note de synthese evolution des ratios tisec financiers
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note de synthese evolution des ratios tisec financiers
NOTE DE SYNTHESE EVOLUTION DES RATIOS TISEC FINANCIERS Chaque année, les services du CNEAP vous demandent de leur transmettre vos données comptables. Votre participation en 2014 a été très bonne puisque 174 établissements sur 189 soit 92% des établissements du CNEAP, nous ont transmis leur balance comptable relative à l’exercice 2012-2013. Nous vous remercions de votre participation et nous nous proposons par la présente note de vous transmettre une analyse synthétique de l’évolution de cinq ratios principaux T.I.S.E.C (*) de la santé financière des établissements : - la capacité d’autofinancement dans le fonctionnement - le fonds de roulement - la capacité de remboursement - la couverture du court terme - la masse salariale dans le fonctionnement Ainsi que 2 nouveaux ratios complémentaires concernant l’immobilier : - Le ratio effort à l’immobilier, - Le taux de vétusté des infrastructures. Pour chacun des ratios, nous vous rappellerons sa signification, les normes recommandées dans l’enseignement catholique, puis nous analyserons leur évolution. Chaque établissement a déjà reçu par l’intermédiaire de son DREAP, le calcul de ses propres ratios financiers dans le document T.I.S.E.C - 20122013 situé dans « l’onglet financier » du document. A noter que les ratios fournis dans notre analyse sont des ratios consolidés sur l'ensemble des établissements et non des moyennes des ratios de chaque établissement. (*) Tableau d’indicateurs de situation des établissements du CNEAP- tableau élaboré pour chaque établissement du CNEAP. 1 I- La capacité d’autofinancement dans le fonctionnement Caf dans le fonctionnement Calcul des ratios sur Indices 2003/2004 2007/2008 2009/2010 2010/2011 2011/2012 2012/2013 CAF dans le fonctionnement 9,48% 9,30% 9,30% 9,29% 10,86% 9,93% % CAF négative 9,88% 10,00% 12,10% 10,10% 5,88% 8,00% 50 142 157 178 170 174 nbre d'ets Caf dans le fonctionnement 12,00% 10,86% 11,00% 10,00% 9,30% 9,30% 9,48% 9,00% 9,29% 8,00% 9,93% 7,00% 03/04 04/05 05/06 06/07 07/08 08/09 09/10 10/11 11/12 12/13 A- Définition de la CAF La CAF (capacité d’autofinancement) traduit « l'enrichissement » ou « l’appauvrissement» créé par l'activité de l'association au cours d'un exercice comptable. Cet indicateur révèle notamment la capacité de l'établissement à dégager annuellement les fonds nécessaires aux investissements. La CAF peut être affectée : 1) au remboursement des emprunts 2) à l'investissement 3) au renforcement des fonds associatifs La CAF nette des emprunts révèle donc la capacité de l’établissement à dégager annuellement des fonds nécessaires à l’autofinancement des investissements à réaliser, et/ou au renforcement des fonds associatifs. 2 Le ratio capacité d’autofinancement (CAF) dans le fonctionnement correspond à la capacité d’autofinancement courante divisée par le total des charges courantes. La capacité d’autofinancement courante est égale à : Résultat courant de l’exercice + les amortissements courants + les provisions courantes – les quotes part de subventions courantes - les reprises sur amortissements et provisions courantes NB : « Courante » signifie que les charges et produits exceptionnels, ainsi que les annuités d’emprunts, ne sont pas pris en compte. B- Analyse de l’évolution du ratio capacité d’autofinancement dans le fonctionnement On constate que le ratio global CAF courante dans le fonctionnement après avoir fortement augmenté en 2011/2012 (+18%) diminue de façon significative en 2012/2013 de - 9 % pour se situer à 9.9% sur 2012/2013. Ce niveau de CAF reste légèrement supérieur à la moyenne constante observée entre 2007/2008 et 2010/2011 de 9,3%. Toutefois, ce niveau de CAF demeure inférieur aux préconisations recommandées dans l’enseignement catholique comprises entre 10% et 15% suivant les conditions d’occupation des locaux des établissements (8-12% pour les établissements locataires qui paient un loyer non sous-estimé, ou 15% pour les établissements propriétaires, ou locataires bénéficiant d’une mise à disposition gracieuse des locaux ou de loyers sous-estimés mais qui en contrepartie assurent toutes les charges propriétaires). Ce niveau de CAF semble insuffisant pour faire face à l’augmentation des besoins d’investissement liés à de nouvelles réglementations, notamment les mises en conformité Accessibilité. Le nombre d’établissements dont la capacité d’autofinancement est négative passe cette année de 10 à 14. Pour ces établissements le simple fonctionnement a été consommateur de trésorerie en 2012-2013, avant même la réalisation de la moindre dépense d’investissement ou le remboursement des annuités de leurs emprunts. Ces établissements ont donc vécu soit grâce à leurs réserves propres en trésorerie, soit grâce à des aides financières ponctuelles (crédit à court terme de trésorerie, ou bien aides de solidarité : tutelles, Fondations Saint-Matthieu, CNEAP région….). 3 II- Le ratio fonds de roulement Calcul des ratios à partir d'Indices 2003/2004 2007/2008 2009/2010 2010/2011 2011/2012 2012/2013 32% 117 37% 134 45% 41% 42% 43% 161 151 153 156 65 145 157 178 170 174 Ratio fonds de roulement Ratio fonds de roulement (En jours) nbre d'éts Fonds de roulement (En jours) 170 160 150 140 130 120 110 100 134 117 03/04 04/05 05/06 06/07 07/08 161 08/09 09/10 156 151 10/11 11/12 12/13 - Définition du Fonds de Roulement Le fonds de roulement représente la marge de manœuvre dont dispose l'établissement pour faire face aux mouvements de fonds provoqués par le fonctionnement des activités. Le fonds de roulement est suffisant lorsqu'il permet d'éviter les difficultés de trésorerie, même dans les périodes où l'encaissement des créances est réduit. Pour apprécier le fonds de roulement, on le compare au montant total du compte de fonctionnement, le ratio obtenu est le ratio fonds de roulement : = Capitaux permanents (fonds propres + provisions + emprunts) - les immobilisations nettes des amortissements/ total des charges Ce ratio permet de détecter les risques de défaillance ou autrement dit d’une rupture de trésorerie. Dans notre secteur d’activité, un ratio fonds de roulement négatif est un indice fort de risque de défaillance de trésorerie. Ce ratio s’exprime également en jours de fonctionnement et correspond donc au nombre de jours de fonctionnement dont disposerait l’établissement pour continuer son activité, dans l'hypothèse où il n'y aurait plus de recettes de fonctionnement. Dans l’enseignement catholique, le fonds de roulement recommandé pour sécuriser la trésorerie est d’au moins 90 jours. 4 B- Analyse de l’évolution du ratio fonds de roulement Après une augmentation du fonds de roulement en jours de fonctionnement entre les années 2001-2002 et 2009-2010 (le ratio fonds de roulement est passé de 106 jours à 161 jours), on observe depuis 20092010 une stabilisation du ratio entre 150 et 160 jours. Notons que 14 établissements sur 174 soit 8% (comme en 2011/2012) possèdent un fonds de roulement négatif sur 2012/2013, et que 63 (contre 61 en 2011/2012) établissements, soit environ 36% possèdent un fonds de roulement inférieur à 90 jours c’est à dire à la norme recommandée dans l’Enseignement catholique. III- Le ratio capacité de remboursement Calcul des ratios à partir d'Indices 2007/2008 En nbre d'années CAF % d'éts ayant un ratio supérieur à 7 ans 2009/2010 2010/2011 2011/2012 2012/2013 3,43 3,67 3,53 3,11 3,50 24% 24% 22% 15% 18% Taux d'endettement (En années de CAF) 4,00 3,60 3,67 3,43 3,50 3,11 3,20 2,80 2,40 2,00 07/08 08/09 09/10 10/11 11/12 12/13 A- Définition du ratio capacité de remboursement Ce ratio indique le nombre d’années de CAF nécessaires au remboursement de la totalité des emprunts restant dus (seuls sont pris les emprunts à moyen long terme : MLT). Il suppose que la totalité de la capacité d’autofinancement est affectée chaque année au remboursement des capitaux empruntés jusqu’à extinction de la dette : la durée obtenue permet d’apprécier le niveau d’endettement. Il donne également la marge théorique dont les établissements disposent pour accroître leurs engagements au cours des exercices ultérieurs. = Capital d’emprunt restant dû (endettement financier MLT)/CAF de l’exercice = Nombre d’années de CAF nécessaires au remboursement de la totalité des emprunts restant dus. 5 Taux d'endettement La fourchette recommandée se situe entre 3 et 6 ans (règle de prudence : elle ne devrait pas dépasser 5 ans). Entre 5 et 10 ans l’endettement est considéré comme lourd, et au-delà de 10 ans il devient insupportable. B- Evolution du ratio capacité de remboursement Ce ratio est relativement stable autour de 3,5 années de CAF entre 2007/2008 et 2010/2011 et 2012/2013. La baisse significative constatée en 2011/2012, de 0,4 ans (soit environ 13%) n’a pas été durable, et est liée à l’augmentation ponctuelle de la CAF sur 2011/2012. Parallèlement, on remarque que le pourcentage d’établissements surendettés par rapport à leur CAF remontent également. Ainsi, 18.4% des établissements contre 15% en 2011/2012 restent à ce jour surendettés par rapport à leur CAF puisque leur ratio est supérieur à 7 années. IV- Le ratio couverture du court terme 2003/2004 Ratio couverture du CT nbre d'ets 2007/2008 2009/2010 2010/2011 2011/2012 2012/2013 226% 205% 213% 191% 197% 221% 89 145 157 178 170 174 Couverture du Court Terme 230% 210% 205% 191% 226% 221% 213% 190% 197% 170% 150% 03/04 04/05 05/06 06/07 07/08 08/09 09/10 10/11 11/12 12/13 A- Définition du ratio couverture du court terme Le ratio couverture du court terme mesure la capacité de l’établissement à faire face, avec les valeurs disponibles, à ses engagements à court terme, dans l’hypothèse théorique où toutes les dettes à court terme, à la clôture de l’exercice, deviendraient immédiatement exigibles : =Placements et disponibilités/ dettes à court terme (c.a.d inférieur à 1 an) 6 Dans l’enseignement catholique le minimum préconisé pour le ce ratio est 130 % lorsque l’établissement clôture bien son exercice comptable au 31/08 de chaque année. B- Evolution du ratio de couverture du court terme Après une diminution de plus du quart de sa valeur entre 2001/2002 et 2010/2011, on est passé de 267% (en 2001-2002) à 191% en 2011-2012, on observe depuis deux ans une augmentation significative du ratio de 12%, qui se situe désormais à 221% en 2012-2013. Quel que soit les variations constatées, ce ratio reste constamment bien au- dessus des normes préconisées par l’enseignement catholique. Notons cependant que ce ratio varie considérablement d’un établissement à l’autre et qu’environ un quart des établissements sont en-dessous du seuil des 100%, ce qui signifie que leurs disponibilités en fin d'exercice ne leur permettraient pas de payer leurs dettes exigibles sur le court terme. V- Le ratio masse salariale nette Calcul des ratios à partir d'Indices Nouvelle méthode 2009/2010 MS nette/ total des charges nettes nbre d'ets 2010/2011 2011/2012 2012/2013 46,0% 45,4% 45,1% 44,8% 140 178 170 174 Evolution de la Masse salariale nette article 44 50,00% 48,00% 46% 45% 46,00% 45,1% 45% 44,00% 42,00% 40,00% 09/10 10/11 11/12 12/13 7 A- Méthode de Calcul de la masse salariale nette retraitée dans le total des charges courantes nettes = Charges comptables de personnel + Personnel Intérimaire + Taxe sur les salaires + Formation de personnel + Personnel mis à disposition de l’association + Honoraires pour l’enseignement ou formateurs + Provision départ à la retraite ou risque d’emploi + Equivalent masse salariale restauration et entretien externalisé (*) - aides à l’emploi - personnel mis à disposition d’autres association – transfert de charges de personnel – Reprises provisions départ à la retraite ou risque d’emploi – subvention article 44 / ( total des charges courantes- subventions article 44) (*) Un « équivalent masse salariale pour le personnel de restauration sous-traité » correspondant à 45% des factures de prestataires de restauration, et « un équivalent masse salariale pour le personnel d’entretien sous-traité », soit 90% des factures des prestataires d’entretien est inclus dans la masse salariale. « L’équivalent masse salariale pour le personnel de restauration sous- traité et l’équivalent masse salariale pour le personnel d’entretien sous-traité » permet de mieux comparer les établissements ayant une restauration sous traitée et/ ou un entretien sous-traité avec les établissements qui ne sous-traitent pas. B- Evolution du poids de la « masse salariale » nette de l’article 44 dans le total des charges Globalement, ce poids diminue très légèrement (-2.6%) dans le total des charges courantes : depuis 4 ans il est passé de 46% à 44.8%, mais il existe de grandes variations d’un établissement à l’autre puisqu'il est compris entre 15% et 64%. Cette variation s’explique par de nombreux facteurs tels que la taille de l’établissement, le poids de l’internat, les différentes activités développées dans l’établissement : formation continue, apprentissage, existence d’exploitation agricole, service aux entreprises, mutualisation de personnel avec d’autres établissements etc… VI- Deux nouveaux indicateurs extrait de la base « Indices agricole » permettant d’avoir un éclairage sur l’état de l’immobilier des établissements. Face : - au poids croissant des charges de l’immobilier scolaire du à l’inflation des coûts immobiliers (nouvelles normes d’accessibilité handicapés, augmentation des taux de TVA), à la raréfaction des moyens de financement, à l’importance d’accueillir les élèves, les apprentis, et les adultes en formations dans des locaux confortables, bien équipés, et adaptés aux besoins de formation, 8 Il devient crucial de développer et de suivre de nouveaux indicateurs spécifiques aux locaux. C’est pourquoi, nous avons observé cette année et rétroactivement pour les trois exercices antérieurs, 2 nouveaux ratios déjà utilisés dans l’enseignement catholique : le ratio effort à l’immobilier, et le taux de vétusté. Calcul des ratios à partir d'Indices Calcul des ratios à partir d'Indices 2009/2010 2010/2011 2011/2012 2012/2013 2009/2010 2010/2011 2011/2012 2012/2013 Effort à l'immobilier nbre d'ets 22,1% 22,0% 21,4% 21,5% 140 178 170 174 taux de vetusté nbre d'ets Effort à l'immobilier 24,0% 58,5% 59,3% 60,4% 60,3% 140 178 170 174 Taux de vetusté 65,0% 23,5% 63,0% 23,0% 22,5% 22,1% 22,0% 22,0% 61,0% 21,4% 21,5% 21,5% 59,0% 59,3% 60,3% 60,4% 58,5% 21,0% 57,0% 20,5% 20,0% 09/10 10/11 11/12 12/13 55,0% 09/10 10/11 11/12 12/13 Définition du ratio effort à l’immobilier ou effort aux locaux = Toutes les charges comptabilisées afférentes aux locaux et infrastructures (principalement les fournitures d’entretien, amortissements, provisions pour gros entretiens, loyers, assurances, crédit-bail, taxe foncière, les 10% des factures de nettoyage non mises en équivalent masse salariale) / total des produits courants. Ce ratio mesure la part des charges comptables affectées aux infrastructures dans le total de produit au cours de l’exercice écoulée. La norme traditionnellement préconisée dans l’enseignement catholique est une fourchette comprise entre 21 et 23%. 9 Définition du ratio taux de vétusté = (Actif immobilier brut- Actif immobilier net)/Actif immobilier brut *100 Ce ratio représente la part des amortissements immobiliers réalisés depuis la mise en service des biens immobiliers dans l’établissement par rapport au montant d’origine de ces biens immobiliers. Ainsi, plus le taux se rapproche de 100% plus les locaux sont vétustes. Dans l’enseignement catholique, on considère les locaux commencent à être vétustes lorsque le taux est supérieur à 50%. NB : la pertinence de ce ratio dépend largement de la politique d’amortissement (durée d’amortissement), qui est très variable d’un établissement à l’autre. C’est pourquoi il ne doit jamais être seulement calculé mais également analysé finement par chaque établissement. L’évolution de la moyenne du ratio dans les établissements du CNEAP reste néanmoins représentative d’une tendance. Evolution du ratio effort à l’immobilier et taux de vétusté Sur les 4 années étudiées, les deux taux se dégradent lentement, ce qui signifie que les établissements consacrent (en proportion des produits courants) moins de ressources financières au maintien et à l’entretien des locaux, et qu’ils retardent également le renouvellement de leur immobilier. Si la moyenne du ratio effort à l’immobilier reste dans la fourchette basse préconisée dans l’enseignement catholique avec 21,5% (en 2012/2013), la moyenne du taux de vétusté semble, quant à lui, bien important 60,3% (en 2012/2013) (le ratio devrait être <50% suivant les indications faites dans l’enseignement général catholique). Or nous observons que seulement un quart des établissements ont un ratio inférieur à 50%, et un autre quart des établissements du CNEAP possède des locaux jugés vétustes avec un taux supérieur à 72%. Rappelons toutefois, que ce ratio est représentatif de la vétusté des locaux si les durées d’amortissement comptables des établissements correspondent à la durée normale d’utilisation des biens immobiliers (par exemple, si l’établissement opte pour des durées trop courtes d’amortissement, le taux de vétusté de l’établissement sera plus important et ne correspondra pas à la vétusté réelle des locaux de l’établissement). CONCLUSION A partir de ces analyses, que peut-on conclure sur la santé économique globale des établissements du CNEAP ? L’embellie économique observée en 2011/12, sur les ratios TISEC ne se confirme pas en 2012-2013 puisque l’indicateur de fonctionnement principal, la capacité d’autofinancement, diminue de 9% pour se situer à 9.93%. Sur les 10 dernières années la CAF est chroniquement inférieure à la fourchette préconisée par l’enseignement catholique et ceci malgré une légère compression du poids de la masse salariale dans les charges. 10 Ce manque de capacité d’autofinancement est préoccupant car il met en difficulté les établissements qui peinent désormais à maintenir et/ou à renouveler leurs infrastructures (locaux et équipements). Ce qui semble se confirmer par l’observation, sur les 4 dernières années, d’une augmentation du taux de vétusté de l’immobilier, qui est passé de 58.5% à 60.3%, soit une dégradation de 3%. Face à un environnement économique difficile : - - Réduction des subventions régionales (très variables d’une région à l’autre, elles se raréfient globalement) Coûts de fonctionnement et d’investissement au m2 fortement en augmentation (nouvelles normes d’accessibilité pour les bâtiments, prix de l’énergie, augmentation de certains taux de TVA) La réforme du bac pro en trois ans au lieu de quatre qui réduit mécaniquement les effectifs de la formation initiale sous statut scolaire (6% à la rentrée 2014/2015), les établissements ont un comportement prudent et ont d’abord tendance à renforcer leur structure financière (les ratios de trésorerie et de fonds propres augmentent depuis 2 ans). Pour ce faire, ils limitent le renouvellement de leurs investissements immobiliers (augmentation du taux de vétusté des locaux +3% sur 4 ans), ainsi que le poids de la masse salariale dans le fonctionnement (-2% sur 4 ans). Malgré ces efforts de gestion, un examen attentif des TISEC de chaque établissement, croisé avec les effectifs de la rentrée 2014/2015 montre qu’une dizaine d’établissements au moins du CNEAP se trouvent dans une situation économique très préoccupante avec des risques sérieux sur la poursuite de leur activité dans les deux prochaines années, et qu’une quinzaine d’autres se trouvent dans une situation économique fragile. Au total environ 15% des établissements observés se trouvent dans une situation économique préoccupante, voire très préoccupante qui nécessite une vigilance à tous les échelons de l’institution. 11