocate honoraire et présidente de l’AJT 12h00 Pause déjeuner 14h00 La pratique de la co-audition par Marc JUSTON, président du tribunal de grande instance de Tarascon 14h30 La pratique de la délégation d’audition par Jocelyne DAHAN, directrice du CERME, et Geneviève SANAC 15h30 Le recueil de la parole de l'enfant et sa complexité par Gérard POUSSIN, professeur émérite de psychologie clinique à l’Université Pierre Mendès-France de Grenoble 16h30 Echanges 17h00 Clôture L'amphithéâtre MB III se trouve au 2ème étage du bâtiment B. La manufacture est desservie par les lignes de bus n° 1, 16 et 63. La station de métro la plus proche est Compans Caffarelli – ligne B. Les inscriptions des magistrats, experts et étudiants se font auprès : [email protected] ou par téléphone auprès de son secrétariat les lundi, mardi et jeudi au 05.61.33.72.46. Les inscriptions des fonctionnaires de justice se font selon la procédure habituelle auprès du Service Administratif Régional. Les inscriptions des médiateurs se font auprès du CERME : [email protected] ou par téléphone au 05.62.47.12.99. Les inscriptions des avocats et des autres participants se font auprès de l'Association AJT : [email protected] Chers adhérents, sympathisants et partenaires, Vous êtes chaleureusement invités à l’assemblée générale de l’association A.J.T. qui se tiendra le mardi 19 février à 18 h, 13 rue des Fleurs, Maison de l’Avocat. L’A.G. est ouverte aux sympathisants, même s’ils ne sont pas adhérents, ainsi qu’à nos partenaires et à tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’association. L’ordre du jour est le suivant : présentation des activités de l’année écoulée présentation du rapport financier échanges avec la salle votes statutaires : rapport d’activité, rapport moral, approbation des comptes financiers projets 2013 élections pour le renouvellement du conseil d’administration Vous êtes également conviés, vers 19h30, au pot de la convivialité dans les salons de l’Ordre. Veuillez croire, chers adhérents, sympathisants et partenaires à nos sentiments les plus cordiaux. La présidente, Geneviève SANAC 19 12 février 2013, n°176 Barreau de Liège, Belgique ______________________________ 28 février-1er mars 2013 Conseil économique et social dela Région wallonne, salle Wallonie Liège Le barreau de Liège et le barreau pénal international organisent un colloque « La déontologie devant les juridictions pénales internationales » Confrontés aux pratiques judiciaires issues de différents systèmes juridiques, les avocats ont dû construire une éthique de la profession sur des bases essentiellement empiriques. L’un des objectifs du colloque est de développer les bonnes pratiques déontologiques sur la base des instruments internationaux existants et de sensibiliser les participants à l’importance de garantir ces bonnes pratiques et aux standards de la déontologie. Renseignements et inscriptions : http://colloquebpi.barreaudeliege.be [email protected] ACADEMIE DE LEGISLATION Prix de thèse Appel à candidature 2013 L’Académie de législation de Toulouse délivre un prix de thèse dans chacun des six domaines disciplinaires suivants : - Droit européen (Prix Isaac), Droit privé (Prix Ozenne), Droit pénal (Prix Merle), Droit public (Prix Bazille), Economie et Gestion (Prix Garrigou), Histoire du droit, (Prix Ourliac) Les travaux appelés à concourir doivent avoir été soutenus au cours de l’année civile 2012 devant une des universités du Midi : Avignon, Aix-Marseille III, Bordeaux IV, Clermont I, Corse, Grenoble II, Limoges, Lyon II, Lyon III, Montpellier I, Nice, Pau, Perpignan, Saint-Étienne, Toulon, Toulouse I. Les thèses présentées devront avoir obtenu la mention « très honorable avec les félicitations du jury » et, éventuellement, avoir été proposées pour un prix de thèse. Chaque lauréat recevra la médaille d’argent de l’académie et un chèque de 800 €. Les candidats doivent adresser avant le 31 mars 2013 un exemplaire de leur thèse accompagné du rapport de soutenance à : Académie de législation Hôtel d’Assézat et de Clémence Isaure - place d’Assézat, 31000 Toulouse www.academie-legislation.fr Retrouvez l’Académie sur Facebook Contact : Gilbert Cousteaux, président de chambre à la cour d'appel de Toulouse, président de l'Académie de législation 20 12 février 2013, n°176 PARUTION L’histoire de la criminalité au Moyen Age est entachée d’une image noire et sanglante, qui renvoie aux archétypes traditionnels de la violence médiévale : ce Moyen Age serait en effet le conservatoire des pratiques judiciaires les plus irrationnelles et le laboratoire de la torture, comme des peines les plus cruelles. Au-delà des clichés, Valérie Toureille, historienne, s’attelle à démêler les complexités de la justice médiévale à partir du XIIIe siècle : existet-il une hiérarchie judiciaire (justice seigneuriale, justice royale, justice urbaine) ? Qui en sont les juges ? Le système évolue-t-il avec le renforcement de l’autorité royale ? Derrière la diversité des crimes et l’hétérogénéité des acteurs surgit une véritable sociologie criminelle, riche d’enseignement sur la société médiévale et ses valeurs. On découvre ainsi que le Moyen Age connaît une criminalisation spécifique de certaines transgressions (vol, blasphème…), bien différente de celle qui a cours dans nos sociétés contemporaines. De même, le traitement du crime par la justice accorde une place conséquente à une résolution des conflits par l’accord et la réparation, sans oublier le pardon. Loin des stéréotypes de barbarie, la justice médiévale parvient donc à conjuguer sans les opposer, le châtiment et la miséricorde. Valérie Toureille, Crime et châtiment au Moyen Age Editions du Seuil (L’Univers historique), 2013. 24 € Tous les grands procès d’assises connaissent un point de bascule, un moment précis qui résume l’audience et, parfois, en détermine l’issue. Revirement spectaculaire d’un témoin, aveux inattendus d’un accusé, plaidoirie d’un avocat, ces instants constituent un condensé d’émotion et de tragédie. Ils font de la cour d’assises un théâtre du réel. Guy Georges, Michel Fourniret, Yvan Colonna, Jacques Viguier, Jean-Michel Bissonnet, Outreau... Les procès importants de ces dix dernières années ont donné lieu à des scènes d’anthologie judiciaires, racontées dans ce livre par un journaliste qui les a vécues. Témoin privilégié de ces procès, toujours très informé du dossier d’instruction, Stéphane Durand-Souffland sait en reconstituer l’histoire, les personnages et l’atmosphère. Au-delà de son métier de chroniqueur, il parvient à en restituer le ressort dramatique, la finesse souvent diabolique des rouages et surtout l'intense émotion. Stéphane Durand-Souffland, Frissons d’assises : l’instant où le procès bascule, Denoël, 2012 17,50 € 21 12 février 2013, n°176 LEGISLATION Le texte intégral de ces références se trouve sur notre site www.avocats-toulouse.com, dans la partie « Documentation » de la page d’accueil, rubrique « Actualités législatives » Décret n° 2013-44 du 14 janvier 2013 (J.O. du 16 janvier 2013) révisant le barème des saisies et cessions des rémunérations. Décret n° 2013-109 du 30 janvier 2013 (J.O. du 1er février 2013) relatif à la simplification de la procédure de saisie des rémunérations. LA COMMISSION JEUNE BARREAU A TESTE POUR VOUS… Le groupe Facebook « Service entre avocats de Toulouse et sa région ». À l’heure où le barreau de Toulouse navigue toutes voiles dehors vers la dématérialisation et où il s’engage durablement sur les rails de l’Internet, la Commission Jeune Barreau a jugé nécessaire, de s’intéresser aux comportements des avocats engagés dans cette « Ruée vers le Web ». Une rapide étude nous a permis de distinguer et de classifier les avocats en deux catégories. Il y a ceux qui ne semblent absolument pas troublés par le Net, et qui exploitent chaque possibilité qu’offre ce nouvel El Dorado ; et puis il y a les autres, ceux qui, attachés au romantisme des moyens de communication d’antan, semblent encore effrayés par cette machine des temps modernes. La Commission Jeune Barreau a donc décidé de tout mettre en œuvre pour rassurer ces derniers et pour les aider à franchir le cap de l’immatériel. Vos serviteurs se proposent donc de jouer le rôle d’éclaireurs et invitent tous les profanes à tenter l’expérience du virtuel avec eux. Nous leur proposons pour cela de partir à la visite d’un des sites les plus en vogue de ces derniers temps, Facebook, qui abrite depuis plus d’un an le groupe « Service entre avocats de Toulouse et sa région ». Quelques conseils pour bien réussir l’expédition : Comment y accéder ? L’intrépide qui souhaite se laisser tenter vers l’inconnu devra nécessairement être le détenteur d’un passeport en règle qui prendra la forme d’un compte personnel créé sur le site « Facebook ». Puis, il devra trouver, à l’aide du moteur de recherche, la page « Service entre avocats de Toulouse et de sa région ». Un visa pour entrer sur ce territoire lui sera ensuite accordé sur simple demande d’adhésion formulée au douanier modérateur. Petite Astuce : Si les informations qu’il fait apparaître sur son compte Facebook (nom et prénom notamment) ne sont pas celles qui figurent sur le site de l’ordre des avocats, il sera certainement utile qu’il adresse un petit message au modérateur, dans lequel il se présentera, sinon il risquerait de se retrouver malencontreusement bloqué à la frontière… Quel intérêt ? Chaque pénitent pourra y trouver le Graal qui lui sied puisque l’objectif affiché de cette page est de permettre aux avocats : 22 12 février 2013, n°176 De se dépanner lors des audiences : Par exemple, si Me Marion BARRAULT-CLERGUE est convoquée, à la même heure, pour une audience au CPH et une autre au tribunal de commerce, elle peut ainsi profiter de l’espace d’échange pour demander si un confrère est présent à l’une de ces deux audiences pour qu’il fasse retenir son dossier, ou bien pour qu’il sollicite un report à sa place ou alors pour qu’il dépose gracieusement son dossier de plaidoirie qu’elle lui aura préalablement fait parvenir. D’échanger ou de donner tous types de permanences : Par exemple, si Me Lucie EGEA est de permanence Garde à Vue la journée du 2 mars, alors qu’elle avait prévu de visiter les châteaux de la Loire à cette même date, elle peut solliciter un échange de sa permanence. Nul doute qu’un de ses confrères, qui cherchait désespérément une excuse valable pour ne pas passer son weekend chez sa belle-famille dans une bourgade reculée du Comminges, se jettera sur l’occasion pour lui proposer d’échanger avec sa permanence. Petites Astuces : Les trocs peuvent porter sur tous types de permanences (MJD, CRPC, GAV, TPE, JAF, Palais, etc…). Si les dates ou les permanences proposées en échange ne conviennent pas au confrère qui a passé l’annonce, celui-ci peut aussi décider de la donner sans rien attendre en retour. Mise en Garde : Avant d’accepter la permanence d’un confère, l’utilisateur devra s’assurer qu’il est bien inscrit auprès de l’Ordre des Avocats sur la liste des désignations concernant cette permanence. D’obtenir des conseils divers et variés : Par exemple si Me Nicolas MUNCK cherche un postulant au TGI de Pointe-à-Pitre, il peut passer une annonce et espérer qu’un de ses confrères puisse lui conseiller ce qui se fait de mieux en Guadeloupe en matière de postulation. Par exemple si Me Anne PANAYE cherche à obtenir l’exequatur d’un jugement rendu à Madagascar, elle peut passer l’annonce et espérer là aussi qu’un de ses bienveillants confrères ait un modèle de requête à lui proposer. Quelle loi s’applique en ces lieux ? Pour ne pas troubler la quiétude de ce nouvel Eden, le pèlerin devra respecter quelques consignes : Après une publication et lorsque la demande est satisfaite, il devra supprimer sa publication ; Il devra également respecter les règles déontologiques qui régissent la profession, par exemple : o Il ne devra pas mentionner le nom de ses clients dans l’espace d’échange ; o Il s’abstiendra également de violer le secret professionnel auquel il est soumis. Bon à savoir : En moyenne entre 5 et 10 requêtes sont échangées tous les jours sur le réseau social. Celles-ci sont en général, satisfaites dans la demi-journée. 247 avocats sont déjà membres de ce groupe et l’utilisent fréquemment. *** Les aventureux disposent maintenant de toutes les informations nécessaires pour mener à bien leur expédition. Il ne reste donc plus à la Commission Jeune Barreau qu’à leur souhaiter un bon voyage ! 23 12 février 2013, n°176