Samedi 23 Avril 2016
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Samedi 23 Avril 2016
LES SCANDALES DE LA MANIFESTATION «CONSTANTINE, CAPITALE DE LA CULTURE ARABE 2015» LE CYNISME DES RESPONSABLES Le Premier ministre a accordé un entretien de 10 minutes au coordinateur de la troupe, Samir Berkan, lors de sa visite à Constantine. Le Quotidien Lire en page 9 O S C AH C A ID R EN A TA L Vendredi 22 - Samedi 23 Avril 2016 n°4726 - Prix : Algérie 15 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI LES MONARCHIES DU GOLFE ET LES USA SOUTIENNENT OUVERTEMENT LE MAROC L’ALLIANCE ROYALE Lire en page 24 l’article de Mohamed Touati John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, a été chargé de cette mission au moment où le souverain marocain tire à boulets rouges sur Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU. LUTTE CONTRE L’EXTRÉMISME ISLAMISTE LA MÉTHODE RUSSE Un prix intitulé «Evgueni Primakov», en hommage au célèbre journaliste et orientaliste russe récompensera de 50 000 dollars tout travail journalistique qui mettra en relief le rôle de la Russie dans la lutte contre l’extrémisme. Lire en page 2 l’article de notre envoyé spécial à Moscou, Brahim Takheroubt RELATIONS ALGÉRO-FRANÇAISES QUAND PARIS FAIT DU SURPLACE Après avoir eu un petit président sans aucune envergure (Nicolas Sarkozy), la France se paye un petit Premier ministre incapable de voir plus loin que le bout de son nez. Lire en page 3 l’article Saïd Boucetta TAYEB LOUH À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU Légaliser l’usage de la drogue serait un recul « Le trafic de drogue est lié au financement du terrorisme et menace le processus démocratique dans le monde.» Lire en page 6 l’article Abdellah Bourim SELON MARTIN KOBLER, LE PARLEMENT DE TOBROUK «DOIT APPROUVER LE GOUVERNEMENT D’UNION» TRIPOLI OU LA CLÉ ALGÉRIENNE Lire en page 17 l’article Chaabane Bensaci L’Actualité VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 LUTTE CONTRE L’EXTRÉMISME ISLAMISTE LA MÉTHODE RUSSE UN PRIX INTITULÉ «Evgueni Primakov», en hommage au célèbre journaliste et orientaliste russe récompensera de 50 000 dollars tout travail journalistique qui mettra en relief le rôle de la Russie dans la lutte contre l’extrémisme. DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL MOSCOU ! BRAHIM TAKHEROUBT À P as moins de 70 journalistes, responsables politiques, anciens ambassadeurs et représentants d’organisations de la société civile, venus de 20 pays musulmans sont en conclave depuis mardi dernier en Russie, à Moscou. Ce panel politico-médiatique assiste à la deuxième édition du Forum des journalistes des pays musulmans contre l’extrémisme », une rencontre initiée en décembre dernier par un think tank russe appelé «Groupe de vision stratégique » et qui tend à devenir une tradition. C’est l’autre méthode russe pour la lutte contre l’extrémisme religieux. Comme quoi dans ce combat, l’action militaire n’est qu’une partie de la solution. Aux bombardements contre les cibles de Daesh en Syrie, les Russes entendent mener des actions coordonnées et ciblées sur le terrain médiatique jusque-là abandonné au profit des organisations de propagande et de recrutement djihadistes. Pour cette deuxième édition, un prix international récompensera le travail journalistique qui mettra en évidence les actions menées par la Russie dans la lutte contre l’extrémisme, un travail prônant le dialogue des religions et des cultures, la culture de la paix et dénonçant l’extrémisme. Le prix en question a été intitulé «Evgueni Primakov», en hommage au célèbre jour- C’est Mikhaïl Bogdanov qui a présidé l’ouverture des travaux naliste et orientaliste russe qui a couvert les activités au Moyen-Orient pour le compte de la radio soviétique et ce, durant la période s’étalant de 1956 à 1970, et qui a fini par occuper le poste de Premier ministre dans les années 1990. Le premier prix est d’une valeur de 50 000 dollars et le second de 25 000 dollars ! La rencontre a eu l’appui fort du gouvernement russe. Ce n’est pas sans raison que ce soit le ministre adjoint des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov qui a inauguré l’ouverture de ces travaux. M. Bogdanov est un orientaliste en charge des relations de la Russie avec le Moyen-Orient et l’Afrique, l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ainsi que d’autres organisations musulmanes à travers le monde. La directrice du département de l’information et de la presse au ministère russe des Affaires étrangères, Mme Zakharova, et Igor Moroz, membre de la commission des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération, ont également assisté à l’ouverture des travaux marqués par de nombreuses interventions portant sur des propositions et les expériences vécues dans les pays musulmans dans leur lutte contre le terrorisme islamiste. « Le terrorisme est l’affaire de tous, il ne concerne pas un seul pays, une seule région, c’est un fléau mondial qu’il faut combattre par l’entraide », a soutenu le ministre adjoint des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov dans son allocution d’ouverture des travaux. «Nous avons vécu le terrorisme au début des années 1990, nous avons de ce fait cumulé une certaine expérience et nous pouvons donc aider d’autres pays qui en souffrent dont, notamment la Syrie où nos soldats sont toujours sur le terrain pour apporter aide et assistance aux populations qui souffrent», a-t-il affirmé, soulignant que les services de sécurité russe ont réussi à identifier et à interpeller plusieurs membres de 2 Daesh. « Aucun pays n’est épargné. Il y a eu les attentats de 2001 à New York, maintenant c’est l’Europe. Nul n’est à l’abri.» Le coordinateur du «Groupe de vision stratégique », l’ambassadeur Viniamin Popov a estimé que cette rencontre est une «excellente chose pour faire rencontrer des journalistes venant des contrées éloignées et différentes, mais qui partagent la passion d’un dialogue de paix et des rapports de fraternité. Le rendez-vous fait rencontrer des journalistes d’Indonésie jusqu’au Maghreb », a indiqué M. Popov. Parmi les objectifs principaux de cette rencontre également est cet appel « que nous avons lancé aux Nations unies pour prendre des mesures urgentes afin de bloquer les sites de propagande et de chaînes satellitaires qui donnent la parole aux terroristes comme Daesh et Al Nosra », a-t-il insisté soulignant que les recommandations de la première rencontre (en décembre dernier) ont été transmises au secrétaire général de l’ONU. «Il faut reconnaître que l’activité terroriste amène parfois des résultats. Dans les pays développés, les jeunes font face à des difficultés et pour s’en sortir ils cherchent le moyen le plus facile. C’est ce que proposent les organisations terroristes», note encore M.Popov. Dans les pays musulmans, comme en Afrique du Nord par exemple, 30 à 35% des jeunes souffrent du chômage. «Les organisations leur offrent cette possibilité de gagner de l’argent en plus d’une promesse de devenir des maîtres du monde avec l’instauration du Califat musulman. Daesh offre 2000 dollars à ses combattants en plus du partage du butin de guerre. Le tout est assorti du rêve suprême de rejoindre le Paradis», affirme M.Popov qui situe exactement le terrain de lutte. Il s’agit d’abord et avant tout d’une guerre médiatique qu’il convient de mener. «Tout comme le soldat sur le front, le journaliste a un rôle prépondérant dans cette guerre.» Les participants ont tenté de dégager une politique médiatique à même de constituer une digue contre la propagande terroriste. A ce titre, les chiffres révélés par les participants sont effroyables. Les extrémistes disposent de 5000 sites djihadistes, Daesh diffuse 100 000 twitts par jour, sans compter les centaines de milliers de connections vers les réseaux extrémistes «comment lutter contre cette véritable machine de guerre médiatique ?». Tel est l’enjeu de cette rencontre que parraine le gouvernement russe. B. T. L’Actualité VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 RELATIONS ALGÉRO-FRANÇAISES Quand Paris fait du surplace APRÈS AVOIR eu un petit président sans aucune envergure (Nicolas Sarkozy), la France se paye un petit Premier ministre incapable de voir plus loin que le bout de son nez. recevoir le responsable français. Il l’a fait parce que l’Algérie et la France avaient fait un bon bout de chemin ensemble. Le président n’avait rien à cacher. Il a reçu Valls en «ami», mais aussi en par! SAÏD BOUCETTA tenaire sérieux, avec lequel il pourrait y avoir a-tt-iil de l’eau dans le gaz quelques divergences, dans les relations algéromais l’important étant de françaises ? La question mettre le développement mérite d’être posée au regard de la des relations au-dessus de réaction de nombreuses organisatoute circonstance. La tions, partis politiques et institucommunauté algérienne tions de la République au comporteétablie en France, forte de ment inélégant du Premier minisplus de 3 millions d’âmes tre français. Il faut dire que le geste est la plus importante en «regrettable» de Valls est le point France, les étapes déjà culminant d’une campagne de dénifranchies par Paris dans la grement menée par la presse franreconnaissance du crime çaise à l’endroit de l’Algérie et plus colonial, la coopération précisément de l’institution présisécuritaire et la destinée dentielle. La photo du président commune des deux pays Bouteflika publiée à la Une du jourau regard des développenal Le Monde, précédée par une ments que connaît la série d’articles tout aussi pernirégion méditerranéenne, cieux donnaient effectivement la sont des facteurs largenette impression qu’une cabale ment suffisants pour était organisée contre le partenaqu’on ne se cache rien, Le silence de Paris et le twitt de Valls ont mis à nu une grave scission au sein même du gouvernement français riat algéro-français. Alger qui sait mais pour qu’on se parfaitement les rapports de force respecte aussi profondéet les courants qui traversent le place. Il y a lieu de souligner égale- ger. Valls doit bien le savoir aujoursavait, mais la consigne était de ment. Mais il semble qu’après système politique de l’Hexagone a ment la position du Forum des d’hui. Et s’il pense avoir des «amis» tenir le peuple éloigné pour des rai- avoir eu un petit président sans simplement demandé une position chefs d’entreprise, exprimée, il y a à Alger, ces derniers se font tout envergure (Nicolas sons, disait-on, relevant de l’inté- aucune claire de l’Etat français vis-à-vis des quelques jours et qui démontre, si petits et attendent que passe la Sarkozy), la France se paye un rêt supérieur de la nation. manœuvres politico-médiatiques. besoin, la cohésion de la scène algé- tempête. Le geste de Valls est d’autant petit Premier ministre incapable Mais le silence de Paris et le twitt rienne avec tous ses représentants Au-delà des institutions, la réacde voir plus loin que le bout de son plus «cruel» que le chef de l’Etat de Valls ont mis à nu une grave S. B. nez. sur une question aussi centrale que tion quasi unanime a été aussi proavait toute la latitude de ne pas scission au sein même du gouverne- la défense de l’institution présiden- fondément algérienne et avec l’hument français. Ceci expliquant cela, tielle. Il faut dire que la France de mour dont on est capable. Le on mesure la levée de boucliers à Valls (puisqu’il existe plusieurs Premier ministre peut se balader Alger contre la lâcheté d’une France, cela est un fait) a trouvé en sur les réseaux sociaux pour appréFrance qui ne parvient apparem- face d’elle un mur de solidarité cier la réaction des Algériens qui ment pas à assumer une relation quasi infranchissable. Cela pour continuent à ce jour. véritablement apaisée avec Maintenant que le locataire de dire que la France a beau jouer la l’Algérie. En effet, si le Conseil de la division, elle n’est parvenue à Matignon veuille nous donner une nation est la dernière institution en aucun résultat. On voit bien en leçon de gouvernance en twittant la date à réagir, il a été précédé par effet que dans ce jeu de qui écrasera fameuse image, qu’il sache que son des acteurs clés de la scène poli- l’autre, Paris est encore très loin de pays, son parti et la presse française tique, sociale et économique. prétendre à une position de privilé- n’ont pas de leçons à donner en la Ainsi, l’on a enregistré la réacgié. S’il y a eu des privilèges concé- matière. Gorges Pompidou, élu à la tion du Parti des travailleurs, du dés par Alger pour «mieux irriguer» magistrature suprême alors qu’il Rassemblement national démocrale partenariat, il n’est pas dit que était gravement malade et dans tique et de nombreuses autres forles politiques français sont chez eux l’impossibilité d’exercer ses foncmations politiques. Ajouté à cela, ! ZOUHIR MEBARKI en Algérie. Ces privilèges relèvent tions présidentielles et François l’on a également noté, la sortie très Mitterrand qui a fait près de deux d’une volonté politique et non pas, remarquée de l’Ugta, partenaire mandats sous chimiothérapie, illusouchez pas à mon président ! Les Algériens ne décolèrent pas. social de premier plan du gouverne- comme le susurrent certains, d’un trent parfaitement l’hypocrisie de Les milieux français qui se sont attaqués à leur président de la quelconque lobby qui serait dangement qui, en des termes durs, a la France sur le registre de la République, Abdelaziz Bouteflika, devaient être loin de se doureusement puissant. Lorsque remis le journal Le Monde et le maladie des présidents. Sur les ter de la réaction qu’ils allaient provoquer en Algérie. Ils ne se doul’Algérie refuse de signer un Premier ministre français à leur deux personnalités, le tout-Paris taient pas que leurs attaques allaient souder et unir encore davantage contrat, personne ne peut l’en obliles Algériens. Pour deux raisons au moins. La première est qu’ils ne permettent à aucun étranger de toucher à leur Etat et à ses institutions, surtout dans le cas présent, la première d’entre elles, la présidence de la République. Surtout quand cet étranger est celui qu’ils ont délogé de leur pays par les armes. La seconde est due à la place qu’occupe le président Abdelaziz Bouteflika dans le cœur des Algériens. A travers lui, ils se sentent tous concernés par ces attaques. Pour en avoir le cœur net, il suffit d’être au fait des réalités « CETTE CAMPAGNE contre l’Algérie n’est pas un acte isolé. » algériennes. Ce qu’a fait le président Bouteflika pour l’Algérie et les Algériens est inédit dans l’histoire des peuples. Il a su réconcilier les le communiqué du Conseil de la nation juge que cette ! ABDELLAH BOURIM Algériens qui s’entre-tuaient avant son arrivée. Grâce à quoi la paix a campagne contre l’Algérie n’est pas « un acte isolé », été possible après une décennie particulièrement tragique et qui a mais elle vient « en relais à des voix connues pour leur coûté la vie à 200 000 Algériens. Sa vision et son programme de déveanimosité envers notre pays, qui s’élèvent au sein du ans sa réaction à propos de cette campagne, le loppement du pays sont d’une dimension aussi vaste que le pays, Parlement français pour réclamer, sans vergogne Conseil de la nation a dénoncé l’attitude des c’est-à-dire immense. D’abord, le logement pour tous. Ils sont des aucune, l’indemnisation des pieds-noirs et qui veulent politiques français et une certaine presse de millions d’Algériens qui étaient logés dans la précarité absolue à l’Hexagone. Ces derniers ont fait de l’Algérie leur cible faire passer une loi qui réhabiliterait les harkis et répaavoir bénéficié d’un logement flambant neuf. D’ailleurs, et dans très préférée et n’ont pas cessé d’empoisonner les relations rerait un préjudice qu’ils auraient subi ». peu de temps il n’existera plus de bidonville en Algérie. Pour Alger ce Le Conseil de la nation met en garde contre toutes entre les deux pays qui n’ont pas connu ce stade de sera dès cette année. On peut citer également l’accès à l’eau. Qui consternation et de crispation depuis février 2005, menaces à la stabilité du pays et appelle le peuple algéd’autre que le président Bouteflika est venu à bout, avec son vaste rien à se solidariser avec les institutions de l’Etat, à la après l’adoption de la loi qui glorifie le rôle des harkis. programme, du problème de l’eau potable qui paraissait insoluble Le Conseil de la nation a qualifié cette campagne de cohésion nationale et au renforcement du front avant son arrivée ? Qui a construit toutes ces universités dans dérapage flagrant dans le contexte d’une campagne interne. « Le devoir national dicte à toutes les chaque wilaya ? Ces dizaines d’hôpitaux. Ces centaines d’écoles et visant l’Algérie et « le peuple algérien à travers ses Algériennes et à tous les Algériens de rester vigilants, lycées ? Qui a mis en place cette protection sociale qui assure la grasymboles », ce qui confirme une nouvelle fois, selon le et de faire échec à tous les complots visant à déstabilituité des soins à tous les Algériens et surtout aux malades chroSénat, les intentions « malveillantes des autorités fran- ser l’Algérie pour affaiblir ses positions. » niques et aux cancéreux dont les médicaments sont hors de prix à Le Sénat fait état d’un plan de déstabilisation du çaises » contre l’Algérie. Le geste abject de Valls est l’étranger ? Ces routes, autoroute, voies ferrées, etc. Pour toutes ces pays qui se prépare dans les laboratoires français, considéré par le Sénat comme un « grave dérapage raisons et d’autres, les Algériens ont une relation filiale avec le prénotamment avec la dernière sortie médiatique de dépassant les limites de la décence politique et les us sident Bouteflika. Au final et grâce à leur aveuglement, les faux jourdiplomatiques, dénotant une intention malveillante et Bernard-Henri Lévy qui a appelé au soutien du nalistes du journal Le Monde relayés par d’autres médias de la même procédant d’un penchant irréfléchi qui transgresse les Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie guidé par officine n’auront réussi qu’à resserrer davantage les rangs des Ferhat Mehenni. règles d’éthique». Algériens. Après les médias algériens, après la Centrale syndicale et Pour la haute chambre du Parlement, les Algériens Pour le Conseil de la nation, « les attaques consécule patronat, c’était, jeudi dernier, au tour du Sénat algérien de s’élever tives émanant de différents milieux français » reflètent adoptent « une position nationaliste qui prend le descontre cette campagne « malveillante ». Quant au Premier ministre un acharnement systématique allant dans le « sens sus, dès qu’il s’agit de la souveraineté, de l’unité et des Valls, dans cette histoire, il s’en est pris au président Hollande qui contraire des avancées réalisées ces dernières années symboles de l’Algérie et qui s’avère plus forte et plus avait témoigné de l’alacrité du président Bouteflika. Ceci sans comppour l’édification d’une relation algéro-française privi- solide que d’aucuns, dans l’autre rive, puissent s’imagiter les intérêts économiques de la France qu’il met en jeu. C’est aux légiée, aux perspectives stratégiques basées sur les ner ». Français de s’affranchir de la laisse qui les étrangle ! Z. M. A. B. intérêts partagés, la confiance et le respect mutuels ». Y E L’ DITORIAL L’épreuve resserre les Algériens ! T PHOTO DE BOUTEFLIKA TWITTÉE PAR VALLS Le Sénat hausse le ton D 3 L’Actualité VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 RENTRÉE UNIVERSITAIRE 2016-2017 Une «appli» pour faciliter la vie aux bacheliers L’ÈRE DU NUMÉRIQUE a contraint la tutelle à s’accommoder. ! MADJID BERKANE A fin de leur mieux permettre de savourer leur réussite au bac et leur éviter le stress dû au casse-tête des inscriptions, le ministère de l’Enseignement supérieur a conçu au profit des nouveaux bacheliers, à partir de cette année, toute une plate forme numérique. Ladite plate forme permettra aux nouveaux bacheliers d’effectuer toutes les démarches nécessaires pour leurs inscriptions à l’université. Cette plateforme qui sera mise en activité le jour de l’affichage des résultas du bac sera accessible via l’activation d’une application, a souligné M.Ouali Noureddine, directeur général de l’enseignement et de la formation supérieurs au ministère mercredi dernier à l’occasion d’une rencontre de sensibilisation organisée au profit des élèves de 3ème AS . Le code de cette application sera annoncé au moment opportun, a ajouté M.Ouali.Cette plateforme permettra aux nouveaux bacheliers tout en restant chez eux d’avoir le catalogue des spécialités proposées y figurer. Cette dernière mesure, a été prise afin, souligne le conférencier, d’assurer une bonne orientation des bacheliers qui n’auront pas ainsi à s’égarer dans le choix des filières et opter uniquement pour les filières que leurs spécialités au lycée leur permettent d’étudier et surtout leurs moyennes au bac . La rencontre à laquelle ont pris part plusieurs élèves de 3ème AS de huit établissements d’Alger-Centre, a été l’occasion pour ces derniers de poser beaucoup de questions concernant le choix des Le code de cette application sera annoncé au moment opportun filières à l’université et les moyennes requises par les universités et les écoles ministère de l’Enseignement supésupérieures de toutes les wilayas du rieur dira que celle-ci sera articulée pour le suivi de certaines filières telles que la médecine, la pharmapays et les conditions nécessaires cette année uniquement de six choix au lieu de 10 comme cela se cie, les langues étrangères. d’y accéder. Les recours de contesDes questions auxquelles a tations des filières d’études à l’uni- faisait par le passé. Parmi les six choix que le bache- répondu avec beaucoup de préciversité peuvent également se faire via cette application. Au sujet de la lier doit exprimer, une filière du sions le représentant du ministre fiche de vœux, le représentant du système LMD doit obligatoirement Abdelkader Hadjar, en leur deman- dant de travailler et de fournir dès maintenant les efforts nécessaires dans ces matières. M.Ouali a fait savoir par ailleurs que des rencontres similaires seront programmées prochainement à travers d’autres établissements, afin justement, souligne-t-il, d’expliquer aux candidats au bac, les méthodes d’orientation aux filières d’études à l’université. Ce problème, faut-il le signaler, se pose chaque année et crée beaucoup de mécontents auprès des nouveaux bacheliers qui ignorent comment se décide le choix des filières à l’université et surtout comment se fixent les moyennes d’accès aux différentes filières. Soulignons enfin que ces dernières années, les nouveaux bacheliers désirant de plus en plus poursuivre leurs études dans des écoles supérieures qui restent à leurs yeux le milieu qui offre le plus de possibilités d’abord, à avoir un bon niveau d’instruction et de savoir, et ensuite, une grande possibilité de dénicher un poste d’emploi, une fois le diplôme en poche. M. B. RENTABILITÉ DES BANQUES LOCALES Benkhelfa enfonce des portes ouvertes EN DÉPIT DE toutes les réformes effectuées, le système bancaire demeure improductif. Pis encore, il freine la croissance économique. ! ALI AMZAL U n appel vide de sens, selon les observateurs, celui qu’a lancé le ministre Abderrahmane des Finances, Benkhelfa, jeudi dernier, envers les banques locales, les exhortant d’être plus rentables. Et pour cause, leur première tâche et priorité est de drainer la clientèle et augmenter leur portefeuille, c’est la raison même de leur existence. D’autre part, cela fait longtemps que le système bancaire algérien croule sous les injonctions de l’Etat et souffre d’une ingérence politique qui a fait que les banques ont été détournées de leur fonction première. De ce fait, le secteur public détient à lui seul, plus de 80% de crédits bancaires, ce qui a transformé les banques en centres de réanimation destinés aux entreprises étatiques en difficulté, et ce à travers des subventions, des titres d’état à long terme ou des crédits généralement impossibles à rembourser. C’est précisément sur ce modèle de gestion des ressources bancaires que le système s’est effondré, au point même où les banques affichent une surliquidité, mais demeurent dans l’incapacité de suivre les élans d’investissements découlant des récentes mesures prônées par les pouvoirs publics pour relancer l’économie nationale. Résultat des courses : le secteur privé ne bénéficie de cette manne en matière de crédits qu’à hauteur de 26%, les banques locales sont devenues des caisses et des guichets, et ne transforment plus leur épargne en crédits d’investissement. Or, appeler les banques à faire un meilleur rendement sans prendre en considération l’existence de tous ces handicaps, constitue pour les observateurs, un aveu, un constat d’échec, qui impose une profonde réforme bancaire orientée essentiellement vers l’ouverture au capital privé et à la concurrence du marché. En dépit de toutes les réformes effectuées, le système bancaire demeure improductif, pis encore, il freine la croissance économique tant que le crédit à l’investissement n’et pas hissé au statut de produit phare des banques. Autrement dit, faire de l’accès au crédit la priorité absolue, en diversifiant les sources de financements et en appliquant des coûts attractifs d’intérêts, pour permettre aux opérateurs économiques de se développer avec un partenaire fiable. Pour les experts, ce n’est que de cette façon que les banques peuvent prétendre asseoir une concurrence, si nécessaire pour la promotion de l’investissement. Dans ce sens, sous l’effet de la multitude des offres, les coûts des crédits se réduiront et ouvriront une plus grande possibilité au financement et un accès plus fluide au crédit qui, dans ces termes, deviendra un levier de croissance économique efficace. Ceci étant, on n’en est pas là, plusieurs obstacles et attitudes négatives doivent disparaître, le plus important, selon les observateurs, demeure l’inertie et l’inadaptation des lois qui sont à l’origine d’un volume d’im- payés et de contentieux assassins pour le développement des banques. Ce qui a donné lieu à la naissance d’un climat de suspicion et de méfiance de la part des banquiers, qui a abouti au rationnement des crédits, au détriment du développement de l’investissement. Sur le terrain, cela se traduit par un dialogue de sourds entre les opérateurs et les banquiers, les premiers en quête d’une assistance et d’un accompagnement bancaire plus efficace, tandis que pour les seconds, traumatisés par les scandales financiers, préfèrent jouer la sécurité en favorisant le financement des entreprises publiques, d’autant plus que l’acte de gestion n’est toujours pas dépénalisé. En somme, sans un système juridique adapté de façon à promouvoir la pratique d’une économie libre, une ouverture franche des banques sur l’extérieur en éradiquant les attitudes de rente, et en se mettant au niveau des attentes et des besoins des clients, selon les experts, les banques ne peuvent être plus A. A. rentables. Les six «gros maux» de Benghebrit !!! Se cachant derrière les généralités les plus insensées et les tournures les moins compréhensibles possibles, les détracteurs de cette dame n’ont jamais donné de raisons valables à leur action. T out le monde a remarqué la campagne ininterrompue menée de plusieurs côtés, contre la ministre de l’Education nationale. Une attaque violente et violemment entretenue. Les détracteurs de cette dame n’ont, cependant, jamais donné de raisons valables à leur action. Se cachant derrière les généralités les plus insensées et les tournures les moins compréhensibles possibles, ils décochent leurs flèches empoisonnées à l’égard de la ministre en question. Nous avons choisi aujourd’hui de faire une lecture des raisons qui les poussent à ce comportement. La ministre de l’Eduction nationale, Mme Benghebrit, est une femme. C’est là un premier grand problème pour les esprits génétiquement tordus qui, au nom d’une religion à laquelle ils ne comprennent rien, affichent une haine sans égale à la femme. Elle n’est pas voilée et c’est là le second mal dont l’accusent, en secret, ceux que j’appelle les charlatans de l’Histoire. Ces ignorants, parce qu’ils n’ont rien compris à notre noble religion, voudraient bien faire du voile un sixième pilier de l’islam. Aussi, pour non-port de voile, ils l’enverraient bien volontiers en enfer et, peut-être qu’ils l’y voient déjà griller. Mme Benghebrit est à la tête d’un département stratégique du gouvernement. C’est là le fond du troisième problème aux yeux d’individus autoproclamés tuteurs des repères des humains qui, de l’abîme où les a jetés leur bêtise, chantent à tue-tête que les femmes n’ont pas l’intelligence requise pour gérer car elles sont « nakisatou akl» (le fameux prétexte de l’incomplétude de la raison féminine). Elle gère un aspect hautement sensible de la société. C’est là le quatrième grand mal, le crime impardonnable, aux yeux de ceux qui, s’intronisant défenseurs des valeurs sociales et religieuses, hissent l’étendard de l’indigence intellectuelle, en scandant des slogans hostiles à l’avenir, au progrès, à la modernité et au bien-être des Algériens et des humains en général. La ministre de l’Education nationale a tenu tête aux revendications, parfois insensées, souvent mal intentionnées, de plusieurs parties dont la légitimité découle directement de certains salons, pour ne pas dire autre chose. C’est là le cinquième grand problème au regard de ceux qui ne font que ruminer des idées, désuètes pour la plupart. Ces parties qui, indifféremment de leur forme juridique (partis, associations, une certaine presse …), n’ont eu cesse de réclamer le départ pur et simple de Benghebrit sans jamais donner une raison valable, une seule. On l’avait accusée juive, d’incompétente, d’ignorante de la langue arabe, de muette, et voilà qu’on lui reproche, du haut de l’estrade de l’ignorance diplômée, de vouloir détruire l’école algérienne. Comme s’il restait encore quelque chose de cette école. Comme si ceux qui lui font ce reproche avaient, eux, laissé quelque chose à l’école algérienne. «On ne sait plus, soutiennent-ils, si la ministre de l’Education travaille 4 pour le bien de l’école algérienne, ou si elle profite de la maladie du président pour appliquer son programme de destruction de l’école algérienne, imposé par la France.» Ah, tiens donc ! Peuvent-ils seulement nous dire où se situe le bien de l’école algérienne ? Mme Benghebrit veut réellement changer les choses au nez et à la barbe des incompétents. C’est un autre grand mal, un autre gros crime, le sixième, aux yeux de ceux qui veulent nous clouer dans l’inertie ou, plutôt, qui ont fait de nous un modèle, un repère, pour l’inertie elle-même. Comment la laisser changer alors qu’ils ont activé des décennies entières afin de tirer l’école vers l’obscurité de l’indigence et la raison vers le noir de l’ignorance ? Dans cette lutte entre la volonté d’aller de l’avant qu’affiche la ministre et celle d’aller vers le trou du passé exhibée par ses détracteurs, le dernier mot n’est pas revenu à ces derniers. Les grèves de ceci, les grèves de cela, la marche de ceux-ci, la marche de ceux-là, pour la plupart manipulées par ceux-là même qui en veulent à Bengebrit et qui ne veulent pas que les Algériens puissent un jour retrouver leur école car, si tel était le cas, ils ne pourront plus survivre, eux qui ne peuvent exister qu’en côtoyant l’ignorance et la misère intellectuelle. La ministre de l’Education nationale est donc devenue un danger pour cette espèce et pour leurs idées. C’est ce qu’il faut comprendre lorsqu’ils vous disent que son maintien à la tête du département est un « danger pour l’identité nationale» . Ils ont peur qu’elle arrache définitivement l’école à la pensée analphabète tordue, c’est ce qu’il faut comprendre lorsqu’ils vous disent qu’elle cherche « à nous reconduire à l’ère de la colonisation française» et ils craignent qu’elle ouvre cette école sur les autres langues, eux qui ont déjà beaucoup de mal avec une seule langue, celle qu’ils prétendent, à tort bien sûr, être leur langue maternelle. A. H. De Quoi j’me Mêle VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 Roger Hanin revient à Alger L’INSTITUT FRANÇAIS d’Alger organise du samedi 23 au mardi 26 avril 2016 un hommage à l’acteur et réalisateur Roger Hanin, un an après sa disparition. A cette occasion, différents volets de son œuvre seront présentés, qui mettront tout à la fois à l’honneur l’homme de théâtre et de cinéma, l’auteur, le réalisateur et le témoin engagé et profondément humaniste. L’Algérie, terre où il repose désormais, occupera bien entendu une place toute particulière dans cet hommage. Le hacker algérien, Hamza Bendelladj, condamné à 15 ans de prison LE CÉLÈBRE HACKER ALGÉRIEN, Hamza Bendelladj, surnommé le «hacker souriant» à la suite de son arrestation le 6 janvier 2013 par la police thaïlandaise, n’a pas été épargné par la sévérité de la justice américaine qui vient de le condamner à 15 ans de prison ferme. Selon le site Internet de la BBC, le jeune hacker algérien, né en 1988, a été jugé «coupable» par les juges américains qui lui reprochent d’avoir développé SITUÉE à la sortie de la localité de Bou Haroun, dans la et distribué le virus Internet et wilaya de Tipasa, Saïdia est passée d’un lieu désert et sans logiciel malveillant connu sous le intérêt, à une place de détente incontournable en un laps nom de «Spy Eye». D’après le de temps record. FBI, Hamza Bendelladj, connu Il a suffi qu’une petite entreprise de jeux pour enfants sur Internet sous le pseudonyme s’installe, pour que très rapidement des petits services et BX1 et son complice le Russe commerces naissent et transforment l’endroit en un vrai Aleksandr Andreevich Panin, surnommé «Gribodemon», ont réussi à voler l’équivalent de 100 millions de dollars à l’aide de leur virus. Une oasis née de rien Rio: une piste cyclable construite pour les JO s’effondre petit parc de divertissement hautement prisé par les familles, notamment les week-ends. Aujourd’hui Saïdia s’est agrandie et compte des attractions pour enfants, des points de restauration, des espaces pour pique-niquer, et offre une vue imprenable sur la mer à tel point qu’il faut s’y prendre de bonheur pour dénicher une place pour la journée. UN TUNNEL DE LA DROGUE LONG DE 800 MÈTRES LES AUTORITÉS américaines ont découvert ce qu’elles pensent être « le plus long» tunnel utilisé pour le trafic de drogues jamais détecté à la frontière entre le Mexique et la Californie, selon des médias. Long de quelque 800 mètres, le tunnel est équipé d’un ascenseur, d’éclairages, de rails et de systèmes de ventilation, a précisé mercredi dernier le bureau du procureur fédéral du sud de la Californie, estimant qu’il s’agissait « du plus long tunnel jamais découvert à la frontière entre la Californie et le Mexique» . Il reliait une maison de Tijuana au Mexique à un terrain commercial d’Otay Mesa à San Diego en Californie, où la sortie de 0,9 mètre de large était dissimulée par une benne à ordures, ajoute le communiqué.» DEUX PERSONNES sont mortes et une personne était portée disparue jeudi après l’effondrement partiel d’une piste cyclable construite en bord de mer à Rio de Janeiro en vue des Jeux olympiques, ont annoncé les pompiers. « Il y a deux décès, deux personnes adultes de sexe masculin» dont les corps ont été repêchés en mer, a déclaré un porte-parole des pompiers. On compte également « un disparu», a-t-il ajouté, alors que les recherches ont mobilisé des pompiers, des hélicoptères et des plongeurs. Les corps des victimes, recouverts de couvertures, ont été déposés par les secouristes sur la plage de Sao Conrado, très touristique. Le projet fou des hôpitaux de l’est du pays LES CENTRES hospitalouniversitaires (CHU) de l’est du pays ambitionnent de réaliser annuellement 200 greffes rénales, a indiqué jeudi le professeur Hassane Atik lors des 2es Journées médicales nationales sur l’insuffisance rénale organisées à l’université 8-Mai 1945 de Guelma. Les opérations de greffes rénales, limitées dans un premier temps au CHU de Constantine, ont été élargies aux CHU d’Annaba et Batna. Il convient de souligner que les dons entre proches restent insuffisants face au nombre élevé d’insuffisants rénaux estimé, en Algérie, à 22 000 malades. Mohia célébré à Tizi Ouzou ENQUÊTE SUR LES JEUNES ET L’ANSEJ LA TROISIÈME ÉDITION du Salon du livre et du savoir qu’abrite depuis jeudi la bibliothèque communale de Boudjima dans la daïra de Makouda (Tizi Ouzou) rend hommage au poète, dramaturge et traducteur, Mohia Abdellah. Organisée par l’Assemblée populaire communale de la localité en collaboration avec le mouvement associatif, la rencontre a été placée sous le thème « Quand Mohia s’invite à Boudjima» . Cette évocation s’est traduite également par la baptisation de la bibliothèque communale de Boudjima au nom de cette grande figure du théâtre d’expression amazighe, à savoir Mohia Abdellah. L’EXPRESSION renoue avec l’enquête journalistique et lance un vaste programme d’investigations sur divers sujets qui préoccupent la société algérienne. Le premier sujet prévu concerne la création d’entreprises proposée par l’Ansej. Pour porter un « diagnostic »sur cette formule, nous avons besoin de vos témoignages. Nous lançons un appel à tous les jeunes qui ont vu leur projet se concrétiser ainsi qu’à ceux qui sont toujours en attente de réaliser leur rêve de chef d’entreprise et enfin ceux qui ont essuyé un échec. Notre appel s’adresse également à ceux qui rencontrent ou ont rencontré des problèmes dans leurs démarches. Les témoignages de tous les jeunes, hommes et femmes, nous seront précieux pour mettre le doigt sur les lacunes et obstacles à lever. Nous soumettrons leurs préoccupations aux autorités en charge de cette formule. Le tout sera publié avec pour objectif de ne laisser aucune zone d’ombre qui puisse entraver cette formule. En toute transparence. Au grand bénéfice de notre jeunesse. Alors n’hésitez pas à nous envoyer vos témoignages: 1) A l’adresse électronique suivante : [email protected] 2) Ou nous envoyer par SMS vos coordonnées au N° 0697505091 (nous nous chargerons de vous rappeler) 3) Ou encore de nous adresser un courrier par la poste à l’adresse suivante : Quotidien L’Expression- Rubrique enquêtes- Maison de la Presse de Kouba- Alger 5 L’Actualité POUR SA CONTRIBUTION AU MOUVEMENT SYNDICAL Sidi Saïd distingué par le ministre du Travail Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta), Abdelmadjid Sidi Said, a été distingué jeudi à Alger par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, en reconnaissance de ses efforts visant à développer le mouvement syndical. Lors d’une cérémonie qui s’est déroulée en présence de membres du gouvernement et de représentants d’organisations patronales, M. El Ghazi a affirmé dans une allocution prononcée à l’occasion, que cette distinction se veut une reconnaissance des efforts déployés par le secrétaire général de la Centrale syndicale « pour le développement du mouvement syndical aux niveaux national et international». Le ministre a également mis en exergue les efforts consentis par M. Sidi Saïd en vue de « renforcer le dialogue social» dans le cadre de la tripartite (gouvernement, Ugta et patronat). Il a en outre rappelé la distinction du secrétaire général de l’Ugta dernièrement au Caire (Egypte) par l’Organisation arabe du travail (OAT). Le secrétaire général de l’Ugta a exprimé sa gratitude pour cette distinction, indiquant qu’il s’agit d’une reconnaissance à «l’Algérie tout entière et au président de la République, Abdelaziz Bouteflika» pour ses efforts pour la préservation de la sécurité et de la stabilité du pays, d’autant qu’il est l’initiateur de la Réconciliation nationale, outre son rôle dans le remboursement anticipé de la dette algérienne. Il a, à cet effet, dit qu’il remettra officiellement cette distinction au président de la République, en reconnaissance de ses efforts pour le rétablissement de la sécurité en Algérie et le recouvrement de la place qui lui sied sur la scène internationale. VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 TAYEB LOUH À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU Légaliser l’usage de la drogue serait un recul « LE TRAFIC DE DROGUE est lié au financement du terrorisme et menace le processus démocratique dans le monde.» ! ABDELLAH BOURIM L ’Algérie exprime ses inquiétudes face à l’accroissement du trafic de drogue à travers le monde et appelle à l’intensification de la lutte contre ce phénomène qui constitue une menace permanente à la sécurité, à la stabilité et à la démocratie. Le ministre de la Justice, garde des Sceaux Tayeb Louh, a insisté, lors de la session plénière de l’Assemblée générale de l’ONU, sur la nécessité de la révision des lois internationales en vigueur et les politiques adoptées dans ce domaine, qui ne sont pas en mesure de réduire l’offre de drogue. Ce dernier considère « la légalisation de l’usage de drogue, notamment du cannabis à des fins autres que celles prévues par les conventions internationales comme un recul sur les acquis réalisés », en matière de lutte contre les stupéfiants. Pour le ministre de la Justice, « les menaces posées par le problème de la drogue ne sont plus des risques classiques, mais elles ont évolué et sont devenues étroitement liées au financement du terrorisme qui menace non seulement l’humanité, mais le processus démocratique dans le monde », a déclaré, M. Louh. Pour cela le Il s’agit d’assurer la sécurité des individus et des sociétés ministre de la Justice estime que le trafic de drogue « doit faire appel à la responsabilité commune des pays afin d’assurer la sécurité des individus et des sociétés à travers une véritable mise en oeuvre et une évaluation efficace des engagements inspirés des traités internationaux en vigueur». S’agissant des efforts consentis par l’Algérie dans le cadre du programme de la lutte contre ce phénomène, M. Louh, a indiqué que les autorités sont déterminées à déployer des moyens importants en vue de renforcer « les actions de lutte contre le trafic de drogue et ses impacts aus niveaux régional, continental et international » en consolidant le rôle de la société civile dans la sensibilisation sur le danger de ce fléau. Pour rappel, l’Algérie reste l’un des pays les plus exposés, à ce phénomène. La vigilance et l’aptitude des forces de sécurité ne doivent pas être négligées car la situation risque de se compliquer avec ce qui se passe actuellement sur ses frontières et qui représente des menaces réelles à la stabilité du pays. Pour faire face à cette menace persistante, indique le ministre de la Justice, les pouvoirs publics, ont accordé une intention particulière à la lutte contre ce phénomène avec le contrôle des frontières, le renforcement du système judiciaire, et son actualisation afin de mieux lutter contre les nouvelles méthodes de trafic de drogue. Outre ces mesures, l’Algérie a procédé, également, à la mise en place d’un mécanisme d’entraide judiciaire pour recueillir les preuves et saisir les revenus issus du trafic de drogue, mais aussi l’introduction de nouvelles règles pour la protection des témoins. A. B. POUR CONSOLIDER LA PAIX EN AFRIQUE La feuille de route de l’Algérie RAMTANE LAMAMRA a également plaidé pour un partenariat mondial équilibré. ! MOHAMED BOUFATAH L e ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a déclaré jeudi dernier à New York que « la médiation a contribué à la prévention des conflits en Afrique et à la consolidation de l’architecture de paix dans le continent ». S’exprimant au cours d’une table ronde sur la paix et la sécurité en Afrique, organisée à l’occasion de la tenue d’un forum de haut niveau sur le continent, il a souligné que « le panel des sages de l’Union africaine a réussi à contenir des situations de crise qui allaient se transformer en conflits ouverts ». « La médiation comme action préventive et instrument traditionnel de gestion des conflits en Afrique tend à se développer dans tout le continent grâce au réseau des sages que l’UA a lancé », a-t-il ajouté au cours de ce forum organisé par la Suède et le Bureau du conseiller spécial pour l’Afrique au niveau des Nations unies. « L’Afrique est un continent qui bouge et qui assume ses responsa- bilités », a-t-il indiqué. « Certains instruments de l’architecture de la paix et de la sécurité doivent être perfectionnés », selon lui. « Deux tiers des budgets alloués par l’ONU aux opérations de maintien de la paix sont destinés à l’Afrique », at-il noté. L’ONU a également aidé l’Afrique à former les effectifs chargés de la conduite des opérations politico-militaires très complexes dans les cas des conflits ouverts. Résumant les actions de l’Union africaine en matière de paix, il a indiqué que « l’objectif était de parvenir à faire taire les armes d’ici à 2020, conformément à la Déclaration solennelle des chefs d’Etats africains lors du cinquantenaire de la création de l’UA ». M. Lamamra a plaidé également à New York pour un partenariat mondial équilibré qui doit être orienté au bénéfice des pays en développement ». « L’Algérie s’est réjouie de voir l’agenda 2030 sur les ODD relancer le débat sur la mise en place d’un partenariat mondial revitalisé pour le développement », a-t-il déclaré au cours d’un débat de haut niveau à l’Assemblée générale de l’ONU sur la réalisation des objectifs de développement durable (ODD). Il a soutenu que cet objectif ambitieux « se doit d’être équilibré et orienté au bénéfice des pays en développement ». En expliquant la vision de l’Algérie de ce partenariat projeté, le ministre a indiqué qu’il ne pouvait se concevoir « qu’à travers une réforme de la gouvernance économique mondiale pour permettre aux pays en voie de développement de participer au processus de prise de décision et de créer les conditions qui favorisent le droit au développement ». Bien qu’il s’inscrive dans le prolongement des OMD (les Objectifs du millénaire pour le développement), le programme des ODD est un plan d’action ambitieux qui vise à transformer le monde à l’horizon 2030, a-t- il relevé. Ce programme a le mérite d’avoir réussi à mobiliser la communauté internationale autour de la problématique de la lutte contre la pauvreté, a enchaîné le ministre, en soulignant la participation active et créative » de l’Algérie dans le processus d’élaboration de cet agenda. Il a ajouté que l’Algérie compte persévérer dans son action pour la réalisation des 17 ODD comme cela a été le cas pour les OMD dans lesquels elle a réalisé des avancées remarquables reflétées par l’atteinte quasi totale de tous ces objectifs. M. B. ACQUISITION DE POIDS DE L’ANP La frégate Erradii inspectée par Gaïd Salah LE CHEF D’ÉTAT-M MAJOR a visité, à l’occasion, les différents compartiments de la frégate, où il a reçu d’amples explications L e général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-m ministre de la Défense nationale, chef d’état-m major de l’Armée nationale populaire a inspecté jeudi la frégate Erradii, numéro de bord 910, indique le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué. « Le général de corps d’armée a procédé, au siège du commandement des forces navales à l’Amirauté, accompagné du général-major Mohamed Larbi Haouli, commandant des forces navales, à l’inauguration et à l’inspection de ce navire de guerre qui dispose des technologies les plus modernes et de haute précision dans le domaine militaire naval, capable d’intervenir dans un large champ d’action pour l’exécution de différentes missions», précise la même source. Dans une allocution de bienvenue prononcée à l’occasion, le commandant des forces navales a mis l’accent sur l’«impor- sur ses composants. tance que revêt cette acquisition dans l’optimisation des capacités et de l’opérabilité de nos forces navales» .Le vice-ministre de la Défense nationale, s’est adressé, par la suite, à l’équipage du navire, les félicitant «de cette importante acquisition et rappelant les efforts consentis pour développer et moderniser nos Forces navales, conformément aux orientations de Son Excellence, Monsieur le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale». Cette réalisation « est un autre acquis de qualité exigé par la stratégie adoptée par le Haut Commandement de l’ANP, visant à bien conjuguer, acquisition de matériel moderne, formation et préparation d’une ressource humaine qualifiée, à même de maîtriser la technologie de pointe et d’exploiter parfaitement le matériel et les équipements de la meilleure manière requise». Dans ce contexte précisément, «nous avons œuvré durant la dernière décennie, a-t-il ajouté, à la modernisation des forces navales et à la consolidation de leurs capacités et de leur préparation au combat, permettant ainsi à l’ANP, sous le commandement de Son Excellence, le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, de s’identifier au progrès accéléré en termes d’acquisition des facteurs de force et de réussite». Le général de corps d’armée n’a pas manqué de rappeler que l’«acquisition des facteurs de force et de réussite repose impérativement sur le haut niveau de conscience des lourdes responsabilités indispensables pour l’accomplissement de nos missions constitutionnelles». « Nous sommes persuadés au sein de l’ANP, digne héritière de l’armée de Libération nationale, que maîtriser les facteurs de force et de réussite nécessite impé- 6 rativement un haut niveau de conscience des grandes responsabilités indispensables pour l’accomplissement de nos missions constitutionnelles», fait remarquer le général de corps d’armée. « Ce sont des objectifs qui exigent une persévérance dans l’acquisition des connaissances scientifiques et techniques, permettant de poursuivre le processus de modernisation et de professionnalisme, entamé depuis plusieurs années, afin d’atteindre le haut niveau de force et de disponibilité souhaité» , a-t-il précisé. Il a souligné en outre, que « la concrétisation de ces objectifs nécessite également la stricte application des directives et orientations, notamment celles relatives à la préparation au combat des forces, sanctionnée à l’issue de chaque année par l’exécution d’exercices d’évaluation de l’assimilation des cadres et des équipages de leurs missions». L’Actualité VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 EN PRÉVISION DU MOIS DE RAMADHAN ET DE LA SAISON ESTIVALE Belaïb sensibilise les commerçants LA SPÉCIFICITÉ DU MOIS de Ramadhan impose un plan et des mesures spécifiques. ! MADJID BERKANE C ’est un mois de Ramadhan sans failles que veut cette année Bakhti Belaïb pour les Algériens. A un mois et demi de l’avènement de ce mois sacré, une rencontre de travail réunissant le ministre et les représentants de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa) , a eu lieu jeudi dernier au siège du ministère du Commerce afin de mettre en place les conditions nécessaires pour un bon Ramadhan. Ainsi, une panoplie de consignes a été donnée lors de cette séance par le ministre, aux représentants de l’Ugcaa, afin de mener toute une campagne de sensibilisation auprès de leurs collègues en leur demandant surtout d’assurer un approvisionnement régulier des citoyens et de respecter les prix réglementés des produits alimentaires de large consommation, ainsi que d’éviter le recours à la spéculation et à la rétention des stocks de produits objet de fortes demandes et d’agir en sorte pour mettre en place des permanences à tous les niveaux. Dans ce sillage, et afin de leur faciliter la tâche, le ministre a rassuré les commerçants quant à l’idée de leur permettre également cette année, à l’instar de l’année dernière d’avoir des espaces spécifiques au niveau des cités et des quartiers, pour exposer leurs marchandises en toute liberté. Le ministre a dit à ce sujet qu’il a donné des instructions aux walis afin de trouver des emplacements et de prendre toutes les dispositions pouvant aider les commerçants dans ce sens. Pour rappel, ces marchés de Les marchés de proximité ont donné l’année dernière de très bons résultats concernant la disponibilité des produits ministre, le secrétaire général de l’Ugta, Abdelmadjid Sidi Saïd, avait déjà exhorté les commerçants et les artisans algériens à être au rendez-vous pendant le mois de Ramadhan et mettre à la disposition des consommateurs les produits de large consommation et à bas prix. Pour Sidi Saïd, les commerçants doivent toujours mettre en avant le fait que le mois de jeûne est avant tout un mois de solidarité proximité ont donné l’année dernière de très bons résultats concernant la stabilisation des prix et la disponibilité des produits en grandes quantités. De leur côté, les représentants de l’Ugcaa ont montré au courant de cette réunion leur satisfaction quant aux mesures prises par le ministre et ont promis de transmettre ses recommandations à leurs collègues. Par ailleurs, il faut dire qu’avant le et d’entraide entre les Algériens. Il est à signaler que le mois de Ramadhan qui intervient cette année au début du mois de juin, coïncidera comme l’année dernière avec la saison de l’arrivée sur le marché de beaucoup de fruits et légumes et de saison tels que la pomme de terre, l’oignon, les haricots verts, la pastèque, le melon, les raisins, etc. Cet avantage, rappelons-le, a permis l’année dernière aux Algériens de passer un bon Ramadhan dont d’ailleurs la plupart le considèrent comme un mois de référence. Pour ces derniers, le ministère du Commerce en pareille période, est appelé plutôt à veiller davantage sur les conditions de conservation des aliments, notamment les produits périssables. Certains commerçants, en voulant fuir les factures bien salées de la Sonelgaz, recourent à la ruse et éteignent sciemment leurs frigos et réfrigérateurs. M. B. Ferroukhi rassure sur la disponibilité des produits INTERPELLÉ par un député du FFS sur les prix élevés de la sardine, le ministre a reconnu que la production halieutique a enregistré une baisse ces dernières années. ! NADIA BENAKLI I l n’y aura pas de pénurie durant le mois de Ramadhan. Le gouvernement promet la disponibilité des produits alimentaires. Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ahmed Ferroukhi, a affirmé jeudi que son département a pris toutes les mesures réglementaires en vue d’assurer la disponibilité des produits agricoles sur les marchés durant le mois de Ramadhan. Intervenant en marge de la séance consacrée aux questions orales à l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Ferroukhi a dit : « La situation est maîtrisée.» « Nous sommes dans la phase de régulation de l’ensemble des filières afin qu’elles soient à la hauteur durant le mois de Ramadhan» , a-t-il assuré. Selon lui, le ministère veille à réunir toutes les conditions appropriées pour répondre aux exigences des citoyens durant le mois sacré qu’il s’agisse des fruits et légumes ou des viandes rouges et blanches. Voulant eviter les erreurs du passé, le premier responsable du secteur a fait savoir que les « agriculteurs et éleveurs font l’objet d’un suivi afin d’éviter qu’ils ne rencontrent des difficultés susceptibles de compromettre la production» . Le département de Ferroukhi a pris ses dispositions pour aprrovisionner le marché de tous les produits, mais à quel prix seront-ils cédés ? Comme tout le monde le sait, le mois sacré de Ramadhan est synonyme de flambée des prix. Cette question n’a rien à voir avec la disponibilité. Preuve en est que chaque année le gouvernement se mobilise en entier pour casser les prix, mais en vain. Les spéculateurs ont toujours réussi à fausser les calculs de l’Exécutif en jonglant avec les prix et ce malgré la disponibilité des produits. Interrogé à propos des opérations d’exportation de la pomme de terre, M. Ferroukhi a précisé que le volume des exportations de ce produit a sensiblement augmenté. Interpellé lors de la plénière par un député du FFS sur les prix élevés de la sardine qui ne sont pas à la portée des petites bourses alors que notre pays recèle de richesses, le ministre a reconnu que la production halieutique a enregistré une baisse ces dernières années. Il a expliqué que la production halieutique en Algérie doit tenir compte de la préservation de la richesse halieutique en Méditerranée. M. Ferroukhi a précisé que les parties concernées ne peuvent pas « toucher aux réserves halieutiques dans le but d’augmenter la production». Arguant ses propos, l’hôte des députés a soutenu que « les données scientifiques soulignent la nécessité de ne pas pêcher plus de 40 % des réserves par an pour préserver la richesse halieutique en Méditerranée». Revenant à la question du prix cher de la sardine, le premier responsable du secteur a tout simplement affirmé qu’il dépendait, à l’instar des autres produits, de l’offre et de la demande qui s’élève à 180 000 tonnes/an contre une production ne dépassant pas 100 000 tonnes/an, selon les dernières études du secteur. Pourquoi ? Le stock halieutique en Méditerranée a sensiblement baissé ces dernières années en raison de facteurs environnementaux et du réchauffement des fonds marins, soutient-il, ce qui a réduit les aliments pour poisson. Face à cette situation, M. Ferroukhi indique que son département tend à exploiter de manière rationnelle les stocks disponibles, à développer l’aquaculture et à promouvoir et réguler le marché du poisson face à la spéculation, ce qui va se répercuter N. B. sur les prix. L’INSTABILITÉ CHRONIQUE DU SECTEUR DES TÉLÉCOMS CONTINUE Le P-D DG d’Algérie télécom remercié ALORS QUE SA GROSSE FILIALE, Mobilis, fonctionne toujours avec un intérimaire c’est au tour du groupe AT de voir un intérimaire nommé à sa tête, en l’occurrence Mohamed Sbaâ. ! WALID AÏT SAÏD I l aura été l’un des P-D DG a avoir le plus tenu à la tête d’Algérie télécom ces dernières années, plus de quatre ans, mais voilà que la « malédiction » managériale de l’opérateur historique l’aura rattrapé. Jeudi dernier, alors qu’il était en déplacement à l’intérieur du pays, Azouaou Mehmel a appris sa mise à fin de mission. L’information de ce limogeage a fait le tour des rédactions et des réseaux sociaux durant la matinée, avant qu’elle ne soit confirmée officiellement par la tutelle dans un communiqué. « Mohamed Sbaâ, a été désigné jeudi par le conseil d’administration d’Algérie Télécom (AT) comme président-directeur général de l’entreprise par intérim en remplacement de Azouaou Mehmel », a indiqué le ministère de Damma et attribué l’intérim à son protégé Mohamed Habib, mais c’était sans compter sur la malice de la cadette du gouvernement qui ambitionne de rajeunir, à son image, les postes de responsabilité dans son secteur. Il aura réussi donc à convaincre en haut lieu de se débarrasser de ces deux « encombrants managers » dont les bilans catastrophiques ont facilité les choses. Il faut ajouter à cela la volonté du président Bouteflika de « purger » le secteur public de ses vieux briscards. Entamé au mois de mai dernier, avec de grands changements notamment, à Air Algérie et les douanes, ce grand «chantier» se poursuit donc presque un an après ! Il avait connu sa deuxième étape au mois de décembre dernier. Un «ménage» d’hiver avait été lancé, avec les changements à la tête de Saidal, l’Etusa, et quelques filiales de la Sonatrach. C’est donc une poursuite de la logique de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication (Mptic) dans ce communiqué. M. Sbaâ, ingénieur en télécommunications de formation, est « issu du même groupe et a eu à occuper plusieurs responsabilités dont la fonction de chef de la Division des opérations et du développement des réseaux », a ajouté la même source. Les raisons de ce renvoi restent floues. Comme pour Mobilis, le ministère le justifie par la nécessité «d’ insuffler une nouvelle dynamique managériale au groupe ». Néanmoins, cette fin de mission était dans l’air depuis un bon moment déjà. Comme pour Saâd Damma, l’ex-P-DG de Mobilis, la dégradation de la relation entre la ministre de la Ptic Iman Houda Ferraoun est un secret de Polichinelle. Pourtant, en décembre dernier Azouaou Mehmel avait été conforté par la ministre qui avait dégommé son ennemi juré, Saâd 7 la stratégie initiée par le chef de l’Etat depuis sa réélection pour un quatrième mandat qui a voulu insuffler un nouveau souffle aux entreprises et institutions publiques. D’autres changements pourraient bientôt suivre dans les prochains jours. On n’est donc pas au bout de nos surprises… Toutefois, cette instabilité chronique qui touche un secteur aussi sensible que les télécommunications est une mauvaise chose pour l’Algérie, déjà très en retard dans le domaine. Ainsi, nos deux plus grandes entreprises de télécommunications se trouvent sans tête. Un vrai désastre au moment où de grands défis les attendent, notamment la 4G, le e et m paiement… Leurs managers intérimaires ont ainsi les mains liées, et ne peuvent prendre librement de grandes décisions ! Il faut donc les confirmer ou nommer les vrais P-DG… W. A. S. L’Actualité VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 SALAH KHEBRI SERA AUJOURD’HUI À BÉJAÏA Quel sort pour le complexe pétrochimique ? LE MINISTRE DE L’ENERGIE est plus particulièrement attendu sur le grand projet de plate-forme pétrochimique prévu sur le territoire dont la wilaya de Béjaïa a fortement besoin. ! AREZKI SLIMANI L e Dr Salah Khebri, ministre de l’Energie est attendu aujourd’hui à Béjaïa pour une visite d’inspection et de travail qui l’amènera, sans doute, à s’enquérir de la situation du développement de son secteur. Un secteur qui compte un mégaprojet pétrochimique, mais qui enregistre également un retard en matière de raccordement des habitants en gaz de ville. Le ministre de l’Energie est plus particulièrement attendu sur le grand projet de plate-forme pétrochimique prévu sur le territoire dont la wilaya de Béjaïa à fortement besoin. Ce projet de complexe pétrochimique de Béjaïa, qui a fait couler beaucoup d’encre dans la région, reste une énigme qui mérite des clarifications en ces temps, de crise. La population de Bejaïa est en droit de savoir où en est la situation et la réponse pourrait venir aujourd’hui en marge de cette visite. Le ministre tentera également d’inciter à l’accélération des projets de réalisation liés au raccordement en gaz de ville. Des projets qui souffrent de deux principaux handicaps dont celui des oppositions des habitants et les lenteurs administratives qui ont toujours la peau dure à Béjaïa. A la lumière de la situation économique que vit le pays, l’inquiétude a gagné de larges pans de la société à Béjaïa, qui commence à s’interroger sur ce silence assourdissant concernant de nombreux La capitale des Hammadites attend... projets structurants dont a bénéficié la wilaya de Béjaïa. L’inquiétude est d’autant plus forte que ces derniers mois on ne parle que de la pénétrante et très peu des autres projets dont le CHU, l’extension de la piste d’atterrissage de l’aéroport et du port de Béjaïa, le dédoublement de la voie ferrée et la plateforme pétrochimique qui fait partie du secteur de Khebri. Tout ce que l’on sait sur ce fameux projet reste la déclaration faite l’an dernier par l’ex-ministre des Relations avec le Parlement, Khelil Mahi lors d’une séance plénière du Conseil de la nation, indiquant que « Le projet d’unité de pétrochimie, prévu dans la commune de Béni Mansour à Béjaïa, n’a été ni annulé ni déplacé », ajoutant néanmoins que le projet en question est subordonné à la réception de la pénétrante liant Béjaïa à l’autoroute Est-Ouest à l’horizon 2017. « Les travaux seront lancés dès la réception, à l’horizon 2017, de la pénétrante liant le site abri- 8 tant l’unité à l’autoroute Est-Ouest et la réalisation du dédoublement de la voie ferrée. » Pour rappel, une commission mixte, dont faisait partie Sonatrach, avait opté pour deux sites pour l’implantation de ce projet structurant, l’un à El Kseur et l’autre à Boudjellil. Prévu dans un premier temps à El Kseur, le choix d’une assiette de terrain avait eu l’assentiment des responsables de la Sonatrach car il répondait à tous les critères: un terrain de plus de 250 ha; le site est situé à 26 km du port et de l’aéroport; le passage par la zone d’un pipeline et d’un oléoduc. Ceci avant que les services agricoles n’opposent leur «veto», arguant le caractère «à fort rendement agricole» du terrain choisi. C’est alors que l’option de délocalisation a été décidée par les autorités concernées vers la commune de Boudjellil, située à l’extrême sudouest du chef-lieu de wilaya de Béjaïa et aux limites territoriales des wilayas de Bouira et de Bordj Bou Arréridj. L’assiette de terrain sur laquelle sera érigé ce projet éminemment structurant est de 220 ha, mais plus de 500 y seront proposés pour le développement de cette industrie. Avec la réalisation de la plate-forme pétrochimique, qui doit regrouper un ensemble d’unités de production de matières premières à base de GPL (gaz propane liquéfié), quelque 3 000 emplois sont attendus, selon les mêmes responsables, de ce projet qui fait partie d’un ambitieux programme national. L’hôte de Béjaïa aura aussi à s’intéresser aux projets de raccordement des populations en gaz de ville, dont les lenteurs administratives et les oppositions des habitants, ne sont pas sans provoquer des retards aggravant encore la situation en la matière à Béjaïa. Avec le nouveau plan, il est prévu de raccorder 70% de la population au réseau de gaz de ville. Le taux est actuellement de 37 %, selon les derniers chiffres fournis par la A. S. SDE. L’Actualité CRASH DE L’AVION AFFRÉTÉ PAR AIR ALGÉRIE AU MALI Le rapport évoque la «non-aactivation du système antigivre» Les autorités maliennes ont affirmé hier que le crash accidentel de l’avion de la compagnie espagnole Swiftair affrété par Air Algérie, qui avait fait 116 morts le 24 juillet 2014 au Mali, était dû à «la non-activation», par l’équipage, du système antigivre. Les «capteurs de pression des moteurs avaient été obstrués, vraisemblablement par des cristaux de glace» et «les systèmes d’antigivrage n’ont pas été activés par l’équipage», a expliqué le ministre malien des Transports, Mamadou Hachim Koumaré, lors d’un point de presse pour présenter le rapport final de l’enquête rendu public à Bamako. «L’obstruction des capteurs a perturbé le fonctionnement des moteurs, limitant la poussée à un niveau insuffisant pour que l’avion poursuive son vol à un niveau de croisière», a-t-il précisé cité par les agences de presse. Le rapport confirme les résultats préliminaires sur ce crash. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français avait déjà révélé que la cause principale de l’accident résidait dans la non-activation par les pilotes du système d’antigivre des moteurs, ce qui a pu provoquer le décrochage de l’avion. «Les paramètres enregistrés indiquent qu’il n’y a pas eu de manoeuvre de récupération du décrochage réalisée par l’équipage», avait indiqué le BEA en avril 2015, selon les premiers éléments de l’enquête. Le vol OuagadougouAlger s’était écrasé dans le nord du Mali, dans la région de Gossi, avec 110 passagers à bord et six membres d’équipage, tous Espagnols. L’avion, un McDonnell Douglas MD 83, était affrété par Air Algérie auprès de la compagnie espagnole de leasing Swiftair. Le BEA a apporté son assistance technique à la commission d’enquête sur les accidents et incidents d’aviation civilealienne, à la demande du Mali. Décès C’est avec une grande tristesse et amertume que la famille Bellabès annonce le décès de leur mère et grand-mère SALIMA survenu le 14 avril 2016 à l’âge de 84 ans. Sa fille Fadéla et toute la famille Bellabès demandent à tous ceux qui l’ont connue et approchée d’avoir une pieuse pensée pour elle. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.» VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 LES SCANDALES DE LA MANIFESTATION «CONSTANTINE, CAPITALE DE LA CULTURE ARABE 2015» Le cynisme des responsables LE PREMIER MINISTRE a accordé un entretien de 10 minutes au coordinateur de la troupe, L a clôture de la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe 2015» a été en deçà des attentes. La délégation d’officiels était revenue déçue de la capitale de l’Est. Cela est un fait. C’est un fait aussi que le ministre de la Culture n’a pas réussi à rattraper les gaffes de son prédécesseur. Le «colmatage» n’a pas cessé durant les derniers mois, bien au contraire. Et pour clôturer cette manifestation en «beauté», les organisateurs se sont donné en spectacle en se jouant d’une troupe de musiciens tunisiens. Ces artistes observent une grève de la faim de 48 heures. Une plainte sera déposée contre les responsables de la manifestation. C’est le coordinateur chargé du projet, Samir Berkan, qui se constituera partie civile dans cette affaire avec les victimes. Rappel des faits : les artistes tunisiens étaient invités à participer le 19 du mois courant aux manifestations de la clôture à la grande salle de spectacle Ahmed bey. Malgré tous les obstacles émis par les deux responsables au départ et malgré l’accord qui lui a été notifié et les instructions du ministre de la Culture pour mettre à jour ce projet, la troupe n’aura jamais l’occasion de se produire. Deux représentants de la troupe Mehdi Ammar et Makram Habachi qui se sont rapprochés de notre rédaction témoignent.« Le jour des répétitions le 18 avril comme l’atteste l’arrêté de l’huissier de justice, le coordinateur de la manifestation Samy Bencheikh a confirmé que «les répétitions interviennent pour assurer un spectacle le 19 », seulement le lendemain soulignent nos interlocuteurs «le directeur de l’Onci Lakhdar Ben Torki s’est approché de nous pour nous demander soit d’aller faire notre spectacle dans une autre salle, soit d’accepter une somme de leur choix autre que celle convenue au départ Samir Berkan, lors de sa visite à Constantine. Pour clôturer cet événement, les organisateurs se sont donné... en spectacle. Constantine méritait mieux sans aucune considération au coordinateur Samir Berkan », ce qui a été complètement rejeté par la troupe. Au final leur spectacle n’aura pas lieu, pis encore «la troupe n’aura pas son cachet ». Pourtant, lors de la conférence de presse organisée le 19 du mois, le commissaire de la manifestation, confirme qu’une somme d’un milliard de dinars constitue le reliquat sur le budget alloué à la manifestation. Qu’est-ce qui a poussé les deux responsables à ignorer les instructions du ministre de la Culture et celles même du Premier ministre qui avait accordé un entretien de 10 minutes au coordinateur de la troupe Samir Berkan le 16 avril lors de sa visite à Constantine, l’assurant de la présentation du spectacle ? Samir Berkan présent à notre rédaction nous présentera tous les documents nécessaires prouvant que la procédure pour ramener la troupe tunisienne a été respectée, nous permettant même de visionner les e-mails échangés entre lui et le ministre de la Culture qui insistait sur la présence de cette troupe spécialisée dans le chant spirituel soufi, n’arrive pas à expliquer la nature du «comportement d’inculture », dira-t-il des deux responsables. Pour notre interlocuteur « cela est une atteinte à l’image de notre pays ». Il confie dans une correspondance adressée au Premier ministre : « En dépit de ces nombreux revers de la part de Samy Bencheikh et Lakhdar Ben Torki à vouloir capoter le projet par des contingences et autres guéguerres de mauvais aloi, je n’ai jamais répondu à l’appel de la presse ». Assurant par ailleurs dans une autre correspondance adressée à la Présidence, « le 9 mars dernier, le ministre de la Culture m’a chaleureusement reçu dans son bureau et m’a fait savoir que le projet a été retenu et par conséquent programmé dans la cérémonie de clôture en donnant des instructions au commissaire de la manifestation de prendre en charge le dossier soit le 15 avril, jour de l’arrivée de la troupe ». Pour notre interlocuteur, les deux responsables usaient de tous les prétextes pour faire échouer le projet et ils ont réussi. Certains journalistes peuvent être témoins des instructions du ministre de la Culture le 19 avril à Samy Bencheikh lequel a été instruit de régler le problème. Mais rien ne sera fait ! A noter que les représentants de la troupe encore en Algérie ont pris attache avec leur ambassade pour dénoncer l’arbitraire dont ils ont fait objet et réclaR. C. mer leur dû. TIZI OUZOU BIENTÔT LE GAZ DE VILLE À 100% ! AOMAR MOHELLEBI C e n’est qu’une question de mois et toute la wilaya de Tizi Ouzou sera connectée au gaz de ville. En effet, des efforts incommensurables ont été fournis cette dernière décennie afin de permettre même aux villages les plus reculés de la wilaya de Tizi Ouzou de disposer du gaz de ville et d’être ainsi soustraits définitivement à la hantise du gaz butane qui faisait tant souffrir les citoyens. C’est le cas notamment des villages enclavés situés notamment en Haute Kabylie où l’hiver a été souvent synonyme d’enfer surtout quand la neige commençait à couvrir de son manteau les montagnes du Djurdjura. Aujourd’hui, les choses ont sensiblement évolué concernant cette situation vécue depuis l’indépendance. Les citoyens de la wilaya de Tizi Ouzou n’ont plus la peur au ventre à la veille de la saison hivernale puisque le gaz coule désormais de source. Il s’agit donc d’un véritable défi relevé par les responsables et les travailleurs de Sonelgaz. Les données chiffrées montrent qu’il s’agit bel et bien d’un vrai exploit. Selon les chiffres communiqués par les responsables concernés à la wilaya à la direction de l’énergie et des mines de Tizi Ouzou, en une quinzaine d’années, le taux de raccordement de la wilaya de Tizi Ouzou en cette énergie a carrément décuplé, passant, de 7,5% avec 21 154 foyers raccordés en 1999, le chiffre est passé à 70% actuellement, soit un total de 217 000 foyers raccordés. Il s’agit, comme on peut le constater d’un défi lancé par la direction de wilaya de l’énergie et des mines. Le rythme avec lequel avancent les travaux de raccordement au gaz de ville a permis à des localités situées à plus de 1 000 mètres d’altitude d’être raccordées à cette énergie très demandée dans cette wilaya montagneuse connue pour ses hivers rigoureux, souvent marqués par de fortes chutes de neige sur le Djurdjura. Désormais, dans les villages des dairas de Aïn El Hammam, Iferhounene, Bouzeguène, Larbaâ Nath Irathen, Ath Yanni, Ouacif, l’arrivée de la neige dans ces localités n’est plus synonyme ou source d’inquiétude. Pratiquement tous les villages de ces dairas ont bénéficié de cette énergie, mettant fin aux tracasseries d’approvisionnement en gaz butane ou en bois de chauffage. En dépit des contraintes du relief accidenté, des oppositions de particuliers au passage du réseau, ajoutées à l’exiguïté des ruelles de plusieurs hameaux, plus de 600 villages sur les 1 500 que compte la wilaya de Tizi Ouzou sont branchés au réseau de gaz naturel et plus de 800 autres sont en cours de raccordement, a-t-on appris. Compte tenu de l’importance accordée par les autorités à cet aspect du développement local, ce sont les premiers responsables de la wilaya qui supervisent directement les travaux sur le terrain. L’ancien et l’actuel wali de Tizi Ouzou veillent personnellement sur l’exécution de ces travaux en réunissant à chaque fois que c’est nécessaire l’ensemble des parties concernées mais aussi en se déplaçant sur les chantiers. Les responsables de la wilaya ont rappelé à chaque occasion qu’en plus du confort apporté par cette énergie aux familles, cet atout sera exploité comme facteur de développement économique, par la création de zones d’activités afin d’attirer les investisseurs, et créer de l’emploi et de la richesse. De son côté, l’Etat a mobilisé ces dernières années pas moins de 46, 452 milliards de DA, au titre des différents programmes (programmes, complémentaire de soutien à la croissance, spécial présiden- 9 tiel et de consolidation de la croissance économique) au profit de la wilaya de Tizi Ouzou concernant le volet gaz de ville. « Un total de 81 entreprises sont mobilisées sur les différents chantiers lancés en travaux à travers le territoire A. M. de la wilaya », apprend-on également. CONDOLÉANCES Le personnel du journal L'Expression, très peiné par le décès survenu à l'âge de 62 ans de HADJ L OTFI A NOUN beau-frère de leur collègue et ami Abdellatif Toualbia, présente à ce dernier ainsi qu'à toute sa famille ses sincères condoléances et les assure, en cette pénible circonstance, de sa profonde sympathie. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.» L’Actualité VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 ORAN Près de 1000 locaux commerciaux délaissés LE CONCIERGE est censé surveiller le bâtiment et signaler les petites défections survenant involontairement. ! WAHIB AÏT OUAKLI L e laisser-a aller, le laxisme et la passivité du pouvoir local semblent avoir trouvé un terrain d’application dans la wilaya d’Oran. Ces deux phénomènes sont contre toute attente délibérément provoqués dans cette wilaya qui se lance ces derniers jours dans une course effrénée en vue de la restitution de tous les biens… abandonnés. Cette tâche a été confiée aux services de l’Opgi. Dans les bilans partiels arrêtés pour le compte du premier trimestre de l’année en cours, les conclusions sont à la fois révélatrices et accablantes : près de 1000 foyers et entrepôts commerciaux sont délaissés et livrés aux aléas de la nature. La majeure partie de ces locaux, ayant été réalisée à coups de plusieurs millions de dinars, a été construite durant les 10 dernières années. Au vu de leur délabrement avancé, plusieurs dizaines de ces locaux, nécessitent des coups de colmatage et des opérations de réhabilitation ainsi que la mobilisation d’importants crédits financiers. Aussi, sont-ils dans plusieurs cas, envahis par toutes sortes d’énergumènes les transformant en lieux où s’exercent toutes les formes de turpitudes sociales comme la prostitution, la consommation de la drogue. Plusieurs autres dizaines Plusieurs commerces sont livrés aux aléas de la nature de défection menacent les soubassements des immeubles en constituant des dangers particuliers aussi bien pour les bâtiments qu’à l’environnement et à la sécurité publique vu les inondations les frappant par temps de forte pluviométrie et les déversements d’eaux usées dans des canalisations souvent défectueuses et difficiles à entretenir. Habiter dans un immeuble est synonyme de renoncement et d’abandon. Des escaliers et entrées principales de plusieurs bâtiments sont, dans plusieurs cas, jonchés de détritus lambda et autres rejets ménagers. A qui se plaindre? Faute de syndic et de concierge, la situation s’aggrave. D’ailleurs, le concierge est, dans les esprits, synonyme d’agent de nettoiement alors qu’il est censé veiller à conser- ver le bâtiment dans son état tout en signalant les petites défections survenant involontairement. El Bahia n’est plus cette ville radieuse aux couleurs chatoyantes d’antan. Elle a perdu de sa superbe à la faveur de plusieurs phénomènes qui ont trouvé un terrain de pullulement dans ses entrailles. Les institutions locales en charge de l’immobilier mettent les bouchées doubles dans leur recensement des biens publics abandonnés en vue de les récupérer pour les transformer en lieux exploitables dans le cadre de projets rentables. D’autant que la crise économique avec ses aléas non moins fâcheux est aux aguets. Une telle mission n’est contre toute attente pas facile à mener sans mobiliser d’importants budgets. C’est d’ailleurs le cas dans plusieurs immeubles dont les habitants ont été recasés dans le cadre des opérations d’envergue de relogement ayant concerné plusieurs familles. Il s’agit entre autres de Derb, Sidi El Houari, Mediouni, El Hamri etc. Si les occupants des habitants du vieux bâti et ceux de l’habitat précaire ont bénéficié d’habitations décentes, les exploitants de ces «espaces» commerciaux situés dans les rez-dechaussée des immeubles évacués sont restés sur place, préférant ne pas quitter…la ville pour s’aventurer dans un «avenir incertain» dans la périphérie d’Oran. Or, là est toute la problématique qui reste à résoudre aux fins de permettre aux services en charge de l’immobilier de passer à l’acte, la démolition des immeubles vidés de leurs occupants en vue de récupérer d’importants lots fonciers pour les transformer ensuite en projets d’utilité publique pouvant propulser la ville d’Oran en tant que métropole régionale tant W. A. O. recherchée. ANNABA QUAND LE CITOYEN S’Y MET L’IMPLICATION de tout un chacun, est un facteur essentiel pour lutter contre tous types de phénomènes pouvant ternir l’image de la ville d’Annaba. ! WAHIDA BAHRI T rès optimiste quant au devenir de la réputation de la wilaya d’Annaba, le colonel du groupement de la gendarmerie de la wilaya d’Annaba, M. Smaïl Sarhoud, est déterminé à redorer la toison d’or d’Annaba. Cette dernière réputée durant les cinq dernières années, pour être la ville des contestations par excellence. « La mise en place d’un plan d’action portant notamment sur le travail de proximité dont l’objectif est de rétablir la confiance, le dialogue et la confiance entre les populations et les responsables d’Annaba, notamment » a déclaré le responsable de ce corps paramilitaire, lors d’un point de presse, tenu hier, au siège du groupement. « Notre travail consiste, outre la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, à être aussi proche du citoyen et être à son écoute, tout en prenant en charge ses préoccupations, et de l’aider à nous faire parvenir ses doléances, », devait préciser notre interlocuteur. Dans ce sens, l’homme a mis en exergue l’importance du rôle du travail de proximité et son impact sur la société. Dans ce sillage, il évoquera le volume des mouvements de contestations enregistrés pendant les cinq dernières années dans la wilaya d’Annaba, la classant pratiquement à la première place à l’échelle nationale. Qui pour un logement et qui pour un travail et qui pour d’autres revendications sociales. Entre les uns et les autres, il y a ceux qui se font manipuler pour une raison ou pour une autre, pour cacher une quelconque vérité et autre. « Notre travail de proximité et la présence permanente de nos brigades dans les différents zones des daïras et communes de la wilaya d’Annaba, a fait en sorte que l’intérêt que nous portons aux divers malaises des populations, a rétabli en très grande partie la confiance entre l’Etat, représenté, à travers ces institutions, mairie et wilaya en l’occurrence », devait expliquer le colonel du groupement de la gendarmerie de la wilaya d’Annaba. Au cours de son intervention, l’in- terlocuteur a laissé entendre que le citoyen a besoin qu’on l’écoute, d’une part, et d’autre part, à le faire associer surtout aux préoccupations de sa wilaya, « Une manière de faire renaître en lui, le sens de la responsabilité, le civisme. Au lieu que le citoyen recoure, à chaque problème à la contestation et aux routes barrées, aujourd’hui, ce même citoyen qui barre les routes pour revendiquer ou contester une quelconque situation, est devenu un partenaire incontournable pour nous », a bien expliqué M. Smail Sarhoud. C’est pour dire que le travail de proximité adopté par ce corps sécuritaire, semble bien apporter ses fruits. En effet, les mouvements de contestation ont nettement diminué dans la wilaya d’Annaba, hormis les dernières contestations motivées par les coupures d’électricité. Mêmes ceux-là ont été pris en charge par la Gendarmerie nationale ce corps, selon notre interlocuteur, tout en s’engageant à prendre en charge les revendications des citoyens. Aussi, les impliquant dans la contribution de l’amélioration de toutes conditions, il leur est demandé de ne plus recourir aux méthodes anarchiques. On leur demande de signaler tout dysfonctionnement. Ces derniers sont en effet signalés par les citoyens qui selon toute vraisemblance sont imprégnés d’une vraie responsabilité en recourant au N°10/15, pour signaler toute situation pouvant être à l’origine d’un mouvement de contestation. Des situations relevées au niveau des secteurs concernés, Sonelgaz, APC entre autres, souvent à l’origine de situations de débordement. Les cas conflictuels sont souvent réglés, de par l’implication de tout un chacun, citoyens, responsables locaux et corps sécuritaires. Il faut dire que les mouvements de contestations ont diminué de plus de 50%, comparativement aux années précédentes, où la wilaya d’Annaba, avait à son actif quatre à cinq mouvements de contestations /j. Louable travail de proximité, pour ne pas dire, un parfait travail de psychologie pour une population meurtrie par la négligence de W. B. ses responsables. EL HARRACH 5 familles menacées d’expulsion ! ABDELLATIF TOUALBIA L es rues Rabia Bouchama et Mohamed Mehdi (parc exVincent Bomati du nom du chahid Mohamed Naïli) d’El Harrach (wilaya d’Alger) connaîssent depuis une quarantaine de jours une dangereuse effervescence à la suite de l’intrusion d’un promoteur pressé de réaménager le site où s’élèvent deux bâtisses du temps de la nuit coloniale. Et dans ces deux bâtisses vivent cinq familles nombreuses menacées d’expulsion abusivement. Ces bâtisses d’une superficie de 8500m2 environ ont servi aux locataires de Aïssa Smaïli, l’ex-propriétaire qui a revendu au fameux promoteur ambitieux « à telle enseigne, nous affirme Amar A., qu’il est en train d’effectuer des travaux de nuit sans permis de construire ». « Où est donc la police de l’urbanisme ? », lance Abdelmalek B. qui vit avec son frère Mohamed encore sous le choc au moment où il a vécu le cauchemar avec l’arrivée de la police. Le comble dans tout ce tralala, c’est que tous les locataires sont furieux que malgré l’attitude courageuse du président d’APC, ce monsieur crie à qui veut le croire qu’il a le parquet d’El Harrach dans la poche ! Un scandale. La seule action que cet entrepereneur a tentée, c’est le référé auprès de l’ombrageux juge du civil en vue d’obtenir l’expulsion de ces familles dont le chef de l’une d’elles nous lança : « Que veut ce monsieur ? Nous pousser au maquis ? Au pillage, à la casse ? Nous, nous respectons notre pays et avons confiance en notre justice ! » Le tout balancé avec un regard qui en dit long sur la détermination de ces familles à ne pas se laisser faire… pa-ci-fi-que-ment ! Le jour de l’audience consacrée au référé, Maître Selma Belaïd, le conseil des locataires, était plutôt optimiste : « C’est un dossier où la justice est partie prenante et nul n’a le droit de se 10 comporter ainsi. Avec un permis de construire périmé depuis 2012, ce monsieur ne cesse de piétiner les lois de la République », articule-telle avec amertume en ajoutant que ses clients vivent un cauchemar surtout avec les menaces et graves insinuations de monsieur le promoteur. « Mes clients se plaignent du fait qu’à chaque fois qu’ils l’abordent en vue de trouver une issue heureuse à ce problème, il brandit son mobile et fait comme s’il causait avec un procureur ou un officier de police ! », a ajouté la robe noire agacée qu’en 2016, les gens n’ont pas encore compris que le temps du bluff était révolu et bel et bien révolu. « La loi reste la loi ! » martèle-t-elle. Et le défenseur de conclure avec l’aide précieuse du président de l’APC d’El Harrach qui a assuré que « tant que ces familles n’auront pas de logements ailleurs, elles resteront sur place et personne ne les mettra dehors ! ». Propos rassurants, mais… Il faut aussi signaler que le promoteur travaille sur les lieux, de nuit, avec tous les désagréments possibles et inimaginables. « Même l’évacuation des gravats se fait à l’aube et sont jetés sous les ponts de la ville ! », s’exclame un locataire au bord de la rebellion, façon de s’exprimer en évoquant un individu en A. T. pleine ire. S ports VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 « IRIS RUN SETIF » Préparation des Jeux paralympiques 2016 Six athlètes au meeting de Talence Six athlètes de la sélection nationale handisport d’athlétisme se trouvent en France où ils prendront part au meeting international de Talence, prévu dimanche, a-ton appris hier auprès de la Fédération algérienne handisport (FAH). La participation concerne les athlètes qualifiés aux Paralympiques de Rio (septembre-2016): les lanceuses Djellal Safia (F57), spécialiste du poids, disque et javelot, Gasmi Mounia (F32), spécialiste du Club (Massue) et Nadia Medjmedj (F56), poids et disque, ainsi que Kamel Kardjena (F33), Bahlaz El Houari et Karim Betina (F32), lanceurs de poids, disque et Club. Les athlètes sont dirigés par les entraîneurs nationaux Kadda Krachai, Chérif Benmoussa et Madjid Kahlouche, en plus des guides Fateh Benmoussa et Bouderballa Morceli. « Nous avons été bien accueillis par les responsables de la base d’entraînement dotée d’excellentes conditions de travail qui permettront aux athlètes de poursuivre la préparation qu’ils avaient entamé en Algérie et prendre part dans la meilleure forme possible, au meeting de dimanche qui sera l’un des plusieurs tests qui attendent nos athlètes », a déclaré M. Kahlouche à la presse locale. La délégation s’était déplacée en début du mois en cours pour un stage de préparation qui prendra fin avec la participation des athlètes au meeting de Talence qui sera une « des opportunités offertes à nos athlètes afin de s’auto-évaluer, d’améliorer leurs performances et assurer les minima de participation aux Jeux paralympiques de Rio-2016 », estiment les entraîneurs nationaux. TOURNOI INTERNATIONAL DE TENNIS (JUNIORS) 29 pays présents du 25 au 30 avril à Tlemcen La 10ème édition du Tournoi international de tennis (ITF/CAT) pour la catégorie junior (garçons - filles), se tiendra du 25 au 30 avril au tennis club de Mansourah à Tlemcen, a-t-on appris avant-hier auprès de la Fédération algérienne de tennis (FAT). Vingt neuf pays participeront à cet événement : Algérie, Afrique du Sud, Turquie, Ukraine, Zimbabwe, Egypte, Portugal, Tunisie, Pologne, Suisse, Mexique, Norvège, Maroc, France, Tanzanie, Espagne, Madagascar, Côte d’Ivoire, Liban, Pakistan, EtatsUnis, Serbie, Saint Marin, Gabon, Allemagne, Burundi, Pays Bas, Angleterre et Finlande. Les représentants algériens auront l’occasion de se mesurer, au cours de cette compétition, à l’univers du tennis international. Ce tournoi sera placé sous l’autorité du jugearbitre algérien Hakim Fateh et le directeur du tournoi Mohamed Bessaad. La 10e édition de l’ITF regroupera plusieurs athlètes « qui auront pour but d’améliorer leur classement mondial chez les juniors » selon la FAT. 1000 coureurs attendus pour le 14 mai Plusieurs cadeaux et trophées seront distribués aux lauréats lors de la cérémonie finale, indique-t-on. ! SALIM BENALIA P lacée Sous le haut patronage de Monsieur le ministre de la Jeunesse et des Sports, avec le soutien de Monsieur le wali de Sétif, et le concours de la direction de la jeunesse et des sports de Sétif, la société IRIS organise, pour la première fois, une course de 10 km sous le nom « IRIS RUN SETIF ». Ce grand évènement se déroulera le samedi 14 mai sur les principaux boulevards de la ville de Sétif. Le départ et l’arrivée se feront devant le siège de la wilaya. Cette manifestation sera prise en charge sur le plan technique par l’Agence PRO Organisation en collaboration avec la Fédération nationale du sport pour tous (FNS). Les inscriptions se feront en ligne et les participants pourront s’enregistrer via le site Web : www.prorganisation.com mais aussi via la page Facebook de la marque : facebook.com/irisalgerie. Pour cette épreuve de masse, cinq catégories d’âges seront concernées , à savoir, les 18 - 30 ans, les 31- 40 ans, les 41-50 ans , les 51 ans- 60 ans , mais aussi les 61 ans et plus. Le « IRIS RUN Sétif » ne concernera pas uni- Cette course est ouverte à cinq catégories d’âges quement les coureurs natifs de Sétif, mais est ouvert aux coureurs des différentes wilaya. A cet effet, La direction de la jeunesse et des sports de Sétif assurera l’hébergement des participants résidant hors de Sétif. Selon les organisateurs, plus de 1 000 coureurs pourraient prendre part à cette course axée sur la santé et le bien-être de la population. Plusieurs cadeaux et trophées seront distribués aux lauréats lors de la cérémonie finale, indique-t-on. Rappelons qu’IRIS est la marque commerciale de l’entreprise algérienne « Satrex » créée en 2004. Elle emploie aujourd’hui plus de 2 100 personnes, spécialisée dans la fabrication des produits électroniques, électroménagers, IT & Mobile. IRIS n’a jamais cessé de redoubler d’efforts pour développer et fabriquer en Algérie des produits dotés de nouvelles technologies et de haute qualité à des prix à la portée du consommateur algérien. Positionnée au 1er rang de l’innovation technologique en Algérie elle se présente comme le fer de lance de IRIS. En 2004, IRIS a été élu 1er producteur algérien, arabe et africain, à produire le téléviseur S. B. Ultra HD-4K. MONDIAUX 2016 DE KEMPO (2e JOURNÉE) L’Algérie fait le plein à Bucarest La sélection nationale de kempo (messieurs et dames) compte 26 médailles (9 or, 8 argent et 9 de bronze), en attendant les épreuves de la troisième et dernière journée prévues hier en fin de journée à Bucarest. L a sélection nationale de kempo (messieurs et dames) a décroché neuf médailles (2 or, 2 argent et 5 de bronze), avant-hier lors de la deuxième journée des 13es Mondiaux de kempo qui se déroulent à Bucarest (20-22 avril). Au total, la sélection nationale de kempo (messieurs et dames) compte 26 médailles (9 or, 8 argent et 9 de bronze), en attendant les épreuves de la troisième et dernière journée, prévues hier en fin de journée à Bucarest. Les deux médailles d’or sont l’œuvre de Behdja Manel Boulacel (-70 kg) dans la spécialité Knockdown kempo et Noureddine Aïssaoui (-60 kg) en semi kempo. Les deux médailles d’argent ont été décrochées par Nadia Bekdouche (55 kg) en Knockdown kempo et Saâdi Ramdane Haddad (-80 kg) en semi kempo. De leur côté, Saâdi Ramdane Haddad (-80 kg) en full kempo, Fayçal Chebah (-80 kg/Knockdown), Nadir Naâmane (-75 kg/ Knockdown), Abdelkader Bentaïba (-70 kg/Knockdown) et Mohamed Azizi (-65 kg/Knockdown), ont remporté le bronze. « Le rendement est excellent pour certains athlètes ayant décroché des médailles d’or, mais pour les autres, le manque d’expérience s’est fait sentir à ce stade de la compétition. », a indiqué à l’entraîneur national, Ghezali Mohamed. « Behidja Manel Boulacel (-70 kg) et Noureddine Aissaoui ont surpris les techniciens étrangers présents dans la salle grâce à leur technique sur le tatami et leur capacité à gérer les combats. », a-t- il ajouté. Mercredi, la sélection algérienne de kempo avait remporté 17 médailles (7 or, 6 argent et 4 de bronze). Les sept médailles d’or sont l’oeuvre d’Abdelhak Abrous (-65 kg/ 2 or), Abdelkader Bentaïba (-70 kg/1 or) et Ibrahim Touati (-60 kg/ 1 or) chez les messieurs, alors que le vermeil est revenu à Kenza Ifetni (-65 kg/ 2 or) et Behidja Manel Boulacel (-70 kg/1 or) chez les dames. Les médailles d’argent ont été remportées par Mohamed Azibi (-65 kg/1 argent), Fayçal Chebah (-80 kg/1 argent), Islam Namoudi (-70 kg/2 argent), Sihem Nerjess Messaâd (-60 kg/1 argent) et Bekdouche Nadia (-55 kg/1 argent). De leur côté, Sihem Nerjess Messaâd (-60 kg), Behidja Manel Boulacel (-70 kg), Azibi Mohamed (-65 kg) et Abdelkader Bentaïba (-70 kg) ont remporté le bronze. Quelque 350 athlètes de 27 pays participent aux 13es Mondiaux de kempo. PARALYMPIQUES 2016 (HANDI-BASKET) Tirage difficile pour nos sélections nationales L es sélections nationales algériennes de handi-b basket ont hérité de groupes difficiles, aux Jeux paralympiques de Rio, prévus en septembre prochain, après le tirage au sort effectué au Brésil, a révélé, vendredi, le site de la Fédération internationale de basket-ball sur fauteuils (IWBF). Pour les hommes, l’Algérie évoluera dans le groupe B, avec le Brésil (pays organisateur), Iran, GrandeBretagne, Allemagne et les Etats-Unis d’Amérique, alors que le groupe A est constitué de l’Espagne, Australie, Canada, Turquie, Pays-Bas et Japon. En dames, les Algériennes, pour leur baptême du feu, affronteront dans le groupe B, aux côtés des Etats-Unis d’Amérique, Pays-Bas, France et la Chine. Le groupe A, est composé, par contre, du Brésil (pays hôte), Canada, Allemagne, Grande-Bretagne et Argentine. Douze sélections chez les hommes et Dix seulement en dames animeront les deux tournois du handi-basket aux Jeux paralympiques de Rio. « Les groupes de nos équipes sont certainement difficiles et on s’attendait à cela, car c’est les meilleures sélections qui seront présentes à Rio et on est parmi ces meilleures équipes. Mais, si on joue avec nos vraies valeurs, je pense qu’on peut faire de grands matchs. Nos équipes n’ont rien à perdre, mais au contraire, une grande expérience à gagner », a déclaré le vice-président de l’IWBF Afrique, Rabah Halimi. Présente au tirage au sort du tournoi handi-basket des JP-2016, la secrétaire générale de la Fédération internationale de 11 basket-ball sur fauteuils (IWBF), Maureen Orchard a indiqué « être certaine que l’organisation au rendez-vous brésilien sera au top, comme elle l’avait constaté lors des Jeux panaméricains en handisport ». « Je suis particulièrement content de voir l’Algérie représentée en messieurs et dames à Rio-2016. La sélection algérienne dames effectuera son baptême du feu à Rio et sera le Petit Poucet du tournoi, alors que celui des hommes, pas moins de huit sélections peuvent jouer le podium. Je pense que tous les groupes sont vraiment difficiles », a indiqué Maureen Orchard, qui était présente lors des championnats d’Afrique handi-basket, qualificatifs aux Jeux paralympiques2016 et qui ont eu lieu en Algérie en novembre dernier. S ports VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 LIGUE 1 MOBILIS - 26e JOURNÉE PREMIER LEAGUE Mahrez dans l’équipe type de l’année L’international algérien de Leicester City Riyad Mahrez, figure dans l’équipe type de l’année de Premier League, établie par l’Association des joueurs professionnels anglais dans le cadre de ses « PFA Awards ». Les statistiques du joueur algérien sont impressionnantes cette année sous les couleurs du leader du championnat d’Angleterre: 16 réalisations en Premier League (dont 12 à l’extérieur !) et 11 passes décisives. Outre Mahrez, quatre autres joueurs des Foxes sont retenus dans le Onze type de l’année 2016. L’ancien Havrais fait également partie des six finalistes pour le trophée de footballeur professionnel de la saison 2015-2016 en Angleterre dont le vainqueur sera connu le dimanche 24 avril à l’occasion de la 43e cérémonie des Oscars qui sera organisée à Londres par l’Association des joueurs professionnels (PFA). MEILLEURS BUTEURS ALGÉRIENS EN EUROPE Slimani au 3e rang L’avant-centre de l’EN, Islam Slimani, auteur de 24 buts en championnat de première division portugaise, s’est hissé à la troisième place au classement des meilleurs buteurs algériens ayant marqué plus de buts en une saison en Europe. Slimani, qui a offert la victoire à son équipe Sporting Lisbonne sur le terrain de Moreirense (0-1) le week-end dernier, a dépassé Mahdi Khennane, auteur de 23 réalisations sous les couleurs de Rennes (France) lors de la saison 1958-59. C’est Ahmed Oudjani, qui a inscrit 30 buts avec Lens (France) au cours de l’exercice 1963-64, qui domine ce classement, suivi par Rachid Mekhloufi, buteur à 25 reprises avec l’AS-Saint Etienne (France) pendant l’exercice 1956-57. Slimani occupe également la cinquième place au classement des meilleurs goleadors de l’histoire de la sélection algérienne avec 23 buts. Abdelhafid Tafaout mène le bal dans ce classement (36) suivi de Rabah Madjer (29) alors que Lakhdar Belloumi complète le podium (27). La quatrième place revient à Djamel Menad qui compte 25 réalisations. OLYMPIQUE LYON La prolongation du contrat de Ghezzal pose problème L’international algérien, Rachid Ghezzal, est courtisé par des clubs de la Liga espagnole ainsi que les Turcs de Besiktas rendant compliquée la mission de son club actuel l’O Lyon pour prolonger le contrat du joueur qui expire en juin 2017, indique le journal l’Equipe. L’accord de prolongation qui semblait imminent ne l’est plus du tout, après l’entrée en lice de nouveaux clubs intéressés par Ghezzal, explique la même source. Le joueur de 24 ans, auteur de six buts et autant de passes décisives en championnat cette saison, est revenu en force depuis le début de la phase retour, alors qu’il était sur le point de quitter la formation rhodanienne lors du mercato d’hiver en raison du peu de temps dont il bénéficiait sous la houlette de son ex-entraîneur Hubert Fournier. USM EL HARRACH-ES SÉTIF (AUJOURD’HUI-16H) Tout pour éviter la relégation En parcourant le classement, l’ESS se trouve à la 8e place avec 34 points, à 6 points du 1er relégable, le RC Relizane, au moment où l’USMH se trouve à la 10e place avec 32 points, à 4 points du Rapid. ! SAÏD MEKKI L ’USM El Harrach qui traverse une de ses périodes les plus critiques de la saison avec un bras de fer entre Mana, le président, et les joueurs ainsi que le coach principal Charef, aura la lourde tâche de tenter d’arracher une victoire aujourd’hui en recevant sur la pelouse de son stade fétiche de Mohammadia, le champion d’Algérie en titre, l’ES Sétif pour s’extirper de la zone des relégables. Là, il est très important d’indiquer d’emblée que les deux clubs se trouvent dans la même position en matière d’objectif en championnat, à savoir s’éloigner le plus vite possible de la zone des relégables. En effet, en parcourant le dernier classement, l’ES Sétif se trouve à la 8e place avec un total de 34 points, soit à 6 points seulement du premier relégable, à savoir le RC Relizane au moment où l’USM Harrach se trouve à la 10e place avec un total de 32 points, soit à seulement 4 points du premier relégable. D’où l’enjeu de ce match très important pour les deux formations. Du côté des locaux, il est utile de noter que rien ne va plus au sein de l’équipe harrachie suite à la décision des membres du conseil d’administration de destituer le président Abdelkader Manaâ de son poste. Ce dernier persiste et signe qu’une assemblée générale extraordinaire est fixée au 2 mai prochain à partir de 15h au siège du club rue 17 octobre 1961 à El Harrach avec l’unique objet de la réunion qui est le renforcement du conseil d’administration. Le problème entre les joueurs, le coach Charef et le président Manaâ n’est autre que celui financier où les joueurs et leur coach se déclarent lassés des promesses non tenues pour le paiement de leurs arriérées. Les joueurs réclament 4 mois de Une belle affiche gâchée malheureusement par le huis clos salaires et 4 primes et le coach attend 6 mois de salaires. Ce qui a poussé justement le coach principal à décider de ne plus revenir aux entraînements et aux matchs de l’équipe tant que Manaa est le président du club. Aujourd’hui donc, Charef serait absent et c’est le trio Haniched-Bechouche-Benomar qui dirigeront l’équipe face à l‘ES Sétif. De leur côté, les supporters évitent la pression sur l’équipe. Bouguèche lui, estime à propos de ce match que « Contre l’ES Sétif, nous jouerons comme si c’était un match de coupe ». Et au même joueur de reconnaître d’ailleurs que « Pour nous, toutes les rencontres sont capitales et pas seulement l’Entente de Sétif ». Ce qui est vrai en cette période où il ne reste plus que cinq matchs pour clore la saison et tout point perdu risque de coûter cher au décompte final. D’où la nécessité de tenter d’arracher les trois points de la victoire. Or, c’est exactement le même objectif que cherchent les joueurs de l’Entente de Sétif. Et eux, sont d’ailleurs prêts pour ce match dans la mesure où leur moral est au beau fixe puisqu’ils sont auréolés d’une qualification méritée en phase de poules de la Ligue des Champions. Et comme la pression est sur les épaules des Harrachis qui joueront à domicile et surtout qu’ils ne pourront pas compter sur leur public dans la mesure où le match est pro- grammé à huis clos, les joueurs du coach Geiger veulent bien exploiter cette situation pour revenir avec un bon résultat à Sétif. Toufik Zerara, lui, estime que « la qualification en phase de poules de la Ligue des champions va nous motiver davantage face à El Harrach. On pense bien que l’équipe de l’USMH vit une crise en ce moment et cela peut nous arranger, explique le joueur de l’Entente de Sétif qui tient, toutefois, à noter qu’il faut faire attention, car cette équipe harrachie a montré à maintes reprises qu’elle est capable de sortir un grand match et qu’elle ne se laissera pas faire sur son terrain… ». S. M. RC RELIZANE-CS CONSTANTINE (AUJOURD’HUI16H) Le Rapid joue sa survie face aux Sanafir Un véritable match à six points, au cours duquel le RCR jouera son va-tout contre un adversaire constantinois qui vient de se faire éliminer de la coupe de la CAF et qui va devoir réagir face à son hôte du jour. ! BACHIR BOUTEBINA A l’occasion de ce 26ème round de la Ligue 1 Mobilis, le stade Zouggari de Relizane sera sans conteste aujourd’hui, le théâtre d’une empoignade fort capitale pour le Rapid de la Mina, qui jouera chez lui ses ultimes chances de maintien, en affrontant dans quelques heures les Sanafir de l’antique Cirta. Un véritable match à six points, au cours duquel le RCR jouera son va-tout contre un adversaire constantinois, tout juste rentré d’Egypte, avec dans ses bagages une très amère élimination de la coupe de la CAF, et qui va devoir impérativement réagir face à son hôte du jour. Pour cause, le Rapid qui est aujourd’hui premier relégable avec 28 points, affronte cet après-midi le CSC qui compte à son actif 31 points. En d’autres termes plus clairs, les coéquipiers de Zidane n’ont plus guère le choix, que celui de remporter cette ren- contre de la dernière chance, au risque d’être condamné au purgatoire. Quand bien même, le RC Relizane n’est pas encore définitivement condamné, sur le plan mathématique, le match prévu aujourd’hui face aux Sanafir de l’Est, décidera du sort des Lions de la Mina. Les camarades de Tiaïba ont toutefois préparé cette rencontre dans une atmosphère devenue récurrente au sein du Rapid, et marqué de nouveau par des remous d’ordre interne, suite aux énièmes dernières promesses non tenues par les dirigeants actuels du RC Relizane. Une fois de plus, les coéquipiers de l’excellent portier Zaïdi, vont devoir miser sur leur volonté, et cette même rage qui leur a permis de tenir tête au MOB (1-1) et au CRB (3-3), en déplacement, et surtout le mérite d’avoir terrassé à Relizane l’USM Alger (3-0). Trois dernières sorties en date qui ont permis à ce jour au Rapid de Relizane, d’y croire toujours. Mais cet après-midi, le moindre faux pas des protégés du coach Kada Aïssa sera irrémédiable pour le RCR. Les camarades de l’excellent jeune Djerar, jouent dans quelques heures un match des plus compliqués, d’autant plus que les Sanafir sont souvent très coriaces en toutes circonstances. Certes, les Clubistes de la ville des Ponts ont échoué en terre égyptienne. Il n’en demeure pas moins que le coach Didier Gomes sait très bien que le CSC n’a pas encore définitivement validé son maintien en Ligue 1. Un match entre mal-classés qui ne vont pas se faire aujourd’hui le moindre cadeau, en présence d’un public de l’ex-stade Intissar de retour aujourd’hui dans les travées, pour soutenir à fond les Lions de la Mina. Le beau football pratiqué par les camarades de Manucho, Meddahi et consorts, aura-t-il raison de la solide citadelle clubiste des Sanafir, notamment avant d’accueillir les non moins redoutables sudistes de la JS Saoura ? C’est le grand et dernier pari que doit relever chez lui le Rapid qui ne peut plus désormais, se permettre le moindre « dérailleB. B. ment ». IL A REPRIS L’ENTRAÎNEMENT APRÈS SA SANCTION L Feghouli dans le viseur du FC Séville e milieu international algérien du FC Valence, Sofiane Feghouli, a réintégré avant-hier l’entraînement de son équipe après avoir purgé la suspension que lui a infligée son club. Feghouli a participé à la séance d’entraînement collective de ce matin, rapporte la presse locale. Le milieu de terrain algérien avait fait l’objet d’une sanction il y a une semaine pour des raisons « disciplinaires ». Outre le fait d’être arrivé en retard à une séance d’entraînement, l’on a également reproché au joueur d’avoir refusé de participer à la séance d’entraînement du lendemain du match face à Séville 12 (victoire 2-1) dans le cadre de la 32e journée du championnat, une séance réservée aux joueurs non utilisés dans ce match (Feghouli a fait son entrée en cours de jeu). Le joueur âgé de 26 ans, dont le contrat avec Valence expire en fin de saison en cours, n’a pas trouvé un accord avec la direction du club pour prolonger son bail. Justement, à ce propos, selon le journal Super Deporte, l’international algérien serait dans le viseur du FC Séville. Le directeur sportif de Séville, vainqueur de quatre trophées en Europa League, étudie actuellement le dossier du milieu offensif algérien de 26 ans, a indiqué le quotidien espagnol. S ports BILLETTERIE DE LA FINALE DE LA COUPE D’ALGÉRIE 50 000 billets en vente à partir de mardi prochain 50 000 billets pour la finale de la coupe d’Algérie de football, prévue le dimanche 1er mai entre le MC Alger et le NA Hussein Dey (16h30), seront mis en vente à partir de mardi prochain au niveau des guichets du stade du 5-Juillet, a annoncé hier le directeur de l’enceinte olympique Hakim Chelfi. « L’opération de vente sera lancée ce mardi au niveau du stade du 5-juillet. Chaque galerie aura droit à 25 000 billets », a indiqué le responsable sur les ondes de la Radio nationale. La finale de la coupe d’Algérie revient au stade du 5-Juillet après une absence de deux années en raison des travaux importants de rénovation effectués. Lors des deux dernières éditions de l’épreuve populaire, la finale avait été disputée au stade MustaphaTchaker de Blida. Le MCA s’est qualifié pour la finale aux dépens de l’US Tébessa (3-0) alors que le NAHD a passé l’écueil de l’USM Bel Abbès (1-0). TOTTENHAM Les Spurs prêts à vendre Bentaleb Le club de Tottenham reste ouvert à toutes les propositions pour le transfert du milieu international algérien Nabil Bentaleb dès l’été prochain, a rapporté hier la presse locale. Sérieusement touché à la cheville en mars dernier qui a mis prématurément fin à sa saison, Bentaleb devrait quitter les Spurs au terme de l’actuel exercice d’autant qu’il n’entre plus dans les plans de l’entraîneur argentin Mauricio Pochettino. Le natif de Lille n’a pas été épargné par les blessures cette saison, puisque le joueur avait été blessé une première fois en septembre dernier. Le milieu défensif qui avait reçu plusieurs offres la saison passée dont une de la Juventus de Turin (Italie), devrait trouver un club à sa mesure. Selon la presse anglaise, Tottenham devrait libérer Bentaleb pour un peu moins de 13 millions d’euros. Bentaleb (21 ans) n’est plus convoqué en équipe nationale depuis la double confrontation face à la Tanzanie (aller 2-2, retout 7-0) disputée en novembre dernier dans le cadre du 2e tour des qualifications de la Coupe du monde 2018. Le joueur algérien pourrait se consoler avec le titre de champion d’Angleterre puisque Tottenham, deuxième au classement de la Premier league, n’est qu’à 5 longueurs du leader Leicester City, à quatre journées de l’épilogue. VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 LIGUE 1 MOBILIS - 26e JOURNÉE USM BLIDA-JS KABYLIE (AUJOURD’HUI-16H) Mission délicate des Canaris à Brakni Un véritable match couperet pour l’USMB, contre une équipe de la JSK actuellement en réussite, notamment sous la houlette de Mouassa qui avait réussi la saison dernière à contribuer au retour de la formation de la Mitidja en Ligue 1. ! BACHIR BOUTEBINA A ujourd’hui pour le compte de la 25ème journée du championnat professionnel Mobilis de Ligue 1, les Canaris du Djurdjura joueront en déplacement dans la ville des Roses, contre une formation blidéenne qui évoluera cet après-midi au stade Brakni, pour sa survie parmi l’élite numéro un. Les gars de la Kabylie qui ont réussi à effectuer un sans-faute au terme de leurs précédentes sorties en date, sanctionnées pour rappel par trois victoires glanées de manière consécutives, respectivement aux dépens du MCA (2-1), de l’USMH (1-0), et du NAHD (1-0), visent désormais le podium. Après avoir ainsi éloigné le spectre de la relégation, du côté du club phare des Genêts on croit aujourd’hui dur comme fer qu’une place qualificative à une compétition africaine est réellement jouable, pour peu que les camarades de Rial continuent sur leur lancée en cours. Pour ce faire, il faudra donc impérativement revenir aujourd’hui de Blida avec au minimum le point du nul, avant d’accueillir le RC Arba. Mais les Blidéens de l’USMB ont désormais plus que jamais le couteau sous la gorge, d’autant plus que les coéquipiers de l’excellent Mellika, savent très bien qu’ils ne peuvent se permettre le droit de gâcher le moindre point, au risque d’hypothéquer sérieusement leurs chances de maintien en Ligue 1. Un véritable match couperet pour l’USM Blida, contre une équipe de la JS Kabylie actuellement en réussite, notamment sous la houlette de Kamel Mouassa qui avait réussi au terme de la précédente saison, à contribuer grandement au retour de la formation phare de la Mitidja en Ligue 1. Mouassa va-t-il donc piéger aujourd’hui son ex club, ou bien subira-til son premier revers, depuis son arrivée chez les Canaris ? En tout cas, il est quasiment certain que cette rencontre s’annonce très difficile pour deux antagonistes aux ambitions diamétralement opposées et qui entendent bien jouer à fond toutes leurs cartes. Pour le coach Zouheir Djelloul, le dernier précieux point arraché à Béjaïa face au MOB (1-1), devra être impérativement suivi aujourd’hui par trois autres points supplémentaires, qu’il faudra remporter à tout prix, grâce notamment à un dispositif de jeu. Basé essentiellement sur un milieu de terrain sans faille. Les camarades de Bedrane savent très bien qu’ils jouent très gros chez eux, et malgré le forfait de dernière minute de l’ex défenseur interna- tional Abdelkader Laïfaoui, pour cause de blessure, les Verts de la Mitidja miseront sur la hargne d’un onze blidéen quelque peu remanié en défense. Il n’en demeure pas moins que les coéquipiers de l’excellent portier Ouaddah vont devoir rester très vigilants devant des Canaris kabyles dont la composante actuelle a retrouvé sa confiance, et surtout beaucoup d’allant sous l’impulsion d’un Mebarki, tant l’ex excellent sociétaire du MO Béjaïa, brille de mille feux actuellement avec la JSK. Avec une défense qui commence à bien tenir le coup derrière, et des joueurs parmi lesquels l’attaquant Rahal effectuera son retour, il est clair que les coéquipiers du Keeper international Doukha, ne peuvent plus s’arrêter en si bon chemin, quand bien même ils affrontent dans quelques heures un hôte blidéen désormais dos au mur. Pour le coach Mouassa, le onze kabyle qui sera aligné cet aprèsmidi, et au sein duquel manqueront à l’appel les joueurs Ferhani et notamment l’excellent milieu de terrain Raïah, les clés de ce match reviendront bel et bien à ses joueurs, d’autant plus que ces derniers se disent être capables de jouer à fond le podium. Une rencontre très palpitante à suivre au stade Brakni de Blida, où les supporters de la JS Kabylie auront droit à toute une tribune. Un match des plus indécis entre deux ténors qui joueront aujourd’hui pour l’octroi de points, ô combien devenus très importants, à l’approche de la fin du championnat. Un face-à-face kabylo-blidéen qui vaudra son pesant d’or pour le vainqueur du jour. B. B. Lutte acharnée pour le maintien A l’occasion de ce 26e round du championnat de Ligue 1 Mobilis, les mal-classés poursuivront leur mission de sauvetage, alors que d’autres clubs tenteront de glaner des points pour le podium. L e MO Béjaïa (2e, 39 pts) qui demeure sur une élimination amère en 8e de finale de la Ligue des champions d’Afrique face au Zamalek, effectuera un déplacement périlleux à Béchar pour donner la réplique à la JS Saoura (3e, 38 pts) dans un duel déjà décisif pour la course à la 2e place qualificative à la prestigieuse compétition africaine. La JSS, qui reste sur une retentissante victoire décrochée à Alger face à l’USMA (2-1), partira avec la faveur des pronostics même si le MOB ne compte pas effectuer le voyage en victime expiatoire. La révélation de la saison, le DRB Tadjenanet (4e, 37 pts) aura une belle occasion d’engranger trois précieux points, en accueillant le MC Oran (7e, 35 pts). Les joueurs de l’entraîneur Liamine Bougherara devront tout de même rester vigilants face à une équipe oranaise, qui s’exprime mieux en dehors de ses bases. Le CR Belouizdad (5e, 36 pts), tenu en échec dans son antre du 20-Août 1955 par le RCR (3-3) sera en appel à Oran pour croiser le fer avec la lanterne rouge du championnat l’ASMO (16e, 18 pts), où le faux pas est interdit pour les gars de M’dina Jedida. Le Chabab aspire à terminer la saison sur le podium alors que l’ASMO jouera pratiquement sa dernière carte pour le maintien. La JS Kabylie (6e, 35 pts), auteur de trois victoires de rang, soit depuis l’arrivée à la barre technique de Kamel Mouassa, se rendra à Blida pour donner la réplique à l’USMB (13e, 29 pts). Les Blidéens, dos au mur, devront impérativement l’emporter pour mettre fin à la série de mauvais résultats à domicile et du coup franchir un pas vers le maintien. L’ES Sétif (8e, 34 pts), auréolée d’une qualification méritée en phase de poules de la Ligue des champions, sera au rendez-vous avec le match en déplacement face à l’USM Harrach (10e, 32 pts), où rien ne va plus suite à la décision des membres du conseil d’administration de destituer le président Abdelkader Manaâ de son poste. Cette rencontre mettra aux prises deux équipes qui aspirent à se rapprocher davantage du maintien pour éviter toute mauvaise surprise. Le CS Constantine (12e, 32 pts) sera certainement mis à rude épreuve sur le terrain du RC Relizane (14e, 28 pts) qui va chercher à l’emporter pour quitter sa position de relégable. Confronté durant la semaine à un mouvement de grève des joueurs, le RCR n’aura pas le droit à l’erreur alors que le CSC cherchera à revenir avec au moins le point du match nul. Le dernier match au programme opposera le NA Hussein Dey (9e, 33 pts) au RC Arba (15e, 19 pts) dans une confrontation aux objectifs diamétralement opposés. COUPES AFRICAINES INTER-CLUBS L es huitièmes de finale des deux compétitions africaines inter-cclubs (coupe de la Confédération et Ligue des champions) n’ont pas souri au football algérien, puisque des quatre formations concernées, le MC Oran, le CS Constantine, le MO Béjaïa et l’ES Sétif, seule cette dernière a réussi à passer le cap de ce tour. Un bilan qui contraste avec le parcours des clubs algériens sur la scène continentale la saison passée lorsque trois équipes avaient réussi à se qualifier en phase de poules de la prestigieuse compétition des clubs, la Ligue des champions, à savoir, l’ESS, le MC El Eulma et l’USM Alger. L’ES Sétif sauve la mise Mieux, l’USMA est parvenue à atteindre le stade de la finale de la Ligue des champions qu’elle a perdue face aux Congolais du TP Mazembe, alors que les deux représentants algériens en coupe de la Confédération, le MC Alger et l’ASO Chlef, étaient sortis prématurément de la course. Ainsi, tous les espoirs des Algériens seront placés cette fois-ci sur l’ESS, qui se qualifie pour la troisième fois de rang à la phase de poules de la Ligue des champions, un exploit qu’aucune formation algérienne n’a réalisé jusque-là. Détentrice du trophée de l’avant-précédente édition de cette épreuve, l’Entente ten- tera de rééditer le même coup, même si la mission sera des plus compliquées avec la présence, en phase de poules, des gros bras du continent, à l’image des deux clubs égyptiens, Al Ahly et le Zamalek, ainsi que du WA Casablanca (Maroc). Pour sa part, le MOB tentera de se racheter après avoir été reversé en coupe de la Confédération. Les Crabes, éliminés des huitièmes de finale de la Ligue des champions pour leur première participation internationale, espèrent rectifier le tir en validant leur billet pour la phase de poules de la coupe de la Confédération, à l’occasion des huitièmes de 13 finale-bis, dont les matchs aller auront lieu du 6 au 8 mai. Dans cette même compétition, les deux représentants algériens, le CSC et le MCO, ont laissé passer une belle opportunité pour poursuivre leur aventure en se faisant éliminer respectivement par les Egyptiens d’El Maqassa et les Marocains du Kawkab Marrakech. D’ailleurs, au vu de la tournure de la deuxième manche disputée mercredi dernier par les deux équipes en déplacement, Constantinois et Oranais, battus (3-1 et 1-0), peuvent nourrir des regrets après leur petite victoire (1-0) pour les premiers (1-0) et le nul concédé par les seconds (0-0) à l’aller. Internationale VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN EN VISITE EN GRANDE-BRETAGNE PRÉSIDENTIELLE DU TCHAD Idriss Deby Itno réélu pour un 5e mandat Le chef de l’Etat tchadien Idriss Deby Itno a été réélu pour un cinquième mandat au premier tour de la présidentielle du 10 avril avec 61,56% des voix, selon les résultats provisoires publiés jeudi soir par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Le chef de l’opposition, Saleh Kebzabo, arrive en deuxième position avec 12,80 % des voix. Laokein Kourayo Medar, maire de Moundou, capitale économique située dans le sud, est en troisième position avec 10,69 % des suffrages. Plus de six millions d’électeurs étaient inscrits et le taux de participation a été de 71,11 %. Au total, 13 candidats se présentaient à cette élection dont Idriss Deby, au pouvoir depuis 26 ans, disposant des structures d’Etat et de moyens financiers nettement supérieurs à ses adversaires, était le grand favori. Sa victoire a été saluée par des coups de canon et des rafales de fusil automatique par les militants de son parti, le Mouvement patriotique du salut (MPS), qui s’étaient donné rendez-vous sur la vaste place de la Nation de N’Djamena, face au Palais présidentiel. Avant la publication de ces résultats, huit candidats dont le chef de l’opposition avaient accusé le pouvoir de fraude et de « hold-up électoral », estimant qu’aucun candidat « ne peut l’emporter au premier tour » au vu des résultats dont ils disaient disposer. Le conseil constitutionnel doit avaliser ces résultats dans les prochains jours. LE PRÉSIDENT DU CONSEIL DE L’EUROPE L’Europe ne doit pas tomber dans un «chantage» aux migrants L’Europe doit protéger ses frontières si elle ne veut pas être soumise au «chantage» de pays voisins, a estimé le président du Conseil européen Donald Tusk dans une tribune publiée hier, à la veille d’une visite en Turquie.«Personne ne va protéger nos frontières à notre place. On ne peut remettre les clés de notre territoire» à des pays tiers, écrit-il dans le quotidien français Le Figaro. « Cela vaut pour la Turquie comme pour les Etats d’Afrique du Nord ». « Notre impuissance susciterait la tentation de faire chanter l’Europe », met en garde Donald Tusk, qui doit se rendre dans la ville de Gaziantep (sud) avec la chancelière allemande Angela Merkel dans le cadre du suivi de l’accord UETurquie sur les migrants. Cet accord prévoit le renvoi vers la Turquie des migrants arrivant de manière irrégulière sur les îles grecques, y compris les demandeurs d’asile. En contrepartie, pour chaque Syrien renvoyé en Turquie, l’UE accepte d’en « réinstaller » un autre depuis la Turquie, dans la limite de 72.000. Pour le président du Conseil, cet accord «montre que l’Europe doit fixer des limites claires à ses concessions. On peut négocier sur de l’argent, mais jamais sur nos valeurs ». « Nos libertés, y compris la liberté d’expression ne feront l’objet d’aucun marchandage politique avec quelque partenaire que ce soit. Ce message doit être également entendu par le président Erdogan », insiste Donald Tusk. La Turquie a demandé des poursuites après deux satires télévisées allemandes visant le président Recep Tayyip Erdogan. Obbama se lance dans la bataiille du Brexiit au Royaume-Uni, le président américain Barack Obama s’est livré à un vibrant plaidoyer en faveur du maintien de son allié britannique au sein de l’Union européenne, s’attirant les foudres des partisans d’un Brexit. A PEINE ARRIVÉ «L ’Union européenne ne diminue pas l’influence britannique - elle l’amplifie », a écrit M. Obama dans une tribune au ton très personnel parue dans le quotidien Daily Telegraph, quelques heures après l’atterrissage de son avion à Londres. Sachant que la question allait forcément surgir pendant sa conférence de presse commune avec le Premier ministre britannique David Cameron dans l’après-midi, le chef de la MaisonBlanche a pris les devants, sans ambiguïté, à deux mois du référendum sur l’UE. « Les Etats-Unis et le monde ont donc besoin que votre énorme influence continue à s’exercer, y compris au sein de l’Europe », a-t-il insisté dans sa longue tribune, un parti pris peu habituel à l’égard des affaires intérieures d’un autre pays. Les partisans d’un Brexit ont aussitôt hurlé à l’ingérence. « Faites ce que je dis et non ce que je fais », a déploré l’exubérant maire de Londres, Boris Johnson, dans le quotidien populaire Sun, dénonçant « l’hypocrisie » et « l’incohérence » du président américain. Polémique, il a également rappelé les racines kenyanes de M. Obama et déterré la légende, pourtant démentie, selon laquelle le président américain avait renvoyé à l’ambassade du Royaume Uni un buste de Winston Churchill dès son arrivée à la Maison Blanche en 2009. « Obama n’aime pas beaucoup les Le « coup de main » d’Obama, salutaire ou handicapant pour David Cameron ? Britanniques. Son grand-père a grandi au Kenya, une ancienne colonie britannique. Ça lui reste en travers de la gorge », a déclaré, cité par à l’AFP Nigel Farage, le chef du parti anti-immigration Ukip. Il a dénoncé « une ingérence malvenue de la part du président américain le plus antibritannique qui ait jamais existé ». « Heureusement, il quitte bientôt ses fonctions », a-t-il ajouté. « Les eurosceptiques feraient mieux de se taire. L’intervention personnelle inhabituelle de M. Obama pourrait faire basculer les indécis et conforter le camp des pro-UE », a dit Richard G. Whitman, professeur en relations internationales à l’Université de Kent. Selon un sondage express réalisé par Sky Data, 60% des Britanniques jugent que M. Obama ne devrait pas intervenir dans le débat. Mais 25% se déclarent plus enclins à voter pour le maintien dans l’UE après son plaidoyer, contre 17% à penser le contraire. Accompagné par son épouse Michelle, Barack Obama a entamé sa cinquième -et sans doute ultime - visite au Royaume-Uni en tant que président américain par un déjeuner avec Elizabeth II, qui avait fêté la veille ses 90 ans. Sous un ciel gris, le couple Obama a été accueilli par la reine et son époux, le prince Philip, à la descente de l’hélicoptère, au pied du château de Windsor, situé à une quarantaine de kilomètres de Londres. La presse britannique cherche désespérément à impliquer Elizabeth II dans le débat sur le Brexit. Mais Buckingham Palace insiste sur le devoir de réserve et la neutralité à toutes épreuves de cette dernière. Après ce déjeuner royal, Barack Obama devait gagner le 10 Downing Street pour s’entretenir avec David Cameron, qui se bat pour convaincre ses concitoyens de rester dans l’UE, les sondages continuant à prédire un résultat serré. La lutte internationale contre le groupe Etat islamique, la Libye et la situation en l’Afghanistan étaient au menu des discussions. En ce qui concerne les questions de sécurité aussi, M. Obama insiste sur l’intérêt d’un maintien du Royaume-Uni dans l’UE. « Les dizaines de milliers d’Américains qui reposent dans les cimetières européens prouvent à quel point notre prospérité et notre sécurité sont Entremêlées », a ainsi relevé le président, évoquant la participation des forces américaines aux deux guerres mondiales. « Sa tribune est surprenante. On pensait qu’il allait en appeler à la raison et il fait appel au cœur, utilisant des termes employés d’habitude pour des cérémonies de commémoration », note Richard G. Whitman. L’ESPAGNE ENGLUÉE DANS UNE IMPASSE POLITIQUE Retour probable aux urnes AUCUN PARTI POLITIQUE n’ose le dire ouvertement, mais l’Espagne semble condamnée à retourner aux urnes fin juin, faute d’avoir su sortir de l’impasse après les législatives de décembre, et la campagne électorale a déjà démarré. E ntouré de sexagénaires d’un village de la Manche, théâtre des aventures de Don Quichotte, le chef du gouvernement sortant Mariano Rajoy en a fait la démonstration jeudi. Vantant les mérites de l’Espagne rurale et vieillissante, cœur de l’électorat de son parti conservateur, il a assuré que ses habitants « avaient les mêmes droits » que les citadins. Il a souligné que sa priorité était de créer des emplois, indispensables « au paiement des retraites ». Le gouvernement a aussi annoncé le versement d’une prime pour les fonctionnaires gelée depuis 2012, en contradiction avec sa promesse faite à la Commission européenne de réaliser des économies après le dérapage du déficit public, à 5% du PIB fin 2015. Une mesure «électoraliste», ont protesté ses adversaires et même le quotidien de centre-droit El Mundo en rappelant que le dirigeant conservateur avait déjà débloqué la première partie de cette prime avant les dernières élections. De son côté la formation de gauche radicale Podemos organise demain une fête du Printemps pour rappeler à ses électeurs la « joie » de son ascension fulgurante dans la politique espagnole. Un membre de la direction du Parti socialiste (PSOE) a dit être « sûr à 99,9% » que de nouvelles élections se tiendraient en juin. Pedro Sanchez, qui a tenté deux fois sans succès d’être investi par le parlement, sera à nouveau le candidat du PSOE, assure-t-on, et il espère être récompensé pour ses efforts en vue de former un gouvernement. Traumatisés par six ans de crise (2008-2014) et les affaires de corruption, les électeurs espagnols avaient sanctionné les formations traditionnelles aux législatives du 20 décembre pour faire entrer au Parlement une classe politique nouvelle et rajeunie. Mais quatre mois après le scrutin, nouveaux et anciens partis n’ont pas su trouver un terrain d’entente. Le Parti populaire de Mariano Rajoy, cerné par la corruption, n’a pas trouvé d’allié, même s’il était arrivé premier. A gauche, le Parti socialiste n’a pu s’entendre avec Podemos et les indépendantistes catalans et basques, une alliance qui lui aurait assuré une majorité des voix. Il a bien conclu un accord avec les libéraux de Ciudadanos mais ça n’a pas suffi pour obtenir une majorité et l’investiture de Pedro Sanchez à la tête d’un gouvernement. Le roi Felipe VI s’entretiendra lundi et mardi avec les dirigeants politiques, afin de vérifier qu’aucun candidat n’a de chances d’obtenir cette investiture. Si c’est le cas, la chambre basse devra automatiquement se dissoudre le 2 mai, à minuit. Une campagne courte devrait ensuite être menée jusqu’au 26 juin, date théorique des élections, trois jours après le référendum au Royaume-Uni sur un « Brexit ». Les sondages donnent pour l’instant les conservateurs en tête, devant les socialistes, avec une répartition similaire des voix (environ 123 sièges actuellement pour le PP et 90 pour les socialistes). Podemos perdrait du terrain, sanctionné par une partie de ses cinq millions d’électeurs de ne pas avoir favorisé un gouvernement de gauche pour chasser la droite du pouvoir. Ciudadanos, quatrième, gagnerait des voix. Mariano Rajoy devrait aussi rester le candidat de son parti. « Ses seuls remplaçants possibles lui sont très loyaux », explique un élu national du PP sous couvert de l’anonymat, assurant qu’il pourrait paradoxalement obtenir davantage de sièges, en dépit des scandales de corruption. « Il est possible que moins de jeunes (déçus par Podemos) aillent voter » « et c’est avantageux pour nous », dit cet élu conservateur, en expliquant, que mécaniquement, en cas d’abstention, le PP aura un pourcentage des voix plus élevé. 350 CHIITES MASSACRÉS AU NIGERIA A mnesty International a accusé hier l’armée nigériane d’avoir abattu délibérément 350 musulmans de la minorité chiite fin 2015 avant d’enterrer leurs corps dans des fosses communes et de détruire les preuves de ce carnage. Les 12 et 13 décembre, des affrontements s’étaient produits à Zaria, fief du Mouvement islamique du Nigeria (IMN), des chiites partisans de l’instauration d’un régime à l’iranienne, dans l’Etat de Kaduna, dans le nord du Nigeria. Des membres de l’IMN en procession avaient bloqué le convoi du chef d’étatmajor des armées, le général Tukur Yusuf Buratai, provoquant une répression brutale de l’armée. Dans un rapport intitulé « Révélons la vérité sur les assassinats illégaux et Amnesty accuse l’armée la dissimulation de masse à Zaria », Amnesty International juge sans fondement les allégations de l’armée selon lesquelles les partisans de l’IMN auraient tenté d’assassiner le général, une accusation formellement démentie par le groupe chiite. Son chef, Ibrahim Zakzaky, et sa femme sont incarcérés à Zaria depuis les faits. Le leader chiite a perdu un oeil lors des affrontements, dont il est ressorti partiellement paralysé. Le rapport d’Amnesty paraît alors que les parties se renvoient la responsabilité des violences. Selon l’organisation de défense des droits de l’Homme, l’armée a agi « illégalement » à Zaria en tirant « à l’aveugle » sur des civils désarmés. « La raison pour laquelle l’armée a lancé une 16 telle +opération militaire+ n’est pas claire dans une situation de simple maintien de l’ordre public », indique le rapport. L’armée, qui a souvent été accusée d’abus à l’encontre des civils dans sa lutte contre l’insurrection de Boko Haram, maintient que ses troupes ont réagi à Zaria de manière appropriée. « L’armée nigériane n’a fourni aucune preuve alimentant ses allégations selon lesquelles les protestataires de l’IMN auraient tenté d’assassiner le chef d’état-major des Armées », poursuit Amnesty, avant d’affirmer que « l’armée nigériane a brûlé vif plusieurs personnes, rasé des bâtiments et jeté les corps dans des fosses communes ». La plupart des preuves ont été « méticuleusement détruites », poursuit le rap- port, qui accuse les soldats de couvrir ce carnage en empêchant l’accès au site. « Les corps ont été emmenés, le site rasé, les gravats déblayés, les traces de sang nettoyées, les balles et les douilles ôtées des rues », lit-on. Le porte-parole des forces armées nigérianes, le général Rabe Abubakar, a estimé que le document d’Amnesty était « injuste » et s’est plaint que l’armée n’ait pas été consultée avant sa publication. « S’ils ont des preuves, qu’ils les montent pour que tout le monde les Voie », a-t-il dit. Il a assuré que les militaires ne s’en prenaient pas aux « citoyens qui respectent la loi ». « Ceux que nous avons affrontés devaient être des criminels ou des ennemis de l’Etat », a-t-il dit. Internationale VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 SELON MARTIN KOBLER, LE PARLEMENT DE TOBROUK «DOIT APPROUVER LE GOUVERNEMENT D’UNION» Trripolli ou u la cllé allgérrien nne GUERRE DE SYRIE Poursuite des négociations de Genève… Les difficiles négociations de paix intersyriennes, organisées par l’ONU à Genève, vont se poursuivre jusqu’à mercredi, malgré le départ du principal groupe d’opposition, a-t-on appris hier auprès d’un négociateur présent en Suisse. « Nous allons continuer les discussions jusqu’au 27 avril comme indiqué sur l’invitation reçue de (Staffan) de Mistura », l’émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, a dit Qadri Jamil, co-président de la délégation du « Groupe de Moscou », une faction de l’opposition intérieure. « Nous allons rencontrer M. de Mistura en début de semaine pour poursuivre la discussion sur notre vision » d’un règlement du conflit, a ajouté M. Kadri, qui est un ancien vicePremier ministre syrien. Le médiateur de l’ONU n’a pas encore indiqué la date à laquelle ce 3e round de pourparlers devait s’achever, mais la poursuite des discussions intervient alors que l’opposition « officielle » réunie au sein du Haut comité des négociations (HCN) - qui rassemble des représentants politiques et des groupes armés - a quitté Genève pour protester contre « la détérioration » de la situation humanitaire et les violations du cessez-le-feu en Syrie. Lors d’une interview jeudi soir à la télévision publique suisse RTS, M. de Mistura a d’ailleurs laissé transparaître son agacement à l’égard du HCN, parlant de « gesticulations ». « La délégation de Riyadh (nom donné au HCN par Damas et les autres opposants, ndlr) n’est qu’une délégation parmi d’autres participant aux discussions de Genève et l’idée selon laquelle elle serait la délégation en chef de l’opposition doit être effacée », a souligné M. Jamil. Le « Groupe de Moscou », qui comme son nom l’indique est proche de la Russie, elle-même alliée de Damas, est vivement contesté par le HCN qui lui dénie toute légitimité sur le terrain. Une source proche du gouvernement de Damas a également confirmé que la délégation du régime « restait jusqu’à mercredi » à Genève. CONFLIT DU YÉMEN Reprise à Koweït des pourparlers Les négociations entre gouvernement et rebelles yéménites ont repris hier à Koweït sous l’égide de l’ONU pour tenter de mettre fin au conflit dans le pays, a indiqué un délégué. Ces négociations menés par des représentants du gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, et ceux des rebelles Houthis et de leurs alliés, avaient commencé jeudi avec trois jours de retard. Les délégations des deux parties, formée chacune de sept membres, ont entamé leurs discussions hier après-midi en présence du médiateur de l’ONU Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a précisé le même délégué. Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 11 avril dans ce pays mais les protagonistes s’accusent depuis mutuellement de le violer. Les Houthis avaient boudé le début prévu initialement lundi pour protester contre ces violations. Jeudi, la délégation des rebelles avait rencontré le médiateur de l’ONU après la première session de négociations et souligné la nécessité de faire respecter le cessez-le-feu, selon leur agence de presse Sabanews.net. « La clé pour parvenir à une solution est de se mettre d’accord sur une autorité de transition », a-t-elle insisté. de l’Algérie dans tous les domaines, et sa disponibilité constante à accroître la coopération, notamment à travers le développement des zones frontalières, de la formation et de l’expertise, Messahel a évoqué la constante de la doctrine qui rejette toute intervention militaire étrangère… OUTRE LE SOUTIEN ! CHAABANE BENSACI «I ntervention » ou « assistance » militaire étrangère ? L’euphémisme est délibérément mis en relief, par le représentant de l’ONU en Libye, Martin Kobler, dans l’entretien qu’il a accordé jeudi au journal Le Monde. Tout en mettant fortement l’accent sur le fait que le Parlement de Tobrouk « doit approuver » le gouvernement d’union nationale, parce qu’il est reconnu par la communauté internationale, et qu’à ce titre il lui faut s’inscrire dans la démarche onusienne de rétablissement de la paix, Kobler a rappelé que « les ministres des Affaires étrangères d’Italie, Paolo Gentiloni, de France Jean-M Marc Ayrault, d’Allemagne Frank-W Walter Uni Steinmeier et du Royaume-U Philip Hammond », ainsi que le « ministre algérien des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe, Abdelkader Messahel, se sont succédés à Tripoli pour rencontrer M. Sarradj » pour lui apporter « leur soutien ». Al Serradj a d’ailleurs été invité au sommet de l’OCI, à Istanbul, et il peut se targuer de la reconnaissance de facto du Conseil de sécurité de l’ONU qui a avisé ses membres de cesser tout contact avec des institutions qui ne reconnaissent pas l’autorité du Conseil présidentiel. Autant de marques de soutien qui rendent impératif le vote du Parlement de Tobrouk, estime Martin Kobler, qui ajoute qu’ « une minorité de députés, incluant le président de l’Assemblée, Aguila Saleh, le rendent impossible ». Mais c’est en mettant plus particulièrement l’accent sur la nécessité d’en- Tripoli, demeure inchangée. Outre le soutien de l’Algérie dans tous les domaines, et sa disponibilité constante à accroître la coopération, notamment à travers le développement des zones frontalières, de la formation et de l’expertise, il a évoqué la constante de la doctrine qui rejette toute intervention militaire étrangère, dans les pays de la région, au profit de la solution politique consensuelle, seule à même de garantir le rétablissement de la paix, de la sécurité et de la stabilité. Al Serradj qui a remercié l’Algérie premier pays arabe à dépêcher un ministre des Affaires étrangères à Tripoli sait Le gouvernement Al Serradj tente d'asseoir son pouvoir en Libye pertinemment que la réconciliation nationale treprendre sans tarder la lutte d’un an déjà mais à laquelle ni les est à ce prix et nul doute que c’est Etats-U Unis ni surtout la Russie ne contre Daesh que Kobler éclaire bien pour cela qu’il a dit compter sont favorables. Kobler et l’instance davantage le programme auquel sont attelés les pays occidentaux, le onusienne ont un programme arti- sur le soutien algérien pour triompher des défis institutionnels, poliministre français de la Défense, culé autour des visées des pays tiques, sécuritaires et de lutte Jean-Y Yves Le Drian ayant redit, pas européens précités. Il s’agira, dit-iil, plus tard que jeudi dernier, l’inten- de «reconstruire et d’intégrer » l’ar- contre les groupes terroristes. D’ailleurs, le premier vice-p présition d’une intervention militaire en mée libyenne, avec un comité de dent du Conseil présidentiel, Libye avec son partenaire britan- Défense (ministère) qui conduira Ahmed Maitig, qui a relevé les cette reconstruction, sous l’égide du nique, un peu comme en 2011 efforts constants de l’Algérie orgalorsque l’Otan avait pris unilatéra- Conseil présidentiel. Pour étayer la nisatrice de plusieurs rounds de lement le relais de l’ONU dans l’of- force de sa stratégie, il invoque un négociations entre factions actives « processus politique qui avance à la fensive contre le régime de libyennes jusqu’au terme de vitesse d’un escargot tandis que Mouammar Al Gueddafi. Une l’Accord sous l’égide de l’ONU, a option qu’il sera facile de draper l’expansion de l’Etat islamique est dans le vocale d’ « assistance mili- bien plus rapide », ce qui est le dan- affirmé le rejet par Tripoli de toute intervention étrangère en Libye, taire » dés lors que « ce sera au gou- ger le plus grave pour l’ensemble de appelant de ses vœux l’expérience vernement Al Serradj d’en formuler la région sans le moindre doute. algérienne en matière de concorde la requête », dixit Martin Kobler. Mais la position de l’Algérie, et de Réconciliation nationale. Car sans cet assentiment, il sera difréitérée par le ministre des Affaires S’agit-iil là seulement d’un vœu ficile de masquer la vraie nature de maghrébines, de l’Union africaine pieux ? L’avenir proche le dira. l’intervention que Londres et Paris et de la Ligue arabe, Abdelkader C. B. Messahel, mercredi dernier à appellent de leurs vœux depuis plus 4 UNIVERSITAIRES, 2 JOURNALISTES JUGÉS EN TURQUIE La liberté d’expression en procès LES 4 UNIVERSITAIRES TURCS accusés sont poursuivis pour avoir lu en public et signé une pétition dénonçant les « massacres » commis par les forces de sécurité turques pendant des opérations contre les rebelles du PKK. Q uatre universitaires turcs accusés de « propagande terroriste » sont appelés à la barre hier lors d’un procès qui illustre pour leurs soutiens les atteintes aux libertés sous le président Erdogan, au moment où sont également jugés deux célèbres journalistes. Les quatre universitaires turcs accusés sont poursuivis pour avoir lu en public et signé une pétition dénonçant les « massacres » commis par les forces de sécurité turques pendant des opérations contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans plusieurs villes sous couvre-feu. En détention depuis le mois dernier, Esra Munger, professeure à l’université Bogazici, Muzaffer Kaya, qui enseigne aux Beaux-Arts, Kivanc Ersoy, professeur à l’université Nisantasi et Meral Camci, professeure jusqu’en février à l’université Yeni Yüzyil, risquent jusqu’à sept ans et demi de prison. Au moins 300 personnes, dont de nombreux universitaires, étaient rassemblées devant le bâtiment pour soutenir les accusés dans les deux procès, a rapporté selon l’AFP, aux cris de « Liberté à nos stylos » et « Fiers de nos universitaires ». Le procès de ces derniers a commencé à 11h00 GMT. En janvier, plus de 1.200 intellectuels turcs et étrangers avaient signé cette pétition, suscitant la fureur du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, qui avait promis que les pétitionnaires paieraient le « prix » de leur « trahison ». Le Premier ministre Ahmet Davutoglu avait lui dénoncé « l’alliance du mal » formée par certains médias, universitaires et dirigeants politiques qui « soutiennent les attaques contre la Turquie ». Dans la foulée, des procédures judiciaires avaient été déclenchées dans toute la Turquie et une vingtaine d’universitaires placés en garde à vue, ravivant dans ce pays comme à l’étranger les critiques sur les atteintes à la liberté d’expression sous la présidence de M. Erdogan. Le sud-est à majorité kurde de la Turquie vit à nouveau depuis des mois au rythme des combats meurtriers et quotidiens entre les forces de sécurité turques et les rebelles. Plus de 350 soldats ou policiers en ont été victimes, selon les autorités, qui évoquent un chiffre invérifiable de plus de 5.000 tués dans les rangs du PKK. Le président turc a proposé au début du mois de déchoir de leur citoyenneté turque tous ceux qu’ils considèrent comme les « complices » du PKK, avocats, intellectuels, journalistes ou élus. Le procès à huis clos de deux journalistes du quotidien d’opposition Cumhuriyet se poursuit également avec une troisième audience hier qui a débuté à 7h00 GMT. Can Dündar, son rédacteur en chef, et Erdem Gül, son chef de bureau à Ankara, sont accusés d’espionnage, de divulgation de secrets d’Etat et de tentative de coup d’Etat et risquent la prison à vie. Le procès de ces deux journalistes reconnus, qui avaient diffusé un article et une vidéo faisant état de livraisons d’armes par les services secrets turcs à des rebelles islamistes en Syrie, est devenu pour nombre d’ONG et d’opposants à M. Erdogan le symbole d’une liberté de la presse menacée. LEVÉE DES SANCTIONS CONTRE L’IRAN L Kerry va s’employer à rassurer Zarif e secrétaire d’Etat américain John Kerry devait s’employer hier à rassurer son homologue iranien Mohammad Javad Zarif sur la levée des sanctions internationales contre Téhéran suite à l’accord sur le nucléaire, après une série de protestations de l’Iran. Les deux ministres des Affaires étrangères de gouvernements qui n’ont pas de relations diplomatiques depuis 1980 devaient se retrouver pour la seconde fois cette semaine à New York, probablement au siège des Nations unies, selon le département d’Etat. MM. Kerry et Zarif s’étaient vus en tête-à-tête mardi à l’ONU. Le ministre américain avait fait état de « progrès » dans leurs discussions sur les « bénéfices » que pouvait escompter l’Iran depuis la mise en oeuvre en janvier de l’accord historique scellé en juillet 2015 avec les grandes puissances sur le contrôle du programme nucléaire iranien. Mais Téhéran se plaint ces derniers jours que des banques et entreprises occidentales soient réticentes à rétablir leurs relations économiques avec l’Iran, redoutant de tomber 17 sous le coup de la justice des EtatsUnis. Sans vouloir dévoiler ce que M. Kerry dira à son interlocuteur iranien, le porte-parole de la diplomatie américaine John Kirby a laissé entendre que le ton sera à l’apaisement. « Nous n’essayons absolument pas d’être un obstacle d’aucune sorte pour les banques et les institutions étrangères travaillant avec l’Iran dans le cadre de l’allègement des sanctions et qui font des affaires légitimes avec » ce pays, a insisté le porte-parole américain. Au contraire, a-t-il défendu, « nous nous sommes efforcés d’expliquer » en quoi consistait la levée des sanctions. John Kerry avait reconnu lundi soir que Téhéran n’avait jusqu’ici récolté que « quelque trois milliards de dollars » de la levée des sanctions, contre environ 55 milliards de dollars escomptés. Architecte de l’accord sur le nucléaire iranien, l’administration de Barack Obama milite pour une réintégration de l’Iran au sein de l’économie mondiale et oeuvre à une amorce de rapprochement diplomatique. Culture «METZEOUEDJ FI OTLA» EN TOURNÉE NATIONALE Dix années de succès La comédie «Metzeouedj fi otla» est à l’affiche de plusieurs salles de spectacles du pays dans le cadre d’une nouvelle tournée nationale coïncidant avec le 10ème anniversaire de cette pièce à succès, a-t-on appris jeudi de l’auteur, Mourad Senouci. La tournée sera lancée le 29 avril prochain à Oran, avec une représentation prévue au quartier populaire et historique de Sidi El-Houari, précisément au siège de l’association de protection du patrimoine «Santé Sidi El-Houari» (SDH) qui célèbre quant à elle son 25ème anniversaire, a indiqué à l’APS le dramaturge. Les représentations suivantes seront données le 7 mai à Chlef (salle Dounyazed), les 27 et 28 mai à Alger (Théâtre national algérien Mahieddine Bachtarzi /TNA), et le 16 juin à Oran (Théâtre régional Abdelkader Alloula /TRO), a-t-il déclaré. En outre, des démarches ont été entamées auprès des instances culturelles partenaires pour programmer le spectacle dans d’autres villes du pays à l’instar de Relizane et Saïda, a fait savoir M. Senouci. La tournée sera ponctuée par une représentation le 5 juin prochain au Maroc suite à la sélection de cette pièce par les organisateurs du Festival international de l’humour «Marrakech du Rire». Ecrit par Mourad Senouci, «Metzeouedj fi otla» est un monologue hilarant interprété par le comédien Samir Bouanani qui y campe le rôle d’un personnage heureux de retrouver sa «liberté de célibataire» pendant l’absence de sa femme partie en voyage pour se soigner. Depuis sa production en 2006, cette pièce a été présentée dans plusieurs salles de théâtre lors de tournées nationales et à l’étranger (aux Etats-Unis en 2009, en France en 2010 et au Maroc en 2012), suscitant à chaque fois autant de succès auprès du public. Cette oeuvre procure une grande fierté pour les deux artistes, d’autant que sa production a nécessité un budget modeste. «Preuve qu’au théâtre l’argent est peut-être important mais pas déterminant, car c’est l’art qui prime», a ajouté la même source. AHMED KHEMIS, DANSEUR ET VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016 CHORÉGRAPHE, À L’ EXPRESSION «La danse peut sauver beaucoup de gens» ENTRETIEN RÉALISÉ ! O. HIND PAR A hmed Khemis, de mère tunisienne et de père algérien, natif de Ouargla a été formé à l’école de Syhem Belkhoudhja à Tunis. De 2002 à 2004, il parfait sa formation au Cndc d’Angers. C’est un de ces danseurs curieux de la danse : notre danseur nomade traverse aussi bien la danse contemporaine, la danse traditionnelle que d’autres types de danses. Danseur élégant, riche de ces diverses pratiques, de ces diverses rencontres culturelles, il a vite été remarqué par différentes compagnies dont celle de Salia Ni Seydou. Interprète, il fait ses premiers pas de chorégraphe dans « Voyages des poussières». Depuis il est revenu en Algérie, où il s’est fait remarquer lors du Festival de danse contemporaine d’Alger, mais aussi dans «Temps dansé» de Nacera Belaza etc, jusqu’à ce que le Ballet national fasse appel à lui pour la chorégraphie du spectacle « La flamme du Sahara » qui vient d’être donnée au Palais de la culture. Il nous en parle ! L’Expression : On vient de voir le spectacle « la flamme du Sahara » à laquelle vous avez participé en tant que chorégraphe. Un spectacle qui allie danses folklorique et contemporaine. Vous qui évoluez plutôt dans le contemporain, comment avez-v vous pu vous adapter ? Parlez-n nous de votre participation dans ce spectacle. Ahmed Khemis :Tout d’abord, je pense que j’ai un langage qui m’appartient dans la danse contemporaine. Une identité , une singularité que j’ai essayé d’apporter au Ballet national. Chaque chorégraphe a une identité différente, Nacera Belaza, Abou Lagraâ, ou moi ...Dans ce spectacle on a travaillé à deux. J’ai pris part à toute la création de A à Z, mais après, il y a des parties sur lesquelles je me suis beaucoup plus basé, tout comme Mme Namous qui s’est consacrée à certains tableaux bien précis. Mais je tiens à préciser que c’était une collaboration, à 100% une co-écriture. J’ai essayé de transmettre quelque chose de nouveau . Une nouveauté que j’ai acquise au fil des années tout en m’ inspirant d’autres styles, autres. Le langage du cheval par exemple, celui des chasseurs ou bien des guerriers, je me suis inspiré de films ou documentaires pour arriver à créer cette énergie, à l’instar de comment poser la flèche. Le travail de groupe. Comment donner à voir le cheval sur scène. L’incarner etc. Car le personnage on le voit comme un cheval. C’est quelque chose de très abstrait, un peu spirituel. Sur scène il y avait huit garçons mais en réalité, il y avait au moins le double… Ce spectacle est un mélange de folklore, danse classique, contemporain de théâtre… Dans ce spectacle il y a beaucoup de références à la culture, et us et coutumes de votre ville natale, Ouargla, il me semble. J’entends notamment dans le clin d’œil à la sépulture de Fahrouda, ou le tombeau des amants, qui m’ont évoqué les nombreux mausolées que j’ai visités récemment à Ouargla…. Oui, effectivement, vous avez raison de signaler le tombeau. Dans l’histoire, en effet, Ben Merzouk et Ferhouda meurent, y compris le cheval. En fait, c’est une confidence que je vous fait, en pleine création j’ai reçu un appel. Mon oncle venait de décéder. J’ai dû aller à Ouargla. C’était pour moi quelque chose de très fort, très impressionnant, d’autant que c’était la première fois de ma vie que j’assistais à un enterrement et qui, plus est là-bas. Et d’y participer et de voir comment ça se passe. Voir les hommes d’un côté, les femmes de l’autre et comment juste à la fin de la prière, on part à la mosquée, on fait le tour du village, après on emmène le mort au cimetière. Ma famille est grande et nombreuse. Tu vois beaucoup plus de gens pendant les enterrements que dans les mariages. J’ai rencontré plus de monde à l’enterrement qu’aux jours de fête. J’ai fait connaissance avec des cousins que je n’avais pas vus depuis 20 ans. On était dans une espèce de cercle immense. Une spirale comme à La Mecque quand les gens se mettent à tourner. En fait, la famille se met en cercle, les invités et les pro- ches tournoient. Il y a le salut. Parfois juste avec les yeux tellement il y a beaucoup de monde et ça dure longtemps. Et cela je l’ai mis dans le spectacle. C’est quelque chose de très personnel et intime, mais que j’ai décidé d’incorporer dans le spectacle. C’est comme mon rapport à la musique. Le son du cheval, tout ce montage que j’ai proposé à Salim Dada, je l’ai vu ailleurs. Moi je travaille beaucoup sur la musique contemporaine, életcro, l’abstrait et le son mécanique, des choses qui ne sont pas dans l’ordre, mais qui parfois sont en décalage. La musique n’est pas systématiquement en accord avec le corps et vice versa. C’est comme un jeu, il y a parfois un décalage, être avec, s’échapper du corps, le corps qui ramène le tempo de la musique. Le tout accompagné de lumière… Justement, comment s’est fait le travail de collaboration avec le musicien ? Je travaille souvent soit avec des musiciens sur scène ou bien avec des compositeurs. Cette fois-ci j’ai travaillé avec un compositeur certes et d’un niveau artistique très élevé et je m’en félicite. Il n’a jamais travaillé sur une création chorégraphique. C’était quelque chose de nouveau pour lui et un peu difficile, mais il a réussi haut la main. C’était un challenge partagé en fait car on a travaillé vraiment en groupe. Il venait chez moi, il s’est imprégné de mon univers. Il est parti dans mon monde. Il m’envoyait des choses à écouter. On a beaucoup échangé. Et le travail avec les danseurs ? Il y a plusieurs niveaux de danseurs. Il y a les anciens et les nouveaux qui n’ont même pas deux mois mais qui ont bien progressé. Certains du Ballet national ont entre 18 et 50 ans. Celui qui incarne le cheval et Ben Merzouk sont anciens. Il y a le « gerrab » aussi. On voit bien le niveau. Pour choisir les personnages/ danseurs on a mis beaucoup de temps madame la directrice et moi, il fallait trouver celui qui pouvait interpréter tel ou tel personnage, car il s’agit de caractère, de visage et au final je pense qu’on a fait le bon choix, en choisissant à ce moment-là, ces genslà. Ahmed Khemis, vous avez assuré votre contrat, quelle est la suite de votre parcours aujourd’hui ? C’est vrai que j’ai une adresse, mais je suis un nomade. Je n’ai pas un endroit précis où je vais m’installer. D’une certaine façon j’ai mes racines, mais je voyage beaucoup. Aujourd’hui. Je suis en Algérie, demain je peux être à Paris, en Palestine, j’ai des projets en Tunisie. J’ai une tournée qui m’attend, un trio, ma dernière création, avec un Français et une Allemande. Une pièce théâtrale avec un travail très pointu sur le costume sur scène, avec installation décor et texte. J’ai un solo également au programme. J’ai pas mal de projets. J’espère continuer aussi de travailler en Algérie. Si ce n’est pas avec le Ballet national avec d’autres villes, j’ai envie de rencontrer d’autres danseurs, d’autres compagnies. Je voudrai faire des master class, installer quelque chose à Ouargla, développer la danse là-bas. Sauver les gens de la rue, beaucoup de jeunes qui n’ont pas eu la chance d’aller jusqu’au bout de leurs études se retrouvent dans la rue. Ils sont perdus, la seule issue pour eux c’est la religion et c’est dommage... L’obscurantisme et l intégrisme flirtent avec eux.... L’art et la culture sont des issues à ces dangers et à ces fléaux qui nous guettent et guettent nos jeunes . La danse, la musique, le théâtre sont un remède . O. H. CONSTANTINE 2015 «Idipe roi» du théâtre de Sidi Bel Abbès séduit le public constantinois La pièce « Idipe roi» montée par le théâtre régional de Sidi Bel Abbès (TRSBA) et dont la générale a été présentée jeudi soir, sur les planches du théâtre régional de Constantine (TRC) a séduit le nombreux public présent. Sur une adaptation de la nouvelle de l’écrivain égyptien Tewfik Al Hakim et réalisée par Saddek El Kebir, la pièce met en scène, huit comédiens amateurs, dont six non-voyants pour raconter une tragédie complexe. « Idipe roi » relate l’histoire d’un roi élevé par une femme et par un concours de circonstances, il s’ avère, par la suite, que la femme que ce souverain a épousée, n’était autre que sa mère. Sur une scénographie signée Benamar Yahia et une musique de Samir Merabet, les scènes de la pièce ont évolué dans l’univers et à travers les mouvements des non-voyants, les comédiens voyants ont été mis dans les conditions de non-voyants. Des amateurs de théâtre non-voyants, dont Mohamed-Amine Bensafi, Fatma Ham Cherif et Mounia Salaa se sont donné la réplique dans cette oeuvre saisissante par la succession des événements. L’expérience d’associer des comédiens non voyants dans une oeuvre théâtrale est la deuxième du genre pour le Trsba, a précisé à l’APS, son directeur. Hassen Assous. Inscrite dans le cadre du programme d’animation du département Théâtre de la manifestation Constantine, capitale 2015 de la culture arabe », la pièce Idipe roi» sera encore présentée hier et aujourd’hui sur les planches du TRC. Une tournée est programmée pour la présentation de cette oeuvre théâtrale dans une trentaine de wilayas dont Skikda et Mostaganem. «LA DOUBLE INCONSTANCE» DE MARIVAUX PRÉSENTÉE À ALGER L Quand le sentiment se mêle à la politique a pièce de théâtre « La double inconstance», une comédie en trois actes de Marivaux, qui mêle le sentiment à la politique et explore les pulsions internes de l’individu, a été présentée jeudi soir à Alger, devant un public nombreux et recueilli. Loin des grands rendez-vous culturels, cette soirée, pourtant ordinaire dans la programmation de la salle El Mouggar, aura drainé un public nombreux, venu assister à un spectacle de référence, écrit en 1723 par l’écrivain-dramaturge français, Pierre Carlet De Chamblain De Marivaux (1688-1763). Brillamment mis en scène par René Loyon, ce chef-d’œuvre de « cynisme tranquille et de cruauté souriante» a été servi par sept comédiens – dont trois femmes – qui ont porté le texte dans toute sa densité, ce qui, indéniablement, a donné au spectacle une dimension universelle. « Nous avons joué dans un niveau de langue très recherché (à), pour comprendre le propos de mon personnage (Arlequin), j’ai dû, à titre personnel, traduire ma partie du texte vers un français plus accessible», a expliqué Hugo Seksig. La trame, aux desseins d’un « drame cornélien» (être entre la passion et le devoir), présente l’histoire d’une liaison amoureuse intense entre Arlequin et Sylvia, campé par Natacha Steck, élue par le Prince, rendu par Augustin Passard, qui veut l’épouser pour son « innocence et son charme naturel» . La loi, interdisant la violence, le Prince va alors tenter de séduire et duper la fille, usant de toute son influence sur ses sujets Flaminia notamment, joué par Marie Delmarès- qui vont s’investir dans des stratagèmes pour disqualifier Arlequin. Le public, tenu en haleine pendant deux heures, a beaucoup apprécié les dialogues des comédiens, se donnant la réplique dans une diction empreinte de clarté et des échanges rythmés qui ont renseigné sur la nature humaine et ses différents sentiments. Quelques scènes qui ont permis à des couples de comédiens de manifester physiquement l’intensité d’un moment d’amour, ont été bien accueillies par l’assistance car dans le contexte de la trame et rendues crédibles par la force du texte et la cohérence des évènements. Sur une scène presque nue qui présentait pour seul décor deux longs bancs rouges et quelques coussins faisant office de divan, le choix du metteur en scène de donner la priorité au texte et au jeu des comédiens était perceptible. L’éclairage, judicieusement conçu, a aidé à la création d’atmosphères adéquates aux différentes scènes du spectacle, annonçant par 21 moments des changements de situations. L’ensemble des comédiens, parmi lesquels également Jacques Brücher (Trivelin), François Cognard (un seigneur) et Cléo Sénia (Lisette), a été longuement applaudi par un public qui a « apprécié le spectacle dans son contenu et sa forme» , savourant chacun de ses moments dans la délectation. Montée en mars 2015, la pièce de théâtre « La double inconstance» a plusieurs fois été jouée en France. En tournée en Algérie pour cinq spectacles, elle a déjà été présentée dans les villes de Tlemcen et Oran en attendant de conclure la semaine à venir, à Constantine et Annaba. Le Spectacle « La double inconstance» de Marivaux a été programmé par l’Institut français d’Alger (Ifa), en collaboration avec l’Office national de la culture et de l’information (Onci). DERNIÈRE HEURE sur internet http://www.lexpressiondz.com SAHARA OCCIDENTAL : LES MONARCHIES DU GOLFE ET LES USA SOUTIENNENT OUVERTEMENT LE MAROC L’ALGÉRIE SIGNE À NEW YORK L’ACCORD SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE L’ALLIANCE ROYALE JOHN KERRY, LE SECRÉTAIRE d’Etat américain, a été chargé de cette mission au moment où le souverain marocain tire à boulets rouges sur Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU. ! MOHAMED TOUATI C ’est au lobby prosioniste J Street Political Action Committee basé aux EtatsUnis, qui soutient la politique israélienne de colonisation des territoires palestiniens que le chef de la diplomatie américaine s’est adressé pour faire un discours particulièrement élogieux de notre voisin de l’Ouest. «Nous sommes honorés pour le travail accompli au Maroc par Sam Kaplan (un juif américain ancien ambassadeur des USA au Maroc, membre de J Street Political Action Committee Ndlr). Le Maroc, ce pays fascinant, dont l’histoire se confond avec des points clés, non seulement avec celle des USA, au début de sa naissance, mais aussi avec l’histoire du peuple juif», avait affirmé John Kerry à l’occasion d’un dîner de gala organisé à Washington, le 18 avril, par le groupe de pression pro-Israël, J-Street. Pour ceux qui avaient encore le moindre doute, la connexion entre le Royaume et le sionisme est attestée. Cette déclaration équivaut à une preuve par 9. Mohammed VI fricote avec Israël. Il n’a fait qu’entretenir d’anciens liens. Le successeur d’Hillary Clinton confirme : « Vous avez aidé à garder notre relation avec le Maroc, au plus haut niveau et parmi les plus fortes dans la région. Vous avez œuvré au maintien et au renforcement de ces relations avec le Royaume, qui remontent littéralement aux premiers jours de la fondation de notre nation», a-t-il ajouté en direction de l’ex-ambassadeur américain. Le paradoxe des puissances Confirmant la tâche à laquelle avait été missionné le « diplomate » US : conserver le Maroc dans le giron américain, des pays hostiles à la création d’un Etat palestinien indépendant et à l’autodétermination du peuple sahraoui. Le souverain marocain est prêt à tout pour garder sous sa coupe le Sahara occidental. Manigancer avec un des tout-puissants groupes de pression pro-israélien qui soutient l’idéologie sioniste ne lui pose vraisemblablement aucun problème de conscience. Mohammed VI a vendu son Le peuple sahraoui croit en son destin âme au diable. Il est bel et bien dans les griffes de Satan. Le Maroc et Israël «semblent travailler de concert pour saper les activités de la Commission des droits de l’homme du Congrès américain chargée de faire respecter l’engagement des Etats-Unis à défendre les droits de l’homme des Sahraouis», écrivait en 2013 le site d’information juif américain Mondoweiss. Un deal entre Rabat et Tel-Aviv qui a eu le gel des activités du «Comité Al Qods» qui ne s’est pas réuni depuis l’année 2000 contre un soutien du lobby sioniste américain au projet marocain de colonisation du Sahara occidental? Le gel des activités du «Comité Al Qods» pendant plus de 10 années (2010-2014), présidé par le roi du Maroc qui a pour objectif de préserver la Ville sainte contre les agressions israéliennes attesterait d’un deal entre Rabat et Tel-Aviv. La contrepartie ? Un soutien du lobby sioniste américain au projet marocain de colonisation du Sahara occidental. C’est tout le paradoxe de ces grandes puissances occidentales (Etats-Unis, France, GrandeBretagne...) qui veulent promouvoir la démocratie et la liberté à travers le monde et qui usent du droit de veto pour priver les peuples palestinien et du Sahara occidental à décider librement de leur destin. Ignorent-elles qu’elles apportent de surcroît un soutien indéfectible au premier producteur de cannabis au monde ? Impossible. Ban Ki-m moon l’intraitable Elles ne peuvent non plus ignorer que le Maroc, plaque tournante reconnue du trafic de drogue, détient désormais un autre triste record. Celui de plus gros pays pourvoyeur de terroristes au monde (plus de 3 000 Marocains combattent sous la bannière de Daesh en Irak et en Syrie). La nationalité d’origine des assaillants qui ont endeuillé la France, le 13 novembre 2015 ainsi que ceux qui ont commis les attentats sanglants qui ont frappé Bruxelles le 22 mars atteste que le royaume a gagné ses galons de pays narcoterroriste. Ils sont dans leur quasi-majorité belgomarocains. Ils ont martyrisé la Belgique et… la France qui use de son droit de veto pour que ne soit pas organisé un référendum d’autodétermination au Sahara occidental. C’est donc assuré de ces appuis au sein du Conseil de sécurité que le souverain marocain s’est rendu au sommet Maroc-pays du Golfe qui se tient à Riyadh. Il n’a eu bien entendu aucun mal à arracher le soutien de ces monarchies à son projet d’annexion du Sahara occidental. «Les pays du Golfe sont solidaires avec le Maroc, notamment en ce qui concerne la question du Sahara», a affirmé le monarque wahhabite, Salman Ben Abdelaziz. Gonflé à bloc, le roi du Maroc a tiré à boulets rouges sur le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies qui a présenté un rapport très défavorable, aux autorités marocaines, au Conseil de sécurité concernant le dossier sahraoui. « Les choses en sont arrivées au point d’engager une guerre par procuration où le secrétaire général des Nations unies est instrumentalisé pour essayer de porter atteinte aux droits historiques et légitimes du Maroc concernant son Sahara, comme en témoignent les déclarations partiales du responsable onusien et ses agissements inacceptables… », a déclaré Mohammed VI dans un discours prononcé à partir de la capitale saoudienne. Survolté, il a carrément accusé le numéro un de l’ONU de ne pas avoir les mains libres dans la gestion du conflit du Sahara occidental. « Il est l’otage de certains de ses collaborateurs et de ses conseillers, auxquels il délègue la supervision de la gestion de nombre de dossiers importants, en se contentant, lui, d’appliquer les propositions qu’ils lui présentent … », a-t-il accusé avec arrogance. Une attaque d’une violence inouïe probablement unique dans les annales de l’histoire des Nations unies. La réplique ne s’est pas fait attendre. Elle a été cinglante à la hauteur de l’insolence méprisante de l’héritier de Hassan II. Le missile a été décoché par le porte parole du SG de l’ONU qui a mis en exergue l’« objectivité » et la « neutralité » des proches collaborateurs de Ban Ki-moon. « Leur unique allégeance est à la Charte des Nations unies. Ils sont au service du secrétaire général. Et c’est dans ce cadre-là qu’ils prodiguent leurs conseils » à Ban Kimoon, a souligné Stephan Dujarric lors d’un point de presse tenu, jeudi dernier, à New York. De quoi faire davantage fulminer Mohammed VI. M. T. MCA 2 - USMA 2 Le derby a tenu ses promesses ! LOUNES MEBERBECHE C e grand derby algérois a mis du temps pour s'emballer puisque les deux équipes ont d'abord observé un round à distance avant de se lancer vers l'offensive. La première alerte dangereuse interviendra à la 15e minute en faveur des Usmistes par le biais de Seguer qui combine bien avec Andria, ce dernier pivote et tire mais à côté. La réaction des Mouloudéens se fera à la 19e minute suite au tir enveloppé de Karaoui, mais bien capté par Mansouri. Les Rouge et Noir procéderont par la suite par balles arrêtées comme en témoigne ce corner bien lifté par Ferhat à la 20e minute, la tête croisée de Chafai passe à côté du poteau. On jouait la 25e minute lorsque Ferhat réussit à déborder sur son flanc droit et dépasser Zeghdane, son centre ajusté trouve Nadji qui place sa tête sous le marquage du défenseur Bouhenna. Cette ouverture du score a déstabilisé quelque peu le Doyen qui n'arrivait pas à développer son jeu en procédant par de longues passes, tandis que l'USMA est restée solide derrière. Par la suite, les capés de Amrouche se créeront quelques timides actions mais sans inquiéter la bande à Hamdi. Après la pause citron, les Rouge et Noir reviendront sur la pelouse avec moins d'ambitions offensives ce qui a permis aux Mouloudéens de créer le danger et de rater plusieurs tentatives. Mais avant cela, Nadji aurait pu doubler la marque à la 54e minute suite au centre ajusté de Seguer, la tête de l'avant-centre de Soustara est bien capté par Chaouchi. Commencent alors les nombreux ratages des Vert et Rouge qui auraient largement pu inscrire deux buts si ce n'était la précipitation. La première action interviendra à la 56e minute suite à l'incursion de Mokdad qui dribble trois joueurs usmistes et ricoche sur Gourmi, avant de récupérer la balle et enveloppé son tir qui va mourir sur la transversale. Deux minutes plus tard, longue passe de Bouhenna pour Gourmi en profondeur, ce dernier seul devant Mansouri perd son duel après avoir tenté un lob. Juste après, Derrardja sert dans l'espace Hachoud, mais son tir fût stoppé par le keeper usmiste. Contre toute attente, l'USMA parviendra à doubler la marque à la 66e minute suite au débordement de Meftah bien lancé par Ferhat, le latéral droit tente de centrer en deux fois et qui trouve Derfalou seul au second poteau pour tromper de nouveau Chaouchi. Les Vert et Rouge ne baisseront pas pour autant les bras puisqu'ils parviendront à la 78e minute à réduire le score suite au centre de Gourmi, Hachoud du pied gauche trompe Mansouri. Les Mouloudéens redoublent d'espoir et veulent à tout prix revenir dans le match comme en témoigne cette action de Mokdad à la 82e minute, ce dernier sert Aouedj qui tire sur la transversale. On jouait la 86e minute alors que les Usmistes s'attendaient à une fin heureuse, les Vert et Rouge parviendront à égaliser suite au tir puissant de Aouedj, Mansouri relâche le cuir dans les pieds de Hachoud qui le prolonge au fond et s'offre un doublé précieux. Quelques minutes plus tard, l'arbitre Mial siffle la fin de ce beau derby qui a tenu toutes ses promesses. L. M. Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Ramtane Lamamra, a signé hier au nom de l’Algérie l’accord de Paris sur le changement climatique. M.Lamamra, chargé par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika de signer cet accord au nom de l’Algérie, s’est joint hier à des dizaines de dirigeants venus du monde entier pour cette cérémonie qui a enregistré un record de participation des Etats jamais égalé jusqu’ici. Les pays signataires doivent approuver formellement l’accord, chacun suivant ses procédures de ratification internes.L’Accord, conclu en décembre dernier dans la capitale française, lors de la COP21 après d’intenses négociations prévoit de maintenir la hausse de la température mondiale en dessous de 2 degrés Celsius d’ici la fin du siècle. DES BIENS IMMOBILIERS DE LA FAMILLE BONGO SAISIS EN FRANCE Des biens immobiliers à Paris et Nice, appartenant à la famille du président gabonais Ali Bongo, ont récemment été saisis par la justice française qui enquête sur les conditions d’acquisition de riches patrimoines en France par plusieurs chefs d’Etat africains, a-t-on appris de sources concordantes. Les juges d’instruction ont saisi une société civile immobilière, la SCI Emeraude, selon des sources judiciaires et proches du dossier. Selon plusieurs sources, cette structure, qui permet la détention d’un bien immobilier par plusieurs personnes est propriétaire d’une villa à Nice, sur la Côte d’Azur, et d’un hôtel particulier à Paris, dans le chic et huppé XVIe arrondissement. OBAMA EXCLUT L’ENVOI DE TROUPES AU SOL EN LIBYE Réagissant comme un écho aux velléités d’intervention exprimées dans certaines capitales européennes, le président américain Barack Obama a exclu hier à Londres l’envoi de troupes au sol en Libye. «Il n’y a aucun projet pour (envoyer) des troupes au sol en Libye», a déclaré M. Obama lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre britannique David Cameron. «Je ne pense pas que cela soit nécessaire. Je ne pense pas que cela serait bien accueilli par le nouveau gouvernement (libyen). Ce serait envoyer le mauvais signal». Une manière de clore un débat qui commençait à devenir malsain. CHAMPIONNAT D’ANGLETERRE Riyad Mahrez sacré meilleur joueur Selon le site Algérie patriotique, l’international algérien Riyad Mahrez aurait finalement remporté le Prix du meilleur joueur de l’année du championnat d’Angleterre de première division, attribué par l’Association des footballeurs professionnels (PFA Player of the year Award). Il s’agit d’une fuite de la liste des lauréats qui devait en principe être dévoilée aujourd’hui, mais le quotidien britannique The Daily Mail qui a réussi à obtenir une copie de la liste vient d’en révéler le contenu. Le journal évoque même les préparatifs du club dans lequel évolue l’international Riyad Mahrez pour qu’il puisse assister à la cérémonie de remise des prix, prévue demain à Grosvenor House, dans le centre de Londres.