Samedi 23 Avril 2016

Transcription

Samedi 23 Avril 2016
LES SCANDALES DE LA MANIFESTATION
«CONSTANTINE, CAPITALE
DE LA CULTURE ARABE 2015»
LE CYNISME DES
RESPONSABLES
Le Premier ministre a accordé un
entretien de 10 minutes au coordinateur
de la troupe, Samir Berkan, lors de sa
visite à Constantine.
Le Quotidien
Lire en page 9
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Vendredi 22 - Samedi 23 Avril 2016 n°4726 - Prix : Algérie 15 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI
LES MONARCHIES DU GOLFE ET LES USA
SOUTIENNENT OUVERTEMENT LE MAROC
L’ALLIANCE ROYALE
Lire en page 24 l’article de Mohamed Touati
John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, a été chargé
de cette mission au moment où le souverain marocain tire à boulets
rouges sur Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU.
LUTTE CONTRE L’EXTRÉMISME ISLAMISTE
LA MÉTHODE RUSSE
Un prix intitulé «Evgueni Primakov», en hommage au célèbre journaliste et
orientaliste russe récompensera de 50 000 dollars tout travail journalistique qui
mettra en relief le rôle de la Russie dans la lutte contre l’extrémisme.
Lire en page 2
l’article de notre
envoyé spécial
à Moscou, Brahim
Takheroubt
RELATIONS ALGÉRO-FRANÇAISES
QUAND PARIS
FAIT DU SURPLACE
Après avoir eu un petit président sans aucune envergure
(Nicolas Sarkozy), la France se paye un petit Premier ministre
incapable de voir plus loin que le bout de son nez.
Lire en page 3 l’article Saïd Boucetta
TAYEB LOUH À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU
Légaliser l’usage
de la drogue
serait un recul
« Le trafic de drogue est lié au financement
du terrorisme et menace le processus
démocratique dans le monde.»
Lire en page 6 l’article Abdellah Bourim
SELON MARTIN KOBLER, LE PARLEMENT DE TOBROUK
«DOIT APPROUVER LE GOUVERNEMENT D’UNION»
TRIPOLI OU LA CLÉ
ALGÉRIENNE
Lire en page 17 l’article Chaabane Bensaci
L’Actualité
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
LUTTE CONTRE L’EXTRÉMISME ISLAMISTE
LA MÉTHODE RUSSE
UN PRIX INTITULÉ «Evgueni Primakov», en hommage au célèbre journaliste et orientaliste russe récompensera
de 50 000 dollars tout travail journalistique qui mettra en relief le rôle de la Russie dans la lutte contre l’extrémisme.
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL
MOSCOU
! BRAHIM
TAKHEROUBT
À
P
as moins de 70 journalistes,
responsables politiques, anciens
ambassadeurs et représentants
d’organisations de la société civile, venus
de 20 pays musulmans sont en conclave
depuis mardi dernier en Russie, à Moscou.
Ce panel politico-médiatique assiste à la
deuxième édition du Forum des journalistes des pays musulmans contre l’extrémisme », une rencontre initiée en décembre dernier par un think tank russe appelé
«Groupe de vision stratégique » et qui
tend à devenir une tradition. C’est l’autre
méthode russe pour la lutte contre l’extrémisme religieux. Comme quoi dans ce combat, l’action militaire n’est qu’une partie
de la solution.
Aux bombardements contre les cibles
de Daesh en Syrie, les Russes entendent
mener des actions coordonnées et ciblées
sur le terrain médiatique jusque-là abandonné au profit des organisations de propagande et de recrutement djihadistes.
Pour cette deuxième édition, un prix international récompensera le travail journalistique qui mettra en évidence les actions
menées par la Russie dans la lutte contre
l’extrémisme, un travail prônant le dialogue des religions et des cultures, la culture
de la paix et dénonçant l’extrémisme. Le
prix en question a été intitulé «Evgueni
Primakov», en hommage au célèbre jour-
C’est Mikhaïl Bogdanov qui a présidé
l’ouverture des travaux
naliste et orientaliste russe qui a couvert
les activités au Moyen-Orient pour le
compte de la radio soviétique et ce, durant
la période s’étalant de 1956 à 1970, et qui
a fini par occuper le poste de Premier
ministre dans les années 1990. Le premier
prix est d’une valeur de 50 000 dollars et
le second de 25 000 dollars ! La rencontre
a eu l’appui fort du gouvernement russe.
Ce n’est pas sans raison que ce soit le
ministre adjoint des Affaires étrangères
Mikhaïl Bogdanov qui a inauguré l’ouverture de ces travaux.
M. Bogdanov est un orientaliste en
charge des relations de la Russie avec le
Moyen-Orient et l’Afrique, l’Organisation
de la coopération islamique (OCI) ainsi
que d’autres organisations musulmanes à
travers le monde. La directrice du département de l’information et de la presse au
ministère russe des Affaires étrangères,
Mme Zakharova, et Igor Moroz, membre
de la commission des Affaires étrangères
du Conseil de la Fédération, ont également
assisté à l’ouverture des travaux marqués
par de nombreuses interventions portant
sur des propositions et les expériences
vécues dans les pays musulmans dans leur
lutte contre le terrorisme islamiste.
« Le terrorisme est l’affaire de tous, il
ne concerne pas un seul pays, une seule
région, c’est un fléau mondial qu’il faut
combattre par l’entraide », a soutenu le
ministre adjoint des Affaires étrangères
Mikhaïl Bogdanov dans son allocution
d’ouverture des travaux. «Nous avons
vécu le terrorisme au début des années
1990, nous avons de ce fait cumulé une
certaine expérience et nous pouvons donc
aider d’autres pays qui en souffrent dont,
notamment la Syrie où nos soldats sont
toujours sur le terrain pour apporter aide
et assistance aux populations qui souffrent», a-t-il affirmé, soulignant que les
services de sécurité russe ont réussi à identifier et à interpeller plusieurs membres de
2
Daesh. « Aucun pays n’est épargné. Il y a eu les attentats de
2001 à New York, maintenant
c’est l’Europe. Nul n’est à l’abri.»
Le coordinateur du «Groupe
de vision stratégique », l’ambassadeur Viniamin Popov a estimé
que cette rencontre est une
«excellente chose pour faire rencontrer des journalistes venant
des contrées éloignées et différentes, mais qui partagent la passion d’un dialogue de paix et des
rapports de fraternité.
Le rendez-vous fait rencontrer des journalistes d’Indonésie
jusqu’au Maghreb », a indiqué M.
Popov. Parmi les objectifs principaux de cette rencontre également est cet appel « que nous
avons lancé aux Nations unies
pour prendre des mesures urgentes afin de bloquer les sites de
propagande et de chaînes satellitaires qui donnent la parole aux
terroristes comme Daesh et Al
Nosra », a-t-il insisté soulignant
que les recommandations de la
première rencontre (en décembre
dernier) ont été transmises au
secrétaire général de l’ONU.
«Il faut reconnaître que l’activité terroriste amène parfois des résultats.
Dans les pays développés, les jeunes font
face à des difficultés et pour s’en sortir ils
cherchent le moyen le plus facile. C’est ce
que proposent les organisations terroristes», note encore M.Popov. Dans les pays
musulmans, comme en Afrique du Nord
par exemple, 30 à 35% des jeunes souffrent
du chômage. «Les organisations leur offrent cette possibilité de gagner de l’argent
en plus d’une promesse de devenir des
maîtres du monde avec l’instauration du
Califat musulman.
Daesh offre 2000 dollars à ses combattants en plus du partage du butin de
guerre. Le tout est assorti du rêve suprême
de rejoindre le Paradis», affirme M.Popov
qui situe exactement le terrain de lutte. Il
s’agit d’abord et avant tout d’une guerre
médiatique qu’il convient de mener. «Tout
comme le soldat sur le front, le journaliste
a un rôle prépondérant dans cette guerre.»
Les participants ont tenté de dégager une
politique médiatique à même de constituer
une digue contre la propagande terroriste.
A ce titre, les chiffres révélés par les
participants sont effroyables. Les extrémistes disposent de 5000 sites djihadistes,
Daesh diffuse 100 000 twitts par jour, sans
compter les centaines de milliers de
connections vers les réseaux extrémistes
«comment lutter contre cette véritable
machine de guerre médiatique ?». Tel est
l’enjeu de cette rencontre que parraine le
gouvernement russe.
B. T.
L’Actualité
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
RELATIONS ALGÉRO-FRANÇAISES
Quand Paris fait du surplace
APRÈS AVOIR eu un petit président sans aucune envergure (Nicolas Sarkozy), la France se paye un petit Premier ministre
incapable de voir plus loin que le bout de son nez.
recevoir le responsable
français. Il l’a fait parce
que l’Algérie et la France
avaient fait un bon bout
de chemin ensemble. Le
président n’avait rien à
cacher. Il a reçu Valls en
«ami», mais aussi en par! SAÏD BOUCETTA
tenaire sérieux, avec
lequel il pourrait y avoir
a-tt-iil de l’eau dans le gaz
quelques
divergences,
dans les relations algéromais l’important étant de
françaises ? La question
mettre le développement
mérite d’être posée au regard de la
des relations au-dessus de
réaction de nombreuses organisatoute circonstance. La
tions, partis politiques et institucommunauté algérienne
tions de la République au comporteétablie en France, forte de
ment inélégant du Premier minisplus de 3 millions d’âmes
tre français. Il faut dire que le geste
est la plus importante en
«regrettable» de Valls est le point
France, les étapes déjà
culminant d’une campagne de dénifranchies par Paris dans la
grement menée par la presse franreconnaissance du crime
çaise à l’endroit de l’Algérie et plus
colonial, la coopération
précisément de l’institution présisécuritaire et la destinée
dentielle. La photo du président
commune des deux pays
Bouteflika publiée à la Une du jourau regard des développenal Le Monde, précédée par une
ments que connaît la
série d’articles tout aussi pernirégion méditerranéenne,
cieux donnaient effectivement la
sont des facteurs largenette impression qu’une cabale
ment suffisants pour
était organisée contre le partenaqu’on ne se cache rien,
Le
silence
de
Paris
et
le
twitt
de
Valls
ont
mis
à
nu
une
grave
scission
au
sein
même
du
gouvernement
français
riat algéro-français. Alger qui sait
mais pour qu’on se
parfaitement les rapports de force
respecte aussi profondéet les courants qui traversent le
place. Il y a lieu de souligner égale- ger. Valls doit bien le savoir aujoursavait, mais la consigne était de
ment. Mais il semble qu’après
système politique de l’Hexagone a ment la position du Forum des d’hui. Et s’il pense avoir des «amis»
tenir le peuple éloigné pour des rai- avoir eu un petit président sans
simplement demandé une position chefs d’entreprise, exprimée, il y a
à Alger, ces derniers se font tout
envergure
(Nicolas
sons, disait-on, relevant de l’inté- aucune
claire de l’Etat français vis-à-vis des quelques jours et qui démontre, si petits et attendent que passe la
Sarkozy), la France se paye un
rêt supérieur de la nation.
manœuvres politico-médiatiques.
besoin, la cohésion de la scène algé- tempête.
Le geste de Valls est d’autant petit Premier ministre incapable
Mais le silence de Paris et le twitt rienne avec tous ses représentants
Au-delà des institutions, la réacde voir plus loin que le bout de son
plus «cruel» que le chef de l’Etat
de Valls ont mis à nu une grave
S. B.
nez.
sur une question aussi centrale que tion quasi unanime a été aussi proavait
toute
la
latitude
de
ne
pas
scission au sein même du gouverne- la défense de l’institution présiden- fondément algérienne et avec l’hument français. Ceci expliquant cela, tielle. Il faut dire que la France de mour dont on est capable. Le
on mesure la levée de boucliers à Valls (puisqu’il existe plusieurs
Premier ministre peut se balader
Alger contre la lâcheté d’une
France, cela est un fait) a trouvé en sur les réseaux sociaux pour appréFrance qui ne parvient apparem- face d’elle un mur de solidarité cier la réaction des Algériens qui
ment pas à assumer une relation quasi infranchissable. Cela pour continuent à ce jour.
véritablement
apaisée
avec
Maintenant que le locataire de
dire que la France a beau jouer la
l’Algérie. En effet, si le Conseil de la division, elle n’est parvenue à
Matignon veuille nous donner une
nation est la dernière institution en aucun résultat. On voit bien en
leçon de gouvernance en twittant la
date à réagir, il a été précédé par effet que dans ce jeu de qui écrasera fameuse image, qu’il sache que son
des acteurs clés de la scène poli- l’autre, Paris est encore très loin de pays, son parti et la presse française
tique, sociale et économique.
prétendre à une position de privilé- n’ont pas de leçons à donner en la
Ainsi, l’on a enregistré la réacgié. S’il y a eu des privilèges concé- matière. Gorges Pompidou, élu à la
tion du Parti des travailleurs, du
dés par Alger pour «mieux irriguer» magistrature suprême alors qu’il
Rassemblement national démocrale partenariat, il n’est pas dit que était gravement malade et dans
tique et de nombreuses autres forles politiques français sont chez eux l’impossibilité d’exercer ses foncmations politiques. Ajouté à cela,
! ZOUHIR MEBARKI
en Algérie. Ces privilèges relèvent tions présidentielles et François
l’on a également noté, la sortie très
Mitterrand qui a fait près de deux
d’une volonté politique et non pas,
remarquée de l’Ugta, partenaire
mandats sous chimiothérapie, illusouchez pas à mon président ! Les Algériens ne décolèrent pas.
social de premier plan du gouverne- comme le susurrent certains, d’un trent parfaitement l’hypocrisie de
Les milieux français qui se sont attaqués à leur président de la
quelconque
lobby
qui
serait
dangement qui, en des termes durs, a
la France sur le registre de la
République, Abdelaziz Bouteflika, devaient être loin de se doureusement
puissant.
Lorsque
remis le journal Le Monde et le
maladie des présidents. Sur les
ter de la réaction qu’ils allaient provoquer en Algérie. Ils ne se doul’Algérie
refuse
de
signer
un
Premier ministre français à leur
deux personnalités, le tout-Paris
taient pas que leurs attaques allaient souder et unir encore davantage
contrat, personne ne peut l’en obliles Algériens. Pour deux raisons au moins. La première est qu’ils ne
permettent à aucun étranger de toucher à leur Etat et à ses institutions, surtout dans le cas présent, la première d’entre elles, la présidence de la République. Surtout quand cet étranger est celui qu’ils
ont délogé de leur pays par les armes. La seconde est due à la place
qu’occupe le président Abdelaziz Bouteflika dans le cœur des
Algériens. A travers lui, ils se sentent tous concernés par ces
attaques. Pour en avoir le cœur net, il suffit d’être au fait des réalités
« CETTE CAMPAGNE contre l’Algérie n’est pas un acte isolé. »
algériennes. Ce qu’a fait le président Bouteflika pour l’Algérie et les
Algériens est inédit dans l’histoire des peuples. Il a su réconcilier les
le communiqué du Conseil de la nation juge que cette
! ABDELLAH BOURIM
Algériens qui s’entre-tuaient avant son arrivée. Grâce à quoi la paix a
campagne contre l’Algérie n’est pas « un acte isolé »,
été possible après une décennie particulièrement tragique et qui a
mais elle vient « en relais à des voix connues pour leur
coûté la vie à 200 000 Algériens. Sa vision et son programme de déveanimosité envers notre pays, qui s’élèvent au sein du
ans sa réaction à propos de cette campagne, le
loppement du pays sont d’une dimension aussi vaste que le pays,
Parlement
français
pour
réclamer,
sans
vergogne
Conseil de la nation a dénoncé l’attitude des
c’est-à-dire immense. D’abord, le logement pour tous. Ils sont des
aucune, l’indemnisation des pieds-noirs et qui veulent
politiques français et une certaine presse de
millions d’Algériens qui étaient logés dans la précarité absolue à
l’Hexagone. Ces derniers ont fait de l’Algérie leur cible faire passer une loi qui réhabiliterait les harkis et répaavoir bénéficié d’un logement flambant neuf. D’ailleurs, et dans très
préférée et n’ont pas cessé d’empoisonner les relations rerait un préjudice qu’ils auraient subi ».
peu de temps il n’existera plus de bidonville en Algérie. Pour Alger ce
Le
Conseil
de
la
nation
met
en
garde
contre
toutes
entre les deux pays qui n’ont pas connu ce stade de
sera dès cette année. On peut citer également l’accès à l’eau. Qui
consternation et de crispation depuis février 2005, menaces à la stabilité du pays et appelle le peuple algéd’autre que le président Bouteflika est venu à bout, avec son vaste
rien à se solidariser avec les institutions de l’Etat, à la
après l’adoption de la loi qui glorifie le rôle des harkis.
programme, du problème de l’eau potable qui paraissait insoluble
Le Conseil de la nation a qualifié cette campagne de cohésion nationale et au renforcement du front
avant son arrivée ? Qui a construit toutes ces universités dans
dérapage flagrant dans le contexte d’une campagne interne. « Le devoir national dicte à toutes les
chaque wilaya ? Ces dizaines d’hôpitaux. Ces centaines d’écoles et
visant l’Algérie et « le peuple algérien à travers ses Algériennes et à tous les Algériens de rester vigilants,
lycées ? Qui a mis en place cette protection sociale qui assure la grasymboles », ce qui confirme une nouvelle fois, selon le et de faire échec à tous les complots visant à déstabilituité des soins à tous les Algériens et surtout aux malades chroSénat, les intentions « malveillantes des autorités fran- ser l’Algérie pour affaiblir ses positions. »
niques et aux cancéreux dont les médicaments sont hors de prix à
Le Sénat fait état d’un plan de déstabilisation du
çaises » contre l’Algérie. Le geste abject de Valls est
l’étranger ? Ces routes, autoroute, voies ferrées, etc. Pour toutes ces
pays
qui
se
prépare
dans
les
laboratoires
français,
considéré par le Sénat comme un « grave dérapage
raisons et d’autres, les Algériens ont une relation filiale avec le prénotamment avec la dernière sortie médiatique de
dépassant les limites de la décence politique et les us
sident Bouteflika. Au final et grâce à leur aveuglement, les faux jourdiplomatiques, dénotant une intention malveillante et Bernard-Henri Lévy qui a appelé au soutien du
nalistes du journal Le Monde relayés par d’autres médias de la même
procédant d’un penchant irréfléchi qui transgresse les Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie guidé par
officine n’auront réussi qu’à resserrer davantage les rangs des
Ferhat Mehenni.
règles d’éthique».
Algériens. Après les médias algériens, après la Centrale syndicale et
Pour la haute chambre du Parlement, les Algériens
Pour le Conseil de la nation, « les attaques consécule patronat, c’était, jeudi dernier, au tour du Sénat algérien de s’élever
tives émanant de différents milieux français » reflètent adoptent « une position nationaliste qui prend le descontre cette campagne « malveillante ». Quant au Premier ministre
un acharnement systématique allant dans le « sens sus, dès qu’il s’agit de la souveraineté, de l’unité et des
Valls, dans cette histoire, il s’en est pris au président Hollande qui
contraire des avancées réalisées ces dernières années symboles de l’Algérie et qui s’avère plus forte et plus
avait témoigné de l’alacrité du président Bouteflika. Ceci sans comppour l’édification d’une relation algéro-française privi- solide que d’aucuns, dans l’autre rive, puissent s’imagiter les intérêts économiques de la France qu’il met en jeu. C’est aux
légiée, aux perspectives stratégiques basées sur les ner ».
Français de s’affranchir de la laisse qui les étrangle !
Z. M.
A. B.
intérêts partagés, la confiance et le respect mutuels ».
Y
E
L’ DITORIAL
L’épreuve resserre
les Algériens !
T
PHOTO DE BOUTEFLIKA TWITTÉE PAR VALLS
Le Sénat hausse le ton
D
3
L’Actualité
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
RENTRÉE UNIVERSITAIRE 2016-2017
Une «appli» pour faciliter la vie aux bacheliers
L’ÈRE DU NUMÉRIQUE a contraint la tutelle à s’accommoder.
! MADJID BERKANE
A
fin de leur mieux permettre
de savourer leur réussite au
bac et leur éviter le stress dû
au casse-tête des inscriptions, le
ministère de l’Enseignement supérieur a conçu au profit des nouveaux bacheliers, à partir de cette
année, toute une plate forme numérique. Ladite plate forme permettra
aux nouveaux bacheliers d’effectuer toutes les démarches nécessaires pour leurs inscriptions à l’université. Cette plateforme qui sera
mise en activité le jour de l’affichage des résultas du bac sera
accessible via l’activation d’une
application, a souligné M.Ouali
Noureddine, directeur général de
l’enseignement et de la formation
supérieurs au ministère mercredi
dernier à l’occasion d’une rencontre de sensibilisation organisée au
profit des élèves de 3ème AS .
Le code de cette application sera
annoncé au moment opportun, a
ajouté M.Ouali.Cette plateforme
permettra aux nouveaux bacheliers
tout en restant chez eux d’avoir le
catalogue des spécialités proposées
y figurer. Cette dernière
mesure, a été prise afin,
souligne le conférencier,
d’assurer une bonne
orientation des bacheliers qui n’auront pas
ainsi à s’égarer dans le
choix des filières et opter
uniquement pour les
filières que leurs spécialités au lycée leur permettent d’étudier et surtout leurs moyennes au
bac .
La
rencontre
à
laquelle ont pris part
plusieurs élèves de 3ème
AS de huit établissements d’Alger-Centre, a
été l’occasion pour ces
derniers de poser beaucoup
de
questions
concernant le choix des
Le code de cette application sera annoncé au moment opportun
filières à l’université et
les moyennes requises
par les universités et les écoles ministère de l’Enseignement supésupérieures de toutes les wilayas du rieur dira que celle-ci sera articulée pour le suivi de certaines filières
telles que la médecine, la pharmapays et les conditions nécessaires cette année uniquement de six
choix au lieu de 10 comme cela se cie, les langues étrangères.
d’y accéder. Les recours de contesDes questions auxquelles a
tations des filières d’études à l’uni- faisait par le passé.
Parmi les six choix que le bache- répondu avec beaucoup de préciversité peuvent également se faire
via cette application. Au sujet de la lier doit exprimer, une filière du sions le représentant du ministre
fiche de vœux, le représentant du système LMD doit obligatoirement Abdelkader Hadjar, en leur deman-
dant de travailler et de fournir dès
maintenant les efforts nécessaires
dans ces matières. M.Ouali a fait
savoir par ailleurs que des rencontres similaires seront programmées
prochainement à travers d’autres
établissements, afin justement,
souligne-t-il, d’expliquer aux candidats au bac, les méthodes d’orientation aux filières d’études à l’université.
Ce problème, faut-il le signaler,
se pose chaque année et crée beaucoup de mécontents auprès des
nouveaux bacheliers qui ignorent
comment se décide le choix des filières à l’université et surtout comment se fixent les moyennes d’accès aux différentes filières.
Soulignons enfin que ces dernières
années, les nouveaux bacheliers
désirant de plus en plus poursuivre
leurs études dans des écoles supérieures qui restent à leurs yeux le
milieu qui offre le plus de possibilités d’abord, à avoir un bon niveau
d’instruction et de savoir, et
ensuite, une grande possibilité de
dénicher un poste d’emploi, une
fois le diplôme en poche.
M. B.
RENTABILITÉ DES BANQUES LOCALES
Benkhelfa enfonce des portes ouvertes
EN DÉPIT DE toutes les réformes effectuées, le système bancaire demeure improductif. Pis encore, il freine la croissance économique.
! ALI AMZAL
U
n appel vide de sens, selon les observateurs, celui qu’a lancé le ministre
Abderrahmane
des
Finances,
Benkhelfa, jeudi dernier, envers les banques
locales, les exhortant d’être plus rentables.
Et pour cause, leur première tâche et priorité
est de drainer la clientèle et augmenter leur
portefeuille, c’est la raison même de leur existence. D’autre part, cela fait longtemps que le
système bancaire algérien croule sous les
injonctions de l’Etat et souffre d’une ingérence politique qui a fait que les banques ont
été détournées de leur fonction première.
De ce fait, le secteur public détient à lui
seul, plus de 80% de crédits bancaires, ce qui
a transformé les banques en centres de réanimation destinés aux entreprises étatiques en
difficulté, et ce à travers des subventions, des
titres d’état à long terme ou des crédits généralement impossibles à rembourser. C’est
précisément sur ce modèle de gestion des ressources bancaires que le système s’est effondré, au point même où les banques affichent
une surliquidité, mais demeurent dans l’incapacité de suivre les élans d’investissements
découlant des récentes mesures prônées par
les pouvoirs publics pour relancer l’économie
nationale. Résultat des courses : le secteur
privé ne bénéficie de cette manne en matière
de crédits qu’à hauteur de 26%, les banques
locales sont devenues des caisses et des guichets, et ne transforment plus leur épargne
en crédits d’investissement.
Or, appeler les banques à faire un meilleur
rendement sans prendre en considération
l’existence de tous ces handicaps, constitue
pour les observateurs, un aveu, un constat
d’échec, qui impose une profonde réforme
bancaire orientée essentiellement vers l’ouverture au capital privé et à la concurrence
du marché. En dépit de toutes les réformes
effectuées, le système bancaire demeure
improductif, pis encore, il freine la croissance
économique tant que le crédit à l’investissement n’et pas hissé au statut de produit
phare des banques. Autrement dit, faire de
l’accès au crédit la priorité absolue, en diversifiant les sources de financements et en
appliquant des coûts attractifs d’intérêts,
pour permettre aux opérateurs économiques
de se développer avec un partenaire fiable.
Pour les experts, ce n’est que de cette
façon que les banques peuvent prétendre
asseoir une concurrence, si nécessaire pour la
promotion de l’investissement. Dans ce sens,
sous l’effet de la multitude des offres, les
coûts des crédits se réduiront et ouvriront
une plus grande possibilité au financement et
un accès plus fluide au crédit qui, dans ces
termes, deviendra un levier de croissance économique efficace.
Ceci étant, on n’en est pas là, plusieurs
obstacles et attitudes négatives doivent
disparaître, le plus important, selon les observateurs, demeure l’inertie et l’inadaptation
des lois qui sont à l’origine d’un volume d’im-
payés et de contentieux assassins pour le
développement des banques. Ce qui a donné
lieu à la naissance d’un climat de suspicion et
de méfiance de la part des banquiers, qui a
abouti au rationnement des crédits, au détriment du développement de l’investissement.
Sur le terrain, cela se traduit par un dialogue
de sourds entre les opérateurs et les banquiers, les premiers en quête d’une assistance et d’un accompagnement bancaire plus
efficace, tandis que pour les seconds, traumatisés par les scandales financiers, préfèrent
jouer la sécurité en favorisant le financement
des entreprises publiques, d’autant plus que
l’acte de gestion n’est toujours pas dépénalisé. En somme, sans un système juridique
adapté de façon à promouvoir la pratique
d’une économie libre, une ouverture franche
des banques sur l’extérieur en éradiquant les
attitudes de rente, et en se mettant au niveau
des attentes et des besoins des clients, selon
les experts, les banques ne peuvent être plus
A. A.
rentables.
Les six «gros maux» de Benghebrit !!!
Se cachant derrière les généralités les plus insensées et les tournures les moins compréhensibles
possibles, les détracteurs de cette dame n’ont jamais donné de raisons valables à leur action.
T
out le monde a remarqué la
campagne
ininterrompue
menée de plusieurs côtés,
contre la ministre de l’Education
nationale. Une attaque violente et
violemment entretenue. Les détracteurs de cette dame n’ont, cependant, jamais donné de raisons valables à leur action. Se cachant derrière les généralités les plus insensées et les tournures les moins compréhensibles possibles, ils décochent
leurs flèches empoisonnées à l’égard
de la ministre en question. Nous
avons choisi aujourd’hui de faire
une lecture des raisons qui les poussent à ce comportement.
La ministre de l’Eduction nationale, Mme Benghebrit, est une
femme. C’est là un premier grand
problème pour les esprits génétiquement tordus qui, au nom d’une religion à laquelle ils ne comprennent
rien, affichent une haine sans égale
à la femme.
Elle n’est pas voilée et c’est là le
second mal dont l’accusent, en secret, ceux que j’appelle les charlatans
de l’Histoire. Ces ignorants, parce
qu’ils n’ont rien compris à notre
noble religion, voudraient bien faire
du voile un sixième pilier de l’islam.
Aussi, pour non-port de voile, ils
l’enverraient bien volontiers en
enfer et, peut-être qu’ils l’y voient
déjà griller.
Mme Benghebrit est à la tête
d’un département stratégique du
gouvernement. C’est là le fond du
troisième problème aux yeux d’individus autoproclamés tuteurs des
repères des humains qui, de l’abîme
où les a jetés leur bêtise, chantent à
tue-tête que les femmes n’ont pas
l’intelligence requise pour gérer car
elles sont « nakisatou akl» (le
fameux prétexte de l’incomplétude
de la raison féminine).
Elle gère un aspect hautement
sensible de la société. C’est là le quatrième grand mal, le crime impardonnable, aux yeux de ceux qui, s’intronisant défenseurs des valeurs
sociales et religieuses, hissent l’étendard de l’indigence intellectuelle, en
scandant des slogans hostiles à l’avenir, au progrès, à la modernité et au
bien-être des Algériens et des
humains en général.
La ministre de l’Education nationale a tenu tête aux revendications,
parfois insensées, souvent mal intentionnées, de plusieurs parties dont la
légitimité découle directement de
certains salons, pour ne pas dire
autre chose. C’est là le cinquième
grand problème au regard de ceux
qui ne font que ruminer des idées,
désuètes pour la plupart. Ces parties
qui, indifféremment de leur forme
juridique (partis, associations, une
certaine presse …), n’ont eu cesse de
réclamer le départ pur et simple de
Benghebrit sans jamais donner une
raison valable, une seule. On l’avait
accusée juive, d’incompétente, d’ignorante de la langue arabe, de
muette, et voilà qu’on lui reproche,
du haut de l’estrade de l’ignorance
diplômée, de vouloir détruire l’école
algérienne. Comme s’il restait
encore quelque chose de cette
école. Comme si ceux qui lui font ce
reproche avaient, eux, laissé
quelque chose à l’école algérienne.
«On ne sait plus, soutiennent-ils, si la
ministre de l’Education travaille
4
pour le bien de l’école algérienne,
ou si elle profite de la maladie du
président pour appliquer son programme de destruction de l’école
algérienne, imposé par la France.»
Ah, tiens donc ! Peuvent-ils seulement nous dire où se situe le bien de
l’école algérienne ?
Mme Benghebrit veut réellement
changer les choses au nez et à la
barbe des incompétents. C’est un
autre grand mal, un autre gros
crime, le sixième, aux yeux de ceux
qui veulent nous clouer dans l’inertie ou, plutôt, qui ont fait de nous un
modèle, un repère, pour l’inertie
elle-même. Comment la laisser changer alors qu’ils ont activé des décennies entières afin de tirer l’école vers
l’obscurité de l’indigence et la raison
vers le noir de l’ignorance ? Dans
cette lutte entre la volonté d’aller de
l’avant qu’affiche la ministre et celle
d’aller vers le trou du passé exhibée
par ses détracteurs, le dernier mot
n’est pas revenu à ces derniers. Les
grèves de ceci, les grèves de cela, la
marche de ceux-ci, la marche de
ceux-là, pour la plupart manipulées
par ceux-là même qui en veulent à
Bengebrit et qui ne veulent pas que
les Algériens puissent un jour retrouver leur école car, si tel était le cas,
ils ne pourront plus survivre, eux qui
ne peuvent exister qu’en côtoyant
l’ignorance et la misère intellectuelle.
La ministre de l’Education nationale est donc devenue un danger
pour cette espèce et pour leurs
idées. C’est ce qu’il faut comprendre
lorsqu’ils vous disent que son maintien à la tête du département est un
« danger pour l’identité nationale» .
Ils ont peur qu’elle arrache définitivement l’école à la pensée analphabète tordue, c’est ce qu’il faut comprendre lorsqu’ils vous disent qu’elle
cherche « à nous reconduire à l’ère
de la colonisation française» et ils
craignent qu’elle ouvre cette école
sur les autres langues, eux qui ont
déjà beaucoup de mal avec une
seule langue, celle qu’ils prétendent,
à tort bien sûr, être leur langue
maternelle.
A. H.
De Quoi j’me Mêle
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
Roger
Hanin
revient
à Alger
L’INSTITUT FRANÇAIS
d’Alger organise du
samedi 23 au mardi 26
avril 2016 un hommage à
l’acteur et réalisateur
Roger Hanin, un an après
sa disparition. A cette
occasion, différents volets
de son œuvre seront
présentés, qui mettront
tout à la fois à l’honneur
l’homme de théâtre et de
cinéma, l’auteur, le
réalisateur et le témoin
engagé et profondément
humaniste. L’Algérie, terre
où il repose désormais,
occupera bien entendu
une place toute
particulière dans cet
hommage.
Le hacker algérien,
Hamza Bendelladj,
condamné à 15 ans
de prison
LE CÉLÈBRE HACKER ALGÉRIEN, Hamza
Bendelladj, surnommé le «hacker
souriant» à la suite de son arrestation le
6 janvier 2013 par la police thaïlandaise,
n’a pas été épargné par la sévérité de la
justice américaine qui vient de le
condamner à 15 ans de prison ferme.
Selon le site Internet de la BBC, le jeune
hacker algérien, né en 1988, a été jugé
«coupable» par les juges américains
qui lui
reprochent
d’avoir
développé
SITUÉE à la sortie de la localité de Bou Haroun, dans la
et distribué le virus Internet et
wilaya de Tipasa, Saïdia est passée d’un lieu désert et sans
logiciel malveillant connu sous le
intérêt, à une place de détente incontournable en un laps
nom de «Spy Eye». D’après le
de temps record.
FBI, Hamza Bendelladj, connu
Il a suffi qu’une petite entreprise de jeux pour enfants
sur Internet sous le pseudonyme
s’installe, pour que très rapidement des petits services et
BX1 et son complice le Russe
commerces naissent et transforment l’endroit en un vrai
Aleksandr Andreevich Panin,
surnommé «Gribodemon», ont
réussi à voler l’équivalent de
100 millions de dollars à l’aide de
leur virus.
Une oasis née de rien
Rio: une piste
cyclable
construite
pour les JO
s’effondre
petit parc de divertissement hautement prisé par les
familles, notamment les week-ends.
Aujourd’hui Saïdia s’est agrandie et compte des attractions pour enfants, des points de restauration, des espaces pour pique-niquer, et offre une vue imprenable sur la
mer à tel point qu’il faut s’y prendre de bonheur pour dénicher une place pour la journée.
UN TUNNEL DE LA DROGUE LONG
DE 800 MÈTRES
LES AUTORITÉS américaines
ont découvert ce qu’elles
pensent être « le plus long»
tunnel utilisé pour le trafic de
drogues jamais détecté à la
frontière entre le Mexique et
la Californie, selon des
médias. Long de quelque 800
mètres, le tunnel est équipé
d’un ascenseur, d’éclairages,
de rails et de systèmes de
ventilation, a précisé
mercredi dernier le bureau du
procureur fédéral du sud de
la Californie, estimant qu’il
s’agissait « du plus long
tunnel jamais découvert à la
frontière entre la Californie et
le Mexique» . Il reliait une
maison de Tijuana au
Mexique à un terrain
commercial d’Otay Mesa à
San Diego en Californie, où la
sortie de 0,9 mètre de large
était dissimulée par une
benne à ordures, ajoute le
communiqué.»
DEUX PERSONNES sont mortes
et une personne était portée
disparue jeudi après
l’effondrement partiel d’une piste
cyclable construite en bord de
mer à Rio de Janeiro en vue des
Jeux olympiques, ont annoncé les
pompiers. « Il y a deux décès,
deux personnes adultes de sexe
masculin» dont les corps ont été
repêchés en mer, a déclaré un
porte-parole des pompiers. On
compte également « un disparu»,
a-t-il ajouté, alors que les
recherches ont mobilisé des
pompiers, des hélicoptères et des
plongeurs. Les corps des
victimes, recouverts de
couvertures, ont été déposés par
les secouristes sur la plage de
Sao Conrado, très touristique.
Le projet
fou des
hôpitaux
de l’est
du pays
LES CENTRES
hospitalouniversitaires (CHU)
de l’est du pays
ambitionnent de
réaliser
annuellement 200
greffes rénales, a
indiqué jeudi le
professeur Hassane
Atik lors des
2es Journées
médicales nationales
sur l’insuffisance
rénale organisées à
l’université
8-Mai 1945 de
Guelma. Les
opérations de greffes
rénales, limitées
dans un premier
temps au CHU de
Constantine, ont été
élargies aux CHU
d’Annaba et Batna.
Il convient de
souligner que les
dons entre proches
restent insuffisants
face au nombre
élevé d’insuffisants
rénaux estimé, en
Algérie, à 22 000
malades.
Mohia célébré
à Tizi Ouzou
ENQUÊTE SUR LES JEUNES
ET L’ANSEJ
LA TROISIÈME ÉDITION du
Salon du livre et du savoir
qu’abrite depuis jeudi la
bibliothèque communale de
Boudjima dans la daïra de
Makouda (Tizi Ouzou) rend
hommage au poète, dramaturge
et traducteur, Mohia Abdellah.
Organisée par l’Assemblée
populaire communale de la
localité en collaboration avec le
mouvement associatif, la
rencontre a été placée sous le
thème « Quand Mohia s’invite à
Boudjima» . Cette évocation
s’est traduite également par la
baptisation de la bibliothèque
communale de Boudjima au
nom de cette grande figure du
théâtre d’expression amazighe,
à savoir Mohia Abdellah.
L’EXPRESSION renoue avec l’enquête journalistique et lance un vaste
programme d’investigations sur divers sujets qui préoccupent la société
algérienne. Le premier sujet prévu concerne la création d’entreprises proposée
par l’Ansej. Pour porter un « diagnostic »sur cette formule, nous avons besoin
de vos témoignages. Nous lançons un appel à tous les jeunes qui ont vu leur
projet se concrétiser ainsi qu’à ceux qui sont toujours en attente de réaliser
leur rêve de chef d’entreprise et enfin ceux qui ont essuyé un échec. Notre
appel s’adresse également à ceux qui rencontrent ou ont rencontré des
problèmes dans leurs démarches. Les témoignages de tous les jeunes,
hommes et femmes, nous seront précieux pour mettre le doigt sur les lacunes
et obstacles à lever. Nous soumettrons leurs préoccupations aux autorités en
charge de cette formule. Le tout sera publié avec pour objectif de ne laisser
aucune zone d’ombre qui puisse entraver cette formule. En toute transparence.
Au grand bénéfice de notre jeunesse.
Alors n’hésitez pas à nous envoyer vos témoignages:
1) A l’adresse électronique suivante : [email protected]
2) Ou nous envoyer par SMS vos coordonnées au N° 0697505091 (nous nous
chargerons de vous rappeler)
3) Ou encore de nous adresser un courrier par la poste à l’adresse suivante :
Quotidien L’Expression- Rubrique enquêtes- Maison de la Presse de
Kouba- Alger
5
L’Actualité
POUR SA
CONTRIBUTION AU
MOUVEMENT SYNDICAL
Sidi Saïd
distingué par
le ministre du
Travail
Le secrétaire général de
l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta),
Abdelmadjid Sidi Said, a été
distingué jeudi à Alger par le
ministre du Travail, de
l’Emploi et de la Sécurité
sociale, Mohamed El Ghazi, en
reconnaissance de ses efforts
visant à développer le mouvement syndical. Lors d’une
cérémonie qui s’est déroulée
en présence de membres du
gouvernement et de représentants d’organisations patronales, M. El Ghazi a affirmé dans
une allocution prononcée à
l’occasion, que cette distinction se veut une reconnaissance des efforts déployés par
le secrétaire général de la
Centrale syndicale « pour le
développement du mouvement syndical aux niveaux
national et international». Le
ministre a également mis en
exergue les efforts consentis
par M. Sidi Saïd en vue de
« renforcer le dialogue social»
dans le cadre de la tripartite
(gouvernement, Ugta et patronat). Il a en outre rappelé la
distinction du secrétaire général de l’Ugta dernièrement au
Caire
(Egypte)
par
l’Organisation arabe du travail (OAT). Le secrétaire général de l’Ugta a exprimé sa gratitude pour cette distinction,
indiquant qu’il s’agit d’une
reconnaissance à «l’Algérie
tout entière et au président de
la République, Abdelaziz
Bouteflika» pour ses efforts
pour la préservation de la
sécurité et de la stabilité du
pays, d’autant qu’il est l’initiateur de la Réconciliation nationale, outre son rôle dans le
remboursement anticipé de la
dette algérienne. Il a, à cet
effet, dit qu’il remettra officiellement cette distinction au
président de la République, en
reconnaissance de ses efforts
pour le rétablissement de la
sécurité en Algérie et le recouvrement de la place qui lui sied
sur la scène internationale.
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
TAYEB LOUH À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU
Légaliser l’usage de la drogue serait un recul
« LE TRAFIC DE DROGUE est lié au financement du terrorisme et menace le processus démocratique
dans le monde.»
! ABDELLAH BOURIM
L
’Algérie exprime ses inquiétudes face à l’accroissement
du trafic de drogue à travers
le monde et appelle à l’intensification de la lutte contre ce phénomène qui constitue une menace
permanente à la sécurité, à la stabilité et à la démocratie.
Le ministre de la Justice, garde
des Sceaux Tayeb Louh, a insisté,
lors de la session plénière de
l’Assemblée générale de l’ONU, sur
la nécessité de la révision des lois
internationales en vigueur et les
politiques adoptées dans ce
domaine, qui ne sont pas en mesure
de réduire l’offre de drogue. Ce dernier considère « la légalisation de
l’usage de drogue, notamment du
cannabis à des fins autres que celles
prévues par les conventions internationales comme un recul sur les
acquis réalisés », en matière de
lutte contre les stupéfiants.
Pour le ministre de la Justice, «
les menaces posées par le problème
de la drogue ne sont plus des
risques classiques, mais elles ont
évolué et sont devenues étroitement liées au financement du terrorisme qui menace non seulement
l’humanité, mais le processus
démocratique dans le monde », a
déclaré, M. Louh. Pour cela le
Il s’agit d’assurer la sécurité des individus et des sociétés
ministre de la Justice estime que le
trafic de drogue « doit faire appel à
la responsabilité commune des pays
afin d’assurer la sécurité des individus et des sociétés à travers une
véritable mise en oeuvre et une évaluation efficace des engagements
inspirés des traités internationaux
en vigueur». S’agissant des efforts
consentis par l’Algérie dans le cadre
du programme de la lutte contre ce
phénomène, M. Louh, a indiqué que
les autorités sont déterminées à
déployer des moyens importants en
vue de renforcer « les actions de
lutte contre le trafic de drogue et
ses impacts aus niveaux régional, continental et international » en consolidant le rôle de la
société civile dans la sensibilisation sur le danger de ce fléau.
Pour rappel, l’Algérie reste l’un
des pays les plus exposés, à ce
phénomène.
La vigilance et l’aptitude
des forces de sécurité ne doivent pas être négligées car la
situation risque de se compliquer avec ce qui se passe
actuellement sur ses frontières
et qui représente des menaces
réelles à la stabilité du pays.
Pour faire face à cette
menace persistante, indique le
ministre de la Justice, les pouvoirs publics, ont accordé une
intention particulière à la lutte
contre ce phénomène avec le
contrôle des frontières, le renforcement du système judiciaire, et son actualisation afin
de mieux lutter contre les nouvelles méthodes de trafic de
drogue.
Outre ces mesures, l’Algérie
a procédé, également, à la mise en
place d’un mécanisme d’entraide
judiciaire pour recueillir les preuves
et saisir les revenus issus du trafic
de drogue, mais aussi l’introduction de nouvelles règles pour la protection des témoins.
A. B.
POUR CONSOLIDER LA PAIX EN AFRIQUE
La feuille de route de l’Algérie
RAMTANE LAMAMRA a également plaidé pour un partenariat mondial équilibré.
! MOHAMED BOUFATAH
L
e ministre d’Etat, ministre des Affaires
étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a déclaré
jeudi dernier à New York que « la médiation a
contribué à la prévention des conflits en Afrique
et à la consolidation de l’architecture de paix
dans le continent ». S’exprimant au cours d’une
table ronde sur la paix et la sécurité en Afrique,
organisée à l’occasion de la tenue d’un forum de
haut niveau sur le continent, il a souligné que
« le panel des sages de l’Union africaine a réussi
à contenir des situations de crise qui allaient se
transformer en conflits ouverts ». « La médiation
comme action préventive et instrument traditionnel de gestion des conflits en Afrique tend à
se développer dans tout le continent grâce au
réseau des sages que l’UA a lancé », a-t-il ajouté
au cours de ce forum organisé par la Suède et le
Bureau du conseiller spécial pour l’Afrique au
niveau des Nations unies. « L’Afrique est un
continent qui bouge et qui assume ses responsa-
bilités », a-t-il indiqué. « Certains instruments de
l’architecture de la paix et de la sécurité doivent
être perfectionnés », selon lui. « Deux tiers des
budgets alloués par l’ONU aux opérations de
maintien de la paix sont destinés à l’Afrique », at-il noté. L’ONU a également aidé l’Afrique à former les effectifs chargés de la conduite des opérations politico-militaires très complexes dans
les cas des conflits ouverts. Résumant les actions
de l’Union africaine en matière de paix, il a indiqué que « l’objectif était de parvenir à faire taire
les armes d’ici à 2020, conformément à la
Déclaration solennelle des chefs d’Etats africains
lors du cinquantenaire de la création de l’UA ».
M. Lamamra a plaidé également à New York
pour un partenariat mondial équilibré qui doit
être orienté au bénéfice des pays en développement ». « L’Algérie s’est réjouie de voir l’agenda
2030 sur les ODD relancer le débat sur la mise en
place d’un partenariat mondial revitalisé pour le
développement », a-t-il déclaré au cours d’un
débat de haut niveau à l’Assemblée générale de
l’ONU sur la réalisation des objectifs de développement durable (ODD). Il a soutenu que cet
objectif ambitieux « se doit d’être équilibré et
orienté au bénéfice des pays en développement ».
En expliquant la vision de l’Algérie de ce partenariat projeté, le ministre a indiqué qu’il ne pouvait se concevoir « qu’à travers une réforme de la
gouvernance économique mondiale pour permettre aux pays en voie de développement de participer au processus de prise de décision et de créer
les conditions qui favorisent le droit au développement ». Bien qu’il s’inscrive dans le prolongement des OMD (les Objectifs du millénaire pour
le développement), le programme des ODD est
un plan d’action ambitieux qui vise à transformer le monde à l’horizon 2030, a-t- il relevé. Ce
programme a le mérite d’avoir réussi à mobiliser
la communauté internationale autour de la problématique de la lutte contre la pauvreté, a
enchaîné le ministre, en soulignant la participation active et créative » de l’Algérie dans le processus d’élaboration de cet agenda. Il a ajouté
que l’Algérie compte persévérer dans son action
pour la réalisation des 17 ODD comme cela a été
le cas pour les OMD dans lesquels elle a réalisé
des avancées remarquables reflétées par l’atteinte quasi totale de tous ces objectifs.
M. B.
ACQUISITION DE POIDS DE L’ANP
La frégate Erradii inspectée par Gaïd Salah
LE CHEF D’ÉTAT-M
MAJOR a visité, à l’occasion, les différents compartiments de la frégate, où il a reçu d’amples explications
L
e général de corps d’armée, Ahmed
Gaïd Salah, vice-m
ministre de la
Défense nationale, chef d’état-m
major
de l’Armée nationale populaire a inspecté
jeudi la frégate Erradii, numéro de bord 910,
indique le ministère de la Défense nationale
(MDN) dans un communiqué. « Le général de
corps d’armée a procédé, au siège du commandement des forces navales à l’Amirauté,
accompagné du général-major Mohamed
Larbi Haouli, commandant des forces navales, à l’inauguration et à l’inspection de ce
navire de guerre qui dispose des technologies
les plus modernes et de haute précision dans
le domaine militaire naval, capable d’intervenir dans un large champ d’action pour l’exécution de différentes missions», précise la
même source. Dans une allocution de bienvenue prononcée à l’occasion, le commandant
des forces navales a mis l’accent sur l’«impor-
sur ses composants.
tance que revêt cette acquisition dans l’optimisation des capacités et de l’opérabilité de
nos forces navales» .Le vice-ministre de la
Défense nationale, s’est adressé, par la suite,
à l’équipage du navire, les félicitant «de cette
importante acquisition et rappelant les
efforts consentis pour développer et moderniser nos Forces navales, conformément aux
orientations de Son Excellence, Monsieur le
président de la République, chef suprême des
forces armées, ministre de la Défense nationale». Cette réalisation « est un autre acquis
de qualité exigé par la stratégie adoptée par
le Haut Commandement de l’ANP, visant à
bien conjuguer, acquisition de matériel
moderne, formation et préparation d’une ressource humaine qualifiée, à même de maîtriser la technologie de pointe et d’exploiter parfaitement le matériel et les équipements de la
meilleure manière requise». Dans ce contexte
précisément, «nous avons œuvré durant la
dernière décennie, a-t-il ajouté, à la modernisation des forces navales et à la consolidation
de leurs capacités et de leur préparation au
combat, permettant ainsi à l’ANP, sous le
commandement de Son Excellence, le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale,
de s’identifier au progrès accéléré en termes
d’acquisition des facteurs de force et de réussite». Le général de corps d’armée n’a pas
manqué de rappeler que l’«acquisition des
facteurs de force et de réussite repose impérativement sur le haut niveau de conscience
des lourdes responsabilités indispensables
pour l’accomplissement de nos missions constitutionnelles». « Nous sommes persuadés au
sein de l’ANP, digne héritière de l’armée de
Libération nationale, que maîtriser les facteurs de force et de réussite nécessite impé-
6
rativement un haut niveau de conscience des
grandes responsabilités indispensables pour
l’accomplissement de nos missions constitutionnelles», fait remarquer le général de
corps d’armée. « Ce sont des objectifs qui exigent une persévérance dans l’acquisition des
connaissances scientifiques et techniques,
permettant de poursuivre le processus de
modernisation et de professionnalisme,
entamé depuis plusieurs années, afin d’atteindre le haut niveau de force et de disponibilité souhaité» , a-t-il précisé. Il a souligné en
outre, que « la concrétisation de ces objectifs
nécessite également la stricte application des
directives et orientations, notamment celles
relatives à la préparation au combat des forces, sanctionnée à l’issue de chaque année
par l’exécution d’exercices d’évaluation de
l’assimilation des cadres et des équipages de
leurs missions».
L’Actualité
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
EN PRÉVISION DU MOIS DE RAMADHAN ET DE LA SAISON ESTIVALE
Belaïb sensibilise les commerçants
LA SPÉCIFICITÉ DU MOIS de Ramadhan impose un plan et des mesures spécifiques.
! MADJID BERKANE
C
’est un mois de Ramadhan sans
failles que veut cette année Bakhti
Belaïb pour les Algériens. A un mois
et demi de l’avènement de ce mois sacré,
une rencontre de travail réunissant le
ministre et les représentants de l’Union
générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa) , a eu lieu jeudi dernier au
siège du ministère du Commerce afin de
mettre en place les conditions nécessaires
pour un bon Ramadhan.
Ainsi, une panoplie de consignes a été
donnée lors de cette séance par le ministre,
aux représentants de l’Ugcaa, afin de mener
toute une campagne de sensibilisation
auprès de leurs collègues en leur demandant
surtout d’assurer un approvisionnement
régulier des citoyens et de respecter les prix
réglementés des produits alimentaires de
large consommation, ainsi que d’éviter le
recours à la spéculation et à la rétention des
stocks de produits objet de fortes demandes
et d’agir en sorte pour mettre en place des
permanences à tous les niveaux.
Dans ce sillage, et afin de leur faciliter la
tâche, le ministre a rassuré les commerçants
quant à l’idée de leur permettre également
cette année, à l’instar de l’année dernière
d’avoir des espaces spécifiques au niveau
des cités et des quartiers, pour exposer leurs
marchandises en toute liberté.
Le ministre a dit à ce sujet qu’il a donné
des instructions aux walis afin de trouver
des emplacements et de prendre toutes les
dispositions pouvant aider les commerçants
dans ce sens. Pour rappel, ces marchés de
Les marchés de proximité ont donné l’année dernière de très
bons résultats concernant la disponibilité des produits
ministre, le secrétaire général de l’Ugta,
Abdelmadjid Sidi Saïd, avait déjà exhorté les
commerçants et les artisans algériens à être
au rendez-vous pendant le mois de
Ramadhan et mettre à la disposition des
consommateurs les produits de large
consommation et à bas prix.
Pour Sidi Saïd, les commerçants doivent
toujours mettre en avant le fait que le mois
de jeûne est avant tout un mois de solidarité
proximité ont donné l’année dernière de
très bons résultats concernant la stabilisation des prix et la disponibilité des produits
en grandes quantités.
De leur côté, les représentants de
l’Ugcaa ont montré au courant de cette
réunion leur satisfaction quant aux mesures
prises par le ministre et ont promis de transmettre ses recommandations à leurs collègues. Par ailleurs, il faut dire qu’avant le
et d’entraide entre les
Algériens.
Il est à signaler
que le mois de
Ramadhan qui intervient cette année au
début du mois de
juin,
coïncidera
comme l’année dernière avec la saison
de l’arrivée sur le
marché de beaucoup
de fruits et légumes
et de saison tels que
la pomme de terre,
l’oignon, les haricots
verts, la pastèque, le
melon, les raisins,
etc.
Cet avantage, rappelons-le, a permis
l’année dernière aux
Algériens de passer
un bon Ramadhan
dont d’ailleurs la plupart le considèrent
comme un mois de
référence.
Pour ces derniers,
le
ministère
du
Commerce en pareille période, est appelé
plutôt à veiller davantage sur les conditions
de conservation des aliments, notamment
les produits périssables.
Certains commerçants, en voulant fuir
les factures bien salées de la Sonelgaz,
recourent à la ruse et éteignent sciemment
leurs frigos et réfrigérateurs.
M. B.
Ferroukhi rassure sur la disponibilité des produits
INTERPELLÉ par un député du FFS sur les prix élevés de la sardine, le ministre a reconnu
que la production halieutique a enregistré une baisse ces dernières années.
! NADIA BENAKLI
I
l n’y aura pas de pénurie
durant le mois de Ramadhan.
Le gouvernement promet la
disponibilité des produits alimentaires.
Le ministre de l’Agriculture, du
Développement rural et de la
Pêche, Sid Ahmed Ferroukhi, a
affirmé jeudi que son département
a pris toutes les mesures réglementaires en vue d’assurer la
disponibilité des produits agricoles
sur les marchés durant le mois de
Ramadhan. Intervenant en marge
de la séance consacrée aux
questions orales à l’Assemblée
populaire
nationale
(APN),
M. Ferroukhi a dit : « La situation
est maîtrisée.» « Nous sommes
dans la phase de régulation de
l’ensemble des filières afin qu’elles
soient à la hauteur durant le mois
de Ramadhan» , a-t-il assuré.
Selon lui, le ministère veille à
réunir toutes les conditions appropriées pour répondre aux exigences des citoyens durant le mois
sacré qu’il s’agisse des fruits et
légumes ou des viandes rouges et
blanches. Voulant eviter les
erreurs du passé, le premier
responsable du secteur a fait
savoir que les « agriculteurs et éleveurs font l’objet d’un suivi afin
d’éviter qu’ils ne rencontrent des
difficultés susceptibles de compromettre la production» .
Le département de Ferroukhi a
pris ses dispositions pour aprrovisionner le marché de tous les produits, mais à quel prix seront-ils
cédés ? Comme tout le monde le
sait, le mois sacré de Ramadhan
est synonyme de flambée des prix.
Cette question n’a rien à voir avec
la disponibilité. Preuve en est que
chaque année le gouvernement se
mobilise en entier pour casser les
prix, mais en vain. Les spéculateurs ont toujours réussi à fausser
les calculs de l’Exécutif en jonglant avec les prix et ce malgré la
disponibilité
des
produits.
Interrogé à propos des opérations
d’exportation de la pomme de
terre, M. Ferroukhi a précisé que
le volume des exportations de ce
produit a sensiblement augmenté.
Interpellé lors de la plénière par
un député du FFS sur les prix élevés de la sardine qui ne sont pas à
la portée des petites bourses alors
que notre pays recèle de richesses,
le ministre a reconnu que la production halieutique a enregistré
une baisse ces dernières années. Il
a expliqué que la production
halieutique en Algérie doit tenir
compte de la préservation de la
richesse
halieutique
en
Méditerranée. M. Ferroukhi a précisé que les parties concernées ne
peuvent pas « toucher aux réserves halieutiques dans le but d’augmenter la production». Arguant
ses propos, l’hôte des députés a
soutenu que « les données scientifiques soulignent la nécessité de
ne pas pêcher plus de 40 % des
réserves par an pour préserver la
richesse
halieutique
en
Méditerranée». Revenant à la
question du prix cher de la sardine, le premier responsable du
secteur a tout simplement affirmé
qu’il dépendait, à l’instar des autres produits, de l’offre et de la
demande qui s’élève à 180 000 tonnes/an contre une production ne
dépassant pas 100 000 tonnes/an,
selon les dernières études du secteur. Pourquoi ? Le stock halieutique en Méditerranée a sensiblement baissé ces dernières années
en raison de facteurs environnementaux et du réchauffement des
fonds marins, soutient-il, ce qui a
réduit les aliments pour poisson.
Face
à
cette
situation,
M. Ferroukhi indique que son
département tend à exploiter de
manière rationnelle les stocks
disponibles, à développer l’aquaculture et à promouvoir et réguler
le marché du poisson face à la spéculation, ce qui va se répercuter
N. B.
sur les prix.
L’INSTABILITÉ CHRONIQUE DU SECTEUR DES TÉLÉCOMS CONTINUE
Le P-D
DG d’Algérie télécom remercié
ALORS QUE SA GROSSE FILIALE, Mobilis, fonctionne toujours avec un intérimaire c’est au tour du groupe AT de voir
un intérimaire nommé à sa tête, en l’occurrence Mohamed Sbaâ.
! WALID AÏT SAÏD
I
l aura été l’un des P-D
DG a avoir le plus
tenu à la tête d’Algérie télécom ces dernières années, plus de quatre ans, mais
voilà que la « malédiction » managériale de
l’opérateur historique l’aura rattrapé. Jeudi
dernier, alors qu’il était en déplacement à
l’intérieur du pays, Azouaou Mehmel a
appris sa mise à fin de mission.
L’information de ce limogeage a fait le tour
des rédactions et des réseaux sociaux durant
la matinée, avant qu’elle ne soit confirmée
officiellement par la tutelle dans un communiqué.
« Mohamed Sbaâ, a été désigné jeudi par
le conseil d’administration d’Algérie Télécom
(AT) comme président-directeur général de
l’entreprise par intérim en remplacement de
Azouaou Mehmel », a indiqué le ministère de
Damma et attribué l’intérim à son protégé
Mohamed Habib, mais c’était sans compter
sur la malice de la cadette du gouvernement
qui ambitionne de rajeunir, à son image, les
postes de responsabilité dans son secteur. Il
aura réussi donc à convaincre en haut lieu de
se débarrasser de ces deux « encombrants
managers » dont les bilans catastrophiques
ont facilité les choses.
Il faut ajouter à cela la volonté du président Bouteflika de « purger » le secteur
public de ses vieux briscards. Entamé au
mois de mai dernier, avec de grands changements notamment, à Air Algérie et les douanes, ce grand «chantier» se poursuit donc
presque un an après ! Il avait connu sa
deuxième étape au mois de décembre dernier.
Un «ménage» d’hiver avait été lancé, avec les
changements à la tête de Saidal, l’Etusa, et
quelques filiales de la Sonatrach.
C’est donc une poursuite de la logique de
la Poste et des Technologies de l’information
et de la communication (Mptic) dans ce communiqué. M. Sbaâ, ingénieur en télécommunications de formation, est « issu du même
groupe et a eu à occuper plusieurs responsabilités dont la fonction de chef de la Division
des opérations et du développement des
réseaux », a ajouté la même source.
Les raisons de ce renvoi restent floues.
Comme pour Mobilis, le ministère le justifie
par la nécessité «d’ insuffler une nouvelle
dynamique managériale au groupe ».
Néanmoins, cette fin de mission était dans
l’air depuis un bon moment déjà. Comme
pour Saâd Damma, l’ex-P-DG de Mobilis, la
dégradation de la relation entre la ministre
de la Ptic Iman Houda Ferraoun est un secret
de Polichinelle.
Pourtant, en décembre dernier Azouaou
Mehmel avait été conforté par la ministre qui
avait dégommé son ennemi juré, Saâd
7
la stratégie initiée par le chef de l’Etat depuis
sa réélection pour un quatrième mandat qui
a voulu insuffler un nouveau souffle aux
entreprises et institutions publiques.
D’autres changements pourraient bientôt
suivre dans les prochains jours. On n’est
donc pas au bout de nos surprises…
Toutefois, cette instabilité chronique qui touche un secteur aussi sensible que les télécommunications est une mauvaise chose pour
l’Algérie, déjà très en retard dans le domaine.
Ainsi, nos deux plus grandes entreprises de
télécommunications se trouvent sans tête.
Un vrai désastre au moment où de grands
défis les attendent, notamment la 4G, le e et
m paiement… Leurs managers intérimaires
ont ainsi les mains liées, et ne peuvent prendre librement de grandes décisions !
Il faut donc les confirmer ou nommer les
vrais P-DG…
W. A. S.
L’Actualité
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
SALAH KHEBRI SERA AUJOURD’HUI À BÉJAÏA
Quel sort pour le complexe pétrochimique ?
LE MINISTRE DE L’ENERGIE est plus particulièrement attendu sur le grand projet de plate-forme pétrochimique
prévu sur le territoire dont la wilaya de Béjaïa a fortement besoin.
! AREZKI SLIMANI
L
e Dr Salah Khebri, ministre
de l’Energie est attendu
aujourd’hui à Béjaïa pour
une visite d’inspection et de travail
qui l’amènera, sans doute, à s’enquérir de la situation du développement de son secteur. Un secteur qui
compte un mégaprojet pétrochimique, mais qui enregistre également un retard en matière de raccordement des habitants en gaz de
ville. Le ministre de l’Energie est
plus particulièrement attendu sur
le grand projet de plate-forme
pétrochimique prévu sur le territoire dont la wilaya de Béjaïa à fortement besoin. Ce projet de complexe pétrochimique de Béjaïa, qui
a fait couler beaucoup d’encre dans
la région, reste une énigme qui
mérite des clarifications en ces
temps, de crise. La population de
Bejaïa est en droit de savoir où en
est la situation et la réponse pourrait venir aujourd’hui en marge de
cette visite. Le ministre tentera
également d’inciter à l’accélération
des projets de réalisation liés au
raccordement en gaz de ville. Des
projets qui souffrent de deux principaux handicaps dont celui des
oppositions des habitants et les lenteurs administratives qui ont toujours la peau dure à Béjaïa.
A la lumière de la situation économique que vit le pays, l’inquiétude a gagné de larges pans de la
société à Béjaïa, qui commence à
s’interroger sur ce silence assourdissant concernant de nombreux
La capitale des Hammadites attend...
projets structurants dont a bénéficié la wilaya de Béjaïa.
L’inquiétude est d’autant plus
forte que ces derniers mois on ne
parle que de la pénétrante et très
peu des autres projets dont le CHU,
l’extension de la piste d’atterrissage de l’aéroport et du port de
Béjaïa, le dédoublement de la voie
ferrée et la plateforme pétrochimique qui fait partie du secteur de
Khebri. Tout ce que l’on sait sur ce
fameux projet reste la déclaration
faite l’an dernier par l’ex-ministre
des Relations avec le Parlement,
Khelil Mahi lors d’une séance plénière du Conseil de la nation, indiquant que « Le projet d’unité de
pétrochimie, prévu dans la commune de Béni Mansour à Béjaïa,
n’a été ni annulé ni déplacé », ajoutant néanmoins que le projet en
question est subordonné à la réception de la pénétrante liant Béjaïa à
l’autoroute Est-Ouest à l’horizon
2017. « Les travaux seront lancés
dès la réception, à l’horizon 2017,
de la pénétrante liant le site abri-
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tant l’unité à l’autoroute Est-Ouest
et la réalisation du dédoublement
de la voie ferrée. » Pour rappel, une
commission mixte, dont faisait partie Sonatrach, avait opté pour deux
sites pour l’implantation de ce projet structurant, l’un à El Kseur et
l’autre à Boudjellil. Prévu dans un
premier temps à El Kseur, le choix
d’une assiette de terrain avait eu
l’assentiment des responsables de
la Sonatrach car il répondait à tous
les critères: un terrain de plus de
250 ha; le site est situé à 26 km du
port et de l’aéroport; le passage par
la zone d’un pipeline et d’un oléoduc. Ceci avant que les services
agricoles n’opposent leur «veto»,
arguant le caractère «à fort rendement agricole» du terrain choisi.
C’est alors que l’option de délocalisation a été décidée par les autorités concernées vers la commune de
Boudjellil, située à l’extrême sudouest du chef-lieu de wilaya de
Béjaïa et aux limites territoriales
des wilayas de Bouira et de Bordj
Bou Arréridj.
L’assiette de terrain sur
laquelle sera érigé ce projet éminemment structurant est de 220
ha, mais plus de 500 y seront proposés pour le développement de
cette industrie. Avec la réalisation
de la plate-forme pétrochimique,
qui doit regrouper un ensemble
d’unités de production de matières
premières à base de GPL (gaz propane liquéfié), quelque 3 000
emplois sont attendus, selon les
mêmes responsables, de ce projet
qui fait partie d’un ambitieux programme national.
L’hôte de Béjaïa aura aussi à
s’intéresser aux projets de raccordement des populations en gaz de
ville, dont les lenteurs administratives et les oppositions des habitants, ne sont pas sans provoquer
des retards aggravant encore la
situation en la matière à Béjaïa.
Avec le nouveau plan, il est prévu
de raccorder 70% de la population
au réseau de gaz de ville. Le taux
est actuellement de 37 %, selon les
derniers chiffres fournis par la
A. S.
SDE.
L’Actualité
CRASH DE L’AVION
AFFRÉTÉ PAR AIR
ALGÉRIE AU MALI
Le rapport évoque la
«non-aactivation du
système antigivre»
Les autorités maliennes
ont affirmé hier que le crash
accidentel de l’avion de la
compagnie espagnole Swiftair affrété par Air Algérie, qui
avait fait 116 morts le 24
juillet 2014 au Mali, était dû à
«la non-activation», par l’équipage, du système antigivre. Les «capteurs de pression
des moteurs avaient été obstrués, vraisemblablement par
des cristaux de glace» et «les
systèmes d’antigivrage n’ont
pas été activés par l’équipage», a expliqué le ministre
malien
des
Transports,
Mamadou Hachim Koumaré,
lors d’un point de presse pour
présenter le rapport final de
l’enquête rendu public à
Bamako.
«L’obstruction des capteurs a perturbé le fonctionnement des moteurs, limitant
la poussée à un niveau insuffisant pour que l’avion poursuive son vol à un niveau de
croisière», a-t-il précisé cité
par les agences de presse. Le
rapport confirme les résultats
préliminaires sur ce crash. Le
Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français avait déjà
révélé que la cause principale
de l’accident résidait dans la
non-activation par les pilotes
du système d’antigivre des
moteurs, ce qui a pu provoquer le décrochage de l’avion.
«Les paramètres enregistrés
indiquent qu’il n’y a pas eu de
manoeuvre de récupération
du décrochage réalisée par l’équipage», avait indiqué le
BEA en avril 2015, selon les
premiers éléments de l’enquête. Le vol OuagadougouAlger s’était écrasé dans le
nord du Mali, dans la région
de Gossi, avec 110 passagers à
bord et six membres d’équipage,
tous
Espagnols.
L’avion,
un
McDonnell
Douglas MD 83, était affrété
par Air Algérie auprès de la
compagnie espagnole de leasing Swiftair. Le BEA a
apporté son assistance technique à la commission d’enquête sur les accidents et incidents d’aviation civilealienne,
à la demande du Mali.
Décès
C’est avec une grande
tristesse et amertume que
la famille Bellabès
annonce le décès de leur
mère et grand-mère
SALIMA
survenu le 14 avril 2016
à l’âge de 84 ans.
Sa fille Fadéla et toute la
famille Bellabès
demandent à tous ceux
qui l’ont connue et
approchée d’avoir une
pieuse pensée pour elle.
«A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons.»
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
LES SCANDALES DE LA MANIFESTATION «CONSTANTINE,
CAPITALE DE LA CULTURE ARABE 2015»
Le cynisme des responsables
LE PREMIER MINISTRE a accordé un entretien de 10 minutes au coordinateur de la troupe,
L
a clôture de la manifestation
«Constantine, capitale de la
culture arabe 2015» a été en
deçà des attentes. La délégation
d’officiels était revenue déçue de la
capitale de l’Est. Cela est un fait.
C’est un fait aussi que le ministre
de la Culture n’a pas réussi à rattraper les gaffes de son prédécesseur. Le «colmatage» n’a pas cessé
durant les derniers mois, bien au
contraire. Et pour clôturer cette
manifestation en «beauté», les
organisateurs se sont donné en
spectacle en se jouant d’une troupe
de musiciens tunisiens. Ces artistes
observent une grève de la faim de
48 heures.
Une plainte sera déposée contre
les responsables de la manifestation. C’est le coordinateur chargé
du projet, Samir Berkan, qui se
constituera partie civile dans cette
affaire avec les victimes.
Rappel des faits : les artistes
tunisiens étaient invités à participer le 19 du mois courant aux manifestations de la clôture à la grande
salle de spectacle Ahmed bey.
Malgré tous les obstacles émis par
les deux responsables au départ et
malgré l’accord qui lui a été notifié
et les instructions du ministre de la
Culture pour mettre à jour ce projet, la troupe n’aura jamais l’occasion de se produire.
Deux représentants de la troupe
Mehdi Ammar et Makram Habachi
qui se sont rapprochés de notre
rédaction témoignent.« Le jour des
répétitions le 18 avril comme l’atteste l’arrêté de l’huissier de justice, le coordinateur de la manifestation Samy Bencheikh a confirmé
que «les répétitions interviennent
pour assurer un spectacle le 19 »,
seulement le lendemain soulignent
nos interlocuteurs «le directeur de
l’Onci Lakhdar Ben Torki s’est
approché de nous pour nous
demander soit d’aller faire notre
spectacle dans une autre salle, soit
d’accepter une somme de leur choix
autre que celle convenue au départ
Samir Berkan, lors de sa visite à Constantine.
Pour clôturer cet événement, les organisateurs se sont donné...
en spectacle. Constantine méritait mieux
sans aucune considération au coordinateur Samir Berkan », ce qui a
été complètement rejeté par la
troupe. Au final leur spectacle
n’aura pas lieu, pis encore «la
troupe n’aura pas son cachet ».
Pourtant, lors de la conférence de
presse organisée le 19 du mois, le
commissaire de la manifestation,
confirme qu’une somme d’un
milliard de dinars constitue le reliquat sur le budget alloué à la manifestation.
Qu’est-ce qui a poussé les deux
responsables à ignorer les instructions du ministre de la Culture et
celles même du Premier ministre
qui avait accordé un entretien de 10
minutes au coordinateur de la
troupe Samir Berkan le 16 avril lors
de sa visite à Constantine, l’assurant de la présentation du spectacle ? Samir Berkan présent à notre
rédaction nous présentera tous les
documents nécessaires prouvant
que la procédure pour ramener la
troupe tunisienne a été respectée,
nous permettant même de visionner les e-mails échangés entre lui et
le ministre de la Culture qui insistait sur la présence de cette troupe
spécialisée dans le chant spirituel
soufi, n’arrive pas à expliquer la
nature du «comportement d’inculture », dira-t-il des deux responsables.
Pour notre interlocuteur « cela
est une atteinte à l’image de notre
pays ». Il confie dans une correspondance adressée au Premier
ministre : « En dépit de ces
nombreux revers de la part de
Samy Bencheikh et Lakhdar Ben
Torki à vouloir capoter le projet par
des contingences et autres guéguerres de mauvais aloi, je n’ai jamais
répondu à l’appel de la presse ».
Assurant par ailleurs dans une
autre correspondance adressée à la
Présidence, « le 9 mars dernier, le
ministre de la Culture m’a chaleureusement reçu dans son bureau et
m’a fait savoir que le projet a été
retenu et par conséquent programmé dans la cérémonie de clôture en donnant des instructions au
commissaire de la manifestation de
prendre en charge le dossier soit le
15 avril, jour de l’arrivée de la
troupe ».
Pour notre interlocuteur, les
deux responsables usaient de tous
les prétextes pour faire échouer le
projet et ils ont réussi.
Certains journalistes peuvent
être témoins des instructions du
ministre de la Culture le 19 avril à
Samy Bencheikh lequel a été
instruit de régler le problème. Mais
rien ne sera fait ! A noter que les
représentants de la troupe encore
en Algérie ont pris attache avec leur
ambassade pour dénoncer l’arbitraire dont ils ont fait objet et réclaR. C.
mer leur dû.
TIZI OUZOU
BIENTÔT LE GAZ DE VILLE À 100%
! AOMAR MOHELLEBI
C
e n’est qu’une question de mois et toute la
wilaya de Tizi Ouzou sera connectée au
gaz de ville. En effet, des efforts incommensurables ont été fournis cette dernière
décennie afin de permettre même aux villages les
plus reculés de la wilaya de Tizi Ouzou de disposer du gaz de ville et d’être ainsi soustraits définitivement à la hantise du gaz butane qui faisait
tant souffrir les citoyens. C’est le cas notamment des villages enclavés situés notamment en
Haute Kabylie où l’hiver a été souvent synonyme d’enfer surtout quand la neige commençait
à couvrir de son manteau les montagnes du
Djurdjura. Aujourd’hui, les choses ont sensiblement évolué concernant cette situation vécue
depuis l’indépendance. Les citoyens de la wilaya
de Tizi Ouzou n’ont plus la peur au ventre à la
veille de la saison hivernale puisque le gaz coule
désormais de source. Il s’agit donc d’un véritable
défi relevé par les responsables et les travailleurs
de Sonelgaz. Les données chiffrées montrent
qu’il s’agit bel et bien d’un vrai exploit. Selon les
chiffres communiqués par les responsables
concernés à la wilaya à la direction de l’énergie
et des mines de Tizi Ouzou, en une quinzaine
d’années, le taux de raccordement de la wilaya de
Tizi Ouzou en cette énergie a carrément décuplé,
passant, de 7,5% avec 21 154 foyers raccordés en
1999, le chiffre est passé à 70% actuellement, soit
un total de 217 000 foyers raccordés. Il s’agit,
comme on peut le constater d’un défi lancé par la
direction de wilaya de l’énergie et des mines.
Le rythme avec lequel avancent les travaux
de raccordement au gaz de ville a permis à des
localités situées à plus de 1 000 mètres d’altitude
d’être raccordées à cette énergie très demandée
dans cette wilaya montagneuse connue pour ses
hivers rigoureux, souvent marqués par de fortes
chutes de neige sur le Djurdjura. Désormais,
dans les villages des dairas de Aïn El Hammam,
Iferhounene, Bouzeguène, Larbaâ Nath Irathen,
Ath Yanni, Ouacif, l’arrivée de la neige dans ces
localités n’est plus synonyme ou source d’inquiétude. Pratiquement tous les villages de ces dairas
ont bénéficié de cette énergie, mettant fin aux
tracasseries d’approvisionnement en gaz butane
ou en bois de chauffage. En dépit des contraintes
du relief accidenté, des oppositions de particuliers au passage du réseau, ajoutées à l’exiguïté
des ruelles de plusieurs hameaux, plus de 600
villages sur les 1 500 que compte la wilaya de
Tizi Ouzou sont branchés au réseau de gaz naturel et plus de 800 autres sont en cours de raccordement, a-t-on appris. Compte tenu de l’importance accordée par les autorités à cet aspect du
développement local, ce sont les premiers
responsables de la wilaya qui supervisent directement les travaux sur le terrain. L’ancien et
l’actuel wali de Tizi Ouzou veillent personnellement sur l’exécution de ces travaux en réunissant à chaque fois que c’est nécessaire l’ensemble des parties concernées mais aussi en se déplaçant sur les chantiers. Les responsables de la
wilaya ont rappelé à chaque occasion qu’en plus
du confort apporté par cette énergie aux familles,
cet atout sera exploité comme facteur de développement économique, par la création de zones
d’activités afin d’attirer les investisseurs, et
créer de l’emploi et de la richesse. De son côté,
l’Etat a mobilisé ces dernières années pas moins
de 46, 452 milliards de DA, au titre des différents programmes (programmes, complémentaire de soutien à la croissance, spécial présiden-
9
tiel et de consolidation de la croissance économique) au profit de la wilaya de Tizi Ouzou
concernant le volet gaz de ville. « Un total de 81
entreprises sont mobilisées sur les différents
chantiers lancés en travaux à travers le territoire
A. M.
de la wilaya », apprend-on également.
CONDOLÉANCES
Le personnel du journal
L'Expression,
très peiné par le décès survenu
à l'âge de 62 ans de
HADJ L OTFI A NOUN
beau-frère de leur collègue et
ami Abdellatif Toualbia,
présente à ce dernier ainsi qu'à
toute sa famille ses sincères
condoléances et les assure, en
cette pénible circonstance, de
sa profonde sympathie.
Puisse Dieu le Tout-Puissant
accorder au défunt Sa Sainte
Miséricorde et l'accueillir en
Son Vaste Paradis.
«A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons.»
L’Actualité
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
ORAN
Près de 1000 locaux commerciaux délaissés
LE CONCIERGE est censé surveiller le bâtiment et signaler les petites défections survenant involontairement.
! WAHIB AÏT OUAKLI
L
e laisser-a
aller, le laxisme et
la passivité du pouvoir local
semblent avoir trouvé un
terrain d’application dans la wilaya
d’Oran. Ces deux phénomènes sont
contre toute attente délibérément
provoqués dans cette wilaya qui se
lance ces derniers jours dans une
course effrénée en vue de la restitution de tous les biens… abandonnés. Cette tâche a été confiée aux
services de l’Opgi.
Dans les bilans partiels arrêtés
pour le compte du premier trimestre de l’année en cours, les conclusions sont à la fois révélatrices et
accablantes : près de 1000 foyers et
entrepôts commerciaux sont délaissés et livrés aux aléas de la nature.
La majeure partie de ces locaux,
ayant été réalisée à coups de plusieurs millions de dinars, a été
construite durant les 10 dernières
années. Au vu de leur délabrement
avancé, plusieurs dizaines de ces
locaux, nécessitent des coups de
colmatage et des opérations de
réhabilitation ainsi que la mobilisation d’importants crédits financiers. Aussi, sont-ils dans plusieurs
cas, envahis par toutes sortes d’énergumènes les transformant en
lieux où s’exercent toutes les formes de turpitudes sociales comme
la prostitution, la consommation de
la drogue. Plusieurs autres dizaines
Plusieurs commerces sont livrés aux aléas de la nature
de défection menacent les soubassements des immeubles en constituant des dangers particuliers aussi
bien pour les bâtiments qu’à l’environnement et à la sécurité publique
vu les inondations les frappant par
temps de forte pluviométrie et les
déversements d’eaux usées dans
des canalisations souvent défectueuses et difficiles à entretenir.
Habiter dans un immeuble est
synonyme de renoncement et d’abandon. Des escaliers et entrées
principales de plusieurs bâtiments
sont, dans plusieurs cas, jonchés de
détritus lambda et autres rejets
ménagers. A qui se plaindre? Faute
de syndic et de concierge, la situation s’aggrave. D’ailleurs, le
concierge est, dans les esprits,
synonyme d’agent de nettoiement
alors qu’il est censé veiller à conser-
ver le bâtiment dans son état tout
en signalant les petites défections
survenant involontairement. El
Bahia n’est plus cette ville radieuse
aux couleurs chatoyantes d’antan.
Elle a perdu de sa superbe à la
faveur de plusieurs phénomènes
qui ont trouvé un terrain de pullulement dans ses entrailles.
Les institutions locales en
charge de l’immobilier mettent les
bouchées doubles dans leur recensement des biens publics abandonnés en vue de les récupérer pour les
transformer en lieux exploitables
dans le cadre de projets rentables.
D’autant que la crise économique
avec ses aléas non moins fâcheux
est aux aguets. Une telle mission
n’est contre toute attente pas facile
à mener sans mobiliser d’importants budgets. C’est d’ailleurs le cas
dans plusieurs immeubles dont les
habitants ont été recasés dans le
cadre des opérations d’envergue de
relogement ayant concerné plusieurs familles. Il s’agit entre autres de Derb, Sidi El Houari,
Mediouni, El Hamri etc. Si les occupants des habitants du vieux bâti et
ceux de l’habitat précaire ont bénéficié d’habitations décentes, les
exploitants de ces «espaces» commerciaux situés dans les rez-dechaussée des immeubles évacués
sont restés sur place, préférant ne
pas quitter…la ville pour s’aventurer dans un «avenir incertain» dans
la périphérie d’Oran.
Or, là est toute la problématique
qui reste à résoudre aux fins de
permettre aux services en charge de
l’immobilier de passer à l’acte, la
démolition des immeubles vidés de
leurs occupants en vue de récupérer d’importants lots fonciers pour
les transformer ensuite en projets
d’utilité
publique
pouvant
propulser la ville d’Oran en tant
que métropole régionale tant
W. A. O.
recherchée.
ANNABA
QUAND LE CITOYEN S’Y MET
L’IMPLICATION de tout un chacun, est un facteur essentiel pour lutter contre tous types de phénomènes pouvant ternir
l’image de la ville d’Annaba.
! WAHIDA BAHRI
T
rès optimiste quant au devenir de la
réputation de la wilaya d’Annaba, le
colonel du groupement de la gendarmerie de la wilaya d’Annaba, M. Smaïl
Sarhoud, est déterminé à redorer la toison
d’or d’Annaba. Cette dernière réputée durant
les cinq dernières années, pour être la ville
des contestations par excellence. « La mise en
place d’un plan d’action portant notamment
sur le travail de proximité dont l’objectif est
de rétablir la confiance, le dialogue et la
confiance entre les populations et les responsables d’Annaba, notamment » a déclaré le
responsable de ce corps paramilitaire, lors
d’un point de presse, tenu hier, au siège du
groupement. « Notre travail consiste, outre
la lutte contre la criminalité sous toutes ses
formes, à être aussi proche du citoyen et être
à son écoute, tout en prenant en charge ses
préoccupations, et de l’aider à nous faire parvenir ses doléances, », devait préciser notre
interlocuteur. Dans ce sens, l’homme a mis
en exergue l’importance du rôle du travail de
proximité et son impact sur la société. Dans
ce sillage, il évoquera le volume des mouvements de contestations enregistrés pendant
les cinq dernières années dans la wilaya
d’Annaba, la classant pratiquement à la première place à l’échelle nationale. Qui pour
un logement et qui pour un travail et qui
pour d’autres revendications sociales. Entre
les uns et les autres, il y a ceux qui se font
manipuler pour une raison ou pour une
autre, pour cacher une quelconque vérité et
autre. « Notre travail de proximité et la présence permanente de nos brigades dans les
différents zones des daïras et communes de
la wilaya d’Annaba, a fait en sorte que l’intérêt que nous portons aux divers malaises des
populations, a rétabli en très grande partie la
confiance entre l’Etat, représenté, à travers
ces institutions, mairie et wilaya en l’occurrence », devait expliquer le colonel du groupement de la gendarmerie de la wilaya
d’Annaba. Au cours de son intervention, l’in-
terlocuteur a laissé entendre que le citoyen a
besoin qu’on l’écoute, d’une part, et d’autre
part, à le faire associer surtout aux préoccupations de sa wilaya, « Une manière de faire
renaître en lui, le sens de la responsabilité, le
civisme. Au lieu que le citoyen recoure, à
chaque problème à la contestation et aux routes barrées, aujourd’hui, ce même citoyen qui
barre les routes pour revendiquer ou contester une quelconque situation, est devenu un
partenaire incontournable pour nous », a
bien expliqué M. Smail Sarhoud.
C’est pour dire que le travail de proximité
adopté par ce corps sécuritaire, semble bien
apporter ses fruits. En effet, les mouvements
de contestation ont nettement diminué dans
la wilaya d’Annaba, hormis les dernières
contestations motivées par les coupures d’électricité. Mêmes ceux-là ont été pris en
charge par la Gendarmerie nationale ce
corps, selon notre interlocuteur, tout en s’engageant à prendre en charge les revendications des citoyens. Aussi, les impliquant dans
la contribution de l’amélioration de toutes
conditions, il leur est demandé de ne plus
recourir aux méthodes anarchiques. On leur
demande de signaler tout dysfonctionnement. Ces derniers sont en effet signalés par
les citoyens qui selon toute vraisemblance
sont imprégnés d’une vraie responsabilité en
recourant au N°10/15, pour signaler toute
situation pouvant être à l’origine d’un mouvement de contestation. Des situations relevées au niveau des secteurs concernés,
Sonelgaz, APC entre autres, souvent à l’origine de situations de débordement. Les cas
conflictuels sont souvent réglés, de par l’implication de tout un chacun, citoyens, responsables locaux et corps sécuritaires. Il faut
dire que les mouvements de contestations ont
diminué de plus de 50%, comparativement
aux années précédentes, où la wilaya
d’Annaba, avait à son actif quatre à cinq
mouvements de contestations /j.
Louable travail de proximité, pour ne pas
dire, un parfait travail de psychologie pour
une population meurtrie par la négligence de
W. B.
ses responsables.
EL HARRACH
5 familles menacées d’expulsion
! ABDELLATIF TOUALBIA
L
es rues Rabia Bouchama et
Mohamed Mehdi (parc exVincent Bomati du nom du
chahid
Mohamed
Naïli)
d’El Harrach (wilaya d’Alger)
connaîssent depuis une quarantaine de jours une dangereuse effervescence à la suite de l’intrusion
d’un promoteur pressé de réaménager le site où s’élèvent deux bâtisses du temps de la nuit coloniale.
Et dans ces deux bâtisses vivent
cinq familles nombreuses menacées
d’expulsion abusivement. Ces
bâtisses d’une superficie de
8500m2 environ ont servi aux locataires de Aïssa Smaïli, l’ex-propriétaire qui a revendu au fameux promoteur ambitieux « à telle enseigne, nous affirme Amar A., qu’il est
en train d’effectuer des travaux de
nuit sans permis de construire ».
« Où est donc la police de l’urbanisme ? », lance Abdelmalek B.
qui vit avec son frère Mohamed
encore sous le choc au moment où il
a vécu le cauchemar avec l’arrivée
de la police. Le comble dans tout ce
tralala, c’est que tous les locataires
sont furieux que malgré l’attitude
courageuse du président d’APC, ce
monsieur crie à qui veut le croire
qu’il a le parquet d’El Harrach
dans la poche ! Un scandale.
La seule action que cet entrepereneur a tentée, c’est le référé
auprès de l’ombrageux juge du civil
en vue d’obtenir l’expulsion de ces
familles dont le chef de l’une d’elles
nous lança : « Que veut ce monsieur ? Nous pousser au maquis ?
Au pillage, à la casse ? Nous, nous
respectons notre pays et avons
confiance en notre justice ! » Le
tout balancé avec un regard qui en
dit long sur la détermination de ces
familles à ne pas se laisser faire…
pa-ci-fi-que-ment ! Le jour de l’audience consacrée au référé, Maître
Selma Belaïd, le conseil des locataires, était plutôt optimiste : « C’est
un dossier où la justice est partie
prenante et nul n’a le droit de se
10
comporter ainsi. Avec un permis de
construire périmé depuis 2012, ce
monsieur ne cesse de piétiner les
lois de la République », articule-telle avec amertume en ajoutant que
ses clients vivent un cauchemar
surtout avec les menaces et graves insinuations de monsieur le
promoteur. « Mes clients se plaignent du fait qu’à chaque fois qu’ils
l’abordent en vue de trouver une
issue heureuse à ce problème, il
brandit son mobile et fait comme
s’il causait avec un procureur ou un
officier de police ! », a ajouté la robe
noire agacée qu’en 2016, les gens
n’ont pas encore compris que le
temps du bluff était révolu et bel et
bien révolu. « La loi reste la loi ! »
martèle-t-elle. Et le défenseur de
conclure avec l’aide précieuse du
président de l’APC d’El Harrach
qui a assuré que « tant que ces
familles n’auront pas de logements
ailleurs, elles resteront sur place et
personne ne les mettra dehors ! ».
Propos rassurants, mais…
Il faut aussi signaler que le promoteur travaille sur les lieux, de
nuit, avec tous les désagréments
possibles et inimaginables. « Même
l’évacuation des gravats se fait à
l’aube et sont jetés sous les ponts de
la ville ! », s’exclame un locataire au
bord de la rebellion, façon de s’exprimer en évoquant un individu en
A. T.
pleine ire.
S ports
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
« IRIS RUN SETIF »
Préparation
des Jeux paralympiques
2016
Six athlètes au
meeting de Talence
Six athlètes de la sélection
nationale handisport
d’athlétisme se trouvent en
France où ils prendront part
au meeting international de
Talence, prévu dimanche, a-ton appris hier auprès de la
Fédération algérienne
handisport (FAH).
La participation concerne les
athlètes qualifiés aux
Paralympiques de Rio
(septembre-2016): les
lanceuses Djellal Safia (F57),
spécialiste du poids, disque et
javelot, Gasmi Mounia (F32),
spécialiste du Club (Massue)
et Nadia Medjmedj (F56),
poids et disque, ainsi que
Kamel Kardjena (F33), Bahlaz
El Houari et Karim Betina
(F32), lanceurs de poids,
disque et Club.
Les athlètes sont dirigés par
les entraîneurs nationaux
Kadda Krachai, Chérif
Benmoussa et Madjid
Kahlouche, en plus des
guides Fateh Benmoussa et
Bouderballa Morceli.
« Nous avons été bien
accueillis par les responsables
de la base d’entraînement
dotée d’excellentes conditions
de travail qui permettront aux
athlètes de poursuivre la
préparation qu’ils avaient
entamé en Algérie et prendre
part dans la meilleure forme
possible, au meeting de
dimanche qui sera l’un des
plusieurs tests qui attendent
nos athlètes », a déclaré M.
Kahlouche à la presse locale.
La délégation s’était déplacée
en début du mois en cours
pour un stage de préparation
qui prendra fin avec la
participation des athlètes au
meeting de Talence qui sera
une « des opportunités
offertes à nos athlètes afin de
s’auto-évaluer, d’améliorer
leurs performances et assurer
les minima de participation
aux Jeux paralympiques de
Rio-2016 », estiment les
entraîneurs nationaux.
TOURNOI
INTERNATIONAL DE
TENNIS (JUNIORS)
29 pays présents
du 25 au 30 avril
à Tlemcen
La 10ème édition du Tournoi
international de tennis (ITF/CAT)
pour la catégorie junior (garçons
- filles), se tiendra du 25 au 30
avril au tennis club de
Mansourah à Tlemcen, a-t-on
appris avant-hier auprès de la
Fédération algérienne de tennis
(FAT). Vingt neuf pays
participeront à cet événement :
Algérie, Afrique du Sud, Turquie,
Ukraine, Zimbabwe, Egypte,
Portugal, Tunisie, Pologne,
Suisse, Mexique, Norvège,
Maroc, France, Tanzanie,
Espagne, Madagascar, Côte
d’Ivoire, Liban, Pakistan, EtatsUnis, Serbie, Saint Marin,
Gabon, Allemagne, Burundi,
Pays Bas, Angleterre et
Finlande. Les représentants
algériens auront l’occasion de se
mesurer, au cours de cette
compétition, à l’univers du tennis
international. Ce tournoi sera
placé sous l’autorité du jugearbitre algérien Hakim Fateh et
le directeur du tournoi Mohamed
Bessaad. La 10e édition de l’ITF
regroupera plusieurs athlètes
« qui auront pour but d’améliorer
leur classement mondial chez
les juniors » selon la FAT.
1000 coureurs attendus pour le 14 mai
Plusieurs cadeaux et trophées seront distribués aux lauréats lors de la cérémonie
finale, indique-t-on.
! SALIM BENALIA
P
lacée Sous le haut patronage de Monsieur le
ministre de la Jeunesse
et des Sports, avec le soutien de
Monsieur le wali de Sétif, et le
concours de la direction de la
jeunesse et des sports de Sétif,
la société IRIS organise, pour la
première fois, une course de 10
km sous le nom « IRIS RUN
SETIF ». Ce grand évènement
se déroulera le samedi 14 mai
sur les principaux boulevards
de la ville de Sétif. Le départ et
l’arrivée se feront devant le
siège de la wilaya. Cette manifestation sera prise en charge
sur le plan technique par
l’Agence PRO Organisation en
collaboration avec la Fédération
nationale du sport pour tous
(FNS).
Les inscriptions se
feront en ligne et les participants pourront s’enregistrer
via le site Web : www.prorganisation.com mais aussi via la
page Facebook de la marque :
facebook.com/irisalgerie. Pour
cette épreuve de masse, cinq
catégories d’âges seront concernées , à savoir, les 18 - 30 ans,
les 31- 40 ans, les 41-50 ans , les
51 ans- 60 ans , mais aussi les
61 ans et plus. Le « IRIS RUN
Sétif » ne concernera pas uni-
Cette course
est ouverte à cinq
catégories d’âges
quement les coureurs natifs de
Sétif, mais est ouvert aux coureurs des différentes wilaya. A
cet effet, La direction de la jeunesse et des sports de Sétif
assurera l’hébergement des
participants résidant hors de
Sétif. Selon les organisateurs,
plus de 1 000 coureurs pourraient prendre part à cette
course axée sur la santé et le
bien-être de la population.
Plusieurs cadeaux et trophées
seront distribués aux lauréats
lors de la cérémonie finale,
indique-t-on.
Rappelons
qu’IRIS est la marque commerciale de l’entreprise algérienne
« Satrex » créée en 2004. Elle
emploie aujourd’hui plus de 2
100 personnes, spécialisée dans
la fabrication des produits
électroniques, électroménagers,
IT & Mobile. IRIS n’a jamais
cessé de redoubler d’efforts
pour développer et fabriquer en
Algérie des produits dotés de
nouvelles technologies et de
haute qualité à des prix à la portée du consommateur algérien.
Positionnée au 1er rang de l’innovation technologique en
Algérie elle se présente comme
le fer de lance de IRIS. En
2004, IRIS a été élu 1er producteur
algérien,
arabe
et
africain, à produire le téléviseur
S. B.
Ultra HD-4K.
MONDIAUX 2016 DE KEMPO (2e JOURNÉE)
L’Algérie fait le plein à Bucarest
La sélection nationale de kempo (messieurs et dames) compte 26 médailles (9 or, 8 argent et 9 de bronze),
en attendant les épreuves de la troisième et dernière journée prévues hier en fin de journée à Bucarest.
L
a sélection nationale de kempo (messieurs et dames) a décroché neuf
médailles (2 or, 2 argent et 5 de
bronze), avant-hier lors de la deuxième
journée des 13es Mondiaux de kempo qui se
déroulent à Bucarest (20-22 avril). Au total,
la sélection nationale de kempo (messieurs
et dames) compte 26 médailles (9 or, 8
argent et 9 de bronze), en attendant les
épreuves de la troisième et dernière journée, prévues hier en fin de journée à
Bucarest. Les deux médailles d’or sont
l’œuvre de Behdja Manel Boulacel
(-70 kg) dans la spécialité Knockdown
kempo et Noureddine Aïssaoui (-60 kg) en
semi kempo. Les deux médailles d’argent
ont été décrochées par Nadia Bekdouche (55 kg) en Knockdown kempo et Saâdi
Ramdane Haddad (-80 kg) en semi kempo.
De leur côté, Saâdi Ramdane Haddad (-80
kg) en full kempo, Fayçal Chebah
(-80 kg/Knockdown), Nadir Naâmane (-75
kg/ Knockdown), Abdelkader Bentaïba (-70
kg/Knockdown) et Mohamed Azizi (-65
kg/Knockdown), ont remporté le bronze.
« Le rendement est excellent pour certains
athlètes ayant décroché des médailles d’or,
mais pour les autres, le manque d’expérience s’est fait sentir à ce stade de la compétition. », a indiqué à l’entraîneur national, Ghezali Mohamed. « Behidja Manel
Boulacel (-70 kg) et Noureddine Aissaoui
ont surpris les techniciens étrangers présents dans la salle grâce à leur technique
sur le tatami et leur capacité à gérer les
combats. », a-t- il ajouté. Mercredi, la sélection algérienne de kempo avait remporté 17
médailles (7 or, 6 argent et 4 de bronze).
Les sept médailles d’or sont l’oeuvre
d’Abdelhak Abrous (-65 kg/ 2 or),
Abdelkader Bentaïba (-70 kg/1 or) et
Ibrahim Touati (-60 kg/ 1 or) chez les messieurs, alors que le vermeil est revenu à
Kenza Ifetni (-65 kg/ 2 or) et Behidja Manel
Boulacel (-70 kg/1 or) chez les dames. Les
médailles d’argent ont été remportées par
Mohamed Azibi (-65 kg/1 argent), Fayçal
Chebah (-80 kg/1 argent), Islam Namoudi
(-70 kg/2 argent), Sihem Nerjess Messaâd
(-60 kg/1 argent) et Bekdouche Nadia (-55
kg/1 argent). De leur côté, Sihem Nerjess
Messaâd (-60 kg), Behidja Manel Boulacel
(-70 kg), Azibi Mohamed (-65 kg) et
Abdelkader Bentaïba (-70 kg) ont remporté
le bronze. Quelque 350 athlètes de 27 pays
participent aux 13es Mondiaux de kempo.
PARALYMPIQUES 2016 (HANDI-BASKET)
Tirage difficile pour nos sélections nationales
L
es sélections nationales algériennes
de handi-b
basket ont hérité de groupes difficiles, aux Jeux paralympiques de Rio, prévus en septembre prochain, après le tirage au sort effectué au
Brésil, a révélé, vendredi, le site de la
Fédération internationale de basket-ball
sur fauteuils (IWBF). Pour les hommes,
l’Algérie évoluera dans le groupe B, avec le
Brésil (pays organisateur), Iran, GrandeBretagne, Allemagne et les Etats-Unis
d’Amérique, alors que le groupe A est constitué de l’Espagne, Australie, Canada,
Turquie, Pays-Bas et Japon. En dames, les
Algériennes, pour leur baptême du feu,
affronteront dans le groupe B, aux côtés des
Etats-Unis d’Amérique, Pays-Bas, France et
la Chine. Le groupe A, est composé, par
contre, du Brésil (pays hôte), Canada,
Allemagne, Grande-Bretagne et Argentine.
Douze sélections chez les hommes et Dix
seulement en dames animeront les deux
tournois du handi-basket aux Jeux paralympiques de Rio. « Les groupes de nos
équipes sont certainement difficiles et on
s’attendait à cela, car c’est les meilleures
sélections qui seront présentes à Rio et on
est parmi ces meilleures équipes. Mais, si on
joue avec nos vraies valeurs, je pense qu’on
peut faire de grands matchs. Nos équipes
n’ont rien à perdre, mais au contraire, une
grande expérience à gagner », a déclaré le
vice-président de l’IWBF Afrique, Rabah
Halimi. Présente au tirage au sort du tournoi handi-basket des JP-2016, la secrétaire
générale de la Fédération internationale de
11
basket-ball sur fauteuils (IWBF), Maureen
Orchard a indiqué « être certaine que l’organisation au rendez-vous brésilien sera au
top, comme elle l’avait constaté lors des
Jeux panaméricains en handisport ». « Je
suis particulièrement content de voir
l’Algérie représentée en messieurs et dames
à Rio-2016. La sélection algérienne dames
effectuera son baptême du feu à Rio et sera
le Petit Poucet du tournoi, alors que celui
des hommes, pas moins de huit sélections
peuvent jouer le podium. Je pense que tous
les groupes sont vraiment difficiles », a indiqué Maureen Orchard, qui était présente
lors des championnats d’Afrique handi-basket, qualificatifs aux Jeux paralympiques2016 et qui ont eu lieu en Algérie en novembre dernier.
S ports
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
LIGUE 1 MOBILIS - 26e JOURNÉE
PREMIER LEAGUE
Mahrez dans l’équipe
type de l’année
L’international algérien de
Leicester City Riyad Mahrez,
figure dans l’équipe type de
l’année de Premier League,
établie par l’Association des
joueurs professionnels anglais
dans le cadre de ses « PFA
Awards ». Les statistiques du
joueur algérien sont
impressionnantes cette année
sous les couleurs du leader du
championnat d’Angleterre: 16
réalisations en Premier League
(dont 12 à l’extérieur !) et 11
passes décisives. Outre Mahrez,
quatre autres joueurs des Foxes
sont retenus dans le Onze type
de l’année 2016. L’ancien
Havrais fait également partie des
six finalistes pour le trophée de
footballeur professionnel de la
saison 2015-2016 en Angleterre
dont le vainqueur sera connu le
dimanche 24 avril à l’occasion
de la 43e cérémonie des Oscars
qui sera organisée à Londres
par l’Association des joueurs
professionnels (PFA).
MEILLEURS BUTEURS
ALGÉRIENS EN EUROPE
Slimani au 3e rang
L’avant-centre de l’EN, Islam
Slimani, auteur de 24 buts en
championnat de première
division portugaise, s’est hissé à
la troisième place au classement
des meilleurs buteurs algériens
ayant marqué plus de buts en
une saison en Europe. Slimani,
qui a offert la victoire à son
équipe Sporting Lisbonne sur le
terrain de Moreirense (0-1) le
week-end dernier, a dépassé
Mahdi Khennane, auteur de 23
réalisations sous les couleurs de
Rennes (France) lors de la
saison 1958-59. C’est Ahmed
Oudjani, qui a inscrit 30 buts
avec Lens (France) au cours de
l’exercice 1963-64, qui domine
ce classement, suivi par Rachid
Mekhloufi, buteur à 25 reprises
avec l’AS-Saint Etienne (France)
pendant l’exercice 1956-57.
Slimani occupe également la
cinquième place au classement
des meilleurs goleadors de
l’histoire de la sélection
algérienne avec 23 buts.
Abdelhafid Tafaout mène le bal
dans ce classement (36) suivi de
Rabah Madjer (29) alors que
Lakhdar Belloumi complète le
podium (27). La quatrième place
revient à Djamel Menad qui
compte 25 réalisations.
OLYMPIQUE LYON
La prolongation du
contrat de Ghezzal
pose problème
L’international algérien, Rachid
Ghezzal, est courtisé par des
clubs de la Liga espagnole ainsi
que les Turcs de Besiktas
rendant compliquée la mission
de son club actuel l’O Lyon pour
prolonger le contrat du joueur
qui expire en juin 2017, indique
le journal l’Equipe. L’accord de
prolongation qui semblait
imminent ne l’est plus du tout,
après l’entrée en lice de
nouveaux clubs intéressés par
Ghezzal, explique la même
source. Le joueur de 24 ans,
auteur de six buts et autant de
passes décisives en
championnat cette saison, est
revenu en force depuis le début
de la phase retour, alors qu’il
était sur le point de quitter la
formation rhodanienne lors du
mercato d’hiver en raison du peu
de temps dont il bénéficiait sous
la houlette de son ex-entraîneur
Hubert Fournier.
USM EL HARRACH-ES SÉTIF (AUJOURD’HUI-16H)
Tout pour éviter la relégation
En parcourant le classement, l’ESS se trouve à la 8e place avec 34 points, à 6 points du 1er relégable,
le RC Relizane, au moment où l’USMH se trouve à la 10e place avec 32 points, à 4 points du Rapid.
! SAÏD MEKKI
L
’USM El Harrach qui traverse une de ses périodes les
plus critiques de la saison
avec un bras de fer entre Mana, le
président, et les joueurs ainsi que le
coach principal Charef, aura la
lourde tâche de tenter d’arracher
une victoire aujourd’hui en recevant
sur la pelouse de son stade fétiche de
Mohammadia, le champion d’Algérie
en titre, l’ES Sétif pour s’extirper de
la zone des relégables. Là, il est très
important d’indiquer d’emblée que
les deux clubs se trouvent dans la
même position en matière d’objectif
en championnat, à savoir s’éloigner
le plus vite possible de la zone des
relégables. En effet, en parcourant le
dernier classement, l’ES Sétif se
trouve à la 8e place avec un total de
34 points, soit à 6 points seulement
du premier relégable, à savoir le RC
Relizane au moment où l’USM
Harrach se trouve à la 10e place avec
un total de 32 points, soit à seulement 4 points du premier relégable.
D’où l’enjeu de ce match très important pour les deux formations. Du
côté des locaux, il est utile de noter
que rien ne va plus au sein de l’équipe harrachie suite à la décision
des membres du conseil d’administration de destituer le président
Abdelkader Manaâ de son poste. Ce
dernier persiste et signe qu’une
assemblée générale extraordinaire
est fixée au 2 mai prochain à partir
de 15h au siège du club rue 17 octobre 1961 à El Harrach avec l’unique
objet de la réunion qui est le renforcement du conseil d’administration.
Le problème entre les joueurs, le
coach Charef et le président Manaâ
n’est autre que celui financier où les
joueurs et leur coach se déclarent
lassés des promesses non tenues
pour le paiement de leurs arriérées.
Les joueurs réclament 4 mois de
Une belle affiche gâchée malheureusement par le huis clos
salaires et 4 primes et le coach
attend 6 mois de salaires. Ce qui a
poussé justement le coach principal
à décider de ne plus revenir aux
entraînements et aux matchs de l’équipe tant que Manaa est le président du club. Aujourd’hui donc,
Charef serait absent et c’est le trio
Haniched-Bechouche-Benomar qui
dirigeront l’équipe face à l‘ES Sétif.
De leur côté, les supporters évitent
la pression sur l’équipe. Bouguèche
lui, estime à propos de ce match que
« Contre l’ES Sétif, nous jouerons
comme si c’était un match de coupe
». Et au même joueur de reconnaître
d’ailleurs que « Pour nous, toutes les
rencontres sont capitales et pas seulement l’Entente de Sétif ». Ce qui
est vrai en cette période où il ne
reste plus que cinq matchs pour
clore la saison et tout point perdu
risque de coûter cher au décompte
final. D’où la nécessité de tenter
d’arracher les trois points de la victoire. Or, c’est exactement le même
objectif que cherchent les joueurs de
l’Entente de Sétif. Et eux, sont
d’ailleurs prêts pour ce match dans
la mesure où leur moral est au beau
fixe puisqu’ils sont auréolés d’une
qualification méritée en phase de
poules de la Ligue des Champions.
Et comme la pression est sur les
épaules des Harrachis qui joueront à
domicile et surtout qu’ils ne pourront pas compter sur leur public
dans la mesure où le match est pro-
grammé à huis clos, les joueurs du
coach Geiger veulent bien exploiter
cette situation pour revenir avec un
bon résultat à Sétif.
Toufik Zerara, lui, estime que «
la qualification en phase de poules
de la Ligue des champions va nous
motiver davantage face à El
Harrach. On pense bien que l’équipe
de l’USMH vit une crise en ce
moment et cela peut nous arranger,
explique le joueur de l’Entente de
Sétif qui tient, toutefois, à noter
qu’il faut faire attention, car cette
équipe harrachie a montré à maintes
reprises qu’elle est capable de sortir
un grand match et qu’elle ne se laissera pas faire sur son terrain… ».
S. M.
RC RELIZANE-CS CONSTANTINE (AUJOURD’HUI16H)
Le Rapid joue sa survie face aux Sanafir
Un véritable match à six points, au cours duquel le RCR jouera son va-tout contre un adversaire constantinois
qui vient de se faire éliminer de la coupe de la CAF et qui va devoir réagir face à son hôte du jour.
! BACHIR BOUTEBINA
A
l’occasion de ce 26ème round de la Ligue 1
Mobilis, le stade Zouggari de Relizane sera
sans conteste aujourd’hui, le théâtre d’une
empoignade fort capitale pour le Rapid de la Mina,
qui jouera chez lui ses ultimes chances de maintien, en affrontant dans quelques heures les
Sanafir de l’antique Cirta.
Un véritable match à six points, au cours
duquel le RCR jouera son va-tout contre un adversaire constantinois, tout juste rentré d’Egypte,
avec dans ses bagages une très amère élimination
de la coupe de la CAF, et qui va devoir impérativement réagir face à son hôte du jour. Pour cause, le
Rapid qui est aujourd’hui premier relégable avec
28 points, affronte cet après-midi le CSC qui
compte à son actif 31 points. En d’autres termes
plus clairs, les coéquipiers de Zidane n’ont plus
guère le choix, que celui de remporter cette ren-
contre de la dernière chance, au risque d’être
condamné au purgatoire. Quand bien même, le RC
Relizane n’est pas encore définitivement
condamné, sur le plan mathématique, le match
prévu aujourd’hui face aux Sanafir de l’Est, décidera du sort des Lions de la Mina. Les camarades
de Tiaïba ont toutefois préparé cette rencontre
dans une atmosphère devenue récurrente au sein
du Rapid, et marqué de nouveau par des remous
d’ordre interne, suite aux énièmes dernières promesses non tenues par les dirigeants actuels du RC
Relizane. Une fois de plus, les coéquipiers de l’excellent portier Zaïdi, vont devoir miser sur leur
volonté, et cette même rage qui leur a permis de
tenir tête au MOB (1-1) et au CRB (3-3), en déplacement, et surtout le mérite d’avoir terrassé à
Relizane l’USM Alger (3-0). Trois dernières sorties
en date qui ont permis à ce jour au Rapid de
Relizane, d’y croire toujours. Mais cet après-midi,
le moindre faux pas des protégés du coach Kada
Aïssa sera irrémédiable pour le RCR.
Les camarades de l’excellent jeune Djerar,
jouent dans quelques heures un match des plus
compliqués, d’autant plus que les Sanafir sont souvent très coriaces en toutes circonstances. Certes,
les Clubistes de la ville des Ponts ont échoué en
terre égyptienne. Il n’en demeure pas moins que le
coach Didier Gomes sait très bien que le CSC n’a
pas encore définitivement validé son maintien en
Ligue 1. Un match entre mal-classés qui ne vont
pas se faire aujourd’hui le moindre cadeau, en présence d’un public de l’ex-stade Intissar de retour
aujourd’hui dans les travées, pour soutenir à fond
les Lions de la Mina.
Le beau football pratiqué par les camarades de
Manucho, Meddahi et consorts, aura-t-il raison de
la solide citadelle clubiste des Sanafir, notamment
avant d’accueillir les non moins redoutables sudistes de la JS Saoura ? C’est le grand et dernier pari
que doit relever chez lui le Rapid qui ne peut plus
désormais, se permettre le moindre « dérailleB. B.
ment ».
IL A REPRIS L’ENTRAÎNEMENT APRÈS SA SANCTION
L
Feghouli dans le viseur du FC Séville
e
milieu
international
algérien du FC Valence,
Sofiane Feghouli, a réintégré
avant-hier l’entraînement de son
équipe après avoir purgé la
suspension que lui a infligée son
club. Feghouli a participé à la séance
d’entraînement collective de ce
matin, rapporte la presse locale. Le
milieu de terrain algérien avait fait
l’objet d’une sanction il y a une
semaine
pour
des
raisons
« disciplinaires ». Outre le fait d’être
arrivé en retard à une séance
d’entraînement, l’on a également
reproché au joueur d’avoir refusé de
participer à la séance d’entraînement
du lendemain du match face à Séville
12
(victoire 2-1) dans le cadre de la 32e
journée du championnat, une séance
réservée aux joueurs non utilisés
dans ce match (Feghouli a fait son
entrée en cours de jeu). Le joueur âgé
de 26 ans, dont le contrat avec
Valence expire en fin de saison en
cours, n’a pas trouvé un accord avec
la direction du club pour prolonger
son bail. Justement, à ce propos,
selon le journal Super Deporte,
l’international algérien serait dans le
viseur du FC Séville. Le directeur
sportif de Séville, vainqueur de
quatre trophées en Europa League,
étudie actuellement le dossier du
milieu offensif algérien de 26 ans, a
indiqué le quotidien espagnol.
S ports
BILLETTERIE DE LA
FINALE DE LA COUPE
D’ALGÉRIE
50 000 billets en
vente à partir de
mardi prochain
50 000 billets pour la finale de la
coupe d’Algérie de football,
prévue le dimanche 1er mai entre
le MC Alger et le NA Hussein Dey
(16h30), seront mis en vente à
partir de mardi prochain au
niveau des guichets du stade du
5-Juillet, a annoncé hier le
directeur de l’enceinte olympique
Hakim Chelfi. « L’opération de
vente sera lancée ce mardi au
niveau du stade du 5-juillet.
Chaque galerie aura droit à
25 000 billets », a indiqué le
responsable sur les ondes de la
Radio nationale. La finale de la
coupe d’Algérie revient au stade
du 5-Juillet après une absence
de deux années en raison des
travaux importants de rénovation
effectués. Lors des deux
dernières éditions de l’épreuve
populaire, la finale avait été
disputée au stade MustaphaTchaker de Blida.
Le MCA s’est qualifié pour la
finale aux dépens de l’US
Tébessa (3-0) alors que le NAHD
a passé l’écueil de l’USM Bel
Abbès (1-0).
TOTTENHAM
Les Spurs prêts
à vendre Bentaleb
Le club de Tottenham reste
ouvert à toutes les propositions
pour le transfert du milieu
international algérien Nabil
Bentaleb dès l’été prochain, a
rapporté hier la presse locale.
Sérieusement touché à la cheville
en mars dernier qui a mis
prématurément fin à sa saison,
Bentaleb devrait quitter les Spurs
au terme de l’actuel exercice
d’autant qu’il n’entre plus dans les
plans de l’entraîneur argentin
Mauricio Pochettino. Le natif de
Lille n’a pas été épargné par les
blessures cette saison, puisque le
joueur avait été blessé une
première fois en septembre
dernier. Le milieu défensif qui
avait reçu plusieurs offres la
saison passée dont une de la
Juventus de Turin (Italie), devrait
trouver un club à sa mesure.
Selon la presse anglaise,
Tottenham devrait libérer
Bentaleb pour un peu moins de
13 millions d’euros. Bentaleb
(21 ans) n’est plus convoqué en
équipe nationale depuis la double
confrontation face à la Tanzanie
(aller 2-2, retout 7-0) disputée en
novembre dernier dans le cadre
du 2e tour des qualifications de la
Coupe du monde 2018. Le joueur
algérien pourrait se consoler avec
le titre de champion d’Angleterre
puisque Tottenham, deuxième au
classement de la Premier league,
n’est qu’à 5 longueurs du leader
Leicester City, à quatre journées
de l’épilogue.
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
LIGUE 1 MOBILIS - 26e JOURNÉE
USM BLIDA-JS KABYLIE (AUJOURD’HUI-16H)
Mission délicate des Canaris à Brakni
Un véritable match couperet pour l’USMB, contre une équipe de la JSK actuellement en
réussite, notamment sous la houlette de Mouassa qui avait réussi la saison dernière à
contribuer au retour de la formation de la Mitidja en Ligue 1.
! BACHIR BOUTEBINA
A
ujourd’hui pour le compte
de la 25ème journée du
championnat professionnel
Mobilis de Ligue 1, les Canaris du
Djurdjura joueront en déplacement
dans la ville des Roses, contre une
formation blidéenne qui évoluera
cet après-midi au stade Brakni,
pour sa survie parmi l’élite numéro
un.
Les gars de la Kabylie qui ont
réussi à effectuer un sans-faute au
terme de leurs précédentes sorties
en date, sanctionnées pour rappel
par trois victoires glanées de
manière consécutives, respectivement aux dépens du MCA (2-1), de
l’USMH (1-0), et du NAHD (1-0),
visent désormais le podium. Après
avoir ainsi éloigné le spectre de la
relégation, du côté du club phare
des Genêts on croit aujourd’hui dur
comme fer qu’une place qualificative à une compétition africaine est
réellement jouable, pour peu que
les camarades de Rial continuent
sur leur lancée en cours. Pour ce
faire, il faudra donc impérativement revenir aujourd’hui de Blida
avec au minimum le point du nul,
avant d’accueillir le RC Arba. Mais
les Blidéens de l’USMB ont désormais plus que jamais le couteau
sous la gorge, d’autant plus que les
coéquipiers de l’excellent Mellika,
savent très bien qu’ils ne peuvent
se permettre le droit de gâcher le
moindre point, au risque d’hypothéquer sérieusement leurs chances
de maintien en Ligue 1.
Un véritable match couperet
pour l’USM Blida, contre une
équipe de la JS Kabylie actuellement en réussite, notamment sous
la houlette de Kamel Mouassa qui
avait réussi au terme de la précédente saison, à contribuer grandement au retour de la formation
phare de la Mitidja en Ligue 1.
Mouassa va-t-il donc piéger aujourd’hui son ex club, ou bien subira-til son premier revers, depuis son
arrivée chez les Canaris ? En tout
cas, il est quasiment certain que
cette rencontre s’annonce très difficile pour deux antagonistes aux
ambitions diamétralement opposées et qui entendent bien jouer à
fond toutes leurs cartes. Pour le
coach Zouheir Djelloul, le dernier
précieux point arraché à Béjaïa face
au MOB (1-1), devra être impérativement suivi aujourd’hui par trois
autres points supplémentaires,
qu’il faudra remporter à tout prix,
grâce notamment à un dispositif de
jeu. Basé essentiellement sur un
milieu de terrain sans faille. Les
camarades de Bedrane savent très
bien qu’ils jouent très gros chez
eux, et malgré le forfait de dernière
minute de l’ex défenseur interna-
tional Abdelkader Laïfaoui, pour
cause de blessure, les Verts de la
Mitidja miseront sur la hargne d’un
onze blidéen quelque peu remanié
en défense. Il n’en demeure pas
moins que les coéquipiers de l’excellent portier Ouaddah vont devoir
rester très vigilants devant des
Canaris kabyles dont la composante
actuelle a retrouvé sa confiance, et
surtout beaucoup d’allant sous
l’impulsion d’un Mebarki, tant l’ex
excellent sociétaire du MO Béjaïa,
brille de mille feux actuellement
avec la JSK. Avec une défense qui
commence à bien tenir le coup derrière, et des joueurs parmi lesquels
l’attaquant Rahal effectuera son
retour, il est clair que les coéquipiers du Keeper international
Doukha, ne peuvent plus s’arrêter
en si bon chemin, quand bien même
ils affrontent dans quelques heures
un hôte blidéen désormais dos au
mur. Pour le coach Mouassa, le onze
kabyle qui sera aligné cet aprèsmidi, et au sein duquel manqueront
à l’appel les joueurs Ferhani et
notamment l’excellent milieu de
terrain Raïah, les clés de ce match
reviendront bel et bien à ses
joueurs, d’autant plus que ces derniers se disent être capables de
jouer à fond le podium. Une rencontre très palpitante à suivre au
stade Brakni de Blida, où les supporters de la JS Kabylie auront
droit à toute une tribune. Un match
des plus indécis entre deux ténors
qui joueront aujourd’hui pour l’octroi de points, ô combien devenus
très importants, à l’approche de la
fin du championnat. Un face-à-face
kabylo-blidéen qui vaudra son
pesant d’or pour le vainqueur du
jour.
B. B.
Lutte acharnée pour le maintien
A l’occasion de ce 26e round du championnat de Ligue 1 Mobilis, les mal-classés poursuivront leur
mission de sauvetage, alors que d’autres clubs tenteront de glaner des points pour le podium.
L
e MO Béjaïa (2e, 39 pts) qui demeure sur
une élimination amère en 8e de finale de
la Ligue des champions d’Afrique face au
Zamalek, effectuera un déplacement périlleux à
Béchar pour donner la réplique à la JS Saoura
(3e, 38 pts) dans un duel déjà décisif pour la
course à la 2e place qualificative à la prestigieuse
compétition africaine.
La JSS, qui reste sur une retentissante victoire décrochée à Alger face à l’USMA (2-1), partira avec la faveur des pronostics même si le
MOB ne compte pas effectuer le voyage en victime expiatoire. La révélation de la saison, le
DRB Tadjenanet (4e, 37 pts) aura une belle occasion d’engranger trois précieux points, en
accueillant le MC Oran (7e, 35 pts).
Les joueurs de l’entraîneur Liamine
Bougherara devront tout de même rester vigilants face à une équipe oranaise, qui s’exprime
mieux en dehors de ses bases.
Le CR Belouizdad (5e, 36 pts), tenu en échec
dans son antre du 20-Août 1955 par le RCR (3-3)
sera en appel à Oran pour croiser le fer avec la
lanterne rouge du championnat l’ASMO (16e, 18
pts), où le faux pas est interdit pour les gars de
M’dina Jedida.
Le Chabab aspire à terminer la saison sur le
podium alors que l’ASMO jouera pratiquement
sa dernière carte pour le maintien. La JS Kabylie
(6e, 35 pts), auteur de trois victoires de rang, soit
depuis l’arrivée à la barre technique de Kamel
Mouassa, se rendra à Blida pour donner la
réplique à l’USMB (13e, 29 pts).
Les Blidéens, dos au mur, devront impérativement l’emporter pour mettre fin à la série de
mauvais résultats à domicile et du coup franchir
un pas vers le maintien.
L’ES Sétif (8e, 34 pts), auréolée d’une qualification méritée en phase de poules de la Ligue
des champions, sera au rendez-vous avec le
match en déplacement face à l’USM Harrach
(10e, 32 pts), où rien ne va plus suite à la décision des membres du conseil d’administration de
destituer le président Abdelkader Manaâ de son
poste. Cette rencontre mettra aux prises deux
équipes qui aspirent à se rapprocher davantage
du maintien pour éviter toute mauvaise surprise.
Le CS Constantine (12e, 32 pts) sera certainement mis à rude épreuve sur le terrain du RC
Relizane (14e, 28 pts) qui va chercher à l’emporter pour quitter sa position de relégable.
Confronté durant la semaine à un mouvement
de grève des joueurs, le RCR n’aura pas le droit
à l’erreur alors que le CSC cherchera à revenir
avec au moins le point du match nul.
Le dernier match au programme opposera le
NA Hussein Dey (9e, 33 pts) au RC Arba (15e, 19
pts) dans une confrontation aux objectifs diamétralement opposés.
COUPES AFRICAINES INTER-CLUBS
L
es huitièmes de finale des deux compétitions africaines inter-cclubs (coupe de
la Confédération et Ligue des champions) n’ont pas souri au football algérien,
puisque des quatre formations concernées, le
MC Oran, le CS Constantine, le MO Béjaïa et
l’ES Sétif, seule cette dernière a réussi à passer le cap de ce tour.
Un bilan qui contraste avec le parcours
des clubs algériens sur la scène continentale
la saison passée lorsque trois équipes avaient
réussi à se qualifier en phase de poules de la
prestigieuse compétition des clubs, la Ligue
des champions, à savoir, l’ESS, le MC El
Eulma et l’USM Alger.
L’ES Sétif sauve la mise
Mieux, l’USMA est parvenue à atteindre
le stade de la finale de la Ligue des champions qu’elle a perdue face aux Congolais du
TP Mazembe, alors que les deux représentants algériens en coupe de la Confédération,
le MC Alger et l’ASO Chlef, étaient sortis prématurément de la course.
Ainsi, tous les espoirs des Algériens
seront placés cette fois-ci sur l’ESS, qui se
qualifie pour la troisième fois de rang à la
phase de poules de la Ligue des champions,
un exploit qu’aucune formation algérienne
n’a réalisé jusque-là.
Détentrice du trophée de l’avant-précédente édition de cette épreuve, l’Entente ten-
tera de rééditer le même coup, même si la
mission sera des plus compliquées avec la
présence, en phase de poules, des gros bras
du continent, à l’image des deux clubs égyptiens, Al Ahly et le Zamalek, ainsi que du WA
Casablanca (Maroc).
Pour sa part, le MOB tentera de se racheter après avoir été reversé en coupe de la
Confédération.
Les Crabes, éliminés des huitièmes de
finale de la Ligue des champions pour leur
première participation internationale, espèrent rectifier le tir en validant leur billet pour
la phase de poules de la coupe de la
Confédération, à l’occasion des huitièmes de
13
finale-bis, dont les matchs aller auront lieu
du 6 au 8 mai. Dans cette même compétition,
les deux représentants algériens, le CSC et le
MCO, ont laissé passer une belle opportunité
pour poursuivre leur aventure en se faisant
éliminer respectivement par les Egyptiens
d’El Maqassa et les Marocains du Kawkab
Marrakech.
D’ailleurs, au vu de la tournure de la
deuxième manche disputée mercredi dernier
par les deux équipes en déplacement,
Constantinois et Oranais, battus (3-1 et 1-0),
peuvent nourrir des regrets après leur petite
victoire (1-0) pour les premiers (1-0) et le nul
concédé par les seconds (0-0) à l’aller.
Internationale
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN EN VISITE EN GRANDE-BRETAGNE
PRÉSIDENTIELLE DU
TCHAD
Idriss Deby Itno réélu
pour un 5e mandat
Le chef de l’Etat tchadien Idriss
Deby Itno a été réélu pour un
cinquième mandat au premier
tour de la présidentielle du 10
avril avec 61,56% des voix, selon
les résultats provisoires publiés
jeudi soir par la Commission
électorale nationale indépendante
(CENI). Le chef de l’opposition,
Saleh Kebzabo, arrive en
deuxième position avec 12,80 %
des voix. Laokein Kourayo Medar,
maire de Moundou, capitale
économique située dans le sud,
est en troisième position avec
10,69 % des suffrages. Plus de six
millions d’électeurs étaient
inscrits et le taux de
participation a été de 71,11 %. Au
total, 13 candidats se
présentaient à cette élection dont
Idriss Deby, au pouvoir depuis 26
ans, disposant des structures
d’Etat et de moyens financiers
nettement supérieurs à ses
adversaires, était le grand favori.
Sa victoire a été saluée par des
coups de canon et des rafales de
fusil automatique par les
militants de son parti, le
Mouvement patriotique du salut
(MPS), qui s’étaient donné
rendez-vous sur la vaste place de
la Nation de N’Djamena, face au
Palais présidentiel. Avant la
publication de ces résultats, huit
candidats dont le chef de
l’opposition avaient accusé le
pouvoir de fraude et de « hold-up
électoral », estimant qu’aucun
candidat « ne peut l’emporter au
premier tour » au vu des
résultats dont ils disaient
disposer. Le conseil
constitutionnel doit avaliser ces
résultats dans les prochains
jours.
LE PRÉSIDENT DU
CONSEIL DE L’EUROPE
L’Europe ne doit pas tomber
dans un «chantage» aux
migrants
L’Europe doit protéger ses
frontières si elle ne veut pas être
soumise au «chantage» de pays
voisins, a estimé le président du
Conseil européen Donald Tusk
dans une tribune publiée hier, à la
veille d’une visite en
Turquie.«Personne ne va protéger
nos frontières à notre place. On
ne peut remettre les clés de notre
territoire» à des pays tiers, écrit-il
dans le quotidien français Le
Figaro. « Cela vaut pour la Turquie
comme pour les Etats d’Afrique
du Nord ». « Notre impuissance
susciterait la tentation de faire
chanter l’Europe », met
en garde Donald Tusk, qui doit se
rendre dans la ville de Gaziantep
(sud) avec la chancelière
allemande Angela Merkel dans le
cadre du suivi de l’accord UETurquie sur les migrants. Cet
accord prévoit le renvoi vers la
Turquie des migrants arrivant de
manière irrégulière sur les îles
grecques, y compris les
demandeurs d’asile. En
contrepartie, pour chaque Syrien
renvoyé en Turquie, l’UE accepte
d’en « réinstaller » un autre
depuis la Turquie, dans la limite
de 72.000. Pour le président du
Conseil, cet accord «montre que
l’Europe doit fixer des limites
claires à ses concessions. On
peut négocier sur de l’argent,
mais jamais sur nos valeurs ».
« Nos libertés, y compris la liberté
d’expression ne feront l’objet
d’aucun marchandage politique
avec quelque partenaire que ce
soit. Ce message doit être
également entendu par le
président Erdogan », insiste
Donald Tusk. La Turquie a
demandé des poursuites après
deux satires télévisées
allemandes visant le président
Recep Tayyip Erdogan.
Obbama se lance dans la bataiille du Brexiit
au Royaume-Uni, le président américain Barack Obama s’est livré à un vibrant plaidoyer en faveur
du maintien de son allié britannique au sein de l’Union européenne, s’attirant les foudres des partisans d’un Brexit.
A PEINE ARRIVÉ
«L
’Union européenne ne
diminue pas l’influence
britannique - elle l’amplifie », a écrit M. Obama dans une
tribune au ton très personnel parue
dans le quotidien Daily Telegraph,
quelques heures après l’atterrissage
de son avion à Londres. Sachant
que la question allait forcément surgir pendant sa conférence de presse
commune avec le Premier ministre
britannique David Cameron dans
l’après-midi, le chef de la MaisonBlanche a pris les devants, sans
ambiguïté, à deux mois du référendum sur l’UE. « Les Etats-Unis et le
monde ont donc besoin que votre
énorme influence continue à s’exercer, y compris au sein de l’Europe »,
a-t-il insisté dans sa longue tribune,
un parti pris peu habituel à l’égard
des affaires intérieures d’un autre
pays. Les partisans d’un Brexit ont
aussitôt hurlé à l’ingérence. « Faites
ce que je dis et non ce que je fais »,
a déploré l’exubérant maire de
Londres, Boris Johnson, dans le
quotidien populaire Sun, dénonçant
« l’hypocrisie » et « l’incohérence »
du président américain. Polémique,
il a également rappelé les racines
kenyanes de M. Obama et déterré la
légende, pourtant démentie, selon
laquelle le président américain
avait renvoyé à l’ambassade du
Royaume Uni un buste de Winston
Churchill dès son arrivée à la
Maison Blanche en 2009. « Obama
n’aime
pas
beaucoup
les
Le « coup de main » d’Obama, salutaire
ou handicapant pour David Cameron ?
Britanniques. Son grand-père a
grandi au Kenya, une ancienne colonie britannique. Ça lui reste en travers de la gorge », a déclaré, cité par
à l’AFP Nigel Farage, le chef du
parti anti-immigration Ukip. Il a
dénoncé « une ingérence malvenue
de la part du président américain le
plus antibritannique qui ait jamais
existé ». « Heureusement, il quitte
bientôt ses fonctions », a-t-il ajouté.
« Les eurosceptiques feraient mieux
de se taire. L’intervention personnelle inhabituelle de M. Obama
pourrait faire basculer les indécis et
conforter le camp des pro-UE », a
dit Richard G. Whitman, professeur
en relations internationales à
l’Université de Kent. Selon un sondage express réalisé par Sky Data,
60% des Britanniques jugent que
M. Obama ne devrait pas intervenir
dans le débat. Mais 25% se déclarent plus enclins à voter pour le
maintien dans l’UE après son plaidoyer, contre 17% à penser le
contraire. Accompagné par son
épouse Michelle, Barack Obama a
entamé sa cinquième -et sans doute
ultime - visite au Royaume-Uni en
tant que président américain par un
déjeuner avec Elizabeth II, qui avait
fêté la veille ses 90 ans. Sous un ciel
gris, le couple Obama a été accueilli
par la reine et son époux, le prince
Philip, à la descente de l’hélicoptère, au pied du château de Windsor,
situé à une quarantaine de kilomètres de Londres. La presse britannique cherche désespérément à
impliquer Elizabeth II dans le débat
sur le Brexit. Mais Buckingham
Palace insiste sur le devoir de
réserve et la neutralité à toutes
épreuves de cette dernière. Après ce
déjeuner royal, Barack Obama
devait gagner le 10 Downing Street
pour s’entretenir avec David
Cameron, qui se bat pour convaincre ses concitoyens de rester dans
l’UE, les sondages continuant à prédire un résultat serré. La lutte
internationale contre le groupe Etat
islamique, la Libye et la situation en
l’Afghanistan étaient au menu des
discussions. En ce qui concerne les
questions de sécurité aussi,
M. Obama insiste sur l’intérêt d’un
maintien du Royaume-Uni dans
l’UE. « Les dizaines de milliers
d’Américains qui reposent dans les
cimetières européens prouvent à
quel point notre prospérité et notre
sécurité sont Entremêlées », a ainsi
relevé le président, évoquant la participation des forces américaines
aux deux guerres mondiales. « Sa
tribune est surprenante. On pensait
qu’il allait en appeler à la raison et
il fait appel au cœur, utilisant des
termes
employés
d’habitude
pour des cérémonies de commémoration », note Richard G. Whitman.
L’ESPAGNE ENGLUÉE DANS UNE IMPASSE POLITIQUE
Retour probable aux urnes
AUCUN PARTI POLITIQUE n’ose le dire ouvertement, mais l’Espagne semble condamnée à retourner aux urnes fin juin,
faute d’avoir su sortir de l’impasse après les législatives de décembre, et la campagne électorale a déjà démarré.
E
ntouré de sexagénaires d’un village de la
Manche, théâtre des aventures de Don
Quichotte, le chef du gouvernement
sortant Mariano Rajoy en a fait la démonstration
jeudi. Vantant les mérites de l’Espagne rurale et
vieillissante, cœur de l’électorat de son parti
conservateur, il a assuré que ses habitants
« avaient les mêmes droits » que les citadins. Il a
souligné que sa priorité était de créer des
emplois, indispensables « au paiement des retraites ». Le gouvernement a aussi annoncé le versement d’une prime pour les fonctionnaires gelée
depuis 2012, en contradiction avec sa promesse
faite à la Commission européenne de réaliser des
économies après le dérapage du déficit public, à
5% du PIB fin 2015. Une mesure «électoraliste»,
ont protesté ses adversaires et même le quotidien
de centre-droit El Mundo en rappelant que le
dirigeant conservateur avait déjà débloqué la
première partie de cette prime avant les dernières élections. De son côté la formation de gauche
radicale Podemos organise demain une fête du
Printemps pour rappeler à ses électeurs la « joie »
de son ascension fulgurante dans la politique
espagnole. Un membre de la direction du Parti
socialiste (PSOE) a dit être « sûr à 99,9% » que de
nouvelles élections se tiendraient en juin. Pedro
Sanchez, qui a tenté deux fois sans succès d’être
investi par le parlement, sera à nouveau le candidat du PSOE, assure-t-on, et il espère être récompensé pour ses efforts en vue de former un gouvernement. Traumatisés par six ans de crise
(2008-2014) et les affaires de corruption, les électeurs espagnols avaient sanctionné les formations traditionnelles aux législatives du 20
décembre pour faire entrer au Parlement une
classe politique nouvelle et rajeunie. Mais quatre
mois après le scrutin, nouveaux et anciens partis
n’ont pas su trouver un terrain d’entente. Le
Parti populaire de Mariano Rajoy, cerné par la
corruption, n’a pas trouvé d’allié, même s’il était
arrivé premier. A gauche, le Parti socialiste n’a
pu s’entendre avec Podemos et les indépendantistes catalans et basques, une alliance qui lui
aurait assuré une majorité des voix. Il a bien
conclu un accord avec les libéraux de Ciudadanos
mais ça n’a pas suffi pour obtenir une majorité et
l’investiture de Pedro Sanchez à la tête d’un gouvernement. Le roi Felipe VI s’entretiendra lundi
et mardi avec les dirigeants politiques, afin de
vérifier qu’aucun candidat n’a de chances d’obtenir cette investiture. Si c’est le cas, la chambre
basse devra automatiquement se dissoudre le 2
mai, à minuit. Une campagne courte devrait
ensuite être menée jusqu’au 26 juin, date théorique des élections, trois jours après le référendum au Royaume-Uni sur un « Brexit ». Les sondages donnent pour l’instant les conservateurs
en tête, devant les socialistes, avec une répartition similaire des voix (environ 123 sièges actuellement pour le PP et 90 pour les socialistes).
Podemos perdrait du terrain, sanctionné par une
partie de ses cinq millions d’électeurs de ne pas
avoir favorisé un gouvernement de gauche pour
chasser la droite du pouvoir. Ciudadanos, quatrième, gagnerait des voix. Mariano Rajoy devrait
aussi rester le candidat de son parti. « Ses seuls
remplaçants possibles lui sont très loyaux »,
explique un élu national du PP sous couvert de
l’anonymat, assurant qu’il pourrait paradoxalement obtenir davantage de sièges, en dépit des
scandales de corruption. « Il est possible que
moins de jeunes (déçus par Podemos) aillent
voter » « et c’est avantageux pour nous », dit cet
élu conservateur, en expliquant, que mécaniquement, en cas d’abstention, le PP aura un pourcentage des voix plus élevé.
350 CHIITES MASSACRÉS AU NIGERIA
A
mnesty International a
accusé hier l’armée nigériane d’avoir abattu délibérément 350 musulmans de la minorité chiite fin 2015 avant d’enterrer
leurs corps dans des fosses communes et de détruire les preuves de ce
carnage. Les 12 et 13 décembre, des
affrontements s’étaient produits à
Zaria, fief du Mouvement islamique
du Nigeria (IMN), des chiites partisans de l’instauration d’un régime à
l’iranienne, dans l’Etat de Kaduna,
dans le nord du Nigeria. Des membres de l’IMN en procession avaient
bloqué le convoi du chef d’étatmajor des armées, le général Tukur
Yusuf Buratai, provoquant une
répression brutale de l’armée. Dans
un rapport intitulé « Révélons la
vérité sur les assassinats illégaux et
Amnesty accuse l’armée
la dissimulation de masse à Zaria »,
Amnesty International juge sans
fondement les allégations de l’armée selon lesquelles les partisans de
l’IMN auraient tenté d’assassiner le
général, une accusation formellement démentie par le groupe chiite.
Son chef, Ibrahim Zakzaky, et sa
femme sont incarcérés à Zaria
depuis les faits. Le leader chiite a
perdu un oeil lors des affrontements, dont il est ressorti partiellement
paralysé.
Le
rapport
d’Amnesty paraît alors que les parties se renvoient la responsabilité
des violences. Selon l’organisation
de défense des droits de l’Homme,
l’armée a agi « illégalement » à
Zaria en tirant « à l’aveugle » sur
des civils désarmés. « La raison
pour laquelle l’armée a lancé une
16
telle +opération militaire+ n’est
pas claire dans une situation de
simple maintien de l’ordre public »,
indique le rapport. L’armée, qui a
souvent été accusée d’abus à l’encontre des civils dans sa lutte contre
l’insurrection de Boko Haram,
maintient que ses troupes ont réagi
à Zaria de manière appropriée.
« L’armée nigériane n’a fourni
aucune preuve alimentant ses allégations selon lesquelles les protestataires de l’IMN auraient tenté d’assassiner le chef d’état-major des
Armées », poursuit Amnesty, avant
d’affirmer que « l’armée nigériane a
brûlé vif plusieurs personnes, rasé
des bâtiments et jeté les corps dans
des fosses communes ». La plupart
des preuves ont été « méticuleusement détruites », poursuit le rap-
port, qui accuse les soldats de couvrir ce carnage en empêchant l’accès au site. « Les corps ont été
emmenés, le site rasé, les gravats
déblayés, les traces de sang nettoyées, les balles et les douilles ôtées
des rues », lit-on. Le porte-parole
des forces armées nigérianes, le
général Rabe Abubakar, a estimé
que le document d’Amnesty était
« injuste » et s’est plaint que l’armée n’ait pas été consultée avant sa
publication. « S’ils ont des preuves,
qu’ils les montent pour que tout le
monde les Voie », a-t-il dit. Il a
assuré que les militaires ne s’en
prenaient pas aux « citoyens qui
respectent la loi ». « Ceux que nous
avons affrontés devaient être des
criminels ou des ennemis de
l’Etat », a-t-il dit.
Internationale
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
SELON MARTIN KOBLER, LE PARLEMENT DE TOBROUK «DOIT APPROUVER LE GOUVERNEMENT D’UNION»
Trripolli ou
u la cllé allgérrien
nne
GUERRE DE SYRIE
Poursuite des
négociations de Genève…
Les difficiles négociations de paix
intersyriennes, organisées par
l’ONU à Genève, vont se
poursuivre jusqu’à mercredi,
malgré le départ du principal
groupe d’opposition, a-t-on appris
hier auprès d’un négociateur
présent en Suisse. « Nous allons
continuer les discussions jusqu’au
27 avril comme indiqué sur
l’invitation reçue de (Staffan) de
Mistura », l’émissaire spécial de
l’ONU pour la Syrie, a dit Qadri
Jamil, co-président de la
délégation du « Groupe de
Moscou », une faction de
l’opposition intérieure. « Nous
allons rencontrer M. de Mistura en
début de semaine pour poursuivre
la discussion sur notre vision »
d’un règlement du conflit, a ajouté
M. Kadri, qui est un ancien vicePremier ministre syrien. Le
médiateur de l’ONU n’a pas
encore indiqué la date à laquelle ce
3e round de pourparlers devait
s’achever, mais la poursuite des
discussions intervient alors que
l’opposition « officielle » réunie au
sein du Haut comité des
négociations (HCN) - qui
rassemble des représentants
politiques et des groupes armés - a
quitté Genève pour protester
contre « la détérioration » de la
situation humanitaire et les
violations du cessez-le-feu en
Syrie. Lors d’une interview jeudi
soir à la télévision publique suisse
RTS, M. de Mistura a d’ailleurs
laissé transparaître son agacement
à l’égard du HCN, parlant de
« gesticulations ». « La délégation
de Riyadh (nom donné au HCN
par Damas et les autres opposants,
ndlr) n’est qu’une délégation
parmi d’autres participant aux
discussions de Genève et l’idée
selon laquelle elle serait la
délégation en chef de
l’opposition doit être effacée », a
souligné M. Jamil. Le « Groupe de
Moscou », qui comme son nom
l’indique est proche de la Russie,
elle-même alliée de Damas, est
vivement contesté par le HCN qui
lui dénie toute légitimité sur le
terrain. Une source proche du
gouvernement de Damas a
également confirmé que la
délégation du régime « restait
jusqu’à mercredi » à Genève.
CONFLIT DU YÉMEN
Reprise à Koweït
des pourparlers
Les négociations entre
gouvernement et rebelles
yéménites ont repris hier à Koweït
sous l’égide de l’ONU pour tenter
de mettre fin au conflit dans le
pays, a indiqué un délégué. Ces
négociations menés par des
représentants du gouvernement
du président Abd Rabbo Mansour
Hadi, et ceux des rebelles Houthis
et de leurs alliés, avaient
commencé jeudi avec trois jours
de retard. Les délégations des
deux parties, formée chacune de
sept membres, ont entamé leurs
discussions hier après-midi en
présence du médiateur de l’ONU
Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a
précisé le même délégué. Un
cessez-le-feu est entré en vigueur
le 11 avril dans ce pays mais les
protagonistes s’accusent depuis
mutuellement de le violer. Les
Houthis avaient boudé le début
prévu initialement lundi pour
protester contre ces violations.
Jeudi, la délégation des rebelles
avait rencontré le médiateur de
l’ONU après la première session
de négociations et souligné la
nécessité de faire respecter le
cessez-le-feu, selon leur agence
de presse Sabanews.net. « La clé
pour parvenir à une solution est
de se mettre d’accord sur une
autorité de transition », a-t-elle
insisté.
de l’Algérie dans tous les domaines, et sa disponibilité constante à accroître la coopération,
notamment à travers le développement des zones frontalières, de la formation et de l’expertise,
Messahel a évoqué la constante de la doctrine qui rejette toute intervention militaire étrangère…
OUTRE LE SOUTIEN
! CHAABANE BENSACI
«I
ntervention » ou « assistance » militaire étrangère
? L’euphémisme est délibérément mis en relief, par le représentant de l’ONU en Libye, Martin
Kobler, dans l’entretien qu’il a
accordé jeudi au journal Le Monde.
Tout en mettant fortement l’accent
sur le fait que le Parlement de
Tobrouk « doit approuver » le gouvernement d’union nationale, parce
qu’il est reconnu par la communauté internationale, et qu’à ce
titre il lui faut s’inscrire dans la
démarche onusienne de rétablissement de la paix, Kobler a
rappelé que « les ministres des
Affaires étrangères d’Italie, Paolo
Gentiloni, de France Jean-M
Marc
Ayrault, d’Allemagne Frank-W
Walter
Uni
Steinmeier et du Royaume-U
Philip Hammond », ainsi que le
« ministre algérien des Affaires
maghrébines, de l’Union africaine
et de la Ligue arabe, Abdelkader
Messahel, se sont succédés à Tripoli
pour rencontrer M. Sarradj » pour
lui apporter « leur soutien ».
Al Serradj a d’ailleurs été invité
au sommet de l’OCI, à Istanbul, et il
peut se targuer de la reconnaissance
de facto du Conseil de sécurité de
l’ONU qui a avisé ses membres de
cesser tout contact avec des institutions qui ne reconnaissent pas l’autorité du Conseil présidentiel.
Autant de marques de soutien qui
rendent impératif le vote du
Parlement de Tobrouk, estime
Martin Kobler, qui ajoute qu’ « une
minorité de députés, incluant le
président de l’Assemblée, Aguila
Saleh, le rendent impossible ». Mais
c’est en mettant plus particulièrement l’accent sur la nécessité d’en-
Tripoli, demeure inchangée. Outre le soutien de
l’Algérie dans tous les
domaines, et sa disponibilité constante à accroître
la coopération, notamment à travers le développement des zones frontalières, de la formation et
de l’expertise, il a évoqué
la constante de la doctrine
qui rejette toute intervention militaire étrangère,
dans les pays de la région,
au profit de la solution
politique
consensuelle,
seule à même de garantir
le rétablissement de la
paix, de la sécurité et de la
stabilité. Al Serradj qui a
remercié l’Algérie premier
pays arabe à dépêcher un
ministre des Affaires
étrangères à Tripoli sait
Le gouvernement Al Serradj tente d'asseoir son pouvoir en Libye
pertinemment que la
réconciliation nationale
treprendre sans tarder la lutte
d’un an déjà mais à laquelle ni les
est à ce prix et nul doute que c’est
Etats-U
Unis ni surtout la Russie ne
contre Daesh que Kobler éclaire
bien pour cela qu’il a dit compter
sont favorables. Kobler et l’instance
davantage le programme auquel
sont attelés les pays occidentaux, le
onusienne ont un programme arti- sur le soutien algérien pour triompher des défis institutionnels, poliministre français de la Défense,
culé autour des visées des pays
tiques, sécuritaires et de lutte
Jean-Y
Yves Le Drian ayant redit, pas
européens précités. Il s’agira, dit-iil,
plus tard que jeudi dernier, l’inten- de «reconstruire et d’intégrer » l’ar- contre les groupes terroristes.
D’ailleurs, le premier vice-p
présition d’une intervention militaire en
mée libyenne, avec un comité de
dent du Conseil présidentiel,
Libye avec son partenaire britan- Défense (ministère) qui conduira
Ahmed Maitig, qui a relevé les
cette reconstruction, sous l’égide du
nique, un peu comme en 2011
efforts constants de l’Algérie orgalorsque l’Otan avait pris unilatéra- Conseil présidentiel. Pour étayer la
nisatrice de plusieurs rounds de
lement le relais de l’ONU dans l’of- force de sa stratégie, il invoque un
négociations entre factions actives
« processus politique qui avance à la
fensive contre le régime de
libyennes jusqu’au terme de
vitesse d’un escargot tandis que
Mouammar Al Gueddafi. Une
l’Accord sous l’égide de l’ONU, a
option qu’il sera facile de draper
l’expansion de l’Etat islamique est
dans le vocale d’ « assistance mili- bien plus rapide », ce qui est le dan- affirmé le rejet par Tripoli de toute
intervention étrangère en Libye,
taire » dés lors que « ce sera au gou- ger le plus grave pour l’ensemble de
appelant de ses vœux l’expérience
vernement Al Serradj d’en formuler
la région sans le moindre doute.
algérienne en matière de concorde
la requête », dixit Martin Kobler.
Mais la position de l’Algérie,
et de Réconciliation nationale.
Car sans cet assentiment, il sera difréitérée par le ministre des Affaires
S’agit-iil là seulement d’un vœu
ficile de masquer la vraie nature de
maghrébines, de l’Union africaine
pieux ? L’avenir proche le dira.
l’intervention que Londres et Paris
et de la Ligue arabe, Abdelkader
C. B.
Messahel, mercredi dernier à
appellent de leurs vœux depuis plus
4 UNIVERSITAIRES, 2 JOURNALISTES JUGÉS EN TURQUIE
La liberté d’expression en procès
LES 4 UNIVERSITAIRES TURCS accusés sont poursuivis pour avoir lu en public et signé une pétition dénonçant les
« massacres » commis par les forces de sécurité turques pendant des opérations contre les rebelles du PKK.
Q
uatre universitaires turcs accusés de
« propagande terroriste » sont appelés à la
barre hier lors d’un procès qui illustre
pour leurs soutiens les atteintes aux libertés sous
le président Erdogan, au moment où sont également jugés deux célèbres journalistes. Les quatre
universitaires turcs accusés sont poursuivis pour
avoir lu en public et signé une pétition dénonçant
les « massacres » commis par les forces de sécurité
turques pendant des opérations contre les rebelles
du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans
plusieurs villes sous couvre-feu. En détention
depuis le mois dernier, Esra Munger, professeure à
l’université Bogazici, Muzaffer Kaya, qui enseigne
aux Beaux-Arts, Kivanc Ersoy, professeur à l’université Nisantasi et Meral Camci, professeure jusqu’en février à l’université Yeni Yüzyil, risquent
jusqu’à sept ans et demi de prison. Au moins 300
personnes, dont de nombreux universitaires,
étaient rassemblées devant le bâtiment pour soutenir les accusés dans les deux procès, a rapporté
selon l’AFP, aux cris de « Liberté à nos stylos » et
« Fiers de nos universitaires ». Le procès de ces
derniers a commencé à 11h00 GMT. En janvier,
plus de 1.200 intellectuels turcs et étrangers
avaient signé cette pétition, suscitant la fureur du
président islamo-conservateur Recep Tayyip
Erdogan, qui avait promis que les pétitionnaires
paieraient le « prix » de leur « trahison ». Le
Premier ministre Ahmet Davutoglu avait lui
dénoncé « l’alliance du mal » formée par certains
médias, universitaires et dirigeants politiques qui
« soutiennent les attaques contre la Turquie ».
Dans la foulée, des procédures judiciaires avaient
été déclenchées dans toute la Turquie et une vingtaine d’universitaires placés en garde à vue, ravivant dans ce pays comme à l’étranger les critiques
sur les atteintes à la liberté d’expression sous la
présidence de M. Erdogan. Le sud-est à majorité
kurde de la Turquie vit à nouveau depuis des mois
au rythme des combats meurtriers et quotidiens
entre les forces de sécurité turques et les rebelles.
Plus de 350 soldats ou policiers en ont été victimes, selon les autorités, qui évoquent un chiffre
invérifiable de plus de 5.000 tués dans les rangs du
PKK. Le président turc a proposé au début du
mois de déchoir de leur citoyenneté turque tous
ceux qu’ils considèrent comme les « complices » du
PKK, avocats, intellectuels, journalistes ou élus.
Le procès à huis clos de deux journalistes du quotidien d’opposition Cumhuriyet se poursuit également avec une troisième audience hier qui a
débuté à 7h00 GMT. Can Dündar, son rédacteur
en chef, et Erdem Gül, son chef de bureau à
Ankara, sont accusés d’espionnage, de divulgation
de secrets d’Etat et de tentative de coup d’Etat et
risquent la prison à vie. Le procès de ces deux
journalistes reconnus, qui avaient diffusé un article et une vidéo faisant état de livraisons d’armes
par les services secrets turcs à des rebelles islamistes en Syrie, est devenu pour nombre d’ONG
et d’opposants à M. Erdogan le symbole d’une
liberté de la presse menacée.
LEVÉE DES SANCTIONS CONTRE L’IRAN
L
Kerry va s’employer à rassurer Zarif
e secrétaire d’Etat américain
John Kerry devait s’employer
hier à rassurer son homologue iranien Mohammad Javad Zarif
sur la levée des sanctions internationales contre Téhéran suite à l’accord sur le nucléaire, après une série
de protestations de l’Iran. Les deux
ministres des Affaires étrangères de
gouvernements qui n’ont pas de
relations diplomatiques depuis 1980
devaient se retrouver pour la
seconde fois cette semaine à New
York, probablement au siège des
Nations unies, selon le département
d’Etat. MM. Kerry et Zarif s’étaient
vus en tête-à-tête mardi à l’ONU. Le
ministre américain avait fait état de
« progrès » dans leurs discussions
sur les « bénéfices » que pouvait
escompter l’Iran depuis la mise en
oeuvre en janvier de l’accord historique scellé en juillet 2015 avec les
grandes puissances sur le contrôle
du programme nucléaire iranien.
Mais Téhéran se plaint ces derniers
jours que des banques et entreprises
occidentales soient réticentes à rétablir leurs relations économiques
avec l’Iran, redoutant de tomber
17
sous le coup de la justice des EtatsUnis. Sans vouloir dévoiler ce que
M. Kerry dira à son interlocuteur
iranien, le porte-parole de la diplomatie américaine John Kirby a
laissé entendre que le ton sera à l’apaisement. « Nous n’essayons absolument pas d’être un obstacle d’aucune sorte pour les banques et les
institutions étrangères travaillant
avec l’Iran dans le cadre de l’allègement des sanctions et qui font des
affaires légitimes avec » ce pays, a
insisté le porte-parole américain. Au
contraire, a-t-il défendu, « nous nous
sommes efforcés d’expliquer » en
quoi consistait la levée des sanctions. John Kerry avait reconnu
lundi soir que Téhéran n’avait jusqu’ici récolté que « quelque trois
milliards de dollars » de la levée des
sanctions, contre environ 55
milliards de dollars escomptés.
Architecte de l’accord sur le
nucléaire iranien, l’administration
de Barack Obama milite pour une
réintégration de l’Iran au sein de l’économie mondiale et oeuvre à une
amorce de rapprochement diplomatique.
Culture
«METZEOUEDJ FI
OTLA» EN TOURNÉE
NATIONALE
Dix années
de succès
La comédie «Metzeouedj fi
otla» est à l’affiche de plusieurs
salles de spectacles du pays dans
le cadre d’une nouvelle tournée
nationale coïncidant avec le
10ème anniversaire de cette
pièce à succès, a-t-on appris
jeudi de l’auteur, Mourad
Senouci.
La tournée sera lancée le
29 avril prochain à Oran, avec
une représentation prévue au
quartier populaire et historique
de Sidi El-Houari, précisément
au siège de l’association de protection du patrimoine «Santé
Sidi El-Houari» (SDH) qui célèbre quant à elle son 25ème anniversaire, a indiqué à l’APS le
dramaturge.
Les représentations suivantes
seront
données
le
7 mai à Chlef (salle Dounyazed),
les 27 et 28 mai à Alger (Théâtre
national algérien Mahieddine
Bachtarzi /TNA), et le 16 juin à
Oran
(Théâtre
régional
Abdelkader Alloula /TRO), a-t-il
déclaré.
En outre, des démarches ont
été entamées auprès des instances culturelles partenaires pour
programmer le spectacle dans
d’autres villes du pays à l’instar
de Relizane et Saïda, a fait
savoir M. Senouci.
La tournée sera ponctuée par
une
représentation
le
5 juin prochain au Maroc suite à
la sélection de cette pièce par les
organisateurs du Festival international
de
l’humour
«Marrakech du Rire».
Ecrit par Mourad Senouci,
«Metzeouedj fi otla» est un
monologue hilarant interprété
par
le
comédien
Samir
Bouanani qui y campe le rôle
d’un personnage heureux de
retrouver sa «liberté de célibataire» pendant l’absence de sa
femme partie en voyage pour se
soigner.
Depuis sa production en
2006, cette pièce a été présentée
dans plusieurs salles de théâtre
lors de tournées nationales et à
l’étranger (aux Etats-Unis en
2009, en France en 2010 et au
Maroc en 2012), suscitant à
chaque fois autant de succès
auprès du public.
Cette oeuvre procure une
grande fierté pour les deux
artistes, d’autant que sa production a nécessité un budget
modeste. «Preuve qu’au théâtre
l’argent est peut-être important
mais pas déterminant, car c’est
l’art qui prime», a ajouté la
même source.
AHMED KHEMIS, DANSEUR
ET
VENDREDI 22 - SAMEDI 23 AVRIL 2016
CHORÉGRAPHE, À L’ EXPRESSION
«La danse peut sauver beaucoup de gens»
ENTRETIEN RÉALISÉ
! O. HIND
PAR
A
hmed Khemis, de mère tunisienne et de père algérien, natif
de Ouargla a été formé à l’école
de Syhem Belkhoudhja à Tunis. De
2002 à 2004, il parfait sa formation au
Cndc d’Angers. C’est un de ces danseurs curieux de la danse : notre danseur nomade traverse aussi bien la
danse contemporaine, la danse traditionnelle que d’autres types de danses. Danseur élégant, riche de ces
diverses pratiques, de ces diverses
rencontres culturelles, il a vite été
remarqué par différentes compagnies
dont celle de Salia Ni Seydou.
Interprète, il fait ses premiers pas de
chorégraphe dans « Voyages des poussières». Depuis il est revenu en
Algérie, où il s’est fait remarquer lors
du Festival de danse contemporaine
d’Alger, mais aussi dans «Temps
dansé» de Nacera Belaza etc, jusqu’à
ce que le Ballet national fasse appel à
lui pour la chorégraphie du spectacle
« La flamme du Sahara » qui vient
d’être donnée au Palais de la culture.
Il nous en parle !
L’Expression : On vient de voir le
spectacle « la flamme du Sahara » à
laquelle vous avez participé en tant
que chorégraphe. Un spectacle qui
allie danses folklorique et contemporaine. Vous qui évoluez plutôt dans le
contemporain, comment avez-v
vous pu
vous adapter ? Parlez-n
nous de votre
participation dans ce spectacle.
Ahmed Khemis :Tout d’abord, je
pense que j’ai un langage qui m’appartient dans la danse contemporaine. Une identité , une singularité
que j’ai essayé d’apporter au Ballet
national. Chaque chorégraphe a une
identité différente, Nacera Belaza,
Abou Lagraâ, ou moi ...Dans ce spectacle on a travaillé à deux. J’ai pris
part à toute la création de A à Z, mais
après, il y a des parties sur lesquelles
je me suis beaucoup plus basé, tout
comme Mme Namous qui s’est consacrée à certains tableaux bien précis.
Mais je tiens à préciser que c’était une
collaboration, à 100% une co-écriture.
J’ai essayé de transmettre quelque
chose de nouveau . Une nouveauté
que j’ai acquise au fil des années tout
en m’ inspirant d’autres styles, autres. Le langage du cheval par exemple, celui des chasseurs ou bien des
guerriers, je me suis inspiré de films
ou documentaires pour arriver à créer
cette énergie, à l’instar de comment
poser la flèche. Le travail de groupe.
Comment donner à voir le cheval sur
scène. L’incarner etc. Car le personnage on le voit comme un cheval.
C’est quelque chose de très abstrait,
un peu spirituel. Sur scène il y avait
huit garçons mais en réalité, il y avait
au moins le double… Ce spectacle est
un mélange de folklore, danse classique, contemporain de théâtre…
Dans ce spectacle il y a beaucoup
de références à la culture, et us et coutumes de votre ville natale, Ouargla, il
me semble. J’entends notamment
dans le clin d’œil à la sépulture de
Fahrouda, ou le tombeau des amants,
qui m’ont évoqué les nombreux mausolées que j’ai visités récemment à
Ouargla….
Oui, effectivement, vous avez raison de signaler le tombeau. Dans l’histoire, en effet, Ben Merzouk et
Ferhouda meurent, y compris le cheval. En fait, c’est une confidence que
je vous fait, en pleine création j’ai reçu
un appel. Mon oncle venait de décéder.
J’ai dû aller à Ouargla. C’était pour
moi quelque chose de très fort, très
impressionnant, d’autant que c’était
la première fois de ma vie que j’assistais à un enterrement et qui, plus est
là-bas. Et d’y participer et de voir
comment ça se passe. Voir les hommes
d’un côté, les femmes de l’autre et
comment juste à la fin de la prière, on
part à la mosquée, on fait le tour du
village, après on emmène le mort au
cimetière. Ma famille est grande et
nombreuse. Tu vois beaucoup plus de
gens pendant les enterrements que
dans les mariages. J’ai rencontré plus
de monde à l’enterrement qu’aux
jours de fête. J’ai fait connaissance
avec des cousins que je n’avais pas vus
depuis 20 ans. On était dans une
espèce de cercle immense. Une spirale
comme à La Mecque quand les gens se
mettent à tourner. En fait, la famille
se met en cercle, les invités et les pro-
ches tournoient. Il y a le salut. Parfois
juste avec les yeux tellement il y a
beaucoup de monde et ça dure longtemps. Et cela je l’ai mis dans le spectacle. C’est quelque chose de très personnel et intime, mais que j’ai décidé
d’incorporer dans le spectacle. C’est
comme mon rapport à la musique. Le
son du cheval, tout ce montage que
j’ai proposé à Salim Dada, je l’ai vu
ailleurs. Moi je travaille beaucoup sur
la musique contemporaine, életcro,
l’abstrait et le son mécanique, des
choses qui ne sont pas dans l’ordre,
mais qui parfois sont en décalage. La
musique n’est pas systématiquement
en accord avec le corps et vice versa.
C’est comme un jeu, il y a parfois un
décalage, être avec, s’échapper du
corps, le corps qui ramène le tempo de
la musique. Le tout accompagné de
lumière…
Justement, comment s’est fait le
travail de collaboration avec le musicien ?
Je travaille souvent soit avec des
musiciens sur scène ou bien avec des
compositeurs. Cette fois-ci j’ai travaillé avec un compositeur certes et
d’un niveau artistique très élevé et je
m’en félicite. Il n’a jamais travaillé
sur une création chorégraphique.
C’était quelque chose de nouveau
pour lui et un peu difficile, mais il a
réussi haut la main. C’était un challenge partagé en fait car on a travaillé
vraiment en groupe. Il venait chez
moi, il s’est imprégné de mon univers.
Il est parti dans mon monde. Il m’envoyait des choses à écouter. On a
beaucoup échangé.
Et le travail avec les danseurs ?
Il y a plusieurs niveaux de danseurs. Il y a les anciens et les nouveaux qui n’ont même pas deux mois
mais qui ont bien progressé. Certains
du Ballet national ont entre 18 et 50
ans. Celui qui incarne le cheval et Ben
Merzouk sont anciens. Il y a le « gerrab » aussi. On voit bien le niveau.
Pour choisir les personnages/ danseurs on a mis beaucoup de temps
madame la directrice et moi, il fallait
trouver celui qui pouvait interpréter
tel ou tel personnage, car il s’agit de
caractère, de visage et au final je
pense qu’on a fait le bon choix, en
choisissant à ce moment-là, ces genslà.
Ahmed Khemis, vous avez assuré
votre contrat, quelle est la suite de
votre parcours aujourd’hui ?
C’est vrai que j’ai une adresse,
mais je suis un nomade. Je n’ai pas un
endroit précis où je vais m’installer.
D’une certaine façon j’ai mes racines,
mais
je
voyage
beaucoup.
Aujourd’hui. Je suis en Algérie,
demain je peux être à Paris, en
Palestine, j’ai des projets en Tunisie.
J’ai une tournée qui m’attend, un
trio, ma dernière création, avec un
Français et une Allemande. Une pièce
théâtrale avec un travail très pointu
sur le costume sur scène, avec installation décor et texte. J’ai un solo également au programme. J’ai pas mal de
projets. J’espère continuer aussi de
travailler en Algérie. Si ce n’est pas
avec le Ballet national avec d’autres
villes, j’ai envie de rencontrer d’autres
danseurs, d’autres compagnies. Je
voudrai faire des master class, installer quelque chose à Ouargla, développer la danse là-bas. Sauver les gens de
la rue, beaucoup de jeunes qui n’ont
pas eu la chance d’aller jusqu’au bout
de leurs études se retrouvent dans la
rue. Ils sont perdus, la seule issue
pour eux c’est la religion et c’est dommage... L’obscurantisme et l intégrisme flirtent avec eux....
L’art et la culture sont des issues à
ces dangers et à ces fléaux qui nous
guettent et guettent nos jeunes . La
danse, la musique, le théâtre sont un
remède .
O. H.
CONSTANTINE 2015
«Idipe roi» du théâtre de Sidi Bel Abbès séduit le public constantinois
La pièce « Idipe roi» montée par le
théâtre régional de Sidi Bel Abbès
(TRSBA) et dont la générale a été présentée jeudi soir, sur les planches du
théâtre régional de Constantine (TRC) a
séduit le nombreux public présent. Sur
une adaptation de la nouvelle de l’écrivain égyptien Tewfik Al Hakim et réalisée par Saddek El Kebir, la pièce met en
scène, huit comédiens amateurs, dont
six non-voyants pour raconter une tragédie complexe. « Idipe roi » relate
l’histoire d’un roi élevé par une femme
et par un concours de circonstances, il
s’ avère, par la suite, que la femme que
ce souverain a épousée, n’était autre
que sa mère. Sur une scénographie
signée Benamar Yahia et une musique
de Samir Merabet, les scènes de la
pièce ont évolué dans l’univers et à travers les mouvements des non-voyants,
les comédiens voyants ont été mis dans
les conditions de non-voyants. Des
amateurs de théâtre non-voyants, dont
Mohamed-Amine Bensafi, Fatma Ham
Cherif et Mounia Salaa se sont donné la
réplique dans cette oeuvre saisissante
par la succession des événements.
L’expérience d’associer des comédiens
non voyants dans une oeuvre théâtrale
est la deuxième du genre pour le Trsba,
a précisé à l’APS, son directeur. Hassen
Assous. Inscrite dans le cadre du programme d’animation du département
Théâtre
de
la
manifestation
Constantine, capitale 2015 de la culture
arabe », la pièce Idipe roi» sera encore
présentée hier et aujourd’hui sur les
planches du TRC. Une tournée est programmée pour la présentation de cette
oeuvre théâtrale dans une trentaine de
wilayas dont Skikda et Mostaganem.
«LA DOUBLE INCONSTANCE» DE MARIVAUX PRÉSENTÉE À ALGER
L
Quand le sentiment se mêle à la politique
a pièce de théâtre « La double inconstance», une comédie en trois actes de
Marivaux, qui mêle le sentiment à la
politique et explore les pulsions internes de l’individu, a été présentée jeudi soir à Alger, devant
un public nombreux et recueilli. Loin des
grands rendez-vous culturels, cette soirée, pourtant ordinaire dans la programmation de la salle
El Mouggar, aura drainé un public nombreux,
venu assister à un spectacle de référence, écrit
en 1723 par l’écrivain-dramaturge français,
Pierre Carlet De Chamblain De Marivaux
(1688-1763). Brillamment mis en scène par
René Loyon, ce chef-d’œuvre de « cynisme tranquille et de cruauté souriante» a été servi par
sept comédiens – dont trois femmes – qui ont
porté le texte dans toute sa densité, ce qui, indéniablement, a donné au spectacle une dimension
universelle. « Nous avons joué dans un niveau
de langue très recherché (à), pour comprendre le
propos de mon personnage (Arlequin), j’ai dû, à
titre personnel, traduire ma partie du texte vers
un français plus accessible», a expliqué Hugo
Seksig. La trame, aux desseins d’un « drame
cornélien» (être entre la passion et le devoir),
présente l’histoire d’une liaison amoureuse
intense entre Arlequin et Sylvia, campé par
Natacha Steck, élue par le Prince, rendu par
Augustin Passard, qui veut l’épouser pour son «
innocence et son charme naturel» . La loi,
interdisant la violence, le Prince va alors tenter
de séduire et duper la fille, usant de toute son
influence sur ses sujets Flaminia notamment,
joué par Marie Delmarès- qui vont s’investir
dans des stratagèmes pour disqualifier
Arlequin. Le public, tenu en haleine pendant
deux heures, a beaucoup apprécié les dialogues
des comédiens, se donnant la réplique dans une
diction empreinte de clarté et des échanges rythmés qui ont renseigné sur la nature humaine et
ses différents sentiments. Quelques scènes qui
ont permis à des couples de comédiens de manifester physiquement l’intensité d’un moment
d’amour, ont été bien accueillies par l’assistance
car dans le contexte de la trame et rendues crédibles par la force du texte et la cohérence des
évènements. Sur une scène presque nue qui
présentait pour seul décor deux longs bancs rouges et quelques coussins faisant office de divan,
le choix du metteur en scène de donner la priorité au texte et au jeu des comédiens était perceptible. L’éclairage, judicieusement conçu, a
aidé à la création d’atmosphères adéquates aux
différentes scènes du spectacle, annonçant par
21
moments des changements de situations.
L’ensemble des comédiens, parmi lesquels également Jacques Brücher (Trivelin), François
Cognard (un seigneur) et Cléo Sénia (Lisette), a
été longuement applaudi par un public qui a «
apprécié le spectacle dans son contenu et sa
forme» , savourant chacun de ses moments dans
la délectation. Montée en mars 2015, la pièce
de théâtre « La double inconstance» a plusieurs
fois été jouée en France. En tournée en Algérie
pour cinq spectacles, elle a déjà été présentée
dans les villes de Tlemcen et Oran en attendant
de conclure la semaine à venir, à Constantine et
Annaba. Le Spectacle « La double inconstance»
de Marivaux a été programmé par l’Institut
français d’Alger (Ifa), en collaboration avec
l’Office national de la culture et de l’information
(Onci).
DERNIÈRE
HEURE
sur internet http://www.lexpressiondz.com
SAHARA OCCIDENTAL : LES MONARCHIES DU GOLFE
ET LES USA SOUTIENNENT OUVERTEMENT LE MAROC
L’ALGÉRIE SIGNE À
NEW YORK L’ACCORD SUR
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
L’ALLIANCE ROYALE
JOHN KERRY, LE SECRÉTAIRE d’Etat américain, a été chargé de cette mission au moment
où le souverain marocain tire à boulets rouges sur Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU.
! MOHAMED TOUATI
C
’est au lobby prosioniste
J Street Political Action
Committee basé aux EtatsUnis, qui soutient la politique israélienne de colonisation des territoires
palestiniens que le chef de la diplomatie américaine s’est adressé pour
faire un discours particulièrement
élogieux de notre voisin de l’Ouest.
«Nous sommes honorés pour le travail accompli au Maroc par Sam
Kaplan (un juif américain ancien
ambassadeur des USA au Maroc,
membre de J Street Political Action
Committee Ndlr). Le Maroc, ce pays
fascinant, dont l’histoire se confond
avec des points clés, non seulement
avec celle des USA, au début de sa
naissance, mais aussi avec l’histoire
du peuple juif», avait affirmé John
Kerry à l’occasion d’un dîner de gala
organisé à Washington, le 18 avril,
par le groupe de pression pro-Israël,
J-Street. Pour ceux qui avaient
encore le moindre doute, la
connexion entre le Royaume et le
sionisme est attestée. Cette déclaration équivaut à une preuve par 9.
Mohammed VI fricote avec Israël. Il
n’a fait qu’entretenir d’anciens
liens. Le successeur d’Hillary
Clinton confirme : « Vous avez aidé à
garder notre relation avec le Maroc,
au plus haut niveau et parmi les
plus fortes dans la région. Vous avez
œuvré au maintien et au renforcement de ces relations avec le
Royaume, qui remontent littéralement aux premiers jours de la fondation de notre nation», a-t-il ajouté
en direction de l’ex-ambassadeur
américain.
Le paradoxe des puissances
Confirmant la tâche à laquelle
avait été missionné le « diplomate »
US : conserver le Maroc dans le
giron américain, des pays hostiles à
la création d’un Etat palestinien
indépendant et à l’autodétermination du peuple sahraoui. Le souverain marocain est prêt à tout pour
garder sous sa coupe le Sahara occidental. Manigancer avec un des
tout-puissants groupes de pression
pro-israélien qui soutient l’idéologie
sioniste ne lui pose vraisemblablement aucun problème de conscience. Mohammed VI a vendu son
Le peuple sahraoui croit en son destin
âme au diable.
Il est bel et bien dans les griffes
de Satan. Le Maroc et Israël «semblent travailler de concert pour
saper les activités de la Commission
des droits de l’homme du Congrès
américain chargée de faire respecter
l’engagement des Etats-Unis à
défendre les droits de l’homme des
Sahraouis», écrivait en 2013 le site
d’information
juif
américain
Mondoweiss. Un deal entre Rabat et
Tel-Aviv qui a eu le gel des activités
du «Comité Al Qods» qui ne s’est pas
réuni depuis l’année 2000 contre un
soutien du lobby sioniste américain
au projet marocain de colonisation
du Sahara occidental?
Le gel des activités du «Comité
Al Qods» pendant plus de 10 années
(2010-2014), présidé par le roi du
Maroc qui a pour objectif de préserver la Ville sainte contre les agressions israéliennes attesterait d’un
deal entre Rabat et Tel-Aviv. La
contrepartie ? Un soutien du lobby
sioniste américain au projet marocain de colonisation du Sahara occidental. C’est tout le paradoxe de ces
grandes puissances occidentales
(Etats-Unis,
France,
GrandeBretagne...) qui veulent promouvoir
la démocratie et la liberté à travers
le monde et qui usent du droit de
veto pour priver les peuples palestinien et du Sahara occidental à décider librement de leur destin.
Ignorent-elles qu’elles apportent de
surcroît un soutien indéfectible au
premier producteur de cannabis au
monde ? Impossible.
Ban Ki-m
moon l’intraitable
Elles ne peuvent non plus ignorer que le Maroc, plaque tournante
reconnue du trafic de drogue,
détient désormais un autre triste
record. Celui de plus gros pays pourvoyeur de terroristes au monde
(plus de 3 000 Marocains combattent sous la bannière de Daesh en
Irak et en Syrie). La nationalité d’origine des assaillants qui ont
endeuillé la France, le 13 novembre
2015 ainsi que ceux qui ont commis
les attentats sanglants qui ont
frappé Bruxelles le 22 mars atteste
que le royaume a gagné ses galons
de pays narcoterroriste. Ils sont
dans leur quasi-majorité belgomarocains. Ils ont martyrisé la
Belgique et… la France qui use de
son droit de veto pour que ne soit
pas organisé un référendum d’autodétermination au Sahara occidental.
C’est donc assuré de ces appuis
au sein du Conseil de sécurité que le
souverain marocain s’est rendu au
sommet Maroc-pays du Golfe qui se
tient à Riyadh. Il n’a eu bien
entendu aucun mal à arracher le
soutien de ces monarchies à son projet d’annexion du Sahara occidental.
«Les pays du Golfe sont solidaires
avec le Maroc, notamment en ce qui
concerne la question du Sahara», a
affirmé le monarque wahhabite,
Salman Ben Abdelaziz. Gonflé à
bloc, le roi du Maroc a tiré à boulets
rouges sur le secrétaire général de
l’Organisation des Nations unies qui
a présenté un rapport très défavorable, aux autorités marocaines, au
Conseil de sécurité concernant le
dossier sahraoui. « Les choses en
sont arrivées au point d’engager une
guerre par procuration où le secrétaire général des Nations unies est
instrumentalisé pour essayer de
porter atteinte aux droits historiques et légitimes du Maroc concernant son Sahara, comme en témoignent les déclarations partiales du
responsable onusien et ses agissements inacceptables… », a déclaré
Mohammed VI dans un discours
prononcé à partir de la capitale
saoudienne.
Survolté, il a carrément accusé le
numéro un de l’ONU de ne pas avoir
les mains libres dans la gestion du
conflit du Sahara occidental. « Il est
l’otage de certains de ses collaborateurs et de ses conseillers, auxquels
il délègue la supervision de la gestion de nombre de dossiers importants, en se contentant, lui, d’appliquer les propositions qu’ils lui présentent … », a-t-il accusé avec arrogance. Une attaque d’une violence
inouïe probablement unique dans
les annales de l’histoire des Nations
unies. La réplique ne s’est pas fait
attendre. Elle a été cinglante à la
hauteur de l’insolence méprisante
de l’héritier de Hassan II. Le missile
a été décoché par le porte parole du
SG de l’ONU qui a mis en exergue
l’« objectivité » et la « neutralité »
des proches collaborateurs de Ban
Ki-moon. « Leur unique allégeance
est à la Charte des Nations unies. Ils
sont au service du secrétaire général. Et c’est dans ce cadre-là qu’ils
prodiguent leurs conseils » à Ban Kimoon, a souligné Stephan Dujarric
lors d’un point de presse tenu, jeudi
dernier, à New York. De quoi faire
davantage fulminer Mohammed VI.
M. T.
MCA 2 - USMA 2
Le derby a tenu ses promesses
! LOUNES MEBERBECHE
C
e grand derby algérois a mis du temps pour
s'emballer puisque les deux équipes ont
d'abord observé un round à distance avant
de se lancer vers l'offensive. La première alerte
dangereuse interviendra à la 15e minute en
faveur des Usmistes par le biais de Seguer qui
combine bien avec Andria, ce dernier pivote et
tire mais à côté. La réaction des Mouloudéens se
fera à la 19e minute suite au tir enveloppé de
Karaoui, mais bien capté par Mansouri. Les
Rouge et Noir procéderont par la suite par balles
arrêtées comme en témoigne ce corner bien lifté
par Ferhat à la 20e minute, la tête croisée de
Chafai passe à côté du poteau. On jouait la 25e
minute lorsque Ferhat réussit à déborder sur son
flanc droit et dépasser Zeghdane, son centre
ajusté trouve Nadji qui place sa tête sous le marquage du défenseur Bouhenna. Cette ouverture
du score a déstabilisé quelque peu le Doyen qui
n'arrivait pas à développer son jeu en procédant
par de longues passes, tandis que l'USMA est restée solide derrière. Par la suite, les capés de
Amrouche se créeront quelques timides actions
mais sans inquiéter la bande à Hamdi. Après la
pause citron, les Rouge et Noir reviendront sur la
pelouse avec moins d'ambitions offensives ce qui a
permis aux Mouloudéens de créer le danger et de
rater plusieurs tentatives. Mais avant cela, Nadji
aurait pu doubler la marque à la 54e minute suite
au centre ajusté de Seguer, la tête de l'avant-centre de Soustara est bien capté par Chaouchi.
Commencent alors les nombreux ratages des Vert
et Rouge qui auraient largement pu inscrire deux
buts si ce n'était la précipitation. La première
action interviendra à la 56e minute suite à l'incursion de Mokdad qui dribble trois joueurs
usmistes et ricoche sur Gourmi, avant de récupérer la balle et enveloppé son tir qui va mourir sur
la transversale. Deux minutes plus tard, longue
passe de Bouhenna pour Gourmi en profondeur,
ce dernier seul devant Mansouri perd son duel
après avoir tenté un lob. Juste après, Derrardja
sert dans l'espace Hachoud, mais son tir fût
stoppé par le keeper usmiste. Contre toute
attente, l'USMA parviendra à doubler la marque
à la 66e minute suite au débordement de Meftah
bien lancé par Ferhat, le latéral droit tente de
centrer en deux fois et qui trouve Derfalou seul
au second poteau pour tromper de nouveau
Chaouchi. Les Vert et Rouge ne baisseront pas
pour autant les bras puisqu'ils parviendront à la
78e minute à réduire le score suite au centre de
Gourmi, Hachoud du pied gauche trompe
Mansouri. Les Mouloudéens redoublent d'espoir
et veulent à tout prix revenir dans le match
comme en témoigne cette action de Mokdad à la
82e minute, ce dernier sert Aouedj qui tire sur la
transversale. On jouait la 86e minute alors que
les Usmistes s'attendaient à une fin heureuse, les
Vert et Rouge parviendront à égaliser suite au tir
puissant de Aouedj, Mansouri relâche le cuir dans
les pieds de Hachoud qui le prolonge au fond et
s'offre un doublé précieux. Quelques minutes plus
tard, l'arbitre Mial siffle la fin de ce beau derby
qui a tenu toutes ses promesses.
L. M.
Le ministre d’Etat, ministre
des Affaires étrangères et de la
Coopération internationale, M.
Ramtane Lamamra, a signé hier
au nom de l’Algérie l’accord de
Paris sur le changement climatique. M.Lamamra, chargé par le
président de la République, M.
Abdelaziz Bouteflika de signer
cet accord au nom de l’Algérie,
s’est joint hier à des dizaines de
dirigeants venus du monde entier
pour cette cérémonie qui a enregistré un record de participation
des Etats jamais égalé jusqu’ici.
Les pays signataires doivent
approuver formellement l’accord,
chacun suivant ses procédures
de ratification internes.L’Accord,
conclu en décembre dernier
dans la capitale française, lors
de la COP21 après d’intenses
négociations prévoit de maintenir
la hausse de la température
mondiale en dessous de 2
degrés Celsius d’ici la fin du siècle.
DES BIENS IMMOBILIERS DE LA
FAMILLE BONGO SAISIS EN FRANCE
Des biens immobiliers à Paris
et Nice, appartenant à la famille du
président gabonais Ali Bongo, ont
récemment été saisis par la justice
française qui enquête sur les
conditions d’acquisition de riches
patrimoines en France par plusieurs chefs d’Etat africains, a-t-on
appris de sources concordantes.
Les juges d’instruction ont saisi
une société civile immobilière, la
SCI Emeraude, selon des sources
judiciaires et proches du dossier.
Selon plusieurs sources, cette
structure, qui permet la détention
d’un bien immobilier par plusieurs
personnes est propriétaire d’une
villa à Nice, sur la Côte d’Azur, et
d’un hôtel particulier à Paris, dans
le chic et huppé XVIe arrondissement.
OBAMA EXCLUT L’ENVOI DE
TROUPES AU SOL EN LIBYE
Réagissant comme un écho
aux velléités d’intervention exprimées dans certaines capitales
européennes, le président américain Barack Obama a exclu hier
à Londres l’envoi de troupes au
sol en Libye. «Il n’y a aucun projet pour (envoyer) des troupes au
sol en Libye», a déclaré
M. Obama lors d’une conférence
de presse avec le Premier ministre britannique David Cameron.
«Je ne pense pas que cela soit
nécessaire. Je ne pense pas que
cela serait bien accueilli par le
nouveau gouvernement (libyen).
Ce serait envoyer le mauvais
signal». Une manière de clore un
débat qui commençait à devenir
malsain.
CHAMPIONNAT D’ANGLETERRE
Riyad Mahrez sacré meilleur joueur
Selon le site Algérie
patriotique, l’international
algérien Riyad Mahrez
aurait finalement remporté
le Prix du meilleur joueur
de l’année du championnat d’Angleterre de première division, attribué par
l’Association des footballeurs professionnels (PFA
Player of the year Award).
Il s’agit d’une fuite de
la liste des lauréats qui
devait en principe être
dévoilée aujourd’hui, mais
le quotidien britannique
The Daily Mail qui a réussi
à obtenir une copie de la
liste vient d’en révéler le
contenu.
Le journal
évoque même les préparatifs du club dans lequel
évolue
l’international
Riyad Mahrez pour qu’il
puisse assister à la cérémonie de remise des prix,
prévue
demain
à
Grosvenor House, dans le
centre de Londres.