Angers Vivre Mieux Naturellement
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Angers Vivre Mieux Naturellement
Objet : réponse des candidats de la liste « Angers Vivre Mieux Naturellement » au questionnaire du Réseau angevin d’Associations et de Collectifs d’Informations pour une Nature et un Environnement Sauvegardés (Racines 49). « Angers Vivre Mieux Naturellement » est liste citoyenne, écologiste, humaniste et indépendante des partis politiques. Nous souhaitons pour Angers des solutions simples, sobres et économes. Nos choix sont respectueux des personnes et de la nature. Nous refusons les logiques de croissance et les politiques de prestige des partis traditionnels. Nous voulons oeuvrer à la solidarité entre les territoires, et pas les mettre en compétition. C'est pourquoi nous sommes opposés au projet d'aéroport à Notre Dame des Landes. C’est par des projets locaux, dans une ville plus autonome, que nous donnons une place à chacun et que nous préparons l’avenir. Les crises environnementales, politiques et sociales que nous subissons doivent nous encourager à penser un nouveau modèle, à chercher des réponses différentes. 1 - Le travail réalisé par les associations environnementales est aujourd'hui primordial en termes d'activités, de partages, de services, etc. Quels place et soutien accorderez-vous dans votre mandat à ces associations si vous êtes élus ? Une place essentielle. Nous avons pléthore d'associations sur le territoire Angevin, dont les compétences et expertises sont reconnues, et qui ne demandent qu'à être investies réellement sur les projets de la ville et de l'agglomération, en tant que partenaires, et pas comme alibis ! Nous faisons le constat que les organes consultatifs ne fonctionnent pas, au « Comité Local de l'Environnement » comme ailleurs : les représentants de la société civile ne sont pas écoutés. Dans le cadre de nos propositions pour la rénovation de la démocratie locale, nous entendons renforcer le rôle des citoyens et des associations sur les projets impactant du territoire en redynamisant les instances participatives, par : - des concertations qui se prévoient en amont, dès l'origine et pas après la validation des projets - l'association des services municipaux concernés, aux côtés des associations dans chaque organe consultatif - des avis, propositions, recommandations, expertises qui sont véritablement entendus et pris en compte Par exemple, dans le projet « rives nouvelles », nous souhaitons nous appuyer sur les expertises et avis des associations environnementales pour que le projet ne soit pas « juste » un aménagement paysager et pour que la Maine soit considérée comme une entité naturelle, afn que ses fonctionnalités écologiques soient bien prises en compte dans les futurs aménagement et les futures plantations. Angers Vivre Mieux Naturellement, 03/03/2014 1 2 - La conscience écologique des citoyens est primordiale pour faire avancer les enjeux environnementaux, comment comptez-vous la transmettre ? Quelle place souhaitez-vous donner à l'éducation à l'environnement dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires ? Nous partageons ce constat à 100% : « La conscience écologique des citoyens est primordiale pour faire avancer les enjeux environnementaux ». Aussi nous donnerons toute leur place aux professionnels de l'éducation à l'environnement pour accompagner la transition écologique de notre territoire. Il s'agira bien entendu d'intervenir sur le temps périscolaire dans le cadre de la réforme, mais l'éducation à l'environnement fait également parti des programmes scolaires. Les temps d'animations prévus sur les temps périscolaires viendront compléter et renforcer, mais en aucun cas remplacer les enseignements de l'école. Dans les temps périscolaires, nous pourrons nous appuyer sur les programmes de sciences participatives pour emmener les enfants à découvrir leur environnement quotidien : « l'observatoire des oiseaux de jardin », « l'observatoire des papillons de jardin » ou encore « les sauvages de ma rue » seront de très bons outils au service de la découverte du vivant « de proximité ». Nous continuerons et renforcerons les partenariats avec les acteurs locaux de l'éducation à l'environnement et au développement durable. Par exemple, nous encouragerons les écoles en lien avec les Conseils de quartier à obtenir le label "refuge LPO" et à faire intervenir l'association auprès des équipes éducatives et des enfants pour accompagner cette démarche. Puisque nous militons pour des cours d'écoles moins bitumées, nous entendons aussi remettre un coin jardin partout où cela sera possible. Puisque nous donnerons plus de produits bio et locaux dans les cantines scolaires, nous en profterons pour conduire des projets pédagogiques qui associeront alimentation, agriculture et environnement. Dans le cadre de ces projets, la municipalité fnancera la visite de fermes bio locales et la visite du jardin bio de la maison de l'environnement. L'éducation à l'environnement commence dès la maternelle, car la conscience écologique peut se travailler tôt. Cependant, nous serons attentifs à ne pas tenir de discours angoissants ou culpabilisants auprès des enfants, et à ne pas leur confer des problématiques qui ne sont pas les leurs et sur lesquelles ils n'ont pas de prise. L'éducation au développement durable n'est pas adaptée pour les jeunes enfants. Au contraire l'éducation à l'environnement doit permettre à l'enfant de développer son esprit critique et de s'émerveiller de ce qui l'entoure; elle intègre une dimension cognitive (savoir nommer les choses), une dimension sensorielle (avant d'avoir un rapport conceptuel à son environnement, l'enfant le découvre avec ses sens), une dimension imaginaire et artistique (contes, arts plastiques, jeux d'écriture, musique verte...) et pour les plus grands, une dimension scientifque (notre environnement comme champ d'expérimentation) et systémique (vision de l'environnement comme système global, évolutif, à la fois physique, chimique, biologique, humain, socio-économique, etc). Mais l'éducation à l'environnement ne concerne pas que les enfants : elle nous concerne tous ! Aussi les élus, les agents de la collectivité, les habitants des quartiers, tous nous devons pouvoir participer à des actions de formation ou de sensibilisation sur la transition écologique. Et nous en approprier les enjeux pour pouvoir agir positivement sur notre territoire. Là encore, les associations de défense de l'environnement et les professionnels de l'éducation à l'environnement devront prendre toute leur place et la municipalité les écoutera et les soutiendra. Les Maisons de quartiers et les centres sociaux seront de très bons relais pour les habitants, mais ils permettront également d'appuyer les initiatives citoyennes qui iront dans ce sens. Angers Vivre Mieux Naturellement, 03/03/2014 2 3 - Après quelques années de fonctionnement, l’usine Biopôle ne semble pas répondre aux attentes en terme écologique et financier. Y-a-t-il à votre avis, des changements ou améliorations à apporter ? Le biopôle reçoit, sépare et traite les déchets de l'agglomération; il n'y a pas de séparation préalable des matières compostables. Les sommes en jeu sont très importantes (60 millions d'euros d'investissement, dont 57 pour l'agglomération). Néanmoins, nous constatons aujourd'hui qu'il ne fonctionne pas correctement : ➔ Les riverains se plaignent des mouches et des odeurs. ➔ Le compost produit est de mauvaise qualité et inutilisable. ➔ Les entreprises Veolia (prestataire) et Vinci (constructeur) se renvoient mutuellement la responsabilité du dysfonctionnement. ➔ La situation est bloquée. Les élus ont encore une fois fait le choix d'un équipement de prestige au détriment de l'effcacité du service. Il aurait fallu être moins ambitieux sur l'aménagement et plus ambitieux sur le résultat ! Maintenant que des sommes considérables ont été apportées pour sa construction et son fonctionnement, nous devons faire avec. C'est pourquoi nous proposons de : ➔ Continuer à favoriser la réduction des déchets à la source, le tri, le recyclage,des déchets et encourager le compostage chez les particuliers, les administrations et les entreprises. L'objectif est qu'un minimum de déchets arrive au Biopole. ➔ Collecter séparément les déchets compostables dans l'agglomération pour obtenir au Biopole un compost de qualité par la mise en place progressive d’un 3e sac de tri pour les déchets biodégradable ➔ Continuer à informer en publiant toutes les informations nécessaires à la compréhension du problème et à associer les habitants concernés aux choix des solutions. Ce sont eux qui subissent les nuisances et nous devrons les dédommager. Points de vigilance : ➔ Eviter absolument d'avoir recours à l'incinération pour éviter les risques de cancers chez les riverains et les travailleurs ➔ Eviter absolument d'avoir recours à l'épandage de pesticides pour se débarrasser des mouches, pour les mêmes raisons Angers Vivre Mieux Naturellement, 03/03/2014 3 4 - Comment comptez-vous mettre en œuvre les préconisations du Conseil du Développement du Pays de Loire Angers relatives à la préservation de la biodiversité sur l'agglomération ? Malgré les grenelles en tout genre, malgré la Stratégie Nationale de la Biodiversité, malgré les politiques de conservation des habitats et des espèces, la biodiversité continue de s’éroder, inexorablement. De plus en plus de sols sont artifcialisés, de plus en plus d’espèces exotiques envahissantes perturbent les équilibres écologiques, la pollution menace de nombreuses espèces, et les insecticides tuent sans distinction abeilles et pucerons... La préservation des équilibres écologiques est une préoccupation majeure pour la liste « Angers Vivre Mieux Naturellement ». Convaincus que les municipalités peuvent beaucoup dans ce domaine, nous nous engagerons résolument en faveur de la préservation de la biodiversité, en s'entourant des associations compétentes en la matière. Voici nos premières propositions : ➔ Aller au bout de la démarche « zéro pesticides » qui reste aujourd'hui une oeuvre inachevée, et inciter les particuliers, les jardiniers amateurs et les entreprises à s'y engager; ➔ Elaborer une charte de la biodiversité avec des prérogatives précises qui s'imposeront à tous les aménageurs : il s'agira par exemple d'intégrer haies bocagères et mares à tout nouveau projet de lotissement, à toute Zone d'Activité ou Zone Industrielle; ➔ Respecter au maximum les essences locales pour les plantations futures, en particulier pour les arbres, qui en plus d'être favorables à la biodiversité sont des marqueurs du paysage. En plantant n'importe quoi n'importe où, on appauvrit la nature et on banalise les paysages; ➔ Lutter contre les espèces invasives et en interdire la plantation, en particulier l'Ailanthe, qui est un arbre qui cause d'importants dégâts écologiques, mais qui a été planté dans les rues d'Angers (place Bichon par exemple), mais aussi le Robinier, la Renouée du Japon, et la Jussie; ➔ La municipalité actuelle différencie les "parcs et jardins" des "espaces naturels" qui sont au nombre de 4 : Balzac, Lac de Maine, Saint Nicolas et la "coulée verte". Or aucun de ces espaces naturels n'est géré en tant que tel puisque tous sont plantés d'espèces ornementales ou exotiques. Nous demandons donc un strict respect des essences locales dans les espaces naturels, et en particulier en bordure de Maine, qui constitue un corridor écologique important; ➔ Dans les espaces naturels, on ne plantera donc plus que des essences locales. On se débarrassera petit à petit des conifères (pins, sapins, cèdres, épicéas...) dont la décomposition des aiguilles produit un humus acide qui appauvrit le sol dans nos régions, et on sera sans pitié contre les espèces exotiques envahissantes; ➔ Gérer les pelouses rases (qui sont des déserts biologiques) en prairies naturelles accueillantes ou nombre d'espèces d'invertébrés pourront se développer, qui constituent des chainons essentiels dans les chaines alimentaires; ➔ Permettre le retour du sauvage dans les parcs et jardins et dans les espaces naturels (ce sont par exemple des zones qu'on va laisser évoluer naturellement sans intervenir, d'autres qu'on va faucher une fois l'an, en automne); ➔ Favoriser la plantation d'espèces anciennes, dont la plupart sont en voie de disparition. Par exemple on pourra créer un verger conservatoire au parc Balzac ou dans le jardin du musée des beaux arts; ➔ Créer dans les espaces naturels, des murets de pierres sèches, des haies bocagères, des mares et microzones humides pour diversifer les habitats et créer des milieux favorables au maximum d'espèces possibles; on pourra s'appuyer pour cela sur l'expertise des jardiniers de la Maison de l'environnement qui font un travail exemplaire; ➔ Entretenir les espaces naturels en veillant à laisser du bois mort sur place car il est très favorable à la biodiversité et apporter un soin particulier aux arbres creux qui servent d'abris à de nombreuses espèces; ➔ Fabriquer et poser des nichoirs dans les écoles, permettre l'accès à certains bâtiments pour la faune et préserver les nids d'hirondelles. ➔ Limiter la pollution lumineuse nocturne Angers Vivre Mieux Naturellement, 03/03/2014 4 5 - Pensez-vous prendre des mesures pour préserver des zones agricoles proches de la ville à réserver à l'agriculture bio ? Oui, nous prendrons des mesures pour stopper l’étalement urbain et développer la production d’aliments biologiques non seulement aux abords de la ville mais aussi dans la ville. C’est au cœur de notre projet car au carrefour de nombreux enjeux; parmi lesquels la souveraineté alimentaire, la protection de l’environnement et la relocalisation de l’économie. Dans l’agglomération (agriculture biologique périurbaine) : ➔ Ecriture d’une politique agricole locale avec comme objectif le développement de l’agriculture biologique et la mise en place de partenariats avec les territoires ruraux limitrophes pour l’approvisionnement en aliments biologiques de l’agglomération angevine. Pour ce travail, la municipalité et l’agglomération pourront s’appuyer sur l’expertise des acteurs agricoles locaux (Terres de Liens, GABB Anjou, CIVAM AD49, Accueil Paysan, syndicats agricoles, Chambre d’agriculture, SAFER…). ➔ Conservation de la vocation agricole d’un maximum de terres. Pour cela, nous stopperons l’étalement urbain en excluant les constructions en dehors des zones urbanisées existantes (reconsidération des PLU ET SCOT, remplissage des dents creuses). ➔ Appui à l’installation de nouveaux producteurs biologiques (notamment maraichage). Pour cela, acquisition par la ville et l’agglomération de terres à haut potentiel agricole et de bâtiments agricoles louées ensuite à des agriculteurs. Possibilité de contractualisation pour l’alimentation des restaurants collectifs gérés par la ville et l’agglomération. Dans la ville (agriculture biologique urbaine) : * Nous pérenniserons et développerons les potagers biologiques au cœur de la ville ➔ Les jardins ouvriers sont souvent déplacés aux périphéries de la ville à chaque nouveau projet d’urbanisation. Les garder au cœur de la ville c’est maintenir des espaces de convivialité, d’échanges, de production alimentaire pour des populations peu aisées qui n’ont pas accès à des jardins particuliers. ➔ Nous encouragerons le développement des jardins en pieds d’immeubles, la création de potagers particuliers et collectifs et la culture de légumes sur les toits, terrasses, balcons, jardinières, en dotant d’un budget dédié pour ces actions les Conseils de quartiers, et en proposant l’appui technique d’agents municipaux. ➔ Nous formerons les jardiniers amateurs à l’utilisation de techniques alternatives permettant de se passer des produits chimiques de synthèse pour un objectif « zéro pesticides » sur l’ensemble des espaces privés et publics de la ville. Les formations seront pilotées par la Direction Parcs, Jardins et Paysages et la Maison de l’environnement. * Nous demanderons à Direction Parcs, Jardins et Paysages de cultiver du beau et du bon dans les parcs, jardins et espaces verts de la ville : ➔ Introduction dans les plates-bandes angevines d’espèces légumières en cueillette libre. ➔ Pour les nouvelles plantations, remplacement des arbres décoratifs par des espèces fruitières (pommiers, cerisiers, poiriers, noyers…) dont les fruits seront à disposition des angevins. * Nous testerons la mise en place de petits élevages de poules par les particuliers avec comme double objectif la production d’œufs et la réduction des déchets organiques des foyers angevins. Angers Vivre Mieux Naturellement, 03/03/2014 5 6 - Quelles mesures envisagez-vous pour accroître la part de produits bio dans la restauration scolaire de la ville ? Depuis plusieurs décennies, les plats surgelés sont de plus en plus nombreux dans les cantines des collectivités. La qualité alimentaire a baissé, le nombre d'emplois locaux a également baissé, mais les coûts n'ont pas diminué pour les familles. Les pays de la Loire sont une des régions où la progression des cas de diabète est préoccupante. Une cantine approvisionnée en produits bio et locaux, c'est préserver la santé des enfants et la qualité de leur environnement ! Par sa politique d'achats, une ville peut insuffer une véritable dynamique de développement de l'agriculture biologique locale. La municipalité est responsable de la restauration des écoles de la commune. Pour cela, Angers a créé l'Eparc qui fabrique et sert 11000 repas par jour. La ville d'Angers est responsable de la fabrication et du service, l'approvisionnement et les achats des denrées sont délégués à Sodexo, société de restauration privée. Depuis plusieurs années, l'Eparc développe ses achats en produits biologiques. Si une dynamique existe bien et pour laquelle la communication est très bonne, cela ne représente aujourd'hui qu'un petit pourcentage du budget total des achats de denrées (moins de 10%). Nous souhaitons qu'en 6 ans, les produits biologiques représentent 100% du budget et 100% d'origine locale pour toutes les flières existant localement. Pour cela, nous comptons : ➔ y aller progressivement mais sûrement, aliment par aliment en créant des partenariats avec les flières agricoles biologiques du territoire. ➔ Etudier la faisabilité de réintégrer au sein de l'EPARC : --> le service de légumerie (nettoyage, épluchage, découpe des légumes). Intérêt : préparer les légumes au plus près de la consommation (plus de fraîcheur et plus intéressant nutritionnellement), travailler directement avec des maraîchers biologiques locaux (diminuer le nombre d'intermédiaires et donc le coût). Si ce projet est techniquement ou fnancièrement impossible, il faudra inciter par l'acte d'achats les entreprises de transformation locales (La Rosée des champs, ESAT de ST Barthélémy) à développer des partenariats avec des producteurs biologiques; --> le travail d'achats et d'approvisionnement. Intérêt : se passer d'intermédiaires, négocier directement avec les fournisseurs et potentiellement faire baisser les prix, développer des partenariats avec les flières locales. ➔ Amplifer la sensibilisation des équipes de cuisine, de service et des convives aux questions environnementales, notamment aux liens entre alimentation, agriculture et environnement. ➔ Financement sans surcoût pour les familles. Il existe de nombreuses façons d'y arriver : repenser les menus et l'équilibre alimentaire en diversifant les sources de protéines (moins de viande, de produits animaux très coûteux mais de meilleure qualité, plus de légumineuses); lutter contre le gaspillage alimentaire lors de la préparation et de la consommation des repas; utiliser des techniques de cuisine permettant de baisser les pertes en préparation (ex. cuisson basses températures) mais aussi augmenter la part de subvention de la mairie. Nous pouvons nous passer de grandes infrastructures de prestige mais l'alimentation des enfants doit toujours rester une priorité ! Angers Vivre Mieux Naturellement, 03/03/2014 6 7 - Si vous êtes élu(es), prenez-vous l'engagement de favoriser les opérations d'habitats groupés participatifs, notamment dans les nouvelles zones d'aménagement, les "dents creuses" de la ville, ainsi que lors des opérations de promotion immobilière privée où vous pouvez imposer le mixage habitat privé /habitat social ? Oui, la liste « Angers Vivre Mieux Naturellement » avance des propositions très claires sur ce sujet car nous considérons que l'habitat groupé constitue une solution citoyenne et responsable à la crise du logement. Voici les points forts de notre projet : * Tout commence par l’achat d’un terrain. S’il appartient à une collectivité, celle-ci le cède à un prix symbolique ou moyen; rendant possible et attractive l’opération. Si le projet est d’emblée prévu intergénérationnel, un foncier en centre urbain et proche des transports en commun sera réservé ; * Les4 principaux acteurs d’un habitat groupé étant le maire (ou la collectivité), l’aménageur, le maître d’oeuvre et le groupe d’habitants, ceux-ci doivent travailler en complémentarité sans qu’aucun ne cherche à prendre l’avantage sur les autres. Un accompagnateur de projet neutre pourra les y aider ; * Lacollectivité pourra prévoir : ➔ des conditions de réservations du foncier tenant en compte la vitesse plus lente pour l’habitat groupé que pour un promoteur classique ; ➔ un terrain avec une implantation le plus possible en rapport avec un habitat bioclimatique ; ➔ de participer en tout ou partie au fnancement de l'accompagnement du projet afn que ce fnancement ne pèse pas sur le groupe ; 8 - En quoi le quartier des Hauts de Saint Aubin mérite-t-il l'appellation éco quartier ? Actuellement, une seule parcelle dans le quartier des Hauts de Saint Aubin correspond au cahier des charges d'un éco-quartier (les prés). Les autres habitations respectent simplement la réglementation thermique en cours. C'était apparemment un 1er pas pour demander aux différents promoteurs d'intégrer d'autres pratiques de construction plus respectueuses de l'environnement. De nombreux progrès restent à faire pour que l'ensemble du quartier des Hauts de Saint Aubin puisse être considéré comme un éco-quartier. En tout état de cause, vu que les constructions sont bien avancées aujourd'hui, le quartier semble avoir manqué son appellation. 9 - Comment pensez-vous valoriser les initiatives citoyennes d'habitants qui vivent en habitat collectif écologique, mutualisent les espaces et favorisent le vivre ensemble? ➔ Pendant la période de conception, projet, la collectivité peut fournir ou prévoir des locaux pour les réunions du groupe et d'éventuelles formations ; ➔ Utiliser les services de communication de la ville pour une large information du public de la collectivité, voire agglomération, tout au long de la réalisation ; ➔ En cas de location par un bailleur social, la mairie pourra intervenir dans les commissions d'attribution afn de choisir les familles impliquées depuis le début, si elles respectent les critères d'attribution ; ➔ En cas d'accession, les subventions accordées aux primo-accédants pourront être majorées et les aides diverses (PTZ, Pass-foncier...) utilisées ; ➔ + voir la réponse à la question 7 Angers Vivre Mieux Naturellement, 03/03/2014 7 10 – « Prévenir, limiter, supprimer les nuisances lumineuses » est désormais un objectif public. Il s’agit de réduire les impacts sur les humains et leur environnement, et de générer des économies d’énergie et budgétaires pour les habitants. Vous engagez-vous à porter attention à l’éclairage extérieur pour le faire progresser dans ce sens ? Les éclairages extérieurs sont un aménagement essentiel pour la population, mais l'augmentation de lumière la nuit a également une infuence néfaste sur l'environnement et la santé humaine. Briser l'alternance naturelle du jour et de la nuit perturbe considérablement la faune et la fore. Elle affecte la migration, la reproduction, la chasse ou encore la pollinisation de nombreuses espèces - à l'instar de certains papillons de nuit qui meurent d'épuisement autour de ces "pièges de lumière". De surcroît, l'homme n'est pas épargné par cette exposition prolongée à la lumière artifcielle (éblouissement, troubles du sommeil, facteur possible d'incidence des cancers). Préserver l'environnement nocturne est aussi un véritable enjeu de développement durable puisque, selon les dernières études nationales, l'éclairage public est responsable de 4% des émissions totales de gaz à effet de serre en France et qu'il représente près de 48% de la consommation énergétique des communes. Une débauche de mégawatts.heure qui pourrait être diminuée de 30% - soit 185 000 tonnes de CO2 de moins par an - selon l'ADEME, si l'on utilisait des équipements moins énergivores : abatjours, minuteries, détecteurs de présence, ou encore lampes à basse consommation. Ce sont des économies d'énergie qui permettront également de réduire les dépenses publiques. Angers Vivre Mieux Naturellement s'engage à réduire l'éclairage extérieur en s'entourant des associations compétentes en la matière. Voici nos premières propositions : ➔ Faire d'Angers une commune labellisée "villes et villages étoilés" ➔ Eteindre : - dès maintenant un réverbère sur deux dans toutes les zones où le réseau en place le permet - complètement entre 00h et 5h, dans un maximum d'endroits - complètement l'éclairage public des zones à caractère industriel et commercial entre 22h et 06h - appliquer cet impératif d'extinction aux éclairages de Noël, dont l'installation sera davantage limitée dans le temps ➔ L'extinction totale n'est pas possible partout, notamment dans le centre ville. Aussi nous préconisons des dispositifs qui permettent de baisser signifcativement l'intensité lumineuse à partir de minuit; et dans les autres cas, d'avoir recours à des systèmes avec détecteur de présence qui éviteront l'éclairage inutile ➔ Réduire la lumière produite en direction du ciel en remplaçant au fur et à mesure les lampadaires-boules et en prescrivant pour tout nouvel aménagement des luminaires adaptés ➔ Penser les réels besoins en éclairage public en amont des nouveaux aménagements (ou réaménagements) pour assurer le confort des habitants, éviter toute sur-illumination; et n'utiliser que des dispositifs à économie d'énergie; pour ces nouveaux aménagements (ou réaménagements), les services techniques de la mairie seront accompagnés par des associations compétentes (ANPCEN, FNE, ALISEE, LPO...) ➔ Se passer à 100 % des panneaux publicitaires lumineux sur toute la ville ! (voir proposition concernant la limitation de la publicité) ➔ Durcir l'obligation d'éteindre les enseignes lumineuses entre 1 heure et 6 heures du matin : la porter strictement entre l'heure de fermeture jusqu'à l'heure d'ouverture du commerce, par un règlement local. Il faut dire qu'au coeur de la nuit, l'impact de ces enseignes publicitaires ne s'exerce que sur quelques chouettes et chauves souris au pouvoir d'achat limité ! Angers Vivre Mieux Naturellement, 03/03/2014 8 11 - Le scénario Virage Energie Climat Pays de la Loire (VEC PdL) prouve qu'une alternative énergétique est possible. Cela suppose une implication de tous les acteurs régionaux dont notamment les grandes villes. Quels engagements prendrez-vous pour l'approvisionnement énergétique de la ville d'Angers ? Est-ce envisageable pour vous de choisir un fournisseur énergétique non fossile et non fissile ? Nous connaissons le scénario énergétique de l’association Virage Energie Climats Pays de la Loire. La démarche Négawatt : sobriété, effcacité et énergies renouvelables fait l’unanimité dans notre liste. Nous proposons que la ville et l’agglomération s’inspirent au maximum de ce scénario pour réduire consommations énergétiques et émissions de gaz à effet de serre sur tout le territoire. Le cas échéant, nous feront évoluer le SCOT pour pouvoir développer les énergies renouvelables sur le territoire (en particulier l'éolien). Angers se doit d’être un moteur dans la transition énergétique ; nous travaillerons pour cela avec tous les acteurs : économique, associatif, institutionnel, … L’expertise de Virage Energie Climat Pays de la Loire nous aidera à mener à bien ce projet global. De nombreuses propositions de la liste « Angers Vivre Mieux Naturellement » s’intègrent naturellement dans ce scénario énergétique. En voici quelques exemples concrets : Agriculture : ➔ Promouvoir l’agriculture biologique urbaine et péri-urbaine ➔ 100 % bio, local et de saison : davantage de qualité dans les cantines scolaires ➔ Promouvoir une « journée sans viande » chaque semaine dans tous les lieux de restauration collective Habitat : ➔ Mettre en œuvre un plan de rénovation thermique des bâtiments plus ambitieux et plus contraignant, en partenariat avec les bailleurs sociaux et les copropriétés ➔ Développer un mode d’urbanisme et d’aménagement du territoire plus durable qui garantit une gestion économe en ressource et en espace, pour maitriser l’étalement urbain et préserver les espaces agricoles péri-urbains Transport et déplacement : ➔ Développer les transports en communs et réaliser rapidement la ligne B du tramway et un busway vers Belle-Beille ➔ Développer un réseau cyclable sécurisé pour les cyclistes et donner une vraie place au vélo dans la ville ➔ Améliorer l’accès des covoitureurs à Angers pour diminuer la circulation en ville Déchets : ➔ Organiser une collecte sélective des déchets organiques pour produire un compost de qualité au Biopole ➔ Mettre en oeuvre une politique de réduction des déchets à la source en interne, et former les habitants aux gestes de prévention Mais aussi : ➔ Raisonner l’éclairage public pour retrouver la douceur de la nuit angevine ➔ S’engager sur des achats publics écologiquement responsables ➔ Choisir un fournisseur d’énergie électrique non fossile et non fssile, comme par exemple Enercoop Angers Vivre Mieux Naturellement, 03/03/2014 9 12 - L'agglomération angevine vient de créer l'Agence Locale de l’Énergie et du Climat (ALEC) pour promouvoir les économies d'énergies et ainsi limiter les émissions de gaz à effet de serre et la production de déchets radioactifs. Cependant, nous constatons que des producteurs d'énergies sont présents au Conseil d'Administration et au Bureau de cette Agence (EDF, GDF-SUEZ,… ) ; le conflit d'intérêt est donc flagrant ! Qu'envisagez-vous, une fois élu(es), pour faire évoluer l'ALEC vers une gouvernance réellement indépendante ? Nous approuvons les objectifs de l’ALEC, mais sa mise en œuvre nous pose question. La possibilité de confit d’intérêt est évidente. Il est pour nous inconcevable que des vendeurs de kWh et des installateurs de matériel conseillent les citoyens et les élus ! Ce type de conseils doit être impérativement délivré par des personnes neutres, par des structures indépendantes, œuvrant vraiment pour les économies d’énergies et n’ayant aucun intérêt fnancier sur les travaux pouvant être réalisés (Certifcats d’Economie d’Energie). De même, le budget de l’ALEC doit être vierge de tout euro (ou de toute Muse…) provenant de ces structures. De plus, depuis plus de 15 ans, un autre guichet unique a déjà fait ses preuves sur l’Anjou : la maison de l’architecture avec notamment l'association ALISEE (Espace Info Energie) et le CAUE (Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement). Par la création de L’ALEC l’agglomération a complexifé le réseau d'acteurs sur l'énergie et a mal défni les rôles et fonctions des membres de cette structure. Il nous parait évidement souhaitable de mutualiser les compétences existantes sur le territoire plutôt que de les mettre en concurrence ! Une concertation entre tous les acteurs en jeu nous semble indispensable pour trouver un fonctionnement optimal (compétences, délégation, transfert de salariés, lieu d'accueil du public commun, ….) sur le long terme. Angers Vivre Mieux Naturellement, 03/03/2014 10