Les mots du luxe

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Les mots du luxe
NOS
TRÉSORS
Les
mots
du luxe VIVANTS
2008
MAÎTRES D ’ ART
Maîtres
d’Art,
trésors
vivants
Maîtres
d’Art, nos
nos trésors
vivants
Sommaire
Sommaire
Maîtres d’Art, nos trésors vivants
Le luxe, des métiers de rêve
Faire savoir les savoir-faire
Sommaire
Galerie de portraits
Maîtres
d’Art, nos trésors vivants
Maîtres d’Art, nos trésors vivants
Vous ne les connaissez pas car ces chefs d’atelier travaillent dans l’ombre d’une
maison prestigieuse ou d’une grande institution culturelle. En l’occurrence, il s’agit
de Cartier, Christian Dior, la Manufacture nationale de Sèvres et le Musée du Louvre.
Ils sont joaillier, tailleur, céramiste et tapissier. Confrontés aux exigences de l’art et de
la matière, ces artisans de la main sont détenteurs d’un savoir-faire d’exception. Ils se
consacrent à la qualité, à l’unique, à l’exigence de la belle ouvrage. Ils apparaissent
tels des mercenaires du beau, à l’heure où l’uniformité affadit les productions.
Ils font partie de la nouvelle promotion 2008 des Maîtres d’Art.
La Ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel décernera le 24
novembre prochain, le titre de «Maître d’Art» à des professionnels d’exception des
métiers d’art.
Inspiré des «Trésors Nationaux Vivants» du Japon, le titre de Maître d’Art créé en
1994 par le ministère de la Culture, est attribué à vie à des professionnels distingués
pour l’excellence de leur savoir-faire et leur immense talent. Ces Maîtres d’Art
sont investis d’une mission porteuse d’avenir, celle de veiller à la transmission de
cet héritage inestimable, au renouvellement, à la réinvention permanente de leurs
techniques. Ces métiers de la main ont une valeur identitaire car ils véhiculent, pardelà les frontières, la beauté, la qualité et l’excellence qui ont fait et continuent de
faire le prestige du savoir-faire français. Ces métiers font partie de notre patrimoine
culturel ; ils sont liés à notre histoire, à nos racines, et surtout ils sont nécessaires à
notre imaginaire.
Depuis 2006, les artisans des maisons du Comité Colbert sont éligibles au titre de
Maître d’Art. Engagé dans la valorisation des métiers qui fondent la spécificité
culturelle du luxe français, le Comité Colbert – association fondée en 1954, par JeanJacques Guerlain rassemblant 70 maisons de luxe françaises – a mené campagne
dans ce sens, avec succès. Le ministère de la Culture a admis un élargissement des
critères de sélection afin de prendre en compte la grande richesse et la belle diversité
des savoir-faire français. C’est une reconnaissance essentielle car, sans le soutien des
maisons du luxe, beaucoup de ces métiers de la main auraient disparu.
«Les entreprises du Comité Colbert jouent un véritable rôle au sein de la société
française en contribuant à préserver et à promouvoir des savoir-faire liés à l’identité
de la France et en assurant pour les jeunes générations la transmission de métiers
d’avenir» souligne Elisabeth Ponsolle des Portes, Déléguée Générale du Comité
Colbert.
Maîtres d’Art, nos trésors vivants
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aîtres d’Art, nos trésors vivants
Ils se nomment Christian Adrien, Raffaele Ilardo, Patrice Cloud et Lionel Hück.
Galerie
de portraits
Galerie de portraits
Pour la deuxième fois consécutive, quatre Maîtres d’Art nommés par le ministère de la Culture
et de la Communication sont issus de maisons et institutions membres du Comité Colbert.
Christian Adrien, 55 ans
C’est auprès de son grand-père, maquettiste et maître d’apprentissage, que Christian Adrien a
appris dès l’âge de 15 ans, les rudiments du métier de bijoutier-joaillier. Il lui transmet alors cette
passion pour ce métier aux multiples facettes. Un métier où tant d’années sont nécessaires pour
maîtriser l’excellence du geste et les contraintes techniques : élaborer, façonner, transformer,
sculpter, limer, scier, marteler... Sa passion pour les pierres et les matières précieuses l’amena
par la suite à travailler pour différents ateliers parisiens de renom, avant d’intégrer en 2002,
la maison Cartier en qualité de chef d’atelier. À ce titre, il supervise la fabrication des pièces
exceptionnelles de Haute Joaillerie et les commandes spéciales.
Aujourd’hui, il est Responsable pédagogique au sein de l’Institut de Formation Cartier où
il enseigne à son tour, l’amour du geste et l’expérience des Maîtres Joailliers à de jeunes
passionnés.
Jean et baskets sous la blouse blanche font de lui un jeune artisan inscrit dans son époque.
Chez les Ilardo, à Naples (Italie), on est tailleur de père en fils. Après avoir suivi les cours
de la Chambre Syndicale de la Couture à Paris, le jeune Raffaele intègre Chanel en 1989.
Entré comme simple ouvrier, il deviendra en quelques années Second d’Atelier Tailleur Haute
Couture, réalisant sous la direction du Premier d’Atelier, les créations de Karl Lagerfeld.
Après une parenthèse italienne en 1997, qu’il met à profit pour se former au modélisme des
robes de mariées chez Coccia di Mare, il rejoint Jean-Claude Jitrois, en tant que responsable de
l’atelier cuir. Aujourd’hui, il s’apprête à fêter ses dix ans chez Christian Dior. Devenu Premier
d’Atelier Tailleur en 2006, Raffaele Ilardo assiste John Galliano ; il met en toiles et en volume
puis en modèles les dessins de ce directeur artistique particulièrement créatif.
Patrice Cloud, 48 ans
C’est le parcours exemplaire d’un homme tombé amoureux de la céramique dès l’adolescence.
Avec son CAP de modeleur et de mouleur en plâtre en poche, Patrice Cloud a dix-sept ans
quand il intègre, comme tourneur, la Manufacture nationale de Sèvres. Il restera fidèle à cette
institution d’autant que Sèvres est le seul atelier à perpétuer la technique du tournage de la
porcelaine dure dont il est l’un des derniers spécialistes. Partout ailleurs, on a abandonné
cette technique du XVIIIe siècle au profit du coulage et du pressage. Médaillé d’argent au
concours des Meilleurs Ouvriers de France en 1982, Patrice Cloud met son extraordinaire
savoir-faire au service d’artistes de renommée internationale invités à Sèvres comme Ettore
Sottsass, Borek Sipek, Jean-Luc Vilmouth ou Fance Franck tout en développant son propre
Maîtres d’Art, nos trésors vivants
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alerie de portraits
Raffaele Ilardo, 45 ans
Christian Adrien - Cartier
travail personnel de concepteur de formes. Son service Eclat, et sa cuillère Eternel Gourmand
ont rejoint le répertoire de la Manufacture.
Lionel Hück, 43 ans
On lui doit entre autres, le plafond plissé soleil pour l’exposition Porphyre dans la galerie
d’Apollon au Louvre, les tentures, la courtepointe et les rideaux de la reconstitution de la
chambre de Madame Récamier ou l’extraordinaire lit de Madame Valtesse de la Bigne qui est
exposé au Musée des Arts Décoratifs, à Paris. Lionel Hück est omniscient sur les garnitures
et les coutures qui diffèrent selon les styles ou les sièges. Il est incollable sur les multiples
points de piquage, sur la reprise de broderie au fil d’or ou sur la restauration des tissus anciens.
Doté d’un CAP de tapisserie garniture et de tapisserie d’ameublement spécialité couture, ce
professionnel émérite a intégré l’atelier tapisserie du Musée du Louvre en 1984. En 1993,
Lionel Hück rejoint le centre de restauration et de recherche des Musées de France avant de
revenir au Musée du Louvre, à la direction architecture-muséographie-technique, au sein de
l’atelier tapisserie.
«Cette nomination représente une reconnaissance à l’échelle nationale d’un savoir-faire
ancestral et unique. Elle permet également de valoriser le talent de nos joailliers et les
techniques de fabrication joaillière qui sont à l’origine de la réputation de la Maison Cartier.
À travers une telle distinction, la France peut s’enorgueillir de posséder des savoir-faire
d’exception et de se donner les moyens de les préserver. Notre Maître d’Art devient ainsi
l’Ambassadeur de ce métier où la passion se mêle à la culture de l’excellence du geste»
déclare Bernard Fornas, Président de Cartier.
«Cette nomination est une décision très importante pour la Manufacture nationale de Sèvres,
parce qu’elle exprime tout d’abord la reconnaissance d’un talent accompli et d’un engagement
formidable dans l’un des métiers d’art essentiels de la céramique, le métier de tourneur. C’est
aussi une reconnaissance, à travers celle de ce céramiste hors pair, d’une maison qui l’a formé
et lui permet aujourd’hui encore d’exploiter son talent» commente David Caméo, Président de
la Manufacture nationale de Sèvres.
Maîtres d’Art, nos trésors vivants
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alerie de portraits
Ces nominations au titre de Maître d’Art sont essentielles pour les maisons du luxe français.
Car, à travers cette distinction individuelle, c’est la reconnaissance officielle de savoir-faire
manuels exceptionnels préservés et transmis par tous les artisans de la maison pour laquelle
ils œuvrent : les ateliers de Cartier, Christian Dior, la Manufacture nationale de Sèvres et le
Musée du Louvre.
Raffaele Ilardo - Christian Dior Couture
LeLeluxe,
métiers
de
rêve
luxe, métiers de rêve
Le Comité Colbert s’enorgueillit de compter parmi ses artisans, huit trésors vivants pour
reprendre l’heureuse formule des japonais. Ils font partie de notre patrimoine culturel national.
En tant que tels, ils sont des modèles de référence pour les nouvelles générations. De fait, la
nomination des Maîtres d’Art met un formidable coup de projecteur sur ces métiers de la main,
trop souvent méconnus ou injustement mésestimés.
Des métiers d’avenir
Les débouchés en termes d’emplois sont significatifs. La France est le premier exportateur
mondial dans le luxe, secteur qui emploie plus de 33 000 personnes en France. Ces deux
indicateurs disent combien ce sont des métiers d’avenir. Plus concrètement et à titre d’exemple,
la maison Dior a procédé à 36 recrutements ces trois dernières années dans les deux ateliers
Haute-Couture. Les recrutements se font aux niveaux CAP et BT, auprès de la Chambre
Syndicale de la Couture mais aussi de l’Académie internationale de la coupe de Paris et de
différents lycées techniques, spécialisés en stylisme, modélisme, et coupe.
Maîtres d’Art, nos trésors vivants
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e luxe, métiers de rêve
La situation est paradoxale. Aujourd’hui, les maisons du luxe françaises - dont la renommée
dépend étroitement de l’excellence des métiers de la main - peinent à recruter des jeunes alors
qu’elles connaissent un fort développement économique sur tous les marchés internationaux.
En effet, ces métiers porteurs d’avenir souffrent d’une image dépréciée et passéiste qui rebute
les jeunes générations. À terme, cela pose un réel problème car la production française a besoin
d’artisans de qualité pour poursuivre et justifier sa singularité vis-à-vis de la concurrence
étrangère. Fort de ce constat, le Comité Colbert multiplie les actions d’information et de
promotion de ces métiers d’art auprès des scolaires, appelés tôt ou tard à choisir une orientation
professionnelle.
Patrice Cloud - Manufacture nationale de Sèvres
Des métiers d’exigence
Les quatre Maîtres d’Art nouvellement nommés sont tous engagés dans la transmission de leur
savoir-faire. Dépositaires de la mémoire de leur métier, ces artisans d’exception ont le devoir
de partager avec les plus jeunes, leur savoir et leur expérience. Cette mission de formation
n’est pas prise à la légère. Pas moins d’une dizaine d’années d’expérience en interne sont
nécessaires pour devenir un professionnel d’excellence, et acquérir l’exigence nécessaire.
«La formation dispensée à la Manufacture est de trois années, à temps complet, avec une
formation qui alterne théorie et pratique en atelier auprès d’un céramiste instructeur. Mais
pour certains métiers, il faut aisément compter quatre ou cinq années supplémentaires d’essais
et d’entraînements répétés pour véritablement maîtriser certains gestes et être en mesure
de relever les défis techniques qui ont contribué, depuis l’origine, au rayonnement de la
Manufacture tout au long de son histoire» précise David Caméo, président de la Manufacture
nationale de Sèvres.
La mise en œuvre de ce long apprentissage est une étape obligée pour amener ces artisans
à un degré de perfection et d’excellence tel qu’il fait d’eux de véritables trésors vivants.
Cela représente pour les maisons du Comité Colbert, un investissement majeur. À ce titre,
les maisons du luxe jouent un important rôle social et sociétal. En formant des jeunes, elles
contribuent de façon évidente à la préservation de la diversité culturelle à destination des
générations futures.
Des métiers d’innovation
On a trop souvent tendance à enfermer les métiers d’art dans un mausolée à vocation
patrimoniale. Or, un métier d’art qui ne se renouvelle pas est voué à la mort. Au-delà du
savoir-faire et de la très grande maîtrise technique dont ils sont les garants, les Maîtres d’Art
veillent à l’évolution de leur pratique.
Tous font preuve d’une capacité de créativité et d’innovation sans cesse renouvelée. Ces
artisans de la main respectent la tradition et en même temps, ils savent s’en libérer pour
explorer des voies inédites. Au contact de John Galliano, Raffaele Ilardo a su élaborer des
techniques nouvelles d’entoilage intérieur des vêtements par mélange de matières, pour
traduire les volumes spécifiques imaginés par l’inventif directeur artistique de Christian Dior.
Détenteur quasi-exclusif de gestes hérités du passé, le céramiste Patrice Cloud n’en est pas
moins attentif à la modernité. Régulièrement, il met sa maîtrise parfaite du tournage au profit
de la création la plus contemporaine. «Patrice Cloud possède un regard, une curiosité, une
compréhension des objets qu’il réalise. Cette attitude est précieuse et fait de lui, non seulement
un excellent exécutant, mais aussi un interprète du dessin qui lui est confié. Patrice Cloud a
indéniablement conscience de la grande responsabilité qu’il porte quant à la possibilité de
faire exister un nouvel objet au sein de la Manufacture. De plus, il est en mesure de transformer
cette responsabilité en un plaisir, plaisir qu’il semble éprouver lors de l’exécution d’un objet»
raconte le designer Pierre Charpin.
De fait, tous contribuent à constituer un répertoire vivant des techniques et des pratiques. Ces
artisans d’exception sont porteurs d’une culture vivante et harmonieuse qu’ils s’ingénient à
parfaire et à transmettre en l’enrichissant sans cesse.
Maîtres d’Art, nos trésors vivants
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e luxe, métiers de rêve
De façon similaire, le joaillier Cartier a créé son propre Institut de formation afin de pérenniser
et développer les savoir-faire joailliers au plus haut niveau. Son responsable pédagogique
n’est autre que Christian Adrien.
Lionel Hück - Musée du Louvre
Faire
savoir les savoir-faire
Faire savoir les savoir-faire
Le Comité Colbert entend changer le regard de la société sur les métiers de la main, injustement
délaissés par le système éducatif français. Les jeunes seront attirés par ces filières manuelles
si la société – et les parents en particulier – cessent de considérer ces métiers comme peu
valorisants.
«Le luxe est un secteur gagnant qui génère de l’emploi. Encore faut-il que ces métiers du beau
soient appréciés à leur juste valeur. L’expérience menée auprès des élèves de collège a montré
qu’il suffisait d’ouvrir aux jeunes, les portes de nos maisons de luxe pour que la magie de la
rencontre opère avec les artisans» déclare Elisabeth Ponsolle des Portes, Déléguée Générale
du Comité Colbert.
Les actions de promotion sont un axe majeur de la politique de valorisation qu’impulse le
Comité Colbert au nom des maisons de luxe françaises. Depuis 2007, la priorité a été donnée
aux élèves des classes de 3è dans le cadre des découvertes professionnelles mises en place par
le ministère de l’Education Nationale. L’objectif est d’informer ce jeune public, en lui offrant
toutes les clés de compréhension pour une orientation réussie et choisie.
Une convention de partenariat a été signée entre le Comité Colbert et le Rectorat de Paris
en mai 2007. De janvier à mai 2008, les métiers du luxe ont ainsi ouvert leurs portes aux
collèges de l’Académie de Paris. Avec au programme, des visites de classes dans les ateliers
des maisons membres du Comité Colbert ainsi que des interventions de professionnels du luxe
dans les écoles. Ce qui constitue une opportunité exceptionnelle pour les élèves de rencontrer
les artisans qui sont l’âme de ces prestigieuses maisons. Dialoguer en direct avec ces hommes
et ces femmes de passion, c’est «toucher du doigt» la réalité de ces professions. On imagine
sans peine que ces immersions éveillent des vocations, ou du moins, ouvrent des perspectives
insoupçonnées. Le bilan est extrêmement positif.
«Je tiens à vous remercier de la qualité des contacts que nous avons eue avec les professionnels
de Louis Vuitton et de l’hôtel Le Meurice. La découverte des métiers, vécue à travers des
rencontres au sein d’une entreprise est une expérience marquante pour nos adolescents. (...)
Le contact avec un professionnel dont on découvre le parcours, la formation, le niveau de
responsabilités, les implications, la passion apportée à sa tâche, est une rencontre riche.
Les métiers du luxe constituent un secteur ignoré par nos élèves qui élargissent leur horizon
d’orientation et découvrent que la voie professionnelle (si méprisée encore) peut être un
domaine d’excellence, passionnant et rémunérateur. Pas mal d’élèves de troisième sont au
carrefour de leur vie. Merci de leur montrer la variété et l’excellence possible de la voie
professionnelle» écrit Nicole Renard, professeur au collège Modigliani, Paris XVe.
Maîtres d’Art, nos trésors vivants
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aire savoir les savoir-faire
Les métiers d’art sont l’une des plus grandes richesses de la France. Il faut le faire savoir. Et
donc ne plus attendre pour relever l’image qu’on a de ces métiers de la main. Aujourd’hui,
ce sont majoritairement les enfants en échec scolaire qui sont orientés vers ces filières dites
manuelles. On comprend aisément que ces orientations par défaut ont à terme des effets
dommageables sur la qualité des formations. Or, ces métiers merveilleux méritent mieux ;
l’avenir des maisons du luxe et leur compétitivité à l’international en dépendent.
2006-2008
2006-2008
Christian Adrien, Joaillier chez Cartier
Raffaele Ilardo, Tailleur Haute Couture chez Christian Dior
Patrice Cloud, Céramiste d’art à la Manufacture nationale de Sèvres
Lionel Hück, Tapissier au Musée du Louvre
Nommés Maîtres d’Art en 2008
Serge Vaneson, Tailleur graveur sur cristaux chez Baccarat
Martine Houdet, Modéliste flou Haute Couture chez Chanel
Arnaud Philippe, Maroquinier chez Hermès Sellier
Jean-Marie Delhoume, Maroquinier chez Louis Vuitton
Maîtres d’Art, nos trésors vivants
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006-2008
Nommés Maîtres d’Art en 2006
Maîtres d’art, nos trésors vivants - 2008
© Comité Colbert
Françoise Montenay, Présidente
Elisabeth Ponsolle des Portes, Déléguée Générale
Valérie Sandoz, Directrice de la publication
www.comitecolbert.com
Crédits photos
Patrice Cloud, devant la coupe «Rababah» d’Ettore Sottsass
© Manolo Mylonas - Manufacture nationale de Sèvres
Raffaele Ilardo © Sophie Carre - Christian Dior Couture
Lionel Hück © Antoine Mongodin - Musée du Louvre
Christian Adrien, Joaillier chez Cartier,
nommé Maître d’art 2008 par le Ministère de la Culture © N. Hoeppe - Cartier
Serge Vaneson © Alexis Lecomte - Baccarat
Martine Houdet © Alexis Lecomte - Chanel
Arnaud Philippe © Alexis Lecomte - Hermès Sellier
Jean-Marie Delhoumme © Alexis Lecomte - Louis Vuitton
Imprimé sur les presses de l’imprimerie CentralFab, Avrillé
Second semestre 2008
Contact Presse grand public
Douzal-Sarkozy & Sauvage - Zelda Wittgenstein
01 53 05 00 33 - [email protected]
Contact Presse art et culture
Heymann Renoult Associées - Lucie Cazassus
01 44 61 76 76 - [email protected]
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CentralFab 02 41 34 84 00
BACCARAT 1764 • BERLUTI 1895 • BERNARDAUD 1863 • CHAMPAGNE BOLLINGER 1829
BOUCHERON 1858 • BREGUET 1775 • BUSSIÈRE 1924 • CARON 1904 • CARTIER 1847
CELINE 1945 • CHANEL 1912 • PARFUMS CHANEL 1924 • CHÂTEAU CHEVAL BLANC 1832
CHÂTEAU LAFITE-ROTHSCHILD 1855 • CHÂTEAU D’YQUEM 1593 • CHLOÉ 1952
CHRISTIAN
DIOR
COUTURE
1947
•
PARFUMS
CHRISTIAN
DIOR
1948
CHRISTIAN LIAIGRE 1985 • CHRISTOFLE 1830 • D. PORTHAULT 1924 • DALLOYAU 1802
DELISLE 1895 • ERCUIS 1867 • FAÏENCERIES DE GIEN 1821 • FLAMMARION BEAUX LIVRES 1875
EDITIONS DE PARFUMS FREDERIC MALLE 2000 • GIVENCHY 1952 • PARFUMS GIVENCHY 1957
GUERLAIN 1828 • HÉDIARD 1854 • HERMÈS 1837 • PARFUMS HERMÈS 1948
HÔTEL LE BRISTOL 1924 • HÔTEL PLAZA ATHÉNÉE 1911 • HÔTEL RITZ 1898
JEAN PATOU PARIS 1925 • JEANNE LANVIN 1889 • JOHN LOBB 1899 • CHAMPAGNE KRUG 1843
LACOSTE 1933 • LALIQUE 1910 • LANCÔME 1935 • LE MEURICE 1835 • LENÔTRE 1957
LEONARD
1943
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LONGCHAMP
1948
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LOUIS
VUITTON
1854
LA MAISON DU CHOCOLAT 1977 • MARTELL 1715 • MELLERIO dits MELLER 1613
OUSTAU DE BAUMANIÈRE 1945 • CHAMPAGNE PERRIER-JOUËT 1811 • PIERRE BALMAIN 1945
PIERRE
FREY
1935
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POTEL
ET
CHABOT
1820
•
PUIFORCAT
1820
PULLMAN
ORIENT
EXPRESS
1876
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COGNAC
RÉMY
MARTIN
1724
ROBERT HAVILAND & C. PARLON 1924 • ROCHAS 1925 • SAINT-LOUIS 1586
• S.T. DUPONT 1872 • TAILLEVENT 1946 • VAN CLEEF & ARPELS 1906
CHAMPAGNE
VEUVE
CLICQUOT
PONSARDIN
1772
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YVES
DELORME
1845
YVES
SAINT
LAURENT
1962
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YVES
SAINT
LAURENT
PARFUMS
1962
Membres Associés : ACADÉMIE DE FRANCE A ROME - VILLA MÉDICIS 1666
AIR FRANCE 1933 • CHÂTEAU DE VERSAILLES 1661 • COMÉDIE-FRANÇAISE 1680
LA
DEMEURE
HISTORIQUE
1924
•
MUSÉE
DU
LOUVRE
1793
MANUFACTURE NATIONALE DE SÈVRES 1738 • LA MONNAIE DE PARIS 864
OPÉRA NATIONAL DE PARIS 1669 • ORCHESTRE NATIONAL DE FRANCE/ADEMMA 1925 • LA SORBONNE 1257