oncours - Site de la Ville de Notre-Dame-de

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oncours - Site de la Ville de Notre-Dame-de
oncours
Villes et Villages fleuris
Edition 2014 //
Dossier 2014-2017
LA DÉMARCHE
G
éographiquement située en amont de
l’estuaire de la Seine, entre Le Havre et
Rouen, Notre-Dame de Gravenchon, avec ses
8 300 habitants, est une agréable petite ville de
Seine-Maritime.
Historiquement, c’est à partir de 1930, que
notre commune connaît un essor économique
et industriel important grâce à l’implantation
des raffineries. Elle héritera de cette époque un
surnom, peu glamour, de « cité du pétrole ». Dès
lors, les équipes municipales successives n’auront
de cesse de mettre en oeuvre des politiques
ambitieuses, afin d’améliorer le cadre de vie de
leurs concitoyens et de modifier, dans les esprits,
cette image de cité du pétrole. En tant qu’élus et
Gravenchonnais, nous sommes fiers, aujourd’hui,
de la nouvelle image de commune « raffinée » ou
de « petite Suisse Havraise » que notre ville inspire.
Depuis, l’expérience et le savoir-faire de toutes nos
équipes d’agents communaux, l’envie et la motivation de nos élus et le soutien et la participation
de nos concitoyens, sont la source de nombreux
projets et actions, visant à remodeler toujours et
encore notre ville.
C’est ainsi que notre projet principal de rénovation
urbaine « Cœur de ville » a débuté en 2013. D’autres
réalisations et démarches ont également vu le jour
comme, la rénovation de la maison du patrimoine
et du colombier, maintenant associés dans un
nouvel écrin paysager, la construction et la mise
en service d’une chaudière bois, pour diminuer
l’impact environnemental de nos rejets CO2, la mise
en place d’un schéma d’aménagement lumières,
pour mieux mettre en valeur notre ville et réduire
notre consommation d’énergie et la signature de
la charte FREDON, pour réduire l’utilisation de
nos produits phytosanitaires dans l’entretien des
espaces verts et publics.
Le nouveau mandat que nous débutons, s’attachera
particulièrement à poursuivre la mise en place
d’une cohérence végétale et architecturale, dans
la partie la plus urbanisée du cœur de la ville. Ce
ne sont pas des bâtiments, des logements et des
espaces publics avec des espaces verts que nous
allons créer, mais des nouveaux espaces de vie
respectueux des enjeux environnementaux, de la
biodiversité et du vivre ensemble.
De la nouvelle urbanisation, inspirée par le Plan
paysage à la réforme des rythmes scolaires en
passant par des démarches participatives (jardin
des part’âges, opération « grattoirs »), l’ensemble
de nos actions municipales, intègrent de façon
permanente, notre stratégie d’aménagement
paysager et du fleurissement.
La participation à ce concours des Villes et Villages
fleuris est l’aboutissement d’un travail cohérent,
autour d’une stratégie partagée par les élus, les
agents municipaux, mais aussi la population. Cette
participation permet, d’entretenir une dynamique
et joue un rôle important dans la poursuite du
développement de notre cadre de vie. C’est aussi
une mise en valeur du savoir-faire de notre service
Espaces verts, qui s’exporte aujourd’hui au-delà des
limites de notre territoire communal, notamment
lors de grands rendez-vous touristiques régionaux
tels que L’Armada à Rouen. La reconnaissance
actuelle, symbolisée par notre panneau 4 fleurs,
est aussi le reflet de notre état d’esprit et de notre
engagement à vouloir changer notre Ville, en
respectant l’environnement qui est le nôtre et avec
lequel nous vivons.
Virginie Carolo, Maire
Alain Czelaj, Adjoint chargé du Cadre de vie
SOMMAIRE
IDENTITÉ DU TERRITOIRE
P.3
PROJET DE VALORISATION
P.9
PATRIMOINE PAYSAGER ET VÉGÉTAL
P.13
DÉVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE
P.21
ANIMATION ET VALORISATION TOURISTIQUE
P.35
GRAVENCHON EN IMAGES
P.44
2
2
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
IDENTITÉ DU TERRITOIRE
Singulière et
plurielle !
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 3
IDENTITÉ DU TERRITOIRE
Singulière et plurielle
Ville à la campagne ou campagne au coeur de la ville, Notre-Dame de Gravenchon est
une ville à la fois singulière et plurielle.
N
otre-Dame de Gravenchon est une ville de
Seine-Maritime située à 40 km du Havre, en
bord de Seine.
Entre marais et forêts
Jusqu’à l’endiguement, l’espace communal actuel
était une portion du rebord méridionnal du Pays de
Caux. Gravenchon dispose ainsi de trois éléments
de reliefs :
- une terrasse en pente-douce, parfois appelée
contre-pente, qui s’étend de la falaise, haute
seulement de quelques mètres, jusqu’au bas des
versants des vallons, limitant le plateau ou s’y
insinuant comme la vallée du Télhuet. Cette terrasse
est discrètement partagée par le talweg du Télhuet
le long duquel les terrains sont plus humides et où
naissent quelques sources.
Carte d’identité
Région : Haute-Normandie
Départ. : Seine-Maritime
Arrondissement du Havre
Chef lieu de canton
Code postal : 76330
Maire : Virginie Carolo
Intercommunalité : Caux-Vallée de Seine
Population : 8 266 hab
Densité : 441,08 hab./km2
Espaces verts par habitant : 117,35 m² (hors
bois et forêts)
Altitudes : mini. 19 m / maxi. 136 m
Superficie : 18,74 km2
- Des vallons profonds, en particulier celui de
Fontaineval. Leurs versants sont souvent raides et
portent la ceinture boisée de la commune.
- Des petites étendues de plateau, séparées
les unes des autres par les vallons, qui incisent
l’extrémité du plateau de Caux. L’une d’elle, située
le plus à l’ouest, culmine à 111 m au Platon. Une
autre, très réduite, à l’est du Bois du Parc, atteint
130 m d’altitude. La troisième est la plus étendue :
c’est là où se trouve le point culminant de la
commune (136 m) au niveau du Pré Mançais.
Un climat doux et humide
La commune subit une influence maritime qui assure un climat doux et humide, avec des hivers modérément froids et des étés tempérés par la brise
marine.
Plus de 2 000 ans d’histoire
Port-Jérôme
> La plate-fome de Port-Jérome occupe aujourd’hui
1 900 hectares et s’étend sur 4 communes. Les
industries de la zone assurent la fabrication
annuelle de plus de 15 millions de tonnes de
produits pétroliers et chimiques. Raffinage,
pétrochimie, logistique à valeur ajoutée avec une
vocation portuaire affirmée, éco-industries et
agroalimentaire, telles sont les activités de ce site
adapté à l’accueil d’industries classées SEVESO.
4
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
Des vestiges d’époque néolithique témoignent
d’une occupation du territoire par une faible densité de population. C’est à l’Antiquité que la locution
« Gravenchon » apparaît, mélange de « gravat »
(gravier, sable) et « chon », locution signifiant pays
ou lieu.
Le fief de Gravenchon va quant à lui se constituer
avec le traité de Saint-Clair-sur-Epte. Le site de la
Fontaine-Saint-Denis (ruines d’un château fort et
d’un lavoir) qui domine aujourd’hui encore le Parc
de la Vallée du Télhuet, reste le principal témoignage de la période moyenâgeuse.
En 1789, on recense deux paroisses sur ce
territoire : Notre-Dame et Saint-Georges. Les
deux communes sont si proches qu’elles semblent
n’en former qu’une. Leur réunion sera scellée le 12
janvier 1825 : c’est l’acte de naissance de NotreDame de Gravenchon.
L’ère industrielle
En 1928, le gouvernement impose le raffinage du
brut en France. Le Havre apparaît alors comme
le port le plus direct pour l’importer d’Amérique.
C’est une zone située à proximité de Gravenchon.
qui accueillera les installations industrielles de
raffinage. La première usine démarre fin 1932,
mais c’est après 1945 que le raffinage prendra son
réel essor. Avec la construction des infrastructures
(écoles, habitations, équipements sportifs…)
destinées à accueillir les employés du site, le village
rural de 500 âmes se mue en « cité du pétrole » !
De la Cité du pétrole à l’Agenda 21
L’inauguration de la nouvelle mairie en 1958,
symbolise le déplacement du centre-ville sur
les terres de l’ancien village de Saint-Georgesde-Gravenchon. Depuis, la ville n’a cessé de se
développer, à l’image de la zone industrielle de
Port-Jérôme, perdant son image de ville rurale au
profit de celle d’une « ville nouvelle ».
Pour compenser l’urbanisation parfois non
maîtrisée des années 50 à 70, les élus n’ont eu de
cesse d’oeuvrer à l’embellissement paysager et
végétal de la commune : nombreux espaces publics
plantés, parc écologique de la Vallée du Télhuet,
importance du patrimoine arboré, introduction de
la gestion différenciée.
Etre ville pilote de l’Agenda 21 intercommunal a
également permis aux services de la Ville d’appliquer
les bonnes habitudes déjà prises à l’ensemble du
fonctionnement de la commune : réalisation d’un
bilan carbone des activités municipales, création
d’un réseau de chaleur urbain de 7 km, définition
d’un Plan paysage...
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 5
IDENTITÉ DU TERRITOIRE
Le développement durable au coeur
de nos politiques publiques
Un développement n’est durable et partagé,
que lorsqu’il permet de répondre aux besoins
du présent, tout en tenant compte, des aspects
écologiques, économiques, sociaux et sans compromettre l’avenir des générations futures. Le développement durable est donc au coeur de la Politique de la Ville telle qu’on la conçoit à Notre-Dame
de Gravenchon et telle qu’elle est présente dans
de nombreux domaines :
- Enfance et jeunesse : les structures ne manquent
pas pour accueillir les enfants et les jeunes :
Maison de l’enfance (crèche, halte-garderie et
relais d’assistantes maternelles), Accueil de loisirs,
animations le midi et garderie péri-scolaire gratuites
dans les écoles, collège, centre de formation par
alternance aux métiers de l’industrie…
- Des animations qui rythment les semaines :
la ville propose à ses habitants des animations
gratuites pour tous les âges et pour tous les goûts.
- Démocratie participative : la participation
passe par l’implication et la consultation : Conseil
des sages pour les retraités, Conseil municipal
pour les enfants, Assises de la Ville, commission
accessibilité ouverte aux habitants pouvant
témoigner du quotidien des personnes souffrant
d’un handicap... La ville compte ainsi près de 100
associations couvrant un large spectre d’intérêts,
de la culture à l’aide sociale, en passant par le sport.
- Accompagnement et solidarité : il n’y a pas de
mise en place de dispositifs ou de services qui ne
soit envisagée sans l’accessibilité la plus large pour
ses habitants. Accès au logement, intervention
sociale, prise en charge du vieillissement : des
engagements au quotidien !
- Culture et loisirs : la ville compte un centre
culturel de proximité (1 salle de spectacle, 3
salles de cinéma) actuellement en rénovation,
un conservatoire à rayonnement départemental,
une salle de concert de musiques actuelles, une
ludothèque, une galerie d’exposition artistique et
20 aires de jeux et structures sportives en accès
libre et gratuit.
- Sports : pas de pratique sportive sans installations
adéquates : mur d’escalade, terrains de football
et de rugby, cinq gymnases, dojo, tennis couverts
et extérieurs, piste d’athlétisme de 400 m, jardin
d’arc, boulodrome, bowling, terrain de moto-cross,
centre aquatique (cinq bassins dont un de 50 m)...
Près de 50 disciplines sont pratiquées par plus de
4 000 licenciés.
L’Agenda 21
> Initié en 2006 par la Communauté de communes Caux vallée de Seine
(CVS) et les Villes de Notre-Dame de Gravenchon, Lillebonne, Bolbec,
Gruchet-le-Valasse et Caudebec-en-Caux, le programme d’actions de
l’Agenda 21 Caux vallée de Seine est le fruit de trois ans de réflexion.
L’Agenda 21 local prend en compte la protection des milieux naturels,
des êtres vivants et des ressources naturelles. En produisant et en
consommant différemment, de nouvelles formes de développement
social et économique sont capables de garantir un cadre de vie agréable
aux habitants et une solidarité organisée. Le document a été approuvé
fin 2010.
6
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
Un logement pour chacun
Deux tiers des Gravenchonnais habitent en habitat
individuel et un tiers en logements collectifs. Il faut
noter une présence importante d’habitations à
loyer modéré, supérieure à l’obligation nationale :
30 %.
La Ville utilise plusieurs leviers pour maintenir le
dynamisme et la diversité de l’offre de logements :
- La gestion de l’offre foncière : sans terrain
disponible, pas de nouvelle construction. C’est donc
un enjeu majeur qui se retrouve dans les différents
documents qui émanent, soit de la commune
(Plan local d’urbanisme, permis de construire),
soit de l’intercommunalité (Schéma de cohérence
territoriale et Programme local de l’habitat).
- La création de zones d’aménagement
concerté (ZAC) : la Ville maîtrise son urbanisation
en choisissant les types de logements et les projets
privés en fonction des besoins de sa population.
- La participation aux commissions de définition
des futurs programmes des bailleurs sociaux, afin
de s’assurer qu’ils soient en adéquation avec les
besoins locaux : multiplicité des modes d’accession
au logement (location, achat, location-accession),
demandes liées au vieillissement ou au handicap,
performance énergétique...
Les Gravenchonnais
> 22,6 % de la population gravenchonnaise a plus
de 60 ans, selon le recensement réalisé en 2008.
La population féminine est légèrement supérieure
à la population masculine. 28,73 % des familles
gravenchonnaises vivent sans enfant, 17,12 % avec un
enfant et 13,18 % avec deux enfants.
Le nombre d’actifs recensés vivant à Gravenchon
était de 3 169. La zone industrielle de Port-Jérôme
dispose d’un important réseau de sous-traitance
locale (chaudronnerie, tuyauterie, radiographie,
etc.) et est à l’origine de 2 500 emplois directs et de
plusieurs milliers d’emplois indirects et induits. La
commune attire donc quotidiennement un grand
nombre de salariés qui viennent d’autres communes.
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
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IDENTITÉ DU TERRITOIRE
/// Focus : Coeur de Ville
Repenser la ville
Au fil des ans, Notre-Dame de
Gravenchon est devenue une
ville synonyme d’exigence environnementale, où la mise en
valeur de l’héritage cauchois traditionnel côtoie la diversité des
formes d’habitats et des équipements publics de qualité.
La modernité de l’approche
urbaine et son intégration dans
des objectifs de développement
durable, s’incarne dans l’opération « Cœur de Ville » projet
de structuration du Centre-Ville,
permettant l’émergence d’une
image communale plus affirmée
encore.
Dans un périmètre de 19 hectares l’opération « Cœur de
ville », qui va s’échelonner sur
une quinzaine d’années, vise à
la restructuration des espaces
publics, la constitution d’un nouvel immobilier mixte accueillant
à la fois des commerces, des
activités et qui permettra l’accueil d’une population désireuse
d’habiter en centre-ville. Sur
l’ensemble du projet, les modes
de déplacement doux seront
favorisés tout comme un haut niveau d’exigence environnementale et paysagère.
1ère phase en cours
Ouverts en février 2014, les
premiers
espaces
publics
mettent en scène l’Hôtel de Ville
et préfigurent le grand cours
piétonnier qui se développera
le long des rues République et
Messager. Cet aménagement
constitue la première étape de
reconstitution du cœur de ville
et, à plus large échelle, d’un
renouveau pour Notre-Dame de
Gravenchon.
La ZAC Coeur de Ville
> Le 10 janvier 2011 a été signée une concession
d’aménagement entre, d’une part, la Ville de NotreDame de Gravenchon et, d’autre part, la SHEMA
associée à deux équipes de maîtrise d’œuvre - l’une
menée par Samuel Craquelin, paysagiste sur les
secteurs d’Entrée de ville, du parc du Téhluet et du
secteur Hétraie - Jules Guesde et l’autre par Thomas
Richez, architecte –urbaniste, sur le centre ville et le
quartier square de Street.
8
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
PROJET DE VALORISATION
La carte
verte
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
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PROJET DE VALORISATION
La carte verte
Le patrimoine végétal et arboré fait partie intégrante de l’identité Gravenchonnaise
depuis les années 90. C’est de cette époque que remontent les racines du projet
de valorisation de la commune par le végétal et le fleurissement qui est toujours
d’actualité.
Jean-Claude Weiss
Martial Poussereau
Ancien Maire de Notre-Dame de Responsable du service Espaces
Gravenchon de 1983 à 2014
verts
L
a réalisation du Parc écologique de la Vallée du
Télhuet s’est étalée sur plusieurs années, pour
se terminer en 1995 avant de révolutionner les
conceptions gravenchonnaises en matière de cadre
de vie. C’est ce que nous expliquent Jean-Claude
Weiss, Maire de 1983 à 2014 et actuel conseiller
municipal, Martial Poussereau (responsable du
service Espaces verts depuis 1987) et Françoise
Lecuyer (adjointe au responsable depuis 2002).
Jean-Claude Weiss : Dans les années 1980, la
Municipalité, souhaitant développer l’idée d’une
promenade le long du Télhuet depuis le centre-ville
jusqu’à la Fontaine-Saint-Denis, acquiert les terrains
marécageux de la ferme du Manoir. Restait alors à
trouver le bon porteur de projet, ce que s’est avéré
être l’architecte-paysagiste Samuel Craquelin.
« Au sortir des années 80 (...),
Notre-Dame de Gravenchon
n’avait pas vraiment de
caractère distinctif en matière
végétale ou de fleurissement. »
Martial Poussereau : Au sortir des années 80,
avant la création du Parc de la Vallée du Télhuet,
Notre-Dame de Gravenchon n’avait pas vraiment
de caractère distinctif en matière végétale ou de
fleurissement. Les haies monospécifiques (thuyas...)
abondaient, et comme de nombreuses communes,
la quantité tendait à être la norme en matière de
fleurissement. D’une certaine manière, on peut
faire le parallèle avec l’évolution du concours « 4
fleurs ».
10
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
Françoise Lécuyer
Adjointe du responsable du
service Espaces verts
Françoise Lécuyer : Le patrimoine arboré était déjà
présent de manière importante mais il était peu mis
en valeur. On ne concevait pas, par exemple, de le
valoriser par un travail de construction des massifs.
La Ville créait un bâtiment et on posait ici et là
un arbre. Il faisait partie du décor mais plutôt au
second ou au troisième plan. Alors que quand un
aménagement est bien pensé, c’est plutôt l’arbre
ou l’aménagement paysager qui contribue à mettre
en valeur le bâti.
Jean-Claude Weiss : On ne s’en rend plus compte
en 2014, mais, il y a 20 ans de cela, le projet du
Parc de la Vallée du Télhuet a été novateur à plus
d’un titre : dans sa conception, dans son mode
d’entretien préconisé (la gestion différenciée) et
dans ses choix en matière de fleurissement.
Françoise Lécuyer : Finalement la découverte du
Parc de la vallée du Télhuet par les Gravenchonnais
s’est bien passée et l’obtention du Trophée du
paysage en 1995 a permis d’expliciter encore plus
la démarche.
« L’aménagement de la vallée du
Télhuet a ouvert des horizons.
Pour nous, c’était la fin de
l’horticulture pure et dure. »
Martial Poussereau : A partir de là, l’aménagement
de la Vallée du Télhuet a ouvert des horizons. Pour
nous c’était le signal de la fin de l’horticulture pure
et dure. Nous avons commencé à nous intéresser à
la fois à ce qui plaisait dans le parc et sur ce qui
fonctionnait en matière de gestion pour l’exporter
en ville : affirmation de l’identité paysagère locale
(haies, talus cauchois, plantations adaptées à notre
climat…), distinction entre surfaces destinées
à accueillir du public et d’autres espaces plus
prestigieux, techniques d’entretien (pâturage,
gestion différenciée…).
entre ce que les agents du service font en ville et
dans la Vallée du Télhuet. S’il s’est avéré que le
parc a inspiré nos massifs urbains, l’inverse est de
plus en plus vrai. Il y a un enrichissement mutuel,
un questionnement permanent sur la conception.
Quel aménagement pour quelle zone, quel public,
quels moyens pour l’entretien ?
Jean-Claude Weiss : La Vallée du Télhuet nous a
démontré qu’en matière de communication, les
espaces verts ne faisaient pas exception : il faut
expliquer ce que l’on fait, démontrer l’intérêt de
réduire les fréquences de tontes pour certains
endroits, être pédagogue. Un massif ça s’explique
autant qu’un nouveau bâtiment : c’est un facteur
d’appropriation très important.
Françoise Lécuyer : Ce questionnement, qui a été
à la base des prescriptions de la Vallée du Télhuet,
se retrouve aujourd’hui à la racine de toutes nos
actions. Par ailleurs, il y avait déjà un peu de notre
Plan paysage dans les prescriptions de la Vallée du
Télhuet avec ce travail sur l’identité cauchoise et/
ou locale.
Martial Poussereau : Avec la Vallée du Télhuet, la
campagne est entrée en ville. Gravenchon a gagné
en identité, et nous, techniciens, une culture du
paysage. Le végétal ce n’est plus, pour nous, que
des fleurs ou des arbres, c’est une construction
(d’abord l’arbre, puis les arbustes, les massifs de
plantes et de fleurs et enfin le gazon). C’est un
ensemble logique qui tient compte d’un contexte.
Jean-Claude Weiss : D’ailleurs, nous autres élus
avons aussi gagné une culture du paysage ! Avec
les nouvelles pratiques en matière d’aménagement
paysager, nous avons tous développé petit à petit
une culture commune. Vu de la population et
même de l’extérieur, Notre-Dame de Gravenchon
est devenue autre chose que la « cité du pétrole »
grâce à la qualité de son cadre de vie et à la place
accordée au paysage. Ces changements ont bel
et bien permis à notre commune de se distinguer
positivement et d’être perçue sous un tout autre
angle.
« Gravenchon a gagné une
identité, et nous, techniciens,
une culture du paysage (....) qui
irrigue désormais les actions
en terme de renforcement du
cadre de vie gravenchonnais. »
Jean-Claude Weiss : En somme, le Plan paysage
que vous avez supervisé en 2009 est à la fois l’état
des lieux, la synthèse de ces 20 dernières années et
un guide pour les 20 prochaines !
Martial Poussereau : C’est vrai que le Plan
paysage est autant la formalisation de l’identité
paysagère gravenchonnaise qu’une boîte à idées,
une méthodologie pour les aménagements à venir.
Mais c’est aussi bien plus que cela car on peut aussi
le voir comme un support de collaboration entre
les services, les prestataires et les intervenants qui
œuvrent pour le cadre de vie Gravenchonnais.
« Le Plan paysage (...) est à la fois
l’état des lieux, la synthèse de
ces 20 dernières années et un
guide pour les 20 prochaines. »
Jean-Claude Weiss : Je sais que la culture du
paysage comme nous la concevons à Gravenchon,
cette culture qui fait que notre ville est souvent
citée en exemple, va perdurer et qu’elle produira,
dans les années à venir, de belles réalisations !
Françoise Lécuyer : L’inscription dans la démarche
« 4 fleurs » a entériné cette dynamique, d’autant
que les pratiques municipales ont évoluée en même
temps que le concours évoluait : biodiversité,
introduction de méthodes d’entretien plus
respectueuses de l’environnement, implication de
la population, respect de l’identité locale...
Martial Poussereau : Ce que l’on remarque depuis
plusieurs années déjà, c’est qu’il existe un dialogue
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 11
PROJET DE VALORISATION
/// Focus : Plan paysage
Pourquoi
paysage ?
un
Plan
Notre-Dame de Gravenchon est
une ville à la fois singulière et plurielle. Il était donc important de
reconnaître et de comprendre
l’espace communal, pour mieux
optimiser son aménagement
futur en tenant compte des richesses du patrimoine arboré et
paysager et des éléments urbanistiques et sociologiques.
La Ville a ainsi lancé une réflexion fin 2008 en vue d’établir
un Plan paysage qui répondrait
aux objectifs suivants :
• se doter d’une vision d’ensemble des espaces verts et
naturels,
• réaliser un état des lieux, identifier les principaux enjeux des
paysages, des espaces verts et
naturels de la commune,
• établir une typologie et une
cartographie de ces espaces,
• proposer des pistes de réflexion et d’actions pour l’enri-
chissement des espaces verts,
• définir des types et des niveaux de gestion permettant un
développement de la biodiversité dans le respect des usages
et s’inscrivant dans une optique
de développement durable,
• proposer des actions de sensibilisation et de communication
pour expliquer les démarches
suivies par la commune,
• évaluer les outils mis en place
dans le PLU (Plan local d’urbanisme) et voir s’il est possible de
les rendre plus performants.
Une équipe pluridisciplinaire
Courant 2009-2010, c’est donc
une équipe pluridisciplinaire,
composée de paysagistes, d’un
sociologue-urbaniste
(pour
recueillir notamment l’avis des
habitants sur les différentes dimensions du paysage communal ainsi que sur sa gestion) et
d’un écologue-cartographe qui
a planché à l’élaboration du Plan
paysage. Par ailleurs, les travaux
faisaient l’objet de compte-rendus réguliers à un comité de pilotage composé d’élus, de techniciens de la commune et de
représentants de la population.
Fin 2010, le document final a été
restitué aux services de la Ville.
Il s’articule autour de six livrets
totalisant près de 200 pages :
• le contexte et le grand
paysage,
• le Télhuet,
• le centre-ville,
• les espaces publics
• la gestion des espaces verts et
des arbres.
Un outil de travail et de gestion
L’étude, qui a été menée à travers un parti-pris
paysager, a permis d’aboutir à un Plan paysage ancré dans le quotidien gravenchonnais. Parce qu’il
permet d’avoir à la fois un inventaire précis ainsi
qu’une vision à long terme de notre aménagement
paysager, le Plan paysage contribue durablement
à la consolidation du cadre de vie gravenchonnais.
Véritable outil de travail et de gestion pour tous
les collaborateurs municipaux et les prestataires
extérieurs, le Plan paysage prend progressivement
corps dans les nombreux projets à venir en matière
d’aménagements paysagers.
12
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
PATRIMOINE PAYSAGER ET VEGETAL
Une invitation à
la découverte !
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 13
PATRIMOINE PAYSAGER ET VEGETAL
Une invitation à la découverte
La diversité est le maître-mot du patrimoine paysager et végétal de Notre-Dame de
Gravenchon. Au détour d’un quartier, au cœur du parc écologique ou au fil de l’écoulement du Télhuet, elle imprime sa marque sur l’ensemble du territoire communal.
P
atrimoine et modernité : le contexte paysager,
végétal et naturel de la ville fait cohabiter ces
deux entités qui souvent s’opposent.
On retrouve dans « L’ancien Gravenchon », ainsi
que dans le Parc de la Vallée du Télhuet, des
essences locales telles que le noisetier, le pommier,
l’aubépine, l’aulne, le peuplier ou le cornouiller.
Les cités pavillonnaires et le « Gravenchon actuel »
comportent de nombreuses essences végétales
récurrentes (platanes en alignement, prunus
à fleurs, saules...) ainsi que des haies taillées,
indissociables de l’identité de certains quartiers.
Deux particularités sont à signaler sur l’ensemble
de la ville : l’abondance de zones boisées et la
présence de nombreuses zones humides.
Les boisements
Notre-Dame de Gravenchon possède 185 ha de
bois communaux. Un diagnostic de ces bois a été
réalisé par un expert forestier en 1998 et les interventions nécessaires à l’époque ont été réalisées.
Au quotidien, le service Espaces verts veille à la
sécurisation des chemins et pratique de petites interventions de taille. Sur les sujets de taille plus im-
14
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
portantes, mais aussi pour les abattages et les rognages de souches, les interventions sont réalisées
par une entreprise prestataire, sous le contrôle du
service Espaces verts.
Les alignements
remarquables
et
les
arbres
Les essences prédominantes et récurrentes pour
les alignements anciens sont le chêne, le hêtre, le
platane, le tilleul. Un suivi régulier de ces alignements est fait par le service Espaces verts. Il réalise
les tailles de formation sur les jeunes plantations de
5 à 10 m, le suivi des tuteurs et des pieds d’arbres.
Les interventions spécifiques sont confiées à une
entreprise spécialisée en élagage qui réalise également les tailles architecturées sur 253 arbres par
an.
Afin d’assurer la reconnaissance et la sauvegarde
du patrimoine arboré, des alignements et des
arbres sont inscrits au PLU (Plan local d’urbanisme)
comme remarquables. Le travail préparatoire à
l’élaboration du Plan paysage a relevé que notre
commune possède de nombreux arbres marqueurs
du paysage dans le domaine public comme
dans le domaine privé (35 alignements classés
remarquables et 21 arbres isolés).
A noter enfin que la trame pérenne est également
constituée de nombreuses haies taillées (privées et
publiques, en particulier dans le quartier « PetiteCampagne ») et de haies vives.
Les nouvelles plantations d’arbres
Dans les prescriptions du PLU, l’obligation est faite
de planter un arbre pour 200 m² ou un arbre pour
quatre places de parking. Depuis 2006, 2 191 arbres
ont ainsi été plantés sur la commune. De fait, l’arbre
est au cœur de chaque projet suivi par le service
Espaces verts : lors de la rénovation de quartiers ou
de l’aménagement de nouveaux espaces verts, des
plantations d’arbres sont systématiquement effectuées. Ces plantations sont ensuite suivies par le
service Espaces verts pour la taille de formation ou
pour le tuteurage, par exemple.
Les massifs d’arbres, arbustes rosiers
et vivaces
Depuis une vingtaine d’années, lors de chaque
conception ou de rénovation de massif, le service
Espaces verts privilégie la plantation de massifs
avec vivaces, couvre-sols, bulbes et rosiers en
accompagnement d’arbustes.
Chaque rénovation est proposée par le service
Espaces verts aux élus en fonction de quelques
critères : massifs vieillissants, espèces monospécifiques ou sans intérêt paysager particulier…
A titre plus général, au-delà de vingt ans, il est
nécessaire de revoir les massifs au regard des
critères d’entretien (méthodes qui évoluent,
temps alloué…) et de l’évolution du milieu urbain
(création de nouvelles voiries, accompagnement
de la rénovation urbaine, nouvelle implantation de
mobilier urbain…).
Dans le cadre de la première phase de l’opération
Cœur de Ville, le responsable du service Espaces
verts et son adjointe se sont rendus en Hollande
avec les architectes paysagistes pour participer au
choix des arbres. Ainsi des espèces « originelles »
qui se trouvent sur le territoire communal depuis
plusieurs siècles ont été privilégiées : merisiers,
chênes, bouleaux, pins sylvestre…
Quelques chiffres
• 9 ha de massifs d’arbres, arbustes, rosiers et vivaces.
• 19 km de haies.
• 117,35 m² d’espaces verts par habitant.
• 120 000 plantes pour les massifs.
• 70 jardinières pour le fleurissement d’été.
• 13 000 plantes vertes et fleuries en culture.
• 2 500 chrysanthèmes produits et plantés.
• 20 000 bulbes plantés dans les massifs et les gazons
chaque année.
• 2 200 m2 de massifs floraux.
Au total depuis 2006 à Notre-Dame de Gravenchon
ont été plantés : 1 191 arbres (1 976 depuis 2001),
28 030 arbustes et couvre-sols, 34 380 vivaces et 2 640
rosiers.
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
15
PATRIMOINE PAYSAGER ET VEGETAL
Trame saisonnière et stratégie de
fleurissement
Dans la quasi-totalité des massifs ou des jardinières
au sol, les agents du service Espaces verts réalisent
trois fleurissements : bisannuelles au printemps,
annuelles en été et chrysanthèmes à l’automne.
Aussi, le service Espaces verts applique deux stratégies complémentaires en matière de gestion de
ses massifs :
rosiers et vivaces. L’apport conséquent de bulbes
(dans les surfaces engazonnées, les massifs, les
sous-bois…) contribue enfin à apporter un caractère
événementiel à l’embellissement, notamment sur
la période qui s’étend de mars à mai. Les bulbes
utilisés sont volontairement diversifiés (crocus,
narcisses, anémones, camassias…).
- Concept de fleurissement : le fleurissement
se veut plus horticole à proximité des espaces
« stratégiques », comme les grands équipements
publics, les voiries passantes et le Centre-Ville.
-
Concept d’embellissement : elle vise
notamment à mettre en adéquation des anciens
massifs avec les prescriptions du Plan paysage (voir
en page 12). Outre cette action de rénovation,
le service Espaces verts veille, dès que cela est
possible, à végétaliser les quartiers et les espaces
qui en étaient dépourvus (parkings…). La couleur
est alors apportée par la floraison d’arbustes,
Aménagements marquants
> En 2011, aménagement du parking de la salle de sport
Michel-Comont, de 104 places en dalles engazonnées
avec récupération des eaux pluviales :
• 1 360 m² de massifs, 1 300 m² de gazon
• Arbres : 64
• Arbustes : 690
• Couvre-sols : 780
• Rosiers : 380
• Vivaces : 570
16
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
> En 2013, première phase de l’opération « Coeur de
Ville » :
• Arbres : 29
• Arbrisseaux : 34
• Arbustes : 280
• Couvre-sols : 4 724
• Graminées et vivaces : 7 910
Un travail de composition
Les massifs fleuris de la ville sont principalement
composés de plantes vivaces et de graminées qui
restent en place plusieurs années. Les annuelles
et bisannuelles viennent alors en complément, en
ponctuation. La ville dispose également de massifs
composés seulement de plantes vivaces (Parc de la
vallée du Télhuet, avenue du Bois, place Cadeau...).
Dans les deux cas, les différentes équipes en charge
du fleurissement appliquent un travail de composition sur les massifs. Différentes composantes
rentrent ainsi en compte :
- Chromatique : choix des couleurs et des teintes
dominantes (froides, chaudes), en fonction des
ambiances de quartier, tout en essayant de maintenir
une unité d’ensemble sur le territoire communal.
Dans cette idée, l’engazonnement autour de
certains massifs vient asseoir la composition.
- Travail sur les volumes et la mise en
perspective : la hauteur et le graphisme de la
plante structurent le massif, la verticalité apporte
du dynamisme. Les plantes volumineuses viennent
compléter la composition. Les massifs sont pensés
et construits de sorte à couvrir l’ensemble des
hauteurs possibles, pour terminer par des plantes
couvre-sols.
- Créativité et originalité : depuis quelques
années, les équipes du services Espaces verts
veillent à introduire des éléments de nouveauté,
de surprise voire de décors dans leurs réalisations.
Cette scénographie, ou mise en scène, est aussi
l’occasion d’utiliser des éléments recyclés ou
détournés de leur utilisation première (devant de
l’Hôtel de ville, Rond-point Pasteur).
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 17
PATRIMOINE PAYSAGER ET VEGETAL
Le fleurissement aérien
Jusqu’en 2012, le fleurissement aérien estival nécessitait l’installation de près de 200 jardinières
composées de plantes vivaces (conservées après le
démontage) accompagnées de plantes annuelles.
Ce fleurissement aérien était concentré principalement sur l’Hôtel de Ville et ses environs (Hallettes
et carrefour de l’Europe).
Le projet Cœur de Ville, concentré sur ce même
secteur, a été l’occasion de revoir ces pratiques en
18
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
passant d’une ambiance fondée sur un fleurissement dense à une ambiance plus végétale. Si l’on
ajoute les inconvénients du fleurissement aérien
(chronophage en entretien et grand consommateur
en eau), on aboutit à une disparition progressive
et programmée du fleurissement aérien à NotreDame de Gravenchon. Aujourd’hui, il reste 70 suspensions fleuries.
/// Focus : Vallée du Télhuet
Son Parc
L’aménagement des 21 hectares
du Parc de la Vallée du Télhuet,
réalisé par un architectepaysagiste, s’appuie sur trois
idées directrices :
• Le parcours au bord de l’eau
permet de découvrir différents
milieux : aulnaie, saulaie, mare,
cressonnière...
- L’intégration dans le contexte
local et régional en utilisant des
éléments du patrimoine régional.
- Le respect et la valorisation
de
l’environnement
en
préservant
les
richesses
biologiques du vallon et en
aménageant celui-ci de façon à
favoriser la biodiversité.
- L’ouverture aux visiteurs
afin de leur offrir un ensemble
d’activités récréatives.
Pour sa conception et son
entretien novateur (recours à la
gestion différenciée), le Parc de
la Vallée du Télhuet a reçu le prix
du paysage en 1995.
Ses composantes :
• Les jardins du manoir d’inspiration anglaise.
• Les jeux en accès libre pour
enfants.
• Les jardins aquatiques (plan
d’eau situé dans la partie basse
du parc recueillant les eaux de
source et de drainage).
Un partenariat avec l’association
pomologique de Haute-Normandie a permis de mettre en
place des activités de taille et de
greffage pour le grand public et
les agents des Espaces verts. En
2012, 50 pommiers à fleurs, en
24 variétés, issus de la collection
nationale de M. Lemaître ont été
également implantées dans le
Parc de la Vallée du Télhuet.
• Dix ruches, près du verger
conservatoire, ont été progressivement mises en place depuis
2008. Elle sont gérées conjointement par un agent du service
Espaces verts et une personne
du CIVAM (centre d’information
et valorisation de l’apiculture
moderne).
• Les bâtiments cauchois , une
ancienne grange à céréales accompagnée de son manège et
un cellier à cidre avec broyeur
et pressoir d’une architecture
typiquement normande ont été
reconstruits.
• Le talus cauchois : talus plantés de hêtres caractéristiques
des clos « masures » du pays de
Caux (alignement d’arbres ceinturant les fermes).
• 5 bœufs d’Écosse, permettant
d’entretenir de façon pastorale 5
hectares de prairies humides.
• Des poneys accueillis dans
une parcelle, autre exemple de
gestion pastorale.
• Le verger conservatoire, créé
en 1996, compte aujourd’hui 310
variétés de pommiers à cidre et
à couteaux, ainsi que d’autres
fruitiers comme des cerisiers,
des pruniers et des châtaigniers.
Le Parc de la Vallée du Télhuet,
c’est aussi les vestiges restaurés
du Château de la FontaineSaint-Denis (enceinte fortifiée
du Moyen-âge), les étangs
Marcel-Legendre composés de
trois bassins pour le plaisir des
pêcheurs et des promeneurs,
l’église Notre-Dame et son jardin
typique : jardin « de simples »
qui regroupe des plantes
médicinales et/ou vertueuses.
Une rénovation de ce jardin est
prévue.
A proximité, le Bois du Parc offre
différents sentiers de balades
ainsi que la découverte d’une
motte féodale.
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 19
PATRIMOINE PAYSAGER ET VEGETAL
/// Focus : 2 réalisations en milieu urbain
Au côté du Parc de la Vallée du
Télhuet, Gravenchon compte
6 squares et 5 plaines de jeux
librement accessibles au public.
Parmi eux, le square du Télhuet et le square Jean-Jaurès
illustrent la création d’espaces
publics et paysagers adaptés à
leur contexte urbain immédiat.
buttes rappelant les talus
cauchois et notamment celui du
Parc de la Vallée du Télhuet. Ces
buttes pourraient être retirées
pour accueillir des aires de jeux
dans les années à venir au fur
et à mesure de l’installation de
couples avec enfants dans le
quartier.
Le square du Télhuet
- Cheminements en stabilisé
Envisagée en 2007, la création
du square du Télhuet visait à
remplacer un espace plat et sans
caractéristique particulière, au
cœur d’un quartier résidentiel.
L’implication du service Espaces
verts dès la phase de consultation
et de l’élaboration des marchés
publics, a permis d’aller au delà
du simple réaménagement.
Ainsi, la prise en compte de la
composition de la population
vivant à proximité du futur square
(principalement des seniors ou
des familles avec des enfants
adolescents ou adultes) a orienté
le projet vers un square évolutif :
- Espace structuré par des
adaptés aux déplacements des
personnes à mobilité réduite. Une
zone en stabilisé a également été
implantée afin que les habitants
du quartier se retrouvent pour
jouer aux boules.
- Quelques arbres ont été
ajoutés pour l’ombrage : avec
les bancs, ce square incite à
la détente et à l’échange. Plus
largement, la végétation a
été pensée pour un entretien
minimal (bâche biodégradable,
plantes couvre-sol, vivaces…).
Le square Jean-Jaurès
Dans le cadre de la rénovation
du quartier de l’Arbalète (2007-
2011), la même approche a été
appliquée au square Jean-Jaurès
situé au cœur de l’ensemble.
Tout en sauvegardant l’ouverture
des
jardins
des
maisons
nouvellement construites vers un
espace commun, l’aménagement
du square a consisté en
l’implantation de buttes pour
diminuer le vis à vis. Les
circulations entre les différentes
entrées du square ont été revues,
tout comme l’accès au city stade
déjà existant. L’espace, qui
reste évolutif, a été agrémenté
de plantes couvre-sol, et de
quelques grands arbustes qui se
dressent aux côtés du pin qui,
lui, a été conservé.
A noter que pour favoriser le
sentiment d’appropriation du
square, les habitants du quartier
ont été conviés à une séance
de plantation de bulbes en
novembre 2011 par le service
Espaces verts et le Centre social
Arpège implanté aux environs.
Le square du Télhuet
Avant
Après
Le square Jean-Jaurès
Avant
20
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
Après
DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE
Vers une gestion
intégrée
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 21
DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE
Vers une gestion intégrée
Gestion différenciée, propreté urbaine, réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires dans les services et pour la population, chauffage de nombreux bâtiments
publics au bois : les actions de la Ville concourent à une exemplarité environnementale. L’environnement et le cadre de vie tendent vers une gestion « intégrée » prenant en compte des facteurs écologiques, économiques et sociaux.
L
a gestion du patrimoine paysager et végétal de
la Ville est confiée au service Espaces verts. Au
sein du pôle Technique et logistique, le rôle principal
du service Espaces verts est de mettre en place et
d’animer la politique environnementale municipale
auprès des élus, par la proposition et l’exécution
de projets, dans le cadre de budgets annuels et
dans le respect des engagements municipaux, en
matière de développement durable. Il en est de
même du service Propreté et VRD.
Deux services pour un meilleur cadre
de vie
- Le service Espaces verts : est au service des
habitants, mais aussi des autres services municipaux
dans le cadre des pratiques transversales
existantes au sein du pôle Technique et logistique.
Ce fonctionnement permet au service Espaces
verts d’être associé à la conduite des opérations
de voiries, de construction d’équipements publics,
de rénovation de quartier… Avec l’émergence de
l’intercommunalité et des rapprochements qu’elle
encourage, les compétences de ce service profitent
aussi à d’autres communes de la Communauté de
communes Caux Vallée de Seine (CVS).
Qui dit développement durable dit nouvelles
façons d’agir. Les 21 agents du service appliquent
une démarche participative pour l’ensemble de
leurs actions (fleurissement, aménagement...). En
fonction des compétences et des motivations de
chaque agent, différentes équipes sont constituées
pour concevoir et mettre en oeuvre les projets. La
polyvalence est ainsi de mise.
- Le service Propreté et VRD : est composé de
7 agents municipaux. L’équipe propreté et VRD du
pôle Logistique et technique intervient sur tous les
secteurs inaccessibles aux balayeuses et autres gros
engins de nettoyage. Quatre véhicules électriques
permettent de diminuer la pénibilité du travail des
agents, mais aussi d’étendre leur rayon d’action
aux nouvelles zones urbanisées. Ces véhicules
sont équipés de bacs permettant le tri sélectif,
puisque les agents du service propreté effectuent
quotidiennement le ramassage des détritus dans les
zones où la balayeuse ne peut intervenir : gazons,
massifs, etc. Les agents du service Propreté et VRD
entretiennent également les blocs sanitaires ainsi
que le mobilier urbain. Ils assurent la gestion des
collectes de poubelles placées sur la voie publique.
Recours aux entreprises prestataires
> Dans le cadre de l’entretien de ses espaces, la Ville a recours à des marchés d’entretien pour divers travaux : tontes,
entretien de haies et de massifs d’arbustes, fauchage, désherbage, taille et abattage. Dans nos marchés publics
sont insérés des clauses d’insertion et des critères à caractère environnemental, prenant en compte des objectifs de
développement durable, la mise en valeur de l’environnement, la préservation des ressources naturelles.
Quelques chiffres :
• 49,1 ha de gazons tondus en ville, sur les terrains de sport et dans la Vallée du Télhuet, avec des fréquences
d’intervention allant de 12 à 65 tontes par an.
• 38,5 ha de zones rustiques fauchées en ville et dans la Vallée du Télhuet avec des fréquences allant de 1 à 6
fauches par an.
• 70 km de trottoirs et 9 ha de sols inertes désherbés, chimiquement et thermiquement.
22
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
/// Focus : Organigramme du service Espaces verts
Surfaces vertes et
sportives
• Environ 11 ha de surfaces sportives
• Entretien de 10 terrains + 1 synthétique + divers
terrains
• Fertilisation et entretien des surfaces sportives :
décompactage, regarnissage, arrosage, aération,
chaulage
• Fertilisation et entretien des gazons en ville
• Engazonnement et regarnissage des gazons
• Fauchage et fenaison
• Destruction des taupes en ville et sur les stades
• Pour les boeufs d’écosse, surveillance
vétérinaire et alimentation (en hiver
uniquement)
Espaces verts
1 agent et un apprenti
Fleurissement :
• Plantation et entretien de 2 200 m² de massifs
(répartis sur 20 sites) + 70 jardinières au sol
• Plantation des chrysanthèmes
• Plantation de bulbes dans les massifs fleuris et à divers
endroits de la ville
• Création et plantation de nouveaux massifs
Production
• 120 000 plants produits, plus de 250 variétés
• Production de 13 200 plantes vertes et fleuries pour les coupes et
diverses manifestations
• Production de 2500 chrysanthèmes
• Préparation des suspensions et jardinières fleuries
• Réalisation de décors et de coupes fleuries pour des manifestations,
les bâtiments publics et les personnes bénéficiant du portage des
repas (anniversaires, fête des grand-mères, Noël, …)
• Entretien des bacs de la mairie et des écoles, réalisation de
compositions pour les bureaux de la mairie
7 agents et une apprentie
➢Espaces verts :
• Entretien en régie directe de différents massifs d’arbustes, rosiers,
vivaces et de haies (5 ha) : tailles, désherbages manuels ou thermiques,
remplacements...
• Petits engazonnements
• Tailles diverses et recépage
• Fauchages, débroussaillages
• Petits élagages
➢Vallée du Télhuet :
• Entretien écologique de l’ensemble du parc, 21 ha.
• Tailles, désherbages, débroussaillages, fauchages...
• Entretien du verger : tailles, greffages,
traitements biologiques…
Service
Espaces verts
9 agents et 4 apprentis
Suivi des entreprises
prestataires des marchés
d’entretien et suivi des
chantiers d’insertion
• 6 entreprises intervenant pour 5 marchés d’entretien
différents tout au long de l’année
• Chantier d’insertion : équipe de 5 personnes 100
jours par an
1 agent
Gestion du service et administratif
• Proposition et conception de projets dans le cadre de la valorisation de la
commune
• Encadrement des équipes
• Gestion administrative et budgétaire du service
• Marchés d’entretien et de travaux
• Secrétariat
2 responsables et une secrétaire
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
23
DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE
La gestion différenciée
La gestion différenciée est mise progressivement en place à Notre-Dame de Gravenchon depuis 1997.
Tout d’abord pratiquée dans le Parc de la Vallée du Télhuet, elle a été étendue à l’ensemble de la ville.
Elle concerne la plantation des arbres, la taille des arbres et haies, l’entretien des massifs, l’entretien des
surfaces engazonnées ou rustiques, le désherbage des sols inertes.
La gestion différenciée s’applique également au fleurissement (plus de vivaces au détriment d’annuelles ou
de bisannuelles), au paillage (maintien de l’humidité du sol, moins d’adventices) et au choix des plantes lors
des conceptions de massifs (résistance au climat, à la sécheresse).
24
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
/// Focus : 4 catégories d’entretien
Catégorie 1 : Espaces
verts de prestige
Espaces verts avec fleurissement important, en centre-ville.
Secteurs avec arrosage automatique (église, abords de massifs
fleuris…)
• Tontes très régulières : environ
25 passages maximum par an
avec ramassage
• Découpes des bordures : 1 fois
par an
• Désherbage et fertilisation des
gazons (régie directe)
• Entretien régulier et « pointu »
des massifs d’arbustes, rosiers,
vivaces
• Tailles des haies au minimum 2
fois par an
• Fleurissement horticole : massifs
d’annuelles, de bisannuelles et
fleurissement aérien
Catégorie 2 : Espaces
verts horticoles
Squares, espaces d’accompagnement de voiries ou de bâtiments publics
• Tontes régulières : environ 18
passages maximum par an avec
ramassage
• Désherbage et fertilisation des
gazons, si besoin (régie directe)
• Entretien régulier des massifs
• Taille des haies au moins une
fois par an
• Fleurissement par les massifs
d’arbustes,rosiers et vivaces
Catégorie 3 : Espaces
verts rustiques
Espaces verts de loisirs, espaces
d’accompagnement de certaines
voiries
• Tontes plus espacées : environ
12 passages maximum par an
avec ramassage
• Pas de désherbage et pas de
fertilisation des gazons
• Entretien régulier des massifs
• Taille des haies suivant les
besoins
• Fleurissement avec massifs
d’arbustes, rosiers et vivaces
Catégorie 4 : Espaces
naturels
Etangs, abords des zones industrielles, espaces d’accompagnement de certaines voiries, bois
communaux, espaces attenants
au Télhuet, par exemple
• Fauchages avec fréquences de
6, 4, 2 ou 1 fois par an selon les
secteurs
• Entretien des massifs et des
haies, suivant les besoins :
désherbage et recépage
Les terrains de sports
Ils requièrent un entretien soigné
et fréquent avec deux niveaux
d’intervention :
• Niveau 1 : 75 tontes maximum
par an à la tondeuse hélicoïdale,
désherbage, fertilisation, arrosage en régie directe
• Niveau 2 : 40 tontes maximum
par an avec ramassage, désherbage, fertilisation, arrosage en
régie directe.
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
25
DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE
Déchets verts
Les déchets verts (déchets de taille, arrachage des
massifs, désherbage, fauchages…) sont évacués
pour la majeure partie, vers une déchetterie privée
avec laquelle la Ville a un marché. Celle-ci s’occupe
du transfert et du traitement de ces déchets dans
un centre agréé.
Depuis 2010, l’apport de déchets verts en déchetterie baisse en passant de 267 tonnes à 171 en
2013. De fait, de plus en plus de déchets verts sont
valorisés par le service Espaces verts :
• réutilisation lors de création des décors,
• stockage des feuilles mortes qui sont ensuite réutilisées comme compost,
• fascinage de berges avec les branches de saules,
• broyage pour le paillage des massifs d’arbustes.
Parallèlement, les agents du service Espaces verts
s’appliquent à réduire la production de déchets
verts : taille raisonnée des arbustes, massifs avec vivaces (moins d’annuelles – bisannuelles) qui restent
en place plusieurs années…
D’une manière générale, le service cherche à réduire
l’ensemble de ses déchets (plastiques, papiers…)
et de ses consommations (achat de camions poids
lourds équipés de bennes à grilles pour diminuer
les allers et venues et donc les émissions…).
La charte FREDON
> Lors du Conseil municipal du 19 décembre 2013, les élus Gravenchonnais ont approuvé
la démarche d’engagement avec la Fédération régionale de défense contre les organismes
nuisibles (Fredon) qui vise à poursuivre la réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires.
L’objectif de la charte Fredon est de mettre en œuvre des pratiques préservant la santé
humaine et l’environnement, notamment en réduisant la quantité de produits phytosanitaires
retrouvés dans les eaux dites « superficielles » et « souterraines ».
Dans le cadre de la signature de la charte, l’agence de l’eau Seine Normandie apporte un
appui financier aux communes engagées et la Fredon un accompagnement technique.
La charte Fredon repose sur trois niveaux de pratique qui vont de « traiter mieux » (niveau 1) à
« ne plus traiter chimiquement » (niveau 3) avec, à chaque fois, un nombre d’engagements à
respecter (actions de sensibilisation auprès du public, utilisation des techniques alternatives
au désherbage chimique, réalisation d’un plan d’entretien des espaces communaux…). En
signant la charte Fredon, la Ville s’engage pour la validation du niveau 1 avec, pour objectif,
une labellisation du niveau 2 (« traiter moins »). En parallèle, des contacts seront noués
avec des communes ayant visé ou atteint le niveau 3 afin d’appréhender leur mode de
fonctionnement.
26
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
L’eau
Dans le cadre de la réduction de l’impact des activités de la Ville (voir à ce sujet page 32), le service
cherche optimiser la gestion de l’eau dans de nombreux domaines :
- Récupération de l’eau de pluie : création en
1990 d’un bassin de récupération d’eau pluviale
au centre de production du service Espaces verts
(capacité de 10 m3). Un autre site réservé au service Espaces verts accueille une cuve de 50 m3. Des
équipements municipaux accueillent une cuve de
récupération des eaux de toiture.
Au Bosquet-Reine, l’obligation est faite aux habitants d’installer des récupérateurs d’eau de pluie
de 5 m3 afin qu’elle soit réutilisée (alimentation WC,
lave linge…) . La Ville participe financièrement à
cette implantation qui équipe, à ce jour, 126 habitations. 62 cuves sont prévues et commandées pour
la phase 3 du Bosquet-Reine.
- Diminution de la consommation d’eau pour
l’entretien des massifs : généralisation des
systèmes d’arrosage automatique depuis 16 ans
dans les massifs et sur les terrains de sport, afin
de faire des économies d’eau en programmant
l’arrosage tant en quantité qu’en qualité (arrosages
lors des heures les moins chaudes pour éviter la
dispersion…). La réduction de la consommation
d’eau pour l’entretien des massifs, passe également
par une conception optimisée de ceux-ci (végétaux
adaptés au climat, implantations de plantes couvresols, utilisation du paillage…),
- Régulation des eaux pluviales : afin de réguler
et de collecter les eaux de pluie et de ruissellement,
des noues végétalisées ou des massifs drainants
sont créés dès que possible lors des rénovations
ou des aménagements de quartier (espaces publics
Coeur de Ville, Gymnase Comont, Val Ravenot et
Bosquet-Reine...). Les revêtements permettant
l’infiltration des eaux sont privilégiés lors des
conceptions des nouvelles opérations d’urbanisme
(dalles engazonnées, pavage drainant...).Sur les
600 ha urbanisés, 66,6 ha sont actuellement
traités de la sorte. Ce type de traitement est
systématiquement imposé dans les projets de
réhabilitation ou de création de quartiers et mis en
place quand la configuration des lieux le permet.
- Retenues d’eau : en raison de la situation géo-
graphique de la ville et à cause des importantes
inondations que la Ville a connu en 1993, de nombreuses retenues d’eau ont été construites sur le
territoire communal. La majorité des bassins et
retenues d’eau de la ville est paysagée, afin de
favoriser leur intégration dans leur environnement
direct (habitations, Parc de la Vallée du Télhuet...).
Certains d’entre eux sont même pâturés par des
vaches. Lors de la requalification du quartier de
l’Arbalète, en 2010, la Ville a procédé à l’implantation d’une cuve de rétention de 30 m3, pour collecter les eaux de ruissellement de l’ensemble du
quartier.
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 27
DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE
Zéro phyto !
En diversifiant et en optimisant leurs techniques,
les services tendent depuis plusieurs années vers le
« zéro phyto ». A l’image de ce qui est mis en place
pour l’entretien quotidien des bâtiments communaux (réflexion sur le choix des produits, formation
des agents à leur bon usage, installation de diludoses…), l’entretien du cadre de vie se passe de
plus en plus de produits chimiques :
- Entretien des espaces verts : paillage des
massifs, penser « entretien » dès la conception par
l’utilisation de bâches biodégradables et en ayant
recours systématique aux plantes couvre-sols.
Le désherbage thermique a débuté dans le Parc
de la Vallée du Télhuet en 2005, puis a été étendu
à l’ensemble de la ville sur 5 hectares, essentiellement des sols perméables. La technique utilisée est
le désherbage thermique à infrarouge. Le service
Espaces verts et l’entreprise d’insertion titulaire du
marché réalisent ces prestations.
- Entretien des chemins communaux : la
commune compte un certain nombre de chemins
de promenades, en ville, dans le Parc de la Vallée
du Télhuet ou dans ses espaces boisés. Les
chemins stabilisés sont désherbés thermiquement
et pour ceux situés dans les zones plus naturelles
l’enherbement est privilégié.
Les techniques de paillage
> Le service Espaces verts a très tôt (1990) fait le choix de pailler les massifs de la ville. Après avoir essayé de
nombreux paillages, le choix s’est porté sur la cosse de sarrasin (40 m3/an) et l’écorce filandreuse de peuplier (70 m3/
an) pour les massifs d’annuelles et de vivaces. Pour les massifs d’arbustes, le service espaces verts utilise l’écorce de
peuplier ou les copeaux issus du broyage des déchets de taille pour les massifs situés à la périphérie de la ville. Les
pieds d’arbres isolés sont également paillés. Le paillage minéral tel que la pouzzolane (30 T par an) est utilisé dans
certains quartiers. Des essais non concluants ont été réalisés pour le paillage des massifs de bisannuelles : mauvais
enracinement, mauvaise reprise des plantes à la sortie de l’hiver.
Le paillage passe également par l’utilisation de toiles de paillage biodégradables sur 3-4 ans pour les massifs
d’arbustes. Les toiles tissées de paillage en polypropylène sont proscrites. Enfin, des végétaux couvre-sols sont
utilisés en plus du paillage afin de « coloniser » la surface des massifs et réduire la pousse d’adventices :
• arbustes persistants ou non, à port rampant et à petit développement (cotonéaster, romarin, stéphanandra…),
• vivaces, persistantes ou non, à port rampant (géranium, vinca, alchemille…).
28
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
- Lutte biologique : cette méthode est pratiquée
dans les serres municipales depuis 2009. Les
agents des serres municipales surveillent le degré
d’infestation des cultures et utilisent des insectes
prédateurs des principaux ravageurs des cultures
ornementales (pucerons, cochenilles, thrips...), tout
au long de l’année. Les agents sont aidés par une
entreprise spécialisée qui vient régulièrement faire
des contrôles et actualiser le programme de lutte.
Elle assure aussi la fourniture des auxiliaires de
cultures, le suivi et la formation des agents.
créée. Elle est composée d’élus, de membres du
Conseil des Sages et de techniciens municipaux
qui mènent une réflexion sur le développement
des herbes naturelles, ainsi que sur les différentes
solutions à mettre en place pour le limiter. A
l’heure actuelle, les caniveaux sont désherbés
thermiquement 2 fois par an par un prestataire
privé. Des interventions manuelles (binette et
balais) sont également pratiquées par les agents du
service Espaces verts et par un chantier d’insertion.
Les passages réguliers d’une balayeuse réduisent
l’enherbement. Une campagne de rejointoiement
des bordures a été réalisée sur un secteur de la ville
en 2013 et sera reconduite prochainement.
- Entretien du mobilier urbain : les agents du
- Entretien et désherbage des voiries : le
balayage de la voirie est assuré par un prestataire
privé, sous le contrôle du service propreté et VRD.
Les rues sont balayées deux fois par mois, les
places et les parkings une fois par mois (sauf pour
le centre-ville qui reçoit le marché et qui est donc
nettoyé de façon hebdomadaire).
Les 70 km linéaires de voiries et 3 ha de surfaces
imperméables étaient désherbés chimiquement.
Après avoir interdit l’usage des produits phytosanitaires pour les entreprises prestataires du
marché d’entretien des espaces verts depuis 2011,
la Ville tend vers un entretien plus respectueux des
voiries. Fin 2012, une commission désherbage a été
service Propreté et VRD font régulièrement une
tournée pour vérifier l’état du mobilier urbain et
réalisent l’entretien. Ils sont aidés par un prestataire
privé qui nettoie les colonnes enterrées et les bancs.
Par ailleurs, un programme de remplacement du
mobilier urbain est reconduit annuellement : une
dizaine de bancs et une vingtaine de poubelles
sont ainsi changées tous les ans. Une réflexion est
en cours pour chercher des produits adaptés aux
nouveaux modes de vie, à la fois plus robustes et
plus écologiques.
Dans un souci environnemental, le service Propreté et VRD recommande, pour les enlèvements de
tags, le système de nettoyage par aérogommage.
Ce procédé évite l’utilisation de produits chimiques
et permet des économies d’eau.
Fleurs champêtres
> Début 2000, le Service espaces verts a développé
les massifs de fleurs champêtres. Après avoir semé
jusqu’à près d’un hectare par an avec plus de
vingt mélanges différents, les agents ont changé
d’orientation à partir de 2010 pour tendre vers la
disparition de ce type de fleurissement qui s’est
avéré trop chronophage (du fait de la non-utilisation
de produits phytosanitaires pour l’entretien) pour un
rendu esthétique limité.
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 29
DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE
Réserves foncières
La Ville possède des réserves foncières qui font
l’objet de fauches mécaniques. La fenaison de deux
parcelles est réalisée deux fois par an (juillet et septembre) par le service Espaces verts. Une cinquantaine de balles de foin est réalisée chaque année et
utilisée afin de nourrir les boeufs d’Ecosse.
En effet, pour certaines parcelles, la gestion pastorale est de mise : la Ville développe le pâturage
(chevaux, boeufs d’écosse...) afin :
• d’entretenir de manière plus respectueuse l’environnement,
• réduire les interventions de fauchage mécanique,
• répondre à la demande de propriétaire d’animaux,
• créer de « l’animation » par la présence d’animaux.
La Ville a donc développé ce principe en
aménageant des terrains (mise en place de clôtures)
et en proposant aux propriétaires d’animaux de
prendre en charge l’entretien de ces terrains.
Des conventions sont alors signées avec ces
propriétaires.
Le Schéma d’aménagement lumière
> La 1ère phase du Schéma d’aménagement lumière (SDAL) est programmée
pour 2014. Sur une durée de 6 ans, le SDAL vise à renouvellement de 1 270
points lumineux sur les 3 100 que compte la ville (techniques obsolètes,
éclairages type « boule »…). A l’image du travail qui a permis l’élaboration
du Plan paysage, les orientations du SDAL permettront de créer une identité
nocturne propre à la ville, dans le but d’inscrire la lumière comme vecteur de
confort, de sécurisation, de valorisation et de développement touristique. Pour
cela le projet prend en compte les différents enjeux d’une politique lumière
pérenne : enjeux de développement durable, enjeux sociaux, économiques,
énergétiques et réglementaires. Au terme des 6 ans, le prestataire s’engage
à ce que le dispositif atteigne 42,6 % d’économies d’énergie par rapport à
la situation existante : recours au LED, remplacement ou rénovation de
toutes les armoires d’éclairage avec, entre autre, la mise en place d’horloges
astronomiques et d’autres nouvelles technologies...(abaissement de puissance
en fonction de la fréquentation des lieux ou des heures…).
30
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
Collecte des déchets de la population
Dans le cadre de ses compétences, la Communauté
de communes Caux vallée de Seine (CVS), sous
l’impulsion des élus Gravenchonnais, s’est orientée
vers la mise en place de conteneurs enterrés.
Depuis le 1er janvier 2011, la collecte du verre
sur l’ensemble de la ville se fait dans des Points
d’Apport Volontaire et le volume collecté ne cesse
d’augmenter, preuve que les Gravenchonnais ont
adopté le dispositif (297 tonnes en 2011 à 324 en
2013).
Depuis avril 2011, les espaces de tri alliant la collecte
du verre, les ordures ménagères et les recyclables
sont progressivement implantés sur l’ensemble du
territoire communal afin de favoriser le tri sélectif
des déchets. La commune compte actuellement
50 points de collecte et 118 colonnes qui sont
entretenues par des agents communaux mais vidées
par une entreprise prestataire. Moins coûteux,
l’apport volontaire réduit considérablement le
nombre de rotations de camions benne nécessaires
à la collecte… et leurs émissions de CO2 !
Toujours dans le cadre de ses compétences, c’est
la CVS qui gère les 5 déchetteries présentes
sur son territoire, dont celle de Notre-Dame de
Gravenchon. Son accès est gratuit (sauf pour les
professionnels). Chacun peut venir y déposer les
déchets dont il ne peut se défaire par la collecte
normale, du fait de leur encombrement ou de leur
nature.
A la suite d’un tri effectué par l’usager lui-même, et
après un stockage transitoire, les déchets sont, soit
valorisés dans des filières adaptées, soit éliminés
dans des installations autorisées à les recevoir.
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 31
DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE
Milieu urbain : une question d’équilibre
Sur le territoire communal, le cadre de vie tend à
faire dialoguer les espaces verts et paysagers avec
les espaces plus urbains, afin de proposer une lecture simple et apaisée de la ville. L’urbanisation se
veut au service des habitants dans de nombreux
domaines :
- Accessibilité : convaincue de la nécessité de
travailler avec le secteur associatif, afin de mieux
appréhender la question du handicap sous tous ses
angles, la Ville a créé une Commission Communale
pour l’Accessibilité dès 2007. Cette commission
composée d’élus, d’associations, de représentants
des personnes handicapées, de représentants
individuels et agents des services techniques, s’est
rencontrée au moins une fois par mois en 2013. La
CCAPH a pour objet :
• d’établir un diagnostic sur l’état d’accessibilité de
l’existant en matière d’espaces publics et de services publics,
• de proposer un programme d’actions, visant à
améliorer l’accessibilité pour les personnes porteuses de handicap,
• d’apporter des réponses aux problèmes posés
par le handicap, de quelque nature qu’il soit, au
sein de la Ville.
La commission travaille actuellement à la rédaction
d’une charte communale visant à promouvoir l’accessibilité de toutes les personnes, afin de favoriser
leur autonomie et de leur permettre une participation à la vie sociale. La Ville a obtenu en 2011, le
prix des collectivités accessibles dans la catégorie
« espace public/habitat ».
- Transport : la reprise en gestion municipale du
transport urbain (le TAG, Transport à Gravenchon)
avec, notamment, l’achat d’un bus électrique, a
permis de développer ce service gratuit par le biais
d’une ligne à la demande et d’une ligne régulière.
Presque 27 000 voyageurs ont été transportés par
le TAG en 2013. Par ailleurs, la création d’une aire
de covoiturage est à l’étude.
- Déplacements doux : la Ville implante depuis
plusieurs années des tronçons de pistes cyclables
sur la commune. L’objectif est de pouvoir intégrer
ce type de projet dans ses aménagements routiers
et de pouvoir les relier au réseau départemental
existant. A ce jour, la commune compte 3,5 kms de
pistes cyclables. La place des déplacements doux
(trame piétonnière, pistes cyclables) est un point
central de l’opération Cœur de Ville.
- Maîtrise de l’affichage publicitaire : compte-
tenu de la situation actuelle (densité publicitaire
faible, peu d’affichage sauvage ou grand format…),
l’affichage publicitaire n’a pas besoin d’être
réglementé sur la commune.
Pour communiquer sur les événements communaux ou informer sur les travaux en cours, le service
Communication a recours à des panneaux mobiles
qui ne sont présents que pour une durée limitée,
afin de ne pas encombrer l’espace public.
- Enfouissement des réseaux : à chaque fois
que cela est possible, tous les réseaux aériens sont
enfouis lors des rénovations de quartier.
- Patrimoine bâti : pour les particuliers, la
Communauté de communes Caux vallée de Seine
(CVS), dans le cadre de ses compétences et en
partenariat avec l’Agence Nationale de l’Habitat
(ANAH) et le Département de Seine-Maritime,
propose un Programme d’Intérêt Général (PIG). Il
vise à améliorer le parc de logements privés anciens
(plus de 20 ans), sur son territoire.
La CVS, pour amplifier son action en faveur
des économies d’énergie, est aussi partenaire
technique et financier du programme national
« Habiter Mieux ».
Ce programme se destine aux
propriétaires souhaitant améliorer leur résidence
principale et réaliser des économies d’énergie,
effectuer une mise aux normes ou encore adapter
32
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
leur logement au handicap ou à la vieillesse. Une
aide supplémentaire peut être accordée aux
propriétaires qui réalisent des travaux permettant
une amélioration d’au moins 25% des performances
énergétiques de leur logement.
Enfin, l’Espace Info Energie Caux vallée de Seine
livre des conseils gratuits à tous les habitants du
territoire pour les guider dans leurs projets d’économie d’énergie (isolation, chauffage, énergies renouvelables…).
- Mobilier urbain : la reprise du transport urbain
a permis d’engager une réflexion qui a débouché
en 2012, sur la création de nouveaux arrêts de
bus. Ces arrêts, agrémentés d’abris, de bancs,
de fauteuils adaptés, entre autres aux personnes
à mobilité réduite, sont venus compléter le parc
existant. Leur choix et leurs emplacements ont été
pensés par les services municipaux et les habitants
participant au Conseil des sages. Dans le cadre de
l’aménagement des espaces publics de l’opération
Cœur de Ville, une attention particulière est portée
afin de veiller à ce que le nouveau mobilier urbain
soit cohérent avec l’existant (robuste, nécessitant
peu d’entretien…) et corresponde aux besoins de
la population.
- Signalétique : elle est une aide pour le visiteur
et valorise l’image de la Ville. Le projet de
réactualisation complète de la signalétique de la
ville a été élaboré au cours de l’année 2010, à partir
d’un inventaire exhaustif de l’existant. Ce travail
important a été réalisé par le service Propreté
et VRD entouré par un groupe de volontaires
composé, de membres du conseil municipal et du
Conseil des sages. L’ensemble de la signalétique
municipale a été changée début 2012, soit une
soixantaine de nouveaux mâts. A cette occasion,
l’ensemble des pancartes a été rationnalisé afin de
simplifier la lecture et de faciliter l’orientation des
visiteurs.
Actions de coordination
> Sur le territoire communal, seuls trois secteurs autour d’immeubles restent à la charge des bailleurs (les Cèdres,
cité Gide et résidence du Val). Il arrive cependant à la Ville d’intervenir sur ces secteurs, en particulier pour l’entretien
des arbres. Ailleurs, des conventions ont été passées pour que la ville devienne progressivement propriétaire des
terrains et ce pour l’euro symbolique.
Pour ce qui est des abords des routes, la CVS réalise les fauchages des accotements dans le cadre de sa compétence
voirie et le service Espaces verts prend à sa charge le désherbage. La Ville prend à sa charge l’entretien d’une
partie des chemins de randonnées. Les chemins classés au niveau départemental (GR), sont entretenus par la CVS.
Les zones artisanales sont de la compétence de la CVS. Par le biais d’une convention, la Ville a rétrocédé l’entretien
des espaces verts mais gardé l’entretien des arbres. Pour les abords de bâtiments publics du ressort de la CVS
(centre-aquatique Alain-Guilloit en particulier), une convention stipule que la Ville entretient et la CVS rétribue la
ville en fonction des coûts.
Les départementales sont entretenues par les services du Département, à l’exception du CD 81. Suite à la
signature d’une convention, le service Espaces verts a pu réaliser des aménagements spécifiques avec l’aval du
Département.
Dans le cas particulier de l’EPHAD La Maison du Télhuet, une convention a été signée avec le propriétaire de
l’établissement afin que la Ville réalise et prenne en charge l’entretien en vue de garder une homogénéité
d’entretien entre les extérieurs et l’emprise de l’EHPAD (proximité du parc de la Vallée du Télhuet, du jardin des
part’âges).
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 33
DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE
/// Focus : réduction de l’impact des activités de la Ville
Notre-Dame de Gravenchon
est une des villes pilotes de
l’Agenda 21 intercommunal Caux
vallée de Seine. Au titre de ses
engagements dans ce domaine,
la Municipalité a travaillé, entre
2010 et 2011, avec un prestataire
à la réalisation d’un diagnostic
bilan carbone quantifiant les
émissions de gaz à effet de
serre des services municipaux,
engendrées par ses activités
directes et indirectes.
Un bilan carbone
Ainsi, en 2010, le bilan global des
émissions s’élève à 3 940 tonnes
équivalent CO2 (1 kg de CO2
contient 0,2727 kg de carbone),
soit 463 kilos équivalent CO2
par habitant. Grâce au bilan
carbone, la Ville dispose d’une
valeur référence et d’un état
des lieux complet en matière
de ses émissions de carbone.
Pour réaliser ce bilan, 6 postes
d’émissions de gaz à effet de
serre de la collectivité ont été
considérés :
• l’énergie (chauffage, éclairage,
fonctionnement des appareils...),
• les achats (fournitures, papiers,
services, consommables bureautiques...),
• le fret (fournitures, déchets...),
34
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
• les déplacements (déplacements professionnels et déplacements domicile-travail),
• les immobilisations (bâtiments,
matériel informatique, véhicules,
mobilier...),
• les déchets produits.
Réponses actuelles et à
venir
Depuis cet état des lieux, de
nombreuses actions ont été
mises en place pour faire des
économies de fonctionnement
et réduire la dépendance aux
énergies fossiles : diminution de
la température de un ou deux
degrés dans certains locaux,
renforcement de l’isolation de
certains bâtiments, équipement
en véhicules « propres »,
définition
d’un
schéma
d’aménagement lumière (SDAL).
La mise en service en septembre
2013 d’un réseau de chaleur
urbain de 7 km alimenté par
une chaufferie bois permet à
elle seule d’économiser plus
de 3 300 tonnes équivalent
CO2 chaque année. Construit
et exploité en délégation de
service public, l’équipement
alimente 37 bâtiments répartis
entre différents abonnés (Ville,
Communauté de commune
Caux Vallée de Seine, Bailleurs
sociaux…) pour un équivalent
de 1 400 logements chauffés. Le
réseau est dimensionné avec une
réserve de puissance de 20 %,
pour permettre d’éventuelles
extensions.
Enfin, d’autres pistes de travail
sont à l’étude pour améliorer
encore le bilan carbone : équipement en véhicules « propres »
(électrique), modes de chauffage alternatifs comme le projet
de rénovation de la Maison du
Patrimoine qui intègre un puit
canadien pour limiter les apports en énergie et pour assurer
le chauffage et le rafraîchissement du bâtiment.
ANIMATION / VALORISATION TOURISTIQUE
Culture paysage,
culture partage
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
35
ANIMATION / VALORISATION TOURISTIQUE
Culture paysage, culture partage
L’implication de l’ensemble de la collectivité dans la création d’un cadre de vie de
qualité n’est pas une fin en soi. Cet engagement n’a de sens que s’il s’accompagne
d’actions permettant aux Gravenchonnais de s’approprier les nouvelles pratiques et
d’être acteurs de l’évolution de leur ville.
D
epuis de nombreuses années, des actions
pédagogiques sont régulièrement proposées
par la Ville. Le service Espaces verts partage et
échange la conception gravenchonnaise de la gestion du cadre de vie, auprès de la population ainsi
qu’auprès d’autres publics.
Actions pédagogiques
- Des potagers dans les écoles : deux écoles
(Albert-Schweitzer et Charles-Péguy) accueillent
des potagers impliquant un nombre important de
participants : les 348 enfants des établissements,
les intervenants du contrat éducatif local, l’équipe
enseignante, le service Espaces verts et les bénévoles des jardins familiaux. L’approche recherchée
est de permettre aux enfants de découvrir les
différentes étapes de la vie végétale tout en respectant le rythme des saisons et l’environnement
naturel du potager. En d’autres termes, les enfants
découvriront, au travers de l’activité, le principe de
fruits et légumes de saison et de produit local.
Les potagers, associés aux animations qui
concernent l’ensemble des restaurants scolaires
toute l’année (découverte des céréales, semaine
du goût…) ainsi que d’autres, plus ponctuelles
(opération « Un fruit à la récré ») permettent
également d’enrichir le goût de l’enfant dans son
environnement familial.
- Interventions dans les écoles : les animateurs
du service Rudologie de la Communauté de
communes CVS interviennent régulièrement dans
les écoles de la ville, pour apprendre aux enfants
les bonnes pratiques en matière de tri sélectif mais
aussi en matière de réduction des déchets, de
jardinage durable, tout en évitant l’utilisation de
produits phytosanitaires.
Dans le cadre de la mise en place de la réforme
des rythmes scolaires, un atelier de sensibilisation
à l’environnement sera mis en place à partir de
septembre 2014, en partenariat avec le service
des Espaces verts, de la CVS et des associations
œuvrant dans ce domaine. Si, jusqu’à présent
cette opération est réalisée conjointement avec
les enseignants des écoles de la Ville, cette activité
ponctuelle sera renforcée en temps et en moyens
pour permettre aux enfants participants aux
nouvelles activités pédagogiques, de s’investir
pleinement à cette démarche environnementale.
L’inscription sur ces nouveaux temps d’activités
devrait in fine sensibiliser 240 élèves à cette action.
36
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
- Semaine
de la plantation : chaque année
depuis 1986, la Ville organise la Semaine de la
plantation, afin de valoriser l’engagement municipal
en faveur du cadre de vie et de transmettre un
savoir faire aux jeunes « pousses » en les rendant
acteurs. Les services de la Ville proposent aux
enseignants volontaires de participer avec leur
classe à la plantation d’arbres et arbustes. Cette
démarche incite les enfants au respect des
espaces publics dans lesquels ils ont contribué à
leur embellissement. Plus largement, cette action
pourrait impacter durablement leur comportement
au sein de la collectivité. Ces cinq dernières années,
69 arbres, 1137 arbustes, 2750 vivaces et couvresols et 100 rosiers ont été plantés
- Visites et découvertes : des sorties sont
régulièrement organisées pour les enfants des
écoles dans le Parc de la Vallée du Télhuet, ceci
afin de découvrir différents milieux (verger, zones
humides, ruisseau...), la faune et la flore. Avec
l’Accueil de loisirs et le Centre social Arpège, des
actions pédagogiques sont également mises en
place. Les visites du Parc de la Vallée du Télhuet
permettent d’expliquer aux élèves la gestion
différenciée qui y est pratiquée et de découvrir
l’aménagement du parc et ses espèces végétales.
Régulièrement, les enfants visitent le secteur de
production florale municipale. Des explications sur
la germination, les plantes et le matériel de production leur sont données. Ils ont la possibilité de réaliser des semis, des repiquages... Enfin, le service
Espaces verts reçoit régulièrement de nombreuses
visites (lycées horticoles, habitants...).
- Formations et interventions : de part leur ex-
périence et leur technicité, les agents du service
Espaces verts sont régulièrement sollicités pour
accueillir des formations ou en tant qu’intervenant.
Le Centre National de la Fonction Publique Territoriale sollicite ainsi le service Espaces verts pour
assurer des formations (« désherbage thermique »,
« gestion de la flore spontanée », « l’arbre en milieu
urbain »…). Le service est aussi sollicité pour faire
des interventions auprès de collègues d’autres collectivités : Communauté de communes Caux vallée
de Seine (formation de l’équipe espaces verts du
parc de l’Abbaye et préparation du plan de gestion
des espaces verts), Agglomération de Dieppe (en
vue de la mise en place de la gestion différenciée),
Montivilliers (techniques de désherbage alternatif,
CAUE de l’Eure (visite d’élus pour leur expliquer la
conception de massifs et la gestion différenciée),
Ville du Havre (gestion pastorale avec des bœufs
d’Ecosse)…
L’opération grattoirs
> Après avoir interdit l’usage des produits
phytosanitaires pour les entreprises prestataires du
marché d’entretien des espaces verts depuis 2011,
la Ville tend vers un entretien plus respectueux de
ses voiries. Afin d’associer les Gravenchonnais à ces
nouvelles pratiques, la Ville leur offre, depuis mai
2013, un grattoir. « L’opération grattoir » permet
ainsi aux volontaires de disposer d’un grattoir
pour qu’ils désherbent eux-mêmes leur trottoir
ainsi que leurs allées et terrasses. Cette démarche
participative contribue à sensibiliser la population
aux nouvelles pratiques municipales, mais aussi à la
réduction de l’usage des produits phytosanitaires
à domicile. A ce jour, plus de 160 grattoirs ont été
distribués.
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 37
ANIMATION / VALORISATION TOURISTIQUE
- Apprentissage : le service Espaces verts
accueille des jeunes en formation. 5 apprentis
suivent actuellement une formation au centre
Hortithéque de Fauville-en-Caux et travaillent
en vue de l’obtention d’un diplôme production
florale ou aménagement paysager. D’autres
organismes de formation sollicitent Notre-Dame
de Gravenchon pour des formations plus courtes
ou de découvertes du milieu professionnel.
- Concours communaux : le cadre de vie
Gravenchonnais est promu à travers deux concours
annuels : le prix des maisons fleuries (portant sur
la période estivale) et le prix des décorations de
Noël. Si la période concernée n’est pas la même,
la finalité des deux concours reste la valorisation
des initiatives individuelles qui contribuent au
cadre de vie municipal. C’est pour cela que
les décorations et aménagements visibles en
plein jour et de l’extérieur sont favorisés par les
critères d’évaluation. Par ailleurs, afin de juger les
participants, les deux concours font appel à un
jury composé d’élus locaux, d’agents municipaux,
d’habitants (membres du Conseil des Sages et
du Conseil municipal enfants) et de bénévoles
membres d’associations de jardins familiaux.
Actions en faveur de la cohésion sociale
Lieux de rendez-vous et d’échanges, les espaces
publics contribuent, de part leur qualité et leur
accès libre, à renforcer la cohésion sociale au sein
des villes. A la fois lieux d’accueil et prétextes à la
rencontre, les espaces publics façonnent l’ambiance
de l’environnement urbain.
- Le jardin des part’âges : la création d’un
jardin intergénérationnel se concrétise à l’automne
2011. Ce jardin, aujourd’hui baptisé « Jardin des
part’âges », s’étend sur une surface de 200 m2 et
se présente à la fois comme un lieu de promenade,
de repos, mais aussi un potager. Il est adapté
à la mobilité réduite et à l’âge des participants.
Le projet est porté par plusieurs structures : la
Maison du Télhuet (établissement d’hébergement
de personnes âgées dépendantes situé à proximité
immédiate), l’Accueil de loisirs (également situé
à proximité), l’Arpège (Centre social agréé) et le
service Espaces verts. Plus largement, ce jardin est
accessible à toutes les bonnes volontés (les écoles le
fréquentent ponctuellement, le service Rudologie
de la Communauté de communes y localise
certaines de ces animations pédagogiques…).
- Les haies gravenchonnaises : l’opération
« haies champêtres » a été créée en 1997. En 2014,
elle change d’intitulé mais garde le même objectif,
à savoir inciter les Gravenchonnais, désireux de
remplacer ou de créer une haie en bordure de rue,
à planter des végétaux proposés par le service
Espaces verts et non plus une haie mono-spécifique
ou de résineux. La Ville propose une liste variée
d’arbustes caduques ou persistants, pour des haies
taillées, fleuries ou champêtres. Depuis 1997, plus
de 54 000 arbustes ont été distribués gratuitement
à 1 018 Gravenchonnais.
- Autres exemples de réalisations collectives :
afin de mettre en valeur certains espaces (rondspoints, centre-ville) les enfants des Accueils de
loisirs, du Contrat éducatif local, de la Maison
de l’enfance, ainsi que des habitants fréquentant
le Centre social Arpège ou résidant dans les
Résidences pour personnes âgées réalisent des
décorations. Par exemple, des paquets, des nœuds
et de petits personnages ont été confectionnés
pour les décors de Noël.
Jusqu’en 2013, le parvis de la médiathèque recevait
des décors (animaux, fleurs) réalisés en matériaux
recyclés par le service Espaces verts avec les
enfants fréquentant le Centre social Arpège et
l’Accueil de loisirs.
38
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
- Animations et événements : dans le cadre de
sa politique en matière d’animations culturelles
et événementielles, plusieurs rendez-vous sont
organisés chaque année au sein du Parc de la Vallée
du Télhuet. Qu’ils soient de portée patrimoniale,
commémorative ou festive, ces rendez-vous gratuits
et populaires permettent aux habitants de NotreDame de Gravenchon mais aussi du territoire Caux
Vallée de Seine de découvrir ou de rédécouvrir les
nombreux charmes du Parc écologique de la Vallée
du Télhuet en toute convivialité. Par ailleurs, c’est
également au sein de la Vallée du Télhuet que
les cirques et la foire annuelle aux bestiaux sont
accueillis sur une esplanade aménagée à cet effet
par la Ville en 2009.
Lors des grands événements, et notamment lors
d’Un dimanche à la campagne (fête du terroir),
les agents du service Espaces verts répondent
présents. Ils prodiguent des conseils en matière
de gestion paysagère, proposent des animations
aux côtés de l’Accueil de loisirs et du Centre social
Arpège et contribuent à la décoration des lieux,
bâtiments et structures temporaires.
- Travaux d’insertion : La Ville intègre dans ses
marchés, selon l’objet, des clauses d’insertion
dans les conditions d’exécution du marché. Cela
permet d’imposer à toute entreprise attributaire
de réserver un nombre d’heures travaillées à des
personnes éloignées de l’emploi.
De plus, le service Espaces verts dispose d’un marché spécifique de prestations d’insertion sociale.
- Les jardins familiaux : l’association des jardins
familiaux, créée en 1937, bénéficie de 150 jardins
de 100 à 200 m² répartis sur deux sites mis à
disposition par la Ville. Tous les jardins sont équipés
de cabanes et d’un point d’eau. Entre 2009 et 2011,
la Ville a pris à sa charge le renouvellement de 50
cabanes. En 2014, 37 toitures de cabanes seront
changées par la Ville.
L’association des jardins familiaux participe
régulièrement à des événements municipaux pour
se faire connaître et présenter ses productions.
Les plus beaux jardins, balcons, potagers et même
résidences de personnes âgées sont récompensés
chaque année à travers un concours communal
organisé avec l’aide de l’association.
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 39
ANIMATION / VALORISATION TOURISTIQUE
- Aires de jeux et terrains de sports en accès
libre : Dans le cadre de sa politique d’animation
et sportive, la ville souhaite proposer un accès
aux sports et aux loisirs pour tous. Cette politique
s’inscrit dans une démarche de Ville Sportive (2ème
au challenge l’Equipe en 2007 et 2011) et de Ville
Ludique (1er en 2008). C’est pourquoi la politique
municipale se matérialise par une dotation
d’équipements répartis sur plusieurs quartiers et
sites de la Ville. En tout ce sont 30 équipements
sportifs et 60 structures de jeux qui sont déployés
pour permettre aux gravenchonnais de se divertir
en toute sécurité. Entre 2008 et 2013, la commune
est passée de 1683 m2 à 2330 m2 de surface
de jeux. La réalisation d’une « coulée verte »
agrémentée d’ateliers sportifs et d’aires de jeux,
a permis d’enrichir un patrimoine déjà bien étoffé
(voir encadré). Sur les 30 équipements sportifs, 3
terrains à vocation multisports ainsi que 3 terrains
de football sont proposés en accès libre.
Complémentaires aux aménagements conçus et
entretenus par le service des Espaces Verts, tous les
équipements sportifs et de loisirs s’intègrent dans
un environnement cohérent et agréable afin de
favoriser le rapprochement intergénérationnel, de
contribuer au développement moteur et social des
enfants, de susciter les échanges entre voisins et de
promouvoir le sport-loisir. Au cours de cette année
2014, la Ville va encore densifier son patrimoine
en proposant une surface de 130 m2 d’aire de jeux
accessibles à toutes les formes d’handicap.
40
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
La Coulée verte
> Inaugurée en septembre 2012 en bordure de la
phase 1 du quartier du Bosquet-Reine, la coulée
verte regroupe, sur près de 14 000 m2, sept espaces
de jeu en accès libre et gratuit. Outre son ampleur,
et sa situation entre une succession de bassins
de rétention respectant le fil d’eau naturel et la
topologie du terrain, la Coulée verte présente
plusieurs particularités comme l’espace « forme
pour tous » qui comporte des stations d’exercices
physiques ainsi qu’un parcours d’agrès qui peut
plaire aux adultes. L’espace « jeu pour tous » est
entièrement accessible aux personnes à mobilité
réduite (adultes et enfants). La coulée verte, c’est
enfin un jeu interactif faisant le lien entre un site
Internet et l’aire de jeux, ce qui permettra aux 6-12
ans de participer à une chasse au trésor ludique et
interactive.
Stratégie de promotion
Si la Ville de Notre-Dame de Gravenchon a pu
se distinguer par la qualité de son cadre de vie
et de ses aménagements paysagers, c’est aussi
parce qu’elle le valorise depuis plusieurs années à
l’extérieur de son territoire. Quand le savoir-faire
est reconnu, le faire-savoir n’est pas à négliger !
- Circuits de balades : sur l’ensemble du territoire
communal, il existe neuf circuits permettant la
pratique pédestre ou cycliste (VTT et VTC) en
toute liberté. Afin de promouvoir les espaces
naturels de la commune et de les faire découvrir,
ces neufs circuits sont regroupés dans un carnet.
La conception originale de ce carnet de balades
est le fruit de l’étroite collaboration entre des
randonneurs gravenchonnais ainsi que les services
Espaces verts et Communication. L’ensemble a été
réédité en 2013 et rendu numérique pour mobile.
- Randonnée du Lait de mai : depuis 1987, la
Ville organise, grâce au concours de bénévoles, une
marche d’environ une heure, ouverte à tous, le 1er
mai. Le parcours de cette promenade conviviale de
5 km (aller) emmènera les promeneurs dans une
exploitation agricole où un petit-déjeuner copieux
les attendra. Pain de quatre livres, beurre, confitures,
omelette, lait et cidre : de quoi prendre des forces
pour le retour ! Cette manifestation permet de
renouer avec la tradition de la rosée de mai lorsque
les vaches sortent à nouveau dans les prés et que
le lait prend plus de couleur et de qualité. Chaque
année, plus de 300 marcheurs, Gravenchonnais ou
extérieurs, répondent à l’invitation.
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 41
ANIMATION / VALORISATION TOURISTIQUE
- Carte course d’orientation : depuis 2012,
la Ville de Notre-Dame de Gravenchon a fait
l’acquisition, auprès de la Fédération française
de courses d’orientation, d’une carte officielle du
Parc de la Vallée du Télhuet et du Bois du Parc.
Homologuée par la fédération, cette carte présente
toutes les indications nécessaires à la pratique de
la course d’orientation : relief (courbes de niveaux,
trous, grottes...), hydrographie (rivières, ruisseaux,
42
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
étangs...), végétation (passages faciles ou difficiles,
clairières, pelouses...), éléments humains (routes,
vestiges, clôtures...).
Cette carte est consultable et téléchargeable
gratuitement sur le site Internet de la Ville. Elle est
aussi accessible dans les sites concernés et dans les
équipements sportifs de la collectivité, grâce à QRcode.
- Bornes interactives de la Vallée du Télhuet :
depuis son inauguration au milieu des années 90, le
Parc de la Vallée du Télhuet accueillait un parcours
pédagogique avec des bornes informatives portant
sur les différents milieux. En écho aux évolutions du
milieu naturel et des techniques de communication,
l’ensemble du dispositif a été revu en 2013 pour être
révélé en octobre lors de l’événement célébrant le
terroir local, Un dimanche à la campagne.
Vestiges, bœufs d’Ecosse, informations sur la
faune et la flore : les 17 bornes se veulent à la fois
pédagogiques et ludiques. En effet, en flashant
le code présent sur chacune des bornes avec un
smartphone, les visiteurs peuvent en découvrir
plus : commentaire audio, galerie photo, reportage
sonore… et même coloriage pour les plus jeunes !
A noter également que l’ensemble de ce contenu
additionnel est aussi accessible sur le site Internet
de la Ville.
Ce dispositif est complété par 3 panneaux situés
aux entrées du parc. En plus de présenter un
plan général du parc, ils recensent les différents
éléments du circuit des bornes de la Vallée du
Télhuet.
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
// 43
ANIMATION / VALORISATION TOURISTIQUE
Communication
La politique municipale en faveur du cadre de
vie fait régulièrement l’objet d’articles dans le
Gravenchon Infos. Cette publication est diffusée
dans l’ensemble des foyers gravenchonnais. Plus
généralement, le cadre de vie est un axe important
du plan de communication de la Ville. Il est ainsi
régulièrement valorisé :
- Auprès de la presse seinomarine : obtention
des 4 fleurs, opération grattoirs, projet Cœur de
Ville, Coulée verte, actions mises en place en faveur
de l’accessibilité,...
- Le logo « 4 fleurs » apparaît sur les panneaux
d’entrées de ville ainsi que sur la publication
« Découvrir Notre-Dame de Gravenchon » qui
est remise aux nouveaux et aux futurs habitants,
distribuée par les élus à des partenaires
institutionnels ou des entrepreneurs…
- Campagne d’image : tout au long de l’année
2013, le service Communication a mené la première
campagne d’image de Gravenchon. L’objectif de
cette campagne, qui a été déployée sur une année
sur les réseaux d’affichage urbain des territoires
de la CVS, des communautés d’agglomérations
du Havre et de Rouen, a été de développer
l’attractivité de la ville, notamment pour lui donner
une autre image. Cette campagne, qui a également
été déclinée sur le territoire communal, met en
scène le cadre de vie Gravenchonnais grâce à une
photo du Parc de la Vallée du Télhuet. Au diapason
du visuel, le rédactionnel incite à aller au-delà des
apparences et des idées préconçues : « A NotreDame de Gravenchon, il y a des usines… mais pas
seulement ! Osez découvrir un cadre de vie qui
vous surprendra ! ».
- Communication de travaux : sans travaux,
il n’y a pas d’amélioration possible du cadre de
vie. Depuis 2013, les chantiers municipaux sont
signalés par des panneaux portant l’inscription :
« La Ville investit dans ces travaux pour améliorer
votre cadre de vie ». Près des chantiers importants,
des panneaux « infos travaux » permettent aux
habitants d’être directement informés sur site
des réalisations communes. Parce que c’est une
forte demande de la population, la communication
travaux et grands projets sera encore renforcée en
2014.
Les espaces verts s’affichent lors de l’Armada 2013
> Du 6 au 16 juin, les quais de Rouen ont accueilli l’édition
2013 de l’Armada. Comme cela avait été le cas en 2008,
La Ville de Notre-Dame de Gravenchon a de nouveau été
associée à cet événement aux retombées nationales et
internationales puisque le service Espaces verts a conçu et
réalisé le décor des jardins du village VIP.
Des agents du service Espaces verts, associés à une équipe
regroupant des collègues des villes de Lillebonne et de
Bolbec mais aussi de la Communauté de communes Caux
vallée de Seine, ont ainsi réalisé les 1150 m2 d’aménagements
paysagers sur le thème des océans. Après l’installation
complète, un petit effectif s’est relayé chaque jour sur place
pour la maintenance et l’arrosage. Les décors, visibles
durant toute la durée de l’événement par le public, ont
nécessité l’utilisation de 44 tonnes de sable, de 25 tonnes
de petits galets, de 70 m3 de paillage, de 20 m d’échalas,
de plusieurs dizaines de plantes et arbres prêtés par les pépinières du territoire ainsi que de nombreux éléments
de décoration provenant de dons, de prêts, de récupération ou créés spécifiquement par le service Espaces verts
ou les services de la Ville.
Le service Communication a également profité de la présence de la Ville sur l’Armada pour sa campagne d’image :
distribution, à Rouen, de flyers reprenant le visuel « Osez découvrir », réalisation d’un film pour la webTV municipale
(Gravenchon TV), articles dans la presse locale et le Gravenchon infos…
44
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
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Petiville
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81
Norville
Caudebec-en-Caux
Pont de Brotonne
Rouen
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
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GRAVENCHON EN IMAGES
Récompenses des décorations de Noël
Pause aux étangs
Marcel-Legendre
Pommiers de la vallée du
Aménagement d’un jardin décoratif pour les Floralies Seinomarines dont les
agents du service Espaces verts ont remporté le prix du public en 2012
Parc de la Vallée du Tél
urbain invitant à la déte
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VILLES ET VILLAGES FLEURIS
Terrain de sport complexe Virmontois
Début du réaménagement du CD81
u Télhuet
Portes ouvertes aux Serres municipales
lhuet : mobilier
ente
Prémices du printemps devant le Clos du manoir
Directeur publication : Virginie Carolo, Maire / Réalisation et conception : service Communication - Hôtel de Ville Place
d’Isny - BP 29 - 76330 NOTRE-DAME DE GRAVENCHON - Tél. : 02 32 84 55 00 / Rédacteur en chef : Michaël Boblique /
Rédacteur et photographe : Manuel Chevallier / Infographiste et photographe : Cyril Bodelle / Crédits photos : Ville de
Notre-Dame de Gravenchon - Laura Cerles P13- Alexandra Chevallier P44
VILLES ET VILLAGES FLEURIS
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Ville de Notre-Dame de Gravenchon - service Communication - 10/13 photo raffinerie : © Tomas Sereda - Fotolia.com - photo vallée du Télhuet : service Communication - Ville de Notre-Dame de Gravenchon
A Notre-Dame de Gravenchon,
il y a des usines...
mais pas seulement !
Osez undécouvrir
cadre de vie
qui vous surprendra !
Parc de la vallée du Télhuet
www.notre-dame-de-gravenchon.fr
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