Exposition Chabaud

Transcription

Exposition Chabaud
Sète
Musée Paul Valéry
page 2 sur 21
CHABAUD
Fau v e e t e x p r e s s i o n n i s t e
Chabaud
Fauve et expressionniste
(1900-1914)
Dossier de presse
Avril 2012
exposition du 15 juin
au 28 octobre 2012
Relations avec la presse
Agence Catherine Dantan
Marie Decap
7, rue Charles V - 75004 Paris
Tél : 01 40 21 05 15
Mail : [email protected]
Site : www.catherine-dantan.fr
Sète
Musée Paul Valéry
page 3 sur 21
Sommaire
p. 04
Communiqué de presse
p. 06
Propos de l’exposition
p. 06
p. 06
p. 07
Dossier de presse
Avril 2012
Chabaud
Fauve et expressionniste
p. 09
Introduction
Repères
Paris
Une peinture du silence
p. 11
Biographie d’Auguste Chabaud
p. 17
Visuels disponibles pour la presse
p. 19
Le catalogue d’exposition
p. 19
Les actualités du musée Paul Valéry en 2012
p. 19
p. 20
p. 21
Les journées Paul Valéry
Salah Stétié et les peintres
Les informations pratiques
Sète
Musée Paul Valéry
I
Communiqué de presse
Chabaud – Fauve et expressionniste
(1900-1914)
Du 15 juin au 28 octobre 2012
Du 15 juin au 28 octobre 2012, le musée Paul Valéry (à Sète) présente, Chabaud, Fauve
et expressionniste. Par la réunion d’œuvres majeures, cette exposition, consacrée à l’œuvre
d’Auguste Chabaud avant la Première guerre mondiale, s’attachera à mettre en évidence
l’écriture particulière d’un artiste dont l’esthétique, directe et âpre, procède tout autant
page 4 sur 21
du fauvisme que d’un expressionnisme affirmé par les peintres de Die Brücke.
Contraint, dès 1901, de quitter Paris (où il s’était installé deux ans plus tôt) au moment
même où s’élaborait le fauvisme dans le groupe des anciens élèves de Gustave Moreau
et dans celui de Chatou, Auguste Chabaud ne devait y revenir que près de six ans plus
tard, fin 1906 – début 1907, précisément au moment où les fauves se dispersaient.
Dès lors, et jusqu’à sa mobilisation en 1914, il contribue à la vie artistique parisienne, expose au Salon des Indépendants, au Salon d’Automne, dans les galeries de
Chabaud
Fauve et expressionniste
Clovis Sagot, de Berthe Weil et de Bernheim-Jeune, participe à la première exposition de
l’Armory Show à New-York, retient l’attention de grands collectionneurs tels que Morosov,
Joseph Muller, John Quinn, Charles Malpel…
Agé de 17 ans lors de sa première installation à Paris, et de 25 ans lors de son retour
dans la capitale, Chabaud va construire, durant les années précédant la Première guerre,
auxquelles est consacrée l’exposition, une œuvre puissante, intégrant à la fois les préoccupations contemporaines des fauves et celles qui, dans le nord de l’Europe, animent les
expressionnistes.
Particulièrement sensible dans les œuvres parisiennes (Yvette, 1907 ; Belle de nuit,
1907 ; Grand nu aux bottines, 1907 ; Chez Maxim’s, 1907 ; Au Rat Mort, 1907 ; French
Dossier de presse
Avril 2012
cancan, 1907-1908 ; L’Orchestre tzigane, 1907-1908 ; Hôtel-Hôtel, 1907-1908 ; Clown
à Médrano, 1907-1908…) puisant essentiellement leurs sujets dans le monde de la nuit,
des boulevards, des cafés-concert, qui demeurent les plus connues dans la production du
peintre, ce vocabulaire plastique cru, virulent, procédant d’un certain dépouillement,
l’est également dans les œuvres réalisées à la même période lors des nombreux séjours
dans sa famille, dans la région de Graveson, à proximité d’Avignon (Bord de mer, c. 1906 ;
La Route des Baux, 1906-1907 ; Paysage à la route blanche, 1907-1908 ; La Gitane,
1908-1909 ; La Procession, 1909-1910…).
Sète
Musée Paul Valéry
L’exposition invite également à la confrontation de cette double thématique dans les
premières années du xxe siècle. Car, qu’il s’agisse des personnages des nuits parisiennes
issus d’un monde cher à Lautrec ou des silhouettes d’un monde rural s’activant autour
du mas familial, des rues de Paris violemment éclairées par des enseignes lumineuses ou
des paysages provençaux arides traversés de routes blanches, la couleur vive et dense,
le trait épais et appuyé les perspectives aplaties procèdent d’une implication directe dans
les avant-gardes, auprès des fauves et des expressionnistes qui n’hésitent pas à l’accueillir
parmi eux.
L’exposition réunit près de 100 peintures et une trentaine de dessins provenant de nombreuses collections publiques (Musée National d’Art Moderne Centre Georges Pompidou,
page 5 sur 21
Paris ; Musée du Petit Palais, Genève ; Museum Von Der Heydt, Wuppertal, Musée Calvet,
Avignon ; Musée Cantini, Marseille ; Musée Ziem, Martigues ; Musée de L’Annonciade,
Saint-Tropez ; Musée d’Art Modernes, Troyes…) et privées (Allemagne, Luxembourg,
Suisse, France, Fondation Regards de Provence Marseille, Fondation Monticelli
Dossier de presse
Avril 2012
Chabaud
Fauve et expressionniste
L’Estaque).
Sète
Musée Paul Valéry
II
1
Propos de l’exposition
Introduction
En réunissant près de 100 peintures et plus d’une trentaine de dessins, provenant de
collections publiques et privées, nationales et internationales (Allemagne, Luxembourg,
Suisse, France) dont certaines jamais exposées, cette exposition s’attache à mettre en
page 6 sur 21
évidence l’œuvre d’Auguste Chabaud produite entre 1900 et 1914, lorsque sa vie oscille
entre Paris et le Midi de la France – à l’exception des 3 années (1903-1906) passées en
Tunisie pendant son service militaire -, dont l’écriture directe et âpre, procède tout autant
du fauvisme que d’un expressionisme affirmé par les peintres du Die Brücke.
2
Repères
Après avoir fréquenté au cours de l’année 1896
l’École des beaux-arts d’Avignon, alors qu’il n’est
Chabaud
Fauve et expressionniste
âgé que de 15 ans, Auguste Chabaud s’installe
dès 1899 à Paris, étudie à l’École nationale des
beaux-arts, fréquente l’atelier Cormon, l’Académie Julian, l’Académie Carrière où il rencontre
Derain, Puy, Laprade et se lie d’amitié avec
Dans le souk tunisien, 1903-1906
Matisse. Ce n’est que deux ans plus tard qu’il se
voit contraint de quitter Paris pour rejoindre la propriété familiale, située à Graveson
(Bouches-du-Rhône), en proie à de sérieux problèmes financiers à la suite de la grave
crise viticole qui affecte alors le Midi de la France. Ses parents ne pouvant plus financer
ses études, Chabaud embarque en février 1901, comme pilotin dans la marine Marchande.
Dossier de presse
Avril 2012
Le 30 mai, il apprend le suicide de son père et se voit de nouveau contraint à rentrer chez
lui auprès de sa famille.
Il ne peut, à cette époque, que rarement acheter toiles et couleurs et exécute de
nombreux dessins, souvent rehaussés de couleur, sur papier de boucherie : ouvriers du
mas, animaux, scènes de la campagne, de la vie quotidienne. En 1903, alors âgé de 19 ans,
il part pour 3 ans faire son service militaire dans l’artillerie coloniale, à Bizerte (en Tunisie) ;
il en rapporte de nombreux dessins et des peintures de petits formats.
Sète
Musée Paul Valéry
3
Paris
A son retour en 1906, il s’installe de nouveau à Paris et se
remet à peindre avec frénésie. Jusqu’en 1913-1914, il alternera
séjours parisiens et séjours dans le Midi selon un rythme que
nous connaissons mal. Les scènes de la vie parisienne occupent
désormais une place prépondérante dans sa production.
C’est à la fois avec fascination et rejet qu’il traduit deux univers que tout semble opposer : le Paris diurne de l’époque,
désert, mélancolique (Scènes de gare, quai de Seine) où paraît
parfois s’aventurer un personnage miséreux, errant, fantomatique, représenté par une simple touche de noir, et la vie
page 7 sur 21
nocturne : le Paris artificiel, mouvementé, des cafés-concert,
des cirques, des Folies Bergères, du Moulin Rouge.
Danseuses de cabaret, prostituées, s’y voient ainsi restituées
par l’emploi de couleurs vives, virulentes, qui s’opposent
vivement. Les rouges, les verts et les jaunes stridents propres
aux fauves dominent alors sa palette.
Mais Chabaud ne se limite pas à l’utilisation de tons purs, il
en exacerbe les contrastes qu’il restitue violemment par le
traitement de figures féminines statiques aux yeux outrancièChabaud
Fauve et expressionniste
rement fardés, cernés de noir et aux traits caricaturaux.
L’emploi de traits anguleux, torturés, ainsi que l’empâtement
coloré auquel il recourt pour ces visages et ces corps, témoignent très tôt d’un expressionnisme affirmé.
Les figures qu’il représente, plastiquement très présentes,
Grand nu aux bottines, 1907
paraissent simultanément absentes, emmurées dans le silence.
Ces figures inanimées aux corps déformés, extrêmes, à la chair malmenée, semblent
alors accueillir toute la misère du monde. En témoigne Grand nu aux bottines, œuvre
au travers de laquelle Chabaud représente Yvette, une jeune prostituée dont il s’est épris
Dossier de presse
Avril 2012
et qu’il peint à de nombreuses occasions dans les chambres et salons des maisons closes.
Le corps nu, blafard, de la femme simplement vêtu d’une paire de bas et de bottines
est ici représenté de plein pied. Prisonnier, cloisonné d’un épais cerne noir qui en délimite
les contours, ce corps aux proportions démesurées, lourd, pesant, qui pose avec désinvolture, et dont le personnage semble s’abstraire, est restitué de façon brute, sans idéalisation. Dos au mur, dont la couleur rouge sang contraste fortement avec la blancheur de
sa peau et accentue une sensation de morbidité, Yvette semble refléter toute la décadence
de la société.
Sète
Musée Paul Valéry
C’est également l’époque où la bourgeoisie citadine triomphante vit de nuit, s’affiche
dans les soirées mondaines, dans les cabarets comme chez Maxim’s. Les deux scènes
réalisées ci-contre illustrent le Paris de la Belle époque. L’homme et la femme assis à
leur table, sur laquelle trône une bouteille de
champagne, apparaissent totalement figés.
Tout comme le personnage féminin que l’on
retrouve dans la scène de Chez Maxim’s, les
visages hypnotiques, tels des pantins inanimés, semblent avoir été remplacés par des
masques. Les couleurs d’autant plus criardes
dans la seconde scène donnent ainsi l’impression d’un air de fête des plus inquiétants :
page 8 sur 21
deux hommes évoluent sur un sol bleu azur et
traversent la scène au cadrage quasi photographique. Les forts contrastes chromatiques
rendus par l’emploi de couleurs vives, telles
que les bleus, jaunes et rouges mettent davantage en exergue le décor du lieu que les personnages qui l’habitent.
Chabaud
Fauve et expressionniste
Objets en plein essor, indissociables de la société
de l’époque, l’affiche publicitaire et l’enseigne
lumineuse captivent également Chabaud. C’est
sur ce schéma de la répétition incessante du
mot « hôtel » qu’il réalise Hôtel - Hôtel (en
1907-1908), œuvre au sein de laquelle l’artiste
mêle écriture rythmée répétitive proche de
En haut : Couple au cabaret, vers 1907
Au centre : Chez Maxim’s, 1907
En bas : Hôtel-Hôtel, 1907-1908
l’illusion d’optique, aux motifs peints : yeux,
corps de profil en ombre chinoise…, donnant
ainsi l’impression d’une peinture cinétique. Ce matraquage publicitaire associé à des
Dossier de presse
Avril 2012
parties du corps disséquées, dissociées les unes des autres, n’est pas sans participer à un
certain mal être. Toute notion de perspective est ici minutieusement abolie au profit d’un
chaos réfléchis et structuré, de façon à ce que le spectateur soit à son tour englouti dans
l’univers de la nuit.
Le cirque apparaît également comme un thème cher à Auguste Chabaud. En témoigne
Le Clown, œuvre réalisée en 1908, qui revêt un caractère cauchemardesque des plus
angoissants. Le visage de cet Auguste à l’allure cadavérique, aux joues intensément
Sète
Musée Paul Valéry
creusées et dont la bouche rouge ourlée de noir s’apparente
à une blessure, occupe la quasi-totalité de la toile. Ses yeux,
tels des entailles cerclées de noir, n’animent pas davantage
ce visage où tout souffle de vie paraît évacué. Son buste
représenté par un large aplat de noir pourrait tout aussi
bien évoquer une partie de la piste de cirque en arrière plan,
construite par imbrications géométriques de surfaces planes
colorées (aplats de rouges et de jaunes) et délimitées de
cernes noirs. Seul le nœud blanc démesuré créé un lien
avec le personnage.
Le Clown, vers 1908
Une peinture du silence
page 9 sur 21
4
Les caractéristiques propres aux œuvres parisiennes se
vérifient également dans les peintures que Chabaud réalise
à cette même époque lors de ses nombreux allers-retours
dans le Midi de la France. A ceci près que les paysages de
Provence, souvent vidés de toute présence, (tout comme
les scènes diurnes réalisées à Paris), ne revêtent pas la même
atmosphère. C’est, en effet, une autre résonnance qui
Chabaud
Fauve et expressionniste
émane de ses peintures aux tons sourds, aux travers desquelles Chabaud réduit sa palette à quelques camaïeux de
gris, de beiges et de bruns. Ce sont désormais les grands
Bord de mer, 1906-1907
aplats colorés aux contrastes extrêmes (noir et blanc),
sans contours ni cernes qui donnent naissance au paysage presque abstrait et créent le
relief, l’architecture de l’œuvre.
La couleur se substitue au dessin. Le paysage - la mer aux courbes arrondies rendue
par l’aplat de noir et le sable par celui de blanc - n’est identifiable que par la montagne
en arrière plan qui délimite les côtes, servant ainsi de repère et apportant une sensation
de profondeur. Seules quelques touches successives viennent en délimiter les aspérités,
la matière, les sillons. Ce paysage désertique, inexploré, ne révèle en rien la quiétude
Dossier de presse
Avril 2012
propre aux paysages du sud de la France et à la lumière si particulière qui en émane.
Ce silence propre aux paysages du sud, s’observe également dans le traitement de cette
vue de village aux abords désertiques. Les maisons alignées les unes derrières les autres,
qui barrent l’horizon et dont l’architecture est simplifiée à l’extrême, répondent, en effet,
à un ordonnancement géométrique des plus froids. Elles se réduisent à l’emploi de quelques signes visuels élémentaires : les toitures, signifiées par des lignes verticales noires
Sète
Musée Paul Valéry
répétées à l’infini, s’opposent aux aplats d’ocres et de blancs
des murs des maisons, où viennent se greffer portes et
fenêtres symbolisées par de simples rectangles noirs. Ces
derniers ne participent pas davantage à l’animation des rues
abandonnées, où un unique personnage à la silhouette noire
semble avoir échoué, mais leur confèrent au contraire un
caractère lugubre. Seuls ces signes en tension, ces lignes stridentes permettent d’identifier les maisons. C’est autour de la
structure de ces dernières que s’articule celle de l’œuvre :
la distinction des différents plans rendus par l’opposition
Toits de maisons, vers 1907-1908
des lignes horizontales et verticales auxquelles s’opposent
page 10 sur 21
les larges plages colorées (aplats) séparent maisons et paysages, premier et arrière plan.
Toute notion de temporalité semble ainsi abolie. C’est davantage une sensation, une
atmosphère qui intéressent Chabaud dans cette peinture au silence contenu.
Vers 1910, les nouvelles théories cubistes influenceront un temps son travail et sa
conception de l’espace en sera sensiblement modifiée. C’est également à cette époque
qu’il s’essaie à la sculpture, qu’il attaque à la taille directe.
Il est par ailleurs essentiel de relever que ce sont les œuvres du Midi et non celles réalisées
à Paris que l’artiste a choisi, presque jusqu’à la fin de sa vie, de montrer à l’occasion de
Chabaud
Fauve et expressionniste
ses différentes expositions. Il ne se décidera à exposer les œuvres parisiennes qu’en 1952,
lors de la grande exposition jubilaire que lui consacrera le Cercle Volney à Marseille.
Le public et la critique découvriront alors tout un pan tenu secret de sa production qui,
près de 50 ans plus tard, lui restituera la place dans les avant-gardes qui fut la sienne.
Cette part de son œuvre a depuis été montrée à plusieurs reprises, mais sans doute
trop rarement, en France et en Allemagne. Elle a cependant à ces occasions été extraite
de l’ensemble de sa production à cette période, production que l’exposition du Musée
Dossier de presse
Avril 2012
Paul Valéry propose aujourd’hui d’appréhender dans sa globalité.
Sète
Musée Paul Valéry
III
Biographie d’Auguste Chabaud
1 8 8 2 3 octobre : naissance d’Auguste Chabaud à Nîmes. Il est le cadet d’une famille de deux garçons.
Son père, David Chabaud, fils d’un industriel tanneur, dirige à Nîmes l’entreprise familiale de
tannerie dont il a hérité. Attiré par les arts, pratiquant lui-même le piano, David Chabaud ne
contrariera en rien la vocation artistique de son fils. Sa mère, Albertine Tarrou, est issue d’une
famille de pasteurs protestants.
1 8 8 6 A la suite de mauvaises affaires dans l’entreprise familiale, les parents d’Auguste Chabaud
s’installent à Aniane, dans l’Hérault, où le père vient d’obtenir un poste d’instituteur auprès de
page 11 sur 21
l’administration carcérale.
1 8 9 0 Ses grands-parents quittent Nîmes pour s’installer dans la propriété du Mas de Martin, à
Graveson, dans les Bouches-du-Rhône, qu’ils ont acquise en 1872.
1 8 9 3 Son père venant d’obtenir une mutation à Rouen, la famille s’installe en Normandie où elle ne
restera que quelques mois.
18 9 3 - 18 9 4
Retour dans le Midi après la mort de sa grand-mère paternelle qui lègue à son père la propriété
familiale de Graveson.
Chabaud
Fauve et expressionniste
La famille Chabaud s’installe à Avignon, 56 rue de la Bonnèterie, à une quarantaine de kilomètres
du mas familial. Le jeune Auguste suit des études classiques au lycée d’Avignon.
1 8 9 6 Ayant manifesté très tôt un intérêt pour le dessin, il entre à 14 ans, après la classe de troisième,
à l’École des beaux-arts d’Avignon, où il a pour professeur Pierre Grivolas.
1 8 9 9 Installation à Paris où il est admis à l’Ecole des beaux-arts. Il fréquente également l’atelier
Cormon, l’Académie Julian et diverses académies libres. À l’Académie Carrière, il se lie avec
Matisse, rencontre Derain, Puy, Laprade.
Il installe fréquemment son chevalet sur les bords de la Seine, préférant très largement la peinture
en plein air au travail en atelier.
1 9 0 1 La crise viticole qui frappe le Midi de la France interdit à ses parents toute possibilité de continuer
à financer ses études. Contraint de gagner sa vie, il embarque comme pilotin dans la marine
Dossier de presse
Avril 2012
marchande. Il navigue vers Gibraltar, Las Palmas, le long des côtes africaines (Le Dahomey,
le Sénégal…).
Il rapporte de ces voyages quelques dessins qu’il utilisera plus tard, dans des tableaux peints
vers 1928.
30 mai : la mort de son père le contraint à un retour au Mas de Martin.
En proie à une situation matérielle difficile, Chabaud ne peut que rarement acheter toiles et couleurs.
Il exécute à cette période, au moyen de gros crayons de menuisier, de nombreux dessins sur papier
de boucherie : ouvriers du mas, animaux, scènes de la campagne, de la vie quotidienne…
Sète
Musée Paul Valéry
1 9 0 3 22 novembre : départ pour le service militaire (3 ans) qu’il effectue dans l’artillerie coloniale,
à Bizerte (Tunisie). Il exécute de nombreux dessins.
1 9 0 6 17 octobre : fin du service militaire. Retour dans la propriété familiale, à Graveson.
F i n 1 9 0 6 – d é b u t 1 9 0 7
Départ pour Paris, où il demeurera régulièrement jusqu’en 1914, alternant ses séjours parisiens
de séjours dans le mas familial de Graveson.
1 9 0 7 Participe au 1er Salon de Provence à Marseille.
Première participation au Salon des Indépendants. Il vend pendant le Salon la totalité des toiles
qu’il a exposées : Du linge étendu, Bourgeoisie, Salle à manger, Somnolence estivale, Nuages,
Un mas provençal.
Le collectionneur Charles Malpel, directeur du journal Le Télégramme à Toulouse, s’intéresse
page 12 sur 21
à sa peinture et lui achète plusieurs œuvres.
Première participation au Salon d’Automne.
1 9 0 8 Première exposition personnelle chez Charles Malpel, dans les locaux du Télégramme. Elle réunit
73 peintures et une quinzaine de dessins.
Nouvelle participation au Salon des Indépendants.
1 9 0 9 Participation au Salon d’Automne où il expose des compositions de grand format : La Procession
à la chapelle (220 x 320 cm), La Maison du mort (235 x 360 cm), Berger dans la Montagnette
(180 x 336 cm).
1 9 1 0 Exposition à Paris, dans la galerie de Clovis Sagot, rue Laffitte. Le collectionneur Arthur Jérôme
Chabaud
Fauve et expressionniste
Eddy acquiert La Porte du cimetière, qui figure à l’exposition.
Il expose également chez Berthe Weil, en compagnie de Matisse, Picasso, Modigliani, Dufy…
Participation au Salon d’Automne, où il expose Devant la porte le soir, aujourd’hui conservé
au musée des beaux-arts de Nîmes, et Coin de village, acquis pendant le salon par le comte
Morosov et aujourd’hui conservé au musée de l’Ermitage, à Moscou.
Les collectionneurs étrangers s’intéressent à sa peinture. Outre Morosov et A.J. Eddy, Joseph
Muller et John Quinn lui achèteront plus tard plusieurs toiles.
Chabaud s’intéresse aux nouvelles théories prônées par les cubistes ; sa peinture procède d’une
nouvelle organisation de l’espace.
1 9 1 1 Il réalise des sculptures en pierre directement imprégnées des principes cubistes.
Participation au Salon d’Automne : il expose un tableau de grandes dimensions, Groupe de gens
(175 x 45 cm).
Dossier de presse
Avril 2012
1 9 1 2 La galerie Bernheim – Jeune lui consacre une exposition personnelle. Elle réunit 53 peintures et un
ensemble important de dessins réalisés sur papier de boucherie et pendant le service militaire.
Chabaud écrit lui-même la préface du catalogue.
Participation au Salon des Indépendants avec Femmes nues (200 x 200 cm) et deux sculptures
en plâtre peint, Tête de femme aux yeux bleus, Tête de femme aux yeux noirs.
Il peint à cette période de nombreux portraits de sa compagne, Martita.
Participation au Salon d’Automne. Il expose deux portraits de Martita, Portrait de femme au
chapeau et Portrait de femme aux cheveux, conservé au musée des beaux-arts d’Orléans.
Sète
Musée Paul Valéry
1 9 1 3 Invité à participer à l’exposition de l’Armory Show de New-York (l’exposition sera également
présentée à Chicago et à Boston), qui réunit pour la première fois aux Etats-Unis les représentants
de la peinture moderne. Chabaud est représenté par deux œuvres : Le Troupeau sort après la
pluie, prêté par John Quinn, et Le laboureur, acheté à cette occasion par Arthur J. Eddy.
Participation au Salon d’Automne avec Femme aux trois rubans et Jeune homme.
1914 – 1918
2 août : Chabaud est mobilisé dans l’artillerie, dans laquelle il combat jusqu’à l’Armistice, à
l’exception de la période de son hospitalisation après avoir été « gazé ».
Pendant toute la durée de la guerre, il exécute de nombreux dessins : « J’ai dessiné au jour le jour,
autant que les circonstances le permettaient (et elles le permettaient très souvent dans cette guerre
de position) toute la guerre vue par un artilleur, soit qu’en qualité de canonnier il soit au départ
du coup, soit qu’en qualité d’observateur de tranchées, il soit non loin de l’arrivée ».
page 13 sur 21
1 9 1 9 Après sa démobilisation, survenue le 3 mars 1919, Chabaud avait souhaité retourner vivre à
Paris : « Etant resté quatre ans devant la mort, je me trouvais devant la vie, ce qui, à la réflexion,
est plus grave. J’avais décidé de retourner à Paris, point stratégique de l’Art, qui dès avant 14
m’avait mis en vue ».
La mort de son frère unique à Verdun le contraint à s’installer définitivement à Graveson pour
aider sa mère dans la gestion de la propriété familiale. Il commentera plus tard, évoquant la
disparition de son frère : « Nous nous complétions bien. S’il avait vécu, à lui le temporel, c’està-dire la gestion de la propriété, à moi le spirituel de l’art. C’était parfait et harmonieux. C’est
moins parfait lorsqu’un artiste se mêle (ou plutôt ne se mêle pas) de faire le proprio. Je vous
Chabaud
Fauve et expressionniste
étonnerai peu en vous disant que ma propriété, je l’ai moins gérée que digérée ».
1 9 2 0 Participe au Salon des Indépendants. Il expose cinq peintures, puisant toutes leurs sujets dans
son environnement immédiat : Dans la Montagnette, Coin de mon Mas 1, Coin de mon Mas 2,
Pavillon dans le bosquet, Le Mas vu du jardin.
Participation au Salon d’Automne avec deux œuvres : Le long de la route blanche et Le long
de la route blanche 2.
1 9 2 1 Nouvelle participation au Salon des Indépendants. Il envoie trois peintures portant chacune le
même titre, Par la porte de la maison, et deux aquarelles, portant également le même titre,
Façade en lumière.
Mariage avec Valentine Susini, originaire de Graveson, avec laquelle il aura quatre garçons et
quatre filles.
Dossier de presse
Avril 2012
Il s’installe avec Valentine à Maussane, petit village des Alpilles non loin de Graveson. Il puise
désormais dans le quotidien de son mas provençal l’essentiel de ses sujets : paysages, vil­lages,
cours de fermes, paysans au travail ou repos, chevaux aux labours, animaux de la ferme…
1 9 2 2 Début de l’année : Chabaud s’installe avec Valentine et leur première fille, Françoise, au Mas
de Martin où sa mère a fait aménager un pavillon de jardinier pour accueillir le jeune couple.
Expose au Salon des Indépendants (Chemin vers la Montagnette, Un coin du Mas, Portrait
dans le salon).
Il écrit La leçon de Cagnas, récit de ses années de guerre.
Participation au Salon d’Automne (Portrait de paysan de profil, Portrait de paysan de trois-quarts).
Sète
Musée Paul Valéry
1 9 2 3 Participation au Salon des Indépendants et au Salon d’Automne, auxquels il continuera d’exposer
régulièrement chaque année.
Il peint à cette période trois grands formats représentant des scènes intimistes : La Voiture
d’enfant, Autour du berceau, Près de la cheminée.
1 9 2 4 Première participation au Salon des Tuileries, à Paris, où il exposera également les années
suivantes.
1 9 2 5 Début de la série des compositions lyriques dans lesquelles il abordera durant les années suivantes
différents thèmes : l’Odyssée, les coutumes de Provence, Don Quichotte, les souvenirs de ses
voyages en Afrique.
Il écrit La mythologie du Crochet et L’estocade de vérité, dont le manuscrit sera publié par la
ville de Nîmes et le Musée Taurin en 1989.
page 14 sur 21
Passionné par la tauromachie, il peint de nombreuses toiles sur ce thème.
19 2 6 - 19 2 7
Réalise un ensemble de terres cuites vernissées, en collaboration avec un potier de Meynes,
dans le Gard.
1 9 2 7 Fernand Perdriel, directeur de la galerie Montaigne, consacre à Chabaud une exposition person-
nelle, la première à Paris depuis la Guerre, et signe avec lui un contrat d’exclusivité.
Il publie aux éditions Figuières (Paris) Poésie pure, Peinture pure, essai dans lequel il prend part
à la querelle littéraire opposant l’abbé Brémond à Paul Souday.
Il écrit également un roman inspiré de ses années de service militaire en Tunisie, Le cahier
Chabaud
Fauve et expressionniste
de chansons d’Anatole Pitois.
Il commence à s’intéresser à la lithographie.
1 9 2 8 Disparition de sa mère. Chabaud doit désormais assumer seul la gestion du Mas de Martin.
Premier achat de l’Etat, pour le Musée National du Luxembourg : Pont en Provence, aujourd’hui
au Musée de Cagnes-sur-Mer.
Il publie Le tambour Gauthier, biographie romancée d’un cantonnier de Graveson dont il avait
peint le portrait en 1911 et qui figurait à l’exposition de la galerie Bernheim-Jeune en 1912.
Acquiert une presse pour se livrer à la gravure et à la lithographie mais ne poursuivra pas
cette expérience.
Série des toiles sur l’Afrique.
Se lie d’amitié avec le peintre Lotiron.
1 9 2 9 Collaboration à Avignon avec le peintre Labastie, dans l’atelier duquel il peint plusieurs nus.
Dossier de presse
Avril 2012
Nouvelle exposition personnelle galerie Montaigne.
1 9 3 0 Séjour à Marseille. Peint des nus dans l’atelier de Pierre Marseille.
Acquisition de deux œuvres par le musée Calvet d’Avignon : Allée des pins et Vue sur le Mas.
1 9 3 3 Le peu d’intérêt manifesté par Chabaud pour la gestion de la propriété le conduit à une situa-
tion financière délicate. Pour se libérer des soucis matériels, il place sa propriété en fermage
mais le peu de régularité du fermier à s’acquitter de sa rente le place dans la nécessité de vendre
sa peinture pour faire vivre sa famille et entretenir le Mas de Martin.
Katia Granoff devient sa marchande à Paris et Mme Mariton à Marseille.
Sète
Musée Paul Valéry
1 9 3 6 Est représenté au Salon du Temps Présent organisé au Petit Palais par Lotiron, qui procède au
choix des œuvres exposées. Belle réception de la critique.
Exposition personnelle à la galerie Katia Granoff.
Deuxième achat de l’Etat.
1 9 3 7 Participe à l’exposition Artistes français vivants organisée par l’Académie des beaux-arts
de Berlin.
Nouvelle exposition chez Katia Granoff auprès de laquelle l’état acquiert deux œuvres : Berger
regardant la plaine ou Repos en vue du petit mas, aujourd’hui au musée des beaux-arts de
Marseille, et Le Pont de Maillane, conservé au musée Fragonard de Grasse.
Mort de l’un de ses fils, Maurice, âgé de 7 ans. Il peint plusieurs tableaux représentant l’enfant
de son vivant.
page 15 sur 21
1 9 3 9 Nouvelle exposition particulière chez Katia Granoff.
1 9 4 0 Acquisition de deux Paysage de Provence par le musée Fabre de Montpellier.
1 9 4 1 Exposition particulière organisée à Lyon par Katia Granoff dans la galerie Jean des Tournes.
Exposition particulière à Tunis, dans la galerie Sélection.
1 9 4 3 Acquisition de deux œuvres par le musée Calvet d’Avignon : Paysage de Provence et Nature
morte sur la table du jardin.
Chabaud peint peu pendant la guerre. Il réalise essentiellement des petits formats sur carton,
revient sur des peintures antérieures.
1 9 4 4 Illustre Marseille en Provence de Charles Maurras pour les éditions Lardancher (Lyon).
Chabaud
Fauve et expressionniste
Le musée Calvet procède à une nouvelle acquisition : Village au printemps.
1 9 4 5 Il réunit ses souvenirs de jeunesse dans un ouvrage qu’il intitule Et moi aussi je suis poète.
Son fils aîné, Pierre, s’occupe désormais de la gestion de la propriété, le libérant ainsi d’un
énorme fardeau.
1 9 4 6 Le musée des beaux-arts de Nîmes lui consacre une exposition.
Expose au Salon des Tuileries, à l’occasion duquel l’état lui achète Echappée sur les collines de
Barbentane.
1 9 4 7 Acquisition par le musée des beaux-arts d’Alger de deux œuvres, Vers le Mas et Route de Provence.
Katia Granoff en offre une troisième, Nature morte à la lampe.
1 9 4 8 Il écrit Le pilotin fantaisiste, recueil de poèmes inspiré de ses voyages de jeunesse le long des
côtes africaines.
Dossier de presse
Avril 2012
1 9 4 9 Acquisition de deux œuvres par le musée Granet d’Aix-en-Provence : Intérieur dans la salle à
manger, Place de village.
Il réalise une grande composition, Les Olivades, pour la Mairie de Graveson.
1 9 5 0 Le musée Granet d’Aix-en-Provence lui consacre une importante exposition : Hommage de la
Provence à Auguste Chabaud.
Il écrit des récits autobiographiques : Je me suis pris pour Démosthène ; illustre Quatre cantiques
pour l’Age d’Or de M.P. Delavouet (Ed. Le Bayle vert, Salon de Provence).
Sète
Musée Paul Valéry
1 9 5 2 Séjour à Paris.
Le Cercle Volney lui consacre une exposition, Cinquante années de peinture, placée sous le
patronage d’Albert Sarreau, président de l’Assemblée de l’Union Française, et d’André Cornu,
secrétaire d’Etat aux beaux-arts. Chabaud montre pour la première fois ses œuvres de la période
parisienne.
Publication par Maximilien Gauthier de la première monographie consacrée à Chabaud (Ed.
Les Gémeaux, Paris).
Acquisition de plusieurs œuvres par Le musée national d’Art moderne : Le Moulin de La Galette,
Le Nu rouge, aujourd’hui au musée de Saint-Etienne, Nu à la toilette, conservé au musée
de Grenoble.
Illustration de La Provence sous le Mistral de Maurice Pezet (Ed. Les Chants du Rhône).
Dossier de presse
Avril 2012
Chabaud
Fauve et expressionniste
page 16 sur 21
Il publie Démosthène, un récit autobiographique.
1 9 5 5 25 mai : mort à Graveson, à l’âge de 73 ans.
Sète
Musée Paul Valéry
IV
Visuels disponibles pour la presse
Couple au bistrot, 1906-1907 – Huile sur toile
50 x 79 cm – Musée Von der Heydt, Wuppertal
Dépôt Collection particulière – © Adagp,
Paris 2012
Couple au cabaret, c. 1907 – Huile sur toile
56 x 77 cm – Collection particulière
© Adagp, Paris 2012
Bord de mer, 1906-1907 – Huile sur carton
104,5 x 75 cm – Centre Pompidou, Musée
national d’art moderne / Centre de création
industrielle, Paris – © Adagp, Paris 2012
Dossier de presse
Avril 2012
Chabaud
Fauve et expressionniste
page 17 sur 21
Dans le souk tunisien, 1903-1906 – Huile sur
carton – 19 x 24 cm – Collection particulière
© Adagp, Paris 2012
L’orchestre tzigane, 1907 – Huile sur carton
parqueté – 76 x 62 cm – Collection particulière
© Adagp, Paris 2012
Belle de nuit, 1907 – Huile sur carton
63 x 53,5 cm – Musée Calvet, Avignon
© Adagp, Paris 2012
Chez Maxim’s, 1907 – Huile sur carton
53 x 67 cm – Collection Marc Stammegna
Fondation Monticelli, L’Estaque
© Adagp, Paris 2012
Yvette, 1906-1907 – Huile sur carton
marouflé sur bois – parqueté – 53,5 x 38,5 cm
Musée d’Art Moderne, Troyes
© Adagp, Paris 2012
Au Salon, 1907 – Huile sur carton
108 x 76 cm – Musée du Petit Palais, Genève
© Adagp, Paris 2012
Sète
Musée Paul Valéry
Chabaud
Fauve et expressionniste
page 18 sur 21
Nu fauve, c. 1907 – Huile sur carton
105 x 76 cm – Collection particulière
Courtesy Galerie m Bochum,
Kunstvermittlung – © Adagp, Paris 2012
Toits de maisons, c. 1907-1908 – Huile sur
carton – 76 x 50, 5 cm – Collection particulière
Courtesy Galerie m Bochum, Kunstvermittlung
© Adagp, Paris 2012
Hôtel-Hôtel, 1907-1908 – Huile sur papier
marouflé sur panneau parqueté
38,6 x 53,4 cm – L’Annonciade, Musée de
Saint-Tropez – © Adagp, Paris 2012
Grand nu aux bottines, 1907 – Huile
sur toile – 192,5 x 58 cm – Collection
particulière – © Adagp, Paris 2012
Le Clown, c. 1908 – Huile sur carton
contrecollé sur bois – 75 x 52 cm – Collection
particulière – © Adagp, Paris 2012
Conditions d’utilisation
Ces visuels sont mis à la disposition
Dossier de presse
Avril 2012
de la presse pour la durée unique
de l’exposition : Chabaud – Fauve
Pour les publications de presse ayant
conclu une convention avec l’ADAGP :
se référer aux stipulations de celle-ci.
et expressionniste (1900-1914),
présentée au musée Paul Valéry, à
Sète, du 15 juin au 28 octobre 2012.
Légendes et mentions sont obligatoires.
Tout ou partie des œuvres figurant dans
ce dossier de presse sont protégées
par le droit d’auteur. Les œuvres de
l’ADAGP (www.adagp.fr) peuvent être
publiées aux conditions suivantes :
Pour les autres publications de presse :
•Exonération des deux premières
reproductions illustrant un article
consacré à un événement d’actualité
et d’un format maximum d’1/4 de page ;
•Au-delà de ce nombre ou de ce format
les reproductions seront soumises
à des droits de reproduction /
représentation ;
•Toute reproduction en couverture ou à la
une devra faire l’objet d’une demande
d’autorisation après du Service Presse
de l’ADAGP ;
•Le copyright à mentionner auprès de toute
reproduction sera : nom de l’auteur, titre
et date de l’œuvre suivie de ©Adagp, Paris
2012, et ce, quelle que soit la provenance de
l’image ou du lieu de conservation de l’œuvre ;
•Pour les publications de presse en ligne,
la définition des fichiers est limitée à
400 x 400 pixels et la résolution ne doit pas
dépasser 72 dpi.
Sète
Musée Paul Valéry
V
Le catalogue d’exposition
Chabaud, Fauve et expressionniste
Auteur : Maïthé Vallès-Bled
Avec une contribution d’Itzhak Goldberg
300 pages, plus de 200 illustrations
page 19 sur 21
Editions Au fil du temps
VI
1
Les actualités du musée Paul Valéry en 2012
Les journées Paul Valéry
21, 22, 23 septembre 2012
Les Journées Paul Valéry ont pour principaux objectifs de permettre à un large public de
Chabaud
Fauve et expressionniste
découvrir ou redécouvrir Paul Valéry et de contribuer au rayonnement d’une œuvre immense
et d’une pensée immédiatement contemporaine. Elles ont également pour préoccupation
de faire mieux connaître le fonds Valéry conservé au Musée en en proposant des éclairages
nouveaux et successifs.
-C
onférences par des spécialistes de Valéry sur le plan international (Balkans, monde méditerranéen, pays anglo-saxons, Amérique du Sud et Amérique centrale, Canada, Japon…).
-R
encontres-débats avec des valéryens, des poètes, des traducteurs, des critiques littéraires
de différents pays.
- L ectures et lectures musicales de textes de Paul Valéry par des comédiens (textes, poèmes,
correspondance de Paul Valéry).
Dossier de presse
Avril 2012
-R
egards de poètes contemporains sur l’œuvre de Paul Valéry.
- L ectures et lectures musicales des poètes invités.
-C
réations d’artistes à partir, ou autour, de l’œuvre de Paul Valéry.
Programme détaillé publié en juin 2012 (disponible au Musée Paul Valéry et sur le site
du musée : www.museepaulvalery-sete.fr ).
Sète
Musée Paul Valéry
2
Salah Stétié et les peintres
7 décembre 2012 – 31 mars 2013
L’homme est fait de la matière de l’arc-en-ciel
Il est couleur
Salah Stétié
Poète libanais ayant choisi d’écrire en français, Salah Stétié occupe une place considérable
dans la poésie contemporaine. Au carrefour des cultures arabe et européenne dont il a été
simultanément nourri, il est l’auteur d’une œuvre poétique abondante et dense, à laquelle
s’ajoutent de nombreux essais, traductions de poètes arabes, textes sur l’art… En quête
perpétuelle d’un espace de rencontre, de conciliation, dans une Méditerranée plurielle, il
page 20 sur 21
est assurément l’un des plus éminents représentants de ces deux rives d’un monde dont
l’actualité ne cesse d’être en mouvement.
L’exposition qui lui est consacrée propose un regard d’ensemble sur ses liens avec
les artistes. Au cours des trente dernières années, Salah Stétié a publié près d’une centaine
de livres réalisés en collaboration avec de nombreux peintres, parmi lesquels figurent
notamment Alechinsky, Tapiès, Zao Wou-Ki, Kijno, Jan Voss… Ils sont ici intégralement
rassemblés – éditions originales, éditions limitées – aux côtés de manuscrits du poète et
de nombreuses œuvres des quelque trente artistes qui ont collaboré à ces publications.
Dossier de presse
Avril 2012
Chabaud
Fauve et expressionniste
De multiples animations vidéo permettent par ailleurs de « feuilleter » les ouvrages
exposés.
Sète
Musée Paul Valéry
VII
Les informations pratiques
Adresse
L’ é q u i p e d u m u s é e Pa u l V a l é r y
Musée Paul Valéry
Maithé Vallès-Bled
148, rue François Desnoyer
Directrice du musée
34200 Sète
Conservateur en chef du Patrimoine
Commissaire de l’exposition
Téléphone
Responsable des collections
(33) 04 99 04 76 16
Françoise Lopez
page 21 sur 21
Directrice adjointe
Site internet
www.museepaulvalery-sete.fr
Marine Pauzier
Régisseur des expositions
Jours et horaires d’ouverture
Caroll Charrault
Vanessa Piris
•
du 1er avril au 31 octobre
Médiation des publics
Sébastien Charles
Le musée est ouvert tous les jours,
de 9h30 à 19h00
•
Tous les jours, sauf le lundi,
Coordination du Club des Partenaires
du 2 novembre au 31 mars
et des manifestations autres
de 10h00 à 18h00
Chabaud
Fauve et expressionniste
que les expositions
Marie-Hélène Monclus
Secrétariat de la conservation
Marie Fernandez
Administration
Entrée 7?
Jeunes (10-18 ans), étudiants, 3?
Enfants moins de 10 ans,
Le s a mis d u mu sé e Pa u l V a l é r y
Brigitte Gault
Présidente
Marie-Christine Harant
Secrétaire
Dossier de presse
Avril 2012
Ta r i f s p e n d a n t e x p o s i t i o n
Gratuit
demandeurs d’emploi,
scolaires ville de Sète Groupes (plus de 10 personnes)
5,50 ?
Accès à la visite des collections
Gratuit
le 1er dimanche de chaque mois
Classe scolaire hors ville de Sète
25 ?