M. Gaël MARY Lieu dit U Tipponu Route de Foce 20100 FOCE
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M. Gaël MARY Lieu dit U Tipponu Route de Foce 20100 FOCE Demandeur : Etude de constructibilité d’une villa – Etude géotechnique d’avant-projet – Commune de Sartène (2A) Ingénierie des Mouvements de Sols et des Risques Naturels I ng éni e r i e de s M ou veme nt s de S ol et de s Ri s que s N at ur e l s Indice date nbre de pages réalisation contrôle référence affaire mission géotechnique 0 Avril 2012 16 + annexes L. AUMARD A. COQUET M. CASTAN Devis : 2012/0642 Affaire : 2012/C1/2A/0417 G12 Agence Corse : IMS RN - ZA de Corte N°25 - 20250 CORTE tél : 04 95 10 38 49 - fax : 04 95 10 35 59 - email : [email protected] - www.imsrn.com SAS capital 400 000 € - SIRET 392 133 633 00033 - RCS Grenoble B 392 133 633 - APE 742C - N° TVA intra communautaire FR43 392 133 633 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 Plan de situation Zone d’étude (Extrait carte IGN, Géoportail) Nord 2 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 SOMMAIRE INTRODUCTION....................................................................................................................... 4 1. GEOLOGIE, HYDROGEOLOGIE, GEOMORPHOLOGIE ................................................. 5 2. LES RESULTATS DES RECONNAISSANCES ................................................................ 6 2.1. ESSAIS DE PENETRATION DYNAMIQUE, PDY1 A PDY3 .......................................................... 6 2.2. PANNEAU ELECTRIQUE PE1 .............................................................................................. 9 2.3. PROFIL DE SISMIQUE REFRACTION PS1............................................................................ 10 3. SYNTHESE GEOTECHNIQUE ....................................................................................... 12 4. FONDATIONS DE LA STRUCTURE .............................................................................. 13 4.1. PRINCIPE DE FONDATION – NIVEAUX D’ASSISE .................................................................. 13 4.2. CONTRAINTES LIMITES ET TASSEMENTS ........................................................................... 13 4.3. DEBLAIS ET PENTES DE TALUS ......................................................................................... 14 4.4. REMBLAIS ET PENTE DE TALUS ........................................................................................ 15 4.5. SUJETIONS D’EXECUTION ................................................................................................ 15 ANNEXE………………………………………………………………………………………………...17 Annexe 1 : Extrait de la norme NFP 94-500 de décembre 2006. Annexe 2 : Plan d’implantation des reconnaissances Annexe 3 : Résultats des essais au pénétromètre dynamique 3 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 INTRODUCTION La présente étude a été réalisée à la demande et pour le compte de Monsieur Mary. Elle concerne le projet de construction d’une villa située sur le territoire de la commune de Sartène (Corse du Sud, cf. plan de situation). Elle a pour objectif de : - préciser le contexte géologique et géotechnique local du site ; définir les caractéristiques mécaniques des terrains et leur distribution verticale et horizontale dans l’ensemble du site ; définir les contraintes géotechniques et les principes de réalisation du projet (fondations, terrassements, soutènements) ; Les reconnaissances effectuées ont été les suivantes (cf. plan d'implantation des reconnaissances en Annexe 2) : - observations géologiques, hydrogéologiques et morphologiques de surface ; 3 essais de pénétration dynamique notés Pdy1 à Pdy3 ; 1 panneau électrique (dispositif Schlumberger, 32 électrodes, espacement de 1 m) noté PE1 ; 1 profil de sismique réfraction (12 géophones, espacement de 3 m) noté PS1. Cette étude s’inscrit dans le cadre d’une mission G12 selon la norme NF P 94-500 de décembre 2006 (voir classification des missions géotechniques type en annexe 1). Documents utilisés : - Carte IGN PORTO-VECCHIO N°4254 ET (1/25 000 ème) ; Carte Géologique n°1123 de SARTENE (1/50 000 ème) ; Plan de masse et coupe du projet, fournis par le demandeur. 4 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 1. GEOLOGIE, HYDROGEOLOGIE, GEOMORPHOLOGIE D’après l’examen de la carte géologique, les observations et reconnaissances effectuées sur le site, le projet se situe dans un contexte granito-métamorphique. Les formations présentes dans ce secteur sont : • Terrain de couverture : Une terre végétale argilo-limoneuse est présente en surface. De couleur marronnoire, elle présente une forte concentration en végétaux telle une terre de sous-bois. • Frange d’altération du substratum : Une arène granodioritique de couleur marron à jaunâtre constituée de grains de quartz, feldspath et micas. Cette formation est dite autochtone puisqu’elle est issue de l’altération in-situ de la roche mère. Ces terrains présentent un aspect pulvérulent, sans cohésion entre les grains lorsque un stade poussé d’altération est atteint. • Terre végétale Frange d’altération Affleurement observé en amont de la villa Substratum : Le substratum géologique local au niveau de la zone d’étude est un massif granitique de type granodiorite (noté 1γ4 sur la carte géologique n°1123 de SARTENE). Cette formation n’a pas été directement observée dans son état « sain », cependant nous connaissons sa nature par l’observation de sa frange d’altération et par les investigations géophysiques. Zone d’étude Extrait de la carte géologique de Sartène D’un point de vue hydrogéologique : - Les circulations d’eaux souterraines se font en majorité au contact entre les terrains superficiels et le substratum. D’autres circulations se font également par l’intermédiaire des réseaux de fractures et des zones décomprimées pouvant parcourir le substratum. - Lors des investigations aucune venue d’eau n’a été observée dans les sondages. 5 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 D’un point de vue morphologique le terrain: - est situé entre les altitudes 300 et 315 mètres par rapport au niveau marin ; présente une pente moyenne d’environ 30° vers le s ud ; ne présente aucun indice d’instabilité (ancienne, récente, active ou stabilisée) ; présente de nombreuses souches d’arbres, vestiges d’une végétation de sous bois. 2. LES RESULTATS DES RECONNAISSANCES Les reconnaissances ont été implantées à partir du plan de masse du projet. Le plan d’implantations des investigations figure en Annexe 2. 2.1. Essais de pénétration dynamique, Pdy1 à Pdy3 Ces essais ont été réalisés avec un pénétromètre dynamique mi-lourd de type GEOTRADE, présentant les caractéristiques suivantes : masse du mouton = 30 kg, hauteur de chute = 20 cm, aire de la section de pointe = 10 cm². L’essai consiste à déterminer la résistance dynamique du sol (notée qd). La méthode employée consiste à comptabiliser le nombre de coups nécessaire pour enfoncer le train de tiges de 10 centimètres. Les résultats sont présentés dans un diagramme indiquant la résistance dynamique en fonction de la profondeur. La résistance dynamique de pointe (qd) est obtenue conventionnellement par la formule des Hollandais : qd = M (M+M’) * M.g.H A.e e avec : A : section droite de la pointe, e : pénétration moyenne par coup, g : accélération de la pesanteur, H : hauteur de chute, M : masse du mouton (masse frappante), M’ : sommes des masses du train de tiges, de l’enclume et de la tige-guide masse frappée. Les résultats de l’essai sont représentés sur un graphique représentant la résistance dynamique de pointe (qd), en fonction de la profondeur, (en annexe figurent les résultats des essais). 6 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 Interprétation qualitative du sol : Résistance de pointe qd (MPa) Interprétation qualitative de la compacité 0,1 - 1 très faible 1 - 2,5 faible 2,5 - 4 moyenne 4-7 bonne >7 très bonne Exemple d’interprétation géotechnique Terrains de couverture, remblais, alluvions, colluvions de pente, … Terrains de couverture, remblais, alluvions, … Substratum très altéré, alluvions grossières, … Substratum très altéré voire argilisé, … Substratum sain à moyennement altéré, … Les essais de pénétration dynamique Pdy1 à Pdy3 ont été réalisés sous l’emprise de la future villa (cf. Annexe 2). Le tableau ci-dessous indique les profondeurs atteintes lors de la réalisation des essais. Les résultats des essais pénétrométriques figurent en Annexe 3. • - Essai Pdy1 Pdy2 Pdy3 Profondeur (m) 1.40 1.50 1.70 Présence d’eau (m) - - - Essai Pdy1 : réalisé sous l’emprise de la villa, à proximité du centre de la façade nord, il met en évidence : o de 0.00 à 0.30 m : des valeurs de résistance de pointe faibles (qd < 2.5 MPa) traduisant le passage du train de tiges dans des terrains de couverture de faible compacité correspondant probablement à l’horizon de terre végétale ; o de 0.30 à 1.00 m : des valeurs de résistance de pointe faibles à moyennes (2.5 < qd < 4 MPa) pouvant correspondre au passage dans la frange très altérée des arènes granodioritiques ; o de 1.00 à 1.40 m : une augmentation des résistances de pointe de bonnes à très bonnes (3 < qd < 37 MPa) pouvant correspondre à des arènes granodioritiques de plus en plus compactes ; o refus mécanique à 1.40 m (qd > 37 MPa) probablement dû une très forte compacité des arènes ou à la présence d’un bloc moins altéré de la frange altérée du substratum. Essai Pdy2 : réalisé sous l’emprise de la villa, à proximité de l’angle sud-est, il met en évidence : o de 0.00 à 0.60 m : des valeurs de résistance de pointe décroissantes de très bonnes à moyennes (3 < qd < 8 MPa) traduisant une forte compacité des terrains de couverture pouvant résulter d’activités anthropiques sur la parcelle. o de 0.60 à 1.00 m : des valeurs de résistance de pointe moyennes à très bonnes (3 < qd < 8 MPa) lors du passage dans la frange altérée des arènes granodioritiques. La présence de blocs ou d’une zone moins altérée peut expliquer le pic de résistance observé à 0.8 m ; 7 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 - o de 1.00 m à 1.40 m : une forte augmentation avec la profondeur des résistances de pointe de bonnes à très bonnes (5 < qd < 37 MPa) pouvant correspondre au passage du train de tiges dans des arènes granodioritiques de plus en plus compactes ; o refus mécanique à 1.40 m de profondeur (qd >37 MPa) probablement dû à une très forte compacité des arènes ou à la présence d’un bloc moins altéré de la frange altérée du substratum. Essai Pdy3 : réalisé sous l’emprise de la villa, à proximité de l’angle sud-ouest, il met en évidence : o de 0.00 à 0.50 m : des résistances de pointe bonnes à faibles (2 < qd < 6 MPa) et décroissantes avec la profondeur traduisant une forte compacité des terrains de couvertures ; o de 0.50 à 1.00 m : des résistances de pointe moyennes à très bonnes (3 < qd < 21 MPa) lors du passage dans la frange altérée des arènes granodioritiques. La présence de blocs ou d’une zone de plus forte compacité peut expliquer le pic de très forte résistance observé à 0.7 m. o de 1.00 à 1.70 m : une augmentation de la résistance de pointe de moyenne à très bonne (5 < qd < 25 MPa) au fur et à mesure de la pénétration dans les arènes granodioritiques de plus en plus compactes ; o refus mécanique à 1.70 m de profondeur (qd >37 MPa) probablement dû une très forte compacité des arènes ou à la présence d’un bloc moins altéré de la frange altérée du substratum. 8 Etude géotechnique géotec d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 2.2. Panneau électrique PE1 Le panneau électrique PE1 a été réalisé suivant un dispositif Schlumberger de 32 électrodes espacées de 1 mètre,, permettant une prospection du sol ol avec une haute résolution jusqu’à environ 6 mètres.. L’appareil utilisé est un ABEM à mesure automatique, il permet l’obtention d’une image continue du sol. Les résultats ci-après ont été obtenus après traitement des données à l’aide du logiciel d’inversion Res2dinv qui propose une modélisation des résistivités en fonction de la profondeur. profondeur Poste de contrôle du panneau électrique La coupe correspond à une image de la nature des terrains selon les caractéristiques de résistivité électrique des matériaux qui les composent. Le panneau électrique PE1 a été réalisé r selon un axe ouest-est à proximité de la façade nord de la villa. D’une longueur de 31 mètres, il donne une image du sous-sol sous en termes de résistivité électrique sur les 5 à 6 premiers mètres d’épaisseur, il met en évidence : • Des terrains de très faible résistivités en surface (de 27 à 80 Ω.m, teintes teinte bleues à vertes). ). Leur épaisseur est comprise entre 0.50 et 4 m. Ces terrains pourraient être associés ciés à des matériaux meubles, où la circulation d’eau est facile. Il s’agirait ici des terrains de couverture composés de terre végétale argilo-limoneuse imoneuse et d’arènes granodioritiques argileuses. • Des terrains de faibles à moyennes résistivité (80 à 320 Ω.m,, teintes teinte vertes à violettes). Ils pourraient correspondre à des arènes granodioritiques faiblement altérées altéré et donc plus compactes. Ouest Est 9 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 2.3. Profil de sismique réfraction PS1 Les vitesses de propagation des ondes longitudinales et transversales dans les terrains sont liées à leurs caractéristiques mécaniques, entre autres à leur compacité et à leur rippabilité. En sismique réfraction, on étudie uniquement l’onde longitudinale qui se propage le plus rapidement. Sa vitesse varie dans une très large plage de 250 m/s pour les terrains lâches à plus de 4000 m/s pour les terrains les plus compacts. La méthode nécessite que les vitesses croissent avec la profondeur et qu’elles présentent un certain contraste entre les terrains (Vterrains de couverture d’altération ≈ Vsubstratum très altéré voire argilisé), ce qui explique l’utilisation de sondages pénétrométriques d’étalonnage. Interprétation qualitative des vitesses : Vitesse des ondes longitudinales Type de sol Sous la nappe (m/s) Rochers Sols de bonne à très bonne résistance mécanique Sols de résistance mécanique moyenne Sols de faible résistance mécanique Hors nappe (m/s) Rochers sains Sols granulaires compacts Sols cohérents Rochers altérés ou fracturés Sols granulaires moyennement compacts Sols cohérents moyennement consistants Sols granulaires lâches Sols cohérents meubles > 2500 > 800 > 1800 > 1800 400 à 2500 1500 à 1800 500 à 800 1000 à 1800 < 1500 < 500 Remarques concernant les terrassements : Nature de la roche Le tableau ci-contre fournit les techniques de terrassement en fonction de la nature des terrains rencontrés et des vitesses sismiques mesurées. Vitesse sismique en m/s 500 1000 1500 2000 2500 3000 granites basaltes schistes grès marnes argilites calcaires micaschistes quartzites gneiss roches broyées (mylonites) défonçable (1 tracteur 390 CV) marginal (tantôt défonçable, tantôt non défonçable) défonçable après dislocation à l'explosif Table Caterpillar 10 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 Le profil sismique PS1 a été réalisé sur le même alignement que le panneau électrique PE1, à proximité de la façade nord de la villa, selon une direction ouest-est et sur une longueur de 33 m. Il met en évidence trois horizons : o des terrains de faible vitesse de propagation sismique (300 m/s) sur une épaisseur d’environ 1.5 à 2.0 m. Cette couche correspond aux terrains de couverture de type limons et arènes granodioritiques possédant de faibles caractéristiques mécaniques. o des terrains de plus forte vitesse sismique (932 m/s) sur une épaisseur d’environ 4.0 m. Ce niveau correspondrait aux arènes granodioritiques de plus forte compacité. o le substratum sismique caractérisé par de fortes vitesses sismiques (2000 m/s). Son toit se situe à environ 5.0 à 6.0 m de profondeur par rapport au terrain naturel. Ouest Est Pdy3 Pdy1 Pdy2 Profil sismique PS1 11 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 3. SYNTHESE GEOTECHNIQUE Compte tenu des reconnaissances et observations réalisées, on retiendra les éléments essentiels suivants : • Les terrains de couverture correspondent à : o une terre végétale marron à noire argilo-limoneuse (cf. §1) d’une épaisseur très limitée (0 à 0.30 m). o des arènes granodioritiques altérées. A l’échelle du projet, leur épaisseur est comprise entre 1.0 et 1.5 m. Cette formation présente des vitesses sismiques faibles d’environ 300 m.s-1, des résistivités relativement faibles (entre 27 et 80 W.m), et des résistances de pointes très hétérogènes et globalement comprises entre 3 et 15 MPa. Ceci témoigne d’une grande variabilité spatiale des caractéristiques de cet horizon (argilosité, compacité, circulation d’eau). • Des arènes granodioritiques moyennement à fortement compactes. Leur épaisseur est globalement constante à l’échelle du projet (environ 4 mètres). Cette formation présente des résistivités faibles à moyennes, comprises entre 60 et 320 W.m, des vitesses sismiques élevées d’environ 932 m.s-1, et des résistances de pointes comprises entre 5 et 25 MPa. • Le substratum local n’est pas affleurant. Néanmoins, le profil sismique nous informe qu’à l’échelle du projet le toit de cette formation devrait se situer à environ 6 mètres sous le terrain naturel. Le substratum présente des vitesses sismiques d’environ 2000 m.s-1 cohérentes avec les données géologiques locales référencées sur la carte géologique n°1123 de SARTENE, à savoir un massif de granodiorite. • Le jour de nos reconnaissances aucun indice de circulation d’eau pérenne (source…) n’a été observé dans l’environnement immédiat. Suite aux résultats des reconnaissances effectuées sur la parcelle, l’implantation du projet pourra être conservée. Néanmoins il est impératif de respecter les dispositions constructives présentées dans le paragraphe suivant. 12 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 4. FONDATIONS DE LA STRUCTURE1 L’état de constructibilité décrit par la suite ne tient pas compte des éventuels futurs aménagements, en dehors de la parcelle, aboutissant à des modifications substantielles du contexte affectant sa stabilité (remblaiement, excavation, rejets d’eau…). Ces règles s’appliquent au projet présenté lors de la demande d’étude et ne sauraient s’appliquer à un autre projet, même situé sur la même parcelle. L’implantation du projet n’est pas restreinte d’un point de vue géologique et géotechnique. 4.1. Principe de fondation – niveaux d’assise Les descentes de charge sur les fondations ne sont pas connues à ce stade du projet. La compacité des terrains ainsi que la structure prévue des bâtiments permet de prévoir un système de fondations par semelles superficielles de type semelles filantes ou isolées. Pour le projet envisagé, les niveaux d’assise des fondations définis au droit des sondages devront respecter les conditions suivantes : • amont de la villa : - • un ancrage de 0.40 m dans les arènes granodioritiques de bonne compacité. un encastrement minimum de 0.60 m sous la côte du terrain fini. aval de la villa : - un ancrage de 0.40 m dans les arènes granodioritiques de bonne compacité. un encastrement minimum de 0.60 m sous la côte du terrain fini. En aucun cas, les fondations ne seront encastrés dans du remblai. Si plusieurs niveaux de fondation sont réalisés, ceux-ci devront respecter des niveaux d’assise en redans, soit une pente de 3 en horizontal pour 2 en vertical. En aucun cas, la largeur des semelles les moins chargées ne sera inférieure à 80 centimètres pour les semelles isolées et 60 centimètres pour les semelles filantes, ceci afin d’assurer un bon contact entre le sol et la fondation. 4.2. Contraintes limites et tassements Le calcul des contraintes limites, a été réalisé à partir du sondage pénétrométrique le plus défavorable, à la profondeur d’encastrement recommandée, à savoir Pdy2 effectué en aval de la villa. 1 Le présent rapport d’étude géotechnique s’inscrit dans le cadre d’une mission G12 définie selon la norme NF P 94 -500. A ce titre, il s’agit d’une étude géotechnique d’Avant Projet. Nous attirons donc l’attention du Maître d’Ouvrage sur la nécessité de respecter la chronologie des missions géotechniques pour aboutir au projet en prévoyant la réalisation de missions G2 et G4. Ces phases permettront de valider les hypothèses du présent rapport avant et pendant l’exécution des travaux. 13 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 Nous retiendrons les termes de portance suivants : Avec qu = qd / 7 Profondeur (m) Géologie 0,6 m Arènes granodioritiques altérées q ELS q ELU MPa Bar MPa Bar 0.25 2.5 0.16 1.6 Compte tenu de la nature des terrains, et de l’estimation des charges apportées par la future habitation, les tassements attendus seront faibles (de l’ordre du centimètre). Afin d’éviter tout désordre ou toutes déformation de la structure il conviendra de soigner la propreté du fond de fouille. 4.3. Déblais et pentes de talus Compte tenu de la pente naturelle du terrain et des niveaux de sous-sol prévus pour la villa, les travaux de construction prévoient d’importants terrassements. D’après les résultats du profil sismique PS1 et la géométrie de la villa, les terrassements s’effectueront dans des terrains de compacités très variables : terre végétale argilo-limoneuses et arènes granodioritiques dont la compacité augmente avec la profondeur. Les vitesses sismiques mesurées dans les terrains concernés par les terrassements sont comprises entre 300 et 932 m/s. Les terrassements pourront donc être effectués à l’aide d’une pelle mécanique de forte puissance. A noter qu’un terrassement jusqu’à 4 m/TN est prévu en amont de la villa, des zones moins altérées et très compactes seront donc très certainement rencontrées. Par conséquent il n’est pas à exclure la possibilité d’avoir recours à un brise roche hydraulique (BRH). Les excavations de la fouille pour la réalisation des fondations de la villa nécessitent des terrassements dans les arènes granitiques. Il est recommandé d’effectuer ces terrassements par temps sec et de couler les fondations rapidement après l’ouverture des fouilles. Coupe schématique des terrassements au niveau du projet En fond de fouilles, toute poche argilo-sableuse devra être purgée. Nous conseillons de faire contrôler les fonds de fouilles par un géologue. 14 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 Les pentes de talus en déblais devront respecter les conditions suivantes : • Talus provisoires : - Dans les terrains de couverture : 45°, 1/1 (H/V) - Dans les arènes granodioritiques : 75°, 1/4 (H/V) • Talus définitifs : - Dans les terrains de couverture : 33°, 3/2 (H/V) - Dans les arènes granodioritiques : 45°, 1/1 (H/V) A noter, ces pentes de talus sont définies pour un état d’altération moyen, les pentes sont donc susceptibles d’être rabaissées si des zones fortement altérées sont rencontrées. 4.4. Remblais et pente de talus Dans le projet, il est prévu de réaliser des remblais. Les remblais accolés à la villa devront être constitués de matériaux drainants, dépourvus de fines et de classe granulométrique 10/30 mm. Les autres remblais pourront être constitués par des matériaux issus des déblais (à l’exclusion des terrains évolutifs de terre végétale). Ils seront mis en œuvre par couches compactées de 50 cm d’épaisseur maximale. Afin d’assurer une bonne accroche sur le terrain d’assise, il est conseillé de réaliser des redans et de compacter le sol d’assise. Les pentes de talus en remblais issus des matériaux extraits des déblais devront respecter les pentes suivantes : Talus définitifs en arène granodioritiques : 33°, 3 /2 (H/V) Ces pentes ne sont valables que sous réserve d’une bonne exécution. 4.5. Sujétions d’exécution Le bétonnage devra être réalisé rapidement sur fouilles sèches, et après décaissement à pleine fouille sur toute la hauteur. Toute poche de sol (sol évolutif, sol mou, lentille argileuse) ou tout vestige (souche d’arbre, ancien ouvrage enterré, …) de moindre consistance détecté à l’ouverture des fouilles sera purgé et remplacé par un gros béton coulé en pleine fouille. Un système de récupération des eaux de pluie et un drainage périphérique devront être envisagés afin d’évacuer l’ensemble des eaux collectées en dehors de l’emprise du projet dans un exutoire adapté. En aucun cas les eaux ne devront être rejetées dans le terrain en aval du projet. Le site se trouvant en zone sismique 1 (très faible), il ne demande pas de prescriptions particulières. 15 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 Aléas géotechniques et conditions contractuelles 1. Les reconnaissances de sols procèdent par sondages, par conséquent les résultats ne sont pas rigoureusement extrapolables sur l’ensemble du site. Il persiste des aléas géologique et géotechniques (exemple : hétérogénéité locale) qui peuvent entraîner des adaptations tant au niveau de la conception que de l’exécution. Ces adaptations ne sauraient être à la charge du géotechnicien. 2. Le présent rapport et ses annexes constituent un ensemble indissociable. La mauvaise utilisation qui pourrait être faite suite à une communication ou reproduction partielle ne saurait engager IMS RN. 3. Des modifications dans l’implantation, la conception ou l’importance des constructions ainsi que dans les hypothèses prises en compte et en particulier dans les indications de la partie « Introduction » du présent rapport peuvent conduire à des remises en cause des prescriptions. Une nouvelle mission devra alors être confiée à IMS RN afin de réadapter ces conclusions ou de valider par écrit le nouveau projet. 4. De même des éléments nouveaux mis en évidence lors de l’exécution des travaux et n’ayant pu être détectés au cours des reconnaissances de sol (exemples : dissolution, cavité, hétérogénéité locale, venue d’eau, …) peuvent rendre caduques certaines recommandations figurant dans le rapport. 5. Compte tenu de la spécificité géotechnique des travaux proposés, nous recommandons d’être associés à l’équipe d’ingénierie pour la conception et le suivi des travaux. 16 Etude géotechnique d’avant projet – Constructibilité d’une villa, M. Mary – avril 2012 ANNEXES 17 Annexe 1 Extrait de la Norme NF P 94-500 de décembre 2006 Annexe 2 Plan d’implantation des reconnaissances Annexe 3 Résultats des essais au pénétromètre dynamique ESSAI AU PENETROMETRE DYNAMIQUE Date : 20/03/2012 Chantier : Constructibilté d'une villa - M. Mary N° Sondage : Pdy1 résistance de pointe Qd (MPa) 0 0,00 0,10 0,20 0,30 0,40 0,50 0,60 profondeur (m) 0,70 0,80 0,90 1,00 1,10 1,20 1,30 1,40 1,50 1,60 1,70 1,80 1,90 2,00 5 10 15 20 25 30 35 40 ESSAI AU PENETROMETRE DYNAMIQUE Date : 20/03/2012 Chantier : Constructibilté d'une villa - M. Mary N° Sondage : Pdy2 résistance de pointe Qd (MPa) 0 0,00 0,10 0,20 0,30 0,40 0,50 0,60 profondeur (m) 0,70 0,80 0,90 1,00 1,10 1,20 1,30 1,40 1,50 1,60 1,70 1,80 1,90 2,00 5 10 15 20 25 30 35 40 ESSAI AU PENETROMETRE DYNAMIQUE Date : 20/03/2012 Chantier : Constructibilté d'une villa - M. Mary N° Sondage : Pdy3 résistance de pointe Qd (MPa) 0 0,00 0,10 0,20 0,30 0,40 0,50 0,60 profondeur (m) 0,70 0,80 0,90 1,00 1,10 1,20 1,30 1,40 1,50 1,60 1,70 1,80 1,90 2,00 5 10 15 20 25 30 35 40