oncours - Site de la Ville de Notre-Dame-de
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oncours Villes et Villages fleuris Edition 2014 // Dossier 2014-2017 LA DÉMARCHE G éographiquement située en amont de l’estuaire de la Seine, entre Le Havre et Rouen, Notre-Dame de Gravenchon, avec ses 8 300 habitants, est une agréable petite ville de Seine-Maritime. Historiquement, c’est à partir de 1930, que notre commune connaît un essor économique et industriel important grâce à l’implantation des raffineries. Elle héritera de cette époque un surnom, peu glamour, de « cité du pétrole ». Dès lors, les équipes municipales successives n’auront de cesse de mettre en oeuvre des politiques ambitieuses, afin d’améliorer le cadre de vie de leurs concitoyens et de modifier, dans les esprits, cette image de cité du pétrole. En tant qu’élus et Gravenchonnais, nous sommes fiers, aujourd’hui, de la nouvelle image de commune « raffinée » ou de « petite Suisse Havraise » que notre ville inspire. Depuis, l’expérience et le savoir-faire de toutes nos équipes d’agents communaux, l’envie et la motivation de nos élus et le soutien et la participation de nos concitoyens, sont la source de nombreux projets et actions, visant à remodeler toujours et encore notre ville. C’est ainsi que notre projet principal de rénovation urbaine « Cœur de ville » a débuté en 2013. D’autres réalisations et démarches ont également vu le jour comme, la rénovation de la maison du patrimoine et du colombier, maintenant associés dans un nouvel écrin paysager, la construction et la mise en service d’une chaudière bois, pour diminuer l’impact environnemental de nos rejets CO2, la mise en place d’un schéma d’aménagement lumières, pour mieux mettre en valeur notre ville et réduire notre consommation d’énergie et la signature de la charte FREDON, pour réduire l’utilisation de nos produits phytosanitaires dans l’entretien des espaces verts et publics. Le nouveau mandat que nous débutons, s’attachera particulièrement à poursuivre la mise en place d’une cohérence végétale et architecturale, dans la partie la plus urbanisée du cœur de la ville. Ce ne sont pas des bâtiments, des logements et des espaces publics avec des espaces verts que nous allons créer, mais des nouveaux espaces de vie respectueux des enjeux environnementaux, de la biodiversité et du vivre ensemble. De la nouvelle urbanisation, inspirée par le Plan paysage à la réforme des rythmes scolaires en passant par des démarches participatives (jardin des part’âges, opération « grattoirs »), l’ensemble de nos actions municipales, intègrent de façon permanente, notre stratégie d’aménagement paysager et du fleurissement. La participation à ce concours des Villes et Villages fleuris est l’aboutissement d’un travail cohérent, autour d’une stratégie partagée par les élus, les agents municipaux, mais aussi la population. Cette participation permet, d’entretenir une dynamique et joue un rôle important dans la poursuite du développement de notre cadre de vie. C’est aussi une mise en valeur du savoir-faire de notre service Espaces verts, qui s’exporte aujourd’hui au-delà des limites de notre territoire communal, notamment lors de grands rendez-vous touristiques régionaux tels que L’Armada à Rouen. La reconnaissance actuelle, symbolisée par notre panneau 4 fleurs, est aussi le reflet de notre état d’esprit et de notre engagement à vouloir changer notre Ville, en respectant l’environnement qui est le nôtre et avec lequel nous vivons. Virginie Carolo, Maire Alain Czelaj, Adjoint chargé du Cadre de vie SOMMAIRE IDENTITÉ DU TERRITOIRE P.3 PROJET DE VALORISATION P.9 PATRIMOINE PAYSAGER ET VÉGÉTAL P.13 DÉVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE P.21 ANIMATION ET VALORISATION TOURISTIQUE P.35 GRAVENCHON EN IMAGES P.44 2 2 VILLES ET VILLAGES FLEURIS IDENTITÉ DU TERRITOIRE Singulière et plurielle ! VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 3 IDENTITÉ DU TERRITOIRE Singulière et plurielle Ville à la campagne ou campagne au coeur de la ville, Notre-Dame de Gravenchon est une ville à la fois singulière et plurielle. N otre-Dame de Gravenchon est une ville de Seine-Maritime située à 40 km du Havre, en bord de Seine. Entre marais et forêts Jusqu’à l’endiguement, l’espace communal actuel était une portion du rebord méridionnal du Pays de Caux. Gravenchon dispose ainsi de trois éléments de reliefs : - une terrasse en pente-douce, parfois appelée contre-pente, qui s’étend de la falaise, haute seulement de quelques mètres, jusqu’au bas des versants des vallons, limitant le plateau ou s’y insinuant comme la vallée du Télhuet. Cette terrasse est discrètement partagée par le talweg du Télhuet le long duquel les terrains sont plus humides et où naissent quelques sources. Carte d’identité Région : Haute-Normandie Départ. : Seine-Maritime Arrondissement du Havre Chef lieu de canton Code postal : 76330 Maire : Virginie Carolo Intercommunalité : Caux-Vallée de Seine Population : 8 266 hab Densité : 441,08 hab./km2 Espaces verts par habitant : 117,35 m² (hors bois et forêts) Altitudes : mini. 19 m / maxi. 136 m Superficie : 18,74 km2 - Des vallons profonds, en particulier celui de Fontaineval. Leurs versants sont souvent raides et portent la ceinture boisée de la commune. - Des petites étendues de plateau, séparées les unes des autres par les vallons, qui incisent l’extrémité du plateau de Caux. L’une d’elle, située le plus à l’ouest, culmine à 111 m au Platon. Une autre, très réduite, à l’est du Bois du Parc, atteint 130 m d’altitude. La troisième est la plus étendue : c’est là où se trouve le point culminant de la commune (136 m) au niveau du Pré Mançais. Un climat doux et humide La commune subit une influence maritime qui assure un climat doux et humide, avec des hivers modérément froids et des étés tempérés par la brise marine. Plus de 2 000 ans d’histoire Port-Jérôme > La plate-fome de Port-Jérome occupe aujourd’hui 1 900 hectares et s’étend sur 4 communes. Les industries de la zone assurent la fabrication annuelle de plus de 15 millions de tonnes de produits pétroliers et chimiques. Raffinage, pétrochimie, logistique à valeur ajoutée avec une vocation portuaire affirmée, éco-industries et agroalimentaire, telles sont les activités de ce site adapté à l’accueil d’industries classées SEVESO. 4 VILLES ET VILLAGES FLEURIS Des vestiges d’époque néolithique témoignent d’une occupation du territoire par une faible densité de population. C’est à l’Antiquité que la locution « Gravenchon » apparaît, mélange de « gravat » (gravier, sable) et « chon », locution signifiant pays ou lieu. Le fief de Gravenchon va quant à lui se constituer avec le traité de Saint-Clair-sur-Epte. Le site de la Fontaine-Saint-Denis (ruines d’un château fort et d’un lavoir) qui domine aujourd’hui encore le Parc de la Vallée du Télhuet, reste le principal témoignage de la période moyenâgeuse. En 1789, on recense deux paroisses sur ce territoire : Notre-Dame et Saint-Georges. Les deux communes sont si proches qu’elles semblent n’en former qu’une. Leur réunion sera scellée le 12 janvier 1825 : c’est l’acte de naissance de NotreDame de Gravenchon. L’ère industrielle En 1928, le gouvernement impose le raffinage du brut en France. Le Havre apparaît alors comme le port le plus direct pour l’importer d’Amérique. C’est une zone située à proximité de Gravenchon. qui accueillera les installations industrielles de raffinage. La première usine démarre fin 1932, mais c’est après 1945 que le raffinage prendra son réel essor. Avec la construction des infrastructures (écoles, habitations, équipements sportifs…) destinées à accueillir les employés du site, le village rural de 500 âmes se mue en « cité du pétrole » ! De la Cité du pétrole à l’Agenda 21 L’inauguration de la nouvelle mairie en 1958, symbolise le déplacement du centre-ville sur les terres de l’ancien village de Saint-Georgesde-Gravenchon. Depuis, la ville n’a cessé de se développer, à l’image de la zone industrielle de Port-Jérôme, perdant son image de ville rurale au profit de celle d’une « ville nouvelle ». Pour compenser l’urbanisation parfois non maîtrisée des années 50 à 70, les élus n’ont eu de cesse d’oeuvrer à l’embellissement paysager et végétal de la commune : nombreux espaces publics plantés, parc écologique de la Vallée du Télhuet, importance du patrimoine arboré, introduction de la gestion différenciée. Etre ville pilote de l’Agenda 21 intercommunal a également permis aux services de la Ville d’appliquer les bonnes habitudes déjà prises à l’ensemble du fonctionnement de la commune : réalisation d’un bilan carbone des activités municipales, création d’un réseau de chaleur urbain de 7 km, définition d’un Plan paysage... VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 5 IDENTITÉ DU TERRITOIRE Le développement durable au coeur de nos politiques publiques Un développement n’est durable et partagé, que lorsqu’il permet de répondre aux besoins du présent, tout en tenant compte, des aspects écologiques, économiques, sociaux et sans compromettre l’avenir des générations futures. Le développement durable est donc au coeur de la Politique de la Ville telle qu’on la conçoit à Notre-Dame de Gravenchon et telle qu’elle est présente dans de nombreux domaines : - Enfance et jeunesse : les structures ne manquent pas pour accueillir les enfants et les jeunes : Maison de l’enfance (crèche, halte-garderie et relais d’assistantes maternelles), Accueil de loisirs, animations le midi et garderie péri-scolaire gratuites dans les écoles, collège, centre de formation par alternance aux métiers de l’industrie… - Des animations qui rythment les semaines : la ville propose à ses habitants des animations gratuites pour tous les âges et pour tous les goûts. - Démocratie participative : la participation passe par l’implication et la consultation : Conseil des sages pour les retraités, Conseil municipal pour les enfants, Assises de la Ville, commission accessibilité ouverte aux habitants pouvant témoigner du quotidien des personnes souffrant d’un handicap... La ville compte ainsi près de 100 associations couvrant un large spectre d’intérêts, de la culture à l’aide sociale, en passant par le sport. - Accompagnement et solidarité : il n’y a pas de mise en place de dispositifs ou de services qui ne soit envisagée sans l’accessibilité la plus large pour ses habitants. Accès au logement, intervention sociale, prise en charge du vieillissement : des engagements au quotidien ! - Culture et loisirs : la ville compte un centre culturel de proximité (1 salle de spectacle, 3 salles de cinéma) actuellement en rénovation, un conservatoire à rayonnement départemental, une salle de concert de musiques actuelles, une ludothèque, une galerie d’exposition artistique et 20 aires de jeux et structures sportives en accès libre et gratuit. - Sports : pas de pratique sportive sans installations adéquates : mur d’escalade, terrains de football et de rugby, cinq gymnases, dojo, tennis couverts et extérieurs, piste d’athlétisme de 400 m, jardin d’arc, boulodrome, bowling, terrain de moto-cross, centre aquatique (cinq bassins dont un de 50 m)... Près de 50 disciplines sont pratiquées par plus de 4 000 licenciés. L’Agenda 21 > Initié en 2006 par la Communauté de communes Caux vallée de Seine (CVS) et les Villes de Notre-Dame de Gravenchon, Lillebonne, Bolbec, Gruchet-le-Valasse et Caudebec-en-Caux, le programme d’actions de l’Agenda 21 Caux vallée de Seine est le fruit de trois ans de réflexion. L’Agenda 21 local prend en compte la protection des milieux naturels, des êtres vivants et des ressources naturelles. En produisant et en consommant différemment, de nouvelles formes de développement social et économique sont capables de garantir un cadre de vie agréable aux habitants et une solidarité organisée. Le document a été approuvé fin 2010. 6 VILLES ET VILLAGES FLEURIS Un logement pour chacun Deux tiers des Gravenchonnais habitent en habitat individuel et un tiers en logements collectifs. Il faut noter une présence importante d’habitations à loyer modéré, supérieure à l’obligation nationale : 30 %. La Ville utilise plusieurs leviers pour maintenir le dynamisme et la diversité de l’offre de logements : - La gestion de l’offre foncière : sans terrain disponible, pas de nouvelle construction. C’est donc un enjeu majeur qui se retrouve dans les différents documents qui émanent, soit de la commune (Plan local d’urbanisme, permis de construire), soit de l’intercommunalité (Schéma de cohérence territoriale et Programme local de l’habitat). - La création de zones d’aménagement concerté (ZAC) : la Ville maîtrise son urbanisation en choisissant les types de logements et les projets privés en fonction des besoins de sa population. - La participation aux commissions de définition des futurs programmes des bailleurs sociaux, afin de s’assurer qu’ils soient en adéquation avec les besoins locaux : multiplicité des modes d’accession au logement (location, achat, location-accession), demandes liées au vieillissement ou au handicap, performance énergétique... Les Gravenchonnais > 22,6 % de la population gravenchonnaise a plus de 60 ans, selon le recensement réalisé en 2008. La population féminine est légèrement supérieure à la population masculine. 28,73 % des familles gravenchonnaises vivent sans enfant, 17,12 % avec un enfant et 13,18 % avec deux enfants. Le nombre d’actifs recensés vivant à Gravenchon était de 3 169. La zone industrielle de Port-Jérôme dispose d’un important réseau de sous-traitance locale (chaudronnerie, tuyauterie, radiographie, etc.) et est à l’origine de 2 500 emplois directs et de plusieurs milliers d’emplois indirects et induits. La commune attire donc quotidiennement un grand nombre de salariés qui viennent d’autres communes. VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 7 IDENTITÉ DU TERRITOIRE /// Focus : Coeur de Ville Repenser la ville Au fil des ans, Notre-Dame de Gravenchon est devenue une ville synonyme d’exigence environnementale, où la mise en valeur de l’héritage cauchois traditionnel côtoie la diversité des formes d’habitats et des équipements publics de qualité. La modernité de l’approche urbaine et son intégration dans des objectifs de développement durable, s’incarne dans l’opération « Cœur de Ville » projet de structuration du Centre-Ville, permettant l’émergence d’une image communale plus affirmée encore. Dans un périmètre de 19 hectares l’opération « Cœur de ville », qui va s’échelonner sur une quinzaine d’années, vise à la restructuration des espaces publics, la constitution d’un nouvel immobilier mixte accueillant à la fois des commerces, des activités et qui permettra l’accueil d’une population désireuse d’habiter en centre-ville. Sur l’ensemble du projet, les modes de déplacement doux seront favorisés tout comme un haut niveau d’exigence environnementale et paysagère. 1ère phase en cours Ouverts en février 2014, les premiers espaces publics mettent en scène l’Hôtel de Ville et préfigurent le grand cours piétonnier qui se développera le long des rues République et Messager. Cet aménagement constitue la première étape de reconstitution du cœur de ville et, à plus large échelle, d’un renouveau pour Notre-Dame de Gravenchon. La ZAC Coeur de Ville > Le 10 janvier 2011 a été signée une concession d’aménagement entre, d’une part, la Ville de NotreDame de Gravenchon et, d’autre part, la SHEMA associée à deux équipes de maîtrise d’œuvre - l’une menée par Samuel Craquelin, paysagiste sur les secteurs d’Entrée de ville, du parc du Téhluet et du secteur Hétraie - Jules Guesde et l’autre par Thomas Richez, architecte –urbaniste, sur le centre ville et le quartier square de Street. 8 VILLES ET VILLAGES FLEURIS PROJET DE VALORISATION La carte verte VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 9 PROJET DE VALORISATION La carte verte Le patrimoine végétal et arboré fait partie intégrante de l’identité Gravenchonnaise depuis les années 90. C’est de cette époque que remontent les racines du projet de valorisation de la commune par le végétal et le fleurissement qui est toujours d’actualité. Jean-Claude Weiss Martial Poussereau Ancien Maire de Notre-Dame de Responsable du service Espaces Gravenchon de 1983 à 2014 verts L a réalisation du Parc écologique de la Vallée du Télhuet s’est étalée sur plusieurs années, pour se terminer en 1995 avant de révolutionner les conceptions gravenchonnaises en matière de cadre de vie. C’est ce que nous expliquent Jean-Claude Weiss, Maire de 1983 à 2014 et actuel conseiller municipal, Martial Poussereau (responsable du service Espaces verts depuis 1987) et Françoise Lecuyer (adjointe au responsable depuis 2002). Jean-Claude Weiss : Dans les années 1980, la Municipalité, souhaitant développer l’idée d’une promenade le long du Télhuet depuis le centre-ville jusqu’à la Fontaine-Saint-Denis, acquiert les terrains marécageux de la ferme du Manoir. Restait alors à trouver le bon porteur de projet, ce que s’est avéré être l’architecte-paysagiste Samuel Craquelin. « Au sortir des années 80 (...), Notre-Dame de Gravenchon n’avait pas vraiment de caractère distinctif en matière végétale ou de fleurissement. » Martial Poussereau : Au sortir des années 80, avant la création du Parc de la Vallée du Télhuet, Notre-Dame de Gravenchon n’avait pas vraiment de caractère distinctif en matière végétale ou de fleurissement. Les haies monospécifiques (thuyas...) abondaient, et comme de nombreuses communes, la quantité tendait à être la norme en matière de fleurissement. D’une certaine manière, on peut faire le parallèle avec l’évolution du concours « 4 fleurs ». 10 VILLES ET VILLAGES FLEURIS Françoise Lécuyer Adjointe du responsable du service Espaces verts Françoise Lécuyer : Le patrimoine arboré était déjà présent de manière importante mais il était peu mis en valeur. On ne concevait pas, par exemple, de le valoriser par un travail de construction des massifs. La Ville créait un bâtiment et on posait ici et là un arbre. Il faisait partie du décor mais plutôt au second ou au troisième plan. Alors que quand un aménagement est bien pensé, c’est plutôt l’arbre ou l’aménagement paysager qui contribue à mettre en valeur le bâti. Jean-Claude Weiss : On ne s’en rend plus compte en 2014, mais, il y a 20 ans de cela, le projet du Parc de la Vallée du Télhuet a été novateur à plus d’un titre : dans sa conception, dans son mode d’entretien préconisé (la gestion différenciée) et dans ses choix en matière de fleurissement. Françoise Lécuyer : Finalement la découverte du Parc de la vallée du Télhuet par les Gravenchonnais s’est bien passée et l’obtention du Trophée du paysage en 1995 a permis d’expliciter encore plus la démarche. « L’aménagement de la vallée du Télhuet a ouvert des horizons. Pour nous, c’était la fin de l’horticulture pure et dure. » Martial Poussereau : A partir de là, l’aménagement de la Vallée du Télhuet a ouvert des horizons. Pour nous c’était le signal de la fin de l’horticulture pure et dure. Nous avons commencé à nous intéresser à la fois à ce qui plaisait dans le parc et sur ce qui fonctionnait en matière de gestion pour l’exporter en ville : affirmation de l’identité paysagère locale (haies, talus cauchois, plantations adaptées à notre climat…), distinction entre surfaces destinées à accueillir du public et d’autres espaces plus prestigieux, techniques d’entretien (pâturage, gestion différenciée…). entre ce que les agents du service font en ville et dans la Vallée du Télhuet. S’il s’est avéré que le parc a inspiré nos massifs urbains, l’inverse est de plus en plus vrai. Il y a un enrichissement mutuel, un questionnement permanent sur la conception. Quel aménagement pour quelle zone, quel public, quels moyens pour l’entretien ? Jean-Claude Weiss : La Vallée du Télhuet nous a démontré qu’en matière de communication, les espaces verts ne faisaient pas exception : il faut expliquer ce que l’on fait, démontrer l’intérêt de réduire les fréquences de tontes pour certains endroits, être pédagogue. Un massif ça s’explique autant qu’un nouveau bâtiment : c’est un facteur d’appropriation très important. Françoise Lécuyer : Ce questionnement, qui a été à la base des prescriptions de la Vallée du Télhuet, se retrouve aujourd’hui à la racine de toutes nos actions. Par ailleurs, il y avait déjà un peu de notre Plan paysage dans les prescriptions de la Vallée du Télhuet avec ce travail sur l’identité cauchoise et/ ou locale. Martial Poussereau : Avec la Vallée du Télhuet, la campagne est entrée en ville. Gravenchon a gagné en identité, et nous, techniciens, une culture du paysage. Le végétal ce n’est plus, pour nous, que des fleurs ou des arbres, c’est une construction (d’abord l’arbre, puis les arbustes, les massifs de plantes et de fleurs et enfin le gazon). C’est un ensemble logique qui tient compte d’un contexte. Jean-Claude Weiss : D’ailleurs, nous autres élus avons aussi gagné une culture du paysage ! Avec les nouvelles pratiques en matière d’aménagement paysager, nous avons tous développé petit à petit une culture commune. Vu de la population et même de l’extérieur, Notre-Dame de Gravenchon est devenue autre chose que la « cité du pétrole » grâce à la qualité de son cadre de vie et à la place accordée au paysage. Ces changements ont bel et bien permis à notre commune de se distinguer positivement et d’être perçue sous un tout autre angle. « Gravenchon a gagné une identité, et nous, techniciens, une culture du paysage (....) qui irrigue désormais les actions en terme de renforcement du cadre de vie gravenchonnais. » Jean-Claude Weiss : En somme, le Plan paysage que vous avez supervisé en 2009 est à la fois l’état des lieux, la synthèse de ces 20 dernières années et un guide pour les 20 prochaines ! Martial Poussereau : C’est vrai que le Plan paysage est autant la formalisation de l’identité paysagère gravenchonnaise qu’une boîte à idées, une méthodologie pour les aménagements à venir. Mais c’est aussi bien plus que cela car on peut aussi le voir comme un support de collaboration entre les services, les prestataires et les intervenants qui œuvrent pour le cadre de vie Gravenchonnais. « Le Plan paysage (...) est à la fois l’état des lieux, la synthèse de ces 20 dernières années et un guide pour les 20 prochaines. » Jean-Claude Weiss : Je sais que la culture du paysage comme nous la concevons à Gravenchon, cette culture qui fait que notre ville est souvent citée en exemple, va perdurer et qu’elle produira, dans les années à venir, de belles réalisations ! Françoise Lécuyer : L’inscription dans la démarche « 4 fleurs » a entériné cette dynamique, d’autant que les pratiques municipales ont évoluée en même temps que le concours évoluait : biodiversité, introduction de méthodes d’entretien plus respectueuses de l’environnement, implication de la population, respect de l’identité locale... Martial Poussereau : Ce que l’on remarque depuis plusieurs années déjà, c’est qu’il existe un dialogue VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 11 PROJET DE VALORISATION /// Focus : Plan paysage Pourquoi paysage ? un Plan Notre-Dame de Gravenchon est une ville à la fois singulière et plurielle. Il était donc important de reconnaître et de comprendre l’espace communal, pour mieux optimiser son aménagement futur en tenant compte des richesses du patrimoine arboré et paysager et des éléments urbanistiques et sociologiques. La Ville a ainsi lancé une réflexion fin 2008 en vue d’établir un Plan paysage qui répondrait aux objectifs suivants : • se doter d’une vision d’ensemble des espaces verts et naturels, • réaliser un état des lieux, identifier les principaux enjeux des paysages, des espaces verts et naturels de la commune, • établir une typologie et une cartographie de ces espaces, • proposer des pistes de réflexion et d’actions pour l’enri- chissement des espaces verts, • définir des types et des niveaux de gestion permettant un développement de la biodiversité dans le respect des usages et s’inscrivant dans une optique de développement durable, • proposer des actions de sensibilisation et de communication pour expliquer les démarches suivies par la commune, • évaluer les outils mis en place dans le PLU (Plan local d’urbanisme) et voir s’il est possible de les rendre plus performants. Une équipe pluridisciplinaire Courant 2009-2010, c’est donc une équipe pluridisciplinaire, composée de paysagistes, d’un sociologue-urbaniste (pour recueillir notamment l’avis des habitants sur les différentes dimensions du paysage communal ainsi que sur sa gestion) et d’un écologue-cartographe qui a planché à l’élaboration du Plan paysage. Par ailleurs, les travaux faisaient l’objet de compte-rendus réguliers à un comité de pilotage composé d’élus, de techniciens de la commune et de représentants de la population. Fin 2010, le document final a été restitué aux services de la Ville. Il s’articule autour de six livrets totalisant près de 200 pages : • le contexte et le grand paysage, • le Télhuet, • le centre-ville, • les espaces publics • la gestion des espaces verts et des arbres. Un outil de travail et de gestion L’étude, qui a été menée à travers un parti-pris paysager, a permis d’aboutir à un Plan paysage ancré dans le quotidien gravenchonnais. Parce qu’il permet d’avoir à la fois un inventaire précis ainsi qu’une vision à long terme de notre aménagement paysager, le Plan paysage contribue durablement à la consolidation du cadre de vie gravenchonnais. Véritable outil de travail et de gestion pour tous les collaborateurs municipaux et les prestataires extérieurs, le Plan paysage prend progressivement corps dans les nombreux projets à venir en matière d’aménagements paysagers. 12 VILLES ET VILLAGES FLEURIS PATRIMOINE PAYSAGER ET VEGETAL Une invitation à la découverte ! VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 13 PATRIMOINE PAYSAGER ET VEGETAL Une invitation à la découverte La diversité est le maître-mot du patrimoine paysager et végétal de Notre-Dame de Gravenchon. Au détour d’un quartier, au cœur du parc écologique ou au fil de l’écoulement du Télhuet, elle imprime sa marque sur l’ensemble du territoire communal. P atrimoine et modernité : le contexte paysager, végétal et naturel de la ville fait cohabiter ces deux entités qui souvent s’opposent. On retrouve dans « L’ancien Gravenchon », ainsi que dans le Parc de la Vallée du Télhuet, des essences locales telles que le noisetier, le pommier, l’aubépine, l’aulne, le peuplier ou le cornouiller. Les cités pavillonnaires et le « Gravenchon actuel » comportent de nombreuses essences végétales récurrentes (platanes en alignement, prunus à fleurs, saules...) ainsi que des haies taillées, indissociables de l’identité de certains quartiers. Deux particularités sont à signaler sur l’ensemble de la ville : l’abondance de zones boisées et la présence de nombreuses zones humides. Les boisements Notre-Dame de Gravenchon possède 185 ha de bois communaux. Un diagnostic de ces bois a été réalisé par un expert forestier en 1998 et les interventions nécessaires à l’époque ont été réalisées. Au quotidien, le service Espaces verts veille à la sécurisation des chemins et pratique de petites interventions de taille. Sur les sujets de taille plus im- 14 VILLES ET VILLAGES FLEURIS portantes, mais aussi pour les abattages et les rognages de souches, les interventions sont réalisées par une entreprise prestataire, sous le contrôle du service Espaces verts. Les alignements remarquables et les arbres Les essences prédominantes et récurrentes pour les alignements anciens sont le chêne, le hêtre, le platane, le tilleul. Un suivi régulier de ces alignements est fait par le service Espaces verts. Il réalise les tailles de formation sur les jeunes plantations de 5 à 10 m, le suivi des tuteurs et des pieds d’arbres. Les interventions spécifiques sont confiées à une entreprise spécialisée en élagage qui réalise également les tailles architecturées sur 253 arbres par an. Afin d’assurer la reconnaissance et la sauvegarde du patrimoine arboré, des alignements et des arbres sont inscrits au PLU (Plan local d’urbanisme) comme remarquables. Le travail préparatoire à l’élaboration du Plan paysage a relevé que notre commune possède de nombreux arbres marqueurs du paysage dans le domaine public comme dans le domaine privé (35 alignements classés remarquables et 21 arbres isolés). A noter enfin que la trame pérenne est également constituée de nombreuses haies taillées (privées et publiques, en particulier dans le quartier « PetiteCampagne ») et de haies vives. Les nouvelles plantations d’arbres Dans les prescriptions du PLU, l’obligation est faite de planter un arbre pour 200 m² ou un arbre pour quatre places de parking. Depuis 2006, 2 191 arbres ont ainsi été plantés sur la commune. De fait, l’arbre est au cœur de chaque projet suivi par le service Espaces verts : lors de la rénovation de quartiers ou de l’aménagement de nouveaux espaces verts, des plantations d’arbres sont systématiquement effectuées. Ces plantations sont ensuite suivies par le service Espaces verts pour la taille de formation ou pour le tuteurage, par exemple. Les massifs d’arbres, arbustes rosiers et vivaces Depuis une vingtaine d’années, lors de chaque conception ou de rénovation de massif, le service Espaces verts privilégie la plantation de massifs avec vivaces, couvre-sols, bulbes et rosiers en accompagnement d’arbustes. Chaque rénovation est proposée par le service Espaces verts aux élus en fonction de quelques critères : massifs vieillissants, espèces monospécifiques ou sans intérêt paysager particulier… A titre plus général, au-delà de vingt ans, il est nécessaire de revoir les massifs au regard des critères d’entretien (méthodes qui évoluent, temps alloué…) et de l’évolution du milieu urbain (création de nouvelles voiries, accompagnement de la rénovation urbaine, nouvelle implantation de mobilier urbain…). Dans le cadre de la première phase de l’opération Cœur de Ville, le responsable du service Espaces verts et son adjointe se sont rendus en Hollande avec les architectes paysagistes pour participer au choix des arbres. Ainsi des espèces « originelles » qui se trouvent sur le territoire communal depuis plusieurs siècles ont été privilégiées : merisiers, chênes, bouleaux, pins sylvestre… Quelques chiffres • 9 ha de massifs d’arbres, arbustes, rosiers et vivaces. • 19 km de haies. • 117,35 m² d’espaces verts par habitant. • 120 000 plantes pour les massifs. • 70 jardinières pour le fleurissement d’été. • 13 000 plantes vertes et fleuries en culture. • 2 500 chrysanthèmes produits et plantés. • 20 000 bulbes plantés dans les massifs et les gazons chaque année. • 2 200 m2 de massifs floraux. Au total depuis 2006 à Notre-Dame de Gravenchon ont été plantés : 1 191 arbres (1 976 depuis 2001), 28 030 arbustes et couvre-sols, 34 380 vivaces et 2 640 rosiers. VILLES ET VILLAGES FLEURIS 15 PATRIMOINE PAYSAGER ET VEGETAL Trame saisonnière et stratégie de fleurissement Dans la quasi-totalité des massifs ou des jardinières au sol, les agents du service Espaces verts réalisent trois fleurissements : bisannuelles au printemps, annuelles en été et chrysanthèmes à l’automne. Aussi, le service Espaces verts applique deux stratégies complémentaires en matière de gestion de ses massifs : rosiers et vivaces. L’apport conséquent de bulbes (dans les surfaces engazonnées, les massifs, les sous-bois…) contribue enfin à apporter un caractère événementiel à l’embellissement, notamment sur la période qui s’étend de mars à mai. Les bulbes utilisés sont volontairement diversifiés (crocus, narcisses, anémones, camassias…). - Concept de fleurissement : le fleurissement se veut plus horticole à proximité des espaces « stratégiques », comme les grands équipements publics, les voiries passantes et le Centre-Ville. - Concept d’embellissement : elle vise notamment à mettre en adéquation des anciens massifs avec les prescriptions du Plan paysage (voir en page 12). Outre cette action de rénovation, le service Espaces verts veille, dès que cela est possible, à végétaliser les quartiers et les espaces qui en étaient dépourvus (parkings…). La couleur est alors apportée par la floraison d’arbustes, Aménagements marquants > En 2011, aménagement du parking de la salle de sport Michel-Comont, de 104 places en dalles engazonnées avec récupération des eaux pluviales : • 1 360 m² de massifs, 1 300 m² de gazon • Arbres : 64 • Arbustes : 690 • Couvre-sols : 780 • Rosiers : 380 • Vivaces : 570 16 VILLES ET VILLAGES FLEURIS > En 2013, première phase de l’opération « Coeur de Ville » : • Arbres : 29 • Arbrisseaux : 34 • Arbustes : 280 • Couvre-sols : 4 724 • Graminées et vivaces : 7 910 Un travail de composition Les massifs fleuris de la ville sont principalement composés de plantes vivaces et de graminées qui restent en place plusieurs années. Les annuelles et bisannuelles viennent alors en complément, en ponctuation. La ville dispose également de massifs composés seulement de plantes vivaces (Parc de la vallée du Télhuet, avenue du Bois, place Cadeau...). Dans les deux cas, les différentes équipes en charge du fleurissement appliquent un travail de composition sur les massifs. Différentes composantes rentrent ainsi en compte : - Chromatique : choix des couleurs et des teintes dominantes (froides, chaudes), en fonction des ambiances de quartier, tout en essayant de maintenir une unité d’ensemble sur le territoire communal. Dans cette idée, l’engazonnement autour de certains massifs vient asseoir la composition. - Travail sur les volumes et la mise en perspective : la hauteur et le graphisme de la plante structurent le massif, la verticalité apporte du dynamisme. Les plantes volumineuses viennent compléter la composition. Les massifs sont pensés et construits de sorte à couvrir l’ensemble des hauteurs possibles, pour terminer par des plantes couvre-sols. - Créativité et originalité : depuis quelques années, les équipes du services Espaces verts veillent à introduire des éléments de nouveauté, de surprise voire de décors dans leurs réalisations. Cette scénographie, ou mise en scène, est aussi l’occasion d’utiliser des éléments recyclés ou détournés de leur utilisation première (devant de l’Hôtel de ville, Rond-point Pasteur). VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 17 PATRIMOINE PAYSAGER ET VEGETAL Le fleurissement aérien Jusqu’en 2012, le fleurissement aérien estival nécessitait l’installation de près de 200 jardinières composées de plantes vivaces (conservées après le démontage) accompagnées de plantes annuelles. Ce fleurissement aérien était concentré principalement sur l’Hôtel de Ville et ses environs (Hallettes et carrefour de l’Europe). Le projet Cœur de Ville, concentré sur ce même secteur, a été l’occasion de revoir ces pratiques en 18 VILLES ET VILLAGES FLEURIS passant d’une ambiance fondée sur un fleurissement dense à une ambiance plus végétale. Si l’on ajoute les inconvénients du fleurissement aérien (chronophage en entretien et grand consommateur en eau), on aboutit à une disparition progressive et programmée du fleurissement aérien à NotreDame de Gravenchon. Aujourd’hui, il reste 70 suspensions fleuries. /// Focus : Vallée du Télhuet Son Parc L’aménagement des 21 hectares du Parc de la Vallée du Télhuet, réalisé par un architectepaysagiste, s’appuie sur trois idées directrices : • Le parcours au bord de l’eau permet de découvrir différents milieux : aulnaie, saulaie, mare, cressonnière... - L’intégration dans le contexte local et régional en utilisant des éléments du patrimoine régional. - Le respect et la valorisation de l’environnement en préservant les richesses biologiques du vallon et en aménageant celui-ci de façon à favoriser la biodiversité. - L’ouverture aux visiteurs afin de leur offrir un ensemble d’activités récréatives. Pour sa conception et son entretien novateur (recours à la gestion différenciée), le Parc de la Vallée du Télhuet a reçu le prix du paysage en 1995. Ses composantes : • Les jardins du manoir d’inspiration anglaise. • Les jeux en accès libre pour enfants. • Les jardins aquatiques (plan d’eau situé dans la partie basse du parc recueillant les eaux de source et de drainage). Un partenariat avec l’association pomologique de Haute-Normandie a permis de mettre en place des activités de taille et de greffage pour le grand public et les agents des Espaces verts. En 2012, 50 pommiers à fleurs, en 24 variétés, issus de la collection nationale de M. Lemaître ont été également implantées dans le Parc de la Vallée du Télhuet. • Dix ruches, près du verger conservatoire, ont été progressivement mises en place depuis 2008. Elle sont gérées conjointement par un agent du service Espaces verts et une personne du CIVAM (centre d’information et valorisation de l’apiculture moderne). • Les bâtiments cauchois , une ancienne grange à céréales accompagnée de son manège et un cellier à cidre avec broyeur et pressoir d’une architecture typiquement normande ont été reconstruits. • Le talus cauchois : talus plantés de hêtres caractéristiques des clos « masures » du pays de Caux (alignement d’arbres ceinturant les fermes). • 5 bœufs d’Écosse, permettant d’entretenir de façon pastorale 5 hectares de prairies humides. • Des poneys accueillis dans une parcelle, autre exemple de gestion pastorale. • Le verger conservatoire, créé en 1996, compte aujourd’hui 310 variétés de pommiers à cidre et à couteaux, ainsi que d’autres fruitiers comme des cerisiers, des pruniers et des châtaigniers. Le Parc de la Vallée du Télhuet, c’est aussi les vestiges restaurés du Château de la FontaineSaint-Denis (enceinte fortifiée du Moyen-âge), les étangs Marcel-Legendre composés de trois bassins pour le plaisir des pêcheurs et des promeneurs, l’église Notre-Dame et son jardin typique : jardin « de simples » qui regroupe des plantes médicinales et/ou vertueuses. Une rénovation de ce jardin est prévue. A proximité, le Bois du Parc offre différents sentiers de balades ainsi que la découverte d’une motte féodale. VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 19 PATRIMOINE PAYSAGER ET VEGETAL /// Focus : 2 réalisations en milieu urbain Au côté du Parc de la Vallée du Télhuet, Gravenchon compte 6 squares et 5 plaines de jeux librement accessibles au public. Parmi eux, le square du Télhuet et le square Jean-Jaurès illustrent la création d’espaces publics et paysagers adaptés à leur contexte urbain immédiat. buttes rappelant les talus cauchois et notamment celui du Parc de la Vallée du Télhuet. Ces buttes pourraient être retirées pour accueillir des aires de jeux dans les années à venir au fur et à mesure de l’installation de couples avec enfants dans le quartier. Le square du Télhuet - Cheminements en stabilisé Envisagée en 2007, la création du square du Télhuet visait à remplacer un espace plat et sans caractéristique particulière, au cœur d’un quartier résidentiel. L’implication du service Espaces verts dès la phase de consultation et de l’élaboration des marchés publics, a permis d’aller au delà du simple réaménagement. Ainsi, la prise en compte de la composition de la population vivant à proximité du futur square (principalement des seniors ou des familles avec des enfants adolescents ou adultes) a orienté le projet vers un square évolutif : - Espace structuré par des adaptés aux déplacements des personnes à mobilité réduite. Une zone en stabilisé a également été implantée afin que les habitants du quartier se retrouvent pour jouer aux boules. - Quelques arbres ont été ajoutés pour l’ombrage : avec les bancs, ce square incite à la détente et à l’échange. Plus largement, la végétation a été pensée pour un entretien minimal (bâche biodégradable, plantes couvre-sol, vivaces…). Le square Jean-Jaurès Dans le cadre de la rénovation du quartier de l’Arbalète (2007- 2011), la même approche a été appliquée au square Jean-Jaurès situé au cœur de l’ensemble. Tout en sauvegardant l’ouverture des jardins des maisons nouvellement construites vers un espace commun, l’aménagement du square a consisté en l’implantation de buttes pour diminuer le vis à vis. Les circulations entre les différentes entrées du square ont été revues, tout comme l’accès au city stade déjà existant. L’espace, qui reste évolutif, a été agrémenté de plantes couvre-sol, et de quelques grands arbustes qui se dressent aux côtés du pin qui, lui, a été conservé. A noter que pour favoriser le sentiment d’appropriation du square, les habitants du quartier ont été conviés à une séance de plantation de bulbes en novembre 2011 par le service Espaces verts et le Centre social Arpège implanté aux environs. Le square du Télhuet Avant Après Le square Jean-Jaurès Avant 20 VILLES ET VILLAGES FLEURIS Après DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE Vers une gestion intégrée VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 21 DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE Vers une gestion intégrée Gestion différenciée, propreté urbaine, réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires dans les services et pour la population, chauffage de nombreux bâtiments publics au bois : les actions de la Ville concourent à une exemplarité environnementale. L’environnement et le cadre de vie tendent vers une gestion « intégrée » prenant en compte des facteurs écologiques, économiques et sociaux. L a gestion du patrimoine paysager et végétal de la Ville est confiée au service Espaces verts. Au sein du pôle Technique et logistique, le rôle principal du service Espaces verts est de mettre en place et d’animer la politique environnementale municipale auprès des élus, par la proposition et l’exécution de projets, dans le cadre de budgets annuels et dans le respect des engagements municipaux, en matière de développement durable. Il en est de même du service Propreté et VRD. Deux services pour un meilleur cadre de vie - Le service Espaces verts : est au service des habitants, mais aussi des autres services municipaux dans le cadre des pratiques transversales existantes au sein du pôle Technique et logistique. Ce fonctionnement permet au service Espaces verts d’être associé à la conduite des opérations de voiries, de construction d’équipements publics, de rénovation de quartier… Avec l’émergence de l’intercommunalité et des rapprochements qu’elle encourage, les compétences de ce service profitent aussi à d’autres communes de la Communauté de communes Caux Vallée de Seine (CVS). Qui dit développement durable dit nouvelles façons d’agir. Les 21 agents du service appliquent une démarche participative pour l’ensemble de leurs actions (fleurissement, aménagement...). En fonction des compétences et des motivations de chaque agent, différentes équipes sont constituées pour concevoir et mettre en oeuvre les projets. La polyvalence est ainsi de mise. - Le service Propreté et VRD : est composé de 7 agents municipaux. L’équipe propreté et VRD du pôle Logistique et technique intervient sur tous les secteurs inaccessibles aux balayeuses et autres gros engins de nettoyage. Quatre véhicules électriques permettent de diminuer la pénibilité du travail des agents, mais aussi d’étendre leur rayon d’action aux nouvelles zones urbanisées. Ces véhicules sont équipés de bacs permettant le tri sélectif, puisque les agents du service propreté effectuent quotidiennement le ramassage des détritus dans les zones où la balayeuse ne peut intervenir : gazons, massifs, etc. Les agents du service Propreté et VRD entretiennent également les blocs sanitaires ainsi que le mobilier urbain. Ils assurent la gestion des collectes de poubelles placées sur la voie publique. Recours aux entreprises prestataires > Dans le cadre de l’entretien de ses espaces, la Ville a recours à des marchés d’entretien pour divers travaux : tontes, entretien de haies et de massifs d’arbustes, fauchage, désherbage, taille et abattage. Dans nos marchés publics sont insérés des clauses d’insertion et des critères à caractère environnemental, prenant en compte des objectifs de développement durable, la mise en valeur de l’environnement, la préservation des ressources naturelles. Quelques chiffres : • 49,1 ha de gazons tondus en ville, sur les terrains de sport et dans la Vallée du Télhuet, avec des fréquences d’intervention allant de 12 à 65 tontes par an. • 38,5 ha de zones rustiques fauchées en ville et dans la Vallée du Télhuet avec des fréquences allant de 1 à 6 fauches par an. • 70 km de trottoirs et 9 ha de sols inertes désherbés, chimiquement et thermiquement. 22 VILLES ET VILLAGES FLEURIS /// Focus : Organigramme du service Espaces verts Surfaces vertes et sportives • Environ 11 ha de surfaces sportives • Entretien de 10 terrains + 1 synthétique + divers terrains • Fertilisation et entretien des surfaces sportives : décompactage, regarnissage, arrosage, aération, chaulage • Fertilisation et entretien des gazons en ville • Engazonnement et regarnissage des gazons • Fauchage et fenaison • Destruction des taupes en ville et sur les stades • Pour les boeufs d’écosse, surveillance vétérinaire et alimentation (en hiver uniquement) Espaces verts 1 agent et un apprenti Fleurissement : • Plantation et entretien de 2 200 m² de massifs (répartis sur 20 sites) + 70 jardinières au sol • Plantation des chrysanthèmes • Plantation de bulbes dans les massifs fleuris et à divers endroits de la ville • Création et plantation de nouveaux massifs Production • 120 000 plants produits, plus de 250 variétés • Production de 13 200 plantes vertes et fleuries pour les coupes et diverses manifestations • Production de 2500 chrysanthèmes • Préparation des suspensions et jardinières fleuries • Réalisation de décors et de coupes fleuries pour des manifestations, les bâtiments publics et les personnes bénéficiant du portage des repas (anniversaires, fête des grand-mères, Noël, …) • Entretien des bacs de la mairie et des écoles, réalisation de compositions pour les bureaux de la mairie 7 agents et une apprentie ➢Espaces verts : • Entretien en régie directe de différents massifs d’arbustes, rosiers, vivaces et de haies (5 ha) : tailles, désherbages manuels ou thermiques, remplacements... • Petits engazonnements • Tailles diverses et recépage • Fauchages, débroussaillages • Petits élagages ➢Vallée du Télhuet : • Entretien écologique de l’ensemble du parc, 21 ha. • Tailles, désherbages, débroussaillages, fauchages... • Entretien du verger : tailles, greffages, traitements biologiques… Service Espaces verts 9 agents et 4 apprentis Suivi des entreprises prestataires des marchés d’entretien et suivi des chantiers d’insertion • 6 entreprises intervenant pour 5 marchés d’entretien différents tout au long de l’année • Chantier d’insertion : équipe de 5 personnes 100 jours par an 1 agent Gestion du service et administratif • Proposition et conception de projets dans le cadre de la valorisation de la commune • Encadrement des équipes • Gestion administrative et budgétaire du service • Marchés d’entretien et de travaux • Secrétariat 2 responsables et une secrétaire VILLES ET VILLAGES FLEURIS 23 DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE La gestion différenciée La gestion différenciée est mise progressivement en place à Notre-Dame de Gravenchon depuis 1997. Tout d’abord pratiquée dans le Parc de la Vallée du Télhuet, elle a été étendue à l’ensemble de la ville. Elle concerne la plantation des arbres, la taille des arbres et haies, l’entretien des massifs, l’entretien des surfaces engazonnées ou rustiques, le désherbage des sols inertes. La gestion différenciée s’applique également au fleurissement (plus de vivaces au détriment d’annuelles ou de bisannuelles), au paillage (maintien de l’humidité du sol, moins d’adventices) et au choix des plantes lors des conceptions de massifs (résistance au climat, à la sécheresse). 24 VILLES ET VILLAGES FLEURIS /// Focus : 4 catégories d’entretien Catégorie 1 : Espaces verts de prestige Espaces verts avec fleurissement important, en centre-ville. Secteurs avec arrosage automatique (église, abords de massifs fleuris…) • Tontes très régulières : environ 25 passages maximum par an avec ramassage • Découpes des bordures : 1 fois par an • Désherbage et fertilisation des gazons (régie directe) • Entretien régulier et « pointu » des massifs d’arbustes, rosiers, vivaces • Tailles des haies au minimum 2 fois par an • Fleurissement horticole : massifs d’annuelles, de bisannuelles et fleurissement aérien Catégorie 2 : Espaces verts horticoles Squares, espaces d’accompagnement de voiries ou de bâtiments publics • Tontes régulières : environ 18 passages maximum par an avec ramassage • Désherbage et fertilisation des gazons, si besoin (régie directe) • Entretien régulier des massifs • Taille des haies au moins une fois par an • Fleurissement par les massifs d’arbustes,rosiers et vivaces Catégorie 3 : Espaces verts rustiques Espaces verts de loisirs, espaces d’accompagnement de certaines voiries • Tontes plus espacées : environ 12 passages maximum par an avec ramassage • Pas de désherbage et pas de fertilisation des gazons • Entretien régulier des massifs • Taille des haies suivant les besoins • Fleurissement avec massifs d’arbustes, rosiers et vivaces Catégorie 4 : Espaces naturels Etangs, abords des zones industrielles, espaces d’accompagnement de certaines voiries, bois communaux, espaces attenants au Télhuet, par exemple • Fauchages avec fréquences de 6, 4, 2 ou 1 fois par an selon les secteurs • Entretien des massifs et des haies, suivant les besoins : désherbage et recépage Les terrains de sports Ils requièrent un entretien soigné et fréquent avec deux niveaux d’intervention : • Niveau 1 : 75 tontes maximum par an à la tondeuse hélicoïdale, désherbage, fertilisation, arrosage en régie directe • Niveau 2 : 40 tontes maximum par an avec ramassage, désherbage, fertilisation, arrosage en régie directe. VILLES ET VILLAGES FLEURIS 25 DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE Déchets verts Les déchets verts (déchets de taille, arrachage des massifs, désherbage, fauchages…) sont évacués pour la majeure partie, vers une déchetterie privée avec laquelle la Ville a un marché. Celle-ci s’occupe du transfert et du traitement de ces déchets dans un centre agréé. Depuis 2010, l’apport de déchets verts en déchetterie baisse en passant de 267 tonnes à 171 en 2013. De fait, de plus en plus de déchets verts sont valorisés par le service Espaces verts : • réutilisation lors de création des décors, • stockage des feuilles mortes qui sont ensuite réutilisées comme compost, • fascinage de berges avec les branches de saules, • broyage pour le paillage des massifs d’arbustes. Parallèlement, les agents du service Espaces verts s’appliquent à réduire la production de déchets verts : taille raisonnée des arbustes, massifs avec vivaces (moins d’annuelles – bisannuelles) qui restent en place plusieurs années… D’une manière générale, le service cherche à réduire l’ensemble de ses déchets (plastiques, papiers…) et de ses consommations (achat de camions poids lourds équipés de bennes à grilles pour diminuer les allers et venues et donc les émissions…). La charte FREDON > Lors du Conseil municipal du 19 décembre 2013, les élus Gravenchonnais ont approuvé la démarche d’engagement avec la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredon) qui vise à poursuivre la réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires. L’objectif de la charte Fredon est de mettre en œuvre des pratiques préservant la santé humaine et l’environnement, notamment en réduisant la quantité de produits phytosanitaires retrouvés dans les eaux dites « superficielles » et « souterraines ». Dans le cadre de la signature de la charte, l’agence de l’eau Seine Normandie apporte un appui financier aux communes engagées et la Fredon un accompagnement technique. La charte Fredon repose sur trois niveaux de pratique qui vont de « traiter mieux » (niveau 1) à « ne plus traiter chimiquement » (niveau 3) avec, à chaque fois, un nombre d’engagements à respecter (actions de sensibilisation auprès du public, utilisation des techniques alternatives au désherbage chimique, réalisation d’un plan d’entretien des espaces communaux…). En signant la charte Fredon, la Ville s’engage pour la validation du niveau 1 avec, pour objectif, une labellisation du niveau 2 (« traiter moins »). En parallèle, des contacts seront noués avec des communes ayant visé ou atteint le niveau 3 afin d’appréhender leur mode de fonctionnement. 26 VILLES ET VILLAGES FLEURIS L’eau Dans le cadre de la réduction de l’impact des activités de la Ville (voir à ce sujet page 32), le service cherche optimiser la gestion de l’eau dans de nombreux domaines : - Récupération de l’eau de pluie : création en 1990 d’un bassin de récupération d’eau pluviale au centre de production du service Espaces verts (capacité de 10 m3). Un autre site réservé au service Espaces verts accueille une cuve de 50 m3. Des équipements municipaux accueillent une cuve de récupération des eaux de toiture. Au Bosquet-Reine, l’obligation est faite aux habitants d’installer des récupérateurs d’eau de pluie de 5 m3 afin qu’elle soit réutilisée (alimentation WC, lave linge…) . La Ville participe financièrement à cette implantation qui équipe, à ce jour, 126 habitations. 62 cuves sont prévues et commandées pour la phase 3 du Bosquet-Reine. - Diminution de la consommation d’eau pour l’entretien des massifs : généralisation des systèmes d’arrosage automatique depuis 16 ans dans les massifs et sur les terrains de sport, afin de faire des économies d’eau en programmant l’arrosage tant en quantité qu’en qualité (arrosages lors des heures les moins chaudes pour éviter la dispersion…). La réduction de la consommation d’eau pour l’entretien des massifs, passe également par une conception optimisée de ceux-ci (végétaux adaptés au climat, implantations de plantes couvresols, utilisation du paillage…), - Régulation des eaux pluviales : afin de réguler et de collecter les eaux de pluie et de ruissellement, des noues végétalisées ou des massifs drainants sont créés dès que possible lors des rénovations ou des aménagements de quartier (espaces publics Coeur de Ville, Gymnase Comont, Val Ravenot et Bosquet-Reine...). Les revêtements permettant l’infiltration des eaux sont privilégiés lors des conceptions des nouvelles opérations d’urbanisme (dalles engazonnées, pavage drainant...).Sur les 600 ha urbanisés, 66,6 ha sont actuellement traités de la sorte. Ce type de traitement est systématiquement imposé dans les projets de réhabilitation ou de création de quartiers et mis en place quand la configuration des lieux le permet. - Retenues d’eau : en raison de la situation géo- graphique de la ville et à cause des importantes inondations que la Ville a connu en 1993, de nombreuses retenues d’eau ont été construites sur le territoire communal. La majorité des bassins et retenues d’eau de la ville est paysagée, afin de favoriser leur intégration dans leur environnement direct (habitations, Parc de la Vallée du Télhuet...). Certains d’entre eux sont même pâturés par des vaches. Lors de la requalification du quartier de l’Arbalète, en 2010, la Ville a procédé à l’implantation d’une cuve de rétention de 30 m3, pour collecter les eaux de ruissellement de l’ensemble du quartier. VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 27 DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE Zéro phyto ! En diversifiant et en optimisant leurs techniques, les services tendent depuis plusieurs années vers le « zéro phyto ». A l’image de ce qui est mis en place pour l’entretien quotidien des bâtiments communaux (réflexion sur le choix des produits, formation des agents à leur bon usage, installation de diludoses…), l’entretien du cadre de vie se passe de plus en plus de produits chimiques : - Entretien des espaces verts : paillage des massifs, penser « entretien » dès la conception par l’utilisation de bâches biodégradables et en ayant recours systématique aux plantes couvre-sols. Le désherbage thermique a débuté dans le Parc de la Vallée du Télhuet en 2005, puis a été étendu à l’ensemble de la ville sur 5 hectares, essentiellement des sols perméables. La technique utilisée est le désherbage thermique à infrarouge. Le service Espaces verts et l’entreprise d’insertion titulaire du marché réalisent ces prestations. - Entretien des chemins communaux : la commune compte un certain nombre de chemins de promenades, en ville, dans le Parc de la Vallée du Télhuet ou dans ses espaces boisés. Les chemins stabilisés sont désherbés thermiquement et pour ceux situés dans les zones plus naturelles l’enherbement est privilégié. Les techniques de paillage > Le service Espaces verts a très tôt (1990) fait le choix de pailler les massifs de la ville. Après avoir essayé de nombreux paillages, le choix s’est porté sur la cosse de sarrasin (40 m3/an) et l’écorce filandreuse de peuplier (70 m3/ an) pour les massifs d’annuelles et de vivaces. Pour les massifs d’arbustes, le service espaces verts utilise l’écorce de peuplier ou les copeaux issus du broyage des déchets de taille pour les massifs situés à la périphérie de la ville. Les pieds d’arbres isolés sont également paillés. Le paillage minéral tel que la pouzzolane (30 T par an) est utilisé dans certains quartiers. Des essais non concluants ont été réalisés pour le paillage des massifs de bisannuelles : mauvais enracinement, mauvaise reprise des plantes à la sortie de l’hiver. Le paillage passe également par l’utilisation de toiles de paillage biodégradables sur 3-4 ans pour les massifs d’arbustes. Les toiles tissées de paillage en polypropylène sont proscrites. Enfin, des végétaux couvre-sols sont utilisés en plus du paillage afin de « coloniser » la surface des massifs et réduire la pousse d’adventices : • arbustes persistants ou non, à port rampant et à petit développement (cotonéaster, romarin, stéphanandra…), • vivaces, persistantes ou non, à port rampant (géranium, vinca, alchemille…). 28 VILLES ET VILLAGES FLEURIS - Lutte biologique : cette méthode est pratiquée dans les serres municipales depuis 2009. Les agents des serres municipales surveillent le degré d’infestation des cultures et utilisent des insectes prédateurs des principaux ravageurs des cultures ornementales (pucerons, cochenilles, thrips...), tout au long de l’année. Les agents sont aidés par une entreprise spécialisée qui vient régulièrement faire des contrôles et actualiser le programme de lutte. Elle assure aussi la fourniture des auxiliaires de cultures, le suivi et la formation des agents. créée. Elle est composée d’élus, de membres du Conseil des Sages et de techniciens municipaux qui mènent une réflexion sur le développement des herbes naturelles, ainsi que sur les différentes solutions à mettre en place pour le limiter. A l’heure actuelle, les caniveaux sont désherbés thermiquement 2 fois par an par un prestataire privé. Des interventions manuelles (binette et balais) sont également pratiquées par les agents du service Espaces verts et par un chantier d’insertion. Les passages réguliers d’une balayeuse réduisent l’enherbement. Une campagne de rejointoiement des bordures a été réalisée sur un secteur de la ville en 2013 et sera reconduite prochainement. - Entretien du mobilier urbain : les agents du - Entretien et désherbage des voiries : le balayage de la voirie est assuré par un prestataire privé, sous le contrôle du service propreté et VRD. Les rues sont balayées deux fois par mois, les places et les parkings une fois par mois (sauf pour le centre-ville qui reçoit le marché et qui est donc nettoyé de façon hebdomadaire). Les 70 km linéaires de voiries et 3 ha de surfaces imperméables étaient désherbés chimiquement. Après avoir interdit l’usage des produits phytosanitaires pour les entreprises prestataires du marché d’entretien des espaces verts depuis 2011, la Ville tend vers un entretien plus respectueux des voiries. Fin 2012, une commission désherbage a été service Propreté et VRD font régulièrement une tournée pour vérifier l’état du mobilier urbain et réalisent l’entretien. Ils sont aidés par un prestataire privé qui nettoie les colonnes enterrées et les bancs. Par ailleurs, un programme de remplacement du mobilier urbain est reconduit annuellement : une dizaine de bancs et une vingtaine de poubelles sont ainsi changées tous les ans. Une réflexion est en cours pour chercher des produits adaptés aux nouveaux modes de vie, à la fois plus robustes et plus écologiques. Dans un souci environnemental, le service Propreté et VRD recommande, pour les enlèvements de tags, le système de nettoyage par aérogommage. Ce procédé évite l’utilisation de produits chimiques et permet des économies d’eau. Fleurs champêtres > Début 2000, le Service espaces verts a développé les massifs de fleurs champêtres. Après avoir semé jusqu’à près d’un hectare par an avec plus de vingt mélanges différents, les agents ont changé d’orientation à partir de 2010 pour tendre vers la disparition de ce type de fleurissement qui s’est avéré trop chronophage (du fait de la non-utilisation de produits phytosanitaires pour l’entretien) pour un rendu esthétique limité. VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 29 DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE Réserves foncières La Ville possède des réserves foncières qui font l’objet de fauches mécaniques. La fenaison de deux parcelles est réalisée deux fois par an (juillet et septembre) par le service Espaces verts. Une cinquantaine de balles de foin est réalisée chaque année et utilisée afin de nourrir les boeufs d’Ecosse. En effet, pour certaines parcelles, la gestion pastorale est de mise : la Ville développe le pâturage (chevaux, boeufs d’écosse...) afin : • d’entretenir de manière plus respectueuse l’environnement, • réduire les interventions de fauchage mécanique, • répondre à la demande de propriétaire d’animaux, • créer de « l’animation » par la présence d’animaux. La Ville a donc développé ce principe en aménageant des terrains (mise en place de clôtures) et en proposant aux propriétaires d’animaux de prendre en charge l’entretien de ces terrains. Des conventions sont alors signées avec ces propriétaires. Le Schéma d’aménagement lumière > La 1ère phase du Schéma d’aménagement lumière (SDAL) est programmée pour 2014. Sur une durée de 6 ans, le SDAL vise à renouvellement de 1 270 points lumineux sur les 3 100 que compte la ville (techniques obsolètes, éclairages type « boule »…). A l’image du travail qui a permis l’élaboration du Plan paysage, les orientations du SDAL permettront de créer une identité nocturne propre à la ville, dans le but d’inscrire la lumière comme vecteur de confort, de sécurisation, de valorisation et de développement touristique. Pour cela le projet prend en compte les différents enjeux d’une politique lumière pérenne : enjeux de développement durable, enjeux sociaux, économiques, énergétiques et réglementaires. Au terme des 6 ans, le prestataire s’engage à ce que le dispositif atteigne 42,6 % d’économies d’énergie par rapport à la situation existante : recours au LED, remplacement ou rénovation de toutes les armoires d’éclairage avec, entre autre, la mise en place d’horloges astronomiques et d’autres nouvelles technologies...(abaissement de puissance en fonction de la fréquentation des lieux ou des heures…). 30 VILLES ET VILLAGES FLEURIS Collecte des déchets de la population Dans le cadre de ses compétences, la Communauté de communes Caux vallée de Seine (CVS), sous l’impulsion des élus Gravenchonnais, s’est orientée vers la mise en place de conteneurs enterrés. Depuis le 1er janvier 2011, la collecte du verre sur l’ensemble de la ville se fait dans des Points d’Apport Volontaire et le volume collecté ne cesse d’augmenter, preuve que les Gravenchonnais ont adopté le dispositif (297 tonnes en 2011 à 324 en 2013). Depuis avril 2011, les espaces de tri alliant la collecte du verre, les ordures ménagères et les recyclables sont progressivement implantés sur l’ensemble du territoire communal afin de favoriser le tri sélectif des déchets. La commune compte actuellement 50 points de collecte et 118 colonnes qui sont entretenues par des agents communaux mais vidées par une entreprise prestataire. Moins coûteux, l’apport volontaire réduit considérablement le nombre de rotations de camions benne nécessaires à la collecte… et leurs émissions de CO2 ! Toujours dans le cadre de ses compétences, c’est la CVS qui gère les 5 déchetteries présentes sur son territoire, dont celle de Notre-Dame de Gravenchon. Son accès est gratuit (sauf pour les professionnels). Chacun peut venir y déposer les déchets dont il ne peut se défaire par la collecte normale, du fait de leur encombrement ou de leur nature. A la suite d’un tri effectué par l’usager lui-même, et après un stockage transitoire, les déchets sont, soit valorisés dans des filières adaptées, soit éliminés dans des installations autorisées à les recevoir. VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 31 DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE Milieu urbain : une question d’équilibre Sur le territoire communal, le cadre de vie tend à faire dialoguer les espaces verts et paysagers avec les espaces plus urbains, afin de proposer une lecture simple et apaisée de la ville. L’urbanisation se veut au service des habitants dans de nombreux domaines : - Accessibilité : convaincue de la nécessité de travailler avec le secteur associatif, afin de mieux appréhender la question du handicap sous tous ses angles, la Ville a créé une Commission Communale pour l’Accessibilité dès 2007. Cette commission composée d’élus, d’associations, de représentants des personnes handicapées, de représentants individuels et agents des services techniques, s’est rencontrée au moins une fois par mois en 2013. La CCAPH a pour objet : • d’établir un diagnostic sur l’état d’accessibilité de l’existant en matière d’espaces publics et de services publics, • de proposer un programme d’actions, visant à améliorer l’accessibilité pour les personnes porteuses de handicap, • d’apporter des réponses aux problèmes posés par le handicap, de quelque nature qu’il soit, au sein de la Ville. La commission travaille actuellement à la rédaction d’une charte communale visant à promouvoir l’accessibilité de toutes les personnes, afin de favoriser leur autonomie et de leur permettre une participation à la vie sociale. La Ville a obtenu en 2011, le prix des collectivités accessibles dans la catégorie « espace public/habitat ». - Transport : la reprise en gestion municipale du transport urbain (le TAG, Transport à Gravenchon) avec, notamment, l’achat d’un bus électrique, a permis de développer ce service gratuit par le biais d’une ligne à la demande et d’une ligne régulière. Presque 27 000 voyageurs ont été transportés par le TAG en 2013. Par ailleurs, la création d’une aire de covoiturage est à l’étude. - Déplacements doux : la Ville implante depuis plusieurs années des tronçons de pistes cyclables sur la commune. L’objectif est de pouvoir intégrer ce type de projet dans ses aménagements routiers et de pouvoir les relier au réseau départemental existant. A ce jour, la commune compte 3,5 kms de pistes cyclables. La place des déplacements doux (trame piétonnière, pistes cyclables) est un point central de l’opération Cœur de Ville. - Maîtrise de l’affichage publicitaire : compte- tenu de la situation actuelle (densité publicitaire faible, peu d’affichage sauvage ou grand format…), l’affichage publicitaire n’a pas besoin d’être réglementé sur la commune. Pour communiquer sur les événements communaux ou informer sur les travaux en cours, le service Communication a recours à des panneaux mobiles qui ne sont présents que pour une durée limitée, afin de ne pas encombrer l’espace public. - Enfouissement des réseaux : à chaque fois que cela est possible, tous les réseaux aériens sont enfouis lors des rénovations de quartier. - Patrimoine bâti : pour les particuliers, la Communauté de communes Caux vallée de Seine (CVS), dans le cadre de ses compétences et en partenariat avec l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) et le Département de Seine-Maritime, propose un Programme d’Intérêt Général (PIG). Il vise à améliorer le parc de logements privés anciens (plus de 20 ans), sur son territoire. La CVS, pour amplifier son action en faveur des économies d’énergie, est aussi partenaire technique et financier du programme national « Habiter Mieux ». Ce programme se destine aux propriétaires souhaitant améliorer leur résidence principale et réaliser des économies d’énergie, effectuer une mise aux normes ou encore adapter 32 VILLES ET VILLAGES FLEURIS leur logement au handicap ou à la vieillesse. Une aide supplémentaire peut être accordée aux propriétaires qui réalisent des travaux permettant une amélioration d’au moins 25% des performances énergétiques de leur logement. Enfin, l’Espace Info Energie Caux vallée de Seine livre des conseils gratuits à tous les habitants du territoire pour les guider dans leurs projets d’économie d’énergie (isolation, chauffage, énergies renouvelables…). - Mobilier urbain : la reprise du transport urbain a permis d’engager une réflexion qui a débouché en 2012, sur la création de nouveaux arrêts de bus. Ces arrêts, agrémentés d’abris, de bancs, de fauteuils adaptés, entre autres aux personnes à mobilité réduite, sont venus compléter le parc existant. Leur choix et leurs emplacements ont été pensés par les services municipaux et les habitants participant au Conseil des sages. Dans le cadre de l’aménagement des espaces publics de l’opération Cœur de Ville, une attention particulière est portée afin de veiller à ce que le nouveau mobilier urbain soit cohérent avec l’existant (robuste, nécessitant peu d’entretien…) et corresponde aux besoins de la population. - Signalétique : elle est une aide pour le visiteur et valorise l’image de la Ville. Le projet de réactualisation complète de la signalétique de la ville a été élaboré au cours de l’année 2010, à partir d’un inventaire exhaustif de l’existant. Ce travail important a été réalisé par le service Propreté et VRD entouré par un groupe de volontaires composé, de membres du conseil municipal et du Conseil des sages. L’ensemble de la signalétique municipale a été changée début 2012, soit une soixantaine de nouveaux mâts. A cette occasion, l’ensemble des pancartes a été rationnalisé afin de simplifier la lecture et de faciliter l’orientation des visiteurs. Actions de coordination > Sur le territoire communal, seuls trois secteurs autour d’immeubles restent à la charge des bailleurs (les Cèdres, cité Gide et résidence du Val). Il arrive cependant à la Ville d’intervenir sur ces secteurs, en particulier pour l’entretien des arbres. Ailleurs, des conventions ont été passées pour que la ville devienne progressivement propriétaire des terrains et ce pour l’euro symbolique. Pour ce qui est des abords des routes, la CVS réalise les fauchages des accotements dans le cadre de sa compétence voirie et le service Espaces verts prend à sa charge le désherbage. La Ville prend à sa charge l’entretien d’une partie des chemins de randonnées. Les chemins classés au niveau départemental (GR), sont entretenus par la CVS. Les zones artisanales sont de la compétence de la CVS. Par le biais d’une convention, la Ville a rétrocédé l’entretien des espaces verts mais gardé l’entretien des arbres. Pour les abords de bâtiments publics du ressort de la CVS (centre-aquatique Alain-Guilloit en particulier), une convention stipule que la Ville entretient et la CVS rétribue la ville en fonction des coûts. Les départementales sont entretenues par les services du Département, à l’exception du CD 81. Suite à la signature d’une convention, le service Espaces verts a pu réaliser des aménagements spécifiques avec l’aval du Département. Dans le cas particulier de l’EPHAD La Maison du Télhuet, une convention a été signée avec le propriétaire de l’établissement afin que la Ville réalise et prenne en charge l’entretien en vue de garder une homogénéité d’entretien entre les extérieurs et l’emprise de l’EHPAD (proximité du parc de la Vallée du Télhuet, du jardin des part’âges). VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 33 DEVELOPPEMENT DURABLE ET CADRE DE VIE /// Focus : réduction de l’impact des activités de la Ville Notre-Dame de Gravenchon est une des villes pilotes de l’Agenda 21 intercommunal Caux vallée de Seine. Au titre de ses engagements dans ce domaine, la Municipalité a travaillé, entre 2010 et 2011, avec un prestataire à la réalisation d’un diagnostic bilan carbone quantifiant les émissions de gaz à effet de serre des services municipaux, engendrées par ses activités directes et indirectes. Un bilan carbone Ainsi, en 2010, le bilan global des émissions s’élève à 3 940 tonnes équivalent CO2 (1 kg de CO2 contient 0,2727 kg de carbone), soit 463 kilos équivalent CO2 par habitant. Grâce au bilan carbone, la Ville dispose d’une valeur référence et d’un état des lieux complet en matière de ses émissions de carbone. Pour réaliser ce bilan, 6 postes d’émissions de gaz à effet de serre de la collectivité ont été considérés : • l’énergie (chauffage, éclairage, fonctionnement des appareils...), • les achats (fournitures, papiers, services, consommables bureautiques...), • le fret (fournitures, déchets...), 34 VILLES ET VILLAGES FLEURIS • les déplacements (déplacements professionnels et déplacements domicile-travail), • les immobilisations (bâtiments, matériel informatique, véhicules, mobilier...), • les déchets produits. Réponses actuelles et à venir Depuis cet état des lieux, de nombreuses actions ont été mises en place pour faire des économies de fonctionnement et réduire la dépendance aux énergies fossiles : diminution de la température de un ou deux degrés dans certains locaux, renforcement de l’isolation de certains bâtiments, équipement en véhicules « propres », définition d’un schéma d’aménagement lumière (SDAL). La mise en service en septembre 2013 d’un réseau de chaleur urbain de 7 km alimenté par une chaufferie bois permet à elle seule d’économiser plus de 3 300 tonnes équivalent CO2 chaque année. Construit et exploité en délégation de service public, l’équipement alimente 37 bâtiments répartis entre différents abonnés (Ville, Communauté de commune Caux Vallée de Seine, Bailleurs sociaux…) pour un équivalent de 1 400 logements chauffés. Le réseau est dimensionné avec une réserve de puissance de 20 %, pour permettre d’éventuelles extensions. Enfin, d’autres pistes de travail sont à l’étude pour améliorer encore le bilan carbone : équipement en véhicules « propres » (électrique), modes de chauffage alternatifs comme le projet de rénovation de la Maison du Patrimoine qui intègre un puit canadien pour limiter les apports en énergie et pour assurer le chauffage et le rafraîchissement du bâtiment. ANIMATION / VALORISATION TOURISTIQUE Culture paysage, culture partage VILLES ET VILLAGES FLEURIS 35 ANIMATION / VALORISATION TOURISTIQUE Culture paysage, culture partage L’implication de l’ensemble de la collectivité dans la création d’un cadre de vie de qualité n’est pas une fin en soi. Cet engagement n’a de sens que s’il s’accompagne d’actions permettant aux Gravenchonnais de s’approprier les nouvelles pratiques et d’être acteurs de l’évolution de leur ville. D epuis de nombreuses années, des actions pédagogiques sont régulièrement proposées par la Ville. Le service Espaces verts partage et échange la conception gravenchonnaise de la gestion du cadre de vie, auprès de la population ainsi qu’auprès d’autres publics. Actions pédagogiques - Des potagers dans les écoles : deux écoles (Albert-Schweitzer et Charles-Péguy) accueillent des potagers impliquant un nombre important de participants : les 348 enfants des établissements, les intervenants du contrat éducatif local, l’équipe enseignante, le service Espaces verts et les bénévoles des jardins familiaux. L’approche recherchée est de permettre aux enfants de découvrir les différentes étapes de la vie végétale tout en respectant le rythme des saisons et l’environnement naturel du potager. En d’autres termes, les enfants découvriront, au travers de l’activité, le principe de fruits et légumes de saison et de produit local. Les potagers, associés aux animations qui concernent l’ensemble des restaurants scolaires toute l’année (découverte des céréales, semaine du goût…) ainsi que d’autres, plus ponctuelles (opération « Un fruit à la récré ») permettent également d’enrichir le goût de l’enfant dans son environnement familial. - Interventions dans les écoles : les animateurs du service Rudologie de la Communauté de communes CVS interviennent régulièrement dans les écoles de la ville, pour apprendre aux enfants les bonnes pratiques en matière de tri sélectif mais aussi en matière de réduction des déchets, de jardinage durable, tout en évitant l’utilisation de produits phytosanitaires. Dans le cadre de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, un atelier de sensibilisation à l’environnement sera mis en place à partir de septembre 2014, en partenariat avec le service des Espaces verts, de la CVS et des associations œuvrant dans ce domaine. Si, jusqu’à présent cette opération est réalisée conjointement avec les enseignants des écoles de la Ville, cette activité ponctuelle sera renforcée en temps et en moyens pour permettre aux enfants participants aux nouvelles activités pédagogiques, de s’investir pleinement à cette démarche environnementale. L’inscription sur ces nouveaux temps d’activités devrait in fine sensibiliser 240 élèves à cette action. 36 VILLES ET VILLAGES FLEURIS - Semaine de la plantation : chaque année depuis 1986, la Ville organise la Semaine de la plantation, afin de valoriser l’engagement municipal en faveur du cadre de vie et de transmettre un savoir faire aux jeunes « pousses » en les rendant acteurs. Les services de la Ville proposent aux enseignants volontaires de participer avec leur classe à la plantation d’arbres et arbustes. Cette démarche incite les enfants au respect des espaces publics dans lesquels ils ont contribué à leur embellissement. Plus largement, cette action pourrait impacter durablement leur comportement au sein de la collectivité. Ces cinq dernières années, 69 arbres, 1137 arbustes, 2750 vivaces et couvresols et 100 rosiers ont été plantés - Visites et découvertes : des sorties sont régulièrement organisées pour les enfants des écoles dans le Parc de la Vallée du Télhuet, ceci afin de découvrir différents milieux (verger, zones humides, ruisseau...), la faune et la flore. Avec l’Accueil de loisirs et le Centre social Arpège, des actions pédagogiques sont également mises en place. Les visites du Parc de la Vallée du Télhuet permettent d’expliquer aux élèves la gestion différenciée qui y est pratiquée et de découvrir l’aménagement du parc et ses espèces végétales. Régulièrement, les enfants visitent le secteur de production florale municipale. Des explications sur la germination, les plantes et le matériel de production leur sont données. Ils ont la possibilité de réaliser des semis, des repiquages... Enfin, le service Espaces verts reçoit régulièrement de nombreuses visites (lycées horticoles, habitants...). - Formations et interventions : de part leur ex- périence et leur technicité, les agents du service Espaces verts sont régulièrement sollicités pour accueillir des formations ou en tant qu’intervenant. Le Centre National de la Fonction Publique Territoriale sollicite ainsi le service Espaces verts pour assurer des formations (« désherbage thermique », « gestion de la flore spontanée », « l’arbre en milieu urbain »…). Le service est aussi sollicité pour faire des interventions auprès de collègues d’autres collectivités : Communauté de communes Caux vallée de Seine (formation de l’équipe espaces verts du parc de l’Abbaye et préparation du plan de gestion des espaces verts), Agglomération de Dieppe (en vue de la mise en place de la gestion différenciée), Montivilliers (techniques de désherbage alternatif, CAUE de l’Eure (visite d’élus pour leur expliquer la conception de massifs et la gestion différenciée), Ville du Havre (gestion pastorale avec des bœufs d’Ecosse)… L’opération grattoirs > Après avoir interdit l’usage des produits phytosanitaires pour les entreprises prestataires du marché d’entretien des espaces verts depuis 2011, la Ville tend vers un entretien plus respectueux de ses voiries. Afin d’associer les Gravenchonnais à ces nouvelles pratiques, la Ville leur offre, depuis mai 2013, un grattoir. « L’opération grattoir » permet ainsi aux volontaires de disposer d’un grattoir pour qu’ils désherbent eux-mêmes leur trottoir ainsi que leurs allées et terrasses. Cette démarche participative contribue à sensibiliser la population aux nouvelles pratiques municipales, mais aussi à la réduction de l’usage des produits phytosanitaires à domicile. A ce jour, plus de 160 grattoirs ont été distribués. VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 37 ANIMATION / VALORISATION TOURISTIQUE - Apprentissage : le service Espaces verts accueille des jeunes en formation. 5 apprentis suivent actuellement une formation au centre Hortithéque de Fauville-en-Caux et travaillent en vue de l’obtention d’un diplôme production florale ou aménagement paysager. D’autres organismes de formation sollicitent Notre-Dame de Gravenchon pour des formations plus courtes ou de découvertes du milieu professionnel. - Concours communaux : le cadre de vie Gravenchonnais est promu à travers deux concours annuels : le prix des maisons fleuries (portant sur la période estivale) et le prix des décorations de Noël. Si la période concernée n’est pas la même, la finalité des deux concours reste la valorisation des initiatives individuelles qui contribuent au cadre de vie municipal. C’est pour cela que les décorations et aménagements visibles en plein jour et de l’extérieur sont favorisés par les critères d’évaluation. Par ailleurs, afin de juger les participants, les deux concours font appel à un jury composé d’élus locaux, d’agents municipaux, d’habitants (membres du Conseil des Sages et du Conseil municipal enfants) et de bénévoles membres d’associations de jardins familiaux. Actions en faveur de la cohésion sociale Lieux de rendez-vous et d’échanges, les espaces publics contribuent, de part leur qualité et leur accès libre, à renforcer la cohésion sociale au sein des villes. A la fois lieux d’accueil et prétextes à la rencontre, les espaces publics façonnent l’ambiance de l’environnement urbain. - Le jardin des part’âges : la création d’un jardin intergénérationnel se concrétise à l’automne 2011. Ce jardin, aujourd’hui baptisé « Jardin des part’âges », s’étend sur une surface de 200 m2 et se présente à la fois comme un lieu de promenade, de repos, mais aussi un potager. Il est adapté à la mobilité réduite et à l’âge des participants. Le projet est porté par plusieurs structures : la Maison du Télhuet (établissement d’hébergement de personnes âgées dépendantes situé à proximité immédiate), l’Accueil de loisirs (également situé à proximité), l’Arpège (Centre social agréé) et le service Espaces verts. Plus largement, ce jardin est accessible à toutes les bonnes volontés (les écoles le fréquentent ponctuellement, le service Rudologie de la Communauté de communes y localise certaines de ces animations pédagogiques…). - Les haies gravenchonnaises : l’opération « haies champêtres » a été créée en 1997. En 2014, elle change d’intitulé mais garde le même objectif, à savoir inciter les Gravenchonnais, désireux de remplacer ou de créer une haie en bordure de rue, à planter des végétaux proposés par le service Espaces verts et non plus une haie mono-spécifique ou de résineux. La Ville propose une liste variée d’arbustes caduques ou persistants, pour des haies taillées, fleuries ou champêtres. Depuis 1997, plus de 54 000 arbustes ont été distribués gratuitement à 1 018 Gravenchonnais. - Autres exemples de réalisations collectives : afin de mettre en valeur certains espaces (rondspoints, centre-ville) les enfants des Accueils de loisirs, du Contrat éducatif local, de la Maison de l’enfance, ainsi que des habitants fréquentant le Centre social Arpège ou résidant dans les Résidences pour personnes âgées réalisent des décorations. Par exemple, des paquets, des nœuds et de petits personnages ont été confectionnés pour les décors de Noël. Jusqu’en 2013, le parvis de la médiathèque recevait des décors (animaux, fleurs) réalisés en matériaux recyclés par le service Espaces verts avec les enfants fréquentant le Centre social Arpège et l’Accueil de loisirs. 38 VILLES ET VILLAGES FLEURIS - Animations et événements : dans le cadre de sa politique en matière d’animations culturelles et événementielles, plusieurs rendez-vous sont organisés chaque année au sein du Parc de la Vallée du Télhuet. Qu’ils soient de portée patrimoniale, commémorative ou festive, ces rendez-vous gratuits et populaires permettent aux habitants de NotreDame de Gravenchon mais aussi du territoire Caux Vallée de Seine de découvrir ou de rédécouvrir les nombreux charmes du Parc écologique de la Vallée du Télhuet en toute convivialité. Par ailleurs, c’est également au sein de la Vallée du Télhuet que les cirques et la foire annuelle aux bestiaux sont accueillis sur une esplanade aménagée à cet effet par la Ville en 2009. Lors des grands événements, et notamment lors d’Un dimanche à la campagne (fête du terroir), les agents du service Espaces verts répondent présents. Ils prodiguent des conseils en matière de gestion paysagère, proposent des animations aux côtés de l’Accueil de loisirs et du Centre social Arpège et contribuent à la décoration des lieux, bâtiments et structures temporaires. - Travaux d’insertion : La Ville intègre dans ses marchés, selon l’objet, des clauses d’insertion dans les conditions d’exécution du marché. Cela permet d’imposer à toute entreprise attributaire de réserver un nombre d’heures travaillées à des personnes éloignées de l’emploi. De plus, le service Espaces verts dispose d’un marché spécifique de prestations d’insertion sociale. - Les jardins familiaux : l’association des jardins familiaux, créée en 1937, bénéficie de 150 jardins de 100 à 200 m² répartis sur deux sites mis à disposition par la Ville. Tous les jardins sont équipés de cabanes et d’un point d’eau. Entre 2009 et 2011, la Ville a pris à sa charge le renouvellement de 50 cabanes. En 2014, 37 toitures de cabanes seront changées par la Ville. L’association des jardins familiaux participe régulièrement à des événements municipaux pour se faire connaître et présenter ses productions. Les plus beaux jardins, balcons, potagers et même résidences de personnes âgées sont récompensés chaque année à travers un concours communal organisé avec l’aide de l’association. VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 39 ANIMATION / VALORISATION TOURISTIQUE - Aires de jeux et terrains de sports en accès libre : Dans le cadre de sa politique d’animation et sportive, la ville souhaite proposer un accès aux sports et aux loisirs pour tous. Cette politique s’inscrit dans une démarche de Ville Sportive (2ème au challenge l’Equipe en 2007 et 2011) et de Ville Ludique (1er en 2008). C’est pourquoi la politique municipale se matérialise par une dotation d’équipements répartis sur plusieurs quartiers et sites de la Ville. En tout ce sont 30 équipements sportifs et 60 structures de jeux qui sont déployés pour permettre aux gravenchonnais de se divertir en toute sécurité. Entre 2008 et 2013, la commune est passée de 1683 m2 à 2330 m2 de surface de jeux. La réalisation d’une « coulée verte » agrémentée d’ateliers sportifs et d’aires de jeux, a permis d’enrichir un patrimoine déjà bien étoffé (voir encadré). Sur les 30 équipements sportifs, 3 terrains à vocation multisports ainsi que 3 terrains de football sont proposés en accès libre. Complémentaires aux aménagements conçus et entretenus par le service des Espaces Verts, tous les équipements sportifs et de loisirs s’intègrent dans un environnement cohérent et agréable afin de favoriser le rapprochement intergénérationnel, de contribuer au développement moteur et social des enfants, de susciter les échanges entre voisins et de promouvoir le sport-loisir. Au cours de cette année 2014, la Ville va encore densifier son patrimoine en proposant une surface de 130 m2 d’aire de jeux accessibles à toutes les formes d’handicap. 40 VILLES ET VILLAGES FLEURIS La Coulée verte > Inaugurée en septembre 2012 en bordure de la phase 1 du quartier du Bosquet-Reine, la coulée verte regroupe, sur près de 14 000 m2, sept espaces de jeu en accès libre et gratuit. Outre son ampleur, et sa situation entre une succession de bassins de rétention respectant le fil d’eau naturel et la topologie du terrain, la Coulée verte présente plusieurs particularités comme l’espace « forme pour tous » qui comporte des stations d’exercices physiques ainsi qu’un parcours d’agrès qui peut plaire aux adultes. L’espace « jeu pour tous » est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite (adultes et enfants). La coulée verte, c’est enfin un jeu interactif faisant le lien entre un site Internet et l’aire de jeux, ce qui permettra aux 6-12 ans de participer à une chasse au trésor ludique et interactive. Stratégie de promotion Si la Ville de Notre-Dame de Gravenchon a pu se distinguer par la qualité de son cadre de vie et de ses aménagements paysagers, c’est aussi parce qu’elle le valorise depuis plusieurs années à l’extérieur de son territoire. Quand le savoir-faire est reconnu, le faire-savoir n’est pas à négliger ! - Circuits de balades : sur l’ensemble du territoire communal, il existe neuf circuits permettant la pratique pédestre ou cycliste (VTT et VTC) en toute liberté. Afin de promouvoir les espaces naturels de la commune et de les faire découvrir, ces neufs circuits sont regroupés dans un carnet. La conception originale de ce carnet de balades est le fruit de l’étroite collaboration entre des randonneurs gravenchonnais ainsi que les services Espaces verts et Communication. L’ensemble a été réédité en 2013 et rendu numérique pour mobile. - Randonnée du Lait de mai : depuis 1987, la Ville organise, grâce au concours de bénévoles, une marche d’environ une heure, ouverte à tous, le 1er mai. Le parcours de cette promenade conviviale de 5 km (aller) emmènera les promeneurs dans une exploitation agricole où un petit-déjeuner copieux les attendra. Pain de quatre livres, beurre, confitures, omelette, lait et cidre : de quoi prendre des forces pour le retour ! Cette manifestation permet de renouer avec la tradition de la rosée de mai lorsque les vaches sortent à nouveau dans les prés et que le lait prend plus de couleur et de qualité. Chaque année, plus de 300 marcheurs, Gravenchonnais ou extérieurs, répondent à l’invitation. VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 41 ANIMATION / VALORISATION TOURISTIQUE - Carte course d’orientation : depuis 2012, la Ville de Notre-Dame de Gravenchon a fait l’acquisition, auprès de la Fédération française de courses d’orientation, d’une carte officielle du Parc de la Vallée du Télhuet et du Bois du Parc. Homologuée par la fédération, cette carte présente toutes les indications nécessaires à la pratique de la course d’orientation : relief (courbes de niveaux, trous, grottes...), hydrographie (rivières, ruisseaux, 42 VILLES ET VILLAGES FLEURIS étangs...), végétation (passages faciles ou difficiles, clairières, pelouses...), éléments humains (routes, vestiges, clôtures...). Cette carte est consultable et téléchargeable gratuitement sur le site Internet de la Ville. Elle est aussi accessible dans les sites concernés et dans les équipements sportifs de la collectivité, grâce à QRcode. - Bornes interactives de la Vallée du Télhuet : depuis son inauguration au milieu des années 90, le Parc de la Vallée du Télhuet accueillait un parcours pédagogique avec des bornes informatives portant sur les différents milieux. En écho aux évolutions du milieu naturel et des techniques de communication, l’ensemble du dispositif a été revu en 2013 pour être révélé en octobre lors de l’événement célébrant le terroir local, Un dimanche à la campagne. Vestiges, bœufs d’Ecosse, informations sur la faune et la flore : les 17 bornes se veulent à la fois pédagogiques et ludiques. En effet, en flashant le code présent sur chacune des bornes avec un smartphone, les visiteurs peuvent en découvrir plus : commentaire audio, galerie photo, reportage sonore… et même coloriage pour les plus jeunes ! A noter également que l’ensemble de ce contenu additionnel est aussi accessible sur le site Internet de la Ville. Ce dispositif est complété par 3 panneaux situés aux entrées du parc. En plus de présenter un plan général du parc, ils recensent les différents éléments du circuit des bornes de la Vallée du Télhuet. VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 43 ANIMATION / VALORISATION TOURISTIQUE Communication La politique municipale en faveur du cadre de vie fait régulièrement l’objet d’articles dans le Gravenchon Infos. Cette publication est diffusée dans l’ensemble des foyers gravenchonnais. Plus généralement, le cadre de vie est un axe important du plan de communication de la Ville. Il est ainsi régulièrement valorisé : - Auprès de la presse seinomarine : obtention des 4 fleurs, opération grattoirs, projet Cœur de Ville, Coulée verte, actions mises en place en faveur de l’accessibilité,... - Le logo « 4 fleurs » apparaît sur les panneaux d’entrées de ville ainsi que sur la publication « Découvrir Notre-Dame de Gravenchon » qui est remise aux nouveaux et aux futurs habitants, distribuée par les élus à des partenaires institutionnels ou des entrepreneurs… - Campagne d’image : tout au long de l’année 2013, le service Communication a mené la première campagne d’image de Gravenchon. L’objectif de cette campagne, qui a été déployée sur une année sur les réseaux d’affichage urbain des territoires de la CVS, des communautés d’agglomérations du Havre et de Rouen, a été de développer l’attractivité de la ville, notamment pour lui donner une autre image. Cette campagne, qui a également été déclinée sur le territoire communal, met en scène le cadre de vie Gravenchonnais grâce à une photo du Parc de la Vallée du Télhuet. Au diapason du visuel, le rédactionnel incite à aller au-delà des apparences et des idées préconçues : « A NotreDame de Gravenchon, il y a des usines… mais pas seulement ! Osez découvrir un cadre de vie qui vous surprendra ! ». - Communication de travaux : sans travaux, il n’y a pas d’amélioration possible du cadre de vie. Depuis 2013, les chantiers municipaux sont signalés par des panneaux portant l’inscription : « La Ville investit dans ces travaux pour améliorer votre cadre de vie ». Près des chantiers importants, des panneaux « infos travaux » permettent aux habitants d’être directement informés sur site des réalisations communes. Parce que c’est une forte demande de la population, la communication travaux et grands projets sera encore renforcée en 2014. Les espaces verts s’affichent lors de l’Armada 2013 > Du 6 au 16 juin, les quais de Rouen ont accueilli l’édition 2013 de l’Armada. Comme cela avait été le cas en 2008, La Ville de Notre-Dame de Gravenchon a de nouveau été associée à cet événement aux retombées nationales et internationales puisque le service Espaces verts a conçu et réalisé le décor des jardins du village VIP. Des agents du service Espaces verts, associés à une équipe regroupant des collègues des villes de Lillebonne et de Bolbec mais aussi de la Communauté de communes Caux vallée de Seine, ont ainsi réalisé les 1150 m2 d’aménagements paysagers sur le thème des océans. Après l’installation complète, un petit effectif s’est relayé chaque jour sur place pour la maintenance et l’arrosage. Les décors, visibles durant toute la durée de l’événement par le public, ont nécessité l’utilisation de 44 tonnes de sable, de 25 tonnes de petits galets, de 70 m3 de paillage, de 20 m d’échalas, de plusieurs dizaines de plantes et arbres prêtés par les pépinières du territoire ainsi que de nombreux éléments de décoration provenant de dons, de prêts, de récupération ou créés spécifiquement par le service Espaces verts ou les services de la Ville. Le service Communication a également profité de la présence de la Ville sur l’Armada pour sa campagne d’image : distribution, à Rouen, de flyers reprenant le visuel « Osez découvrir », réalisation d’un film pour la webTV municipale (Gravenchon TV), articles dans la presse locale et le Gravenchon infos… 44 VILLES ET VILLAGES FLEURIS /// Plan de situation végétal Yvetot - RN 15 - A 29 de sJ onquilles de s Jacinthes 8 ut Ha du e Ru re nd xa Ale e Ru k lin a ston G n M ila de D Allée de Riga et de lisle uf ize Da n to as y l Ra Ru e Le Hameau des Haies Le Bosquet Reine Zone en construction nue Roug Rue de Budapes t Ru ou C ric J. e et Ru s e n s D uMf ya Rue de V ilnius ze G de F alla M an ue l Ru e pi Ru ed eD ub let ap ho ' Helsinki Rue d Rue de Copenhague dé la nc hé Le c s Ru nc rF ra sa Cé e Ru t ar oz M us e A .C Ru n ge sW int er or Ge All ée ée Gast All de e Ru e du e nes Troë Ader rg Fo la t rio Blé e Rue Rue r Rue ll de on s A Nun C. Be ll. au ges r egard se R H L o uis nd ro s e ai sG sA de Ru e Hi l ve e R a ty ric Co e M au Ru é- ro s lb a t lh Té e él H de t ue Le Té lh R e lé Al t en id és d An èn °8 ln ra ru e am D re ot N no de ble re la Zo il e B o u c he r Fo n t a i n e v a l ire e Ru ridor i Ma s la Li Rue C. Delavigne F ia hs du es ue es O rm R. de s s an at Pl s de Place M a r ro n ni ers s des R ue d e Marronniers R . en Av n ui so Gu A y .G em . er e ue en Av as G al ér Ru én G P l ac du ALexandre Rue Écoles Rue G Lussac . t sse Gra André iral l 'A m de de A. nue andi Ave ur lée Al Ch Se em nte in d'H rura ar l n° co 28 ur t A v en u e Ém lé G .D ai ié Al de Lu xe m d'A bo m ur ste g ée rd Ru am d'A e de nv er Lo s nd re s e Im p. Zone en construction st rid ad M Acre Ana tol e Cl Rue am W ag . éra Ru n Le e M gra . A n G llée d e e Fond des Hauts Binets Ba Al lé lée l e nn Vie e Al Al Ru ys Avenu e ar e lett Va Cité Daize Daize on t e ed es ar Ru e nn c Bu Ru e R o l lo n ol kh de a ofi e e Rue d S t oc e Ru ie o isb eL ed Ru M m Ro a ov ars eV ed eS ed Ru e de rlin ar ly e Ru l de es dr -M an n Lo Br Ru e Ru Ru d ié ar an in ar d st s ou Ba is Éd Je gu Be rn e e Rue de Rue de Be Fr é Fr R u e Allée de Ta llinn èr es des Lu m iè re eo R u e Jé r ô m e C a r d an pin lé re G e Pa Al Ac des is s Ru Ru t Se D e n Rue de Par e Rue de hè Prague ne s in Ru Ru Les Bessières Berl e Ru e de ed e et A c ue e es rg on ar Les quatre in t chemins - Sa ën s Allée de Nico sie M M h Sa La Côte du Carmont Be ll onte Le Val Ravenot Rue d'A t ac Bruxelles Supermarché Le s rys e Ra oul l. an is e e ed llé u .B ill et te Rue Edouard Lalo J.S am C os Rue Domenico Scarlatti e C ée Rue Giuseppe Verdi Ru e Ru g an fg ol W Place Camille Saint-Saëns e ra nd Dun Bria Ma Ru s ré e ad Allée de Am C s ier os sR ahm Ma sy Pa Rue ud de Rue François Couperin P. D Ru uk e as us e Fa u Ra R u e m ea Place Darius Milhaud eb an s J.P . Rue Jea n-Baptiste Lulli La Côte aux Pigeons Sous Le Beauregard Joh a n ne r e Rue me n t Rue Giacomo Puccini e e i to rli Ru Clé rm All Br el e a Cl du H e n ri e en Ru ém . All Le Haut de Gravenchon Sud Le Beauregard Ru r Ru e Ga b t oz l. D oc m Ru Cl Ru e es au C ec z Boe u l Ru e E . B o C éz an e ne J.B .C or ot Ru e u ea er e r Rue org ce Va l t e d ua v e n o R Allé Ru la de lée se Al noi Va s iu ar s M oi e nt ac o Pl Virm e sag es r Ge me c en ém Je e H e A l. d e ett uv Fa M in Ru ir He s es an ud Cité A. Gide ré H es Al. e né Rue des Mouettes l o ui s Square de des Mésanges e Ru Résid. du Val Val R. de sC a s de Al. quevill Toc C. G id Re Je eC R e e Ru c Imp. ès de s Allée des Aloue tte s Varouillères Sous le Hameau des Haies R Ed ue wi Co n lo D r ne ak l e ie Ru ve D. 3 Ei 73 rd ta Parking poids lourds ua us P cq G Ja e Rue Rue J. C u g n ot ffe l i Henr Allée Jacques Prévert Supermarché Les Longs Réages All. Mallot Hector n.t 2 D Duna 81 Parcs, squares et promenades Trame végétale principale (alignements, haies, massifs) ler Fa er et Pr Lar die r Imp. H. Boucher ch Bou iz ur é lée ck Al Fon R. ue Ru ris na Ja Imp. H. Latham Ru Lec en d M Résid. du Parc ré Rue R. Poinca Place du Champ . de Foire . G au l l A e Ru e lèn .B C. r ar G hal Allée de Pau d G A de l. A St nto e - E i n Ru xu e pé ry Ru R t Résid. du Colombier Résid. V. Hugo er Not Da me Pl. de la Libération Allée du Béguinage ue s er Ru e Points de fleurissement rt o i Th ri A. en e Ru u Do e P. Bois et forêts réc u Hug e Lattre de Tassigny h . ue lé Al e R Légende ou e ld Ma Cl Zone industrielle de Port-Jérôme nc ng du e Ru La Seine Bac de Quillebeuf Paris (Autoroute) A 13 Yo u u Rue d B é g err t-Pi eS u B. tte Jea n Ru r Ru H ed Ru Ma Rue Ru e Supermarché Zone industrielle de Port-Jérôme eR . V. B e e tin ar Victo . M olière e Place d'Isny Carrefour du de l'Europe AvenuKeennedy Prés. e Allée de Reims d din Al J. Gu esd Squ.are de Street du La m Ru e lle au G R.u eP . L oti e de lphons Rue A i Bernar x eille Place de la Hêtraie Ru Rue r Rue Hen R ue e nc ra Rue E. de au Ru pa e G ssa . nt Rue J.Dumont d'Urville Corn Salle de la ul rre Ru e tà ée in e. Allé an Allée de l'Esterel ert Rue Alb Glatigny em lle ge Al re hev Pie s de s ule Sa Je Place Louis e P a s t Pasteur velier Rue Ca C Rue iq M Rue G u s t av e F l a ub er t Rue Guillaume le Conquérant R. e Ru Ru Li All es No rm lé e . d u Pr o f de Rue Nico las Poussi n e S t- É l o e t R ue al ér én G bl Rue Henri de Rue F. Boïeldieu Ru R Ac ue d ac es ias tie r na Esplanade d uin a rd r Cu r i e Lavo isie r re ou pu uls uM an ha ie de du Ré A m p èr e Rue A. Duquesne n on All .d Rue Jules Véd rin en Louis v te de Rue des Peupliers Ru eJ .C ar en C m ie Ti ll e Bic rs Le e la e Prés. R. André Ru é nu Club EMSL A. Calmette era Ed i Le Bois Carré Parc de la vallée du Télhuet e es Rue d ers Mûri dr ve Bolbec Pont de Tancarville Pont de Normandie Le Havre nue des c os An A Av en ue Rue . R. des Ave Rue des Cytises Fenaille Ru e A n d r é P Place Henri Cadeau e de e s ne hê sC de e Ru R.ue des Cerisiers e 73 Rue A. André M. e Ru mm Bo du Allée ri t Ru Rue l' Am ira l Gras s et Po Chemin de Hen s ou r e de Rue Charles Despeaux t Cd ée t All arco Ch D .3 D. 81 en u Rue Clément Quervel Lillebonne Av la n s lée rc Scheer Serge P in d'Ha de is des Place Léon Martin e eR u e lée Bo Fu A llée du Ru ci ly la Fontaine des Ru Al Ru du G de s Ru e e s lé ell Al Al Le Bois d'Harcourt Carré es Bo Les Parquets Le Haut de Gravenchon Nord Vestiges médiévaux as tensi Hor d es e is A ll é n° in Chem rs Étangs Marcel Legendre Tamaris s La Fontaine Saint Denis Ave s A ll é e d e s S a p i n Touffreville-la-Câble e Avenue es Charm al du Hêtres A de Prunus Le Puits Morange Le Bois de la Salle s Allée des Érables M e risie é l è zes Allée des Cèdres llée A de s All. des Vestiges Romains Le Pré Mançais cin de s es ên Imp. des Charmes Allée des Sorbiers des lée Al Allé e Allée A llée des M r sF de Fontaineval Prim evèr es Ru Les Broux au âte Ch du A v en u e des om s P mie Allée de la Glacière Le Bois du Parc âtaigniers des s All. dron en od od Rh e ed Allé ll. s de Ch es s . d ée All ép C Vi Bl eu et s 0 11 e fs sI All. All. Allé ed is Al des lé C de ée All e des Allée D. enu s am éli as Bo l ia ah Al l ée Bruyères D es .d Al Av Ferme du Pré Mançais m e All. des Iris s s Églantine Al. des rs N Petiville D. 81 Norville Caudebec-en-Caux Pont de Brotonne Rouen VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 45 GRAVENCHON EN IMAGES Récompenses des décorations de Noël Pause aux étangs Marcel-Legendre Pommiers de la vallée du Aménagement d’un jardin décoratif pour les Floralies Seinomarines dont les agents du service Espaces verts ont remporté le prix du public en 2012 Parc de la Vallée du Tél urbain invitant à la déte 46 VILLES ET VILLAGES FLEURIS Terrain de sport complexe Virmontois Début du réaménagement du CD81 u Télhuet Portes ouvertes aux Serres municipales lhuet : mobilier ente Prémices du printemps devant le Clos du manoir Directeur publication : Virginie Carolo, Maire / Réalisation et conception : service Communication - Hôtel de Ville Place d’Isny - BP 29 - 76330 NOTRE-DAME DE GRAVENCHON - Tél. : 02 32 84 55 00 / Rédacteur en chef : Michaël Boblique / Rédacteur et photographe : Manuel Chevallier / Infographiste et photographe : Cyril Bodelle / Crédits photos : Ville de Notre-Dame de Gravenchon - Laura Cerles P13- Alexandra Chevallier P44 VILLES ET VILLAGES FLEURIS // 47 Ville de Notre-Dame de Gravenchon - service Communication - 10/13 photo raffinerie : © Tomas Sereda - Fotolia.com - photo vallée du Télhuet : service Communication - Ville de Notre-Dame de Gravenchon A Notre-Dame de Gravenchon, il y a des usines... mais pas seulement ! Osez undécouvrir cadre de vie qui vous surprendra ! Parc de la vallée du Télhuet www.notre-dame-de-gravenchon.fr Portail Internet