Mon premier scoot - Accueil
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Mon premier scoot
J'ai acheté mon premier scooter en juillet 2005. Petit caprice que j'envisageais depuis plusieurs mois sans oser franchir
le pas. Après 30 ans de voiture (hé oui, bientôt la cinquantaine), je me demandais si c'était bien raisonnable. D'autant
que mon expérience sur 2 roues à moteur se limitait aux 50 cm3 de ma jeunesse, CIAO (déjà Piaggio!), AMIGO (qui se
souvient de ce modèle HONDA?) et à une vieille HONDA 250 utilisée pour passer le permis moto à l'armée en 1979.
Expérience lointaine donc, puisque, après quelques mois de moto en dilettante, je n'avais jamais remis les fesses sur un
deux roues à moteur depuis 1981.La décision:L'idée ayant fait son chemin, il restait à trouver le déclencheur. Le
déménagement vers une région ensoleillée et la dizaine de kilomètres séparant mon nouveau domicile de mon boulot
m'ont servi d'excuse. Rapidité, économie de carburant, préservation de ma voiture, tous les prétextes ont été bons
pour aboutir à une évidence: J'avais absolument besoin d'un deux roues à moteur. (Que ceux qui n'ont pas fait la même
démarche me jettent la première pierre...)Vous l'aurez compris, ma décision relevait plus du plaisir que de la raison.
Cependant j'étais assez lucide pour tenir compte de certaines réalités: Permis militaire non encore validé donc
limitation à 125 cm3. Expérience moto plus que limitée donc choix d'un engin facile. Goût prononcé pour le confort et le
coté pratique. Envie modérée de me salir en cas de pluie. Le scooter s'imposait. Je me suis donc jeté dans la lecture
des journaux spécialisés. Les visites sur certains sites m'ont également été utiles (merci à Moto Station entre autres).Le
choix de la bête:Le choix du modèle s'est finalement révélé plus simple que je ne le pensais. Il a résulté d'un
mélange subtil et très personnel de critères tels que: performances, notoriété, capacité d'emport,
équipement, protection du pilote, look et prix. La prise en compte de tous ces critères m'interdisait hélas le X9, trop cher
pour moi, et me laissait le choix entre le Majesty, le Burgman, le Grand Dink et le X8. Après quelques essais, c'est
finalement ce dernier qui l'a emporté. Plus cher que certains, c'est son look, sa capacité d'emport (géante), son antivol à
clef codée, et sa facilité de prise en main qui m'ont finalement décidé. {mospagebreak title=Premiers tours de roues}
L'achat:Le choix étant fait, restait à concrétiser l'achat. Affiché à 3690 € sans options le X8 est un peu plus cher que
certains de ses concurrents. De plus les accessoires d'origine sont horriblement chers. Le TOP CASE par exemple est
vendu 430 €. En ajoutant l'équipement indispensable (casque, gants, vêtements..) l'adition est salée.
Heureusement la concurrence à du bon. A l’issue de mon essai, le vendeur me sentant mûr m’avait laissé
entendre que le prix pouvait être discuté. Je suis donc revenu le voir avec quelques arguments. J’avais opté
pour un X8 de couleur champagne qu’il avait en stock (visiblement cette couleur est moins cotée que le noir ou le
gris). J’avais dans la main un exemplaire du magazine « génération 125 » ou le X8 faisait l’objet de
promotions dans les concessions des grandes villes (Paris, Marseille, Toulouse..) et ou le TOP CASE était quasiment
offert. La discussion a été longue… Après avoir essayé de me convaincre que je le mettais sur la paille le vendeur
me propose finalement une offre. Le X8 + TOP CASE + casque Jet NOLAN + antivol en U + immatriculation pour 4000
€. Je pouvais certainement trouver une offre plus intéressante dans les grandes villes, mais la perspective de faire
plusieurs centaines de kilomètres et surtout mon impatience m’ont décidé. OK pour l’offre. Me sentant
comme un gamin devant un jouet, je signe en tremblant le bon de commande et rédige le chèque d’acompte.
Livraison prévue pour le lendemain, samedi, en fin d’après-midi. Autant dire que je n’ai pas dormi de la
nuit et que la journée du lendemain m’a parue extrêmement longue !La livraison:Réveillé tôt, je trompe mon
impatience en m’occupant de l’assurance (325 € annuels à la GMF, tous risques avec 50% de bonus).
Pour le reste, je tourne en rond et trouve que ce samedi est décidément beaucoup, beaucoup plus long que les
autres.18H30, le camion de livraison arrive enfin. Je suis déjà dehors essayant de rester impassible, faisant semblant
d'être occupé et d'être surpris par l'arrivée du vendeur. Les portes s’ouvrent et je vois enfin MON X8,
soigneusement sanglé et protégé. Descente de la bête, remise des documents, signature du chèque du solde. Le
vendeur tient absolument à m’expliquer le fonctionnement et commence à me lire le manuel du X8. Au fond de moi
je salue son professionnalisme mais j’ai du mal à ne pas dire tout haut ce que je pense tout bas : « Casse toi, je
veux être seul, je veux l’essayer tranquillement ». Premiers tours de roues:Le vendeur est enfin parti. J'ai fait
semblant de tout écouter et je n'ai pas relevé son air amusé devant ce presque cinquantenaire aussi heureux qu'un
gamin le jour de Noël. Bon, ce n’est pas tout ça, où ai-je mis mon casque? Ah oui, dans le garage. La clef, où il l'a
mise la clef ce put... de vendeur? Heu, là, sur le contact! Bon, du calme. Personne ne regarde mais j'essaie d'avoir l'air
assuré. J'enfourche ma nouvelle monture. Contact, démarreur et ... rien !! Pourtant j'appuie sur le frein comme il faut.
Ah oui, le coupe-contact, bien sûr. Mais quand ai-je appuyé sur cet interrupteur? Nouveau coup de démarreur, cette fois
le moteur tourne du premier coup. Je donne un grand coup de rein pour descendre de la béquille centrale et...je manque
de me casser la figure! C'est qu'il fait 160 Kg le bestiau! Accélération mesurée et descente du trottoir comme un grand
pour prendre la route direction un coin calme avec un grand parking que j'ai repéré la veille. Pas très assuré je roule
prudemment, assez pour me faire klaxonner deux fois. Je découvre les joies de la cohabitation auto-moto ! Il n'y a que
deux kilomètres à faire mais j'arrive sur le parking en sueur. Les réflexes ne reviennent pas aussi vite que je le pensais.
Petite pause pour me calmer et je démarre pour mes premières manœuvres à basse vitesse. Pendant 30 minutes
j'enchaîne les virages et les demi-tours. Plus à l'aise je décide de m'aventurer plus loin. Au moment où je quitte le parking
je m'aperçois que le niveau d'essence est dans le rouge. Ils ne mettent vraiment pas grand chose dans le réservoir chez
Piaggio !! Et là, il n'y a pas de demoiselle qui répète "Carburant, niveau minimal". Petit passage par la pompe et c'est
reparti. Je suis déjà plus assuré et je suis tout fier de rouler à au moins…40 Km/h. Je ne comprends pas pourquoi les
voitures s'agglutinent derrière moi. Pour admirer le X8 peut-être?
{mospagebreak title=Bilans et perspectives}Quelques jours plus tard:Je suis toujours enchanté de mon achat.
Descendre de la béquille centrale, mettre la béquille centrale, circuler en ville, tout ça est devenu très facile. Bon, c'est
vrai, je ne suis pas toujours très assuré dans les grandes courbes et je me méfie encore beaucoup des ronds-points.
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Mais dans l'ensemble tout baigne. Passé la première surprise, les amis et collègues ont fini par s'habituer à ce
cinquantenaire (presque) qui veut jouer au jeune sur cet engin qui veut ressembler à une moto sans en être une. A cette
occasion je découvre la rivalité moto-scooter et les arguments (de bonne foi ou non) qui vont avec. Mais cela n'entache
pas mon optimisme et je reste persuadé d'avoir fait le bon choix. La facilité avec laquelle je traverse la ville alors que
mes collègues restent englués dans le trafic est un bon argument.Quelques mois plus tard: Cela fait à peine quelques mois
que je roule avec mon X8. J'ai comme prévu déménagé dans le sud et je ne regrette absolument rien. Capacité
d'emport, protection, look et agilité, les qualités qui ont motivé mon choix sont bien présentes. Depuis quelques temps
j'ai fait la connaissance virtuelle d'une bande de fous sur un site spécialisé dans le X9 de Piaggio. Ils m'ont
particulièrement bien accueilli et m'ont décidé à les rejoindre au cours d'une randonnée sur... Brive. Pour une première,
ça va être une première. Je suis de plus en plus à l'aise sur mon 125 et je me prends parfois à rêver à plus gros. Mais
n'ayant pas fait valider mon permis militaire, je suis coincé.
Bilan et perspectives:La randonné sur Brive s'est effectué le W.E du 1er mai. Le trajet aller s'est bien passé malgré la
pluie et le vent violent entre Aix-en-Provence et Montpellier. Les trois jours sur place ont été un enchantement. Super
ambiance, superbes paysages, tout y était. Malgré mon appréhension j'ai été très vite intégré. J'ai découvert à cette
occasion que le groupe X9 était très ouvert puisque si on y trouve des X9 125, 250 ou 500, on y trouve également des
machines aussi diverses que l'Aprilia 500 ou le Burgman 650 (Ca c'est du scoot). L'ambiance était tellement sympa que
j'ai eu du mal à rentrer chez moi. Le trajet du retour fut un peu plus éprouvant en raison de la fatigue accumulée, du froid
et du vent violent entre Millau (superbe viaduc) et Ales. Au total, près de 2200 Km en trois jours, les fesses en compote et
des tonnes de souvenirs dans la tête. Je me retrouve chez moi avec la perspective horrifiante d'avoir à organiser une
randonnée dans ma région à l'automne prochain !! J'ai également pu mesurer les qualités et les défauts du 125 dans
ce type d'activité. Si la fiabilité et l'agilité sont au rendez-vous, le confort (pourtant réel) et la puissance sont un peu
justes, notamment pour rejoindre le lieu de la randonnée. Je me prends donc de nouveau à rêver à une machine un peu
plus puissante. Le problème du permis militaire non encore validé reste cependant entier. En juin 2006, quelques
semaines après la randonnée en Corrèze, je me suis décidé à lancer la procédure de validation de mon permis. Je me
forçais à penser que cela ne m'obligeait pas à changer de catégorie mais bien évidemment l'idée commençait à faire son
chemin.Après quelques déconvenues administratives, une deuxième tentative et plusieurs mois de correspondance, je
me suis retrouvé en juin 2006 avec un permis moto tout neuf. Entre temps j'avais eu tout loisir de réfléchir, de me
décider à franchir le pas (ce n'était pas trop dur!) et de faire un choix. C'est finalement le Silver Wing 400 de Honda qui a
retenu mon attention. Mais cela fera l'objet d'un autre article.
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